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Rapport d'activités zone Ouest (période de mai 97 à avril 98)

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-2- RAPPORT D'ACTIVITES EN ZONE OUEST OERIODE DE MAI97 A AVRIL 93 ) I. HYDROLOGIE De Mai 97 à avril I998, la situation hydrologique dans la plupart des bassins fluviaux de la Zone Ouest, hormis le N'zi qui connu sa crue maximale vers le début du mois de juillet 1997 et un arrêt d'écoulement à la fin de mars 1998, se présente comme suit: - la saison des pluies a été tardive (premières pluies en mai 1997) comparativement à la saison précédente qui s'est étalée de mars à octobre. - les crues ont été enrégistrées généralement en septembre 1997. - la décrue s'est poursuivie jusqu'à la fin de mars 1998. Les premières pluies de 1998 ont été enrégistrées en avril. 2. LE RESEAU D'EVALUATION ENTOMOLOGIOUE Il a été réduit à 93 points dont 54 points A,27 points B et 12 poinrs C. L'évaluation entomologique qui s'est poursuivie uniquement dans la base de Kabala a été entièrement arrêtée au nord de la Sierra Leone pour cause d'insécurité depuis le début de février 1998. L'arrêt des traitements larvicides sur la Marahoué a contribué à réduire le réseau à 76 points avec 48 points A, 23 points B et 6 points C. Les études de post-contrôle initiées en juin 1996 se poursuivent sur la Marahoué Celles à Tagadi Kohodio sur la Volta Noire débutées en juillet 1997 de même que celles à Madina Diassa et N'zana sur la Baoulé commencées en janvier I997 sont en cours L'utilisation des captureurs villageois en Guinée sur les points inaccessibles en saison des pluies notammant à Banankoro sur le Milo, Bolorosso sur le Gbanhala, Kouya-Laya sur Ia Kouya, Yalawa sur le Mafou et Kondebounr sur le BaléÀIiger permet une couverture plus complète du reseau. 3. TRAITEMENTS LAR\/ICIDES a) -Couverture larvicide En zone initiale. les traitemenls ont été définitivement arrêtés en juin 1997 sLrr la Kankélaba au N4ali En zone d'extension sud de Ia Côte d'lvoire, les traitements ont été arrêtés sur la Marahoué en mai 1997 Les aulres bassins du sud de la Côte d'lvoire et de la Guinée n'on1 connu aucune modification de leur couverture larvicide. La couverture la plus importante dans la zone a été faite à la semaine 4198 soit la dernière semaine de janvier 1998 où environ 1 525 kilomètres de rivières ont été traitées Par contre la couverture minimale a été faite à la semaine I5l98 soit à la première semaine d'avril où environ 360 km de rivières ont éré traitées. 1998 -3- Les heures de vol utilisées pour les épandages larvicides ont connu une diminution de 92.3 heures soit 3.29% par suite de la suspension de la Marahoué et de la Kankélaba. Les traitements au sol du fleuve Niger, près de Bamako, et de ses affluents Fié, Faya et Dylamba, continuent d'être pris en charge par l'équipe nationale du Mali, avec le soutien technique et fïnancier de I'OCP. En Sierra Leone, avec la situation d'insécurité qui persiste, aucune rivière n'a été traitée depuis avril 1994 (à l'exception de la semaine 10 à semaine l4 en 1997). b) - Stratésie de rotation des larricides Comme les années précedentes, les insecticides ont été utilisés en tenant compte des restrictions habituelles liées à leur toxicité, à leur rapport coût/effrcacité et au niveau de sensibilité des simulies, notamment aux organophosphorés et plus particulièrement au téméphos. Les instructions du Groupe écologique d'éviter l'utilisation du carbosulfan sur le Sankarani, le Milo et le Niandan pour perrnettre le suivi des effets à long terme de la permethrine sur la faune non cible ont eté respectées. c) - Evolution de la consommation de larvicides entre la période de mai 1996 à avril 1997 et de mars 1997 à avril 1998 ll a été noté une réduction de 25 Yo du volume de perméthrine épandu dû à la suspension de la Marahoué et une réduction sensible de l'utilisation de ce produit sur le Bas- Bandama et la Comoé. Il y a eu environ 31o/o de réduction du volume de phoxime à cause de la suspension de la Marahoué et une diminution inrportante de l'utilisation de ce produit sur le Sankarani et le Niandan en Guinée. L'augmentation de 121 y, de l'utilisation de l'étofenprox durant la période de mai 1991 à avril 1998 par rapport à la période précédente est due à son utilisation inrportante sur le Sassandra et sur Ie Bas-Bandanra L'augmentation de 77 oio du volume de B.t est due au iaite que ce produit a été plus utilisé sur tous les bassins en Guinée que Ia période précédente 4. RESULTATS EN ON{OLOGIOUES. a) - Transmission Les résultats entonrologiques ont été satisfaisants dans l'ensenrble des bassrns traites en Zone Ouest pour la période considérée Trois points sur'64 régulièrenient r.'isites pr('senlent un PAT corrigé des savanicoles supérieur à 100. Il s'agit de Balandoua.ou qui presente un PAT de 157. Yalau,a a\/ec un PAT de 230 et de Fifa avec ult PAT de 343 Pour Yalau,a et Balandougou, ces résultats indiquent une transmission résiduelle dans un foyer oir la lutte vectorielle n'a cornnrencé qu'en 1989 et qui a subi au début des opérations une réirtvasion forte des simulies provenant du nord de la Sierra Leone Pour Fifa, l'infiltration des simulies infectieuses provenant des rivières non traitées adjacentes du Bakoye et du Bafing contribuenl à l'obtention de PAT élevé maleré un taitenrent larvicide efllcace sur ce bassin -4- Durant la période de mai 1997 à awil 1998, le maximum de transmission se situe en fin mai et juillet avec 15 femelles infectieuses à la semaine 29197 et aux basses eaux enjanüer 1998 avec 13 infectieuses durant les semaines 2 et 4198. La periode de faible transmission dans toute la Zone Ouest se situe en mars avec une moyenne de I femelle infectieuse. Comme les années précédentes à la même période (féwier, mars awil), de fortes densités simulidiennes non infectées probablement amenées par vents d'harmattan à partir des zones libérées de l'onchocercose ont été capturées sur le Sankarani et Ie Sassandra. L'évaluation des rézultats enregistrés au nord de la Sierra Leone en 1997 indiquent : Une faible densité de simulies savanicoles lors de Ia période de migration Sud/Ouest NordÆst en awiUmai sur la Kaba/Ivlongo avec enüron 20 % (1159) femelle infectieuse. Rappelons que les traitements ont eté suspendus sur cette rivière depuis 1995. Une faible proportion de simulies savanicoles sur le SelilBagbé où on note environS0 Yo de réduction du taux de piqures après une suspension de traitement larvicides de 3 ans sur le Seli et 6 ans sur le Bagbé. La transmission par les savanicoles était nulle durant la période de migration d'awil/mai. La transmission au nord de la Sierra Leone est assurée à environ 9O %o par les simulies de forêt. La compilation des résultats des identifications des parasites durant la période de novembre 1992 à décembre 1997 montre que le pourcentage d'O. volvulus est de 86 o/o sur le Mongo, 77 Yo sur le Bagbé et 83 yo sur le Seli. b) - Etudes de post-contrôle - Sur la Marahoué à Kongasso, pour la période de juin 1997 à fevrier 1998, l'infectivité corrigée est de 0,88 /1000 pares. L'estimation a été faite sur 4 932 pares disséquées. Sur La Volta Noire à Tagadi-Kohodio, pour la période de juillet 1997 à fevrier 1998, l'infectivité corrigée est nulle. L'estimation a été faite sur 6980 femelles pares disséquées. - Sur la Baoulé à Madina-Diassa et N'zana. Pour la période de Janvier 1997 à féwier 1998, l'infectivité est respectivement de 0.45 et de 1.9 après les identifications partielles des larves infectantes recoltées. 5. RESULTATS DES INVESTIGATIONS ENTOMOLOGIOUES A KAVAKA SUR LA MARAHOUE A l'arrêt des traitements larvicides sur la Marahoué en mai 1997,la prévalence de I'infection à Kavaka était d'environ I 5 Yo. Ce village situé dans la zone du complexe sucrier de Zouénoula étant le seul à présenter une prévalence aussi élevée sur le bassin, il a été jugé opportun d'organiser des captures test dans ce village pour vérifier l'arrêt de la transmission. L'étude entreprise de juin à décembre 1997 a confirmé l'arrêt de la transmission avec une infectivité nulle sur 781 femelles pares dissequées. En effet, sur I 394 femelles capturées durant cette étude, I 357 femelles ont eté dissequées, 57 6 Yo étaient pares dont une femelle infectée avec un parasite identifié par sonde ADN comme non O. volvulus. I 301 femelles dissequees étaient des savanicoles et 56 étaient des forestières.

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Document type Technical Documents
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Source World Health Organization