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Rapports de situation : rapport du Secrétariat

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CONSEIL EXÉCUTIF Cent trentième session Point 10.2 de l’ordre du jour provisoire

EB130/35 Add.3 15écembre 2011

Rapports de situation1 Rapport du Secrétariat TABLE DES MATIÈRES Pages Éradication de la maladie, prévention et lutte D. E. F. Éradication de la variole : destruction des stocks de virus variolique (résolution WHA60.1) .......................................................................................................... Éradication de la dracunculose (résolution WHA64.16) ...................................................... Maladie de Chagas : lutte et élimination (résolution WHA63.20)........................................ 2 3 4

Voir le document EB130/35 pour les parties A à C, EB130/35 Add.1 pour les parties M à P et EB130/35 Add.2 pour les parties G à L.

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D.

ÉRADICATION DE LA VARIOLE : DESTRUCTION DES STOCKS DE VIRUS VARIOLIQUE (résolution WHA60.1)

1. Le présent document résume les résultats de la treizième réunion du Comité consultatif OMS de la Recherche sur le Virus variolique (Genève, 31 octobre et 1er novembre 2011). 2. À sa treizième réunion, le Comité consultatif a reçu les rapports des deux conservatoires autorisés de virus variolique (le Centre de Recherche d’État en Virologie et Biotechnologie (Koltsovo, Fédération de Russie) et les Centers for Disease Control and Prevention (Atlanta, Géorgie, États-Unis d’Amérique)) sur les stocks de virus qu’ils détiennent. Aucune recherche impliquant l’utilisation de virus vivants n’a été effectuée dans le premier au cours de 2011 ; dans le dernier, des bases de données sûres ont été créées pour assurer le suivi de l’utilisation des virus vivants. 3. Toutes les archives du Programme d’éradication de la variole de l’OMS ont été numérisées et téléchargées dans une base de données spécialisée. Les archives comportent quelque 730 000 documents papier ainsi que des cartes, photographies et autres fichiers. Des projets prévoient la mise à disposition des archives sur Internet. 4. Le Comité consultatif a pris note du fait que deux excellents antiviraux candidats (ST-246 (técovirimat) et CMX001 (hexadécyloxypropylcidifovir)) sont à un stade avancé de mise au point. Les études de pharmacocinétique chez l’animal ont servi à déterminer la posologie humaine proposée. 5. En outre, deux vaccins antivarioliques atténués vivants (LC16m8 et MVA) ont présenté un bon profil de sécurité chez l’homme et protègent contre les maladies induites par plusieurs orthopoxvirus dans des modèles animaux. 6. Les tests de diagnostic reposant sur l’amplification génique qui ont été mis au point par des chercheurs des conservatoires du virus variolique de la Fédération de Russie et des États-Unis d’Amérique se sont avérés précis et sensibles. Ils permettent de dépister l’ADN du virus variolique et de le distinguer de l’ADN d’autres orthopoxvirus pathogènes pour l’être humain. 7. Le Comité consultatif a recommandé de poursuivre l’élargissement du réseau de laboratoires de la variole en collaboration et en coordination avec le Réseau de laboratoires des agents pathogènes émergents et dangereux récemment lancé par l’OMS. 8. Le programme de recherche avait également pour objectif l’amélioration de la reproductibilité du modèle de primate non humain pour l’infection par le virus variolique de manière à obtenir des données supplémentaires sur l’efficacité des antiviraux et des vaccins. Ces données permettraient aux organismes de réglementation d’avoir une plus grande confiance dans l’efficacité de ces médicaments et vaccins contre le virus variolique et, par conséquent, contribueraient aux progrès sur la voie de l’homologation. Le Comité a recommandé que les travaux soient poursuivis. 9. La planification des visites d’inspection de la sécurité biologique de l’OMS dans les installations de confinement de la Fédération de Russie et des États-Unis d’Amérique à la mi-2012 est en cours. La norme CWA 15793:2008 sur la gestion des risques biologiques en laboratoire (Laboratory biorisk management standard) du Comité européen de Normalisation servira de cadre pour cette future inspection. 10. Le Comité consultatif a recommandé que le Comité ad hoc sur les Orthopoxvirus se réunisse à nouveau pour débattre d’une riposte d’urgence à une éventuelle flambée future de variole.

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11. Le Comité consultatif a été informé du renouvellement de la composition du sous-comité scientifique.

E.

ÉRADICATION DE LA DRACUNCULOSE (résolution WHA64.16)

12. En mai 2011, l’Assemblée de la Santé a appelé, dans la résolution WHA64.16, à une intensification des efforts d’éradication et a prié le Directeur général de suivre de près l’application de la résolution et de faire rapport chaque année à l’Assemblée de la Santé jusqu’à ce que l’éradication de la dracunculose soit certifiée. 13. Les États Membres où la dracunculose est endémique ont continué à faire des progrès réguliers sur la voie de l’éradication. Au cours de la période janvier-août 2011, seuls 971 nouveaux cas ont été signalés dans quatre pays (Tchad, Éthiopie, Mali et Soudan du Sud1), soit un tiers de moins qu’au cours de la même période en 2010, et le nombre de villages qui ont notifié des cas était 441, soit une baisse de 20 % au cours de la même période. Le Ghana n’a fait état d’aucun cas depuis mai 2010, soit pendant un intervalle de plus de 17 mois au moment de la rédaction du présent rapport, qui laisse penser que la transmission a été interrompue, et que ce pays d’endémie va sans doute aborder la phase de précertification en 2012. 14. Tous les pays où la maladie est endémique ou qui sont entrés dans la phase de précertification (à l’exception du Kenya) présentent un rapport à l’OMS chaque mois, même lorsqu’il n’y a aucun cas à signaler. Des programmes visant à récompenser la présentation des rapports sont en vigueur dans tous les pays d’endémie ou anciens pays d’endémie, à l’exception du Soudan du Sud. 15. Lors de sa prochaine réunion, la Commission internationale pour la Certification de l’Éradication de la Dracunculose (Genève, 29 novembre-1er décembre 2011) examinera les demandes présentées par le Burkina Faso et le Togo, anciens pays d’endémie, et d’autres pays où la maladie n’a pas été endémique récemment. 16. Le défi à relever pour parvenir à l’éradication de la dracunculose reste l’interruption de la transmission de la maladie dans les quatre pays suivants. 17. Tchad. Dix ans après la notification du dernier cas, 10 cas autochtones ont été signalés dans huit villages en 2010, et aucun de ces cas n’a été confiné. Au cours des huit premiers mois de 2011, huit cas ont été signalés dans sept villages et seuls trois d’entre eux ont fait l’objet d’un confinement. Une enquête approfondie laisse penser que des cas survenus au cours des dernières années n’avaient pas été détectés, conduisant à une poursuite de la transmission. Des mesures visant à interrompre la transmission sont mises en œuvre actuellement. Toutefois, l’impossibilité d’accéder à des zones où il existe un risque de transmission de la maladie du fait de l’insécurité est un obstacle majeur. L’OMS et le Centre Carter ont fourni une assistance technique et financière pour donner un nouvel élan au programme d’éradication et renforcer la surveillance. 18. Éthiopie. Grâce à une intensification de la surveillance et aux interventions de confinement des cas, l’Éthiopie a signalé six cas autochtones dans quatre villages au cours de la période janvier-août 2011, soit 60 % de moins qu’au cours de la même période en 2010, et deux cas importés du Soudan du Sud. Sept de ces cas ont fait l’objet d’un confinement. La surveillance de la dracunculose a été élargie

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Appelé Sud-Soudan jusqu’au 9 juillet 2011.

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à l’ensemble du pays moyennant le système de surveillance intégré des maladies et de riposte, et l’éducation sanitaire. 19. Le Mali est le seul pays d’Afrique de l’Ouest où la transmission de la dracunculose se poursuit. Au cours de la période allant de janvier à août 2011, neuf cas ont été notifiés, à comparer aux 13 cas signalés au cours de la même période en 2010. Quatre de ces neuf cas (44 %) ont fait l’objet d’un confinement. 20. Le Soudan du Sud représente 97 % de l’ensemble des nouveaux cas signalés de janvier à août 2011. Le total de 946 nouveaux cas est inférieur de 32 % au nombre de cas signalés au cours de la même période en 2010, et 75 % d’entre eux ont fait l’objet d’un confinement ; toutefois, 714 cas (75 %) provenaient de deux comtés de l’État de l’Équatoria oriental où on a signalé un nombre nettement plus important de cas en 2011 qu’en 2010. Les raisons probables de l’augmentation du nombre des cas dans le comté du Kapoeta oriental (leur nombre étant passé de 259 en 2010 à 567 au cours des huit premiers mois de 2011) tiennent au fait qu’en 2010, seuls 52 % des villages d’endémie de ce comté appliquaient la lutte antivectorielle aux sources d’eau non potable, seuls 6 % de ces villages disposaient d’au moins une source d’eau potable et seuls 70 % des cas étaient confinés. Toutefois, l’évolution de la maladie depuis juin 2011 montre une tendance encourageante à la baisse par comparaison à la même période de 2010. 21. Parmi les autres défis à relever figurent l’absence d’approvisionnement en eau potable, la nécessité de maintenir une surveillance efficace de la maladie du ver de Guinée à l’échelle nationale et le déficit de financement. Sur les 441 villages qui ont fait état de cas en 2011, 367 (83 %) ne disposent pas d’une source d’eau potable. Il est urgent que ces localités où la maladie est endémique actuellement bénéficient d’un approvisionnement approprié en eau potable. 22. L’OMS et le Centre Carter ont estimé à US $62 millions le déficit de financement pour la période 2011-2015. Des efforts de sensibilisation et de collecte de fonds sont actuellement faits pour combler ce déficit.

F.

MALADIE DE CHAGAS : LUTTE ET ÉLIMINATION (résolution WHA63.20)

23. Il est possible de parvenir à maîtriser et à éliminer la maladie de Chagas. L’incidence de la maladie de Chagas dans la Région des Amériques – la Région la plus durement touchée parmi les Régions de l’OMS – a été notablement réduite grâce aux efforts de lutte antivectorielle et à un dépistage sanguin systématique. Selon les estimations, le nombre de nouveaux cas a diminué de 32 %, passant de 41 000 en 2006 à 28 000 en 2010. L’objectif de l’interruption de la transmission par des vecteurs intradomiciliaires a été atteint dans sept pays où la maladie est endémique et dans des zones spécifiques d’endémie dans sept autres. Le dépistage sanguin universel a été mis en place dans 20 des 21 pays d’endémie de la maladie. En conséquence, la prévalence dans les groupes d’âge les plus jeunes a reculé et le nombre de personnes à risque à l’échelle mondiale a été réduit de 40 %, tombant de 108 millions en 2006 à 65 millions en 2010. 24. Les efforts persistants de lutte contre le vecteur de la maladie ont conduit à : i) l’interruption certifiée de la transmission vectorielle de Trypanosoma cruzi par Rhodnius prolixus dans tous les pays d’endémie d’Amérique centrale (Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras et Nicaragua) et au Mexique, avec le soutien du Canada, du Japon et de l’Espagne ; ii) l’interruption certifiée de la transmission par Triatoma infestans dans les régions de Moquegua et Tacna au Pérou, avec le soutien du Canada et de l’Espagne, et à La Paz (État plurinational de Bolivie) ; et iii) de bons résultats dans la lutte antivectorielle dans les provinces de Catamarca, La Rioja, Misiones, San Luís et Santa Fe, en 4

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Argentine, avec le soutien de l’Espagne, qui pourraient prochainement conduire à l’interruption confirmée de la transmission dans les provinces de Misiones et Santa Fe. 25. Le renforcement du diagnostic et du traitement a porté ses fruits. Moyennant des initiatives menées au niveau sous-régional dans la Région des Amériques, avec le soutien de l’OMS et de l’OPS, le dépistage des cas s’est accru et l’accès au traitement s’est élargi, le nombre des traitements par nifurtimox passant de moins de 50 en 2005 à plus de 1500 en 2010. La demande en benznidazole a augmenté, plus de 7000 personnes étant désormais traitées chaque année. Les progrès accomplis en matière de diagnostic et de traitement ont conduit à une amélioration du dépistage des cas et à une identification plus précise des zones où la transmission est active (région du Chaco en Amérique du Sud, Amazonie et frontière entre le Salvador et le Guatemala), et à un dépistage accru et une meilleure prise en charge des cas résultant de la transmission congénitale (en Argentine, le nombre de femmes enceintes dépistées est passé de 50 000 en 1997 à 130 000 en 2010) et de la transmission par le biais des transfusions sanguines, lors d’accidents et de procédures orales, ainsi que des cas de co-infection (VIH et T. cruzi). Dans le cadre de ces mesures visant à renforcer la lutte, les protocoles de diagnostic et de traitement continuent à être harmonisés, et des systèmes de suivi du traitement et de dépistage de la résistance aux médicaments ont été mis en place dans quatre pays. 26. Des enquêtes séro-épidémiologiques ont été menées par une équipe conduite par l’OMS et l’OPS dans huit pays d’endémie afin de déterminer l’état de la transmission et de certifier l’interruption de la transmission vectorielle. 27. Parmi les mesures visant à influer sur les déterminants sociaux de la maladie de Chagas figurent le remplacement ou l’amélioration des habitations et des espaces péridomiciliaires dans 11 pays ainsi que des interventions axées sur la participation sociale et communautaire dans 18 pays. 28. Des partenariats sont en place pour améliorer la lutte contre la maladie de Chagas. Grâce à la collaboration entre l’Initiative Médicaments pour les maladies négligées et l’entreprise pharmaceutique produisant le benznidazole au Brésil, une formulation pédiatrique sera bientôt disponible. La collaboration entre l’Initiative et l’OPS a abouti à la mise au point d’un logiciel que les États Membres peuvent utiliser pour évaluer leurs besoins en benznidazole. L’Argentine et la Colombie ont consacré des ressources à la recherche sur l’amélioration des techniques de laboratoire pour le diagnostic et le suivi du traitement. Le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales UNICEF/PNUD/Banque mondiale/OMS contribue au renforcement des capacités et à la recherche sur l’amélioration des outils diagnostiques et de la lutte antivectorielle. Les centres collaborateurs de la Région des Amériques travaillent sur plusieurs initiatives. 29. L’accès au nifurtimox, qui est de grande qualité, est assuré jusqu’en 2017 grâce aux dons de l’entreprise pharmaceutique Bayer AG. L’accès au benznidazole reste problématique, et des discussions sont en cours avec le fabricant pour répondre aux préoccupations concernant l’approvisionnement et la production. 30. Deux réseaux ont été créés dans la Région européenne et dans la Région du Pacifique occidental afin de renforcer la collecte des données et de normaliser les critères de lutte contre la maladie de Chagas (prévention, lutte contre la transmission et soins). En outre, les pays qui ne sont pas des pays d’endémie de la maladie renforcent la surveillance pour répondre au risque de transmission par l’intermédiaire des transfusions sanguines et de la transplantation d’organes et améliorer la lutte contre la maladie congénitale.

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Adoption date
Source World Health Organization