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Global Advisory Committee on Vaccine Safety, 6-7 June 2006 = Comité consultatif mondial de la Sécurité vaccinale, 6-7 juin 2006

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Global Advisory C om m ittee on Vaccine Safety, 6 -7 June 2006 The Global A d visory Committee on Vaccine Safety (GACVS), an expert clinical and scien­ tific advisory body, was established by W HO to deal w ith vaccine safety issues o f potential global im portance independently from W H O and w ith scientific rigour.1GACVS held its fourteenth m eeting in Geneva, Switzer­ land, on 6-7 June 2006.2The follow ing issues, inter alia, were considered.

Com ité consultatif m ondial de la Sécurité vaccinale, 6-7 juin 2006 Le Comité consultatif m ondial de la Sécurité vaccinale (GACVS), un organe scientifique et clinique chargé de donner des avis consultatifs à l ’OMS, a été créé pour traite r en toute indépen­ dance et avec la rig u eu r scientifique voulue les problèmes de sécurité vaccinale pouvant avoir une im portance m ondiale.1Le GACVS a tenu sa quatorzième réunion à Genève (Suisse) les 6 et 7 ju in 2006.2 I l a examiné entre autres les ques­ tions suivantes.

Vaccine safety monitoring and the WHO Programme for International Drug Monitoring The report3 o f the W H O Consultation on global m on itoring of follow ing im m unizatio n adverse events (A E F I) held in

La surveillance de la sécurité vaccinale et le Programme international de pharmacovigilance de TOMS Le rapport3 de la Consultation OMS sur la sur­ veillance mondiale des manifestations indésira­ bles postvaccinales (M API), qui s’est tenue à Genève (Suisse) les 9 et 10 janvier 2006 à la demande du GACVS,4 a été présenté et examiné par le Comité. Les recommandations ont été approuvées, l ’accent ayant été mis sur le renforcement de la pharmaco­ vigilance vaccinale au sein du Programme inter­ national de pharmacovigilance de l ’OMS s’agis­ sant de la transmission des données par les pays, de l ’assurance de la qualité des données et du tra i­ tement et de l ’analyse de ces dernières, notam ­ ment de la détection des signaux en temps utile et des mesures prises. Un sous-groupe de travail comportant 6 membres du GACVS a été constitué pour veiller à ce que cette initiative poursuive ses actions dans les délais. Un mandat et un plan d’action seront élaborés et lancés par le groupe de travail en conjonction avec le Secrétariat de TOMS

Geneva on 9-10 January 2006 at the request o f the GACVS4 was presented and discussed b y the Committee. The recommendations were endorsed, w ith emphasis placed on ensuring that vaccine pharmacovigilance is strengthened w ith in the W H O Programme for International Drug M o nitorin g w ith respect to data transm ission by countries, assurance o f data quality, and the processing and analysis o f data, including tim ely signal detection and action. A w orking subgroup o f 6 GACVS members was form ed to ensure that the initiative continues to move forw ard in a tim ely fashion. Terms o f reference and an WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Genève

action plan w ill be developed and initiated b y the w orking group in conjunction w ith

' See No. 41, 1999, pp. 337-338. 2 GACVS invited additional experts to present evidence and participate in the discussions on post-marketing surveillance of newly introduced vaccines, with focus on rotavirus, safety of squalene, potential immunogenic overload resulting from concomitant vaccination with too many antigens, safety of pandemic influenza vaccines and safety issues of varicella vaccines. 3 See No. 27, 2006, pp. 261-265. 4 See No. 28, 2005, pp. 242-247.

' Voir N° 41, 1999, pp. 337-338. 2 Le GACVS a invité d'autres experts à présenter des données et à parti­ ciper aux discussions relatives à la surveillance après commercialisa­ tion des vaccins nouvellement introduits, l'accent ayant été mis sur les rotavirus, la sécurité du squalène, la surcharge immunogène potentielle résultant d'une vaccination concomitante avec un trop grand nombre d’antigènes, l'innocuité des vaccins contre la grippe pandémique et les problèmes posés par l'innocuité des vaccins antivaricelleux. 3 Voir N° 27, 2006, pp. 261-265. 1 Voir N° 28, 2005, pp. 242-247. 273

Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 334.07.2006 ISSN 0049-81 14 Printed in Switzerland

the WHO secretariat in the coming months and a progress report submitted to GACVS at its November 2006 meeting.

dans les mois à venir et un rapport d’activités sera soumis au GACVS lors de sa réunion de novembre 2006.

Post-marketing surveillance of rotavirus vaccines WHO is developing a generic protocol for post-marketing surveillance of rotavirus vaccine safety that can be adapted for implementation at the country level. This protocol will be made available before the end of 2006 and covers monitoring of intussusception as well as other potential safety issues, including other gastrointestinal symptoms, the potential effect of malnutrition as well as shedding and transmission of vaccine virus strains. WHO will also support the post-marketing surveillance of rotavirus vaccine safety through a network of sentinel countries. The Committee noted that plans are under way, under the leadership of the United States Centers for Disease Control and Prevention, to develop and make available a protocol for the post-marketing surveillance of the impact of rotavirus vaccines. It strongly recommended that introduction of rotavirus vaccines should be associated with careful consideration of post-marketing surveillance at country level and securing its funding as an essential part of immunization programmes.

Surveillance après commercialisation des vaccins antirotavirus L’OMS procède à l’élaboration d’un protocole générique destiné à la surveillance après commercialisation de l’innocuité des vaccins antirotavirus, protocole qui peut être adapté pour être mis en oeuvre à l’échelle nationale. Ce protocole sera disponible avant la fin 2006 et couvre la surveillance de l’invagination ainsi que d’autres problèmes de sécurité potentiels, notamment les autres symptômes gastro-intestinaux, les effets possibles de la malnutrition, ainsi que l’excrétion et la transmission des souches de virus vaccins. L’OMS soutiendra également la surveillance après commercialisation de la sécurité des vaccins antirotavirus par le biais d’un réseau de pays sentinelles. Le Comité a pris note de ce que des plans sont en cours, sous la direction des United States Centers for Disease Control and Prevention, afin d’élaborer et de mettre à disposition un protocole destiné à la surveillance après commercialisation des effets des vaccins antirotavirus. Il recommande vivement que l’introduction de ces vaccins soit associée à un examen attentif de la surveillance après commercialisation à l’échelon du pays, le fait de garantir son financement devant être considéré comme une partie essentielle des activités des programmes de vaccination.

Safety of squalene Squalene is a component of some adjuvants that is added to vaccines to enhance the immune response. A naturally occurring substance found in plants, animals and humans, squalene is synthesized in the liver and circulates in the human bloodstream. It is also found in a variety of foods, cosmetics, over-the-counter medications and health supplements. Squalene is commercially extracted from fish oil – in particular shark-liver oil – and is purified from this source when used in pharmaceutical products and vaccines. Squalene alone is not an adjuvant, but emulsions of squalene with surfactants enhance the immune response when added to antigens. MF59, a proprietary adjuvant containing squalene, is included in a seasonal subunit influenza vaccine licensed by the Italian regulatory authority in 1997 and subsequently by several other countries. The vaccine contains about 10 mg of squalene per dose. Over 22 million doses have been distributed since that time. Reported rates of adverse events and local reactogenicity are not in excess of those that would be expected with other inactivated seasonal flu vaccines, suggesting that squalene in this vaccine poses no significant risk. This vaccine has been administered primarily to individuals aged 65 years and older, for whom the vaccine was licensed. Several experimental vaccines, including some pandemic flu vaccines, malaria vaccines, and various viral and bacterial vaccines, are also being developed with squalenecontaining adjuvants, with the intention of enhancing immunogenicity and thereby efficacy. Clinical studies of squalene-containing vaccines have been performed in infants and neonates without evidence of safety concerns. 274

L’innocuité du squalène Le squalène est un constituant de certains adjuvants que l’on rajoute aux vaccins pour renforcer la réponse immunitaire. Substance que l’on trouve à l’état naturel chez les plantes, les animaux et l’homme, le squalène est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine chez l’homme. On le trouve également dans différents aliments, produits cosmétiques, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Lorsqu’il est utilisé dans des produits pharmaceutiques et des vaccins, le squalène est commercialement extrait de l’huile de poisson – en particulier de l’huile de foie de requin – et est ensuite purifié. Le squalène seul n’est pas un adjuvant, mais des émulsions de squalène et de surfactants renforcent la réponse immunitaire lorsqu’elles sont ajoutées aux antigènes. Le MF59, un adjuvant dont le nom est déposé et qui contient du squalène, rentre dans la composition d’un vaccin sous-unité contre la grippe saisonnière homologué par les autorités de réglementation italiennes en 1997 et par plusieurs autres pays par la suite. Ce vaccin contient environ 10 mg de squalène par dose. Plus de 22 millions de doses ont été distribuées depuis 1997. Les taux de manifestations indésirables et de réactivité locale rapportés ne sont pas supérieurs à ce que l’on pourrait attendre avec d’autres vaccins inactivés contre la grippe saisonnière, indiquant par là que dans ce vaccin le squalène ne fait courir aucun risque important. Ce vaccin a été principalement administré à des sujets âgés de 65 ans et plus, pour qui il avait été homologué. Plusieurs vaccins expérimentaux, y compris certains vaccins contre la grippe pandémique, contre le paludisme et contre diverses maladies virales et bactériennes, sont également en cours d’élaboration avec des adjuvants contenant du squalène, l’intention étant de renforcer leur immunogénicité et donc leur efficacité. Des études cliniques sur les vaccins contenant du squalène ont été effectuées chez des nourrissons et des nouveau-nés sans soulever d’inquiétude quant à leur innocuité. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 28, 14 JULY 2006

A link between the health problems of Gulf-War veterans and possible presence of squalene in vaccines received by these soldiers has been suggested. One published report has suggested that some army veterans who received anthrax vaccines developed anti-squalene antibodies and that these antibodies caused disabilities. However, squalene was not added to the vaccines administered to these veterans, nor was it used in the manufacturing process. Various papers have been published outlining the technical deficiencies in that original report. Most adults, particularly older ones, irrespective of their history of vaccination, have naturally occurring antibodies reacting with squalene. In a clinical trial, immunization with the licensed influenza vaccine containing squalene did not affect the frequency or titre of anti-squalene antibodies. The Committee concurred that fears of squalene in vaccine-inducing pathological anti-squalene antibodies are unfounded. It did note, however, that the experience of squalene-containing vaccines has been primarily in older age-groups and recommended that as squalene-containing vaccines are introduced in other age-groups, careful postmarketing follow up to detect any vaccine-related adverse events needs to be performed.

On a laissé entendre qu’il y avait peut-être un lien entre les problèmes de santé présentés par les anciens combattants de la guerre du Golfe et la présence possible de squalène dans les vaccins qu’ils avaient reçus. Un rapport publié a avancé que certains d’entre eux, qui avaient reçu des vaccins contre le charbon, avaient développé des anticorps antisqualène et que ces anticorps avaient provoqué des incapacités. Mais il n’y avait pas de squalène dans les vaccins administrés à ces vétérans, pas plus qu’il n’y en avait eu d’utilisé dans le procédé de fabrication. Divers articles ont été publiés indiquant les faiblesses techniques de ce rapport original. La plupart des adultes, et en particulier les plus âgés, quels que soient leurs antécédents vaccinaux, possèdent naturellement des anticorps réagissant avec le squalène. Dans un essai clinique, la vaccination par le vaccin antigrippal homologué contenant du squalène n’a pas modifié la fréquence ni le titre des anticorps antisqualène. Le Comité a conclu que les craintes suscitées par la présence de squalène dans les vaccins, déclenchant la production d’anticorps antisqualène pathologiques, sont infondées. Cependant, il a bien noté que l’expérience que l’on a des vaccins contenant du squalène repose principalement sur des classes d’âge élevées et a recommandé que, lorsque l’on introduira des vaccins contenant du squalène dans d’autres classes d’âge, un suivi après commercialisation attentif soit effectué pour détecter toute manifestation indésirable postvaccinale éventuelle.

Immunogenic overload The GACVS acknowledges that supposed “immune overload” as a result of infant immunization is a parental and societal concern that may limit confidence in and thus affect immunization programmes. It noted that the concept of immune overload was ill defined – but the available evidence was reviewed and discussed. Vaccine interference (i.e. the limitation of specific vaccine-induced immune responses as a result of combined, simultaneous or successive vaccinations) is a recognized phenomenon that may result from a variety of immunological mechanisms. It is important to recognize when this phenomenon occurs and to adjust the recommended immunization schedule accordingly. The Committee specifically discussed issues such as the influence of vaccine schedules on the protective responses that may be induced (vaccine administration in early infancy or at a later age, schedules accelerated or extended over a longer period of time) and of the effect of factors such as malnutrition or exposure to environmental pathogens/antigens that may differ in various country settings. The Committee recognizes the difficulty in communicating complex scientific knowledge and the usefulness of studies addressing public concerns. It concluded that additional epidemiological studies assessing the presence of an association between vaccination and recurrent infant infections or atopic dermatitis would be welcome. Demonstrating the absence of such risks would reinforce the confidence of health-care providers, if not the public at large, in infant immunization. The available evidence reviewed by GACVS does not support the hypothesis that vaccines, as currently used, weaken or harm the immune system. Surveillance should RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 28, 14 JUILLET 2006

Surcharge immunogène Le GACVS reconnaît que la prétendue «surcharge immunogène» résultant de la vaccination des nourrissons est une préoccupation parentale et sociétale qui risque de limiter la confiance que les gens ont dans les programmes de vaccination et donc d’affecter ces derniers. Il a constaté que le concept de surcharge immunitaire était mal défini – mais les données disponibles ont été examinées et discutées. L’interférence vaccinale (c’est-à-dire le fait que les réponses immunitaires induites par un vaccin donné soient limitées à cause de vaccinations associées, simultanées ou successives) est un phénomène connu qui peut résulter de toutes sortes de mécanismes immunologiques. Il est important de savoir reconnaître ce phénomène lorsqu’il se produit et d’ajuster les calendriers de vaccinations recommandées en conséquence. Le Comité a évoqué plus particulièrement les questions relatives par exemple à l’influence des calendriers vaccinaux sur les réponses protectrices qui peuvent être induites (administration des vaccins dans la toute petite enfance ou à un âge plus élevé, calendriers accélérés ou s’étendant sur une période plus longue) et à l’effet de facteurs tels que la malnutrition ou l’exposition à des germes pathogènes ou des antigènes environnementaux qui peuvent différer en fonction des diverses situations des pays. Le Comité reconnaît la difficulté qu’il y a à communiquer des connaissances scientifiques complexes et l’utilité des études répondant aux préoccupations publiques. Il a conclu en indiquant que des études épidémiologiques supplémentaires visant à évaluer la présence d’une association entre vaccination et infections ou dermatite atopique récurrentes chez le nourrisson seraient les bienvenues. Si l’on peut démontrer l’absence de tels risques cela renforcera la confiance des prestataires de soins de santé, si ce n’est du grand public, dans la vaccination du nourrisson. Les données disponibles examinées par le GACVS ne viennent pas conforter l’hypothèse selon laquelle les vaccins, tels qu’ils sont utilisés actuellement, affaiblissent le système immunitaire ou lui sont 275

continue, and changes in vaccine schedules or introduction of new vaccines may provide opportunities to perform randomized studies to identify any possible harm posed by infant vaccines or to strengthen the evidence indicating a lack of harm. This is of crucial importance in helping national authorities respond to public concerns and support immunization programmes.

nocifs. La surveillance doit se poursuivre et la modification des calendriers vaccinaux ou l’introduction de nouveaux vaccins pourraient fournir des occasions d’effectuer des études randomisées afin d’identifier un effet nocif éventuel dû aux vaccins administrés aux nourrissons, ou au contraire de renforcer les éléments indiquant l’absence de danger. C’est d’une importance capitale pour aider les autorités nationales à répondre aux préoccupations publiques et à soutenir les programmes de vaccination.

Safety of pandemic influenza vaccines At its request, GACVS was presented with historical experience from the 1976 swine influenza A (H1N1) outbreak and vaccination efforts initiated at the time in the United States. A number of lessons learnt from this experience should be taken into consideration in preparation for a potential pandemic. Vaccines from different manufacturers may behave differently in terms of safety or immunogenicity due to use of different viral strains, formulation or manufacturing processes. Possible high-risk shortcuts in response to a potential emergency would be difficult to justify prior to the actual occurrence of the emergency. Effectiveness of pandemic vaccines will not be known before the pandemic and possibly only after it is over. In addition, unexpected adverse events, whether coincidental or vaccine-related, will occur that may lead to anxiety and may affect vaccine uptake. It will be important to try to obtain appropriate baseline data in different age groups before the use of the vaccines or the onset of pandemic, to conduct a careful and independent regulatory review, updated, as new information becomes available. In this respect, WHO could play a critical role in assisting Member States and reviewing data from various sources for the evaluation of the available safety evidence. Clear communication on risks and benefits of immuno-prophylaxis is critical. A comprehensive set of the lessons and action points can be accessed on the web site at http:// www.who.int/vaccine_safety/topics/en/.

Innocuité des vaccins contre la grippe pandémique A sa demande, le GACVS s’est vu exposer l’historique de la flambée de grippe A (H1N1) porcine de 1976 et des efforts de vaccination initiés à l’époque aux Etats-Unis. Un certain nombre d’enseignements tirés de cette expérience devraient être pris en compte dans la préparation à une pandémie possible. Les vaccins des différents fabricants peuvent se comporter différemment sur le plan de l’innocuité ou de l’immunogénicité du fait de l’utilisation de souches virales, de formulations ou de procédés de fabrication différents. Il serait difficile de justifier d’éventuels raccourcis à haut risque dans la réponse à une urgence potentielle avant que cette urgence ne se présente véritablement. On ne connaîtra pas l’efficacité des vaccins contre la grippe pandémique avant que la pandémie ne se déclare et peut-être qu’on ne la connaîtra qu’une fois celle-ci terminée. En outre, des manifestations indésirables inattendues, qu’elles soient le fruit d’une coïncidence ou qu’elles soient liées au vaccin se produiront, qui provoqueront des inquiétudes et risquent d’affecter l’utilisation des vaccins. Il sera important d’essayer d’obtenir des données de départ appropriées pour les différentes classes d’âge avant d’utiliser les vaccins ou avant le début de la pandémie, afin d’effectuer un examen réglementaire soigneux et indépendant, sans cesse actualisé au fur et à mesure que les données sont disponibles. A cet égard, l’OMS pourrait jouer un rôle essentiel en aidant les Etats Membres et en examinant les données provenant de diverses sources afin d’évaluer les éléments d’appréciation disponibles concernant l’innocuité. Une communication claire sur les risques et les avantages de l’immunoprophylaxie est essentielle. L’éventail complet des enseignements tirés et des éléments d’intervention peut être consulté sur le site Web de l’OMS à l’adresse suivante: http://www.who.int/vaccine_safety/topics/fr/index.html. Le GACVS a examiné les mesures qu’il serait possible de prendre pour surmonter les obstacles auxquels se heurte l’utilisation des vaccins nouvellement formulés à utiliser en cas d’urgence, dont certains vont contenir de nouveaux adjuvants. Parmi elles figurent le renforcement des systèmes de détection rapide permettant d’identifier les MAPI, le fait de tester et d’améliorer les réseaux nationaux et mondiaux existants de partage de cette information, et une surveillance très attentive des établissements de production par les autorités nationales de réglementation. Le Comité a été informé de ce qu’un processus avait été lancé pour l’élaboration de protocoles de surveillance des vaccins contre la grippe pandémique après commercialisation. Ces protocoles et le système international de partage de l’information doivent être testés et harmonisés au cours de la prochaine saison de grippe et des saisons ultérieures. Le rôle de l’OMS pour rassembler l’information sur le profil d’innocuité des vaccins candidats contre la grippe pandémique à partir d’essais cliniques doit être renforcé. En ce qui concerne les tests d’efficacité et d’innocuité, l’utilisation d’essais randomisés isolés ou groupés a été évoquée d’un point de vue à la fois pratique et éthique. Ces essais offrent des données de la meilleure qualité qui soit et doivent être envisagés dans la situation où l’approvisionnement en vaccin est limité. Un travail préparatoire coordonné au WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 28, 14 JULY 2006

The GACVS reviewed possible actions to overcome obstacles relating to the use of newly formulated vaccines for emergency use, some of which will contain new adjuvants. These include strengthening rapid detection systems for identification of AEFIs, testing and improving existing national and global networks for sharing of such information, and strong national regulatory oversight of the production facilities. The Committee was informed of a process initiated for the development of post-marketing surveillance protocols for pandemic influenza vaccine. The protocol and international information-sharing should be tested and harmonized during the forthcoming and subsequent influenza seasons. WHO’s role in gathering information on the safety profile of candidate pandemic vaccines from clinical trials should be enhanced. With regard to efficacy and safety testing, use of individual and cluster randomized trials was discussed from both practical and ethical standpoints. Such trials offer best quality of evidence and should be considered in the situation of limited vaccine supply. Internationally coordinated preparatory work for these trials should start immediately, as little time would be available for putting the 276

needed infrastructure in place after the start of the pandemic. Pregnant women are considered at special risk for influenza infection based on morbidity and mortality from previous pandemic events and from intense influenza seasons. The Committee reviewed the use of inactivated seasonal flu vaccine in 20035 and concluded that the risk–benefit of influenza vaccination during all stages of pregnancy should be reconsidered, given the high risk to the mother – and thus to the fetus – of the disease itself, and the likely small risk to mother and fetus of the inactivated influenza vaccine. There are currently no data on the safety profile of candidate pandemic influenza vaccines when administered during pregnancy. Where appropriate (e.g. with use of novel adjuvants), reproductive toxicity studies using animal models should be conducted. It is expected that inadvertent immunization during pregnancy may occur during the pre-pandemic phase of vaccine use. These pregnancies should be followed up and pregnancy outcomes (with or without adverse events) reported to pharmacovigilance centres. Pregnancy and congenital malformation registries should be scrutinized for ability to provide information on immunization events during pregnancy and linked to other databases enabling the review of safety outcomes in mothers and infants exposed to pandemic influenza vaccine during pregnancy.

plan international doit immédiatement commencer pour ces essais, car on disposerait de peu de temps pour mettre l’infrastructure nécessaire en place après le début de la pandémie. S’agissant de la grippe, les femmes enceintes sont considérées comme étant particulièrement à risque, d’après les données relatives à la morbidité et à la mortalité des pandémies antérieures et des années de grippe saisonnière intense. Le Comité a examiné l’utilisation du vaccin antigrippal inactivé en 20035 et a conclu que le rapport risque-avantage de la vaccination contre la grippe saisonnière au cours de tous les stades de la grossesse doit être réexaminé, étant donné le risque élevé pour la mère – et donc pour le foetus – que représente la maladie elle-même, et le risque probablement faible pour la mère et le foetus que présente le vaccin antigrippal inactivé. On ne dispose actuellement d’aucune donnée sur le profil d’innocuité des vaccins candidats contre la grippe pandémique lorsqu’ils sont administrés pendant la grossesse. Le cas échéant (par exemple, si l’on utilise de nouveaux adjuvants), des études de toxicité génésique devront être effectuées sur des modèles animaux. On s’attend à ce qu’il y ait des vaccinations par mégarde de femmes enceintes au cours de la phase d’utilisation du vaccin précédant la pandémie. Ces grossesses devront être suivies et leurs issues (avec ou sans manifestations indésirables) notifiées aux centres de pharmacovigilance. Les registres des grossesses et des malformations congénitales devront être examinés à la loupe pour voir s’ils peuvent fournir des informations sur des manifestations liées à la vaccination pendant la grossesse et être reliés à d’autres bases de données pour pouvoir examiner la question de l’innocuité chez les mères et les nourrissons exposés à un vaccin contre la grippe pandémique pendant la grossesse.

Safety issues of varicella vaccines As part of its systematic effort to review potential safety issues of all vaccines, including new vaccines and vaccines still under development, GACVS reviewed the accumulated experience with respect to the use of varicella vaccine. Safety issues with varicella vaccination are unique given that both the wild and vaccine-virus strains establish latency in humans. In the United States, universal childhood immunization has been under way since 1995, with about 50 million doses administered. Data collected through passive surveillance in the United States (VAERS) are valuable in assessing the safety of vaccination against varicella. In the United States, since introduction of varicella immunization, there has been a clear decrease in morbidity and mortality caused by varicella. The vaccine coverage for the age group 19–35 months in 2004 was estimated to be 88%. About 50% of all AEFI reports received at VAERS are in children aged 12–24 months. In 70% of reports, varicella vaccine was given concomitantly with other vaccines. Some potential safety issues are common to other live attenuated viral vaccines including the effect of vaccination on pregnant women inadvertently immunized as well as the risk of secondary transmission of the attenuated virus vaccine strain from vaccinees to their contacts. To date, the data provide no cause for concern. The rate of reported adverse events following concomitant administration of varicella and measles, mumps and rubella (MMR) vaccine is in line with what would be expected 5

Problèmes liés à l’innocuité des vaccins antivaricelleux Dans le cadre de son examen systématique des éventuels problèmes de sécurité soulevés par l’ensemble des vaccins, y compris les nouveaux vaccins et les vaccins encore à l’étude, le GACVS a examiné les données d’expérience accumulées concernant l’utilisation du vaccin antivaricelleux. Les problèmes de sécurité posés par la vaccination antivaricelleuse sont uniques étant donné que les souches de virus sauvages et de virus vaccins ont toutes deux une période de latence chez l’homme. Aux Etats-Unis, la vaccination universelle des enfants est en cours depuis 1995, avec près de 50 millions de doses administrées. Les données recueillies par la surveillance passive aux Etats-Unis (VAERS) sont précieuses pour évaluer l’innocuité de la vaccination contre la varicelle. Dans ce pays, depuis l’introduction de cette vaccination, il y a eu une nette diminution de la morbidité et de la mortalité dues à la varicelle. La couverture vaccinale dans la classe d’âge des 19-35 mois a été estimée à 88% en 2004. Près de 50% de tous les rapports faisant état de MAPI reçus par le VAERS concernent des enfants âgés de 12 à 24 mois. Dans 70% des rapports, le vaccin varicelleux a été administré en même temps que d’autres vaccins. Certaines questions de sécurité potentielles sont communes à d’autres vaccins viraux vivants atténués, notamment l’effet de la vaccination sur les femmes enceintes vaccinées par mégarde, ainsi que le risque de transmission secondaire de la souche de virus vaccins atténués des personnes vaccinées à leurs contacts. A ce jour, les données recueillies ne donnent aucune raison de s’inquiéter. Le taux de manifestations indésirables notifiées suite à l’administration concomitante du vaccin antivaricelleux et du vaccin antirougeoleux-anti-ourlien-antirubéoleux (ROR) correspond à ce à 5

See No. 79, 2004, pp. 16–20.

Voir No 3, 2004, pp. 16-20. 277

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 28, 14 JUILLET 2006

based on the administration of MMR or varicella vaccine administered alone. An important safety issue related to the varicella vaccine is the impact on the epidemiology of herpes zoster both in vaccinees as well as in individuals previously infected with wild-type varicella. Mathematical models have predicted that the limited circulation of wild virus as a result of ongoing universal varicella immunization programmes could lead to an increased incidence of herpes zoster for many years before an eventual decline over decades. The US data do not show signs of such an increase after 11 years of observation. However, given the natural history of reactivation, it is likely that decades of observation will be required before any conclusions can be drawn regarding the long-term impact on herpes zoster epidemiology.

quoi on pouvait s’attendre d’après ce que l’on sait de l’administration isolée du ROR ou du vaccin antivaricelleux. Un problème de sécurité important lié au vaccin antivaricelleux est son effet sur l’épidémiologie du zona chez les sujets vaccinés, ainsi que chez les sujets précédemment infectés par un virus de la varicelle de type sauvage. Les modèles mathématiques ont permis de prédire que la circulation limitée du virus sauvage qui résulterait des activités des programmes de vaccination universelle contre la varicelle en cours pourrait conduire à une incidence accrue du zona pendant de nombreuses années avant qu’on puisse observer finalement une diminution sur des décennies. Les données des EtatsUnis ne montrent aucun signe d’une telle augmentation au bout de 11 ans d’observation. Toutefois, étant donné l’histoire naturelle de la réactivation de ce virus, il est probable que des décennies d’observation seront nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions quelconques concernant l’effet à long terme de la vaccination sur l’épidémiologie du zona. Compte tenu des répercussions potentielles de ces effets à long terme, il est recommandé que tout pays planifiant l’introduction de programmes de vaccination contre la varicelle recueille des données de base sur l’incidence par âge du zona. Ces observations doivent être partagées et continuellement examinées.

In view of the potential impact of these long-term effects, it is recommended that any countries planning to introduce varicella vaccine programmes should collect baseline data on the age-specific incidence of herpes zoster. These observations should be shared and continuously reviewed.

Modus operandi of the Committee and additional information The scope of the Committee’s work and past decisions, recommendations and actions, as well as its modus operandi, have been published in the American Journal of Public Health.6 More information in relation to the abovementioned topics and others can be found on the GACVS web site at http://www.who.int/vaccine_safety/en/. Ⅲ 6

Mode de fonctionnement du Comité et renseignements supplémentaires Le champ d’application des travaux du Comité et ses décisions, recommandations et mesures passées, ainsi que son mode de fonctionnement, ont été publiés dans l’American Journal of Public Health.6 De plus en plus d’informations concernant les sujets mentionnés plus haut et d’autres peuvent être consultées sur le site Web du GACVS à l’adresse suivante: http://www.who.int/ vaccine_safety/fr/index.html. Ⅲ 6

A global perspective on vaccine safety and public health: the Global Advisory Committee on Vaccine Safety. American Journal of Public Health, 2004, 94:1926– 1931.

A global perspective on vaccine safety and public health: the Global Advisory Committee on Vaccine Safety. American Journal of Public Health, 2004, 94: 1926-1931.

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization