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Procès-verbal de la deuxième séance, mardi 12 octobre 2010

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WPR/RC61/SR/2

PROCÈS-VERBAL DE LA DEUXIÈME SÉANCE (Putrajaya International Convention Centre, Unity Hall A1, Concourse Level) Mardi 12 october 2010, à 09 h 00 PRÉSIDENT : M. Liow Tiong Lai (Malaisie)

TABLE DES MATIÈRES 1. 2. 3. 4. Allocution du Président entrant ............................................................................... Budget programme 2008-2009 : exécution du budget (rapport final) ...................... Projet de budget programme 2012-2013 ................................................................. Stratégie régionale pour le renforcement des systèmes de santé et soins de santé primaires ...................................................................................... ANNEXE 1 Allocution du Président entrant........................................................... Pages 98 98 101 107 113

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98 comitÉ régional : Soixante et unième SESSION

1.

ALLOCUTION DU PRÉSIDENT ENTRANT : Point 4 de l’ordre du jour Le PRÉSIDENT s’adresse au Comité (annexe 1).

2.

BUDGET PROGRAMME 2008-2009 : EXÉCUTION DU BUDGET (RAPPORT FINAL) : Point 8 de l’ordre du jour (document WPR/RC61/3)

Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, en présentant ce point de l’ordre du jour, attire l’attention du Comité sur le rapport final de l’exécution du budget dans la Région du Pacifique occidental pour l’exercice 2008-2009, qui donne des détails de l’exécution financière des contributions fixées et des contributions volontaires pour l’exercice compris entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2009. On peut observer un certain nombre de points positifs à la lecture de ce rapport. L’exécution des contributions fixées s’élève à 79,2 millions de dollars, soit 99,8 % de l’allocation finale de fonds de roulement allouée (79,4 millions de dollars) alors que l’exécution des contributions volontaires s’élève à 150,8 millions de dollars, soit 70,4 % des ressources disponibles. L’exécution globale de la totalité des fonds s’élève à 230 millions de dollars. Parallèlement, les contributions volontaires ont augmenté de 36,7 % comparé à l’exercice biennal précédent, et la Région du Pacifique occidental a poursuivi sa tendance à exécuter les fonds à un plus haut niveau dans les pays : 56 % pour l’exercice biennal 2008-2009 contre 46 % pour l’exercice 2006-2007. L’évaluation des résultats du budget programme 2008-2009 est la première à être effectuée dans le cadre du plan stratégique à moyen terme (2008-2013). Sur les 97 résultats escomptés au niveau régional pour l’exercice 2008-2009, 87 ont été « pleinement atteints » et 10 ont été « partiellement atteints ». Fin 2009 et début 2010, le Directeur régional a dirigé une étude systématique des plans de travail de l’OMS pour faire en sorte que l’Organisation fonctionne de la manière la plus efficace et la plus rationnelle possible, et pour confirmer que la planification stratégique et opérationnelle reflète les priorités des États Membres et le programme technique convenu pour la Région. Cette étude a permis également d’examiner les différentes façons d’améliorer le suivi de l’activité de l’OMS et sa responsabilité à cet égard pour assurer la réalisation des objectifs de la Région. Cette étude a abouti à une série de modifications structurelles, notamment : réduction du nombre d’unités techniques qui est ainsi passé de 31 à 17, et introduction de cadres stratégiques à l’échelle des pays et à l’échelon régional. Ces cadres stratégiques aideront à la planification et permettront de relier l’activité de l’OMS dans les pays et à l’échelon régional avec les orientations stratégiques fixées dans le plan stratégique à moyen terme, tout en favorisant l’alignement de l’activité de l’OMS dans les pays sur les objectifs de santé individuels des États Membres. Une fois affinés, les cadres stratégiques des pays et les cadres stratégiques techniques serviront de point de départ de la planification du programme au Bureau régional du Pacifique occidental et dans les bureaux de pays pour l’exercice biennal 2012-2013. La présentation des nouveaux outils de planification et de gestion des programmes, assortie des informations transmises en continu par les États Membres, devrait aboutir, à l’avenir, à des résultats encore meilleurs. Le Dr TAKEI (Japon) dit que son pays apprécie la présentation claire des produits et résultats du budget programme 2008-2009 pour chacun des 13 objectifs stratégiques du plan stratégique à moyen terme 2008-2013, qui précise s’ils sont pleinement atteints, partiellement atteints ou pas atteints. Concernant

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l’avant-projet de budget programme 2012-2013, il s’attend à ce que les changements de structure et de procédures apportés au Bureau régional aboutissent à des améliorations. Il pense notamment au suivi des progrès accomplis et à l’approche axée sur les pays, du bas vers le haut, fondée sur les cadres stratégiques des pays, et adoptée pour orienter la formulation du programme technique régional et des indicateurs d’efficacité. Il considère que pour une meilleure transparence, l’allocation par pays et l’utilisation des fonds doivent apparaître clairement, comme c’est le cas dans les rapports financiers de l’exercice biennal 2006-2007. Le Dr REN (Chine) explique que la Chine a apprécié la présentation claire du rapport et fait remarquer que les résultats escomptés à l’échelle de la Région ont été atteints presque complètement. Ceux qui n’ont été atteints que partiellement doivent faire l’objet d’une analyse spécifique approfondie. Le rapport fait apparaître des problèmes financiers communs à toutes les Régions de l’OMS et il attend avec intérêt les discussions qui porteront sur le point 18 de l’ordre du jour, à savoir la résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé qui appelle à une consultation sur le futur financement des activités de l’OMS et sur leur coordination. Il dit aussi accueillir favorablement la présentation de la méthode de planification adoptée, qui s’appuie sur les cadres stratégiques des pays. Le Dr JACOBS (Nouvelle-Zélande) rappelle qu’en 2009, à la soixantième session du Comité régional, des représentants ont exprimé leur préoccupation concernant la lenteur des progrès obtenus dans l’exécution des contributions fixées. Il se déclare satisfait de l’exécution bien meilleure du budget actuel. Il aimerait avoir des précisions sur la base de calcul des 277,7 millions de dollars estimés pour les contributions volontaires de l’exercice 2008-2009 et savoir quelles provisions pour imprévus sont intégrées dans le plan de travail en cas de fonds insuffisants. Il demande si le déficit de financement peut expliquer le fait que certains résultats escomptés à l’échelle de la Région ne sont que partiellement atteints. Les contributions volontaires étant la principale source de financement (environ les deux tiers du budget), il demande quelle mesure est prise pour augmenter le volume et la fiabilité de ces contributions. Il demande aussi quelle est la conséquence d’un manque de fonds sur les programmes des pays et de la Région, et quel dispositif est mis en place pour pallier à de telles conséquences. Il se dit satisfait de l’exécution du budget, en faisant remarquer que 90 % des résultats escomptés à l’échelle de la Région ont été pleinement atteints malgré un déficit de financement dans les contributions volontaires, et se félicite de l’honnêteté de l’évaluation lorsque les résultats ne sont que partiellement atteints. Dans ce contexte et compte tenu des incertitudes économiques constatées actuellement dans le monde, il demande quels sont les changements envisagés pour assurer une coordination entre les programmes concernés. Mme HALTON (Australie) se félicite elle aussi de la présentation et de la transparence du rapport final sur le budget programme 2008-2009 dans le cadre du plan stratégique à moyen terme. Cela permet de découvrir clairement le niveau des ressources et la façon dont elles sont utilisées grâce à la méthode davantage centrée sur la gestion et sur les résultats, qui a été mise en place avec le système de gestion mondial. Lorsque les résultats escomptés sont pleinement atteints, il faut chercher la meilleure façon de mobiliser et d’utiliser les fonds disponibles pour améliorer les résultats sanitaires dans la Région. Il faut trouver la possibilité d’intégrer, d’aligner et de coordonner les activités de façon cohérente dans le contexte des cadres stratégiques des pays. Elle espère que les améliorations obtenues en matière d’efficacité, de transparence et de résultats se poursuivront au Bureau régional. Le Dr YUAN (États-Unis d’Amérique) félicite le Bureau régional pour avoir obtenu la plupart de ses résultats escomptés. Elle demande si le fait de n’avoir atteint que partiellement certains résultats escomptés

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est dû à un retard dans l’exécution des programmes ou à une absence de progrès dans les pays. Elle se dit préoccupée par le fait que l’objectif stratégique 4 n’est financé qu’à 45 % du montant prévu, malgré sa relation avec les objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement. Le Comité doit souligner son engagement à atteindre cet objectif et il doit inviter instamment les États Membres à se centrer sur le problème majeur de santé publique que représente la santé maternelle et infanto-juvénile. Le Bureau régional doit reconsidérer la démarche adoptée pour mobiliser des contributions volontaires et il doit être plus offensif dans sa recherche de nouvelles sources de financement destinées à des objectifs stratégiques spécifiques. Sa délégation est préoccupée également par le fait que les résultats escomptés portant sur la planification de la riposte aux situations d’urgence (objectif stratégique 5) ne sont atteints que partiellement, compte tenu du nombre de catastrophes naturelles et de situations d’urgence survenues récemment dans la Région. Mme LEE (République de Corée) félicite le Secrétariat pour avoir atteint la plupart de ses objectifs stratégiques et pour avoir exécuté plus de 99 % du budget, en dépit des transformations apportées dans le système de gestion budgétaire de l’OMS. Elle accueille favorablement la décision du Bureau régional de se centrer sur le suivi de son efficacité et sur son engagement à rendre compte des résultats de ses actions, au travers des cadres stratégiques et des modifications apportées à sa structure opérationnelle. Elle espère que d’autres améliorations seront apportées dans la structure de sa gestion et que les cadres stratégiques seront davantage reliés les uns aux autres. Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, assure au représentant du Japon que les informations sur les résultats sont disponibles pour chaque pays de la Région. Ces informations seront présentées à la prochaine session du Comité régional. Il se range à l’avis d’autres représentants sur la nécessité pour le Bureau régional d’analyser plus en profondeur les raisons pour lesquelles certains résultats escomptés n’ont été obtenus que partiellement. À cette fin, l’analyse s’enrichira de nouveaux éléments, sur la base des indicateurs définis dans les cadres stratégiques. Les déficits de financement, pour certains objectifs, sont largement dus au fait que des contributions volontaires et des ressources humaines sont affectées à d’autres domaines. Une plus grande transparence et une plus grande responsabilisation pourraient inciter à rendre les contributions volontaires plus flexibles. Le Bureau régional élargira son champ de recherche de donateurs pour trouver des fonds et un appui technique en faveur de domaines d’action en déficit de financement. Un tel déficit a obligé le Bureau régional et certains bureaux de pays à restreindre leurs priorités. En réponse aux remarques du représentant de la Nouvelle-Zélande, il explique que la coordination entre les unités techniques est renforcée au Bureau régional mais aussi dans les bureaux de pays. L’une des méthodes appliquées est l’instauration de groupes de travail sur des sujets transversaux tels que la résistance aux antimicrobiens, les laboratoires et les OMD. Comme expliqué dans le rapport, le nombre d’unités techniques a été réduit par la constitution d’équipes qui travaillent ensemble. Le personnel a constaté que cette nouvelle coordination a permis un travail efficace dans le contexte des cadres stratégiques. Il partage l’avis de la représentante de l’Australie sur la nécessité de regarder en détail ce qui est effectivement réalisable. Il faut trouver un juste milieu entre les contributions de l’OMS et celles des États Membres pour atteindre les résultats sanitaires. À son avis, les indicateurs de réalisation des objectifs nationaux et des résultats sanitaires escomptés à l’échelle mondiale définis dans le cadre stratégique permettront de trouver ce juste milieu. Le DIRECTEUR, ADMINISTRATION ET FINANCES, rappelle que le premier budget défini dans le plan stratégique à moyen terme (2008-2013) est étoffé par des contributions volontaires, principalement

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pour les objectifs stratégiques « populaires » et il faut s’efforcer de ne pas réduire les fonds affectés à d’autres domaines. Dans le budget 2010-2011, les contributions affectées à des objectifs stratégiques spécifiques, qui dépassaient le budget approuvé (le plafond budgétaire) pouvaient être transférées à des domaines en déficit de financement, dans un processus strict mis en place à l’échelle de l’Organisation. La planification effectuée dans le cadre du nouveau Système de gestion mondial est en voie d’amélioration, ce qui permet de corriger de profondes incohérences dans les financements. En l’absence de toute autre remarque, le PRÉSIDENT confirme que le Comité régional accepte le rapport final du Directeur régional sur le budget programme 2008-2009. Ainsi en est-il décidé (voir la décision WPR/RC61(1)). 3. PROJET DE BUDGET PROGRAMME 2012-2013 : Point 9 de l’ordre du jour (document WPR/RC61/4)

Le DIRECTEUR DE LA GESTION DU PROGRAMME, présentant l’avant-projet de budget programme 2012-2013 pour l’ensemble de l’Organisation et celui pour la Région du Pacifique occidental, indique qu’il s’agit des troisièmes et derniers budgets au titre du plan stratégique à moyen terme (2008-2013). Le projet de bugdet pour la Région propose une orientation des opérations du Bureau régional sur deux ans. Il sera approfondi par le biais d’une étroite collaboration entre les bureaux de pays, le Bureau régional et le Siège de l’OMS, et conforme au projet définitif de budget programme 2012-2013 pour l’ensemble de l’Organisation. Si la présentation générale du budget est similaire à celle du budget 2010-2011, elle comporte des précisions qui reflètent les changements d’orientation, une meilleure harmonisation avec les priorités des pays, ainsi que les mesures prises en vue de réduire les écarts entre les budgets programmes précédents et les taux réels d’exécution. Le Comité est prié de faire part de ses observations concernant les deux annexes du document. L’annexe 1 présente le premier avant-projet de budget programme (2012-2013) pour l’ensemble de l’Organisation plus d’un an avant le début de son exécution. Les six comités régionaux de l’OMS sont tous priés de présenter leurs observations sur le projet de budget, qui seront communiquées au Directeur général, soumises aux organes directeurs mondiaux en 2011, et dont il faudra tenir compte lors de la mise au point définitive du projet de budget programme 2012-2013 pour l’ensemble de l’Organisation. À l’annexe 2 figure l’avant-projet de budget programme 2012–2013 pour la Région du Pacifique occidental, ainsi qu’une présentation de l’orientation des opérations, les résultats escomptés au niveau de la Région et le projet de budget pour l’exercice biennal 2012-2013. Les indicateurs dont il est fait mention au point précédent de l’ordre du jour n’y figurent pas car ils sont toujours en cours de définition. Ils constitueront toutefois le fondement du projet final de budget programme 2012–2013. Le Directeur régional tiendra compte des observations du Comité dans la mise au point du budget définitif devant être présenté lors de la soixantedeuxième session du Comité régional en 2011. Le DIRECTEUR, PLANIFICATION, COORDINATION DES RESSOURCES ET SUIVI DES RÉSULTATS, SIÈGE DE L’OMS, rappelle que le projet de budget programme 2012-2013 pour l’ensemble de l’Organisation préserve les acquis sanitaires dans le contexte d’une crise économique mondiale. Il vise à atteindre les OMD dans les délais impartis, à améliorer les performances au niveau des pays, à accroître la

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lutte contre les maladies non transmissibles, à améliorer la gouvernance sanitaire, et enfin, à mieux répondre aux exigences des États Membres en matière de transparence et de responsabilisation. Les domaines d’activité privilégiés sont la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant; les maladies à prévention vaccinale; le maintien des acquis de la lutte contre les maladies transmissibles ; le renforcement de la lutte contre les maladies non transmissibles ; le renforcement des systèmes de santé ; le Règlement sanitaire international et enfin la préparation aux situations d’urgence. L’avant-projet de budget programme 2012-2013 est le troisième et dernier budget au titre du plan stratégique à moyen terme (2008-2013). Il s’appuie sur l’évaluation de la performance du budget programme 2008-2009. Les 13 objectifs stratégiques demeurent inchangés, sans nouveaux résultats escomptés à l’échelle de l’Organisation. Le budget est divisé en trois segments : les programmes de base, entièrement contrôlés aux plans stratégique et opérationnel par l’OMS, les programmes spéciaux et les dispositifs de collaboration, auxquels des partenaires ont participé et les interventions en cas d’épidémies ou de crises, déclenchées par de graves événements extérieurs. Le budget global pour les programmes de base est semblable à celui de 2010-2011, alors que de légères augmentations sont suggérées pour les programmes spéciaux et les dispositifs de collaboration et les interventions en cas d’épidémies ou de crises. On propose que le niveau des contributions fixées reste le même que pour l’exercice biennal 2010-2011. L’Organisation continuera d’améliorer son efficacité et son efficience au moyen d’une gestion fondée sur les résultats, de réductions de coûts et d’une réforme administrative. Le Dr VILLAVERDE (Philippines) relève qu’alors même que la réalisation de l’objectif du Millénaire pour le développement relatif à la réduction de la mortalité maternelle n’est pas en bonne voie dans la Région du Pacifique occidental, la part du budget dans ce domaine est relativement faible, tout comme celle destinée à la réduction des facteurs de risque liés au mode de vie en matière de maladies non transmissibles, en forte augmentation dans la Région. Il existe d’importants écarts de financement, de même qu’en 2008-2009. Il prie le Directeur régional de prendre des mesures dans ce domaine. Les contributions volontaires étant réservées à certains objectifs stratégiques, il demande au Directeur régional s’il lui serait possible d’allouer une part plus importante du budget ordinaire aux activités concernées. Autre solution, il serait peut-être possible de réduire ou d’éliminer les affectations spéciales, afin d’appuyer les mesures suggérées par le Directeur régional, conformément à la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, et d’allouer plus de fonds selon les besoins ou pour combler certains déficits. Mme GIDLOW (Samoa) reconnaît que la faible exécution du budget en 2008-2009 était en partie due à des dysfonctionnements du nouveau système financier et note avec satisfaction que ces problèmes ont été résolus. Le Samoa demande plus de souplesse dans l’allocation de fonds pour permettre une reprogrammation entre tous les domaines prioritaires, et pas seulement à l’intérieur des composantes. Elle prend note des observations du Secrétariat concernant les conséquences de cette restriction sur l’exécution du budget programme 2008-2009. Le Dr REN (Chine) fait part de sa préoccupation concernant la diminution des contributions volontaires flexibles dans le projet de budget programme, et demande à l’Organisation de négocier plus d’allocation planifiées auprès des pays donateurs. Dans le document budgétaire, tous les objectifs stratégiques ont été divisés en trois parties : programmes de base, programmes spéciaux et dispositifs de collaboration et enfin interventions en cas d’épidémies ou de

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crises. Il relève que par rapport à l’exercice biennal précédent, 100 millions de dollars supplémentaires ont été alloués aux programmes spéciaux et aux dispositifs de collaboration, mais que les programmes qui ont reçu ces fonds ne sont pas spécifiés. La Chine souhaite des éclaircissements sur ce point. De même, la part des programmes spéciaux et des dispositifs de collaboration a augmenté de 710 millions de dollars au titre de l’objectif stratégique 1, ce qui mérite des explications. La Chine souhaite connaître précisément les mesures employées dans l’exercice de maîtrise des coûts de l’OMS. Le Dr REN espère que le Bureau régional peut fournir de plus amples informations sur les indicateurs, le bilan et les objectifs. Il relève qu’au titre de l’objectif 12.1.1, dans la partie du document budgétaire qui concerne l’ensemble de l’Organisation, des documents devaient être fournis en six langues avant les délais constitutionnels pour les réunions des organes directeurs. Le document du budget régional devrait comporter le même indicateur, ce qui garantirait la publication suffisamment à l’avance de la version chinoise des documents de préparation au Comité régional. Le Dr TAKEI (Japon), conscient de la restructuration en cours au sein de l’OMS à l’initiative du Directeur général, apprécie le fait que la réforme financière en soit l’élément central, également dans la Région du Pacifique occidental. Le projet de budget programme est le dernier des budgets compris dans le cycle de six ans du plan stratégique à moyen terme (2008-2013) et il espère que le budget fera l’objet d’un examen approfondi conformément aux objectifs stratégiques fixés pour l’ensemble de la période et sur le modèle de la réforme financière de l’OMS. Malgré le nombre croissant d’organisations privées et autres du secteur de la santé, l’OMS, en fixant des normes et en communiquant avec les États Membres, dispose d’un avantage comparatif et doit jouer un rôle plus important. Toutefois, dans le contexte économique actuel, il serait difficile d’augmenter le budget total en relevant le niveau des contributions et l’OMS doit donc améliorer son efficacité. Sur la base du rapport d’exécution budgétaire 2008-2009, des leçons tirées de l’expérience et du repérage des déficits, il faut cibler en priorité les projets inachevés pour garantir la meilleure allocation possible des ressources en vue d’atteindre les objectifs de la Région. Le Dr YUAN (États-Unis d’Amérique) note avec satisfaction l’intégration du plan stratégique à moyen terme dans le cadre OMS de gestion fondée sur les résultats. Les États-Unis d’Amérique plaident en faveur de la rigueur budgétaire, et encouragent l’OMS à maîtriser les coûts de gestion et d’administration, en rationalisant notamment les dépenses de personnel. Même si cela concerne plutôt le Siège de l’OMS, le recouvrement des coûts générés par l’appui aux activités financées par les contributions volontaires est également bienvenu. Les États-Unis d’Amérique apprécient la présentation claire et détaillée des activités couvertes par l’avantprojet de budget, qui tient compte des perspectives de financement futures, même s’il conviendrait d’apporter certaines améliorations. Le document ne traite pas le problème du manque de cohérence entre les Régions dans la réalisation des progrès, (comme l’a indiqué le rapport de situation de l’exercice biennal 2008-2009 ). Un avant-projet révisé doit également indiquer des sources de financement car certaines contributions volontaires pourraient faire défaut, surtout celles allouées aux objectifs stratégiques 4 et 6. Compte tenu de leurs liens avec les objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement, les États-Unis d’Amérique réaffirment leur engagement dans la réalisation de ces objectifs, et invitent instamment d’autres États Membres à joindre à eux. On ne sait pas au juste comment l’Organisation compte maintenir les financements pour les objectifs stratégiques 1 et 5 auxquels les États Membres ont contribué à la suite de certains événements.

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Le Dr YUAN demande pourquoi la grippe et d’autres maladies transmissibles ne sont pas jugées prioritaires au titre de cet objectif. Compte tenu de la pandémie de grippe H1N1 et de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, le Bureau régional devrait inclure la grippe dans sa liste de priorités pour l’exercice biennal 2012-2013. Les services de santé de la mère et de l’enfant devraient également y figurer. M. KAHU (Vanuatu) se félicite du passage à un budget totalement intégré pour répondre à l’évolution des besoins sanitaires et améliorer l’efficacité. Il remercie l’OMS pour son assistance financière et technique, y compris pour le budget 2010-2011. Le Vanuatu surveille ses progrès chaque trimestre, et renforce ses compétences à comprendre les systèmes de l’OMS, ce qui devrait contribuer à une meilleure notification. Le pays est engagé dans une approche sectorielle de la santé et coordonne l’appui des partenaires aux priorités sanitaires du pays. Un accord avec les partenaires doit être signé avant la fin de l’année 2010. Le ministère de la Santé demande donc à l’OMS de soutenir son initiative de réforme afin d’en améliorer les résultats, et de placer les ressources 2012-2013 directement dans le système financier du ministère, comme certains bailleurs de fonds s’apprêtent à le faire. L’OMS et les autres partenaires doivent se concentrer sur les objectifs de santé nationaux. Le Dr JACOBS (Nouvelle-Zélande) se félicite de la décision de maintenir les 13 objectifs stratégiques qui ont été utilisés pour plusieurs exercices biennaux, car cela permet des comparaisons. Il salue également la plus grande intégration des objectifs dans les programmes pour favoriser une synergie. La Nouvelle-Zélande approuve le renforcement des programmes qui donnent de bons résultats, en particulier ceux qui ont contribué à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé, et les nouvelles priorités comme le renforcement des systèmes de santé et les maladies non transmissibles. Tout en étant conscient de la nécessité des restrictions financières, il se dit déçu par la réduction des fonds alloués à la lutte contre les maladies non transmissibles, et espère que cette décision sera reconsidérée. Mme HALTON (Australie) se réjouit de la possibilité de commenter le projet de budget programme 2012-2013. L’approche australienne est conforme à celle de la Déclaration de Paris en termes de fonds non liés. Par conséquent elle fait écho aux commentaires des Philippines et des États-Unis d’Amérique sur les allocations proposées pour l’objectif stratégique 4 et son lien avec les objectifs du Millénaire pour le développement. La Région du Pacifique occidental alloue une faible part de son budget à quelque chose qui est une préoccupation majeure pour les pays de la Région. Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, rappelle aux représentants que leurs commentaires seront utiles à l’élaboration de la version finale du budget programme 2012-2013. En réponse à plusieurs orateurs, il assure au Comité que le Secrétariat sait que les objectifs stratégiques 3 et 4 sont des priorités pour l’OMS et en particulier pour la Région. Pour ce qui est des maladies transmissibles, la situation est différente dans la Région du Pacifique occidental de ce qu’elle est dans le reste du monde. La Région a bien progressé vers les objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement, mais bien que les chiffres soient globalement en baisse, il faut axer les actions sur les populations vulnérables et cela sera pris en compte dans le budget programme 2012-2013. Sur l’objectif stratégique 3 concernant les maladies non transmissibles, la question est plus générale, en termes de pays et de populations. La Région du Pacifique occidental doit améliorer la mise en œuvre

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d’interventions efficaces à moindre coût, ce qui suppose raisonnement stratégique et travail de développement. Le problème porte sur la façon d’exprimer le niveau de priorité en accordant un budget de planification élevé, alors que, bien entendu, le déficit de financement est un gouffre. L’aspiration a été exprimée, mais le financement n’a pas suivi, comme ce fut le cas en 2006-2007, en 2008-2009 et en 2010-2011 parce que les fonds étaient affectés à d’autres objectifs stratégiques. Le représentant des Philippines a demandé si l’on pouvait utiliser les contributions fixées. Étant donné qu’elles représentent seulement 20 % du total, elles ne peuvent être toutes allouées, par exemple, à l’objectif 4. C’est une question de financement plutôt que de planification et de budgétisation. Le directeur a pris note de la question linguistique soulevée par le Chine dans le cadre de l’objectif stratégique 12, et verra comment cela peut être réglé. Les objectifs et indicateurs seront finalisés en consultation avec les États Membres par l’intermédiaire des bureaux de pays. En réponse au représentant du Vanuatu, l’OMS alignera davantage son soutien sur les politiques de santé nationales. Plusieurs pays ont demandé ce qui pouvait être fait si le budget n’était pas augmenté. Dans la crise financière, ce n’est pas seulement une question de fonds supplémentaires, mais de meilleure utilisation des fonds, en particulier faire preuve d‘efficacité, éviter les actions redondantes entre les différents niveaux de l’OMS, définir des cibles dans les domaines des programmes et harmoniser de façon stratégique les objectifs stratégiques. En réponse à la question du représentant des États-Unis d’Amérique sur la grippe, le directeur assure aux États Membres que la grippe est effectivement une priorité dans la Région ; elle n’est pas mentionnée spécifiquement car elle est incluse dans les maladies émergentes et dans la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique. La préparation aux situations d’urgence inclut la préparation à la grippe pandémique. Le DIRECTEUR, PLANIFICATION, COORDINATION DES RESSOURCES ET SUIVI DES RÉSULTATS, SIÈGE DE L’OMS, répondant aux questions et commentaires des représentants, déclare que pour la première fois une appréciation du budget programme a été présentée au cours de l’année suivant l’exercice biennal, permettant ainsi au Secrétariat d’utiliser cette appréciation afin d’influer sur la planification de son budget. Les objectifs du Millénaire pour le développement 4 et 5 sont principalement couverts par les objectifs stratégiques 4 et 9, et, en ce qui concerne les programmes de base, les budgets proposés pour les deux sont nettement supérieurs aux taux de mise en œuvre, de sorte qu’en réalité le projet de budget pour 2012-2013, comparé au budget programme 2008-2009, permet une croissance de 88 % de la mise en œuvre de l’objectif stratégique 4 et une croissance de 132 % pour l’objectif stratégique 9. Il faut également noter que les objectifs du Millénaire pour le développement 4 et 5 ne sont pas exclusivement financés par les objectifs stratégiques 4 et 9. La poliomyélite et la vaccination sont couvertes par l’objectif stratégique 1 et le paludisme par l’objectif stratégique 2 par exemple. Donc, méthodologiquement, le Secrétariat devrait peutêtre adopter la même approche que celle utilisée pour évaluer les contributions servant à réduire le VIH/sida. Les maladies non transmissibles, en attendant, sont principalement couvertes par les objectifs stratégiques 3 et 6, mais comparé au chiffre donné pour l’exécution du budget programme 2008-2009, il reste une marge potentielle comprise entre 60 et 68 %. Donc toutes les contributions volontaires pour ce domaine d’activité seront les bienvenues. Le projet de budget programme 2012-2013 fait référence au compte des contributions volontaires de base (CCVB), comprenant des fonds extrêmement flexibles. En 2008-2009, le Secrétariat a affecté au

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CCVB un budget représentant un total de 200 millions de dollars. La somme totale reçue s’élevait en fait à 202 millions de dollars. Au total 300 millions et 400 millions de dollars ont donc été budgétisés pour 2010-2011 et 2012-2013 respectivement. Le Secrétariat est sûr que de plus en plus d’États Membres choisiront de payer des contributions dans le CCVB car il constitue un instrument beaucoup plus transparent et fiable pour obtenir des résultats. Le budget relativement élevé alloué aux programmes spéciaux et dispositifs de collaboration reposait sur l’appréciation de l’exécution de 2008-2009. Dans cet exercice biennal, 370 millions de dollars ont été prévus au budget, alors que le taux de mise en œuvre était en fait de 934 millions de dollars. En tenant compte de cela, 822 millions de dollars ont été prévus dans le budget 2010-2011, chiffre qui a été ajusté dans l’exercice 2012-2013 pour refléter le taux de mise en œuvre pour 2008-2009. La même logique explique l’augmentation du budget pour le segment interventions en cas d’épidémies ou de crises qui a déjà mobilisé des fonds en 2010 pour deux grandes crises, en Haïti et au Pakistan. Quant aux mesures de maîtrise des coûts, le Directeur général s’est engagé à réduire les coûts et à renforcer l’efficacité, avec une attention particulière pour les domaines tels que les déplacements, les publications et la consolidation des technologies et plates-formes informatiques. La relocalisation de plusieurs fonctions administratives vers le centre mondial de services en Malaisie permettra indubitablement, au fil du temps, de maîtriser les coûts au fur et à mesure que les autres Régions de l’OMS intègrent le Système mondial de gestion. Le Secrétariat fait des efforts considérables pour obtenir un recouvrement des coûts complet par des discussions avec les bailleurs de fonds et les partenaires, et sur la question cruciale des courants financiers il envisage de procéder à un exercice de prévision des revenus au stade de la planification opérationnelle pour le budget programme 2012-2013, ce qui sera utile dans le contexte des efforts ultérieurs de collecte de fonds. Enfin, une stratégie de mobilisation des ressources pour l’ensemble de l’Organisation est actuellement en phase de mise au point en vue de trouver des sources de financement plus prévisibles, durables et souples. Le DIRECTEUR RÉGIONAL se félicite des diverses observations et suggestions qui ont été émises par les États Membres, dont certaines touchent à des questions fondamentales qui influeront certainement sur le futur financement de l’OMS. Se présentant comme un nouveau venu relatif au sein de l’Organisation, il dit qu’il a été surpris par la spécificité de sa budgétisation et de sa structure. Tout en n’ayant qu’un financement assuré à hauteur de 25 % à peine, par le biais des contributions fixées, sans jamais savoir si les 75 % restants se concrétiseront, l’OMS fait néanmoins habituellement des promesses qu’elle risque de ne pas pouvoir honorer. Une des conséquences de cette incertitude financière est que bon nombre des membres du personnel de l’Organisation ne sont même pas certains de conserver leur poste et leur salaire au-delà d’une certaine date. Pourtant, les membres de l’Organisation ne cessent de se référer à des indicateurs et à des cibles tirés de modèles plus adaptés au monde des affaires. Or, tout n’est pas quantifiable dans l’univers des soins de santé et l’OMS diffère des entreprises sous de nombreux aspects. De plus, même si l’OMS est en mesure d’affirmer qu’elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour apporter des améliorations dans un domaine donné, il y a souvent de nombreuses autres parties prenantes, y compris des États Membres, qui agissent dans le domaine concerné, quel qu’il soit, et de ce fait, l’OMS n’est pas toujours en mesure de réaliser par ellemême les transformations désirées. En ce qui concerne ses relations avec les États Membres et les bureaux de pays, l’Organisation a besoin de définir les domaines relevant de sa responsabilité et ceux qui sont du

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ressort des États Membres. Les stratégies de coopération avec les pays constituent un point de départ utile car c’est à partir d’elles que l’OMS extrait ses indicateurs, lesquels serviront par la suite à bâtir un plan d’action réalisable. Il serait peut-être bon que les États Membres s’arrêtent un moment pour considérer la nature de leurs relations avec l’OMS et la manière dont ils pourraient collaborer utilement et avantageusement pour les deux parties. En l’absence d’autres interventions, le PRÉSIDENT demande aux rapporteurs de formuler un projet de résolution sur ce sujet, qui sera examiné ultérieurement. 4. STRATÉGIE RÉGIONALE POUR LE RENFORCEMENT DES SYSTÈMES DE SANTÉ ET SOINS DE SANTÉ PRIMAIRES : Point 10 de l’ordre du jour (documents WPR/RC61/5 et WPR/R61/5.1)

Le DIRECTEUR RÉGIONAL, en présentant le projet de Stratégie pour des systèmes de santé fondés sur les valeurs des soins de santé primaires dans la Région du Pacifique occidental, rappelle au Comité régional qu’en septembre 2008, il a adopté une résolution appelant à l’établissement d’une stratégie de ce type qui lui serait présentée dans les deux années suivantes. Il présente également le projet de Cadre mondial pour les stratégies, politiques et plans sanitaires nationaux. Le projet de stratégie régionale a été élaboré à la suite de nombreuses consultations des États Membres au cours des deux dernières années, notamment grâce à des entretiens avec des personnes particulièrement bien placées pour répondre, dans 28 pays. Ce projet a également été examiné à plusieurs occasions par des experts de haut niveau. La stratégie englobe le système dans son ensemble et met l’accent sur les situations où les ressources font défaut et vers lesquelles elle pourrait orienter l’investissement de précieuses ressources afin d’en tirer les plus grands bienfaits pour la santé. Le projet de Cadre mondial pour les stratégies, politiques et plans sanitaires nationaux a également été remis au Comité. Ce cadre a été rédigé au Siège de l’OMS, à l’initiative du Directeur général. Les systèmes de santé sont l’objet d’un intérêt croissant sur la scène internationale de la santé publique et c’est pourquoi il est indispensable de procéder à une planification rigoureuse et rationnelle pour renforcer le secteur de la santé dans les États Membres. Le Directeur régional indique aux membres du Comité qu’il prendra dûment note des commentaires, suggestions et préoccupations qu’ils exprimeront au sujet de ce Cadre, et qu’il en fera part au Directeur général. Celle-ci utilisera ces observations pour étayer le prochain cycle de discussions du Conseil exécutif qui aura lieu en janvier 2011. S’il est approuvé, le Cadre sera présenté à la Soixante-Quatrième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2011. L’examen de la stratégie régionale vient à point nommé car elle complète le Cadre mondial proposé. Le Directeur régional invite le Comité à débattre de ce projet de stratégie pour des systèmes de santé fondés sur les valeurs des soins de santé primaires dans la Région du Pacifique occidental et à en envisager l’adoption. Il l’invite également à présenter des observations sur le projet de Cadre mondial pour les stratégies, politiques et plans sanitaires nationaux. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT explique pourquoi il est prêté attention aux politiques et plans sanitaires alors que le sujet n’est pas nouveau. Ces dernières années, on s’est intéressé aux raisons qui expliquent

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les progrès accomplis dans ce domaine dans certains pays. Et plusieurs critères communs à ces réussites sont apparus : une forte motivation nationale, le pays ayant dressé un plan d’action sanitaire à l’échelle nationale, en tenant compte du contexte sociopolitique, culturel et juridique ; l’adoption d’une approche impliquant l’ensemble du gouvernement ; la reconnaissance de la nécessité d’inclure les autres parties prenantes, depuis le secteur privé jusqu’aux médias et aux patients, et d’établir les règles de leur participation ; le constat de la fragmentation du secteur de la santé, souvent aggravée par des luttes intestines entre différents groupes, d’où la nécessité d’établir un cadre pour intégrer ces divers groupes ; la décentralisation (bien que cette dernière présente aussi des inconvénients concomitants) et enfin le besoin d’avoir à disposition un instrument qui rassemble les partenaires extérieurs du pays. L’instrument le plus utile était une stratégie et un plan sanitaires nationaux, car il servirait de feuille de route à partir de laquelle les pays pourraient exprimer leurs aspirations et leurs valeurs nationales, et permettrait aux parties de faire des choix stratégiques et de trouver un juste équilibre. La Région du Pacifique occidental possède en la matière une expérience considérable qui peut être d’un grand profit pour d’autres pays. Le DR MERICAN (Malaisie), faisant l’éloge du travail préparatoire qui a été fait et se félicitant de l’accent qui a été mis sur les valeurs des soins de santé primaires, approuve le projet de stratégie régionale. Il reconnaît la nécessité pour les systèmes de santé de la Région de réagir rapidement aux nombreuses pressions auxquelles ils sont soumis et il appuie fermement l’approche adoptée qui est, à son sens, un moyen efficace et durable de renforcer les systèmes de santé. Ce projet de stratégie arrive à point nommé. Son pays prévoit de devenir un pays à revenu élevé d’ici à 2020 et son Gouvernement, conscient de traverser cette période de transition, s’emploie actuellement à restructurer le système de santé. Le but est d’améliorer sa rentabilité et son efficacité de manière à créer un système de santé fondé sur les valeurs des soins de santé primaires, qui assure un accès universel aux soins sur la base de la solidarité et de l’équité, et soutenu par un système de sécurité sociale. Le gouvernement collabore actuellement avec l’Observatoire des systèmes et politiques de santé dans la région Asie-Pacifique car le pays met la dernière touche à l’établissement de son profil. Il s’engage à apporter son plein soutien à la mise en œuvre de la stratégie régionale. Le PRÉSIDENT fait observer qu’il importe d’étendre les soins de santé primaires au domaine des soins préventifs pour que soient également prises en compte les maladies non transmissibles. Le Dr VILLAVERDE (Philippines) approuve le projet de stratégie régionale. Il note avec satisfaction la reconnaissance du fait que les objectifs du Millénaire pour le développement ne seront atteints que si l’on revient aux principes et approches des soins de santé primaires, qui sont les mieux à même d’assurer à la fois des améliorations durables de la santé et un accès équitable aux soins. Bien que les soins de santé primaires soient la pierre angulaire des progrès accomplis par son pays dans la voie de « la Santé pour tous », ainsi que de la stratégie opérationnelle du gouvernement pour l’universalité des soins de santé, il convient d’élargir encore cette approche et d’étendre sa portée si l’on veut répondre aux besoins du XXIe siècle. Pour étendre la couverture des services de santé, son gouvernement a proposé de renforcer et de redynamiser la participation du secteur privé et des organisations non gouvernementales aux actions mises en place en faveur du système de santé et des soins de santé primaires. Il prévoit aussi de centrer ses priorités et ses ressources limitées sur les plus nécessiteux. L’OMS et ses consœurs au sein du système des Nations Unies devraient envisager d’affecter davantage de moyens financiers et une assistance technique accrue à l’amélioration des systèmes d’information afin de pouvoir exploiter des données désagrégées et déterminer ainsi les inégalités à l’intérieur des pays et entre les pays.

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Le Dr SHARMA (Îles Fidji) approuve le projet de stratégie régionale. Il décrit ensuite les principaux jalons qui ont ponctué la réforme structurelle du système de santé de son pays depuis la mise en œuvre du Fiji Health Management Reform Project (1999-2004). Le pivot de cette réforme est la décentralisation des services de santé et le renforcement des systèmes de gestion du ministère de la Santé. La décentralisation se poursuit dans le cadre de la politique gouvernementale. Elle concerne, par exemple, les soins aux malades externes et l’extension des prestations de spécialistes aux populations éloignées, par la création d’hôpitaux de campagne. Les systèmes d’information pour l’enregistrement de données sur les malades et les ressources humaines et financières ont été changés. La promotion de la santé continue d’être un volet important des soins de santé primaires. Il résume toute une série d’activités qui ont été entreprises pour renforcer les soins de santé primaires, notamment la formation et l’extension et l’amélioration des services de diagnostic. Les Îles Fidji utilisent des politiques, stratégies et plans sanitaires nationaux depuis plus d’une dizaine d’années, et le Plan stratégique 2011-2014 de son ministère a été publié au début du mois. Une unité a été créée au sein du bureau du Premier Ministre en début d’année, afin de suivre la mise en œuvre de tous les plans des services, ce qui a permis au Ministre de la Santé de mener à bien les projets prévus. La première réunion de consultation des bailleurs de fonds a été organisée au milieu de 2010, en vue d’améliorer l’efficacité de l’aide. Toujours dans le courant de l’année 2010, des comptes nationaux de la santé ont été mis en place. Le financement de la santé demeure un défi, vu que sa part dans le produit intérieur brut est passée de 4,0 à 2,6 % en quinze ans, mais le Gouvernement prévoit de porter ce chiffre à 7 % au cours des cinq prochaines années. Le Dr YUAN (États-Unis d’Amérique) approuve l’engagement renouvelé en faveur des soins de santé primaires. Les services de soins de santé primaires sont essentiels pour l’accès aux soins, la prévention et l’engagement des communautés, et elle indique que son pays soutient la diffusion des bonnes pratiques et les appels en faveur de l’expansion des services de soins primaires. Elle se félicite de l’élaboration du projet de stratégie régionale exhaustif, notamment parce qu’il définit un objectif et des indicateurs essentiels communs à tous les États Membres de la Région, tout en permettant à chacun de mener des activités adaptées à ses besoins particuliers. Elle demande à recevoir des précisions sur les actions que le Bureau régional entreprendra pour aider les États Membres à mettre en œuvre la stratégie. Les maladies non transmissibles figurent parmi les priorités absolues de la Région et sont expressément visées dans le projet de budget programme 2012-2013, mais le projet de stratégie régionale ne prévoit aucun indicateur en matière de prévention, de diagnostic ou de traitement de l’une de ces maladies. Le projet de stratégie ne prévoit pas non plus d’indicateurs liés à la santé de la femme, notamment à la fourniture de médicaments essentiels et d’un soutien nutritionnel, et à l’impact des trajets et des obligations familiales. Elle ajoute qu’elle soumettra séparément d’autres propositions d’améliorations au Secrétariat. Le Dr WANG (Chine) exprime sa satisfaction concernant le projet de stratégie régionale exhaustif, réitère son engagement en faveur de l’accès universel à des services de grande qualité et se félicite des propositions d’action particulières. En 2009, son Gouvernement a introduit des réformes des soins de santé dans une feuille de route ambitieuse, en définissant cinq priorités pour les trois années à venir, à savoir : accélérer la mise en place d’un régime d’assurance-maladie, créer un système d’approvisionnement en médicaments essentiels à l’échelon national, améliorer les services de soins de santé dans les communautés, atteindre progressivement l’objectif d’équité en matière de soins de santé et promouvoir des projets pilotes portant sur les hôpitaux publics. Son Gouvernement est prêt à aider les autres pays à mettre en œuvre la stratégie.

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Mme GIDLOW (Samoa) approuve le projet de stratégie régionale. Son Gouvernement a, en 2008, déjà souscrit au renforcement des systèmes de santé grâce à la promotion et à la réforme des soins de santé primaires. Les politiques et les lois en vigueur fondées sur les six éléments constitutifs définis par l’OMS ont permis de renforcer les systèmes de santé. Elle insiste sur la réforme des soins de santé primaires ; son pays applique les principes de la Déclaration de Alma-Ata (1978). Cette approche a été renforcée par l’OMS et d’autres partenaires, grâce à l’application d’une démarche engageant l’ensemble du secteur et l’harmonisation des activités des bailleurs de fonds eu égard à la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide et grâce au Partenariat Australie-Samoa pour le développement en vue d’intervenir à l’échelon local. Elle reconnaît que les indicateurs essentiels énoncés dans la stratégie devront se traduire par l’identification de cibles nationales. Elle salue le fait que le Secrétariat admette que chaque État Membre pourra définir ses propres politiques et sera libre de traduire ces dernières par des mesures concrètes, reflétant sa culture et ses traditions. Son Gouvernement a récemment élaboré un manuel opérationnel de suivi et d’évaluation qui définit un ensemble d’indicateurs sur les systèmes de santé à l’horizon 2018 dans le cadre du Plan national du secteur de la santé 2008-2018. En dépit des progrès réalisés dans le renforcement des systèmes de santé, il reste encore beaucoup à faire, et la conduite des activités dans ce domaine se fera conformément aux principes et valeurs énoncés dans le projet de stratégie régionale. Les résultats de l’enquête démographique et sanitaire entreprise en 2009 au Samoa en vue d’obtenir des données de référence sont globalement encourageants, mais ils ont aussi révélé des surprises, comme une couverture vaccinale moins importante que ce à quoi on aurait pu s’attendre. Ces données seront utilisées systématiquement pour définir les fonctions de réglementation et de service et faire en sorte que les projets envisagés soient réalistes et viables. Elle accueille avec satisfaction les changements apportés récemment au système des comptes de la santé, en vue de mettre davantage l’accent sur la prévention, les soins de longue durée et la médecine traditionnelle — un domaine qui est intégré dans les comptes nationaux de son pays depuis 1998 — et se félicite de l’appui reçu pour la mise en place des comptes nationaux de la santé. Le premier cadre des dépenses à moyen terme du Samoa a été parachevé. Compte tenu de la proposition d’accession de son pays à l’Organisation mondiale du Commerce, elle demande à recevoir des conseils sur les répercussions de l’intensification du commerce international de marchandises et de services liés aux soins de santé, et la participation accrue des États Membres insulaires du Pacifique aux prochaines réunions sur la mise en place des comptes nationaux de la santé. Elle salue l’engagement de l’OMS et d’autres pour appuyer les efforts déployés par le Samoa en vue d’instaurer des programmes fondés sur les résultats au profit du renforcement des systèmes de santé. Elle salue également le soutien apporté par la Chine en vue de la construction du nouveau siège du Ministère de la Santé, preuve tangible de l’appui au renforcement des systèmes de santé. Le Dr ZIBE (Papouasie-Nouvelle-Guinée), notant les forts contrastes existants dans la Région, regrette que son pays enregistre des indicateurs sanitaires figurant parmi les plus mauvais de la Région et remercie l’OMS pour son soutien. Le Plan national de santé 2011-2020 établi récemment, a été élaboré conformément à la vision de son Gouvernement à l’horizon 2050, le secteur de la santé étant le premier secteur à être orienté dans ce sens. Le Gouvernement a débloqué quelque 4,7 milliards de dollars pour la mise en œuvre de ce plan au cours des dix prochaines années. Ce plan chiffré est axé sur le renforcement de l’offre de services de santé

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dans les zones rurales et aux populations pauvres des milieux urbains, sur les partenariats, sur le renforcement des systèmes de santé, sur la santé de la mère et de l’enfant et sur les maladies infectieuses et les maladies liées aux modes de vie. Le fait qu’il existe de nombreuses institutions mondiales très bien dotées en financements et axées sur des questions de santé tend à créer une certaine confusion, puisqu’elles interviennent en dehors des systèmes publics. L’OMS devrait préconiser que ces organes alignent leur soutien sur les programmes régionaux et nationaux ; un tel plaidoyer permettra également à l’OMS d’étendre ses propres plans de mobilisation de ressources. Il adhère au projet de stratégie régionale, qui constitue un excellent modèle pour les différents pays de la Région. Le Dr TSOLMON (Mongolie) pointe du doigt plusieurs questions touchant à la planification qui se sont posées durant la mise en œuvre du Plan cadre stratégique du secteur de la santé 2006-2015 de son pays. Le suivi, l’évaluation et la coordination des politiques et programmes nationaux, ainsi que les liens entre le Plan cadre stratégique et les plans opérationnels, doivent être améliorés. En outre, les plans, l’assistance technique et le soutien financier des partenaires de la Mongolie devraient être harmonisés avec la politique nationale et le Plan cadre stratégique. Certaines priorités et stratégies devront être redéfinies en fonction de l’évolution du contexte épidémiologique, social et politique. Son Gouvernement a l’intention d’approuver le Programme national de santé 2010-2021, qui vise à mettre en œuvre le Plan cadre stratégique d’ici à 2015 et à obtenir de meilleurs résultats sanitaires à l’horizon 2021. Le Dr TAKEI (Japon) exprime sa grande satisfaction concernant les vastes consultations qui ont débouché sur le projet de stratégie régionale, que le Japon appuie depuis un certain temps. Il souligne l’importance de la couverture universelle, qui est essentielle pour améliorer la santé publique. Cela signifie qu’il faut travailler davantage pour que les populations qui ont un accès limité aux services puissent enfin y accéder. Le Japon a organisé récemment la réunion des hauts fonctionnaires de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et du Japon sur les sociétés de soins, la huitième réunion annuelle successive, et considère que l’allocation de ressources nationales dans des domaines tels que la sécurité sociale et l’assurance-maladie a permis d’assurer la couverture universelle et d’améliorer la qualité des services de soins de santé. Son pays continuera de partager son expérience en matière de renforcement des systèmes de santé.

La séance est levée à 12 h 10.

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ANNEXE 1 ALLOCUTION DU PRÉSIDENT ENTRANT, M. LIOW TIONG LAI, MINISTRE MALAISIEN DE LA SANTÉ À LA SOIXANTE ET UNIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, PUTRAJAYA (MALAISIE)

Bienvenue en Malaisie, bienvenue à Putrajaya. J’ajoute ces vœux de bienvenue en ma qualité de Président élu de la soixante et unième session du Comité régional pour le Pacifique occidental. Hier matin, notre Premier Ministre, M. Dato’ Sri Hj Mohd Najib bin Tun Hj Abdul Razak, dans son allocution d’ouverture, a exprimé l’espoir que la soixante et unième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental permette de renforcer la coopération et la collaboration entre les États Membres. Je suis sûr que vous serez d’accord avec moi pour penser que seules une coopération et une collaboration solides nous permettront d’obtenir de meilleurs résultats sanitaires dans toute la Région. Messieurs les représentants, je vous remercie sincèrement de la confiance que vous m’avez accordée en m’élisant au poste de Président de cette soixante et unième session du Comité régional. La présidence d’une réunion importante comme celle-ci est en effet un grand honneur, non seulement pour moi, mais également pour mon pays. Sachez que c’est la troisième fois que la Malaisie accueille cette réunion et le dernier Comité régional en Malaisie remonte à 16 ans. Nous avons accueilli pour la première fois le Comité régional en 1974, il y a 36 ans. Je voudrais remercier l’OMS pour cette possibilité qu’elle nous a offerte d’accueillir à nouveau le Comité et de partager avec vous les exemples de collaboration fructueuse que nous avons eue avec l’OMS, tandis que nous poursuivons le développement sanitaire dans la Région et au-delà, et y participons. Le rôle du Président est également très exigeant étant donné que cet organe éminent est celui qui débat et décide des questions dont les répercussions ont une portée étendue sur la santé de nos populations, ainsi que sur celles d’autres pays et régions. Mener cette session à une conclusion positive est, par conséquent, une tâche intimidante. La responsabilité pèse lourdement sur mes épaules, mais je compte en toute confiance sur votre soutien et votre participation active comme par le passé. Je suis heureux de constater que cette soixante et unième session du Comité régional doit être l’une de celles où les représentants sont de très haut niveau, avec pas moins de 25 ministres et secrétaires d’État à la santé menant leurs délégations. Chers collègues, aujourd’hui notre monde rétrécit. La mondialisation a rapproché les pays et les peuples et nous sommes tous les habitants d’un village mondial. La mondialisation a entraîné une grande interconnexion entre les pays, des mouvements accrus des populations, des biens et des services, et un plus grand partage de l’information. Dans le même temps, elle constitue une menace pour la sécurité mondiale de différentes manières, notamment du fait des problèmes que posent les maladies émergentes et réémergentes, le changement climatique, la dégration de l’environnement et les autres affections ayant une importance en santé publique. Certains de ces problèmes sont bien trop complexes pour qu’un pays puisse les résoudre à lui seul. Pour parvenir à sortir de la crise, pour prendre des mesures en faveur d’une paix et d’un développement durables, la coopération n’est plus un choix, c’est une réalité. Cette réunion constitue la meilleure tribune où débattre et parvenir à un accord sur les politiques à adopter et sur la voie à suivre pour faire face à ces difficultés. Nous devons dialoguer et coordonner nos actions dans les pays et d’un pays à l’autre.

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Annexe 1 Le monde est devenu plus moderne et les progrès technologiques ont dopé les économies de nombreux pays. Cependant, le fossé qui sépare ceux qui tirent profit de la technologie moderne de ceux qui ne le font pas est profond et continue de s’élargir. Notre connaissance de la condition humaine, de la situation des femmes et des enfants, des plus démunis, des plus vulnérables n’a jamais été plus grande. Cependant, les mesures prises ne sont pas nécessairement à la hauteur de ce que nous savons devoir être fait pour soulager la souffrance humaine. Atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la Déclaration du Millénaire des Nations Unies pose encore de gros problèmes à certains de nos États Membres. Comme le monde dans lequel nous vivons s’urbanise constamment, nous travaillons et vivons dans des villes et des communautés toujours plus densément peuplées et plus grandes. Cependant, en dépit des progrès que nous avons pu accomplir, nous continuerons de nous battre pour trouver un compromis entre ce que nous avons gagné d’une croissance et d’un développement rapides et le fait de veiller à ce que nos populations bénéficient de ce progrès. Notre environnement physique se dégrade continuellement et notre climat évolue. Nous nous demandons si nous pourrons mobiliser la volonté collective nécessaire pour faire ce qu’il faut pour atténuer les effets des menaces et des dangers environnementaux qui nous fondent déjà dessus. Enfin, la crise financière mondiale va continuer de se solder par des pertes d’emplois, une insécurité financière et un déclin économique, et pousser les plus démunis vers des temps plus durs. Elle met également en péril la capacité des pays et des organismes tels que l’OMS de mener à bien leur mandat. Messieurs les ministres et messieurs les représentants, voici simplement quelques-uns des problèmes auxquels nous avons à faire face dans le secteur de la santé. Ce sont les difficultés sur lesquelles, en tant qu’organe collégial, nous allons nous pencher au cours des quelques jours à venir. Bien entendu, il ne s’agit pas d’une mince affaire. Toutefois, je n’ai aucun doute sur le fait que la tradition déjà ancienne de la Région en matière de solidarité dans la diversité sera pour nous un atout même si des difficultés nombreuses et sans précédent en matière de santé continuent de nous mettre à l’épreuve. Comme le montre notre ordre du jour pour cette soixante et unième session, nous avons beaucoup progressé. Nous avons entendu dans le rapport du Directeur régional comment nous avons réussi à accélérer les progrès en vue d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, de renforcer la capacité de la Région à riposter aux urgences de santé publique, à redynamiser les efforts en vue d’une approche programmatique et exhaustive des maladies non transmissibles et autres affections liées au mode de vie, et à renforcer les systèmes de santé. Nous sommes sensibles à l’engagement du Directeur régional de poursuivre les réformes internes courageuses, afin que l’Organisation soit mieux équipée et structurée pour répondre aux demandes de ses États Membres. Maintenant, je voudrais féliciter le Dr Shin Young-soo, Directeur régional, pour la vision et la résolution qui sont les siennes, et pour les approches novatrices qu’il adopte afin de fournir le meilleur soutien possible aux États Membres. Notre programme pour les quatre jours à venir va détailler les difficultés que j’ai mentionnées plus haut et nous donnera la possibilité de débattre, de discuter ouvertement et de parvenir à un accord sur la voie

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Annexe 1 à suivre dans la Région. Nous ne devons pas l’oublier – nous sommes tous ici pour, en fin de compte, parler d’une seule voie en faveur de la santé et du bien-être des populations que nous servons. Laissez-moi évoquer certaines des questions de santé qui figurent à l’ordre du jour. Ce matin nous allons évoquer la question importante du budget. Nous félicitons le Directeur régional pour les mesures qu’il a prises rapidement pour faire face aux préoccupations soulevées par ce Comité lors de sa soixantième session, tenue à Hong Kong l’année dernière, concernant la portée, la description et la mesure des résultats régionaux attendus. Nous en saurons sûrement plus à ce sujet d’ici la fin de la matinée. En ce qui concerne le projet de budget programme pour 2012-2013, je voudrais encourager les États Membres à fournir des indications, par leurs interventions, sur l’orientation future en termes de priorités du programme et de l’allocation budgétaire correspondante. Nous devons informer la Région du Pacifique occidental des priorités qui sont les nôtres, des secteurs sanitaires sur lesquels nous devons nous pencher de façon que l’allocation budgétaire puisse déboucher sur des mesures concrètes. Le rôle essentiel que jouent les systèmes de santé pour atteindre l’objectif universel de la santé pour tous fait depuis longtemps l’objet de discussions au plan national ou international. Nos programmes de santé se maintiennent, ou se délitent, en fonction du degré d’efficacité de nos systèmes de santé à fournir des biens et des services de santé au moment et à l’endroit où ils sont nécessaires. Des stratégies de santé bien pensées et des programmes de santé planifiés méticuleusement ne peuvent être mis en œuvre avec succès, ni leurs bienfaits maintenus, sans un système de santé robuste. L’expérience de la santé des femmes, par exemple, qui figure également à l’ordre du jour, démontre clairement qu’un système de santé qui fonctionne bien fait avancer les stratégies qui ont été essayées et testées pour promouvoir et améliorer la santé des femmes. Depuis les années 80, la Malaisie a élaboré ses politiques nationales de santé en mettant l’accent sur les soins de santé primaires et a vu depuis lors des améliorations importantes s’opérer au niveau sanitaire. Dans un examen conduit en 2007 sur la stratégie de soins de santé primaires du pays par rapport aux valeurs centrales des soins de santé primaires que sont l’équité, l’universalité et la solidarité, plusieurs domaines où des améliorations sont possibles ont été recensés. Le plus important d’entre eux est le renforcement des systèmes de santé pour permettre d’atteindre les OMD et la nécessité de lancer et de soutenir des réformes sanitaires pour faire face aux difficultés actuelles et futures qui vont apparaître du fait des maladies émergentes, des changements environnementaux et sociaux, et de ceux apportés au mode de vie. La Conférence malaisienne sur les soins de santé primaires, qui s’est tenue en avril 2008, avait été axée sur ces questions et avait débouché sur la Déclaration de Kuala Lumpur, qui énonçait les domaines dans lesquels des améliorations étaient nécessaires et indiquait le rôle essentiel que jouent les systèmes de santé. Par suite de cela, nous sommes passés d’un système dispensant des soins de santé primaires sélectifs à une approche plus exhaustive des soins de santé primaires. Nous sommes heureux d’avoir maintenant à l’ordre du jour le projet de stratégie régionale sur le renforcement des systèmes de santé et les soins de santé primaires. Nous ne devons pas nous tromper de stratégie de renforcement des systèmes de santé, aujourd’hui plus que jamais. Je reconnais que la marge d’amélioration est immense, mais la marge d’erreur est faible. J’attends avec intérêt notre examen de la question des cadres de vie sains. Nous évoquons les moyens de dispenser des services meilleurs, plus complets et plus efficaces. Notre expérience en Malaisie a montré

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Annexe 1 que le fait d’intégrer nos mesures de promotion de la santé et de protection de la santé dans des cadres de vie tels que les villes, avec des dirigeants locaux charismatiques et des citoyens informés et engagés, a constitué une stratégie efficace et durable pour faire face aux multiples déterminants de la santé. La Malaisie est fière d’avoir figuré parmi les pionniers des villes-santé dans la Région et d’avoir accueilli la première assemblée générale de l’Alliance pour les villes-santé qui s’est tenue à Kuching en octobre 2004. Cette Alliance s’est progressivement étoffée sur le plan des adhésions comme sur celui de l’expérience. Je constate également que d’autres initiatives et réseaux nationaux ont été mis en place. Il serait très intéressant de connaître les expériences de chacun des pays et de pouvoir apprendre les uns des autres. Je pense que notre Région peut être fière de bien des choses. Nous avons eu de bons résultats et nous sommes parvenus à maintenir nos progrès dans un certain nombre de domaines. Mais nous reconnaissons également que nous avons des programmes inachevés. Nous devons nous occuper de la tuberculose multirésistante, de la co-infection tuberculose-VIH et d’autres problèmes liés aux systèmes qui empêchent la Région d’atteindre ses cibles. Celle-ci est restée exempte de poliomyélite bien que certains de nos pays membres aient eu des importations de poliovirus sauvage et des épisodes de circulation de poliovirus dérivés de souches vaccinales. Nous devons encore nous efforcer d’atteindre le double objectif de la Région qui est d’éliminer la rougeole et de réduire la prévalence de l’hépatite B chronique d’ici 2012. Au moment où nous nous réunissons, la dengue et la dengue hémorragique continuent de sévir dans de nombreux pays, dont certains subissent encore des flambées de dengue. Et bien sûr, nous ne pouvons échapper à la menace que constituent les maladies émergentes et autres urgences de santé publique. Le Règlement sanitaire international (2005) et la Stratégie Asie-Pacifique pour les maladies émergentes qui a été élaborée en 2005 ont été pour les pays des guides très utiles, permettant de renforcer les capacités nationales afin d’atténuer les effets des urgences de santé publique et autres maladies et d’y répondre. Mais, étant donné la nature de ces problèmes, je pense que nous devrions nous intéresser à des façons d’améliorer encore notre préparation et nos moyens de riposte. Au cours de ces quatre jours, nous nous intéresserons de plus près à la façon dont les choses se passent dans la Région en ce qui concerne les difficultés que j’ai mentionnées plus tôt. Nous évoquerons en détail les problèmes auxquels nous sommes confrontés, nous partagerons nos expériences et participerons à la formulation de l’orientation qui sera la nôtre et qui guidera les actions individuelles de chaque État Membre. Le projet de stratégie et les mesures proposées qui nous sont présentés sont le produit de consultations étendues et j’espère que nous pourrons avoir une discussion franche sur chacun d’entre eux. La procédure de désignation du Directeur régional est un sujet qui a fait l’objet de discussions approfondies dans le passé. Nous avons le rapport du conseiller juridique, en réponse à une demande formulée par ce Comité lors de sa soixantième session, tenue l’année dernière à Hong Kong. J’attends avec intérêt notre examen et espère que nous parviendrons à nous entendre sur une résolution sur le sujet. Chers collègues, j’espère que vous aurez le temps d’explorer et de profiter de cette belle Malaisie qui a tant à offrir. Avec l’ordre du jour chargé qui nous attend, je commence à penser que cela risque d’être un nouveau défi à surmonter pour nous cette semaine. Quoi qu’il en soit, je suis bien conscient de la tradition

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Annexe 1 de la Région du Pacifique occidental qui a fait sa réputation en matière de consensus, de collégialité et de solidarité. Je pense, qu’avant tout, nous nous sommes tous ici engagés à améliorer la vie de nos populations dans la Région. C’est sur cette note que je voudrais ouvrir la séance. Je vous remercie.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения