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Weekly Epidemiological Record, 2013, vol. 88, 40 [full issue]

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2013, 88, 429–436

No. 40

Weekly epidemiological record Relevé épidémiologique hebdomadaire 4 octoBER 2013, 88th year / 4 octoBRE 2013, 88e année No. 40, 2013, 88, 429–436 http://www.who.int/wer

Contents 429 Outbreak news –  Wild poliovirus in the Horn   of Africa 430 Meeting of the International Task Force for Disease Eradication – July 2013 435 WHO Statement on the third meeting of the IHR Emergency committee concerning Middle East respiratory syndrome coronavirus (MERS-CoV)

✸ OUTBREAK NEWS Wild poliovirus in the Horn of Africa As of 1 October 2013, 3 suspected cases of wild poliovirus type 1 (WPV1) from South Sudan were being investigated. All 3 patients are girls, 2 of whom are approximately 2-years-old and one is 8-years-old. All had previously been immunized with oral poliovirus vaccine. Two of the patients are from North Bahr El Gazal State (close to the border with Sudan), and one is from Eastern Equatoria State (close to the border with Kenya and Uganda). They developed paralysis between 15–24 August 2013. Genetic sequencing is ongoing to provide final confirmation of the laboratory results to determine the origin of the isolated viruses. The Horn of Africa is currently experiencing an outbreak of WPV1, with 191 cases in Somalia, 14 cases in Kenya and 3 cases in Ethiopia. Because of the routes of poliovirus spread in previous Horn of Africa outbreaks, South Sudan had been considered at high risk of re-infection. In 2013, South Sudan conducted 2 national immunization days (NIDs) in March 2013 and April 2013, with additional NIDs planned for November and December. Subnational immunization days (SNIDs) were conducted in August 2013. Contingency plans for an emergency outbreak response are being finalized, including an immediate supplementary immunization activity (SIA) in and around the affected areas. An international team of experts is being deployed to South Sudan, to assist the local authorities in further case investigations, planning for appropriate outbreak response, and further intensifying active searches for additional potential cases. Immunization rates in neighbouring Sudan and Uganda are also being assessed

✸ Le point sur les épidémies Poliovirus sauvage dans la Corne de l’Afrique Au 1er octobre 2013, 3 cas suspects d’infection par le poliovirus sauvage de type 1 (PVS1) au Soudan du Sud étaient en cours d’investigation. Il s’agissait de 3 fillettes, 2 âgées d’environ 2 ans et une de 8 ans. Toutes les 3 avaient été vaccinées par le vaccin antipoliomyélitique oral. Deux des patientes vivent dans l’État du Bahr El Ghazal du Nord (limitrophe du Soudan) et une dans l’État de l’Équatoria oriental (limitrophe du Kenya et de l’Ouganda). Leur paralysie est apparue entre le 15 et le 24 août 2013. Le séquençage génétique est en cours pour apporter la confirmation définitive des résultats de laboratoire et déterminer l’origine des virus isolés. On observe actuellement une flambée épidémique d’infection à PVS1 dans la Corne de l’Afrique, avec 191 cas en Somalie, 14 au Kenya et 3 en Éthiopie. En raison des voies de propagation du poliovirus lors des précédentes flambées épidémiques dans cette région, le Soudan du Sud a été considéré comme étant exposé à un risque élevé de réinfection. En mars et en avril 2013, il a organisé des journées nationales de vaccination (JNV) et il en planifie de nouvelles pour novembre et décembre. Des journées locales de vaccination (JLV) ont eu lieu en août 2013. Des plans pour la riposte d’urgence aux flambées sont en cours de finalisation avec une activité de vaccination supplémentaire (AVS) prévue dans l’immédiat à l’intérieur et autour des zones touchées. Une équipe internationale d’experts est déployée au Soudan du Sud, pour aider les autorités locales à approfondir les enquêtes sur les cas, planifier une riposte adaptée à la flambée et intensifier davantage la recherche active de cas supplémentaires potentiels. Les taux de vaccination dans les pays voisins, Soudan et Ouganda, sont également en cours 429

Sommaire 429 Le point sur les épidémies –  Poliovirus sauvage dans    la Corne de l’Afrique 430 Réunion du Groupe spécial international pour l’éradication des maladies – juillet 2013 435 Déclaration de l’OMS à l’issue de la troisième réunion du Comité d’urgence du RSI concernant le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV)

World Health Organization Geneva Organisation mondiale de la Santé Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 346.– 10.2013 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

to determine levels of overall population immunity levels. As needed, additional SIAs will be conducted to help fill any identified immunity gaps. Uganda conducted SNIDs in July and September 2013, with further SNIDs planned for October 2013 and NIDs in December 2013. Sudan plans to conduct NIDs in November 2013 and December 2013. Outbreak response in Ethiopia, Kenya and Somalia is continuing. It is important that all countries, in particular those with frequent travel and contacts with poliovirusaffected countries and areas, strengthen surveillance for cases of acute flaccid paralysis in order to rapidly detect any new virus importations and to facilitate a rapid response. Countries, territories and areas should also maintain uniformly high routine immunization coverage at the district level to minimize the consequences of any new virus introduction. Through its regional offices for Africa and the Eastern Mediterranean, WHO is continuing its support to countries in planning and implementing emergency outbreak response activities across the region. WHO’s International Travel and Health recommends that all travelers to and from polio-affected areas be fully vaccinated against polio. 

d’évaluation pour déterminer le niveau immunitaire général de la population. Si nécessaire, d’autres AVS seront menées pour aider à combler d’éventuelles lacunes d’immunisation qui auraient été repérées. L’Ouganda a organisé des JLV en juillet et en septembre 2013 et d’autres sont prévues pour octobre 2013, ainsi que des JNV pour décembre 2013. Le Soudan planifie des JNV pour novembre et décembre 2013. La riposte se poursuit en Éthiopie, au Kenya et en Somalie. Il est important que tous les pays, notamment ceux qui ont fréquemment des contacts (par des voyages, par exemple) avec des pays ou zones où sévit la poliomyélite, renforcent la surveillance des cas de paralysie flasque aiguë, afin de détecter rapidement toute nouvelle importation du virus et d’organiser une riposte rapide. Les pays, territoires et zones devraient également maintenir une couverture uniformément élevée de la vaccination systématique au niveau des districts pour limiter le plus possible les conséquences de toute nouvelle introduction du virus. Par l’intermédiaire de ses Bureaux régionaux de l’Afrique et de la Méditerranée orientale, l’OMS continue d’aider les pays à planifier et à mettre en œuvre les activités nécessaires pour la  riposte d’urgence aux flambées dans toute la région. La publication de l’OMS «Voyages internationaux et santé» recommande à tous les voyageurs à destination ou en provenance de zones où sévit la poliomyélite d’être à jour dans leur vaccination contre cette maladie. 

Meeting of the International Task Force for Disease Eradication – July 2013 The 21st meeting of the International Task Force for Disease Eradication (ITFDE) was convened at the Carter Center, Atlanta, GA, United States of America, on 10 July 2013 to discuss (i) the current status of progress towards elimination of cysticercosis/taeniasis and (ii) the control of meningococcal meningitis.1 Presenters included representatives from the US Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, GA, United States, and from the University of Copenhagen, Denmark.

Réunion du Groupe spécial international pour l’éradication des maladies – juillet 2013 La 21e réunion du Groupe spécial international pour l’éradication des maladies s’est tenue au Carter Center, Atlanta, Géorgie (États-Unis) pour examiner: i) l’avancement des progrès en vue de l’élimination du tæniasis/de la cysticercose et ii) la lutte contre la méningite à méningocoque.1 Des communications ont été faites par des représentants des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, Atlanta, Géorgie (États-Unis) et de l’Université de Copenhague (Danemark).

Control of meningococcal meningitis Meningococcal meningitis is an often fatal infection by the bacterium Neisseria meningitidis that mainly affects tissues of the brain and spinal cord. It is spread from person to person by the respiratory route from carriers, and only infects humans. There is no animal reservoir. There are 12 serotypes, of which serotypes A, B, C, W135, X and Y may cause epidemics.2 In the “meningitis belt” 1

Lutte contre la méningite à méningocoque La méningite à méningocoque est une infection souvent mortelle causée par une bactérie, Neisseria meningitidis, affectant principalement le cerveau et la moelle épinière. Elle se propage d’une personne à l’autre par voie respiratoire à partir des porteurs et elle ne touche que l’être humain: il n’y a pas de réservoir animal. On recense 12 sérotypes, parmi lesquels les sérotypes A, B, C, W135, X et Y peuvent provoquer des épidémies.2 Dans la «cein1

Members of the task force represent the following institutions: The Carter Center, the Harvard School of Public Health and Harvard University, the Japan International Cooperation Agency, Johns Hopkins University; the Liverpool School of Tropical Medicine, the Task Force for Global Health, UNICEF, the Association of Schools of Public Health, the United States Centers for Disease Control and Prevention, WHO, and the World Bank. Meningococcal meningitis. Fact sheet No.141. Geneva, World Health Organization, November 2012. Available from http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs141/ en/index.html, accessed June 2013.

Les membres du Groupe spécial sont des représentants des institutions suivantes: le Carter Center, l’École de Santé publique et l’Université de Harvard, l’Agence japonaise de Coopération internationale, l’Université Johns Hopkins, l’École de Médecine tropicale de Liverpool, le Task Force for Global Health, l’UNICEF, l’Association of Schools of Public Health, les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, l’OMS et la Banque mondiale. Méningite à méningocoques. Aide-mémoire No 141. Genève, Organisation mondiale de la Santé, novembre 2012. Disponible sur: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs141/fr/ index.html, consulté en juin 2013. Weekly epidemiological record, No. 40, 4 octoBER 2013

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of sub-Saharan Africa, a region with a population of 300 million persons extending from Senegal to Ethiopia, about 80% of all meningitis cases are caused by serotype A, in epidemics occurring at 7–14 year intervals and infecting from tens to hundreds of thousands of persons, with case-fatality rates of 10%–15%. The incidence of meningococcal infections in Africa is much higher than in all other geographic areas. Epidemics typically occur during the dry season and may be exacerbated by poverty and crowding. Since 2002, serotype W135 has been associated with smaller epidemics in Africa and South America. Serotypes B and C are the most common varieties found in North America and Europe. Most of the discussion at this meeting focused on serotype A infections in Africa’s meningitis belt. Appropriate antibiotic therapy can be used to treat meningitis patients but the most effective intervention is mass immunization. Newer conjugate vaccines developed over the past 10 years (administered by intramuscular injection), are much more effective than earlier polysaccharide vaccines. Task Force members were informed of a unique partnership of the Bill & Melinda Gates Foundation, PATH, WHO, GAVI, and the Serum Institute of India, under the “Meningitis Vaccine Project”, which produced a conjugate vaccine (MenAfriVac) against serotype A meningitis that is more immunogenic, heat stable, and much less expensive (~US$ 0.44/dose vs US$4–50/dose) than older vaccines. Unlike the older vaccines, the conjugate vaccine also prevents the carrier state as well as active infections, and so helps provide indirect “herd immunity” for the benefit of unimmunized persons. Polyvalent conjugate meningitis vaccines have also been developed, but are less immunogenic than monovalent vaccine. There is no vaccine for serotype B. The new MenAfriVac conjugate vaccine was introduced in a mass campaign in Burkina Faso in December 2010, followed by Mali and Niger. By the end of 2012, the vaccine had been administered to >100 million persons (of 300 million at risk) in 10 African countries (of 22 countries at risk).3 Immunization campaigns are tailored to the circumstances of individual countries. To date, the vaccine has proved to be very effective and safe. Burkina Faso, Mali and Niger had zero confirmed cases of serotype A meningococcal infection in 2012.4 There is, however, some concern that infection with serotype W135 may replace serotype A infections, though possibly with lower incidence and mortality rates. It is planned to complete vaccination coverage of the at-risk population in the meningitis belt by the end of 2016. Task Force members discussed the potential roles of risk factors such as antecedent viral infections and cigarette smoking. The possible impact of mass admin3

ture de la méningite» en Afrique subsaharienne, région comptant 300 millions d’habitants et s’étendant du Sénégal à l’Éthiopie, environ 80% de l’ensemble des cas de méningite sont dus au sérotype A, et l’on observe des épidémies à des intervalles de 7 à 14 ans pouvant toucher des dizaines à des centaines de milliers de personnes, avec un taux de létalité de 10% à 15%. L’incidence des infections à méningocoque est beaucoup plus élevée en Afrique que dans les autres régions géographiques. Les épidémies surviennent habituellement pendant la saison sèche et peuvent être exacerbées par la pauvreté et la surpopulation. Depuis 2002, on a associé le sérotype W135 à de plus petites épidémies en Afrique et en Amérique du Sud. Les sérotypes B et C sont les variantes les plus fréquemment observées en Amérique du Nord et en Europe. La discussion a porté pour la plus grande part sur les infections à sérotype A dans la ceinture africaine de la méningite. On peut administrer une antibiothérapie adaptée pour traiter les patients atteints de méningite, mais la vaccination de masse est l’intervention la plus efficace. De nouveaux vaccins conjugués mis au point ces 10 dernières années (administrés en injection intramusculaire) sont beaucoup plus efficaces que les anciens vaccins polyosidiques. Les membres du Groupe spécial ont été informés d’un partenariat unique entre la Fondation Bill & Melinda Gates, PATH, l’OMS, l’Alliance GAVI et le Serum Institute of India, dans le cadre du «Projet de vaccin contre la méningite», qui a produit un vaccin conjugué (MenAfriVac) contre la méningite à sérotype A qui est plus immunogène, thermostable et bien moins onéreux que les anciens vaccins (~US$ 0,44/dose au lieu de US$ 4-50/dose). Contrairement à ceux-ci, le vaccin conjugué agit en prévention de l’état de porteur comme des infections évolutives et aide ainsi à conférer indirectement une «immunité de groupe» au bénéfice des sujets non vaccinés. Des vaccins conjugués polyvalents contre la méningite ont aussi été élaborés mais sont moins immunogènes que le vaccin monovalent. Il n’y a pas de vaccin contre le sérotype B. Le nouveau vaccin conjugué MenAfriVac a été introduit lors d’une campagne de masse au Burkina Faso en décembre 2010, puis au Mali et au Niger. Fin 2012, il avait été administré à >100 millions de personnes (sur 300 millions exposées au risque) dans 10 pays africains (sur les 22 à risque).3 Les campagnes de vaccination sont adaptées sur mesure à la situation de chaque pays. Jusqu’à présent, ce vaccin s’est avéré très efficace et sûr. En 2012, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont eu zéro cas confirmé d’infection à méningocoque de type A.4 On a néanmoins quelques raisons de craindre que les infections à sérotype W135 ne remplacent celles à sérotype A, éventuellement avec une incidence et des taux de mortalité plus faibles. Il est prévu d’obtenir une couverture complète de la population à risque dans la ceinture de la méningite par la vaccination d’ici fin 2016. Les membres du Groupe spécial ont discuté des rôles potentiels de certains facteurs comme des antécédents d’infections virales ou le tabagisme. Ils ont également étudié l’impact possible du 3

Meningococcal disease in countries of the African meningitis belt, 2012–emerging needs and future perspectives. Weekly Epidemiological Record, Geneva, World Health Organization, 2013, 88:129–136. Available from http://www.who.int/ wer/2013/wer8812.pdf, accessed June 2013. Conference Report. Priorities for research on meningococcal disease and the impact of serogroup A vaccination in the African meningitis belt. Vaccine, 2013, 31:1453– 1457.

Méningococcie dans les pays de la ceinture africaine de la méningite (2012) – Nouveaux besoins et perspectives. Relevé épidémiologique hebdomadaire, Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2013, 88:129-136. Disponible sur: http://www.who.int/wer/2013/wer8812.pdf, consulté en juin 2013. Conference Report. Priorities for research on meningococcal disease and the impact of serogroup A vaccination in the African meningitis belt. Vaccine, 2013, 31:1453-1457. 431

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istration of azithromycin for trachoma was also considered, as well as the potential role of better hygiene such as hand washing, to prevent spread of the infection.

traitement de masse à l’azithromycine pour le trachome, ainsi que le rôle potentiel d’une amélioration de l’hygiène, comme le lavage des mains, pour éviter la propagation de l’infection.

Conclusions and recommendations 1. The development, production and roll-out of the MenAfriVac conjugate vaccine against serotype A meningococcal meningitis in Africa is a major success story, and an exemplary model for future efforts. Development of such a vaccine was a featured recommendation when the ITFDE considered this topic in 2003 and its achievement is an indication of the significant progress made against meningococcal meningitis since then. 2. The apparent safety of the new MenAfriVac vaccine and its impact on serotype A infections are impressive, and engenders hope that serotype A infections may eventually be eliminated; however the vaccine and its effects need to be observed for several more years in order to fully assess these features. A major research need now is for enhanced surveillance and good diagnostic facilities to monitor the occurrence of meningitis of various serotypes as well as any adverse events following mass immunization efforts. 3. Additional research is also recommended to assess costs associated with meningococcal epidemics and cost savings associated with prevention of such epidemics, to confirm the safety and effectiveness of including this new vaccine in routine childhood immunization programmes, and to assess the possible role of associated viral infections. 4. An effective vaccine is also needed to prevent serotype B infections.

Conclusions et recommandations 1. La mise au point, la production et le déploiement du vaccin conjugué MenAfriVac contre la méningite à méningocoque de sérotype A en Afrique représentent une réussite majeure et un modèle exemplaire pour les efforts futurs. L’élaboration d’un tel vaccin était une recommandation du Groupe spécial lorsqu’il a étudié ce sujet en 2003 et sa réalisation est le signe des grands progrès accomplis depuis lors contre la méningite à méningocoque. 2. L’innocuité apparente du MenAfriVac et son effet sur les infections à sérotype A sont impressionnants et suscitent l’espoir que ces infections puissent finalement être éliminées; il faudra néanmoins observer encore ce vaccin et ses effets pendant plusieurs années pour avoir une évaluation complète de ces caractéristiques. Au niveau de la recherche, un des besoins majeurs porte sur la surveillance renforcée et de bonnes installations de diagnostic pour surveiller la survenue des différents sérotypes de méningite ainsi que des effets secondaires à la suite des efforts de vaccination de masse. 3. Des études supplémentaires sont également recommandées pour évaluer les coûts associés aux épidémies de méningite et les économies liées à leur prévention, pour confirmer l’innocuité et l’efficacité de l’intégration de ce nouveau vaccin dans les programmes de vaccination systématique de l’enfant, et pour évaluer le rôle possible des infections virales associées. 4. Un vaccin efficace est également nécessaire pour la prévention des infections à sérotype B.

Elimination of taeniasis/cysticercosis Taeniasis/cysticercosis (T/C) is one of the 17 neglected tropical diseases officially recognized by WHO, and it is one of the original 6 diseases declared to be eradicable by the ITFDE in 1993. This disease occurs sporadically in urban and rural pig-raising and pork-consuming parts of the world, and it is closely associated with poverty. Although people become infected from pork, since humans, not pigs, are the definitive host of the parasite, technically T/C is not generally considered to be a zoonosis. People may become infected in either of 2 ways: (i) through consumption of inadequately cooked infected pork, resulting in development of the adult tapeworms in the intestine and subsequent excretion of infective eggs and proglottids of the parasite in the faeces; (ii) through ingestion of faeces-contaminated food or water containing infective eggs or proglottids, resulting in the development of cysts containing larval stages of Taenia solium. Cysts that develop in the central nervous system can cause neurocysticercosis, a serious disease that may include epilepsy and other neurological abnormalities, which is the main reason why this parasite is so important. Neurocysticercosis is the leading cause of preventable epilepsy in the world. However, cysticercosis in humans is a dead end for the parasite and humans with neurocysticercosis do not contribute to the transmission of the disease. In pigs which ingest 432

Élimination du tæniasis/de la cysticercose Le tæniasis/la cysticercose est l’une des 17 maladies tropicales négligées officiellement reconnues par l’OMS et l’une des 6 maladies reconnues à l’origine en 1993 par le Groupe spécial comme pouvant être éradiquées. On l’observe sporadiquement dans les régions urbaines et rurales du monde où l’on élève et consomme du porc, en lien étroit avec la pauvreté. Techniquement, on considère en général que le tæniasis/la cysticercose n’est pas une zoonose car, même si l’être humain s’infecte à partir du porc, c’est lui, et non le porc, qui est l’hôte définitif du parasite. L’homme peut s’infecter de deux manières: i) en consommant de la viande de porc infestée qui n’est pas suffisamment cuite, ce qui aboutit au développement du ténia dans l’intestin, puis à l’excrétion d’œufs infectants et de proglottis parasitaires dans les fèces; ii) en ingérant des aliments ou de l’eau contaminés par des matières fécales et contenant des œufs ou des proglottis, ce qui entraîne le développement de cysticerques contenant les stades larvaires de Taenia solium. Les cysticerques qui se développent dans le système nerveux central peuvent provoquer une neurocysticercose, maladie grave pouvant causer une épilepsie et d’autres anomalies neurologiques, l’une des principales raisons pour laquelle ce parasite est aussi important. La neurocysticercose est la principale cause évitable d’épilepsie dans le monde. Toutefois, comme la cysticercose est une impasse pour le parasite, les sujets atteints de neurocysticercose ne contribuent pas à la transmission de la maladie. Chez les porcs ingérant des œufs parasitaires dans les Weekly epidemiological record, No. 40, 4 octoBER 2013

eggs of this parasite in human faeces, the cysts develop in muscles and other tissues, and it is by consuming inadequately cooked cyst-bearing pork that people become infected, allowing the parasites to mature in the intestines and complete the transmission cycle. An adult tapeworm may live in a human host for several years. There is no reservoir of this infection in wildlife, however dogs can become infected with T. solium cysts and may play a role in transmission in areas where dog meat is consumed. The main intervention to stop transmission of this parasite is improved sanitary practices among humans, to prevent the contamination of the environment by human faeces containing Taenia eggs. Secondary lines of defense are to prevent the access of pigs to human faeces by not allowing them to range freely, to vaccinate pigs, and mass treatment of pigs with anthelminthic drugs. Taeniasis in humans may be diagnosed by microscopic examination of faeces, by detection of tapeworm antigens (coproantigen) in the faeces, or by detection of specific antibodies or antigens in serum. Human infections may be treated by albendazole or praziquantel administered orally in appropriate doses, and mass administration of these drugs for treating intestinal helminthiases or schistosomiasis may limit infections with pork tapeworm in some areas.5 Distinguishing T. solium (the pork tapeworm, which causes cysticercosis) from T. saginata (the beef tapeworm) and T. asiatica, (which does not cause cysticercosis) is difficult, and 2 of these infections may co-exist in an area. Cysticercosis in humans may be diagnosed by characteristic radiologic pattern, biopsy of subcutaneous nodules, or detection of specific antigens and antibodies in the serum. Not all of the available serological tests are suitable for programmatic use or commercially available. Infection in pigs may be diagnosed by finding characteristic cysts on the underside of the tongue, or in the muscles of slaughtered animals. Infected pigs are of reduced commercial value, which provides a potential financial incentive to farmers to raise healthy cyst-free animals, but production of free-ranging pigs is less expensive, and inadequate inspection of slaughtered pigs allows cystcontaining pork to be sold and consumed. Taeniasis is widespread in parts of Asia, Africa and Latin America, where it occurs in clusters of infected pigs and humans, but surveillance for this infection is still poor. Available data suggest that T/C may be spreading due to increasing consumption of pork, increased raising of pigs to meet the increased demand for protein, and the financial attractiveness of raising pigs by allowing them to range freely and scavenge, rather than having to provide feeding for pigs kept in a restricted enclosure.6 Some surveys of humans and pigs over the past decade suggest that the risk of taeniasis and cys Winkler AS. Neurocysticercosis in sub-Saharan Africa: a review of prevalence, clinical characteristics, diagnosis, and management. Pathogens and Global Health, 2013, 106:261–274. Assana E, Lightowlers MW, Zoli AP, Geerts S. Taenia solium taeniosis/cysticercosis in Africa: Risk factors, epidemiology and prospects for control using vaccination. Veterinary Parasitology, 2013, 195:14–23.

matières fécales humaines, les cysticerques se développent dans les muscles et d’autres tissus et l’être humain s’infecte en consommant de la viande infestée de cysticerques pas suffisamment cuite, ce qui permet aux parasites de parvenir à maturité dans les intestins et complète le cycle de la transmission. Un ténia adulte peut vivre plusieurs années chez l’hôte humain. Il n’y a pas de réservoir de cette parasitose dans la faune sauvage; les chiens peuvent néanmoins être infectés par des cysticerques de T. solium et jouer un rôle dans la transmission dans les régions où l’on consomme leur viande. La principale intervention pour interrompre la transmission de ce parasite consiste à améliorer l’assainissement, pour éviter la contamination de l’environnement par des matières fécales humaines contenant des œufs de Taenia. En second lieu, il faut éviter que les porcs aient accès aux matières fécales humaines en ne leur permettant pas de divaguer librement, en les vaccinant et en procédant à des traitements anthelminthiques de masse. On peut diagnostiquer le tæniasis chez l’homme par l’examen microscopique des matières fécales, la détection des antigènes (copro-antigènes) dans les selles ou encore la détection des anticorps et antigènes sériques spécifiques. Les infections humaines peuvent se traiter à l’albendazole ou au praziquantel, administré par voie orale à une posologie adaptée; l’administration de masse de ces médicaments pour le traitement des helminthiases intestinales ou de la schistosomiase pourrait limiter les infections par le ténia de porc dans certaines régions.5 Il est difficile de distinguer T. solium (le ténia du porc responsable de la cysticercose) de T. saginata (ténia du bœuf) et de T. asiatica (qui ne provoque pas de cysticercose) et, dans certaines régions, deux de ces parasitoses peuvent coexister. On peut diagnostiquer la cysticercose chez l’homme par une image radiologique caractéristique, par biopsie des nodules sous-cutanés ou par détection des antigènes et anticorps sériques spécifiques. Tous les tests sérologiques existants ne conviennent pas forcément à un usage à l’échelle d’un programme ou ne sont pas disponibles dans le commerce. Chez le porc, on peut diagnostiquer l’infection en observant les cysticerques caractéristiques sur la face inférieure de la langue ou dans les muscles des animaux abattus. Avec la baisse de la valeur commerciale des animaux infectés, on a une incitation potentielle pour que les éleveurs produisent des animaux exempts de cysticerques, mais l’élevage de porcs en liberté revient moins cher. L’inspection insuffisante des animaux abattus permet à de la viande de porc contenant des cysticerques d’être vendue et consommée. Le tæniasis est répandu dans certaines régions d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, où on observe des cas regroupés d’infection chez le porc et chez l’homme mais où la surveillance reste insuffisante. Selon les données disponibles, le tæniasis et la cysticercose pourraient se propager en raison d’une consommation croissante de porc, du développement de l’élevage des porcs pour répondre à la demande accrue en protéines, et de l’attractivité financière d’élever les porcs en liberté en les laissant trouver leur nourriture plutôt que d’avoir à les alimenter dans des enclos.6 Selon certaines enquêtes sur l’homme et sur le porc au cours des 10 dernières années, le risque de tæniasis Winkler AS. Neurocysticercosis in sub-Saharan Africa: a review of prevalence, clinical characteristics, diagnosis, and management. Pathogens and Global Health, 2013, 106:261-274. Assana E, Lightowlers MW, Zoli AP, Geerts S. Taenia solium taeniosis/cysticercosis in Africa: Risk factors, epidemiology and prospects for control using vaccination. Veterinary Parasitology, 2013, 195:14-23. 433

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ticercosis is greatest in parts of sub-Saharan Africa, but others do not support this. The disease is believed to be highly endemic also in parts of Latin America. Discussion at the meeting confirmed that the main tools available to combat this infection are: surveillance and diagnosis to detect infected people and pigs; mass treatment of people who are infected with taeniasis or who are at risk; mobilization of communities for improved sanitation (“Community-led total sanitation”); treatment and vaccination of pigs; inspection and elimination of infected pigs; and education of people to cook pork thoroughly. Over the past decade, pilot studies to elucidate the effectiveness and practicality of various combinations of interventions to reduce taeniasis have been conducted in Honduras, Mexico, Peru, United Republic of Tanzania, and Zambia, with mixed results.5 A project funded by the Bill & Melinda Gates Foundation in northern Peru between 2003 and 2010 showed that simultaneous mass treatment of humans and pigs and vaccination of pigs could interrupt transmission successfully, but the intensity of interventions required was deemed “difficult to transfer to routine settings elsewhere”.7 Sustained interruption of transmission of this parasite on a national scale has not yet been achieved in any resource-poor country. Task Force members noted the increased surveys for this disease and development of the porcine vaccine since this subject was reviewed in 2003. However routine surveillance and reporting are still very poor in most affected countries. The highly successful mobilization of poor villagers in Amhara Region of Ethiopia to build and use hundreds of thousands of latrines within a few years as a part of efforts to combat trachoma was described as an example of the potential utility of Community-Led Total Sanitation to combat taeniasis.8 Task Force members suggested that greater attention should be given to reducing transmission by improving human hygiene and sanitation. Inspection of the tongues of pigs in slaughterhouses could be an inexpensive strategy to rapidly detect foci of infected pigs and humans, and thus determine where interventions need to be implemented. Farmers need to be convinced that it would be in their financial interest to raise pigs more hygienically, and evidence is needed to support that assertion.

et de cysticercose serait le plus grand dans certaines régions d’Afrique subsaharienne, mais d’autres études n’étayent pas cette hypothèse. On pense que cette maladie est également très endémique dans certaines régions d’Amérique latine. Lors de la réunion, les discussions ont confirmé que les principaux outils disponibles pour combattre cette parasitose sont: la surveillance et le diagnostic pour détecter les personnes et les porcs atteints; le traitement de masse dans les populations infectées ou exposées au risque; la mobilisation des communautés pour améliorer l’assainissement («l’assainissement total piloté par la collectivité»); le traitement et la vaccination des porcs; l’inspection et l’élimination des porcs infectés; et l’éducation des populations pour faire cuire suffisamment la viande de porc. Au cours de la dernière décennie, des études pilotes pour établir l’efficacité et le caractère pratique de diverses combinaisons d’interventions visant à faire baisser le tæniasis ont été menées au Honduras, au Mexique, au Pérou, en République-Unie de Tanzanie et en Zambie, avec des résultats variables.5 Un projet financé par la Fondation Bill & Melinda Gates au nord du Pérou entre 2003 et 2010 a montré que le traitement de masse simultané des populations humaines et porcines et la vaccination des porcs pouvaient réussir à interrompre la transmission, avec cependant le jugement que l’intensité des interventions requises était «difficile à transposer ailleurs, dans les situations ordinaires».7 Aucun pays ayant peu de ressources n’a réussi jusqu’à présent à interrompre durablement la transmission de ce parasite à l’échelle nationale. Les membres du Groupe spécial ont pris note de l’augmentation du nombre d’enquêtes sur cette maladie et de la mise au point d’un vaccin porcin depuis l’examen de ce sujet en 2003. Toutefois, la surveillance et la notification en routine sont encore très insuffisantes dans la plupart des pays touchés. La grande réussite de la mobilisation des villageois pauvres dans la région d’Amhara en Éthiopie pour construire en quelques années et utiliser des centaines de milliers de latrines dans le cadre des efforts de lutte contre le trachome a été décrite comme un exemple de l’utilité potentielle de l’assainissement total piloté par la collectivité pour combattre le tæniasis.8 Les membres du Groupe spécial ont préconisé d’accorder davantage d’attention à la réduction de la transmission par l’amélioration de l’hygiène chez l’homme et de l’assainissement. L’inspection des langues de porcs dans les abattoirs pourrait être une stratégie peu coûteuse pour détecter rapidement les foyers infectieux chez le porc et l’homme, et ainsi déterminer où il faut mettre en œuvre les interventions. Il faut convaincre les agriculteurs qu’ils ont financièrement intérêt à élever les porcs d’une manière plus hygiénique, et des données factuelles sont nécessaires pour étayer cette affirmation.

Conclusions and recommendations 1. The Task Force noted some progress to combat T/C over the past decade, notably increased surveys of infection in humans and pigs, and development of an effective vaccine for immunizing pigs.

Conclusions et recommandations 1. Le Groupe spécial a relevé certains progrès de la lutte contre le tæniasis et la cysticercose au cours de la dernière décennie, notamment une augmentation du nombre des enquêtes sur cette parasitose chez l’homme et le porc et la mise au point d’un vaccin porcin efficace. 7

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Report of the WHO Expert Consultation on Foodborne Trematode Infections and Taeniasis/Cysticercosis (WHO/HTM/NTD/PCT/2011.3). Geneva, World Health Organization, 2011. Available from http://www.who.int/neglected_diseases/preventive_chemotherapy/WHO_HTM_NTD_PCT_2011.3.pdf, accessed June 2013. Ngondi J et al. Effect of a community intervention with pit latrines in five districts of Amhara, Ethiopia. Tropical Medicine and International Health, 2010, 15: 592– 599.

Report of the WHO Expert Consultation on Foodborne Trematode Infections and Tæniasis/Cysticercosis (WHO/HTM/NTD/PCT/2011.3). Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011. Disponible sur: http://www.who.int/neglected_diseases/preventive_chemotherapy/WHO_HTM_NTD_ PCT_2011.3.pdf, consulté en juin 2013. Ngondi J et al. Effect of a community intervention with pit latrines in five districts of Amhara, Ethiopia. Tropical Medicine and International Health, 2010, 15:592–599. Weekly epidemiological record, No. 40, 4 octoBER 2013

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2.

The Task Force reaffirmed its conclusion that transmission of T. solium infections could be interrupted completely, and the disease eradicated, but more extensive surveillance and interventions are required. 3. As the Task Force recommended 10 years ago, it seems advisable to identify 1 or 2 countries with strong political will to tackle this problem and help them implement a nationwide effort, tailored to their circumstances and using existing tools, while stressing the importance of educating and mobilizing people in at-risk communities to cease open defaecation and to cook pork thoroughly. 4. Studies are needed to document the costs of interventions, whether all available interventions need to be implemented simultaneously, which of the interventions is the most effective, whether there is a core set of interventions that must be used, and the benefits to farmers of better pig husbandry practices. 5. Countries should be helped to improve surveillance for T. solium infections in people and pigs, and to report such data to WHO. 6. Other research priorities include the need for rapid, affordable, sensitive and specific tests to detect T. solium infections in humans and in pigs, and to ascertain the effects of mass drug administration of praziquantel and albendazole on prevalence of taeniasis in those populations. 

2. Il a réaffirmé sa conclusion selon laquelle la transmission des infections à T. solium pouvait être totalement interrompue et la maladie éradiquée mais, pour cela, il faut une surveillance et des interventions de plus grande ampleur. 3. Comme le Groupe spécial l’avait déjà recommandé il y a 10  ans, il semble judicieux d’identifier 1 ou 2 pays ayant la ferme volonté politique de lutter contre ce problème et de les aider à mettre en œuvre un effort national, adapté à leur situation et en utilisant les outils existants, tout en soulignant l’importance d’éduquer et de mobiliser les populations des communautés à risque pour faire cesser la défécation à l’air libre et cuire suffisamment la viande de porc. 4. Des études sont nécessaires pour établir les coûts des interventions, savoir s’il faut appliquer simultanément toutes les interventions disponibles, connaître celles qui sont le plus efficaces, déterminer s’il y a un ensemble primordial d’interventions à utiliser, et définir les bénéfices et avantages de meilleurs pratiques d’élevage porcin pour les agriculteurs. 5. Il faudrait aider les pays à améliorer la surveillance des infections à T. solium chez l’homme et le porc, et à transmettre ces données à l’OMS. 6. Parmi d’autres priorités de la recherche, on notera la nécessité de disposer de tests rapides, financièrement abordables, sensitifs et spécifiques pour détecter les infections à T. solium chez l’homme et le porc, et de vérifier les effets des traitements médicamenteux de masse au praziquantel et à l’albendazole sur la prévalence du tæniasis dans ces populations. 

WHO Statement on the third meeting of the IHR Emergency committee concerning Middle East respiratory syndrome coronavirus (MERS-CoV) The third meeting of the Emergency committee convened by the Director-General under the International Health Regulations (2005) was held by teleconference on 25 September 2013. During the informational session, Kingdom of Saudi Arabia and Qatar presented on recent developments in their countries. The WHO Secretariat provided an update on epidemiological developments, Hajj and Umrah and recent WHO activities related to MERS-CoV. The Committee reviewed and deliberated on the information provided. The Committee concluded that it saw no reason to change its advice to the Director-General. Based on the current information, and using a risk-assessment approach, it was the unanimous decision of the Committee that the conditions for a Public Health Emergency of International Concern (PHEIC) have not at present been met. While not considering the events to constitute a PHEIC, Members of the Committee reiterated their prior advice for consideration by WHO and Member States and emphasized the importance of: releve epidemiologique hebdomadaire, No 40, 4 octobRE 2013

Déclaration de l’OMS à l’issue de la troisième réunion du Comité d’urgence du RSI concernant le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) La troisième réunion du Comité d’urgence convoquée par le Directeur général en vertu du Règlement sanitaire international (2005) s’est tenue à Genève par téléconférence le 25 septembre 2013. Au cours de la séance d’information, le Royaume d’Arabie saoudite et le Qatar ont fait le point sur les derniers développements survenus dans leur pays. Le Secrétariat de l’OMS a fait le point sur la situation épidémiologique, le Hadj et l’Umrah et les activités récentes de l’OMS en rapport avec le MERS-CoV. Le Comité a examiné les informations fournies et délibéré. Le Comité n’a pas jugé utile de modifier son avis au Directeur général. Il a décidé à l’unanimité qu’au regard des informations désormais disponibles et en appliquant une méthode fondée sur l’évaluation du risque, les conditions d’une urgence de santé publique de portée internationale n’étaient à l’heure actuelle pas réunies. Si les membres du Comité ne considèrent pas les événements comme constituant une urgence de santé publique de portée internationale, ils ont néanmoins réitéré leurs recommandations antérieures à l’intention de l’OMS et des États Membres quant à l’importance: 435

strengthening surveillance, especially in countries with pilgrims participating in Umrah and the Hajj;

 de renforcer la surveillance, en particulier dans les pays où des pèlerins participent à l’Umrah et au Hadj;

continuing to increase awareness and effective risk communication concerning MERS-CoV, including with pilgrims; supporting countries that are particularly vulnerable, especially in Sub-Saharan Africa taking into account the regional challenges; increasing relevant diagnostic testing capacities; continuing with investigative work, including identifying the source of the virus and relevant exposures through case control studies and other research; and timely sharing of information in accordance with the International Health Regulations (2005) and ongoing active coordination with WHO.

 de continuer à communiquer efficacement sur le risque

concernant le MERS-CoV, en sensibilisant notamment les pèlerins; ment en Afrique subsaharienne, en tenant compte des difficultés régionales;

 de soutenir les pays particulièrement vulnérables, spéciale-

 

 d’accroître les capacités de diagnostic nécessaires;  de poursuivre le travail d’investigation, y compris pour identifier la source du virus et les expositions en cause grâce à des études cas-témoins et d’autres recherches; et

 d’échanger rapidement les informations conformément au

Règlement sanitaire international (2005), en continuant à agir dans le cadre d’une coordination active avec l’OMS.

The WHO Secretariat will continue to provide regular updates to the Members, and currently anticipates reconvening the Committee in late November 2013. Any serious new developments may require re-convening the Committee before then. Based on these views and the currently available information, the DirectorGeneral accepted the Committee’s assessment and thanked its Members for their advice. 

Le Secrétariat de l’OMS continuera à tenir les membres régulièrement informés de la situation, et prévoit pour l’instant de convoquer à nouveau le Comité fin novembre 2013. Un fait nouveau grave pourrait exiger une nouvelle convocation du Comité avant cette date. Sur la base de ces considérations et des informations actuellement disponibles, le Directeur général a accepté l’évaluation du Comité et remercié les membres de leur contribution. 

How to obtain the WER through the Internet (1) WHO WWW server: Use WWW navigation software to connect to the WER pages at the following address: http://www.who.int/wer/ (2) An e-mail subscription service exists, which provides by electronic mail the table of contents of the WER, together with other short epidemiological bulletins. To subscribe, send a message to listserv@who.int. The subject field should be left blank and the body of the message should contain only the line subscribe wer-reh. A request for confirmation will be sent in reply.

Comment accéder au REH sur Internet? 1) Par le serveur Web de l’OMS: A l’aide de votre logiciel de navigation WWW, connectez-vous à la page d’accueil du REH à l’adresse suivante: http://www.who.int/wer/ 2) Il existe également un service d’abonnement permettant de recevoir chaque semaine par courrier électronique la table des matières du REH ainsi que d’autres bulletins épidémiologiques. Pour vous abonner, merci d’envoyer un message à listserv@who.int en laissant vide le champ du sujet. Le texte lui même ne devra contenir que la phrase suivante: subscribe wer-reh.

WWW access • http://www.who.int/wer E-mail • send message subscribe wer-reh to listserv@who.int Fax: (+4122) 791 48 21/791 42 85 Contact: wantzc@who.int or wer@who.int 436

Accès WWW • http://www.who.int/wer Courrier électronique • envoyer message subscribe wer-reh à listserv@who.int Fax: +41-(0)22 791 48 21/791 42 85 Contact: wantzc@who.int ou wer@who.int Weekly epidemiological record, No. 40, 4 octoBER 2013

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization