Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for immunization beyond infancy] ISBN 978-92-4-251367-7 © Organisation mondiale de la Santé 2018 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci dessous. 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Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for immunization beyond infancy]. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2018. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/ bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. 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L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Dessiné par büro svenja Imprimé en Suisse Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance iv Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S SECTION 1 Objet et utilisation du présent document 9 1.1. Objectifs 10 1.2 Utilisateurs cibles 11 1.3 Autres publications à consulter 11 Abréviations et acronymes vi Remerciements viii SECTION 2 Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 12 SECTION 3 Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 16 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? 17 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages 18 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 22 SECTION 4 Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 24 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie 26 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie 30 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé 31 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie 34 SECTION 5 Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 37 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification 38 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie 39 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients 41 v Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Annexe 1. Exemple de feuille de pointage des normes minimales 94 2. Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 96 3. Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) 97 4. Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal 100 5. Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie 102 SECTION 6 Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 41 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie 44 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 47 SECTION 7 Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 50 7.1 Indicateurs d’exécution 52 7.2 Besoins en données 56 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire 58 SECTION 9 Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 74 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles 78 9.2 Conception et planification stratégiques 79 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels 81 9.4 Mise en œuvre et suivi 83 9.5 Évaluation et nouvelle planification 84 SECTION 8 Formation et renforcement des capacités des agents de santé 61 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé 62 8.2 Établir le programme de formation 65 8.3 Planifier la stratégie de formation 68 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation 69 SECTION 10 Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 86 10.1 Comprendre les raisons de la faible exécution 87 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes 91 vi BCG bacille Calmette-Guérin (vaccin) CAP enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques CCI Comité de coordination inter-agences CDC Centers for Disease Control and Prevention (États-Unis d’Amérique) DN du HepB dose de naissance du vaccin anti-hépatite B DTC vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche GAVI Gavi, l’Alliance du Vaccin GTCN Groupe technique consultatif national HepB vaccin anti-hépatite B Hib Haemophilus influenzae type B MAPI manifestations post-vaccinales indésirables MON modes opératoires normalisés OMS Organisation mondiale de la Santé OMV occasions manquées de vaccination ONG organisation non gouvernementale PAMV Plan d’action mondial pour les vaccins PEV Programme élargi de vaccination PPAc plan pluriannuel complet RR vaccin contre la rougeole et la rubéole RV vaccin antirotavirus SAGE Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination SPMVS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique PCIME prise en charge intégrée des maladies de l’enfant UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance VPI vaccin antipoliomyélitique inactivé VVR vaccin à valence rougeole VVR1 première dose de vaccin à valence rougeole VVR2 deuxième dose de vaccin à valence rougeole VPC vaccin antipneumococcique conjugué VPO vaccin antipoliomyélitique oral/buccal A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S vii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie © U N IC EF/U N 0 61634/Frank D ejongh viii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie R E M E R C I E M E N T S Ce document a été mis au point par le Programme élargi de vaccination (PEV), Département Vaccination, vaccins et produits biologiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec l’UNICEF, et rédigé par Rebecca Fields de John Snow, Inc. Il convient en outre de remercier les personnes suivantes pour leur importante contribution à son élaboration: Carolina Danovaro, Rudi Eggers, Messeret Eshetu, Tracey Goodman, Jan Grevendonk, Karen Hennessey, Penelope Kalesha Masumbu, Lisa Menning, Abrahams Mwanamwenge, Ikechukwu Ogbuanu, Stephanie Shendale, Emily Wootton (OMS); Ulla Griffiths, Imran Raza Mirza (UNICEF); Laura Conklin, Mawuli Nyaku, Melissa Wardle, Margie Watkins (CDC), et les consultants indépendants Celestino Costa et Karen Wilkins. Les principes et les orientations essentiels qui figurent dans cet ouvrage sont fondés sur les avis du Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination et du Comité consultatif des pratiques de vaccination. Le contenu du présent document repose notamment sur un examen de l’expérience de la vaccination au cours de la deuxième année de vie acquise en République du Ghana, en République du Sénégal et en République de Zambie. Nous remercions sincèrement les ministres de la santé de ces pays qui nous ont permis d’enregistrer et d’analyser leur expérience de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 1 SECTION 9 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Objet et utilisation du présent document www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 10 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 S E C T I O N Les orientations pratiques contenues dans le présent document portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Des moyens sont également proposés aux fins de l’utilisation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la prestation d’autres services de soins de santé de l’enfant. 1.1 Objectifs 1 Si le présent document porte essentiellement sur la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie, les autres interventions sanitaires sont abordées de façon plus succincte. Il n’a pas pour objectif de décrire ces interventions dans le détail. Les publications utiles sont citées dans les notes de bas de page. 1. Aider les pays à prendre des décisions éclairées concernant l’établissement ou le renforcement d’une visite (ou de visites) médicale(s) au cours de la deuxième année de vie incluant notam- ment des services de vaccination et d’autres services dans le cadre d’un suivi médical continu des enfants.1 2. Fournir des orientations pratiques sur la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi des services de vaccination et l’amélio- ration de la couverture vaccinale lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie pouvant inclure d’autres interventions sanitaires. 3. Fournir des orientations générales sur la vac- cination de rattrapage pour les enfants âgés de plus d’un an dont la vaccination n’est pas à jour (« non et/ ou incomplètement vaccinés »). 11 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 1 1.2 Utilisateurs cibles Le présent manuel s’adresse principalement au personnel des services nationaux de vaccination et de santé de l’enfant, à savoir: • les décideurs et les administrateurs de programme des services publics suivants : vaccination, santé de l’enfant, nutrition, VIH/sida pédiatrique, développement communautaire, éducation sanitaire, systèmes d’information pour la gestion sanitaire, gestion de la chaîne du froid et de la logistique; • les membres des Groupes techniques consultatifs nationaux sur la vaccination (GTCNV), ainsi que des autres organismes consultatifs techniques sur la santé et la nutrition de l’enfant; • les conseillers nationaux, régionaux et mondiaux pour la vaccination et la santé de l’enfant qui collaborent avec d’autres organisations partenaires comme l’OMS, l’UNICEF, les partenaires de développement, les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales (ONG). 1.3 Autres publications à consulter Certains des éléments présentés dans ce document sont traités plus en détail dans d’autres publications et dans les pages Web de l’OMS. L’attention est appelée sur ces ouvrages de référence dans les encadrés qui jalonnent le présent guide. D’autres sources d’information, qu’il sera utile de consulter aux fins de l’établissement ou du renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie, sont en cours d’élaboration à l’OMS et seront disponibles prochainement.2 • Travailler ensemble : Guide de ressources intégré pour la planification et le renforcement des services de vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie; • Manuel sur la collecte, l’évaluation et l’utilisation de données sur l’immunisation; • Guide sur l’introduction dans le programme de vaccination systématique des enfants du vaccin contre la méningocoque A conjugé 2 Des informations sur les projets les plus récents peuvent être obtenues sur demande au Département OMS Vaccination, vaccins et produits biologiques à l’adresse vaccines@who.int. 12 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 SECTION Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 13 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 Le Plan d’action mondial pour les vaccins (PAMV),3 plan d’action mondial pour la vaccination couvrant la période 2011–2020, vise à étendre équitablement à toutes les personnes les bénéfices de la vaccination. Aux termes du plan d’action « une démarche sur l’ensemble de l’existence doit être adoptée pour rendre les bénéfices de la vaccination accessibles à toutes les personnes à risque dans chaque tranche d’âge » et « il faudra pour cela élaborer des stratégies permettant d’atteindre les individus tout au long de leur existence et des plans pour bâtir les systèmes qui suivront et garderont trace des progrès accomplis. » Le document de l’OMS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique (SPMVS) présente également la vaccination au-delà de la première année de vie comme l’une des neuf actions modificatrices essentielles pour renforcer la vaccina- tion systématique.4 Il encourage les programmes de vaccination nationaux à étendre les visites de vaccination systématique au-delà de la première année de vie et à administrer les vaccins nécessaires aux enfants d’âge préscolaire, aux écoliers, aux adolescents et aux adultes. Les occasions de vaccination telles que les visites médicales des enfants dans la deuxième année de vie et les visites préscolaires et en cours de scolarité seront mises à profit pour évaluer le statut vaccinal et administrer les doses manquantes. Il est important que les fiches conservées à domicile soient conçues et distribuées de façon appropriée et gardées longtemps pour permettre un contrôle approprié et l’administration des vaccins à toutes les personnes qui satisfont aux critères d’admissibilité. Si la vaccination systématique des enfants au cours de la deuxième année de vie est déjà pratiquée dans de nombreux pays, la vaccination des enfants au-delà de l’âge d’un an est appelée à se développer ces prochaines années. L’importance pour la santé publique de l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC) est de plus en plus reconnue et l’administration d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole (VVR), par la vaccination systématique, est recommandée dans tous les pays, beaucoup la pro- grammant au cours de la deuxième année de vie. L’administration au cours de la deuxième année de vie d’une ou de plusieurs doses de certains vaccins, notamment contre les pneumocoques, la dengue et la méningite A, est inscrite dans le calendrier des vaccinations. Des vaccins nouveaux, notamment contre le paludisme, seront probablement recommandés pour les enfants âgés de plus d’un an. L’existence d’une plate-forme établie pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie accroîtra l’utilisation potentielle de ces vaccins après leur introduction. La vaccination n’est cependant que l’une des nombreuses interventions sanitaires nécessaires au développement des jeunes enfants. Compte tenu de l’utilisation souvent supérieure de ce service de santé en comparaison d’autres interventions, la vaccination peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services essentiels tels le suivi et la promotion de la croissance, la prise en charge des maladies courantes, l’hygiène et la propreté et, dans certains contextes, le déparasitage, la supplémentation en vitamine A, la supplémentation en micronutriments, la prévention et les soins 3 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/79315/9789242504989_fre.pdf 4 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/206454/9789242510102_fre.pdf 14 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 S E C T I O N du paludisme, et les soins du VIH/sida.5 Les interventions destinées à améliorer la croissance et le développement au cours des deux premières années de vie ont plus d’effet que les interventions mises en œuvre ultérieurement. Une visite programmée au cours de cette période offre également l’occasion de prodiguer des conseils aux parents sur la nutrition, l’hygiène, les pratiques de soins à domicile, la planification familiale et la propension à solliciter des soins à temps. De nombreux pays ont déjà adopté une politique de visites régulières pour le suivi et la promotion de la croissance et l’alimentation de complément, mais un recul des visites est souvent observé après la première année, la famille et les personnels de santé ne les considérant pas comme une priorité. Une gestion stratégique des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribuera à une plus grande avancée des services de vaccination et de santé de la mère et de l’enfant. E N CA D R É 1. P O I N TS E S S E N T I E L S C O N C E R N A N T L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E E T AU - D E L À 1. L’administration d’un nombre croissant de vaccins est recommandée après l’âge d’un an dans le cadre d’une approche de la vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie. L’OMS recommande l’administration aux enfants âgés de plus d’un an d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole et d’une dose de rappel des vaccins contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche. Les pays peuvent par ailleurs adopter un calendrier « 2 + 1 » pour le vaccin antipneumococcique con- jugué (VPC) prévoyant l’administration de la troisième dose au cours de la deuxième année de vie. L’OMS recommande également l’administration après l’âge d’un an de certains vaccins indiqués à l’échelle régionale, notamment contre la méningite A (MenA) dans la ceinture de la méningite en Afrique et contre l’encéphalite japonaise dans certaines parties de l’Asie. 2. L’extension du calendrier vaccinal au-delà de la petite enfance signifie que le concept de l’enfant entièrement vacciné doit être étendu à la deuxième année de vie. La notion d’enfant entièrement vacciné est fonction de l’âge de l’enfant et de l’ensemble correspondant des vaccins que l’enfant devrait avoir reçus, conformément au calendrier national, à cet âge. Selon les programmes, les enfants entièrement vaccinés pourront être ventilés en deux classes d’âge ou plus : moins d’un an et moins de deux ans (voir la Section 7.1). 3. L’accroissement de la complexité et l’allongement du calendrier vaccinal augment- eront l’importance des fiches conservées à domicile, qui rappellent aux aidants à quel moment ils doivent revenir pour l’administration des vaccins prévus, qui permettent aux dispensateurs de vérifier qui a besoin d’être vacciné, et qui servent de base d’évaluation dans les enquêtes en population sur la couverture vaccinale. Les fiches conservées à domicile devront être bien conçues, disponibles en nombre suffisant pour toutes les personnes prenant soin des enfants, utilisées de façon appropriée par les personnels de santé et gardées en lieu sûr par les personnes prenant soin des enfants et les familles. 5 www.UNICEF-irc.org/article/958/ (disponible qu’en anglais) 15 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 4. Dans certains contextes, des mesures concertées, notamment une communication efficace et le renforcement des capacités des personnels de santé, seront nécessaires pour faire évoluer l’opinion populaire selon laquelle la vaccination est réservée aux nourrissons. Pour atteindre des niveaux de couverture élevés au cours de la deuxième année de vie et à toutes les étapes de la vie, les personnels de santé, les personnes prenant soin des enfants, les communautés et les partenaires devront bien connaître les raisons pour lesquelles cela est important et savoir comment eux-mêmes peuvent y contribuer. Cela obligera toutes les parties concernées à modifier sensiblement leurs idées et leurs pratiques. 5. Si les enfants doivent être vaccinés dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, la vaccination ne doit pas être refusée à ceux qui sont amenés « en retard ». L’administration des vaccins en temps voulu est essentielle pour réduire l’exposition aux maladies évitables par la vaccination mais, à quelques exceptions près, mieux vaut vacciner tard que jamais. Pour ce qui est de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants ne sont plus vaccinés. 6. La réalisation d’un niveau élevé de couverture au cours de la deuxième année de vie, y compris avec les vaccins inclus de longue date dans le calendrier vaccinal, nécessite encore plus d’attention, de sensibilisation et de préparation que l’intro- duction d’un nouveau vaccin, et cela ne doit pas être pris à la légère. Les taux de défection très élevés entre la première et la deuxième doses de vaccin à valence rougeole observés dans de nombreux pays témoignent des difficultés que présente la vaccination d’une nouvelle classe d’âge. Les domaines qui requièrent une attention particulière sont notamment les suivants: gestion/suivi et évaluation des données; communication et renforcement des capacités des personnels de santé, notamment par un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui suivant la formation. 7. La gestion, le suivi et l’évaluation des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie posent des problèmes particuliers. Les feuilles de pointage et les autres outils de gestion des données doivent être soigneusement actualisés pour permettre l’enregistrement approprié de toutes les doses administrées (même tardivement) et pour encourager les personnels de santé à contrôler, enregistrer et notifier de façon appropriée les doses administrées et garantir ainsi la bonne gestion des vaccins et l’estimation des besoins. Le suivi des progrès sur au moins deux cohortes de naissance et les retours d’informations utiles peuvent poser des problèmes. Pour réduire ces difficultés, il sera important de planifier soigneusement les activités et de tirer les enseignements de l’expérience acquise. 8. La vaccination au cours de la deuxième année de vie peut être l’occasion de dispenser d’autres services essentiels aux enfants et aux mères. À condition d’être convenablement coordonnés avec d’autres programmes, les services de vaccination peuvent renforcer et stimuler le recours à d’autres services de santé, tels le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel, la supplémentation en vitamine A et en micronutriments, le déparasitage, l’éducation sanitaire et la planification familiale, la prévention du paludisme et le suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson. Chaque pays évaluera la synchronisation et le calendrier de ces services et déterminera leur intégration éventuelle sur la base d’un examen des ressources humaines, matérielles et financières requises. 16 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 SECTION Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 17 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Si les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie (ou ultérieurement) et l’âge auquel ils sont administrés varient selon les pays, la vaccination au cours de la deuxième année de vie est une pratique étendue. En 2016,6 recommandaient l’administration du DTC4 au cours de la deuxième année de vie; 6 OMS maladies évitables par la vaccination : système de surveillance. Résultats au niveau mondial 2017. (disponible qu’en anglais) http://apps.who.int/immunization_monitoring/globalsummary/schedules, consulté le 18 juillet 2017. avaient une politique vaccinale incluant l’administration d’au moins une dose de vaccin au cours de la deuxième année de vie; incluaient deux doses de vaccin à valence rougeole (VVR) dans leur calen- drier de vaccination systématique; recommandaient l’administration de la deuxième dose, le VVR2, au cours de la deuxième année de vie; incluaient l’administra- tion du VVR2 et d’une quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- coqueluche-tétanos (DTC4), quel que soit l’âge; avaient une politique prévoyant l’adminis- tration simultanée du VVR et du DTC4 au cours de la deuxième année de vie. 159 PAYS 86 PAYS 160 PAYS 135 PAYS 107 PAYS 45 PAYS 18 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages Il existe plusieurs raisons d’établir une solide plate-forme pour la vaccination et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Améliorer la protection contre les maladies évitables par la vaccination L’ajout de nouveaux vaccins, et de nouvelles doses des vaccins existants, au cours de la deuxième année de vie augmente l’étendue de la protection des enfants contre les maladies évitables par la vaccination, comme le montre le Tableau 1 ci-dessous. L’administration de doses supplémentaires des vaccins déjà inclus dans le calendrier national contribue à améliorer le niveau d’immunité et la durée de la protection. La réponse immunitaire au vaccin à valence tétanique, par exemple, décroît avec l’âge, aussi l’OMS recommande-t-elle l’administration de six doses (trois doses pour la primo- vaccination plus trois doses de rappel, dont une au cours de la deuxième année de vie).7 TABLEAU 1. VACCINS DONT L’OMS RECOMMANDE L’ADMINISTRATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 7 A L’utilisation d’un vaccin à valence tétanique associé à un vaccin antidiphtérique (Td ou DT) pour les doses de rappel ultérieures contre le tétanos est fortement encouragée, et ce afin de maintenir un niveau élevé d’immunité protectrice à la fois contre la diphtérie et contre le tétanos à toutes les étapes de la vie. VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Deuxième dose d’un vaccin contenant la valence rougeole (VVR2), notamment les vaccins contre la rougeole et la rubéole (RR) et contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) L’OMS recommande l’ajout d’une deuxième dose de VVR dans le calendrier vaccinal de tous les pays. Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, le VVR1 sera administré à l’âge de 9 mois et le VVR2 entre 15 et 18 mois avec un intervalle min- imum de quatre semaines entre les doses. Dans les pays où le risque d’infection rougeoleuse est faible chez les nourrissons (proches de l’élimination), le VVR1 pourra être administré à l’âge de 12 mois; l’âge optimal pour l’administration du VVR2 dépendant de considérations programmatiques relatives à l’obtention d’une couverture maximale par le VVR2. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/measles/en/). Quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche (DTC4) L’OMS recommande l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, de préférence au cours de la deuxième année de vie, pour renforcer l’immunité protectrice contre ces maladies. Vaccins antidiphtériques : note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/diphtheria/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins antitétaniques. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/tetanus/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins anticoquelucheux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/pertussis/en/). 19 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) L’OMS appuie le schéma (2p+1) pour le VPC, soit deux doses en primovaccination administrées au nourrisson et la troisième dose (rappel) entre 9 et 18 mois. L’âge d’administration de la dose de rappel sera choisi de façon à assurer une couverture maximale (en général à 9, 12, 15 ou 18 mois), sur la base de considérations opérationnelles et programmatiques, compte tenu notamment des visites pour les autres vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national. Vaccins antipneumococciques. Note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/ pneumococcus/en/) et Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Administration systématique du vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A (MenA) L’OMS recommande l’administration d’une monodose de MenA entre 9 et 18 mois en fonction des considérations programmatiques et épidémiologiques locales. Vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A: orientations actualisées. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/meningococcal/en/). Vaccin antityphoïdique conjugué (VTC) L’OMS recommande l’administration d’une dose unique de VTC entre 6 et 23 mois dans les pays d’endémie. L’âge d’administration dépendra des considérations épidémiologiques, géographiques et programmatiques locales. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Encéphalite japonaise (EJ) L’OMS recommande l’introduction de la vaccination contre l’encéphalite japonaise dans les calendriers de vaccination nationaux dans toutes les zones où l’encéphalite japonaise est reconnue comme une priorité de santé publique. L’OMS recommande l’administration d’une ou de deux doses, dès l’âge de 6 mois, le schéma posologique étant déterminé par l’épidémiologie locale et le type de vaccin. Note de synthèse : Position de l’OMS à propos des vaccins contre l’encéphalite japonaise. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/japanese_encephalitis/en/). Grippe saisonnière Les informations du pays sur les groupes à risque, la charge de morbidité et le rapport coût-efficacité des interventions aideront les responsables nationaux de l’élaboration des politiques et les planifi- cateurs des programmes de santé à prendre des décisions éclairées concernant les groupes cibles et l’âge de vaccination. Dans les pays qui décident d’introduire la vaccination contre la grippe saisonnière, l’OMS recommande son administration dès l’âge de 6 mois, jusqu’à 23 ou 59 mois, et l’administration de deux doses espacées de 28 jours au minimum pour les enfants âgés de moins de 9 ans qui n’ont pas encore été vaccinés. Note de synthèse de l’OMS concernant les vaccins antigrippaux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/influenza/en/). Tableau 1. 8 Les deux calendriers (3p+0 ou 2p+1) sont recommandés. Pour les pays qui n’ont pas encore adopté le VPC, le choix du calendrier tiendra compte de divers aspects opérationnels et programmatiques, notamment la ponctualité de la vaccination, la couverture escomptée pour une troisième dose et la ventilation par âge des maladies à pneumocoques. 20 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Procéder à la vaccination de rattrapage des enfants qui n’ont pas été vaccinés au cours de la première année de vie a La vaccination au cours de la deuxième année de vie donne la possibilité d’administrer les doses manquantes de plusieurs antigènes, notamment les suivants : BCG,9 VVR, vaccins antipoliomyélitiques buccal (VPO) et inactivé (VPI), vaccin pentavalent (ou DTC), vaccins antipneumococciques, et vaccin contre les maladies à rotavirus (RV). Dans certaines situations, divers obstacles sociaux, géographiques et économiques peuvent empêcher les familles de faire entièrement vacciner leurs enfants avant l’âge de 12 mois, cause d’une faible couverture. Une solide plate-forme au cours de la deuxième année de vie pourra être l’occasion d’améliorer la protection générale et la couverture. Ainsi, dans un pays où le vaccin antirougeoleux est administré à l’âge de 9 mois et où l’âge limite pour cette vaccination est fixé à un an, les enfants n’ont, par défaut, que cette fenêtre de trois mois pour recevoir le VVR1. Cet obstacle serait levé si les services de vaccination étaient étendus à la deuxième année de vie et si les activités de vaccination de rattrapage étaient encouragées au-delà de l’âge d’un an. L’administration aux enfants au cours de la deuxième année de vie des doses de vaccin antirougeoleux et d’autres vaccins qu’ils n’ont pas reçues pendant la première année de vie contribue à améliorer l’immunité de la population. C’est ce qu’a démontré en 2009 une analyse des enquêtes démographiques et sanitaires réalisées dans 45 pays. Il est ainsi apparu qu’une couverture globale de seulement 50% pour la vaccination systématique par le VVR1 à l’âge de 12 mois dépassait 80% dès lors que les vaccins administrés après l’âge de 12 mois (« doses en retard ») étaient pris en compte dans les estimations de la couverture (voir la Figure 1). 10 Fournir la possibilité d’intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires et nutritionnelles Un contact systématique programmé avec le système de santé au cours de la deuxième année de vie offre l’occasion de mieux intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires telles les suivantes : supplémentation en vitamine A, conseil nutritionnel, suivi et promotion de la croissance, déparasitage, soins pédiatriques du VIH/sida, fourniture de moustiquaires imprégnées d’insecticide et planification familiale. La Figure 2 illustre les gains de couverture potentiels pour plusieurs interventions de santé de l’enfant en Afrique dès lors qu’elles sont intégrées dans la plate-forme de vaccination systématique. 9 La note de synthèse de l’OMS sur les vaccins BCG a été actualisée récemment de façon à inclure la recommandation en faveur de la vaccination de rattrapage des nourrissons plus âgés et des enfants non encore vaccinés, des données scientifiques montrant qu’elle demeure bénéfique au-delà de l’âge d’un an. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Une note de synthèse actualisée sera publiée en février 2018). 10 Clark A, Sanderson C. Timing of children’s vaccinations in 45 low-income and middle-income countries: an analysis of survey data. Lancet. 2009;373:1543–9. 21 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 FIGURE 1. HAUSSE DE LA COUVERTURE ESTIMATIVE DU VVR1 DÈS LORS QUE LES VACCINS ADMINISTRÉS AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE SONT INCLUS FIGURE 2. COUVERTURE ESTIMATIVE DES INTERVENTIONS DANS LES FOYERS COMPTANT UN ENFANT ÂGÉ DE 12 À 23 MOIS, SI ELLES SONT INTÉGRÉES DANS LES ACTIVITÉS DE VACCINATION SYSTÉMATIQUE (28 PAYS D’AFRIQUE SUB-SAHARIENNE) 0 20 40 60 80 100 Afghanistan (2015) Tchad (2014) Haïti (2012) Mali (2013) Pakistan (2013) Yémen (2013) Zambie (2014) Couverture chez les enfants < 12 mois Couverture supplémentaire chez les enfants de 12 à 23 mois meses. 0 20 40 60 80 100 Source d’eau potable améliorée* Le foyer possède une moustiquaire L’enfant dort sous une moustiquaire L’enfant a reçu des suppléments de vitamine A Couverture actuelle Couverture totale probable * Anand et al. J. Inf. Diseases 2012 ; 205: S28-39 Couverture du VVR1 par classe d’âge dans certains pays D’après : Enquêtes démographiques et sanitaires (la date de l’enquête est indiquée pour chaque pays) 22 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Utiliser les vaccins de façon plus efficace L’administration de deux doses de vaccin à valence rougeole, dont une au cours de la deuxième année de vie, peut contribuer à réduire les taux de gaspillage de vaccin dans la mesure où, pour chaque flacon ouvert, un plus grand nombre de doses seront administrées. Il pourra en être de même de la vaccination de rattrapage, les autres doses de vaccin qui n’ont pas été administrées aux enfants dans leur première année de vie leur étant administrées plus tard. 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les programmes de vaccination, au cours de ces 40 dernières années, ont acquis une importante somme d’expérience en matière de fourniture de vaccins, principalement aux nourrissons. L’expérience acquise depuis l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans de nombreux pays est nuancée. Pour de nombreux programmes nationaux, par exemple, l’introduction du VVR2 au moyen d’une nouvelle visite systématique au cours de la deuxième année de vie ne devait pas poser de problème, le VVR faisant déjà partie du calendrier de la première année de vie et étant par conséquent connu des personnes prenant soin de l’enfant et des personnels de santé. Dans la réalité, cependant, elle est apparue d’une grande complexité, d’une nature, dans certains cas, encore inconnue des programmes de vaccination. Les taux élevés de défection entre le VVR1 et le VVR2 ont été particulièrement préoccupants dans un grand nombre de pays. Le succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie requiert de solides activités de planification, de coordina- tion, de mobilisation de la communauté et de création de la demande, de suivi et d’appui à la mise en œuvre. © W H O N epal 23 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 De nombreux programmes de vaccination voient encore dans la vaccination une intervention sanitaire réservée aux nourrissons, et ils ne proposent pas de vaccinations aux enfants au-delà de l’âge d’un an même si ceux-ci n’ont jamais été vaccinés. S’il est important d’établir des politiques de vaccination pour les enfants âgés de plus d’un an, faute de planification, de formation et de communication appropriées, ces politiques ne contribueront pas automatiquement à transformer les pratiques de vaccination en général. Les facteurs qui ont manifestement contribué à cette situation incluent les suivants : • insuffisance des informations communiquées aux personnels de santé en première ligne sur les politiques révisées relatives à la prestation des services de vaccination et d’autres services de santé après l’âge d’un an; • hésitation des agents de santé à administrer le VVR1 aux enfants âgés de plus de 12 mois car cela ne contribue pas à améliorer la couverture du VVR1, ces personnels craignant peut-être de manquer de doses pour les enfants âgés de moins de 12 mois; • moindre rang de priorité accordé à la vaccination des enfants plus âgés par rapport à la vaccination des nourrissons; • insuffisance de la communication et de la mobilisation sociale pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’elles doivent utiliser les services de santé au cours de la deuxième année de vie et les y encourager; • complexité de l’enregistrement, de la notification et de l’analyse des vaccins administrés après l’âge d’un an; • obstacles propres au système, tels un manque de ressources humaines et l’absence de coordination des chaînes d’approvisionnement, pour différents produits. Il ressort des évaluations consécutives à l’introduction de la deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans plusieurs pays et des études de cas sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie que l’introduction de toute vaccination après la première année de vie doit être traitée comme s’il s’agissait de l’introduction d’un nouveau vaccin, en termes d’attention, de sensibilisation et de préparation, et le surcroît de complexité que revêt la vaccination d’une nouvelle classe d’âge doit être pris en compte dans le processus de planification. La vaccination au cours de la deuxième année de vie devra si possible s’inscrire dans le contexte d’une visite médicale des enfants de façon à renforcer la prestation d’autres interventions sanitaires, et vice versa. 24 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 4 SECTION 25 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 La quasi-totalité des pays disposent déjà de politiques, d’orientations et d’autres appuis programmatiques pour les soins de santé de l’enfant pendant les cinq premières années de vie, notamment le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel et la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Selon leurs priorités sanitaires et le calendrier vaccinal existant, les pays pourront vouloir : introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une nouvelle interven- tion (au moyen d’une visite, ou de visites, planifiée(s)) et rattra- per les vaccinations manquées ; renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie existante (en améliorant, par exemple, la faible couverture du VVR2) et/ou; concevoir un contact pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une plate-forme pour la prestation coordonnée d’autres services de santé de l’enfant. Dans ces trois situations, une planification systématique sera indispensable pour régler les problèmes techniques et gestionnaires. La deuxième situation (amélioration des programmes existants) est traitée dans la section 10. 1. 2. 3. © U N IC EF/U N 0 58138/V ishw anathan 26 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie Dans le cas de l’établissement d’une nouvelle visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie, le processus de planification débutera un an avant la date de lancement prévue pour donner aux responsables le temps de procéder aux préparatifs décrits ci-dessous. Plus de détails sur la mise en œuvre de ces étapes sont données dans l’ouvrage de référence complémentaire Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vaccination dans la deuxième année de vie (Manual 2YL).11 Désigner un responsable qui sera chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et établir ou activer un groupe de travail spécial Le responsable chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie sera un membre du personnel du programme national de vaccination doté d’une autorité suffisante pour réunir un groupe de travail. Le groupe de travail inclura les représentants des différents domaines du programme de vaccination, comme la gestion des données, la communi- cation et la prestation des services. Si d’autres interventions de santé doivent être coordonnées —Ouvrage de référence essentiel Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vacci- nation dans la deuxième année de vie Ouvrage qui compète le présent document, ce manuel sera utilisé une fois la décision prise d’étendre la vaccination à la deuxième année de vie, ou d’améliorer la couverture d’une plate-forme existante. Le manuel fournit des orientations pratiques relatives à la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi de la vaccination lors d’une visite, ou de visites, planifiée(s), au cours de la deuxième année de vie, ainsi que des mesures utiles destinées à renforcer la vaccination lorsque les cibles du programme pour ce qui est de la couverture au cours de la deuxième année de vie n’ont pas été atteintes. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/2YL/fr/ avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les représentants de ces groupes seront également inclus. Il sera important d’associer les principaux acteurs et les partenaires du domaine de la vaccination et de la santé de l’enfant. La composition du groupe de travail pourra évoluer au fur et à mesure de la planification. Le GTCNV devra être associé et jouer un rôle directeur dans l’examen des considérations épidémiologiques et cliniques, ainsi que des besoins du programme de vaccination, des questions de coûts et de 11 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 27 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 —Ouvrage de référence essentiel L’outil de calcul des coûts à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie.12 L’UNICEF a conçu un outil Excel relative- ment simple de calcul des coûts destiné à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. L’outil doit être alimenté au moyen de données démo- graphiques, du prix des produits, du salaire des agents de santé et du coût approximatif des activités de formation et de communication. Les résultats sont ensuite présentés en termes de coût total, de coût annuel et de coût par visite. Les coûts sont ventilés en coûts préala- bles (comme la formation) et en dépenses renouvelables à financer continuellement (comme les vaccins et les seringues). L’analyse des coûts peut être considérée comme un moyen de sensibiliser l’opinion en faveur de l’introduction d’une visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil sera aussi utilisé comme un élément faisant partie intégrante du processus de planification. financement, et de l’élaboration des politiques et des orientations. Le Comité de coordination inter-agences (CCI) et/ou les comités de coordination du secteur de la santé devront également être associés pour obtenir des engagements et contribuer à l’établissement d’une compréhension commune des ressources requises. Élaborer un plan d’action chiffré et obtenir les financements nécessaires Cela inclura les activités, les principales responsabilités, les étapes, le calendrier et les ressources nécessaires pour s’atteler aux actions suivantes, compte tenu des enseignements tirés de l’expérience de l’introduction de vaccins antérieure et des difficultés rencontrées. 1. Actualiser les politiques et les orientations ; obtenir les approbations nécessaires ; produire et diffuser les données (sous forme imprimée et/ou électronique). 2. Définir les indicateurs de la vaccination au cours de la deuxième année de vie aux fins de l’enregistrement et de la notification, réviser le système d’information pour la gestion sanitaire et les outils de gestion des données (fiches conservées à domicile, registres, rapports mensuels), et les distribuer avant la date de mise en place. 3. Déterminer les besoins liés à l’organisation de la prestation des services, et satisfaire ces besoins. 12 L’outil de calcul des coûts de 2YL est disponible à: http://www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 4. Modifier, le cas échéant, les outils de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de la logistique, pour inclure de nouveaux vaccins et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie. 5. Élaborer, imprimer et distribuer un guide pratique et des instruments de travail pour les personnels de santé. 28 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 6. Concevoir un plan de formation et de nouveaux matériels de formation et d’encadrement, et dispenser une formation. 7. Élaborer une stratégie de communication, planifier et mettre en œuvre des activités de mobilisation sociale et de participation communautaire, notamment des études sur les connaissances-attitudes-pratiques (CAP) ou d’autres analyses comportementales,13 concernant notamment les communautés marginalisées et difficiles à atteindre. 8. Obtenir des fonds pour effectuer tout le travail préparatoire, et pour couvrir les dépenses opérationnelles et les autres coûts associés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Attribuer des responsabilités claires pour chaque aspect des préparatifs. Les groupes ou les comités auxquels avaient précédemment été confiées ces questions, pour les campagnes de vaccination ou l’introduction de nouveaux vaccins, pourront être réactivés. Toutefois, si d’autres interventions de santé doivent être incluses avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, d’autres programmes devront également être représentés, tels la nutrition, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), le paludisme, l’eau et l’assainissement, le VIH/sida pédiatrique, etc. Convenir des services ou des interventions à assurer pendant la visite et déterminer les politiques, les orientations, et les autres matériels qu’il conviendra de réviser. Ceux-ci incluront probablement les suivants, présentés dans le Tableau 2 ci-dessous mais, selon le pays, des matériels supplémentaires pourront avoir besoin d’être révisés. 13 Outils pour effectuer des analyses comportementales, y compris Guide for studying health worker/caregiver interactions for immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 et The guide to tailoring immunization programmes (TIP). Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2013, sont disponibles en anglais à l’adresse: www.who.int/immunization/programmes_systems/vaccine_hesitancy/en/. Les responsables sanitaires pourront aussi avoir des entretiens avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. © W H O 29 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 Politiques, orientations et norme • Politique vaccinale et manuels de référence • Politique nationale de santé/santé de l’enfant • Orientations et autres matériels de référence pour les agents de santé, notamment sur la PCIME Documents de planification • Plan pluriannuel complet PPAc) et le plan d’action annuel pour la vaccination • Formats pour la micro-planification et plans pour leur introduction Outils de gestion des données • Fiches conservées à domicile • Feuilles de pointage • Formulaires de notification mensuelle • Registres des établissements de santé • Registres communautaires • Système d’information pour la gestion sanitaire, Outil de gestion des données relatives à la vaccination au niveau du district (DV-DMT, en anglais), système d’information sanitaire du district, version 2 (DHIS2, en anglais) • Outils de suivi et diagrammes Formation et renforcement des capacités • Programmes de formation en cours d’emploi et préalable • Instruments d’encadrement • Instruments de travail Gestion de la chaîne d’approvi- sionnement • Évaluation de la chaîne du froid, de la logistique, et de la capacité de stockage disponible • Modes opératoires normalisés (MON) pour la manipulation des vaccins au cours de la deuxième année de vie • Outils prévisionnels pour les vaccins et la logistique Communication, création de la demande • Plan et stratégie de communication et de participation communautaire • Plans et matériels pour la mise en place • Matériels d’éducation sanitaire et instruments de travail TABLEAU 2. MATÉRIELS À EXAMINER ET ACTUALISER POUR LA VACCINATION ET LES SERVICES AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 30 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie L’une des mesures importantes consiste à décider de l’âge approprié auquel il convient de programmer la visite (ou les visites) au cours de la deuxième année de vie. Cela dépend des données épidémiologiques relatives aux maladies évitables par la vaccination en question, ainsi que du calendrier des autres services de santé de l’enfant, tel que précisé dans la politique nationale. Les responsables de l’élaboration des politiques et les décideurs devront tenir compte des objectifs de santé publique et des questions programmatiques, et utiliser des critères transparents pour évaluer leur importance relative. Les politiques et les orientations nationales relatives à la vaccination devraient être rédigées de façon à décrire clairement les mesures qui incombent au personnel de santé et aux personnes prenant soin de l’enfant. Ainsi, par exemple : • Préciser, bien qu’il soit préférable de vacciner les enfants dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, que, pour la plupart des vaccins, il n’y a pas de d’âge limite au-delà duquel l’enfant n’a plus droit à une protection vaccinale. Les exceptions sont le vaccin antirotavirus, qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois, et la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B (DN du HepB).14 L’expérience de trois pays concernant l’âge de programmation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie Un pays sud-africain a décidé d’administrer le VVR2 à l’âge de 18 mois, parce que cela coïncide avec l’âge de la supplémentation en vitamine A. Un pays d’Afrique de l’Ouest a choisi d’administrer le VVR2 à l’âge de 15 mois pour réduire au maximum la durée d’exposition potentielle au virus de la rougeole, bien que cela ne coïncide à aucun des autres services de santé planifiés au cours de la deuxième année de vie. Un pays d’Asie du sud a d’abord introduit le VVR2 et le DTC4 à différents mois de la deuxième année de vie pour des raisons épidémiologiques. Il a cependant été reconnu ultérieurement que cela compliquait le calendrier vaccinal et favorisait les occasions manquées de vaccination. Le pays a ensuite modifié le calendrier et recommandé l’administration des deux vaccins lors de la même visite. L’E X P É R I E N C E D U T R O I S PAYS 14 Il est important que les programmes aient une politique claire sur la date limite fixée pour l’administration de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B. Certains pays n’administrent plus la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B au-delà de deux semaines après la naissance de façon à maintenir un intervalle de quatre semaines entre les doses. Dans les pays qui utilisent un calendrier à 4 doses (avec un vaccin associé), un intervalle de quatre semaines n’est pas nécessaire avant la primo-vaccination (le calendrier du vaccin associé respectant les dosages requis), la dose de naissance contre l’hépatite B pouvant par conséquent être administrée jusqu’à la veille de l’administration prévue du premier vaccin associé. Les deux options sont acceptables. Pour plus d’informations, voir Guide pour l’introduction et le renforcement de la vaccination à la naissance contre l’hépatite B. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/documents/general/ISBN9789241509831/en/). 31 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N S E I G N E M E N T T I R É D E L A P O L I T I Q U E VAC C I N A L E La politique vaccinale de la République du Ghana a été actu- alisée pour fournir des orientations claires aux agents de santé concernant la vaccination des enfants âgés de plus de 12 mois. Politique relative à la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie Un contact systématique supplémen- taire pour des vaccinations aura lieu au cours de la deuxième année de vie d’un enfant à l’âge 18 mois ou peu après. Les services disponibles lors de ce contact incluront le RR2, le vaccin contre la méningite A, et toute intervention jugée appropriée (supplémentation en vitamine A, par exemple). Politique de rattrapage Tous les enfants doivent être vaccinés conformément au calendrier vaccinal recommandé au Ghana. Les enfants dont la vaccination n’est pas à jour recevront les antigènes manquants appropriés jusqu’à l’âge de cinq ans. À l’occasion de chaque visite médicale, le statut vaccinal d’un enfant doit être évalué et les doses manquantes administrées conformément au calendrier de rattrapage recommandé. Enfant entièrement vacciné L’indicateur de l’enfant entièrement vacciné se divise en trois catégories: à l’âge d’un an, à l’âge de deux ans, et après l’âge de deux ans. Un enfant est considéré comme entièrement vacciné à son âge s’il a reçu jusque-là tous les vaccins appropriés pour son âge. L’E X P É R I E N C E D U G H A N A • Communiquer l’objet de l’administration des vaccins au cours de la deuxième année de vie. Si le pays introduit une deuxième dose de VVR dans son calendrier de vaccination systématique, cette dose sera incluse dans la liste des vaccins exigés pour qu’un enfant soit considéré comme entièrement vacciné, et elle sera décrite comme la deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou RR2 ou ROR2, et non comme une dose de rappel. • Fournir des instructions claires sur la manière appropriée de déterminer les enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité en examinant les fiches conservées à domicile, d’enregistrer les doses administrées, de notifier les données et de les utiliser pour améliorer les services. • Préciser les mesures que doivent prendre les agents de santé dans des situations qui ne sont pas idéales, notamment lorsque la vaccination des enfants qui leur sont présentés n’est pas à jour, ou lorsque des enfants n’ont pas de fiche conservée à domicile, etc. (voir l’annexe 3). • Énoncer clairement la politique relative à la vaccination des enfants âgés de 12 mois ou plus dont la vaccination n’est pas à jour, pendant les activités périodiques d’intensification de la vaccination systématique (IPVS) comme les journées de la santé de l’enfant (voir l’Encadré 2 ci-dessous). 32 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé Les visites d’enfants malades et les visites dans un établissement pour les soins d’autres membres de la famille au cours de la deuxième année de vie sont aussi l’occasion d’administrer les doses de rattrapage si la vaccination de la première année de vie n’est pas à jour, de vérifier le statut vaccinal et d’administrer les doses prévues au cours de la deuxième année de vie. Les politiques vaccinales et la for- mation/l’encadrement des agents de santé doivent souligner qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite dans un établissement de santé et qu’un rattrapage vaccinal peut être effectué à chaque contact de l’enfant avec le système de santé. Des orientations claires pour le rattrapage des vaccinations qui n’ont pas été administrées lors de la première année de vie doivent être établies et diffusées largement, un calendrier vaccinal accéléré devant notamment être fixé pour les enfants chez lesquels plusieurs doses sont manquantes. Les recommandations de l’OMS relatives aux vaccinations de rattrapage constituent un ouvrage de référence utile à cet effet : http://www.who.int/immunization/policy/Immunization_routine_table3_FR.pdf 33 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N CA D R É 2. L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E LO RS D E S M A N I F E STAT I O N S O RGA N I S É E S P O U R L’I N T E N S I F I CAT I O N P É R I O D I Q U E D E L A VAC C I N AT I O N SYST É M AT I Q U E Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, comme les journées de la santé de l’enfant ou les semaines de la santé de la mère et de l’enfant, dès lors qu’elles sont organisées régulièrement, doivent être utilisées pour la vaccination de rattrapage des enfants dont les vaccins de la première année de vie ne sont pas à jour et pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie des enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité. Les politiques vaccinales et la formation des agents de santé à l’intensification périodique de la vaccination systématique doivent fournir des orientations claires à cet effet. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent aussi être utilisées pour sensibiliser à l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à la nécessité d’amener les enfants pour toutes les vaccinations recommandées au cours de la deuxième année de vie, conformément au calendrier national. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent également rappeler qu’il est important d’encourager les personnes prenant soin de l’enfant à apporter la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque contact avec le système de santé. Des orientations à l’intention des agents de santé sur le contrôle du statut vaccinal, la prestation des services et l’enregistrement des doses administrées, dans le cadre de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie ou des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, devront être incluses dans les politiques, les manuels pratiques, la formation et l’encadrement. Pour plus d’informations sur les meilleures pratiques aux fins des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, voir la publication de l’OMS Periodic Intensification of Routine Immunization. Lessons Learned and Implications for Action. Disponible en anglais à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/piri_020909.pdf 34 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie S’il est décidé d’utiliser la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la mise en œuvre d’autres interventions, les représentants des autres pro- grammes de santé apparentés devront être associés au processus de planification. Analyser et comparer les caractéristiques techniques des autres interventions proposées pour la ou les visite(s) planifiée(s) au cours de la deuxième année de vie Il conviendra de comparer systématiquement les priorités, les objectifs, les résultats, les problèmes et les plans des différentes interventions sanitaires et nutritionnelles reposant sur des bases factuelles qui sont proposées au cours de la deuxième année de vie pour déterminer les possibilités et les limites d’un contact vaccinal au cours de la deuxième année de vie dans le renforcement d’autres services. Cela pourra nécessiter l’organisation d’une ou de plusieurs réunion(s) pour encourager les acteurs à communiquer et se concerter directement au sujet de la continuité des soins des jeunes enfants et du rôle de la vaccination à cet égard. Cet ensemble de services à dispenser au cours de la deuxième année de vie reposera sur un éventail de considérations techniques, gestionnaires et axées sur le patient. Les questions à prendre en considération pour décider des éléments qui constitueront cet ensemble sont notamment les suivantes : • Quelles sont les priorités établies du ministère de la Santé pour ce qui concerne la santé publique ? • Quelles interventions peuvent être mises en œuvre pour les enfants âgés de 12 à 23 mois, certaines de ces visites sont-elles déjà établies, et coïncident-elles avec un calendrier vaccinal recommandé au cours de la deuxième année de vie ? • Quels services, et combien d’entre eux, peuvent être programmés lors d’une seule visite au cours de la deuxième année de vie, et cela sera-t-il plus commode pour l’enfant et pour la personne prenant soin de l’enfant ? • Toutes les interventions peuvent-elles être mises en œuvre pour les enfants au moyen de services fixes (statiques), de proximité et mobiles, et ces stratégies de prestation de services sont-elles opérationnelles ? • Les interventions proposées pour cette visite sont-elles mises en œuvre dans tout le pays ou seulement dans certaines zones géographiques ? • Les impératifs logistiques sont-ils similaires ? • Quelles sont les incidences sur les ressources humaines, notamment les capacités du personnel, le temps passé par patient, et le flux des patients ? 35 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 • Les ressources humaines et financières disponibles sont-elles suffisantes pour mettre en œuvre et maintenir chacune des interventions proposées pour la visite ? Certains pays ont prévu des services intégrés qui incluent la vaccination au-delà de l’âge d’un an et ils ont évalué l’expérience acquise pour déterminer comment améliorer les services. Les leçons tirées de cette expérience peuvent aider à orienter d’autres pays dans leurs processus décisionnels et de planification. E N S E M B L E D’I N T E RV E N T I O N S P O U R U N E V I S I T E M É D I CA L E C O M P L È T E D E L’E N FA N T À L’ÂG E D E 1 8 M O I S Un an après l’introduction du VVR2 en République de Zambie, le ministère de la santé et ses partenaires ont fait le point sur l’expérience acquise pour décider comment renforcer les résultats et intégrer la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans d’autres services. Lors d’une réunion spéciale, les responsables de plusieurs programmes - vaccination, nutrition et santé de l’enfant, les représentants des équipes provinciales et de district du système d’information pour la gestion sanitaire et les principaux partenaires techniques ont examiné par quels moyens la visite pour le VVR2 au cours de la deuxième année de vie pourrait satisfaire d’autres besoins sanitaires. Cette discussion a notamment débouché sur la définition de l’ensemble des services présenté ci-dessous. Elle faisait suite en partie à la décision du ministère de la santé de transformer en service systématique sa stratégie de supplémentation en vitamine A et de déparasitage, jusque-là associée aux semaines de la santé de l’enfant. À l’âge de 18 mois, tous les enfants bénéficient maintenant des services suivants: • VVR2 • rattrapage des autres vaccinations de la première année de vie qui ne sont pas à jour et pour lesquelles l’enfant satisfait encore aux critères d’admissibilité • suivi et promotion de la croissance • supplémentation en vitamine A • traitement antiparasitaire (mébendazole) Pour certains enfants, le cas échéant: • suivi/transfert en cas de diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson; • transfert pour la PCIME ou la prise en charge intégrée des cas dans la communauté pour les enfants fébriles ou présentant d’autres signes de maladie pendant la visite. L’E X P É R I E N C E D E L A Z A M B I E 36 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N ENSEIGNEMENTS TIRÉS DE L’INTÉGRATION DE LA VACCINATION DANS D’AUTRES SERVICES AU COURS DES CINQ PREMIÈRES ANNÉES DE VIE Le programme de vaccination de la République du Honduras est une solide plate-forme pour la prestation d’autres services aux enfants âgés de 2 à 5 ans. Il s’agit notamment de la supplémentation en vitamine A, de la supplémentation en acide folique pour les mères, de la promotion de l’allaitement au sein exclusif, de l’éducation pour la reconnaissance des tumeurs oculaires et de mesures locales ponctuelles destinées à endiguer les flambées de choléra et à maîtriser la dengue. Une première étude de l’expéri- ence acquise a montré ce qui suit. • ➢ Le succès repose sur l’étroite coordination et la planification conjointe entre les différents programmes et les différents niveaux du système de santé. • ➢ Les orientations techniques et programmatiques doivent être élaborées conjointement pour définir clairement la mise en œuvre des interventions prévues lors des visites médicales de l’enfant qui incluent la vaccination. • ➢ Les personnels de santé à tous les niveaux doivent être formés aux orientations techniques. • ➢ La ponctualité et l’adéquation des prévisions, des achats, de la distribution et du stockage sont nécessaires pour toutes les fournitures, pas seulement les vaccins, requises dans l’établissement de santé pour la visite médicale de l’enfant. • ➢ Un groupe de travail chargé de la communication devra concevoir un plan de communication stratégique incluant l’élaboration de matériels, l’utilisation des médias, la participation de la communauté ainsi qu’un calendrier et un budget. • ➢ Les formulaires pour l’enregistrement et la notification des données devront être adaptés et le système d’information pour la gestion sanitaire actualisé en conséquence. • ➢ Un suivi systématique, par classe d’âge et stratégie, des progrès eu égard aux buts fixés devra être effectué. • ➢ L’encadrement conjoint avec des membres du personnel de tous les programmes concernés devra accorder la priorité aux zones à forte densité de popula- tion et aux zones à risque. • ➢ Au nombre des obstacles à la pérennité de l’intégration figurent l’incertitude du financement et la disponibilité limitée des produits essentiels. D’après : Molina-Aguilera et al. Integrating health promotion and disease prevention interventions with vaccination in Honduras. J. Inf. Dis. 2012 ; 205 (Suppl. 1). L’E X P É R I E N C E D U H O N D U R AS 5 SECTION 37 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 38 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N L’introduction d’une visite de vaccination planifiée au cours de la deuxième année de vie requiert une planification détaillée pour sa mise en œuvre dans le cadre de l’organi- sation et de la prestation existantes des services fixes, de proximité et mobiles. Un rôle important incombe aux cadres aux niveaux du district et des établissements, à savoir ajuster la micro-planification et examiner l’organisation des services, le flux des patients, les ressources humaines et la prévention des occasions manquées de vaccination. Les responsables nationaux fourniront les orientations pour l’actualisation des modèles de micro-planification et la prestation de services de qualité, notamment si l’administration des interventions doit suivre un ordre préférable. La vaccination, en tant qu’acte invasif, fera généralement suite aux autres interventions.15 L’agent de santé, à la fin de l’interaction avec la personne prenant soin de l’enfant, lui indiquera cependant ce qu’il convient de faire en cas d’effets secondaires ou indésirables, et quand et où revenir pour la prochaine visite. 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification Dans de nombreux pays, les outils de micro-planification actuellement utilisés sont conçus pour aider à planifier la vaccination au cours de la première année de vie. Pour convenir à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les outils de micro- planification devront être révisés et étendus à la cohorte de la deuxième année de vie des enfants âgés de 12 à 23 mois. La population cible est constituée par les nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précédente. Ainsi, par exemple, s’il est prévu d’administrer le DTC4 aux enfants âgés de 18 mois ou plus, le groupe cible pour la micro-planification pour l’année en cours est constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Cette information devra être disponible dans les plans de l’année précédente. La ponctualité de la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deux- ième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. La micro-planification reposera sur la cohorte des 12–23 mois et, même si les enfants sont vaccinés plus tard que prévu, cela n’affectera ni le nombre ni la zone de recrutement des enfants à vacciner, seulement l’âge auquel les vaccins leur seront effectivement administrés. Comme décrit plus en détail à la section 7, toutes les doses administrées, quel que soit le moment, seront enregistrées dans les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage, les registres des établissements, les dossiers de vaccination électroniques et les rapports mensuels, selon l’âge auquel les vaccins ont effectivement été administrés à l’enfant. 15 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse - position de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf). 39 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 La micro-planification veillera en particulier à choisir les sites de proximité qui sont commodes pour la ou les personne(s) prenant soin de l’enfant, compte tenu du fait qu’un enfant dans sa deuxième année de vie est maintenant plus grand, plus lourd et moins facile à transporter qu’un nourrisson. Les mères auront aussi plus probablement un emploi à l’extérieur. Pour améliorer l’accès et réduire les taux de défection, le choix du site, le jour de la semaine et l’heure du jour des séances de proximité seront décidés, dans la mesure du possible, en consultation avec les membres de la communauté. Compte tenu de la prestation de services de santé supplémentaires pendant la visite prévue au cours de la deuxième année de vie, la micro-planification portera sur les aspects opérationnels de ces services, de même que sur ceux de la vaccination. Les personnels chargés de la nutrition, de la santé de l’enfant, de l’eau et de l’assainisse- ment, du VIH/sida, de la planification familiale, de l’éducation sanitaire et des autres programmes seront encouragés à participer au processus de micro-planification. 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie De nombreux pays aux moyens limités manquent cruellement de ressources humaines de sorte que les effectifs dont sont réellement dotés les établissements de santé ne satisfont pas aux normes fixées par les pouvoirs publics. La prestation de plusieurs services pendant la visite suppose la présence des types d’agents de santé appropriés dans chaque établissement. Pendant la phase de planification de la visite au cours de la deuxième année de vie au niveau national, les responsables du secteur de la santé examineront les ressources humaines dont disposent réellement les établissements de santé et ils formuleront des orientations quant aux types de personnel qui pourront s’acquitter de chaque tâche. Il pourra être nécessaire de réviser la définition des tâches et les responsabilités. Au niveau clinique, les infirmières-chef ou les responsables des établissements devront communiquer clairement la chronologie des services, qu’il s’agisse de services fixes ou de proximité. Ils désigneront également les personnels qui s’acquitteront de tâches particulières (décrites plus en détail à la section 8). Ces tâches sont notamment les suivantes : • contrôler le statut vaccinal des enfants pour déterminer quels services ils sont censés recevoir ce jour-là ; • dispenser chaque service dans un ordre prédéfini, ainsi, par exemple, suivi et promotion de la croissance, supplémentation en vitamine A, déparasitage, vaccination, conseil ; 40 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N • enregistrer les services administrés, dans tous les outils appropriés, immédiatement après leur prestation ; • s’entretenir avec chaque personne prenant soin de l’enfant du service qui vient d’être fourni à l’enfant et des mesures qui incombent ensuite à cette personne. Dans les établissements de santé plus petits où la responsabilité de toutes les fonctions incombe à un, ou à quelques, membre(s) du personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. Aux points de prestation des services, fixes ou de proximité, des agents de santé communautaires ou des volontaires qualifiés, pourront aider les agents de santé pour ce qui est de la gestion du flux des patients, de l’éducation sanitaire, et éventuellement de certains aspects de la tenue des dossiers. Dans les communautés, les tâches des agents de santé communautaires pourront inclure l’enregistrement des nouveau-nés, la tenue des registres communautaires des enfants âgés de 0 à 59 mois et des femmes enceintes, la recherche et le suivi des sujets perdus de vue, la sensibilisation des membres de la communauté à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie et leur information concernant le moment et le lieu où se présenter pour recevoir ces services. Certaines tâches sont cependant moins adaptées aux agents de santé communautaires et aux volontaires. Le contrôle du statut vaccinal des enfants âgés de 12 à 23 mois pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité à la vaccination, par exemple, est plus complexe que la vaccination des nourrissons, compte tenu du nombre accru des doses que ces enfants devraient avoir reçues à cet âge et de l’incertitude possible quant à la manière de procéder en cas de doses manquantes ou de vaccinations qui ne sont pas à jour. Aussi cette tâche nécessitera-t-elle probablement des agents de santé qualifiés. Dans les établissements de santé plus petits avec des ressources limitées en termes de personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. © W H O /Reidy 41 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients Dans les situations où les moyens disponibles sont limités, il ne sera pas toujours possible de proposer tous les services en même temps ni au même endroit. Ainsi, la vaccination ne pourra pas être assurée quotidiennement, comme prévu par les autorités nationales, dans un petit établissement où la prestation de tous les services repose sur un ou deux agent(s) de santé. Il sera alors important d’élargir la communication et de mobiliser les communautés pour que les personnes concernées se présentent les jours précis où les services sont proposés. Au niveau du district et dans les établissements, les responsables sanitaires devront examiner les questions suivantes : • Quelles seront les tâches particulières qui incombent à chaque type d’agent de santé dans la fourniture de la vaccination, —Ouvrages de référence essentiels Guides relatifs aux occasions manquées de vaccination (OMV) La stratégie de l’OMS pour réduire les occasions manquées de vaccination (OMV) vise à accroître la couverture vaccinale en améliorant l’utilisation des sites de vaccination existants (dans les centres de santé, les hôpitaux, les services de proximité/mobiles, etc.) Tout en améliorant la couverture, la réduction des OMV renforcera la prestation des services de santé et encouragera la synergie entre les programmes. http://www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_strategies/ MOV/fr/ et d’autres services, pendant la visite au cours de la deuxième année de vie ? Que fera-t-il différemment, le cas échéant, par rapport à la pratique actuelle sur une base quotidienne, mensuelle, trimestrielle ou annuelle ? • Quels sont les blocages probables qui pourront entraîner de longues attentes, notamment dans les établissements de grande dimension ? Les responsables des dispensaires détermineront la manière de réduire la durée de l’attente. • Là où tous les patients passent par l’accueil avant d’accéder aux services, cette étape peut-elle être utilisée pour communiquer avec les parents, répondre à leurs questions, et aiguiller les enfants vers les différents services ? Dans certains cas, il pourra être possible de dispenser certains services à l’accueil ou dans la salle d’attente avant que les mères ou les personnes prenant soin de l’enfant se dirigent 42 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N 16 Les évaluations des OMV menées au Tchad (2015), à Timor Leste (2015) et au Burkina Faso (2016) ont montré que les OMV étaient proportionnellement plus nombreuses pendant la deuxième année de vie. vers d’autres départements. Il pourra être nécessaire d’affecter des personnels chargés de la vaccination ou d’autres services à l’accueil à tour de rôle pour faciliter cette étape. • Tous les services proposés pendant une visite de vaccination au cours de la deux- ième année de vie sont-ils effectivement proposés et disponibles le même jour ? Des occasions manquées de vaccination et d’autres services peuvent être dues au fait que tous les personnels ne sont pas présents et tous les services ne sont pas dispensés en même temps au même endroit. La complexité accrue de la visite au cours de la deuxième année de vie pourra nécessiter une révision du calendrier des services de proximité, pour optimiser l’utilisation des ressources humaines. • Les politiques et les pratiques requises ont-elles été instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs) ? Des évaluations récentes dans certains pays ont montré que le taux des occasions manquées de vaccination (OMV) était particulièrement élevé pendant les visites au cours de la deuxième année de vie.16 Aussi est-il important de concevoir et d’organiser les services de manière à encourager une coordination entre les différentes interventions sanitaires. Les conclusions des évaluations indiquent par ailleurs qu’une ou deux visites seulement ont lieu au cours de la deuxième année de vie pour des soins préventifs, et qu’il est par conséquent plus important encore de saisir ces occasions. Les pays qui ont mené une évaluation des OMV devront en intégrer les résultats dans leur planification pour améliorer l’organisation des services. Les politiques devraient être instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs). © W H O 43 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 SECTION Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 44 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie Les planificateurs feront le point des fournitures requises pour la visite au cours de la deuxième année de vie, tant pour la vaccination que pour les autres services. Les ajustements nécessaires aux fins des prévisions, de la distribution et du stockage seront définis et examinés pour faire en sorte que tous les produits soient disponibles sur chaque lieu de prestation des services. Le tableau 3 présente un exemple fondé sur l’ensemble de services adopté en Zambie. Les pays pourront adapter cet exemple à l’ensemble de services qu’ils prévoient d’inclure dans leur visite médicale des enfants au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 3. INTERVENTIONS ET PRODUITS POUR LA VACCINATION ET LES AUTRES SERVICES LORS D’UNE VISITE PROGRAMMÉE AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE (EXEMPLE) S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Doses de vaccins recommandées au cours de la deuxième année de vie (VVR2, MenA, DCT4/ rappel du vaccin pentavalent) • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccins sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • Actualiser les outils d’enregistrement et de notification Rattrapage des autres vaccinations manquantes à l’issue de la première année de vie • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccin sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant17 • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • S’assurer que les outils de gestion des données permettent l’enregistrement/la notification des vaccinations qui ne sont pas à jour 45 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Supplémentation en vitamine A • capsules de 200 000 UI de vitamine A • Ciseaux • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de vitamine A qui seront nécessaires pour la visite systématique au cours de la deuxième année de vie. Cela pourra représenter un changement dans la stratégie de prestation des services (si ce service était précédemment assuré dans le cadre des journées semestrielles de la santé de l’enfant, par exemple) • Examiner les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quantités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Traitement antiparasitaire • Médicaments antiparasitaires • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de médicaments antipar- asitaires nécessaires pour la visite systéma- tique au cours de la deuxième année de vie • Comparer avec les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quan- tités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Suivi et promotion de la croissance • Balances • Rubans pour mesurer le périmètre brachial à mi-hauteur • Matériels de conseil • Relevé de crois- sance, si distinct de la fiche conservée à domicile • Outils de gestion des données • Faire le point sur les fournitures et les matériels disponibles sur le lieu de prestation des services compte tenu des niveaux estimés d’utilisation et de fréquentation au cours de la deuxième année de vie Suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson • Outils de gestion des données • Matériels de conseil • Déterminer si des quantités supplémentaires de médicaments comme le cotrimoxazole sont nécessaires aux fins du suivi 17 En règle générale, des quantités supplémentaires ne seront pas nécessaires puisqu’il s’agit de « vaccinations en retard » d’enfants déjà comptabilisés dans les prévisions de l’année précédente, et non de doses supplémentaires. Pour couvrir le gaspillage sur le terrain, les pays pourront cependant prévoir des doses supplémentaires pour le rattrapage sur la base de la couverture des années précédentes. 46 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Selon les interventions que les pays choisissent de mettre en œuvre parallèlement à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les autres produits qui peuvent être envisagés sont notamment les suivants: • supplémentation préventive en zinc ou utilisation du zinc dans la prise en charge de la diarrhée • poudres incluant plusieurs micronutriments • traitements de la malnutrition aiguë sévère • suppléments de fer • moustiquaires imprégnées d’insecticides Dans certains pays, les produits comme les suppléments de vitamine A et les médicaments antiparasitaires sont principalement fournis dans le cadre d’activités telles que des campagnes, ainsi les journées ou semaines semi- annuelles de la santé de l’enfant, qui disposent de leurs propres chaînes d’approvisionnement, indépendantes de celles des services. Si les pays décident de les fournir de préférence lors d’une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie, ils devront s’assurer que tous les lieux de prestation des services disposent de quantités suffisantes pour une prestation systématique. Dans les pays où ces produits sont fournis aux établissements de santé dans les trousses de médicaments essentiels, il conviendra de déterminer si les trousses contiennent des quantités suffisantes pour répondre aux besoins lors des visites au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront consulter les lignes directrices de leur programme existant et les normes ou les références mondiales, notamment les directives de l’OMS (disponibles qu’en anglais) Supplémentation en vitamine A chez les nourrissons et les enfants de 6 à 59 mois19 et Chimioprévention des helminthiases chez l’homme. Utilisation coordonnée des médicaments anthelminthiques pour les interventions de lutte: manuel à l’intention des professionnels et des administrateurs de programme.20 18 Disponible en anglais à l’adresse www.who.int/elena/titles/zinc_diarrhoea/en/ 19 www.who.int/nutrition/publications/micronutrients/guidelines/vas_6to59_months/en/ 20 www.who.int/neglected_diseases/preventive_chemotherapy/9789241547109/en/ 47 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 21 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ —Ouvrage de référence essentiel Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi Cet ouvrage décrit les principes et les questions à prendre en considération lors de l’introduction d’un nouveau vaccin dans un programme national de vaccination, et il contient des éléments d’information et des outils/ listes de contrôle pour la planifica- tion, la mise en œuvre et le suivi. Ce guide appelle aussi l’attention sur les moyens de saisir l’occasion d’ajouter un nouveau vaccin pour renforcer les systèmes de vaccination et de santé. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/vaccine_intro_ resources/nvi_guidelines/en/ Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination DE LA DÉCISION À L’EXÉCUTION ET AU SUIVI Dans la prévision des besoins pour la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, la population cible inclut les nourrissons sur- vivants de la cohorte des naissances de l’année précédente. Si, par exemple, il est prévu de vacciner les enfants âgés de 18 mois contre la méningite A, le groupe cible aux fins des prévisions pour l’année en cours sera constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Comme indiqué dans l’encadré 1, la ponctualité de la vaccination lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. Il en découle pratique- ment que les prévisions doivent reposer sur l a cohorte des enfants âgés de 12 à 23 mois. Si les enfants sont vaccinés après l’âge de 23 mois, seul l’âge auquel les doses sont effectivement administrées change mais cela n’affecte pas le nombre des doses requises. S’il est important d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude dans les feuilles de pointage et les rapports mensuels selon l’âge réel de la vaccination, cela n’affectera pas les pratiques de gestion des stocks. Introduire un nouveau vaccin Avant d’introduire un vaccin entièrement nouveau (le vaccin contre la méningite A, par exemple) dans le calendrier de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie, les planificateurs nationaux devront consulter le document de l’OMS Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi. Les sections 3.4 et 3.5 de cet ouvrage examinent en profondeur la question de la gestion des vaccins et de la prévision des besoins.21 Les modifications particulières à apporter à la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendront des caractéristiques du nouveau new vaccin introduit. 48 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Ajouter une autre dose d’un vaccin déjà inclus dans le calendrier Si la visite au cours de la deuxième année de vie prévoit une dose supplémentaire ou de rappel d’un vaccin qui figure déjà dans le calendrier national, les préparatifs nécessaires dépendront également du ou des vaccin(s) en question. L’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou contre la rougeole et la rubéole dans des flacons de 10 doses nécessit- era, selon les estimations, de 15 à 25% d’espace de stockage supplémentaire dans la chaîne du froid. Le besoin de doses de vaccins supplé- mentaires sera compensé dans une certaine mesure par la réduction escomptée du taux de gaspillage des vaccins en flacons de 10 doses car, compte tenu de la taille accrue de la population cible, davantage de doses seront utilisées par flacon. Il a été estimé que le taux de gaspillage de vaccin antirougeoleux pourrait être réduit de 40% du fait du remplacement du calendrier à une dose par un calendrier à deux doses.22 Les administrateurs de programme et les logisticiens devront aussi surveiller et réviser le taux de gaspillage et les facteurs de gaspillage de vaccin à valence rougeole compte tenu de toute modification éventuelle des politiques, ou des pratiques réelles, concernant les circonstances dans lesquelles les agents de santé doivent ouvrir des flacons multidoses de 22 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) pp. 21–22. pp. 21–22. —Ouvrage de référence essentiel Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antir- ougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine Cet ouvrage fournit des orienta- tions à l’appui des discussions sur la politique à mener et des aspects opérationnels de l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans le calendrier de vaccination systématique. Il fournit des indications utiles sur les questions propres à la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, notamment la prévision, la communication et la gestion des données liées à la vaccination. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/112842/ WHO_IVB_13.03_fre.pdf Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine Contact Département V ccination, vaccins et produits biologiques Organisation mondiale de la Santé 20 avenue Appia CH 1211 Genève Suisse vaccines@who.int ces vaccins. Moyennant une formation complémentaire ou un renforcement des compétences, les agents de santé devront prendre l’habitude d’ouvrir des flacons de 10 doses même lorsqu’un enfant ou deux seulement sont présents pour la vaccination. Cette pratique améliorera la ponctualité de la vaccination, priorité importante du programme, en particulier pour la rougeole. Cela risque en revanche d’accroître les taux de gaspillage. Pour ce qui est de l’introduction du DTC4, l’effet sur la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendra du produit vaccinal utilisé. Si un pays, par exemple, 49 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 qui utilise un vaccin pentavalent pour la vaccination des nourrissons prévoit d’administrer le DTC4 au moyen du seul DTC, cela reviendra alors à ajouter un nouveau vaccin à la chaîne du froid. Si le pays décide au contraire d’administrer le DTC4 sous la forme d’une dose supplémentaire de vaccin pentavalent, les besoins supplémentaires en espace de stockage dans la chaîne du froid pourront être réduits au minimum, ce qui facilitera la gestion programmatique des approvisionnements. L’utilisation de vaccin pentavalent rendra superflues les doses supplémentaires administrées de vaccin contre l’hépatite B et contre Haemophilus influenzae type B (Hib), même si celles-ci sont sans danger. Les responsables du programme national devront peser le pour et le contre de cette décision. Vaccination de rattrapage pour les doses manquantes à l’issue de la première année de vie De nombreux pays procèdent déjà à certaines vaccinations de rattrapage au moyen des fournitures existantes. Avec l’introduction d’une plate-forme pour la deuxième année de vie et du renforcement des politiques de vaccination de rattrapage, les besoins en vaccins et en logistique pourraient augmenter à brève échéance ; aussi les administrateurs devront-ils surveiller l’évolution de la consommation de vaccins pour ajuster leurs prévisions en conséquence. Les effets potentiels de la vaccination de rattrapage sur la gestion des vaccins et de la chaîne du froid peuvent être estimés sur la base d’un ensemble de facteurs, notamment les données relatives aux tendances passées concernant la vaccination des enfants âgés de plus d’un an, le nombre escompté de doses de chaque vaccin à administrer après l’âge d’un an, et la question de savoir si les flacons de vaccin en question peuvent être utilisés dans les jours suivant leur ouverture, conformément à la politique relative aux flacons multidoses.23 Autres produits pour la vaccination Des quantités accrues d’aiguilles, de seringues et de réceptacles de sécurité sont nécessaires compte tenu des vaccinations supplémentaires à administrer au cours de la deuxième année de vie. La section 3.5 du document Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi fournit des orientations détaillées sur ce sujet.24 Les quantités de ces fournitures nécessaires dépendront de la couverture estimée pour chaque dose de chaque vaccin, et elles pourront évoluer au fil du temps. Dans certains pays, les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2, élevés au départ, ont reculé en quelques années tandis que dans d’autres pays, les taux de défection sont restés élevés. Les administrateurs de programme et les logisticiens devront surveiller chaque année les schémas réels de la couverture et de la consommation de vaccins, et ajuster leurs buts et leurs prévisions en conséquence. 23 Déclaration de politique générale de l’OMS : Révision de la politique relative aux flacons multidoses, 2014. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2014 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/135972/1/WHO_IVB_14.07_eng.pdf). 24 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ 50 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 SECTION Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 51 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 L’enregistrement, la notification et l’utilisation des données à tous les niveaux peuvent constituer les aspects les plus complexes de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les groupes cibles à vacciner, ou qui bénéficieront d’autres services, doivent être clairement définis et des dénominateurs appropriés utilisés pour calculer la couverture de ces groupes cibles. Pour déterminer les besoins en données, des décisions devront être prises concernant les types d’informations et d’indicateurs à utiliser pour suivre l’exécution et orienter l’action. Les instruments d’enregistrement et de notification des données devront être soigneusement révisés, notamment avec l’aide des utilisateurs finaux, pour faire en sorte qu’ils aident effectivement les personnels de santé à vérifier qui satisfait aux critères d’admissibilité, à dispenser les services, et à employer de bonnes pratiques d’enregistrement et de notification. La présente section porte sur les sujets suivants : 1. INDICATEURS DE RENDEMENT. Les programmes doivent décider comment surveiller l’introduction et l’exécution et comment les indicateurs seront utilisés pour orienter les activités et la prise des décisions. Ils devront également envisager d’autres moyens d’obtenir des données relatives au programme notamment au moyen d’enquêtes en population sur la couver- ture ou d’enquêtes sur les connaissances- attitudes-pratiques (CAP). 2. BESOINS EN DONNÉES. Une fois connus les indicateurs d’exécution, les besoins en données pour la production des indicateurs pourront être définis. 3. ACTUALISATION DES FORMULAIRES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES. Cela inclut tous les outils d’enregistrement, de notification et de suivi. © U N IC EF/U N 0 26564/Parry 52 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.1 Indicateurs d’exécution Les décisions quant aux changements à apporter aux outils et aux méthodes de gestion des données reposeront sur le principe de base selon lequel seules les données qui ont des chances d’être utilisées doivent être recueillies. Les pays seront sensibilisés à la nécessité de notifier régulièrement certains indicateurs de vaccination mondiaux. D’autres besoins en matière de données pourront cependant varier selon les priorités et les problèmes liés au programme de chaque pays. Le tableau 4 présente les indicateurs de vaccination adaptés à l’établissement ou au renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie. La mesure des indicateurs relatifs à la deuxième année de vie nécessite l’enregistrement et le comptage des doses déjà reçues à l’âge de l’administration. Dans les contextes où les retards de vaccination sont notoires et où l’amélioration de la ponctualité est une priorité, les feuilles de pointage pourront être ventilées en trois classes d’âge: de 0 à 11 mois, de 12 à 23 mois, et plus de 24 mois. Cela permettra au programme de surveiller si la ponctualité s’améliore progressivement. Un pays où la ponctualité de la vaccination est solidement établie n’y accordera pas nécessairement de l’importance et pourra préférer limiter ses feuilles de pointage à deux classes d’âge: de 0 à 11 mois, et plus de 12 mois. Pour éviter de surcharger les agents de santé avec des tâches de notification, les pays devront réfléchir soigneusement aux données supplémentaires qui seront nécessaires, le cas échéant, pour les indicateurs liés à la deuxième année de vie et saisir l’occasion d’examiner, voire d’éliminer, les indicateurs qui ne sont pas utilisés actuellement. Sur cette base, les pays devront décider quelles données recueillir systématiquement chaque année, auprès de tous les lieux de prestation de services de vaccination, et quelles données recueillir moins fréquemment au moyen d’enquêtes de couverture en population comme les enquêtes démographiques et sanitaires (EDS), les enquêtes en grappes à indicateurs multiples d’UNICEF (MICS) ou les enquêtes CAP. Il est important de distinguer entre les données recueillies au moyen de chacune de ces méthodes. Les enquêtes en population sur la couverture par la vaccination systématique doivent être adaptées aux fins de l’enregistrement des données sur toutes les doses adminis- trées. Le document de l’OMS Vaccination coverage cluster surveys: reference manual (2017)25 fournit des orientations sur la définition des populations cibles sur lesquelles doivent porter les enquêtes si la vaccination est étendue au-delà de l’âge d’un an. Pour la couverture des vaccins recommandés entre les âges de 12 à 23 mois (le VVR2, le DTC4, par exemple) le manuel de référence suggère de faire porter l’enquête sur les enfants âgés de 24 à 35 mois en plus de ceux qui sont âgés de 12 à 23 mois et qui font habituellement l’objet d’enquêtes liées aux vaccins recommandés avant l’âge de 12 mois. Suivi des défections entre le VVR1 et le VVR2 Les défections entre le VVR1 et le VVR2 doivent faire l’objet d’un suivi aux niveaux national, infranational et des établissements sur la base de rapports récapitulatifs 25 http://www.who.int/immunization/documents/who_ivb_18.09/en/ 53 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 26 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) ) Annexe 6, p.16. mensuels. Les établissements sont aussi encouragés à établir des diagrammes de suivi. L’administration prévue des doses à deux cohortes de naissance différentes est une source de complication; en réalité, cependant, vu la très petite différence de taille entre les cohortes de deux années consécutives, le même dénominateur sera utilisé pour les deux doses pour le calcul des défections. Il est recommandé d’utiliser comme dénominateur les nourrissons survivants de la cohorte recevant le VVR1.26 Un diagramme type de suivi de la couverture, incluant les défections entre le VVR1 et le VVR2, est présenté à l’annexe 2. Vérifier si toutes les interventions prévues pendant une visite planifiée au cours de la deuxième année de vie sont effectivement mises en œuvre La visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion de faire bénéficier le même enfant de plusieurs services, et elle encourage une utilisation accrue des ser- vices à un âge vulnérable. Il est important de disposer d’un système de suivi de l’utili- sation réelle de toutes les interventions mises en œuvre pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. Si, par exemple, l’exécution de la vaccination est supérieure à celle des autres services, cela permettra de signaler les obstacles à leur prestation et pourra aider les responsables à reconnaître les problèmes particuliers et à rechercher des solutions. Si tous les services qui doivent être fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie sont notés dans le même registre, les chefs et les cadres de l’établissement pourront effectuer des contrôles réguliers pour évaluer la mesure dans laquelle les enfants qui se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie bénéficient effectivement de tous ces services. Par ailleurs, l’enregistrement de plusieurs services au même endroit peut donner naissance à un grand registre encom- brant qui risque de se révéler rapidement malcommode. La faisabilité de ces pratiques d’enregistrement devra être examinée et testée avec les agents de santé. L’utilisation réelle des interventions intégrées pourra aussi être suivie au moyen de visites dans les établissements, d’enquêtes et d’entretiens à la sortie des patients. Déterminer si les enfants sont entièrement vaccinés L’ajout de nouveau vaccins et de nouvelles doses des vaccins existants au cours de la deuxième année de vie complique la tâche de l’agent de santé qui doit utiliser les données administratives pour déterminer les enfants qui sont entièrement vaccinés eu égard à leur âge et au calendrier vaccinal du pays. L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. Il arrive de plus en plus fréquemment qu’un enfant soit appelé à recevoir 15 doses de vaccins ou plus au cours des 15 à 18 premiers mois de vie. Cela accroît le temps dont l’agent de santé a besoin pour examiner le carnet de santé de l’enfant ou pour con- trôler tous les points du registre pour déterminer si l’enfant est entièrement vacciné. Une option consiste à scinder l’indicateur en deux catégories ou plus (< 12 mois et < 24 mois). Les programmes peuvent aussi choisir de ne pas inclure l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné dans les feuilles de pointage, mais de surveiller l’indica- teur ou les indicateurs au moyen d’enquêtes périodiques sur la couverture vaccinale. 54 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N TA B L E AU 4. R É SU M É D E S I N D I CAT E U RS D E VAC C I N AT I O N L I É S À L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. 55 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. a Le dénominateur sera la cohorte de naissance des 12–23 mois (les nourrissons survivants) même si les données sont ventilées en trois classes d’âge. b Cet indicateur est très utile dans les pays où le VVR1 est recommandé à l’âge de 9 mois. Dans les pays où l’administration du VVR1 est prévue à l’âge de 12 mois ou plus tard, l’indicateur devra être modifié en conséquence. 56 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.2 Besoins en données Déterminer les dénominateurs Pour les vaccinations prévues après la première année de vie, la meilleure cible est l’estimation des nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précé- dente. La couverture vaccinale administrative peut ensuite être estimée en divisant les doses administrées pendant l’année en cours (numérateur) par le nombre estimé des enfants survivants de la cohorte de naissance de l’année passée (dénominateur). Enregistrer les doses administrées Les doses de vaccins seront comptabilisées au minimum dans deux classes d’âge (0–11 mois et plus de 12 mois) ou, de préférence, dans trois classes d’âge (0–11 mois, 12–23 mois et plus de 24 mois). Des exemples de feuilles de pointage incluant ces deux ventilations possibles sont présentés à l’annexe 1. L’établissement de sous- catégories supplémentaires pour l’enregistrement des doses, comme la prestation des services (fixes ou de proximité), alourdit la charge de travail des agents de santé et accroît le risque d’erreurs ; aussi la ventilation en classes supplémentaires au-delà de l’âge doit-elle être envisagée avec précaution. La manière dont ces données supplémentaires seront utilisées pour orienter les activités sera clairement définie afin de déterminer si leur collecte est réellement nécessaire. Au besoin, des feuilles de pointage distinctes seront utilisées pour les séances fixes et de proximité, et les fiches de notification mensuelles incluront des lignes distinctes pour chaque antigène pour les séances fixes et les séances de proximité. Le suivi des indicateurs sanitaires par sexe a été recommandé par certaines personnes à des fins d’équité ; les enquêtes de couverture ont cependant montré à plusieurs reprises que le sexe de l’enfant ne constituait pas un obstacle à la vaccination.27 Vu le surcroît de complexité que cause la stratification pour le système administratif, l’OMS L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. 27 State of inequality: childhood immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2016 www.who.int/gho/health_equity/report_2016_immunization/en/ (disponible en anglais) © U N IC EF/U N 0 59893/Rom eo 57 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 E N CA D R É 3 P RO M O U VO I R L’E X ACT I T U D E D E L’E N R EG I ST R E M E N T E T D E L A N OT I F I CAT I O N P O U R A M É L I O R E R L E S S E RV I C E S Les agents de santé peuvent hésiter à enregistrer les doses de façon exacte s’ils craignent d’être réprimandés parce qu’ils consignent des pratiques qui ne sont pas conformes aux normes nationales. L’enregistrement approprié des pratiques réelles est essentiel pour la détection et la résolution des problèmes ; aussi l’exactitude de l’enregistrement et de la notification doit-elle être encouragée et soutenue. Si, par exemple, une première dose de VVR est administrée après l’âge d’un an, elle devra être enregistrée comme la première dose, quel que soit l’âge de l’enfant. Si les agents de santé se sentent contraints de déclarer qu’ils n’ont pas dépassé les taux de gaspillage de vaccins établis, ils risquent de renvoyer les mères et les enfants sans vaccination si un ou deux enfants seulement se présentent pour le VVR ou d’autres vaccins lyophilisés en flacons multidoses qui doivent être jetés six heures au plus après la reconstitution. Priver ces enfants de vaccination ce jour-là constitue une occasion manquée de vaccination, qui prolonge l’exposition à la maladie et risque d’entraîner la perte définitive de ces enfants pour le système. Il incombe aux cadres de promouvoir l’exactitude en matière d’enregistrement et de notification des données et d’aider les agents de santé à prendre des décisions lorsque les circonstances ne sont pas optimales. ne recommande pas le comptage des doses par sexe. Il n’est pas non plus conseillé d’essayer de séparer les doses administrées aux enfants dans une zone desservie par un établissement par opposition aux enfants vivant à l’extérieur de cette zone. En cas d’incertitude concernant l’égalité des enfants en matière de vaccination, eu égard au sexe ou à d’autres caractéristiques, il est recommandé que les enquêtes mises en œuvre aient notamment pour mandat de détecter les inégalités ou les disparités en matière de couverture. L’inclusion de trois classes d’âge pour l’enregistrement des doses prend en considéra- tion le problème courant que pose l’enregistrement des doses administrées en retard. Si les enfants viennent pour la vaccination ou d’autres services prévus au cours de la deuxième année de vie à l’âge de 24 mois ou plus, ils ne doivent pas être privés de la vaccination ni des autres soins. Les agents de santé administreront les doses et dispenseront les services et les enregistreront dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels, dans la colonne de l’âge correspondant à celui de l’enfant lorsqu’il a effectivement reçu la dose ou les services. Les guides pratiques des pays fourniront des instructions claires et des scénarios relatifs à l’administration, au comptage, à l’enregistrement et à la notification des doses administrées en retard. 58 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire Tous les instruments de collecte et de notification des données seront examinés et révisés, le cas échéant, compte tenu des besoins en données pour les services au cours de la deuxième année de vie. Une approche de la conception de ces instruments axée sur les usagers sera utilisée pour encourager la mise en œuvre appropriée des contrôles, de la vaccination et de l’enregistrement et de la notification des doses. Les outils d’enregistrement des données devront promouvoir le concept essentiel selon lequel la vaccination complète inclut les doses administrées au cours de la deuxième année de vie ou au-delà. Les agents de santé étant censés utiliser quotidiennement les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage et les registres, ces outils seront conçus en collaboration avec ces personnels et ils feront l’objet d’essais préalables destinés à vérifier s’ils sont bien compris et faciles à utiliser. Ces étapes contribueront à éviter les problèmes liés à l’enregistrement des données, voire aux pratiques vaccinales, comme le refus de vacciner un enfant venu en retard. Les résultats des essais préalables seront pris en compte pour la révision des outils proprement dits et pour le renforcement de la formation à leur utilisation appropriée. Il conviendra de surveiller en permanence la fonctionnalité des outils existants, moyennant l’examen ou l’évaluation de la qualité des données,28 de façon à éliminer ou réviser les aspects qui ne sont pas utilisés de façon appropriée, ou pas utilisés. Associer les représentants des services d’information pour la gestion sanitaire et de tous les programmes concernés pour élaborer un plan destiné à examiner et réviser le système et à assurer la synchronisation des mises à jour avec la diffusion des outils au format papier, notamment les fiches conservées à domicile. Il conviendra d’examiner les systèmes de notification pour éliminer les doubles emplois et les contradictions entre les systèmes parallèles (le système d’information pour la gestion sanitaire et l’outil de gestion des données vaccinales du district ou d’autres systèmes d’information consacrés à la vaccination, par exemple) afin d’éviter une surcharge de travail et de réduire le risque de confusion pour les agents de santé. Établir un plan, assorti d’un budget et d’un calendrier, et obtenir des fonds pour réviser tous les instruments de collecte et de notification des données. Le plan présentera les principales responsabilités, les processus d’examen, le calendrier, les quantités requises, le budget, les sources de financement et un plan de diffusion clair. Le budget inclura le coût de l’impression d’une quantité suffisante 28 Ainsi, par exemple, l’outil Data Quality Self-Assessment (DQS). L’auto-évaluation de la qualité des données est un outil qui propose des méthodes utilisées pour évaluer différents aspects du système de suivi de la vaccination aux niveaux du district et des établissements de santé. Pour plus de détails consulter : www.who.int/immunization/monitoring_surveillance/routine/coverage/en/index3.html (disponible en anglais) 59 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 de fiches conservées à domicile et de tous les nouveaux formulaires et de leur distribution à tous les établissements pour remplacer les formulaires et les registres plus anciens. Tous les nouveaux instruments devront être prêts à temps pour la formation des agents de santé qui pourront ainsi les utiliser directement. Si les établissements de santé utilisent des fiches de vaccination au format électronique et d’autres systèmes électroniques, les modifica- tions concernant tous les aspects du système devront être apportées à temps pour la formation de façon à permettre aux agents de santé de s’exercer à les utiliser. Réviser tous les instruments de collecte des données pertinents. • Les fiches conservées à domicile devront contenir suffisamment de place pour permettre à l’agent de santé d’enregistrer toutes les doses de vaccins systématiques, leur date d’administration, et les autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. La fiche conservée à domicile sera conçue de façon à faciliter le contrôle des doses prévues par tous les agents de santé (y compris les personnels soignants qui ne vaccinent pas). La publication de l’OMS Guide pratique pour la conception, l’utilisa- tion et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccina- tion (voir ouvrage de référence essentiel dans l’encadré 4) fournit des conseils fac- iles à suivre pour la production de fiches conservées à domicile de qualité. • Les feuilles de pointage seront conçues de façon à orienter les agents de santé aux fins de l’enregistrement exact des doses administrées, ventilées par classe d’âge, comme décrit à l’annexe 1. • Les rapports récapitulatifs mensuels enregistreront et résumeront toutes les données issues des feuilles de pointage. Si, par exemple, la feuille de pointage contient un espace pour la notification des doses administrées en dehors de la —Ouvrage de référence essentiel Guide pratique pour la conception, l’utilisation et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccination Les fiches conservées à domicile, tels les cartes de vaccination ou les dos- siers intégrés sur la santé de l’enfant, doivent être conçues pour répondre aux besoins du système de santé et promouvoir des pratiques sanitaires appropriées chez les personnes prenant soin de l’enfant. Elles doivent être mises gratuite- ment à la disposition de toutes les personnes prenant soin de l’enfant, et remplies de façon appropriée. Les agents de santé les encourageront à bien garder les fiches conservées à domicile, et ce pendant plusieurs années. Ils ne doivent cependant pas réprimander ni priver de services ceux qui les ont perdues ou oubliées, ce qui pourrait dissuader les personnes prenant soin de l’enfant de revenir pour une vaccination ou d’autres services essentiels. Les fiches perdues ou endommagées seront remplacées à titre gracieux. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/20 4128/9789242508956_fre.pdf POUR LA CONCEPTION, L’UTILISATION ET LA PROMOTION DES DANS LES PROGRAMMES DE VACCINATION GUIDE PRATIQUE FICHES CONSERVÉES À DOMICILE 60 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N E N CA D R É 4. FICHES CONSERVÉES À DOMICILE POUR LA VACCINATION E T L E S AU T R E S S E RV I C E S D E SA N T É D E L’E N FA N T Vu l’extension de la vaccination à la deuxième année de vie et au-delà, et l’inclusion d’un plus grand nombre de vaccins dans le calendrier des vaccinations, il est de plus en plus important que toutes les mères et toutes les personnes prenant soin de l’enfant aient la fiche conservée à domicile qui renseigne sur le statut vaccinal de l’enfant et fournit des informations essentielles sur la vaccination et la santé. Les politiques vaccinales et la formation/l’encad- rement des agents de santé souligneront qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite à l’établissement de santé pour vérifier si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination chaque fois qu’il est en contact avec le système de santé. Certains pays ont instauré le contrôle du statut vaccinal au moment de l’inscription pour l’enseignement primaire, et il convient de rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’il est important de bien garder la fiche conservée à domicile jusqu’à l’inscription de l’enfant dans le système éducatif. classe d’âge recommandée, ou des séances fixes/de proximité, le résumé mensuel enregistrera également cette information pour éviter aux agents de santé de devoir eux-mêmes improviser une solution. • Les registres incluront un espace pour les doses supplémentaires à administrer (ou les autres interventions à mettre en œuvre) lors de la visite au cours de la deuxième année de vie et au-delà, sans limiter l’enregistrement des doses à la deuxième année de vie. La quantité des données à enregistrer dépendra des modalités de leur utilisation, du temps requis pour saisir les données, du coût, et du volume des registres. Il sera aussi crucial d’organiser les registres, ou les fichiers d’attente, pour aider à retrouver plus facilement les sujets qui ne se sont pas présentés. Comme décrit à la section 8, la formation et l’encadrement devront tenir compte des situations inhabituelles que les agents de santé rencontreront probablement et qui leur compliqueront la tâche lorsqu’il s’agira d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude. L’annexe 3 propose des scénarios types à titre d’illustration. 61 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 SECTION Formation et renforcement des capacités des agents de santé 62 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. Aux fins du renforcement des capacités des agents de santé, les « compétences » sont définies comme englobant les savoir-faire, les connaissances et les attitudes. Pour que la vaccination et les autres services de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie soient considérés comme une priorité, les capacités relationnelles, les motivations et les attitudes des agents de santé devront être abordées dans la formation et l’encadrement, et les retours d’informations qui leur sont adressés. La formation est essentielle pour l’introduction de nouveaux savoir-faire, mais elle devra être suivie d’un appui ultérieur comme un tutorat ou un encadrement bienveillant, pour le renforcement des compétences et l’amélioration des pratiques sur une base continue. Les représentants de tous les programmes concernés lors d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribueront au processus d’élaboration du programme de formation. Un plan de travail, un calendrier et un budget seront établis aux fins de la mise au point des matériels de formation pour que les acteurs concernés partagent la même compréhension claires des responsabilités et des délais concernant la rédaction, l’examen, la finalisation et la production des matériels de formation et d’autres matériels complémentaires, tels des diapositives, des instruments de travail, des matériels d’exercice, etc. La formation, l’encadrement et les autres moyens d’appui suivant la formation renforceront les politiques et les modes opératoires normalisés, y compris le principe de base selon lequel la vaccination en temps voulu est idéale mais (à quelques exceptions près) mieux vaut une vaccination en retard que l’absence de vaccination. 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé L’une des mesures essentielles consiste à définir les compétences que doivent avoir tous les membres du personnel de santé qui participent à la vaccination et aux autres interventions sanitaires et nutritionnelles au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une analyse des tâches ou une évaluation des besoins en matière d’appren- tissage devra être menée pour déterminer clairement les membres du personnel qui seront chargés de tâches particulières, comme indiqué à la section 5. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie qui inclut d’autres services de santé, les formateurs dresseront la liste des tâches prévues et des compétences requises : • des vaccinateurs ; • des autres dispensateurs de soins de santé associés à une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie ; • des cadres ou des responsables de l’établissement de santé ; • des agents de santé communautaires ; 63 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 • des personnels au niveau du district ou de la région chargés de la vaccination, de la santé de l’enfant, de la gestion logistique, de la gestion des données, du plaidoy- er, de la communication, de la participation communautaire et de la mobilisation sociale. Une manière de procéder consistera à dresser la liste des changements particuliers apportés aux responsabilités quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles et annuelles de l’agent de santé, qui résultent de l’introduction de la vaccination après l’âge d’un an. 29 Pour les informations et les outils aux fins d’une micro-planification efficace, voir le chapitre 3 de la publication Atteindre Chaque District : Guide pour augmenter la couverture et l’équité dans toutes les communautés de la Région africaine, 2017. Disponible à l’adresse : https://www.afro.who.int/fr/publications/atteindre-chaque-district-guide-pour-augmenter-la-couverture-et-lequite-dans-toutes Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. © W H O M aldives 64 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N E N CA D R É 5. C O M P É T E N C E S D E S AG E N T S D E SA N T É P O U R L A VACCINATION AU COURS DE L A DEUXIÈME ANNÉE DE VIE La formation et le renforcement des capacités pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie devront garantir que les agents de santé sont capables de s’acquitter correctement des tâches suivantes. 1. Établir des micro-plans et prévoir les besoins en produits pour atteindre une cohorte supplémentaire en s’appuyant sur une estimation correcte de la population cible. 2. Contrôler les enfants de façon appropriée pour déterminer quelles doses de vaccins sont nécessaires. Cela suppose une bonne connaissance du calendrier vaccinal (existe-t-il, par exemple, une limite d’âge pour certains vaccins ou certaines doses), de l’intervalle minimum entre les doses, des mesures à prendre en cas de vaccinations en retard ou interrompues et de la manière de déterminer si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité en l’absence de fiche conservée à domicile, et cela dépend de la question de savoir si un enfant venu pour des soins curatifs peut être vacciné. 3. Communiquer clairement avec les personnes prenant soin de l’enfant comme suit. • Lorsque des personnes prenant soin des enfants amènent leurs enfants pour la vaccination au cours de la première année de vie, notamment pour le VVR1, les agents de santé expliqueront les raisons et les avantages pour lesquels ils doivent revenir avec l’enfant pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie. Ils devront aussi leur indiquer clairement quand ils doivent revenir et noter cette information dans la fiche conservée à domicile. • Pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, l’agent de santé remerciera la personne prenant soin de l’enfant d’être venue et l’informera au sujet des vaccins reçus, en précisant notamment que le fait de recevoir simultanément plusieurs injections est sans danger et en le rassurant au sujet de ses inquiétudes et des effets secondaires. 4. Dispenser d’autres services à l’enfant pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, comme le suivi et la promotion de la croissance, la supplémentation en vitamine A et les médicaments antiparasitaires, conformément à la politique nationale. 5. Enregistrer et notifier les doses administrées pendant la visite au cours de la deuxième année de vie dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels. 6. Détecter et retrouver les sujets perdus de vue pour que les enfants reçoivent finalement toutes les doses prévues dans le calendrier de vaccination. Cela pourra nécessiter un encadrement et un appui des agents de santé communautaires. 7. Examiner les données de l’établissement pour évaluer l’exécution et résoudre les problèmes liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie qui requièrent de l’attention. 65 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 8.2 Établir le programme de formation Une grande partie du contenu technique sur l’administration appropriée des vaccins et la fourniture des autres services de santé de l’enfant est déjà disponible dans les matériels de formation existants. Ces éléments peuvent être adaptés et actualisés, le cas échéant, pour la formation aux interventions au cours de la deuxième année de vie. La formation aux autres programmes qui peuvent être intégrés dans la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme la nutrition et la santé de l’enfant, devrait être également examinée et actualisée selon les besoins. De nouveaux éléments de formation devront être élaborés pour les compétences particulières requises aux fins de la visite au cours de la deuxième année de vie recensées précédemment. Ces compétences serviront de base pour la définition des objectifs d’apprentissage du programme de formation. Les objectifs d’apprentissage aident à axer la formation sur ce qu’il est indispensable de savoir par opposition à ce qu’il est intéressant de savoir. Les objectifs d’apprentissage constituent également une base utile pour la formulation de questions importantes pour les tests précédant et suivant la formation. L’utilisation avant et après la formation de tests bien conçus fondés sur les objectifs de formation répond à deux objectifs. Premièrement, ils fournissent des informations sur l’efficacité de la formation proprement dite et peuvent ainsi aider à déterminer comment la renforcer. Deuxièmement, ils désignent les domaines insuffisamment compris. Ces informations peuvent ensuite être utilisées pour focaliser l’appui consécutif à la formation au moyen de l’encadrement, de retours d’informations, d’une formation en cours d’emploi et par d’autres moyens. Les objectifs d’apprentissage en République du Sénégal, présentés ci-dessous, concernent l’introduction d’une deuxième dose de vaccin contre la rougeole et la rubéole. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie incluant plusieurs interventions, les objectifs d’apprentissage pour cette formation devront mentionner les compétences décrites ci-dessus, ainsi que les compétences requises pour les autres services qui seront dispensés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 66 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE POUR LA FORMATION À L’INTRODUCTION D’UNE DEUXIÈME DOSE DE VACCIN CONTRE LA ROUGEOLE ET LA RUBÉOLE (RR2) Le programme de formation à l’introduction du RR2 au Sénégal incluait des objectifs d’apprentissage clairs. À l’issue de la formation, les agents de santé seront capables d’accomplir les tâches suivantes : 1. Décrire le nouveau calendrier pour l’administration du RR2. 2. Déterminer le groupe cible pour l’administration du RR2. 3. Estimer correctement les besoins en vaccin contre la rougeole et la rubéole compte tenu du RR2. 4. Remplir correctement les outils de gestion, notamment le registre des enfants, les feuilles de pointage, le rapport mensuel, le dossier de gestion des stocks et la carte de vaccination. 5. Citer au moins trois avantages liés à l’administration du RR2. 6. Donner au moins deux raisons aux parents pour lesquelles il est important de bien garder la fiche conservée à domicile et de revenir pour le RR2. 7. Citer le nombre de contacts avec les services de vaccination dont un enfant a besoin pour être entièrement vacciné. 8. Décrire au moins quatre tâches incombant aux personnes chargées de la mobilisation au sein de la communauté à l’appui du RR2. L’E X P É R I E N C E D U S É N É GA L © U N IC EF/U N 0 125857/Sharm a En établissant le programme de formation, il est important d’intégrer l’utilisation de méthodes d’apprentissage destinées à l’adulte. Des exemples de ces méthodes sont proposés dans l’encadré 6 ci-après. 67 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 6. M É T H O D E S D’A P P R E N T I S SAG E E F F I CAC E S L’apprentissage chez l’adulte est efficace lorsque le contenu est clairement adapté à l’expérience de l’apprenant, qu’il a une application immédiate, et qu’il répond clairement à un objectif pratique. Chaque fois que possible, il conviendra d’utiliser des méthodes interactives qui permettent de pratiquer les compétences. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, les méthodes interactives utiles incluront notamment les suivantes: • pratique des compétences en matière de communication interpersonnelle, notamment apporter des réponses exactes aux questions d’une manière qui inspire la confiance • scénarios hypothétiques pour le contrôle du statut vaccinal et l’administration, l’enregistrement et la notification des doses. Plusieurs exemples pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie sont présentés à l’annexe 3 • études de cas et résolution de problèmes dans des situations à faible couverture des doses au cours de la deuxième année de vie. L’expérience de la vaccination par le VVR2 dans plusieurs pays a montré que le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses au cours de la deuxième année de vie ou au-delà peuvent être problématiques dans la mesure où les agents de santé doivent faire face à un large éventail de situations qui ne correspondent pas exactement au calendrier de vaccination. Les agents de santé ont besoin d’orientations claires sur des points tels que les suivants : • comment enregistrer une première dose de VVR administrée après l’âge de 12 mois (dans un pays qui recommande l’administration du VVR1 à l’âge de neuf mois); • que faire lorsqu’une mère ou la personne prenant soin de l’enfant se présente avec l’enfant pour la visite au cours de la deuxième année de vie alors qu’il est âgé de plus de 23 mois; • l’intervalle minimum entre les doses; et, • comment mettre en œuvre les stratégies destinées à réduire la douleur associée à plusieurs injections reçues au cours d’une même séance.30 L’annexe 3 présente plusieurs scénarios auxquels les agents de santé peuvent être amenés à faire face et suggère comment aborder directement ces questions pendant la formation. L’annexe 4 donne un exemple d’outil de travail qui peut aider les agents de santé à déterminer les vaccins pour lesquels un enfant satisfait aux critères d’admissibilité. 30 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse : position de l’OMS. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 2015 (http://www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf) 68 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N La formation est également l’occasion d’aborder des domaines où l’exécution est notoirement faible. Elle peut servir, par exemple, à promouvoir la pratique qui consiste à ouvrir un flacon pour administrer le VVR même si un ou deux enfants seulement se présentent à une séance de vaccination. Les cadres au niveau du district doivent appuyer ce principe pour permettre aux agents de santé de première ligne de maîtriser cette pratique. 8.3 Planifier la stratégie de formation Les planificateurs devront élaborer une stratégie de formation pour renforcer les compétences des agents de santé, de leurs superviseurs directs, des équipes de santé de district et des formateurs. Ils devront notamment : Déterminer qui sera chargé des séances de formation et donner à ces personnes les orientations nécessaires sur le contenu technique et sur la manière de former d’autres personnes. Établir un calendrier de formation détaillé. Faire un compte à rebours en partant de la date prévue pour la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie en tenant compte des autres événements concomitants, vacances, élections et campagnes de vaccination, par exemple, qui pourront être cause de retards. Si l’introduction d’autres nouveaux vaccins est prévue dans cet intervalle, l’associer, le cas échéant pour plus d’efficacité, à la formation relative à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Fixer la date de la formation de sorte que les agents de santé de première ligne puissent en bénéficier deux ou trois semaines avant la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Veiller à ce que les outils de collecte des données actualisés soient imprimés et/ou distribués au format électronique à temps pour les exercices pratiques pendant la formation. Imprimer et diffuser d’autres matériels essentiels, directives techniques ou guides pratiques, outils de travail, matériels de communication sur les changements comportementaux (voir la section 9) et ouvrages de formation de référence, par exemple, que les participants partageront avec les autres membres du personnel de leur établissement. À plus long terme, veiller à ce que les informations soient intégrées dans les programmes de formation préalable et continue. 69 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 La formation en cascade est souvent utilisée pour atteindre en un bref laps de temps un plus grand nombre de personnels de santé. On sait toutefois que la qualité de la formation s’érode et varie davantage à chaque nouvel échelon; aussi est-il préférable de limiter à deux ou trois au maximum les niveaux de la cascade. Si une stratégie de cascade est utilisée, les conseils suivants aideront à maintenir la qualité de la formation. • Utiliser la méthode « teach-back » pendant la formation des formateurs, méthode qui consiste à passer du temps avec certains participants qui s’exerceront à la pratique de leurs compétences en simulant la formation d’autres participants, et vice versa. • Produire des scénarios hypothétiques pour les simulations, en utilisant des événe- ments fictifs et de fausses fiches conservées à domicile, pendant des séances de formation interactives. Si les agents de santé utilisent des dossiers de vaccination sur support électronique, procéder à des simulations réelles d’enregistrement des données avec ces appareils et examiner les dossiers avec les participants. • Inclure des formateurs de niveau supérieur dans les séances de formation aux niveaux inférieurs. • Utiliser les résultats obtenus après les tests lors de séances de formation antérieures pour adapter et améliorer la formation lors de séances ultérieures. • Produire des DVD interactifs qui seront utilisés à tous les échelons de la cascade pour garantir le traitement normalisé des contenus les plus complexes. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, cela inclura le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses de vaccin administrées aux enfants âgés de plus d’un an. Avant d’utiliser des DVD il conviendra de s’assurer que le matériel approprié aux fins de leur utilisation est disponible à tous les niveaux. • Travailler avec des concepteurs pédagogiques pour s’assurer que les méthodes d’enseignement sont adaptées à la formation d’adultes. 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation Une seule séance de formation permet rarement de maîtriser un sujet nouveau et complexe. Un appui est nécessaire après la formation pour renforcer les compétences et les pratiques, tant pour consolider le contenu présenté pendant la formation que pour orienter les nouveaux membres du personnel et ceux qui n’ont pu assister à la formation. L’encadrement bienveillant est une méthode courante essentielle de renforcement des compétences. Elle requiert cependant un financement et des moyens de 70 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N transport fiables, qui peuvent faire défaut dans de nombreux contextes. La planification d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie sera l’occasion de souligner l’importance d’un encadrement bienveillant et de plaider en faveur de niveaux de financement suffisants. Dresser une liste de contrôle pour une visite d’encadrement bienveillant intégrée pour la visite au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront adapter leurs listes de contrôle existantes pour l’encadrement bienveillant et y inclure des questions particulières relatives à la visite au cours de la deuxième année de vie. Ces questions pourront aussi être posées pendant la formation ordinaire en cours d’emploi : Les orientations, les outils de travail et les instruments de gestion des données révisés pour la visite au cours de la deuxième année de vie, notamment les fiches conservées à domicile, sont-ils disponibles dans l’établissement ? Le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 fait-il l’objet d’un suivi ? Dans l’affirmative, le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est-il sensiblement supérieur au taux de défection entre les vaccins pentavalent1 et pentavalent3, entre le VPC1 et le VPC3, ou entre le RV1 et la dernière dose de RV ? Si les enfants se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie au-delà de l’âge fixé, comment les agents de santé réagissent-ils ? Ces enfants bénéficient-ils des vaccinations ? Desquelles? Comment les doses sont-elles enregistrées et notifiées ? La vaccination est-elle coordonnée avec les autres services ou y a-t-il des occasions manquées de ce fait ? De quelle manière les agents de santé communautaires repèrent-ils et mobilisent-ils les parents pour qu’ils amènent leurs enfants pour la visite au cours de la deuxième année de vie ? Les approvisionnements en produits nécessaires pour la visite au cours de la deuxième année de vie sont-ils suffisants ? Les personnels d’encadrement communiqueront par écrit leurs observations qui seront conservées dans l’établissement à titre de référence future. D’autres types d’appui consécutif à la formation pourront revêtir les formes suivantes : 71 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 Élaborer un outil de travail pour orienter les agents de santé aux fins du contrôle et de la vaccination des enfants qui ont manqué des doses, ou dont les vaccinations ne sont pas à jour, ou qui n’ont pas de carte de vaccination. Un organigramme ou un algorithme pourra être utile à cet effet. L’exemple présenté à la figure 3 a été établi d’après l’organigramme décisionnel de la République du Ghana. L’outil de travail pourra également inclure des messages essentiels pour aider à répondre aux questions courantes, ou aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant ou des membres de la communauté. Voir à l’annexe 4 un autre modèle d’outil de travail destiné à orienter les agents de santé lorsqu’ils sont appelés à déterminer si un enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination. Élaborer une affiche ou un outil de travail sur le flux des patients pour rappeler à tous les agents de santé de l’établissement, ainsi qu’aux parents et aux personnes prenant soin des enfants, comment les services seront organisés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil de travail insistera en particulier sur les transferts entre les différents départements. Dresser une liste de questions fréquentes pour que les agents de santé soient capables de répondre avec assurance à un éventail de questions et de situations. L’annexe 5 contient un exemple de liste de questions fréquentes que les pays pourront adapter. Planifier des séances de recyclage qui auront lieu un an ou deux après la formation initiale. Donner aux agents de santé un numéro de téléphone (celui d’un superviseur ou un numéro d’urgence) et encouragez-les à appeler et vérifier s’ils ne sont pas sûrs de la manière de vacciner un enfant ou d’enregistrer une vaccination. Chercher d’autres moyens d’apporter un appui après la formation. Selon la situation du pays, il pourra s’agir des moyens suivants : • échanges entre collègues ou réunions d’examen trimestrielles; • un numéro d’urgence que les agents de santé pourront utiliser pour consulter un spécialiste lorsqu’ils se posent des questions; • des SMS ou d’autres messages de rappel envoyés sur le téléphone portable des agents de santé pour renforcer les pratiques. Des textos peuvent aussi être utilisés en reconnaissance de données correctement enregistrées et notifiées en temps voulu. • dans les situations où les agents de santé ont tous accès à des téléphones intelligents, un groupe WhatsApp ou une application de chat similaire leur permettra d’obtenir l’appui de collègues ou l’appui régulier d’un superviseur. 72 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N F I G U R E 3. E X E M P L E D’A LG O R I T H M E U T I L I S É AU G H A N A P O U R D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É À L A VAC C I N AT I O N C O N T R E L A M É N I N G I T E A E T C O N T R E L A RO U G EO L E E T L A RU B ÉO L E Algorithme pour l’administration du VRR et du vaccin contre la méningite A Contrôler le carnet de santé/la courbe de poids de l’enfant Administrer toute vaccination manquante et de la vitamine A Conseiller de revenir à la date correspondant à l’âge approprié pour le(s) prochain(s) vaccin(s) prévu(s) Conseiller de revenir pour la visite médicale de l’enfant à l’âge approprié ÉVALUER L‘ÂGE DE L’ENFANT L’enfant est âgé de moins de 9 mois Ne pas administrer le VRR1 Ne pas administrer le VRR2 L’enfant a-t-il reçu le VRR1 ? L’enfant a-t-il reçu le VRR2 ? Administrer le vaccin contre la méningite A Administrer le VRR2 L’enfant a-t-il reçu le vaccin contre la méningite A? L’enfant est âgé de moins de 18 mois L’enfant est âgé de 18 mois ou plus Administrer le VRR1 L’enfant est âgé de 9 mois ou plus NONOUI NONOUINONOUI 73 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 7. D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É P O U R L E V V R 2 Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, l’OMS recommande l’administration du VVR2 à l’âge de 15 à 18 mois, avec un intervalle minimum de quatre semaines après le VVR1. Là où l’utilisation des services de santé chute sensiblement après la première année, il est difficile, par exemple, de garantir que les personnes prenant soin des enfants amèneront les enfants pour la deuxième dose à l’âge de 18 mois et le risque de défection pourra être assez élevé. Une autre solution, en pareil cas, sera de stipuler qu’il est préférable d’administrer immédiatement le VVR2 à un enfant amené quel que soit le moment entre l’âge de 12 mois et l’âge de 18 mois, que d’espérer qu’il reviendra à l’âge de 18 mois. Du point de vue de l’immu- nologie, dans la mesure où quatre semaines se sont écoulées depuis la première dose, et que l’enfant est dans sa deuxième année de vie, il satisfait déjà aux critères techniques d’admissibilité pour le VVR2. Il est toutefois compréhensible que cela puisse être source de confusion pour les agents de santé, et une politique fondée sur les intervalles et non sur la stricte observance d’un calendrier ne fonctionnera pas nécessairement dans tous les contextes. Il revient en définitive au programme d’établir une politique à cet effet et de veiller à ce que les agents de santé disposent de la formation et des outils appropriés pour prendre ces décisions. Les stratégies visant à réduire les taux de défection et garantir le retour des enfants à l’âge de 18 mois incluent notamment les suivantes : 1. dispenser des conseils aux personnes prenant soin de l’enfant, en soulignant l’importance du VVR2 et en indiquant à quel moment il convient de revenir; 2. procéder à un suivi actif moyennant un appel téléphonique ou une visite au domicile de la personne prenant soin de l’enfant pour lui rappeler la date de la visite; et 3. dans certaines situations, administrer la vaccination à domicile si l’enfant n’est pas revenu à l’âge de 18 mois ou peu après. 74 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 9 SECTION 75 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 La communication contribue dans une mesure importante au succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une stratégie de communication complète mais ciblée, intégralement chiffrée et mise en œuvre, assortie dès le départ d’une forte sensibilisation du public et d’activités continues fondées sur la participa- tion de la communauté, est essentielle pour promouvoir la demande de vaccination et d’autres services au cours de la deuxième année de vie, et favoriser leur utilisation. Susciter et maintenir la confiance dans la vaccination requiert un ensemble d’ap- proches axées sur le renforcement des connaissances et de la sensibilisation et tenant compte de la dynamique individuelle, sociale et structurelle/politique qui influe sur les comportements face à la vaccination. Le tableau 5 présente les principaux éléments d’une stratégie destinée à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à en renforcer l’acceptation et l’utilisation effective. Il dresse la liste des groupes cibles, des principaux domaines de savoir et des mesures souhaitées qu’il convient de promouvoir par la communication, la participation de la communauté et d’autres interventions coordonnées du programme. Ces informations serviront à fonder les décisions concernant les matériels, les messages et les activités nécessaires pour promouvoir la demande et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 5. ÉLÉMENTS DU CADRE DE COMMUNICATION DESTINÉ À FAIRE ÉVOLUER LES COMPORTEMENTS LIÉS À LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Personnes prenant soin de l’enfant et familles • L’importance de la vaccination et les avantages des vaccins dans la prévention des maladies/décès • La vaccination se poursuit au cours de la deuxième année de vie • Raisons de l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres soins de santé de l’enfant au-delà de l’âge d’un an • Calendrier des visites prévues au cours de la deuxième année de vie • L’importance de garder en lieu sûr les fiches conservées à domicile jusqu’au début de la scolarisation et au-delà • Amener les enfants pour la vaccination et les autres services de soins de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie • Bien garder la fiche conservée à domicile et l’apporter à chaque contact avec le système de santé 76 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Agents de santé • La vaccination et les autres services à dispenser lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie; cette visite en tant qu’occasion de vaccination de rattrapage • Pourquoi la vaccination au cours de la deuxième année de vie est importante pour la santé de l’enfant • Quand et comment administrer et enregistrer les vaccinations • La vaccination et les autres services à dispenser • Quand et comment communiquer avec les personnes prenant soin de l’enfant au sujet des services fournis au cours de la deuxième année de vie, notamment pendant la visite pour le VVR1 (voir la section 8) • Comment promouvoir les services fournis au cours de la deuxième année de vie auprès de la communauté • Communiquer avec les per- sonnes prenant soin des enfants dans leur première année de vie pour les encourager à se présenter à la visite au cours de la deuxième année de vie et à bien garder la fiche conservée à domicile • Communiquer les informations essentielles pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Effectuer les contrôles, dispenser les services, enregistrer et notifier les données de façon appropriée • Mobiliser leur communauté pour aider à encourager les visites au cours de la deuxième année de vie Responsables au niveau du district et superviseurs des agents de santé • Examiner les données et relever les failles dans les connaissances et les compétences des agents de santé • Fournir des informations en retour et un appui technique aux agents de santé et les sensibiliser à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie • Aider les agents de santé à fournir des services de qualité Agents de santé communautaires • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Comment retrouver les sujets perdus de vue pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Fournir des informations essen- tielles sur l’importance de la visite au cours de la deuxième année de vie et sur le moment où il convient d’amener l’enfant • Mobiliser les familles pour qu’elles amènent les enfants • Retrouver les sujets perdus de vue Responsables communautaires et politiques (chefs, parlemen- taires, conseillers, autorités civiles, chefs religieux) • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie • Communiquer au sujet de l’importance de la vaccination Les médias • L’importance de la vaccination et des autres services de santé de l’enfant pendant la petite enfance et au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Consacrer des reportages à la mise en place de la visite au cours de la deuxième année de vie • Publier rapidement des informations exactes pour encourager la vaccination et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie 77 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 É TA P E C O L L ECT E E T A N A LYS E D E S D O N N É E S É TA P E C O N C E P T I O N E T P L A N I F I CAT I O N ST R AT ÉG I Q U E S É TA P E É VA LUAT I O N E T N O U V E L L E P L A N I F I CAT I O N ©W HO Bhu tan G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Associations professionnelles et médicales • Considérations actuelles sur les aspects scientifiques et de politique générale à l’appui de l’élaboration des politiques et des pratiques applicables à la visite au cours de la deuxième année de vie • Contribuer à l’élaboration de politiques, d’orientations et de matériels • Promouvoir une pratique appropriée chez leurs membres • Aider les responsables locaux à mieux sensibiliser les communautés à l’importance de la vaccination Enseignants, conseillers, dispensateurs de soins aux enfants d’âge préscolaire/ en garderie • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres services au-delà de l’âge d’un an • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie Les grandes mesures nécessaires pour planifier la promotion ou l’augmentation de la demande des services de vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie sont présentées à la figure 4, et décrites ci-après. F I G U R E 4. CYC L E D E P L A N I F I CAT I O N P O U R P RO M O U VO I R L A D E M A N D E Ces étapes sont examinées en détail dans les sections suivantes. É TA P E É L A B O R AT I O N E T M I S E À L’E S SA I D E S M E S SAG E S E T D E S M AT É R I E L S É TA P E M I S E E N Œ U V R E E T SU I V I 1 2 5 4 3 78 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles Plan de communication et groupe de travail Un groupe de travail sur la communication associant plusieurs partenaires sera établi (ou convoqué s’il en existe déjà un pour le programme de vaccination en général) aux fins de l’élaboration d’un plan destiné à promouvoir la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ce plan, qui traitera des aspects et des problèmes particuliers liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sera par ailleurs aligné sur le plan de communi- cation global du programme national de vaccination et lié à ce plan. Cela contribuera à l’harmonisation des activités de communication, des messages et de leur ciblage, et au renforcement de la vaccination systématique. Le groupe de travail travaillera en étroite coordination avec les autres acteurs chargés de planifier les aspects de la vaccination au cours de la deuxième année de vie pour s’assurer que leurs activités se renforcent mutuellement et qu’elles sont techniquement cohérentes. Le plan de communication relatif à la vaccination au cours de la deuxième année de vie définira les publics et les acteurs principaux, les besoins en matière de communi- cation et les mesures attendues de chaque groupe, en s’inspirant, le cas échéant, du tableau 5. Ces informations aideront à décider des matériels, des messages et des activités qui sont nécessaires pour promouvoir une utilisation effective des services au cours de la deuxième année de vie, et des données et des informations particulières que nécessitera leur élaboration. Collecte et analyse des données Une collecte et une analyse initiales des données sont essentielles pour comprendre pourquoi les différents groupes cibles mettront, ou ne mettront pas, en œuvre les mesures souhaitées présentées dans le tableau 5. Une analyse de situation et une analyse comportementale (une étude sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP), par exemple, ou une autre ac- tivité de recherche similaire) aideront conjointement à déterminer les obstacles à éliminer et les facteurs de nature à promouvoir les intentions et les comportements souhaités. Elles pourront aussi fournir des informations essentielles pour décider comment les messages seront formulés et 79 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 quels seront les matériels, les médias et les canaux appropriés pour atteindre chaque groupe cible. Cela contribuera à garantir que les ressources sont utilisées de manière efficace et économique. Les brochures et les affiches sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie pourront ainsi apparaître d’une moindre importance pour les personnes prenant soin de l’enfant que l’utilisation de la visite pour le VVR1 par les agents de santé comme l’occasion de faire passer un message de rappel et de noter sur la fiche conservée à domicile la date à laquelle l’enfant devra revenir pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie. En pareil cas, il pourrait être plus rentable de privilégier le renforcement des capacités des agents de santé et la conception de la fiche conservée à domicile. Il est particulièrement important de connaître le point de vue des agents de santé sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment leur perception des obstacles et des facteurs favorables. Les agents de santé sont la source d’informations sur les vaccins la plus fréquemment citée, et une recommandation formulée par un agent de santé est l’un des facteurs les plus puissants associés à l’acceptation des vaccins. Ils ont un rôle essentiel à jouer dans la communication interpersonnelle avec les personnes prenant soin de l’enfant sur la nécessité, et le moment, de la visite au cours de la deuxième année de vie. Les informations recueillies sur le point de vue des agents de santé au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie serviront directement à la conception du programme de formation, des instruments d’encadrement, des outils de travail, des outils de gestion des données et des messages et des matériels de communication. 9.2 Conception et planification stratégiques Participation des acteurs principaux De même que pour toute innovation dans le système de santé, la participation d’acteurs nationaux connus et crédibles contribuera à focaliser l’attention du public sur le sujet et à susciter sa confiance. Pour introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou accroître l’attention qui lui est portée, les planificateurs devront s’adresser à des responsables connus du secteur de la santé et à des dirigeants politiques, locaux et universitaires respectés. Les associations médicales, les écoles de médecine et les garderies, les organisations de la société civile et les ONG sont d’autres acteurs influents dont l’engagement manifeste en faveur de la vaccination et des autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie pourra encourager l’adoption de mesures appropriées dans leur milieu et leur communauté. Les planificateurs chargés de la communication dialogueront avec eux, leur proposeront des argumentaires ou d’autres matériels, et ils détermineront ensemble des occasions particulières, comme des conférences de presse, des cérémonies de lancement ou des réunions annuelles, pour témoigner leur appui à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 80 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Mobilisation communautaire Selon les structures communautaires et les dirigeants locaux qui jouent un rôle actif réel dans un domaine donné, différents types de volontaires ou des membres de la communauté auront un rôle à jouer à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ils pourront être mobilisés pour faire passer des messages de rappel, retrouver les sujets perdus de vue, et maintenir l’attention de la communauté axée sur la visite au cours de la deuxième année de vie. Les équipes de santé et de développement communautaire du district recenseront les réseaux communautaires qui sont actifs et définiront un ensemble réaliste de mesures que pourront adopter les agents de santé communautaires ou les volontaires à l’appui de la visite au cours de la deuxième année de vie. Des matériels de rappel imprimés ou d’autres outils seront conçus à cet effet pour fournir des informations sur tous les élé- ments de la visite au cours de la deuxième année de vie, pas uniquement sur la vacci- nation. Les membres de la communauté pourront aussi aider les agents de santé à choisir où et quand dispenser des services de proximité et comment atteindre les populations les plus marginalisées ou les plus déshéritées. Ces groupes sont les plus susceptibles de ne pas utiliser les services dispensés au cours de la deuxième année de vie. La lise de contrôle ci-après peut aider à assurer la mise en œuvre de toutes les étapes essentielles du processus de planification de la communication. Les réseaux communautaires ont un rôle déterminant à jouer dans le renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie et dans la communication de l’importance de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. 81 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 E N CA D R É 8. LI ST E D E C O N T RÔ L E P O U R L A P L A N I F I CAT I O N D E L A C O M M U N I CAT I O N Existe-t-il un groupe de travail interinstitutions chargé de la communica- tion, approuvé par les pouvoirs publics, qui appuie la visite au cours de la deuxième année de vie? Une analyse de la situation a-t-elle été effectuée? Une analyse comportementale a-t-elle été effectuée? Quels messages et quels matériels sont nécessaires? Un plan d’action (chiffré) a-t-il été élaboré? Avez-vous obtenu les fonds nécessaires pour la mise en œuvre du plan? Les produits/matériels de communication ont-ils été préalablement mis à l’essai? Existe-t-il un plan de distribution des matériels? Existe-t-il un plan de communication de crise, incluant les rôles et les re- sponsabilités explicitement définis des partenaires, et ce plan inclut-il les éléments relatifs à la deuxième année de vie? Des porte-parole agréés ont-ils été désignés et formés? 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels Messages et matériels Tous les messages et les matériels indiqueront clairement quand les personnes prenant soin de l’enfant devront amener leur enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et les services dont ils peuvent escompter bénéficier pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 82 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Le tableau 6 présente des éléments proposés pour les principaux messages à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, selon le public cible. Ces messages seront adaptés et préalablement mis à l’essai avant d’être intégrés dans les matériels de communication, la formation ou les messages diffusés à la radio ou à la télévision. D’autres messages sur le VVR2 sont proposés dans le Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine.31 TABLEAU 6. EXEMPLES DE THÈMES DES MESSAGES ESSENTIELS À L’APPUI DE LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE À L’AT T E N T I O N D E S AG E N TS D E SA N T É Les raisons de la vaccination et de la prestation d’autres services de santé de l’enfant après l’âge d’un an. L’âge prévu pour les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance de l’administration des doses d’antigènes manquantes à l’issue de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». La nécessité, lors de la visite pour le VVR1, d’indiquer à la personne prenant soin de l’enfant quand revenir avec l’enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et d’expliquer pourquoi cela est important. Un enfant peut seulement être considéré comme entièrement vacciné lorsqu’il a reçu toutes les doses, y compris celles dont l’administration est prévue après l’âge d’un an. La couverture pour l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné inclura les vaccinations effectuées au cours de la deuxième année de vie, ou sera ventilée par classe d’âge (enfant entièrement vacciné à 1 an et enfant entièrement vacciné à 2 ans). Les autres services à dispenser lors de la visite au cours de la deuxième année de vie, tels le suivi et la promotion de la croissance et le conseil nutritionnel. Quelles réponses apporter aux questions et aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant au sujet de la vaccination À L’I N T E N T I O N D E S C O M M U N AU T É S E T D E S P E RS O N N E S P R E N A N T S O I N D E L’E N FA N T Pour être classés comme entièrement vaccinés, les enfants doivent avoir reçu la totalité des vaccinations prévues dans le calendrier au cours de la petite enfance et de la deuxième année de vie et au-delà, selon les besoins. 31 http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/85900/1/WHO_IVB_13.03_eng.pdf, p. 27. 83 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L’âge auquel sont prévues les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance du rattrapage des vaccins manqués au cours de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». L’importance du maintien de la fiche conservée à domicile pendant toute l’enfance et la nécessité de l’apporter à chaque contact avec le système de santé. Les avantages pour l’enfant (et la famille) de la vaccination et des autres services reçus au cours de la deuxième année de vie. 9.4 Mise en œuvre et suivi Le succès d’un solide plan de communication suppose l’achèvement de sa mise en œuvre. Cela signifie que : • le plan stratégique est intégralement chiffré et que des fonds ont été obtenus bien avant le lancement pour permettre la production d’une quantité suffisante de matériels; • les matériels et les messages sont traduits dans les langues locales communes, selon les besoins; • les matériels sont systématiquement diffusés aux personnes auxquelles ils sont destinés au moment approprié, avant leur date d’utilisation prévue; • les messages relatifs à la communication interpersonnelle des agents de santé avec les mères sont finalisés à temps pour être intégrés dans les matériels de formation, et la formation est conçue de façon à ce que les agents de santé disposent de suffisamment de temps pour s’exercer à la pratique de ces compétences en communication. Lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie Les enseignements tirés de l’introduction passée du VVR2 témoignent de l’importance d’un lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie pour améliorer la sensibilisation, transmettre les informations essentielles, permettre à des porte-parole crédibles de rendre compte de l’appui politique de haut niveau et de l’appui communautaire dont bénéficie cette visite, et promouvoir l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. La mobilisation de dirigeants locaux influents commencera bien avant le lancement. Ceux-ci devront comprendre les raisons de l’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie, ses avantages pour leur communauté, et les mesures qu’ils 84 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N E N CA D R É 9. E X E M P L E S D’I N D I CAT E U RS D E R É SU LTATS P O U R L’É VA LUAT I O N D E S ACT I V I T É S D E C O M M U N I CAT I O N E T D E P RO M OT I O N D E L A D E M A N D E • % des personnes prenant soin de l’enfant ayant une connaissance correcte du calendrier et/ou des dates auxquelles un enfant doit être amené pour des vaccinations au cours des deux premières années de vie • % des personnes prenant soin de l’enfant déclarant qu’elles ont l’intention de faire vacciner leurs enfants entièrement, notamment lors des visites au cours de la deuxième année de vie • % des vaccinateurs ayant une connaissance correcte du calendrier national • % des vaccinateurs qui communiquent régulièrement et de façon correcte à la personne prenant soin de l’enfant la date de la prochaine visite de vaccination du nourrisson, notamment des visites au cours de la deuxième année de vie peuvent adopter pour assurer son succès. Cette mobilisation se poursuivra de façon régulière, même après le lancement, de façon à maintenir la relation et permettre aux dirigeants locaux de continuer à recommander la vaccination. La visite au cours de la deuxième année de vie s’inscrira dans la perspective de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. L’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’appeler l’attention sur l’importance de services qui, bien que disponibles, n’étaient pas pleinement utilisés. Après le lancement de la visite au cours de la deuxième année de vie Les responsables de la communication du programme de vaccination au niveau national continueront de dialoguer avec leurs homologues à l’échelon infranational pour surveiller la mise en œuvre du plan de communication et les interroger au sujet d’éventuels problèmes ou obstacles pour permettre d’y remédier. 9.5 Évaluation et nouvelle planification Conformément à la stratégie générale de communication sur la vaccination et la santé de l’enfant, le suivi et l’évaluation réguliers des activités de communication incomberont au groupe de travail. Sur la base des données recueillies et examinées à l’étape 1 ci-dessus, des indicateurs ou des mesures seront établis – concernant les processus, les résultats et l’impact – et leur suivi assuré moyennant la mise en œuvre de diverses activités de communication et de mobilisation. Les résultats seront utilisés pour la prise des décisions relatives aux mesures correctives à adopter. 85 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L A S E N S I B I L I SAT I O N À L A VAC C I N AT I O N D E S E N FA N T S A P R È S L’ÂG E D’U N A N L’évaluation faite en République-Unie de Tanzanie après l’introduction du VVR2 a révélé que de nombreux parents interrogés ignoraient que leurs enfants, après avoir reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois, avaient encore besoin d’être vaccinés. Les mères, bien que censées amener les enfants au dispensaire pour le suivi de la croissance après l’âge d’un an, ne jugeaient plus important de se présenter pour ces visites de suivi. Les responsables sanitaires, pour améliorer la sensibilisation à la nécessité de la vaccination et des autres services après l’âge d’un an, ont : • diffusé des messages à la radio et à la télévision; • organisé un séminaire avec les journalistes de divers médias locaux pour transmettre le message; • organisé des réunions sur le VVR2 avec les comités régionaux chargés des soins de santé primaires; • dispensé une éducation sanitaire sur le VVR2 aux femmes venues aux consultations de soins prénatals et postnatals. L’E X P É R I E N C E DE LA TANZAN I E La meilleure façon d’évaluer les activités de communication et de promotion de la demande consiste à réaliser une enquête ou une recherche rapide ciblant les personnes prenant soin des enfants, les agents de santé, voire également les dirigeants locaux et les acteurs concernés. Cette évaluation, systématique et structurée, fournira des informations sur ce que les gens savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sur la manière dont ils ont acquis ce savoir, sur ce que cela signifie à leur avis et sur leur intention d’appliquer ou non les mesures souhaitées. Les résultats aideront à ajuster les stratégies de communication et de promotion de la demande, qui pourront ainsi être mieux ciblées et avoir plus d’effet à l’avenir. Faute de moyens pour réaliser une étude à grande échelle, les questions soulevées à la section 10 pourront être utilisées pour comprendre les raisons de la faible demande ou de la faible utilisation de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 86 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 SECTION 87 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Comprendre les raisons de la faible exécution Si le programme de vaccination national et les partenaires observent que la couverture vaccinale au cours de la deuxième année de vie est faible et que le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est élevé, il conviendra d’examiner systématiquement les données existantes et d’évaluer la situation pour recenser les principaux problèmes et leurs causes profondes. Les décisions relatives aux modalités d’utilisation des ressources pour améliorer la situation s’appuieront sur ces résultats, et non sur l’hypothèse selon laquelle le problème est dû, par exemple, à une faible demande ou au manque de vaccins. Il conviendra pour commencer d’examiner la qualité des données communiquées pour déterminer si elles peuvent être considérées comme complètes, fournies à temps, fiables et exactes. Au niveau national, examiner la portée géographique du problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Si le problème est étendu, examiner les facteurs liés à l’ensemble du système, notamment les suivants. 1. Les politiques et les orientations sont-elles complètes, claires, exactes et faciles à comprendre et à utiliser ? 2. Les politiques et les orientations ont-elles été diffusées de façon systématique ? 3. Le programme de formation couvre-t-il tous les points essentiels et utilise-t-il des méthodes d’apprentissage efficaces pour les adultes ? 4. La stratégie de formation a-t-elle atteint tous les vaccinateurs et leurs superviseurs ? Sa mise en œuvre a-t-elle présenté des défauts connus ? 5. Les instruments d’encadrement ont-ils été actualisés compte tenu de l’inclusion de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et ont-ils été largement diffusés et utilisés ? 6. Les outils de gestion des données ont-ils été actualisés, et appuient-ils tous les aspects de la politique et des orientations ? Intégraient-ils les informations fournies par les usagers ou les essais préalables et destinées à déterminer s’ils sont faciles à utiliser ? Ont-ils été diffusés de façon systématique ? 7. Un grand retentissement a-t-il été donné au lancement de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? La stratégie de communication sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie a-t-elle bénéficié d’une élaboration et d’une budgétisation suffisantes et a-t-elle été mise en œuvre comme prévu ? 10.1 88 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Si le problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie est localisé dans certaines zones géographiques, un suivi avec les responsables san- itaires de ces équipes infranationales/de district sera nécessaire, ainsi que des visites dans les établissements pour obtenir des informations directes sur les problèmes et leurs causes profondes. Au niveau infranational/du district, examiner les données pour connaître l’étendue géographique du problème. S’il est répandu, examiner les facteurs de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment les suivants. 1. Y a-t-il eu des pénuries ou des ruptures de stock des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 2. Existe-t-il des problèmes concernant les ressources humaines de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme des effec- tifs insuffisants ou une importante rotation des personnels ? Les agents de santé ont-ils été formés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Le district a-t-il fourni un encadrement bienveillant ou des retours d’informations/un appui consécutif à la formation depuis l’organisation de la formation initiale ? 3. Existe-t-il des circonstances ou des caractéristiques particulières concernant la population de ce district qui pourraient faire obstacle à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, tels des mouvements de population, un niveau d’emploi élevé des mères lorsque l’enfant a atteint l’âge d’un an, des populations éloignées ayant difficilement accès aux établissements ou aux informations sur les changements apportés au calendrier vaccinal, l’absence de systèmes d’appui social ou une réticence face à la vaccination ? 4. Des outils de gestion des données actualisés ont-ils été systématiquement introduits dans tous les établissements, ou des formulaires et des outils anciens sont-ils encore utilisés ? 5. Quels problèmes liés à la qualité des données ont-ils été observés ? Des évaluations de la qualité des données ont-elles été réalisées pour déterminer la fiabilité et la cohérence des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont les conclusions et quelles mesures correctives sont nécessaires ? 6. Les dirigeants locaux et des personnes influentes ont-ils été informés de la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et de son importance ? Quelles mesures prennent-ils pour encourager les familles à solliciter la vaccination des enfants après l’âge d’un an ? 7. Existe-t-il des systèmes opérationnels d’agents de santé communautaires ou de volontaires dans le district qui ont bénéficié d’orientations sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Savent-ils comment retrouver les sujets perdus de vue et encourager les familles à amener leurs enfants pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Accomplissent-ils ces tâches régulièrement ? 89 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Au niveau des établissements de santé, s’entretenir de la vaccination au cours de la deuxième année de vie avec les agents de santé et avec les personnes prenant soin de l’enfant dans les établissements et dans la communauté. Entretiens avec les agents de santé. Questions à poser aux agents de santé : 1. Dites-moi ce que vous savez au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Comment, ou par qui, avez-vous appris cela ? 2. À quelle fréquence recevez-vous des visites d’encadrement bienveillant ? Si vous vous posez une question sur quelque chose, à qui vous adressez-vous pour obtenir de l’aide ? 3. Connaissez-vous la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année dans votre établissement et les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 ? 4. Si les taux de vaccination au cours de la deuxième année de vie sont faibles, quelles en sont les raisons ? 5. Existe-t-il des ouvrages de référence sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie (guide pratique, matériels de formation, outils de travail, par exemple) dans l’établissement ? Quando é que uma criança é considerada totalmente imunizada - após ter recebido que doses de vacina? 6. Quand un enfant est-il considéré comme entièrement vacciné – après avoir reçu quelles doses de vaccins ? 7. Y a-t-il eu des ruptures de stock ou des pénuries des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 8. L’établissement de santé dispose-t-il d’un système pour retrouver les sujets perdus de vue, notamment pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quel est ce système et est-il efficace ? 9. Quelles informations donnez-vous aux personnes prenant soin des enfants qui amènent les enfants à la visite pour le VVR1 ? 10. Que faites-vous si un enfant est amené « en retard » pour la vaccination ? Y a-t-il des circonstances dans lesquelles vous renverriez sans le vacciner un enfant qui a été amené pour recevoir une vaccination ? Quelles sont ces circonstances ? Croyez-vous qu’il existe des limites supérieures d’âge pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont-elles ? 11. Si un enfant est amené pour être vacciné au cours de la deuxième année de vie, bénéficie-t-il également d’autres services ? Quels sont-ils ? Sont-ils toujours disponibles ? 90 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N 12. Des formulaires actualisés d’enregistrement et de notification (fiches conservées à domicile, feuilles de pointage, registres, rapports récapitulatifs mensuels) sont-ils disponibles dans l’établissement ? Dans l’affirmative, quelles sont les étapes de l’enregistrement et de la notification concernant la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Les personnes prenant soin des enfants apportent-elles des fiches conservées à domicile actualisées ? Si tel n’est pas le cas, les doses administrées au cours de la deuxième année de vie sont-elles enregistrées dans la fiche conservée à domicile ? [Demandez à voir des exemples d’outils d’enregistrement et de notification et demandez où les vaccinations au cours de la deuxième année de vie sont enregistrées] 13. Une comparaison a-t-elle été faite entre les données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie enregistrées dans les feuilles de pointage, les rapports mensuels, les registres des enfants et les fiches conservées à domicile au titre de l’évaluation de la qualité des données ? Si tel est le cas, qu’indiquaient les conclusions ? Entretiens de sortie. Les responsables sanitaires pourront se rendre dans plusieurs établissements, le jour où ont lieu les séances de vaccination systématique, et s’entretenir avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants reçoivent le VVR1. Questions à leur poser : 1. Votre enfant a-t-il reçu tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national ou avez-vous besoin de revenir pour d’autres doses de vaccins ? 2. [le cas échéant]: pouvez-vous me dire quand vous reviendrez avec votre enfant et quels vaccins recevra-t-il alors ? 3. Qu’est-ce qui pourrait vous rendre cette visite difficile? Qu’est-ce qui vous la rendrait plus facile ? Débats communautaires. Rendez-vous dans les communautés et demandez aux membres de la communauté ce qu’ils savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 1. À quel âge un enfant devrait-il avoir reçu tous les vaccins prévus dans le calendrier des vaccinations ? 2. Si un enfant reçoit le vaccin contre la rougeole lorsqu’il est âgé d’un an, devrez- vous revenir avec l’enfant pour de nouvelles vaccinations ? À quel âge ? 3. [Pour ceux qui sont informés sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie]: comment avez-vous appris que vous devriez amener l’enfant pour des vaccinations après l’âge d’un an ? 91 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 4. Si vous avez amené votre enfant pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie, comment cela s’est-il passé ? Quels vaccins a-t-il reçus ? Votre enfant a-t-il bénéficié d’autres services? Devez-vous revenir pour de nouvelles vaccinations ? 5. Si votre enfant est âgé de plus de deux ans mais que vous ne l’avez pas amené pour les services au cours de la deuxième année de vie, quelles étaient les raisons ? 6. Qu’est-ce qui vous aiderait à amener votre enfant pour les services au cours de la deuxième année de vie ? [Suggérez des réponses : des matériels de rappel; la visite d’un agent de santé communautaire; plus d’informations sur les raisons pour lesquelles cela est nécessaire]. Sans procéder à une évaluation majeure, les responsables sanitaires pourront ajouter certaines de ces questions à leurs visites d’encadrement bienveillant et les compléter par des entretiens de sortie avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants viennent d’être vaccinés. Ils pourront aussi avoir des entretiens de sortie avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. Lors des visites d’encadrement, les responsables sanitaires du district pourront s’entretenir avec les dirigeants locaux qui les renseigneront sur le niveau de sensibilisation à la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans la communauté. D’autres orientations sur la manière d’intégrer une petite évaluation destinée à renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans un examen du programme national de vaccination sont incluses dans la publication de l’OMS Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review.32 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes Les résultats des examens décrits précédemment aideront à décider des mesures à prendre pour renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les responsables sanitaires organiseront une discussion pour examiner les problèmes et leurs causes profondes et trouver des solutions et concevoir un plan pour leur mise en œuvre. 32 Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017. Disponible à l’adresse : http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/259960/1/WHO-IVB-17.17-eng.pdf 92 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Le tableau 7 présente plusieurs exemples de mesures qu’un programme pourra adopter pour améliorer l’exécution au cours de la deuxième année de vie. Cette liste n’est pas exhaustive ; elle a pour but de stimuler la réflexion sur les solutions qui pourront être appliquées au moyen des ressources existantes ou avec des fonds supplémentaires limités. Les mesures les plus appropriées supposeront par ailleurs une connaissance approfondie des problèmes et du contexte dans lequel ils se posent. TABLEAU 7. PROBLÈMES COURANTS ET MESURES DE NATURE À RENFORCER LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Persistance d’une faible couverture et de taux de défection élevés • Mobiliser les agents de santé communautaires ou les volontaires pour trouver les sujets perdus de vue et encourager la vaccination au cours de la deuxième année de vie parmi les membres de la communauté. • Améliorer la commodité des sites des séances de proximité pour que les personnes prenant soin des enfants et les mères puissent amener plus facilement leurs enfants âgés de deux ans pour la vaccination. • Envisager de proposer les séances de vaccination systématique dans des établissements fixes à un moment de la journée plus commode pour les mères d’enfants plus âgés. Les séances de proximité n’ont pas lieu aussi souvent que prévu • Comparer les séances de proximité qui ont effectivement eu lieu au cours de ces six derniers mois au nombre de séances de proximité prévues dans le micro-plan. En cas d’écart sensible, trouver pourquoi la vaccination de proximité n’est pas mise en œuvre. Ruptures de stock de vaccins et de fournitures • Examiner la disponibilité des vaccins requis pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie à tous les niveaux pour s’assurer que les approvisionnements sont suffisants. • Si les agents de santé hésitent à ouvrir un flacon de VVR pour un petit nombre d’enfants de peur que cela entraîne des taux de gaspillage élevés, examiner les politiques nationales sur ce sujet et les renforcer lors des séances d’encadrement bienveillant. Rappeler aux agents de santé que la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut contribuer à faire baisser les niveaux de gaspillage du VVR. 93 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Failles dans les pratiques des agents de santé • S’atteler à la question de la motivation des agents de santé ; reconnaître et féliciter ceux qui ont obtenu un taux de couverture élevé. Les inviter à partager leur expérience moyennant des séances d’apprentissage mutuel avec les agents de santé d’autres établissements. Rappeler aux agents de santé les raisons de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et noter que l’exécution du programme de vaccination repose aussi sur la couverture des vaccinations administrées après l’âge d’un an. • Dispenser une formation en cours d’emploi pendant les visites d’encadrement bienveillant pour corriger les fautes. • Si la pénurie de ressources humaines contribue à l’inadéquation du travail des agents de santé (personnel surchargé de travail), examiner le rôle que pourraient jouer les volontaires en aidant à remplir certaines des tâches moins techniques. Reconnaître cependant que les volontaires ont besoin d’une orientation et d’un encadrement techniques, et que leur contribution est volontaire. • Se reporter à la section 8.4 pour d’autres mesures possibles, tels les groupes WhatsApp, les numéros de téléphone d’urgence, l’envoi de textos pour renforcer les points essentiels. Problèmes liés au contrôle, à l’enregistrement et à la notification des doses • Examiner les instruments de gestion des données et les réviser, le cas échéant, pour qu’ils soient plus faciles à utiliser, afin de permettre des pratiques appropriées en matière de contrôle, d’enregistrement et de notification. • Surveillance et retours d’informations continus sur les modalités d’utilisation des instruments de collecte des données. • Outils de travail, numéros d’urgence ou groupes WhatsApp pour aider à régler des problèmes particuliers, notamment les difficultés concernant le contrôle, l’enregistrement et la notification • Procéder à des évaluations de la qualité des données et utiliser les résultats pour corriger certains problèmes et surveiller les progrès. Faiblesse de la sensibilisation ou de la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie • Renforcer les compétences des agents de santé en matière de communication interpersonnelle pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant quand ils doivent revenir pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie. • Mobiliser les dirigeants locaux pour qu’ils fassent savoir aux familles quand et où se présenter pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et pourquoi cela est important. Saisir l’occasion des réunions communautaires pour communiquer les informations sur la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et examiner les moyens de l’améliorer. • Travailler avec des ONG locales pour déterminer comment elles peuvent appuyer la vaccination au cours de la deuxième année de vie, par exemple en mobilisant des ressources pour les séances de proximité dans des lieux qui conviennent à la communauté. • Renouveler le lancement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie au moyen d’activités destinées à mobiliser l’attention comme des conférences de presse, des cérémonies, des réunions, des émissions de radio, des SMS, etc. • Organiser des débats radiophoniques sur la vaccination au cours de la deux- ième année de vie pour accroître l’attention sur la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Composer des chansons ou des jingles faciles à retenir qui pourront être diffusés pour rappeler aux communautés que la vaccination au cours de la deuxième année de vie est nécessaire. 94 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 A N N E X E Annexe 1a : Exemple de feuille de pointage des normes minimales33 ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* 33 Comme décrit à la section 7. *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ Annexe 1b : Exemple de feuille des meilleures practiques de vaccination33 95 Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12-23 MOIS TOTAL 24 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* A N N E X E 1 *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. 33 Comme décrit à la section 7. 96 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 A N N E X E Annexe 2 : Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 Établissement de santé : Année : Un taux de défection supérieur à 10% signale qu’une intervention immédiate est requise Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : Vaccin Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. BCG A Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 1 B Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 2 C Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois TAUX DE DÉFECTION BCG/VVR 1 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. TAUX DE DÉFECTION VVR 1/VVR 2 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. ** Seuls le BCG et les vaccins VVR 1 et 2 sont pris en compte C ou ve rt ur e ci bl e m en su el le 25% 75% 50% 100% (A-B) A * 100 (B-C) B * 100 97 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 3 Annexe 3 : Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) Les vaccinateurs rencontrent de nombreuses situations dans lesquelles ils ne sont pas sûrs de la marche à suivre si l’enfant a manqué des doses antérieures, s’il a été amené en retard pour la vaccination, ou s’il n’a pas de fiche conservée à domicile. Les situations réelles ci-après ont été signalées par différents pays. Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. Ils seront adaptés compte tenu du calendrier de vaccination approprié et du contexte national. Ces scénarios pourront être utilisés en cours de formation pour des entretiens interactifs et le renforcement des compétences en matière de contrôle, d’administra- tion, d’enregistrement et de notification des doses. Dans chaque cas, les formateurs montreront seulement les deux premières colonnes, ou imprimeront les scénarios et demanderont aux participants qui suivent la formation de les examiner par deux. La discussion reposera ensuite sur les questions suivantes. • Pensez-vous que l’agent de santé a agi comme il convenait ? • Sinon, qu’est-ce qui aurait dû être fait différemment ? • Comment ce problème aurait-il pu être évité ? Les troisième et quatrième colonnes sont réservées aux animateurs des séances de formation et aux superviseurs. Les bonnes réponses figurent dans la troisième colonne. La quatrième colonne présente des réponses possibles qu’il conviendra d’approfondir. Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 98 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 A N N E X E Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 99 A N N E X E 3 100 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 A N N E X E Annexe 4 : Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal Ce modèle a été établi d’après l’outil de travail de la République démocratique de Timor Leste (IMMUNIZATIONbasics, 2007). L’outil de travail est fondé sur un calendrier de vaccination qui prévoit l’administration du BCG et du vaccin contre l’hépatite B à la naissance (DN du HepB); du vaccin pentavalent, du vaccin anti- poliomyélitique buccal (VPO), du vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) et de doses de vaccin antirotavirus (RV) à 6, 10 et 14 semaines; le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) est administré à l’âge de 14 semaines; le VVR1 à neuf mois, et le VVR2, le vaccin contre la méningite A et le DTC4 à l’âge de 18 mois. Prière d’adapter ce document au calendrier du programme de vaccination local. Cet outil de travail et d’autres outils et ressources se trouvent au : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Instructions Étape 1 Félicitez la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant pour avoir amené l’enfant à être vacciné aujourd’hui. De la fiche de vaccination de l’enfant ou en interrogeant la mère ou la personne prenant soin de l’enfant, trouvez : 1. L’âge de l’enfant aujourd’hui 2. Les vaccins que l’enfant a déjà reçus. (Vérifiez la fiche conservée à domicile ou le registre de l’enfant) Étape 2 Utilisez le tableau qui suit pour décider ce qu’il convient d’administrer à l’enfant. L’enfant devrait avoir reçu tous les vaccins destinés aux enfants de leur âge. Si l’enfant manque certaines doses, il n’est jamais trop tard. Tous les vaccins pour lesquels l’enfant est éligible devraient être administrés, respectant l’échéancier (voir la colonne plus à droite). Étape 3 Rappelez à la personne prenant soin de l’enfant d’amener l’enfant à la date prévue (selon le calendrier de vaccination) pour recevoir les doses de vaccins qu’il reste à administrer. Saisir cette occasion pour souligner l’importance de vacciner au complet l’enfant afin de le protéger contre les maladies évitables par la vaccination. † Dans certaines situations, le VVR est administré à l’âge de 6 mois. Cette dose sera considérée comme une dose zéro (« VVR0 »), deux doses ultérieures (VVR1 et VVR2) étant administrées conformément au calendrier national. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/255149/1/WER9217.pdf). Dès que possible après l’âge de 6 semaines. DN du HepB: Dès que possible après la naissance, de préférence dans les 24 heures, et jusqu’à l’âge de 6 semaines BCG: Dès que possible après la naissance DN du HepB: Après l’âge de 6 semaines Dès que possible après l’âge de 10 semaines et au minimum 4 semaines après la première dose Dès que possible après l’âge de 9 mois Aucune limite supérieure d’âge Dès que possible après l’âge de 18 mois ET Au minimum 4 semaines après le VVR1 Aucune limite supérieure d’âge VVR2: Moins de 4 semaines (un mois) après le VVR1 DTP4: Moins de 4 semaines (un mois) après le Penta 3 MenA: Avant l’âge de 9 mois (sauf indication spéciale) Il n’est pas nécessaire de reprendre depuis le début l’administration des doses des vaccins même s’il s’est écoulé beaucoup de temps entre les doses. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge pour les doses de vaccin – à l’exception du vaccin anti-rotavirus (qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois) et de la dose de naissance de vaccin contre l’hépatite B (< 6 semaines). QUAND ADMINISTRER « Mieux vaut vacciner tard que jamais! » NE PAS ADMINISTRER Avant l’âge de 6 semaines RV1: Après l’âge de 2 ans Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV2: Après l’âge de 2 ans Dès que possible après l’âge de 14 semaines et au minimum 4 semaines après la deuxième dose Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV3: Après l’âge de 2 ans Antes dos 9 meses de idade (excepto quando indicado)† VPO 2 Penta 2 VPC 2 RV 2 VPO 3 Penta 3 VPC 3 RV 3 VPI VVR 1 VVR 2 MenA VPO 1 VPC 1 DTP4 (ou Penta4) 6 SEMAINES 9 MOIS 18 MOIS 2 ANS À LA NAISSANCE DN du HepB BCG Penta 1 RV 1 10 SEMAINES 14 SEMAINES 101 A N N E X E 4 Quels vaccins dois-je administrer à cet enfant aujourd’hui? Ce tableau sert à indiquer à quelle âge administrer des vaccins. 102 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E Annexe 5 : Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les questions suivantes pourront aider les agents de santé à répondre aux questions sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou après. 1. Pourquoi est-il important de vacciner les enfants après leur premier anniversaire ? Les doses de vaccins supplémentaires administrées après l’âge d’un an augmentent le niveau de protection et la durée de l’immunité. Les enfants plus âgés resteront ainsi protégés contre de nombreuses maladies évitables par la vaccination. Pour la rougeole, une deuxième dose assure la protection précoce de chaque enfant tout en réduisant le taux d’accumulation des enfants sensibles et le risque de flambée épidémique. 2. Quels vaccins les enfants devraient-ils avoir reçus après la première année de vie, et à quel âge ? Cela dépend du calendrier du programme de vaccination national. ➢ • L’OMS a recommandé que tous les pays administrent une deuxième dose de vaccin à valence rougeole après l’âge d’un an. Dans de nombreux pays, cette vaccination est programmée au cours de la deuxième année de vie. ➢ • L’OMS recommande également l’administration d’une dose de rappel de vaccin à valences diphtérie, tétanos et coqueluche au cours de la deuxième année de vie. ➢ • Les autres vaccins pouvant être programmés entre les âges de 12 et 23 mois sont notamment les vaccins contre la méningite A, contre l’encéphalite japonaise, contre la typhoïde et contre la fièvre jaune. ➢ • De nombreux pays recommandent aussi la vaccination de rattrapage pour l’administration des doses de vaccins manquées au cours de la première année de vie. 3. Y a-t-il des vaccins ou des doses qui ne doivent pas être administrés à un enfant au cours de la deuxième année de vie ou après ? La vaccination au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’augmenter le niveau et la durée de la protection contre les maladies évitables par la vaccination. Si pendant leur premier an de vie un enfant n’a pas reçu tous les vaccins qui auraient dû être administrés, en général, « mieux vaut vacciner tard 103 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 que jamais ». Il existe des exceptions, comme indiqué dans le calendrier de vaccination national et précisé dans les notes de synthèse de l’OMS.34 Ce sont les suivantes : • Les doses de naissance du vaccin contre l’hépatite B sont administrées exclusivement pendant la période néonatale, conformément à la politique nationale. • La vaccination antirotavirus après l’âge de 24 mois n’est pas considérée comme nécessaire en raison de la répartition par classe d’âge de la gastro-entérite à rotavirus. 4. À quelles occasions un enfant âgé de plus d’un an doit-il être vacciné ? • Lorsqu’il vient pour une visite de vaccination programmée conformément au calendrier de vaccination national. • À chaque contact avec le système de santé, notamment pour des soins curatifs. Une affection légère ne justifie pas un refus de vaccination d’un en- fant, et l’examen des enfants malades pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité pour la vaccination fait normalement partie de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Si les enfants ont été amenés pour le suivi de la croissance ou le conseil nutritionnel, ce sera aussi l’occasion de contrôler leur statut vaccinal et de les vacciner. L’occasion sera également donnée de contrôler le statut vaccinal et de vacciner les enfants lorsqu’ils accompagnent un membre de la famille, un frère ou une sœur ou la mère, venu pour des soins.35 • Lors d’une semaine de la santé de l’enfant programmée, ou d’autres campagnes ou manifestations similaires au cours desquelles est proposée la vaccination de rattrapage. 5. Quels messages transmettre à la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant lors du dernier contact pour la vaccination du nourrisson avant son premier anniversaire ? Pour la plupart des enfants, le contact pour la rougeole est la dernière visite de vaccination avant que l’enfant atteigne l’âge d’un an. Pendant cette visite, l’agent de santé veillera à communiquer les informations suivantes à la mère. • Il est important que son enfant revienne à la date prévue (selon le calendrier de vaccination national) pour recevoir les doses de vaccins qu’il 34 Disponibles à l’adresse www.who.int/immunization/documents/positionpapers/en/ 35 Pour plus d’informations, voir la publication de l’OMS La stratégie des occasions manquées de vaccination (OMV). Disponible à l’adresse www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/MOV/en/ 104 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E reste à administrer au cours de la deuxième année de vie. Contrairement au passé, l’enfant ne peut pas être considéré comme entièrement vacciné tant qu’il n’a pas également reçu ces doses de vaccins recommandées. • Ces doses supplémentaires renforceront et pérenniseront la protection contre d’importantes maladies de l’enfant. Grâce aux doses supplémentaires, cette protection persistera au-delà de la petite enfance. • Il est important de bien garder la fiche conservée à domicile, comme la carte de vaccination, en lieu sûr et de l’apporter la prochaine fois que vous venez pour une vaccination, et chaque fois que vous vous rendez dans un établissement de santé pour des services. • Il est important d’amener l’enfant pour des vaccinations lors de la prochaine visite programmée [préciser la date]. Si toutefois la mère ne peut pas venir à cette date, elle devra se présenter dès que possible après cette date. 6. Si un enfant vient pour les services sensiblement plus tard que la date prévue, devra-t-il quand même être vacciné ? • Oui. S’il est hautement souhaitable de vacciner l’enfant aussi tôt qu’il satisfait aux critères d’admissibilité afin de réduire son exposition potentielle à la maladie, il est toujours important qu’il soit protégé par la vaccination et qu’il ne soit pas renvoyé s’il se présente tardivement. À de très rares exceptions près, ainsi qu’il est expliqué à la Question 3 ci-dessus, « mieux vaut vacciner tard que jamais ». 7. Si un enfant vient tardivement pour la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie et qu’il est âgé de plus de 23 mois, la dose doit-elle être enregistrée comme étant administrée au cours de la deuxième année de vie (entre 12 et 23 mois) ? • Enregistrez et notifiez toujours la dose de façon exacte pour qu’elle corresponde à l’âge auquel l’enfant l’a effectivement reçue. Cela dépendra de la manière dont sont conçus les feuilles de pointage et les formulaires de notification mensuels • Si deux classes d’âge (« 0–11 mois » et « plus de 12 mois ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « plus de 12 mois ». • Si trois classes d’âge (« 0–11 mois », « 12-23 mois » et « 24 mois ou plus ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « 24 mois ou plus » 105 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 8. Est-il sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an? Y a-t-il des risques supplémentaires ? Il est sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an et cela ne comporte pas de risques supplémentaires ou différents en comparaison de la vaccination pendant la petite enfance. 9. Quels autres services ou soins l’enfant peut-il recevoir lorsqu’il vient pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? • Les services suivants : suivi et promotion de la croissance, conseil nutritionnel, conseils en matière d’hygiène et de propreté et, selon les politiques nationales, une supplémentation en vitamine A ou un traitement antiparasitaire peuvent notamment être fournis pendant une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. • Certains pays pourront décider de dispenser des services supplémentaires, comme le suivi du dépistage précoce du VIH/sida chez le nourrisson, ou des services de planification familiale pour les mères. © J Sw artz 106 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Tableaux 1. Vaccins dont l’OMS recommande l’administration au cours de la deuxième année de vie 18 2. Matériels à examiner et actualiser pour la vaccination et les services au cours de la deuxième année de vie 29 3. Interventions et produits pour la vaccination et les autres services lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie (exemple) 44 4. Résumé des indicateurs de vaccination liés à la deuxième année de vie 54 5. Éléments du cadre de communication destiné à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 75 6. Exemples de thèmes des messages essentiels à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 82 7. Problèmes courants et mesures de nature à renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 92 Figures 1. Hausse de la couverture estimative du VVR1 dès lors que les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie sont inclus 21 2. Couverture estimative des interventions dans les foyers comptant un enfant âgé de 12 à 23 mois, si elles sont intégrées dans les activités de vaccination systématique (28 pays d’Afrique sub-saharienne) 21 3. Exemple d’algorithme utilisé au Ghana pour déterminer l’admissibilité à la vaccination contre la méningite A et contre la rougeole et la rubéole 72 4. Cycle de planification pour promouvoir la demande 77
108 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Les orientations pratiques contenues dans le présent doc- ument portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au- delà. Il indique également comment la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services de santé infantile essentiels. Des outils et ressources sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà sont disponibles en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_ systems/policies_strategies/2YL/fr/ Ce document a été produit par le Programme élargi de vaccination (PEV) du Département Vaccination, vaccins et produits biologiques. Il est disponible en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/documents/fr/ Des exemplaires du présent document ainsi que d’autres supports d’information sur la vaccination, les vaccins et les produits biologiques peuvent être commandés à : Organisation mondiale de la santé Département Vaccination, vaccins et produits biologiques CH-1211 Genève 27 Suisse email : vaccines@who.int http://www.who.int/immunization/fr/ ISBN 978-92-4-251367-7
Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for immunization beyond infancy] ISBN 978-92-4-251367-7 © Organisation mondiale de la Santé 2018 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci dessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. Si vous traduisez cette œuvre, il vous est demandé d’ajouter la clause de non responsabilité suivante à la citation suggérée : « La présente traduction n’a pas été établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS ne saurait être tenue pour responsable du contenu ou de l’exactitude de la présente traduction. L’édition originale anglaise est l’édition authentique qui fait foi ». Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformé- ment au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Citation suggérée. Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for vaccination beyond infancy]. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2018. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/ bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. L’utilisateur s’expose seul au risque de plaintes résultant d’une infraction au droit d’auteur dont est titulaire un tiers sur un élément de la présente œuvre. Clause générale de non responsabilité. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’OMS aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Dessiné par büro svenja Imprimé en Suisse Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance iv Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S SECTION 1 Objet et utilisation du présent document 9 1.1. Objectifs 10 1.2 Utilisateurs cibles 11 1.3 Autres publications à consulter 11 Abréviations et acronymes vi Remerciements viii SECTION 2 Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 12 SECTION 3 Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 16 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? 17 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages 18 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 22 SECTION 4 Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 24 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie 26 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie 30 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé 31 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie 34 SECTION 5 Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 37 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification 38 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie 39 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients 41 v Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Annexe 1. Exemple de feuille de pointage des normes minimales 94 2. Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 96 3. Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) 97 4. Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal 100 5. Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie 102 SECTION 6 Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 41 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie 44 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 47 SECTION 7 Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 50 7.1 Indicateurs d’exécution 52 7.2 Besoins en données 56 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire 58 SECTION 9 Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 74 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles 78 9.2 Conception et planification stratégiques 79 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels 81 9.4 Mise en œuvre et suivi 83 9.5 Évaluation et nouvelle planification 84 SECTION 8 Formation et renforcement des capacités des agents de santé 61 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé 62 8.2 Établir le programme de formation 65 8.3 Planifier la stratégie de formation 68 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation 69 SECTION 10 Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 86 10.1 Comprendre les raisons de la faible exécution 87 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes 91 vi BCG bacille Calmette-Guérin (vaccin) CAP enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques CCI Comité de coordination inter-agences CDC Centers for Disease Control and Prevention (États-Unis d’Amérique) DN du HepB dose de naissance du vaccin anti-hépatite B DTC vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche GAVI Gavi, l’Alliance du Vaccin GTCN Groupe technique consultatif national HepB vaccin anti-hépatite B Hib Haemophilus influenzae type B MAPI manifestations post-vaccinales indésirables MON modes opératoires normalisés OMS Organisation mondiale de la Santé OMV occasions manquées de vaccination ONG organisation non gouvernementale PAMV Plan d’action mondial pour les vaccins PEV Programme élargi de vaccination PPAc plan pluriannuel complet RR vaccin contre la rougeole et la rubéole RV vaccin antirotavirus SAGE Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination SPMVS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique PCIME prise en charge intégrée des maladies de l’enfant UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance VPI vaccin antipoliomyélitique inactivé VVR vaccin à valence rougeole VVR1 première dose de vaccin à valence rougeole VVR2 deuxième dose de vaccin à valence rougeole VPC vaccin antipneumococcique conjugué VPO vaccin antipoliomyélitique oral/buccal A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S vii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie © U N IC EF/U N 0 61634/Frank D ejongh viii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie R E M E R C I E M E N T S Ce document a été mis au point par le Programme élargi de vaccination (PEV), Département Vaccination, vaccins et produits biologiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec l’UNICEF, et rédigé par Rebecca Fields de John Snow, Inc. Il convient en outre de remercier les personnes suivantes pour leur importante contribution à son élaboration: Carolina Danovaro, Rudi Eggers, Messeret Eshetu, Tracey Goodman, Jan Grevendonk, Karen Hennessey, Penelope Kalesha Masumbu, Lisa Menning, Abrahams Mwanamwenge, Ikechukwu Ogbuanu, Stephanie Shendale, Emily Wootton (OMS); Ulla Griffiths, Imran Raza Mirza (UNICEF); Laura Conklin, Mawuli Nyaku, Melissa Wardle, Margie Watkins (CDC), et les consultants indépendants Celestino Costa et Karen Wilkins. Les principes et les orientations essentiels qui figurent dans cet ouvrage sont fondés sur les avis du Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination et du Comité consultatif des pratiques de vaccination. Le contenu du présent document repose notamment sur un examen de l’expérience de la vaccination au cours de la deuxième année de vie acquise en République du Ghana, en République du Sénégal et en République de Zambie. Nous remercions sincèrement les ministres de la santé de ces pays qui nous ont permis d’enregistrer et d’analyser leur expérience de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 1 SECTION 9 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Objet et utilisation du présent document www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 10 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 S E C T I O N Les orientations pratiques contenues dans le présent document portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Des moyens sont également proposés aux fins de l’utilisation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la prestation d’autres services de soins de santé de l’enfant. 1.1 Objectifs 1 Si le présent document porte essentiellement sur la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie, les autres interventions sanitaires sont abordées de façon plus succincte. Il n’a pas pour objectif de décrire ces interventions dans le détail. Les publications utiles sont citées dans les notes de bas de page. 1. Aider les pays à prendre des décisions éclairées concernant l’établissement ou le renforcement d’une visite (ou de visites) médicale(s) au cours de la deuxième année de vie incluant notam- ment des services de vaccination et d’autres services dans le cadre d’un suivi médical continu des enfants.1 2. Fournir des orientations pratiques sur la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi des services de vaccination et l’amélio- ration de la couverture vaccinale lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie pouvant inclure d’autres interventions sanitaires. 3. Fournir des orientations générales sur la vac- cination de rattrapage pour les enfants âgés de plus d’un an dont la vaccination n’est pas à jour (« non et/ ou incomplètement vaccinés »). 11 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 1 1.2 Utilisateurs cibles Le présent manuel s’adresse principalement au personnel des services nationaux de vaccination et de santé de l’enfant, à savoir: • les décideurs et les administrateurs de programme des services publics suivants : vaccination, santé de l’enfant, nutrition, VIH/sida pédiatrique, développement communautaire, éducation sanitaire, systèmes d’information pour la gestion sanitaire, gestion de la chaîne du froid et de la logistique; • les membres des Groupes techniques consultatifs nationaux sur la vaccination (GTCNV), ainsi que des autres organismes consultatifs techniques sur la santé et la nutrition de l’enfant; • les conseillers nationaux, régionaux et mondiaux pour la vaccination et la santé de l’enfant qui collaborent avec d’autres organisations partenaires comme l’OMS, l’UNICEF, les partenaires de développement, les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales (ONG). 1.3 Autres publications à consulter Certains des éléments présentés dans ce document sont traités plus en détail dans d’autres publications et dans les pages Web de l’OMS. L’attention est appelée sur ces ouvrages de référence dans les encadrés qui jalonnent le présent guide. D’autres sources d’information, qu’il sera utile de consulter aux fins de l’établissement ou du renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie, sont en cours d’élaboration à l’OMS et seront disponibles prochainement.2 • Travailler ensemble : Guide de ressources intégré pour la planification et le renforcement des services de vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie; • Manuel sur la collecte, l’évaluation et l’utilisation de données sur l’immunisation; • Guide sur l’introduction dans le programme de vaccination systématique des enfants du vaccin contre la méningocoque A conjugé 2 Des informations sur les projets les plus récents peuvent être obtenues sur demande au Département OMS Vaccination, vaccins et produits biologiques à l’adresse vaccines@who.int. 12 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 SECTION Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 13 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 Le Plan d’action mondial pour les vaccins (PAMV),3 plan d’action mondial pour la vaccination couvrant la période 2011–2020, vise à étendre équitablement à toutes les personnes les bénéfices de la vaccination. Aux termes du plan d’action « une démarche sur l’ensemble de l’existence doit être adoptée pour rendre les bénéfices de la vaccination accessibles à toutes les personnes à risque dans chaque tranche d’âge » et « il faudra pour cela élaborer des stratégies permettant d’atteindre les individus tout au long de leur existence et des plans pour bâtir les systèmes qui suivront et garderont trace des progrès accomplis. » Le document de l’OMS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique (SPMVS) présente également la vaccination au-delà de la première année de vie comme l’une des neuf actions modificatrices essentielles pour renforcer la vaccina- tion systématique.4 Il encourage les programmes de vaccination nationaux à étendre les visites de vaccination systématique au-delà de la première année de vie et à administrer les vaccins nécessaires aux enfants d’âge préscolaire, aux écoliers, aux adolescents et aux adultes. Les occasions de vaccination telles que les visites médicales des enfants dans la deuxième année de vie et les visites préscolaires et en cours de scolarité seront mises à profit pour évaluer le statut vaccinal et administrer les doses manquantes. Il est important que les fiches conservées à domicile soient conçues et distribuées de façon appropriée et gardées longtemps pour permettre un contrôle approprié et l’administration des vaccins à toutes les personnes qui satisfont aux critères d’admissibilité. Si la vaccination systématique des enfants au cours de la deuxième année de vie est déjà pratiquée dans de nombreux pays, la vaccination des enfants au-delà de l’âge d’un an est appelée à se développer ces prochaines années. L’importance pour la santé publique de l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC) est de plus en plus reconnue et l’administration d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole (VVR), par la vaccination systématique, est recommandée dans tous les pays, beaucoup la pro- grammant au cours de la deuxième année de vie. L’administration au cours de la deuxième année de vie d’une ou de plusieurs doses de certains vaccins, notamment contre les pneumocoques, la dengue et la méningite A, est inscrite dans le calendrier des vaccinations. Des vaccins nouveaux, notamment contre le paludisme, seront probablement recommandés pour les enfants âgés de plus d’un an. L’existence d’une plate-forme établie pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie accroîtra l’utilisation potentielle de ces vaccins après leur introduction. La vaccination n’est cependant que l’une des nombreuses interventions sanitaires nécessaires au développement des jeunes enfants. Compte tenu de l’utilisation souvent supérieure de ce service de santé en comparaison d’autres interventions, la vaccination peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services essentiels tels le suivi et la promotion de la croissance, la prise en charge des maladies courantes, l’hygiène et la propreté et, dans certains contextes, le déparasitage, la supplémentation en vitamine A, la supplémentation en micronutriments, la prévention et les soins 3 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/79315/9789242504989_fre.pdf 4 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/206454/9789242510102_fre.pdf 14 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 S E C T I O N du paludisme, et les soins du VIH/sida.5 Les interventions destinées à améliorer la croissance et le développement au cours des deux premières années de vie ont plus d’effet que les interventions mises en œuvre ultérieurement. Une visite programmée au cours de cette période offre également l’occasion de prodiguer des conseils aux parents sur la nutrition, l’hygiène, les pratiques de soins à domicile, la planification familiale et la propension à solliciter des soins à temps. De nombreux pays ont déjà adopté une politique de visites régulières pour le suivi et la promotion de la croissance et l’alimentation de complément, mais un recul des visites est souvent observé après la première année, la famille et les personnels de santé ne les considérant pas comme une priorité. Une gestion stratégique des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribuera à une plus grande avancée des services de vaccination et de santé de la mère et de l’enfant. E N CA D R É 1. P O I N TS E S S E N T I E L S C O N C E R N A N T L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E E T AU - D E L À 1. L’administration d’un nombre croissant de vaccins est recommandée après l’âge d’un an dans le cadre d’une approche de la vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie. L’OMS recommande l’administration aux enfants âgés de plus d’un an d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole et d’une dose de rappel des vaccins contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche. Les pays peuvent par ailleurs adopter un calendrier « 2 + 1 » pour le vaccin antipneumococcique con- jugué (VPC) prévoyant l’administration de la troisième dose au cours de la deuxième année de vie. L’OMS recommande également l’administration après l’âge d’un an de certains vaccins indiqués à l’échelle régionale, notamment contre la méningite A (MenA) dans la ceinture de la méningite en Afrique et contre l’encéphalite japonaise dans certaines parties de l’Asie. 2. L’extension du calendrier vaccinal au-delà de la petite enfance signifie que le concept de l’enfant entièrement vacciné doit être étendu à la deuxième année de vie. La notion d’enfant entièrement vacciné est fonction de l’âge de l’enfant et de l’ensemble correspondant des vaccins que l’enfant devrait avoir reçus, conformément au calendrier national, à cet âge. Selon les programmes, les enfants entièrement vaccinés pourront être ventilés en deux classes d’âge ou plus : moins d’un an et moins de deux ans (voir la Section 7.1). 3. L’accroissement de la complexité et l’allongement du calendrier vaccinal augment- eront l’importance des fiches conservées à domicile, qui rappellent aux aidants à quel moment ils doivent revenir pour l’administration des vaccins prévus, qui permettent aux dispensateurs de vérifier qui a besoin d’être vacciné, et qui servent de base d’évaluation dans les enquêtes en population sur la couverture vaccinale. Les fiches conservées à domicile devront être bien conçues, disponibles en nombre suffisant pour toutes les personnes prenant soin des enfants, utilisées de façon appropriée par les personnels de santé et gardées en lieu sûr par les personnes prenant soin des enfants et les familles. 5 www.UNICEF-irc.org/article/958/ (disponible qu’en anglais) 15 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 4. Dans certains contextes, des mesures concertées, notamment une communication efficace et le renforcement des capacités des personnels de santé, seront nécessaires pour faire évoluer l’opinion populaire selon laquelle la vaccination est réservée aux nourrissons. Pour atteindre des niveaux de couverture élevés au cours de la deuxième année de vie et à toutes les étapes de la vie, les personnels de santé, les personnes prenant soin des enfants, les communautés et les partenaires devront bien connaître les raisons pour lesquelles cela est important et savoir comment eux-mêmes peuvent y contribuer. Cela obligera toutes les parties concernées à modifier sensiblement leurs idées et leurs pratiques. 5. Si les enfants doivent être vaccinés dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, la vaccination ne doit pas être refusée à ceux qui sont amenés « en retard ». L’administration des vaccins en temps voulu est essentielle pour réduire l’exposition aux maladies évitables par la vaccination mais, à quelques exceptions près, mieux vaut vacciner tard que jamais. Pour ce qui est de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants ne sont plus vaccinés. 6. La réalisation d’un niveau élevé de couverture au cours de la deuxième année de vie, y compris avec les vaccins inclus de longue date dans le calendrier vaccinal, nécessite encore plus d’attention, de sensibilisation et de préparation que l’intro- duction d’un nouveau vaccin, et cela ne doit pas être pris à la légère. Les taux de défection très élevés entre la première et la deuxième doses de vaccin à valence rougeole observés dans de nombreux pays témoignent des difficultés que présente la vaccination d’une nouvelle classe d’âge. Les domaines qui requièrent une attention particulière sont notamment les suivants: gestion/suivi et évaluation des données; communication et renforcement des capacités des personnels de santé, notamment par un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui suivant la formation. 7. La gestion, le suivi et l’évaluation des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie posent des problèmes particuliers. Les feuilles de pointage et les autres outils de gestion des données doivent être soigneusement actualisés pour permettre l’enregistrement approprié de toutes les doses administrées (même tardivement) et pour encourager les personnels de santé à contrôler, enregistrer et notifier de façon appropriée les doses administrées et garantir ainsi la bonne gestion des vaccins et l’estimation des besoins. Le suivi des progrès sur au moins deux cohortes de naissance et les retours d’informations utiles peuvent poser des problèmes. Pour réduire ces difficultés, il sera important de planifier soigneusement les activités et de tirer les enseignements de l’expérience acquise. 8. La vaccination au cours de la deuxième année de vie peut être l’occasion de dispenser d’autres services essentiels aux enfants et aux mères. À condition d’être convenablement coordonnés avec d’autres programmes, les services de vaccination peuvent renforcer et stimuler le recours à d’autres services de santé, tels le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel, la supplémentation en vitamine A et en micronutriments, le déparasitage, l’éducation sanitaire et la planification familiale, la prévention du paludisme et le suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson. Chaque pays évaluera la synchronisation et le calendrier de ces services et déterminera leur intégration éventuelle sur la base d’un examen des ressources humaines, matérielles et financières requises. 16 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 SECTION Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 17 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Si les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie (ou ultérieurement) et l’âge auquel ils sont administrés varient selon les pays, la vaccination au cours de la deuxième année de vie est une pratique étendue. En 2016,6 recommandaient l’administration du DTC4 au cours de la deuxième année de vie; 6 OMS maladies évitables par la vaccination : système de surveillance. Résultats au niveau mondial 2017. (disponible qu’en anglais) http://apps.who.int/immunization_monitoring/globalsummary/schedules, consulté le 18 juillet 2017. avaient une politique vaccinale incluant l’administration d’au moins une dose de vaccin au cours de la deuxième année de vie; incluaient deux doses de vaccin à valence rougeole (VVR) dans leur calen- drier de vaccination systématique; recommandaient l’administration de la deuxième dose, le VVR2, au cours de la deuxième année de vie; incluaient l’administra- tion du VVR2 et d’une quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- coqueluche-tétanos (DTC4), quel que soit l’âge; avaient une politique prévoyant l’adminis- tration simultanée du VVR et du DTC4 au cours de la deuxième année de vie. 159 PAYS 86 PAYS 160 PAYS 135 PAYS 107 PAYS 45 PAYS 18 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages Il existe plusieurs raisons d’établir une solide plate-forme pour la vaccination et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Améliorer la protection contre les maladies évitables par la vaccination L’ajout de nouveaux vaccins, et de nouvelles doses des vaccins existants, au cours de la deuxième année de vie augmente l’étendue de la protection des enfants contre les maladies évitables par la vaccination, comme le montre le Tableau 1 ci-dessous. L’administration de doses supplémentaires des vaccins déjà inclus dans le calendrier national contribue à améliorer le niveau d’immunité et la durée de la protection. La réponse immunitaire au vaccin à valence tétanique, par exemple, décroît avec l’âge, aussi l’OMS recommande-t-elle l’administration de six doses (trois doses pour la primo- vaccination plus trois doses de rappel, dont une au cours de la deuxième année de vie).7 TABLEAU 1. VACCINS DONT L’OMS RECOMMANDE L’ADMINISTRATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 7 A L’utilisation d’un vaccin à valence tétanique associé à un vaccin antidiphtérique (Td ou DT) pour les doses de rappel ultérieures contre le tétanos est fortement encouragée, et ce afin de maintenir un niveau élevé d’immunité protectrice à la fois contre la diphtérie et contre le tétanos à toutes les étapes de la vie. VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Deuxième dose d’un vaccin contenant la valence rougeole (VVR2), notamment les vaccins contre la rougeole et la rubéole (RR) et contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) L’OMS recommande l’ajout d’une deuxième dose de VVR dans le calendrier vaccinal de tous les pays. Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, le VVR1 sera administré à l’âge de 9 mois et le VVR2 entre 15 et 18 mois avec un intervalle min- imum de quatre semaines entre les doses. Dans les pays où le risque d’infection rougeoleuse est faible chez les nourrissons (proches de l’élimination), le VVR1 pourra être administré à l’âge de 12 mois; l’âge optimal pour l’administration du VVR2 dépendant de considérations programmatiques relatives à l’obtention d’une couverture maximale par le VVR2. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/measles/en/). Quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche (DTC4) L’OMS recommande l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, de préférence au cours de la deuxième année de vie, pour renforcer l’immunité protectrice contre ces maladies. Vaccins antidiphtériques : note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/diphtheria/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins antitétaniques. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/tetanus/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins anticoquelucheux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/pertussis/en/). 19 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) L’OMS appuie le schéma (2p+1) pour le VPC, soit deux doses en primovaccination administrées au nourrisson et la troisième dose (rappel) entre 9 et 18 mois. L’âge d’administration de la dose de rappel sera choisi de façon à assurer une couverture maximale (en général à 9, 12, 15 ou 18 mois), sur la base de considérations opérationnelles et programmatiques, compte tenu notamment des visites pour les autres vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national. Vaccins antipneumococciques. Note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/ pneumococcus/en/) et Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Administration systématique du vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A (MenA) L’OMS recommande l’administration d’une monodose de MenA entre 9 et 18 mois en fonction des considérations programmatiques et épidémiologiques locales. Vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A: orientations actualisées. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/meningococcal/en/). Vaccin antityphoïdique conjugué (VTC) L’OMS recommande l’administration d’une dose unique de VTC entre 6 et 23 mois dans les pays d’endémie. L’âge d’administration dépendra des considérations épidémiologiques, géographiques et programmatiques locales. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Encéphalite japonaise (EJ) L’OMS recommande l’introduction de la vaccination contre l’encéphalite japonaise dans les calendriers de vaccination nationaux dans toutes les zones où l’encéphalite japonaise est reconnue comme une priorité de santé publique. L’OMS recommande l’administration d’une ou de deux doses, dès l’âge de 6 mois, le schéma posologique étant déterminé par l’épidémiologie locale et le type de vaccin. Note de synthèse : Position de l’OMS à propos des vaccins contre l’encéphalite japonaise. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/japanese_encephalitis/en/). Grippe saisonnière Les informations du pays sur les groupes à risque, la charge de morbidité et le rapport coût-efficacité des interventions aideront les responsables nationaux de l’élaboration des politiques et les planifi- cateurs des programmes de santé à prendre des décisions éclairées concernant les groupes cibles et l’âge de vaccination. Dans les pays qui décident d’introduire la vaccination contre la grippe saisonnière, l’OMS recommande son administration dès l’âge de 6 mois, jusqu’à 23 ou 59 mois, et l’administration de deux doses espacées de 28 jours au minimum pour les enfants âgés de moins de 9 ans qui n’ont pas encore été vaccinés. Note de synthèse de l’OMS concernant les vaccins antigrippaux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/influenza/en/). Tableau 1. 8 Les deux calendriers (3p+0 ou 2p+1) sont recommandés. Pour les pays qui n’ont pas encore adopté le VPC, le choix du calendrier tiendra compte de divers aspects opérationnels et programmatiques, notamment la ponctualité de la vaccination, la couverture escomptée pour une troisième dose et la ventilation par âge des maladies à pneumocoques. 20 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Procéder à la vaccination de rattrapage des enfants qui n’ont pas été vaccinés au cours de la première année de vie a La vaccination au cours de la deuxième année de vie donne la possibilité d’administrer les doses manquantes de plusieurs antigènes, notamment les suivants : BCG,9 VVR, vaccins antipoliomyélitiques buccal (VPO) et inactivé (VPI), vaccin pentavalent (ou DTC), vaccins antipneumococciques, et vaccin contre les maladies à rotavirus (RV). Dans certaines situations, divers obstacles sociaux, géographiques et économiques peuvent empêcher les familles de faire entièrement vacciner leurs enfants avant l’âge de 12 mois, cause d’une faible couverture. Une solide plate-forme au cours de la deuxième année de vie pourra être l’occasion d’améliorer la protection générale et la couverture. Ainsi, dans un pays où le vaccin antirougeoleux est administré à l’âge de 9 mois et où l’âge limite pour cette vaccination est fixé à un an, les enfants n’ont, par défaut, que cette fenêtre de trois mois pour recevoir le VVR1. Cet obstacle serait levé si les services de vaccination étaient étendus à la deuxième année de vie et si les activités de vaccination de rattrapage étaient encouragées au-delà de l’âge d’un an. L’administration aux enfants au cours de la deuxième année de vie des doses de vaccin antirougeoleux et d’autres vaccins qu’ils n’ont pas reçues pendant la première année de vie contribue à améliorer l’immunité de la population. C’est ce qu’a démontré en 2009 une analyse des enquêtes démographiques et sanitaires réalisées dans 45 pays. Il est ainsi apparu qu’une couverture globale de seulement 50% pour la vaccination systématique par le VVR1 à l’âge de 12 mois dépassait 80% dès lors que les vaccins administrés après l’âge de 12 mois (« doses en retard ») étaient pris en compte dans les estimations de la couverture (voir la Figure 1). 10 Fournir la possibilité d’intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires et nutritionnelles Un contact systématique programmé avec le système de santé au cours de la deuxième année de vie offre l’occasion de mieux intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires telles les suivantes : supplémentation en vitamine A, conseil nutritionnel, suivi et promotion de la croissance, déparasitage, soins pédiatriques du VIH/sida, fourniture de moustiquaires imprégnées d’insecticide et planification familiale. La Figure 2 illustre les gains de couverture potentiels pour plusieurs interventions de santé de l’enfant en Afrique dès lors qu’elles sont intégrées dans la plate-forme de vaccination systématique. 9 La note de synthèse de l’OMS sur les vaccins BCG a été actualisée récemment de façon à inclure la recommandation en faveur de la vaccination de rattrapage des nourrissons plus âgés et des enfants non encore vaccinés, des données scientifiques montrant qu’elle demeure bénéfique au-delà de l’âge d’un an. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Une note de synthèse actualisée sera publiée en février 2018). 10 Clark A, Sanderson C. Timing of children’s vaccinations in 45 low-income and middle-income countries: an analysis of survey data. Lancet. 2009;373:1543–9. 21 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 FIGURE 1. HAUSSE DE LA COUVERTURE ESTIMATIVE DU VVR1 DÈS LORS QUE LES VACCINS ADMINISTRÉS AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE SONT INCLUS FIGURE 2. COUVERTURE ESTIMATIVE DES INTERVENTIONS DANS LES FOYERS COMPTANT UN ENFANT ÂGÉ DE 12 À 23 MOIS, SI ELLES SONT INTÉGRÉES DANS LES ACTIVITÉS DE VACCINATION SYSTÉMATIQUE (28 PAYS D’AFRIQUE SUB-SAHARIENNE) 0 20 40 60 80 100 Afghanistan (2015) Tchad (2014) Haïti (2012) Mali (2013) Pakistan (2013) Yémen (2013) Zambie (2014) Couverture chez les enfants < 12 mois Couverture supplémentaire chez les enfants de 12 à 23 mois meses. 0 20 40 60 80 100 Source d’eau potable améliorée* Le foyer possède une moustiquaire L’enfant dort sous une moustiquaire L’enfant a reçu des suppléments de vitamine A Couverture actuelle Couverture totale probable * Anand et al. J. Inf. Diseases 2012 ; 205: S28-39 Couverture du VVR1 par classe d’âge dans certains pays D’après : Enquêtes démographiques et sanitaires (la date de l’enquête est indiquée pour chaque pays) 22 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Utiliser les vaccins de façon plus efficace L’administration de deux doses de vaccin à valence rougeole, dont une au cours de la deuxième année de vie, peut contribuer à réduire les taux de gaspillage de vaccin dans la mesure où, pour chaque flacon ouvert, un plus grand nombre de doses seront administrées. Il pourra en être de même de la vaccination de rattrapage, les autres doses de vaccin qui n’ont pas été administrées aux enfants dans leur première année de vie leur étant administrées plus tard. 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les programmes de vaccination, au cours de ces 40 dernières années, ont acquis une importante somme d’expérience en matière de fourniture de vaccins, principalement aux nourrissons. L’expérience acquise depuis l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans de nombreux pays est nuancée. Pour de nombreux programmes nationaux, par exemple, l’introduction du VVR2 au moyen d’une nouvelle visite systématique au cours de la deuxième année de vie ne devait pas poser de problème, le VVR faisant déjà partie du calendrier de la première année de vie et étant par conséquent connu des personnes prenant soin de l’enfant et des personnels de santé. Dans la réalité, cependant, elle est apparue d’une grande complexité, d’une nature, dans certains cas, encore inconnue des programmes de vaccination. Les taux élevés de défection entre le VVR1 et le VVR2 ont été particulièrement préoccupants dans un grand nombre de pays. Le succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie requiert de solides activités de planification, de coordina- tion, de mobilisation de la communauté et de création de la demande, de suivi et d’appui à la mise en œuvre. © W H O N epal 23 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 De nombreux programmes de vaccination voient encore dans la vaccination une intervention sanitaire réservée aux nourrissons, et ils ne proposent pas de vaccinations aux enfants au-delà de l’âge d’un an même si ceux-ci n’ont jamais été vaccinés. S’il est important d’établir des politiques de vaccination pour les enfants âgés de plus d’un an, faute de planification, de formation et de communication appropriées, ces politiques ne contribueront pas automatiquement à transformer les pratiques de vaccination en général. Les facteurs qui ont manifestement contribué à cette situation incluent les suivants : • insuffisance des informations communiquées aux personnels de santé en première ligne sur les politiques révisées relatives à la prestation des services de vaccination et d’autres services de santé après l’âge d’un an; • hésitation des agents de santé à administrer le VVR1 aux enfants âgés de plus de 12 mois car cela ne contribue pas à améliorer la couverture du VVR1, ces personnels craignant peut-être de manquer de doses pour les enfants âgés de moins de 12 mois; • moindre rang de priorité accordé à la vaccination des enfants plus âgés par rapport à la vaccination des nourrissons; • insuffisance de la communication et de la mobilisation sociale pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’elles doivent utiliser les services de santé au cours de la deuxième année de vie et les y encourager; • complexité de l’enregistrement, de la notification et de l’analyse des vaccins administrés après l’âge d’un an; • obstacles propres au système, tels un manque de ressources humaines et l’absence de coordination des chaînes d’approvisionnement, pour différents produits. Il ressort des évaluations consécutives à l’introduction de la deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans plusieurs pays et des études de cas sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie que l’introduction de toute vaccination après la première année de vie doit être traitée comme s’il s’agissait de l’introduction d’un nouveau vaccin, en termes d’attention, de sensibilisation et de préparation, et le surcroît de complexité que revêt la vaccination d’une nouvelle classe d’âge doit être pris en compte dans le processus de planification. La vaccination au cours de la deuxième année de vie devra si possible s’inscrire dans le contexte d’une visite médicale des enfants de façon à renforcer la prestation d’autres interventions sanitaires, et vice versa. 24 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 4 SECTION 25 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 La quasi-totalité des pays disposent déjà de politiques, d’orientations et d’autres appuis programmatiques pour les soins de santé de l’enfant pendant les cinq premières années de vie, notamment le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel et la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Selon leurs priorités sanitaires et le calendrier vaccinal existant, les pays pourront vouloir : introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une nouvelle interven- tion (au moyen d’une visite, ou de visites, planifiée(s)) et rattra- per les vaccinations manquées ; renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie existante (en améliorant, par exemple, la faible couverture du VVR2) et/ou; concevoir un contact pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une plate-forme pour la prestation coordonnée d’autres services de santé de l’enfant. Dans ces trois situations, une planification systématique sera indispensable pour régler les problèmes techniques et gestionnaires. La deuxième situation (amélioration des programmes existants) est traitée dans la section 10. 1. 2. 3. © U N IC EF/U N 0 58138/V ishw anathan 26 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie Dans le cas de l’établissement d’une nouvelle visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie, le processus de planification débutera un an avant la date de lancement prévue pour donner aux responsables le temps de procéder aux préparatifs décrits ci-dessous. Plus de détails sur la mise en œuvre de ces étapes sont données dans l’ouvrage de référence complémentaire Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vaccination dans la deuxième année de vie (Manual 2YL).11 Désigner un responsable qui sera chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et établir ou activer un groupe de travail spécial Le responsable chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie sera un membre du personnel du programme national de vaccination doté d’une autorité suffisante pour réunir un groupe de travail. Le groupe de travail inclura les représentants des différents domaines du programme de vaccination, comme la gestion des données, la communi- cation et la prestation des services. Si d’autres interventions de santé doivent être coordonnées —Ouvrage de référence essentiel Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vacci- nation dans la deuxième année de vie Ouvrage qui compète le présent document, ce manuel sera utilisé une fois la décision prise d’étendre la vaccination à la deuxième année de vie, ou d’améliorer la couverture d’une plate-forme existante. Le manuel fournit des orientations pratiques relatives à la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi de la vaccination lors d’une visite, ou de visites, planifiée(s), au cours de la deuxième année de vie, ainsi que des mesures utiles destinées à renforcer la vaccination lorsque les cibles du programme pour ce qui est de la couverture au cours de la deuxième année de vie n’ont pas été atteintes. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/2YL/fr/ avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les représentants de ces groupes seront également inclus. Il sera important d’associer les principaux acteurs et les partenaires du domaine de la vaccination et de la santé de l’enfant. La composition du groupe de travail pourra évoluer au fur et à mesure de la planification. Le GTCNV devra être associé et jouer un rôle directeur dans l’examen des considérations épidémiologiques et cliniques, ainsi que des besoins du programme de vaccination, des questions de coûts et de 11 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 27 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 —Ouvrage de référence essentiel L’outil de calcul des coûts à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie.12 L’UNICEF a conçu un outil Excel relative- ment simple de calcul des coûts destiné à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. L’outil doit être alimenté au moyen de données démo- graphiques, du prix des produits, du salaire des agents de santé et du coût approximatif des activités de formation et de communication. Les résultats sont ensuite présentés en termes de coût total, de coût annuel et de coût par visite. Les coûts sont ventilés en coûts préala- bles (comme la formation) et en dépenses renouvelables à financer continuellement (comme les vaccins et les seringues). L’analyse des coûts peut être considérée comme un moyen de sensibiliser l’opinion en faveur de l’introduction d’une visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil sera aussi utilisé comme un élément faisant partie intégrante du processus de planification. financement, et de l’élaboration des politiques et des orientations. Le Comité de coordination inter-agences (CCI) et/ou les comités de coordination du secteur de la santé devront également être associés pour obtenir des engagements et contribuer à l’établissement d’une compréhension commune des ressources requises. Élaborer un plan d’action chiffré et obtenir les financements nécessaires Cela inclura les activités, les principales responsabilités, les étapes, le calendrier et les ressources nécessaires pour s’atteler aux actions suivantes, compte tenu des enseignements tirés de l’expérience de l’introduction de vaccins antérieure et des difficultés rencontrées. 1. Actualiser les politiques et les orientations ; obtenir les approbations nécessaires ; produire et diffuser les données (sous forme imprimée et/ou électronique). 2. Définir les indicateurs de la vaccination au cours de la deuxième année de vie aux fins de l’enregistrement et de la notification, réviser le système d’information pour la gestion sanitaire et les outils de gestion des données (fiches conservées à domicile, registres, rapports mensuels), et les distribuer avant la date de mise en place. 3. Déterminer les besoins liés à l’organisation de la prestation des services, et satisfaire ces besoins. 12 L’outil de calcul des coûts de 2YL est disponible à: http://www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 4. Modifier, le cas échéant, les outils de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de la logistique, pour inclure de nouveaux vaccins et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie. 5. Élaborer, imprimer et distribuer un guide pratique et des instruments de travail pour les personnels de santé. 28 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 6. Concevoir un plan de formation et de nouveaux matériels de formation et d’encadrement, et dispenser une formation. 7. Élaborer une stratégie de communication, planifier et mettre en œuvre des activités de mobilisation sociale et de participation communautaire, notamment des études sur les connaissances-attitudes-pratiques (CAP) ou d’autres analyses comportementales,13 concernant notamment les communautés marginalisées et difficiles à atteindre. 8. Obtenir des fonds pour effectuer tout le travail préparatoire, et pour couvrir les dépenses opérationnelles et les autres coûts associés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Attribuer des responsabilités claires pour chaque aspect des préparatifs. Les groupes ou les comités auxquels avaient précédemment été confiées ces questions, pour les campagnes de vaccination ou l’introduction de nouveaux vaccins, pourront être réactivés. Toutefois, si d’autres interventions de santé doivent être incluses avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, d’autres programmes devront également être représentés, tels la nutrition, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), le paludisme, l’eau et l’assainissement, le VIH/sida pédiatrique, etc. Convenir des services ou des interventions à assurer pendant la visite et déterminer les politiques, les orientations, et les autres matériels qu’il conviendra de réviser. Ceux-ci incluront probablement les suivants, présentés dans le Tableau 2 ci-dessous mais, selon le pays, des matériels supplémentaires pourront avoir besoin d’être révisés. 13 Outils pour effectuer des analyses comportementales, y compris Guide for studying health worker/caregiver interactions for immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 et The guide to tailoring immunization programmes (TIP). Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2013, sont disponibles en anglais à l’adresse: www.who.int/immunization/programmes_systems/vaccine_hesitancy/en/. Les responsables sanitaires pourront aussi avoir des entretiens avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. © W H O 29 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 Politiques, orientations et norme • Politique vaccinale et manuels de référence • Politique nationale de santé/santé de l’enfant • Orientations et autres matériels de référence pour les agents de santé, notamment sur la PCIME Documents de planification • Plan pluriannuel complet PPAc) et le plan d’action annuel pour la vaccination • Formats pour la micro-planification et plans pour leur introduction Outils de gestion des données • Fiches conservées à domicile • Feuilles de pointage • Formulaires de notification mensuelle • Registres des établissements de santé • Registres communautaires • Système d’information pour la gestion sanitaire, Outil de gestion des données relatives à la vaccination au niveau du district (DV-DMT, en anglais), système d’information sanitaire du district, version 2 (DHIS2, en anglais) • Outils de suivi et diagrammes Formation et renforcement des capacités • Programmes de formation en cours d’emploi et préalable • Instruments d’encadrement • Instruments de travail Gestion de la chaîne d’approvi- sionnement • Évaluation de la chaîne du froid, de la logistique, et de la capacité de stockage disponible • Modes opératoires normalisés (MON) pour la manipulation des vaccins au cours de la deuxième année de vie • Outils prévisionnels pour les vaccins et la logistique Communication, création de la demande • Plan et stratégie de communication et de participation communautaire • Plans et matériels pour la mise en place • Matériels d’éducation sanitaire et instruments de travail TABLEAU 2. MATÉRIELS À EXAMINER ET ACTUALISER POUR LA VACCINATION ET LES SERVICES AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 30 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie L’une des mesures importantes consiste à décider de l’âge approprié auquel il convient de programmer la visite (ou les visites) au cours de la deuxième année de vie. Cela dépend des données épidémiologiques relatives aux maladies évitables par la vaccination en question, ainsi que du calendrier des autres services de santé de l’enfant, tel que précisé dans la politique nationale. Les responsables de l’élaboration des politiques et les décideurs devront tenir compte des objectifs de santé publique et des questions programmatiques, et utiliser des critères transparents pour évaluer leur importance relative. Les politiques et les orientations nationales relatives à la vaccination devraient être rédigées de façon à décrire clairement les mesures qui incombent au personnel de santé et aux personnes prenant soin de l’enfant. Ainsi, par exemple : • Préciser, bien qu’il soit préférable de vacciner les enfants dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, que, pour la plupart des vaccins, il n’y a pas de d’âge limite au-delà duquel l’enfant n’a plus droit à une protection vaccinale. Les exceptions sont le vaccin antirotavirus, qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois, et la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B (DN du HepB).14 L’expérience de trois pays concernant l’âge de programmation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie Un pays sud-africain a décidé d’administrer le VVR2 à l’âge de 18 mois, parce que cela coïncide avec l’âge de la supplémentation en vitamine A. Un pays d’Afrique de l’Ouest a choisi d’administrer le VVR2 à l’âge de 15 mois pour réduire au maximum la durée d’exposition potentielle au virus de la rougeole, bien que cela ne coïncide à aucun des autres services de santé planifiés au cours de la deuxième année de vie. Un pays d’Asie du sud a d’abord introduit le VVR2 et le DTC4 à différents mois de la deuxième année de vie pour des raisons épidémiologiques. Il a cependant été reconnu ultérieurement que cela compliquait le calendrier vaccinal et favorisait les occasions manquées de vaccination. Le pays a ensuite modifié le calendrier et recommandé l’administration des deux vaccins lors de la même visite. L’E X P É R I E N C E D U T R O I S PAYS 14 Il est important que les programmes aient une politique claire sur la date limite fixée pour l’administration de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B. Certains pays n’administrent plus la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B au-delà de deux semaines après la naissance de façon à maintenir un intervalle de quatre semaines entre les doses. Dans les pays qui utilisent un calendrier à 4 doses (avec un vaccin associé), un intervalle de quatre semaines n’est pas nécessaire avant la primo-vaccination (le calendrier du vaccin associé respectant les dosages requis), la dose de naissance contre l’hépatite B pouvant par conséquent être administrée jusqu’à la veille de l’administration prévue du premier vaccin associé. Les deux options sont acceptables. Pour plus d’informations, voir Guide pour l’introduction et le renforcement de la vaccination à la naissance contre l’hépatite B. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/documents/general/ISBN9789241509831/en/). 31 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N S E I G N E M E N T T I R É D E L A P O L I T I Q U E VAC C I N A L E La politique vaccinale de la République du Ghana a été actu- alisée pour fournir des orientations claires aux agents de santé concernant la vaccination des enfants âgés de plus de 12 mois. Politique relative à la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie Un contact systématique supplémen- taire pour des vaccinations aura lieu au cours de la deuxième année de vie d’un enfant à l’âge 18 mois ou peu après. Les services disponibles lors de ce contact incluront le RR2, le vaccin contre la méningite A, et toute intervention jugée appropriée (supplémentation en vitamine A, par exemple). Politique de rattrapage Tous les enfants doivent être vaccinés conformément au calendrier vaccinal recommandé au Ghana. Les enfants dont la vaccination n’est pas à jour recevront les antigènes manquants appropriés jusqu’à l’âge de cinq ans. À l’occasion de chaque visite médicale, le statut vaccinal d’un enfant doit être évalué et les doses manquantes administrées conformément au calendrier de rattrapage recommandé. Enfant entièrement vacciné L’indicateur de l’enfant entièrement vacciné se divise en trois catégories: à l’âge d’un an, à l’âge de deux ans, et après l’âge de deux ans. Un enfant est considéré comme entièrement vacciné à son âge s’il a reçu jusque-là tous les vaccins appropriés pour son âge. L’E X P É R I E N C E D U G H A N A • Communiquer l’objet de l’administration des vaccins au cours de la deuxième année de vie. Si le pays introduit une deuxième dose de VVR dans son calendrier de vaccination systématique, cette dose sera incluse dans la liste des vaccins exigés pour qu’un enfant soit considéré comme entièrement vacciné, et elle sera décrite comme la deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou RR2 ou ROR2, et non comme une dose de rappel. • Fournir des instructions claires sur la manière appropriée de déterminer les enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité en examinant les fiches conservées à domicile, d’enregistrer les doses administrées, de notifier les données et de les utiliser pour améliorer les services. • Préciser les mesures que doivent prendre les agents de santé dans des situations qui ne sont pas idéales, notamment lorsque la vaccination des enfants qui leur sont présentés n’est pas à jour, ou lorsque des enfants n’ont pas de fiche conservée à domicile, etc. (voir l’annexe 3). • Énoncer clairement la politique relative à la vaccination des enfants âgés de 12 mois ou plus dont la vaccination n’est pas à jour, pendant les activités périodiques d’intensification de la vaccination systématique (IPVS) comme les journées de la santé de l’enfant (voir l’Encadré 2 ci-dessous). 32 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé Les visites d’enfants malades et les visites dans un établissement pour les soins d’autres membres de la famille au cours de la deuxième année de vie sont aussi l’occasion d’administrer les doses de rattrapage si la vaccination de la première année de vie n’est pas à jour, de vérifier le statut vaccinal et d’administrer les doses prévues au cours de la deuxième année de vie. Les politiques vaccinales et la for- mation/l’encadrement des agents de santé doivent souligner qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite dans un établissement de santé et qu’un rattrapage vaccinal peut être effectué à chaque contact de l’enfant avec le système de santé. Des orientations claires pour le rattrapage des vaccinations qui n’ont pas été administrées lors de la première année de vie doivent être établies et diffusées largement, un calendrier vaccinal accéléré devant notamment être fixé pour les enfants chez lesquels plusieurs doses sont manquantes. Les recommandations de l’OMS relatives aux vaccinations de rattrapage constituent un ouvrage de référence utile à cet effet : http://www.who.int/immunization/policy/Immunization_routine_table3_FR.pdf 33 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N CA D R É 2. L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E LO RS D E S M A N I F E STAT I O N S O RGA N I S É E S P O U R L’I N T E N S I F I CAT I O N P É R I O D I Q U E D E L A VAC C I N AT I O N SYST É M AT I Q U E Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, comme les journées de la santé de l’enfant ou les semaines de la santé de la mère et de l’enfant, dès lors qu’elles sont organisées régulièrement, doivent être utilisées pour la vaccination de rattrapage des enfants dont les vaccins de la première année de vie ne sont pas à jour et pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie des enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité. Les politiques vaccinales et la formation des agents de santé à l’intensification périodique de la vaccination systématique doivent fournir des orientations claires à cet effet. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent aussi être utilisées pour sensibiliser à l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à la nécessité d’amener les enfants pour toutes les vaccinations recommandées au cours de la deuxième année de vie, conformément au calendrier national. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent également rappeler qu’il est important d’encourager les personnes prenant soin de l’enfant à apporter la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque contact avec le système de santé. Des orientations à l’intention des agents de santé sur le contrôle du statut vaccinal, la prestation des services et l’enregistrement des doses administrées, dans le cadre de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie ou des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, devront être incluses dans les politiques, les manuels pratiques, la formation et l’encadrement. Pour plus d’informations sur les meilleures pratiques aux fins des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, voir la publication de l’OMS Periodic Intensification of Routine Immunization. Lessons Learned and Implications for Action. Disponible en anglais à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/piri_020909.pdf 34 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie S’il est décidé d’utiliser la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la mise en œuvre d’autres interventions, les représentants des autres pro- grammes de santé apparentés devront être associés au processus de planification. Analyser et comparer les caractéristiques techniques des autres interventions proposées pour la ou les visite(s) planifiée(s) au cours de la deuxième année de vie Il conviendra de comparer systématiquement les priorités, les objectifs, les résultats, les problèmes et les plans des différentes interventions sanitaires et nutritionnelles reposant sur des bases factuelles qui sont proposées au cours de la deuxième année de vie pour déterminer les possibilités et les limites d’un contact vaccinal au cours de la deuxième année de vie dans le renforcement d’autres services. Cela pourra nécessiter l’organisation d’une ou de plusieurs réunion(s) pour encourager les acteurs à communiquer et se concerter directement au sujet de la continuité des soins des jeunes enfants et du rôle de la vaccination à cet égard. Cet ensemble de services à dispenser au cours de la deuxième année de vie reposera sur un éventail de considérations techniques, gestionnaires et axées sur le patient. Les questions à prendre en considération pour décider des éléments qui constitueront cet ensemble sont notamment les suivantes : • Quelles sont les priorités établies du ministère de la Santé pour ce qui concerne la santé publique ? • Quelles interventions peuvent être mises en œuvre pour les enfants âgés de 12 à 23 mois, certaines de ces visites sont-elles déjà établies, et coïncident-elles avec un calendrier vaccinal recommandé au cours de la deuxième année de vie ? • Quels services, et combien d’entre eux, peuvent être programmés lors d’une seule visite au cours de la deuxième année de vie, et cela sera-t-il plus commode pour l’enfant et pour la personne prenant soin de l’enfant ? • Toutes les interventions peuvent-elles être mises en œuvre pour les enfants au moyen de services fixes (statiques), de proximité et mobiles, et ces stratégies de prestation de services sont-elles opérationnelles ? • Les interventions proposées pour cette visite sont-elles mises en œuvre dans tout le pays ou seulement dans certaines zones géographiques ? • Les impératifs logistiques sont-ils similaires ? • Quelles sont les incidences sur les ressources humaines, notamment les capacités du personnel, le temps passé par patient, et le flux des patients ? 35 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 • Les ressources humaines et financières disponibles sont-elles suffisantes pour mettre en œuvre et maintenir chacune des interventions proposées pour la visite ? Certains pays ont prévu des services intégrés qui incluent la vaccination au-delà de l’âge d’un an et ils ont évalué l’expérience acquise pour déterminer comment améliorer les services. Les leçons tirées de cette expérience peuvent aider à orienter d’autres pays dans leurs processus décisionnels et de planification. E N S E M B L E D’I N T E RV E N T I O N S P O U R U N E V I S I T E M É D I CA L E C O M P L È T E D E L’E N FA N T À L’ÂG E D E 1 8 M O I S Un an après l’introduction du VVR2 en République de Zambie, le ministère de la santé et ses partenaires ont fait le point sur l’expérience acquise pour décider comment renforcer les résultats et intégrer la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans d’autres services. Lors d’une réunion spéciale, les responsables de plusieurs programmes - vaccination, nutrition et santé de l’enfant, les représentants des équipes provinciales et de district du système d’information pour la gestion sanitaire et les principaux partenaires techniques ont examiné par quels moyens la visite pour le VVR2 au cours de la deuxième année de vie pourrait satisfaire d’autres besoins sanitaires. Cette discussion a notamment débouché sur la définition de l’ensemble des services présenté ci-dessous. Elle faisait suite en partie à la décision du ministère de la santé de transformer en service systématique sa stratégie de supplémentation en vitamine A et de déparasitage, jusque-là associée aux semaines de la santé de l’enfant. À l’âge de 18 mois, tous les enfants bénéficient maintenant des services suivants: • VVR2 • rattrapage des autres vaccinations de la première année de vie qui ne sont pas à jour et pour lesquelles l’enfant satisfait encore aux critères d’admissibilité • suivi et promotion de la croissance • supplémentation en vitamine A • traitement antiparasitaire (mébendazole) Pour certains enfants, le cas échéant: • suivi/transfert en cas de diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson; • transfert pour la PCIME ou la prise en charge intégrée des cas dans la communauté pour les enfants fébriles ou présentant d’autres signes de maladie pendant la visite. L’E X P É R I E N C E D E L A Z A M B I E 36 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N ENSEIGNEMENTS TIRÉS DE L’INTÉGRATION DE LA VACCINATION DANS D’AUTRES SERVICES AU COURS DES CINQ PREMIÈRES ANNÉES DE VIE Le programme de vaccination de la République du Honduras est une solide plate-forme pour la prestation d’autres services aux enfants âgés de 2 à 5 ans. Il s’agit notamment de la supplémentation en vitamine A, de la supplémentation en acide folique pour les mères, de la promotion de l’allaitement au sein exclusif, de l’éducation pour la reconnaissance des tumeurs oculaires et de mesures locales ponctuelles destinées à endiguer les flambées de choléra et à maîtriser la dengue. Une première étude de l’expéri- ence acquise a montré ce qui suit. • ➢ Le succès repose sur l’étroite coordination et la planification conjointe entre les différents programmes et les différents niveaux du système de santé. • ➢ Les orientations techniques et programmatiques doivent être élaborées conjointement pour définir clairement la mise en œuvre des interventions prévues lors des visites médicales de l’enfant qui incluent la vaccination. • ➢ Les personnels de santé à tous les niveaux doivent être formés aux orientations techniques. • ➢ La ponctualité et l’adéquation des prévisions, des achats, de la distribution et du stockage sont nécessaires pour toutes les fournitures, pas seulement les vaccins, requises dans l’établissement de santé pour la visite médicale de l’enfant. • ➢ Un groupe de travail chargé de la communication devra concevoir un plan de communication stratégique incluant l’élaboration de matériels, l’utilisation des médias, la participation de la communauté ainsi qu’un calendrier et un budget. • ➢ Les formulaires pour l’enregistrement et la notification des données devront être adaptés et le système d’information pour la gestion sanitaire actualisé en conséquence. • ➢ Un suivi systématique, par classe d’âge et stratégie, des progrès eu égard aux buts fixés devra être effectué. • ➢ L’encadrement conjoint avec des membres du personnel de tous les programmes concernés devra accorder la priorité aux zones à forte densité de popula- tion et aux zones à risque. • ➢ Au nombre des obstacles à la pérennité de l’intégration figurent l’incertitude du financement et la disponibilité limitée des produits essentiels. D’après : Molina-Aguilera et al. Integrating health promotion and disease prevention interventions with vaccination in Honduras. J. Inf. Dis. 2012 ; 205 (Suppl. 1). L’E X P É R I E N C E D U H O N D U R AS 5 SECTION 37 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 38 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N L’introduction d’une visite de vaccination planifiée au cours de la deuxième année de vie requiert une planification détaillée pour sa mise en œuvre dans le cadre de l’organi- sation et de la prestation existantes des services fixes, de proximité et mobiles. Un rôle important incombe aux cadres aux niveaux du district et des établissements, à savoir ajuster la micro-planification et examiner l’organisation des services, le flux des patients, les ressources humaines et la prévention des occasions manquées de vaccination. Les responsables nationaux fourniront les orientations pour l’actualisation des modèles de micro-planification et la prestation de services de qualité, notamment si l’administration des interventions doit suivre un ordre préférable. La vaccination, en tant qu’acte invasif, fera généralement suite aux autres interventions.15 L’agent de santé, à la fin de l’interaction avec la personne prenant soin de l’enfant, lui indiquera cependant ce qu’il convient de faire en cas d’effets secondaires ou indésirables, et quand et où revenir pour la prochaine visite. 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification Dans de nombreux pays, les outils de micro-planification actuellement utilisés sont conçus pour aider à planifier la vaccination au cours de la première année de vie. Pour convenir à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les outils de micro- planification devront être révisés et étendus à la cohorte de la deuxième année de vie des enfants âgés de 12 à 23 mois. La population cible est constituée par les nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précédente. Ainsi, par exemple, s’il est prévu d’administrer le DTC4 aux enfants âgés de 18 mois ou plus, le groupe cible pour la micro-planification pour l’année en cours est constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Cette information devra être disponible dans les plans de l’année précédente. La ponctualité de la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deux- ième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. La micro-planification reposera sur la cohorte des 12–23 mois et, même si les enfants sont vaccinés plus tard que prévu, cela n’affectera ni le nombre ni la zone de recrutement des enfants à vacciner, seulement l’âge auquel les vaccins leur seront effectivement administrés. Comme décrit plus en détail à la section 7, toutes les doses administrées, quel que soit le moment, seront enregistrées dans les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage, les registres des établissements, les dossiers de vaccination électroniques et les rapports mensuels, selon l’âge auquel les vaccins ont effectivement été administrés à l’enfant. 15 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse - position de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf). 39 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 La micro-planification veillera en particulier à choisir les sites de proximité qui sont commodes pour la ou les personne(s) prenant soin de l’enfant, compte tenu du fait qu’un enfant dans sa deuxième année de vie est maintenant plus grand, plus lourd et moins facile à transporter qu’un nourrisson. Les mères auront aussi plus probablement un emploi à l’extérieur. Pour améliorer l’accès et réduire les taux de défection, le choix du site, le jour de la semaine et l’heure du jour des séances de proximité seront décidés, dans la mesure du possible, en consultation avec les membres de la communauté. Compte tenu de la prestation de services de santé supplémentaires pendant la visite prévue au cours de la deuxième année de vie, la micro-planification portera sur les aspects opérationnels de ces services, de même que sur ceux de la vaccination. Les personnels chargés de la nutrition, de la santé de l’enfant, de l’eau et de l’assainisse- ment, du VIH/sida, de la planification familiale, de l’éducation sanitaire et des autres programmes seront encouragés à participer au processus de micro-planification. 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie De nombreux pays aux moyens limités manquent cruellement de ressources humaines de sorte que les effectifs dont sont réellement dotés les établissements de santé ne satisfont pas aux normes fixées par les pouvoirs publics. La prestation de plusieurs services pendant la visite suppose la présence des types d’agents de santé appropriés dans chaque établissement. Pendant la phase de planification de la visite au cours de la deuxième année de vie au niveau national, les responsables du secteur de la santé examineront les ressources humaines dont disposent réellement les établissements de santé et ils formuleront des orientations quant aux types de personnel qui pourront s’acquitter de chaque tâche. Il pourra être nécessaire de réviser la définition des tâches et les responsabilités. Au niveau clinique, les infirmières-chef ou les responsables des établissements devront communiquer clairement la chronologie des services, qu’il s’agisse de services fixes ou de proximité. Ils désigneront également les personnels qui s’acquitteront de tâches particulières (décrites plus en détail à la section 8). Ces tâches sont notamment les suivantes : • contrôler le statut vaccinal des enfants pour déterminer quels services ils sont censés recevoir ce jour-là ; • dispenser chaque service dans un ordre prédéfini, ainsi, par exemple, suivi et promotion de la croissance, supplémentation en vitamine A, déparasitage, vaccination, conseil ; 40 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N • enregistrer les services administrés, dans tous les outils appropriés, immédiatement après leur prestation ; • s’entretenir avec chaque personne prenant soin de l’enfant du service qui vient d’être fourni à l’enfant et des mesures qui incombent ensuite à cette personne. Dans les établissements de santé plus petits où la responsabilité de toutes les fonctions incombe à un, ou à quelques, membre(s) du personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. Aux points de prestation des services, fixes ou de proximité, des agents de santé communautaires ou des volontaires qualifiés, pourront aider les agents de santé pour ce qui est de la gestion du flux des patients, de l’éducation sanitaire, et éventuellement de certains aspects de la tenue des dossiers. Dans les communautés, les tâches des agents de santé communautaires pourront inclure l’enregistrement des nouveau-nés, la tenue des registres communautaires des enfants âgés de 0 à 59 mois et des femmes enceintes, la recherche et le suivi des sujets perdus de vue, la sensibilisation des membres de la communauté à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie et leur information concernant le moment et le lieu où se présenter pour recevoir ces services. Certaines tâches sont cependant moins adaptées aux agents de santé communautaires et aux volontaires. Le contrôle du statut vaccinal des enfants âgés de 12 à 23 mois pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité à la vaccination, par exemple, est plus complexe que la vaccination des nourrissons, compte tenu du nombre accru des doses que ces enfants devraient avoir reçues à cet âge et de l’incertitude possible quant à la manière de procéder en cas de doses manquantes ou de vaccinations qui ne sont pas à jour. Aussi cette tâche nécessitera-t-elle probablement des agents de santé qualifiés. Dans les établissements de santé plus petits avec des ressources limitées en termes de personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. © W H O /Reidy 41 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients Dans les situations où les moyens disponibles sont limités, il ne sera pas toujours possible de proposer tous les services en même temps ni au même endroit. Ainsi, la vaccination ne pourra pas être assurée quotidiennement, comme prévu par les autorités nationales, dans un petit établissement où la prestation de tous les services repose sur un ou deux agent(s) de santé. Il sera alors important d’élargir la communication et de mobiliser les communautés pour que les personnes concernées se présentent les jours précis où les services sont proposés. Au niveau du district et dans les établissements, les responsables sanitaires devront examiner les questions suivantes : • Quelles seront les tâches particulières qui incombent à chaque type d’agent de santé dans la fourniture de la vaccination, —Ouvrages de référence essentiels Guides relatifs aux occasions manquées de vaccination (OMV) La stratégie de l’OMS pour réduire les occasions manquées de vaccination (OMV) vise à accroître la couverture vaccinale en améliorant l’utilisation des sites de vaccination existants (dans les centres de santé, les hôpitaux, les services de proximité/mobiles, etc.) Tout en améliorant la couverture, la réduction des OMV renforcera la prestation des services de santé et encouragera la synergie entre les programmes. http://www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_strategies/ MOV/fr/ et d’autres services, pendant la visite au cours de la deuxième année de vie ? Que fera-t-il différemment, le cas échéant, par rapport à la pratique actuelle sur une base quotidienne, mensuelle, trimestrielle ou annuelle ? • Quels sont les blocages probables qui pourront entraîner de longues attentes, notamment dans les établissements de grande dimension ? Les responsables des dispensaires détermineront la manière de réduire la durée de l’attente. • Là où tous les patients passent par l’accueil avant d’accéder aux services, cette étape peut-elle être utilisée pour communiquer avec les parents, répondre à leurs questions, et aiguiller les enfants vers les différents services ? Dans certains cas, il pourra être possible de dispenser certains services à l’accueil ou dans la salle d’attente avant que les mères ou les personnes prenant soin de l’enfant se dirigent 42 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N 16 Les évaluations des OMV menées au Tchad (2015), à Timor Leste (2015) et au Burkina Faso (2016) ont montré que les OMV étaient proportionnellement plus nombreuses pendant la deuxième année de vie. vers d’autres départements. Il pourra être nécessaire d’affecter des personnels chargés de la vaccination ou d’autres services à l’accueil à tour de rôle pour faciliter cette étape. • Tous les services proposés pendant une visite de vaccination au cours de la deux- ième année de vie sont-ils effectivement proposés et disponibles le même jour ? Des occasions manquées de vaccination et d’autres services peuvent être dues au fait que tous les personnels ne sont pas présents et tous les services ne sont pas dispensés en même temps au même endroit. La complexité accrue de la visite au cours de la deuxième année de vie pourra nécessiter une révision du calendrier des services de proximité, pour optimiser l’utilisation des ressources humaines. • Les politiques et les pratiques requises ont-elles été instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs) ? Des évaluations récentes dans certains pays ont montré que le taux des occasions manquées de vaccination (OMV) était particulièrement élevé pendant les visites au cours de la deuxième année de vie.16 Aussi est-il important de concevoir et d’organiser les services de manière à encourager une coordination entre les différentes interventions sanitaires. Les conclusions des évaluations indiquent par ailleurs qu’une ou deux visites seulement ont lieu au cours de la deuxième année de vie pour des soins préventifs, et qu’il est par conséquent plus important encore de saisir ces occasions. Les pays qui ont mené une évaluation des OMV devront en intégrer les résultats dans leur planification pour améliorer l’organisation des services. Les politiques devraient être instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs). © W H O 43 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 SECTION Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 44 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie Les planificateurs feront le point des fournitures requises pour la visite au cours de la deuxième année de vie, tant pour la vaccination que pour les autres services. Les ajustements nécessaires aux fins des prévisions, de la distribution et du stockage seront définis et examinés pour faire en sorte que tous les produits soient disponibles sur chaque lieu de prestation des services. Le tableau 3 présente un exemple fondé sur l’ensemble de services adopté en Zambie. Les pays pourront adapter cet exemple à l’ensemble de services qu’ils prévoient d’inclure dans leur visite médicale des enfants au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 3. INTERVENTIONS ET PRODUITS POUR LA VACCINATION ET LES AUTRES SERVICES LORS D’UNE VISITE PROGRAMMÉE AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE (EXEMPLE) S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Doses de vaccins recommandées au cours de la deuxième année de vie (VVR2, MenA, DCT4/ rappel du vaccin pentavalent) • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccins sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • Actualiser les outils d’enregistrement et de notification Rattrapage des autres vaccinations manquantes à l’issue de la première année de vie • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccin sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant17 • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • S’assurer que les outils de gestion des données permettent l’enregistrement/la notification des vaccinations qui ne sont pas à jour 45 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Supplémentation en vitamine A • capsules de 200 000 UI de vitamine A • Ciseaux • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de vitamine A qui seront nécessaires pour la visite systématique au cours de la deuxième année de vie. Cela pourra représenter un changement dans la stratégie de prestation des services (si ce service était précédemment assuré dans le cadre des journées semestrielles de la santé de l’enfant, par exemple) • Examiner les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quantités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Traitement antiparasitaire • Médicaments antiparasitaires • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de médicaments antipar- asitaires nécessaires pour la visite systéma- tique au cours de la deuxième année de vie • Comparer avec les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quan- tités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Suivi et promotion de la croissance • Balances • Rubans pour mesurer le périmètre brachial à mi-hauteur • Matériels de conseil • Relevé de crois- sance, si distinct de la fiche conservée à domicile • Outils de gestion des données • Faire le point sur les fournitures et les matériels disponibles sur le lieu de prestation des services compte tenu des niveaux estimés d’utilisation et de fréquentation au cours de la deuxième année de vie Suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson • Outils de gestion des données • Matériels de conseil • Déterminer si des quantités supplémentaires de médicaments comme le cotrimoxazole sont nécessaires aux fins du suivi 17 En règle générale, des quantités supplémentaires ne seront pas nécessaires puisqu’il s’agit de « vaccinations en retard » d’enfants déjà comptabilisés dans les prévisions de l’année précédente, et non de doses supplémentaires. Pour couvrir le gaspillage sur le terrain, les pays pourront cependant prévoir des doses supplémentaires pour le rattrapage sur la base de la couverture des années précédentes. 46 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Selon les interventions que les pays choisissent de mettre en œuvre parallèlement à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les autres produits qui peuvent être envisagés sont notamment les suivants: • supplémentation préventive en zinc ou utilisation du zinc dans la prise en charge de la diarrhée • poudres incluant plusieurs micronutriments • traitements de la malnutrition aiguë sévère • suppléments de fer • moustiquaires imprégnées d’insecticides Dans certains pays, les produits comme les suppléments de vitamine A et les médicaments antiparasitaires sont principalement fournis dans le cadre d’activités telles que des campagnes, ainsi les journées ou semaines semi- annuelles de la santé de l’enfant, qui disposent de leurs propres chaînes d’approvisionnement, indépendantes de celles des services. Si les pays décident de les fournir de préférence lors d’une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie, ils devront s’assurer que tous les lieux de prestation des services disposent de quantités suffisantes pour une prestation systématique. Dans les pays où ces produits sont fournis aux établissements de santé dans les trousses de médicaments essentiels, il conviendra de déterminer si les trousses contiennent des quantités suffisantes pour répondre aux besoins lors des visites au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront consulter les lignes directrices de leur programme existant et les normes ou les références mondiales, notamment les directives de l’OMS (disponibles qu’en anglais) Supplémentation en vitamine A chez les nourrissons et les enfants de 6 à 59 mois19 et Chimioprévention des helminthiases chez l’homme. Utilisation coordonnée des médicaments anthelminthiques pour les interventions de lutte: manuel à l’intention des professionnels et des administrateurs de programme.20 18 Disponible en anglais à l’adresse www.who.int/elena/titles/zinc_diarrhoea/en/ 19 www.who.int/nutrition/publications/micronutrients/guidelines/vas_6to59_months/en/ 20 www.who.int/neglected_diseases/preventive_chemotherapy/9789241547109/en/ 47 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 21 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ —Ouvrage de référence essentiel Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi Cet ouvrage décrit les principes et les questions à prendre en considération lors de l’introduction d’un nouveau vaccin dans un programme national de vaccination, et il contient des éléments d’information et des outils/ listes de contrôle pour la planifica- tion, la mise en œuvre et le suivi. Ce guide appelle aussi l’attention sur les moyens de saisir l’occasion d’ajouter un nouveau vaccin pour renforcer les systèmes de vaccination et de santé. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/vaccine_intro_ resources/nvi_guidelines/en/ Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination DE LA DÉCISION À L’EXÉCUTION ET AU SUIVI Dans la prévision des besoins pour la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, la population cible inclut les nourrissons sur- vivants de la cohorte des naissances de l’année précédente. Si, par exemple, il est prévu de vacciner les enfants âgés de 18 mois contre la méningite A, le groupe cible aux fins des prévisions pour l’année en cours sera constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Comme indiqué dans l’encadré 1, la ponctualité de la vaccination lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. Il en découle pratique- ment que les prévisions doivent reposer sur l a cohorte des enfants âgés de 12 à 23 mois. Si les enfants sont vaccinés après l’âge de 23 mois, seul l’âge auquel les doses sont effectivement administrées change mais cela n’affecte pas le nombre des doses requises. S’il est important d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude dans les feuilles de pointage et les rapports mensuels selon l’âge réel de la vaccination, cela n’affectera pas les pratiques de gestion des stocks. Introduire un nouveau vaccin Avant d’introduire un vaccin entièrement nouveau (le vaccin contre la méningite A, par exemple) dans le calendrier de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie, les planificateurs nationaux devront consulter le document de l’OMS Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi. Les sections 3.4 et 3.5 de cet ouvrage examinent en profondeur la question de la gestion des vaccins et de la prévision des besoins.21 Les modifications particulières à apporter à la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendront des caractéristiques du nouveau new vaccin introduit. 48 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Ajouter une autre dose d’un vaccin déjà inclus dans le calendrier Si la visite au cours de la deuxième année de vie prévoit une dose supplémentaire ou de rappel d’un vaccin qui figure déjà dans le calendrier national, les préparatifs nécessaires dépendront également du ou des vaccin(s) en question. L’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou contre la rougeole et la rubéole dans des flacons de 10 doses nécessit- era, selon les estimations, de 15 à 25% d’espace de stockage supplémentaire dans la chaîne du froid. Le besoin de doses de vaccins supplé- mentaires sera compensé dans une certaine mesure par la réduction escomptée du taux de gaspillage des vaccins en flacons de 10 doses car, compte tenu de la taille accrue de la population cible, davantage de doses seront utilisées par flacon. Il a été estimé que le taux de gaspillage de vaccin antirougeoleux pourrait être réduit de 40% du fait du remplacement du calendrier à une dose par un calendrier à deux doses.22 Les administrateurs de programme et les logisticiens devront aussi surveiller et réviser le taux de gaspillage et les facteurs de gaspillage de vaccin à valence rougeole compte tenu de toute modification éventuelle des politiques, ou des pratiques réelles, concernant les circonstances dans lesquelles les agents de santé doivent ouvrir des flacons multidoses de 22 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) pp. 21–22. pp. 21–22. —Ouvrage de référence essentiel Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antir- ougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine Cet ouvrage fournit des orienta- tions à l’appui des discussions sur la politique à mener et des aspects opérationnels de l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans le calendrier de vaccination systématique. Il fournit des indications utiles sur les questions propres à la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, notamment la prévision, la communication et la gestion des données liées à la vaccination. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/112842/ WHO_IVB_13.03_fre.pdf Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine Contact Département V ccination, vaccins et produits biologiques Organisation mondiale de la Santé 20 avenue Appia CH 1211 Genève Suisse vaccines@who.int ces vaccins. Moyennant une formation complémentaire ou un renforcement des compétences, les agents de santé devront prendre l’habitude d’ouvrir des flacons de 10 doses même lorsqu’un enfant ou deux seulement sont présents pour la vaccination. Cette pratique améliorera la ponctualité de la vaccination, priorité importante du programme, en particulier pour la rougeole. Cela risque en revanche d’accroître les taux de gaspillage. Pour ce qui est de l’introduction du DTC4, l’effet sur la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendra du produit vaccinal utilisé. Si un pays, par exemple, 49 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 qui utilise un vaccin pentavalent pour la vaccination des nourrissons prévoit d’administrer le DTC4 au moyen du seul DTC, cela reviendra alors à ajouter un nouveau vaccin à la chaîne du froid. Si le pays décide au contraire d’administrer le DTC4 sous la forme d’une dose supplémentaire de vaccin pentavalent, les besoins supplémentaires en espace de stockage dans la chaîne du froid pourront être réduits au minimum, ce qui facilitera la gestion programmatique des approvisionnements. L’utilisation de vaccin pentavalent rendra superflues les doses supplémentaires administrées de vaccin contre l’hépatite B et contre Haemophilus influenzae type B (Hib), même si celles-ci sont sans danger. Les responsables du programme national devront peser le pour et le contre de cette décision. Vaccination de rattrapage pour les doses manquantes à l’issue de la première année de vie De nombreux pays procèdent déjà à certaines vaccinations de rattrapage au moyen des fournitures existantes. Avec l’introduction d’une plate-forme pour la deuxième année de vie et du renforcement des politiques de vaccination de rattrapage, les besoins en vaccins et en logistique pourraient augmenter à brève échéance ; aussi les administrateurs devront-ils surveiller l’évolution de la consommation de vaccins pour ajuster leurs prévisions en conséquence. Les effets potentiels de la vaccination de rattrapage sur la gestion des vaccins et de la chaîne du froid peuvent être estimés sur la base d’un ensemble de facteurs, notamment les données relatives aux tendances passées concernant la vaccination des enfants âgés de plus d’un an, le nombre escompté de doses de chaque vaccin à administrer après l’âge d’un an, et la question de savoir si les flacons de vaccin en question peuvent être utilisés dans les jours suivant leur ouverture, conformément à la politique relative aux flacons multidoses.23 Autres produits pour la vaccination Des quantités accrues d’aiguilles, de seringues et de réceptacles de sécurité sont nécessaires compte tenu des vaccinations supplémentaires à administrer au cours de la deuxième année de vie. La section 3.5 du document Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi fournit des orientations détaillées sur ce sujet.24 Les quantités de ces fournitures nécessaires dépendront de la couverture estimée pour chaque dose de chaque vaccin, et elles pourront évoluer au fil du temps. Dans certains pays, les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2, élevés au départ, ont reculé en quelques années tandis que dans d’autres pays, les taux de défection sont restés élevés. Les administrateurs de programme et les logisticiens devront surveiller chaque année les schémas réels de la couverture et de la consommation de vaccins, et ajuster leurs buts et leurs prévisions en conséquence. 23 Déclaration de politique générale de l’OMS : Révision de la politique relative aux flacons multidoses, 2014. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2014 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/135972/1/WHO_IVB_14.07_eng.pdf). 24 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ 50 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 SECTION Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 51 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 L’enregistrement, la notification et l’utilisation des données à tous les niveaux peuvent constituer les aspects les plus complexes de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les groupes cibles à vacciner, ou qui bénéficieront d’autres services, doivent être clairement définis et des dénominateurs appropriés utilisés pour calculer la couverture de ces groupes cibles. Pour déterminer les besoins en données, des décisions devront être prises concernant les types d’informations et d’indicateurs à utiliser pour suivre l’exécution et orienter l’action. Les instruments d’enregistrement et de notification des données devront être soigneusement révisés, notamment avec l’aide des utilisateurs finaux, pour faire en sorte qu’ils aident effectivement les personnels de santé à vérifier qui satisfait aux critères d’admissibilité, à dispenser les services, et à employer de bonnes pratiques d’enregistrement et de notification. La présente section porte sur les sujets suivants : 1. INDICATEURS DE RENDEMENT. Les programmes doivent décider comment surveiller l’introduction et l’exécution et comment les indicateurs seront utilisés pour orienter les activités et la prise des décisions. Ils devront également envisager d’autres moyens d’obtenir des données relatives au programme notamment au moyen d’enquêtes en population sur la couver- ture ou d’enquêtes sur les connaissances- attitudes-pratiques (CAP). 2. BESOINS EN DONNÉES. Une fois connus les indicateurs d’exécution, les besoins en données pour la production des indicateurs pourront être définis. 3. ACTUALISATION DES FORMULAIRES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES. Cela inclut tous les outils d’enregistrement, de notification et de suivi. © U N IC EF/U N 0 26564/Parry 52 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.1 Indicateurs d’exécution Les décisions quant aux changements à apporter aux outils et aux méthodes de gestion des données reposeront sur le principe de base selon lequel seules les données qui ont des chances d’être utilisées doivent être recueillies. Les pays seront sensibilisés à la nécessité de notifier régulièrement certains indicateurs de vaccination mondiaux. D’autres besoins en matière de données pourront cependant varier selon les priorités et les problèmes liés au programme de chaque pays. Le tableau 4 présente les indicateurs de vaccination adaptés à l’établissement ou au renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie. La mesure des indicateurs relatifs à la deuxième année de vie nécessite l’enregistrement et le comptage des doses déjà reçues à l’âge de l’administration. Dans les contextes où les retards de vaccination sont notoires et où l’amélioration de la ponctualité est une priorité, les feuilles de pointage pourront être ventilées en trois classes d’âge: de 0 à 11 mois, de 12 à 23 mois, et plus de 24 mois. Cela permettra au programme de surveiller si la ponctualité s’améliore progressivement. Un pays où la ponctualité de la vaccination est solidement établie n’y accordera pas nécessairement de l’importance et pourra préférer limiter ses feuilles de pointage à deux classes d’âge: de 0 à 11 mois, et plus de 12 mois. Pour éviter de surcharger les agents de santé avec des tâches de notification, les pays devront réfléchir soigneusement aux données supplémentaires qui seront nécessaires, le cas échéant, pour les indicateurs liés à la deuxième année de vie et saisir l’occasion d’examiner, voire d’éliminer, les indicateurs qui ne sont pas utilisés actuellement. Sur cette base, les pays devront décider quelles données recueillir systématiquement chaque année, auprès de tous les lieux de prestation de services de vaccination, et quelles données recueillir moins fréquemment au moyen d’enquêtes de couverture en population comme les enquêtes démographiques et sanitaires (EDS), les enquêtes en grappes à indicateurs multiples d’UNICEF (MICS) ou les enquêtes CAP. Il est important de distinguer entre les données recueillies au moyen de chacune de ces méthodes. Les enquêtes en population sur la couverture par la vaccination systématique doivent être adaptées aux fins de l’enregistrement des données sur toutes les doses adminis- trées. Le document de l’OMS Vaccination coverage cluster surveys: reference manual (2017)25 fournit des orientations sur la définition des populations cibles sur lesquelles doivent porter les enquêtes si la vaccination est étendue au-delà de l’âge d’un an. Pour la couverture des vaccins recommandés entre les âges de 12 à 23 mois (le VVR2, le DTC4, par exemple) le manuel de référence suggère de faire porter l’enquête sur les enfants âgés de 24 à 35 mois en plus de ceux qui sont âgés de 12 à 23 mois et qui font habituellement l’objet d’enquêtes liées aux vaccins recommandés avant l’âge de 12 mois. Suivi des défections entre le VVR1 et le VVR2 Les défections entre le VVR1 et le VVR2 doivent faire l’objet d’un suivi aux niveaux national, infranational et des établissements sur la base de rapports récapitulatifs 25 http://www.who.int/immunization/documents/who_ivb_18.09/en/ 53 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 26 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) ) Annexe 6, p.16. mensuels. Les établissements sont aussi encouragés à établir des diagrammes de suivi. L’administration prévue des doses à deux cohortes de naissance différentes est une source de complication; en réalité, cependant, vu la très petite différence de taille entre les cohortes de deux années consécutives, le même dénominateur sera utilisé pour les deux doses pour le calcul des défections. Il est recommandé d’utiliser comme dénominateur les nourrissons survivants de la cohorte recevant le VVR1.26 Un diagramme type de suivi de la couverture, incluant les défections entre le VVR1 et le VVR2, est présenté à l’annexe 2. Vérifier si toutes les interventions prévues pendant une visite planifiée au cours de la deuxième année de vie sont effectivement mises en œuvre La visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion de faire bénéficier le même enfant de plusieurs services, et elle encourage une utilisation accrue des ser- vices à un âge vulnérable. Il est important de disposer d’un système de suivi de l’utili- sation réelle de toutes les interventions mises en œuvre pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. Si, par exemple, l’exécution de la vaccination est supérieure à celle des autres services, cela permettra de signaler les obstacles à leur prestation et pourra aider les responsables à reconnaître les problèmes particuliers et à rechercher des solutions. Si tous les services qui doivent être fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie sont notés dans le même registre, les chefs et les cadres de l’établissement pourront effectuer des contrôles réguliers pour évaluer la mesure dans laquelle les enfants qui se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie bénéficient effectivement de tous ces services. Par ailleurs, l’enregistrement de plusieurs services au même endroit peut donner naissance à un grand registre encom- brant qui risque de se révéler rapidement malcommode. La faisabilité de ces pratiques d’enregistrement devra être examinée et testée avec les agents de santé. L’utilisation réelle des interventions intégrées pourra aussi être suivie au moyen de visites dans les établissements, d’enquêtes et d’entretiens à la sortie des patients. Déterminer si les enfants sont entièrement vaccinés L’ajout de nouveau vaccins et de nouvelles doses des vaccins existants au cours de la deuxième année de vie complique la tâche de l’agent de santé qui doit utiliser les données administratives pour déterminer les enfants qui sont entièrement vaccinés eu égard à leur âge et au calendrier vaccinal du pays. L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. Il arrive de plus en plus fréquemment qu’un enfant soit appelé à recevoir 15 doses de vaccins ou plus au cours des 15 à 18 premiers mois de vie. Cela accroît le temps dont l’agent de santé a besoin pour examiner le carnet de santé de l’enfant ou pour con- trôler tous les points du registre pour déterminer si l’enfant est entièrement vacciné. Une option consiste à scinder l’indicateur en deux catégories ou plus (< 12 mois et < 24 mois). Les programmes peuvent aussi choisir de ne pas inclure l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné dans les feuilles de pointage, mais de surveiller l’indica- teur ou les indicateurs au moyen d’enquêtes périodiques sur la couverture vaccinale. 54 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N TA B L E AU 4. R É SU M É D E S I N D I CAT E U RS D E VAC C I N AT I O N L I É S À L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. 55 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. a Le dénominateur sera la cohorte de naissance des 12–23 mois (les nourrissons survivants) même si les données sont ventilées en trois classes d’âge. b Cet indicateur est très utile dans les pays où le VVR1 est recommandé à l’âge de 9 mois. Dans les pays où l’administration du VVR1 est prévue à l’âge de 12 mois ou plus tard, l’indicateur devra être modifié en conséquence. 56 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.2 Besoins en données Déterminer les dénominateurs Pour les vaccinations prévues après la première année de vie, la meilleure cible est l’estimation des nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précé- dente. La couverture vaccinale administrative peut ensuite être estimée en divisant les doses administrées pendant l’année en cours (numérateur) par le nombre estimé des enfants survivants de la cohorte de naissance de l’année passée (dénominateur). Enregistrer les doses administrées Les doses de vaccins seront comptabilisées au minimum dans deux classes d’âge (0–11 mois et plus de 12 mois) ou, de préférence, dans trois classes d’âge (0–11 mois, 12–23 mois et plus de 24 mois). Des exemples de feuilles de pointage incluant ces deux ventilations possibles sont présentés à l’annexe 1. L’établissement de sous- catégories supplémentaires pour l’enregistrement des doses, comme la prestation des services (fixes ou de proximité), alourdit la charge de travail des agents de santé et accroît le risque d’erreurs ; aussi la ventilation en classes supplémentaires au-delà de l’âge doit-elle être envisagée avec précaution. La manière dont ces données supplémentaires seront utilisées pour orienter les activités sera clairement définie afin de déterminer si leur collecte est réellement nécessaire. Au besoin, des feuilles de pointage distinctes seront utilisées pour les séances fixes et de proximité, et les fiches de notification mensuelles incluront des lignes distinctes pour chaque antigène pour les séances fixes et les séances de proximité. Le suivi des indicateurs sanitaires par sexe a été recommandé par certaines personnes à des fins d’équité ; les enquêtes de couverture ont cependant montré à plusieurs reprises que le sexe de l’enfant ne constituait pas un obstacle à la vaccination.27 Vu le surcroît de complexité que cause la stratification pour le système administratif, l’OMS L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. 27 State of inequality: childhood immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2016 www.who.int/gho/health_equity/report_2016_immunization/en/ (disponible en anglais) © U N IC EF/U N 0 59893/Rom eo 57 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 E N CA D R É 3 P RO M O U VO I R L’E X ACT I T U D E D E L’E N R EG I ST R E M E N T E T D E L A N OT I F I CAT I O N P O U R A M É L I O R E R L E S S E RV I C E S Les agents de santé peuvent hésiter à enregistrer les doses de façon exacte s’ils craignent d’être réprimandés parce qu’ils consignent des pratiques qui ne sont pas conformes aux normes nationales. L’enregistrement approprié des pratiques réelles est essentiel pour la détection et la résolution des problèmes ; aussi l’exactitude de l’enregistrement et de la notification doit-elle être encouragée et soutenue. Si, par exemple, une première dose de VVR est administrée après l’âge d’un an, elle devra être enregistrée comme la première dose, quel que soit l’âge de l’enfant. Si les agents de santé se sentent contraints de déclarer qu’ils n’ont pas dépassé les taux de gaspillage de vaccins établis, ils risquent de renvoyer les mères et les enfants sans vaccination si un ou deux enfants seulement se présentent pour le VVR ou d’autres vaccins lyophilisés en flacons multidoses qui doivent être jetés six heures au plus après la reconstitution. Priver ces enfants de vaccination ce jour-là constitue une occasion manquée de vaccination, qui prolonge l’exposition à la maladie et risque d’entraîner la perte définitive de ces enfants pour le système. Il incombe aux cadres de promouvoir l’exactitude en matière d’enregistrement et de notification des données et d’aider les agents de santé à prendre des décisions lorsque les circonstances ne sont pas optimales. ne recommande pas le comptage des doses par sexe. Il n’est pas non plus conseillé d’essayer de séparer les doses administrées aux enfants dans une zone desservie par un établissement par opposition aux enfants vivant à l’extérieur de cette zone. En cas d’incertitude concernant l’égalité des enfants en matière de vaccination, eu égard au sexe ou à d’autres caractéristiques, il est recommandé que les enquêtes mises en œuvre aient notamment pour mandat de détecter les inégalités ou les disparités en matière de couverture. L’inclusion de trois classes d’âge pour l’enregistrement des doses prend en considéra- tion le problème courant que pose l’enregistrement des doses administrées en retard. Si les enfants viennent pour la vaccination ou d’autres services prévus au cours de la deuxième année de vie à l’âge de 24 mois ou plus, ils ne doivent pas être privés de la vaccination ni des autres soins. Les agents de santé administreront les doses et dispenseront les services et les enregistreront dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels, dans la colonne de l’âge correspondant à celui de l’enfant lorsqu’il a effectivement reçu la dose ou les services. Les guides pratiques des pays fourniront des instructions claires et des scénarios relatifs à l’administration, au comptage, à l’enregistrement et à la notification des doses administrées en retard. 58 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire Tous les instruments de collecte et de notification des données seront examinés et révisés, le cas échéant, compte tenu des besoins en données pour les services au cours de la deuxième année de vie. Une approche de la conception de ces instruments axée sur les usagers sera utilisée pour encourager la mise en œuvre appropriée des contrôles, de la vaccination et de l’enregistrement et de la notification des doses. Les outils d’enregistrement des données devront promouvoir le concept essentiel selon lequel la vaccination complète inclut les doses administrées au cours de la deuxième année de vie ou au-delà. Les agents de santé étant censés utiliser quotidiennement les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage et les registres, ces outils seront conçus en collaboration avec ces personnels et ils feront l’objet d’essais préalables destinés à vérifier s’ils sont bien compris et faciles à utiliser. Ces étapes contribueront à éviter les problèmes liés à l’enregistrement des données, voire aux pratiques vaccinales, comme le refus de vacciner un enfant venu en retard. Les résultats des essais préalables seront pris en compte pour la révision des outils proprement dits et pour le renforcement de la formation à leur utilisation appropriée. Il conviendra de surveiller en permanence la fonctionnalité des outils existants, moyennant l’examen ou l’évaluation de la qualité des données,28 de façon à éliminer ou réviser les aspects qui ne sont pas utilisés de façon appropriée, ou pas utilisés. Associer les représentants des services d’information pour la gestion sanitaire et de tous les programmes concernés pour élaborer un plan destiné à examiner et réviser le système et à assurer la synchronisation des mises à jour avec la diffusion des outils au format papier, notamment les fiches conservées à domicile. Il conviendra d’examiner les systèmes de notification pour éliminer les doubles emplois et les contradictions entre les systèmes parallèles (le système d’information pour la gestion sanitaire et l’outil de gestion des données vaccinales du district ou d’autres systèmes d’information consacrés à la vaccination, par exemple) afin d’éviter une surcharge de travail et de réduire le risque de confusion pour les agents de santé. Établir un plan, assorti d’un budget et d’un calendrier, et obtenir des fonds pour réviser tous les instruments de collecte et de notification des données. Le plan présentera les principales responsabilités, les processus d’examen, le calendrier, les quantités requises, le budget, les sources de financement et un plan de diffusion clair. Le budget inclura le coût de l’impression d’une quantité suffisante 28 Ainsi, par exemple, l’outil Data Quality Self-Assessment (DQS). L’auto-évaluation de la qualité des données est un outil qui propose des méthodes utilisées pour évaluer différents aspects du système de suivi de la vaccination aux niveaux du district et des établissements de santé. Pour plus de détails consulter : www.who.int/immunization/monitoring_surveillance/routine/coverage/en/index3.html (disponible en anglais) 59 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 de fiches conservées à domicile et de tous les nouveaux formulaires et de leur distribution à tous les établissements pour remplacer les formulaires et les registres plus anciens. Tous les nouveaux instruments devront être prêts à temps pour la formation des agents de santé qui pourront ainsi les utiliser directement. Si les établissements de santé utilisent des fiches de vaccination au format électronique et d’autres systèmes électroniques, les modifica- tions concernant tous les aspects du système devront être apportées à temps pour la formation de façon à permettre aux agents de santé de s’exercer à les utiliser. Réviser tous les instruments de collecte des données pertinents. • Les fiches conservées à domicile devront contenir suffisamment de place pour permettre à l’agent de santé d’enregistrer toutes les doses de vaccins systématiques, leur date d’administration, et les autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. La fiche conservée à domicile sera conçue de façon à faciliter le contrôle des doses prévues par tous les agents de santé (y compris les personnels soignants qui ne vaccinent pas). La publication de l’OMS Guide pratique pour la conception, l’utilisa- tion et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccina- tion (voir ouvrage de référence essentiel dans l’encadré 4) fournit des conseils fac- iles à suivre pour la production de fiches conservées à domicile de qualité. • Les feuilles de pointage seront conçues de façon à orienter les agents de santé aux fins de l’enregistrement exact des doses administrées, ventilées par classe d’âge, comme décrit à l’annexe 1. • Les rapports récapitulatifs mensuels enregistreront et résumeront toutes les données issues des feuilles de pointage. Si, par exemple, la feuille de pointage contient un espace pour la notification des doses administrées en dehors de la —Ouvrage de référence essentiel Guide pratique pour la conception, l’utilisation et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccination Les fiches conservées à domicile, tels les cartes de vaccination ou les dos- siers intégrés sur la santé de l’enfant, doivent être conçues pour répondre aux besoins du système de santé et promouvoir des pratiques sanitaires appropriées chez les personnes prenant soin de l’enfant. Elles doivent être mises gratuite- ment à la disposition de toutes les personnes prenant soin de l’enfant, et remplies de façon appropriée. Les agents de santé les encourageront à bien garder les fiches conservées à domicile, et ce pendant plusieurs années. Ils ne doivent cependant pas réprimander ni priver de services ceux qui les ont perdues ou oubliées, ce qui pourrait dissuader les personnes prenant soin de l’enfant de revenir pour une vaccination ou d’autres services essentiels. Les fiches perdues ou endommagées seront remplacées à titre gracieux. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/20 4128/9789242508956_fre.pdf POUR LA CONCEPTION, L’UTILISATION ET LA PROMOTION DES DANS LES PROGRAMMES DE VACCINATION GUIDE PRATIQUE FICHES CONSERVÉES À DOMICILE 60 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N E N CA D R É 4. FICHES CONSERVÉES À DOMICILE POUR LA VACCINATION E T L E S AU T R E S S E RV I C E S D E SA N T É D E L’E N FA N T Vu l’extension de la vaccination à la deuxième année de vie et au-delà, et l’inclusion d’un plus grand nombre de vaccins dans le calendrier des vaccinations, il est de plus en plus important que toutes les mères et toutes les personnes prenant soin de l’enfant aient la fiche conservée à domicile qui renseigne sur le statut vaccinal de l’enfant et fournit des informations essentielles sur la vaccination et la santé. Les politiques vaccinales et la formation/l’encad- rement des agents de santé souligneront qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite à l’établissement de santé pour vérifier si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination chaque fois qu’il est en contact avec le système de santé. Certains pays ont instauré le contrôle du statut vaccinal au moment de l’inscription pour l’enseignement primaire, et il convient de rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’il est important de bien garder la fiche conservée à domicile jusqu’à l’inscription de l’enfant dans le système éducatif. classe d’âge recommandée, ou des séances fixes/de proximité, le résumé mensuel enregistrera également cette information pour éviter aux agents de santé de devoir eux-mêmes improviser une solution. • Les registres incluront un espace pour les doses supplémentaires à administrer (ou les autres interventions à mettre en œuvre) lors de la visite au cours de la deuxième année de vie et au-delà, sans limiter l’enregistrement des doses à la deuxième année de vie. La quantité des données à enregistrer dépendra des modalités de leur utilisation, du temps requis pour saisir les données, du coût, et du volume des registres. Il sera aussi crucial d’organiser les registres, ou les fichiers d’attente, pour aider à retrouver plus facilement les sujets qui ne se sont pas présentés. Comme décrit à la section 8, la formation et l’encadrement devront tenir compte des situations inhabituelles que les agents de santé rencontreront probablement et qui leur compliqueront la tâche lorsqu’il s’agira d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude. L’annexe 3 propose des scénarios types à titre d’illustration. 61 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 SECTION Formation et renforcement des capacités des agents de santé 62 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. Aux fins du renforcement des capacités des agents de santé, les « compétences » sont définies comme englobant les savoir-faire, les connaissances et les attitudes. Pour que la vaccination et les autres services de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie soient considérés comme une priorité, les capacités relationnelles, les motivations et les attitudes des agents de santé devront être abordées dans la formation et l’encadrement, et les retours d’informations qui leur sont adressés. La formation est essentielle pour l’introduction de nouveaux savoir-faire, mais elle devra être suivie d’un appui ultérieur comme un tutorat ou un encadrement bienveillant, pour le renforcement des compétences et l’amélioration des pratiques sur une base continue. Les représentants de tous les programmes concernés lors d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribueront au processus d’élaboration du programme de formation. Un plan de travail, un calendrier et un budget seront établis aux fins de la mise au point des matériels de formation pour que les acteurs concernés partagent la même compréhension claires des responsabilités et des délais concernant la rédaction, l’examen, la finalisation et la production des matériels de formation et d’autres matériels complémentaires, tels des diapositives, des instruments de travail, des matériels d’exercice, etc. La formation, l’encadrement et les autres moyens d’appui suivant la formation renforceront les politiques et les modes opératoires normalisés, y compris le principe de base selon lequel la vaccination en temps voulu est idéale mais (à quelques exceptions près) mieux vaut une vaccination en retard que l’absence de vaccination. 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé L’une des mesures essentielles consiste à définir les compétences que doivent avoir tous les membres du personnel de santé qui participent à la vaccination et aux autres interventions sanitaires et nutritionnelles au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une analyse des tâches ou une évaluation des besoins en matière d’appren- tissage devra être menée pour déterminer clairement les membres du personnel qui seront chargés de tâches particulières, comme indiqué à la section 5. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie qui inclut d’autres services de santé, les formateurs dresseront la liste des tâches prévues et des compétences requises : • des vaccinateurs ; • des autres dispensateurs de soins de santé associés à une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie ; • des cadres ou des responsables de l’établissement de santé ; • des agents de santé communautaires ; 63 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 • des personnels au niveau du district ou de la région chargés de la vaccination, de la santé de l’enfant, de la gestion logistique, de la gestion des données, du plaidoy- er, de la communication, de la participation communautaire et de la mobilisation sociale. Une manière de procéder consistera à dresser la liste des changements particuliers apportés aux responsabilités quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles et annuelles de l’agent de santé, qui résultent de l’introduction de la vaccination après l’âge d’un an. 29 Pour les informations et les outils aux fins d’une micro-planification efficace, voir le chapitre 3 de la publication Atteindre Chaque District : Guide pour augmenter la couverture et l’équité dans toutes les communautés de la Région africaine, 2017. Disponible à l’adresse : https://www.afro.who.int/fr/publications/atteindre-chaque-district-guide-pour-augmenter-la-couverture-et-lequite-dans-toutes Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. © W H O M aldives 64 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N E N CA D R É 5. C O M P É T E N C E S D E S AG E N T S D E SA N T É P O U R L A VACCINATION AU COURS DE L A DEUXIÈME ANNÉE DE VIE La formation et le renforcement des capacités pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie devront garantir que les agents de santé sont capables de s’acquitter correctement des tâches suivantes. 1. Établir des micro-plans et prévoir les besoins en produits pour atteindre une cohorte supplémentaire en s’appuyant sur une estimation correcte de la population cible. 2. Contrôler les enfants de façon appropriée pour déterminer quelles doses de vaccins sont nécessaires. Cela suppose une bonne connaissance du calendrier vaccinal (existe-t-il, par exemple, une limite d’âge pour certains vaccins ou certaines doses), de l’intervalle minimum entre les doses, des mesures à prendre en cas de vaccinations en retard ou interrompues et de la manière de déterminer si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité en l’absence de fiche conservée à domicile, et cela dépend de la question de savoir si un enfant venu pour des soins curatifs peut être vacciné. 3. Communiquer clairement avec les personnes prenant soin de l’enfant comme suit. • Lorsque des personnes prenant soin des enfants amènent leurs enfants pour la vaccination au cours de la première année de vie, notamment pour le VVR1, les agents de santé expliqueront les raisons et les avantages pour lesquels ils doivent revenir avec l’enfant pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie. Ils devront aussi leur indiquer clairement quand ils doivent revenir et noter cette information dans la fiche conservée à domicile. • Pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, l’agent de santé remerciera la personne prenant soin de l’enfant d’être venue et l’informera au sujet des vaccins reçus, en précisant notamment que le fait de recevoir simultanément plusieurs injections est sans danger et en le rassurant au sujet de ses inquiétudes et des effets secondaires. 4. Dispenser d’autres services à l’enfant pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, comme le suivi et la promotion de la croissance, la supplémentation en vitamine A et les médicaments antiparasitaires, conformément à la politique nationale. 5. Enregistrer et notifier les doses administrées pendant la visite au cours de la deuxième année de vie dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels. 6. Détecter et retrouver les sujets perdus de vue pour que les enfants reçoivent finalement toutes les doses prévues dans le calendrier de vaccination. Cela pourra nécessiter un encadrement et un appui des agents de santé communautaires. 7. Examiner les données de l’établissement pour évaluer l’exécution et résoudre les problèmes liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie qui requièrent de l’attention. 65 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 8.2 Établir le programme de formation Une grande partie du contenu technique sur l’administration appropriée des vaccins et la fourniture des autres services de santé de l’enfant est déjà disponible dans les matériels de formation existants. Ces éléments peuvent être adaptés et actualisés, le cas échéant, pour la formation aux interventions au cours de la deuxième année de vie. La formation aux autres programmes qui peuvent être intégrés dans la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme la nutrition et la santé de l’enfant, devrait être également examinée et actualisée selon les besoins. De nouveaux éléments de formation devront être élaborés pour les compétences particulières requises aux fins de la visite au cours de la deuxième année de vie recensées précédemment. Ces compétences serviront de base pour la définition des objectifs d’apprentissage du programme de formation. Les objectifs d’apprentissage aident à axer la formation sur ce qu’il est indispensable de savoir par opposition à ce qu’il est intéressant de savoir. Les objectifs d’apprentissage constituent également une base utile pour la formulation de questions importantes pour les tests précédant et suivant la formation. L’utilisation avant et après la formation de tests bien conçus fondés sur les objectifs de formation répond à deux objectifs. Premièrement, ils fournissent des informations sur l’efficacité de la formation proprement dite et peuvent ainsi aider à déterminer comment la renforcer. Deuxièmement, ils désignent les domaines insuffisamment compris. Ces informations peuvent ensuite être utilisées pour focaliser l’appui consécutif à la formation au moyen de l’encadrement, de retours d’informations, d’une formation en cours d’emploi et par d’autres moyens. Les objectifs d’apprentissage en République du Sénégal, présentés ci-dessous, concernent l’introduction d’une deuxième dose de vaccin contre la rougeole et la rubéole. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie incluant plusieurs interventions, les objectifs d’apprentissage pour cette formation devront mentionner les compétences décrites ci-dessus, ainsi que les compétences requises pour les autres services qui seront dispensés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 66 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE POUR LA FORMATION À L’INTRODUCTION D’UNE DEUXIÈME DOSE DE VACCIN CONTRE LA ROUGEOLE ET LA RUBÉOLE (RR2) Le programme de formation à l’introduction du RR2 au Sénégal incluait des objectifs d’apprentissage clairs. À l’issue de la formation, les agents de santé seront capables d’accomplir les tâches suivantes : 1. Décrire le nouveau calendrier pour l’administration du RR2. 2. Déterminer le groupe cible pour l’administration du RR2. 3. Estimer correctement les besoins en vaccin contre la rougeole et la rubéole compte tenu du RR2. 4. Remplir correctement les outils de gestion, notamment le registre des enfants, les feuilles de pointage, le rapport mensuel, le dossier de gestion des stocks et la carte de vaccination. 5. Citer au moins trois avantages liés à l’administration du RR2. 6. Donner au moins deux raisons aux parents pour lesquelles il est important de bien garder la fiche conservée à domicile et de revenir pour le RR2. 7. Citer le nombre de contacts avec les services de vaccination dont un enfant a besoin pour être entièrement vacciné. 8. Décrire au moins quatre tâches incombant aux personnes chargées de la mobilisation au sein de la communauté à l’appui du RR2. L’E X P É R I E N C E D U S É N É GA L © U N IC EF/U N 0 125857/Sharm a En établissant le programme de formation, il est important d’intégrer l’utilisation de méthodes d’apprentissage destinées à l’adulte. Des exemples de ces méthodes sont proposés dans l’encadré 6 ci-après. 67 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 6. M É T H O D E S D’A P P R E N T I S SAG E E F F I CAC E S L’apprentissage chez l’adulte est efficace lorsque le contenu est clairement adapté à l’expérience de l’apprenant, qu’il a une application immédiate, et qu’il répond clairement à un objectif pratique. Chaque fois que possible, il conviendra d’utiliser des méthodes interactives qui permettent de pratiquer les compétences. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, les méthodes interactives utiles incluront notamment les suivantes: • pratique des compétences en matière de communication interpersonnelle, notamment apporter des réponses exactes aux questions d’une manière qui inspire la confiance • scénarios hypothétiques pour le contrôle du statut vaccinal et l’administration, l’enregistrement et la notification des doses. Plusieurs exemples pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie sont présentés à l’annexe 3 • études de cas et résolution de problèmes dans des situations à faible couverture des doses au cours de la deuxième année de vie. L’expérience de la vaccination par le VVR2 dans plusieurs pays a montré que le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses au cours de la deuxième année de vie ou au-delà peuvent être problématiques dans la mesure où les agents de santé doivent faire face à un large éventail de situations qui ne correspondent pas exactement au calendrier de vaccination. Les agents de santé ont besoin d’orientations claires sur des points tels que les suivants : • comment enregistrer une première dose de VVR administrée après l’âge de 12 mois (dans un pays qui recommande l’administration du VVR1 à l’âge de neuf mois); • que faire lorsqu’une mère ou la personne prenant soin de l’enfant se présente avec l’enfant pour la visite au cours de la deuxième année de vie alors qu’il est âgé de plus de 23 mois; • l’intervalle minimum entre les doses; et, • comment mettre en œuvre les stratégies destinées à réduire la douleur associée à plusieurs injections reçues au cours d’une même séance.30 L’annexe 3 présente plusieurs scénarios auxquels les agents de santé peuvent être amenés à faire face et suggère comment aborder directement ces questions pendant la formation. L’annexe 4 donne un exemple d’outil de travail qui peut aider les agents de santé à déterminer les vaccins pour lesquels un enfant satisfait aux critères d’admissibilité. 30 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse : position de l’OMS. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 2015 (http://www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf) 68 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N La formation est également l’occasion d’aborder des domaines où l’exécution est notoirement faible. Elle peut servir, par exemple, à promouvoir la pratique qui consiste à ouvrir un flacon pour administrer le VVR même si un ou deux enfants seulement se présentent à une séance de vaccination. Les cadres au niveau du district doivent appuyer ce principe pour permettre aux agents de santé de première ligne de maîtriser cette pratique. 8.3 Planifier la stratégie de formation Les planificateurs devront élaborer une stratégie de formation pour renforcer les compétences des agents de santé, de leurs superviseurs directs, des équipes de santé de district et des formateurs. Ils devront notamment : Déterminer qui sera chargé des séances de formation et donner à ces personnes les orientations nécessaires sur le contenu technique et sur la manière de former d’autres personnes. Établir un calendrier de formation détaillé. Faire un compte à rebours en partant de la date prévue pour la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie en tenant compte des autres événements concomitants, vacances, élections et campagnes de vaccination, par exemple, qui pourront être cause de retards. Si l’introduction d’autres nouveaux vaccins est prévue dans cet intervalle, l’associer, le cas échéant pour plus d’efficacité, à la formation relative à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Fixer la date de la formation de sorte que les agents de santé de première ligne puissent en bénéficier deux ou trois semaines avant la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Veiller à ce que les outils de collecte des données actualisés soient imprimés et/ou distribués au format électronique à temps pour les exercices pratiques pendant la formation. Imprimer et diffuser d’autres matériels essentiels, directives techniques ou guides pratiques, outils de travail, matériels de communication sur les changements comportementaux (voir la section 9) et ouvrages de formation de référence, par exemple, que les participants partageront avec les autres membres du personnel de leur établissement. À plus long terme, veiller à ce que les informations soient intégrées dans les programmes de formation préalable et continue. 69 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 La formation en cascade est souvent utilisée pour atteindre en un bref laps de temps un plus grand nombre de personnels de santé. On sait toutefois que la qualité de la formation s’érode et varie davantage à chaque nouvel échelon; aussi est-il préférable de limiter à deux ou trois au maximum les niveaux de la cascade. Si une stratégie de cascade est utilisée, les conseils suivants aideront à maintenir la qualité de la formation. • Utiliser la méthode « teach-back » pendant la formation des formateurs, méthode qui consiste à passer du temps avec certains participants qui s’exerceront à la pratique de leurs compétences en simulant la formation d’autres participants, et vice versa. • Produire des scénarios hypothétiques pour les simulations, en utilisant des événe- ments fictifs et de fausses fiches conservées à domicile, pendant des séances de formation interactives. Si les agents de santé utilisent des dossiers de vaccination sur support électronique, procéder à des simulations réelles d’enregistrement des données avec ces appareils et examiner les dossiers avec les participants. • Inclure des formateurs de niveau supérieur dans les séances de formation aux niveaux inférieurs. • Utiliser les résultats obtenus après les tests lors de séances de formation antérieures pour adapter et améliorer la formation lors de séances ultérieures. • Produire des DVD interactifs qui seront utilisés à tous les échelons de la cascade pour garantir le traitement normalisé des contenus les plus complexes. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, cela inclura le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses de vaccin administrées aux enfants âgés de plus d’un an. Avant d’utiliser des DVD il conviendra de s’assurer que le matériel approprié aux fins de leur utilisation est disponible à tous les niveaux. • Travailler avec des concepteurs pédagogiques pour s’assurer que les méthodes d’enseignement sont adaptées à la formation d’adultes. 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation Une seule séance de formation permet rarement de maîtriser un sujet nouveau et complexe. Un appui est nécessaire après la formation pour renforcer les compétences et les pratiques, tant pour consolider le contenu présenté pendant la formation que pour orienter les nouveaux membres du personnel et ceux qui n’ont pu assister à la formation. L’encadrement bienveillant est une méthode courante essentielle de renforcement des compétences. Elle requiert cependant un financement et des moyens de 70 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N transport fiables, qui peuvent faire défaut dans de nombreux contextes. La planification d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie sera l’occasion de souligner l’importance d’un encadrement bienveillant et de plaider en faveur de niveaux de financement suffisants. Dresser une liste de contrôle pour une visite d’encadrement bienveillant intégrée pour la visite au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront adapter leurs listes de contrôle existantes pour l’encadrement bienveillant et y inclure des questions particulières relatives à la visite au cours de la deuxième année de vie. Ces questions pourront aussi être posées pendant la formation ordinaire en cours d’emploi : Les orientations, les outils de travail et les instruments de gestion des données révisés pour la visite au cours de la deuxième année de vie, notamment les fiches conservées à domicile, sont-ils disponibles dans l’établissement ? Le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 fait-il l’objet d’un suivi ? Dans l’affirmative, le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est-il sensiblement supérieur au taux de défection entre les vaccins pentavalent1 et pentavalent3, entre le VPC1 et le VPC3, ou entre le RV1 et la dernière dose de RV ? Si les enfants se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie au-delà de l’âge fixé, comment les agents de santé réagissent-ils ? Ces enfants bénéficient-ils des vaccinations ? Desquelles? Comment les doses sont-elles enregistrées et notifiées ? La vaccination est-elle coordonnée avec les autres services ou y a-t-il des occasions manquées de ce fait ? De quelle manière les agents de santé communautaires repèrent-ils et mobilisent-ils les parents pour qu’ils amènent leurs enfants pour la visite au cours de la deuxième année de vie ? Les approvisionnements en produits nécessaires pour la visite au cours de la deuxième année de vie sont-ils suffisants ? Les personnels d’encadrement communiqueront par écrit leurs observations qui seront conservées dans l’établissement à titre de référence future. D’autres types d’appui consécutif à la formation pourront revêtir les formes suivantes : 71 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 Élaborer un outil de travail pour orienter les agents de santé aux fins du contrôle et de la vaccination des enfants qui ont manqué des doses, ou dont les vaccinations ne sont pas à jour, ou qui n’ont pas de carte de vaccination. Un organigramme ou un algorithme pourra être utile à cet effet. L’exemple présenté à la figure 3 a été établi d’après l’organigramme décisionnel de la République du Ghana. L’outil de travail pourra également inclure des messages essentiels pour aider à répondre aux questions courantes, ou aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant ou des membres de la communauté. Voir à l’annexe 4 un autre modèle d’outil de travail destiné à orienter les agents de santé lorsqu’ils sont appelés à déterminer si un enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination. Élaborer une affiche ou un outil de travail sur le flux des patients pour rappeler à tous les agents de santé de l’établissement, ainsi qu’aux parents et aux personnes prenant soin des enfants, comment les services seront organisés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil de travail insistera en particulier sur les transferts entre les différents départements. Dresser une liste de questions fréquentes pour que les agents de santé soient capables de répondre avec assurance à un éventail de questions et de situations. L’annexe 5 contient un exemple de liste de questions fréquentes que les pays pourront adapter. Planifier des séances de recyclage qui auront lieu un an ou deux après la formation initiale. Donner aux agents de santé un numéro de téléphone (celui d’un superviseur ou un numéro d’urgence) et encouragez-les à appeler et vérifier s’ils ne sont pas sûrs de la manière de vacciner un enfant ou d’enregistrer une vaccination. Chercher d’autres moyens d’apporter un appui après la formation. Selon la situation du pays, il pourra s’agir des moyens suivants : • échanges entre collègues ou réunions d’examen trimestrielles; • un numéro d’urgence que les agents de santé pourront utiliser pour consulter un spécialiste lorsqu’ils se posent des questions; • des SMS ou d’autres messages de rappel envoyés sur le téléphone portable des agents de santé pour renforcer les pratiques. Des textos peuvent aussi être utilisés en reconnaissance de données correctement enregistrées et notifiées en temps voulu. • dans les situations où les agents de santé ont tous accès à des téléphones intelligents, un groupe WhatsApp ou une application de chat similaire leur permettra d’obtenir l’appui de collègues ou l’appui régulier d’un superviseur. 72 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N F I G U R E 3. E X E M P L E D’A LG O R I T H M E U T I L I S É AU G H A N A P O U R D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É À L A VAC C I N AT I O N C O N T R E L A M É N I N G I T E A E T C O N T R E L A RO U G EO L E E T L A RU B ÉO L E Algorithme pour l’administration du RR et du vaccin contre la méningite A Contrôler le carnet de santé/la courbe de poids de l’enfant Administrer toute vaccination manquante et de la vitamine A Conseiller de revenir à la date correspondant à l’âge approprié pour le(s) prochain(s) vaccin(s) prévu(s) Conseiller de revenir pour la visite médicale de l’enfant à l’âge approprié ÉVALUER L‘ÂGE DE L’ENFANT L’enfant est âgé de moins de 9 mois Ne pas administrer le RR1 Ne pas administrer le RR2 L’enfant a-t-il reçu le RR1 ? L’enfant a-t-il reçu le RR2 ? Administrer le vaccin contre la méningite A Administrer le RR2 L’enfant a-t-il reçu le vaccin contre la méningite A? L’enfant est âgé de moins de 18 mois L’enfant est âgé de 18 mois ou plus Administrer le RR1 L’enfant est âgé de 9 mois ou plus NONOUI NONOUINONOUI 73 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 7. D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É P O U R L E V V R 2 Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, l’OMS recommande l’administration du VVR2 à l’âge de 15 à 18 mois, avec un intervalle minimum de quatre semaines après le VVR1. Là où l’utilisation des services de santé chute sensiblement après la première année, il est difficile, par exemple, de garantir que les personnes prenant soin des enfants amèneront les enfants pour la deuxième dose à l’âge de 18 mois et le risque de défection pourra être assez élevé. Une autre solution, en pareil cas, sera de stipuler qu’il est préférable d’administrer immédiatement le VVR2 à un enfant amené quel que soit le moment entre l’âge de 12 mois et l’âge de 18 mois, que d’espérer qu’il reviendra à l’âge de 18 mois. Du point de vue de l’immu- nologie, dans la mesure où quatre semaines se sont écoulées depuis la première dose, et que l’enfant est dans sa deuxième année de vie, il satisfait déjà aux critères techniques d’admissibilité pour le VVR2. Il est toutefois compréhensible que cela puisse être source de confusion pour les agents de santé, et une politique fondée sur les intervalles et non sur la stricte observance d’un calendrier ne fonctionnera pas nécessairement dans tous les contextes. Il revient en définitive au programme d’établir une politique à cet effet et de veiller à ce que les agents de santé disposent de la formation et des outils appropriés pour prendre ces décisions. Les stratégies visant à réduire les taux de défection et garantir le retour des enfants à l’âge de 18 mois incluent notamment les suivantes : 1. dispenser des conseils aux personnes prenant soin de l’enfant, en soulignant l’importance du VVR2 et en indiquant à quel moment il convient de revenir; 2. procéder à un suivi actif moyennant un appel téléphonique ou une visite au domicile de la personne prenant soin de l’enfant pour lui rappeler la date de la visite; et 3. dans certaines situations, administrer la vaccination à domicile si l’enfant n’est pas revenu à l’âge de 18 mois ou peu après. 74 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 9 SECTION 75 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 La communication contribue dans une mesure importante au succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une stratégie de communication complète mais ciblée, intégralement chiffrée et mise en œuvre, assortie dès le départ d’une forte sensibilisation du public et d’activités continues fondées sur la participa- tion de la communauté, est essentielle pour promouvoir la demande de vaccination et d’autres services au cours de la deuxième année de vie, et favoriser leur utilisation. Susciter et maintenir la confiance dans la vaccination requiert un ensemble d’ap- proches axées sur le renforcement des connaissances et de la sensibilisation et tenant compte de la dynamique individuelle, sociale et structurelle/politique qui influe sur les comportements face à la vaccination. Le tableau 5 présente les principaux éléments d’une stratégie destinée à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à en renforcer l’acceptation et l’utilisation effective. Il dresse la liste des groupes cibles, des principaux domaines de savoir et des mesures souhaitées qu’il convient de promouvoir par la communication, la participation de la communauté et d’autres interventions coordonnées du programme. Ces informations serviront à fonder les décisions concernant les matériels, les messages et les activités nécessaires pour promouvoir la demande et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 5. ÉLÉMENTS DU CADRE DE COMMUNICATION DESTINÉ À FAIRE ÉVOLUER LES COMPORTEMENTS LIÉS À LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Personnes prenant soin de l’enfant et familles • L’importance de la vaccination et les avantages des vaccins dans la prévention des maladies/décès • La vaccination se poursuit au cours de la deuxième année de vie • Raisons de l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres soins de santé de l’enfant au-delà de l’âge d’un an • Calendrier des visites prévues au cours de la deuxième année de vie • L’importance de garder en lieu sûr les fiches conservées à domicile jusqu’au début de la scolarisation et au-delà • Amener les enfants pour la vaccination et les autres services de soins de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie • Bien garder la fiche conservée à domicile et l’apporter à chaque contact avec le système de santé 76 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Agents de santé • La vaccination et les autres services à dispenser lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie; cette visite en tant qu’occasion de vaccination de rattrapage • Pourquoi la vaccination au cours de la deuxième année de vie est importante pour la santé de l’enfant • Quand et comment administrer et enregistrer les vaccinations • La vaccination et les autres services à dispenser • Quand et comment communiquer avec les personnes prenant soin de l’enfant au sujet des services fournis au cours de la deuxième année de vie, notamment pendant la visite pour le VVR1 (voir la section 8) • Comment promouvoir les services fournis au cours de la deuxième année de vie auprès de la communauté • Communiquer avec les per- sonnes prenant soin des enfants dans leur première année de vie pour les encourager à se présenter à la visite au cours de la deuxième année de vie et à bien garder la fiche conservée à domicile • Communiquer les informations essentielles pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Effectuer les contrôles, dispenser les services, enregistrer et notifier les données de façon appropriée • Mobiliser leur communauté pour aider à encourager les visites au cours de la deuxième année de vie Responsables au niveau du district et superviseurs des agents de santé • Examiner les données et relever les failles dans les connaissances et les compétences des agents de santé • Fournir des informations en retour et un appui technique aux agents de santé et les sensibiliser à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie • Aider les agents de santé à fournir des services de qualité Agents de santé communautaires • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Comment retrouver les sujets perdus de vue pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Fournir des informations essen- tielles sur l’importance de la visite au cours de la deuxième année de vie et sur le moment où il convient d’amener l’enfant • Mobiliser les familles pour qu’elles amènent les enfants • Retrouver les sujets perdus de vue Responsables communautaires et politiques (chefs, parlemen- taires, conseillers, autorités civiles, chefs religieux) • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie • Communiquer au sujet de l’importance de la vaccination Les médias • L’importance de la vaccination et des autres services de santé de l’enfant pendant la petite enfance et au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Consacrer des reportages à la mise en place de la visite au cours de la deuxième année de vie • Publier rapidement des informations exactes pour encourager la vaccination et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie 77 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 É TA P E C O L L ECT E E T A N A LYS E D E S D O N N É E S É TA P E C O N C E P T I O N E T P L A N I F I CAT I O N ST R AT ÉG I Q U E S É TA P E É VA LUAT I O N E T N O U V E L L E P L A N I F I CAT I O N ©W HO Bhu tan G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Associations professionnelles et médicales • Considérations actuelles sur les aspects scientifiques et de politique générale à l’appui de l’élaboration des politiques et des pratiques applicables à la visite au cours de la deuxième année de vie • Contribuer à l’élaboration de politiques, d’orientations et de matériels • Promouvoir une pratique appropriée chez leurs membres • Aider les responsables locaux à mieux sensibiliser les communautés à l’importance de la vaccination Enseignants, conseillers, dispensateurs de soins aux enfants d’âge préscolaire/ en garderie • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres services au-delà de l’âge d’un an • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie Les grandes mesures nécessaires pour planifier la promotion ou l’augmentation de la demande des services de vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie sont présentées à la figure 4, et décrites ci-après. F I G U R E 4. CYC L E D E P L A N I F I CAT I O N P O U R P RO M O U VO I R L A D E M A N D E Ces étapes sont examinées en détail dans les sections suivantes. É TA P E É L A B O R AT I O N E T M I S E À L’E S SA I D E S M E S SAG E S E T D E S M AT É R I E L S É TA P E M I S E E N Œ U V R E E T SU I V I 1 2 5 4 3 78 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles Plan de communication et groupe de travail Un groupe de travail sur la communication associant plusieurs partenaires sera établi (ou convoqué s’il en existe déjà un pour le programme de vaccination en général) aux fins de l’élaboration d’un plan destiné à promouvoir la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ce plan, qui traitera des aspects et des problèmes particuliers liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sera par ailleurs aligné sur le plan de communi- cation global du programme national de vaccination et lié à ce plan. Cela contribuera à l’harmonisation des activités de communication, des messages et de leur ciblage, et au renforcement de la vaccination systématique. Le groupe de travail travaillera en étroite coordination avec les autres acteurs chargés de planifier les aspects de la vaccination au cours de la deuxième année de vie pour s’assurer que leurs activités se renforcent mutuellement et qu’elles sont techniquement cohérentes. Le plan de communication relatif à la vaccination au cours de la deuxième année de vie définira les publics et les acteurs principaux, les besoins en matière de communi- cation et les mesures attendues de chaque groupe, en s’inspirant, le cas échéant, du tableau 5. Ces informations aideront à décider des matériels, des messages et des activités qui sont nécessaires pour promouvoir une utilisation effective des services au cours de la deuxième année de vie, et des données et des informations particulières que nécessitera leur élaboration. Collecte et analyse des données Une collecte et une analyse initiales des données sont essentielles pour comprendre pourquoi les différents groupes cibles mettront, ou ne mettront pas, en œuvre les mesures souhaitées présentées dans le tableau 5. Une analyse de situation et une analyse comportementale (une étude sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP), par exemple, ou une autre ac- tivité de recherche similaire) aideront conjointement à déterminer les obstacles à éliminer et les facteurs de nature à promouvoir les intentions et les comportements souhaités. Elles pourront aussi fournir des informations essentielles pour décider comment les messages seront formulés et 79 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 quels seront les matériels, les médias et les canaux appropriés pour atteindre chaque groupe cible. Cela contribuera à garantir que les ressources sont utilisées de manière efficace et économique. Les brochures et les affiches sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie pourront ainsi apparaître d’une moindre importance pour les personnes prenant soin de l’enfant que l’utilisation de la visite pour le VVR1 par les agents de santé comme l’occasion de faire passer un message de rappel et de noter sur la fiche conservée à domicile la date à laquelle l’enfant devra revenir pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie. En pareil cas, il pourrait être plus rentable de privilégier le renforcement des capacités des agents de santé et la conception de la fiche conservée à domicile. Il est particulièrement important de connaître le point de vue des agents de santé sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment leur perception des obstacles et des facteurs favorables. Les agents de santé sont la source d’informations sur les vaccins la plus fréquemment citée, et une recommandation formulée par un agent de santé est l’un des facteurs les plus puissants associés à l’acceptation des vaccins. Ils ont un rôle essentiel à jouer dans la communication interpersonnelle avec les personnes prenant soin de l’enfant sur la nécessité, et le moment, de la visite au cours de la deuxième année de vie. Les informations recueillies sur le point de vue des agents de santé au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie serviront directement à la conception du programme de formation, des instruments d’encadrement, des outils de travail, des outils de gestion des données et des messages et des matériels de communication. 9.2 Conception et planification stratégiques Participation des acteurs principaux De même que pour toute innovation dans le système de santé, la participation d’acteurs nationaux connus et crédibles contribuera à focaliser l’attention du public sur le sujet et à susciter sa confiance. Pour introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou accroître l’attention qui lui est portée, les planificateurs devront s’adresser à des responsables connus du secteur de la santé et à des dirigeants politiques, locaux et universitaires respectés. Les associations médicales, les écoles de médecine et les garderies, les organisations de la société civile et les ONG sont d’autres acteurs influents dont l’engagement manifeste en faveur de la vaccination et des autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie pourra encourager l’adoption de mesures appropriées dans leur milieu et leur communauté. Les planificateurs chargés de la communication dialogueront avec eux, leur proposeront des argumentaires ou d’autres matériels, et ils détermineront ensemble des occasions particulières, comme des conférences de presse, des cérémonies de lancement ou des réunions annuelles, pour témoigner leur appui à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 80 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Mobilisation communautaire Selon les structures communautaires et les dirigeants locaux qui jouent un rôle actif réel dans un domaine donné, différents types de volontaires ou des membres de la communauté auront un rôle à jouer à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ils pourront être mobilisés pour faire passer des messages de rappel, retrouver les sujets perdus de vue, et maintenir l’attention de la communauté axée sur la visite au cours de la deuxième année de vie. Les équipes de santé et de développement communautaire du district recenseront les réseaux communautaires qui sont actifs et définiront un ensemble réaliste de mesures que pourront adopter les agents de santé communautaires ou les volontaires à l’appui de la visite au cours de la deuxième année de vie. Des matériels de rappel imprimés ou d’autres outils seront conçus à cet effet pour fournir des informations sur tous les élé- ments de la visite au cours de la deuxième année de vie, pas uniquement sur la vacci- nation. Les membres de la communauté pourront aussi aider les agents de santé à choisir où et quand dispenser des services de proximité et comment atteindre les populations les plus marginalisées ou les plus déshéritées. Ces groupes sont les plus susceptibles de ne pas utiliser les services dispensés au cours de la deuxième année de vie. La lise de contrôle ci-après peut aider à assurer la mise en œuvre de toutes les étapes essentielles du processus de planification de la communication. Les réseaux communautaires ont un rôle déterminant à jouer dans le renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie et dans la communication de l’importance de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. 81 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 E N CA D R É 8. LI ST E D E C O N T RÔ L E P O U R L A P L A N I F I CAT I O N D E L A C O M M U N I CAT I O N Existe-t-il un groupe de travail interinstitutions chargé de la communica- tion, approuvé par les pouvoirs publics, qui appuie la visite au cours de la deuxième année de vie? Une analyse de la situation a-t-elle été effectuée? Une analyse comportementale a-t-elle été effectuée? Quels messages et quels matériels sont nécessaires? Un plan d’action (chiffré) a-t-il été élaboré? Avez-vous obtenu les fonds nécessaires pour la mise en œuvre du plan? Les produits/matériels de communication ont-ils été préalablement mis à l’essai? Existe-t-il un plan de distribution des matériels? Existe-t-il un plan de communication de crise, incluant les rôles et les re- sponsabilités explicitement définis des partenaires, et ce plan inclut-il les éléments relatifs à la deuxième année de vie? Des porte-parole agréés ont-ils été désignés et formés? 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels Messages et matériels Tous les messages et les matériels indiqueront clairement quand les personnes prenant soin de l’enfant devront amener leur enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et les services dont ils peuvent escompter bénéficier pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 82 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Le tableau 6 présente des éléments proposés pour les principaux messages à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, selon le public cible. Ces messages seront adaptés et préalablement mis à l’essai avant d’être intégrés dans les matériels de communication, la formation ou les messages diffusés à la radio ou à la télévision. D’autres messages sur le VVR2 sont proposés dans le Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine.31 TABLEAU 6. EXEMPLES DE THÈMES DES MESSAGES ESSENTIELS À L’APPUI DE LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE À L’AT T E N T I O N D E S AG E N TS D E SA N T É Les raisons de la vaccination et de la prestation d’autres services de santé de l’enfant après l’âge d’un an. L’âge prévu pour les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance de l’administration des doses d’antigènes manquantes à l’issue de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». La nécessité, lors de la visite pour le VVR1, d’indiquer à la personne prenant soin de l’enfant quand revenir avec l’enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et d’expliquer pourquoi cela est important. Un enfant peut seulement être considéré comme entièrement vacciné lorsqu’il a reçu toutes les doses, y compris celles dont l’administration est prévue après l’âge d’un an. La couverture pour l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné inclura les vaccinations effectuées au cours de la deuxième année de vie, ou sera ventilée par classe d’âge (enfant entièrement vacciné à 1 an et enfant entièrement vacciné à 2 ans). Les autres services à dispenser lors de la visite au cours de la deuxième année de vie, tels le suivi et la promotion de la croissance et le conseil nutritionnel. Quelles réponses apporter aux questions et aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant au sujet de la vaccination À L’I N T E N T I O N D E S C O M M U N AU T É S E T D E S P E RS O N N E S P R E N A N T S O I N D E L’E N FA N T Pour être classés comme entièrement vaccinés, les enfants doivent avoir reçu la totalité des vaccinations prévues dans le calendrier au cours de la petite enfance et de la deuxième année de vie et au-delà, selon les besoins. 31 http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/85900/1/WHO_IVB_13.03_eng.pdf, p. 27. 83 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L’âge auquel sont prévues les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance du rattrapage des vaccins manqués au cours de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». L’importance du maintien de la fiche conservée à domicile pendant toute l’enfance et la nécessité de l’apporter à chaque contact avec le système de santé. Les avantages pour l’enfant (et la famille) de la vaccination et des autres services reçus au cours de la deuxième année de vie. 9.4 Mise en œuvre et suivi Le succès d’un solide plan de communication suppose l’achèvement de sa mise en œuvre. Cela signifie que : • le plan stratégique est intégralement chiffré et que des fonds ont été obtenus bien avant le lancement pour permettre la production d’une quantité suffisante de matériels; • les matériels et les messages sont traduits dans les langues locales communes, selon les besoins; • les matériels sont systématiquement diffusés aux personnes auxquelles ils sont destinés au moment approprié, avant leur date d’utilisation prévue; • les messages relatifs à la communication interpersonnelle des agents de santé avec les mères sont finalisés à temps pour être intégrés dans les matériels de formation, et la formation est conçue de façon à ce que les agents de santé disposent de suffisamment de temps pour s’exercer à la pratique de ces compétences en communication. Lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie Les enseignements tirés de l’introduction passée du VVR2 témoignent de l’importance d’un lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie pour améliorer la sensibilisation, transmettre les informations essentielles, permettre à des porte-parole crédibles de rendre compte de l’appui politique de haut niveau et de l’appui communautaire dont bénéficie cette visite, et promouvoir l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. La mobilisation de dirigeants locaux influents commencera bien avant le lancement. Ceux-ci devront comprendre les raisons de l’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie, ses avantages pour leur communauté, et les mesures qu’ils 84 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N E N CA D R É 9. E X E M P L E S D’I N D I CAT E U RS D E R É SU LTATS P O U R L’É VA LUAT I O N D E S ACT I V I T É S D E C O M M U N I CAT I O N E T D E P RO M OT I O N D E L A D E M A N D E • % des personnes prenant soin de l’enfant ayant une connaissance correcte du calendrier et/ou des dates auxquelles un enfant doit être amené pour des vaccinations au cours des deux premières années de vie • % des personnes prenant soin de l’enfant déclarant qu’elles ont l’intention de faire vacciner leurs enfants entièrement, notamment lors des visites au cours de la deuxième année de vie • % des vaccinateurs ayant une connaissance correcte du calendrier national • % des vaccinateurs qui communiquent régulièrement et de façon correcte à la personne prenant soin de l’enfant la date de la prochaine visite de vaccination du nourrisson, notamment des visites au cours de la deuxième année de vie peuvent adopter pour assurer son succès. Cette mobilisation se poursuivra de façon régulière, même après le lancement, de façon à maintenir la relation et permettre aux dirigeants locaux de continuer à recommander la vaccination. La visite au cours de la deuxième année de vie s’inscrira dans la perspective de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. L’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’appeler l’attention sur l’importance de services qui, bien que disponibles, n’étaient pas pleinement utilisés. Après le lancement de la visite au cours de la deuxième année de vie Les responsables de la communication du programme de vaccination au niveau national continueront de dialoguer avec leurs homologues à l’échelon infranational pour surveiller la mise en œuvre du plan de communication et les interroger au sujet d’éventuels problèmes ou obstacles pour permettre d’y remédier. 9.5 Évaluation et nouvelle planification Conformément à la stratégie générale de communication sur la vaccination et la santé de l’enfant, le suivi et l’évaluation réguliers des activités de communication incomberont au groupe de travail. Sur la base des données recueillies et examinées à l’étape 1 ci-dessus, des indicateurs ou des mesures seront établis – concernant les processus, les résultats et l’impact – et leur suivi assuré moyennant la mise en œuvre de diverses activités de communication et de mobilisation. Les résultats seront utilisés pour la prise des décisions relatives aux mesures correctives à adopter. 85 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L A S E N S I B I L I SAT I O N À L A VAC C I N AT I O N D E S E N FA N T S A P R È S L’ÂG E D’U N A N L’évaluation faite en République-Unie de Tanzanie après l’introduction du VVR2 a révélé que de nombreux parents interrogés ignoraient que leurs enfants, après avoir reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois, avaient encore besoin d’être vaccinés. Les mères, bien que censées amener les enfants au dispensaire pour le suivi de la croissance après l’âge d’un an, ne jugeaient plus important de se présenter pour ces visites de suivi. Les responsables sanitaires, pour améliorer la sensibilisation à la nécessité de la vaccination et des autres services après l’âge d’un an, ont : • diffusé des messages à la radio et à la télévision; • organisé un séminaire avec les journalistes de divers médias locaux pour transmettre le message; • organisé des réunions sur le VVR2 avec les comités régionaux chargés des soins de santé primaires; • dispensé une éducation sanitaire sur le VVR2 aux femmes venues aux consultations de soins prénatals et postnatals. L’E X P É R I E N C E DE LA TANZAN I E La meilleure façon d’évaluer les activités de communication et de promotion de la demande consiste à réaliser une enquête ou une recherche rapide ciblant les personnes prenant soin des enfants, les agents de santé, voire également les dirigeants locaux et les acteurs concernés. Cette évaluation, systématique et structurée, fournira des informations sur ce que les gens savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sur la manière dont ils ont acquis ce savoir, sur ce que cela signifie à leur avis et sur leur intention d’appliquer ou non les mesures souhaitées. Les résultats aideront à ajuster les stratégies de communication et de promotion de la demande, qui pourront ainsi être mieux ciblées et avoir plus d’effet à l’avenir. Faute de moyens pour réaliser une étude à grande échelle, les questions soulevées à la section 10 pourront être utilisées pour comprendre les raisons de la faible demande ou de la faible utilisation de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 86 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 SECTION 87 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Comprendre les raisons de la faible exécution Si le programme de vaccination national et les partenaires observent que la couverture vaccinale au cours de la deuxième année de vie est faible et que le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est élevé, il conviendra d’examiner systématiquement les données existantes et d’évaluer la situation pour recenser les principaux problèmes et leurs causes profondes. Les décisions relatives aux modalités d’utilisation des ressources pour améliorer la situation s’appuieront sur ces résultats, et non sur l’hypothèse selon laquelle le problème est dû, par exemple, à une faible demande ou au manque de vaccins. Il conviendra pour commencer d’examiner la qualité des données communiquées pour déterminer si elles peuvent être considérées comme complètes, fournies à temps, fiables et exactes. Au niveau national, examiner la portée géographique du problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Si le problème est étendu, examiner les facteurs liés à l’ensemble du système, notamment les suivants. 1. Les politiques et les orientations sont-elles complètes, claires, exactes et faciles à comprendre et à utiliser ? 2. Les politiques et les orientations ont-elles été diffusées de façon systématique ? 3. Le programme de formation couvre-t-il tous les points essentiels et utilise-t-il des méthodes d’apprentissage efficaces pour les adultes ? 4. La stratégie de formation a-t-elle atteint tous les vaccinateurs et leurs superviseurs ? Sa mise en œuvre a-t-elle présenté des défauts connus ? 5. Les instruments d’encadrement ont-ils été actualisés compte tenu de l’inclusion de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et ont-ils été largement diffusés et utilisés ? 6. Les outils de gestion des données ont-ils été actualisés, et appuient-ils tous les aspects de la politique et des orientations ? Intégraient-ils les informations fournies par les usagers ou les essais préalables et destinées à déterminer s’ils sont faciles à utiliser ? Ont-ils été diffusés de façon systématique ? 7. Un grand retentissement a-t-il été donné au lancement de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? La stratégie de communication sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie a-t-elle bénéficié d’une élaboration et d’une budgétisation suffisantes et a-t-elle été mise en œuvre comme prévu ? 10.1 88 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Si le problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie est localisé dans certaines zones géographiques, un suivi avec les responsables san- itaires de ces équipes infranationales/de district sera nécessaire, ainsi que des visites dans les établissements pour obtenir des informations directes sur les problèmes et leurs causes profondes. Au niveau infranational/du district, examiner les données pour connaître l’étendue géographique du problème. S’il est répandu, examiner les facteurs de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment les suivants. 1. Y a-t-il eu des pénuries ou des ruptures de stock des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 2. Existe-t-il des problèmes concernant les ressources humaines de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme des effec- tifs insuffisants ou une importante rotation des personnels ? Les agents de santé ont-ils été formés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Le district a-t-il fourni un encadrement bienveillant ou des retours d’informations/un appui consécutif à la formation depuis l’organisation de la formation initiale ? 3. Existe-t-il des circonstances ou des caractéristiques particulières concernant la population de ce district qui pourraient faire obstacle à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, tels des mouvements de population, un niveau d’emploi élevé des mères lorsque l’enfant a atteint l’âge d’un an, des populations éloignées ayant difficilement accès aux établissements ou aux informations sur les changements apportés au calendrier vaccinal, l’absence de systèmes d’appui social ou une réticence face à la vaccination ? 4. Des outils de gestion des données actualisés ont-ils été systématiquement introduits dans tous les établissements, ou des formulaires et des outils anciens sont-ils encore utilisés ? 5. Quels problèmes liés à la qualité des données ont-ils été observés ? Des évaluations de la qualité des données ont-elles été réalisées pour déterminer la fiabilité et la cohérence des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont les conclusions et quelles mesures correctives sont nécessaires ? 6. Les dirigeants locaux et des personnes influentes ont-ils été informés de la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et de son importance ? Quelles mesures prennent-ils pour encourager les familles à solliciter la vaccination des enfants après l’âge d’un an ? 7. Existe-t-il des systèmes opérationnels d’agents de santé communautaires ou de volontaires dans le district qui ont bénéficié d’orientations sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Savent-ils comment retrouver les sujets perdus de vue et encourager les familles à amener leurs enfants pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Accomplissent-ils ces tâches régulièrement ? 89 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Au niveau des établissements de santé, s’entretenir de la vaccination au cours de la deuxième année de vie avec les agents de santé et avec les personnes prenant soin de l’enfant dans les établissements et dans la communauté. Entretiens avec les agents de santé. Questions à poser aux agents de santé : 1. Dites-moi ce que vous savez au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Comment, ou par qui, avez-vous appris cela ? 2. À quelle fréquence recevez-vous des visites d’encadrement bienveillant ? Si vous vous posez une question sur quelque chose, à qui vous adressez-vous pour obtenir de l’aide ? 3. Connaissez-vous la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année dans votre établissement et les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 ? 4. Si les taux de vaccination au cours de la deuxième année de vie sont faibles, quelles en sont les raisons ? 5. Existe-t-il des ouvrages de référence sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie (guide pratique, matériels de formation, outils de travail, par exemple) dans l’établissement ? Quando é que uma criança é considerada totalmente imunizada - após ter recebido que doses de vacina? 6. Quand un enfant est-il considéré comme entièrement vacciné – après avoir reçu quelles doses de vaccins ? 7. Y a-t-il eu des ruptures de stock ou des pénuries des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 8. L’établissement de santé dispose-t-il d’un système pour retrouver les sujets perdus de vue, notamment pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quel est ce système et est-il efficace ? 9. Quelles informations donnez-vous aux personnes prenant soin des enfants qui amènent les enfants à la visite pour le VVR1 ? 10. Que faites-vous si un enfant est amené « en retard » pour la vaccination ? Y a-t-il des circonstances dans lesquelles vous renverriez sans le vacciner un enfant qui a été amené pour recevoir une vaccination ? Quelles sont ces circonstances ? Croyez-vous qu’il existe des limites supérieures d’âge pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont-elles ? 11. Si un enfant est amené pour être vacciné au cours de la deuxième année de vie, bénéficie-t-il également d’autres services ? Quels sont-ils ? Sont-ils toujours disponibles ? 90 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N 12. Des formulaires actualisés d’enregistrement et de notification (fiches conservées à domicile, feuilles de pointage, registres, rapports récapitulatifs mensuels) sont-ils disponibles dans l’établissement ? Dans l’affirmative, quelles sont les étapes de l’enregistrement et de la notification concernant la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Les personnes prenant soin des enfants apportent-elles des fiches conservées à domicile actualisées ? Si tel n’est pas le cas, les doses administrées au cours de la deuxième année de vie sont-elles enregistrées dans la fiche conservée à domicile ? [Demandez à voir des exemples d’outils d’enregistrement et de notification et demandez où les vaccinations au cours de la deuxième année de vie sont enregistrées] 13. Une comparaison a-t-elle été faite entre les données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie enregistrées dans les feuilles de pointage, les rapports mensuels, les registres des enfants et les fiches conservées à domicile au titre de l’évaluation de la qualité des données ? Si tel est le cas, qu’indiquaient les conclusions ? Entretiens de sortie. Les responsables sanitaires pourront se rendre dans plusieurs établissements, le jour où ont lieu les séances de vaccination systématique, et s’entretenir avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants reçoivent le VVR1. Questions à leur poser : 1. Votre enfant a-t-il reçu tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national ou avez-vous besoin de revenir pour d’autres doses de vaccins ? 2. [le cas échéant]: pouvez-vous me dire quand vous reviendrez avec votre enfant et quels vaccins recevra-t-il alors ? 3. Qu’est-ce qui pourrait vous rendre cette visite difficile? Qu’est-ce qui vous la rendrait plus facile ? Débats communautaires. Rendez-vous dans les communautés et demandez aux membres de la communauté ce qu’ils savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 1. À quel âge un enfant devrait-il avoir reçu tous les vaccins prévus dans le calendrier des vaccinations ? 2. Si un enfant reçoit le vaccin contre la rougeole lorsqu’il est âgé d’un an, devrez- vous revenir avec l’enfant pour de nouvelles vaccinations ? À quel âge ? 3. [Pour ceux qui sont informés sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie]: comment avez-vous appris que vous devriez amener l’enfant pour des vaccinations après l’âge d’un an ? 91 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 4. Si vous avez amené votre enfant pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie, comment cela s’est-il passé ? Quels vaccins a-t-il reçus ? Votre enfant a-t-il bénéficié d’autres services? Devez-vous revenir pour de nouvelles vaccinations ? 5. Si votre enfant est âgé de plus de deux ans mais que vous ne l’avez pas amené pour les services au cours de la deuxième année de vie, quelles étaient les raisons ? 6. Qu’est-ce qui vous aiderait à amener votre enfant pour les services au cours de la deuxième année de vie ? [Suggérez des réponses : des matériels de rappel; la visite d’un agent de santé communautaire; plus d’informations sur les raisons pour lesquelles cela est nécessaire]. Sans procéder à une évaluation majeure, les responsables sanitaires pourront ajouter certaines de ces questions à leurs visites d’encadrement bienveillant et les compléter par des entretiens de sortie avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants viennent d’être vaccinés. Ils pourront aussi avoir des entretiens de sortie avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. Lors des visites d’encadrement, les responsables sanitaires du district pourront s’entretenir avec les dirigeants locaux qui les renseigneront sur le niveau de sensibilisation à la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans la communauté. D’autres orientations sur la manière d’intégrer une petite évaluation destinée à renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans un examen du programme national de vaccination sont incluses dans la publication de l’OMS Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review.32 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes Les résultats des examens décrits précédemment aideront à décider des mesures à prendre pour renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les responsables sanitaires organiseront une discussion pour examiner les problèmes et leurs causes profondes et trouver des solutions et concevoir un plan pour leur mise en œuvre. 32 Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017. Disponible à l’adresse : http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/259960/1/WHO-IVB-17.17-eng.pdf 92 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Le tableau 7 présente plusieurs exemples de mesures qu’un programme pourra adopter pour améliorer l’exécution au cours de la deuxième année de vie. Cette liste n’est pas exhaustive ; elle a pour but de stimuler la réflexion sur les solutions qui pourront être appliquées au moyen des ressources existantes ou avec des fonds supplémentaires limités. Les mesures les plus appropriées supposeront par ailleurs une connaissance approfondie des problèmes et du contexte dans lequel ils se posent. TABLEAU 7. PROBLÈMES COURANTS ET MESURES DE NATURE À RENFORCER LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Persistance d’une faible couverture et de taux de défection élevés • Mobiliser les agents de santé communautaires ou les volontaires pour trouver les sujets perdus de vue et encourager la vaccination au cours de la deuxième année de vie parmi les membres de la communauté. • Améliorer la commodité des sites des séances de proximité pour que les personnes prenant soin des enfants et les mères puissent amener plus facilement leurs enfants âgés de deux ans pour la vaccination. • Envisager de proposer les séances de vaccination systématique dans des établissements fixes à un moment de la journée plus commode pour les mères d’enfants plus âgés. Les séances de proximité n’ont pas lieu aussi souvent que prévu • Comparer les séances de proximité qui ont effectivement eu lieu au cours de ces six derniers mois au nombre de séances de proximité prévues dans le micro-plan. En cas d’écart sensible, trouver pourquoi la vaccination de proximité n’est pas mise en œuvre. Ruptures de stock de vaccins et de fournitures • Examiner la disponibilité des vaccins requis pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie à tous les niveaux pour s’assurer que les approvisionnements sont suffisants. • Si les agents de santé hésitent à ouvrir un flacon de VVR pour un petit nombre d’enfants de peur que cela entraîne des taux de gaspillage élevés, examiner les politiques nationales sur ce sujet et les renforcer lors des séances d’encadrement bienveillant. Rappeler aux agents de santé que la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut contribuer à faire baisser les niveaux de gaspillage du VVR. 93 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Failles dans les pratiques des agents de santé • S’atteler à la question de la motivation des agents de santé ; reconnaître et féliciter ceux qui ont obtenu un taux de couverture élevé. Les inviter à partager leur expérience moyennant des séances d’apprentissage mutuel avec les agents de santé d’autres établissements. Rappeler aux agents de santé les raisons de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et noter que l’exécution du programme de vaccination repose aussi sur la couverture des vaccinations administrées après l’âge d’un an. • Dispenser une formation en cours d’emploi pendant les visites d’encadrement bienveillant pour corriger les fautes. • Si la pénurie de ressources humaines contribue à l’inadéquation du travail des agents de santé (personnel surchargé de travail), examiner le rôle que pourraient jouer les volontaires en aidant à remplir certaines des tâches moins techniques. Reconnaître cependant que les volontaires ont besoin d’une orientation et d’un encadrement techniques, et que leur contribution est volontaire. • Se reporter à la section 8.4 pour d’autres mesures possibles, tels les groupes WhatsApp, les numéros de téléphone d’urgence, l’envoi de textos pour renforcer les points essentiels. Problèmes liés au contrôle, à l’enregistrement et à la notification des doses • Examiner les instruments de gestion des données et les réviser, le cas échéant, pour qu’ils soient plus faciles à utiliser, afin de permettre des pratiques appropriées en matière de contrôle, d’enregistrement et de notification. • Surveillance et retours d’informations continus sur les modalités d’utilisation des instruments de collecte des données. • Outils de travail, numéros d’urgence ou groupes WhatsApp pour aider à régler des problèmes particuliers, notamment les difficultés concernant le contrôle, l’enregistrement et la notification • Procéder à des évaluations de la qualité des données et utiliser les résultats pour corriger certains problèmes et surveiller les progrès. Faiblesse de la sensibilisation ou de la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie • Renforcer les compétences des agents de santé en matière de communication interpersonnelle pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant quand ils doivent revenir pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie. • Mobiliser les dirigeants locaux pour qu’ils fassent savoir aux familles quand et où se présenter pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et pourquoi cela est important. Saisir l’occasion des réunions communautaires pour communiquer les informations sur la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et examiner les moyens de l’améliorer. • Travailler avec des ONG locales pour déterminer comment elles peuvent appuyer la vaccination au cours de la deuxième année de vie, par exemple en mobilisant des ressources pour les séances de proximité dans des lieux qui conviennent à la communauté. • Renouveler le lancement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie au moyen d’activités destinées à mobiliser l’attention comme des conférences de presse, des cérémonies, des réunions, des émissions de radio, des SMS, etc. • Organiser des débats radiophoniques sur la vaccination au cours de la deux- ième année de vie pour accroître l’attention sur la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Composer des chansons ou des jingles faciles à retenir qui pourront être diffusés pour rappeler aux communautés que la vaccination au cours de la deuxième année de vie est nécessaire. 94 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 A N N E X E Annexe 1a : Exemple de feuille de pointage des normes minimales33 ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* 33 Comme décrit à la section 7. *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ Annexe 1b : Exemple de feuille des meilleures practiques de vaccination33 95 Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12-23 MOIS TOTAL 24 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* A N N E X E 1 *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. 33 Comme décrit à la section 7. 96 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 A N N E X E Annexe 2 : Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 Établissement de santé : Année : Un taux de défection supérieur à 10% signale qu’une intervention immédiate est requise Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : Vaccin Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. BCG A Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 1 B Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 2 C Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois TAUX DE DÉFECTION BCG/VVR 1 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. TAUX DE DÉFECTION VVR 1/VVR 2 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. ** Seuls le BCG et les vaccins VVR 1 et 2 sont pris en compte C ou ve rt ur e ci bl e m en su el le 25% 75% 50% 100% (A-B) A * 100 (B-C) B * 100 97 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 3 Annexe 3 : Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) Les vaccinateurs rencontrent de nombreuses situations dans lesquelles ils ne sont pas sûrs de la marche à suivre si l’enfant a manqué des doses antérieures, s’il a été amené en retard pour la vaccination, ou s’il n’a pas de fiche conservée à domicile. Les situations réelles ci-après ont été signalées par différents pays. Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. Ils seront adaptés compte tenu du calendrier de vaccination approprié et du contexte national. Ces scénarios pourront être utilisés en cours de formation pour des entretiens interactifs et le renforcement des compétences en matière de contrôle, d’administra- tion, d’enregistrement et de notification des doses. Dans chaque cas, les formateurs montreront seulement les deux premières colonnes, ou imprimeront les scénarios et demanderont aux participants qui suivent la formation de les examiner par deux. La discussion reposera ensuite sur les questions suivantes. • Pensez-vous que l’agent de santé a agi comme il convenait ? • Sinon, qu’est-ce qui aurait dû être fait différemment ? • Comment ce problème aurait-il pu être évité ? Les troisième et quatrième colonnes sont réservées aux animateurs des séances de formation et aux superviseurs. Les bonnes réponses figurent dans la troisième colonne. La quatrième colonne présente des réponses possibles qu’il conviendra d’approfondir. Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 98 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 A N N E X E Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 99 A N N E X E 3 100 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 A N N E X E Annexe 4 : Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal Ce modèle a été établi d’après l’outil de travail de la République démocratique de Timor Leste (IMMUNIZATIONbasics, 2007). L’outil de travail est fondé sur un calendrier de vaccination qui prévoit l’administration du BCG et du vaccin contre l’hépatite B à la naissance (DN du HepB); du vaccin pentavalent, du vaccin anti- poliomyélitique buccal (VPO), du vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) et de doses de vaccin antirotavirus (RV) à 6, 10 et 14 semaines; le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) est administré à l’âge de 14 semaines; le VVR1 à neuf mois, et le VVR2, le vaccin contre la méningite A et le DTC4 à l’âge de 18 mois. Prière d’adapter ce document au calendrier du programme de vaccination local. Cet outil de travail et d’autres outils et ressources se trouvent au : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Instructions Étape 1 Félicitez la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant pour avoir amené l’enfant à être vacciné aujourd’hui. De la fiche de vaccination de l’enfant ou en interrogeant la mère ou la personne prenant soin de l’enfant, trouvez : 1. L’âge de l’enfant aujourd’hui 2. Les vaccins que l’enfant a déjà reçus. (Vérifiez la fiche conservée à domicile ou le registre de l’enfant) Étape 2 Utilisez le tableau qui suit pour décider ce qu’il convient d’administrer à l’enfant. L’enfant devrait avoir reçu tous les vaccins destinés aux enfants de leur âge. Si l’enfant manque certaines doses, il n’est jamais trop tard. Tous les vaccins pour lesquels l’enfant est éligible devraient être administrés, respectant l’échéancier (voir la colonne plus à droite). Étape 3 Rappelez à la personne prenant soin de l’enfant d’amener l’enfant à la date prévue (selon le calendrier de vaccination) pour recevoir les doses de vaccins qu’il reste à administrer. Saisir cette occasion pour souligner l’importance de vacciner au complet l’enfant afin de le protéger contre les maladies évitables par la vaccination. † Dans certaines situations, le VVR est administré à l’âge de 6 mois. Cette dose sera considérée comme une dose zéro (« VVR0 »), deux doses ultérieures (VVR1 et VVR2) étant administrées conformément au calendrier national. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/255149/1/WER9217.pdf). Dès que possible après l’âge de 6 semaines. DN du HepB: Dès que possible après la naissance, de préférence dans les 24 heures, et jusqu’à l’âge de 6 semaines BCG: Dès que possible après la naissance DN du HepB: Après l’âge de 6 semaines Dès que possible après l’âge de 10 semaines et au minimum 4 semaines après la première dose Dès que possible après l’âge de 9 mois Aucune limite supérieure d’âge Dès que possible après l’âge de 18 mois ET Au minimum 4 semaines après le VVR1 Aucune limite supérieure d’âge VVR2: Moins de 4 semaines (un mois) après le VVR1 DTC4: Moins de 4 semaines (un mois) après le Penta 3 MenA: Avant l’âge de 9 mois (sauf indication spéciale) Il n’est pas nécessaire de reprendre depuis le début l’administration des doses des vaccins même s’il s’est écoulé beaucoup de temps entre les doses. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge pour les doses de vaccin – à l’exception du vaccin anti-rotavirus (qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois) et de la dose de naissance de vaccin contre l’hépatite B (< 6 semaines). QUAND ADMINISTRER « Mieux vaut vacciner tard que jamais! » NE PAS ADMINISTRER Avant l’âge de 6 semaines RV1: Après l’âge de 2 ans Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV2: Après l’âge de 2 ans Dès que possible après l’âge de 14 semaines et au minimum 4 semaines après la deuxième dose Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV3: Après l’âge de 2 ans Antes dos 9 meses de idade (excepto quando indicado)† VPO 2 Penta 2 VPC 2 RV 2 VPO 3 Penta 3 VPC 3 RV 3 VPI VVR 1 VVR 2 MenA VPO 1 VPC 1 DTC4 (ou Penta4) 6 SEMAINES 9 MOIS 18 MOIS 2 ANS À LA NAISSANCE DN du HepB BCG Penta 1 RV 1 10 SEMAINES 14 SEMAINES 101 A N N E X E 4 Quels vaccins dois-je administrer à cet enfant aujourd’hui? Ce tableau sert à indiquer à quelle âge administrer des vaccins. 102 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E Annexe 5 : Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les questions suivantes pourront aider les agents de santé à répondre aux questions sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou après. 1. Pourquoi est-il important de vacciner les enfants après leur premier anniversaire ? Les doses de vaccins supplémentaires administrées après l’âge d’un an augmentent le niveau de protection et la durée de l’immunité. Les enfants plus âgés resteront ainsi protégés contre de nombreuses maladies évitables par la vaccination. Pour la rougeole, une deuxième dose assure la protection précoce de chaque enfant tout en réduisant le taux d’accumulation des enfants sensibles et le risque de flambée épidémique. 2. Quels vaccins les enfants devraient-ils avoir reçus après la première année de vie, et à quel âge ? Cela dépend du calendrier du programme de vaccination national. ➢ • L’OMS a recommandé que tous les pays administrent une deuxième dose de vaccin à valence rougeole après l’âge d’un an. Dans de nombreux pays, cette vaccination est programmée au cours de la deuxième année de vie. ➢ • L’OMS recommande également l’administration d’une dose de rappel de vaccin à valences diphtérie, tétanos et coqueluche au cours de la deuxième année de vie. ➢ • Les autres vaccins pouvant être programmés entre les âges de 12 et 23 mois sont notamment les vaccins contre la méningite A, contre l’encéphalite japonaise, contre la typhoïde et contre la fièvre jaune. ➢ • De nombreux pays recommandent aussi la vaccination de rattrapage pour l’administration des doses de vaccins manquées au cours de la première année de vie. 3. Y a-t-il des vaccins ou des doses qui ne doivent pas être administrés à un enfant au cours de la deuxième année de vie ou après ? La vaccination au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’augmenter le niveau et la durée de la protection contre les maladies évitables par la vaccination. Si pendant leur premier an de vie un enfant n’a pas reçu tous les vaccins qui auraient dû être administrés, en général, « mieux vaut vacciner tard 103 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 que jamais ». Il existe des exceptions, comme indiqué dans le calendrier de vaccination national et précisé dans les notes de synthèse de l’OMS.34 Ce sont les suivantes : • Les doses de naissance du vaccin contre l’hépatite B sont administrées exclusivement pendant la période néonatale, conformément à la politique nationale. • La vaccination antirotavirus après l’âge de 24 mois n’est pas considérée comme nécessaire en raison de la répartition par classe d’âge de la gastro-entérite à rotavirus. 4. À quelles occasions un enfant âgé de plus d’un an doit-il être vacciné ? • Lorsqu’il vient pour une visite de vaccination programmée conformément au calendrier de vaccination national. • À chaque contact avec le système de santé, notamment pour des soins curatifs. Une affection légère ne justifie pas un refus de vaccination d’un en- fant, et l’examen des enfants malades pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité pour la vaccination fait normalement partie de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Si les enfants ont été amenés pour le suivi de la croissance ou le conseil nutritionnel, ce sera aussi l’occasion de contrôler leur statut vaccinal et de les vacciner. L’occasion sera également donnée de contrôler le statut vaccinal et de vacciner les enfants lorsqu’ils accompagnent un membre de la famille, un frère ou une sœur ou la mère, venu pour des soins.35 • Lors d’une semaine de la santé de l’enfant programmée, ou d’autres campagnes ou manifestations similaires au cours desquelles est proposée la vaccination de rattrapage. 5. Quels messages transmettre à la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant lors du dernier contact pour la vaccination du nourrisson avant son premier anniversaire ? Pour la plupart des enfants, le contact pour la rougeole est la dernière visite de vaccination avant que l’enfant atteigne l’âge d’un an. Pendant cette visite, l’agent de santé veillera à communiquer les informations suivantes à la mère. • Il est important que son enfant revienne à la date prévue (selon le calendrier de vaccination national) pour recevoir les doses de vaccins qu’il 34 Disponibles à l’adresse www.who.int/immunization/documents/positionpapers/en/ 35 Pour plus d’informations, voir la publication de l’OMS La stratégie des occasions manquées de vaccination (OMV). Disponible à l’adresse www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/MOV/en/ 104 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E reste à administrer au cours de la deuxième année de vie. Contrairement au passé, l’enfant ne peut pas être considéré comme entièrement vacciné tant qu’il n’a pas également reçu ces doses de vaccins recommandées. • Ces doses supplémentaires renforceront et pérenniseront la protection contre d’importantes maladies de l’enfant. Grâce aux doses supplémentaires, cette protection persistera au-delà de la petite enfance. • Il est important de bien garder la fiche conservée à domicile, comme la carte de vaccination, en lieu sûr et de l’apporter la prochaine fois que vous venez pour une vaccination, et chaque fois que vous vous rendez dans un établissement de santé pour des services. • Il est important d’amener l’enfant pour des vaccinations lors de la prochaine visite programmée [préciser la date]. Si toutefois la mère ne peut pas venir à cette date, elle devra se présenter dès que possible après cette date. 6. Si un enfant vient pour les services sensiblement plus tard que la date prévue, devra-t-il quand même être vacciné ? • Oui. S’il est hautement souhaitable de vacciner l’enfant aussi tôt qu’il satisfait aux critères d’admissibilité afin de réduire son exposition potentielle à la maladie, il est toujours important qu’il soit protégé par la vaccination et qu’il ne soit pas renvoyé s’il se présente tardivement. À de très rares exceptions près, ainsi qu’il est expliqué à la Question 3 ci-dessus, « mieux vaut vacciner tard que jamais ». 7. Si un enfant vient tardivement pour la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie et qu’il est âgé de plus de 23 mois, la dose doit-elle être enregistrée comme étant administrée au cours de la deuxième année de vie (entre 12 et 23 mois) ? • Enregistrez et notifiez toujours la dose de façon exacte pour qu’elle corresponde à l’âge auquel l’enfant l’a effectivement reçue. Cela dépendra de la manière dont sont conçus les feuilles de pointage et les formulaires de notification mensuels • Si deux classes d’âge (« 0–11 mois » et « plus de 12 mois ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « plus de 12 mois ». • Si trois classes d’âge (« 0–11 mois », « 12-23 mois » et « 24 mois ou plus ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « 24 mois ou plus » 105 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 8. Est-il sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an? Y a-t-il des risques supplémentaires ? Il est sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an et cela ne comporte pas de risques supplémentaires ou différents en comparaison de la vaccination pendant la petite enfance. 9. Quels autres services ou soins l’enfant peut-il recevoir lorsqu’il vient pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? • Les services suivants : suivi et promotion de la croissance, conseil nutritionnel, conseils en matière d’hygiène et de propreté et, selon les politiques nationales, une supplémentation en vitamine A ou un traitement antiparasitaire peuvent notamment être fournis pendant une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. • Certains pays pourront décider de dispenser des services supplémentaires, comme le suivi du dépistage précoce du VIH/sida chez le nourrisson, ou des services de planification familiale pour les mères. © J Sw artz 106 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Tableaux 1. Vaccins dont l’OMS recommande l’administration au cours de la deuxième année de vie 18 2. Matériels à examiner et actualiser pour la vaccination et les services au cours de la deuxième année de vie 29 3. Interventions et produits pour la vaccination et les autres services lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie (exemple) 44 4. Résumé des indicateurs de vaccination liés à la deuxième année de vie 54 5. Éléments du cadre de communication destiné à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 75 6. Exemples de thèmes des messages essentiels à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 82 7. Problèmes courants et mesures de nature à renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 92 Figures 1. Hausse de la couverture estimative du VVR1 dès lors que les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie sont inclus 21 2. Couverture estimative des interventions dans les foyers comptant un enfant âgé de 12 à 23 mois, si elles sont intégrées dans les activités de vaccination systématique (28 pays d’Afrique sub-saharienne) 21 3. Exemple d’algorithme utilisé au Ghana pour déterminer l’admissibilité à la vaccination contre la méningite A et contre la rougeole et la rubéole 72 4. Cycle de planification pour promouvoir la demande 77
108 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Les orientations pratiques contenues dans le présent doc- ument portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au- delà. Il indique également comment la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services de santé infantile essentiels. Des outils et ressources sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà sont disponibles en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_ systems/policies_strategies/2YL/fr/ Ce document a été produit par le Programme élargi de vaccination (PEV) du Département Vaccination, vaccins et produits biologiques. Il est disponible en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/documents/fr/ Des exemplaires du présent document ainsi que d’autres supports d’information sur la vaccination, les vaccins et les produits biologiques peuvent être commandés à : Organisation mondiale de la santé Département Vaccination, vaccins et produits biologiques CH-1211 Genève 27 Suisse email : vaccines@who.int http://www.who.int/immunization/fr/ ISBN 978-92-4-251367-7
Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for immunization beyond infancy] ISBN 978-92-4-251367-7 © Organisation mondiale de la Santé 2018 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci dessous. 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Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for vaccination beyond infancy]. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2018. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/ bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. 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L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Dessiné par büro svenja Imprimé en Suisse Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance iv Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S SECTION 1 Objet et utilisation du présent document 9 1.1. Objectifs 10 1.2 Utilisateurs cibles 11 1.3 Autres publications à consulter 11 Abréviations et acronymes vi Remerciements viii SECTION 2 Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 12 SECTION 3 Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 16 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? 17 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages 18 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 22 SECTION 4 Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 24 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie 26 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie 30 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé 31 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie 34 SECTION 5 Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 37 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification 38 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie 39 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients 41 v Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Annexe 1. Exemple de feuille de pointage des normes minimales 94 2. Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 96 3. Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) 97 4. Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal 100 5. Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie 102 SECTION 6 Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 41 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie 44 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 47 SECTION 7 Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 50 7.1 Indicateurs d’exécution 52 7.2 Besoins en données 56 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire 58 SECTION 9 Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 74 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles 78 9.2 Conception et planification stratégiques 79 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels 81 9.4 Mise en œuvre et suivi 83 9.5 Évaluation et nouvelle planification 84 SECTION 8 Formation et renforcement des capacités des agents de santé 61 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé 62 8.2 Établir le programme de formation 65 8.3 Planifier la stratégie de formation 68 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation 69 SECTION 10 Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 86 10.1 Comprendre les raisons de la faible exécution 87 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes 91 vi BCG bacille Calmette-Guérin (vaccin) CAP enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques CCI Comité de coordination inter-agences CDC Centers for Disease Control and Prevention (États-Unis d’Amérique) DN du HepB dose de naissance du vaccin anti-hépatite B DTC vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche GAVI Gavi, l’Alliance du Vaccin GTCN Groupe technique consultatif national HepB vaccin anti-hépatite B Hib Haemophilus influenzae type B MAPI manifestations post-vaccinales indésirables MON modes opératoires normalisés OMS Organisation mondiale de la Santé OMV occasions manquées de vaccination ONG organisation non gouvernementale PAMV Plan d’action mondial pour les vaccins PEV Programme élargi de vaccination PPAc plan pluriannuel complet RR vaccin contre la rougeole et la rubéole RV vaccin antirotavirus SAGE Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination SPMVS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique PCIME prise en charge intégrée des maladies de l’enfant UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance VPI vaccin antipoliomyélitique inactivé VVR vaccin à valence rougeole VVR1 première dose de vaccin à valence rougeole VVR2 deuxième dose de vaccin à valence rougeole VPC vaccin antipneumococcique conjugué VPO vaccin antipoliomyélitique oral/buccal A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S vii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie © U N IC EF/U N 0 61634/Frank D ejongh viii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie R E M E R C I E M E N T S Ce document a été mis au point par le Programme élargi de vaccination (PEV), Département Vaccination, vaccins et produits biologiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec l’UNICEF, et rédigé par Rebecca Fields de John Snow, Inc. Il convient en outre de remercier les personnes suivantes pour leur importante contribution à son élaboration: Carolina Danovaro, Rudi Eggers, Messeret Eshetu, Tracey Goodman, Jan Grevendonk, Karen Hennessey, Penelope Kalesha Masumbu, Lisa Menning, Abrahams Mwanamwenge, Ikechukwu Ogbuanu, Stephanie Shendale, Emily Wootton (OMS); Ulla Griffiths, Imran Raza Mirza (UNICEF); Laura Conklin, Mawuli Nyaku, Melissa Wardle, Margie Watkins (CDC), et les consultants indépendants Celestino Costa et Karen Wilkins. Les principes et les orientations essentiels qui figurent dans cet ouvrage sont fondés sur les avis du Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination et du Comité consultatif des pratiques de vaccination. Le contenu du présent document repose notamment sur un examen de l’expérience de la vaccination au cours de la deuxième année de vie acquise en République du Ghana, en République du Sénégal et en République de Zambie. Nous remercions sincèrement les ministres de la santé de ces pays qui nous ont permis d’enregistrer et d’analyser leur expérience de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 1 SECTION 9 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Objet et utilisation du présent document www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 10 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 S E C T I O N Les orientations pratiques contenues dans le présent document portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Des moyens sont également proposés aux fins de l’utilisation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la prestation d’autres services de soins de santé de l’enfant. 1.1 Objectifs 1 Si le présent document porte essentiellement sur la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie, les autres interventions sanitaires sont abordées de façon plus succincte. Il n’a pas pour objectif de décrire ces interventions dans le détail. Les publications utiles sont citées dans les notes de bas de page. 1. Aider les pays à prendre des décisions éclairées concernant l’établissement ou le renforcement d’une visite (ou de visites) médicale(s) au cours de la deuxième année de vie incluant notam- ment des services de vaccination et d’autres services dans le cadre d’un suivi médical continu des enfants.1 2. Fournir des orientations pratiques sur la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi des services de vaccination et l’amélio- ration de la couverture vaccinale lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie pouvant inclure d’autres interventions sanitaires. 3. Fournir des orientations générales sur la vac- cination de rattrapage pour les enfants âgés de plus d’un an dont la vaccination n’est pas à jour (« non et/ ou incomplètement vaccinés »). 11 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 1 1.2 Utilisateurs cibles Le présent manuel s’adresse principalement au personnel des services nationaux de vaccination et de santé de l’enfant, à savoir: • les décideurs et les administrateurs de programme des services publics suivants : vaccination, santé de l’enfant, nutrition, VIH/sida pédiatrique, développement communautaire, éducation sanitaire, systèmes d’information pour la gestion sanitaire, gestion de la chaîne du froid et de la logistique; • les membres des Groupes techniques consultatifs nationaux sur la vaccination (GTCNV), ainsi que des autres organismes consultatifs techniques sur la santé et la nutrition de l’enfant; • les conseillers nationaux, régionaux et mondiaux pour la vaccination et la santé de l’enfant qui collaborent avec d’autres organisations partenaires comme l’OMS, l’UNICEF, les partenaires de développement, les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales (ONG). 1.3 Autres publications à consulter Certains des éléments présentés dans ce document sont traités plus en détail dans d’autres publications et dans les pages Web de l’OMS. L’attention est appelée sur ces ouvrages de référence dans les encadrés qui jalonnent le présent guide. D’autres sources d’information, qu’il sera utile de consulter aux fins de l’établissement ou du renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie, sont en cours d’élaboration à l’OMS et seront disponibles prochainement.2 • Travailler ensemble : Guide de ressources intégré pour la planification et le renforcement des services de vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie; • Manuel sur la collecte, l’évaluation et l’utilisation de données sur l’immunisation; • Guide sur l’introduction dans le programme de vaccination systématique des enfants du vaccin contre la méningocoque A conjugé 2 Des informations sur les projets les plus récents peuvent être obtenues sur demande au Département OMS Vaccination, vaccins et produits biologiques à l’adresse vaccines@who.int. 12 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 SECTION Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 13 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 Le Plan d’action mondial pour les vaccins (PAMV),3 plan d’action mondial pour la vaccination couvrant la période 2011–2020, vise à étendre équitablement à toutes les personnes les bénéfices de la vaccination. Aux termes du plan d’action « une démarche sur l’ensemble de l’existence doit être adoptée pour rendre les bénéfices de la vaccination accessibles à toutes les personnes à risque dans chaque tranche d’âge » et « il faudra pour cela élaborer des stratégies permettant d’atteindre les individus tout au long de leur existence et des plans pour bâtir les systèmes qui suivront et garderont trace des progrès accomplis. » Le document de l’OMS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique (SPMVS) présente également la vaccination au-delà de la première année de vie comme l’une des neuf actions modificatrices essentielles pour renforcer la vaccina- tion systématique.4 Il encourage les programmes de vaccination nationaux à étendre les visites de vaccination systématique au-delà de la première année de vie et à administrer les vaccins nécessaires aux enfants d’âge préscolaire, aux écoliers, aux adolescents et aux adultes. Les occasions de vaccination telles que les visites médicales des enfants dans la deuxième année de vie et les visites préscolaires et en cours de scolarité seront mises à profit pour évaluer le statut vaccinal et administrer les doses manquantes. Il est important que les fiches conservées à domicile soient conçues et distribuées de façon appropriée et gardées longtemps pour permettre un contrôle approprié et l’administration des vaccins à toutes les personnes qui satisfont aux critères d’admissibilité. Si la vaccination systématique des enfants au cours de la deuxième année de vie est déjà pratiquée dans de nombreux pays, la vaccination des enfants au-delà de l’âge d’un an est appelée à se développer ces prochaines années. L’importance pour la santé publique de l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC) est de plus en plus reconnue et l’administration d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole (VVR), par la vaccination systématique, est recommandée dans tous les pays, beaucoup la pro- grammant au cours de la deuxième année de vie. L’administration au cours de la deuxième année de vie d’une ou de plusieurs doses de certains vaccins, notamment contre les pneumocoques, la dengue et la méningite A, est inscrite dans le calendrier des vaccinations. Des vaccins nouveaux, notamment contre le paludisme, seront probablement recommandés pour les enfants âgés de plus d’un an. L’existence d’une plate-forme établie pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie accroîtra l’utilisation potentielle de ces vaccins après leur introduction. La vaccination n’est cependant que l’une des nombreuses interventions sanitaires nécessaires au développement des jeunes enfants. Compte tenu de l’utilisation souvent supérieure de ce service de santé en comparaison d’autres interventions, la vaccination peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services essentiels tels le suivi et la promotion de la croissance, la prise en charge des maladies courantes, l’hygiène et la propreté et, dans certains contextes, le déparasitage, la supplémentation en vitamine A, la supplémentation en micronutriments, la prévention et les soins 3 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/79315/9789242504989_fre.pdf 4 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/206454/9789242510102_fre.pdf 14 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 S E C T I O N du paludisme, et les soins du VIH/sida.5 Les interventions destinées à améliorer la croissance et le développement au cours des deux premières années de vie ont plus d’effet que les interventions mises en œuvre ultérieurement. Une visite programmée au cours de cette période offre également l’occasion de prodiguer des conseils aux parents sur la nutrition, l’hygiène, les pratiques de soins à domicile, la planification familiale et la propension à solliciter des soins à temps. De nombreux pays ont déjà adopté une politique de visites régulières pour le suivi et la promotion de la croissance et l’alimentation de complément, mais un recul des visites est souvent observé après la première année, la famille et les personnels de santé ne les considérant pas comme une priorité. Une gestion stratégique des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribuera à une plus grande avancée des services de vaccination et de santé de la mère et de l’enfant. E N CA D R É 1. P O I N TS E S S E N T I E L S C O N C E R N A N T L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E E T AU - D E L À 1. L’administration d’un nombre croissant de vaccins est recommandée après l’âge d’un an dans le cadre d’une approche de la vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie. L’OMS recommande l’administration aux enfants âgés de plus d’un an d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole et d’une dose de rappel des vaccins contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche. Les pays peuvent par ailleurs adopter un calendrier « 2 + 1 » pour le vaccin antipneumococcique con- jugué (VPC) prévoyant l’administration de la troisième dose au cours de la deuxième année de vie. L’OMS recommande également l’administration après l’âge d’un an de certains vaccins indiqués à l’échelle régionale, notamment contre la méningite A (MenA) dans la ceinture de la méningite en Afrique et contre l’encéphalite japonaise dans certaines parties de l’Asie. 2. L’extension du calendrier vaccinal au-delà de la petite enfance signifie que le concept de l’enfant entièrement vacciné doit être étendu à la deuxième année de vie. La notion d’enfant entièrement vacciné est fonction de l’âge de l’enfant et de l’ensemble correspondant des vaccins que l’enfant devrait avoir reçus, conformément au calendrier national, à cet âge. Selon les programmes, les enfants entièrement vaccinés pourront être ventilés en deux classes d’âge ou plus : moins d’un an et moins de deux ans (voir la Section 7.1). 3. L’accroissement de la complexité et l’allongement du calendrier vaccinal augment- eront l’importance des fiches conservées à domicile, qui rappellent aux aidants à quel moment ils doivent revenir pour l’administration des vaccins prévus, qui permettent aux dispensateurs de vérifier qui a besoin d’être vacciné, et qui servent de base d’évaluation dans les enquêtes en population sur la couverture vaccinale. Les fiches conservées à domicile devront être bien conçues, disponibles en nombre suffisant pour toutes les personnes prenant soin des enfants, utilisées de façon appropriée par les personnels de santé et gardées en lieu sûr par les personnes prenant soin des enfants et les familles. 5 www.UNICEF-irc.org/article/958/ (disponible qu’en anglais) 15 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 4. Dans certains contextes, des mesures concertées, notamment une communication efficace et le renforcement des capacités des personnels de santé, seront nécessaires pour faire évoluer l’opinion populaire selon laquelle la vaccination est réservée aux nourrissons. Pour atteindre des niveaux de couverture élevés au cours de la deuxième année de vie et à toutes les étapes de la vie, les personnels de santé, les personnes prenant soin des enfants, les communautés et les partenaires devront bien connaître les raisons pour lesquelles cela est important et savoir comment eux-mêmes peuvent y contribuer. Cela obligera toutes les parties concernées à modifier sensiblement leurs idées et leurs pratiques. 5. Si les enfants doivent être vaccinés dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, la vaccination ne doit pas être refusée à ceux qui sont amenés « en retard ». L’administration des vaccins en temps voulu est essentielle pour réduire l’exposition aux maladies évitables par la vaccination mais, à quelques exceptions près, mieux vaut vacciner tard que jamais. Pour ce qui est de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants ne sont plus vaccinés. 6. La réalisation d’un niveau élevé de couverture au cours de la deuxième année de vie, y compris avec les vaccins inclus de longue date dans le calendrier vaccinal, nécessite encore plus d’attention, de sensibilisation et de préparation que l’intro- duction d’un nouveau vaccin, et cela ne doit pas être pris à la légère. Les taux de défection très élevés entre la première et la deuxième doses de vaccin à valence rougeole observés dans de nombreux pays témoignent des difficultés que présente la vaccination d’une nouvelle classe d’âge. Les domaines qui requièrent une attention particulière sont notamment les suivants: gestion/suivi et évaluation des données; communication et renforcement des capacités des personnels de santé, notamment par un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui suivant la formation. 7. La gestion, le suivi et l’évaluation des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie posent des problèmes particuliers. Les feuilles de pointage et les autres outils de gestion des données doivent être soigneusement actualisés pour permettre l’enregistrement approprié de toutes les doses administrées (même tardivement) et pour encourager les personnels de santé à contrôler, enregistrer et notifier de façon appropriée les doses administrées et garantir ainsi la bonne gestion des vaccins et l’estimation des besoins. Le suivi des progrès sur au moins deux cohortes de naissance et les retours d’informations utiles peuvent poser des problèmes. Pour réduire ces difficultés, il sera important de planifier soigneusement les activités et de tirer les enseignements de l’expérience acquise. 8. La vaccination au cours de la deuxième année de vie peut être l’occasion de dispenser d’autres services essentiels aux enfants et aux mères. À condition d’être convenablement coordonnés avec d’autres programmes, les services de vaccination peuvent renforcer et stimuler le recours à d’autres services de santé, tels le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel, la supplémentation en vitamine A et en micronutriments, le déparasitage, l’éducation sanitaire et la planification familiale, la prévention du paludisme et le suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson. Chaque pays évaluera la synchronisation et le calendrier de ces services et déterminera leur intégration éventuelle sur la base d’un examen des ressources humaines, matérielles et financières requises. 16 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 SECTION Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 17 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Si les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie (ou ultérieurement) et l’âge auquel ils sont administrés varient selon les pays, la vaccination au cours de la deuxième année de vie est une pratique étendue. En 2016,6 recommandaient l’administration du DTC4 au cours de la deuxième année de vie; 6 OMS maladies évitables par la vaccination : système de surveillance. Résultats au niveau mondial 2017. (disponible qu’en anglais) http://apps.who.int/immunization_monitoring/globalsummary/schedules, consulté le 18 juillet 2017. avaient une politique vaccinale incluant l’administration d’au moins une dose de vaccin au cours de la deuxième année de vie; incluaient deux doses de vaccin à valence rougeole (VVR) dans leur calen- drier de vaccination systématique; recommandaient l’administration de la deuxième dose, le VVR2, au cours de la deuxième année de vie; incluaient l’administra- tion du VVR2 et d’une quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- coqueluche-tétanos (DTC4), quel que soit l’âge; avaient une politique prévoyant l’adminis- tration simultanée du VVR et du DTC4 au cours de la deuxième année de vie. 159 PAYS 86 PAYS 160 PAYS 135 PAYS 107 PAYS 45 PAYS 18 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages Il existe plusieurs raisons d’établir une solide plate-forme pour la vaccination et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Améliorer la protection contre les maladies évitables par la vaccination L’ajout de nouveaux vaccins, et de nouvelles doses des vaccins existants, au cours de la deuxième année de vie augmente l’étendue de la protection des enfants contre les maladies évitables par la vaccination, comme le montre le Tableau 1 ci-dessous. L’administration de doses supplémentaires des vaccins déjà inclus dans le calendrier national contribue à améliorer le niveau d’immunité et la durée de la protection. La réponse immunitaire au vaccin à valence tétanique, par exemple, décroît avec l’âge, aussi l’OMS recommande-t-elle l’administration de six doses (trois doses pour la primo- vaccination plus trois doses de rappel, dont une au cours de la deuxième année de vie).7 TABLEAU 1. VACCINS DONT L’OMS RECOMMANDE L’ADMINISTRATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 7 A L’utilisation d’un vaccin à valence tétanique associé à un vaccin antidiphtérique (Td ou DT) pour les doses de rappel ultérieures contre le tétanos est fortement encouragée, et ce afin de maintenir un niveau élevé d’immunité protectrice à la fois contre la diphtérie et contre le tétanos à toutes les étapes de la vie. VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Deuxième dose d’un vaccin contenant la valence rougeole (VVR2), notamment les vaccins contre la rougeole et la rubéole (RR) et contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) L’OMS recommande l’ajout d’une deuxième dose de VVR dans le calendrier vaccinal de tous les pays. Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, le VVR1 sera administré à l’âge de 9 mois et le VVR2 entre 15 et 18 mois avec un intervalle min- imum de quatre semaines entre les doses. Dans les pays où le risque d’infection rougeoleuse est faible chez les nourrissons (proches de l’élimination), le VVR1 pourra être administré à l’âge de 12 mois; l’âge optimal pour l’administration du VVR2 dépendant de considérations programmatiques relatives à l’obtention d’une couverture maximale par le VVR2. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/measles/en/). Quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche (DTC4) L’OMS recommande l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, de préférence au cours de la deuxième année de vie, pour renforcer l’immunité protectrice contre ces maladies. Vaccins antidiphtériques : note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/diphtheria/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins antitétaniques. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/tetanus/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins anticoquelucheux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/pertussis/en/). 19 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) L’OMS appuie le schéma (2p+1) pour le VPC, soit deux doses en primovaccination administrées au nourrisson et la troisième dose (rappel) entre 9 et 18 mois. L’âge d’administration de la dose de rappel sera choisi de façon à assurer une couverture maximale (en général à 9, 12, 15 ou 18 mois), sur la base de considérations opérationnelles et programmatiques, compte tenu notamment des visites pour les autres vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national. Vaccins antipneumococciques. Note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/ pneumococcus/en/) et Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Administration systématique du vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A (MenA) L’OMS recommande l’administration d’une monodose de MenA entre 9 et 18 mois en fonction des considérations programmatiques et épidémiologiques locales. Vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A: orientations actualisées. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/meningococcal/en/). Vaccin antityphoïdique conjugué (VTC) L’OMS recommande l’administration d’une dose unique de VTC entre 6 et 23 mois dans les pays d’endémie. L’âge d’administration dépendra des considérations épidémiologiques, géographiques et programmatiques locales. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Encéphalite japonaise (EJ) L’OMS recommande l’introduction de la vaccination contre l’encéphalite japonaise dans les calendriers de vaccination nationaux dans toutes les zones où l’encéphalite japonaise est reconnue comme une priorité de santé publique. L’OMS recommande l’administration d’une ou de deux doses, dès l’âge de 6 mois, le schéma posologique étant déterminé par l’épidémiologie locale et le type de vaccin. Note de synthèse : Position de l’OMS à propos des vaccins contre l’encéphalite japonaise. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/japanese_encephalitis/en/). Grippe saisonnière Les informations du pays sur les groupes à risque, la charge de morbidité et le rapport coût-efficacité des interventions aideront les responsables nationaux de l’élaboration des politiques et les planifi- cateurs des programmes de santé à prendre des décisions éclairées concernant les groupes cibles et l’âge de vaccination. Dans les pays qui décident d’introduire la vaccination contre la grippe saisonnière, l’OMS recommande son administration dès l’âge de 6 mois, jusqu’à 23 ou 59 mois, et l’administration de deux doses espacées de 28 jours au minimum pour les enfants âgés de moins de 9 ans qui n’ont pas encore été vaccinés. Note de synthèse de l’OMS concernant les vaccins antigrippaux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/influenza/en/). Tableau 1. 8 Les deux calendriers (3p+0 ou 2p+1) sont recommandés. Pour les pays qui n’ont pas encore adopté le VPC, le choix du calendrier tiendra compte de divers aspects opérationnels et programmatiques, notamment la ponctualité de la vaccination, la couverture escomptée pour une troisième dose et la ventilation par âge des maladies à pneumocoques. 20 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Procéder à la vaccination de rattrapage des enfants qui n’ont pas été vaccinés au cours de la première année de vie a La vaccination au cours de la deuxième année de vie donne la possibilité d’administrer les doses manquantes de plusieurs antigènes, notamment les suivants : BCG,9 VVR, vaccins antipoliomyélitiques buccal (VPO) et inactivé (VPI), vaccin pentavalent (ou DTC), vaccins antipneumococciques, et vaccin contre les maladies à rotavirus (RV). Dans certaines situations, divers obstacles sociaux, géographiques et économiques peuvent empêcher les familles de faire entièrement vacciner leurs enfants avant l’âge de 12 mois, cause d’une faible couverture. Une solide plate-forme au cours de la deuxième année de vie pourra être l’occasion d’améliorer la protection générale et la couverture. Ainsi, dans un pays où le vaccin antirougeoleux est administré à l’âge de 9 mois et où l’âge limite pour cette vaccination est fixé à un an, les enfants n’ont, par défaut, que cette fenêtre de trois mois pour recevoir le VVR1. Cet obstacle serait levé si les services de vaccination étaient étendus à la deuxième année de vie et si les activités de vaccination de rattrapage étaient encouragées au-delà de l’âge d’un an. L’administration aux enfants au cours de la deuxième année de vie des doses de vaccin antirougeoleux et d’autres vaccins qu’ils n’ont pas reçues pendant la première année de vie contribue à améliorer l’immunité de la population. C’est ce qu’a démontré en 2009 une analyse des enquêtes démographiques et sanitaires réalisées dans 45 pays. Il est ainsi apparu qu’une couverture globale de seulement 50% pour la vaccination systématique par le VVR1 à l’âge de 12 mois dépassait 80% dès lors que les vaccins administrés après l’âge de 12 mois (« doses en retard ») étaient pris en compte dans les estimations de la couverture (voir la Figure 1). 10 Fournir la possibilité d’intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires et nutritionnelles Un contact systématique programmé avec le système de santé au cours de la deuxième année de vie offre l’occasion de mieux intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires telles les suivantes : supplémentation en vitamine A, conseil nutritionnel, suivi et promotion de la croissance, déparasitage, soins pédiatriques du VIH/sida, fourniture de moustiquaires imprégnées d’insecticide et planification familiale. La Figure 2 illustre les gains de couverture potentiels pour plusieurs interventions de santé de l’enfant en Afrique dès lors qu’elles sont intégrées dans la plate-forme de vaccination systématique. 9 La note de synthèse de l’OMS sur les vaccins BCG a été actualisée récemment de façon à inclure la recommandation en faveur de la vaccination de rattrapage des nourrissons plus âgés et des enfants non encore vaccinés, des données scientifiques montrant qu’elle demeure bénéfique au-delà de l’âge d’un an. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Une note de synthèse actualisée sera publiée en février 2018). 10 Clark A, Sanderson C. Timing of children’s vaccinations in 45 low-income and middle-income countries: an analysis of survey data. Lancet. 2009;373:1543–9. 21 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 FIGURE 1. HAUSSE DE LA COUVERTURE ESTIMATIVE DU VVR1 DÈS LORS QUE LES VACCINS ADMINISTRÉS AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE SONT INCLUS FIGURE 2. COUVERTURE ESTIMATIVE DES INTERVENTIONS DANS LES FOYERS COMPTANT UN ENFANT ÂGÉ DE 12 À 23 MOIS, SI ELLES SONT INTÉGRÉES DANS LES ACTIVITÉS DE VACCINATION SYSTÉMATIQUE (28 PAYS D’AFRIQUE SUB-SAHARIENNE) 0 20 40 60 80 100 Afghanistan (2015) Tchad (2014) Haïti (2012) Mali (2013) Pakistan (2013) Yémen (2013) Zambie (2014) Couverture chez les enfants < 12 mois Couverture supplémentaire chez les enfants de 12 à 23 mois meses. 0 20 40 60 80 100 Source d’eau potable améliorée* Le foyer possède une moustiquaire L’enfant dort sous une moustiquaire L’enfant a reçu des suppléments de vitamine A Couverture actuelle Couverture totale probable * Anand et al. J. Inf. Diseases 2012 ; 205: S28-39 Couverture du VVR1 par classe d’âge dans certains pays D’après : Enquêtes démographiques et sanitaires (la date de l’enquête est indiquée pour chaque pays) 22 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Utiliser les vaccins de façon plus efficace L’administration de deux doses de vaccin à valence rougeole, dont une au cours de la deuxième année de vie, peut contribuer à réduire les taux de gaspillage de vaccin dans la mesure où, pour chaque flacon ouvert, un plus grand nombre de doses seront administrées. Il pourra en être de même de la vaccination de rattrapage, les autres doses de vaccin qui n’ont pas été administrées aux enfants dans leur première année de vie leur étant administrées plus tard. 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les programmes de vaccination, au cours de ces 40 dernières années, ont acquis une importante somme d’expérience en matière de fourniture de vaccins, principalement aux nourrissons. L’expérience acquise depuis l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans de nombreux pays est nuancée. Pour de nombreux programmes nationaux, par exemple, l’introduction du VVR2 au moyen d’une nouvelle visite systématique au cours de la deuxième année de vie ne devait pas poser de problème, le VVR faisant déjà partie du calendrier de la première année de vie et étant par conséquent connu des personnes prenant soin de l’enfant et des personnels de santé. Dans la réalité, cependant, elle est apparue d’une grande complexité, d’une nature, dans certains cas, encore inconnue des programmes de vaccination. Les taux élevés de défection entre le VVR1 et le VVR2 ont été particulièrement préoccupants dans un grand nombre de pays. Le succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie requiert de solides activités de planification, de coordina- tion, de mobilisation de la communauté et de création de la demande, de suivi et d’appui à la mise en œuvre. © W H O N epal 23 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 De nombreux programmes de vaccination voient encore dans la vaccination une intervention sanitaire réservée aux nourrissons, et ils ne proposent pas de vaccinations aux enfants au-delà de l’âge d’un an même si ceux-ci n’ont jamais été vaccinés. S’il est important d’établir des politiques de vaccination pour les enfants âgés de plus d’un an, faute de planification, de formation et de communication appropriées, ces politiques ne contribueront pas automatiquement à transformer les pratiques de vaccination en général. Les facteurs qui ont manifestement contribué à cette situation incluent les suivants : • insuffisance des informations communiquées aux personnels de santé en première ligne sur les politiques révisées relatives à la prestation des services de vaccination et d’autres services de santé après l’âge d’un an; • hésitation des agents de santé à administrer le VVR1 aux enfants âgés de plus de 12 mois car cela ne contribue pas à améliorer la couverture du VVR1, ces personnels craignant peut-être de manquer de doses pour les enfants âgés de moins de 12 mois; • moindre rang de priorité accordé à la vaccination des enfants plus âgés par rapport à la vaccination des nourrissons; • insuffisance de la communication et de la mobilisation sociale pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’elles doivent utiliser les services de santé au cours de la deuxième année de vie et les y encourager; • complexité de l’enregistrement, de la notification et de l’analyse des vaccins administrés après l’âge d’un an; • obstacles propres au système, tels un manque de ressources humaines et l’absence de coordination des chaînes d’approvisionnement, pour différents produits. Il ressort des évaluations consécutives à l’introduction de la deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans plusieurs pays et des études de cas sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie que l’introduction de toute vaccination après la première année de vie doit être traitée comme s’il s’agissait de l’introduction d’un nouveau vaccin, en termes d’attention, de sensibilisation et de préparation, et le surcroît de complexité que revêt la vaccination d’une nouvelle classe d’âge doit être pris en compte dans le processus de planification. La vaccination au cours de la deuxième année de vie devra si possible s’inscrire dans le contexte d’une visite médicale des enfants de façon à renforcer la prestation d’autres interventions sanitaires, et vice versa. 24 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 4 SECTION 25 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 La quasi-totalité des pays disposent déjà de politiques, d’orientations et d’autres appuis programmatiques pour les soins de santé de l’enfant pendant les cinq premières années de vie, notamment le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel et la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Selon leurs priorités sanitaires et le calendrier vaccinal existant, les pays pourront vouloir : introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une nouvelle interven- tion (au moyen d’une visite, ou de visites, planifiée(s)) et rattra- per les vaccinations manquées ; renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie existante (en améliorant, par exemple, la faible couverture du VVR2) et/ou; concevoir un contact pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une plate-forme pour la prestation coordonnée d’autres services de santé de l’enfant. Dans ces trois situations, une planification systématique sera indispensable pour régler les problèmes techniques et gestionnaires. La deuxième situation (amélioration des programmes existants) est traitée dans la section 10. 1. 2. 3. © U N IC EF/U N 0 58138/V ishw anathan 26 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie Dans le cas de l’établissement d’une nouvelle visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie, le processus de planification débutera un an avant la date de lancement prévue pour donner aux responsables le temps de procéder aux préparatifs décrits ci-dessous. Plus de détails sur la mise en œuvre de ces étapes sont données dans l’ouvrage de référence complémentaire Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vaccination dans la deuxième année de vie (Manual 2YL).11 Désigner un responsable qui sera chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et établir ou activer un groupe de travail spécial Le responsable chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie sera un membre du personnel du programme national de vaccination doté d’une autorité suffisante pour réunir un groupe de travail. Le groupe de travail inclura les représentants des différents domaines du programme de vaccination, comme la gestion des données, la communi- cation et la prestation des services. Si d’autres interventions de santé doivent être coordonnées —Ouvrage de référence essentiel Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vacci- nation dans la deuxième année de vie Ouvrage qui compète le présent document, ce manuel sera utilisé une fois la décision prise d’étendre la vaccination à la deuxième année de vie, ou d’améliorer la couverture d’une plate-forme existante. Le manuel fournit des orientations pratiques relatives à la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi de la vaccination lors d’une visite, ou de visites, planifiée(s), au cours de la deuxième année de vie, ainsi que des mesures utiles destinées à renforcer la vaccination lorsque les cibles du programme pour ce qui est de la couverture au cours de la deuxième année de vie n’ont pas été atteintes. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/2YL/fr/ avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les représentants de ces groupes seront également inclus. Il sera important d’associer les principaux acteurs et les partenaires du domaine de la vaccination et de la santé de l’enfant. La composition du groupe de travail pourra évoluer au fur et à mesure de la planification. Le GTCNV devra être associé et jouer un rôle directeur dans l’examen des considérations épidémiologiques et cliniques, ainsi que des besoins du programme de vaccination, des questions de coûts et de 11 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 27 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 —Ouvrage de référence essentiel L’outil de calcul des coûts à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie.12 L’UNICEF a conçu un outil Excel relative- ment simple de calcul des coûts destiné à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. L’outil doit être alimenté au moyen de données démo- graphiques, du prix des produits, du salaire des agents de santé et du coût approximatif des activités de formation et de communication. Les résultats sont ensuite présentés en termes de coût total, de coût annuel et de coût par visite. Les coûts sont ventilés en coûts préala- bles (comme la formation) et en dépenses renouvelables à financer continuellement (comme les vaccins et les seringues). L’analyse des coûts peut être considérée comme un moyen de sensibiliser l’opinion en faveur de l’introduction d’une visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil sera aussi utilisé comme un élément faisant partie intégrante du processus de planification. financement, et de l’élaboration des politiques et des orientations. Le Comité de coordination inter-agences (CCI) et/ou les comités de coordination du secteur de la santé devront également être associés pour obtenir des engagements et contribuer à l’établissement d’une compréhension commune des ressources requises. Élaborer un plan d’action chiffré et obtenir les financements nécessaires Cela inclura les activités, les principales responsabilités, les étapes, le calendrier et les ressources nécessaires pour s’atteler aux actions suivantes, compte tenu des enseignements tirés de l’expérience de l’introduction de vaccins antérieure et des difficultés rencontrées. 1. Actualiser les politiques et les orientations ; obtenir les approbations nécessaires ; produire et diffuser les données (sous forme imprimée et/ou électronique). 2. Définir les indicateurs de la vaccination au cours de la deuxième année de vie aux fins de l’enregistrement et de la notification, réviser le système d’information pour la gestion sanitaire et les outils de gestion des données (fiches conservées à domicile, registres, rapports mensuels), et les distribuer avant la date de mise en place. 3. Déterminer les besoins liés à l’organisation de la prestation des services, et satisfaire ces besoins. 12 L’outil de calcul des coûts de 2YL est disponible à: http://www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 4. Modifier, le cas échéant, les outils de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de la logistique, pour inclure de nouveaux vaccins et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie. 5. Élaborer, imprimer et distribuer un guide pratique et des instruments de travail pour les personnels de santé. 28 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 6. Concevoir un plan de formation et de nouveaux matériels de formation et d’encadrement, et dispenser une formation. 7. Élaborer une stratégie de communication, planifier et mettre en œuvre des activités de mobilisation sociale et de participation communautaire, notamment des études sur les connaissances-attitudes-pratiques (CAP) ou d’autres analyses comportementales,13 concernant notamment les communautés marginalisées et difficiles à atteindre. 8. Obtenir des fonds pour effectuer tout le travail préparatoire, et pour couvrir les dépenses opérationnelles et les autres coûts associés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Attribuer des responsabilités claires pour chaque aspect des préparatifs. Les groupes ou les comités auxquels avaient précédemment été confiées ces questions, pour les campagnes de vaccination ou l’introduction de nouveaux vaccins, pourront être réactivés. Toutefois, si d’autres interventions de santé doivent être incluses avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, d’autres programmes devront également être représentés, tels la nutrition, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), le paludisme, l’eau et l’assainissement, le VIH/sida pédiatrique, etc. Convenir des services ou des interventions à assurer pendant la visite et déterminer les politiques, les orientations, et les autres matériels qu’il conviendra de réviser. Ceux-ci incluront probablement les suivants, présentés dans le Tableau 2 ci-dessous mais, selon le pays, des matériels supplémentaires pourront avoir besoin d’être révisés. 13 Outils pour effectuer des analyses comportementales, y compris Guide for studying health worker/caregiver interactions for immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 et The guide to tailoring immunization programmes (TIP). Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2013, sont disponibles en anglais à l’adresse: www.who.int/immunization/programmes_systems/vaccine_hesitancy/en/. Les responsables sanitaires pourront aussi avoir des entretiens avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. © W H O 29 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 Politiques, orientations et norme • Politique vaccinale et manuels de référence • Politique nationale de santé/santé de l’enfant • Orientations et autres matériels de référence pour les agents de santé, notamment sur la PCIME Documents de planification • Plan pluriannuel complet PPAc) et le plan d’action annuel pour la vaccination • Formats pour la micro-planification et plans pour leur introduction Outils de gestion des données • Fiches conservées à domicile • Feuilles de pointage • Formulaires de notification mensuelle • Registres des établissements de santé • Registres communautaires • Système d’information pour la gestion sanitaire, Outil de gestion des données relatives à la vaccination au niveau du district (DV-DMT, en anglais), système d’information sanitaire du district, version 2 (DHIS2, en anglais) • Outils de suivi et diagrammes Formation et renforcement des capacités • Programmes de formation en cours d’emploi et préalable • Instruments d’encadrement • Instruments de travail Gestion de la chaîne d’approvi- sionnement • Évaluation de la chaîne du froid, de la logistique, et de la capacité de stockage disponible • Modes opératoires normalisés (MON) pour la manipulation des vaccins au cours de la deuxième année de vie • Outils prévisionnels pour les vaccins et la logistique Communication, création de la demande • Plan et stratégie de communication et de participation communautaire • Plans et matériels pour la mise en place • Matériels d’éducation sanitaire et instruments de travail TABLEAU 2. MATÉRIELS À EXAMINER ET ACTUALISER POUR LA VACCINATION ET LES SERVICES AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 30 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie L’une des mesures importantes consiste à décider de l’âge approprié auquel il convient de programmer la visite (ou les visites) au cours de la deuxième année de vie. Cela dépend des données épidémiologiques relatives aux maladies évitables par la vaccination en question, ainsi que du calendrier des autres services de santé de l’enfant, tel que précisé dans la politique nationale. Les responsables de l’élaboration des politiques et les décideurs devront tenir compte des objectifs de santé publique et des questions programmatiques, et utiliser des critères transparents pour évaluer leur importance relative. Les politiques et les orientations nationales relatives à la vaccination devraient être rédigées de façon à décrire clairement les mesures qui incombent au personnel de santé et aux personnes prenant soin de l’enfant. Ainsi, par exemple : • Préciser, bien qu’il soit préférable de vacciner les enfants dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, que, pour la plupart des vaccins, il n’y a pas de d’âge limite au-delà duquel l’enfant n’a plus droit à une protection vaccinale. Les exceptions sont le vaccin antirotavirus, qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois, et la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B (DN du HepB).14 L’expérience de trois pays concernant l’âge de programmation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie Un pays sud-africain a décidé d’administrer le VVR2 à l’âge de 18 mois, parce que cela coïncide avec l’âge de la supplémentation en vitamine A. Un pays d’Afrique de l’Ouest a choisi d’administrer le VVR2 à l’âge de 15 mois pour réduire au maximum la durée d’exposition potentielle au virus de la rougeole, bien que cela ne coïncide à aucun des autres services de santé planifiés au cours de la deuxième année de vie. Un pays d’Asie du sud a d’abord introduit le VVR2 et le DTC4 à différents mois de la deuxième année de vie pour des raisons épidémiologiques. Il a cependant été reconnu ultérieurement que cela compliquait le calendrier vaccinal et favorisait les occasions manquées de vaccination. Le pays a ensuite modifié le calendrier et recommandé l’administration des deux vaccins lors de la même visite. L’E X P É R I E N C E D U T R O I S PAYS 14 Il est important que les programmes aient une politique claire sur la date limite fixée pour l’administration de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B. Certains pays n’administrent plus la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B au-delà de deux semaines après la naissance de façon à maintenir un intervalle de quatre semaines entre les doses. Dans les pays qui utilisent un calendrier à 4 doses (avec un vaccin associé), un intervalle de quatre semaines n’est pas nécessaire avant la primo-vaccination (le calendrier du vaccin associé respectant les dosages requis), la dose de naissance contre l’hépatite B pouvant par conséquent être administrée jusqu’à la veille de l’administration prévue du premier vaccin associé. Les deux options sont acceptables. Pour plus d’informations, voir Guide pour l’introduction et le renforcement de la vaccination à la naissance contre l’hépatite B. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/documents/general/ISBN9789241509831/en/). 31 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N S E I G N E M E N T T I R É D E L A P O L I T I Q U E VAC C I N A L E La politique vaccinale de la République du Ghana a été actu- alisée pour fournir des orientations claires aux agents de santé concernant la vaccination des enfants âgés de plus de 12 mois. Politique relative à la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie Un contact systématique supplémen- taire pour des vaccinations aura lieu au cours de la deuxième année de vie d’un enfant à l’âge 18 mois ou peu après. Les services disponibles lors de ce contact incluront le RR2, le vaccin contre la méningite A, et toute intervention jugée appropriée (supplémentation en vitamine A, par exemple). Politique de rattrapage Tous les enfants doivent être vaccinés conformément au calendrier vaccinal recommandé au Ghana. Les enfants dont la vaccination n’est pas à jour recevront les antigènes manquants appropriés jusqu’à l’âge de cinq ans. À l’occasion de chaque visite médicale, le statut vaccinal d’un enfant doit être évalué et les doses manquantes administrées conformément au calendrier de rattrapage recommandé. Enfant entièrement vacciné L’indicateur de l’enfant entièrement vacciné se divise en trois catégories: à l’âge d’un an, à l’âge de deux ans, et après l’âge de deux ans. Un enfant est considéré comme entièrement vacciné à son âge s’il a reçu jusque-là tous les vaccins appropriés pour son âge. L’E X P É R I E N C E D U G H A N A • Communiquer l’objet de l’administration des vaccins au cours de la deuxième année de vie. Si le pays introduit une deuxième dose de VVR dans son calendrier de vaccination systématique, cette dose sera incluse dans la liste des vaccins exigés pour qu’un enfant soit considéré comme entièrement vacciné, et elle sera décrite comme la deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou RR2 ou ROR2, et non comme une dose de rappel. • Fournir des instructions claires sur la manière appropriée de déterminer les enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité en examinant les fiches conservées à domicile, d’enregistrer les doses administrées, de notifier les données et de les utiliser pour améliorer les services. • Préciser les mesures que doivent prendre les agents de santé dans des situations qui ne sont pas idéales, notamment lorsque la vaccination des enfants qui leur sont présentés n’est pas à jour, ou lorsque des enfants n’ont pas de fiche conservée à domicile, etc. (voir l’annexe 3). • Énoncer clairement la politique relative à la vaccination des enfants âgés de 12 mois ou plus dont la vaccination n’est pas à jour, pendant les activités périodiques d’intensification de la vaccination systématique (IPVS) comme les journées de la santé de l’enfant (voir l’Encadré 2 ci-dessous). 32 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé Les visites d’enfants malades et les visites dans un établissement pour les soins d’autres membres de la famille au cours de la deuxième année de vie sont aussi l’occasion d’administrer les doses de rattrapage si la vaccination de la première année de vie n’est pas à jour, de vérifier le statut vaccinal et d’administrer les doses prévues au cours de la deuxième année de vie. Les politiques vaccinales et la for- mation/l’encadrement des agents de santé doivent souligner qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite dans un établissement de santé et qu’un rattrapage vaccinal peut être effectué à chaque contact de l’enfant avec le système de santé. Des orientations claires pour le rattrapage des vaccinations qui n’ont pas été administrées lors de la première année de vie doivent être établies et diffusées largement, un calendrier vaccinal accéléré devant notamment être fixé pour les enfants chez lesquels plusieurs doses sont manquantes. Les recommandations de l’OMS relatives aux vaccinations de rattrapage constituent un ouvrage de référence utile à cet effet : http://www.who.int/immunization/policy/Immunization_routine_table3_FR.pdf 33 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N CA D R É 2. L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E LO RS D E S M A N I F E STAT I O N S O RGA N I S É E S P O U R L’I N T E N S I F I CAT I O N P É R I O D I Q U E D E L A VAC C I N AT I O N SYST É M AT I Q U E Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, comme les journées de la santé de l’enfant ou les semaines de la santé de la mère et de l’enfant, dès lors qu’elles sont organisées régulièrement, doivent être utilisées pour la vaccination de rattrapage des enfants dont les vaccins de la première année de vie ne sont pas à jour et pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie des enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité. Les politiques vaccinales et la formation des agents de santé à l’intensification périodique de la vaccination systématique doivent fournir des orientations claires à cet effet. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent aussi être utilisées pour sensibiliser à l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à la nécessité d’amener les enfants pour toutes les vaccinations recommandées au cours de la deuxième année de vie, conformément au calendrier national. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent également rappeler qu’il est important d’encourager les personnes prenant soin de l’enfant à apporter la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque contact avec le système de santé. Des orientations à l’intention des agents de santé sur le contrôle du statut vaccinal, la prestation des services et l’enregistrement des doses administrées, dans le cadre de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie ou des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, devront être incluses dans les politiques, les manuels pratiques, la formation et l’encadrement. Pour plus d’informations sur les meilleures pratiques aux fins des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, voir la publication de l’OMS Periodic Intensification of Routine Immunization. Lessons Learned and Implications for Action. Disponible en anglais à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/piri_020909.pdf 34 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie S’il est décidé d’utiliser la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la mise en œuvre d’autres interventions, les représentants des autres pro- grammes de santé apparentés devront être associés au processus de planification. Analyser et comparer les caractéristiques techniques des autres interventions proposées pour la ou les visite(s) planifiée(s) au cours de la deuxième année de vie Il conviendra de comparer systématiquement les priorités, les objectifs, les résultats, les problèmes et les plans des différentes interventions sanitaires et nutritionnelles reposant sur des bases factuelles qui sont proposées au cours de la deuxième année de vie pour déterminer les possibilités et les limites d’un contact vaccinal au cours de la deuxième année de vie dans le renforcement d’autres services. Cela pourra nécessiter l’organisation d’une ou de plusieurs réunion(s) pour encourager les acteurs à communiquer et se concerter directement au sujet de la continuité des soins des jeunes enfants et du rôle de la vaccination à cet égard. Cet ensemble de services à dispenser au cours de la deuxième année de vie reposera sur un éventail de considérations techniques, gestionnaires et axées sur le patient. Les questions à prendre en considération pour décider des éléments qui constitueront cet ensemble sont notamment les suivantes : • Quelles sont les priorités établies du ministère de la Santé pour ce qui concerne la santé publique ? • Quelles interventions peuvent être mises en œuvre pour les enfants âgés de 12 à 23 mois, certaines de ces visites sont-elles déjà établies, et coïncident-elles avec un calendrier vaccinal recommandé au cours de la deuxième année de vie ? • Quels services, et combien d’entre eux, peuvent être programmés lors d’une seule visite au cours de la deuxième année de vie, et cela sera-t-il plus commode pour l’enfant et pour la personne prenant soin de l’enfant ? • Toutes les interventions peuvent-elles être mises en œuvre pour les enfants au moyen de services fixes (statiques), de proximité et mobiles, et ces stratégies de prestation de services sont-elles opérationnelles ? • Les interventions proposées pour cette visite sont-elles mises en œuvre dans tout le pays ou seulement dans certaines zones géographiques ? • Les impératifs logistiques sont-ils similaires ? • Quelles sont les incidences sur les ressources humaines, notamment les capacités du personnel, le temps passé par patient, et le flux des patients ? 35 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 • Les ressources humaines et financières disponibles sont-elles suffisantes pour mettre en œuvre et maintenir chacune des interventions proposées pour la visite ? Certains pays ont prévu des services intégrés qui incluent la vaccination au-delà de l’âge d’un an et ils ont évalué l’expérience acquise pour déterminer comment améliorer les services. Les leçons tirées de cette expérience peuvent aider à orienter d’autres pays dans leurs processus décisionnels et de planification. E N S E M B L E D’I N T E RV E N T I O N S P O U R U N E V I S I T E M É D I CA L E C O M P L È T E D E L’E N FA N T À L’ÂG E D E 1 8 M O I S Un an après l’introduction du VVR2 en République de Zambie, le ministère de la santé et ses partenaires ont fait le point sur l’expérience acquise pour décider comment renforcer les résultats et intégrer la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans d’autres services. Lors d’une réunion spéciale, les responsables de plusieurs programmes - vaccination, nutrition et santé de l’enfant, les représentants des équipes provinciales et de district du système d’information pour la gestion sanitaire et les principaux partenaires techniques ont examiné par quels moyens la visite pour le VVR2 au cours de la deuxième année de vie pourrait satisfaire d’autres besoins sanitaires. Cette discussion a notamment débouché sur la définition de l’ensemble des services présenté ci-dessous. Elle faisait suite en partie à la décision du ministère de la santé de transformer en service systématique sa stratégie de supplémentation en vitamine A et de déparasitage, jusque-là associée aux semaines de la santé de l’enfant. À l’âge de 18 mois, tous les enfants bénéficient maintenant des services suivants: • VVR2 • rattrapage des autres vaccinations de la première année de vie qui ne sont pas à jour et pour lesquelles l’enfant satisfait encore aux critères d’admissibilité • suivi et promotion de la croissance • supplémentation en vitamine A • traitement antiparasitaire (mébendazole) Pour certains enfants, le cas échéant: • suivi/transfert en cas de diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson; • transfert pour la PCIME ou la prise en charge intégrée des cas dans la communauté pour les enfants fébriles ou présentant d’autres signes de maladie pendant la visite. L’E X P É R I E N C E D E L A Z A M B I E 36 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N ENSEIGNEMENTS TIRÉS DE L’INTÉGRATION DE LA VACCINATION DANS D’AUTRES SERVICES AU COURS DES CINQ PREMIÈRES ANNÉES DE VIE Le programme de vaccination de la République du Honduras est une solide plate-forme pour la prestation d’autres services aux enfants âgés de 2 à 5 ans. Il s’agit notamment de la supplémentation en vitamine A, de la supplémentation en acide folique pour les mères, de la promotion de l’allaitement au sein exclusif, de l’éducation pour la reconnaissance des tumeurs oculaires et de mesures locales ponctuelles destinées à endiguer les flambées de choléra et à maîtriser la dengue. Une première étude de l’expéri- ence acquise a montré ce qui suit. • ➢ Le succès repose sur l’étroite coordination et la planification conjointe entre les différents programmes et les différents niveaux du système de santé. • ➢ Les orientations techniques et programmatiques doivent être élaborées conjointement pour définir clairement la mise en œuvre des interventions prévues lors des visites médicales de l’enfant qui incluent la vaccination. • ➢ Les personnels de santé à tous les niveaux doivent être formés aux orientations techniques. • ➢ La ponctualité et l’adéquation des prévisions, des achats, de la distribution et du stockage sont nécessaires pour toutes les fournitures, pas seulement les vaccins, requises dans l’établissement de santé pour la visite médicale de l’enfant. • ➢ Un groupe de travail chargé de la communication devra concevoir un plan de communication stratégique incluant l’élaboration de matériels, l’utilisation des médias, la participation de la communauté ainsi qu’un calendrier et un budget. • ➢ Les formulaires pour l’enregistrement et la notification des données devront être adaptés et le système d’information pour la gestion sanitaire actualisé en conséquence. • ➢ Un suivi systématique, par classe d’âge et stratégie, des progrès eu égard aux buts fixés devra être effectué. • ➢ L’encadrement conjoint avec des membres du personnel de tous les programmes concernés devra accorder la priorité aux zones à forte densité de popula- tion et aux zones à risque. • ➢ Au nombre des obstacles à la pérennité de l’intégration figurent l’incertitude du financement et la disponibilité limitée des produits essentiels. D’après : Molina-Aguilera et al. Integrating health promotion and disease prevention interventions with vaccination in Honduras. J. Inf. Dis. 2012 ; 205 (Suppl. 1). L’E X P É R I E N C E D U H O N D U R AS 5 SECTION 37 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 38 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N L’introduction d’une visite de vaccination planifiée au cours de la deuxième année de vie requiert une planification détaillée pour sa mise en œuvre dans le cadre de l’organi- sation et de la prestation existantes des services fixes, de proximité et mobiles. Un rôle important incombe aux cadres aux niveaux du district et des établissements, à savoir ajuster la micro-planification et examiner l’organisation des services, le flux des patients, les ressources humaines et la prévention des occasions manquées de vaccination. Les responsables nationaux fourniront les orientations pour l’actualisation des modèles de micro-planification et la prestation de services de qualité, notamment si l’administration des interventions doit suivre un ordre préférable. La vaccination, en tant qu’acte invasif, fera généralement suite aux autres interventions.15 L’agent de santé, à la fin de l’interaction avec la personne prenant soin de l’enfant, lui indiquera cependant ce qu’il convient de faire en cas d’effets secondaires ou indésirables, et quand et où revenir pour la prochaine visite. 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification Dans de nombreux pays, les outils de micro-planification actuellement utilisés sont conçus pour aider à planifier la vaccination au cours de la première année de vie. Pour convenir à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les outils de micro- planification devront être révisés et étendus à la cohorte de la deuxième année de vie des enfants âgés de 12 à 23 mois. La population cible est constituée par les nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précédente. Ainsi, par exemple, s’il est prévu d’administrer le DTC4 aux enfants âgés de 18 mois ou plus, le groupe cible pour la micro-planification pour l’année en cours est constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Cette information devra être disponible dans les plans de l’année précédente. La ponctualité de la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deux- ième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. La micro-planification reposera sur la cohorte des 12–23 mois et, même si les enfants sont vaccinés plus tard que prévu, cela n’affectera ni le nombre ni la zone de recrutement des enfants à vacciner, seulement l’âge auquel les vaccins leur seront effectivement administrés. Comme décrit plus en détail à la section 7, toutes les doses administrées, quel que soit le moment, seront enregistrées dans les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage, les registres des établissements, les dossiers de vaccination électroniques et les rapports mensuels, selon l’âge auquel les vaccins ont effectivement été administrés à l’enfant. 15 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse - position de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf). 39 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 La micro-planification veillera en particulier à choisir les sites de proximité qui sont commodes pour la ou les personne(s) prenant soin de l’enfant, compte tenu du fait qu’un enfant dans sa deuxième année de vie est maintenant plus grand, plus lourd et moins facile à transporter qu’un nourrisson. Les mères auront aussi plus probablement un emploi à l’extérieur. Pour améliorer l’accès et réduire les taux de défection, le choix du site, le jour de la semaine et l’heure du jour des séances de proximité seront décidés, dans la mesure du possible, en consultation avec les membres de la communauté. Compte tenu de la prestation de services de santé supplémentaires pendant la visite prévue au cours de la deuxième année de vie, la micro-planification portera sur les aspects opérationnels de ces services, de même que sur ceux de la vaccination. Les personnels chargés de la nutrition, de la santé de l’enfant, de l’eau et de l’assainisse- ment, du VIH/sida, de la planification familiale, de l’éducation sanitaire et des autres programmes seront encouragés à participer au processus de micro-planification. 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie De nombreux pays aux moyens limités manquent cruellement de ressources humaines de sorte que les effectifs dont sont réellement dotés les établissements de santé ne satisfont pas aux normes fixées par les pouvoirs publics. La prestation de plusieurs services pendant la visite suppose la présence des types d’agents de santé appropriés dans chaque établissement. Pendant la phase de planification de la visite au cours de la deuxième année de vie au niveau national, les responsables du secteur de la santé examineront les ressources humaines dont disposent réellement les établissements de santé et ils formuleront des orientations quant aux types de personnel qui pourront s’acquitter de chaque tâche. Il pourra être nécessaire de réviser la définition des tâches et les responsabilités. Au niveau clinique, les infirmières-chef ou les responsables des établissements devront communiquer clairement la chronologie des services, qu’il s’agisse de services fixes ou de proximité. Ils désigneront également les personnels qui s’acquitteront de tâches particulières (décrites plus en détail à la section 8). Ces tâches sont notamment les suivantes : • contrôler le statut vaccinal des enfants pour déterminer quels services ils sont censés recevoir ce jour-là ; • dispenser chaque service dans un ordre prédéfini, ainsi, par exemple, suivi et promotion de la croissance, supplémentation en vitamine A, déparasitage, vaccination, conseil ; 40 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N • enregistrer les services administrés, dans tous les outils appropriés, immédiatement après leur prestation ; • s’entretenir avec chaque personne prenant soin de l’enfant du service qui vient d’être fourni à l’enfant et des mesures qui incombent ensuite à cette personne. Dans les établissements de santé plus petits où la responsabilité de toutes les fonctions incombe à un, ou à quelques, membre(s) du personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. Aux points de prestation des services, fixes ou de proximité, des agents de santé communautaires ou des volontaires qualifiés, pourront aider les agents de santé pour ce qui est de la gestion du flux des patients, de l’éducation sanitaire, et éventuellement de certains aspects de la tenue des dossiers. Dans les communautés, les tâches des agents de santé communautaires pourront inclure l’enregistrement des nouveau-nés, la tenue des registres communautaires des enfants âgés de 0 à 59 mois et des femmes enceintes, la recherche et le suivi des sujets perdus de vue, la sensibilisation des membres de la communauté à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie et leur information concernant le moment et le lieu où se présenter pour recevoir ces services. Certaines tâches sont cependant moins adaptées aux agents de santé communautaires et aux volontaires. Le contrôle du statut vaccinal des enfants âgés de 12 à 23 mois pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité à la vaccination, par exemple, est plus complexe que la vaccination des nourrissons, compte tenu du nombre accru des doses que ces enfants devraient avoir reçues à cet âge et de l’incertitude possible quant à la manière de procéder en cas de doses manquantes ou de vaccinations qui ne sont pas à jour. Aussi cette tâche nécessitera-t-elle probablement des agents de santé qualifiés. Dans les établissements de santé plus petits avec des ressources limitées en termes de personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. © W H O /Reidy 41 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients Dans les situations où les moyens disponibles sont limités, il ne sera pas toujours possible de proposer tous les services en même temps ni au même endroit. Ainsi, la vaccination ne pourra pas être assurée quotidiennement, comme prévu par les autorités nationales, dans un petit établissement où la prestation de tous les services repose sur un ou deux agent(s) de santé. Il sera alors important d’élargir la communication et de mobiliser les communautés pour que les personnes concernées se présentent les jours précis où les services sont proposés. Au niveau du district et dans les établissements, les responsables sanitaires devront examiner les questions suivantes : • Quelles seront les tâches particulières qui incombent à chaque type d’agent de santé dans la fourniture de la vaccination, —Ouvrages de référence essentiels Guides relatifs aux occasions manquées de vaccination (OMV) La stratégie de l’OMS pour réduire les occasions manquées de vaccination (OMV) vise à accroître la couverture vaccinale en améliorant l’utilisation des sites de vaccination existants (dans les centres de santé, les hôpitaux, les services de proximité/mobiles, etc.) Tout en améliorant la couverture, la réduction des OMV renforcera la prestation des services de santé et encouragera la synergie entre les programmes. http://www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_strategies/ MOV/fr/ et d’autres services, pendant la visite au cours de la deuxième année de vie ? Que fera-t-il différemment, le cas échéant, par rapport à la pratique actuelle sur une base quotidienne, mensuelle, trimestrielle ou annuelle ? • Quels sont les blocages probables qui pourront entraîner de longues attentes, notamment dans les établissements de grande dimension ? Les responsables des dispensaires détermineront la manière de réduire la durée de l’attente. • Là où tous les patients passent par l’accueil avant d’accéder aux services, cette étape peut-elle être utilisée pour communiquer avec les parents, répondre à leurs questions, et aiguiller les enfants vers les différents services ? Dans certains cas, il pourra être possible de dispenser certains services à l’accueil ou dans la salle d’attente avant que les mères ou les personnes prenant soin de l’enfant se dirigent 42 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N 16 Les évaluations des OMV menées au Tchad (2015), à Timor Leste (2015) et au Burkina Faso (2016) ont montré que les OMV étaient proportionnellement plus nombreuses pendant la deuxième année de vie. vers d’autres départements. Il pourra être nécessaire d’affecter des personnels chargés de la vaccination ou d’autres services à l’accueil à tour de rôle pour faciliter cette étape. • Tous les services proposés pendant une visite de vaccination au cours de la deux- ième année de vie sont-ils effectivement proposés et disponibles le même jour ? Des occasions manquées de vaccination et d’autres services peuvent être dues au fait que tous les personnels ne sont pas présents et tous les services ne sont pas dispensés en même temps au même endroit. La complexité accrue de la visite au cours de la deuxième année de vie pourra nécessiter une révision du calendrier des services de proximité, pour optimiser l’utilisation des ressources humaines. • Les politiques et les pratiques requises ont-elles été instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs) ? Des évaluations récentes dans certains pays ont montré que le taux des occasions manquées de vaccination (OMV) était particulièrement élevé pendant les visites au cours de la deuxième année de vie.16 Aussi est-il important de concevoir et d’organiser les services de manière à encourager une coordination entre les différentes interventions sanitaires. Les conclusions des évaluations indiquent par ailleurs qu’une ou deux visites seulement ont lieu au cours de la deuxième année de vie pour des soins préventifs, et qu’il est par conséquent plus important encore de saisir ces occasions. Les pays qui ont mené une évaluation des OMV devront en intégrer les résultats dans leur planification pour améliorer l’organisation des services. Les politiques devraient être instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs). © W H O 43 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 SECTION Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 44 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie Les planificateurs feront le point des fournitures requises pour la visite au cours de la deuxième année de vie, tant pour la vaccination que pour les autres services. Les ajustements nécessaires aux fins des prévisions, de la distribution et du stockage seront définis et examinés pour faire en sorte que tous les produits soient disponibles sur chaque lieu de prestation des services. Le tableau 3 présente un exemple fondé sur l’ensemble de services adopté en Zambie. Les pays pourront adapter cet exemple à l’ensemble de services qu’ils prévoient d’inclure dans leur visite médicale des enfants au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 3. INTERVENTIONS ET PRODUITS POUR LA VACCINATION ET LES AUTRES SERVICES LORS D’UNE VISITE PROGRAMMÉE AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE (EXEMPLE) S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Doses de vaccins recommandées au cours de la deuxième année de vie (VVR2, MenA, DCT4/ rappel du vaccin pentavalent) • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccins sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • Actualiser les outils d’enregistrement et de notification Rattrapage des autres vaccinations manquantes à l’issue de la première année de vie • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccin sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant17 • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • S’assurer que les outils de gestion des données permettent l’enregistrement/la notification des vaccinations qui ne sont pas à jour 45 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Supplémentation en vitamine A • capsules de 200 000 UI de vitamine A • Ciseaux • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de vitamine A qui seront nécessaires pour la visite systématique au cours de la deuxième année de vie. Cela pourra représenter un changement dans la stratégie de prestation des services (si ce service était précédemment assuré dans le cadre des journées semestrielles de la santé de l’enfant, par exemple) • Examiner les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quantités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Traitement antiparasitaire • Médicaments antiparasitaires • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de médicaments antipar- asitaires nécessaires pour la visite systéma- tique au cours de la deuxième année de vie • Comparer avec les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quan- tités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Suivi et promotion de la croissance • Balances • Rubans pour mesurer le périmètre brachial à mi-hauteur • Matériels de conseil • Relevé de crois- sance, si distinct de la fiche conservée à domicile • Outils de gestion des données • Faire le point sur les fournitures et les matériels disponibles sur le lieu de prestation des services compte tenu des niveaux estimés d’utilisation et de fréquentation au cours de la deuxième année de vie Suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson • Outils de gestion des données • Matériels de conseil • Déterminer si des quantités supplémentaires de médicaments comme le cotrimoxazole sont nécessaires aux fins du suivi 17 En règle générale, des quantités supplémentaires ne seront pas nécessaires puisqu’il s’agit de « vaccinations en retard » d’enfants déjà comptabilisés dans les prévisions de l’année précédente, et non de doses supplémentaires. Pour couvrir le gaspillage sur le terrain, les pays pourront cependant prévoir des doses supplémentaires pour le rattrapage sur la base de la couverture des années précédentes. 46 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Selon les interventions que les pays choisissent de mettre en œuvre parallèlement à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les autres produits qui peuvent être envisagés sont notamment les suivants: • supplémentation préventive en zinc ou utilisation du zinc dans la prise en charge de la diarrhée • poudres incluant plusieurs micronutriments • traitements de la malnutrition aiguë sévère • suppléments de fer • moustiquaires imprégnées d’insecticides Dans certains pays, les produits comme les suppléments de vitamine A et les médicaments antiparasitaires sont principalement fournis dans le cadre d’activités telles que des campagnes, ainsi les journées ou semaines semi- annuelles de la santé de l’enfant, qui disposent de leurs propres chaînes d’approvisionnement, indépendantes de celles des services. Si les pays décident de les fournir de préférence lors d’une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie, ils devront s’assurer que tous les lieux de prestation des services disposent de quantités suffisantes pour une prestation systématique. Dans les pays où ces produits sont fournis aux établissements de santé dans les trousses de médicaments essentiels, il conviendra de déterminer si les trousses contiennent des quantités suffisantes pour répondre aux besoins lors des visites au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront consulter les lignes directrices de leur programme existant et les normes ou les références mondiales, notamment les directives de l’OMS (disponibles qu’en anglais) Supplémentation en vitamine A chez les nourrissons et les enfants de 6 à 59 mois19 et Chimioprévention des helminthiases chez l’homme. Utilisation coordonnée des médicaments anthelminthiques pour les interventions de lutte: manuel à l’intention des professionnels et des administrateurs de programme.20 18 Disponible en anglais à l’adresse www.who.int/elena/titles/zinc_diarrhoea/en/ 19 www.who.int/nutrition/publications/micronutrients/guidelines/vas_6to59_months/en/ 20 www.who.int/neglected_diseases/preventive_chemotherapy/9789241547109/en/ 47 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 21 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ —Ouvrage de référence essentiel Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi Cet ouvrage décrit les principes et les questions à prendre en considération lors de l’introduction d’un nouveau vaccin dans un programme national de vaccination, et il contient des éléments d’information et des outils/ listes de contrôle pour la planifica- tion, la mise en œuvre et le suivi. Ce guide appelle aussi l’attention sur les moyens de saisir l’occasion d’ajouter un nouveau vaccin pour renforcer les systèmes de vaccination et de santé. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/vaccine_intro_ resources/nvi_guidelines/en/ Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination DE LA DÉCISION À L’EXÉCUTION ET AU SUIVI Dans la prévision des besoins pour la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, la population cible inclut les nourrissons sur- vivants de la cohorte des naissances de l’année précédente. Si, par exemple, il est prévu de vacciner les enfants âgés de 18 mois contre la méningite A, le groupe cible aux fins des prévisions pour l’année en cours sera constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Comme indiqué dans l’encadré 1, la ponctualité de la vaccination lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. Il en découle pratique- ment que les prévisions doivent reposer sur l a cohorte des enfants âgés de 12 à 23 mois. Si les enfants sont vaccinés après l’âge de 23 mois, seul l’âge auquel les doses sont effectivement administrées change mais cela n’affecte pas le nombre des doses requises. S’il est important d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude dans les feuilles de pointage et les rapports mensuels selon l’âge réel de la vaccination, cela n’affectera pas les pratiques de gestion des stocks. Introduire un nouveau vaccin Avant d’introduire un vaccin entièrement nouveau (le vaccin contre la méningite A, par exemple) dans le calendrier de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie, les planificateurs nationaux devront consulter le document de l’OMS Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi. Les sections 3.4 et 3.5 de cet ouvrage examinent en profondeur la question de la gestion des vaccins et de la prévision des besoins.21 Les modifications particulières à apporter à la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendront des caractéristiques du nouveau new vaccin introduit. 48 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Ajouter une autre dose d’un vaccin déjà inclus dans le calendrier Si la visite au cours de la deuxième année de vie prévoit une dose supplémentaire ou de rappel d’un vaccin qui figure déjà dans le calendrier national, les préparatifs nécessaires dépendront également du ou des vaccin(s) en question. L’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou contre la rougeole et la rubéole dans des flacons de 10 doses nécessit- era, selon les estimations, de 15 à 25% d’espace de stockage supplémentaire dans la chaîne du froid. Le besoin de doses de vaccins supplé- mentaires sera compensé dans une certaine mesure par la réduction escomptée du taux de gaspillage des vaccins en flacons de 10 doses car, compte tenu de la taille accrue de la population cible, davantage de doses seront utilisées par flacon. Il a été estimé que le taux de gaspillage de vaccin antirougeoleux pourrait être réduit de 40% du fait du remplacement du calendrier à une dose par un calendrier à deux doses.22 Les administrateurs de programme et les logisticiens devront aussi surveiller et réviser le taux de gaspillage et les facteurs de gaspillage de vaccin à valence rougeole compte tenu de toute modification éventuelle des politiques, ou des pratiques réelles, concernant les circonstances dans lesquelles les agents de santé doivent ouvrir des flacons multidoses de 22 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) pp. 21–22. pp. 21–22. —Ouvrage de référence essentiel Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antir- ougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine Cet ouvrage fournit des orienta- tions à l’appui des discussions sur la politique à mener et des aspects opérationnels de l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans le calendrier de vaccination systématique. Il fournit des indications utiles sur les questions propres à la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, notamment la prévision, la communication et la gestion des données liées à la vaccination. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/112842/ WHO_IVB_13.03_fre.pdf Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine Contact Département V ccination, vaccins et produits biologiques Organisation mondiale de la Santé 20 avenue Appia CH 1211 Genève Suisse vaccines@who.int ces vaccins. Moyennant une formation complémentaire ou un renforcement des compétences, les agents de santé devront prendre l’habitude d’ouvrir des flacons de 10 doses même lorsqu’un enfant ou deux seulement sont présents pour la vaccination. Cette pratique améliorera la ponctualité de la vaccination, priorité importante du programme, en particulier pour la rougeole. Cela risque en revanche d’accroître les taux de gaspillage. Pour ce qui est de l’introduction du DTC4, l’effet sur la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendra du produit vaccinal utilisé. Si un pays, par exemple, 49 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 qui utilise un vaccin pentavalent pour la vaccination des nourrissons prévoit d’administrer le DTC4 au moyen du seul DTC, cela reviendra alors à ajouter un nouveau vaccin à la chaîne du froid. Si le pays décide au contraire d’administrer le DTC4 sous la forme d’une dose supplémentaire de vaccin pentavalent, les besoins supplémentaires en espace de stockage dans la chaîne du froid pourront être réduits au minimum, ce qui facilitera la gestion programmatique des approvisionnements. L’utilisation de vaccin pentavalent rendra superflues les doses supplémentaires administrées de vaccin contre l’hépatite B et contre Haemophilus influenzae type B (Hib), même si celles-ci sont sans danger. Les responsables du programme national devront peser le pour et le contre de cette décision. Vaccination de rattrapage pour les doses manquantes à l’issue de la première année de vie De nombreux pays procèdent déjà à certaines vaccinations de rattrapage au moyen des fournitures existantes. Avec l’introduction d’une plate-forme pour la deuxième année de vie et du renforcement des politiques de vaccination de rattrapage, les besoins en vaccins et en logistique pourraient augmenter à brève échéance ; aussi les administrateurs devront-ils surveiller l’évolution de la consommation de vaccins pour ajuster leurs prévisions en conséquence. Les effets potentiels de la vaccination de rattrapage sur la gestion des vaccins et de la chaîne du froid peuvent être estimés sur la base d’un ensemble de facteurs, notamment les données relatives aux tendances passées concernant la vaccination des enfants âgés de plus d’un an, le nombre escompté de doses de chaque vaccin à administrer après l’âge d’un an, et la question de savoir si les flacons de vaccin en question peuvent être utilisés dans les jours suivant leur ouverture, conformément à la politique relative aux flacons multidoses.23 Autres produits pour la vaccination Des quantités accrues d’aiguilles, de seringues et de réceptacles de sécurité sont nécessaires compte tenu des vaccinations supplémentaires à administrer au cours de la deuxième année de vie. La section 3.5 du document Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi fournit des orientations détaillées sur ce sujet.24 Les quantités de ces fournitures nécessaires dépendront de la couverture estimée pour chaque dose de chaque vaccin, et elles pourront évoluer au fil du temps. Dans certains pays, les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2, élevés au départ, ont reculé en quelques années tandis que dans d’autres pays, les taux de défection sont restés élevés. Les administrateurs de programme et les logisticiens devront surveiller chaque année les schémas réels de la couverture et de la consommation de vaccins, et ajuster leurs buts et leurs prévisions en conséquence. 23 Déclaration de politique générale de l’OMS : Révision de la politique relative aux flacons multidoses, 2014. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2014 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/135972/1/WHO_IVB_14.07_eng.pdf). 24 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ 50 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 SECTION Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 51 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 L’enregistrement, la notification et l’utilisation des données à tous les niveaux peuvent constituer les aspects les plus complexes de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les groupes cibles à vacciner, ou qui bénéficieront d’autres services, doivent être clairement définis et des dénominateurs appropriés utilisés pour calculer la couverture de ces groupes cibles. Pour déterminer les besoins en données, des décisions devront être prises concernant les types d’informations et d’indicateurs à utiliser pour suivre l’exécution et orienter l’action. Les instruments d’enregistrement et de notification des données devront être soigneusement révisés, notamment avec l’aide des utilisateurs finaux, pour faire en sorte qu’ils aident effectivement les personnels de santé à vérifier qui satisfait aux critères d’admissibilité, à dispenser les services, et à employer de bonnes pratiques d’enregistrement et de notification. La présente section porte sur les sujets suivants : 1. INDICATEURS DE RENDEMENT. Les programmes doivent décider comment surveiller l’introduction et l’exécution et comment les indicateurs seront utilisés pour orienter les activités et la prise des décisions. Ils devront également envisager d’autres moyens d’obtenir des données relatives au programme notamment au moyen d’enquêtes en population sur la couver- ture ou d’enquêtes sur les connaissances- attitudes-pratiques (CAP). 2. BESOINS EN DONNÉES. Une fois connus les indicateurs d’exécution, les besoins en données pour la production des indicateurs pourront être définis. 3. ACTUALISATION DES FORMULAIRES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES. Cela inclut tous les outils d’enregistrement, de notification et de suivi. © U N IC EF/U N 0 26564/Parry 52 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.1 Indicateurs d’exécution Les décisions quant aux changements à apporter aux outils et aux méthodes de gestion des données reposeront sur le principe de base selon lequel seules les données qui ont des chances d’être utilisées doivent être recueillies. Les pays seront sensibilisés à la nécessité de notifier régulièrement certains indicateurs de vaccination mondiaux. D’autres besoins en matière de données pourront cependant varier selon les priorités et les problèmes liés au programme de chaque pays. Le tableau 4 présente les indicateurs de vaccination adaptés à l’établissement ou au renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie. La mesure des indicateurs relatifs à la deuxième année de vie nécessite l’enregistrement et le comptage des doses déjà reçues à l’âge de l’administration. Dans les contextes où les retards de vaccination sont notoires et où l’amélioration de la ponctualité est une priorité, les feuilles de pointage pourront être ventilées en trois classes d’âge: de 0 à 11 mois, de 12 à 23 mois, et plus de 24 mois. Cela permettra au programme de surveiller si la ponctualité s’améliore progressivement. Un pays où la ponctualité de la vaccination est solidement établie n’y accordera pas nécessairement de l’importance et pourra préférer limiter ses feuilles de pointage à deux classes d’âge: de 0 à 11 mois, et plus de 12 mois. Pour éviter de surcharger les agents de santé avec des tâches de notification, les pays devront réfléchir soigneusement aux données supplémentaires qui seront nécessaires, le cas échéant, pour les indicateurs liés à la deuxième année de vie et saisir l’occasion d’examiner, voire d’éliminer, les indicateurs qui ne sont pas utilisés actuellement. Sur cette base, les pays devront décider quelles données recueillir systématiquement chaque année, auprès de tous les lieux de prestation de services de vaccination, et quelles données recueillir moins fréquemment au moyen d’enquêtes de couverture en population comme les enquêtes démographiques et sanitaires (EDS), les enquêtes en grappes à indicateurs multiples d’UNICEF (MICS) ou les enquêtes CAP. Il est important de distinguer entre les données recueillies au moyen de chacune de ces méthodes. Les enquêtes en population sur la couverture par la vaccination systématique doivent être adaptées aux fins de l’enregistrement des données sur toutes les doses adminis- trées. Le document de l’OMS Vaccination coverage cluster surveys: reference manual (2017)25 fournit des orientations sur la définition des populations cibles sur lesquelles doivent porter les enquêtes si la vaccination est étendue au-delà de l’âge d’un an. Pour la couverture des vaccins recommandés entre les âges de 12 à 23 mois (le VVR2, le DTC4, par exemple) le manuel de référence suggère de faire porter l’enquête sur les enfants âgés de 24 à 35 mois en plus de ceux qui sont âgés de 12 à 23 mois et qui font habituellement l’objet d’enquêtes liées aux vaccins recommandés avant l’âge de 12 mois. Suivi des défections entre le VVR1 et le VVR2 Les défections entre le VVR1 et le VVR2 doivent faire l’objet d’un suivi aux niveaux national, infranational et des établissements sur la base de rapports récapitulatifs 25 http://www.who.int/immunization/documents/who_ivb_18.09/en/ 53 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 26 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) ) Annexe 6, p.16. mensuels. Les établissements sont aussi encouragés à établir des diagrammes de suivi. L’administration prévue des doses à deux cohortes de naissance différentes est une source de complication; en réalité, cependant, vu la très petite différence de taille entre les cohortes de deux années consécutives, le même dénominateur sera utilisé pour les deux doses pour le calcul des défections. Il est recommandé d’utiliser comme dénominateur les nourrissons survivants de la cohorte recevant le VVR1.26 Un diagramme type de suivi de la couverture, incluant les défections entre le VVR1 et le VVR2, est présenté à l’annexe 2. Vérifier si toutes les interventions prévues pendant une visite planifiée au cours de la deuxième année de vie sont effectivement mises en œuvre La visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion de faire bénéficier le même enfant de plusieurs services, et elle encourage une utilisation accrue des ser- vices à un âge vulnérable. Il est important de disposer d’un système de suivi de l’utili- sation réelle de toutes les interventions mises en œuvre pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. Si, par exemple, l’exécution de la vaccination est supérieure à celle des autres services, cela permettra de signaler les obstacles à leur prestation et pourra aider les responsables à reconnaître les problèmes particuliers et à rechercher des solutions. Si tous les services qui doivent être fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie sont notés dans le même registre, les chefs et les cadres de l’établissement pourront effectuer des contrôles réguliers pour évaluer la mesure dans laquelle les enfants qui se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie bénéficient effectivement de tous ces services. Par ailleurs, l’enregistrement de plusieurs services au même endroit peut donner naissance à un grand registre encom- brant qui risque de se révéler rapidement malcommode. La faisabilité de ces pratiques d’enregistrement devra être examinée et testée avec les agents de santé. L’utilisation réelle des interventions intégrées pourra aussi être suivie au moyen de visites dans les établissements, d’enquêtes et d’entretiens à la sortie des patients. Déterminer si les enfants sont entièrement vaccinés L’ajout de nouveau vaccins et de nouvelles doses des vaccins existants au cours de la deuxième année de vie complique la tâche de l’agent de santé qui doit utiliser les données administratives pour déterminer les enfants qui sont entièrement vaccinés eu égard à leur âge et au calendrier vaccinal du pays. L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. Il arrive de plus en plus fréquemment qu’un enfant soit appelé à recevoir 15 doses de vaccins ou plus au cours des 15 à 18 premiers mois de vie. Cela accroît le temps dont l’agent de santé a besoin pour examiner le carnet de santé de l’enfant ou pour con- trôler tous les points du registre pour déterminer si l’enfant est entièrement vacciné. Une option consiste à scinder l’indicateur en deux catégories ou plus (< 12 mois et < 24 mois). Les programmes peuvent aussi choisir de ne pas inclure l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné dans les feuilles de pointage, mais de surveiller l’indica- teur ou les indicateurs au moyen d’enquêtes périodiques sur la couverture vaccinale. 54 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N TA B L E AU 4. R É SU M É D E S I N D I CAT E U RS D E VAC C I N AT I O N L I É S À L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. 55 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. a Le dénominateur sera la cohorte de naissance des 12–23 mois (les nourrissons survivants) même si les données sont ventilées en trois classes d’âge. b Cet indicateur est très utile dans les pays où le VVR1 est recommandé à l’âge de 9 mois. Dans les pays où l’administration du VVR1 est prévue à l’âge de 12 mois ou plus tard, l’indicateur devra être modifié en conséquence. 56 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.2 Besoins en données Déterminer les dénominateurs Pour les vaccinations prévues après la première année de vie, la meilleure cible est l’estimation des nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précé- dente. La couverture vaccinale administrative peut ensuite être estimée en divisant les doses administrées pendant l’année en cours (numérateur) par le nombre estimé des enfants survivants de la cohorte de naissance de l’année passée (dénominateur). Enregistrer les doses administrées Les doses de vaccins seront comptabilisées au minimum dans deux classes d’âge (0–11 mois et plus de 12 mois) ou, de préférence, dans trois classes d’âge (0–11 mois, 12–23 mois et plus de 24 mois). Des exemples de feuilles de pointage incluant ces deux ventilations possibles sont présentés à l’annexe 1. L’établissement de sous- catégories supplémentaires pour l’enregistrement des doses, comme la prestation des services (fixes ou de proximité), alourdit la charge de travail des agents de santé et accroît le risque d’erreurs ; aussi la ventilation en classes supplémentaires au-delà de l’âge doit-elle être envisagée avec précaution. La manière dont ces données supplémentaires seront utilisées pour orienter les activités sera clairement définie afin de déterminer si leur collecte est réellement nécessaire. Au besoin, des feuilles de pointage distinctes seront utilisées pour les séances fixes et de proximité, et les fiches de notification mensuelles incluront des lignes distinctes pour chaque antigène pour les séances fixes et les séances de proximité. Le suivi des indicateurs sanitaires par sexe a été recommandé par certaines personnes à des fins d’équité ; les enquêtes de couverture ont cependant montré à plusieurs reprises que le sexe de l’enfant ne constituait pas un obstacle à la vaccination.27 Vu le surcroît de complexité que cause la stratification pour le système administratif, l’OMS L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. 27 State of inequality: childhood immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2016 www.who.int/gho/health_equity/report_2016_immunization/en/ (disponible en anglais) © U N IC EF/U N 0 59893/Rom eo 57 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 E N CA D R É 3 P RO M O U VO I R L’E X ACT I T U D E D E L’E N R EG I ST R E M E N T E T D E L A N OT I F I CAT I O N P O U R A M É L I O R E R L E S S E RV I C E S Les agents de santé peuvent hésiter à enregistrer les doses de façon exacte s’ils craignent d’être réprimandés parce qu’ils consignent des pratiques qui ne sont pas conformes aux normes nationales. L’enregistrement approprié des pratiques réelles est essentiel pour la détection et la résolution des problèmes ; aussi l’exactitude de l’enregistrement et de la notification doit-elle être encouragée et soutenue. Si, par exemple, une première dose de VVR est administrée après l’âge d’un an, elle devra être enregistrée comme la première dose, quel que soit l’âge de l’enfant. Si les agents de santé se sentent contraints de déclarer qu’ils n’ont pas dépassé les taux de gaspillage de vaccins établis, ils risquent de renvoyer les mères et les enfants sans vaccination si un ou deux enfants seulement se présentent pour le VVR ou d’autres vaccins lyophilisés en flacons multidoses qui doivent être jetés six heures au plus après la reconstitution. Priver ces enfants de vaccination ce jour-là constitue une occasion manquée de vaccination, qui prolonge l’exposition à la maladie et risque d’entraîner la perte définitive de ces enfants pour le système. Il incombe aux cadres de promouvoir l’exactitude en matière d’enregistrement et de notification des données et d’aider les agents de santé à prendre des décisions lorsque les circonstances ne sont pas optimales. ne recommande pas le comptage des doses par sexe. Il n’est pas non plus conseillé d’essayer de séparer les doses administrées aux enfants dans une zone desservie par un établissement par opposition aux enfants vivant à l’extérieur de cette zone. En cas d’incertitude concernant l’égalité des enfants en matière de vaccination, eu égard au sexe ou à d’autres caractéristiques, il est recommandé que les enquêtes mises en œuvre aient notamment pour mandat de détecter les inégalités ou les disparités en matière de couverture. L’inclusion de trois classes d’âge pour l’enregistrement des doses prend en considéra- tion le problème courant que pose l’enregistrement des doses administrées en retard. Si les enfants viennent pour la vaccination ou d’autres services prévus au cours de la deuxième année de vie à l’âge de 24 mois ou plus, ils ne doivent pas être privés de la vaccination ni des autres soins. Les agents de santé administreront les doses et dispenseront les services et les enregistreront dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels, dans la colonne de l’âge correspondant à celui de l’enfant lorsqu’il a effectivement reçu la dose ou les services. Les guides pratiques des pays fourniront des instructions claires et des scénarios relatifs à l’administration, au comptage, à l’enregistrement et à la notification des doses administrées en retard. 58 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire Tous les instruments de collecte et de notification des données seront examinés et révisés, le cas échéant, compte tenu des besoins en données pour les services au cours de la deuxième année de vie. Une approche de la conception de ces instruments axée sur les usagers sera utilisée pour encourager la mise en œuvre appropriée des contrôles, de la vaccination et de l’enregistrement et de la notification des doses. Les outils d’enregistrement des données devront promouvoir le concept essentiel selon lequel la vaccination complète inclut les doses administrées au cours de la deuxième année de vie ou au-delà. Les agents de santé étant censés utiliser quotidiennement les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage et les registres, ces outils seront conçus en collaboration avec ces personnels et ils feront l’objet d’essais préalables destinés à vérifier s’ils sont bien compris et faciles à utiliser. Ces étapes contribueront à éviter les problèmes liés à l’enregistrement des données, voire aux pratiques vaccinales, comme le refus de vacciner un enfant venu en retard. Les résultats des essais préalables seront pris en compte pour la révision des outils proprement dits et pour le renforcement de la formation à leur utilisation appropriée. Il conviendra de surveiller en permanence la fonctionnalité des outils existants, moyennant l’examen ou l’évaluation de la qualité des données,28 de façon à éliminer ou réviser les aspects qui ne sont pas utilisés de façon appropriée, ou pas utilisés. Associer les représentants des services d’information pour la gestion sanitaire et de tous les programmes concernés pour élaborer un plan destiné à examiner et réviser le système et à assurer la synchronisation des mises à jour avec la diffusion des outils au format papier, notamment les fiches conservées à domicile. Il conviendra d’examiner les systèmes de notification pour éliminer les doubles emplois et les contradictions entre les systèmes parallèles (le système d’information pour la gestion sanitaire et l’outil de gestion des données vaccinales du district ou d’autres systèmes d’information consacrés à la vaccination, par exemple) afin d’éviter une surcharge de travail et de réduire le risque de confusion pour les agents de santé. Établir un plan, assorti d’un budget et d’un calendrier, et obtenir des fonds pour réviser tous les instruments de collecte et de notification des données. Le plan présentera les principales responsabilités, les processus d’examen, le calendrier, les quantités requises, le budget, les sources de financement et un plan de diffusion clair. Le budget inclura le coût de l’impression d’une quantité suffisante 28 Ainsi, par exemple, l’outil Data Quality Self-Assessment (DQS). L’auto-évaluation de la qualité des données est un outil qui propose des méthodes utilisées pour évaluer différents aspects du système de suivi de la vaccination aux niveaux du district et des établissements de santé. Pour plus de détails consulter : www.who.int/immunization/monitoring_surveillance/routine/coverage/en/index3.html (disponible en anglais) 59 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 de fiches conservées à domicile et de tous les nouveaux formulaires et de leur distribution à tous les établissements pour remplacer les formulaires et les registres plus anciens. Tous les nouveaux instruments devront être prêts à temps pour la formation des agents de santé qui pourront ainsi les utiliser directement. Si les établissements de santé utilisent des fiches de vaccination au format électronique et d’autres systèmes électroniques, les modifica- tions concernant tous les aspects du système devront être apportées à temps pour la formation de façon à permettre aux agents de santé de s’exercer à les utiliser. Réviser tous les instruments de collecte des données pertinents. • Les fiches conservées à domicile devront contenir suffisamment de place pour permettre à l’agent de santé d’enregistrer toutes les doses de vaccins systématiques, leur date d’administration, et les autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. La fiche conservée à domicile sera conçue de façon à faciliter le contrôle des doses prévues par tous les agents de santé (y compris les personnels soignants qui ne vaccinent pas). La publication de l’OMS Guide pratique pour la conception, l’utilisa- tion et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccina- tion (voir ouvrage de référence essentiel dans l’encadré 4) fournit des conseils fac- iles à suivre pour la production de fiches conservées à domicile de qualité. • Les feuilles de pointage seront conçues de façon à orienter les agents de santé aux fins de l’enregistrement exact des doses administrées, ventilées par classe d’âge, comme décrit à l’annexe 1. • Les rapports récapitulatifs mensuels enregistreront et résumeront toutes les données issues des feuilles de pointage. Si, par exemple, la feuille de pointage contient un espace pour la notification des doses administrées en dehors de la —Ouvrage de référence essentiel Guide pratique pour la conception, l’utilisation et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccination Les fiches conservées à domicile, tels les cartes de vaccination ou les dos- siers intégrés sur la santé de l’enfant, doivent être conçues pour répondre aux besoins du système de santé et promouvoir des pratiques sanitaires appropriées chez les personnes prenant soin de l’enfant. Elles doivent être mises gratuite- ment à la disposition de toutes les personnes prenant soin de l’enfant, et remplies de façon appropriée. Les agents de santé les encourageront à bien garder les fiches conservées à domicile, et ce pendant plusieurs années. Ils ne doivent cependant pas réprimander ni priver de services ceux qui les ont perdues ou oubliées, ce qui pourrait dissuader les personnes prenant soin de l’enfant de revenir pour une vaccination ou d’autres services essentiels. Les fiches perdues ou endommagées seront remplacées à titre gracieux. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/20 4128/9789242508956_fre.pdf POUR LA CONCEPTION, L’UTILISATION ET LA PROMOTION DES DANS LES PROGRAMMES DE VACCINATION GUIDE PRATIQUE FICHES CONSERVÉES À DOMICILE 60 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N E N CA D R É 4. FICHES CONSERVÉES À DOMICILE POUR LA VACCINATION E T L E S AU T R E S S E RV I C E S D E SA N T É D E L’E N FA N T Vu l’extension de la vaccination à la deuxième année de vie et au-delà, et l’inclusion d’un plus grand nombre de vaccins dans le calendrier des vaccinations, il est de plus en plus important que toutes les mères et toutes les personnes prenant soin de l’enfant aient la fiche conservée à domicile qui renseigne sur le statut vaccinal de l’enfant et fournit des informations essentielles sur la vaccination et la santé. Les politiques vaccinales et la formation/l’encad- rement des agents de santé souligneront qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite à l’établissement de santé pour vérifier si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination chaque fois qu’il est en contact avec le système de santé. Certains pays ont instauré le contrôle du statut vaccinal au moment de l’inscription pour l’enseignement primaire, et il convient de rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’il est important de bien garder la fiche conservée à domicile jusqu’à l’inscription de l’enfant dans le système éducatif. classe d’âge recommandée, ou des séances fixes/de proximité, le résumé mensuel enregistrera également cette information pour éviter aux agents de santé de devoir eux-mêmes improviser une solution. • Les registres incluront un espace pour les doses supplémentaires à administrer (ou les autres interventions à mettre en œuvre) lors de la visite au cours de la deuxième année de vie et au-delà, sans limiter l’enregistrement des doses à la deuxième année de vie. La quantité des données à enregistrer dépendra des modalités de leur utilisation, du temps requis pour saisir les données, du coût, et du volume des registres. Il sera aussi crucial d’organiser les registres, ou les fichiers d’attente, pour aider à retrouver plus facilement les sujets qui ne se sont pas présentés. Comme décrit à la section 8, la formation et l’encadrement devront tenir compte des situations inhabituelles que les agents de santé rencontreront probablement et qui leur compliqueront la tâche lorsqu’il s’agira d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude. L’annexe 3 propose des scénarios types à titre d’illustration. 61 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 SECTION Formation et renforcement des capacités des agents de santé 62 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. Aux fins du renforcement des capacités des agents de santé, les « compétences » sont définies comme englobant les savoir-faire, les connaissances et les attitudes. Pour que la vaccination et les autres services de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie soient considérés comme une priorité, les capacités relationnelles, les motivations et les attitudes des agents de santé devront être abordées dans la formation et l’encadrement, et les retours d’informations qui leur sont adressés. La formation est essentielle pour l’introduction de nouveaux savoir-faire, mais elle devra être suivie d’un appui ultérieur comme un tutorat ou un encadrement bienveillant, pour le renforcement des compétences et l’amélioration des pratiques sur une base continue. Les représentants de tous les programmes concernés lors d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribueront au processus d’élaboration du programme de formation. Un plan de travail, un calendrier et un budget seront établis aux fins de la mise au point des matériels de formation pour que les acteurs concernés partagent la même compréhension claires des responsabilités et des délais concernant la rédaction, l’examen, la finalisation et la production des matériels de formation et d’autres matériels complémentaires, tels des diapositives, des instruments de travail, des matériels d’exercice, etc. La formation, l’encadrement et les autres moyens d’appui suivant la formation renforceront les politiques et les modes opératoires normalisés, y compris le principe de base selon lequel la vaccination en temps voulu est idéale mais (à quelques exceptions près) mieux vaut une vaccination en retard que l’absence de vaccination. 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé L’une des mesures essentielles consiste à définir les compétences que doivent avoir tous les membres du personnel de santé qui participent à la vaccination et aux autres interventions sanitaires et nutritionnelles au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une analyse des tâches ou une évaluation des besoins en matière d’appren- tissage devra être menée pour déterminer clairement les membres du personnel qui seront chargés de tâches particulières, comme indiqué à la section 5. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie qui inclut d’autres services de santé, les formateurs dresseront la liste des tâches prévues et des compétences requises : • des vaccinateurs ; • des autres dispensateurs de soins de santé associés à une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie ; • des cadres ou des responsables de l’établissement de santé ; • des agents de santé communautaires ; 63 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 • des personnels au niveau du district ou de la région chargés de la vaccination, de la santé de l’enfant, de la gestion logistique, de la gestion des données, du plaidoy- er, de la communication, de la participation communautaire et de la mobilisation sociale. Une manière de procéder consistera à dresser la liste des changements particuliers apportés aux responsabilités quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles et annuelles de l’agent de santé, qui résultent de l’introduction de la vaccination après l’âge d’un an. 29 Pour les informations et les outils aux fins d’une micro-planification efficace, voir le chapitre 3 de la publication Atteindre Chaque District : Guide pour augmenter la couverture et l’équité dans toutes les communautés de la Région africaine, 2017. Disponible à l’adresse : https://www.afro.who.int/fr/publications/atteindre-chaque-district-guide-pour-augmenter-la-couverture-et-lequite-dans-toutes Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. © W H O M aldives 64 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N E N CA D R É 5. C O M P É T E N C E S D E S AG E N T S D E SA N T É P O U R L A VACCINATION AU COURS DE L A DEUXIÈME ANNÉE DE VIE La formation et le renforcement des capacités pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie devront garantir que les agents de santé sont capables de s’acquitter correctement des tâches suivantes. 1. Établir des micro-plans et prévoir les besoins en produits pour atteindre une cohorte supplémentaire en s’appuyant sur une estimation correcte de la population cible. 2. Contrôler les enfants de façon appropriée pour déterminer quelles doses de vaccins sont nécessaires. Cela suppose une bonne connaissance du calendrier vaccinal (existe-t-il, par exemple, une limite d’âge pour certains vaccins ou certaines doses), de l’intervalle minimum entre les doses, des mesures à prendre en cas de vaccinations en retard ou interrompues et de la manière de déterminer si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité en l’absence de fiche conservée à domicile, et cela dépend de la question de savoir si un enfant venu pour des soins curatifs peut être vacciné. 3. Communiquer clairement avec les personnes prenant soin de l’enfant comme suit. • Lorsque des personnes prenant soin des enfants amènent leurs enfants pour la vaccination au cours de la première année de vie, notamment pour le VVR1, les agents de santé expliqueront les raisons et les avantages pour lesquels ils doivent revenir avec l’enfant pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie. Ils devront aussi leur indiquer clairement quand ils doivent revenir et noter cette information dans la fiche conservée à domicile. • Pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, l’agent de santé remerciera la personne prenant soin de l’enfant d’être venue et l’informera au sujet des vaccins reçus, en précisant notamment que le fait de recevoir simultanément plusieurs injections est sans danger et en le rassurant au sujet de ses inquiétudes et des effets secondaires. 4. Dispenser d’autres services à l’enfant pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, comme le suivi et la promotion de la croissance, la supplémentation en vitamine A et les médicaments antiparasitaires, conformément à la politique nationale. 5. Enregistrer et notifier les doses administrées pendant la visite au cours de la deuxième année de vie dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels. 6. Détecter et retrouver les sujets perdus de vue pour que les enfants reçoivent finalement toutes les doses prévues dans le calendrier de vaccination. Cela pourra nécessiter un encadrement et un appui des agents de santé communautaires. 7. Examiner les données de l’établissement pour évaluer l’exécution et résoudre les problèmes liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie qui requièrent de l’attention. 65 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 8.2 Établir le programme de formation Une grande partie du contenu technique sur l’administration appropriée des vaccins et la fourniture des autres services de santé de l’enfant est déjà disponible dans les matériels de formation existants. Ces éléments peuvent être adaptés et actualisés, le cas échéant, pour la formation aux interventions au cours de la deuxième année de vie. La formation aux autres programmes qui peuvent être intégrés dans la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme la nutrition et la santé de l’enfant, devrait être également examinée et actualisée selon les besoins. De nouveaux éléments de formation devront être élaborés pour les compétences particulières requises aux fins de la visite au cours de la deuxième année de vie recensées précédemment. Ces compétences serviront de base pour la définition des objectifs d’apprentissage du programme de formation. Les objectifs d’apprentissage aident à axer la formation sur ce qu’il est indispensable de savoir par opposition à ce qu’il est intéressant de savoir. Les objectifs d’apprentissage constituent également une base utile pour la formulation de questions importantes pour les tests précédant et suivant la formation. L’utilisation avant et après la formation de tests bien conçus fondés sur les objectifs de formation répond à deux objectifs. Premièrement, ils fournissent des informations sur l’efficacité de la formation proprement dite et peuvent ainsi aider à déterminer comment la renforcer. Deuxièmement, ils désignent les domaines insuffisamment compris. Ces informations peuvent ensuite être utilisées pour focaliser l’appui consécutif à la formation au moyen de l’encadrement, de retours d’informations, d’une formation en cours d’emploi et par d’autres moyens. Les objectifs d’apprentissage en République du Sénégal, présentés ci-dessous, concernent l’introduction d’une deuxième dose de vaccin contre la rougeole et la rubéole. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie incluant plusieurs interventions, les objectifs d’apprentissage pour cette formation devront mentionner les compétences décrites ci-dessus, ainsi que les compétences requises pour les autres services qui seront dispensés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 66 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE POUR LA FORMATION À L’INTRODUCTION D’UNE DEUXIÈME DOSE DE VACCIN CONTRE LA ROUGEOLE ET LA RUBÉOLE (RR2) Le programme de formation à l’introduction du RR2 au Sénégal incluait des objectifs d’apprentissage clairs. À l’issue de la formation, les agents de santé seront capables d’accomplir les tâches suivantes : 1. Décrire le nouveau calendrier pour l’administration du RR2. 2. Déterminer le groupe cible pour l’administration du RR2. 3. Estimer correctement les besoins en vaccin contre la rougeole et la rubéole compte tenu du RR2. 4. Remplir correctement les outils de gestion, notamment le registre des enfants, les feuilles de pointage, le rapport mensuel, le dossier de gestion des stocks et la carte de vaccination. 5. Citer au moins trois avantages liés à l’administration du RR2. 6. Donner au moins deux raisons aux parents pour lesquelles il est important de bien garder la fiche conservée à domicile et de revenir pour le RR2. 7. Citer le nombre de contacts avec les services de vaccination dont un enfant a besoin pour être entièrement vacciné. 8. Décrire au moins quatre tâches incombant aux personnes chargées de la mobilisation au sein de la communauté à l’appui du RR2. L’E X P É R I E N C E D U S É N É GA L © U N IC EF/U N 0 125857/Sharm a En établissant le programme de formation, il est important d’intégrer l’utilisation de méthodes d’apprentissage destinées à l’adulte. Des exemples de ces méthodes sont proposés dans l’encadré 6 ci-après. 67 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 6. M É T H O D E S D’A P P R E N T I S SAG E E F F I CAC E S L’apprentissage chez l’adulte est efficace lorsque le contenu est clairement adapté à l’expérience de l’apprenant, qu’il a une application immédiate, et qu’il répond clairement à un objectif pratique. Chaque fois que possible, il conviendra d’utiliser des méthodes interactives qui permettent de pratiquer les compétences. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, les méthodes interactives utiles incluront notamment les suivantes: • pratique des compétences en matière de communication interpersonnelle, notamment apporter des réponses exactes aux questions d’une manière qui inspire la confiance • scénarios hypothétiques pour le contrôle du statut vaccinal et l’administration, l’enregistrement et la notification des doses. Plusieurs exemples pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie sont présentés à l’annexe 3 • études de cas et résolution de problèmes dans des situations à faible couverture des doses au cours de la deuxième année de vie. L’expérience de la vaccination par le VVR2 dans plusieurs pays a montré que le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses au cours de la deuxième année de vie ou au-delà peuvent être problématiques dans la mesure où les agents de santé doivent faire face à un large éventail de situations qui ne correspondent pas exactement au calendrier de vaccination. Les agents de santé ont besoin d’orientations claires sur des points tels que les suivants : • comment enregistrer une première dose de VVR administrée après l’âge de 12 mois (dans un pays qui recommande l’administration du VVR1 à l’âge de neuf mois); • que faire lorsqu’une mère ou la personne prenant soin de l’enfant se présente avec l’enfant pour la visite au cours de la deuxième année de vie alors qu’il est âgé de plus de 23 mois; • l’intervalle minimum entre les doses; et, • comment mettre en œuvre les stratégies destinées à réduire la douleur associée à plusieurs injections reçues au cours d’une même séance.30 L’annexe 3 présente plusieurs scénarios auxquels les agents de santé peuvent être amenés à faire face et suggère comment aborder directement ces questions pendant la formation. L’annexe 4 donne un exemple d’outil de travail qui peut aider les agents de santé à déterminer les vaccins pour lesquels un enfant satisfait aux critères d’admissibilité. 30 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse : position de l’OMS. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 2015 (http://www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf) 68 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N La formation est également l’occasion d’aborder des domaines où l’exécution est notoirement faible. Elle peut servir, par exemple, à promouvoir la pratique qui consiste à ouvrir un flacon pour administrer le VVR même si un ou deux enfants seulement se présentent à une séance de vaccination. Les cadres au niveau du district doivent appuyer ce principe pour permettre aux agents de santé de première ligne de maîtriser cette pratique. 8.3 Planifier la stratégie de formation Les planificateurs devront élaborer une stratégie de formation pour renforcer les compétences des agents de santé, de leurs superviseurs directs, des équipes de santé de district et des formateurs. Ils devront notamment : Déterminer qui sera chargé des séances de formation et donner à ces personnes les orientations nécessaires sur le contenu technique et sur la manière de former d’autres personnes. Établir un calendrier de formation détaillé. Faire un compte à rebours en partant de la date prévue pour la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie en tenant compte des autres événements concomitants, vacances, élections et campagnes de vaccination, par exemple, qui pourront être cause de retards. Si l’introduction d’autres nouveaux vaccins est prévue dans cet intervalle, l’associer, le cas échéant pour plus d’efficacité, à la formation relative à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Fixer la date de la formation de sorte que les agents de santé de première ligne puissent en bénéficier deux ou trois semaines avant la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Veiller à ce que les outils de collecte des données actualisés soient imprimés et/ou distribués au format électronique à temps pour les exercices pratiques pendant la formation. Imprimer et diffuser d’autres matériels essentiels, directives techniques ou guides pratiques, outils de travail, matériels de communication sur les changements comportementaux (voir la section 9) et ouvrages de formation de référence, par exemple, que les participants partageront avec les autres membres du personnel de leur établissement. À plus long terme, veiller à ce que les informations soient intégrées dans les programmes de formation préalable et continue. 69 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 La formation en cascade est souvent utilisée pour atteindre en un bref laps de temps un plus grand nombre de personnels de santé. On sait toutefois que la qualité de la formation s’érode et varie davantage à chaque nouvel échelon; aussi est-il préférable de limiter à deux ou trois au maximum les niveaux de la cascade. Si une stratégie de cascade est utilisée, les conseils suivants aideront à maintenir la qualité de la formation. • Utiliser la méthode « teach-back » pendant la formation des formateurs, méthode qui consiste à passer du temps avec certains participants qui s’exerceront à la pratique de leurs compétences en simulant la formation d’autres participants, et vice versa. • Produire des scénarios hypothétiques pour les simulations, en utilisant des événe- ments fictifs et de fausses fiches conservées à domicile, pendant des séances de formation interactives. Si les agents de santé utilisent des dossiers de vaccination sur support électronique, procéder à des simulations réelles d’enregistrement des données avec ces appareils et examiner les dossiers avec les participants. • Inclure des formateurs de niveau supérieur dans les séances de formation aux niveaux inférieurs. • Utiliser les résultats obtenus après les tests lors de séances de formation antérieures pour adapter et améliorer la formation lors de séances ultérieures. • Produire des DVD interactifs qui seront utilisés à tous les échelons de la cascade pour garantir le traitement normalisé des contenus les plus complexes. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, cela inclura le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses de vaccin administrées aux enfants âgés de plus d’un an. Avant d’utiliser des DVD il conviendra de s’assurer que le matériel approprié aux fins de leur utilisation est disponible à tous les niveaux. • Travailler avec des concepteurs pédagogiques pour s’assurer que les méthodes d’enseignement sont adaptées à la formation d’adultes. 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation Une seule séance de formation permet rarement de maîtriser un sujet nouveau et complexe. Un appui est nécessaire après la formation pour renforcer les compétences et les pratiques, tant pour consolider le contenu présenté pendant la formation que pour orienter les nouveaux membres du personnel et ceux qui n’ont pu assister à la formation. L’encadrement bienveillant est une méthode courante essentielle de renforcement des compétences. Elle requiert cependant un financement et des moyens de 70 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N transport fiables, qui peuvent faire défaut dans de nombreux contextes. La planification d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie sera l’occasion de souligner l’importance d’un encadrement bienveillant et de plaider en faveur de niveaux de financement suffisants. Dresser une liste de contrôle pour une visite d’encadrement bienveillant intégrée pour la visite au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront adapter leurs listes de contrôle existantes pour l’encadrement bienveillant et y inclure des questions particulières relatives à la visite au cours de la deuxième année de vie. Ces questions pourront aussi être posées pendant la formation ordinaire en cours d’emploi : Les orientations, les outils de travail et les instruments de gestion des données révisés pour la visite au cours de la deuxième année de vie, notamment les fiches conservées à domicile, sont-ils disponibles dans l’établissement ? Le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 fait-il l’objet d’un suivi ? Dans l’affirmative, le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est-il sensiblement supérieur au taux de défection entre les vaccins pentavalent1 et pentavalent3, entre le VPC1 et le VPC3, ou entre le RV1 et la dernière dose de RV ? Si les enfants se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie au-delà de l’âge fixé, comment les agents de santé réagissent-ils ? Ces enfants bénéficient-ils des vaccinations ? Desquelles? Comment les doses sont-elles enregistrées et notifiées ? La vaccination est-elle coordonnée avec les autres services ou y a-t-il des occasions manquées de ce fait ? De quelle manière les agents de santé communautaires repèrent-ils et mobilisent-ils les parents pour qu’ils amènent leurs enfants pour la visite au cours de la deuxième année de vie ? Les approvisionnements en produits nécessaires pour la visite au cours de la deuxième année de vie sont-ils suffisants ? Les personnels d’encadrement communiqueront par écrit leurs observations qui seront conservées dans l’établissement à titre de référence future. D’autres types d’appui consécutif à la formation pourront revêtir les formes suivantes : 71 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 Élaborer un outil de travail pour orienter les agents de santé aux fins du contrôle et de la vaccination des enfants qui ont manqué des doses, ou dont les vaccinations ne sont pas à jour, ou qui n’ont pas de carte de vaccination. Un organigramme ou un algorithme pourra être utile à cet effet. L’exemple présenté à la figure 3 a été établi d’après l’organigramme décisionnel de la République du Ghana. L’outil de travail pourra également inclure des messages essentiels pour aider à répondre aux questions courantes, ou aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant ou des membres de la communauté. Voir à l’annexe 4 un autre modèle d’outil de travail destiné à orienter les agents de santé lorsqu’ils sont appelés à déterminer si un enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination. Élaborer une affiche ou un outil de travail sur le flux des patients pour rappeler à tous les agents de santé de l’établissement, ainsi qu’aux parents et aux personnes prenant soin des enfants, comment les services seront organisés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil de travail insistera en particulier sur les transferts entre les différents départements. Dresser une liste de questions fréquentes pour que les agents de santé soient capables de répondre avec assurance à un éventail de questions et de situations. L’annexe 5 contient un exemple de liste de questions fréquentes que les pays pourront adapter. Planifier des séances de recyclage qui auront lieu un an ou deux après la formation initiale. Donner aux agents de santé un numéro de téléphone (celui d’un superviseur ou un numéro d’urgence) et encouragez-les à appeler et vérifier s’ils ne sont pas sûrs de la manière de vacciner un enfant ou d’enregistrer une vaccination. Chercher d’autres moyens d’apporter un appui après la formation. Selon la situation du pays, il pourra s’agir des moyens suivants : • échanges entre collègues ou réunions d’examen trimestrielles; • un numéro d’urgence que les agents de santé pourront utiliser pour consulter un spécialiste lorsqu’ils se posent des questions; • des SMS ou d’autres messages de rappel envoyés sur le téléphone portable des agents de santé pour renforcer les pratiques. Des textos peuvent aussi être utilisés en reconnaissance de données correctement enregistrées et notifiées en temps voulu. • dans les situations où les agents de santé ont tous accès à des téléphones intelligents, un groupe WhatsApp ou une application de chat similaire leur permettra d’obtenir l’appui de collègues ou l’appui régulier d’un superviseur. 72 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N F I G U R E 3. E X E M P L E D’A LG O R I T H M E U T I L I S É AU G H A N A P O U R D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É À L A VAC C I N AT I O N C O N T R E L A M É N I N G I T E A E T C O N T R E L A RO U G EO L E E T L A RU B ÉO L E Algorithme pour l’administration du RR et du vaccin contre la méningite A Contrôler le carnet de santé/la courbe de poids de l’enfant Administrer toute vaccination manquante et de la vitamine A Conseiller de revenir à la date correspondant à l’âge approprié pour le(s) prochain(s) vaccin(s) prévu(s) Conseiller de revenir pour la visite médicale de l’enfant à l’âge approprié ÉVALUER L‘ÂGE DE L’ENFANT L’enfant est âgé de moins de 9 mois Ne pas administrer le RR1 Ne pas administrer le RR2 L’enfant a-t-il reçu le RR1 ? L’enfant a-t-il reçu le RR2 ? Administrer le vaccin contre la méningite A Administrer le RR2 L’enfant a-t-il reçu le vaccin contre la méningite A? L’enfant est âgé de moins de 18 mois L’enfant est âgé de 18 mois ou plus Administrer le RR1 L’enfant est âgé de 9 mois ou plus NONOUI NONOUINONOUI 73 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 7. D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É P O U R L E V V R 2 Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, l’OMS recommande l’administration du VVR2 à l’âge de 15 à 18 mois, avec un intervalle minimum de quatre semaines après le VVR1. Là où l’utilisation des services de santé chute sensiblement après la première année, il est difficile, par exemple, de garantir que les personnes prenant soin des enfants amèneront les enfants pour la deuxième dose à l’âge de 18 mois et le risque de défection pourra être assez élevé. Une autre solution, en pareil cas, sera de stipuler qu’il est préférable d’administrer immédiatement le VVR2 à un enfant amené quel que soit le moment entre l’âge de 12 mois et l’âge de 18 mois, que d’espérer qu’il reviendra à l’âge de 18 mois. Du point de vue de l’immu- nologie, dans la mesure où quatre semaines se sont écoulées depuis la première dose, et que l’enfant est dans sa deuxième année de vie, il satisfait déjà aux critères techniques d’admissibilité pour le VVR2. Il est toutefois compréhensible que cela puisse être source de confusion pour les agents de santé, et une politique fondée sur les intervalles et non sur la stricte observance d’un calendrier ne fonctionnera pas nécessairement dans tous les contextes. Il revient en définitive au programme d’établir une politique à cet effet et de veiller à ce que les agents de santé disposent de la formation et des outils appropriés pour prendre ces décisions. Les stratégies visant à réduire les taux de défection et garantir le retour des enfants à l’âge de 18 mois incluent notamment les suivantes : 1. dispenser des conseils aux personnes prenant soin de l’enfant, en soulignant l’importance du VVR2 et en indiquant à quel moment il convient de revenir; 2. procéder à un suivi actif moyennant un appel téléphonique ou une visite au domicile de la personne prenant soin de l’enfant pour lui rappeler la date de la visite; et 3. dans certaines situations, administrer la vaccination à domicile si l’enfant n’est pas revenu à l’âge de 18 mois ou peu après. 74 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 9 SECTION 75 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 La communication contribue dans une mesure importante au succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une stratégie de communication complète mais ciblée, intégralement chiffrée et mise en œuvre, assortie dès le départ d’une forte sensibilisation du public et d’activités continues fondées sur la participa- tion de la communauté, est essentielle pour promouvoir la demande de vaccination et d’autres services au cours de la deuxième année de vie, et favoriser leur utilisation. Susciter et maintenir la confiance dans la vaccination requiert un ensemble d’ap- proches axées sur le renforcement des connaissances et de la sensibilisation et tenant compte de la dynamique individuelle, sociale et structurelle/politique qui influe sur les comportements face à la vaccination. Le tableau 5 présente les principaux éléments d’une stratégie destinée à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à en renforcer l’acceptation et l’utilisation effective. Il dresse la liste des groupes cibles, des principaux domaines de savoir et des mesures souhaitées qu’il convient de promouvoir par la communication, la participation de la communauté et d’autres interventions coordonnées du programme. Ces informations serviront à fonder les décisions concernant les matériels, les messages et les activités nécessaires pour promouvoir la demande et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 5. ÉLÉMENTS DU CADRE DE COMMUNICATION DESTINÉ À FAIRE ÉVOLUER LES COMPORTEMENTS LIÉS À LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Personnes prenant soin de l’enfant et familles • L’importance de la vaccination et les avantages des vaccins dans la prévention des maladies/décès • La vaccination se poursuit au cours de la deuxième année de vie • Raisons de l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres soins de santé de l’enfant au-delà de l’âge d’un an • Calendrier des visites prévues au cours de la deuxième année de vie • L’importance de garder en lieu sûr les fiches conservées à domicile jusqu’au début de la scolarisation et au-delà • Amener les enfants pour la vaccination et les autres services de soins de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie • Bien garder la fiche conservée à domicile et l’apporter à chaque contact avec le système de santé 76 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Agents de santé • La vaccination et les autres services à dispenser lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie; cette visite en tant qu’occasion de vaccination de rattrapage • Pourquoi la vaccination au cours de la deuxième année de vie est importante pour la santé de l’enfant • Quand et comment administrer et enregistrer les vaccinations • La vaccination et les autres services à dispenser • Quand et comment communiquer avec les personnes prenant soin de l’enfant au sujet des services fournis au cours de la deuxième année de vie, notamment pendant la visite pour le VVR1 (voir la section 8) • Comment promouvoir les services fournis au cours de la deuxième année de vie auprès de la communauté • Communiquer avec les per- sonnes prenant soin des enfants dans leur première année de vie pour les encourager à se présenter à la visite au cours de la deuxième année de vie et à bien garder la fiche conservée à domicile • Communiquer les informations essentielles pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Effectuer les contrôles, dispenser les services, enregistrer et notifier les données de façon appropriée • Mobiliser leur communauté pour aider à encourager les visites au cours de la deuxième année de vie Responsables au niveau du district et superviseurs des agents de santé • Examiner les données et relever les failles dans les connaissances et les compétences des agents de santé • Fournir des informations en retour et un appui technique aux agents de santé et les sensibiliser à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie • Aider les agents de santé à fournir des services de qualité Agents de santé communautaires • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Comment retrouver les sujets perdus de vue pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Fournir des informations essen- tielles sur l’importance de la visite au cours de la deuxième année de vie et sur le moment où il convient d’amener l’enfant • Mobiliser les familles pour qu’elles amènent les enfants • Retrouver les sujets perdus de vue Responsables communautaires et politiques (chefs, parlemen- taires, conseillers, autorités civiles, chefs religieux) • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie • Communiquer au sujet de l’importance de la vaccination Les médias • L’importance de la vaccination et des autres services de santé de l’enfant pendant la petite enfance et au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Consacrer des reportages à la mise en place de la visite au cours de la deuxième année de vie • Publier rapidement des informations exactes pour encourager la vaccination et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie 77 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 É TA P E C O L L ECT E E T A N A LYS E D E S D O N N É E S É TA P E C O N C E P T I O N E T P L A N I F I CAT I O N ST R AT ÉG I Q U E S É TA P E É VA LUAT I O N E T N O U V E L L E P L A N I F I CAT I O N ©W HO Bhu tan G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Associations professionnelles et médicales • Considérations actuelles sur les aspects scientifiques et de politique générale à l’appui de l’élaboration des politiques et des pratiques applicables à la visite au cours de la deuxième année de vie • Contribuer à l’élaboration de politiques, d’orientations et de matériels • Promouvoir une pratique appropriée chez leurs membres • Aider les responsables locaux à mieux sensibiliser les communautés à l’importance de la vaccination Enseignants, conseillers, dispensateurs de soins aux enfants d’âge préscolaire/ en garderie • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres services au-delà de l’âge d’un an • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie Les grandes mesures nécessaires pour planifier la promotion ou l’augmentation de la demande des services de vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie sont présentées à la figure 4, et décrites ci-après. F I G U R E 4. CYC L E D E P L A N I F I CAT I O N P O U R P RO M O U VO I R L A D E M A N D E Ces étapes sont examinées en détail dans les sections suivantes. É TA P E É L A B O R AT I O N E T M I S E À L’E S SA I D E S M E S SAG E S E T D E S M AT É R I E L S É TA P E M I S E E N Œ U V R E E T SU I V I 1 2 5 4 3 78 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles Plan de communication et groupe de travail Un groupe de travail sur la communication associant plusieurs partenaires sera établi (ou convoqué s’il en existe déjà un pour le programme de vaccination en général) aux fins de l’élaboration d’un plan destiné à promouvoir la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ce plan, qui traitera des aspects et des problèmes particuliers liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sera par ailleurs aligné sur le plan de communi- cation global du programme national de vaccination et lié à ce plan. Cela contribuera à l’harmonisation des activités de communication, des messages et de leur ciblage, et au renforcement de la vaccination systématique. Le groupe de travail travaillera en étroite coordination avec les autres acteurs chargés de planifier les aspects de la vaccination au cours de la deuxième année de vie pour s’assurer que leurs activités se renforcent mutuellement et qu’elles sont techniquement cohérentes. Le plan de communication relatif à la vaccination au cours de la deuxième année de vie définira les publics et les acteurs principaux, les besoins en matière de communi- cation et les mesures attendues de chaque groupe, en s’inspirant, le cas échéant, du tableau 5. Ces informations aideront à décider des matériels, des messages et des activités qui sont nécessaires pour promouvoir une utilisation effective des services au cours de la deuxième année de vie, et des données et des informations particulières que nécessitera leur élaboration. Collecte et analyse des données Une collecte et une analyse initiales des données sont essentielles pour comprendre pourquoi les différents groupes cibles mettront, ou ne mettront pas, en œuvre les mesures souhaitées présentées dans le tableau 5. Une analyse de situation et une analyse comportementale (une étude sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP), par exemple, ou une autre ac- tivité de recherche similaire) aideront conjointement à déterminer les obstacles à éliminer et les facteurs de nature à promouvoir les intentions et les comportements souhaités. Elles pourront aussi fournir des informations essentielles pour décider comment les messages seront formulés et 79 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 quels seront les matériels, les médias et les canaux appropriés pour atteindre chaque groupe cible. Cela contribuera à garantir que les ressources sont utilisées de manière efficace et économique. Les brochures et les affiches sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie pourront ainsi apparaître d’une moindre importance pour les personnes prenant soin de l’enfant que l’utilisation de la visite pour le VVR1 par les agents de santé comme l’occasion de faire passer un message de rappel et de noter sur la fiche conservée à domicile la date à laquelle l’enfant devra revenir pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie. En pareil cas, il pourrait être plus rentable de privilégier le renforcement des capacités des agents de santé et la conception de la fiche conservée à domicile. Il est particulièrement important de connaître le point de vue des agents de santé sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment leur perception des obstacles et des facteurs favorables. Les agents de santé sont la source d’informations sur les vaccins la plus fréquemment citée, et une recommandation formulée par un agent de santé est l’un des facteurs les plus puissants associés à l’acceptation des vaccins. Ils ont un rôle essentiel à jouer dans la communication interpersonnelle avec les personnes prenant soin de l’enfant sur la nécessité, et le moment, de la visite au cours de la deuxième année de vie. Les informations recueillies sur le point de vue des agents de santé au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie serviront directement à la conception du programme de formation, des instruments d’encadrement, des outils de travail, des outils de gestion des données et des messages et des matériels de communication. 9.2 Conception et planification stratégiques Participation des acteurs principaux De même que pour toute innovation dans le système de santé, la participation d’acteurs nationaux connus et crédibles contribuera à focaliser l’attention du public sur le sujet et à susciter sa confiance. Pour introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou accroître l’attention qui lui est portée, les planificateurs devront s’adresser à des responsables connus du secteur de la santé et à des dirigeants politiques, locaux et universitaires respectés. Les associations médicales, les écoles de médecine et les garderies, les organisations de la société civile et les ONG sont d’autres acteurs influents dont l’engagement manifeste en faveur de la vaccination et des autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie pourra encourager l’adoption de mesures appropriées dans leur milieu et leur communauté. Les planificateurs chargés de la communication dialogueront avec eux, leur proposeront des argumentaires ou d’autres matériels, et ils détermineront ensemble des occasions particulières, comme des conférences de presse, des cérémonies de lancement ou des réunions annuelles, pour témoigner leur appui à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 80 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Mobilisation communautaire Selon les structures communautaires et les dirigeants locaux qui jouent un rôle actif réel dans un domaine donné, différents types de volontaires ou des membres de la communauté auront un rôle à jouer à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ils pourront être mobilisés pour faire passer des messages de rappel, retrouver les sujets perdus de vue, et maintenir l’attention de la communauté axée sur la visite au cours de la deuxième année de vie. Les équipes de santé et de développement communautaire du district recenseront les réseaux communautaires qui sont actifs et définiront un ensemble réaliste de mesures que pourront adopter les agents de santé communautaires ou les volontaires à l’appui de la visite au cours de la deuxième année de vie. Des matériels de rappel imprimés ou d’autres outils seront conçus à cet effet pour fournir des informations sur tous les élé- ments de la visite au cours de la deuxième année de vie, pas uniquement sur la vacci- nation. Les membres de la communauté pourront aussi aider les agents de santé à choisir où et quand dispenser des services de proximité et comment atteindre les populations les plus marginalisées ou les plus déshéritées. Ces groupes sont les plus susceptibles de ne pas utiliser les services dispensés au cours de la deuxième année de vie. La lise de contrôle ci-après peut aider à assurer la mise en œuvre de toutes les étapes essentielles du processus de planification de la communication. Les réseaux communautaires ont un rôle déterminant à jouer dans le renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie et dans la communication de l’importance de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. 81 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 E N CA D R É 8. LI ST E D E C O N T RÔ L E P O U R L A P L A N I F I CAT I O N D E L A C O M M U N I CAT I O N Existe-t-il un groupe de travail interinstitutions chargé de la communica- tion, approuvé par les pouvoirs publics, qui appuie la visite au cours de la deuxième année de vie? Une analyse de la situation a-t-elle été effectuée? Une analyse comportementale a-t-elle été effectuée? Quels messages et quels matériels sont nécessaires? Un plan d’action (chiffré) a-t-il été élaboré? Avez-vous obtenu les fonds nécessaires pour la mise en œuvre du plan? Les produits/matériels de communication ont-ils été préalablement mis à l’essai? Existe-t-il un plan de distribution des matériels? Existe-t-il un plan de communication de crise, incluant les rôles et les re- sponsabilités explicitement définis des partenaires, et ce plan inclut-il les éléments relatifs à la deuxième année de vie? Des porte-parole agréés ont-ils été désignés et formés? 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels Messages et matériels Tous les messages et les matériels indiqueront clairement quand les personnes prenant soin de l’enfant devront amener leur enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et les services dont ils peuvent escompter bénéficier pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 82 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Le tableau 6 présente des éléments proposés pour les principaux messages à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, selon le public cible. Ces messages seront adaptés et préalablement mis à l’essai avant d’être intégrés dans les matériels de communication, la formation ou les messages diffusés à la radio ou à la télévision. D’autres messages sur le VVR2 sont proposés dans le Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine.31 TABLEAU 6. EXEMPLES DE THÈMES DES MESSAGES ESSENTIELS À L’APPUI DE LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE À L’AT T E N T I O N D E S AG E N TS D E SA N T É Les raisons de la vaccination et de la prestation d’autres services de santé de l’enfant après l’âge d’un an. L’âge prévu pour les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance de l’administration des doses d’antigènes manquantes à l’issue de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». La nécessité, lors de la visite pour le VVR1, d’indiquer à la personne prenant soin de l’enfant quand revenir avec l’enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et d’expliquer pourquoi cela est important. Un enfant peut seulement être considéré comme entièrement vacciné lorsqu’il a reçu toutes les doses, y compris celles dont l’administration est prévue après l’âge d’un an. La couverture pour l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné inclura les vaccinations effectuées au cours de la deuxième année de vie, ou sera ventilée par classe d’âge (enfant entièrement vacciné à 1 an et enfant entièrement vacciné à 2 ans). Les autres services à dispenser lors de la visite au cours de la deuxième année de vie, tels le suivi et la promotion de la croissance et le conseil nutritionnel. Quelles réponses apporter aux questions et aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant au sujet de la vaccination À L’I N T E N T I O N D E S C O M M U N AU T É S E T D E S P E RS O N N E S P R E N A N T S O I N D E L’E N FA N T Pour être classés comme entièrement vaccinés, les enfants doivent avoir reçu la totalité des vaccinations prévues dans le calendrier au cours de la petite enfance et de la deuxième année de vie et au-delà, selon les besoins. 31 http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/85900/1/WHO_IVB_13.03_eng.pdf, p. 27. 83 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L’âge auquel sont prévues les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance du rattrapage des vaccins manqués au cours de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». L’importance du maintien de la fiche conservée à domicile pendant toute l’enfance et la nécessité de l’apporter à chaque contact avec le système de santé. Les avantages pour l’enfant (et la famille) de la vaccination et des autres services reçus au cours de la deuxième année de vie. 9.4 Mise en œuvre et suivi Le succès d’un solide plan de communication suppose l’achèvement de sa mise en œuvre. Cela signifie que : • le plan stratégique est intégralement chiffré et que des fonds ont été obtenus bien avant le lancement pour permettre la production d’une quantité suffisante de matériels; • les matériels et les messages sont traduits dans les langues locales communes, selon les besoins; • les matériels sont systématiquement diffusés aux personnes auxquelles ils sont destinés au moment approprié, avant leur date d’utilisation prévue; • les messages relatifs à la communication interpersonnelle des agents de santé avec les mères sont finalisés à temps pour être intégrés dans les matériels de formation, et la formation est conçue de façon à ce que les agents de santé disposent de suffisamment de temps pour s’exercer à la pratique de ces compétences en communication. Lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie Les enseignements tirés de l’introduction passée du VVR2 témoignent de l’importance d’un lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie pour améliorer la sensibilisation, transmettre les informations essentielles, permettre à des porte-parole crédibles de rendre compte de l’appui politique de haut niveau et de l’appui communautaire dont bénéficie cette visite, et promouvoir l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. La mobilisation de dirigeants locaux influents commencera bien avant le lancement. Ceux-ci devront comprendre les raisons de l’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie, ses avantages pour leur communauté, et les mesures qu’ils 84 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N E N CA D R É 9. E X E M P L E S D’I N D I CAT E U RS D E R É SU LTATS P O U R L’É VA LUAT I O N D E S ACT I V I T É S D E C O M M U N I CAT I O N E T D E P RO M OT I O N D E L A D E M A N D E • % des personnes prenant soin de l’enfant ayant une connaissance correcte du calendrier et/ou des dates auxquelles un enfant doit être amené pour des vaccinations au cours des deux premières années de vie • % des personnes prenant soin de l’enfant déclarant qu’elles ont l’intention de faire vacciner leurs enfants entièrement, notamment lors des visites au cours de la deuxième année de vie • % des vaccinateurs ayant une connaissance correcte du calendrier national • % des vaccinateurs qui communiquent régulièrement et de façon correcte à la personne prenant soin de l’enfant la date de la prochaine visite de vaccination du nourrisson, notamment des visites au cours de la deuxième année de vie peuvent adopter pour assurer son succès. Cette mobilisation se poursuivra de façon régulière, même après le lancement, de façon à maintenir la relation et permettre aux dirigeants locaux de continuer à recommander la vaccination. La visite au cours de la deuxième année de vie s’inscrira dans la perspective de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. L’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’appeler l’attention sur l’importance de services qui, bien que disponibles, n’étaient pas pleinement utilisés. Après le lancement de la visite au cours de la deuxième année de vie Les responsables de la communication du programme de vaccination au niveau national continueront de dialoguer avec leurs homologues à l’échelon infranational pour surveiller la mise en œuvre du plan de communication et les interroger au sujet d’éventuels problèmes ou obstacles pour permettre d’y remédier. 9.5 Évaluation et nouvelle planification Conformément à la stratégie générale de communication sur la vaccination et la santé de l’enfant, le suivi et l’évaluation réguliers des activités de communication incomberont au groupe de travail. Sur la base des données recueillies et examinées à l’étape 1 ci-dessus, des indicateurs ou des mesures seront établis – concernant les processus, les résultats et l’impact – et leur suivi assuré moyennant la mise en œuvre de diverses activités de communication et de mobilisation. Les résultats seront utilisés pour la prise des décisions relatives aux mesures correctives à adopter. 85 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L A S E N S I B I L I SAT I O N À L A VAC C I N AT I O N D E S E N FA N T S A P R È S L’ÂG E D’U N A N L’évaluation faite en République-Unie de Tanzanie après l’introduction du VVR2 a révélé que de nombreux parents interrogés ignoraient que leurs enfants, après avoir reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois, avaient encore besoin d’être vaccinés. Les mères, bien que censées amener les enfants au dispensaire pour le suivi de la croissance après l’âge d’un an, ne jugeaient plus important de se présenter pour ces visites de suivi. Les responsables sanitaires, pour améliorer la sensibilisation à la nécessité de la vaccination et des autres services après l’âge d’un an, ont : • diffusé des messages à la radio et à la télévision; • organisé un séminaire avec les journalistes de divers médias locaux pour transmettre le message; • organisé des réunions sur le VVR2 avec les comités régionaux chargés des soins de santé primaires; • dispensé une éducation sanitaire sur le VVR2 aux femmes venues aux consultations de soins prénatals et postnatals. L’E X P É R I E N C E DE LA TANZAN I E La meilleure façon d’évaluer les activités de communication et de promotion de la demande consiste à réaliser une enquête ou une recherche rapide ciblant les personnes prenant soin des enfants, les agents de santé, voire également les dirigeants locaux et les acteurs concernés. Cette évaluation, systématique et structurée, fournira des informations sur ce que les gens savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sur la manière dont ils ont acquis ce savoir, sur ce que cela signifie à leur avis et sur leur intention d’appliquer ou non les mesures souhaitées. Les résultats aideront à ajuster les stratégies de communication et de promotion de la demande, qui pourront ainsi être mieux ciblées et avoir plus d’effet à l’avenir. Faute de moyens pour réaliser une étude à grande échelle, les questions soulevées à la section 10 pourront être utilisées pour comprendre les raisons de la faible demande ou de la faible utilisation de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 86 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 SECTION 87 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Comprendre les raisons de la faible exécution Si le programme de vaccination national et les partenaires observent que la couverture vaccinale au cours de la deuxième année de vie est faible et que le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est élevé, il conviendra d’examiner systématiquement les données existantes et d’évaluer la situation pour recenser les principaux problèmes et leurs causes profondes. Les décisions relatives aux modalités d’utilisation des ressources pour améliorer la situation s’appuieront sur ces résultats, et non sur l’hypothèse selon laquelle le problème est dû, par exemple, à une faible demande ou au manque de vaccins. Il conviendra pour commencer d’examiner la qualité des données communiquées pour déterminer si elles peuvent être considérées comme complètes, fournies à temps, fiables et exactes. Au niveau national, examiner la portée géographique du problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Si le problème est étendu, examiner les facteurs liés à l’ensemble du système, notamment les suivants. 1. Les politiques et les orientations sont-elles complètes, claires, exactes et faciles à comprendre et à utiliser ? 2. Les politiques et les orientations ont-elles été diffusées de façon systématique ? 3. Le programme de formation couvre-t-il tous les points essentiels et utilise-t-il des méthodes d’apprentissage efficaces pour les adultes ? 4. La stratégie de formation a-t-elle atteint tous les vaccinateurs et leurs superviseurs ? Sa mise en œuvre a-t-elle présenté des défauts connus ? 5. Les instruments d’encadrement ont-ils été actualisés compte tenu de l’inclusion de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et ont-ils été largement diffusés et utilisés ? 6. Les outils de gestion des données ont-ils été actualisés, et appuient-ils tous les aspects de la politique et des orientations ? Intégraient-ils les informations fournies par les usagers ou les essais préalables et destinées à déterminer s’ils sont faciles à utiliser ? Ont-ils été diffusés de façon systématique ? 7. Un grand retentissement a-t-il été donné au lancement de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? La stratégie de communication sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie a-t-elle bénéficié d’une élaboration et d’une budgétisation suffisantes et a-t-elle été mise en œuvre comme prévu ? 10.1 88 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Si le problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie est localisé dans certaines zones géographiques, un suivi avec les responsables san- itaires de ces équipes infranationales/de district sera nécessaire, ainsi que des visites dans les établissements pour obtenir des informations directes sur les problèmes et leurs causes profondes. Au niveau infranational/du district, examiner les données pour connaître l’étendue géographique du problème. S’il est répandu, examiner les facteurs de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment les suivants. 1. Y a-t-il eu des pénuries ou des ruptures de stock des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 2. Existe-t-il des problèmes concernant les ressources humaines de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme des effec- tifs insuffisants ou une importante rotation des personnels ? Les agents de santé ont-ils été formés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Le district a-t-il fourni un encadrement bienveillant ou des retours d’informations/un appui consécutif à la formation depuis l’organisation de la formation initiale ? 3. Existe-t-il des circonstances ou des caractéristiques particulières concernant la population de ce district qui pourraient faire obstacle à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, tels des mouvements de population, un niveau d’emploi élevé des mères lorsque l’enfant a atteint l’âge d’un an, des populations éloignées ayant difficilement accès aux établissements ou aux informations sur les changements apportés au calendrier vaccinal, l’absence de systèmes d’appui social ou une réticence face à la vaccination ? 4. Des outils de gestion des données actualisés ont-ils été systématiquement introduits dans tous les établissements, ou des formulaires et des outils anciens sont-ils encore utilisés ? 5. Quels problèmes liés à la qualité des données ont-ils été observés ? Des évaluations de la qualité des données ont-elles été réalisées pour déterminer la fiabilité et la cohérence des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont les conclusions et quelles mesures correctives sont nécessaires ? 6. Les dirigeants locaux et des personnes influentes ont-ils été informés de la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et de son importance ? Quelles mesures prennent-ils pour encourager les familles à solliciter la vaccination des enfants après l’âge d’un an ? 7. Existe-t-il des systèmes opérationnels d’agents de santé communautaires ou de volontaires dans le district qui ont bénéficié d’orientations sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Savent-ils comment retrouver les sujets perdus de vue et encourager les familles à amener leurs enfants pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Accomplissent-ils ces tâches régulièrement ? 89 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Au niveau des établissements de santé, s’entretenir de la vaccination au cours de la deuxième année de vie avec les agents de santé et avec les personnes prenant soin de l’enfant dans les établissements et dans la communauté. Entretiens avec les agents de santé. Questions à poser aux agents de santé : 1. Dites-moi ce que vous savez au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Comment, ou par qui, avez-vous appris cela ? 2. À quelle fréquence recevez-vous des visites d’encadrement bienveillant ? Si vous vous posez une question sur quelque chose, à qui vous adressez-vous pour obtenir de l’aide ? 3. Connaissez-vous la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année dans votre établissement et les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 ? 4. Si les taux de vaccination au cours de la deuxième année de vie sont faibles, quelles en sont les raisons ? 5. Existe-t-il des ouvrages de référence sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie (guide pratique, matériels de formation, outils de travail, par exemple) dans l’établissement ? Quando é que uma criança é considerada totalmente imunizada - após ter recebido que doses de vacina? 6. Quand un enfant est-il considéré comme entièrement vacciné – après avoir reçu quelles doses de vaccins ? 7. Y a-t-il eu des ruptures de stock ou des pénuries des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 8. L’établissement de santé dispose-t-il d’un système pour retrouver les sujets perdus de vue, notamment pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quel est ce système et est-il efficace ? 9. Quelles informations donnez-vous aux personnes prenant soin des enfants qui amènent les enfants à la visite pour le VVR1 ? 10. Que faites-vous si un enfant est amené « en retard » pour la vaccination ? Y a-t-il des circonstances dans lesquelles vous renverriez sans le vacciner un enfant qui a été amené pour recevoir une vaccination ? Quelles sont ces circonstances ? Croyez-vous qu’il existe des limites supérieures d’âge pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont-elles ? 11. Si un enfant est amené pour être vacciné au cours de la deuxième année de vie, bénéficie-t-il également d’autres services ? Quels sont-ils ? Sont-ils toujours disponibles ? 90 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N 12. Des formulaires actualisés d’enregistrement et de notification (fiches conservées à domicile, feuilles de pointage, registres, rapports récapitulatifs mensuels) sont-ils disponibles dans l’établissement ? Dans l’affirmative, quelles sont les étapes de l’enregistrement et de la notification concernant la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Les personnes prenant soin des enfants apportent-elles des fiches conservées à domicile actualisées ? Si tel n’est pas le cas, les doses administrées au cours de la deuxième année de vie sont-elles enregistrées dans la fiche conservée à domicile ? [Demandez à voir des exemples d’outils d’enregistrement et de notification et demandez où les vaccinations au cours de la deuxième année de vie sont enregistrées] 13. Une comparaison a-t-elle été faite entre les données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie enregistrées dans les feuilles de pointage, les rapports mensuels, les registres des enfants et les fiches conservées à domicile au titre de l’évaluation de la qualité des données ? Si tel est le cas, qu’indiquaient les conclusions ? Entretiens de sortie. Les responsables sanitaires pourront se rendre dans plusieurs établissements, le jour où ont lieu les séances de vaccination systématique, et s’entretenir avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants reçoivent le VVR1. Questions à leur poser : 1. Votre enfant a-t-il reçu tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national ou avez-vous besoin de revenir pour d’autres doses de vaccins ? 2. [le cas échéant]: pouvez-vous me dire quand vous reviendrez avec votre enfant et quels vaccins recevra-t-il alors ? 3. Qu’est-ce qui pourrait vous rendre cette visite difficile? Qu’est-ce qui vous la rendrait plus facile ? Débats communautaires. Rendez-vous dans les communautés et demandez aux membres de la communauté ce qu’ils savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 1. À quel âge un enfant devrait-il avoir reçu tous les vaccins prévus dans le calendrier des vaccinations ? 2. Si un enfant reçoit le vaccin contre la rougeole lorsqu’il est âgé d’un an, devrez- vous revenir avec l’enfant pour de nouvelles vaccinations ? À quel âge ? 3. [Pour ceux qui sont informés sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie]: comment avez-vous appris que vous devriez amener l’enfant pour des vaccinations après l’âge d’un an ? 91 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 4. Si vous avez amené votre enfant pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie, comment cela s’est-il passé ? Quels vaccins a-t-il reçus ? Votre enfant a-t-il bénéficié d’autres services? Devez-vous revenir pour de nouvelles vaccinations ? 5. Si votre enfant est âgé de plus de deux ans mais que vous ne l’avez pas amené pour les services au cours de la deuxième année de vie, quelles étaient les raisons ? 6. Qu’est-ce qui vous aiderait à amener votre enfant pour les services au cours de la deuxième année de vie ? [Suggérez des réponses : des matériels de rappel; la visite d’un agent de santé communautaire; plus d’informations sur les raisons pour lesquelles cela est nécessaire]. Sans procéder à une évaluation majeure, les responsables sanitaires pourront ajouter certaines de ces questions à leurs visites d’encadrement bienveillant et les compléter par des entretiens de sortie avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants viennent d’être vaccinés. Ils pourront aussi avoir des entretiens de sortie avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. Lors des visites d’encadrement, les responsables sanitaires du district pourront s’entretenir avec les dirigeants locaux qui les renseigneront sur le niveau de sensibilisation à la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans la communauté. D’autres orientations sur la manière d’intégrer une petite évaluation destinée à renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans un examen du programme national de vaccination sont incluses dans la publication de l’OMS Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review.32 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes Les résultats des examens décrits précédemment aideront à décider des mesures à prendre pour renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les responsables sanitaires organiseront une discussion pour examiner les problèmes et leurs causes profondes et trouver des solutions et concevoir un plan pour leur mise en œuvre. 32 Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017. Disponible à l’adresse : http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/259960/1/WHO-IVB-17.17-eng.pdf 92 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Le tableau 7 présente plusieurs exemples de mesures qu’un programme pourra adopter pour améliorer l’exécution au cours de la deuxième année de vie. Cette liste n’est pas exhaustive ; elle a pour but de stimuler la réflexion sur les solutions qui pourront être appliquées au moyen des ressources existantes ou avec des fonds supplémentaires limités. Les mesures les plus appropriées supposeront par ailleurs une connaissance approfondie des problèmes et du contexte dans lequel ils se posent. TABLEAU 7. PROBLÈMES COURANTS ET MESURES DE NATURE À RENFORCER LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Persistance d’une faible couverture et de taux de défection élevés • Mobiliser les agents de santé communautaires ou les volontaires pour trouver les sujets perdus de vue et encourager la vaccination au cours de la deuxième année de vie parmi les membres de la communauté. • Améliorer la commodité des sites des séances de proximité pour que les personnes prenant soin des enfants et les mères puissent amener plus facilement leurs enfants âgés de deux ans pour la vaccination. • Envisager de proposer les séances de vaccination systématique dans des établissements fixes à un moment de la journée plus commode pour les mères d’enfants plus âgés. Les séances de proximité n’ont pas lieu aussi souvent que prévu • Comparer les séances de proximité qui ont effectivement eu lieu au cours de ces six derniers mois au nombre de séances de proximité prévues dans le micro-plan. En cas d’écart sensible, trouver pourquoi la vaccination de proximité n’est pas mise en œuvre. Ruptures de stock de vaccins et de fournitures • Examiner la disponibilité des vaccins requis pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie à tous les niveaux pour s’assurer que les approvisionnements sont suffisants. • Si les agents de santé hésitent à ouvrir un flacon de VVR pour un petit nombre d’enfants de peur que cela entraîne des taux de gaspillage élevés, examiner les politiques nationales sur ce sujet et les renforcer lors des séances d’encadrement bienveillant. Rappeler aux agents de santé que la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut contribuer à faire baisser les niveaux de gaspillage du VVR. 93 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Failles dans les pratiques des agents de santé • S’atteler à la question de la motivation des agents de santé ; reconnaître et féliciter ceux qui ont obtenu un taux de couverture élevé. Les inviter à partager leur expérience moyennant des séances d’apprentissage mutuel avec les agents de santé d’autres établissements. Rappeler aux agents de santé les raisons de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et noter que l’exécution du programme de vaccination repose aussi sur la couverture des vaccinations administrées après l’âge d’un an. • Dispenser une formation en cours d’emploi pendant les visites d’encadrement bienveillant pour corriger les fautes. • Si la pénurie de ressources humaines contribue à l’inadéquation du travail des agents de santé (personnel surchargé de travail), examiner le rôle que pourraient jouer les volontaires en aidant à remplir certaines des tâches moins techniques. Reconnaître cependant que les volontaires ont besoin d’une orientation et d’un encadrement techniques, et que leur contribution est volontaire. • Se reporter à la section 8.4 pour d’autres mesures possibles, tels les groupes WhatsApp, les numéros de téléphone d’urgence, l’envoi de textos pour renforcer les points essentiels. Problèmes liés au contrôle, à l’enregistrement et à la notification des doses • Examiner les instruments de gestion des données et les réviser, le cas échéant, pour qu’ils soient plus faciles à utiliser, afin de permettre des pratiques appropriées en matière de contrôle, d’enregistrement et de notification. • Surveillance et retours d’informations continus sur les modalités d’utilisation des instruments de collecte des données. • Outils de travail, numéros d’urgence ou groupes WhatsApp pour aider à régler des problèmes particuliers, notamment les difficultés concernant le contrôle, l’enregistrement et la notification • Procéder à des évaluations de la qualité des données et utiliser les résultats pour corriger certains problèmes et surveiller les progrès. Faiblesse de la sensibilisation ou de la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie • Renforcer les compétences des agents de santé en matière de communication interpersonnelle pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant quand ils doivent revenir pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie. • Mobiliser les dirigeants locaux pour qu’ils fassent savoir aux familles quand et où se présenter pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et pourquoi cela est important. Saisir l’occasion des réunions communautaires pour communiquer les informations sur la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et examiner les moyens de l’améliorer. • Travailler avec des ONG locales pour déterminer comment elles peuvent appuyer la vaccination au cours de la deuxième année de vie, par exemple en mobilisant des ressources pour les séances de proximité dans des lieux qui conviennent à la communauté. • Renouveler le lancement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie au moyen d’activités destinées à mobiliser l’attention comme des conférences de presse, des cérémonies, des réunions, des émissions de radio, des SMS, etc. • Organiser des débats radiophoniques sur la vaccination au cours de la deux- ième année de vie pour accroître l’attention sur la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Composer des chansons ou des jingles faciles à retenir qui pourront être diffusés pour rappeler aux communautés que la vaccination au cours de la deuxième année de vie est nécessaire. 94 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 A N N E X E Annexe 1a : Exemple de feuille de pointage des normes minimales33 ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* 33 Comme décrit à la section 7. *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ Annexe 1b : Exemple de feuille des meilleures practiques de vaccination33 95 Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12-23 MOIS TOTAL 24 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* A N N E X E 1 *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. 33 Comme décrit à la section 7. 96 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 A N N E X E Annexe 2 : Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 Établissement de santé : Année : Un taux de défection supérieur à 10% signale qu’une intervention immédiate est requise Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : Vaccin Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. BCG A Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 1 B Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 2 C Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois TAUX DE DÉFECTION BCG/VVR 1 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. TAUX DE DÉFECTION VVR 1/VVR 2 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. ** Seuls le BCG et les vaccins VVR 1 et 2 sont pris en compte C ou ve rt ur e ci bl e m en su el le 25% 75% 50% 100% (A-B) A * 100 (B-C) B * 100 97 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 3 Annexe 3 : Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) Les vaccinateurs rencontrent de nombreuses situations dans lesquelles ils ne sont pas sûrs de la marche à suivre si l’enfant a manqué des doses antérieures, s’il a été amené en retard pour la vaccination, ou s’il n’a pas de fiche conservée à domicile. Les situations réelles ci-après ont été signalées par différents pays. Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. Ils seront adaptés compte tenu du calendrier de vaccination approprié et du contexte national. Ces scénarios pourront être utilisés en cours de formation pour des entretiens interactifs et le renforcement des compétences en matière de contrôle, d’administra- tion, d’enregistrement et de notification des doses. Dans chaque cas, les formateurs montreront seulement les deux premières colonnes, ou imprimeront les scénarios et demanderont aux participants qui suivent la formation de les examiner par deux. La discussion reposera ensuite sur les questions suivantes. • Pensez-vous que l’agent de santé a agi comme il convenait ? • Sinon, qu’est-ce qui aurait dû être fait différemment ? • Comment ce problème aurait-il pu être évité ? Les troisième et quatrième colonnes sont réservées aux animateurs des séances de formation et aux superviseurs. Les bonnes réponses figurent dans la troisième colonne. La quatrième colonne présente des réponses possibles qu’il conviendra d’approfondir. Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 98 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 A N N E X E Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 99 A N N E X E 3 100 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 A N N E X E Annexe 4 : Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal Ce modèle a été établi d’après l’outil de travail de la République démocratique de Timor Leste (IMMUNIZATIONbasics, 2007). L’outil de travail est fondé sur un calendrier de vaccination qui prévoit l’administration du BCG et du vaccin contre l’hépatite B à la naissance (DN du HepB); du vaccin pentavalent, du vaccin anti- poliomyélitique buccal (VPO), du vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) et de doses de vaccin antirotavirus (RV) à 6, 10 et 14 semaines; le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) est administré à l’âge de 14 semaines; le VVR1 à neuf mois, et le VVR2, le vaccin contre la méningite A et le DTC4 à l’âge de 18 mois. Prière d’adapter ce document au calendrier du programme de vaccination local. Cet outil de travail et d’autres outils et ressources se trouvent au : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Instructions Étape 1 Félicitez la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant pour avoir amené l’enfant à être vacciné aujourd’hui. De la fiche de vaccination de l’enfant ou en interrogeant la mère ou la personne prenant soin de l’enfant, trouvez : 1. L’âge de l’enfant aujourd’hui 2. Les vaccins que l’enfant a déjà reçus. (Vérifiez la fiche conservée à domicile ou le registre de l’enfant) Étape 2 Utilisez le tableau qui suit pour décider ce qu’il convient d’administrer à l’enfant. L’enfant devrait avoir reçu tous les vaccins destinés aux enfants de leur âge. Si l’enfant manque certaines doses, il n’est jamais trop tard. Tous les vaccins pour lesquels l’enfant est éligible devraient être administrés, respectant l’échéancier (voir la colonne plus à droite). Étape 3 Rappelez à la personne prenant soin de l’enfant d’amener l’enfant à la date prévue (selon le calendrier de vaccination) pour recevoir les doses de vaccins qu’il reste à administrer. Saisir cette occasion pour souligner l’importance de vacciner au complet l’enfant afin de le protéger contre les maladies évitables par la vaccination. † Dans certaines situations, le VVR est administré à l’âge de 6 mois. Cette dose sera considérée comme une dose zéro (« VVR0 »), deux doses ultérieures (VVR1 et VVR2) étant administrées conformément au calendrier national. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/255149/1/WER9217.pdf). Dès que possible après l’âge de 6 semaines. DN du HepB: Dès que possible après la naissance, de préférence dans les 24 heures, et jusqu’à l’âge de 6 semaines BCG: Dès que possible après la naissance DN du HepB: Après l’âge de 6 semaines Dès que possible après l’âge de 10 semaines et au minimum 4 semaines après la première dose Dès que possible après l’âge de 9 mois Aucune limite supérieure d’âge Dès que possible après l’âge de 18 mois ET Au minimum 4 semaines après le VVR1 Aucune limite supérieure d’âge VVR2: Moins de 4 semaines (un mois) après le VVR1 DTC4: Moins de 4 semaines (un mois) après le Penta 3 MenA: Avant l’âge de 9 mois (sauf indication spéciale) Il n’est pas nécessaire de reprendre depuis le début l’administration des doses des vaccins même s’il s’est écoulé beaucoup de temps entre les doses. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge pour les doses de vaccin – à l’exception du vaccin anti-rotavirus (qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois) et de la dose de naissance de vaccin contre l’hépatite B (< 6 semaines). QUAND ADMINISTRER « Mieux vaut vacciner tard que jamais! » NE PAS ADMINISTRER Avant l’âge de 6 semaines RV1: Après l’âge de 2 ans Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV2: Après l’âge de 2 ans Dès que possible après l’âge de 14 semaines et au minimum 4 semaines après la deuxième dose Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV3: Après l’âge de 2 ans Antes dos 9 meses de idade (excepto quando indicado)† VPO 2 Penta 2 VPC 2 RV 2 VPO 3 Penta 3 VPC 3 RV 3 VPI VVR 1 VVR 2 MenA VPO 1 VPC 1 DTC4 (ou Penta4) 6 SEMAINES 9 MOIS 18 MOIS 2 ANS À LA NAISSANCE DN du HepB BCG Penta 1 RV 1 10 SEMAINES 14 SEMAINES 101 A N N E X E 4 Quels vaccins dois-je administrer à cet enfant aujourd’hui? Ce tableau sert à indiquer à quelle âge administrer des vaccins. 102 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E Annexe 5 : Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les questions suivantes pourront aider les agents de santé à répondre aux questions sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou après. 1. Pourquoi est-il important de vacciner les enfants après leur premier anniversaire ? Les doses de vaccins supplémentaires administrées après l’âge d’un an augmentent le niveau de protection et la durée de l’immunité. Les enfants plus âgés resteront ainsi protégés contre de nombreuses maladies évitables par la vaccination. Pour la rougeole, une deuxième dose assure la protection précoce de chaque enfant tout en réduisant le taux d’accumulation des enfants sensibles et le risque de flambée épidémique. 2. Quels vaccins les enfants devraient-ils avoir reçus après la première année de vie, et à quel âge ? Cela dépend du calendrier du programme de vaccination national. ➢ • L’OMS a recommandé que tous les pays administrent une deuxième dose de vaccin à valence rougeole après l’âge d’un an. Dans de nombreux pays, cette vaccination est programmée au cours de la deuxième année de vie. ➢ • L’OMS recommande également l’administration d’une dose de rappel de vaccin à valences diphtérie, tétanos et coqueluche au cours de la deuxième année de vie. ➢ • Les autres vaccins pouvant être programmés entre les âges de 12 et 23 mois sont notamment les vaccins contre la méningite A, contre l’encéphalite japonaise, contre la typhoïde et contre la fièvre jaune. ➢ • De nombreux pays recommandent aussi la vaccination de rattrapage pour l’administration des doses de vaccins manquées au cours de la première année de vie. 3. Y a-t-il des vaccins ou des doses qui ne doivent pas être administrés à un enfant au cours de la deuxième année de vie ou après ? La vaccination au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’augmenter le niveau et la durée de la protection contre les maladies évitables par la vaccination. Si pendant leur premier an de vie un enfant n’a pas reçu tous les vaccins qui auraient dû être administrés, en général, « mieux vaut vacciner tard 103 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 que jamais ». Il existe des exceptions, comme indiqué dans le calendrier de vaccination national et précisé dans les notes de synthèse de l’OMS.34 Ce sont les suivantes : • Les doses de naissance du vaccin contre l’hépatite B sont administrées exclusivement pendant la période néonatale, conformément à la politique nationale. • La vaccination antirotavirus après l’âge de 24 mois n’est pas considérée comme nécessaire en raison de la répartition par classe d’âge de la gastro-entérite à rotavirus. 4. À quelles occasions un enfant âgé de plus d’un an doit-il être vacciné ? • Lorsqu’il vient pour une visite de vaccination programmée conformément au calendrier de vaccination national. • À chaque contact avec le système de santé, notamment pour des soins curatifs. Une affection légère ne justifie pas un refus de vaccination d’un en- fant, et l’examen des enfants malades pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité pour la vaccination fait normalement partie de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Si les enfants ont été amenés pour le suivi de la croissance ou le conseil nutritionnel, ce sera aussi l’occasion de contrôler leur statut vaccinal et de les vacciner. L’occasion sera également donnée de contrôler le statut vaccinal et de vacciner les enfants lorsqu’ils accompagnent un membre de la famille, un frère ou une sœur ou la mère, venu pour des soins.35 • Lors d’une semaine de la santé de l’enfant programmée, ou d’autres campagnes ou manifestations similaires au cours desquelles est proposée la vaccination de rattrapage. 5. Quels messages transmettre à la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant lors du dernier contact pour la vaccination du nourrisson avant son premier anniversaire ? Pour la plupart des enfants, le contact pour la rougeole est la dernière visite de vaccination avant que l’enfant atteigne l’âge d’un an. Pendant cette visite, l’agent de santé veillera à communiquer les informations suivantes à la mère. • Il est important que son enfant revienne à la date prévue (selon le calendrier de vaccination national) pour recevoir les doses de vaccins qu’il 34 Disponibles à l’adresse www.who.int/immunization/documents/positionpapers/en/ 35 Pour plus d’informations, voir la publication de l’OMS La stratégie des occasions manquées de vaccination (OMV). Disponible à l’adresse www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/MOV/en/ 104 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E reste à administrer au cours de la deuxième année de vie. Contrairement au passé, l’enfant ne peut pas être considéré comme entièrement vacciné tant qu’il n’a pas également reçu ces doses de vaccins recommandées. • Ces doses supplémentaires renforceront et pérenniseront la protection contre d’importantes maladies de l’enfant. Grâce aux doses supplémentaires, cette protection persistera au-delà de la petite enfance. • Il est important de bien garder la fiche conservée à domicile, comme la carte de vaccination, en lieu sûr et de l’apporter la prochaine fois que vous venez pour une vaccination, et chaque fois que vous vous rendez dans un établissement de santé pour des services. • Il est important d’amener l’enfant pour des vaccinations lors de la prochaine visite programmée [préciser la date]. Si toutefois la mère ne peut pas venir à cette date, elle devra se présenter dès que possible après cette date. 6. Si un enfant vient pour les services sensiblement plus tard que la date prévue, devra-t-il quand même être vacciné ? • Oui. S’il est hautement souhaitable de vacciner l’enfant aussi tôt qu’il satisfait aux critères d’admissibilité afin de réduire son exposition potentielle à la maladie, il est toujours important qu’il soit protégé par la vaccination et qu’il ne soit pas renvoyé s’il se présente tardivement. À de très rares exceptions près, ainsi qu’il est expliqué à la Question 3 ci-dessus, « mieux vaut vacciner tard que jamais ». 7. Si un enfant vient tardivement pour la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie et qu’il est âgé de plus de 23 mois, la dose doit-elle être enregistrée comme étant administrée au cours de la deuxième année de vie (entre 12 et 23 mois) ? • Enregistrez et notifiez toujours la dose de façon exacte pour qu’elle corresponde à l’âge auquel l’enfant l’a effectivement reçue. Cela dépendra de la manière dont sont conçus les feuilles de pointage et les formulaires de notification mensuels • Si deux classes d’âge (« 0–11 mois » et « plus de 12 mois ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « plus de 12 mois ». • Si trois classes d’âge (« 0–11 mois », « 12-23 mois » et « 24 mois ou plus ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « 24 mois ou plus » 105 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 8. Est-il sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an? Y a-t-il des risques supplémentaires ? Il est sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an et cela ne comporte pas de risques supplémentaires ou différents en comparaison de la vaccination pendant la petite enfance. 9. Quels autres services ou soins l’enfant peut-il recevoir lorsqu’il vient pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? • Les services suivants : suivi et promotion de la croissance, conseil nutritionnel, conseils en matière d’hygiène et de propreté et, selon les politiques nationales, une supplémentation en vitamine A ou un traitement antiparasitaire peuvent notamment être fournis pendant une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. • Certains pays pourront décider de dispenser des services supplémentaires, comme le suivi du dépistage précoce du VIH/sida chez le nourrisson, ou des services de planification familiale pour les mères. © J Sw artz 106 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Tableaux 1. Vaccins dont l’OMS recommande l’administration au cours de la deuxième année de vie 18 2. Matériels à examiner et actualiser pour la vaccination et les services au cours de la deuxième année de vie 29 3. Interventions et produits pour la vaccination et les autres services lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie (exemple) 44 4. Résumé des indicateurs de vaccination liés à la deuxième année de vie 54 5. Éléments du cadre de communication destiné à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 75 6. Exemples de thèmes des messages essentiels à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 82 7. Problèmes courants et mesures de nature à renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 92 Figures 1. Hausse de la couverture estimative du VVR1 dès lors que les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie sont inclus 21 2. Couverture estimative des interventions dans les foyers comptant un enfant âgé de 12 à 23 mois, si elles sont intégrées dans les activités de vaccination systématique (28 pays d’Afrique sub-saharienne) 21 3. Exemple d’algorithme utilisé au Ghana pour déterminer l’admissibilité à la vaccination contre la méningite A et contre la rougeole et la rubéole 72 4. Cycle de planification pour promouvoir la demande 77
108 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Les orientations pratiques contenues dans le présent doc- ument portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au- delà. Il indique également comment la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services de santé infantile essentiels. Des outils et ressources sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà sont disponibles en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_ systems/policies_strategies/2YL/fr/ Ce document a été produit par le Programme élargi de vaccination (PEV) du Département Vaccination, vaccins et produits biologiques. Il est disponible en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/documents/fr/ Des exemplaires du présent document ainsi que d’autres supports d’information sur la vaccination, les vaccins et les produits biologiques peuvent être commandés à : Organisation mondiale de la santé Département Vaccination, vaccins et produits biologiques CH-1211 Genève 27 Suisse email : vaccines@who.int http://www.who.int/immunization/fr/ ISBN 978-92-4-251367-7
Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for immunization beyond infancy] ISBN 978-92-4-251367-7 © Organisation mondiale de la Santé 2018 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci dessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. Si vous traduisez cette œuvre, il vous est demandé d’ajouter la clause de non responsabilité suivante à la citation suggérée : « La présente traduction n’a pas été établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS ne saurait être tenue pour responsable du contenu ou de l’exactitude de la présente traduction. L’édition originale anglaise est l’édition authentique qui fait foi ». Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformé- ment au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Citation suggérée. Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for vaccination beyond infancy]. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2018. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/ bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. L’utilisateur s’expose seul au risque de plaintes résultant d’une infraction au droit d’auteur dont est titulaire un tiers sur un élément de la présente œuvre. Clause générale de non responsabilité. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’OMS aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Dessiné par büro svenja Imprimé en Suisse Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance iv Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S SECTION 1 Objet et utilisation du présent document 9 1.1. Objectifs 10 1.2 Utilisateurs cibles 11 1.3 Autres publications à consulter 11 Abréviations et acronymes vi Remerciements viii SECTION 2 Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 12 SECTION 3 Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 16 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? 17 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages 18 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 22 SECTION 4 Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 24 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie 26 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie 30 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé 31 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie 34 SECTION 5 Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 37 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification 38 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie 39 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients 41 v Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Annexe 1. Exemple de feuille de pointage des normes minimales 94 2. Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 96 3. Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) 97 4. Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal 100 5. Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie 102 SECTION 6 Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 41 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie 44 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 47 SECTION 7 Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 50 7.1 Indicateurs d’exécution 52 7.2 Besoins en données 56 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire 58 SECTION 9 Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 74 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles 78 9.2 Conception et planification stratégiques 79 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels 81 9.4 Mise en œuvre et suivi 83 9.5 Évaluation et nouvelle planification 84 SECTION 8 Formation et renforcement des capacités des agents de santé 61 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé 62 8.2 Établir le programme de formation 65 8.3 Planifier la stratégie de formation 68 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation 69 SECTION 10 Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 86 10.1 Comprendre les raisons de la faible exécution 87 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes 91 vi BCG bacille Calmette-Guérin (vaccin) CAP enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques CCI Comité de coordination inter-agences CDC Centers for Disease Control and Prevention (États-Unis d’Amérique) DN du HepB dose de naissance du vaccin anti-hépatite B DTC vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche GAVI Gavi, l’Alliance du Vaccin GTCN Groupe technique consultatif national HepB vaccin anti-hépatite B Hib Haemophilus influenzae type B MAPI manifestations post-vaccinales indésirables MON modes opératoires normalisés OMS Organisation mondiale de la Santé OMV occasions manquées de vaccination ONG organisation non gouvernementale PAMV Plan d’action mondial pour les vaccins PEV Programme élargi de vaccination PPAc plan pluriannuel complet RR vaccin contre la rougeole et la rubéole RV vaccin antirotavirus SAGE Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination SPMVS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique PCIME prise en charge intégrée des maladies de l’enfant UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance VPI vaccin antipoliomyélitique inactivé VVR vaccin à valence rougeole VVR1 première dose de vaccin à valence rougeole VVR2 deuxième dose de vaccin à valence rougeole VPC vaccin antipneumococcique conjugué VPO vaccin antipoliomyélitique oral/buccal A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S vii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie © U N IC EF/U N 0 61634/Frank D ejongh viii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie R E M E R C I E M E N T S Ce document a été mis au point par le Programme élargi de vaccination (PEV), Département Vaccination, vaccins et produits biologiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec l’UNICEF, et rédigé par Rebecca Fields de John Snow, Inc. Il convient en outre de remercier les personnes suivantes pour leur importante contribution à son élaboration: Carolina Danovaro, Rudi Eggers, Messeret Eshetu, Tracey Goodman, Jan Grevendonk, Karen Hennessey, Penelope Kalesha Masumbu, Lisa Menning, Abrahams Mwanamwenge, Ikechukwu Ogbuanu, Stephanie Shendale, Emily Wootton (OMS); Ulla Griffiths, Imran Raza Mirza (UNICEF); Laura Conklin, Mawuli Nyaku, Melissa Wardle, Margie Watkins (CDC), et les consultants indépendants Celestino Costa et Karen Wilkins. Les principes et les orientations essentiels qui figurent dans cet ouvrage sont fondés sur les avis du Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination et du Comité consultatif des pratiques de vaccination. Le contenu du présent document repose notamment sur un examen de l’expérience de la vaccination au cours de la deuxième année de vie acquise en République du Ghana, en République du Sénégal et en République de Zambie. Nous remercions sincèrement les ministres de la santé de ces pays qui nous ont permis d’enregistrer et d’analyser leur expérience de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 1 SECTION 9 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Objet et utilisation du présent document www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 10 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 S E C T I O N Les orientations pratiques contenues dans le présent document portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Des moyens sont également proposés aux fins de l’utilisation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la prestation d’autres services de soins de santé de l’enfant. 1.1 Objectifs 1 Si le présent document porte essentiellement sur la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie, les autres interventions sanitaires sont abordées de façon plus succincte. Il n’a pas pour objectif de décrire ces interventions dans le détail. Les publications utiles sont citées dans les notes de bas de page. 1. Aider les pays à prendre des décisions éclairées concernant l’établissement ou le renforcement d’une visite (ou de visites) médicale(s) au cours de la deuxième année de vie incluant notam- ment des services de vaccination et d’autres services dans le cadre d’un suivi médical continu des enfants.1 2. Fournir des orientations pratiques sur la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi des services de vaccination et l’amélio- ration de la couverture vaccinale lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie pouvant inclure d’autres interventions sanitaires. 3. Fournir des orientations générales sur la vac- cination de rattrapage pour les enfants âgés de plus d’un an dont la vaccination n’est pas à jour (« non et/ ou incomplètement vaccinés »). 11 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 1 1.2 Utilisateurs cibles Le présent manuel s’adresse principalement au personnel des services nationaux de vaccination et de santé de l’enfant, à savoir: • les décideurs et les administrateurs de programme des services publics suivants : vaccination, santé de l’enfant, nutrition, VIH/sida pédiatrique, développement communautaire, éducation sanitaire, systèmes d’information pour la gestion sanitaire, gestion de la chaîne du froid et de la logistique; • les membres des Groupes techniques consultatifs nationaux sur la vaccination (GTCNV), ainsi que des autres organismes consultatifs techniques sur la santé et la nutrition de l’enfant; • les conseillers nationaux, régionaux et mondiaux pour la vaccination et la santé de l’enfant qui collaborent avec d’autres organisations partenaires comme l’OMS, l’UNICEF, les partenaires de développement, les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales (ONG). 1.3 Autres publications à consulter Certains des éléments présentés dans ce document sont traités plus en détail dans d’autres publications et dans les pages Web de l’OMS. L’attention est appelée sur ces ouvrages de référence dans les encadrés qui jalonnent le présent guide. D’autres sources d’information, qu’il sera utile de consulter aux fins de l’établissement ou du renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie, sont en cours d’élaboration à l’OMS et seront disponibles prochainement.2 • Travailler ensemble : Guide de ressources intégré pour la planification et le renforcement des services de vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie; • Manuel sur la collecte, l’évaluation et l’utilisation de données sur l’immunisation; • Guide sur l’introduction dans le programme de vaccination systématique des enfants du vaccin contre la méningocoque A conjugé 2 Des informations sur les projets les plus récents peuvent être obtenues sur demande au Département OMS Vaccination, vaccins et produits biologiques à l’adresse vaccines@who.int. 12 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 SECTION Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 13 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 Le Plan d’action mondial pour les vaccins (PAMV),3 plan d’action mondial pour la vaccination couvrant la période 2011–2020, vise à étendre équitablement à toutes les personnes les bénéfices de la vaccination. Aux termes du plan d’action « une démarche sur l’ensemble de l’existence doit être adoptée pour rendre les bénéfices de la vaccination accessibles à toutes les personnes à risque dans chaque tranche d’âge » et « il faudra pour cela élaborer des stratégies permettant d’atteindre les individus tout au long de leur existence et des plans pour bâtir les systèmes qui suivront et garderont trace des progrès accomplis. » Le document de l’OMS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique (SPMVS) présente également la vaccination au-delà de la première année de vie comme l’une des neuf actions modificatrices essentielles pour renforcer la vaccina- tion systématique.4 Il encourage les programmes de vaccination nationaux à étendre les visites de vaccination systématique au-delà de la première année de vie et à administrer les vaccins nécessaires aux enfants d’âge préscolaire, aux écoliers, aux adolescents et aux adultes. Les occasions de vaccination telles que les visites médicales des enfants dans la deuxième année de vie et les visites préscolaires et en cours de scolarité seront mises à profit pour évaluer le statut vaccinal et administrer les doses manquantes. Il est important que les fiches conservées à domicile soient conçues et distribuées de façon appropriée et gardées longtemps pour permettre un contrôle approprié et l’administration des vaccins à toutes les personnes qui satisfont aux critères d’admissibilité. Si la vaccination systématique des enfants au cours de la deuxième année de vie est déjà pratiquée dans de nombreux pays, la vaccination des enfants au-delà de l’âge d’un an est appelée à se développer ces prochaines années. L’importance pour la santé publique de l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC) est de plus en plus reconnue et l’administration d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole (VVR), par la vaccination systématique, est recommandée dans tous les pays, beaucoup la pro- grammant au cours de la deuxième année de vie. L’administration au cours de la deuxième année de vie d’une ou de plusieurs doses de certains vaccins, notamment contre les pneumocoques, la dengue et la méningite A, est inscrite dans le calendrier des vaccinations. Des vaccins nouveaux, notamment contre le paludisme, seront probablement recommandés pour les enfants âgés de plus d’un an. L’existence d’une plate-forme établie pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie accroîtra l’utilisation potentielle de ces vaccins après leur introduction. La vaccination n’est cependant que l’une des nombreuses interventions sanitaires nécessaires au développement des jeunes enfants. Compte tenu de l’utilisation souvent supérieure de ce service de santé en comparaison d’autres interventions, la vaccination peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services essentiels tels le suivi et la promotion de la croissance, la prise en charge des maladies courantes, l’hygiène et la propreté et, dans certains contextes, le déparasitage, la supplémentation en vitamine A, la supplémentation en micronutriments, la prévention et les soins 3 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/79315/9789242504989_fre.pdf 4 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/206454/9789242510102_fre.pdf 14 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 S E C T I O N du paludisme, et les soins du VIH/sida.5 Les interventions destinées à améliorer la croissance et le développement au cours des deux premières années de vie ont plus d’effet que les interventions mises en œuvre ultérieurement. Une visite programmée au cours de cette période offre également l’occasion de prodiguer des conseils aux parents sur la nutrition, l’hygiène, les pratiques de soins à domicile, la planification familiale et la propension à solliciter des soins à temps. De nombreux pays ont déjà adopté une politique de visites régulières pour le suivi et la promotion de la croissance et l’alimentation de complément, mais un recul des visites est souvent observé après la première année, la famille et les personnels de santé ne les considérant pas comme une priorité. Une gestion stratégique des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribuera à une plus grande avancée des services de vaccination et de santé de la mère et de l’enfant. E N CA D R É 1. P O I N TS E S S E N T I E L S C O N C E R N A N T L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E E T AU - D E L À 1. L’administration d’un nombre croissant de vaccins est recommandée après l’âge d’un an dans le cadre d’une approche de la vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie. L’OMS recommande l’administration aux enfants âgés de plus d’un an d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole et d’une dose de rappel des vaccins contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche. Les pays peuvent par ailleurs adopter un calendrier « 2 + 1 » pour le vaccin antipneumococcique con- jugué (VPC) prévoyant l’administration de la troisième dose au cours de la deuxième année de vie. L’OMS recommande également l’administration après l’âge d’un an de certains vaccins indiqués à l’échelle régionale, notamment contre la méningite A (MenA) dans la ceinture de la méningite en Afrique et contre l’encéphalite japonaise dans certaines parties de l’Asie. 2. L’extension du calendrier vaccinal au-delà de la petite enfance signifie que le concept de l’enfant entièrement vacciné doit être étendu à la deuxième année de vie. La notion d’enfant entièrement vacciné est fonction de l’âge de l’enfant et de l’ensemble correspondant des vaccins que l’enfant devrait avoir reçus, conformément au calendrier national, à cet âge. Selon les programmes, les enfants entièrement vaccinés pourront être ventilés en deux classes d’âge ou plus : moins d’un an et moins de deux ans (voir la Section 7.1). 3. L’accroissement de la complexité et l’allongement du calendrier vaccinal augment- eront l’importance des fiches conservées à domicile, qui rappellent aux aidants à quel moment ils doivent revenir pour l’administration des vaccins prévus, qui permettent aux dispensateurs de vérifier qui a besoin d’être vacciné, et qui servent de base d’évaluation dans les enquêtes en population sur la couverture vaccinale. Les fiches conservées à domicile devront être bien conçues, disponibles en nombre suffisant pour toutes les personnes prenant soin des enfants, utilisées de façon appropriée par les personnels de santé et gardées en lieu sûr par les personnes prenant soin des enfants et les familles. 5 www.UNICEF-irc.org/article/958/ (disponible qu’en anglais) 15 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 4. Dans certains contextes, des mesures concertées, notamment une communication efficace et le renforcement des capacités des personnels de santé, seront nécessaires pour faire évoluer l’opinion populaire selon laquelle la vaccination est réservée aux nourrissons. Pour atteindre des niveaux de couverture élevés au cours de la deuxième année de vie et à toutes les étapes de la vie, les personnels de santé, les personnes prenant soin des enfants, les communautés et les partenaires devront bien connaître les raisons pour lesquelles cela est important et savoir comment eux-mêmes peuvent y contribuer. Cela obligera toutes les parties concernées à modifier sensiblement leurs idées et leurs pratiques. 5. Si les enfants doivent être vaccinés dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, la vaccination ne doit pas être refusée à ceux qui sont amenés « en retard ». L’administration des vaccins en temps voulu est essentielle pour réduire l’exposition aux maladies évitables par la vaccination mais, à quelques exceptions près, mieux vaut vacciner tard que jamais. Pour ce qui est de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants ne sont plus vaccinés. 6. La réalisation d’un niveau élevé de couverture au cours de la deuxième année de vie, y compris avec les vaccins inclus de longue date dans le calendrier vaccinal, nécessite encore plus d’attention, de sensibilisation et de préparation que l’intro- duction d’un nouveau vaccin, et cela ne doit pas être pris à la légère. Les taux de défection très élevés entre la première et la deuxième doses de vaccin à valence rougeole observés dans de nombreux pays témoignent des difficultés que présente la vaccination d’une nouvelle classe d’âge. Les domaines qui requièrent une attention particulière sont notamment les suivants: gestion/suivi et évaluation des données; communication et renforcement des capacités des personnels de santé, notamment par un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui suivant la formation. 7. La gestion, le suivi et l’évaluation des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie posent des problèmes particuliers. Les feuilles de pointage et les autres outils de gestion des données doivent être soigneusement actualisés pour permettre l’enregistrement approprié de toutes les doses administrées (même tardivement) et pour encourager les personnels de santé à contrôler, enregistrer et notifier de façon appropriée les doses administrées et garantir ainsi la bonne gestion des vaccins et l’estimation des besoins. Le suivi des progrès sur au moins deux cohortes de naissance et les retours d’informations utiles peuvent poser des problèmes. Pour réduire ces difficultés, il sera important de planifier soigneusement les activités et de tirer les enseignements de l’expérience acquise. 8. La vaccination au cours de la deuxième année de vie peut être l’occasion de dispenser d’autres services essentiels aux enfants et aux mères. À condition d’être convenablement coordonnés avec d’autres programmes, les services de vaccination peuvent renforcer et stimuler le recours à d’autres services de santé, tels le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel, la supplémentation en vitamine A et en micronutriments, le déparasitage, l’éducation sanitaire et la planification familiale, la prévention du paludisme et le suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson. Chaque pays évaluera la synchronisation et le calendrier de ces services et déterminera leur intégration éventuelle sur la base d’un examen des ressources humaines, matérielles et financières requises. 16 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 SECTION Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 17 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Si les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie (ou ultérieurement) et l’âge auquel ils sont administrés varient selon les pays, la vaccination au cours de la deuxième année de vie est une pratique étendue. En 2016,6 recommandaient l’administration du DTC4 au cours de la deuxième année de vie; 6 OMS maladies évitables par la vaccination : système de surveillance. Résultats au niveau mondial 2017. (disponible qu’en anglais) http://apps.who.int/immunization_monitoring/globalsummary/schedules, consulté le 18 juillet 2017. avaient une politique vaccinale incluant l’administration d’au moins une dose de vaccin au cours de la deuxième année de vie; incluaient deux doses de vaccin à valence rougeole (VVR) dans leur calen- drier de vaccination systématique; recommandaient l’administration de la deuxième dose, le VVR2, au cours de la deuxième année de vie; incluaient l’administra- tion du VVR2 et d’une quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- coqueluche-tétanos (DTC4), quel que soit l’âge; avaient une politique prévoyant l’adminis- tration simultanée du VVR et du DTC4 au cours de la deuxième année de vie. 159 PAYS 86 PAYS 160 PAYS 135 PAYS 107 PAYS 45 PAYS 18 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages Il existe plusieurs raisons d’établir une solide plate-forme pour la vaccination et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Améliorer la protection contre les maladies évitables par la vaccination L’ajout de nouveaux vaccins, et de nouvelles doses des vaccins existants, au cours de la deuxième année de vie augmente l’étendue de la protection des enfants contre les maladies évitables par la vaccination, comme le montre le Tableau 1 ci-dessous. L’administration de doses supplémentaires des vaccins déjà inclus dans le calendrier national contribue à améliorer le niveau d’immunité et la durée de la protection. La réponse immunitaire au vaccin à valence tétanique, par exemple, décroît avec l’âge, aussi l’OMS recommande-t-elle l’administration de six doses (trois doses pour la primo- vaccination plus trois doses de rappel, dont une au cours de la deuxième année de vie).7 TABLEAU 1. VACCINS DONT L’OMS RECOMMANDE L’ADMINISTRATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 7 A L’utilisation d’un vaccin à valence tétanique associé à un vaccin antidiphtérique (Td ou DT) pour les doses de rappel ultérieures contre le tétanos est fortement encouragée, et ce afin de maintenir un niveau élevé d’immunité protectrice à la fois contre la diphtérie et contre le tétanos à toutes les étapes de la vie. VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Deuxième dose d’un vaccin contenant la valence rougeole (VVR2), notamment les vaccins contre la rougeole et la rubéole (RR) et contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) L’OMS recommande l’ajout d’une deuxième dose de VVR dans le calendrier vaccinal de tous les pays. Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, le VVR1 sera administré à l’âge de 9 mois et le VVR2 entre 15 et 18 mois avec un intervalle min- imum de quatre semaines entre les doses. Dans les pays où le risque d’infection rougeoleuse est faible chez les nourrissons (proches de l’élimination), le VVR1 pourra être administré à l’âge de 12 mois; l’âge optimal pour l’administration du VVR2 dépendant de considérations programmatiques relatives à l’obtention d’une couverture maximale par le VVR2. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/measles/en/). Quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche (DTC4) L’OMS recommande l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, de préférence au cours de la deuxième année de vie, pour renforcer l’immunité protectrice contre ces maladies. Vaccins antidiphtériques : note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/diphtheria/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins antitétaniques. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/tetanus/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins anticoquelucheux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/pertussis/en/). 19 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) L’OMS appuie le schéma (2p+1) pour le VPC, soit deux doses en primovaccination administrées au nourrisson et la troisième dose (rappel) entre 9 et 18 mois. L’âge d’administration de la dose de rappel sera choisi de façon à assurer une couverture maximale (en général à 9, 12, 15 ou 18 mois), sur la base de considérations opérationnelles et programmatiques, compte tenu notamment des visites pour les autres vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national. Vaccins antipneumococciques. Note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/ pneumococcus/en/) et Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Administration systématique du vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A (MenA) L’OMS recommande l’administration d’une monodose de MenA entre 9 et 18 mois en fonction des considérations programmatiques et épidémiologiques locales. Vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A: orientations actualisées. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/meningococcal/en/). Vaccin antityphoïdique conjugué (VTC) L’OMS recommande l’administration d’une dose unique de VTC entre 6 et 23 mois dans les pays d’endémie. L’âge d’administration dépendra des considérations épidémiologiques, géographiques et programmatiques locales. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Encéphalite japonaise (EJ) L’OMS recommande l’introduction de la vaccination contre l’encéphalite japonaise dans les calendriers de vaccination nationaux dans toutes les zones où l’encéphalite japonaise est reconnue comme une priorité de santé publique. L’OMS recommande l’administration d’une ou de deux doses, dès l’âge de 6 mois, le schéma posologique étant déterminé par l’épidémiologie locale et le type de vaccin. Note de synthèse : Position de l’OMS à propos des vaccins contre l’encéphalite japonaise. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/japanese_encephalitis/en/). Grippe saisonnière Les informations du pays sur les groupes à risque, la charge de morbidité et le rapport coût-efficacité des interventions aideront les responsables nationaux de l’élaboration des politiques et les planifi- cateurs des programmes de santé à prendre des décisions éclairées concernant les groupes cibles et l’âge de vaccination. Dans les pays qui décident d’introduire la vaccination contre la grippe saisonnière, l’OMS recommande son administration dès l’âge de 6 mois, jusqu’à 23 ou 59 mois, et l’administration de deux doses espacées de 28 jours au minimum pour les enfants âgés de moins de 9 ans qui n’ont pas encore été vaccinés. Note de synthèse de l’OMS concernant les vaccins antigrippaux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/influenza/en/). Tableau 1. 8 Les deux calendriers (3p+0 ou 2p+1) sont recommandés. Pour les pays qui n’ont pas encore adopté le VPC, le choix du calendrier tiendra compte de divers aspects opérationnels et programmatiques, notamment la ponctualité de la vaccination, la couverture escomptée pour une troisième dose et la ventilation par âge des maladies à pneumocoques. 20 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Procéder à la vaccination de rattrapage des enfants qui n’ont pas été vaccinés au cours de la première année de vie a La vaccination au cours de la deuxième année de vie donne la possibilité d’administrer les doses manquantes de plusieurs antigènes, notamment les suivants : BCG,9 VVR, vaccins antipoliomyélitiques buccal (VPO) et inactivé (VPI), vaccin pentavalent (ou DTC), vaccins antipneumococciques, et vaccin contre les maladies à rotavirus (RV). Dans certaines situations, divers obstacles sociaux, géographiques et économiques peuvent empêcher les familles de faire entièrement vacciner leurs enfants avant l’âge de 12 mois, cause d’une faible couverture. Une solide plate-forme au cours de la deuxième année de vie pourra être l’occasion d’améliorer la protection générale et la couverture. Ainsi, dans un pays où le vaccin antirougeoleux est administré à l’âge de 9 mois et où l’âge limite pour cette vaccination est fixé à un an, les enfants n’ont, par défaut, que cette fenêtre de trois mois pour recevoir le VVR1. Cet obstacle serait levé si les services de vaccination étaient étendus à la deuxième année de vie et si les activités de vaccination de rattrapage étaient encouragées au-delà de l’âge d’un an. L’administration aux enfants au cours de la deuxième année de vie des doses de vaccin antirougeoleux et d’autres vaccins qu’ils n’ont pas reçues pendant la première année de vie contribue à améliorer l’immunité de la population. C’est ce qu’a démontré en 2009 une analyse des enquêtes démographiques et sanitaires réalisées dans 45 pays. Il est ainsi apparu qu’une couverture globale de seulement 50% pour la vaccination systématique par le VVR1 à l’âge de 12 mois dépassait 80% dès lors que les vaccins administrés après l’âge de 12 mois (« doses en retard ») étaient pris en compte dans les estimations de la couverture (voir la Figure 1). 10 Fournir la possibilité d’intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires et nutritionnelles Un contact systématique programmé avec le système de santé au cours de la deuxième année de vie offre l’occasion de mieux intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires telles les suivantes : supplémentation en vitamine A, conseil nutritionnel, suivi et promotion de la croissance, déparasitage, soins pédiatriques du VIH/sida, fourniture de moustiquaires imprégnées d’insecticide et planification familiale. La Figure 2 illustre les gains de couverture potentiels pour plusieurs interventions de santé de l’enfant en Afrique dès lors qu’elles sont intégrées dans la plate-forme de vaccination systématique. 9 La note de synthèse de l’OMS sur les vaccins BCG a été actualisée récemment de façon à inclure la recommandation en faveur de la vaccination de rattrapage des nourrissons plus âgés et des enfants non encore vaccinés, des données scientifiques montrant qu’elle demeure bénéfique au-delà de l’âge d’un an. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Une note de synthèse actualisée sera publiée en février 2018). 10 Clark A, Sanderson C. Timing of children’s vaccinations in 45 low-income and middle-income countries: an analysis of survey data. Lancet. 2009;373:1543–9. 21 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 FIGURE 1. HAUSSE DE LA COUVERTURE ESTIMATIVE DU VVR1 DÈS LORS QUE LES VACCINS ADMINISTRÉS AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE SONT INCLUS FIGURE 2. COUVERTURE ESTIMATIVE DES INTERVENTIONS DANS LES FOYERS COMPTANT UN ENFANT ÂGÉ DE 12 À 23 MOIS, SI ELLES SONT INTÉGRÉES DANS LES ACTIVITÉS DE VACCINATION SYSTÉMATIQUE (28 PAYS D’AFRIQUE SUB-SAHARIENNE) 0 20 40 60 80 100 Afghanistan (2015) Tchad (2014) Haïti (2012) Mali (2013) Pakistan (2013) Yémen (2013) Zambie (2014) Couverture chez les enfants < 12 mois Couverture supplémentaire chez les enfants de 12 à 23 mois meses. 0 20 40 60 80 100 Source d’eau potable améliorée* Le foyer possède une moustiquaire L’enfant dort sous une moustiquaire L’enfant a reçu des suppléments de vitamine A Couverture actuelle Couverture totale probable * Anand et al. J. Inf. Diseases 2012 ; 205: S28-39 Couverture du VVR1 par classe d’âge dans certains pays D’après : Enquêtes démographiques et sanitaires (la date de l’enquête est indiquée pour chaque pays) 22 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Utiliser les vaccins de façon plus efficace L’administration de deux doses de vaccin à valence rougeole, dont une au cours de la deuxième année de vie, peut contribuer à réduire les taux de gaspillage de vaccin dans la mesure où, pour chaque flacon ouvert, un plus grand nombre de doses seront administrées. Il pourra en être de même de la vaccination de rattrapage, les autres doses de vaccin qui n’ont pas été administrées aux enfants dans leur première année de vie leur étant administrées plus tard. 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les programmes de vaccination, au cours de ces 40 dernières années, ont acquis une importante somme d’expérience en matière de fourniture de vaccins, principalement aux nourrissons. L’expérience acquise depuis l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans de nombreux pays est nuancée. Pour de nombreux programmes nationaux, par exemple, l’introduction du VVR2 au moyen d’une nouvelle visite systématique au cours de la deuxième année de vie ne devait pas poser de problème, le VVR faisant déjà partie du calendrier de la première année de vie et étant par conséquent connu des personnes prenant soin de l’enfant et des personnels de santé. Dans la réalité, cependant, elle est apparue d’une grande complexité, d’une nature, dans certains cas, encore inconnue des programmes de vaccination. Les taux élevés de défection entre le VVR1 et le VVR2 ont été particulièrement préoccupants dans un grand nombre de pays. Le succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie requiert de solides activités de planification, de coordina- tion, de mobilisation de la communauté et de création de la demande, de suivi et d’appui à la mise en œuvre. © W H O N epal 23 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 De nombreux programmes de vaccination voient encore dans la vaccination une intervention sanitaire réservée aux nourrissons, et ils ne proposent pas de vaccinations aux enfants au-delà de l’âge d’un an même si ceux-ci n’ont jamais été vaccinés. S’il est important d’établir des politiques de vaccination pour les enfants âgés de plus d’un an, faute de planification, de formation et de communication appropriées, ces politiques ne contribueront pas automatiquement à transformer les pratiques de vaccination en général. Les facteurs qui ont manifestement contribué à cette situation incluent les suivants : • insuffisance des informations communiquées aux personnels de santé en première ligne sur les politiques révisées relatives à la prestation des services de vaccination et d’autres services de santé après l’âge d’un an; • hésitation des agents de santé à administrer le VVR1 aux enfants âgés de plus de 12 mois car cela ne contribue pas à améliorer la couverture du VVR1, ces personnels craignant peut-être de manquer de doses pour les enfants âgés de moins de 12 mois; • moindre rang de priorité accordé à la vaccination des enfants plus âgés par rapport à la vaccination des nourrissons; • insuffisance de la communication et de la mobilisation sociale pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’elles doivent utiliser les services de santé au cours de la deuxième année de vie et les y encourager; • complexité de l’enregistrement, de la notification et de l’analyse des vaccins administrés après l’âge d’un an; • obstacles propres au système, tels un manque de ressources humaines et l’absence de coordination des chaînes d’approvisionnement, pour différents produits. Il ressort des évaluations consécutives à l’introduction de la deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans plusieurs pays et des études de cas sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie que l’introduction de toute vaccination après la première année de vie doit être traitée comme s’il s’agissait de l’introduction d’un nouveau vaccin, en termes d’attention, de sensibilisation et de préparation, et le surcroît de complexité que revêt la vaccination d’une nouvelle classe d’âge doit être pris en compte dans le processus de planification. La vaccination au cours de la deuxième année de vie devra si possible s’inscrire dans le contexte d’une visite médicale des enfants de façon à renforcer la prestation d’autres interventions sanitaires, et vice versa. 24 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 4 SECTION 25 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 La quasi-totalité des pays disposent déjà de politiques, d’orientations et d’autres appuis programmatiques pour les soins de santé de l’enfant pendant les cinq premières années de vie, notamment le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel et la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Selon leurs priorités sanitaires et le calendrier vaccinal existant, les pays pourront vouloir : introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une nouvelle interven- tion (au moyen d’une visite, ou de visites, planifiée(s)) et rattra- per les vaccinations manquées ; renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie existante (en améliorant, par exemple, la faible couverture du VVR2) et/ou; concevoir un contact pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une plate-forme pour la prestation coordonnée d’autres services de santé de l’enfant. Dans ces trois situations, une planification systématique sera indispensable pour régler les problèmes techniques et gestionnaires. La deuxième situation (amélioration des programmes existants) est traitée dans la section 10. 1. 2. 3. © U N IC EF/U N 0 58138/V ishw anathan 26 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie Dans le cas de l’établissement d’une nouvelle visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie, le processus de planification débutera un an avant la date de lancement prévue pour donner aux responsables le temps de procéder aux préparatifs décrits ci-dessous. Plus de détails sur la mise en œuvre de ces étapes sont données dans l’ouvrage de référence complémentaire Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vaccination dans la deuxième année de vie (Manual 2YL).11 Désigner un responsable qui sera chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et établir ou activer un groupe de travail spécial Le responsable chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie sera un membre du personnel du programme national de vaccination doté d’une autorité suffisante pour réunir un groupe de travail. Le groupe de travail inclura les représentants des différents domaines du programme de vaccination, comme la gestion des données, la communi- cation et la prestation des services. Si d’autres interventions de santé doivent être coordonnées —Ouvrage de référence essentiel Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vacci- nation dans la deuxième année de vie Ouvrage qui compète le présent document, ce manuel sera utilisé une fois la décision prise d’étendre la vaccination à la deuxième année de vie, ou d’améliorer la couverture d’une plate-forme existante. Le manuel fournit des orientations pratiques relatives à la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi de la vaccination lors d’une visite, ou de visites, planifiée(s), au cours de la deuxième année de vie, ainsi que des mesures utiles destinées à renforcer la vaccination lorsque les cibles du programme pour ce qui est de la couverture au cours de la deuxième année de vie n’ont pas été atteintes. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/2YL/fr/ avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les représentants de ces groupes seront également inclus. Il sera important d’associer les principaux acteurs et les partenaires du domaine de la vaccination et de la santé de l’enfant. La composition du groupe de travail pourra évoluer au fur et à mesure de la planification. Le GTCNV devra être associé et jouer un rôle directeur dans l’examen des considérations épidémiologiques et cliniques, ainsi que des besoins du programme de vaccination, des questions de coûts et de 11 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 27 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 —Ouvrage de référence essentiel L’outil de calcul des coûts à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie.12 L’UNICEF a conçu un outil Excel relative- ment simple de calcul des coûts destiné à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. L’outil doit être alimenté au moyen de données démo- graphiques, du prix des produits, du salaire des agents de santé et du coût approximatif des activités de formation et de communication. Les résultats sont ensuite présentés en termes de coût total, de coût annuel et de coût par visite. Les coûts sont ventilés en coûts préala- bles (comme la formation) et en dépenses renouvelables à financer continuellement (comme les vaccins et les seringues). L’analyse des coûts peut être considérée comme un moyen de sensibiliser l’opinion en faveur de l’introduction d’une visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil sera aussi utilisé comme un élément faisant partie intégrante du processus de planification. financement, et de l’élaboration des politiques et des orientations. Le Comité de coordination inter-agences (CCI) et/ou les comités de coordination du secteur de la santé devront également être associés pour obtenir des engagements et contribuer à l’établissement d’une compréhension commune des ressources requises. Élaborer un plan d’action chiffré et obtenir les financements nécessaires Cela inclura les activités, les principales responsabilités, les étapes, le calendrier et les ressources nécessaires pour s’atteler aux actions suivantes, compte tenu des enseignements tirés de l’expérience de l’introduction de vaccins antérieure et des difficultés rencontrées. 1. Actualiser les politiques et les orientations ; obtenir les approbations nécessaires ; produire et diffuser les données (sous forme imprimée et/ou électronique). 2. Définir les indicateurs de la vaccination au cours de la deuxième année de vie aux fins de l’enregistrement et de la notification, réviser le système d’information pour la gestion sanitaire et les outils de gestion des données (fiches conservées à domicile, registres, rapports mensuels), et les distribuer avant la date de mise en place. 3. Déterminer les besoins liés à l’organisation de la prestation des services, et satisfaire ces besoins. 12 L’outil de calcul des coûts de 2YL est disponible à: http://www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 4. Modifier, le cas échéant, les outils de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de la logistique, pour inclure de nouveaux vaccins et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie. 5. Élaborer, imprimer et distribuer un guide pratique et des instruments de travail pour les personnels de santé. 28 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 6. Concevoir un plan de formation et de nouveaux matériels de formation et d’encadrement, et dispenser une formation. 7. Élaborer une stratégie de communication, planifier et mettre en œuvre des activités de mobilisation sociale et de participation communautaire, notamment des études sur les connaissances-attitudes-pratiques (CAP) ou d’autres analyses comportementales,13 concernant notamment les communautés marginalisées et difficiles à atteindre. 8. Obtenir des fonds pour effectuer tout le travail préparatoire, et pour couvrir les dépenses opérationnelles et les autres coûts associés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Attribuer des responsabilités claires pour chaque aspect des préparatifs. Les groupes ou les comités auxquels avaient précédemment été confiées ces questions, pour les campagnes de vaccination ou l’introduction de nouveaux vaccins, pourront être réactivés. Toutefois, si d’autres interventions de santé doivent être incluses avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, d’autres programmes devront également être représentés, tels la nutrition, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), le paludisme, l’eau et l’assainissement, le VIH/sida pédiatrique, etc. Convenir des services ou des interventions à assurer pendant la visite et déterminer les politiques, les orientations, et les autres matériels qu’il conviendra de réviser. Ceux-ci incluront probablement les suivants, présentés dans le Tableau 2 ci-dessous mais, selon le pays, des matériels supplémentaires pourront avoir besoin d’être révisés. 13 Outils pour effectuer des analyses comportementales, y compris Guide for studying health worker/caregiver interactions for immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 et The guide to tailoring immunization programmes (TIP). Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2013, sont disponibles en anglais à l’adresse: www.who.int/immunization/programmes_systems/vaccine_hesitancy/en/. Les responsables sanitaires pourront aussi avoir des entretiens avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. © W H O 29 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 Politiques, orientations et norme • Politique vaccinale et manuels de référence • Politique nationale de santé/santé de l’enfant • Orientations et autres matériels de référence pour les agents de santé, notamment sur la PCIME Documents de planification • Plan pluriannuel complet PPAc) et le plan d’action annuel pour la vaccination • Formats pour la micro-planification et plans pour leur introduction Outils de gestion des données • Fiches conservées à domicile • Feuilles de pointage • Formulaires de notification mensuelle • Registres des établissements de santé • Registres communautaires • Système d’information pour la gestion sanitaire, Outil de gestion des données relatives à la vaccination au niveau du district (DV-DMT, en anglais), système d’information sanitaire du district, version 2 (DHIS2, en anglais) • Outils de suivi et diagrammes Formation et renforcement des capacités • Programmes de formation en cours d’emploi et préalable • Instruments d’encadrement • Instruments de travail Gestion de la chaîne d’approvi- sionnement • Évaluation de la chaîne du froid, de la logistique, et de la capacité de stockage disponible • Modes opératoires normalisés (MON) pour la manipulation des vaccins au cours de la deuxième année de vie • Outils prévisionnels pour les vaccins et la logistique Communication, création de la demande • Plan et stratégie de communication et de participation communautaire • Plans et matériels pour la mise en place • Matériels d’éducation sanitaire et instruments de travail TABLEAU 2. MATÉRIELS À EXAMINER ET ACTUALISER POUR LA VACCINATION ET LES SERVICES AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 30 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie L’une des mesures importantes consiste à décider de l’âge approprié auquel il convient de programmer la visite (ou les visites) au cours de la deuxième année de vie. Cela dépend des données épidémiologiques relatives aux maladies évitables par la vaccination en question, ainsi que du calendrier des autres services de santé de l’enfant, tel que précisé dans la politique nationale. Les responsables de l’élaboration des politiques et les décideurs devront tenir compte des objectifs de santé publique et des questions programmatiques, et utiliser des critères transparents pour évaluer leur importance relative. Les politiques et les orientations nationales relatives à la vaccination devraient être rédigées de façon à décrire clairement les mesures qui incombent au personnel de santé et aux personnes prenant soin de l’enfant. Ainsi, par exemple : • Préciser, bien qu’il soit préférable de vacciner les enfants dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, que, pour la plupart des vaccins, il n’y a pas de d’âge limite au-delà duquel l’enfant n’a plus droit à une protection vaccinale. Les exceptions sont le vaccin antirotavirus, qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois, et la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B (DN du HepB).14 L’expérience de trois pays concernant l’âge de programmation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie Un pays sud-africain a décidé d’administrer le VVR2 à l’âge de 18 mois, parce que cela coïncide avec l’âge de la supplémentation en vitamine A. Un pays d’Afrique de l’Ouest a choisi d’administrer le VVR2 à l’âge de 15 mois pour réduire au maximum la durée d’exposition potentielle au virus de la rougeole, bien que cela ne coïncide à aucun des autres services de santé planifiés au cours de la deuxième année de vie. Un pays d’Asie du sud a d’abord introduit le VVR2 et le DTC4 à différents mois de la deuxième année de vie pour des raisons épidémiologiques. Il a cependant été reconnu ultérieurement que cela compliquait le calendrier vaccinal et favorisait les occasions manquées de vaccination. Le pays a ensuite modifié le calendrier et recommandé l’administration des deux vaccins lors de la même visite. L’E X P É R I E N C E D U T R O I S PAYS 14 Il est important que les programmes aient une politique claire sur la date limite fixée pour l’administration de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B. Certains pays n’administrent plus la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B au-delà de deux semaines après la naissance de façon à maintenir un intervalle de quatre semaines entre les doses. Dans les pays qui utilisent un calendrier à 4 doses (avec un vaccin associé), un intervalle de quatre semaines n’est pas nécessaire avant la primo-vaccination (le calendrier du vaccin associé respectant les dosages requis), la dose de naissance contre l’hépatite B pouvant par conséquent être administrée jusqu’à la veille de l’administration prévue du premier vaccin associé. Les deux options sont acceptables. Pour plus d’informations, voir Guide pour l’introduction et le renforcement de la vaccination à la naissance contre l’hépatite B. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/documents/general/ISBN9789241509831/en/). 31 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N S E I G N E M E N T T I R É D E L A P O L I T I Q U E VAC C I N A L E La politique vaccinale de la République du Ghana a été actu- alisée pour fournir des orientations claires aux agents de santé concernant la vaccination des enfants âgés de plus de 12 mois. Politique relative à la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie Un contact systématique supplémen- taire pour des vaccinations aura lieu au cours de la deuxième année de vie d’un enfant à l’âge 18 mois ou peu après. Les services disponibles lors de ce contact incluront le RR2, le vaccin contre la méningite A, et toute intervention jugée appropriée (supplémentation en vitamine A, par exemple). Politique de rattrapage Tous les enfants doivent être vaccinés conformément au calendrier vaccinal recommandé au Ghana. Les enfants dont la vaccination n’est pas à jour recevront les antigènes manquants appropriés jusqu’à l’âge de cinq ans. À l’occasion de chaque visite médicale, le statut vaccinal d’un enfant doit être évalué et les doses manquantes administrées conformément au calendrier de rattrapage recommandé. Enfant entièrement vacciné L’indicateur de l’enfant entièrement vacciné se divise en trois catégories: à l’âge d’un an, à l’âge de deux ans, et après l’âge de deux ans. Un enfant est considéré comme entièrement vacciné à son âge s’il a reçu jusque-là tous les vaccins appropriés pour son âge. L’E X P É R I E N C E D U G H A N A • Communiquer l’objet de l’administration des vaccins au cours de la deuxième année de vie. Si le pays introduit une deuxième dose de VVR dans son calendrier de vaccination systématique, cette dose sera incluse dans la liste des vaccins exigés pour qu’un enfant soit considéré comme entièrement vacciné, et elle sera décrite comme la deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou RR2 ou ROR2, et non comme une dose de rappel. • Fournir des instructions claires sur la manière appropriée de déterminer les enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité en examinant les fiches conservées à domicile, d’enregistrer les doses administrées, de notifier les données et de les utiliser pour améliorer les services. • Préciser les mesures que doivent prendre les agents de santé dans des situations qui ne sont pas idéales, notamment lorsque la vaccination des enfants qui leur sont présentés n’est pas à jour, ou lorsque des enfants n’ont pas de fiche conservée à domicile, etc. (voir l’annexe 3). • Énoncer clairement la politique relative à la vaccination des enfants âgés de 12 mois ou plus dont la vaccination n’est pas à jour, pendant les activités périodiques d’intensification de la vaccination systématique (IPVS) comme les journées de la santé de l’enfant (voir l’Encadré 2 ci-dessous). 32 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé Les visites d’enfants malades et les visites dans un établissement pour les soins d’autres membres de la famille au cours de la deuxième année de vie sont aussi l’occasion d’administrer les doses de rattrapage si la vaccination de la première année de vie n’est pas à jour, de vérifier le statut vaccinal et d’administrer les doses prévues au cours de la deuxième année de vie. Les politiques vaccinales et la for- mation/l’encadrement des agents de santé doivent souligner qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite dans un établissement de santé et qu’un rattrapage vaccinal peut être effectué à chaque contact de l’enfant avec le système de santé. Des orientations claires pour le rattrapage des vaccinations qui n’ont pas été administrées lors de la première année de vie doivent être établies et diffusées largement, un calendrier vaccinal accéléré devant notamment être fixé pour les enfants chez lesquels plusieurs doses sont manquantes. Les recommandations de l’OMS relatives aux vaccinations de rattrapage constituent un ouvrage de référence utile à cet effet : http://www.who.int/immunization/policy/Immunization_routine_table3_FR.pdf 33 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N CA D R É 2. L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E LO RS D E S M A N I F E STAT I O N S O RGA N I S É E S P O U R L’I N T E N S I F I CAT I O N P É R I O D I Q U E D E L A VAC C I N AT I O N SYST É M AT I Q U E Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, comme les journées de la santé de l’enfant ou les semaines de la santé de la mère et de l’enfant, dès lors qu’elles sont organisées régulièrement, doivent être utilisées pour la vaccination de rattrapage des enfants dont les vaccins de la première année de vie ne sont pas à jour et pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie des enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité. Les politiques vaccinales et la formation des agents de santé à l’intensification périodique de la vaccination systématique doivent fournir des orientations claires à cet effet. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent aussi être utilisées pour sensibiliser à l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à la nécessité d’amener les enfants pour toutes les vaccinations recommandées au cours de la deuxième année de vie, conformément au calendrier national. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent également rappeler qu’il est important d’encourager les personnes prenant soin de l’enfant à apporter la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque contact avec le système de santé. Des orientations à l’intention des agents de santé sur le contrôle du statut vaccinal, la prestation des services et l’enregistrement des doses administrées, dans le cadre de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie ou des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, devront être incluses dans les politiques, les manuels pratiques, la formation et l’encadrement. Pour plus d’informations sur les meilleures pratiques aux fins des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, voir la publication de l’OMS Periodic Intensification of Routine Immunization. Lessons Learned and Implications for Action. Disponible en anglais à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/piri_020909.pdf 34 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie S’il est décidé d’utiliser la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la mise en œuvre d’autres interventions, les représentants des autres pro- grammes de santé apparentés devront être associés au processus de planification. Analyser et comparer les caractéristiques techniques des autres interventions proposées pour la ou les visite(s) planifiée(s) au cours de la deuxième année de vie Il conviendra de comparer systématiquement les priorités, les objectifs, les résultats, les problèmes et les plans des différentes interventions sanitaires et nutritionnelles reposant sur des bases factuelles qui sont proposées au cours de la deuxième année de vie pour déterminer les possibilités et les limites d’un contact vaccinal au cours de la deuxième année de vie dans le renforcement d’autres services. Cela pourra nécessiter l’organisation d’une ou de plusieurs réunion(s) pour encourager les acteurs à communiquer et se concerter directement au sujet de la continuité des soins des jeunes enfants et du rôle de la vaccination à cet égard. Cet ensemble de services à dispenser au cours de la deuxième année de vie reposera sur un éventail de considérations techniques, gestionnaires et axées sur le patient. Les questions à prendre en considération pour décider des éléments qui constitueront cet ensemble sont notamment les suivantes : • Quelles sont les priorités établies du ministère de la Santé pour ce qui concerne la santé publique ? • Quelles interventions peuvent être mises en œuvre pour les enfants âgés de 12 à 23 mois, certaines de ces visites sont-elles déjà établies, et coïncident-elles avec un calendrier vaccinal recommandé au cours de la deuxième année de vie ? • Quels services, et combien d’entre eux, peuvent être programmés lors d’une seule visite au cours de la deuxième année de vie, et cela sera-t-il plus commode pour l’enfant et pour la personne prenant soin de l’enfant ? • Toutes les interventions peuvent-elles être mises en œuvre pour les enfants au moyen de services fixes (statiques), de proximité et mobiles, et ces stratégies de prestation de services sont-elles opérationnelles ? • Les interventions proposées pour cette visite sont-elles mises en œuvre dans tout le pays ou seulement dans certaines zones géographiques ? • Les impératifs logistiques sont-ils similaires ? • Quelles sont les incidences sur les ressources humaines, notamment les capacités du personnel, le temps passé par patient, et le flux des patients ? 35 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 • Les ressources humaines et financières disponibles sont-elles suffisantes pour mettre en œuvre et maintenir chacune des interventions proposées pour la visite ? Certains pays ont prévu des services intégrés qui incluent la vaccination au-delà de l’âge d’un an et ils ont évalué l’expérience acquise pour déterminer comment améliorer les services. Les leçons tirées de cette expérience peuvent aider à orienter d’autres pays dans leurs processus décisionnels et de planification. E N S E M B L E D’I N T E RV E N T I O N S P O U R U N E V I S I T E M É D I CA L E C O M P L È T E D E L’E N FA N T À L’ÂG E D E 1 8 M O I S Un an après l’introduction du VVR2 en République de Zambie, le ministère de la santé et ses partenaires ont fait le point sur l’expérience acquise pour décider comment renforcer les résultats et intégrer la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans d’autres services. Lors d’une réunion spéciale, les responsables de plusieurs programmes - vaccination, nutrition et santé de l’enfant, les représentants des équipes provinciales et de district du système d’information pour la gestion sanitaire et les principaux partenaires techniques ont examiné par quels moyens la visite pour le VVR2 au cours de la deuxième année de vie pourrait satisfaire d’autres besoins sanitaires. Cette discussion a notamment débouché sur la définition de l’ensemble des services présenté ci-dessous. Elle faisait suite en partie à la décision du ministère de la santé de transformer en service systématique sa stratégie de supplémentation en vitamine A et de déparasitage, jusque-là associée aux semaines de la santé de l’enfant. À l’âge de 18 mois, tous les enfants bénéficient maintenant des services suivants: • VVR2 • rattrapage des autres vaccinations de la première année de vie qui ne sont pas à jour et pour lesquelles l’enfant satisfait encore aux critères d’admissibilité • suivi et promotion de la croissance • supplémentation en vitamine A • traitement antiparasitaire (mébendazole) Pour certains enfants, le cas échéant: • suivi/transfert en cas de diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson; • transfert pour la PCIME ou la prise en charge intégrée des cas dans la communauté pour les enfants fébriles ou présentant d’autres signes de maladie pendant la visite. L’E X P É R I E N C E D E L A Z A M B I E 36 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N ENSEIGNEMENTS TIRÉS DE L’INTÉGRATION DE LA VACCINATION DANS D’AUTRES SERVICES AU COURS DES CINQ PREMIÈRES ANNÉES DE VIE Le programme de vaccination de la République du Honduras est une solide plate-forme pour la prestation d’autres services aux enfants âgés de 2 à 5 ans. Il s’agit notamment de la supplémentation en vitamine A, de la supplémentation en acide folique pour les mères, de la promotion de l’allaitement au sein exclusif, de l’éducation pour la reconnaissance des tumeurs oculaires et de mesures locales ponctuelles destinées à endiguer les flambées de choléra et à maîtriser la dengue. Une première étude de l’expéri- ence acquise a montré ce qui suit. • ➢ Le succès repose sur l’étroite coordination et la planification conjointe entre les différents programmes et les différents niveaux du système de santé. • ➢ Les orientations techniques et programmatiques doivent être élaborées conjointement pour définir clairement la mise en œuvre des interventions prévues lors des visites médicales de l’enfant qui incluent la vaccination. • ➢ Les personnels de santé à tous les niveaux doivent être formés aux orientations techniques. • ➢ La ponctualité et l’adéquation des prévisions, des achats, de la distribution et du stockage sont nécessaires pour toutes les fournitures, pas seulement les vaccins, requises dans l’établissement de santé pour la visite médicale de l’enfant. • ➢ Un groupe de travail chargé de la communication devra concevoir un plan de communication stratégique incluant l’élaboration de matériels, l’utilisation des médias, la participation de la communauté ainsi qu’un calendrier et un budget. • ➢ Les formulaires pour l’enregistrement et la notification des données devront être adaptés et le système d’information pour la gestion sanitaire actualisé en conséquence. • ➢ Un suivi systématique, par classe d’âge et stratégie, des progrès eu égard aux buts fixés devra être effectué. • ➢ L’encadrement conjoint avec des membres du personnel de tous les programmes concernés devra accorder la priorité aux zones à forte densité de popula- tion et aux zones à risque. • ➢ Au nombre des obstacles à la pérennité de l’intégration figurent l’incertitude du financement et la disponibilité limitée des produits essentiels. D’après : Molina-Aguilera et al. Integrating health promotion and disease prevention interventions with vaccination in Honduras. J. Inf. Dis. 2012 ; 205 (Suppl. 1). L’E X P É R I E N C E D U H O N D U R AS 5 SECTION 37 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 38 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N L’introduction d’une visite de vaccination planifiée au cours de la deuxième année de vie requiert une planification détaillée pour sa mise en œuvre dans le cadre de l’organi- sation et de la prestation existantes des services fixes, de proximité et mobiles. Un rôle important incombe aux cadres aux niveaux du district et des établissements, à savoir ajuster la micro-planification et examiner l’organisation des services, le flux des patients, les ressources humaines et la prévention des occasions manquées de vaccination. Les responsables nationaux fourniront les orientations pour l’actualisation des modèles de micro-planification et la prestation de services de qualité, notamment si l’administration des interventions doit suivre un ordre préférable. La vaccination, en tant qu’acte invasif, fera généralement suite aux autres interventions.15 L’agent de santé, à la fin de l’interaction avec la personne prenant soin de l’enfant, lui indiquera cependant ce qu’il convient de faire en cas d’effets secondaires ou indésirables, et quand et où revenir pour la prochaine visite. 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification Dans de nombreux pays, les outils de micro-planification actuellement utilisés sont conçus pour aider à planifier la vaccination au cours de la première année de vie. Pour convenir à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les outils de micro- planification devront être révisés et étendus à la cohorte de la deuxième année de vie des enfants âgés de 12 à 23 mois. La population cible est constituée par les nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précédente. Ainsi, par exemple, s’il est prévu d’administrer le DTC4 aux enfants âgés de 18 mois ou plus, le groupe cible pour la micro-planification pour l’année en cours est constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Cette information devra être disponible dans les plans de l’année précédente. La ponctualité de la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deux- ième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. La micro-planification reposera sur la cohorte des 12–23 mois et, même si les enfants sont vaccinés plus tard que prévu, cela n’affectera ni le nombre ni la zone de recrutement des enfants à vacciner, seulement l’âge auquel les vaccins leur seront effectivement administrés. Comme décrit plus en détail à la section 7, toutes les doses administrées, quel que soit le moment, seront enregistrées dans les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage, les registres des établissements, les dossiers de vaccination électroniques et les rapports mensuels, selon l’âge auquel les vaccins ont effectivement été administrés à l’enfant. 15 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse - position de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf). 39 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 La micro-planification veillera en particulier à choisir les sites de proximité qui sont commodes pour la ou les personne(s) prenant soin de l’enfant, compte tenu du fait qu’un enfant dans sa deuxième année de vie est maintenant plus grand, plus lourd et moins facile à transporter qu’un nourrisson. Les mères auront aussi plus probablement un emploi à l’extérieur. Pour améliorer l’accès et réduire les taux de défection, le choix du site, le jour de la semaine et l’heure du jour des séances de proximité seront décidés, dans la mesure du possible, en consultation avec les membres de la communauté. Compte tenu de la prestation de services de santé supplémentaires pendant la visite prévue au cours de la deuxième année de vie, la micro-planification portera sur les aspects opérationnels de ces services, de même que sur ceux de la vaccination. Les personnels chargés de la nutrition, de la santé de l’enfant, de l’eau et de l’assainisse- ment, du VIH/sida, de la planification familiale, de l’éducation sanitaire et des autres programmes seront encouragés à participer au processus de micro-planification. 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie De nombreux pays aux moyens limités manquent cruellement de ressources humaines de sorte que les effectifs dont sont réellement dotés les établissements de santé ne satisfont pas aux normes fixées par les pouvoirs publics. La prestation de plusieurs services pendant la visite suppose la présence des types d’agents de santé appropriés dans chaque établissement. Pendant la phase de planification de la visite au cours de la deuxième année de vie au niveau national, les responsables du secteur de la santé examineront les ressources humaines dont disposent réellement les établissements de santé et ils formuleront des orientations quant aux types de personnel qui pourront s’acquitter de chaque tâche. Il pourra être nécessaire de réviser la définition des tâches et les responsabilités. Au niveau clinique, les infirmières-chef ou les responsables des établissements devront communiquer clairement la chronologie des services, qu’il s’agisse de services fixes ou de proximité. Ils désigneront également les personnels qui s’acquitteront de tâches particulières (décrites plus en détail à la section 8). Ces tâches sont notamment les suivantes : • contrôler le statut vaccinal des enfants pour déterminer quels services ils sont censés recevoir ce jour-là ; • dispenser chaque service dans un ordre prédéfini, ainsi, par exemple, suivi et promotion de la croissance, supplémentation en vitamine A, déparasitage, vaccination, conseil ; 40 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N • enregistrer les services administrés, dans tous les outils appropriés, immédiatement après leur prestation ; • s’entretenir avec chaque personne prenant soin de l’enfant du service qui vient d’être fourni à l’enfant et des mesures qui incombent ensuite à cette personne. Dans les établissements de santé plus petits où la responsabilité de toutes les fonctions incombe à un, ou à quelques, membre(s) du personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. Aux points de prestation des services, fixes ou de proximité, des agents de santé communautaires ou des volontaires qualifiés, pourront aider les agents de santé pour ce qui est de la gestion du flux des patients, de l’éducation sanitaire, et éventuellement de certains aspects de la tenue des dossiers. Dans les communautés, les tâches des agents de santé communautaires pourront inclure l’enregistrement des nouveau-nés, la tenue des registres communautaires des enfants âgés de 0 à 59 mois et des femmes enceintes, la recherche et le suivi des sujets perdus de vue, la sensibilisation des membres de la communauté à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie et leur information concernant le moment et le lieu où se présenter pour recevoir ces services. Certaines tâches sont cependant moins adaptées aux agents de santé communautaires et aux volontaires. Le contrôle du statut vaccinal des enfants âgés de 12 à 23 mois pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité à la vaccination, par exemple, est plus complexe que la vaccination des nourrissons, compte tenu du nombre accru des doses que ces enfants devraient avoir reçues à cet âge et de l’incertitude possible quant à la manière de procéder en cas de doses manquantes ou de vaccinations qui ne sont pas à jour. Aussi cette tâche nécessitera-t-elle probablement des agents de santé qualifiés. Dans les établissements de santé plus petits avec des ressources limitées en termes de personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. © W H O /Reidy 41 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients Dans les situations où les moyens disponibles sont limités, il ne sera pas toujours possible de proposer tous les services en même temps ni au même endroit. Ainsi, la vaccination ne pourra pas être assurée quotidiennement, comme prévu par les autorités nationales, dans un petit établissement où la prestation de tous les services repose sur un ou deux agent(s) de santé. Il sera alors important d’élargir la communication et de mobiliser les communautés pour que les personnes concernées se présentent les jours précis où les services sont proposés. Au niveau du district et dans les établissements, les responsables sanitaires devront examiner les questions suivantes : • Quelles seront les tâches particulières qui incombent à chaque type d’agent de santé dans la fourniture de la vaccination, —Ouvrages de référence essentiels Guides relatifs aux occasions manquées de vaccination (OMV) La stratégie de l’OMS pour réduire les occasions manquées de vaccination (OMV) vise à accroître la couverture vaccinale en améliorant l’utilisation des sites de vaccination existants (dans les centres de santé, les hôpitaux, les services de proximité/mobiles, etc.) Tout en améliorant la couverture, la réduction des OMV renforcera la prestation des services de santé et encouragera la synergie entre les programmes. http://www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_strategies/ MOV/fr/ et d’autres services, pendant la visite au cours de la deuxième année de vie ? Que fera-t-il différemment, le cas échéant, par rapport à la pratique actuelle sur une base quotidienne, mensuelle, trimestrielle ou annuelle ? • Quels sont les blocages probables qui pourront entraîner de longues attentes, notamment dans les établissements de grande dimension ? Les responsables des dispensaires détermineront la manière de réduire la durée de l’attente. • Là où tous les patients passent par l’accueil avant d’accéder aux services, cette étape peut-elle être utilisée pour communiquer avec les parents, répondre à leurs questions, et aiguiller les enfants vers les différents services ? Dans certains cas, il pourra être possible de dispenser certains services à l’accueil ou dans la salle d’attente avant que les mères ou les personnes prenant soin de l’enfant se dirigent 42 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N 16 Les évaluations des OMV menées au Tchad (2015), à Timor Leste (2015) et au Burkina Faso (2016) ont montré que les OMV étaient proportionnellement plus nombreuses pendant la deuxième année de vie. vers d’autres départements. Il pourra être nécessaire d’affecter des personnels chargés de la vaccination ou d’autres services à l’accueil à tour de rôle pour faciliter cette étape. • Tous les services proposés pendant une visite de vaccination au cours de la deux- ième année de vie sont-ils effectivement proposés et disponibles le même jour ? Des occasions manquées de vaccination et d’autres services peuvent être dues au fait que tous les personnels ne sont pas présents et tous les services ne sont pas dispensés en même temps au même endroit. La complexité accrue de la visite au cours de la deuxième année de vie pourra nécessiter une révision du calendrier des services de proximité, pour optimiser l’utilisation des ressources humaines. • Les politiques et les pratiques requises ont-elles été instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs) ? Des évaluations récentes dans certains pays ont montré que le taux des occasions manquées de vaccination (OMV) était particulièrement élevé pendant les visites au cours de la deuxième année de vie.16 Aussi est-il important de concevoir et d’organiser les services de manière à encourager une coordination entre les différentes interventions sanitaires. Les conclusions des évaluations indiquent par ailleurs qu’une ou deux visites seulement ont lieu au cours de la deuxième année de vie pour des soins préventifs, et qu’il est par conséquent plus important encore de saisir ces occasions. Les pays qui ont mené une évaluation des OMV devront en intégrer les résultats dans leur planification pour améliorer l’organisation des services. Les politiques devraient être instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs). © W H O 43 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 SECTION Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 44 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie Les planificateurs feront le point des fournitures requises pour la visite au cours de la deuxième année de vie, tant pour la vaccination que pour les autres services. Les ajustements nécessaires aux fins des prévisions, de la distribution et du stockage seront définis et examinés pour faire en sorte que tous les produits soient disponibles sur chaque lieu de prestation des services. Le tableau 3 présente un exemple fondé sur l’ensemble de services adopté en Zambie. Les pays pourront adapter cet exemple à l’ensemble de services qu’ils prévoient d’inclure dans leur visite médicale des enfants au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 3. INTERVENTIONS ET PRODUITS POUR LA VACCINATION ET LES AUTRES SERVICES LORS D’UNE VISITE PROGRAMMÉE AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE (EXEMPLE) S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Doses de vaccins recommandées au cours de la deuxième année de vie (VVR2, MenA, DCT4/ rappel du vaccin pentavalent) • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccins sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • Actualiser les outils d’enregistrement et de notification Rattrapage des autres vaccinations manquantes à l’issue de la première année de vie • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccin sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant17 • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • S’assurer que les outils de gestion des données permettent l’enregistrement/la notification des vaccinations qui ne sont pas à jour 45 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Supplémentation en vitamine A • capsules de 200 000 UI de vitamine A • Ciseaux • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de vitamine A qui seront nécessaires pour la visite systématique au cours de la deuxième année de vie. Cela pourra représenter un changement dans la stratégie de prestation des services (si ce service était précédemment assuré dans le cadre des journées semestrielles de la santé de l’enfant, par exemple) • Examiner les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quantités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Traitement antiparasitaire • Médicaments antiparasitaires • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de médicaments antipar- asitaires nécessaires pour la visite systéma- tique au cours de la deuxième année de vie • Comparer avec les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quan- tités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Suivi et promotion de la croissance • Balances • Rubans pour mesurer le périmètre brachial à mi-hauteur • Matériels de conseil • Relevé de crois- sance, si distinct de la fiche conservée à domicile • Outils de gestion des données • Faire le point sur les fournitures et les matériels disponibles sur le lieu de prestation des services compte tenu des niveaux estimés d’utilisation et de fréquentation au cours de la deuxième année de vie Suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson • Outils de gestion des données • Matériels de conseil • Déterminer si des quantités supplémentaires de médicaments comme le cotrimoxazole sont nécessaires aux fins du suivi 17 En règle générale, des quantités supplémentaires ne seront pas nécessaires puisqu’il s’agit de « vaccinations en retard » d’enfants déjà comptabilisés dans les prévisions de l’année précédente, et non de doses supplémentaires. Pour couvrir le gaspillage sur le terrain, les pays pourront cependant prévoir des doses supplémentaires pour le rattrapage sur la base de la couverture des années précédentes. 46 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Selon les interventions que les pays choisissent de mettre en œuvre parallèlement à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les autres produits qui peuvent être envisagés sont notamment les suivants: • supplémentation préventive en zinc ou utilisation du zinc dans la prise en charge de la diarrhée • poudres incluant plusieurs micronutriments • traitements de la malnutrition aiguë sévère • suppléments de fer • moustiquaires imprégnées d’insecticides Dans certains pays, les produits comme les suppléments de vitamine A et les médicaments antiparasitaires sont principalement fournis dans le cadre d’activités telles que des campagnes, ainsi les journées ou semaines semi- annuelles de la santé de l’enfant, qui disposent de leurs propres chaînes d’approvisionnement, indépendantes de celles des services. Si les pays décident de les fournir de préférence lors d’une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie, ils devront s’assurer que tous les lieux de prestation des services disposent de quantités suffisantes pour une prestation systématique. Dans les pays où ces produits sont fournis aux établissements de santé dans les trousses de médicaments essentiels, il conviendra de déterminer si les trousses contiennent des quantités suffisantes pour répondre aux besoins lors des visites au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront consulter les lignes directrices de leur programme existant et les normes ou les références mondiales, notamment les directives de l’OMS (disponibles qu’en anglais) Supplémentation en vitamine A chez les nourrissons et les enfants de 6 à 59 mois19 et Chimioprévention des helminthiases chez l’homme. Utilisation coordonnée des médicaments anthelminthiques pour les interventions de lutte: manuel à l’intention des professionnels et des administrateurs de programme.20 18 Disponible en anglais à l’adresse www.who.int/elena/titles/zinc_diarrhoea/en/ 19 www.who.int/nutrition/publications/micronutrients/guidelines/vas_6to59_months/en/ 20 www.who.int/neglected_diseases/preventive_chemotherapy/9789241547109/en/ 47 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 21 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ —Ouvrage de référence essentiel Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi Cet ouvrage décrit les principes et les questions à prendre en considération lors de l’introduction d’un nouveau vaccin dans un programme national de vaccination, et il contient des éléments d’information et des outils/ listes de contrôle pour la planifica- tion, la mise en œuvre et le suivi. Ce guide appelle aussi l’attention sur les moyens de saisir l’occasion d’ajouter un nouveau vaccin pour renforcer les systèmes de vaccination et de santé. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/vaccine_intro_ resources/nvi_guidelines/en/ Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination DE LA DÉCISION À L’EXÉCUTION ET AU SUIVI Dans la prévision des besoins pour la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, la population cible inclut les nourrissons sur- vivants de la cohorte des naissances de l’année précédente. Si, par exemple, il est prévu de vacciner les enfants âgés de 18 mois contre la méningite A, le groupe cible aux fins des prévisions pour l’année en cours sera constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Comme indiqué dans l’encadré 1, la ponctualité de la vaccination lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. Il en découle pratique- ment que les prévisions doivent reposer sur l a cohorte des enfants âgés de 12 à 23 mois. Si les enfants sont vaccinés après l’âge de 23 mois, seul l’âge auquel les doses sont effectivement administrées change mais cela n’affecte pas le nombre des doses requises. S’il est important d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude dans les feuilles de pointage et les rapports mensuels selon l’âge réel de la vaccination, cela n’affectera pas les pratiques de gestion des stocks. Introduire un nouveau vaccin Avant d’introduire un vaccin entièrement nouveau (le vaccin contre la méningite A, par exemple) dans le calendrier de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie, les planificateurs nationaux devront consulter le document de l’OMS Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi. Les sections 3.4 et 3.5 de cet ouvrage examinent en profondeur la question de la gestion des vaccins et de la prévision des besoins.21 Les modifications particulières à apporter à la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendront des caractéristiques du nouveau new vaccin introduit. 48 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Ajouter une autre dose d’un vaccin déjà inclus dans le calendrier Si la visite au cours de la deuxième année de vie prévoit une dose supplémentaire ou de rappel d’un vaccin qui figure déjà dans le calendrier national, les préparatifs nécessaires dépendront également du ou des vaccin(s) en question. L’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou contre la rougeole et la rubéole dans des flacons de 10 doses nécessit- era, selon les estimations, de 15 à 25% d’espace de stockage supplémentaire dans la chaîne du froid. Le besoin de doses de vaccins supplé- mentaires sera compensé dans une certaine mesure par la réduction escomptée du taux de gaspillage des vaccins en flacons de 10 doses car, compte tenu de la taille accrue de la population cible, davantage de doses seront utilisées par flacon. Il a été estimé que le taux de gaspillage de vaccin antirougeoleux pourrait être réduit de 40% du fait du remplacement du calendrier à une dose par un calendrier à deux doses.22 Les administrateurs de programme et les logisticiens devront aussi surveiller et réviser le taux de gaspillage et les facteurs de gaspillage de vaccin à valence rougeole compte tenu de toute modification éventuelle des politiques, ou des pratiques réelles, concernant les circonstances dans lesquelles les agents de santé doivent ouvrir des flacons multidoses de 22 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) pp. 21–22. pp. 21–22. —Ouvrage de référence essentiel Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antir- ougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine Cet ouvrage fournit des orienta- tions à l’appui des discussions sur la politique à mener et des aspects opérationnels de l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans le calendrier de vaccination systématique. Il fournit des indications utiles sur les questions propres à la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, notamment la prévision, la communication et la gestion des données liées à la vaccination. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/112842/ WHO_IVB_13.03_fre.pdf Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine Contact Département V ccination, vaccins et produits biologiques Organisation mondiale de la Santé 20 avenue Appia CH 1211 Genève Suisse vaccines@who.int ces vaccins. Moyennant une formation complémentaire ou un renforcement des compétences, les agents de santé devront prendre l’habitude d’ouvrir des flacons de 10 doses même lorsqu’un enfant ou deux seulement sont présents pour la vaccination. Cette pratique améliorera la ponctualité de la vaccination, priorité importante du programme, en particulier pour la rougeole. Cela risque en revanche d’accroître les taux de gaspillage. Pour ce qui est de l’introduction du DTC4, l’effet sur la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendra du produit vaccinal utilisé. Si un pays, par exemple, 49 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 qui utilise un vaccin pentavalent pour la vaccination des nourrissons prévoit d’administrer le DTC4 au moyen du seul DTC, cela reviendra alors à ajouter un nouveau vaccin à la chaîne du froid. Si le pays décide au contraire d’administrer le DTC4 sous la forme d’une dose supplémentaire de vaccin pentavalent, les besoins supplémentaires en espace de stockage dans la chaîne du froid pourront être réduits au minimum, ce qui facilitera la gestion programmatique des approvisionnements. L’utilisation de vaccin pentavalent rendra superflues les doses supplémentaires administrées de vaccin contre l’hépatite B et contre Haemophilus influenzae type B (Hib), même si celles-ci sont sans danger. Les responsables du programme national devront peser le pour et le contre de cette décision. Vaccination de rattrapage pour les doses manquantes à l’issue de la première année de vie De nombreux pays procèdent déjà à certaines vaccinations de rattrapage au moyen des fournitures existantes. Avec l’introduction d’une plate-forme pour la deuxième année de vie et du renforcement des politiques de vaccination de rattrapage, les besoins en vaccins et en logistique pourraient augmenter à brève échéance ; aussi les administrateurs devront-ils surveiller l’évolution de la consommation de vaccins pour ajuster leurs prévisions en conséquence. Les effets potentiels de la vaccination de rattrapage sur la gestion des vaccins et de la chaîne du froid peuvent être estimés sur la base d’un ensemble de facteurs, notamment les données relatives aux tendances passées concernant la vaccination des enfants âgés de plus d’un an, le nombre escompté de doses de chaque vaccin à administrer après l’âge d’un an, et la question de savoir si les flacons de vaccin en question peuvent être utilisés dans les jours suivant leur ouverture, conformément à la politique relative aux flacons multidoses.23 Autres produits pour la vaccination Des quantités accrues d’aiguilles, de seringues et de réceptacles de sécurité sont nécessaires compte tenu des vaccinations supplémentaires à administrer au cours de la deuxième année de vie. La section 3.5 du document Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi fournit des orientations détaillées sur ce sujet.24 Les quantités de ces fournitures nécessaires dépendront de la couverture estimée pour chaque dose de chaque vaccin, et elles pourront évoluer au fil du temps. Dans certains pays, les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2, élevés au départ, ont reculé en quelques années tandis que dans d’autres pays, les taux de défection sont restés élevés. Les administrateurs de programme et les logisticiens devront surveiller chaque année les schémas réels de la couverture et de la consommation de vaccins, et ajuster leurs buts et leurs prévisions en conséquence. 23 Déclaration de politique générale de l’OMS : Révision de la politique relative aux flacons multidoses, 2014. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2014 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/135972/1/WHO_IVB_14.07_eng.pdf). 24 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ 50 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 SECTION Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 51 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 L’enregistrement, la notification et l’utilisation des données à tous les niveaux peuvent constituer les aspects les plus complexes de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les groupes cibles à vacciner, ou qui bénéficieront d’autres services, doivent être clairement définis et des dénominateurs appropriés utilisés pour calculer la couverture de ces groupes cibles. Pour déterminer les besoins en données, des décisions devront être prises concernant les types d’informations et d’indicateurs à utiliser pour suivre l’exécution et orienter l’action. Les instruments d’enregistrement et de notification des données devront être soigneusement révisés, notamment avec l’aide des utilisateurs finaux, pour faire en sorte qu’ils aident effectivement les personnels de santé à vérifier qui satisfait aux critères d’admissibilité, à dispenser les services, et à employer de bonnes pratiques d’enregistrement et de notification. La présente section porte sur les sujets suivants : 1. INDICATEURS DE RENDEMENT. Les programmes doivent décider comment surveiller l’introduction et l’exécution et comment les indicateurs seront utilisés pour orienter les activités et la prise des décisions. Ils devront également envisager d’autres moyens d’obtenir des données relatives au programme notamment au moyen d’enquêtes en population sur la couver- ture ou d’enquêtes sur les connaissances- attitudes-pratiques (CAP). 2. BESOINS EN DONNÉES. Une fois connus les indicateurs d’exécution, les besoins en données pour la production des indicateurs pourront être définis. 3. ACTUALISATION DES FORMULAIRES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES. Cela inclut tous les outils d’enregistrement, de notification et de suivi. © U N IC EF/U N 0 26564/Parry 52 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.1 Indicateurs d’exécution Les décisions quant aux changements à apporter aux outils et aux méthodes de gestion des données reposeront sur le principe de base selon lequel seules les données qui ont des chances d’être utilisées doivent être recueillies. Les pays seront sensibilisés à la nécessité de notifier régulièrement certains indicateurs de vaccination mondiaux. D’autres besoins en matière de données pourront cependant varier selon les priorités et les problèmes liés au programme de chaque pays. Le tableau 4 présente les indicateurs de vaccination adaptés à l’établissement ou au renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie. La mesure des indicateurs relatifs à la deuxième année de vie nécessite l’enregistrement et le comptage des doses déjà reçues à l’âge de l’administration. Dans les contextes où les retards de vaccination sont notoires et où l’amélioration de la ponctualité est une priorité, les feuilles de pointage pourront être ventilées en trois classes d’âge: de 0 à 11 mois, de 12 à 23 mois, et plus de 24 mois. Cela permettra au programme de surveiller si la ponctualité s’améliore progressivement. Un pays où la ponctualité de la vaccination est solidement établie n’y accordera pas nécessairement de l’importance et pourra préférer limiter ses feuilles de pointage à deux classes d’âge: de 0 à 11 mois, et plus de 12 mois. Pour éviter de surcharger les agents de santé avec des tâches de notification, les pays devront réfléchir soigneusement aux données supplémentaires qui seront nécessaires, le cas échéant, pour les indicateurs liés à la deuxième année de vie et saisir l’occasion d’examiner, voire d’éliminer, les indicateurs qui ne sont pas utilisés actuellement. Sur cette base, les pays devront décider quelles données recueillir systématiquement chaque année, auprès de tous les lieux de prestation de services de vaccination, et quelles données recueillir moins fréquemment au moyen d’enquêtes de couverture en population comme les enquêtes démographiques et sanitaires (EDS), les enquêtes en grappes à indicateurs multiples d’UNICEF (MICS) ou les enquêtes CAP. Il est important de distinguer entre les données recueillies au moyen de chacune de ces méthodes. Les enquêtes en population sur la couverture par la vaccination systématique doivent être adaptées aux fins de l’enregistrement des données sur toutes les doses adminis- trées. Le document de l’OMS Vaccination coverage cluster surveys: reference manual (2017)25 fournit des orientations sur la définition des populations cibles sur lesquelles doivent porter les enquêtes si la vaccination est étendue au-delà de l’âge d’un an. Pour la couverture des vaccins recommandés entre les âges de 12 à 23 mois (le VVR2, le DTC4, par exemple) le manuel de référence suggère de faire porter l’enquête sur les enfants âgés de 24 à 35 mois en plus de ceux qui sont âgés de 12 à 23 mois et qui font habituellement l’objet d’enquêtes liées aux vaccins recommandés avant l’âge de 12 mois. Suivi des défections entre le VVR1 et le VVR2 Les défections entre le VVR1 et le VVR2 doivent faire l’objet d’un suivi aux niveaux national, infranational et des établissements sur la base de rapports récapitulatifs 25 http://www.who.int/immunization/documents/who_ivb_18.09/en/ 53 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 26 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) ) Annexe 6, p.16. mensuels. Les établissements sont aussi encouragés à établir des diagrammes de suivi. L’administration prévue des doses à deux cohortes de naissance différentes est une source de complication; en réalité, cependant, vu la très petite différence de taille entre les cohortes de deux années consécutives, le même dénominateur sera utilisé pour les deux doses pour le calcul des défections. Il est recommandé d’utiliser comme dénominateur les nourrissons survivants de la cohorte recevant le VVR1.26 Un diagramme type de suivi de la couverture, incluant les défections entre le VVR1 et le VVR2, est présenté à l’annexe 2. Vérifier si toutes les interventions prévues pendant une visite planifiée au cours de la deuxième année de vie sont effectivement mises en œuvre La visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion de faire bénéficier le même enfant de plusieurs services, et elle encourage une utilisation accrue des ser- vices à un âge vulnérable. Il est important de disposer d’un système de suivi de l’utili- sation réelle de toutes les interventions mises en œuvre pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. Si, par exemple, l’exécution de la vaccination est supérieure à celle des autres services, cela permettra de signaler les obstacles à leur prestation et pourra aider les responsables à reconnaître les problèmes particuliers et à rechercher des solutions. Si tous les services qui doivent être fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie sont notés dans le même registre, les chefs et les cadres de l’établissement pourront effectuer des contrôles réguliers pour évaluer la mesure dans laquelle les enfants qui se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie bénéficient effectivement de tous ces services. Par ailleurs, l’enregistrement de plusieurs services au même endroit peut donner naissance à un grand registre encom- brant qui risque de se révéler rapidement malcommode. La faisabilité de ces pratiques d’enregistrement devra être examinée et testée avec les agents de santé. L’utilisation réelle des interventions intégrées pourra aussi être suivie au moyen de visites dans les établissements, d’enquêtes et d’entretiens à la sortie des patients. Déterminer si les enfants sont entièrement vaccinés L’ajout de nouveau vaccins et de nouvelles doses des vaccins existants au cours de la deuxième année de vie complique la tâche de l’agent de santé qui doit utiliser les données administratives pour déterminer les enfants qui sont entièrement vaccinés eu égard à leur âge et au calendrier vaccinal du pays. L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. Il arrive de plus en plus fréquemment qu’un enfant soit appelé à recevoir 15 doses de vaccins ou plus au cours des 15 à 18 premiers mois de vie. Cela accroît le temps dont l’agent de santé a besoin pour examiner le carnet de santé de l’enfant ou pour con- trôler tous les points du registre pour déterminer si l’enfant est entièrement vacciné. Une option consiste à scinder l’indicateur en deux catégories ou plus (< 12 mois et < 24 mois). Les programmes peuvent aussi choisir de ne pas inclure l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné dans les feuilles de pointage, mais de surveiller l’indica- teur ou les indicateurs au moyen d’enquêtes périodiques sur la couverture vaccinale. 54 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N TA B L E AU 4. R É SU M É D E S I N D I CAT E U RS D E VAC C I N AT I O N L I É S À L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. 55 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. a Le dénominateur sera la cohorte de naissance des 12–23 mois (les nourrissons survivants) même si les données sont ventilées en trois classes d’âge. b Cet indicateur est très utile dans les pays où le VVR1 est recommandé à l’âge de 9 mois. Dans les pays où l’administration du VVR1 est prévue à l’âge de 12 mois ou plus tard, l’indicateur devra être modifié en conséquence. 56 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.2 Besoins en données Déterminer les dénominateurs Pour les vaccinations prévues après la première année de vie, la meilleure cible est l’estimation des nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précé- dente. La couverture vaccinale administrative peut ensuite être estimée en divisant les doses administrées pendant l’année en cours (numérateur) par le nombre estimé des enfants survivants de la cohorte de naissance de l’année passée (dénominateur). Enregistrer les doses administrées Les doses de vaccins seront comptabilisées au minimum dans deux classes d’âge (0–11 mois et plus de 12 mois) ou, de préférence, dans trois classes d’âge (0–11 mois, 12–23 mois et plus de 24 mois). Des exemples de feuilles de pointage incluant ces deux ventilations possibles sont présentés à l’annexe 1. L’établissement de sous- catégories supplémentaires pour l’enregistrement des doses, comme la prestation des services (fixes ou de proximité), alourdit la charge de travail des agents de santé et accroît le risque d’erreurs ; aussi la ventilation en classes supplémentaires au-delà de l’âge doit-elle être envisagée avec précaution. La manière dont ces données supplémentaires seront utilisées pour orienter les activités sera clairement définie afin de déterminer si leur collecte est réellement nécessaire. Au besoin, des feuilles de pointage distinctes seront utilisées pour les séances fixes et de proximité, et les fiches de notification mensuelles incluront des lignes distinctes pour chaque antigène pour les séances fixes et les séances de proximité. Le suivi des indicateurs sanitaires par sexe a été recommandé par certaines personnes à des fins d’équité ; les enquêtes de couverture ont cependant montré à plusieurs reprises que le sexe de l’enfant ne constituait pas un obstacle à la vaccination.27 Vu le surcroît de complexité que cause la stratification pour le système administratif, l’OMS L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. 27 State of inequality: childhood immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2016 www.who.int/gho/health_equity/report_2016_immunization/en/ (disponible en anglais) © U N IC EF/U N 0 59893/Rom eo 57 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 E N CA D R É 3 P RO M O U VO I R L’E X ACT I T U D E D E L’E N R EG I ST R E M E N T E T D E L A N OT I F I CAT I O N P O U R A M É L I O R E R L E S S E RV I C E S Les agents de santé peuvent hésiter à enregistrer les doses de façon exacte s’ils craignent d’être réprimandés parce qu’ils consignent des pratiques qui ne sont pas conformes aux normes nationales. L’enregistrement approprié des pratiques réelles est essentiel pour la détection et la résolution des problèmes ; aussi l’exactitude de l’enregistrement et de la notification doit-elle être encouragée et soutenue. Si, par exemple, une première dose de VVR est administrée après l’âge d’un an, elle devra être enregistrée comme la première dose, quel que soit l’âge de l’enfant. Si les agents de santé se sentent contraints de déclarer qu’ils n’ont pas dépassé les taux de gaspillage de vaccins établis, ils risquent de renvoyer les mères et les enfants sans vaccination si un ou deux enfants seulement se présentent pour le VVR ou d’autres vaccins lyophilisés en flacons multidoses qui doivent être jetés six heures au plus après la reconstitution. Priver ces enfants de vaccination ce jour-là constitue une occasion manquée de vaccination, qui prolonge l’exposition à la maladie et risque d’entraîner la perte définitive de ces enfants pour le système. Il incombe aux cadres de promouvoir l’exactitude en matière d’enregistrement et de notification des données et d’aider les agents de santé à prendre des décisions lorsque les circonstances ne sont pas optimales. ne recommande pas le comptage des doses par sexe. Il n’est pas non plus conseillé d’essayer de séparer les doses administrées aux enfants dans une zone desservie par un établissement par opposition aux enfants vivant à l’extérieur de cette zone. En cas d’incertitude concernant l’égalité des enfants en matière de vaccination, eu égard au sexe ou à d’autres caractéristiques, il est recommandé que les enquêtes mises en œuvre aient notamment pour mandat de détecter les inégalités ou les disparités en matière de couverture. L’inclusion de trois classes d’âge pour l’enregistrement des doses prend en considéra- tion le problème courant que pose l’enregistrement des doses administrées en retard. Si les enfants viennent pour la vaccination ou d’autres services prévus au cours de la deuxième année de vie à l’âge de 24 mois ou plus, ils ne doivent pas être privés de la vaccination ni des autres soins. Les agents de santé administreront les doses et dispenseront les services et les enregistreront dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels, dans la colonne de l’âge correspondant à celui de l’enfant lorsqu’il a effectivement reçu la dose ou les services. Les guides pratiques des pays fourniront des instructions claires et des scénarios relatifs à l’administration, au comptage, à l’enregistrement et à la notification des doses administrées en retard. 58 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire Tous les instruments de collecte et de notification des données seront examinés et révisés, le cas échéant, compte tenu des besoins en données pour les services au cours de la deuxième année de vie. Une approche de la conception de ces instruments axée sur les usagers sera utilisée pour encourager la mise en œuvre appropriée des contrôles, de la vaccination et de l’enregistrement et de la notification des doses. Les outils d’enregistrement des données devront promouvoir le concept essentiel selon lequel la vaccination complète inclut les doses administrées au cours de la deuxième année de vie ou au-delà. Les agents de santé étant censés utiliser quotidiennement les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage et les registres, ces outils seront conçus en collaboration avec ces personnels et ils feront l’objet d’essais préalables destinés à vérifier s’ils sont bien compris et faciles à utiliser. Ces étapes contribueront à éviter les problèmes liés à l’enregistrement des données, voire aux pratiques vaccinales, comme le refus de vacciner un enfant venu en retard. Les résultats des essais préalables seront pris en compte pour la révision des outils proprement dits et pour le renforcement de la formation à leur utilisation appropriée. Il conviendra de surveiller en permanence la fonctionnalité des outils existants, moyennant l’examen ou l’évaluation de la qualité des données,28 de façon à éliminer ou réviser les aspects qui ne sont pas utilisés de façon appropriée, ou pas utilisés. Associer les représentants des services d’information pour la gestion sanitaire et de tous les programmes concernés pour élaborer un plan destiné à examiner et réviser le système et à assurer la synchronisation des mises à jour avec la diffusion des outils au format papier, notamment les fiches conservées à domicile. Il conviendra d’examiner les systèmes de notification pour éliminer les doubles emplois et les contradictions entre les systèmes parallèles (le système d’information pour la gestion sanitaire et l’outil de gestion des données vaccinales du district ou d’autres systèmes d’information consacrés à la vaccination, par exemple) afin d’éviter une surcharge de travail et de réduire le risque de confusion pour les agents de santé. Établir un plan, assorti d’un budget et d’un calendrier, et obtenir des fonds pour réviser tous les instruments de collecte et de notification des données. Le plan présentera les principales responsabilités, les processus d’examen, le calendrier, les quantités requises, le budget, les sources de financement et un plan de diffusion clair. Le budget inclura le coût de l’impression d’une quantité suffisante 28 Ainsi, par exemple, l’outil Data Quality Self-Assessment (DQS). L’auto-évaluation de la qualité des données est un outil qui propose des méthodes utilisées pour évaluer différents aspects du système de suivi de la vaccination aux niveaux du district et des établissements de santé. Pour plus de détails consulter : www.who.int/immunization/monitoring_surveillance/routine/coverage/en/index3.html (disponible en anglais) 59 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 de fiches conservées à domicile et de tous les nouveaux formulaires et de leur distribution à tous les établissements pour remplacer les formulaires et les registres plus anciens. Tous les nouveaux instruments devront être prêts à temps pour la formation des agents de santé qui pourront ainsi les utiliser directement. Si les établissements de santé utilisent des fiches de vaccination au format électronique et d’autres systèmes électroniques, les modifica- tions concernant tous les aspects du système devront être apportées à temps pour la formation de façon à permettre aux agents de santé de s’exercer à les utiliser. Réviser tous les instruments de collecte des données pertinents. • Les fiches conservées à domicile devront contenir suffisamment de place pour permettre à l’agent de santé d’enregistrer toutes les doses de vaccins systématiques, leur date d’administration, et les autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. La fiche conservée à domicile sera conçue de façon à faciliter le contrôle des doses prévues par tous les agents de santé (y compris les personnels soignants qui ne vaccinent pas). La publication de l’OMS Guide pratique pour la conception, l’utilisa- tion et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccina- tion (voir ouvrage de référence essentiel dans l’encadré 4) fournit des conseils fac- iles à suivre pour la production de fiches conservées à domicile de qualité. • Les feuilles de pointage seront conçues de façon à orienter les agents de santé aux fins de l’enregistrement exact des doses administrées, ventilées par classe d’âge, comme décrit à l’annexe 1. • Les rapports récapitulatifs mensuels enregistreront et résumeront toutes les données issues des feuilles de pointage. Si, par exemple, la feuille de pointage contient un espace pour la notification des doses administrées en dehors de la —Ouvrage de référence essentiel Guide pratique pour la conception, l’utilisation et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccination Les fiches conservées à domicile, tels les cartes de vaccination ou les dos- siers intégrés sur la santé de l’enfant, doivent être conçues pour répondre aux besoins du système de santé et promouvoir des pratiques sanitaires appropriées chez les personnes prenant soin de l’enfant. Elles doivent être mises gratuite- ment à la disposition de toutes les personnes prenant soin de l’enfant, et remplies de façon appropriée. Les agents de santé les encourageront à bien garder les fiches conservées à domicile, et ce pendant plusieurs années. Ils ne doivent cependant pas réprimander ni priver de services ceux qui les ont perdues ou oubliées, ce qui pourrait dissuader les personnes prenant soin de l’enfant de revenir pour une vaccination ou d’autres services essentiels. Les fiches perdues ou endommagées seront remplacées à titre gracieux. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/20 4128/9789242508956_fre.pdf POUR LA CONCEPTION, L’UTILISATION ET LA PROMOTION DES DANS LES PROGRAMMES DE VACCINATION GUIDE PRATIQUE FICHES CONSERVÉES À DOMICILE 60 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N E N CA D R É 4. FICHES CONSERVÉES À DOMICILE POUR LA VACCINATION E T L E S AU T R E S S E RV I C E S D E SA N T É D E L’E N FA N T Vu l’extension de la vaccination à la deuxième année de vie et au-delà, et l’inclusion d’un plus grand nombre de vaccins dans le calendrier des vaccinations, il est de plus en plus important que toutes les mères et toutes les personnes prenant soin de l’enfant aient la fiche conservée à domicile qui renseigne sur le statut vaccinal de l’enfant et fournit des informations essentielles sur la vaccination et la santé. Les politiques vaccinales et la formation/l’encad- rement des agents de santé souligneront qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite à l’établissement de santé pour vérifier si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination chaque fois qu’il est en contact avec le système de santé. Certains pays ont instauré le contrôle du statut vaccinal au moment de l’inscription pour l’enseignement primaire, et il convient de rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’il est important de bien garder la fiche conservée à domicile jusqu’à l’inscription de l’enfant dans le système éducatif. classe d’âge recommandée, ou des séances fixes/de proximité, le résumé mensuel enregistrera également cette information pour éviter aux agents de santé de devoir eux-mêmes improviser une solution. • Les registres incluront un espace pour les doses supplémentaires à administrer (ou les autres interventions à mettre en œuvre) lors de la visite au cours de la deuxième année de vie et au-delà, sans limiter l’enregistrement des doses à la deuxième année de vie. La quantité des données à enregistrer dépendra des modalités de leur utilisation, du temps requis pour saisir les données, du coût, et du volume des registres. Il sera aussi crucial d’organiser les registres, ou les fichiers d’attente, pour aider à retrouver plus facilement les sujets qui ne se sont pas présentés. Comme décrit à la section 8, la formation et l’encadrement devront tenir compte des situations inhabituelles que les agents de santé rencontreront probablement et qui leur compliqueront la tâche lorsqu’il s’agira d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude. L’annexe 3 propose des scénarios types à titre d’illustration. 61 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 SECTION Formation et renforcement des capacités des agents de santé 62 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. Aux fins du renforcement des capacités des agents de santé, les « compétences » sont définies comme englobant les savoir-faire, les connaissances et les attitudes. Pour que la vaccination et les autres services de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie soient considérés comme une priorité, les capacités relationnelles, les motivations et les attitudes des agents de santé devront être abordées dans la formation et l’encadrement, et les retours d’informations qui leur sont adressés. La formation est essentielle pour l’introduction de nouveaux savoir-faire, mais elle devra être suivie d’un appui ultérieur comme un tutorat ou un encadrement bienveillant, pour le renforcement des compétences et l’amélioration des pratiques sur une base continue. Les représentants de tous les programmes concernés lors d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribueront au processus d’élaboration du programme de formation. Un plan de travail, un calendrier et un budget seront établis aux fins de la mise au point des matériels de formation pour que les acteurs concernés partagent la même compréhension claires des responsabilités et des délais concernant la rédaction, l’examen, la finalisation et la production des matériels de formation et d’autres matériels complémentaires, tels des diapositives, des instruments de travail, des matériels d’exercice, etc. La formation, l’encadrement et les autres moyens d’appui suivant la formation renforceront les politiques et les modes opératoires normalisés, y compris le principe de base selon lequel la vaccination en temps voulu est idéale mais (à quelques exceptions près) mieux vaut une vaccination en retard que l’absence de vaccination. 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé L’une des mesures essentielles consiste à définir les compétences que doivent avoir tous les membres du personnel de santé qui participent à la vaccination et aux autres interventions sanitaires et nutritionnelles au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une analyse des tâches ou une évaluation des besoins en matière d’appren- tissage devra être menée pour déterminer clairement les membres du personnel qui seront chargés de tâches particulières, comme indiqué à la section 5. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie qui inclut d’autres services de santé, les formateurs dresseront la liste des tâches prévues et des compétences requises : • des vaccinateurs ; • des autres dispensateurs de soins de santé associés à une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie ; • des cadres ou des responsables de l’établissement de santé ; • des agents de santé communautaires ; 63 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 • des personnels au niveau du district ou de la région chargés de la vaccination, de la santé de l’enfant, de la gestion logistique, de la gestion des données, du plaidoy- er, de la communication, de la participation communautaire et de la mobilisation sociale. Une manière de procéder consistera à dresser la liste des changements particuliers apportés aux responsabilités quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles et annuelles de l’agent de santé, qui résultent de l’introduction de la vaccination après l’âge d’un an. 29 Pour les informations et les outils aux fins d’une micro-planification efficace, voir le chapitre 3 de la publication Atteindre Chaque District : Guide pour augmenter la couverture et l’équité dans toutes les communautés de la Région africaine, 2017. Disponible à l’adresse : https://www.afro.who.int/fr/publications/atteindre-chaque-district-guide-pour-augmenter-la-couverture-et-lequite-dans-toutes Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. © W H O M aldives 64 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N E N CA D R É 5. C O M P É T E N C E S D E S AG E N T S D E SA N T É P O U R L A VACCINATION AU COURS DE L A DEUXIÈME ANNÉE DE VIE La formation et le renforcement des capacités pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie devront garantir que les agents de santé sont capables de s’acquitter correctement des tâches suivantes. 1. Établir des micro-plans et prévoir les besoins en produits pour atteindre une cohorte supplémentaire en s’appuyant sur une estimation correcte de la population cible. 2. Contrôler les enfants de façon appropriée pour déterminer quelles doses de vaccins sont nécessaires. Cela suppose une bonne connaissance du calendrier vaccinal (existe-t-il, par exemple, une limite d’âge pour certains vaccins ou certaines doses), de l’intervalle minimum entre les doses, des mesures à prendre en cas de vaccinations en retard ou interrompues et de la manière de déterminer si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité en l’absence de fiche conservée à domicile, et cela dépend de la question de savoir si un enfant venu pour des soins curatifs peut être vacciné. 3. Communiquer clairement avec les personnes prenant soin de l’enfant comme suit. • Lorsque des personnes prenant soin des enfants amènent leurs enfants pour la vaccination au cours de la première année de vie, notamment pour le VVR1, les agents de santé expliqueront les raisons et les avantages pour lesquels ils doivent revenir avec l’enfant pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie. Ils devront aussi leur indiquer clairement quand ils doivent revenir et noter cette information dans la fiche conservée à domicile. • Pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, l’agent de santé remerciera la personne prenant soin de l’enfant d’être venue et l’informera au sujet des vaccins reçus, en précisant notamment que le fait de recevoir simultanément plusieurs injections est sans danger et en le rassurant au sujet de ses inquiétudes et des effets secondaires. 4. Dispenser d’autres services à l’enfant pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, comme le suivi et la promotion de la croissance, la supplémentation en vitamine A et les médicaments antiparasitaires, conformément à la politique nationale. 5. Enregistrer et notifier les doses administrées pendant la visite au cours de la deuxième année de vie dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels. 6. Détecter et retrouver les sujets perdus de vue pour que les enfants reçoivent finalement toutes les doses prévues dans le calendrier de vaccination. Cela pourra nécessiter un encadrement et un appui des agents de santé communautaires. 7. Examiner les données de l’établissement pour évaluer l’exécution et résoudre les problèmes liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie qui requièrent de l’attention. 65 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 8.2 Établir le programme de formation Une grande partie du contenu technique sur l’administration appropriée des vaccins et la fourniture des autres services de santé de l’enfant est déjà disponible dans les matériels de formation existants. Ces éléments peuvent être adaptés et actualisés, le cas échéant, pour la formation aux interventions au cours de la deuxième année de vie. La formation aux autres programmes qui peuvent être intégrés dans la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme la nutrition et la santé de l’enfant, devrait être également examinée et actualisée selon les besoins. De nouveaux éléments de formation devront être élaborés pour les compétences particulières requises aux fins de la visite au cours de la deuxième année de vie recensées précédemment. Ces compétences serviront de base pour la définition des objectifs d’apprentissage du programme de formation. Les objectifs d’apprentissage aident à axer la formation sur ce qu’il est indispensable de savoir par opposition à ce qu’il est intéressant de savoir. Les objectifs d’apprentissage constituent également une base utile pour la formulation de questions importantes pour les tests précédant et suivant la formation. L’utilisation avant et après la formation de tests bien conçus fondés sur les objectifs de formation répond à deux objectifs. Premièrement, ils fournissent des informations sur l’efficacité de la formation proprement dite et peuvent ainsi aider à déterminer comment la renforcer. Deuxièmement, ils désignent les domaines insuffisamment compris. Ces informations peuvent ensuite être utilisées pour focaliser l’appui consécutif à la formation au moyen de l’encadrement, de retours d’informations, d’une formation en cours d’emploi et par d’autres moyens. Les objectifs d’apprentissage en République du Sénégal, présentés ci-dessous, concernent l’introduction d’une deuxième dose de vaccin contre la rougeole et la rubéole. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie incluant plusieurs interventions, les objectifs d’apprentissage pour cette formation devront mentionner les compétences décrites ci-dessus, ainsi que les compétences requises pour les autres services qui seront dispensés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 66 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE POUR LA FORMATION À L’INTRODUCTION D’UNE DEUXIÈME DOSE DE VACCIN CONTRE LA ROUGEOLE ET LA RUBÉOLE (RR2) Le programme de formation à l’introduction du RR2 au Sénégal incluait des objectifs d’apprentissage clairs. À l’issue de la formation, les agents de santé seront capables d’accomplir les tâches suivantes : 1. Décrire le nouveau calendrier pour l’administration du RR2. 2. Déterminer le groupe cible pour l’administration du RR2. 3. Estimer correctement les besoins en vaccin contre la rougeole et la rubéole compte tenu du RR2. 4. Remplir correctement les outils de gestion, notamment le registre des enfants, les feuilles de pointage, le rapport mensuel, le dossier de gestion des stocks et la carte de vaccination. 5. Citer au moins trois avantages liés à l’administration du RR2. 6. Donner au moins deux raisons aux parents pour lesquelles il est important de bien garder la fiche conservée à domicile et de revenir pour le RR2. 7. Citer le nombre de contacts avec les services de vaccination dont un enfant a besoin pour être entièrement vacciné. 8. Décrire au moins quatre tâches incombant aux personnes chargées de la mobilisation au sein de la communauté à l’appui du RR2. L’E X P É R I E N C E D U S É N É GA L © U N IC EF/U N 0 125857/Sharm a En établissant le programme de formation, il est important d’intégrer l’utilisation de méthodes d’apprentissage destinées à l’adulte. Des exemples de ces méthodes sont proposés dans l’encadré 6 ci-après. 67 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 6. M É T H O D E S D’A P P R E N T I S SAG E E F F I CAC E S L’apprentissage chez l’adulte est efficace lorsque le contenu est clairement adapté à l’expérience de l’apprenant, qu’il a une application immédiate, et qu’il répond clairement à un objectif pratique. Chaque fois que possible, il conviendra d’utiliser des méthodes interactives qui permettent de pratiquer les compétences. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, les méthodes interactives utiles incluront notamment les suivantes: • pratique des compétences en matière de communication interpersonnelle, notamment apporter des réponses exactes aux questions d’une manière qui inspire la confiance • scénarios hypothétiques pour le contrôle du statut vaccinal et l’administration, l’enregistrement et la notification des doses. Plusieurs exemples pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie sont présentés à l’annexe 3 • études de cas et résolution de problèmes dans des situations à faible couverture des doses au cours de la deuxième année de vie. L’expérience de la vaccination par le VVR2 dans plusieurs pays a montré que le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses au cours de la deuxième année de vie ou au-delà peuvent être problématiques dans la mesure où les agents de santé doivent faire face à un large éventail de situations qui ne correspondent pas exactement au calendrier de vaccination. Les agents de santé ont besoin d’orientations claires sur des points tels que les suivants : • comment enregistrer une première dose de VVR administrée après l’âge de 12 mois (dans un pays qui recommande l’administration du VVR1 à l’âge de neuf mois); • que faire lorsqu’une mère ou la personne prenant soin de l’enfant se présente avec l’enfant pour la visite au cours de la deuxième année de vie alors qu’il est âgé de plus de 23 mois; • l’intervalle minimum entre les doses; et, • comment mettre en œuvre les stratégies destinées à réduire la douleur associée à plusieurs injections reçues au cours d’une même séance.30 L’annexe 3 présente plusieurs scénarios auxquels les agents de santé peuvent être amenés à faire face et suggère comment aborder directement ces questions pendant la formation. L’annexe 4 donne un exemple d’outil de travail qui peut aider les agents de santé à déterminer les vaccins pour lesquels un enfant satisfait aux critères d’admissibilité. 30 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse : position de l’OMS. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 2015 (http://www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf) 68 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N La formation est également l’occasion d’aborder des domaines où l’exécution est notoirement faible. Elle peut servir, par exemple, à promouvoir la pratique qui consiste à ouvrir un flacon pour administrer le VVR même si un ou deux enfants seulement se présentent à une séance de vaccination. Les cadres au niveau du district doivent appuyer ce principe pour permettre aux agents de santé de première ligne de maîtriser cette pratique. 8.3 Planifier la stratégie de formation Les planificateurs devront élaborer une stratégie de formation pour renforcer les compétences des agents de santé, de leurs superviseurs directs, des équipes de santé de district et des formateurs. Ils devront notamment : Déterminer qui sera chargé des séances de formation et donner à ces personnes les orientations nécessaires sur le contenu technique et sur la manière de former d’autres personnes. Établir un calendrier de formation détaillé. Faire un compte à rebours en partant de la date prévue pour la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie en tenant compte des autres événements concomitants, vacances, élections et campagnes de vaccination, par exemple, qui pourront être cause de retards. Si l’introduction d’autres nouveaux vaccins est prévue dans cet intervalle, l’associer, le cas échéant pour plus d’efficacité, à la formation relative à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Fixer la date de la formation de sorte que les agents de santé de première ligne puissent en bénéficier deux ou trois semaines avant la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Veiller à ce que les outils de collecte des données actualisés soient imprimés et/ou distribués au format électronique à temps pour les exercices pratiques pendant la formation. Imprimer et diffuser d’autres matériels essentiels, directives techniques ou guides pratiques, outils de travail, matériels de communication sur les changements comportementaux (voir la section 9) et ouvrages de formation de référence, par exemple, que les participants partageront avec les autres membres du personnel de leur établissement. À plus long terme, veiller à ce que les informations soient intégrées dans les programmes de formation préalable et continue. 69 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 La formation en cascade est souvent utilisée pour atteindre en un bref laps de temps un plus grand nombre de personnels de santé. On sait toutefois que la qualité de la formation s’érode et varie davantage à chaque nouvel échelon; aussi est-il préférable de limiter à deux ou trois au maximum les niveaux de la cascade. Si une stratégie de cascade est utilisée, les conseils suivants aideront à maintenir la qualité de la formation. • Utiliser la méthode « teach-back » pendant la formation des formateurs, méthode qui consiste à passer du temps avec certains participants qui s’exerceront à la pratique de leurs compétences en simulant la formation d’autres participants, et vice versa. • Produire des scénarios hypothétiques pour les simulations, en utilisant des événe- ments fictifs et de fausses fiches conservées à domicile, pendant des séances de formation interactives. Si les agents de santé utilisent des dossiers de vaccination sur support électronique, procéder à des simulations réelles d’enregistrement des données avec ces appareils et examiner les dossiers avec les participants. • Inclure des formateurs de niveau supérieur dans les séances de formation aux niveaux inférieurs. • Utiliser les résultats obtenus après les tests lors de séances de formation antérieures pour adapter et améliorer la formation lors de séances ultérieures. • Produire des DVD interactifs qui seront utilisés à tous les échelons de la cascade pour garantir le traitement normalisé des contenus les plus complexes. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, cela inclura le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses de vaccin administrées aux enfants âgés de plus d’un an. Avant d’utiliser des DVD il conviendra de s’assurer que le matériel approprié aux fins de leur utilisation est disponible à tous les niveaux. • Travailler avec des concepteurs pédagogiques pour s’assurer que les méthodes d’enseignement sont adaptées à la formation d’adultes. 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation Une seule séance de formation permet rarement de maîtriser un sujet nouveau et complexe. Un appui est nécessaire après la formation pour renforcer les compétences et les pratiques, tant pour consolider le contenu présenté pendant la formation que pour orienter les nouveaux membres du personnel et ceux qui n’ont pu assister à la formation. L’encadrement bienveillant est une méthode courante essentielle de renforcement des compétences. Elle requiert cependant un financement et des moyens de 70 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N transport fiables, qui peuvent faire défaut dans de nombreux contextes. La planification d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie sera l’occasion de souligner l’importance d’un encadrement bienveillant et de plaider en faveur de niveaux de financement suffisants. Dresser une liste de contrôle pour une visite d’encadrement bienveillant intégrée pour la visite au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront adapter leurs listes de contrôle existantes pour l’encadrement bienveillant et y inclure des questions particulières relatives à la visite au cours de la deuxième année de vie. Ces questions pourront aussi être posées pendant la formation ordinaire en cours d’emploi : Les orientations, les outils de travail et les instruments de gestion des données révisés pour la visite au cours de la deuxième année de vie, notamment les fiches conservées à domicile, sont-ils disponibles dans l’établissement ? Le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 fait-il l’objet d’un suivi ? Dans l’affirmative, le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est-il sensiblement supérieur au taux de défection entre les vaccins pentavalent1 et pentavalent3, entre le VPC1 et le VPC3, ou entre le RV1 et la dernière dose de RV ? Si les enfants se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie au-delà de l’âge fixé, comment les agents de santé réagissent-ils ? Ces enfants bénéficient-ils des vaccinations ? Desquelles? Comment les doses sont-elles enregistrées et notifiées ? La vaccination est-elle coordonnée avec les autres services ou y a-t-il des occasions manquées de ce fait ? De quelle manière les agents de santé communautaires repèrent-ils et mobilisent-ils les parents pour qu’ils amènent leurs enfants pour la visite au cours de la deuxième année de vie ? Les approvisionnements en produits nécessaires pour la visite au cours de la deuxième année de vie sont-ils suffisants ? Les personnels d’encadrement communiqueront par écrit leurs observations qui seront conservées dans l’établissement à titre de référence future. D’autres types d’appui consécutif à la formation pourront revêtir les formes suivantes : 71 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 Élaborer un outil de travail pour orienter les agents de santé aux fins du contrôle et de la vaccination des enfants qui ont manqué des doses, ou dont les vaccinations ne sont pas à jour, ou qui n’ont pas de carte de vaccination. Un organigramme ou un algorithme pourra être utile à cet effet. L’exemple présenté à la figure 3 a été établi d’après l’organigramme décisionnel de la République du Ghana. L’outil de travail pourra également inclure des messages essentiels pour aider à répondre aux questions courantes, ou aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant ou des membres de la communauté. Voir à l’annexe 4 un autre modèle d’outil de travail destiné à orienter les agents de santé lorsqu’ils sont appelés à déterminer si un enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination. Élaborer une affiche ou un outil de travail sur le flux des patients pour rappeler à tous les agents de santé de l’établissement, ainsi qu’aux parents et aux personnes prenant soin des enfants, comment les services seront organisés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil de travail insistera en particulier sur les transferts entre les différents départements. Dresser une liste de questions fréquentes pour que les agents de santé soient capables de répondre avec assurance à un éventail de questions et de situations. L’annexe 5 contient un exemple de liste de questions fréquentes que les pays pourront adapter. Planifier des séances de recyclage qui auront lieu un an ou deux après la formation initiale. Donner aux agents de santé un numéro de téléphone (celui d’un superviseur ou un numéro d’urgence) et encouragez-les à appeler et vérifier s’ils ne sont pas sûrs de la manière de vacciner un enfant ou d’enregistrer une vaccination. Chercher d’autres moyens d’apporter un appui après la formation. Selon la situation du pays, il pourra s’agir des moyens suivants : • échanges entre collègues ou réunions d’examen trimestrielles; • un numéro d’urgence que les agents de santé pourront utiliser pour consulter un spécialiste lorsqu’ils se posent des questions; • des SMS ou d’autres messages de rappel envoyés sur le téléphone portable des agents de santé pour renforcer les pratiques. Des textos peuvent aussi être utilisés en reconnaissance de données correctement enregistrées et notifiées en temps voulu. • dans les situations où les agents de santé ont tous accès à des téléphones intelligents, un groupe WhatsApp ou une application de chat similaire leur permettra d’obtenir l’appui de collègues ou l’appui régulier d’un superviseur. 72 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N F I G U R E 3. E X E M P L E D’A LG O R I T H M E U T I L I S É AU G H A N A P O U R D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É À L A VAC C I N AT I O N C O N T R E L A M É N I N G I T E A E T C O N T R E L A RO U G EO L E E T L A RU B ÉO L E Algorithme pour l’administration du RR et du vaccin contre la méningite A Contrôler le carnet de santé/la courbe de poids de l’enfant Administrer toute vaccination manquante et de la vitamine A Conseiller de revenir à la date correspondant à l’âge approprié pour le(s) prochain(s) vaccin(s) prévu(s) Conseiller de revenir pour la visite médicale de l’enfant à l’âge approprié ÉVALUER L‘ÂGE DE L’ENFANT L’enfant est âgé de moins de 9 mois Ne pas administrer le RR1 Ne pas administrer le RR2 L’enfant a-t-il reçu le RR1 ? L’enfant a-t-il reçu le RR2 ? Administrer le vaccin contre la méningite A Administrer le RR2 L’enfant a-t-il reçu le vaccin contre la méningite A? L’enfant est âgé de moins de 18 mois L’enfant est âgé de 18 mois ou plus Administrer le RR1 L’enfant est âgé de 9 mois ou plus NONOUI NONOUINONOUI 73 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 7. D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É P O U R L E V V R 2 Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, l’OMS recommande l’administration du VVR2 à l’âge de 15 à 18 mois, avec un intervalle minimum de quatre semaines après le VVR1. Là où l’utilisation des services de santé chute sensiblement après la première année, il est difficile, par exemple, de garantir que les personnes prenant soin des enfants amèneront les enfants pour la deuxième dose à l’âge de 18 mois et le risque de défection pourra être assez élevé. Une autre solution, en pareil cas, sera de stipuler qu’il est préférable d’administrer immédiatement le VVR2 à un enfant amené quel que soit le moment entre l’âge de 12 mois et l’âge de 18 mois, que d’espérer qu’il reviendra à l’âge de 18 mois. Du point de vue de l’immu- nologie, dans la mesure où quatre semaines se sont écoulées depuis la première dose, et que l’enfant est dans sa deuxième année de vie, il satisfait déjà aux critères techniques d’admissibilité pour le VVR2. Il est toutefois compréhensible que cela puisse être source de confusion pour les agents de santé, et une politique fondée sur les intervalles et non sur la stricte observance d’un calendrier ne fonctionnera pas nécessairement dans tous les contextes. Il revient en définitive au programme d’établir une politique à cet effet et de veiller à ce que les agents de santé disposent de la formation et des outils appropriés pour prendre ces décisions. Les stratégies visant à réduire les taux de défection et garantir le retour des enfants à l’âge de 18 mois incluent notamment les suivantes : 1. dispenser des conseils aux personnes prenant soin de l’enfant, en soulignant l’importance du VVR2 et en indiquant à quel moment il convient de revenir; 2. procéder à un suivi actif moyennant un appel téléphonique ou une visite au domicile de la personne prenant soin de l’enfant pour lui rappeler la date de la visite; et 3. dans certaines situations, administrer la vaccination à domicile si l’enfant n’est pas revenu à l’âge de 18 mois ou peu après. 74 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 9 SECTION 75 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 La communication contribue dans une mesure importante au succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une stratégie de communication complète mais ciblée, intégralement chiffrée et mise en œuvre, assortie dès le départ d’une forte sensibilisation du public et d’activités continues fondées sur la participa- tion de la communauté, est essentielle pour promouvoir la demande de vaccination et d’autres services au cours de la deuxième année de vie, et favoriser leur utilisation. Susciter et maintenir la confiance dans la vaccination requiert un ensemble d’ap- proches axées sur le renforcement des connaissances et de la sensibilisation et tenant compte de la dynamique individuelle, sociale et structurelle/politique qui influe sur les comportements face à la vaccination. Le tableau 5 présente les principaux éléments d’une stratégie destinée à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à en renforcer l’acceptation et l’utilisation effective. Il dresse la liste des groupes cibles, des principaux domaines de savoir et des mesures souhaitées qu’il convient de promouvoir par la communication, la participation de la communauté et d’autres interventions coordonnées du programme. Ces informations serviront à fonder les décisions concernant les matériels, les messages et les activités nécessaires pour promouvoir la demande et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 5. ÉLÉMENTS DU CADRE DE COMMUNICATION DESTINÉ À FAIRE ÉVOLUER LES COMPORTEMENTS LIÉS À LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Personnes prenant soin de l’enfant et familles • L’importance de la vaccination et les avantages des vaccins dans la prévention des maladies/décès • La vaccination se poursuit au cours de la deuxième année de vie • Raisons de l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres soins de santé de l’enfant au-delà de l’âge d’un an • Calendrier des visites prévues au cours de la deuxième année de vie • L’importance de garder en lieu sûr les fiches conservées à domicile jusqu’au début de la scolarisation et au-delà • Amener les enfants pour la vaccination et les autres services de soins de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie • Bien garder la fiche conservée à domicile et l’apporter à chaque contact avec le système de santé 76 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Agents de santé • La vaccination et les autres services à dispenser lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie; cette visite en tant qu’occasion de vaccination de rattrapage • Pourquoi la vaccination au cours de la deuxième année de vie est importante pour la santé de l’enfant • Quand et comment administrer et enregistrer les vaccinations • La vaccination et les autres services à dispenser • Quand et comment communiquer avec les personnes prenant soin de l’enfant au sujet des services fournis au cours de la deuxième année de vie, notamment pendant la visite pour le VVR1 (voir la section 8) • Comment promouvoir les services fournis au cours de la deuxième année de vie auprès de la communauté • Communiquer avec les per- sonnes prenant soin des enfants dans leur première année de vie pour les encourager à se présenter à la visite au cours de la deuxième année de vie et à bien garder la fiche conservée à domicile • Communiquer les informations essentielles pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Effectuer les contrôles, dispenser les services, enregistrer et notifier les données de façon appropriée • Mobiliser leur communauté pour aider à encourager les visites au cours de la deuxième année de vie Responsables au niveau du district et superviseurs des agents de santé • Examiner les données et relever les failles dans les connaissances et les compétences des agents de santé • Fournir des informations en retour et un appui technique aux agents de santé et les sensibiliser à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie • Aider les agents de santé à fournir des services de qualité Agents de santé communautaires • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Comment retrouver les sujets perdus de vue pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Fournir des informations essen- tielles sur l’importance de la visite au cours de la deuxième année de vie et sur le moment où il convient d’amener l’enfant • Mobiliser les familles pour qu’elles amènent les enfants • Retrouver les sujets perdus de vue Responsables communautaires et politiques (chefs, parlemen- taires, conseillers, autorités civiles, chefs religieux) • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie • Communiquer au sujet de l’importance de la vaccination Les médias • L’importance de la vaccination et des autres services de santé de l’enfant pendant la petite enfance et au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Consacrer des reportages à la mise en place de la visite au cours de la deuxième année de vie • Publier rapidement des informations exactes pour encourager la vaccination et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie 77 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 É TA P E C O L L ECT E E T A N A LYS E D E S D O N N É E S É TA P E C O N C E P T I O N E T P L A N I F I CAT I O N ST R AT ÉG I Q U E S É TA P E É VA LUAT I O N E T N O U V E L L E P L A N I F I CAT I O N ©W HO Bhu tan G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Associations professionnelles et médicales • Considérations actuelles sur les aspects scientifiques et de politique générale à l’appui de l’élaboration des politiques et des pratiques applicables à la visite au cours de la deuxième année de vie • Contribuer à l’élaboration de politiques, d’orientations et de matériels • Promouvoir une pratique appropriée chez leurs membres • Aider les responsables locaux à mieux sensibiliser les communautés à l’importance de la vaccination Enseignants, conseillers, dispensateurs de soins aux enfants d’âge préscolaire/ en garderie • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres services au-delà de l’âge d’un an • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie Les grandes mesures nécessaires pour planifier la promotion ou l’augmentation de la demande des services de vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie sont présentées à la figure 4, et décrites ci-après. F I G U R E 4. CYC L E D E P L A N I F I CAT I O N P O U R P RO M O U VO I R L A D E M A N D E Ces étapes sont examinées en détail dans les sections suivantes. É TA P E É L A B O R AT I O N E T M I S E À L’E S SA I D E S M E S SAG E S E T D E S M AT É R I E L S É TA P E M I S E E N Œ U V R E E T SU I V I 1 2 5 4 3 78 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles Plan de communication et groupe de travail Un groupe de travail sur la communication associant plusieurs partenaires sera établi (ou convoqué s’il en existe déjà un pour le programme de vaccination en général) aux fins de l’élaboration d’un plan destiné à promouvoir la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ce plan, qui traitera des aspects et des problèmes particuliers liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sera par ailleurs aligné sur le plan de communi- cation global du programme national de vaccination et lié à ce plan. Cela contribuera à l’harmonisation des activités de communication, des messages et de leur ciblage, et au renforcement de la vaccination systématique. Le groupe de travail travaillera en étroite coordination avec les autres acteurs chargés de planifier les aspects de la vaccination au cours de la deuxième année de vie pour s’assurer que leurs activités se renforcent mutuellement et qu’elles sont techniquement cohérentes. Le plan de communication relatif à la vaccination au cours de la deuxième année de vie définira les publics et les acteurs principaux, les besoins en matière de communi- cation et les mesures attendues de chaque groupe, en s’inspirant, le cas échéant, du tableau 5. Ces informations aideront à décider des matériels, des messages et des activités qui sont nécessaires pour promouvoir une utilisation effective des services au cours de la deuxième année de vie, et des données et des informations particulières que nécessitera leur élaboration. Collecte et analyse des données Une collecte et une analyse initiales des données sont essentielles pour comprendre pourquoi les différents groupes cibles mettront, ou ne mettront pas, en œuvre les mesures souhaitées présentées dans le tableau 5. Une analyse de situation et une analyse comportementale (une étude sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP), par exemple, ou une autre ac- tivité de recherche similaire) aideront conjointement à déterminer les obstacles à éliminer et les facteurs de nature à promouvoir les intentions et les comportements souhaités. Elles pourront aussi fournir des informations essentielles pour décider comment les messages seront formulés et 79 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 quels seront les matériels, les médias et les canaux appropriés pour atteindre chaque groupe cible. Cela contribuera à garantir que les ressources sont utilisées de manière efficace et économique. Les brochures et les affiches sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie pourront ainsi apparaître d’une moindre importance pour les personnes prenant soin de l’enfant que l’utilisation de la visite pour le VVR1 par les agents de santé comme l’occasion de faire passer un message de rappel et de noter sur la fiche conservée à domicile la date à laquelle l’enfant devra revenir pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie. En pareil cas, il pourrait être plus rentable de privilégier le renforcement des capacités des agents de santé et la conception de la fiche conservée à domicile. Il est particulièrement important de connaître le point de vue des agents de santé sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment leur perception des obstacles et des facteurs favorables. Les agents de santé sont la source d’informations sur les vaccins la plus fréquemment citée, et une recommandation formulée par un agent de santé est l’un des facteurs les plus puissants associés à l’acceptation des vaccins. Ils ont un rôle essentiel à jouer dans la communication interpersonnelle avec les personnes prenant soin de l’enfant sur la nécessité, et le moment, de la visite au cours de la deuxième année de vie. Les informations recueillies sur le point de vue des agents de santé au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie serviront directement à la conception du programme de formation, des instruments d’encadrement, des outils de travail, des outils de gestion des données et des messages et des matériels de communication. 9.2 Conception et planification stratégiques Participation des acteurs principaux De même que pour toute innovation dans le système de santé, la participation d’acteurs nationaux connus et crédibles contribuera à focaliser l’attention du public sur le sujet et à susciter sa confiance. Pour introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou accroître l’attention qui lui est portée, les planificateurs devront s’adresser à des responsables connus du secteur de la santé et à des dirigeants politiques, locaux et universitaires respectés. Les associations médicales, les écoles de médecine et les garderies, les organisations de la société civile et les ONG sont d’autres acteurs influents dont l’engagement manifeste en faveur de la vaccination et des autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie pourra encourager l’adoption de mesures appropriées dans leur milieu et leur communauté. Les planificateurs chargés de la communication dialogueront avec eux, leur proposeront des argumentaires ou d’autres matériels, et ils détermineront ensemble des occasions particulières, comme des conférences de presse, des cérémonies de lancement ou des réunions annuelles, pour témoigner leur appui à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 80 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Mobilisation communautaire Selon les structures communautaires et les dirigeants locaux qui jouent un rôle actif réel dans un domaine donné, différents types de volontaires ou des membres de la communauté auront un rôle à jouer à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ils pourront être mobilisés pour faire passer des messages de rappel, retrouver les sujets perdus de vue, et maintenir l’attention de la communauté axée sur la visite au cours de la deuxième année de vie. Les équipes de santé et de développement communautaire du district recenseront les réseaux communautaires qui sont actifs et définiront un ensemble réaliste de mesures que pourront adopter les agents de santé communautaires ou les volontaires à l’appui de la visite au cours de la deuxième année de vie. Des matériels de rappel imprimés ou d’autres outils seront conçus à cet effet pour fournir des informations sur tous les élé- ments de la visite au cours de la deuxième année de vie, pas uniquement sur la vacci- nation. Les membres de la communauté pourront aussi aider les agents de santé à choisir où et quand dispenser des services de proximité et comment atteindre les populations les plus marginalisées ou les plus déshéritées. Ces groupes sont les plus susceptibles de ne pas utiliser les services dispensés au cours de la deuxième année de vie. La lise de contrôle ci-après peut aider à assurer la mise en œuvre de toutes les étapes essentielles du processus de planification de la communication. Les réseaux communautaires ont un rôle déterminant à jouer dans le renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie et dans la communication de l’importance de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. 81 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 E N CA D R É 8. LI ST E D E C O N T RÔ L E P O U R L A P L A N I F I CAT I O N D E L A C O M M U N I CAT I O N Existe-t-il un groupe de travail interinstitutions chargé de la communica- tion, approuvé par les pouvoirs publics, qui appuie la visite au cours de la deuxième année de vie? Une analyse de la situation a-t-elle été effectuée? Une analyse comportementale a-t-elle été effectuée? Quels messages et quels matériels sont nécessaires? Un plan d’action (chiffré) a-t-il été élaboré? Avez-vous obtenu les fonds nécessaires pour la mise en œuvre du plan? Les produits/matériels de communication ont-ils été préalablement mis à l’essai? Existe-t-il un plan de distribution des matériels? Existe-t-il un plan de communication de crise, incluant les rôles et les re- sponsabilités explicitement définis des partenaires, et ce plan inclut-il les éléments relatifs à la deuxième année de vie? Des porte-parole agréés ont-ils été désignés et formés? 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels Messages et matériels Tous les messages et les matériels indiqueront clairement quand les personnes prenant soin de l’enfant devront amener leur enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et les services dont ils peuvent escompter bénéficier pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 82 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Le tableau 6 présente des éléments proposés pour les principaux messages à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, selon le public cible. Ces messages seront adaptés et préalablement mis à l’essai avant d’être intégrés dans les matériels de communication, la formation ou les messages diffusés à la radio ou à la télévision. D’autres messages sur le VVR2 sont proposés dans le Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine.31 TABLEAU 6. EXEMPLES DE THÈMES DES MESSAGES ESSENTIELS À L’APPUI DE LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE À L’AT T E N T I O N D E S AG E N TS D E SA N T É Les raisons de la vaccination et de la prestation d’autres services de santé de l’enfant après l’âge d’un an. L’âge prévu pour les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance de l’administration des doses d’antigènes manquantes à l’issue de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». La nécessité, lors de la visite pour le VVR1, d’indiquer à la personne prenant soin de l’enfant quand revenir avec l’enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et d’expliquer pourquoi cela est important. Un enfant peut seulement être considéré comme entièrement vacciné lorsqu’il a reçu toutes les doses, y compris celles dont l’administration est prévue après l’âge d’un an. La couverture pour l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné inclura les vaccinations effectuées au cours de la deuxième année de vie, ou sera ventilée par classe d’âge (enfant entièrement vacciné à 1 an et enfant entièrement vacciné à 2 ans). Les autres services à dispenser lors de la visite au cours de la deuxième année de vie, tels le suivi et la promotion de la croissance et le conseil nutritionnel. Quelles réponses apporter aux questions et aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant au sujet de la vaccination À L’I N T E N T I O N D E S C O M M U N AU T É S E T D E S P E RS O N N E S P R E N A N T S O I N D E L’E N FA N T Pour être classés comme entièrement vaccinés, les enfants doivent avoir reçu la totalité des vaccinations prévues dans le calendrier au cours de la petite enfance et de la deuxième année de vie et au-delà, selon les besoins. 31 http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/85900/1/WHO_IVB_13.03_eng.pdf, p. 27. 83 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L’âge auquel sont prévues les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance du rattrapage des vaccins manqués au cours de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». L’importance du maintien de la fiche conservée à domicile pendant toute l’enfance et la nécessité de l’apporter à chaque contact avec le système de santé. Les avantages pour l’enfant (et la famille) de la vaccination et des autres services reçus au cours de la deuxième année de vie. 9.4 Mise en œuvre et suivi Le succès d’un solide plan de communication suppose l’achèvement de sa mise en œuvre. Cela signifie que : • le plan stratégique est intégralement chiffré et que des fonds ont été obtenus bien avant le lancement pour permettre la production d’une quantité suffisante de matériels; • les matériels et les messages sont traduits dans les langues locales communes, selon les besoins; • les matériels sont systématiquement diffusés aux personnes auxquelles ils sont destinés au moment approprié, avant leur date d’utilisation prévue; • les messages relatifs à la communication interpersonnelle des agents de santé avec les mères sont finalisés à temps pour être intégrés dans les matériels de formation, et la formation est conçue de façon à ce que les agents de santé disposent de suffisamment de temps pour s’exercer à la pratique de ces compétences en communication. Lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie Les enseignements tirés de l’introduction passée du VVR2 témoignent de l’importance d’un lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie pour améliorer la sensibilisation, transmettre les informations essentielles, permettre à des porte-parole crédibles de rendre compte de l’appui politique de haut niveau et de l’appui communautaire dont bénéficie cette visite, et promouvoir l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. La mobilisation de dirigeants locaux influents commencera bien avant le lancement. Ceux-ci devront comprendre les raisons de l’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie, ses avantages pour leur communauté, et les mesures qu’ils 84 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N E N CA D R É 9. E X E M P L E S D’I N D I CAT E U RS D E R É SU LTATS P O U R L’É VA LUAT I O N D E S ACT I V I T É S D E C O M M U N I CAT I O N E T D E P RO M OT I O N D E L A D E M A N D E • % des personnes prenant soin de l’enfant ayant une connaissance correcte du calendrier et/ou des dates auxquelles un enfant doit être amené pour des vaccinations au cours des deux premières années de vie • % des personnes prenant soin de l’enfant déclarant qu’elles ont l’intention de faire vacciner leurs enfants entièrement, notamment lors des visites au cours de la deuxième année de vie • % des vaccinateurs ayant une connaissance correcte du calendrier national • % des vaccinateurs qui communiquent régulièrement et de façon correcte à la personne prenant soin de l’enfant la date de la prochaine visite de vaccination du nourrisson, notamment des visites au cours de la deuxième année de vie peuvent adopter pour assurer son succès. Cette mobilisation se poursuivra de façon régulière, même après le lancement, de façon à maintenir la relation et permettre aux dirigeants locaux de continuer à recommander la vaccination. La visite au cours de la deuxième année de vie s’inscrira dans la perspective de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. L’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’appeler l’attention sur l’importance de services qui, bien que disponibles, n’étaient pas pleinement utilisés. Après le lancement de la visite au cours de la deuxième année de vie Les responsables de la communication du programme de vaccination au niveau national continueront de dialoguer avec leurs homologues à l’échelon infranational pour surveiller la mise en œuvre du plan de communication et les interroger au sujet d’éventuels problèmes ou obstacles pour permettre d’y remédier. 9.5 Évaluation et nouvelle planification Conformément à la stratégie générale de communication sur la vaccination et la santé de l’enfant, le suivi et l’évaluation réguliers des activités de communication incomberont au groupe de travail. Sur la base des données recueillies et examinées à l’étape 1 ci-dessus, des indicateurs ou des mesures seront établis – concernant les processus, les résultats et l’impact – et leur suivi assuré moyennant la mise en œuvre de diverses activités de communication et de mobilisation. Les résultats seront utilisés pour la prise des décisions relatives aux mesures correctives à adopter. 85 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L A S E N S I B I L I SAT I O N À L A VAC C I N AT I O N D E S E N FA N T S A P R È S L’ÂG E D’U N A N L’évaluation faite en République-Unie de Tanzanie après l’introduction du VVR2 a révélé que de nombreux parents interrogés ignoraient que leurs enfants, après avoir reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois, avaient encore besoin d’être vaccinés. Les mères, bien que censées amener les enfants au dispensaire pour le suivi de la croissance après l’âge d’un an, ne jugeaient plus important de se présenter pour ces visites de suivi. Les responsables sanitaires, pour améliorer la sensibilisation à la nécessité de la vaccination et des autres services après l’âge d’un an, ont : • diffusé des messages à la radio et à la télévision; • organisé un séminaire avec les journalistes de divers médias locaux pour transmettre le message; • organisé des réunions sur le VVR2 avec les comités régionaux chargés des soins de santé primaires; • dispensé une éducation sanitaire sur le VVR2 aux femmes venues aux consultations de soins prénatals et postnatals. L’E X P É R I E N C E DE LA TANZAN I E La meilleure façon d’évaluer les activités de communication et de promotion de la demande consiste à réaliser une enquête ou une recherche rapide ciblant les personnes prenant soin des enfants, les agents de santé, voire également les dirigeants locaux et les acteurs concernés. Cette évaluation, systématique et structurée, fournira des informations sur ce que les gens savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sur la manière dont ils ont acquis ce savoir, sur ce que cela signifie à leur avis et sur leur intention d’appliquer ou non les mesures souhaitées. Les résultats aideront à ajuster les stratégies de communication et de promotion de la demande, qui pourront ainsi être mieux ciblées et avoir plus d’effet à l’avenir. Faute de moyens pour réaliser une étude à grande échelle, les questions soulevées à la section 10 pourront être utilisées pour comprendre les raisons de la faible demande ou de la faible utilisation de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 86 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 SECTION 87 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Comprendre les raisons de la faible exécution Si le programme de vaccination national et les partenaires observent que la couverture vaccinale au cours de la deuxième année de vie est faible et que le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est élevé, il conviendra d’examiner systématiquement les données existantes et d’évaluer la situation pour recenser les principaux problèmes et leurs causes profondes. Les décisions relatives aux modalités d’utilisation des ressources pour améliorer la situation s’appuieront sur ces résultats, et non sur l’hypothèse selon laquelle le problème est dû, par exemple, à une faible demande ou au manque de vaccins. Il conviendra pour commencer d’examiner la qualité des données communiquées pour déterminer si elles peuvent être considérées comme complètes, fournies à temps, fiables et exactes. Au niveau national, examiner la portée géographique du problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Si le problème est étendu, examiner les facteurs liés à l’ensemble du système, notamment les suivants. 1. Les politiques et les orientations sont-elles complètes, claires, exactes et faciles à comprendre et à utiliser ? 2. Les politiques et les orientations ont-elles été diffusées de façon systématique ? 3. Le programme de formation couvre-t-il tous les points essentiels et utilise-t-il des méthodes d’apprentissage efficaces pour les adultes ? 4. La stratégie de formation a-t-elle atteint tous les vaccinateurs et leurs superviseurs ? Sa mise en œuvre a-t-elle présenté des défauts connus ? 5. Les instruments d’encadrement ont-ils été actualisés compte tenu de l’inclusion de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et ont-ils été largement diffusés et utilisés ? 6. Les outils de gestion des données ont-ils été actualisés, et appuient-ils tous les aspects de la politique et des orientations ? Intégraient-ils les informations fournies par les usagers ou les essais préalables et destinées à déterminer s’ils sont faciles à utiliser ? Ont-ils été diffusés de façon systématique ? 7. Un grand retentissement a-t-il été donné au lancement de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? La stratégie de communication sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie a-t-elle bénéficié d’une élaboration et d’une budgétisation suffisantes et a-t-elle été mise en œuvre comme prévu ? 10.1 88 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Si le problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie est localisé dans certaines zones géographiques, un suivi avec les responsables san- itaires de ces équipes infranationales/de district sera nécessaire, ainsi que des visites dans les établissements pour obtenir des informations directes sur les problèmes et leurs causes profondes. Au niveau infranational/du district, examiner les données pour connaître l’étendue géographique du problème. S’il est répandu, examiner les facteurs de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment les suivants. 1. Y a-t-il eu des pénuries ou des ruptures de stock des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 2. Existe-t-il des problèmes concernant les ressources humaines de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme des effec- tifs insuffisants ou une importante rotation des personnels ? Les agents de santé ont-ils été formés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Le district a-t-il fourni un encadrement bienveillant ou des retours d’informations/un appui consécutif à la formation depuis l’organisation de la formation initiale ? 3. Existe-t-il des circonstances ou des caractéristiques particulières concernant la population de ce district qui pourraient faire obstacle à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, tels des mouvements de population, un niveau d’emploi élevé des mères lorsque l’enfant a atteint l’âge d’un an, des populations éloignées ayant difficilement accès aux établissements ou aux informations sur les changements apportés au calendrier vaccinal, l’absence de systèmes d’appui social ou une réticence face à la vaccination ? 4. Des outils de gestion des données actualisés ont-ils été systématiquement introduits dans tous les établissements, ou des formulaires et des outils anciens sont-ils encore utilisés ? 5. Quels problèmes liés à la qualité des données ont-ils été observés ? Des évaluations de la qualité des données ont-elles été réalisées pour déterminer la fiabilité et la cohérence des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont les conclusions et quelles mesures correctives sont nécessaires ? 6. Les dirigeants locaux et des personnes influentes ont-ils été informés de la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et de son importance ? Quelles mesures prennent-ils pour encourager les familles à solliciter la vaccination des enfants après l’âge d’un an ? 7. Existe-t-il des systèmes opérationnels d’agents de santé communautaires ou de volontaires dans le district qui ont bénéficié d’orientations sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Savent-ils comment retrouver les sujets perdus de vue et encourager les familles à amener leurs enfants pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Accomplissent-ils ces tâches régulièrement ? 89 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Au niveau des établissements de santé, s’entretenir de la vaccination au cours de la deuxième année de vie avec les agents de santé et avec les personnes prenant soin de l’enfant dans les établissements et dans la communauté. Entretiens avec les agents de santé. Questions à poser aux agents de santé : 1. Dites-moi ce que vous savez au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Comment, ou par qui, avez-vous appris cela ? 2. À quelle fréquence recevez-vous des visites d’encadrement bienveillant ? Si vous vous posez une question sur quelque chose, à qui vous adressez-vous pour obtenir de l’aide ? 3. Connaissez-vous la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année dans votre établissement et les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 ? 4. Si les taux de vaccination au cours de la deuxième année de vie sont faibles, quelles en sont les raisons ? 5. Existe-t-il des ouvrages de référence sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie (guide pratique, matériels de formation, outils de travail, par exemple) dans l’établissement ? Quando é que uma criança é considerada totalmente imunizada - após ter recebido que doses de vacina? 6. Quand un enfant est-il considéré comme entièrement vacciné – après avoir reçu quelles doses de vaccins ? 7. Y a-t-il eu des ruptures de stock ou des pénuries des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 8. L’établissement de santé dispose-t-il d’un système pour retrouver les sujets perdus de vue, notamment pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quel est ce système et est-il efficace ? 9. Quelles informations donnez-vous aux personnes prenant soin des enfants qui amènent les enfants à la visite pour le VVR1 ? 10. Que faites-vous si un enfant est amené « en retard » pour la vaccination ? Y a-t-il des circonstances dans lesquelles vous renverriez sans le vacciner un enfant qui a été amené pour recevoir une vaccination ? Quelles sont ces circonstances ? Croyez-vous qu’il existe des limites supérieures d’âge pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont-elles ? 11. Si un enfant est amené pour être vacciné au cours de la deuxième année de vie, bénéficie-t-il également d’autres services ? Quels sont-ils ? Sont-ils toujours disponibles ? 90 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N 12. Des formulaires actualisés d’enregistrement et de notification (fiches conservées à domicile, feuilles de pointage, registres, rapports récapitulatifs mensuels) sont-ils disponibles dans l’établissement ? Dans l’affirmative, quelles sont les étapes de l’enregistrement et de la notification concernant la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Les personnes prenant soin des enfants apportent-elles des fiches conservées à domicile actualisées ? Si tel n’est pas le cas, les doses administrées au cours de la deuxième année de vie sont-elles enregistrées dans la fiche conservée à domicile ? [Demandez à voir des exemples d’outils d’enregistrement et de notification et demandez où les vaccinations au cours de la deuxième année de vie sont enregistrées] 13. Une comparaison a-t-elle été faite entre les données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie enregistrées dans les feuilles de pointage, les rapports mensuels, les registres des enfants et les fiches conservées à domicile au titre de l’évaluation de la qualité des données ? Si tel est le cas, qu’indiquaient les conclusions ? Entretiens de sortie. Les responsables sanitaires pourront se rendre dans plusieurs établissements, le jour où ont lieu les séances de vaccination systématique, et s’entretenir avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants reçoivent le VVR1. Questions à leur poser : 1. Votre enfant a-t-il reçu tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national ou avez-vous besoin de revenir pour d’autres doses de vaccins ? 2. [le cas échéant]: pouvez-vous me dire quand vous reviendrez avec votre enfant et quels vaccins recevra-t-il alors ? 3. Qu’est-ce qui pourrait vous rendre cette visite difficile? Qu’est-ce qui vous la rendrait plus facile ? Débats communautaires. Rendez-vous dans les communautés et demandez aux membres de la communauté ce qu’ils savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 1. À quel âge un enfant devrait-il avoir reçu tous les vaccins prévus dans le calendrier des vaccinations ? 2. Si un enfant reçoit le vaccin contre la rougeole lorsqu’il est âgé d’un an, devrez- vous revenir avec l’enfant pour de nouvelles vaccinations ? À quel âge ? 3. [Pour ceux qui sont informés sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie]: comment avez-vous appris que vous devriez amener l’enfant pour des vaccinations après l’âge d’un an ? 91 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 4. Si vous avez amené votre enfant pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie, comment cela s’est-il passé ? Quels vaccins a-t-il reçus ? Votre enfant a-t-il bénéficié d’autres services? Devez-vous revenir pour de nouvelles vaccinations ? 5. Si votre enfant est âgé de plus de deux ans mais que vous ne l’avez pas amené pour les services au cours de la deuxième année de vie, quelles étaient les raisons ? 6. Qu’est-ce qui vous aiderait à amener votre enfant pour les services au cours de la deuxième année de vie ? [Suggérez des réponses : des matériels de rappel; la visite d’un agent de santé communautaire; plus d’informations sur les raisons pour lesquelles cela est nécessaire]. Sans procéder à une évaluation majeure, les responsables sanitaires pourront ajouter certaines de ces questions à leurs visites d’encadrement bienveillant et les compléter par des entretiens de sortie avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants viennent d’être vaccinés. Ils pourront aussi avoir des entretiens de sortie avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. Lors des visites d’encadrement, les responsables sanitaires du district pourront s’entretenir avec les dirigeants locaux qui les renseigneront sur le niveau de sensibilisation à la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans la communauté. D’autres orientations sur la manière d’intégrer une petite évaluation destinée à renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans un examen du programme national de vaccination sont incluses dans la publication de l’OMS Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review.32 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes Les résultats des examens décrits précédemment aideront à décider des mesures à prendre pour renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les responsables sanitaires organiseront une discussion pour examiner les problèmes et leurs causes profondes et trouver des solutions et concevoir un plan pour leur mise en œuvre. 32 Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017. Disponible à l’adresse : http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/259960/1/WHO-IVB-17.17-eng.pdf 92 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Le tableau 7 présente plusieurs exemples de mesures qu’un programme pourra adopter pour améliorer l’exécution au cours de la deuxième année de vie. Cette liste n’est pas exhaustive ; elle a pour but de stimuler la réflexion sur les solutions qui pourront être appliquées au moyen des ressources existantes ou avec des fonds supplémentaires limités. Les mesures les plus appropriées supposeront par ailleurs une connaissance approfondie des problèmes et du contexte dans lequel ils se posent. TABLEAU 7. PROBLÈMES COURANTS ET MESURES DE NATURE À RENFORCER LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Persistance d’une faible couverture et de taux de défection élevés • Mobiliser les agents de santé communautaires ou les volontaires pour trouver les sujets perdus de vue et encourager la vaccination au cours de la deuxième année de vie parmi les membres de la communauté. • Améliorer la commodité des sites des séances de proximité pour que les personnes prenant soin des enfants et les mères puissent amener plus facilement leurs enfants âgés de deux ans pour la vaccination. • Envisager de proposer les séances de vaccination systématique dans des établissements fixes à un moment de la journée plus commode pour les mères d’enfants plus âgés. Les séances de proximité n’ont pas lieu aussi souvent que prévu • Comparer les séances de proximité qui ont effectivement eu lieu au cours de ces six derniers mois au nombre de séances de proximité prévues dans le micro-plan. En cas d’écart sensible, trouver pourquoi la vaccination de proximité n’est pas mise en œuvre. Ruptures de stock de vaccins et de fournitures • Examiner la disponibilité des vaccins requis pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie à tous les niveaux pour s’assurer que les approvisionnements sont suffisants. • Si les agents de santé hésitent à ouvrir un flacon de VVR pour un petit nombre d’enfants de peur que cela entraîne des taux de gaspillage élevés, examiner les politiques nationales sur ce sujet et les renforcer lors des séances d’encadrement bienveillant. Rappeler aux agents de santé que la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut contribuer à faire baisser les niveaux de gaspillage du VVR. 93 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Failles dans les pratiques des agents de santé • S’atteler à la question de la motivation des agents de santé ; reconnaître et féliciter ceux qui ont obtenu un taux de couverture élevé. Les inviter à partager leur expérience moyennant des séances d’apprentissage mutuel avec les agents de santé d’autres établissements. Rappeler aux agents de santé les raisons de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et noter que l’exécution du programme de vaccination repose aussi sur la couverture des vaccinations administrées après l’âge d’un an. • Dispenser une formation en cours d’emploi pendant les visites d’encadrement bienveillant pour corriger les fautes. • Si la pénurie de ressources humaines contribue à l’inadéquation du travail des agents de santé (personnel surchargé de travail), examiner le rôle que pourraient jouer les volontaires en aidant à remplir certaines des tâches moins techniques. Reconnaître cependant que les volontaires ont besoin d’une orientation et d’un encadrement techniques, et que leur contribution est volontaire. • Se reporter à la section 8.4 pour d’autres mesures possibles, tels les groupes WhatsApp, les numéros de téléphone d’urgence, l’envoi de textos pour renforcer les points essentiels. Problèmes liés au contrôle, à l’enregistrement et à la notification des doses • Examiner les instruments de gestion des données et les réviser, le cas échéant, pour qu’ils soient plus faciles à utiliser, afin de permettre des pratiques appropriées en matière de contrôle, d’enregistrement et de notification. • Surveillance et retours d’informations continus sur les modalités d’utilisation des instruments de collecte des données. • Outils de travail, numéros d’urgence ou groupes WhatsApp pour aider à régler des problèmes particuliers, notamment les difficultés concernant le contrôle, l’enregistrement et la notification • Procéder à des évaluations de la qualité des données et utiliser les résultats pour corriger certains problèmes et surveiller les progrès. Faiblesse de la sensibilisation ou de la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie • Renforcer les compétences des agents de santé en matière de communication interpersonnelle pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant quand ils doivent revenir pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie. • Mobiliser les dirigeants locaux pour qu’ils fassent savoir aux familles quand et où se présenter pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et pourquoi cela est important. Saisir l’occasion des réunions communautaires pour communiquer les informations sur la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et examiner les moyens de l’améliorer. • Travailler avec des ONG locales pour déterminer comment elles peuvent appuyer la vaccination au cours de la deuxième année de vie, par exemple en mobilisant des ressources pour les séances de proximité dans des lieux qui conviennent à la communauté. • Renouveler le lancement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie au moyen d’activités destinées à mobiliser l’attention comme des conférences de presse, des cérémonies, des réunions, des émissions de radio, des SMS, etc. • Organiser des débats radiophoniques sur la vaccination au cours de la deux- ième année de vie pour accroître l’attention sur la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Composer des chansons ou des jingles faciles à retenir qui pourront être diffusés pour rappeler aux communautés que la vaccination au cours de la deuxième année de vie est nécessaire. 94 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 A N N E X E Annexe 1a : Exemple de feuille de pointage des normes minimales33 ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* 33 Comme décrit à la section 7. *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ Annexe 1b : Exemple de feuille des meilleures practiques de vaccination33 95 Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12-23 MOIS TOTAL 24 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* A N N E X E 1 *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. 33 Comme décrit à la section 7. 96 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 A N N E X E Annexe 2 : Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 Établissement de santé : Année : Un taux de défection supérieur à 10% signale qu’une intervention immédiate est requise Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : Vaccin Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. BCG A Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 1 B Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 2 C Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois TAUX DE DÉFECTION BCG/VVR 1 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. TAUX DE DÉFECTION VVR 1/VVR 2 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. ** Seuls le BCG et les vaccins VVR 1 et 2 sont pris en compte C ou ve rt ur e ci bl e m en su el le 25% 75% 50% 100% (A-B) A * 100 (B-C) B * 100 97 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 3 Annexe 3 : Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) Les vaccinateurs rencontrent de nombreuses situations dans lesquelles ils ne sont pas sûrs de la marche à suivre si l’enfant a manqué des doses antérieures, s’il a été amené en retard pour la vaccination, ou s’il n’a pas de fiche conservée à domicile. Les situations réelles ci-après ont été signalées par différents pays. Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. Ils seront adaptés compte tenu du calendrier de vaccination approprié et du contexte national. Ces scénarios pourront être utilisés en cours de formation pour des entretiens interactifs et le renforcement des compétences en matière de contrôle, d’administra- tion, d’enregistrement et de notification des doses. Dans chaque cas, les formateurs montreront seulement les deux premières colonnes, ou imprimeront les scénarios et demanderont aux participants qui suivent la formation de les examiner par deux. La discussion reposera ensuite sur les questions suivantes. • Pensez-vous que l’agent de santé a agi comme il convenait ? • Sinon, qu’est-ce qui aurait dû être fait différemment ? • Comment ce problème aurait-il pu être évité ? Les troisième et quatrième colonnes sont réservées aux animateurs des séances de formation et aux superviseurs. Les bonnes réponses figurent dans la troisième colonne. La quatrième colonne présente des réponses possibles qu’il conviendra d’approfondir. Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 98 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 A N N E X E Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 99 A N N E X E 3 100 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 A N N E X E Annexe 4 : Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal Ce modèle a été établi d’après l’outil de travail de la République démocratique de Timor Leste (IMMUNIZATIONbasics, 2007). L’outil de travail est fondé sur un calendrier de vaccination qui prévoit l’administration du BCG et du vaccin contre l’hépatite B à la naissance (DN du HepB); du vaccin pentavalent, du vaccin anti- poliomyélitique buccal (VPO), du vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) et de doses de vaccin antirotavirus (RV) à 6, 10 et 14 semaines; le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) est administré à l’âge de 14 semaines; le VVR1 à neuf mois, et le VVR2, le vaccin contre la méningite A et le DTC4 à l’âge de 18 mois. Prière d’adapter ce document au calendrier du programme de vaccination local. Cet outil de travail et d’autres outils et ressources se trouvent au : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Instructions Étape 1 Félicitez la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant pour avoir amené l’enfant à être vacciné aujourd’hui. De la fiche de vaccination de l’enfant ou en interrogeant la mère ou la personne prenant soin de l’enfant, trouvez : 1. L’âge de l’enfant aujourd’hui 2. Les vaccins que l’enfant a déjà reçus. (Vérifiez la fiche conservée à domicile ou le registre de l’enfant) Étape 2 Utilisez le tableau qui suit pour décider ce qu’il convient d’administrer à l’enfant. L’enfant devrait avoir reçu tous les vaccins destinés aux enfants de leur âge. Si l’enfant manque certaines doses, il n’est jamais trop tard. Tous les vaccins pour lesquels l’enfant est éligible devraient être administrés, respectant l’échéancier (voir la colonne plus à droite). Étape 3 Rappelez à la personne prenant soin de l’enfant d’amener l’enfant à la date prévue (selon le calendrier de vaccination) pour recevoir les doses de vaccins qu’il reste à administrer. Saisir cette occasion pour souligner l’importance de vacciner au complet l’enfant afin de le protéger contre les maladies évitables par la vaccination. † Dans certaines situations, le VVR est administré à l’âge de 6 mois. Cette dose sera considérée comme une dose zéro (« VVR0 »), deux doses ultérieures (VVR1 et VVR2) étant administrées conformément au calendrier national. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/255149/1/WER9217.pdf). Dès que possible après l’âge de 6 semaines. DN du HepB: Dès que possible après la naissance, de préférence dans les 24 heures, et jusqu’à l’âge de 6 semaines BCG: Dès que possible après la naissance DN du HepB: Après l’âge de 6 semaines Dès que possible après l’âge de 10 semaines et au minimum 4 semaines après la première dose Dès que possible après l’âge de 9 mois Aucune limite supérieure d’âge Dès que possible après l’âge de 18 mois ET Au minimum 4 semaines après le VVR1 Aucune limite supérieure d’âge VVR2: Moins de 4 semaines (un mois) après le VVR1 DTC4: Moins de 4 semaines (un mois) après le Penta 3 MenA: Avant l’âge de 9 mois (sauf indication spéciale) Il n’est pas nécessaire de reprendre depuis le début l’administration des doses des vaccins même s’il s’est écoulé beaucoup de temps entre les doses. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge pour les doses de vaccin – à l’exception du vaccin anti-rotavirus (qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois) et de la dose de naissance de vaccin contre l’hépatite B (< 6 semaines). QUAND ADMINISTRER « Mieux vaut vacciner tard que jamais! » NE PAS ADMINISTRER Avant l’âge de 6 semaines RV1: Après l’âge de 2 ans Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV2: Après l’âge de 2 ans Dès que possible après l’âge de 14 semaines et au minimum 4 semaines après la deuxième dose Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV3: Après l’âge de 2 ans Antes dos 9 meses de idade (excepto quando indicado)† VPO 2 Penta 2 VPC 2 RV 2 VPO 3 Penta 3 VPC 3 RV 3 VPI VVR 1 VVR 2 MenA VPO 1 VPC 1 DTC4 (ou Penta4) 6 SEMAINES 9 MOIS 18 MOIS 2 ANS À LA NAISSANCE DN du HepB BCG Penta 1 RV 1 10 SEMAINES 14 SEMAINES 101 A N N E X E 4 Quels vaccins dois-je administrer à cet enfant aujourd’hui? Ce tableau sert à indiquer à quelle âge administrer des vaccins. 102 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E Annexe 5 : Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les questions suivantes pourront aider les agents de santé à répondre aux questions sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou après. 1. Pourquoi est-il important de vacciner les enfants après leur premier anniversaire ? Les doses de vaccins supplémentaires administrées après l’âge d’un an augmentent le niveau de protection et la durée de l’immunité. Les enfants plus âgés resteront ainsi protégés contre de nombreuses maladies évitables par la vaccination. Pour la rougeole, une deuxième dose assure la protection précoce de chaque enfant tout en réduisant le taux d’accumulation des enfants sensibles et le risque de flambée épidémique. 2. Quels vaccins les enfants devraient-ils avoir reçus après la première année de vie, et à quel âge ? Cela dépend du calendrier du programme de vaccination national. ➢ • L’OMS a recommandé que tous les pays administrent une deuxième dose de vaccin à valence rougeole après l’âge d’un an. Dans de nombreux pays, cette vaccination est programmée au cours de la deuxième année de vie. ➢ • L’OMS recommande également l’administration d’une dose de rappel de vaccin à valences diphtérie, tétanos et coqueluche au cours de la deuxième année de vie. ➢ • Les autres vaccins pouvant être programmés entre les âges de 12 et 23 mois sont notamment les vaccins contre la méningite A, contre l’encéphalite japonaise, contre la typhoïde et contre la fièvre jaune. ➢ • De nombreux pays recommandent aussi la vaccination de rattrapage pour l’administration des doses de vaccins manquées au cours de la première année de vie. 3. Y a-t-il des vaccins ou des doses qui ne doivent pas être administrés à un enfant au cours de la deuxième année de vie ou après ? La vaccination au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’augmenter le niveau et la durée de la protection contre les maladies évitables par la vaccination. Si pendant leur premier an de vie un enfant n’a pas reçu tous les vaccins qui auraient dû être administrés, en général, « mieux vaut vacciner tard 103 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 que jamais ». Il existe des exceptions, comme indiqué dans le calendrier de vaccination national et précisé dans les notes de synthèse de l’OMS.34 Ce sont les suivantes : • Les doses de naissance du vaccin contre l’hépatite B sont administrées exclusivement pendant la période néonatale, conformément à la politique nationale. • La vaccination antirotavirus après l’âge de 24 mois n’est pas considérée comme nécessaire en raison de la répartition par classe d’âge de la gastro-entérite à rotavirus. 4. À quelles occasions un enfant âgé de plus d’un an doit-il être vacciné ? • Lorsqu’il vient pour une visite de vaccination programmée conformément au calendrier de vaccination national. • À chaque contact avec le système de santé, notamment pour des soins curatifs. Une affection légère ne justifie pas un refus de vaccination d’un en- fant, et l’examen des enfants malades pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité pour la vaccination fait normalement partie de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Si les enfants ont été amenés pour le suivi de la croissance ou le conseil nutritionnel, ce sera aussi l’occasion de contrôler leur statut vaccinal et de les vacciner. L’occasion sera également donnée de contrôler le statut vaccinal et de vacciner les enfants lorsqu’ils accompagnent un membre de la famille, un frère ou une sœur ou la mère, venu pour des soins.35 • Lors d’une semaine de la santé de l’enfant programmée, ou d’autres campagnes ou manifestations similaires au cours desquelles est proposée la vaccination de rattrapage. 5. Quels messages transmettre à la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant lors du dernier contact pour la vaccination du nourrisson avant son premier anniversaire ? Pour la plupart des enfants, le contact pour la rougeole est la dernière visite de vaccination avant que l’enfant atteigne l’âge d’un an. Pendant cette visite, l’agent de santé veillera à communiquer les informations suivantes à la mère. • Il est important que son enfant revienne à la date prévue (selon le calendrier de vaccination national) pour recevoir les doses de vaccins qu’il 34 Disponibles à l’adresse www.who.int/immunization/documents/positionpapers/en/ 35 Pour plus d’informations, voir la publication de l’OMS La stratégie des occasions manquées de vaccination (OMV). Disponible à l’adresse www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/MOV/en/ 104 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E reste à administrer au cours de la deuxième année de vie. Contrairement au passé, l’enfant ne peut pas être considéré comme entièrement vacciné tant qu’il n’a pas également reçu ces doses de vaccins recommandées. • Ces doses supplémentaires renforceront et pérenniseront la protection contre d’importantes maladies de l’enfant. Grâce aux doses supplémentaires, cette protection persistera au-delà de la petite enfance. • Il est important de bien garder la fiche conservée à domicile, comme la carte de vaccination, en lieu sûr et de l’apporter la prochaine fois que vous venez pour une vaccination, et chaque fois que vous vous rendez dans un établissement de santé pour des services. • Il est important d’amener l’enfant pour des vaccinations lors de la prochaine visite programmée [préciser la date]. Si toutefois la mère ne peut pas venir à cette date, elle devra se présenter dès que possible après cette date. 6. Si un enfant vient pour les services sensiblement plus tard que la date prévue, devra-t-il quand même être vacciné ? • Oui. S’il est hautement souhaitable de vacciner l’enfant aussi tôt qu’il satisfait aux critères d’admissibilité afin de réduire son exposition potentielle à la maladie, il est toujours important qu’il soit protégé par la vaccination et qu’il ne soit pas renvoyé s’il se présente tardivement. À de très rares exceptions près, ainsi qu’il est expliqué à la Question 3 ci-dessus, « mieux vaut vacciner tard que jamais ». 7. Si un enfant vient tardivement pour la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie et qu’il est âgé de plus de 23 mois, la dose doit-elle être enregistrée comme étant administrée au cours de la deuxième année de vie (entre 12 et 23 mois) ? • Enregistrez et notifiez toujours la dose de façon exacte pour qu’elle corresponde à l’âge auquel l’enfant l’a effectivement reçue. Cela dépendra de la manière dont sont conçus les feuilles de pointage et les formulaires de notification mensuels • Si deux classes d’âge (« 0–11 mois » et « plus de 12 mois ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « plus de 12 mois ». • Si trois classes d’âge (« 0–11 mois », « 12-23 mois » et « 24 mois ou plus ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « 24 mois ou plus » 105 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 8. Est-il sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an? Y a-t-il des risques supplémentaires ? Il est sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an et cela ne comporte pas de risques supplémentaires ou différents en comparaison de la vaccination pendant la petite enfance. 9. Quels autres services ou soins l’enfant peut-il recevoir lorsqu’il vient pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? • Les services suivants : suivi et promotion de la croissance, conseil nutritionnel, conseils en matière d’hygiène et de propreté et, selon les politiques nationales, une supplémentation en vitamine A ou un traitement antiparasitaire peuvent notamment être fournis pendant une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. • Certains pays pourront décider de dispenser des services supplémentaires, comme le suivi du dépistage précoce du VIH/sida chez le nourrisson, ou des services de planification familiale pour les mères. © J Sw artz 106 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Tableaux 1. Vaccins dont l’OMS recommande l’administration au cours de la deuxième année de vie 18 2. Matériels à examiner et actualiser pour la vaccination et les services au cours de la deuxième année de vie 29 3. Interventions et produits pour la vaccination et les autres services lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie (exemple) 44 4. Résumé des indicateurs de vaccination liés à la deuxième année de vie 54 5. Éléments du cadre de communication destiné à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 75 6. Exemples de thèmes des messages essentiels à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 82 7. Problèmes courants et mesures de nature à renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 92 Figures 1. Hausse de la couverture estimative du VVR1 dès lors que les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie sont inclus 21 2. Couverture estimative des interventions dans les foyers comptant un enfant âgé de 12 à 23 mois, si elles sont intégrées dans les activités de vaccination systématique (28 pays d’Afrique sub-saharienne) 21 3. Exemple d’algorithme utilisé au Ghana pour déterminer l’admissibilité à la vaccination contre la méningite A et contre la rougeole et la rubéole 72 4. Cycle de planification pour promouvoir la demande 77
108 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Les orientations pratiques contenues dans le présent doc- ument portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au- delà. Il indique également comment la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services de santé infantile essentiels. Des outils et ressources sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà sont disponibles en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_ systems/policies_strategies/2YL/fr/ Ce document a été produit par le Programme élargi de vaccination (PEV) du Département Vaccination, vaccins et produits biologiques. Il est disponible en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/documents/fr/ Des exemplaires du présent document ainsi que d’autres supports d’information sur la vaccination, les vaccins et les produits biologiques peuvent être commandés à : Organisation mondiale de la santé Département Vaccination, vaccins et produits biologiques CH-1211 Genève 27 Suisse email : vaccines@who.int http://www.who.int/immunization/fr/ ISBN 978-92-4-251367-7
Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for immunization beyond infancy] ISBN 978-92-4-251367-7 © Organisation mondiale de la Santé 2018 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci dessous. 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Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie : pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance [Establishing and strengthening immunization in the second year of life: practices for immunization beyond infancy]. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2018. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/ bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. 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L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Dessiné par büro svenja Imprimé en Suisse Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie: pratiques vaccinales au-delà de la petite enfance iv Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S SECTION 1 Objet et utilisation du présent document 9 1.1. Objectifs 10 1.2 Utilisateurs cibles 11 1.3 Autres publications à consulter 11 Abréviations et acronymes vi Remerciements viii SECTION 2 Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 12 SECTION 3 Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 16 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? 17 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages 18 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 22 SECTION 4 Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 24 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie 26 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie 30 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé 31 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie 34 SECTION 5 Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 37 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification 38 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie 39 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients 41 v Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Annexe 1. Exemple de feuille de pointage des normes minimales 94 2. Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 96 3. Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) 97 4. Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal 100 5. Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie 102 SECTION 6 Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 41 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie 44 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 47 SECTION 7 Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 50 7.1 Indicateurs d’exécution 52 7.2 Besoins en données 56 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire 58 SECTION 9 Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 74 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles 78 9.2 Conception et planification stratégiques 79 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels 81 9.4 Mise en œuvre et suivi 83 9.5 Évaluation et nouvelle planification 84 SECTION 8 Formation et renforcement des capacités des agents de santé 61 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé 62 8.2 Établir le programme de formation 65 8.3 Planifier la stratégie de formation 68 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation 69 SECTION 10 Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 86 10.1 Comprendre les raisons de la faible exécution 87 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes 91 vi BCG bacille Calmette-Guérin (vaccin) CAP enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques CCI Comité de coordination inter-agences CDC Centers for Disease Control and Prevention (États-Unis d’Amérique) DN du HepB dose de naissance du vaccin anti-hépatite B DTC vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche GAVI Gavi, l’Alliance du Vaccin GTCN Groupe technique consultatif national HepB vaccin anti-hépatite B Hib Haemophilus influenzae type B MAPI manifestations post-vaccinales indésirables MON modes opératoires normalisés OMS Organisation mondiale de la Santé OMV occasions manquées de vaccination ONG organisation non gouvernementale PAMV Plan d’action mondial pour les vaccins PEV Programme élargi de vaccination PPAc plan pluriannuel complet RR vaccin contre la rougeole et la rubéole RV vaccin antirotavirus SAGE Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination SPMVS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique PCIME prise en charge intégrée des maladies de l’enfant UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance VPI vaccin antipoliomyélitique inactivé VVR vaccin à valence rougeole VVR1 première dose de vaccin à valence rougeole VVR2 deuxième dose de vaccin à valence rougeole VPC vaccin antipneumococcique conjugué VPO vaccin antipoliomyélitique oral/buccal A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A B R É V I A T I O N S E T A C R O N Y M E S vii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie © U N IC EF/U N 0 61634/Frank D ejongh viii Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie R E M E R C I E M E N T S Ce document a été mis au point par le Programme élargi de vaccination (PEV), Département Vaccination, vaccins et produits biologiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec l’UNICEF, et rédigé par Rebecca Fields de John Snow, Inc. Il convient en outre de remercier les personnes suivantes pour leur importante contribution à son élaboration: Carolina Danovaro, Rudi Eggers, Messeret Eshetu, Tracey Goodman, Jan Grevendonk, Karen Hennessey, Penelope Kalesha Masumbu, Lisa Menning, Abrahams Mwanamwenge, Ikechukwu Ogbuanu, Stephanie Shendale, Emily Wootton (OMS); Ulla Griffiths, Imran Raza Mirza (UNICEF); Laura Conklin, Mawuli Nyaku, Melissa Wardle, Margie Watkins (CDC), et les consultants indépendants Celestino Costa et Karen Wilkins. Les principes et les orientations essentiels qui figurent dans cet ouvrage sont fondés sur les avis du Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination et du Comité consultatif des pratiques de vaccination. Le contenu du présent document repose notamment sur un examen de l’expérience de la vaccination au cours de la deuxième année de vie acquise en République du Ghana, en République du Sénégal et en République de Zambie. Nous remercions sincèrement les ministres de la santé de ces pays qui nous ont permis d’enregistrer et d’analyser leur expérience de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 1 SECTION 9 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Objet et utilisation du présent document www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 10 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 S E C T I O N Les orientations pratiques contenues dans le présent document portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Des moyens sont également proposés aux fins de l’utilisation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la prestation d’autres services de soins de santé de l’enfant. 1.1 Objectifs 1 Si le présent document porte essentiellement sur la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie, les autres interventions sanitaires sont abordées de façon plus succincte. Il n’a pas pour objectif de décrire ces interventions dans le détail. Les publications utiles sont citées dans les notes de bas de page. 1. Aider les pays à prendre des décisions éclairées concernant l’établissement ou le renforcement d’une visite (ou de visites) médicale(s) au cours de la deuxième année de vie incluant notam- ment des services de vaccination et d’autres services dans le cadre d’un suivi médical continu des enfants.1 2. Fournir des orientations pratiques sur la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi des services de vaccination et l’amélio- ration de la couverture vaccinale lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie pouvant inclure d’autres interventions sanitaires. 3. Fournir des orientations générales sur la vac- cination de rattrapage pour les enfants âgés de plus d’un an dont la vaccination n’est pas à jour (« non et/ ou incomplètement vaccinés »). 11 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 1 1.2 Utilisateurs cibles Le présent manuel s’adresse principalement au personnel des services nationaux de vaccination et de santé de l’enfant, à savoir: • les décideurs et les administrateurs de programme des services publics suivants : vaccination, santé de l’enfant, nutrition, VIH/sida pédiatrique, développement communautaire, éducation sanitaire, systèmes d’information pour la gestion sanitaire, gestion de la chaîne du froid et de la logistique; • les membres des Groupes techniques consultatifs nationaux sur la vaccination (GTCNV), ainsi que des autres organismes consultatifs techniques sur la santé et la nutrition de l’enfant; • les conseillers nationaux, régionaux et mondiaux pour la vaccination et la santé de l’enfant qui collaborent avec d’autres organisations partenaires comme l’OMS, l’UNICEF, les partenaires de développement, les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales (ONG). 1.3 Autres publications à consulter Certains des éléments présentés dans ce document sont traités plus en détail dans d’autres publications et dans les pages Web de l’OMS. L’attention est appelée sur ces ouvrages de référence dans les encadrés qui jalonnent le présent guide. D’autres sources d’information, qu’il sera utile de consulter aux fins de l’établissement ou du renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie, sont en cours d’élaboration à l’OMS et seront disponibles prochainement.2 • Travailler ensemble : Guide de ressources intégré pour la planification et le renforcement des services de vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie; • Manuel sur la collecte, l’évaluation et l’utilisation de données sur l’immunisation; • Guide sur l’introduction dans le programme de vaccination systématique des enfants du vaccin contre la méningocoque A conjugé 2 Des informations sur les projets les plus récents peuvent être obtenues sur demande au Département OMS Vaccination, vaccins et produits biologiques à l’adresse vaccines@who.int. 12 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 SECTION Introduction – la vaccination à toutes les étapes de la vie, notamment au cours de la deuxième année de vie 13 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 Le Plan d’action mondial pour les vaccins (PAMV),3 plan d’action mondial pour la vaccination couvrant la période 2011–2020, vise à étendre équitablement à toutes les personnes les bénéfices de la vaccination. Aux termes du plan d’action « une démarche sur l’ensemble de l’existence doit être adoptée pour rendre les bénéfices de la vaccination accessibles à toutes les personnes à risque dans chaque tranche d’âge » et « il faudra pour cela élaborer des stratégies permettant d’atteindre les individus tout au long de leur existence et des plans pour bâtir les systèmes qui suivront et garderont trace des progrès accomplis. » Le document de l’OMS Stratégies et pratiques mondiales de vaccination systématique (SPMVS) présente également la vaccination au-delà de la première année de vie comme l’une des neuf actions modificatrices essentielles pour renforcer la vaccina- tion systématique.4 Il encourage les programmes de vaccination nationaux à étendre les visites de vaccination systématique au-delà de la première année de vie et à administrer les vaccins nécessaires aux enfants d’âge préscolaire, aux écoliers, aux adolescents et aux adultes. Les occasions de vaccination telles que les visites médicales des enfants dans la deuxième année de vie et les visites préscolaires et en cours de scolarité seront mises à profit pour évaluer le statut vaccinal et administrer les doses manquantes. Il est important que les fiches conservées à domicile soient conçues et distribuées de façon appropriée et gardées longtemps pour permettre un contrôle approprié et l’administration des vaccins à toutes les personnes qui satisfont aux critères d’admissibilité. Si la vaccination systématique des enfants au cours de la deuxième année de vie est déjà pratiquée dans de nombreux pays, la vaccination des enfants au-delà de l’âge d’un an est appelée à se développer ces prochaines années. L’importance pour la santé publique de l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC) est de plus en plus reconnue et l’administration d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole (VVR), par la vaccination systématique, est recommandée dans tous les pays, beaucoup la pro- grammant au cours de la deuxième année de vie. L’administration au cours de la deuxième année de vie d’une ou de plusieurs doses de certains vaccins, notamment contre les pneumocoques, la dengue et la méningite A, est inscrite dans le calendrier des vaccinations. Des vaccins nouveaux, notamment contre le paludisme, seront probablement recommandés pour les enfants âgés de plus d’un an. L’existence d’une plate-forme établie pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie accroîtra l’utilisation potentielle de ces vaccins après leur introduction. La vaccination n’est cependant que l’une des nombreuses interventions sanitaires nécessaires au développement des jeunes enfants. Compte tenu de l’utilisation souvent supérieure de ce service de santé en comparaison d’autres interventions, la vaccination peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services essentiels tels le suivi et la promotion de la croissance, la prise en charge des maladies courantes, l’hygiène et la propreté et, dans certains contextes, le déparasitage, la supplémentation en vitamine A, la supplémentation en micronutriments, la prévention et les soins 3 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/79315/9789242504989_fre.pdf 4 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/206454/9789242510102_fre.pdf 14 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 S E C T I O N du paludisme, et les soins du VIH/sida.5 Les interventions destinées à améliorer la croissance et le développement au cours des deux premières années de vie ont plus d’effet que les interventions mises en œuvre ultérieurement. Une visite programmée au cours de cette période offre également l’occasion de prodiguer des conseils aux parents sur la nutrition, l’hygiène, les pratiques de soins à domicile, la planification familiale et la propension à solliciter des soins à temps. De nombreux pays ont déjà adopté une politique de visites régulières pour le suivi et la promotion de la croissance et l’alimentation de complément, mais un recul des visites est souvent observé après la première année, la famille et les personnels de santé ne les considérant pas comme une priorité. Une gestion stratégique des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribuera à une plus grande avancée des services de vaccination et de santé de la mère et de l’enfant. E N CA D R É 1. P O I N TS E S S E N T I E L S C O N C E R N A N T L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E E T AU - D E L À 1. L’administration d’un nombre croissant de vaccins est recommandée après l’âge d’un an dans le cadre d’une approche de la vaccination prenant en compte toutes les étapes de la vie. L’OMS recommande l’administration aux enfants âgés de plus d’un an d’une deuxième dose de vaccin à valence rougeole et d’une dose de rappel des vaccins contenant les valences diphtérie-tétanos-coqueluche. Les pays peuvent par ailleurs adopter un calendrier « 2 + 1 » pour le vaccin antipneumococcique con- jugué (VPC) prévoyant l’administration de la troisième dose au cours de la deuxième année de vie. L’OMS recommande également l’administration après l’âge d’un an de certains vaccins indiqués à l’échelle régionale, notamment contre la méningite A (MenA) dans la ceinture de la méningite en Afrique et contre l’encéphalite japonaise dans certaines parties de l’Asie. 2. L’extension du calendrier vaccinal au-delà de la petite enfance signifie que le concept de l’enfant entièrement vacciné doit être étendu à la deuxième année de vie. La notion d’enfant entièrement vacciné est fonction de l’âge de l’enfant et de l’ensemble correspondant des vaccins que l’enfant devrait avoir reçus, conformément au calendrier national, à cet âge. Selon les programmes, les enfants entièrement vaccinés pourront être ventilés en deux classes d’âge ou plus : moins d’un an et moins de deux ans (voir la Section 7.1). 3. L’accroissement de la complexité et l’allongement du calendrier vaccinal augment- eront l’importance des fiches conservées à domicile, qui rappellent aux aidants à quel moment ils doivent revenir pour l’administration des vaccins prévus, qui permettent aux dispensateurs de vérifier qui a besoin d’être vacciné, et qui servent de base d’évaluation dans les enquêtes en population sur la couverture vaccinale. Les fiches conservées à domicile devront être bien conçues, disponibles en nombre suffisant pour toutes les personnes prenant soin des enfants, utilisées de façon appropriée par les personnels de santé et gardées en lieu sûr par les personnes prenant soin des enfants et les familles. 5 www.UNICEF-irc.org/article/958/ (disponible qu’en anglais) 15 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 2 4. Dans certains contextes, des mesures concertées, notamment une communication efficace et le renforcement des capacités des personnels de santé, seront nécessaires pour faire évoluer l’opinion populaire selon laquelle la vaccination est réservée aux nourrissons. Pour atteindre des niveaux de couverture élevés au cours de la deuxième année de vie et à toutes les étapes de la vie, les personnels de santé, les personnes prenant soin des enfants, les communautés et les partenaires devront bien connaître les raisons pour lesquelles cela est important et savoir comment eux-mêmes peuvent y contribuer. Cela obligera toutes les parties concernées à modifier sensiblement leurs idées et leurs pratiques. 5. Si les enfants doivent être vaccinés dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, la vaccination ne doit pas être refusée à ceux qui sont amenés « en retard ». L’administration des vaccins en temps voulu est essentielle pour réduire l’exposition aux maladies évitables par la vaccination mais, à quelques exceptions près, mieux vaut vacciner tard que jamais. Pour ce qui est de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants ne sont plus vaccinés. 6. La réalisation d’un niveau élevé de couverture au cours de la deuxième année de vie, y compris avec les vaccins inclus de longue date dans le calendrier vaccinal, nécessite encore plus d’attention, de sensibilisation et de préparation que l’intro- duction d’un nouveau vaccin, et cela ne doit pas être pris à la légère. Les taux de défection très élevés entre la première et la deuxième doses de vaccin à valence rougeole observés dans de nombreux pays témoignent des difficultés que présente la vaccination d’une nouvelle classe d’âge. Les domaines qui requièrent une attention particulière sont notamment les suivants: gestion/suivi et évaluation des données; communication et renforcement des capacités des personnels de santé, notamment par un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui suivant la formation. 7. La gestion, le suivi et l’évaluation des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie posent des problèmes particuliers. Les feuilles de pointage et les autres outils de gestion des données doivent être soigneusement actualisés pour permettre l’enregistrement approprié de toutes les doses administrées (même tardivement) et pour encourager les personnels de santé à contrôler, enregistrer et notifier de façon appropriée les doses administrées et garantir ainsi la bonne gestion des vaccins et l’estimation des besoins. Le suivi des progrès sur au moins deux cohortes de naissance et les retours d’informations utiles peuvent poser des problèmes. Pour réduire ces difficultés, il sera important de planifier soigneusement les activités et de tirer les enseignements de l’expérience acquise. 8. La vaccination au cours de la deuxième année de vie peut être l’occasion de dispenser d’autres services essentiels aux enfants et aux mères. À condition d’être convenablement coordonnés avec d’autres programmes, les services de vaccination peuvent renforcer et stimuler le recours à d’autres services de santé, tels le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel, la supplémentation en vitamine A et en micronutriments, le déparasitage, l’éducation sanitaire et la planification familiale, la prévention du paludisme et le suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson. Chaque pays évaluera la synchronisation et le calendrier de ces services et déterminera leur intégration éventuelle sur la base d’un examen des ressources humaines, matérielles et financières requises. 16 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 SECTION Données générales sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 17 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 3.1 Quelle est l’étendue de la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Si les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie (ou ultérieurement) et l’âge auquel ils sont administrés varient selon les pays, la vaccination au cours de la deuxième année de vie est une pratique étendue. En 2016,6 recommandaient l’administration du DTC4 au cours de la deuxième année de vie; 6 OMS maladies évitables par la vaccination : système de surveillance. Résultats au niveau mondial 2017. (disponible qu’en anglais) http://apps.who.int/immunization_monitoring/globalsummary/schedules, consulté le 18 juillet 2017. avaient une politique vaccinale incluant l’administration d’au moins une dose de vaccin au cours de la deuxième année de vie; incluaient deux doses de vaccin à valence rougeole (VVR) dans leur calen- drier de vaccination systématique; recommandaient l’administration de la deuxième dose, le VVR2, au cours de la deuxième année de vie; incluaient l’administra- tion du VVR2 et d’une quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- coqueluche-tétanos (DTC4), quel que soit l’âge; avaient une politique prévoyant l’adminis- tration simultanée du VVR et du DTC4 au cours de la deuxième année de vie. 159 PAYS 86 PAYS 160 PAYS 135 PAYS 107 PAYS 45 PAYS 18 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N 3.2 La vaccination au cours de la deuxième année de vie : occasions et avantages Il existe plusieurs raisons d’établir une solide plate-forme pour la vaccination et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Améliorer la protection contre les maladies évitables par la vaccination L’ajout de nouveaux vaccins, et de nouvelles doses des vaccins existants, au cours de la deuxième année de vie augmente l’étendue de la protection des enfants contre les maladies évitables par la vaccination, comme le montre le Tableau 1 ci-dessous. L’administration de doses supplémentaires des vaccins déjà inclus dans le calendrier national contribue à améliorer le niveau d’immunité et la durée de la protection. La réponse immunitaire au vaccin à valence tétanique, par exemple, décroît avec l’âge, aussi l’OMS recommande-t-elle l’administration de six doses (trois doses pour la primo- vaccination plus trois doses de rappel, dont une au cours de la deuxième année de vie).7 TABLEAU 1. VACCINS DONT L’OMS RECOMMANDE L’ADMINISTRATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 7 A L’utilisation d’un vaccin à valence tétanique associé à un vaccin antidiphtérique (Td ou DT) pour les doses de rappel ultérieures contre le tétanos est fortement encouragée, et ce afin de maintenir un niveau élevé d’immunité protectrice à la fois contre la diphtérie et contre le tétanos à toutes les étapes de la vie. VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Deuxième dose d’un vaccin contenant la valence rougeole (VVR2), notamment les vaccins contre la rougeole et la rubéole (RR) et contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) L’OMS recommande l’ajout d’une deuxième dose de VVR dans le calendrier vaccinal de tous les pays. Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, le VVR1 sera administré à l’âge de 9 mois et le VVR2 entre 15 et 18 mois avec un intervalle min- imum de quatre semaines entre les doses. Dans les pays où le risque d’infection rougeoleuse est faible chez les nourrissons (proches de l’élimination), le VVR1 pourra être administré à l’âge de 12 mois; l’âge optimal pour l’administration du VVR2 dépendant de considérations programmatiques relatives à l’obtention d’une couverture maximale par le VVR2. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/measles/en/). Quatrième dose de vaccin contenant les valences diphtérie- tétanos-coqueluche (DTC4) L’OMS recommande l’administration d’une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, de préférence au cours de la deuxième année de vie, pour renforcer l’immunité protectrice contre ces maladies. Vaccins antidiphtériques : note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/diphtheria/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins antitétaniques. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/tetanus/en/), Note de synthèse : Position de l’OMS concernant les vaccins anticoquelucheux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/pertussis/en/). 19 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 VAC C I N R EC O M M A N DAT I O N S D E L’O M S Vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) L’OMS appuie le schéma (2p+1) pour le VPC, soit deux doses en primovaccination administrées au nourrisson et la troisième dose (rappel) entre 9 et 18 mois. L’âge d’administration de la dose de rappel sera choisi de façon à assurer une couverture maximale (en général à 9, 12, 15 ou 18 mois), sur la base de considérations opérationnelles et programmatiques, compte tenu notamment des visites pour les autres vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national. Vaccins antipneumococciques. Note de synthèse de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/ pneumococcus/en/) et Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Administration systématique du vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A (MenA) L’OMS recommande l’administration d’une monodose de MenA entre 9 et 18 mois en fonction des considérations programmatiques et épidémiologiques locales. Vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A: orientations actualisées. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/meningococcal/en/). Vaccin antityphoïdique conjugué (VTC) L’OMS recommande l’administration d’une dose unique de VTC entre 6 et 23 mois dans les pays d’endémie. L’âge d’administration dépendra des considérations épidémiologiques, géographiques et programmatiques locales. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Encéphalite japonaise (EJ) L’OMS recommande l’introduction de la vaccination contre l’encéphalite japonaise dans les calendriers de vaccination nationaux dans toutes les zones où l’encéphalite japonaise est reconnue comme une priorité de santé publique. L’OMS recommande l’administration d’une ou de deux doses, dès l’âge de 6 mois, le schéma posologique étant déterminé par l’épidémiologie locale et le type de vaccin. Note de synthèse : Position de l’OMS à propos des vaccins contre l’encéphalite japonaise. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/japanese_encephalitis/en/). Grippe saisonnière Les informations du pays sur les groupes à risque, la charge de morbidité et le rapport coût-efficacité des interventions aideront les responsables nationaux de l’élaboration des politiques et les planifi- cateurs des programmes de santé à prendre des décisions éclairées concernant les groupes cibles et l’âge de vaccination. Dans les pays qui décident d’introduire la vaccination contre la grippe saisonnière, l’OMS recommande son administration dès l’âge de 6 mois, jusqu’à 23 ou 59 mois, et l’administration de deux doses espacées de 28 jours au minimum pour les enfants âgés de moins de 9 ans qui n’ont pas encore été vaccinés. Note de synthèse de l’OMS concernant les vaccins antigrippaux. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2012 (www.who.int/immunization/policy/position_papers/influenza/en/). Tableau 1. 8 Les deux calendriers (3p+0 ou 2p+1) sont recommandés. Pour les pays qui n’ont pas encore adopté le VPC, le choix du calendrier tiendra compte de divers aspects opérationnels et programmatiques, notamment la ponctualité de la vaccination, la couverture escomptée pour une troisième dose et la ventilation par âge des maladies à pneumocoques. 20 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Procéder à la vaccination de rattrapage des enfants qui n’ont pas été vaccinés au cours de la première année de vie a La vaccination au cours de la deuxième année de vie donne la possibilité d’administrer les doses manquantes de plusieurs antigènes, notamment les suivants : BCG,9 VVR, vaccins antipoliomyélitiques buccal (VPO) et inactivé (VPI), vaccin pentavalent (ou DTC), vaccins antipneumococciques, et vaccin contre les maladies à rotavirus (RV). Dans certaines situations, divers obstacles sociaux, géographiques et économiques peuvent empêcher les familles de faire entièrement vacciner leurs enfants avant l’âge de 12 mois, cause d’une faible couverture. Une solide plate-forme au cours de la deuxième année de vie pourra être l’occasion d’améliorer la protection générale et la couverture. Ainsi, dans un pays où le vaccin antirougeoleux est administré à l’âge de 9 mois et où l’âge limite pour cette vaccination est fixé à un an, les enfants n’ont, par défaut, que cette fenêtre de trois mois pour recevoir le VVR1. Cet obstacle serait levé si les services de vaccination étaient étendus à la deuxième année de vie et si les activités de vaccination de rattrapage étaient encouragées au-delà de l’âge d’un an. L’administration aux enfants au cours de la deuxième année de vie des doses de vaccin antirougeoleux et d’autres vaccins qu’ils n’ont pas reçues pendant la première année de vie contribue à améliorer l’immunité de la population. C’est ce qu’a démontré en 2009 une analyse des enquêtes démographiques et sanitaires réalisées dans 45 pays. Il est ainsi apparu qu’une couverture globale de seulement 50% pour la vaccination systématique par le VVR1 à l’âge de 12 mois dépassait 80% dès lors que les vaccins administrés après l’âge de 12 mois (« doses en retard ») étaient pris en compte dans les estimations de la couverture (voir la Figure 1). 10 Fournir la possibilité d’intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires et nutritionnelles Un contact systématique programmé avec le système de santé au cours de la deuxième année de vie offre l’occasion de mieux intégrer la vaccination dans d’autres interventions sanitaires telles les suivantes : supplémentation en vitamine A, conseil nutritionnel, suivi et promotion de la croissance, déparasitage, soins pédiatriques du VIH/sida, fourniture de moustiquaires imprégnées d’insecticide et planification familiale. La Figure 2 illustre les gains de couverture potentiels pour plusieurs interventions de santé de l’enfant en Afrique dès lors qu’elles sont intégrées dans la plate-forme de vaccination systématique. 9 La note de synthèse de l’OMS sur les vaccins BCG a été actualisée récemment de façon à inclure la recommandation en faveur de la vaccination de rattrapage des nourrissons plus âgés et des enfants non encore vaccinés, des données scientifiques montrant qu’elle demeure bénéfique au-delà de l’âge d’un an. Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, octobre 2017. Conclusions et recommandations. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://www.who.int/wer/2017/wer9248/en/). Une note de synthèse actualisée sera publiée en février 2018). 10 Clark A, Sanderson C. Timing of children’s vaccinations in 45 low-income and middle-income countries: an analysis of survey data. Lancet. 2009;373:1543–9. 21 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 FIGURE 1. HAUSSE DE LA COUVERTURE ESTIMATIVE DU VVR1 DÈS LORS QUE LES VACCINS ADMINISTRÉS AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE SONT INCLUS FIGURE 2. COUVERTURE ESTIMATIVE DES INTERVENTIONS DANS LES FOYERS COMPTANT UN ENFANT ÂGÉ DE 12 À 23 MOIS, SI ELLES SONT INTÉGRÉES DANS LES ACTIVITÉS DE VACCINATION SYSTÉMATIQUE (28 PAYS D’AFRIQUE SUB-SAHARIENNE) 0 20 40 60 80 100 Afghanistan (2015) Tchad (2014) Haïti (2012) Mali (2013) Pakistan (2013) Yémen (2013) Zambie (2014) Couverture chez les enfants < 12 mois Couverture supplémentaire chez les enfants de 12 à 23 mois meses. 0 20 40 60 80 100 Source d’eau potable améliorée* Le foyer possède une moustiquaire L’enfant dort sous une moustiquaire L’enfant a reçu des suppléments de vitamine A Couverture actuelle Couverture totale probable * Anand et al. J. Inf. Diseases 2012 ; 205: S28-39 Couverture du VVR1 par classe d’âge dans certains pays D’après : Enquêtes démographiques et sanitaires (la date de l’enquête est indiquée pour chaque pays) 22 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 S E C T I O N Utiliser les vaccins de façon plus efficace L’administration de deux doses de vaccin à valence rougeole, dont une au cours de la deuxième année de vie, peut contribuer à réduire les taux de gaspillage de vaccin dans la mesure où, pour chaque flacon ouvert, un plus grand nombre de doses seront administrées. Il pourra en être de même de la vaccination de rattrapage, les autres doses de vaccin qui n’ont pas été administrées aux enfants dans leur première année de vie leur étant administrées plus tard. 3.3 Difficultés associées à la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les programmes de vaccination, au cours de ces 40 dernières années, ont acquis une importante somme d’expérience en matière de fourniture de vaccins, principalement aux nourrissons. L’expérience acquise depuis l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans de nombreux pays est nuancée. Pour de nombreux programmes nationaux, par exemple, l’introduction du VVR2 au moyen d’une nouvelle visite systématique au cours de la deuxième année de vie ne devait pas poser de problème, le VVR faisant déjà partie du calendrier de la première année de vie et étant par conséquent connu des personnes prenant soin de l’enfant et des personnels de santé. Dans la réalité, cependant, elle est apparue d’une grande complexité, d’une nature, dans certains cas, encore inconnue des programmes de vaccination. Les taux élevés de défection entre le VVR1 et le VVR2 ont été particulièrement préoccupants dans un grand nombre de pays. Le succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie requiert de solides activités de planification, de coordina- tion, de mobilisation de la communauté et de création de la demande, de suivi et d’appui à la mise en œuvre. © W H O N epal 23 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 3 De nombreux programmes de vaccination voient encore dans la vaccination une intervention sanitaire réservée aux nourrissons, et ils ne proposent pas de vaccinations aux enfants au-delà de l’âge d’un an même si ceux-ci n’ont jamais été vaccinés. S’il est important d’établir des politiques de vaccination pour les enfants âgés de plus d’un an, faute de planification, de formation et de communication appropriées, ces politiques ne contribueront pas automatiquement à transformer les pratiques de vaccination en général. Les facteurs qui ont manifestement contribué à cette situation incluent les suivants : • insuffisance des informations communiquées aux personnels de santé en première ligne sur les politiques révisées relatives à la prestation des services de vaccination et d’autres services de santé après l’âge d’un an; • hésitation des agents de santé à administrer le VVR1 aux enfants âgés de plus de 12 mois car cela ne contribue pas à améliorer la couverture du VVR1, ces personnels craignant peut-être de manquer de doses pour les enfants âgés de moins de 12 mois; • moindre rang de priorité accordé à la vaccination des enfants plus âgés par rapport à la vaccination des nourrissons; • insuffisance de la communication et de la mobilisation sociale pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’elles doivent utiliser les services de santé au cours de la deuxième année de vie et les y encourager; • complexité de l’enregistrement, de la notification et de l’analyse des vaccins administrés après l’âge d’un an; • obstacles propres au système, tels un manque de ressources humaines et l’absence de coordination des chaînes d’approvisionnement, pour différents produits. Il ressort des évaluations consécutives à l’introduction de la deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans plusieurs pays et des études de cas sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie que l’introduction de toute vaccination après la première année de vie doit être traitée comme s’il s’agissait de l’introduction d’un nouveau vaccin, en termes d’attention, de sensibilisation et de préparation, et le surcroît de complexité que revêt la vaccination d’une nouvelle classe d’âge doit être pris en compte dans le processus de planification. La vaccination au cours de la deuxième année de vie devra si possible s’inscrire dans le contexte d’une visite médicale des enfants de façon à renforcer la prestation d’autres interventions sanitaires, et vice versa. 24 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Politiques et plans relatifs à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà 4 SECTION 25 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 La quasi-totalité des pays disposent déjà de politiques, d’orientations et d’autres appuis programmatiques pour les soins de santé de l’enfant pendant les cinq premières années de vie, notamment le suivi et la promotion de la croissance, le conseil nutritionnel et la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Selon leurs priorités sanitaires et le calendrier vaccinal existant, les pays pourront vouloir : introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une nouvelle interven- tion (au moyen d’une visite, ou de visites, planifiée(s)) et rattra- per les vaccinations manquées ; renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie existante (en améliorant, par exemple, la faible couverture du VVR2) et/ou; concevoir un contact pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie comme une plate-forme pour la prestation coordonnée d’autres services de santé de l’enfant. Dans ces trois situations, une planification systématique sera indispensable pour régler les problèmes techniques et gestionnaires. La deuxième situation (amélioration des programmes existants) est traitée dans la section 10. 1. 2. 3. © U N IC EF/U N 0 58138/V ishw anathan 26 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.1 Étapes de la planification de l’introduction ou du renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie Dans le cas de l’établissement d’une nouvelle visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie, le processus de planification débutera un an avant la date de lancement prévue pour donner aux responsables le temps de procéder aux préparatifs décrits ci-dessous. Plus de détails sur la mise en œuvre de ces étapes sont données dans l’ouvrage de référence complémentaire Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vaccination dans la deuxième année de vie (Manual 2YL).11 Désigner un responsable qui sera chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et établir ou activer un groupe de travail spécial Le responsable chargé de la vaccination au cours de la deuxième année de vie sera un membre du personnel du programme national de vaccination doté d’une autorité suffisante pour réunir un groupe de travail. Le groupe de travail inclura les représentants des différents domaines du programme de vaccination, comme la gestion des données, la communi- cation et la prestation des services. Si d’autres interventions de santé doivent être coordonnées —Ouvrage de référence essentiel Un manuel pour la planification, la mise en œuvre et le renforcement de la vacci- nation dans la deuxième année de vie Ouvrage qui compète le présent document, ce manuel sera utilisé une fois la décision prise d’étendre la vaccination à la deuxième année de vie, ou d’améliorer la couverture d’une plate-forme existante. Le manuel fournit des orientations pratiques relatives à la planification, la gestion, la mise en œuvre et le suivi de la vaccination lors d’une visite, ou de visites, planifiée(s), au cours de la deuxième année de vie, ainsi que des mesures utiles destinées à renforcer la vaccination lorsque les cibles du programme pour ce qui est de la couverture au cours de la deuxième année de vie n’ont pas été atteintes. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/2YL/fr/ avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les représentants de ces groupes seront également inclus. Il sera important d’associer les principaux acteurs et les partenaires du domaine de la vaccination et de la santé de l’enfant. La composition du groupe de travail pourra évoluer au fur et à mesure de la planification. Le GTCNV devra être associé et jouer un rôle directeur dans l’examen des considérations épidémiologiques et cliniques, ainsi que des besoins du programme de vaccination, des questions de coûts et de 11 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 27 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 —Ouvrage de référence essentiel L’outil de calcul des coûts à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie.12 L’UNICEF a conçu un outil Excel relative- ment simple de calcul des coûts destiné à estimer le coût de l’introduction d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. L’outil doit être alimenté au moyen de données démo- graphiques, du prix des produits, du salaire des agents de santé et du coût approximatif des activités de formation et de communication. Les résultats sont ensuite présentés en termes de coût total, de coût annuel et de coût par visite. Les coûts sont ventilés en coûts préala- bles (comme la formation) et en dépenses renouvelables à financer continuellement (comme les vaccins et les seringues). L’analyse des coûts peut être considérée comme un moyen de sensibiliser l’opinion en faveur de l’introduction d’une visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil sera aussi utilisé comme un élément faisant partie intégrante du processus de planification. financement, et de l’élaboration des politiques et des orientations. Le Comité de coordination inter-agences (CCI) et/ou les comités de coordination du secteur de la santé devront également être associés pour obtenir des engagements et contribuer à l’établissement d’une compréhension commune des ressources requises. Élaborer un plan d’action chiffré et obtenir les financements nécessaires Cela inclura les activités, les principales responsabilités, les étapes, le calendrier et les ressources nécessaires pour s’atteler aux actions suivantes, compte tenu des enseignements tirés de l’expérience de l’introduction de vaccins antérieure et des difficultés rencontrées. 1. Actualiser les politiques et les orientations ; obtenir les approbations nécessaires ; produire et diffuser les données (sous forme imprimée et/ou électronique). 2. Définir les indicateurs de la vaccination au cours de la deuxième année de vie aux fins de l’enregistrement et de la notification, réviser le système d’information pour la gestion sanitaire et les outils de gestion des données (fiches conservées à domicile, registres, rapports mensuels), et les distribuer avant la date de mise en place. 3. Déterminer les besoins liés à l’organisation de la prestation des services, et satisfaire ces besoins. 12 L’outil de calcul des coûts de 2YL est disponible à: http://www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ 4. Modifier, le cas échéant, les outils de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de la logistique, pour inclure de nouveaux vaccins et d’autres interventions au cours de la deuxième année de vie. 5. Élaborer, imprimer et distribuer un guide pratique et des instruments de travail pour les personnels de santé. 28 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 6. Concevoir un plan de formation et de nouveaux matériels de formation et d’encadrement, et dispenser une formation. 7. Élaborer une stratégie de communication, planifier et mettre en œuvre des activités de mobilisation sociale et de participation communautaire, notamment des études sur les connaissances-attitudes-pratiques (CAP) ou d’autres analyses comportementales,13 concernant notamment les communautés marginalisées et difficiles à atteindre. 8. Obtenir des fonds pour effectuer tout le travail préparatoire, et pour couvrir les dépenses opérationnelles et les autres coûts associés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Attribuer des responsabilités claires pour chaque aspect des préparatifs. Les groupes ou les comités auxquels avaient précédemment été confiées ces questions, pour les campagnes de vaccination ou l’introduction de nouveaux vaccins, pourront être réactivés. Toutefois, si d’autres interventions de santé doivent être incluses avec la vaccination au cours de la deuxième année de vie, d’autres programmes devront également être représentés, tels la nutrition, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), le paludisme, l’eau et l’assainissement, le VIH/sida pédiatrique, etc. Convenir des services ou des interventions à assurer pendant la visite et déterminer les politiques, les orientations, et les autres matériels qu’il conviendra de réviser. Ceux-ci incluront probablement les suivants, présentés dans le Tableau 2 ci-dessous mais, selon le pays, des matériels supplémentaires pourront avoir besoin d’être révisés. 13 Outils pour effectuer des analyses comportementales, y compris Guide for studying health worker/caregiver interactions for immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 et The guide to tailoring immunization programmes (TIP). Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2013, sont disponibles en anglais à l’adresse: www.who.int/immunization/programmes_systems/vaccine_hesitancy/en/. Les responsables sanitaires pourront aussi avoir des entretiens avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. © W H O 29 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 Politiques, orientations et norme • Politique vaccinale et manuels de référence • Politique nationale de santé/santé de l’enfant • Orientations et autres matériels de référence pour les agents de santé, notamment sur la PCIME Documents de planification • Plan pluriannuel complet PPAc) et le plan d’action annuel pour la vaccination • Formats pour la micro-planification et plans pour leur introduction Outils de gestion des données • Fiches conservées à domicile • Feuilles de pointage • Formulaires de notification mensuelle • Registres des établissements de santé • Registres communautaires • Système d’information pour la gestion sanitaire, Outil de gestion des données relatives à la vaccination au niveau du district (DV-DMT, en anglais), système d’information sanitaire du district, version 2 (DHIS2, en anglais) • Outils de suivi et diagrammes Formation et renforcement des capacités • Programmes de formation en cours d’emploi et préalable • Instruments d’encadrement • Instruments de travail Gestion de la chaîne d’approvi- sionnement • Évaluation de la chaîne du froid, de la logistique, et de la capacité de stockage disponible • Modes opératoires normalisés (MON) pour la manipulation des vaccins au cours de la deuxième année de vie • Outils prévisionnels pour les vaccins et la logistique Communication, création de la demande • Plan et stratégie de communication et de participation communautaire • Plans et matériels pour la mise en place • Matériels d’éducation sanitaire et instruments de travail TABLEAU 2. MATÉRIELS À EXAMINER ET ACTUALISER POUR LA VACCINATION ET LES SERVICES AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE 30 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.2 Décider de la date de la ou des visite(s) au cours de la deuxième année de vie L’une des mesures importantes consiste à décider de l’âge approprié auquel il convient de programmer la visite (ou les visites) au cours de la deuxième année de vie. Cela dépend des données épidémiologiques relatives aux maladies évitables par la vaccination en question, ainsi que du calendrier des autres services de santé de l’enfant, tel que précisé dans la politique nationale. Les responsables de l’élaboration des politiques et les décideurs devront tenir compte des objectifs de santé publique et des questions programmatiques, et utiliser des critères transparents pour évaluer leur importance relative. Les politiques et les orientations nationales relatives à la vaccination devraient être rédigées de façon à décrire clairement les mesures qui incombent au personnel de santé et aux personnes prenant soin de l’enfant. Ainsi, par exemple : • Préciser, bien qu’il soit préférable de vacciner les enfants dès qu’ils satisfont aux critères d’admissibilité, que, pour la plupart des vaccins, il n’y a pas de d’âge limite au-delà duquel l’enfant n’a plus droit à une protection vaccinale. Les exceptions sont le vaccin antirotavirus, qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois, et la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B (DN du HepB).14 L’expérience de trois pays concernant l’âge de programmation des visites de vaccination au cours de la deuxième année de vie Un pays sud-africain a décidé d’administrer le VVR2 à l’âge de 18 mois, parce que cela coïncide avec l’âge de la supplémentation en vitamine A. Un pays d’Afrique de l’Ouest a choisi d’administrer le VVR2 à l’âge de 15 mois pour réduire au maximum la durée d’exposition potentielle au virus de la rougeole, bien que cela ne coïncide à aucun des autres services de santé planifiés au cours de la deuxième année de vie. Un pays d’Asie du sud a d’abord introduit le VVR2 et le DTC4 à différents mois de la deuxième année de vie pour des raisons épidémiologiques. Il a cependant été reconnu ultérieurement que cela compliquait le calendrier vaccinal et favorisait les occasions manquées de vaccination. Le pays a ensuite modifié le calendrier et recommandé l’administration des deux vaccins lors de la même visite. L’E X P É R I E N C E D U T R O I S PAYS 14 Il est important que les programmes aient une politique claire sur la date limite fixée pour l’administration de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B. Certains pays n’administrent plus la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B au-delà de deux semaines après la naissance de façon à maintenir un intervalle de quatre semaines entre les doses. Dans les pays qui utilisent un calendrier à 4 doses (avec un vaccin associé), un intervalle de quatre semaines n’est pas nécessaire avant la primo-vaccination (le calendrier du vaccin associé respectant les dosages requis), la dose de naissance contre l’hépatite B pouvant par conséquent être administrée jusqu’à la veille de l’administration prévue du premier vaccin associé. Les deux options sont acceptables. Pour plus d’informations, voir Guide pour l’introduction et le renforcement de la vaccination à la naissance contre l’hépatite B. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/immunization/documents/general/ISBN9789241509831/en/). 31 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N S E I G N E M E N T T I R É D E L A P O L I T I Q U E VAC C I N A L E La politique vaccinale de la République du Ghana a été actu- alisée pour fournir des orientations claires aux agents de santé concernant la vaccination des enfants âgés de plus de 12 mois. Politique relative à la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie Un contact systématique supplémen- taire pour des vaccinations aura lieu au cours de la deuxième année de vie d’un enfant à l’âge 18 mois ou peu après. Les services disponibles lors de ce contact incluront le RR2, le vaccin contre la méningite A, et toute intervention jugée appropriée (supplémentation en vitamine A, par exemple). Politique de rattrapage Tous les enfants doivent être vaccinés conformément au calendrier vaccinal recommandé au Ghana. Les enfants dont la vaccination n’est pas à jour recevront les antigènes manquants appropriés jusqu’à l’âge de cinq ans. À l’occasion de chaque visite médicale, le statut vaccinal d’un enfant doit être évalué et les doses manquantes administrées conformément au calendrier de rattrapage recommandé. Enfant entièrement vacciné L’indicateur de l’enfant entièrement vacciné se divise en trois catégories: à l’âge d’un an, à l’âge de deux ans, et après l’âge de deux ans. Un enfant est considéré comme entièrement vacciné à son âge s’il a reçu jusque-là tous les vaccins appropriés pour son âge. L’E X P É R I E N C E D U G H A N A • Communiquer l’objet de l’administration des vaccins au cours de la deuxième année de vie. Si le pays introduit une deuxième dose de VVR dans son calendrier de vaccination systématique, cette dose sera incluse dans la liste des vaccins exigés pour qu’un enfant soit considéré comme entièrement vacciné, et elle sera décrite comme la deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou RR2 ou ROR2, et non comme une dose de rappel. • Fournir des instructions claires sur la manière appropriée de déterminer les enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité en examinant les fiches conservées à domicile, d’enregistrer les doses administrées, de notifier les données et de les utiliser pour améliorer les services. • Préciser les mesures que doivent prendre les agents de santé dans des situations qui ne sont pas idéales, notamment lorsque la vaccination des enfants qui leur sont présentés n’est pas à jour, ou lorsque des enfants n’ont pas de fiche conservée à domicile, etc. (voir l’annexe 3). • Énoncer clairement la politique relative à la vaccination des enfants âgés de 12 mois ou plus dont la vaccination n’est pas à jour, pendant les activités périodiques d’intensification de la vaccination systématique (IPVS) comme les journées de la santé de l’enfant (voir l’Encadré 2 ci-dessous). 32 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.3 Vaccination de rattrapage à l’occasion de tout contact d’un enfant avec les services de santé Les visites d’enfants malades et les visites dans un établissement pour les soins d’autres membres de la famille au cours de la deuxième année de vie sont aussi l’occasion d’administrer les doses de rattrapage si la vaccination de la première année de vie n’est pas à jour, de vérifier le statut vaccinal et d’administrer les doses prévues au cours de la deuxième année de vie. Les politiques vaccinales et la for- mation/l’encadrement des agents de santé doivent souligner qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite dans un établissement de santé et qu’un rattrapage vaccinal peut être effectué à chaque contact de l’enfant avec le système de santé. Des orientations claires pour le rattrapage des vaccinations qui n’ont pas été administrées lors de la première année de vie doivent être établies et diffusées largement, un calendrier vaccinal accéléré devant notamment être fixé pour les enfants chez lesquels plusieurs doses sont manquantes. Les recommandations de l’OMS relatives aux vaccinations de rattrapage constituent un ouvrage de référence utile à cet effet : http://www.who.int/immunization/policy/Immunization_routine_table3_FR.pdf 33 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 E N CA D R É 2. L A VAC C I N AT I O N AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E LO RS D E S M A N I F E STAT I O N S O RGA N I S É E S P O U R L’I N T E N S I F I CAT I O N P É R I O D I Q U E D E L A VAC C I N AT I O N SYST É M AT I Q U E Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, comme les journées de la santé de l’enfant ou les semaines de la santé de la mère et de l’enfant, dès lors qu’elles sont organisées régulièrement, doivent être utilisées pour la vaccination de rattrapage des enfants dont les vaccins de la première année de vie ne sont pas à jour et pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie des enfants qui satisfont aux critères d’admissibilité. Les politiques vaccinales et la formation des agents de santé à l’intensification périodique de la vaccination systématique doivent fournir des orientations claires à cet effet. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent aussi être utilisées pour sensibiliser à l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à la nécessité d’amener les enfants pour toutes les vaccinations recommandées au cours de la deuxième année de vie, conformément au calendrier national. Les activités d’intensification périodique de la vaccination systématique doivent également rappeler qu’il est important d’encourager les personnes prenant soin de l’enfant à apporter la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque contact avec le système de santé. Des orientations à l’intention des agents de santé sur le contrôle du statut vaccinal, la prestation des services et l’enregistrement des doses administrées, dans le cadre de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie ou des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, devront être incluses dans les politiques, les manuels pratiques, la formation et l’encadrement. Pour plus d’informations sur les meilleures pratiques aux fins des activités d’intensification périodique de la vaccination systématique, voir la publication de l’OMS Periodic Intensification of Routine Immunization. Lessons Learned and Implications for Action. Disponible en anglais à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/piri_020909.pdf 34 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N 4.4 Coordonner la vaccination avec les autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie S’il est décidé d’utiliser la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie pour la mise en œuvre d’autres interventions, les représentants des autres pro- grammes de santé apparentés devront être associés au processus de planification. Analyser et comparer les caractéristiques techniques des autres interventions proposées pour la ou les visite(s) planifiée(s) au cours de la deuxième année de vie Il conviendra de comparer systématiquement les priorités, les objectifs, les résultats, les problèmes et les plans des différentes interventions sanitaires et nutritionnelles reposant sur des bases factuelles qui sont proposées au cours de la deuxième année de vie pour déterminer les possibilités et les limites d’un contact vaccinal au cours de la deuxième année de vie dans le renforcement d’autres services. Cela pourra nécessiter l’organisation d’une ou de plusieurs réunion(s) pour encourager les acteurs à communiquer et se concerter directement au sujet de la continuité des soins des jeunes enfants et du rôle de la vaccination à cet égard. Cet ensemble de services à dispenser au cours de la deuxième année de vie reposera sur un éventail de considérations techniques, gestionnaires et axées sur le patient. Les questions à prendre en considération pour décider des éléments qui constitueront cet ensemble sont notamment les suivantes : • Quelles sont les priorités établies du ministère de la Santé pour ce qui concerne la santé publique ? • Quelles interventions peuvent être mises en œuvre pour les enfants âgés de 12 à 23 mois, certaines de ces visites sont-elles déjà établies, et coïncident-elles avec un calendrier vaccinal recommandé au cours de la deuxième année de vie ? • Quels services, et combien d’entre eux, peuvent être programmés lors d’une seule visite au cours de la deuxième année de vie, et cela sera-t-il plus commode pour l’enfant et pour la personne prenant soin de l’enfant ? • Toutes les interventions peuvent-elles être mises en œuvre pour les enfants au moyen de services fixes (statiques), de proximité et mobiles, et ces stratégies de prestation de services sont-elles opérationnelles ? • Les interventions proposées pour cette visite sont-elles mises en œuvre dans tout le pays ou seulement dans certaines zones géographiques ? • Les impératifs logistiques sont-ils similaires ? • Quelles sont les incidences sur les ressources humaines, notamment les capacités du personnel, le temps passé par patient, et le flux des patients ? 35 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 4 • Les ressources humaines et financières disponibles sont-elles suffisantes pour mettre en œuvre et maintenir chacune des interventions proposées pour la visite ? Certains pays ont prévu des services intégrés qui incluent la vaccination au-delà de l’âge d’un an et ils ont évalué l’expérience acquise pour déterminer comment améliorer les services. Les leçons tirées de cette expérience peuvent aider à orienter d’autres pays dans leurs processus décisionnels et de planification. E N S E M B L E D’I N T E RV E N T I O N S P O U R U N E V I S I T E M É D I CA L E C O M P L È T E D E L’E N FA N T À L’ÂG E D E 1 8 M O I S Un an après l’introduction du VVR2 en République de Zambie, le ministère de la santé et ses partenaires ont fait le point sur l’expérience acquise pour décider comment renforcer les résultats et intégrer la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans d’autres services. Lors d’une réunion spéciale, les responsables de plusieurs programmes - vaccination, nutrition et santé de l’enfant, les représentants des équipes provinciales et de district du système d’information pour la gestion sanitaire et les principaux partenaires techniques ont examiné par quels moyens la visite pour le VVR2 au cours de la deuxième année de vie pourrait satisfaire d’autres besoins sanitaires. Cette discussion a notamment débouché sur la définition de l’ensemble des services présenté ci-dessous. Elle faisait suite en partie à la décision du ministère de la santé de transformer en service systématique sa stratégie de supplémentation en vitamine A et de déparasitage, jusque-là associée aux semaines de la santé de l’enfant. À l’âge de 18 mois, tous les enfants bénéficient maintenant des services suivants: • VVR2 • rattrapage des autres vaccinations de la première année de vie qui ne sont pas à jour et pour lesquelles l’enfant satisfait encore aux critères d’admissibilité • suivi et promotion de la croissance • supplémentation en vitamine A • traitement antiparasitaire (mébendazole) Pour certains enfants, le cas échéant: • suivi/transfert en cas de diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson; • transfert pour la PCIME ou la prise en charge intégrée des cas dans la communauté pour les enfants fébriles ou présentant d’autres signes de maladie pendant la visite. L’E X P É R I E N C E D E L A Z A M B I E 36 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 S E C T I O N ENSEIGNEMENTS TIRÉS DE L’INTÉGRATION DE LA VACCINATION DANS D’AUTRES SERVICES AU COURS DES CINQ PREMIÈRES ANNÉES DE VIE Le programme de vaccination de la République du Honduras est une solide plate-forme pour la prestation d’autres services aux enfants âgés de 2 à 5 ans. Il s’agit notamment de la supplémentation en vitamine A, de la supplémentation en acide folique pour les mères, de la promotion de l’allaitement au sein exclusif, de l’éducation pour la reconnaissance des tumeurs oculaires et de mesures locales ponctuelles destinées à endiguer les flambées de choléra et à maîtriser la dengue. Une première étude de l’expéri- ence acquise a montré ce qui suit. • ➢ Le succès repose sur l’étroite coordination et la planification conjointe entre les différents programmes et les différents niveaux du système de santé. • ➢ Les orientations techniques et programmatiques doivent être élaborées conjointement pour définir clairement la mise en œuvre des interventions prévues lors des visites médicales de l’enfant qui incluent la vaccination. • ➢ Les personnels de santé à tous les niveaux doivent être formés aux orientations techniques. • ➢ La ponctualité et l’adéquation des prévisions, des achats, de la distribution et du stockage sont nécessaires pour toutes les fournitures, pas seulement les vaccins, requises dans l’établissement de santé pour la visite médicale de l’enfant. • ➢ Un groupe de travail chargé de la communication devra concevoir un plan de communication stratégique incluant l’élaboration de matériels, l’utilisation des médias, la participation de la communauté ainsi qu’un calendrier et un budget. • ➢ Les formulaires pour l’enregistrement et la notification des données devront être adaptés et le système d’information pour la gestion sanitaire actualisé en conséquence. • ➢ Un suivi systématique, par classe d’âge et stratégie, des progrès eu égard aux buts fixés devra être effectué. • ➢ L’encadrement conjoint avec des membres du personnel de tous les programmes concernés devra accorder la priorité aux zones à forte densité de popula- tion et aux zones à risque. • ➢ Au nombre des obstacles à la pérennité de l’intégration figurent l’incertitude du financement et la disponibilité limitée des produits essentiels. D’après : Molina-Aguilera et al. Integrating health promotion and disease prevention interventions with vaccination in Honduras. J. Inf. Dis. 2012 ; 205 (Suppl. 1). L’E X P É R I E N C E D U H O N D U R AS 5 SECTION 37 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Planification, organisation des services et ressources humaines dans les établissements 38 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N L’introduction d’une visite de vaccination planifiée au cours de la deuxième année de vie requiert une planification détaillée pour sa mise en œuvre dans le cadre de l’organi- sation et de la prestation existantes des services fixes, de proximité et mobiles. Un rôle important incombe aux cadres aux niveaux du district et des établissements, à savoir ajuster la micro-planification et examiner l’organisation des services, le flux des patients, les ressources humaines et la prévention des occasions manquées de vaccination. Les responsables nationaux fourniront les orientations pour l’actualisation des modèles de micro-planification et la prestation de services de qualité, notamment si l’administration des interventions doit suivre un ordre préférable. La vaccination, en tant qu’acte invasif, fera généralement suite aux autres interventions.15 L’agent de santé, à la fin de l’interaction avec la personne prenant soin de l’enfant, lui indiquera cependant ce qu’il convient de faire en cas d’effets secondaires ou indésirables, et quand et où revenir pour la prochaine visite. 5.1 Actualiser les outils et les processus de micro-planification Dans de nombreux pays, les outils de micro-planification actuellement utilisés sont conçus pour aider à planifier la vaccination au cours de la première année de vie. Pour convenir à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les outils de micro- planification devront être révisés et étendus à la cohorte de la deuxième année de vie des enfants âgés de 12 à 23 mois. La population cible est constituée par les nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précédente. Ainsi, par exemple, s’il est prévu d’administrer le DTC4 aux enfants âgés de 18 mois ou plus, le groupe cible pour la micro-planification pour l’année en cours est constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Cette information devra être disponible dans les plans de l’année précédente. La ponctualité de la vaccination lors d’une visite programmée au cours de la deux- ième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. La micro-planification reposera sur la cohorte des 12–23 mois et, même si les enfants sont vaccinés plus tard que prévu, cela n’affectera ni le nombre ni la zone de recrutement des enfants à vacciner, seulement l’âge auquel les vaccins leur seront effectivement administrés. Comme décrit plus en détail à la section 7, toutes les doses administrées, quel que soit le moment, seront enregistrées dans les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage, les registres des établissements, les dossiers de vaccination électroniques et les rapports mensuels, selon l’âge auquel les vaccins ont effectivement été administrés à l’enfant. 15 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse - position de l’OMS. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf). 39 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 La micro-planification veillera en particulier à choisir les sites de proximité qui sont commodes pour la ou les personne(s) prenant soin de l’enfant, compte tenu du fait qu’un enfant dans sa deuxième année de vie est maintenant plus grand, plus lourd et moins facile à transporter qu’un nourrisson. Les mères auront aussi plus probablement un emploi à l’extérieur. Pour améliorer l’accès et réduire les taux de défection, le choix du site, le jour de la semaine et l’heure du jour des séances de proximité seront décidés, dans la mesure du possible, en consultation avec les membres de la communauté. Compte tenu de la prestation de services de santé supplémentaires pendant la visite prévue au cours de la deuxième année de vie, la micro-planification portera sur les aspects opérationnels de ces services, de même que sur ceux de la vaccination. Les personnels chargés de la nutrition, de la santé de l’enfant, de l’eau et de l’assainisse- ment, du VIH/sida, de la planification familiale, de l’éducation sanitaire et des autres programmes seront encouragés à participer au processus de micro-planification. 5.2 Examiner les incidences sur les ressources humaines de la visite au cours de la deuxième année de vie De nombreux pays aux moyens limités manquent cruellement de ressources humaines de sorte que les effectifs dont sont réellement dotés les établissements de santé ne satisfont pas aux normes fixées par les pouvoirs publics. La prestation de plusieurs services pendant la visite suppose la présence des types d’agents de santé appropriés dans chaque établissement. Pendant la phase de planification de la visite au cours de la deuxième année de vie au niveau national, les responsables du secteur de la santé examineront les ressources humaines dont disposent réellement les établissements de santé et ils formuleront des orientations quant aux types de personnel qui pourront s’acquitter de chaque tâche. Il pourra être nécessaire de réviser la définition des tâches et les responsabilités. Au niveau clinique, les infirmières-chef ou les responsables des établissements devront communiquer clairement la chronologie des services, qu’il s’agisse de services fixes ou de proximité. Ils désigneront également les personnels qui s’acquitteront de tâches particulières (décrites plus en détail à la section 8). Ces tâches sont notamment les suivantes : • contrôler le statut vaccinal des enfants pour déterminer quels services ils sont censés recevoir ce jour-là ; • dispenser chaque service dans un ordre prédéfini, ainsi, par exemple, suivi et promotion de la croissance, supplémentation en vitamine A, déparasitage, vaccination, conseil ; 40 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N • enregistrer les services administrés, dans tous les outils appropriés, immédiatement après leur prestation ; • s’entretenir avec chaque personne prenant soin de l’enfant du service qui vient d’être fourni à l’enfant et des mesures qui incombent ensuite à cette personne. Dans les établissements de santé plus petits où la responsabilité de toutes les fonctions incombe à un, ou à quelques, membre(s) du personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. Aux points de prestation des services, fixes ou de proximité, des agents de santé communautaires ou des volontaires qualifiés, pourront aider les agents de santé pour ce qui est de la gestion du flux des patients, de l’éducation sanitaire, et éventuellement de certains aspects de la tenue des dossiers. Dans les communautés, les tâches des agents de santé communautaires pourront inclure l’enregistrement des nouveau-nés, la tenue des registres communautaires des enfants âgés de 0 à 59 mois et des femmes enceintes, la recherche et le suivi des sujets perdus de vue, la sensibilisation des membres de la communauté à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie et leur information concernant le moment et le lieu où se présenter pour recevoir ces services. Certaines tâches sont cependant moins adaptées aux agents de santé communautaires et aux volontaires. Le contrôle du statut vaccinal des enfants âgés de 12 à 23 mois pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité à la vaccination, par exemple, est plus complexe que la vaccination des nourrissons, compte tenu du nombre accru des doses que ces enfants devraient avoir reçues à cet âge et de l’incertitude possible quant à la manière de procéder en cas de doses manquantes ou de vaccinations qui ne sont pas à jour. Aussi cette tâche nécessitera-t-elle probablement des agents de santé qualifiés. Dans les établissements de santé plus petits avec des ressources limitées en termes de personnel, il est préférable que tous les agents de santé de l’établissement soient formés à la prestation de tous les services aux enfants au cours de leur deuxième année de vie afin d’assurer la continuité des services en cas d’absence de l’un ou l’autre membre de l’équipe. © W H O /Reidy 41 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 5 5.3 Déterminer s’il est possible de fournir tous les services souhaités pour la visite au cours de la deuxième année de vie et les aspects pratiques de la gestion du flux des patients Dans les situations où les moyens disponibles sont limités, il ne sera pas toujours possible de proposer tous les services en même temps ni au même endroit. Ainsi, la vaccination ne pourra pas être assurée quotidiennement, comme prévu par les autorités nationales, dans un petit établissement où la prestation de tous les services repose sur un ou deux agent(s) de santé. Il sera alors important d’élargir la communication et de mobiliser les communautés pour que les personnes concernées se présentent les jours précis où les services sont proposés. Au niveau du district et dans les établissements, les responsables sanitaires devront examiner les questions suivantes : • Quelles seront les tâches particulières qui incombent à chaque type d’agent de santé dans la fourniture de la vaccination, —Ouvrages de référence essentiels Guides relatifs aux occasions manquées de vaccination (OMV) La stratégie de l’OMS pour réduire les occasions manquées de vaccination (OMV) vise à accroître la couverture vaccinale en améliorant l’utilisation des sites de vaccination existants (dans les centres de santé, les hôpitaux, les services de proximité/mobiles, etc.) Tout en améliorant la couverture, la réduction des OMV renforcera la prestation des services de santé et encouragera la synergie entre les programmes. http://www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_strategies/ MOV/fr/ et d’autres services, pendant la visite au cours de la deuxième année de vie ? Que fera-t-il différemment, le cas échéant, par rapport à la pratique actuelle sur une base quotidienne, mensuelle, trimestrielle ou annuelle ? • Quels sont les blocages probables qui pourront entraîner de longues attentes, notamment dans les établissements de grande dimension ? Les responsables des dispensaires détermineront la manière de réduire la durée de l’attente. • Là où tous les patients passent par l’accueil avant d’accéder aux services, cette étape peut-elle être utilisée pour communiquer avec les parents, répondre à leurs questions, et aiguiller les enfants vers les différents services ? Dans certains cas, il pourra être possible de dispenser certains services à l’accueil ou dans la salle d’attente avant que les mères ou les personnes prenant soin de l’enfant se dirigent 42 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 S E C T I O N 16 Les évaluations des OMV menées au Tchad (2015), à Timor Leste (2015) et au Burkina Faso (2016) ont montré que les OMV étaient proportionnellement plus nombreuses pendant la deuxième année de vie. vers d’autres départements. Il pourra être nécessaire d’affecter des personnels chargés de la vaccination ou d’autres services à l’accueil à tour de rôle pour faciliter cette étape. • Tous les services proposés pendant une visite de vaccination au cours de la deux- ième année de vie sont-ils effectivement proposés et disponibles le même jour ? Des occasions manquées de vaccination et d’autres services peuvent être dues au fait que tous les personnels ne sont pas présents et tous les services ne sont pas dispensés en même temps au même endroit. La complexité accrue de la visite au cours de la deuxième année de vie pourra nécessiter une révision du calendrier des services de proximité, pour optimiser l’utilisation des ressources humaines. • Les politiques et les pratiques requises ont-elles été instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs) ? Des évaluations récentes dans certains pays ont montré que le taux des occasions manquées de vaccination (OMV) était particulièrement élevé pendant les visites au cours de la deuxième année de vie.16 Aussi est-il important de concevoir et d’organiser les services de manière à encourager une coordination entre les différentes interventions sanitaires. Les conclusions des évaluations indiquent par ailleurs qu’une ou deux visites seulement ont lieu au cours de la deuxième année de vie pour des soins préventifs, et qu’il est par conséquent plus important encore de saisir ces occasions. Les pays qui ont mené une évaluation des OMV devront en intégrer les résultats dans leur planification pour améliorer l’organisation des services. Les politiques devraient être instaurées pour que tous les enfants viennent avec leur fiche conservée à domicile et qu’ils soient examinés et vaccinés, le cas échéant, lorsqu’ils se présentent pour des soins, de quelque type soient-ils (curatifs et/ou préventifs). © W H O 43 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 SECTION Gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins et autres produits 44 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N 6.1 Produits nécessaires pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie Les planificateurs feront le point des fournitures requises pour la visite au cours de la deuxième année de vie, tant pour la vaccination que pour les autres services. Les ajustements nécessaires aux fins des prévisions, de la distribution et du stockage seront définis et examinés pour faire en sorte que tous les produits soient disponibles sur chaque lieu de prestation des services. Le tableau 3 présente un exemple fondé sur l’ensemble de services adopté en Zambie. Les pays pourront adapter cet exemple à l’ensemble de services qu’ils prévoient d’inclure dans leur visite médicale des enfants au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 3. INTERVENTIONS ET PRODUITS POUR LA VACCINATION ET LES AUTRES SERVICES LORS D’UNE VISITE PROGRAMMÉE AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE (EXEMPLE) S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Doses de vaccins recommandées au cours de la deuxième année de vie (VVR2, MenA, DCT4/ rappel du vaccin pentavalent) • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccins sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • Actualiser les outils d’enregistrement et de notification Rattrapage des autres vaccinations manquantes à l’issue de la première année de vie • Vaccins • Diluants • Aiguilles et seringues • Réceptacles de sécurité • Outils de gestion des données actualisés • Prévoir les quantités de vaccin sup- plémentaires nécessaires, le cas échéant17 • Évaluer la capacité de stockage supplémentaire nécessaire • Prévoir les quantités supplémentaires d’aiguilles et de seringues nécessaires • Estimer le nombre de réceptacles de sécurité supplémentaires nécessaire • Mesurer les besoins supplémentaires en matière de gestion des déchets et s’employer à les satisfaire • S’assurer que les outils de gestion des données permettent l’enregistrement/la notification des vaccinations qui ne sont pas à jour 45 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 S E RV I C E / I N T E RV E N T I O N P RO D U I TS R EQ U I S M E SU R E S P R É PA R ATO I R E S À L A V I S I T E AU C O U RS D E L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E Supplémentation en vitamine A • capsules de 200 000 UI de vitamine A • Ciseaux • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de vitamine A qui seront nécessaires pour la visite systématique au cours de la deuxième année de vie. Cela pourra représenter un changement dans la stratégie de prestation des services (si ce service était précédemment assuré dans le cadre des journées semestrielles de la santé de l’enfant, par exemple) • Examiner les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quantités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Traitement antiparasitaire • Médicaments antiparasitaires • Outils de gestion des données • Prévoir les quantités de médicaments antipar- asitaires nécessaires pour la visite systéma- tique au cours de la deuxième année de vie • Comparer avec les quantités fournies dans les trousses de médicaments essentiels pour déterminer si elles suffiront compte tenu des besoins des services systématiques • S’employer, le cas échéant, à combler les écarts entre les besoins prévus et les quan- tités disponibles au moyen des trousses de médicaments essentiels Suivi et promotion de la croissance • Balances • Rubans pour mesurer le périmètre brachial à mi-hauteur • Matériels de conseil • Relevé de crois- sance, si distinct de la fiche conservée à domicile • Outils de gestion des données • Faire le point sur les fournitures et les matériels disponibles sur le lieu de prestation des services compte tenu des niveaux estimés d’utilisation et de fréquentation au cours de la deuxième année de vie Suivi du diagnostic précoce du VIH/sida chez le nourrisson • Outils de gestion des données • Matériels de conseil • Déterminer si des quantités supplémentaires de médicaments comme le cotrimoxazole sont nécessaires aux fins du suivi 17 En règle générale, des quantités supplémentaires ne seront pas nécessaires puisqu’il s’agit de « vaccinations en retard » d’enfants déjà comptabilisés dans les prévisions de l’année précédente, et non de doses supplémentaires. Pour couvrir le gaspillage sur le terrain, les pays pourront cependant prévoir des doses supplémentaires pour le rattrapage sur la base de la couverture des années précédentes. 46 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Selon les interventions que les pays choisissent de mettre en œuvre parallèlement à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, les autres produits qui peuvent être envisagés sont notamment les suivants: • supplémentation préventive en zinc ou utilisation du zinc dans la prise en charge de la diarrhée • poudres incluant plusieurs micronutriments • traitements de la malnutrition aiguë sévère • suppléments de fer • moustiquaires imprégnées d’insecticides Dans certains pays, les produits comme les suppléments de vitamine A et les médicaments antiparasitaires sont principalement fournis dans le cadre d’activités telles que des campagnes, ainsi les journées ou semaines semi- annuelles de la santé de l’enfant, qui disposent de leurs propres chaînes d’approvisionnement, indépendantes de celles des services. Si les pays décident de les fournir de préférence lors d’une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie, ils devront s’assurer que tous les lieux de prestation des services disposent de quantités suffisantes pour une prestation systématique. Dans les pays où ces produits sont fournis aux établissements de santé dans les trousses de médicaments essentiels, il conviendra de déterminer si les trousses contiennent des quantités suffisantes pour répondre aux besoins lors des visites au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront consulter les lignes directrices de leur programme existant et les normes ou les références mondiales, notamment les directives de l’OMS (disponibles qu’en anglais) Supplémentation en vitamine A chez les nourrissons et les enfants de 6 à 59 mois19 et Chimioprévention des helminthiases chez l’homme. Utilisation coordonnée des médicaments anthelminthiques pour les interventions de lutte: manuel à l’intention des professionnels et des administrateurs de programme.20 18 Disponible en anglais à l’adresse www.who.int/elena/titles/zinc_diarrhoea/en/ 19 www.who.int/nutrition/publications/micronutrients/guidelines/vas_6to59_months/en/ 20 www.who.int/neglected_diseases/preventive_chemotherapy/9789241547109/en/ 47 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 6.2 Vaccins et fournitures pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie 21 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ —Ouvrage de référence essentiel Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi Cet ouvrage décrit les principes et les questions à prendre en considération lors de l’introduction d’un nouveau vaccin dans un programme national de vaccination, et il contient des éléments d’information et des outils/ listes de contrôle pour la planifica- tion, la mise en œuvre et le suivi. Ce guide appelle aussi l’attention sur les moyens de saisir l’occasion d’ajouter un nouveau vaccin pour renforcer les systèmes de vaccination et de santé. www.who.int/immunization/ programmes_systems/policies_ strategies/vaccine_intro_ resources/nvi_guidelines/en/ Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination DE LA DÉCISION À L’EXÉCUTION ET AU SUIVI Dans la prévision des besoins pour la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, la population cible inclut les nourrissons sur- vivants de la cohorte des naissances de l’année précédente. Si, par exemple, il est prévu de vacciner les enfants âgés de 18 mois contre la méningite A, le groupe cible aux fins des prévisions pour l’année en cours sera constitué par les nourrissons survivants nés l’année précédente. Comme indiqué dans l’encadré 1, la ponctualité de la vaccination lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie est hautement souhaitable, mais l’âge de 24 mois ne doit pas être considéré comme la limite au-delà de laquelle les enfants n’ont plus droit à la vaccination. Il en découle pratique- ment que les prévisions doivent reposer sur l a cohorte des enfants âgés de 12 à 23 mois. Si les enfants sont vaccinés après l’âge de 23 mois, seul l’âge auquel les doses sont effectivement administrées change mais cela n’affecte pas le nombre des doses requises. S’il est important d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude dans les feuilles de pointage et les rapports mensuels selon l’âge réel de la vaccination, cela n’affectera pas les pratiques de gestion des stocks. Introduire un nouveau vaccin Avant d’introduire un vaccin entièrement nouveau (le vaccin contre la méningite A, par exemple) dans le calendrier de la vaccination systématique au cours de la deuxième année de vie, les planificateurs nationaux devront consulter le document de l’OMS Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi. Les sections 3.4 et 3.5 de cet ouvrage examinent en profondeur la question de la gestion des vaccins et de la prévision des besoins.21 Les modifications particulières à apporter à la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendront des caractéristiques du nouveau new vaccin introduit. 48 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 6 S E C T I O N Ajouter une autre dose d’un vaccin déjà inclus dans le calendrier Si la visite au cours de la deuxième année de vie prévoit une dose supplémentaire ou de rappel d’un vaccin qui figure déjà dans le calendrier national, les préparatifs nécessaires dépendront également du ou des vaccin(s) en question. L’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux ou contre la rougeole et la rubéole dans des flacons de 10 doses nécessit- era, selon les estimations, de 15 à 25% d’espace de stockage supplémentaire dans la chaîne du froid. Le besoin de doses de vaccins supplé- mentaires sera compensé dans une certaine mesure par la réduction escomptée du taux de gaspillage des vaccins en flacons de 10 doses car, compte tenu de la taille accrue de la population cible, davantage de doses seront utilisées par flacon. Il a été estimé que le taux de gaspillage de vaccin antirougeoleux pourrait être réduit de 40% du fait du remplacement du calendrier à une dose par un calendrier à deux doses.22 Les administrateurs de programme et les logisticiens devront aussi surveiller et réviser le taux de gaspillage et les facteurs de gaspillage de vaccin à valence rougeole compte tenu de toute modification éventuelle des politiques, ou des pratiques réelles, concernant les circonstances dans lesquelles les agents de santé doivent ouvrir des flacons multidoses de 22 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) pp. 21–22. pp. 21–22. —Ouvrage de référence essentiel Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antir- ougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine Cet ouvrage fournit des orienta- tions à l’appui des discussions sur la politique à mener et des aspects opérationnels de l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans le calendrier de vaccination systématique. Il fournit des indications utiles sur les questions propres à la vaccina- tion au cours de la deuxième année de vie, notamment la prévision, la communication et la gestion des données liées à la vaccination. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/112842/ WHO_IVB_13.03_fre.pdf Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine Contact Département V ccination, vaccins et produits biologiques Organisation mondiale de la Santé 20 avenue Appia CH 1211 Genève Suisse vaccines@who.int ces vaccins. Moyennant une formation complémentaire ou un renforcement des compétences, les agents de santé devront prendre l’habitude d’ouvrir des flacons de 10 doses même lorsqu’un enfant ou deux seulement sont présents pour la vaccination. Cette pratique améliorera la ponctualité de la vaccination, priorité importante du programme, en particulier pour la rougeole. Cela risque en revanche d’accroître les taux de gaspillage. Pour ce qui est de l’introduction du DTC4, l’effet sur la gestion de la chaîne d’approvisionnement dépendra du produit vaccinal utilisé. Si un pays, par exemple, 49 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 6 qui utilise un vaccin pentavalent pour la vaccination des nourrissons prévoit d’administrer le DTC4 au moyen du seul DTC, cela reviendra alors à ajouter un nouveau vaccin à la chaîne du froid. Si le pays décide au contraire d’administrer le DTC4 sous la forme d’une dose supplémentaire de vaccin pentavalent, les besoins supplémentaires en espace de stockage dans la chaîne du froid pourront être réduits au minimum, ce qui facilitera la gestion programmatique des approvisionnements. L’utilisation de vaccin pentavalent rendra superflues les doses supplémentaires administrées de vaccin contre l’hépatite B et contre Haemophilus influenzae type B (Hib), même si celles-ci sont sans danger. Les responsables du programme national devront peser le pour et le contre de cette décision. Vaccination de rattrapage pour les doses manquantes à l’issue de la première année de vie De nombreux pays procèdent déjà à certaines vaccinations de rattrapage au moyen des fournitures existantes. Avec l’introduction d’une plate-forme pour la deuxième année de vie et du renforcement des politiques de vaccination de rattrapage, les besoins en vaccins et en logistique pourraient augmenter à brève échéance ; aussi les administrateurs devront-ils surveiller l’évolution de la consommation de vaccins pour ajuster leurs prévisions en conséquence. Les effets potentiels de la vaccination de rattrapage sur la gestion des vaccins et de la chaîne du froid peuvent être estimés sur la base d’un ensemble de facteurs, notamment les données relatives aux tendances passées concernant la vaccination des enfants âgés de plus d’un an, le nombre escompté de doses de chaque vaccin à administrer après l’âge d’un an, et la question de savoir si les flacons de vaccin en question peuvent être utilisés dans les jours suivant leur ouverture, conformément à la politique relative aux flacons multidoses.23 Autres produits pour la vaccination Des quantités accrues d’aiguilles, de seringues et de réceptacles de sécurité sont nécessaires compte tenu des vaccinations supplémentaires à administrer au cours de la deuxième année de vie. La section 3.5 du document Principes et considérations sur l’ajout d’un vaccin dans un programme national de vaccination. De la décision à l’exécution et au suivi fournit des orientations détaillées sur ce sujet.24 Les quantités de ces fournitures nécessaires dépendront de la couverture estimée pour chaque dose de chaque vaccin, et elles pourront évoluer au fil du temps. Dans certains pays, les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2, élevés au départ, ont reculé en quelques années tandis que dans d’autres pays, les taux de défection sont restés élevés. Les administrateurs de programme et les logisticiens devront surveiller chaque année les schémas réels de la couverture et de la consommation de vaccins, et ajuster leurs buts et leurs prévisions en conséquence. 23 Déclaration de politique générale de l’OMS : Révision de la politique relative aux flacons multidoses, 2014. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2014 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/135972/1/WHO_IVB_14.07_eng.pdf). 24 www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/vaccine_intro_resources/nvi_guidelines/en/ 50 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 SECTION Enregistrement, notification et utilisation des données pour la prise des décisions 51 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 L’enregistrement, la notification et l’utilisation des données à tous les niveaux peuvent constituer les aspects les plus complexes de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les groupes cibles à vacciner, ou qui bénéficieront d’autres services, doivent être clairement définis et des dénominateurs appropriés utilisés pour calculer la couverture de ces groupes cibles. Pour déterminer les besoins en données, des décisions devront être prises concernant les types d’informations et d’indicateurs à utiliser pour suivre l’exécution et orienter l’action. Les instruments d’enregistrement et de notification des données devront être soigneusement révisés, notamment avec l’aide des utilisateurs finaux, pour faire en sorte qu’ils aident effectivement les personnels de santé à vérifier qui satisfait aux critères d’admissibilité, à dispenser les services, et à employer de bonnes pratiques d’enregistrement et de notification. La présente section porte sur les sujets suivants : 1. INDICATEURS DE RENDEMENT. Les programmes doivent décider comment surveiller l’introduction et l’exécution et comment les indicateurs seront utilisés pour orienter les activités et la prise des décisions. Ils devront également envisager d’autres moyens d’obtenir des données relatives au programme notamment au moyen d’enquêtes en population sur la couver- ture ou d’enquêtes sur les connaissances- attitudes-pratiques (CAP). 2. BESOINS EN DONNÉES. Une fois connus les indicateurs d’exécution, les besoins en données pour la production des indicateurs pourront être définis. 3. ACTUALISATION DES FORMULAIRES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES. Cela inclut tous les outils d’enregistrement, de notification et de suivi. © U N IC EF/U N 0 26564/Parry 52 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.1 Indicateurs d’exécution Les décisions quant aux changements à apporter aux outils et aux méthodes de gestion des données reposeront sur le principe de base selon lequel seules les données qui ont des chances d’être utilisées doivent être recueillies. Les pays seront sensibilisés à la nécessité de notifier régulièrement certains indicateurs de vaccination mondiaux. D’autres besoins en matière de données pourront cependant varier selon les priorités et les problèmes liés au programme de chaque pays. Le tableau 4 présente les indicateurs de vaccination adaptés à l’établissement ou au renforcement d’une visite au cours de la deuxième année de vie. La mesure des indicateurs relatifs à la deuxième année de vie nécessite l’enregistrement et le comptage des doses déjà reçues à l’âge de l’administration. Dans les contextes où les retards de vaccination sont notoires et où l’amélioration de la ponctualité est une priorité, les feuilles de pointage pourront être ventilées en trois classes d’âge: de 0 à 11 mois, de 12 à 23 mois, et plus de 24 mois. Cela permettra au programme de surveiller si la ponctualité s’améliore progressivement. Un pays où la ponctualité de la vaccination est solidement établie n’y accordera pas nécessairement de l’importance et pourra préférer limiter ses feuilles de pointage à deux classes d’âge: de 0 à 11 mois, et plus de 12 mois. Pour éviter de surcharger les agents de santé avec des tâches de notification, les pays devront réfléchir soigneusement aux données supplémentaires qui seront nécessaires, le cas échéant, pour les indicateurs liés à la deuxième année de vie et saisir l’occasion d’examiner, voire d’éliminer, les indicateurs qui ne sont pas utilisés actuellement. Sur cette base, les pays devront décider quelles données recueillir systématiquement chaque année, auprès de tous les lieux de prestation de services de vaccination, et quelles données recueillir moins fréquemment au moyen d’enquêtes de couverture en population comme les enquêtes démographiques et sanitaires (EDS), les enquêtes en grappes à indicateurs multiples d’UNICEF (MICS) ou les enquêtes CAP. Il est important de distinguer entre les données recueillies au moyen de chacune de ces méthodes. Les enquêtes en population sur la couverture par la vaccination systématique doivent être adaptées aux fins de l’enregistrement des données sur toutes les doses adminis- trées. Le document de l’OMS Vaccination coverage cluster surveys: reference manual (2017)25 fournit des orientations sur la définition des populations cibles sur lesquelles doivent porter les enquêtes si la vaccination est étendue au-delà de l’âge d’un an. Pour la couverture des vaccins recommandés entre les âges de 12 à 23 mois (le VVR2, le DTC4, par exemple) le manuel de référence suggère de faire porter l’enquête sur les enfants âgés de 24 à 35 mois en plus de ceux qui sont âgés de 12 à 23 mois et qui font habituellement l’objet d’enquêtes liées aux vaccins recommandés avant l’âge de 12 mois. Suivi des défections entre le VVR1 et le VVR2 Les défections entre le VVR1 et le VVR2 doivent faire l’objet d’un suivi aux niveaux national, infranational et des établissements sur la base de rapports récapitulatifs 25 http://www.who.int/immunization/documents/who_ivb_18.09/en/ 53 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 26 Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans les calendriers de vaccination de routine. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2013 (www.who.int/immunization/documents/WHO_IVB_13.03/en/) ) Annexe 6, p.16. mensuels. Les établissements sont aussi encouragés à établir des diagrammes de suivi. L’administration prévue des doses à deux cohortes de naissance différentes est une source de complication; en réalité, cependant, vu la très petite différence de taille entre les cohortes de deux années consécutives, le même dénominateur sera utilisé pour les deux doses pour le calcul des défections. Il est recommandé d’utiliser comme dénominateur les nourrissons survivants de la cohorte recevant le VVR1.26 Un diagramme type de suivi de la couverture, incluant les défections entre le VVR1 et le VVR2, est présenté à l’annexe 2. Vérifier si toutes les interventions prévues pendant une visite planifiée au cours de la deuxième année de vie sont effectivement mises en œuvre La visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion de faire bénéficier le même enfant de plusieurs services, et elle encourage une utilisation accrue des ser- vices à un âge vulnérable. Il est important de disposer d’un système de suivi de l’utili- sation réelle de toutes les interventions mises en œuvre pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. Si, par exemple, l’exécution de la vaccination est supérieure à celle des autres services, cela permettra de signaler les obstacles à leur prestation et pourra aider les responsables à reconnaître les problèmes particuliers et à rechercher des solutions. Si tous les services qui doivent être fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie sont notés dans le même registre, les chefs et les cadres de l’établissement pourront effectuer des contrôles réguliers pour évaluer la mesure dans laquelle les enfants qui se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie bénéficient effectivement de tous ces services. Par ailleurs, l’enregistrement de plusieurs services au même endroit peut donner naissance à un grand registre encom- brant qui risque de se révéler rapidement malcommode. La faisabilité de ces pratiques d’enregistrement devra être examinée et testée avec les agents de santé. L’utilisation réelle des interventions intégrées pourra aussi être suivie au moyen de visites dans les établissements, d’enquêtes et d’entretiens à la sortie des patients. Déterminer si les enfants sont entièrement vaccinés L’ajout de nouveau vaccins et de nouvelles doses des vaccins existants au cours de la deuxième année de vie complique la tâche de l’agent de santé qui doit utiliser les données administratives pour déterminer les enfants qui sont entièrement vaccinés eu égard à leur âge et au calendrier vaccinal du pays. L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. Il arrive de plus en plus fréquemment qu’un enfant soit appelé à recevoir 15 doses de vaccins ou plus au cours des 15 à 18 premiers mois de vie. Cela accroît le temps dont l’agent de santé a besoin pour examiner le carnet de santé de l’enfant ou pour con- trôler tous les points du registre pour déterminer si l’enfant est entièrement vacciné. Une option consiste à scinder l’indicateur en deux catégories ou plus (< 12 mois et < 24 mois). Les programmes peuvent aussi choisir de ne pas inclure l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné dans les feuilles de pointage, mais de surveiller l’indica- teur ou les indicateurs au moyen d’enquêtes périodiques sur la couverture vaccinale. 54 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N TA B L E AU 4. R É SU M É D E S I N D I CAT E U RS D E VAC C I N AT I O N L I É S À L A D E UX I È M E A N N É E D E V I E I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. 55 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 I N D I CAT E U R RECOMMANDATION I N T E R P R É TAT I O N ACT I O N S P OT E N T I E L L E S E N CAS D E FA I B L E E X ÉC U T I O N S O U RC E D E S D O N N É E S C O U V E RT U R E « VVR2 total » VVR2 administré (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportionaa des enfants ayant reçu au moins deux doses systématiques de vaccin à valence rougeole, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance des deux doses de vaccin à valence rougeole, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population « DTC4 total » 4ème dose de vaccin contenant les valences DTC administrée (en temps voulu ou en retard) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu une dose de rappel de vaccin contenant les valences DTC, en temps voulu ou en retard Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les me- sures possibles incluront le renforcement des capacités des agents de santé, des activités de mobilisation sociale et de communication sur l’importance de la dose de rappel, ou l’amélioration de la recherche des sujets perdus de vue. Données administratives ou enquête en population Doses des autres vaccins dont l’administration est prévue après l’âge d’un an (contre la méningite A, par exemple) Indicateur de base Proportiona des enfants ayant reçu les doses prescrites dans le calendrier vaccinal après l’âge de 12 mois Analyser les raisons de la faible exécution. Selon les raisons trouvées, les mesures possibles consisteront à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins, renforcer les compétences des agents de santé et mettre en œuvre des activités de communication ou de mobilisation sociale pour promouvoir la demande et l’utilisation de ces vaccins. Données administratives ou enquête en population Enfant entièrement vacciné à l’âge de 24 mois Facultatif sauf si la source des données est une enquête en population Proportion des enfants ayant reçu, en temps voulu, toutes les doses de tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national et devant être administrés avant l’âge de 24 mois Examiner les raisons et prendre des mesures. Le cas échéant, aider à faire percevoir le PEV comme un programme non plus limité aux nourrissons mais étendu à plusieurs cohortes de naissance. Les mesures incluront notamment le renforcement des connaissances et des savoir-faire des agents de santé par la formation, l’encadrement et les retours d’informations ; le renforcement de la recherche des sujets perdus de vue ; l’amélioration de la notification des données, et l’intensification de la communication et de la mobilisation sociale ciblant les agents de santé, les communautés, les familles et les personnes prenant soin de l’enfant. Enquêtes en population Autres interventions sanitaires, supplémentation en vitamine A aux âges prévus dans le programme national, par exemple Consulter le programme concerné pour avis Vérifier l’interprétation auprès des programmes de santé concernés Demander des informations aux autres programmes pour analyser les raisons d’une faible exécution et déterminer les mesures à prendre. Demander l’avis des programmes concernés P O N T UA L I DA D E « DTC3 en retard » DTC3 après l’âge de 12 mois Indicateur facultatif Enregistre le nombre des enfants qui achèvent en retard leur primo-vaccination à trois doses de vaccin contenant les valences DTC ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Mettre en œuvre des systèmes améliorés de rappel pour détecter en temps voulu les défections potentielles. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population « VVR1 en retard » VVR1 après l’âge de 12 moisb Indicateur de base Enregistre le nombre des enfants qui reçoivent le VVR1 en retard ; au cours de la deuxième année de vie ou plus tard Mesure des visites au cours de la deuxième année de vie utilisées aux fins de rattrapage Accroître la communication avec les familles et les personnes prenant soin de l’enfant au sujet de l’importance de la ponctualité de la vaccination. Données administratives (si les données sont ventilées par âge et de qualité avérée) ou enquête en population D É F ECT I O N Taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 Indicateur de base Décrit ceux qui ne reviennent pas pour une deuxième dose de vaccin à valence rougeole Par l’encadrement, les retours d’informations et la formation, améliorer la communication interpersonnelle des agents de santé pour qu’ils rappellent aux personnes prenant soin des enfants qu’ils doivent revenir pour une deuxième dose ; renforcer au besoin les compétences techniques des agents de santé ; intensifier la recherche des sujets perdus de vue et la communication avec les communautés sur la nécessité du VVR2. Enquête en population ou données administrative aux niveaux national et infranational. Il pourra être possible d’analyser ces données dans l’établissement. a Le dénominateur sera la cohorte de naissance des 12–23 mois (les nourrissons survivants) même si les données sont ventilées en trois classes d’âge. b Cet indicateur est très utile dans les pays où le VVR1 est recommandé à l’âge de 9 mois. Dans les pays où l’administration du VVR1 est prévue à l’âge de 12 mois ou plus tard, l’indicateur devra être modifié en conséquence. 56 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.2 Besoins en données Déterminer les dénominateurs Pour les vaccinations prévues après la première année de vie, la meilleure cible est l’estimation des nourrissons survivants de la cohorte de naissance de l’année précé- dente. La couverture vaccinale administrative peut ensuite être estimée en divisant les doses administrées pendant l’année en cours (numérateur) par le nombre estimé des enfants survivants de la cohorte de naissance de l’année passée (dénominateur). Enregistrer les doses administrées Les doses de vaccins seront comptabilisées au minimum dans deux classes d’âge (0–11 mois et plus de 12 mois) ou, de préférence, dans trois classes d’âge (0–11 mois, 12–23 mois et plus de 24 mois). Des exemples de feuilles de pointage incluant ces deux ventilations possibles sont présentés à l’annexe 1. L’établissement de sous- catégories supplémentaires pour l’enregistrement des doses, comme la prestation des services (fixes ou de proximité), alourdit la charge de travail des agents de santé et accroît le risque d’erreurs ; aussi la ventilation en classes supplémentaires au-delà de l’âge doit-elle être envisagée avec précaution. La manière dont ces données supplémentaires seront utilisées pour orienter les activités sera clairement définie afin de déterminer si leur collecte est réellement nécessaire. Au besoin, des feuilles de pointage distinctes seront utilisées pour les séances fixes et de proximité, et les fiches de notification mensuelles incluront des lignes distinctes pour chaque antigène pour les séances fixes et les séances de proximité. Le suivi des indicateurs sanitaires par sexe a été recommandé par certaines personnes à des fins d’équité ; les enquêtes de couverture ont cependant montré à plusieurs reprises que le sexe de l’enfant ne constituait pas un obstacle à la vaccination.27 Vu le surcroît de complexité que cause la stratification pour le système administratif, l’OMS L’enfant entièrement vacciné, en tant qu’indicateur, est défini par rapport à son âge et pour l’ensemble correspondant de vaccins qu’il devrait avoir reçu à cet âge, conformément au calendrier national. 27 State of inequality: childhood immunization. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2016 www.who.int/gho/health_equity/report_2016_immunization/en/ (disponible en anglais) © U N IC EF/U N 0 59893/Rom eo 57 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 E N CA D R É 3 P RO M O U VO I R L’E X ACT I T U D E D E L’E N R EG I ST R E M E N T E T D E L A N OT I F I CAT I O N P O U R A M É L I O R E R L E S S E RV I C E S Les agents de santé peuvent hésiter à enregistrer les doses de façon exacte s’ils craignent d’être réprimandés parce qu’ils consignent des pratiques qui ne sont pas conformes aux normes nationales. L’enregistrement approprié des pratiques réelles est essentiel pour la détection et la résolution des problèmes ; aussi l’exactitude de l’enregistrement et de la notification doit-elle être encouragée et soutenue. Si, par exemple, une première dose de VVR est administrée après l’âge d’un an, elle devra être enregistrée comme la première dose, quel que soit l’âge de l’enfant. Si les agents de santé se sentent contraints de déclarer qu’ils n’ont pas dépassé les taux de gaspillage de vaccins établis, ils risquent de renvoyer les mères et les enfants sans vaccination si un ou deux enfants seulement se présentent pour le VVR ou d’autres vaccins lyophilisés en flacons multidoses qui doivent être jetés six heures au plus après la reconstitution. Priver ces enfants de vaccination ce jour-là constitue une occasion manquée de vaccination, qui prolonge l’exposition à la maladie et risque d’entraîner la perte définitive de ces enfants pour le système. Il incombe aux cadres de promouvoir l’exactitude en matière d’enregistrement et de notification des données et d’aider les agents de santé à prendre des décisions lorsque les circonstances ne sont pas optimales. ne recommande pas le comptage des doses par sexe. Il n’est pas non plus conseillé d’essayer de séparer les doses administrées aux enfants dans une zone desservie par un établissement par opposition aux enfants vivant à l’extérieur de cette zone. En cas d’incertitude concernant l’égalité des enfants en matière de vaccination, eu égard au sexe ou à d’autres caractéristiques, il est recommandé que les enquêtes mises en œuvre aient notamment pour mandat de détecter les inégalités ou les disparités en matière de couverture. L’inclusion de trois classes d’âge pour l’enregistrement des doses prend en considéra- tion le problème courant que pose l’enregistrement des doses administrées en retard. Si les enfants viennent pour la vaccination ou d’autres services prévus au cours de la deuxième année de vie à l’âge de 24 mois ou plus, ils ne doivent pas être privés de la vaccination ni des autres soins. Les agents de santé administreront les doses et dispenseront les services et les enregistreront dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels, dans la colonne de l’âge correspondant à celui de l’enfant lorsqu’il a effectivement reçu la dose ou les services. Les guides pratiques des pays fourniront des instructions claires et des scénarios relatifs à l’administration, au comptage, à l’enregistrement et à la notification des doses administrées en retard. 58 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N 7.3 Actualiser les formulaires et les systèmes d’information sanitaire Tous les instruments de collecte et de notification des données seront examinés et révisés, le cas échéant, compte tenu des besoins en données pour les services au cours de la deuxième année de vie. Une approche de la conception de ces instruments axée sur les usagers sera utilisée pour encourager la mise en œuvre appropriée des contrôles, de la vaccination et de l’enregistrement et de la notification des doses. Les outils d’enregistrement des données devront promouvoir le concept essentiel selon lequel la vaccination complète inclut les doses administrées au cours de la deuxième année de vie ou au-delà. Les agents de santé étant censés utiliser quotidiennement les fiches conservées à domicile, les feuilles de pointage et les registres, ces outils seront conçus en collaboration avec ces personnels et ils feront l’objet d’essais préalables destinés à vérifier s’ils sont bien compris et faciles à utiliser. Ces étapes contribueront à éviter les problèmes liés à l’enregistrement des données, voire aux pratiques vaccinales, comme le refus de vacciner un enfant venu en retard. Les résultats des essais préalables seront pris en compte pour la révision des outils proprement dits et pour le renforcement de la formation à leur utilisation appropriée. Il conviendra de surveiller en permanence la fonctionnalité des outils existants, moyennant l’examen ou l’évaluation de la qualité des données,28 de façon à éliminer ou réviser les aspects qui ne sont pas utilisés de façon appropriée, ou pas utilisés. Associer les représentants des services d’information pour la gestion sanitaire et de tous les programmes concernés pour élaborer un plan destiné à examiner et réviser le système et à assurer la synchronisation des mises à jour avec la diffusion des outils au format papier, notamment les fiches conservées à domicile. Il conviendra d’examiner les systèmes de notification pour éliminer les doubles emplois et les contradictions entre les systèmes parallèles (le système d’information pour la gestion sanitaire et l’outil de gestion des données vaccinales du district ou d’autres systèmes d’information consacrés à la vaccination, par exemple) afin d’éviter une surcharge de travail et de réduire le risque de confusion pour les agents de santé. Établir un plan, assorti d’un budget et d’un calendrier, et obtenir des fonds pour réviser tous les instruments de collecte et de notification des données. Le plan présentera les principales responsabilités, les processus d’examen, le calendrier, les quantités requises, le budget, les sources de financement et un plan de diffusion clair. Le budget inclura le coût de l’impression d’une quantité suffisante 28 Ainsi, par exemple, l’outil Data Quality Self-Assessment (DQS). L’auto-évaluation de la qualité des données est un outil qui propose des méthodes utilisées pour évaluer différents aspects du système de suivi de la vaccination aux niveaux du district et des établissements de santé. Pour plus de détails consulter : www.who.int/immunization/monitoring_surveillance/routine/coverage/en/index3.html (disponible en anglais) 59 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 7 de fiches conservées à domicile et de tous les nouveaux formulaires et de leur distribution à tous les établissements pour remplacer les formulaires et les registres plus anciens. Tous les nouveaux instruments devront être prêts à temps pour la formation des agents de santé qui pourront ainsi les utiliser directement. Si les établissements de santé utilisent des fiches de vaccination au format électronique et d’autres systèmes électroniques, les modifica- tions concernant tous les aspects du système devront être apportées à temps pour la formation de façon à permettre aux agents de santé de s’exercer à les utiliser. Réviser tous les instruments de collecte des données pertinents. • Les fiches conservées à domicile devront contenir suffisamment de place pour permettre à l’agent de santé d’enregistrer toutes les doses de vaccins systématiques, leur date d’administration, et les autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. La fiche conservée à domicile sera conçue de façon à faciliter le contrôle des doses prévues par tous les agents de santé (y compris les personnels soignants qui ne vaccinent pas). La publication de l’OMS Guide pratique pour la conception, l’utilisa- tion et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccina- tion (voir ouvrage de référence essentiel dans l’encadré 4) fournit des conseils fac- iles à suivre pour la production de fiches conservées à domicile de qualité. • Les feuilles de pointage seront conçues de façon à orienter les agents de santé aux fins de l’enregistrement exact des doses administrées, ventilées par classe d’âge, comme décrit à l’annexe 1. • Les rapports récapitulatifs mensuels enregistreront et résumeront toutes les données issues des feuilles de pointage. Si, par exemple, la feuille de pointage contient un espace pour la notification des doses administrées en dehors de la —Ouvrage de référence essentiel Guide pratique pour la conception, l’utilisation et la promotion des fiches conservées à domicile dans les programmes de vaccination Les fiches conservées à domicile, tels les cartes de vaccination ou les dos- siers intégrés sur la santé de l’enfant, doivent être conçues pour répondre aux besoins du système de santé et promouvoir des pratiques sanitaires appropriées chez les personnes prenant soin de l’enfant. Elles doivent être mises gratuite- ment à la disposition de toutes les personnes prenant soin de l’enfant, et remplies de façon appropriée. Les agents de santé les encourageront à bien garder les fiches conservées à domicile, et ce pendant plusieurs années. Ils ne doivent cependant pas réprimander ni priver de services ceux qui les ont perdues ou oubliées, ce qui pourrait dissuader les personnes prenant soin de l’enfant de revenir pour une vaccination ou d’autres services essentiels. Les fiches perdues ou endommagées seront remplacées à titre gracieux. http://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/20 4128/9789242508956_fre.pdf POUR LA CONCEPTION, L’UTILISATION ET LA PROMOTION DES DANS LES PROGRAMMES DE VACCINATION GUIDE PRATIQUE FICHES CONSERVÉES À DOMICILE 60 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 7 S E C T I O N E N CA D R É 4. FICHES CONSERVÉES À DOMICILE POUR LA VACCINATION E T L E S AU T R E S S E RV I C E S D E SA N T É D E L’E N FA N T Vu l’extension de la vaccination à la deuxième année de vie et au-delà, et l’inclusion d’un plus grand nombre de vaccins dans le calendrier des vaccinations, il est de plus en plus important que toutes les mères et toutes les personnes prenant soin de l’enfant aient la fiche conservée à domicile qui renseigne sur le statut vaccinal de l’enfant et fournit des informations essentielles sur la vaccination et la santé. Les politiques vaccinales et la formation/l’encad- rement des agents de santé souligneront qu’il est important que les personnes prenant soin de l’enfant apportent la fiche de l’enfant conservée à domicile à chaque visite à l’établissement de santé pour vérifier si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination chaque fois qu’il est en contact avec le système de santé. Certains pays ont instauré le contrôle du statut vaccinal au moment de l’inscription pour l’enseignement primaire, et il convient de rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant qu’il est important de bien garder la fiche conservée à domicile jusqu’à l’inscription de l’enfant dans le système éducatif. classe d’âge recommandée, ou des séances fixes/de proximité, le résumé mensuel enregistrera également cette information pour éviter aux agents de santé de devoir eux-mêmes improviser une solution. • Les registres incluront un espace pour les doses supplémentaires à administrer (ou les autres interventions à mettre en œuvre) lors de la visite au cours de la deuxième année de vie et au-delà, sans limiter l’enregistrement des doses à la deuxième année de vie. La quantité des données à enregistrer dépendra des modalités de leur utilisation, du temps requis pour saisir les données, du coût, et du volume des registres. Il sera aussi crucial d’organiser les registres, ou les fichiers d’attente, pour aider à retrouver plus facilement les sujets qui ne se sont pas présentés. Comme décrit à la section 8, la formation et l’encadrement devront tenir compte des situations inhabituelles que les agents de santé rencontreront probablement et qui leur compliqueront la tâche lorsqu’il s’agira d’enregistrer et de notifier les doses avec exactitude. L’annexe 3 propose des scénarios types à titre d’illustration. 61 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 SECTION Formation et renforcement des capacités des agents de santé 62 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. Aux fins du renforcement des capacités des agents de santé, les « compétences » sont définies comme englobant les savoir-faire, les connaissances et les attitudes. Pour que la vaccination et les autres services de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie soient considérés comme une priorité, les capacités relationnelles, les motivations et les attitudes des agents de santé devront être abordées dans la formation et l’encadrement, et les retours d’informations qui leur sont adressés. La formation est essentielle pour l’introduction de nouveaux savoir-faire, mais elle devra être suivie d’un appui ultérieur comme un tutorat ou un encadrement bienveillant, pour le renforcement des compétences et l’amélioration des pratiques sur une base continue. Les représentants de tous les programmes concernés lors d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie contribueront au processus d’élaboration du programme de formation. Un plan de travail, un calendrier et un budget seront établis aux fins de la mise au point des matériels de formation pour que les acteurs concernés partagent la même compréhension claires des responsabilités et des délais concernant la rédaction, l’examen, la finalisation et la production des matériels de formation et d’autres matériels complémentaires, tels des diapositives, des instruments de travail, des matériels d’exercice, etc. La formation, l’encadrement et les autres moyens d’appui suivant la formation renforceront les politiques et les modes opératoires normalisés, y compris le principe de base selon lequel la vaccination en temps voulu est idéale mais (à quelques exceptions près) mieux vaut une vaccination en retard que l’absence de vaccination. 8.1 Déterminer les compétences requises des agents de santé L’une des mesures essentielles consiste à définir les compétences que doivent avoir tous les membres du personnel de santé qui participent à la vaccination et aux autres interventions sanitaires et nutritionnelles au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une analyse des tâches ou une évaluation des besoins en matière d’appren- tissage devra être menée pour déterminer clairement les membres du personnel qui seront chargés de tâches particulières, comme indiqué à la section 5. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie qui inclut d’autres services de santé, les formateurs dresseront la liste des tâches prévues et des compétences requises : • des vaccinateurs ; • des autres dispensateurs de soins de santé associés à une visite intégrée au cours de la deuxième année de vie ; • des cadres ou des responsables de l’établissement de santé ; • des agents de santé communautaires ; 63 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 • des personnels au niveau du district ou de la région chargés de la vaccination, de la santé de l’enfant, de la gestion logistique, de la gestion des données, du plaidoy- er, de la communication, de la participation communautaire et de la mobilisation sociale. Une manière de procéder consistera à dresser la liste des changements particuliers apportés aux responsabilités quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles et annuelles de l’agent de santé, qui résultent de l’introduction de la vaccination après l’âge d’un an. 29 Pour les informations et les outils aux fins d’une micro-planification efficace, voir le chapitre 3 de la publication Atteindre Chaque District : Guide pour augmenter la couverture et l’équité dans toutes les communautés de la Région africaine, 2017. Disponible à l’adresse : https://www.afro.who.int/fr/publications/atteindre-chaque-district-guide-pour-augmenter-la-couverture-et-lequite-dans-toutes Le succès d’une intervention sanitaire, quelle qu’elle soit, requiert des agents de santé de première ligne et des gestionnaires compétents. © W H O M aldives 64 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N E N CA D R É 5. C O M P É T E N C E S D E S AG E N T S D E SA N T É P O U R L A VACCINATION AU COURS DE L A DEUXIÈME ANNÉE DE VIE La formation et le renforcement des capacités pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie devront garantir que les agents de santé sont capables de s’acquitter correctement des tâches suivantes. 1. Établir des micro-plans et prévoir les besoins en produits pour atteindre une cohorte supplémentaire en s’appuyant sur une estimation correcte de la population cible. 2. Contrôler les enfants de façon appropriée pour déterminer quelles doses de vaccins sont nécessaires. Cela suppose une bonne connaissance du calendrier vaccinal (existe-t-il, par exemple, une limite d’âge pour certains vaccins ou certaines doses), de l’intervalle minimum entre les doses, des mesures à prendre en cas de vaccinations en retard ou interrompues et de la manière de déterminer si l’enfant satisfait aux critères d’admissibilité en l’absence de fiche conservée à domicile, et cela dépend de la question de savoir si un enfant venu pour des soins curatifs peut être vacciné. 3. Communiquer clairement avec les personnes prenant soin de l’enfant comme suit. • Lorsque des personnes prenant soin des enfants amènent leurs enfants pour la vaccination au cours de la première année de vie, notamment pour le VVR1, les agents de santé expliqueront les raisons et les avantages pour lesquels ils doivent revenir avec l’enfant pour la vaccination et les autres services au cours de la deuxième année de vie. Ils devront aussi leur indiquer clairement quand ils doivent revenir et noter cette information dans la fiche conservée à domicile. • Pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, l’agent de santé remerciera la personne prenant soin de l’enfant d’être venue et l’informera au sujet des vaccins reçus, en précisant notamment que le fait de recevoir simultanément plusieurs injections est sans danger et en le rassurant au sujet de ses inquiétudes et des effets secondaires. 4. Dispenser d’autres services à l’enfant pendant la visite au cours de la deuxième année de vie, comme le suivi et la promotion de la croissance, la supplémentation en vitamine A et les médicaments antiparasitaires, conformément à la politique nationale. 5. Enregistrer et notifier les doses administrées pendant la visite au cours de la deuxième année de vie dans les feuilles de pointage, les fiches conservées à domicile, les registres des enfants et les rapports récapitulatifs mensuels. 6. Détecter et retrouver les sujets perdus de vue pour que les enfants reçoivent finalement toutes les doses prévues dans le calendrier de vaccination. Cela pourra nécessiter un encadrement et un appui des agents de santé communautaires. 7. Examiner les données de l’établissement pour évaluer l’exécution et résoudre les problèmes liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie qui requièrent de l’attention. 65 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 8.2 Établir le programme de formation Une grande partie du contenu technique sur l’administration appropriée des vaccins et la fourniture des autres services de santé de l’enfant est déjà disponible dans les matériels de formation existants. Ces éléments peuvent être adaptés et actualisés, le cas échéant, pour la formation aux interventions au cours de la deuxième année de vie. La formation aux autres programmes qui peuvent être intégrés dans la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme la nutrition et la santé de l’enfant, devrait être également examinée et actualisée selon les besoins. De nouveaux éléments de formation devront être élaborés pour les compétences particulières requises aux fins de la visite au cours de la deuxième année de vie recensées précédemment. Ces compétences serviront de base pour la définition des objectifs d’apprentissage du programme de formation. Les objectifs d’apprentissage aident à axer la formation sur ce qu’il est indispensable de savoir par opposition à ce qu’il est intéressant de savoir. Les objectifs d’apprentissage constituent également une base utile pour la formulation de questions importantes pour les tests précédant et suivant la formation. L’utilisation avant et après la formation de tests bien conçus fondés sur les objectifs de formation répond à deux objectifs. Premièrement, ils fournissent des informations sur l’efficacité de la formation proprement dite et peuvent ainsi aider à déterminer comment la renforcer. Deuxièmement, ils désignent les domaines insuffisamment compris. Ces informations peuvent ensuite être utilisées pour focaliser l’appui consécutif à la formation au moyen de l’encadrement, de retours d’informations, d’une formation en cours d’emploi et par d’autres moyens. Les objectifs d’apprentissage en République du Sénégal, présentés ci-dessous, concernent l’introduction d’une deuxième dose de vaccin contre la rougeole et la rubéole. Pour une visite au cours de la deuxième année de vie incluant plusieurs interventions, les objectifs d’apprentissage pour cette formation devront mentionner les compétences décrites ci-dessus, ainsi que les compétences requises pour les autres services qui seront dispensés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 66 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE POUR LA FORMATION À L’INTRODUCTION D’UNE DEUXIÈME DOSE DE VACCIN CONTRE LA ROUGEOLE ET LA RUBÉOLE (RR2) Le programme de formation à l’introduction du RR2 au Sénégal incluait des objectifs d’apprentissage clairs. À l’issue de la formation, les agents de santé seront capables d’accomplir les tâches suivantes : 1. Décrire le nouveau calendrier pour l’administration du RR2. 2. Déterminer le groupe cible pour l’administration du RR2. 3. Estimer correctement les besoins en vaccin contre la rougeole et la rubéole compte tenu du RR2. 4. Remplir correctement les outils de gestion, notamment le registre des enfants, les feuilles de pointage, le rapport mensuel, le dossier de gestion des stocks et la carte de vaccination. 5. Citer au moins trois avantages liés à l’administration du RR2. 6. Donner au moins deux raisons aux parents pour lesquelles il est important de bien garder la fiche conservée à domicile et de revenir pour le RR2. 7. Citer le nombre de contacts avec les services de vaccination dont un enfant a besoin pour être entièrement vacciné. 8. Décrire au moins quatre tâches incombant aux personnes chargées de la mobilisation au sein de la communauté à l’appui du RR2. L’E X P É R I E N C E D U S É N É GA L © U N IC EF/U N 0 125857/Sharm a En établissant le programme de formation, il est important d’intégrer l’utilisation de méthodes d’apprentissage destinées à l’adulte. Des exemples de ces méthodes sont proposés dans l’encadré 6 ci-après. 67 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 6. M É T H O D E S D’A P P R E N T I S SAG E E F F I CAC E S L’apprentissage chez l’adulte est efficace lorsque le contenu est clairement adapté à l’expérience de l’apprenant, qu’il a une application immédiate, et qu’il répond clairement à un objectif pratique. Chaque fois que possible, il conviendra d’utiliser des méthodes interactives qui permettent de pratiquer les compétences. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, les méthodes interactives utiles incluront notamment les suivantes: • pratique des compétences en matière de communication interpersonnelle, notamment apporter des réponses exactes aux questions d’une manière qui inspire la confiance • scénarios hypothétiques pour le contrôle du statut vaccinal et l’administration, l’enregistrement et la notification des doses. Plusieurs exemples pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie sont présentés à l’annexe 3 • études de cas et résolution de problèmes dans des situations à faible couverture des doses au cours de la deuxième année de vie. L’expérience de la vaccination par le VVR2 dans plusieurs pays a montré que le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses au cours de la deuxième année de vie ou au-delà peuvent être problématiques dans la mesure où les agents de santé doivent faire face à un large éventail de situations qui ne correspondent pas exactement au calendrier de vaccination. Les agents de santé ont besoin d’orientations claires sur des points tels que les suivants : • comment enregistrer une première dose de VVR administrée après l’âge de 12 mois (dans un pays qui recommande l’administration du VVR1 à l’âge de neuf mois); • que faire lorsqu’une mère ou la personne prenant soin de l’enfant se présente avec l’enfant pour la visite au cours de la deuxième année de vie alors qu’il est âgé de plus de 23 mois; • l’intervalle minimum entre les doses; et, • comment mettre en œuvre les stratégies destinées à réduire la douleur associée à plusieurs injections reçues au cours d’une même séance.30 L’annexe 3 présente plusieurs scénarios auxquels les agents de santé peuvent être amenés à faire face et suggère comment aborder directement ces questions pendant la formation. L’annexe 4 donne un exemple d’outil de travail qui peut aider les agents de santé à déterminer les vaccins pour lesquels un enfant satisfait aux critères d’admissibilité. 30 Réduire la douleur au moment de la vaccination. Note de synthèse : position de l’OMS. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 2015 (http://www.who.int/wer/2015/wer9039.pdf) 68 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N La formation est également l’occasion d’aborder des domaines où l’exécution est notoirement faible. Elle peut servir, par exemple, à promouvoir la pratique qui consiste à ouvrir un flacon pour administrer le VVR même si un ou deux enfants seulement se présentent à une séance de vaccination. Les cadres au niveau du district doivent appuyer ce principe pour permettre aux agents de santé de première ligne de maîtriser cette pratique. 8.3 Planifier la stratégie de formation Les planificateurs devront élaborer une stratégie de formation pour renforcer les compétences des agents de santé, de leurs superviseurs directs, des équipes de santé de district et des formateurs. Ils devront notamment : Déterminer qui sera chargé des séances de formation et donner à ces personnes les orientations nécessaires sur le contenu technique et sur la manière de former d’autres personnes. Établir un calendrier de formation détaillé. Faire un compte à rebours en partant de la date prévue pour la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie en tenant compte des autres événements concomitants, vacances, élections et campagnes de vaccination, par exemple, qui pourront être cause de retards. Si l’introduction d’autres nouveaux vaccins est prévue dans cet intervalle, l’associer, le cas échéant pour plus d’efficacité, à la formation relative à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Fixer la date de la formation de sorte que les agents de santé de première ligne puissent en bénéficier deux ou trois semaines avant la mise en place de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Veiller à ce que les outils de collecte des données actualisés soient imprimés et/ou distribués au format électronique à temps pour les exercices pratiques pendant la formation. Imprimer et diffuser d’autres matériels essentiels, directives techniques ou guides pratiques, outils de travail, matériels de communication sur les changements comportementaux (voir la section 9) et ouvrages de formation de référence, par exemple, que les participants partageront avec les autres membres du personnel de leur établissement. À plus long terme, veiller à ce que les informations soient intégrées dans les programmes de formation préalable et continue. 69 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 La formation en cascade est souvent utilisée pour atteindre en un bref laps de temps un plus grand nombre de personnels de santé. On sait toutefois que la qualité de la formation s’érode et varie davantage à chaque nouvel échelon; aussi est-il préférable de limiter à deux ou trois au maximum les niveaux de la cascade. Si une stratégie de cascade est utilisée, les conseils suivants aideront à maintenir la qualité de la formation. • Utiliser la méthode « teach-back » pendant la formation des formateurs, méthode qui consiste à passer du temps avec certains participants qui s’exerceront à la pratique de leurs compétences en simulant la formation d’autres participants, et vice versa. • Produire des scénarios hypothétiques pour les simulations, en utilisant des événe- ments fictifs et de fausses fiches conservées à domicile, pendant des séances de formation interactives. Si les agents de santé utilisent des dossiers de vaccination sur support électronique, procéder à des simulations réelles d’enregistrement des données avec ces appareils et examiner les dossiers avec les participants. • Inclure des formateurs de niveau supérieur dans les séances de formation aux niveaux inférieurs. • Utiliser les résultats obtenus après les tests lors de séances de formation antérieures pour adapter et améliorer la formation lors de séances ultérieures. • Produire des DVD interactifs qui seront utilisés à tous les échelons de la cascade pour garantir le traitement normalisé des contenus les plus complexes. Pour la visite au cours de la deuxième année de vie, cela inclura le contrôle du statut vaccinal et l’enregistrement et la notification des doses de vaccin administrées aux enfants âgés de plus d’un an. Avant d’utiliser des DVD il conviendra de s’assurer que le matériel approprié aux fins de leur utilisation est disponible à tous les niveaux. • Travailler avec des concepteurs pédagogiques pour s’assurer que les méthodes d’enseignement sont adaptées à la formation d’adultes. 8.4 Fournir un encadrement bienveillant et d’autres formes d’appui après la formation Une seule séance de formation permet rarement de maîtriser un sujet nouveau et complexe. Un appui est nécessaire après la formation pour renforcer les compétences et les pratiques, tant pour consolider le contenu présenté pendant la formation que pour orienter les nouveaux membres du personnel et ceux qui n’ont pu assister à la formation. L’encadrement bienveillant est une méthode courante essentielle de renforcement des compétences. Elle requiert cependant un financement et des moyens de 70 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N transport fiables, qui peuvent faire défaut dans de nombreux contextes. La planification d’une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie sera l’occasion de souligner l’importance d’un encadrement bienveillant et de plaider en faveur de niveaux de financement suffisants. Dresser une liste de contrôle pour une visite d’encadrement bienveillant intégrée pour la visite au cours de la deuxième année de vie. Les pays pourront adapter leurs listes de contrôle existantes pour l’encadrement bienveillant et y inclure des questions particulières relatives à la visite au cours de la deuxième année de vie. Ces questions pourront aussi être posées pendant la formation ordinaire en cours d’emploi : Les orientations, les outils de travail et les instruments de gestion des données révisés pour la visite au cours de la deuxième année de vie, notamment les fiches conservées à domicile, sont-ils disponibles dans l’établissement ? Le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 fait-il l’objet d’un suivi ? Dans l’affirmative, le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est-il sensiblement supérieur au taux de défection entre les vaccins pentavalent1 et pentavalent3, entre le VPC1 et le VPC3, ou entre le RV1 et la dernière dose de RV ? Si les enfants se présentent pour la visite au cours de la deuxième année de vie au-delà de l’âge fixé, comment les agents de santé réagissent-ils ? Ces enfants bénéficient-ils des vaccinations ? Desquelles? Comment les doses sont-elles enregistrées et notifiées ? La vaccination est-elle coordonnée avec les autres services ou y a-t-il des occasions manquées de ce fait ? De quelle manière les agents de santé communautaires repèrent-ils et mobilisent-ils les parents pour qu’ils amènent leurs enfants pour la visite au cours de la deuxième année de vie ? Les approvisionnements en produits nécessaires pour la visite au cours de la deuxième année de vie sont-ils suffisants ? Les personnels d’encadrement communiqueront par écrit leurs observations qui seront conservées dans l’établissement à titre de référence future. D’autres types d’appui consécutif à la formation pourront revêtir les formes suivantes : 71 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 Élaborer un outil de travail pour orienter les agents de santé aux fins du contrôle et de la vaccination des enfants qui ont manqué des doses, ou dont les vaccinations ne sont pas à jour, ou qui n’ont pas de carte de vaccination. Un organigramme ou un algorithme pourra être utile à cet effet. L’exemple présenté à la figure 3 a été établi d’après l’organigramme décisionnel de la République du Ghana. L’outil de travail pourra également inclure des messages essentiels pour aider à répondre aux questions courantes, ou aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant ou des membres de la communauté. Voir à l’annexe 4 un autre modèle d’outil de travail destiné à orienter les agents de santé lorsqu’ils sont appelés à déterminer si un enfant satisfait aux critères d’admissibilité pour une vaccination. Élaborer une affiche ou un outil de travail sur le flux des patients pour rappeler à tous les agents de santé de l’établissement, ainsi qu’aux parents et aux personnes prenant soin des enfants, comment les services seront organisés pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. L’outil de travail insistera en particulier sur les transferts entre les différents départements. Dresser une liste de questions fréquentes pour que les agents de santé soient capables de répondre avec assurance à un éventail de questions et de situations. L’annexe 5 contient un exemple de liste de questions fréquentes que les pays pourront adapter. Planifier des séances de recyclage qui auront lieu un an ou deux après la formation initiale. Donner aux agents de santé un numéro de téléphone (celui d’un superviseur ou un numéro d’urgence) et encouragez-les à appeler et vérifier s’ils ne sont pas sûrs de la manière de vacciner un enfant ou d’enregistrer une vaccination. Chercher d’autres moyens d’apporter un appui après la formation. Selon la situation du pays, il pourra s’agir des moyens suivants : • échanges entre collègues ou réunions d’examen trimestrielles; • un numéro d’urgence que les agents de santé pourront utiliser pour consulter un spécialiste lorsqu’ils se posent des questions; • des SMS ou d’autres messages de rappel envoyés sur le téléphone portable des agents de santé pour renforcer les pratiques. Des textos peuvent aussi être utilisés en reconnaissance de données correctement enregistrées et notifiées en temps voulu. • dans les situations où les agents de santé ont tous accès à des téléphones intelligents, un groupe WhatsApp ou une application de chat similaire leur permettra d’obtenir l’appui de collègues ou l’appui régulier d’un superviseur. 72 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 8 S E C T I O N F I G U R E 3. E X E M P L E D’A LG O R I T H M E U T I L I S É AU G H A N A P O U R D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É À L A VAC C I N AT I O N C O N T R E L A M É N I N G I T E A E T C O N T R E L A RO U G EO L E E T L A RU B ÉO L E Algorithme pour l’administration du VRR et du vaccin contre la méningite A Contrôler le carnet de santé/la courbe de poids de l’enfant Administrer toute vaccination manquante et de la vitamine A Conseiller de revenir à la date correspondant à l’âge approprié pour le(s) prochain(s) vaccin(s) prévu(s) Conseiller de revenir pour la visite médicale de l’enfant à l’âge approprié ÉVALUER L‘ÂGE DE L’ENFANT L’enfant est âgé de moins de 9 mois Ne pas administrer le VRR1 Ne pas administrer le VRR2 L’enfant a-t-il reçu le VRR1 ? L’enfant a-t-il reçu le VRR2 ? Administrer le vaccin contre la méningite A Administrer le VRR2 L’enfant a-t-il reçu le vaccin contre la méningite A? L’enfant est âgé de moins de 18 mois L’enfant est âgé de 18 mois ou plus Administrer le VRR1 L’enfant est âgé de 9 mois ou plus NONOUI NONOUINONOUI 73 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 8 E N CA D R É 7. D É T E R M I N E R L’A D M I S S I B I L I T É P O U R L E V V R 2 Là où le risque de mortalité par rougeole chez les nourrissons reste élevé, l’OMS recommande l’administration du VVR2 à l’âge de 15 à 18 mois, avec un intervalle minimum de quatre semaines après le VVR1. Là où l’utilisation des services de santé chute sensiblement après la première année, il est difficile, par exemple, de garantir que les personnes prenant soin des enfants amèneront les enfants pour la deuxième dose à l’âge de 18 mois et le risque de défection pourra être assez élevé. Une autre solution, en pareil cas, sera de stipuler qu’il est préférable d’administrer immédiatement le VVR2 à un enfant amené quel que soit le moment entre l’âge de 12 mois et l’âge de 18 mois, que d’espérer qu’il reviendra à l’âge de 18 mois. Du point de vue de l’immu- nologie, dans la mesure où quatre semaines se sont écoulées depuis la première dose, et que l’enfant est dans sa deuxième année de vie, il satisfait déjà aux critères techniques d’admissibilité pour le VVR2. Il est toutefois compréhensible que cela puisse être source de confusion pour les agents de santé, et une politique fondée sur les intervalles et non sur la stricte observance d’un calendrier ne fonctionnera pas nécessairement dans tous les contextes. Il revient en définitive au programme d’établir une politique à cet effet et de veiller à ce que les agents de santé disposent de la formation et des outils appropriés pour prendre ces décisions. Les stratégies visant à réduire les taux de défection et garantir le retour des enfants à l’âge de 18 mois incluent notamment les suivantes : 1. dispenser des conseils aux personnes prenant soin de l’enfant, en soulignant l’importance du VVR2 et en indiquant à quel moment il convient de revenir; 2. procéder à un suivi actif moyennant un appel téléphonique ou une visite au domicile de la personne prenant soin de l’enfant pour lui rappeler la date de la visite; et 3. dans certaines situations, administrer la vaccination à domicile si l’enfant n’est pas revenu à l’âge de 18 mois ou peu après. 74 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Communication, promotion de la demande et participation de la communauté 9 SECTION 75 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 La communication contribue dans une mesure importante au succès de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà. Une stratégie de communication complète mais ciblée, intégralement chiffrée et mise en œuvre, assortie dès le départ d’une forte sensibilisation du public et d’activités continues fondées sur la participa- tion de la communauté, est essentielle pour promouvoir la demande de vaccination et d’autres services au cours de la deuxième année de vie, et favoriser leur utilisation. Susciter et maintenir la confiance dans la vaccination requiert un ensemble d’ap- proches axées sur le renforcement des connaissances et de la sensibilisation et tenant compte de la dynamique individuelle, sociale et structurelle/politique qui influe sur les comportements face à la vaccination. Le tableau 5 présente les principaux éléments d’une stratégie destinée à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie et à en renforcer l’acceptation et l’utilisation effective. Il dresse la liste des groupes cibles, des principaux domaines de savoir et des mesures souhaitées qu’il convient de promouvoir par la communication, la participation de la communauté et d’autres interventions coordonnées du programme. Ces informations serviront à fonder les décisions concernant les matériels, les messages et les activités nécessaires pour promouvoir la demande et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. TABLEAU 5. ÉLÉMENTS DU CADRE DE COMMUNICATION DESTINÉ À FAIRE ÉVOLUER LES COMPORTEMENTS LIÉS À LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Personnes prenant soin de l’enfant et familles • L’importance de la vaccination et les avantages des vaccins dans la prévention des maladies/décès • La vaccination se poursuit au cours de la deuxième année de vie • Raisons de l’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres soins de santé de l’enfant au-delà de l’âge d’un an • Calendrier des visites prévues au cours de la deuxième année de vie • L’importance de garder en lieu sûr les fiches conservées à domicile jusqu’au début de la scolarisation et au-delà • Amener les enfants pour la vaccination et les autres services de soins de santé de l’enfant au cours de la deuxième année de vie • Bien garder la fiche conservée à domicile et l’apporter à chaque contact avec le système de santé 76 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Agents de santé • La vaccination et les autres services à dispenser lors d’une visite au cours de la deuxième année de vie; cette visite en tant qu’occasion de vaccination de rattrapage • Pourquoi la vaccination au cours de la deuxième année de vie est importante pour la santé de l’enfant • Quand et comment administrer et enregistrer les vaccinations • La vaccination et les autres services à dispenser • Quand et comment communiquer avec les personnes prenant soin de l’enfant au sujet des services fournis au cours de la deuxième année de vie, notamment pendant la visite pour le VVR1 (voir la section 8) • Comment promouvoir les services fournis au cours de la deuxième année de vie auprès de la communauté • Communiquer avec les per- sonnes prenant soin des enfants dans leur première année de vie pour les encourager à se présenter à la visite au cours de la deuxième année de vie et à bien garder la fiche conservée à domicile • Communiquer les informations essentielles pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Effectuer les contrôles, dispenser les services, enregistrer et notifier les données de façon appropriée • Mobiliser leur communauté pour aider à encourager les visites au cours de la deuxième année de vie Responsables au niveau du district et superviseurs des agents de santé • Examiner les données et relever les failles dans les connaissances et les compétences des agents de santé • Fournir des informations en retour et un appui technique aux agents de santé et les sensibiliser à l’importance de la vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie • Aider les agents de santé à fournir des services de qualité Agents de santé communautaires • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Comment retrouver les sujets perdus de vue pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Fournir des informations essen- tielles sur l’importance de la visite au cours de la deuxième année de vie et sur le moment où il convient d’amener l’enfant • Mobiliser les familles pour qu’elles amènent les enfants • Retrouver les sujets perdus de vue Responsables communautaires et politiques (chefs, parlemen- taires, conseillers, autorités civiles, chefs religieux) • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et l’âge auquel il convient d’amener l’enfant pour une visite programmée • Autres services fournis pendant la visite au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie • Communiquer au sujet de l’importance de la vaccination Les médias • L’importance de la vaccination et des autres services de santé de l’enfant pendant la petite enfance et au cours de la deuxième année de vie • Quand et où les services dispensés au cours de la deuxième année de vie sont proposés • La vaccination est gratuite • Consacrer des reportages à la mise en place de la visite au cours de la deuxième année de vie • Publier rapidement des informations exactes pour encourager la vaccination et l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie 77 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 É TA P E C O L L ECT E E T A N A LYS E D E S D O N N É E S É TA P E C O N C E P T I O N E T P L A N I F I CAT I O N ST R AT ÉG I Q U E S É TA P E É VA LUAT I O N E T N O U V E L L E P L A N I F I CAT I O N ©W HO Bhu tan G RO U P E C I B L E PRINCIPAUX DOMAINES DE SAVOIR M E SU R E S S O U H A I T É E S Associations professionnelles et médicales • Considérations actuelles sur les aspects scientifiques et de politique générale à l’appui de l’élaboration des politiques et des pratiques applicables à la visite au cours de la deuxième année de vie • Contribuer à l’élaboration de politiques, d’orientations et de matériels • Promouvoir une pratique appropriée chez leurs membres • Aider les responsables locaux à mieux sensibiliser les communautés à l’importance de la vaccination Enseignants, conseillers, dispensateurs de soins aux enfants d’âge préscolaire/ en garderie • L’importance de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et des autres services au-delà de l’âge d’un an • La vaccination est gratuite • Encourager les familles à amener les enfants pour les services dispensés au cours de la deuxième année de vie Les grandes mesures nécessaires pour planifier la promotion ou l’augmentation de la demande des services de vaccination et des autres services au cours de la deuxième année de vie sont présentées à la figure 4, et décrites ci-après. F I G U R E 4. CYC L E D E P L A N I F I CAT I O N P O U R P RO M O U VO I R L A D E M A N D E Ces étapes sont examinées en détail dans les sections suivantes. É TA P E É L A B O R AT I O N E T M I S E À L’E S SA I D E S M E S SAG E S E T D E S M AT É R I E L S É TA P E M I S E E N Œ U V R E E T SU I V I 1 2 5 4 3 78 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N 9.1 Collecte et analyse des données: connaître vos groupes cibles Plan de communication et groupe de travail Un groupe de travail sur la communication associant plusieurs partenaires sera établi (ou convoqué s’il en existe déjà un pour le programme de vaccination en général) aux fins de l’élaboration d’un plan destiné à promouvoir la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ce plan, qui traitera des aspects et des problèmes particuliers liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sera par ailleurs aligné sur le plan de communi- cation global du programme national de vaccination et lié à ce plan. Cela contribuera à l’harmonisation des activités de communication, des messages et de leur ciblage, et au renforcement de la vaccination systématique. Le groupe de travail travaillera en étroite coordination avec les autres acteurs chargés de planifier les aspects de la vaccination au cours de la deuxième année de vie pour s’assurer que leurs activités se renforcent mutuellement et qu’elles sont techniquement cohérentes. Le plan de communication relatif à la vaccination au cours de la deuxième année de vie définira les publics et les acteurs principaux, les besoins en matière de communi- cation et les mesures attendues de chaque groupe, en s’inspirant, le cas échéant, du tableau 5. Ces informations aideront à décider des matériels, des messages et des activités qui sont nécessaires pour promouvoir une utilisation effective des services au cours de la deuxième année de vie, et des données et des informations particulières que nécessitera leur élaboration. Collecte et analyse des données Une collecte et une analyse initiales des données sont essentielles pour comprendre pourquoi les différents groupes cibles mettront, ou ne mettront pas, en œuvre les mesures souhaitées présentées dans le tableau 5. Une analyse de situation et une analyse comportementale (une étude sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP), par exemple, ou une autre ac- tivité de recherche similaire) aideront conjointement à déterminer les obstacles à éliminer et les facteurs de nature à promouvoir les intentions et les comportements souhaités. Elles pourront aussi fournir des informations essentielles pour décider comment les messages seront formulés et 79 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 quels seront les matériels, les médias et les canaux appropriés pour atteindre chaque groupe cible. Cela contribuera à garantir que les ressources sont utilisées de manière efficace et économique. Les brochures et les affiches sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie pourront ainsi apparaître d’une moindre importance pour les personnes prenant soin de l’enfant que l’utilisation de la visite pour le VVR1 par les agents de santé comme l’occasion de faire passer un message de rappel et de noter sur la fiche conservée à domicile la date à laquelle l’enfant devra revenir pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie. En pareil cas, il pourrait être plus rentable de privilégier le renforcement des capacités des agents de santé et la conception de la fiche conservée à domicile. Il est particulièrement important de connaître le point de vue des agents de santé sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment leur perception des obstacles et des facteurs favorables. Les agents de santé sont la source d’informations sur les vaccins la plus fréquemment citée, et une recommandation formulée par un agent de santé est l’un des facteurs les plus puissants associés à l’acceptation des vaccins. Ils ont un rôle essentiel à jouer dans la communication interpersonnelle avec les personnes prenant soin de l’enfant sur la nécessité, et le moment, de la visite au cours de la deuxième année de vie. Les informations recueillies sur le point de vue des agents de santé au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie serviront directement à la conception du programme de formation, des instruments d’encadrement, des outils de travail, des outils de gestion des données et des messages et des matériels de communication. 9.2 Conception et planification stratégiques Participation des acteurs principaux De même que pour toute innovation dans le système de santé, la participation d’acteurs nationaux connus et crédibles contribuera à focaliser l’attention du public sur le sujet et à susciter sa confiance. Pour introduire la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou accroître l’attention qui lui est portée, les planificateurs devront s’adresser à des responsables connus du secteur de la santé et à des dirigeants politiques, locaux et universitaires respectés. Les associations médicales, les écoles de médecine et les garderies, les organisations de la société civile et les ONG sont d’autres acteurs influents dont l’engagement manifeste en faveur de la vaccination et des autres services dispensés au cours de la deuxième année de vie pourra encourager l’adoption de mesures appropriées dans leur milieu et leur communauté. Les planificateurs chargés de la communication dialogueront avec eux, leur proposeront des argumentaires ou d’autres matériels, et ils détermineront ensemble des occasions particulières, comme des conférences de presse, des cérémonies de lancement ou des réunions annuelles, pour témoigner leur appui à la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 80 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Mobilisation communautaire Selon les structures communautaires et les dirigeants locaux qui jouent un rôle actif réel dans un domaine donné, différents types de volontaires ou des membres de la communauté auront un rôle à jouer à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Ils pourront être mobilisés pour faire passer des messages de rappel, retrouver les sujets perdus de vue, et maintenir l’attention de la communauté axée sur la visite au cours de la deuxième année de vie. Les équipes de santé et de développement communautaire du district recenseront les réseaux communautaires qui sont actifs et définiront un ensemble réaliste de mesures que pourront adopter les agents de santé communautaires ou les volontaires à l’appui de la visite au cours de la deuxième année de vie. Des matériels de rappel imprimés ou d’autres outils seront conçus à cet effet pour fournir des informations sur tous les élé- ments de la visite au cours de la deuxième année de vie, pas uniquement sur la vacci- nation. Les membres de la communauté pourront aussi aider les agents de santé à choisir où et quand dispenser des services de proximité et comment atteindre les populations les plus marginalisées ou les plus déshéritées. Ces groupes sont les plus susceptibles de ne pas utiliser les services dispensés au cours de la deuxième année de vie. La lise de contrôle ci-après peut aider à assurer la mise en œuvre de toutes les étapes essentielles du processus de planification de la communication. Les réseaux communautaires ont un rôle déterminant à jouer dans le renforcement d’une plate-forme au cours de la deuxième année de vie et dans la communication de l’importance de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. 81 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 E N CA D R É 8. LI ST E D E C O N T RÔ L E P O U R L A P L A N I F I CAT I O N D E L A C O M M U N I CAT I O N Existe-t-il un groupe de travail interinstitutions chargé de la communica- tion, approuvé par les pouvoirs publics, qui appuie la visite au cours de la deuxième année de vie? Une analyse de la situation a-t-elle été effectuée? Une analyse comportementale a-t-elle été effectuée? Quels messages et quels matériels sont nécessaires? Un plan d’action (chiffré) a-t-il été élaboré? Avez-vous obtenu les fonds nécessaires pour la mise en œuvre du plan? Les produits/matériels de communication ont-ils été préalablement mis à l’essai? Existe-t-il un plan de distribution des matériels? Existe-t-il un plan de communication de crise, incluant les rôles et les re- sponsabilités explicitement définis des partenaires, et ce plan inclut-il les éléments relatifs à la deuxième année de vie? Des porte-parole agréés ont-ils été désignés et formés? 9.3 Élaboration et mise à l’essai des messages et des matériels Messages et matériels Tous les messages et les matériels indiqueront clairement quand les personnes prenant soin de l’enfant devront amener leur enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et les services dont ils peuvent escompter bénéficier pendant la visite au cours de la deuxième année de vie. 82 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N Le tableau 6 présente des éléments proposés pour les principaux messages à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, selon le public cible. Ces messages seront adaptés et préalablement mis à l’essai avant d’être intégrés dans les matériels de communication, la formation ou les messages diffusés à la radio ou à la télévision. D’autres messages sur le VVR2 sont proposés dans le Guide pour l’introduction d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux (VVR2) dans les calendriers de vaccination de routine.31 TABLEAU 6. EXEMPLES DE THÈMES DES MESSAGES ESSENTIELS À L’APPUI DE LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE À L’AT T E N T I O N D E S AG E N TS D E SA N T É Les raisons de la vaccination et de la prestation d’autres services de santé de l’enfant après l’âge d’un an. L’âge prévu pour les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance de l’administration des doses d’antigènes manquantes à l’issue de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». La nécessité, lors de la visite pour le VVR1, d’indiquer à la personne prenant soin de l’enfant quand revenir avec l’enfant pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et d’expliquer pourquoi cela est important. Un enfant peut seulement être considéré comme entièrement vacciné lorsqu’il a reçu toutes les doses, y compris celles dont l’administration est prévue après l’âge d’un an. La couverture pour l’indicateur de l’enfant entièrement vacciné inclura les vaccinations effectuées au cours de la deuxième année de vie, ou sera ventilée par classe d’âge (enfant entièrement vacciné à 1 an et enfant entièrement vacciné à 2 ans). Les autres services à dispenser lors de la visite au cours de la deuxième année de vie, tels le suivi et la promotion de la croissance et le conseil nutritionnel. Quelles réponses apporter aux questions et aux inquiétudes des personnes prenant soin de l’enfant au sujet de la vaccination À L’I N T E N T I O N D E S C O M M U N AU T É S E T D E S P E RS O N N E S P R E N A N T S O I N D E L’E N FA N T Pour être classés comme entièrement vaccinés, les enfants doivent avoir reçu la totalité des vaccinations prévues dans le calendrier au cours de la petite enfance et de la deuxième année de vie et au-delà, selon les besoins. 31 http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/85900/1/WHO_IVB_13.03_eng.pdf, p. 27. 83 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L’âge auquel sont prévues les vaccinations au cours de la deuxième année de vie et l’importance du rattrapage des vaccins manqués au cours de la première année de vie. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge ni de date butoir pour l’administration de la plupart des vaccins. « Il n’est jamais trop tard pour vacciner ». L’importance du maintien de la fiche conservée à domicile pendant toute l’enfance et la nécessité de l’apporter à chaque contact avec le système de santé. Les avantages pour l’enfant (et la famille) de la vaccination et des autres services reçus au cours de la deuxième année de vie. 9.4 Mise en œuvre et suivi Le succès d’un solide plan de communication suppose l’achèvement de sa mise en œuvre. Cela signifie que : • le plan stratégique est intégralement chiffré et que des fonds ont été obtenus bien avant le lancement pour permettre la production d’une quantité suffisante de matériels; • les matériels et les messages sont traduits dans les langues locales communes, selon les besoins; • les matériels sont systématiquement diffusés aux personnes auxquelles ils sont destinés au moment approprié, avant leur date d’utilisation prévue; • les messages relatifs à la communication interpersonnelle des agents de santé avec les mères sont finalisés à temps pour être intégrés dans les matériels de formation, et la formation est conçue de façon à ce que les agents de santé disposent de suffisamment de temps pour s’exercer à la pratique de ces compétences en communication. Lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie Les enseignements tirés de l’introduction passée du VVR2 témoignent de l’importance d’un lancement officiel de la visite au cours de la deuxième année de vie pour améliorer la sensibilisation, transmettre les informations essentielles, permettre à des porte-parole crédibles de rendre compte de l’appui politique de haut niveau et de l’appui communautaire dont bénéficie cette visite, et promouvoir l’utilisation des services au cours de la deuxième année de vie. La mobilisation de dirigeants locaux influents commencera bien avant le lancement. Ceux-ci devront comprendre les raisons de l’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie, ses avantages pour leur communauté, et les mesures qu’ils 84 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 9 S E C T I O N E N CA D R É 9. E X E M P L E S D’I N D I CAT E U RS D E R É SU LTATS P O U R L’É VA LUAT I O N D E S ACT I V I T É S D E C O M M U N I CAT I O N E T D E P RO M OT I O N D E L A D E M A N D E • % des personnes prenant soin de l’enfant ayant une connaissance correcte du calendrier et/ou des dates auxquelles un enfant doit être amené pour des vaccinations au cours des deux premières années de vie • % des personnes prenant soin de l’enfant déclarant qu’elles ont l’intention de faire vacciner leurs enfants entièrement, notamment lors des visites au cours de la deuxième année de vie • % des vaccinateurs ayant une connaissance correcte du calendrier national • % des vaccinateurs qui communiquent régulièrement et de façon correcte à la personne prenant soin de l’enfant la date de la prochaine visite de vaccination du nourrisson, notamment des visites au cours de la deuxième année de vie peuvent adopter pour assurer son succès. Cette mobilisation se poursuivra de façon régulière, même après le lancement, de façon à maintenir la relation et permettre aux dirigeants locaux de continuer à recommander la vaccination. La visite au cours de la deuxième année de vie s’inscrira dans la perspective de la continuité des soins au cours des cinq premières années de vie de l’enfant. L’introduction de la visite au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’appeler l’attention sur l’importance de services qui, bien que disponibles, n’étaient pas pleinement utilisés. Après le lancement de la visite au cours de la deuxième année de vie Les responsables de la communication du programme de vaccination au niveau national continueront de dialoguer avec leurs homologues à l’échelon infranational pour surveiller la mise en œuvre du plan de communication et les interroger au sujet d’éventuels problèmes ou obstacles pour permettre d’y remédier. 9.5 Évaluation et nouvelle planification Conformément à la stratégie générale de communication sur la vaccination et la santé de l’enfant, le suivi et l’évaluation réguliers des activités de communication incomberont au groupe de travail. Sur la base des données recueillies et examinées à l’étape 1 ci-dessus, des indicateurs ou des mesures seront établis – concernant les processus, les résultats et l’impact – et leur suivi assuré moyennant la mise en œuvre de diverses activités de communication et de mobilisation. Les résultats seront utilisés pour la prise des décisions relatives aux mesures correctives à adopter. 85 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 9 L A S E N S I B I L I SAT I O N À L A VAC C I N AT I O N D E S E N FA N T S A P R È S L’ÂG E D’U N A N L’évaluation faite en République-Unie de Tanzanie après l’introduction du VVR2 a révélé que de nombreux parents interrogés ignoraient que leurs enfants, après avoir reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois, avaient encore besoin d’être vaccinés. Les mères, bien que censées amener les enfants au dispensaire pour le suivi de la croissance après l’âge d’un an, ne jugeaient plus important de se présenter pour ces visites de suivi. Les responsables sanitaires, pour améliorer la sensibilisation à la nécessité de la vaccination et des autres services après l’âge d’un an, ont : • diffusé des messages à la radio et à la télévision; • organisé un séminaire avec les journalistes de divers médias locaux pour transmettre le message; • organisé des réunions sur le VVR2 avec les comités régionaux chargés des soins de santé primaires; • dispensé une éducation sanitaire sur le VVR2 aux femmes venues aux consultations de soins prénatals et postnatals. L’E X P É R I E N C E DE LA TANZAN I E La meilleure façon d’évaluer les activités de communication et de promotion de la demande consiste à réaliser une enquête ou une recherche rapide ciblant les personnes prenant soin des enfants, les agents de santé, voire également les dirigeants locaux et les acteurs concernés. Cette évaluation, systématique et structurée, fournira des informations sur ce que les gens savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, sur la manière dont ils ont acquis ce savoir, sur ce que cela signifie à leur avis et sur leur intention d’appliquer ou non les mesures souhaitées. Les résultats aideront à ajuster les stratégies de communication et de promotion de la demande, qui pourront ainsi être mieux ciblées et avoir plus d’effet à l’avenir. Faute de moyens pour réaliser une étude à grande échelle, les questions soulevées à la section 10 pourront être utilisées pour comprendre les raisons de la faible demande ou de la faible utilisation de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 86 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie Renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 SECTION 87 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Comprendre les raisons de la faible exécution Si le programme de vaccination national et les partenaires observent que la couverture vaccinale au cours de la deuxième année de vie est faible et que le taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 est élevé, il conviendra d’examiner systématiquement les données existantes et d’évaluer la situation pour recenser les principaux problèmes et leurs causes profondes. Les décisions relatives aux modalités d’utilisation des ressources pour améliorer la situation s’appuieront sur ces résultats, et non sur l’hypothèse selon laquelle le problème est dû, par exemple, à une faible demande ou au manque de vaccins. Il conviendra pour commencer d’examiner la qualité des données communiquées pour déterminer si elles peuvent être considérées comme complètes, fournies à temps, fiables et exactes. Au niveau national, examiner la portée géographique du problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Si le problème est étendu, examiner les facteurs liés à l’ensemble du système, notamment les suivants. 1. Les politiques et les orientations sont-elles complètes, claires, exactes et faciles à comprendre et à utiliser ? 2. Les politiques et les orientations ont-elles été diffusées de façon systématique ? 3. Le programme de formation couvre-t-il tous les points essentiels et utilise-t-il des méthodes d’apprentissage efficaces pour les adultes ? 4. La stratégie de formation a-t-elle atteint tous les vaccinateurs et leurs superviseurs ? Sa mise en œuvre a-t-elle présenté des défauts connus ? 5. Les instruments d’encadrement ont-ils été actualisés compte tenu de l’inclusion de la vaccination au cours de la deuxième année de vie, et ont-ils été largement diffusés et utilisés ? 6. Les outils de gestion des données ont-ils été actualisés, et appuient-ils tous les aspects de la politique et des orientations ? Intégraient-ils les informations fournies par les usagers ou les essais préalables et destinées à déterminer s’ils sont faciles à utiliser ? Ont-ils été diffusés de façon systématique ? 7. Un grand retentissement a-t-il été donné au lancement de l’introduction de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? La stratégie de communication sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie a-t-elle bénéficié d’une élaboration et d’une budgétisation suffisantes et a-t-elle été mise en œuvre comme prévu ? 10.1 88 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Si le problème lié à l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie est localisé dans certaines zones géographiques, un suivi avec les responsables san- itaires de ces équipes infranationales/de district sera nécessaire, ainsi que des visites dans les établissements pour obtenir des informations directes sur les problèmes et leurs causes profondes. Au niveau infranational/du district, examiner les données pour connaître l’étendue géographique du problème. S’il est répandu, examiner les facteurs de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, notamment les suivants. 1. Y a-t-il eu des pénuries ou des ruptures de stock des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 2. Existe-t-il des problèmes concernant les ressources humaines de nature à affecter la vaccination au cours de la deuxième année de vie, comme des effec- tifs insuffisants ou une importante rotation des personnels ? Les agents de santé ont-ils été formés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Le district a-t-il fourni un encadrement bienveillant ou des retours d’informations/un appui consécutif à la formation depuis l’organisation de la formation initiale ? 3. Existe-t-il des circonstances ou des caractéristiques particulières concernant la population de ce district qui pourraient faire obstacle à la vaccination au cours de la deuxième année de vie, tels des mouvements de population, un niveau d’emploi élevé des mères lorsque l’enfant a atteint l’âge d’un an, des populations éloignées ayant difficilement accès aux établissements ou aux informations sur les changements apportés au calendrier vaccinal, l’absence de systèmes d’appui social ou une réticence face à la vaccination ? 4. Des outils de gestion des données actualisés ont-ils été systématiquement introduits dans tous les établissements, ou des formulaires et des outils anciens sont-ils encore utilisés ? 5. Quels problèmes liés à la qualité des données ont-ils été observés ? Des évaluations de la qualité des données ont-elles été réalisées pour déterminer la fiabilité et la cohérence des données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont les conclusions et quelles mesures correctives sont nécessaires ? 6. Les dirigeants locaux et des personnes influentes ont-ils été informés de la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et de son importance ? Quelles mesures prennent-ils pour encourager les familles à solliciter la vaccination des enfants après l’âge d’un an ? 7. Existe-t-il des systèmes opérationnels d’agents de santé communautaires ou de volontaires dans le district qui ont bénéficié d’orientations sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Savent-ils comment retrouver les sujets perdus de vue et encourager les familles à amener leurs enfants pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie? Accomplissent-ils ces tâches régulièrement ? 89 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 Au niveau des établissements de santé, s’entretenir de la vaccination au cours de la deuxième année de vie avec les agents de santé et avec les personnes prenant soin de l’enfant dans les établissements et dans la communauté. Entretiens avec les agents de santé. Questions à poser aux agents de santé : 1. Dites-moi ce que vous savez au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Comment, ou par qui, avez-vous appris cela ? 2. À quelle fréquence recevez-vous des visites d’encadrement bienveillant ? Si vous vous posez une question sur quelque chose, à qui vous adressez-vous pour obtenir de l’aide ? 3. Connaissez-vous la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année dans votre établissement et les taux de défection entre le VVR1 et le VVR2 ? 4. Si les taux de vaccination au cours de la deuxième année de vie sont faibles, quelles en sont les raisons ? 5. Existe-t-il des ouvrages de référence sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie (guide pratique, matériels de formation, outils de travail, par exemple) dans l’établissement ? Quando é que uma criança é considerada totalmente imunizada - após ter recebido que doses de vacina? 6. Quand un enfant est-il considéré comme entièrement vacciné – après avoir reçu quelles doses de vaccins ? 7. Y a-t-il eu des ruptures de stock ou des pénuries des vaccins utilisés pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? 8. L’établissement de santé dispose-t-il d’un système pour retrouver les sujets perdus de vue, notamment pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quel est ce système et est-il efficace ? 9. Quelles informations donnez-vous aux personnes prenant soin des enfants qui amènent les enfants à la visite pour le VVR1 ? 10. Que faites-vous si un enfant est amené « en retard » pour la vaccination ? Y a-t-il des circonstances dans lesquelles vous renverriez sans le vacciner un enfant qui a été amené pour recevoir une vaccination ? Quelles sont ces circonstances ? Croyez-vous qu’il existe des limites supérieures d’âge pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Quelles sont-elles ? 11. Si un enfant est amené pour être vacciné au cours de la deuxième année de vie, bénéficie-t-il également d’autres services ? Quels sont-ils ? Sont-ils toujours disponibles ? 90 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N 12. Des formulaires actualisés d’enregistrement et de notification (fiches conservées à domicile, feuilles de pointage, registres, rapports récapitulatifs mensuels) sont-ils disponibles dans l’établissement ? Dans l’affirmative, quelles sont les étapes de l’enregistrement et de la notification concernant la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? Les personnes prenant soin des enfants apportent-elles des fiches conservées à domicile actualisées ? Si tel n’est pas le cas, les doses administrées au cours de la deuxième année de vie sont-elles enregistrées dans la fiche conservée à domicile ? [Demandez à voir des exemples d’outils d’enregistrement et de notification et demandez où les vaccinations au cours de la deuxième année de vie sont enregistrées] 13. Une comparaison a-t-elle été faite entre les données relatives à la vaccination au cours de la deuxième année de vie enregistrées dans les feuilles de pointage, les rapports mensuels, les registres des enfants et les fiches conservées à domicile au titre de l’évaluation de la qualité des données ? Si tel est le cas, qu’indiquaient les conclusions ? Entretiens de sortie. Les responsables sanitaires pourront se rendre dans plusieurs établissements, le jour où ont lieu les séances de vaccination systématique, et s’entretenir avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants reçoivent le VVR1. Questions à leur poser : 1. Votre enfant a-t-il reçu tous les vaccins inclus dans le calendrier de vaccination national ou avez-vous besoin de revenir pour d’autres doses de vaccins ? 2. [le cas échéant]: pouvez-vous me dire quand vous reviendrez avec votre enfant et quels vaccins recevra-t-il alors ? 3. Qu’est-ce qui pourrait vous rendre cette visite difficile? Qu’est-ce qui vous la rendrait plus facile ? Débats communautaires. Rendez-vous dans les communautés et demandez aux membres de la communauté ce qu’ils savent au sujet de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. 1. À quel âge un enfant devrait-il avoir reçu tous les vaccins prévus dans le calendrier des vaccinations ? 2. Si un enfant reçoit le vaccin contre la rougeole lorsqu’il est âgé d’un an, devrez- vous revenir avec l’enfant pour de nouvelles vaccinations ? À quel âge ? 3. [Pour ceux qui sont informés sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie]: comment avez-vous appris que vous devriez amener l’enfant pour des vaccinations après l’âge d’un an ? 91 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 4. Si vous avez amené votre enfant pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie, comment cela s’est-il passé ? Quels vaccins a-t-il reçus ? Votre enfant a-t-il bénéficié d’autres services? Devez-vous revenir pour de nouvelles vaccinations ? 5. Si votre enfant est âgé de plus de deux ans mais que vous ne l’avez pas amené pour les services au cours de la deuxième année de vie, quelles étaient les raisons ? 6. Qu’est-ce qui vous aiderait à amener votre enfant pour les services au cours de la deuxième année de vie ? [Suggérez des réponses : des matériels de rappel; la visite d’un agent de santé communautaire; plus d’informations sur les raisons pour lesquelles cela est nécessaire]. Sans procéder à une évaluation majeure, les responsables sanitaires pourront ajouter certaines de ces questions à leurs visites d’encadrement bienveillant et les compléter par des entretiens de sortie avec les personnes prenant soin des enfants dont les enfants viennent d’être vaccinés. Ils pourront aussi avoir des entretiens de sortie avec les mères qui ont amené de jeunes enfants pour des soins curatifs, ou d’autres services préventifs, pour savoir si un contrôle du statut vaccinal a été effectué et s’ils ont été vaccinés. Lors des visites d’encadrement, les responsables sanitaires du district pourront s’entretenir avec les dirigeants locaux qui les renseigneront sur le niveau de sensibilisation à la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans la communauté. D’autres orientations sur la manière d’intégrer une petite évaluation destinée à renforcer l’exécution de la vaccination au cours de la deuxième année de vie dans un examen du programme national de vaccination sont incluses dans la publication de l’OMS Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review.32 10.2 Adopter des mesures pour résoudre les problèmes Les résultats des examens décrits précédemment aideront à décider des mesures à prendre pour renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Les responsables sanitaires organiseront une discussion pour examiner les problèmes et leurs causes profondes et trouver des solutions et concevoir un plan pour leur mise en œuvre. 32 Guide for conducting an Expanded Programme on Immunization (EPI) review. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017. Disponible à l’adresse : http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/259960/1/WHO-IVB-17.17-eng.pdf 92 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 10 S E C T I O N Le tableau 7 présente plusieurs exemples de mesures qu’un programme pourra adopter pour améliorer l’exécution au cours de la deuxième année de vie. Cette liste n’est pas exhaustive ; elle a pour but de stimuler la réflexion sur les solutions qui pourront être appliquées au moyen des ressources existantes ou avec des fonds supplémentaires limités. Les mesures les plus appropriées supposeront par ailleurs une connaissance approfondie des problèmes et du contexte dans lequel ils se posent. TABLEAU 7. PROBLÈMES COURANTS ET MESURES DE NATURE À RENFORCER LA VACCINATION AU COURS DE LA DEUXIÈME ANNÉE DE VIE P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Persistance d’une faible couverture et de taux de défection élevés • Mobiliser les agents de santé communautaires ou les volontaires pour trouver les sujets perdus de vue et encourager la vaccination au cours de la deuxième année de vie parmi les membres de la communauté. • Améliorer la commodité des sites des séances de proximité pour que les personnes prenant soin des enfants et les mères puissent amener plus facilement leurs enfants âgés de deux ans pour la vaccination. • Envisager de proposer les séances de vaccination systématique dans des établissements fixes à un moment de la journée plus commode pour les mères d’enfants plus âgés. Les séances de proximité n’ont pas lieu aussi souvent que prévu • Comparer les séances de proximité qui ont effectivement eu lieu au cours de ces six derniers mois au nombre de séances de proximité prévues dans le micro-plan. En cas d’écart sensible, trouver pourquoi la vaccination de proximité n’est pas mise en œuvre. Ruptures de stock de vaccins et de fournitures • Examiner la disponibilité des vaccins requis pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie à tous les niveaux pour s’assurer que les approvisionnements sont suffisants. • Si les agents de santé hésitent à ouvrir un flacon de VVR pour un petit nombre d’enfants de peur que cela entraîne des taux de gaspillage élevés, examiner les politiques nationales sur ce sujet et les renforcer lors des séances d’encadrement bienveillant. Rappeler aux agents de santé que la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut contribuer à faire baisser les niveaux de gaspillage du VVR. 93 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie S E C T I O N 10 P RO B L È M E S / Q U E ST I O N S E X E M P L E S D E M E SU R E S P OS S I B L E S Failles dans les pratiques des agents de santé • S’atteler à la question de la motivation des agents de santé ; reconnaître et féliciter ceux qui ont obtenu un taux de couverture élevé. Les inviter à partager leur expérience moyennant des séances d’apprentissage mutuel avec les agents de santé d’autres établissements. Rappeler aux agents de santé les raisons de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et noter que l’exécution du programme de vaccination repose aussi sur la couverture des vaccinations administrées après l’âge d’un an. • Dispenser une formation en cours d’emploi pendant les visites d’encadrement bienveillant pour corriger les fautes. • Si la pénurie de ressources humaines contribue à l’inadéquation du travail des agents de santé (personnel surchargé de travail), examiner le rôle que pourraient jouer les volontaires en aidant à remplir certaines des tâches moins techniques. Reconnaître cependant que les volontaires ont besoin d’une orientation et d’un encadrement techniques, et que leur contribution est volontaire. • Se reporter à la section 8.4 pour d’autres mesures possibles, tels les groupes WhatsApp, les numéros de téléphone d’urgence, l’envoi de textos pour renforcer les points essentiels. Problèmes liés au contrôle, à l’enregistrement et à la notification des doses • Examiner les instruments de gestion des données et les réviser, le cas échéant, pour qu’ils soient plus faciles à utiliser, afin de permettre des pratiques appropriées en matière de contrôle, d’enregistrement et de notification. • Surveillance et retours d’informations continus sur les modalités d’utilisation des instruments de collecte des données. • Outils de travail, numéros d’urgence ou groupes WhatsApp pour aider à régler des problèmes particuliers, notamment les difficultés concernant le contrôle, l’enregistrement et la notification • Procéder à des évaluations de la qualité des données et utiliser les résultats pour corriger certains problèmes et surveiller les progrès. Faiblesse de la sensibilisation ou de la demande de vaccination au cours de la deuxième année de vie • Renforcer les compétences des agents de santé en matière de communication interpersonnelle pour rappeler aux personnes prenant soin de l’enfant quand ils doivent revenir pour des vaccinations au cours de la deuxième année de vie. • Mobiliser les dirigeants locaux pour qu’ils fassent savoir aux familles quand et où se présenter pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie et pourquoi cela est important. Saisir l’occasion des réunions communautaires pour communiquer les informations sur la couverture de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et examiner les moyens de l’améliorer. • Travailler avec des ONG locales pour déterminer comment elles peuvent appuyer la vaccination au cours de la deuxième année de vie, par exemple en mobilisant des ressources pour les séances de proximité dans des lieux qui conviennent à la communauté. • Renouveler le lancement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie au moyen d’activités destinées à mobiliser l’attention comme des conférences de presse, des cérémonies, des réunions, des émissions de radio, des SMS, etc. • Organiser des débats radiophoniques sur la vaccination au cours de la deux- ième année de vie pour accroître l’attention sur la nécessité de la vaccination au cours de la deuxième année de vie. Composer des chansons ou des jingles faciles à retenir qui pourront être diffusés pour rappeler aux communautés que la vaccination au cours de la deuxième année de vie est nécessaire. 94 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 1 A N N E X E Annexe 1a : Exemple de feuille de pointage des normes minimales33 ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* 33 Comme décrit à la section 7. *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ Annexe 1b : Exemple de feuille des meilleures practiques de vaccination33 95 Date : Région : District : Établissement de santé Stratégie de prestation des services : fixes de proximité mobiles Lieu : ______________________________________________________________________________________________________________ ANTIGÈNES/ ARTICLES 0–11 MOIS TOTAL 12-23 MOIS TOTAL 24 MOIS OU PLUS TOTAL NOMBRE TOTAL DES ENFANTS VACCINÉS BCG Dose de naissance du vaccin HepB VPO 0 VPO 1 VPO 2 VPO 3 VPI Pentavalent 1 Pentavalent 2 Pentavalent 3 Rotavirus 1 Rotavirus 2 Rotavirus 3* VPC 1 VPC 2 VPC 3 R/RR 1 R/RR 2 DTC4/ autres* Vitamine A Moustiquaires à im- prégnation durable* A N N E X E 1 *Selon les priorités sanitaires nationales et le calendrier des services. 33 Comme décrit à la section 7. 96 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 2 A N N E X E Annexe 2 : Diagramme de suivi de la vaccination montrant les défections entre le VVR l et le VVR 2 Établissement de santé : Année : Un taux de défection supérieur à 10% signale qu’une intervention immédiate est requise Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : Vaccin Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. BCG A Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 1 B Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois Rougeole 2 C Nombre total de sujets vaccinés ce mois-ci Total cumulé pour le mois TAUX DE DÉFECTION BCG/VVR 1 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. TAUX DE DÉFECTION VVR 1/VVR 2 = Janv. Févr. Mars. Avr. Mai Juin Juil Août Sept. Oct. Nov. Déc. ** Seuls le BCG et les vaccins VVR 1 et 2 sont pris en compte C ou ve rt ur e ci bl e m en su el le 25% 75% 50% 100% (A-B) A * 100 (B-C) B * 100 97 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 3 Annexe 3 : Scénarios pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie (aux fins de la formation et de l’encadrement) Les vaccinateurs rencontrent de nombreuses situations dans lesquelles ils ne sont pas sûrs de la marche à suivre si l’enfant a manqué des doses antérieures, s’il a été amené en retard pour la vaccination, ou s’il n’a pas de fiche conservée à domicile. Les situations réelles ci-après ont été signalées par différents pays. Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. Ils seront adaptés compte tenu du calendrier de vaccination approprié et du contexte national. Ces scénarios pourront être utilisés en cours de formation pour des entretiens interactifs et le renforcement des compétences en matière de contrôle, d’administra- tion, d’enregistrement et de notification des doses. Dans chaque cas, les formateurs montreront seulement les deux premières colonnes, ou imprimeront les scénarios et demanderont aux participants qui suivent la formation de les examiner par deux. La discussion reposera ensuite sur les questions suivantes. • Pensez-vous que l’agent de santé a agi comme il convenait ? • Sinon, qu’est-ce qui aurait dû être fait différemment ? • Comment ce problème aurait-il pu être évité ? Les troisième et quatrième colonnes sont réservées aux animateurs des séances de formation et aux superviseurs. Les bonnes réponses figurent dans la troisième colonne. La quatrième colonne présente des réponses possibles qu’il conviendra d’approfondir. Population cible annuelle (0-11 mois) : Population cible annuelle (12-23 mois) : Couverture cible minimale pour l’année par le BCG : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 1 : Couverture cible minimale pour l’année par le VVR 2 : POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 98 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 3 A N N E X E Ces scénarios reposent sur un calendrier qui inclut le VVR1 à l’âge de neuf mois et le VVR2 à l’âge de 18 mois. POUR LES PARTICIPANTS À LA FORMATION POUR LES ANIMATEURS DE LA FORMATION ET LES SUPERVISEURS SCÉNARIO RÉPONSE « INCORRECTE » DE L’AGENT DE SANTÉ QU’AURAIT DÛ FAIRE L’AGENT DE SANTÉ? COMMENT CE PROBLÈME AURAIT-IL PU ÊTRE ÉVITÉ? (POUR LA DISCUSSION) 1. Un enfant est amené EN RETARD pour le VVR1 à l’âge de 14 mois L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est âgé de plus d’un an. L’agent de santé croit que seules les doses administrées avant l’âge d’un an peuvent être considérées comme étant le VVR1. 1. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois » et conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de ra- mener l’enfant pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 2. Un enfant est amené pour sa PREMIÈRE dose de VVR à l’âge de 18 mois (âge de la visite prévue pour le VVR2) L’agent de santé vaccine l’enfant et enregistre et notifie la dose en tant que VVR2 parce que l’enfant est venu à la date prévue pour le VVR2. 2. Elle aurait dû administrer le vaccin et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les enfants de « 12 mois ou plus » ou « 12–23 mois ». Elle aurait dû conseiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour le VVR2 quatre semaines plus tard. • Formation et encadrement appropriés pour la vaccina- tion après l’âge d’un an • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail destiné à promouvoir un contrôle, un enregistrement et une notification corrects 3. Un enfant de 15 mois qui n’a encore reçu aucun vaccin antirougeoleux est amené dans un établissement rural ne dispensant que de rares services de proximité et voyant peu d’enfants avant l’âge de 12 mois L’agent de santé pense que l’enfant ne satisfait pas aux critères d’admissibilité pour le VVR1 parce qu’il est trop âgé. Elle croit également qu’il ne remplit pas les condi- tions pour le VVR2 parce qu’il n’a pas reçu le VVR1 et elle le renvoie sans le vacciner contre la rougeole. 3. Elle aurait dû vacciner l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR1 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois » et con- seiller à la personne prenant soin de l’enfant de le ramener pour une visite programmée pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Une formation et un encadrement appropriés pour souligner qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue • Outil de travail 4. Les enfants dans un dispensaire sont souvent amenés pour le VVR1 à l’âge de 10, 11, 12 ou 13 mois L’agent de santé dit aux mères de revenir neuf mois plus tard pour le VVR2, croyant que c’est l’intervalle de neuf mois et non l’âge cible (de 18 mois) qui est important. 4. Elle aurait dû conseiller aux personnes prenant soin des enfants de les ramener pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. • Formation et encadrement pour souligner que c’est l’âge de la vaccination qui est le plus important, à condition qu’un intervalle minimum d’un mois sépare les doses de VVR 5. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 22 mois. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé n’administre pas le VVR2, pensant que l’enfant est trop âgé pour en bénéficier. 5. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 12–23 mois ». • Formation et encadrement pour souligner qu’il convient d’administrer le VVR2 dès l’âge de 18 mois et non jusqu’à l’âge de 18 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) • Feuille de pointage bien conçue 6. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de trois ans. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé ne vaccine pas l’enfant parce qu’il est âgé de plus de 23 mois. 6. Elle aurait dû administrer le VVR2 à l’enfant et enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Formation et encadrement pour souligner que la nécessité du VVR ne s’arrête pas à l’âge de 24 mois (pas de limite supérieure – tous les enfants doivent recevoir deux doses de VVR) et qu’il est préférable de vacciner tardivement que de renvoyer un enfant non vacciné • Feuille de pointage bien conçue 7. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 2 ans et demi. L’enfant a déjà reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois L’agent de santé vaccine l’enfant mais enregistre la dose dans un registre spécial de sorte qu’elle ne figure pas dans les estimations de la couverture. 7. Elle aurait dû enregistrer la dose en tant que VVR2 dans la colonne de la feuille de pointage pour les « 12 mois ou plus » ou les « 24 mois ou plus ». • Le ministère de la santé doit concevoir la feuille de pointage pour permettre l’enregistrement et la notification des doses administrées aux enfants âgés de 24 mois ou plus 8. L’agent de santé dit qu’elle ne peut pas administrer une deuxième dose de vaccin antirougeoleux parce qu’il n’ex- iste pas de « deuxième dose de vaccin antirougeoleux » L’agent de santé n’administre une deuxième dose de vaccin antirougeoleux à aucun enfant 8. Elle aurait dû administrer les doses de VVR2 à tous les enfants satisfaisant aux critères d’admissibilité âgés de plus d’un an. • Les guides pratiques, la formation, l’encadrement, les formulaires d’enregistrement des données, la mobilisation sociale devraient utiliser les conventions plus familières de numérotation des doses (comme, par exemple, rougeole1/ rougeole2, RR1/RR2) pour les vaccins contre la rougeole ou contre la rougeole et la rubéole 9. Un enfant est amené pour le VVR2 à l’âge de 18 mois. La mère n’a pas de carte de vaccination mais elle se souvient que l’enfant a reçu le VVR1 peu avant qu’il ait commencé à marcher L’agent de santé le vaccine mais enregistre la dose en tant que VVR1 et dit à la mère de revenir au bout d’un mois pour le VVR2. 9. Elle aurait dû commencer par vérifier l’âge de l’enfant et son statut vaccinal dans le registre de santé de l’enfant pour vérifier s’il avait reçu le VVR1 à l’âge de neuf mois ou peu après. Si aucune trace écrite n’a été trouvée, l’agent de santé a agi comme il convient. Une nouvelle carte de vaccination aurait dû être fournie. Si un dossier a été trouvé, l’agent de santé aurait dû administrer le VVR2, et reporter l’information du registre sur une nouvelle carte de vaccination. • Un guide pratique devrait fournir des orientations claires sur ce que devraient faire les agents de santé en l’absence de fiche conservée à domicile ou de dossier de l’enfant dans le registre de l’établissement de santé 99 A N N E X E 3 100 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 4 A N N E X E Annexe 4 : Exemple illustratif d’outil de travail pour le contrôle du statut vaccinal Ce modèle a été établi d’après l’outil de travail de la République démocratique de Timor Leste (IMMUNIZATIONbasics, 2007). L’outil de travail est fondé sur un calendrier de vaccination qui prévoit l’administration du BCG et du vaccin contre l’hépatite B à la naissance (DN du HepB); du vaccin pentavalent, du vaccin anti- poliomyélitique buccal (VPO), du vaccin antipneumococcique conjugué (VPC) et de doses de vaccin antirotavirus (RV) à 6, 10 et 14 semaines; le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) est administré à l’âge de 14 semaines; le VVR1 à neuf mois, et le VVR2, le vaccin contre la méningite A et le DTC4 à l’âge de 18 mois. Prière d’adapter ce document au calendrier du programme de vaccination local. Cet outil de travail et d’autres outils et ressources se trouvent au : www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Instructions Étape 1 Félicitez la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant pour avoir amené l’enfant à être vacciné aujourd’hui. De la fiche de vaccination de l’enfant ou en interrogeant la mère ou la personne prenant soin de l’enfant, trouvez : 1. L’âge de l’enfant aujourd’hui 2. Les vaccins que l’enfant a déjà reçus. (Vérifiez la fiche conservée à domicile ou le registre de l’enfant) Étape 2 Utilisez le tableau qui suit pour décider ce qu’il convient d’administrer à l’enfant. L’enfant devrait avoir reçu tous les vaccins destinés aux enfants de leur âge. Si l’enfant manque certaines doses, il n’est jamais trop tard. Tous les vaccins pour lesquels l’enfant est éligible devraient être administrés, respectant l’échéancier (voir la colonne plus à droite). Étape 3 Rappelez à la personne prenant soin de l’enfant d’amener l’enfant à la date prévue (selon le calendrier de vaccination) pour recevoir les doses de vaccins qu’il reste à administrer. Saisir cette occasion pour souligner l’importance de vacciner au complet l’enfant afin de le protéger contre les maladies évitables par la vaccination. † Dans certaines situations, le VVR est administré à l’âge de 6 mois. Cette dose sera considérée comme une dose zéro (« VVR0 »), deux doses ultérieures (VVR1 et VVR2) étant administrées conformément au calendrier national. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2017 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/255149/1/WER9217.pdf). Dès que possible après l’âge de 6 semaines. DN du HepB: Dès que possible après la naissance, de préférence dans les 24 heures, et jusqu’à l’âge de 6 semaines BCG: Dès que possible après la naissance DN du HepB: Après l’âge de 6 semaines Dès que possible après l’âge de 10 semaines et au minimum 4 semaines après la première dose Dès que possible après l’âge de 9 mois Aucune limite supérieure d’âge Dès que possible après l’âge de 18 mois ET Au minimum 4 semaines après le VVR1 Aucune limite supérieure d’âge VVR2: Moins de 4 semaines (un mois) après le VVR1 DTP4: Moins de 4 semaines (un mois) après le Penta 3 MenA: Avant l’âge de 9 mois (sauf indication spéciale) Il n’est pas nécessaire de reprendre depuis le début l’administration des doses des vaccins même s’il s’est écoulé beaucoup de temps entre les doses. Il n’y a pas de limite supérieure d’âge pour les doses de vaccin – à l’exception du vaccin anti-rotavirus (qui n’est pas recommandé après l’âge de 24 mois) et de la dose de naissance de vaccin contre l’hépatite B (< 6 semaines). QUAND ADMINISTRER « Mieux vaut vacciner tard que jamais! » NE PAS ADMINISTRER Avant l’âge de 6 semaines RV1: Après l’âge de 2 ans Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV2: Après l’âge de 2 ans Dès que possible après l’âge de 14 semaines et au minimum 4 semaines après la deuxième dose Moins de 4 semaines après les doses précédentes RV3: Après l’âge de 2 ans Avant l’âge de 9 mois (sauf indication spéciale)† VPO 2 Penta 2 VPC 2 RV 2 VPO 3 Penta 3 VPC 3 RV 3 VPI VVR 1 VVR 2 MenA VPO 1 VPC 1 DTP4 (ou Penta4) 6 SEMAINES 9 MOIS 18 MOIS 2 ANS À LA NAISSANCE DN du HepB BCG Penta 1 RV 1 10 SEMAINES 14 SEMAINES 101 A N N E X E 4 Quels vaccins dois-je administrer à cet enfant aujourd’hui? Ce tableau sert à indiquer à quelle âge administrer des vaccins. 102 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E Annexe 5 : Questions fréquentes sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie Les questions suivantes pourront aider les agents de santé à répondre aux questions sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie ou après. 1. Pourquoi est-il important de vacciner les enfants après leur premier anniversaire ? Les doses de vaccins supplémentaires administrées après l’âge d’un an augmentent le niveau de protection et la durée de l’immunité. Les enfants plus âgés resteront ainsi protégés contre de nombreuses maladies évitables par la vaccination. Pour la rougeole, une deuxième dose assure la protection précoce de chaque enfant tout en réduisant le taux d’accumulation des enfants sensibles et le risque de flambée épidémique. 2. Quels vaccins les enfants devraient-ils avoir reçus après la première année de vie, et à quel âge ? Cela dépend du calendrier du programme de vaccination national. ➢ • L’OMS a recommandé que tous les pays administrent une deuxième dose de vaccin à valence rougeole après l’âge d’un an. Dans de nombreux pays, cette vaccination est programmée au cours de la deuxième année de vie. ➢ • L’OMS recommande également l’administration d’une dose de rappel de vaccin à valences diphtérie, tétanos et coqueluche au cours de la deuxième année de vie. ➢ • Les autres vaccins pouvant être programmés entre les âges de 12 et 23 mois sont notamment les vaccins contre la méningite A, contre l’encéphalite japonaise, contre la typhoïde et contre la fièvre jaune. ➢ • De nombreux pays recommandent aussi la vaccination de rattrapage pour l’administration des doses de vaccins manquées au cours de la première année de vie. 3. Y a-t-il des vaccins ou des doses qui ne doivent pas être administrés à un enfant au cours de la deuxième année de vie ou après ? La vaccination au cours de la deuxième année de vie est l’occasion d’augmenter le niveau et la durée de la protection contre les maladies évitables par la vaccination. Si pendant leur premier an de vie un enfant n’a pas reçu tous les vaccins qui auraient dû être administrés, en général, « mieux vaut vacciner tard 103 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 que jamais ». Il existe des exceptions, comme indiqué dans le calendrier de vaccination national et précisé dans les notes de synthèse de l’OMS.34 Ce sont les suivantes : • Les doses de naissance du vaccin contre l’hépatite B sont administrées exclusivement pendant la période néonatale, conformément à la politique nationale. • La vaccination antirotavirus après l’âge de 24 mois n’est pas considérée comme nécessaire en raison de la répartition par classe d’âge de la gastro-entérite à rotavirus. 4. À quelles occasions un enfant âgé de plus d’un an doit-il être vacciné ? • Lorsqu’il vient pour une visite de vaccination programmée conformément au calendrier de vaccination national. • À chaque contact avec le système de santé, notamment pour des soins curatifs. Une affection légère ne justifie pas un refus de vaccination d’un en- fant, et l’examen des enfants malades pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’admissibilité pour la vaccination fait normalement partie de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Si les enfants ont été amenés pour le suivi de la croissance ou le conseil nutritionnel, ce sera aussi l’occasion de contrôler leur statut vaccinal et de les vacciner. L’occasion sera également donnée de contrôler le statut vaccinal et de vacciner les enfants lorsqu’ils accompagnent un membre de la famille, un frère ou une sœur ou la mère, venu pour des soins.35 • Lors d’une semaine de la santé de l’enfant programmée, ou d’autres campagnes ou manifestations similaires au cours desquelles est proposée la vaccination de rattrapage. 5. Quels messages transmettre à la mère ou à la personne prenant soin de l’enfant lors du dernier contact pour la vaccination du nourrisson avant son premier anniversaire ? Pour la plupart des enfants, le contact pour la rougeole est la dernière visite de vaccination avant que l’enfant atteigne l’âge d’un an. Pendant cette visite, l’agent de santé veillera à communiquer les informations suivantes à la mère. • Il est important que son enfant revienne à la date prévue (selon le calendrier de vaccination national) pour recevoir les doses de vaccins qu’il 34 Disponibles à l’adresse www.who.int/immunization/documents/positionpapers/en/ 35 Pour plus d’informations, voir la publication de l’OMS La stratégie des occasions manquées de vaccination (OMV). Disponible à l’adresse www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/MOV/en/ 104 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 5 A N N E X E reste à administrer au cours de la deuxième année de vie. Contrairement au passé, l’enfant ne peut pas être considéré comme entièrement vacciné tant qu’il n’a pas également reçu ces doses de vaccins recommandées. • Ces doses supplémentaires renforceront et pérenniseront la protection contre d’importantes maladies de l’enfant. Grâce aux doses supplémentaires, cette protection persistera au-delà de la petite enfance. • Il est important de bien garder la fiche conservée à domicile, comme la carte de vaccination, en lieu sûr et de l’apporter la prochaine fois que vous venez pour une vaccination, et chaque fois que vous vous rendez dans un établissement de santé pour des services. • Il est important d’amener l’enfant pour des vaccinations lors de la prochaine visite programmée [préciser la date]. Si toutefois la mère ne peut pas venir à cette date, elle devra se présenter dès que possible après cette date. 6. Si un enfant vient pour les services sensiblement plus tard que la date prévue, devra-t-il quand même être vacciné ? • Oui. S’il est hautement souhaitable de vacciner l’enfant aussi tôt qu’il satisfait aux critères d’admissibilité afin de réduire son exposition potentielle à la maladie, il est toujours important qu’il soit protégé par la vaccination et qu’il ne soit pas renvoyé s’il se présente tardivement. À de très rares exceptions près, ainsi qu’il est expliqué à la Question 3 ci-dessus, « mieux vaut vacciner tard que jamais ». 7. Si un enfant vient tardivement pour la visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie et qu’il est âgé de plus de 23 mois, la dose doit-elle être enregistrée comme étant administrée au cours de la deuxième année de vie (entre 12 et 23 mois) ? • Enregistrez et notifiez toujours la dose de façon exacte pour qu’elle corresponde à l’âge auquel l’enfant l’a effectivement reçue. Cela dépendra de la manière dont sont conçus les feuilles de pointage et les formulaires de notification mensuels • Si deux classes d’âge (« 0–11 mois » et « plus de 12 mois ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « plus de 12 mois ». • Si trois classes d’âge (« 0–11 mois », « 12-23 mois » et « 24 mois ou plus ») sont prévues, enregistrez les doses comme étant administrées à « 24 mois ou plus » 105 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie A N N E X E 5 8. Est-il sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an? Y a-t-il des risques supplémentaires ? Il est sûr de vacciner les enfants après l’âge d’un an et cela ne comporte pas de risques supplémentaires ou différents en comparaison de la vaccination pendant la petite enfance. 9. Quels autres services ou soins l’enfant peut-il recevoir lorsqu’il vient pour la vaccination au cours de la deuxième année de vie ? • Les services suivants : suivi et promotion de la croissance, conseil nutritionnel, conseils en matière d’hygiène et de propreté et, selon les politiques nationales, une supplémentation en vitamine A ou un traitement antiparasitaire peuvent notamment être fournis pendant une visite de vaccination au cours de la deuxième année de vie. • Certains pays pourront décider de dispenser des services supplémentaires, comme le suivi du dépistage précoce du VIH/sida chez le nourrisson, ou des services de planification familiale pour les mères. © J Sw artz 106 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/2YL/fr/ Tableaux 1. Vaccins dont l’OMS recommande l’administration au cours de la deuxième année de vie 18 2. Matériels à examiner et actualiser pour la vaccination et les services au cours de la deuxième année de vie 29 3. Interventions et produits pour la vaccination et les autres services lors d’une visite programmée au cours de la deuxième année de vie (exemple) 44 4. Résumé des indicateurs de vaccination liés à la deuxième année de vie 54 5. Éléments du cadre de communication destiné à faire évoluer les comportements liés à la vaccination au cours de la deuxième année de vie 75 6. Exemples de thèmes des messages essentiels à l’appui de la vaccination au cours de la deuxième année de vie 82 7. Problèmes courants et mesures de nature à renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie 92 Figures 1. Hausse de la couverture estimative du VVR1 dès lors que les vaccins administrés au cours de la deuxième année de vie sont inclus 21 2. Couverture estimative des interventions dans les foyers comptant un enfant âgé de 12 à 23 mois, si elles sont intégrées dans les activités de vaccination systématique (28 pays d’Afrique sub-saharienne) 21 3. Exemple d’algorithme utilisé au Ghana pour déterminer l’admissibilité à la vaccination contre la méningite A et contre la rougeole et la rubéole 72 4. Cycle de planification pour promouvoir la demande 77
108 Établir et renforcer la vaccination au cours de la deuxième année de vie T A B L E D E S M A T I È R E S Les orientations pratiques contenues dans le présent doc- ument portent sur la mise en place et le renforcement de la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au- delà. Il indique également comment la vaccination au cours de la deuxième année de vie peut servir de tremplin pour la prestation d’autres services de santé infantile essentiels. Des outils et ressources sur la vaccination au cours de la deuxième année de vie et au-delà sont disponibles en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/programmes_ systems/policies_strategies/2YL/fr/ Ce document a été produit par le Programme élargi de vaccination (PEV) du Département Vaccination, vaccins et produits biologiques. Il est disponible en ligne à l’adresse : www.who.int/immunization/documents/fr/ Des exemplaires du présent document ainsi que d’autres supports d’information sur la vaccination, les vaccins et les produits biologiques peuvent être commandés à : Organisation mondiale de la santé Département Vaccination, vaccins et produits biologiques CH-1211 Genève 27 Suisse email : vaccines@who.int http://www.who.int/immunization/fr/ ISBN 978-92-4-251367-7