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MICROCOMPUTERS AND INFECTION CONTROL = MICRO-INFORMATIQUE ET LUTTE CONTRE LES INFECTIONS

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M ICROCOM PUTERS AND INFECTION CONTROL A ustralia. — Microcomputers are available in many hospitals, and simple programs can be written in BASIC, a computer lan­ guage, to facilitate the process o f infection control In fact, only a few hours o f machine access time are required each month to implement the systems described. The following is a summary of the experience o f one hospital with the use o f microcomputers in infection control Input

M ICRO-INFORMATIQUE ET LUTTE CONTRE LES INFECTIONS A ustralie. — De nombreux hôpitaux disposent de micro-ordinateurs

qui peuvent être programmés de façon simple, en BASIC, en vue de faciliter la lutte contre les infections. En fait, il suffit de quelques heures d’accès machine par mois pour mettre en œuvre des systèmes décrits. On trouvera ci-après un résumé de l’expérience acquise dans un hôpital sur l’emploi de micro-ordinateurs dans le cadre de la lutte contre les infec­ tions. Eléments d’entrée Surveillance des infections bactériennes: Dans l’hôpital général de dis­ tr ia étudié, qui possède 340 lits, on compte chaque mois de 50 à 100 cas d’infection. Plus de 90% d’entre eux sont imputables à un agent faisant partie du groupe des 15 bactéries ou autres agents courants (Staphylo­ coccus aureus, S. aureus méthicillino-résistant, 5! epidermidis, Escheri­ chia coli. Pseudomonas, Klebsiella. Streptococcus poupes A et D, Proteus, Enterobacter, Serratia, Acinetobacter. Haemophilus, Candida et conta­ minants divers). Les échantillons recueillis se rangent dans 11 grandes catégories (plaies chirurgicales, blessures autres que des plaies chirurgi­ cales, prélèvements cutanés, expectorations, urines, liquides de drainage, frottis vaginaux, hémocultures, coprocultures, système nerveux central et voies respiratoires supérieures). Les patients sont répartis entre 20 salles. En présence d’un si grand nombre de paramètres, il est difficile de dégager des tendances de sorte qu'on a décidé de procéder à une analyse systé­ matique sous forme de tableaux établis avec l’aide d'un ordinateur. Collecte des données: L’infirmière-major responsable de la lutte contre les infections procède à une enquête chaque fois qu’une infection baaérienne est découverte. En coopération avec le pathologiste, elle a adopté une série de définitions normalisées. Pour chaque isolement, on enre­ gistre les données suivantes: • Numéro d’identification. • Catégorie correspondant à la source de l’échantillon (code 1-11). • lie u où l’infection a été contractée, à l’hôpital ou dans la commu­ nauté. • Salle où le malade est hospitalisé. • Code correspondant au type de bactérie (codes 1-15 selon la liste donnée plus haut; 16 • absence de culture; 17 - divers). Dans le cas des plaies chirurgicales infeaées, on note aussi la catégorie de la plaie (déteigée, comportant un risque d’infection ou infectée) et le numéro de la salle d’opération. Pour les infections urinaires, il est en outre précisé si l’infection est ou non «associée au cathétérisme». Eléments de sortie Une séquence de programmes rédigés en BASIC est utilisée pour établir une série normalisée de tableaux et rapports. Il faut pour cela 50 minutes de travail par mois, sur un petit micro-ordinateur ayant une mémoire de 32K. Lutte contre les infections en salle d'opération: L’action au niveau des salles d’opération est très importante. Un nettoyage régulier, le maintien d’un débit d’air correct, la stérilisation des équipements, le port de blouses et de masques par le personnel sont autant d'éléments qui s’inté­ grent dans un plan global visant à prévenir l'infection des plaies chirur­ gicales. L'indice le plus sensible de l’efficacité ou de l’échec des mesures prises est le taux d’infection des plaies chirurgicales détergées. En utilisant un «tableur électronique», on peut facilement suivre les tendances d'un

M onitoring bacterial infections: In a distria general hospital with 340 beds, there are between 50-100 infections detected each month. In more than 90% o f these, 1 o f 15 common bacteria is involved (Staphylococcus aureus, methicillin-resistant S. aureus, S. epidermidis, Escherichia coli, Pseudomonas, Klebsiella, Strepto­ coccus groups A and D, Proteus, Enterobacter, Serratia, Acinetobacter, Haemophilus, Candida and contaminants). The samples collected fall into 11 main categories (surgical wounds, non-surgical wounds, skin, sputum, urine, drain tubes, vaginal swabs, blood cultures, faecal cultures, central nervous system, and upper respiratory tract). The patients are located in 1 of 20 wards. With so many variables it is difficult to detect trends, so a systematic analysis by means o f computer tables has been adopted.

Data collection : The Infection Control Sister investigated when­ ever a bacterial infection was detected. She worked in cooperation with the pathologist, and adopted a set o f standardized definitions. A record was entered for each isolation with the following infor­ mation: • Identification number. • Source category (code 1-11). • Whether hospital- or community-acquired. • The ward m which the patient was accommodated. • Bacterial type code (codes 1-15 as m text; 16 - no culture; 17 other). For infected surgical wounds, the wound category (clean, poten­ tially infected and infeaed) and the theatre number was included. For urinary infeaions the record included whether it was "catheter-associated” or noL Output A suite of programs written in BASIC was used to print a standard senes of tables and reports. This was accomplished in 50 minutes work each month using a small 32K microcomputer. Infection control in operating theatres: The control of operating theatre environment is very important. Regular cleaning, main­ tenance of appropriate air flow, sterilization o f equipment, gowning and masking of staff are all part o f a total plan to prevent infections in surgical wounds. The most sensitive indicator of success or failure is the rate of mfeaion for clean surgical wounds. By the use of an "elearom c spreadsheet” , the trends from month to month against the total number of operations performed was

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readily monitored. When the rate was unacceptably high, source documents were reviewed to see if there was a common factor. In this way, M u re of sterilizers and/or the presence of carriers could be detected. The ward and bacterial tables: Tables with selection for wards and bacteria were also o f use. With the ward table, the code for each ward was shown across the top o f the table and source of the specimen from which the bacteria were isolated was given on the right. In each “cell” the number o f isolations were displayed with the totals for each ward given at the bottom of the sheet This table was produced each month, and facilitated the monitoring o f bac­ terial isolations, and by selecting for bacterial types, patterns for particular organisms could be displayed. With the bacterial table, the bacterial types were given across the top, and the source cate­ gories printed down the left Each bacterial category was totalled at the bottom (Table 1). This table facilitated review of each bacterial type, and when selected for a particular ward, was helpful in the review o f antiseptic procedures adopted by staff in that ward. Table 2 demonstrates the use o f the bacterial table to show infec­ tion incidence over time for each bacterial type.

mois sur l’autre en fonction du nombre total d’interventions pratiquées. Quand le taux est anormalement élevé, on passe en revue les documents correspondants pour voir s’il est possible de mettre en évidence un élé­ ment commun. Cette façon de procéder a permis de déceler des insuffi­ sances au niveau des stérilisateurs et/ou la présence de porteurs. Tableaux par salles et par bactéries: On utilise également des tableaux triés par salles ou par bactéries. Dans le premier cas, les codes des diverses salles sont indiqués en haut du tableau et les sources des échantillons à partir desquels une bactérie a été isolée sont indiquées à droite. Dans chaque cas, on indique le nombre d’isolements et l’on fait, au bas du tableau, le total pour chaque salle. Cette récapitulation est effectuée une fois par mois et facilite la surveillance des isolements bactériens et, après choix de tel ou tel type de bactérie, elle permet de dégager des tendance!; pour un germe donné. Dans le tableau par bactéries, les types de bactéries sont indiqués horizontalement, en haut, tandis que les catégories de sources le sont verticalement, à gauche. Le total est effectué pour chaque type de bactérie et est inscrit en bas de tableau (Tableau 1). Ce tableau facilite un examen d’ensemble pour chaque type d’agent et, lorsqu’on choisit une salle particulière, il aide à faire le point sur les méthodes adoptées par le personnel de cette salle en matière d’antisepsie. Le Tableau 2 montre comment on se sert du tableau par bactéries pour faire apparaître l'incidence de l’infection en fonction du temps, pour chaque type de bactérie.

Table 1. Isolation by Bacterial Type Against Isolation Category for a Typical Month (Sample of Table Used in a District General Hospital, Australia)* Tableau 1. Isolements par type de bactérie et catégorie d’isolement, an corns d’un mois typique (échantillon de tableau utilisé dans un hôpital général de district, en Australie)* i ClM st'5 «•ç to O 6 B— S S

2<d g 3 1 3 0 0 1 0 0 0 0 0 16

lî P

Pseudomonas

&

.g | k 0 0 2 1 1 0 0 0 1 0 0 0 5

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g i l I t o s 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

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.8 O * B G T 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

1 -B 5 § 3: 0 3 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 4 •§ B 5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

Contaminant

1 B •5

II { w 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5 1 0 0 0 0 0 0 0 1 7 0 1 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 3

Staphylococcus aureus

<

Group D Streptococci Streptocoques groupe D

t

Other - Autres 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 des Other — Autres 5 S 6 2 3 1 1 0 3

1 & «d 0 0 ' 2 1 0 0 0 0 0 0 0 0 3

No culture Absence de culture

3 ê

Surgical wounds — Plaies chirurgicales . . . Sputum — Expectorations ............................. Urine — U rines ................................................ Non-surgical w ounds — Blessures autres que plaies chtrurgicales ...................................... Drain tubes — Liquides de d ra in a g e ............. Vaginal swabs — Frottis v a g in a u x ................ Blood culture — H é m o cu ltu re s...................... Enteric — Coprocultures ...................... ... Skin — Prélèvem ents cutanés ...................... Central nervous system — Système nerveux c e n t r a l............................................................... U pper respiratory tract — Voies respiratoires s u p é r ie u r e s ................................................... . O ther — Autres ................................................ T o t a l ................ .....................................................

0 3 2 2 0 0 0 0 0 0 0 0 7

5 2 15 2 3 0 0 0 2 0 0 1 30

0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 3

0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

13 13 2» 11 4 0 2 0 4 0 1 3 80

* This table is also used to show isolation patterns for longer periods and, by selection o f ward, the isolation profile for that particular ward. * Ce tableau permet aussi de déterminer la tendance pour les différents isolements p»»**»"* des périodes plus i«ngtuM i et, dans le cas d'une salle d'hôpital particulière, provenant de ceue salle.

Table 2. Analysis of Bate of Infection Over Time, By Bacterial Types (Sample of Table Used in a District General Hospital, Australia) Tableau 2. Taux d’infection selon le mois, par type de bactérie (échantillon de tableau utilisé dans un hôpital général de district, en Australie) i l Group A Streptococci Streptocoques groupe A | S < 3 ! •§ ! May — mai 1982 ................................................ June — ju in 1982 . ......................................... July - juillet 1982 ............................................. August — août 1982 ......................................... Septem ber — septem bre 1982 ...................... October — octobre 1982 ................................ N ovem ber — novem bre 1982 ...................... D ecember — décem bre 1982 ......................... January — jan v ier 1983 ................................... 13 13 14 10 10 8 7 5 7 No growth Absence de croissance (Q o s -fl P 1 i %1 2<d 7 6 12 7 4 6 16 5 7 1 « 3

H

Group D Streptooooci Streptocoques groupe D

26 15 17 16 22 25 30 26 18

11 1 4 8 5 8 6 7 3 1 4

Proteus

S i ■S îd 4 5 9 4 4 3 5 5

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Relctt ipidèm. heàd. N »12 - 23 m an 1984

Prior to lhe use of the microcomputer, the infection control data were displayed by manual methods, The effect of computerization has been beneficial in several ways: • The computer system has caused staff to review the definitions and categories of bacteria and infection sources, giving the exer­ cise a more rational and comprehensive basis. • Members of the Infection Control Committee have been made more aware o f the details o f the system, and are enabled to participate more effectively in the process o f control • The basic tables with selection for wards and bacteria could not be produced manually. Thus, with the availability o f a more comprehensive picture o f isolation patterns, discussions between the Infection Control Sister and the ward staff have become more meaningful. The Infection Control Sister can establish priorities for her activities and devise particular plans to control problem areas (e.g. a special review of the procedure for catheterization was undertaken when a high incidence of urinary tract infections was noted). Consequently, the use of microcomputers in infection control should be encouraged, since the systems are flexible, can be imple­ mented quickly with low cost, and the tables produced enable staff to monitor and investigate infections more effectively.

Avant l’emploi du micro-ordinateur, les données recueillies dans le cadre de la lutte contre les infections étaient présentées par des procédés manuels. Le recours à l’informatique a été une source de plusieurs avan­ tages: • L’informatisation a amené le personnel à revoir les définitions et caté­ gories concernant les bactéries et les sources d’infection, en abordant le problème dans une optique plus rationnelle et plus globale. • Les membres du comité de la lutte contre les infections ont été davan­ tage sensibilisés aux points de détail du système et ils sont désormais mieux à même de participer plus efficacement au processus de lutte. • Les tableaux essentiels comportant un tri par salles et par bactéries étaient impossibles à établir manuellement. En ayant maintenant une vue plus globale des types d’agent isolés, l’infirmière-raajor respon­ sable de la lutte contre les infections peut avoir des discussions plus constructives avec le personnel de salle. Elle peut fixer des priorités dans sa propre activité et mettre au point des plans précis visant à résoudre les problèmes rencontrés dans certains domaines (c’est ainsi que la technique utilisée pour la pose des cathéters a fait l’objet d’une étude spéciale quand on a constaté que les infections des voies urinaires avaient une incidence élevée. La conclusion est qu’il convient d’encourager l’emploi des microordinateurs dans la lutte contre les infections vu qu’il s’agit de systèmes souples, rapides à mettre en œuvre pour un coût modique et fournissant des tableaux qui permettent au personnel de surveiller et d’analyser les infections plus efficacement

(Based on/D’après: Communicable Diseases Intelligence. No. 83/22.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization