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Leishmaniasis epidemic in Southern Sudan = Epidémie de leishmaniose dans le sud du Soudan

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Leishmaniasis epidemic in Southern Sudan Between 300 000 and '400 000 people in Southern Sudan are currently at risk of infection by leishmaniasis — also known as kala-azar — in what is considered to be one of the largest epidemics of the disease in recorded history.'Recent reports by the nongovernmental organization Médecins sans Fromières/Netherlands (MSF/Netherlands) suggest that as many as 40 000 people may already have died, and that the population of some villages has been reduced by 30% to 40%. The disease has already spread N orth and East from its initial focus, and if effective action is not taken, there is a risk of the disease spreading even further, with devastating consequences. T he affected area, in the Western U pper Nile Province of Southern Sudan, is a war zone, which has made-it im­ possible to undertake effective treatm ent and the largescale measures required to control effectively the spread of the disease. In normal times, this disease affects only a limited, and relatively constant num ber of people. The devastation caused by war, famine, displacements of popu­ lation and the disruption of health services have created the preconditions for an, epidemic. Visceral leishmaniasis is usually associated with fever, enlargement of the spleen, lymph nodes, and liver, as well as anaemia and severe wasting. In endemic areas like Southern Sudan, clinical cases represent only the “tip of the iceberg”. Many more people are infected, developing severe forms of the disease if, for example, they are malnourished. Visceral leishmaniasis is transmitted from person to person by a small insect called the sandfly. As infected subjects harbour the parasite (Leishmania), the vector (sandfly) gets infected when biting and transmits the disease to healthy subjects during the following bloodmeal. In southern Sudan, transmission is thought to occur in 'th e forests of Balanites and Acacia where nomadic cattle herders spend the night during the dry season. T he sandfly species Phlebotomus orientalis has been found naturally in­ fected in these forests.

Epidémie de leishmaniose dans le sud du Soudan Entre 300 000 et 400 000 personnes dans le' sud du Soudan sont actuellement menacées par la leishmaniose, également appelée kala-azar. On considère qu'il s'agit là, de mémoire récente,' d'une des épidémies les plus dévastatrices de cette maladie. Selon des informations récemment fournies par l'organisation non gouver­ nementale Médecins sans Frontières/Pays Bas (MSF/Pays-Bas), quelque ' 40 000 personnes auraient déjà succombé et certains villages auraient vu leurs populations réduites de 30% à 40%. La maladie s'est d'ores et déjà répandue vers le nord et vers l'est p ar rapport à son foyer initial. Si des mesures efficaces ne sont pas rapidement prises, elle pourrait s'étendre à d'autres régions encore, avec des conséquences désastreuses. La zone concernée dans la province du H aut Nil occidental, au sud du Soudan,-est en guerre, ce qui n'a pas permis de prendre les mesures adéquates à suffisamment grande échelle pour lutter efficacement contre l'extension de l'épidémie. En temps ordinaire, la maladie n'atteint qu'un nombre limité et relativement constant de personnes. Les.ravages causés f a r la guerre^ la famine, les déplacements massifs de population et les perturbations au niveau des services de santé ont créé une situation propice au déclenche­ m ent de l'épidémie. Les principaux symptômes de la leishmaniose viscérale sont la fièvre, une augmentation du volume de la rate, des ganglions et du foie, ainsi qu'une anémie et une sévère përte de poids. D ans les zones endémiques comme le sud du Soudan, les cas cliniques né repré­ sentent que le «sommet de l'iceberg». Beaucoup d'autres personnes sont infectées et menacées de formes sévères de la maladie s'ils souffrent, par exemple, de malnutrition. La leishmaniose viscérale est transmise dé personne à personne par un insecte appelé phlébotome. Les sujets infectés sont les hôtesréservoirs du parasite (Leishmania)', le vecteur (phlébotome) s'in­ fecte lors de la piqûre et transmet ensuite la maladie aux sujets sains au cours du repas de sang suivant. Dans le sud du Soudan, on pense que la transmission a lieu dans les forêts de Balanites et à!Acacia où les bergers nomades font halte pour la nuit pendant la saison sèche. L'espèce Phlebotomus orientalis a été trouvée naturellement infectée dans ces forêts.

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, N o. 7 ,1 2 FEBRUARY 1 99 3

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N -7 ,1 2 FEVRIER 1993

Priorities for controlling the disease consist of prompt diagnosis and early treatment of all existing patients to “sterilize” the hum an reservoir. Treatm ent is based on daily injections of pentavalent antimonials (20 m g/Sb57kg/day for 30 days) at a cost of around US$ 100 per patient for the drug only; however, the total real cost is estimated at US$ 250 per patient. If u n treated, all patients with clinical symptoms will die. There is no vaccine available. Another area badly affected by visceral leishmaniasis is the Indian subcontinent, where approximately 400 000 new cases are estimated to occur each year. C ase fatality is reported to be between 5% and 7%. In Southern Sudan, the first signs of the epidemic became apparent in mid-1988 —■ although it was first believed to be an epidemic of typhoid fever. M SF/ Netherlands, which had reported these first cases, deter­ mined later in the year that the disease was mdeed leish­ maniasis and that it affected thousands of persons — both in W estern Upper Nile and in the capital, Khartoum, where many had fled in search of security. A special centre was rapidly set up in Khartoum and nearly 2 500 kala-azar patients have as of this date been treated there. M SF then established 2 other treatment centres in July 1989 in Western U pper Nile, 800 km south of the capital, where, so far, 13 000 patients have been treated, despite enormous logistical problems. W HO headquarters and the Regional Office concerned provided technical assistance to MSF/Netherlands, and to the U N D P/U N IC E F joint “Operation Lifeline”, as well as financial support to purchase part o f die specific drugs required. W HO has also assisted in equipping 3 diagnosis and treatment centres between Southern Sudan and Khartoum, to help reduce fatalities among those fleeing the war zone. A clinic is now being run by Sudanese physicians and public health employees at Bentiu, in the heart of the endemic zone. Currently, thousands of patients are still waiting for treatm ent in W estern U pper Nile, b u t MSF/Netherlands does not have sufficient medication to treat them all. W HO has appealed to the international donor com­ munity for funds to purchase and transport the desperately needed drugs, disposable syringes and basic diagnostic equipment to identify and treat all existing patients, for a total value of close to US$ 1 million. • For additional information, please contact the Trypa­ nosomiases and Leishmaniases Control unit, Division of Control of Tropical Diseases (C TD /TR Y ), W H O , Avenue Appia, 1211 Geneva 27,

Les priorités en matière de lutte contre la maladie consistent en un diagnostic rapide et un traitement précoce de tous les cas exis­ tants afin de «stériliser» le réservoir humain. Le traitement repose sur l’injection quotidienne d'antimoniés pentavalents (20 mg/ Sb5Vkg/jour pendant 30 jours) pour un coût d'environ US$ 100 par personne pour le seul médicament; cependant, le coût total réel est estimé à US$ 250 par personne. Laissés sans traitement, tous les patients qui présentent des manifestations cliniques finissent par en mourir. Il n'existe pas de vaccin contre cette maladie. Le sous-continent indien est une autre région sévèrement atteinte par la leishmaniose viscérale. O n estime à 400 000 le nombre annuel de nouveaux cas. L e taux de létalité se situe entre 5% et 7%. Bien que les premiers signes de l'épidémie dans le sud du Soudan soient apparus dès le milieu de 1988, ils furent d'abord interprétés comme des manifestations d'une épidémie de fièvre typhoïde. Ce n'est que plus tard dans la même année que MSF/Pays-Bas, qui avait signalé les premiers cas, annonça qu'il s'agissait bien de leish­ maniose et que des milliers de personnes en étaient atteintes tant Hans le H aut N il occidental que dans la capitale, Khartoum, où nombre d'entre elles étaient parties chercher refuge. U n centre spécial a rapidement été mis en place à.Khartoum et près de 2 500 cas de kala-azar y ont été soignés à ce jour. E n juillet 1989, M SF a également ouvert 2 centres de traitement dans le H aut Nil occidental, à 800 km au sud de la capitale, où 13 000 malades ont été traités jusqu'ici, malgré d'énormes difficultés logistiques. T an t le Siège de l'OMS que le Bureau régional concerné ont fourni une assistance technique à MSF/Pays-Bas et à l'opération de secours conjointe lancée par l'UNICEF et le PN U D («Operation Lifeline»), ainsi qu'un soutien financier servant à l'achat d'une partie des médicaments nécessaires. L'OMS a par ailleurs aidé à équiper 3 centres de diagnostic et de traitement entre Khartoum et le sud du Soudan, contribuant ainsi à réduire la létalité au sein des popu­ lations fuyant la zone des combats. U n dispensaire dirigé par ties médecins soudanais avec l'aide d'agents de santé publique fonc­ tionne actuellement à Bentiu, au cœur de la zone d'endémicité. Actuellement, des milliers de patients attendent encore d'être soignés dans le Haut Nil occidental, mais MSF/Pays-Bas ne dispose pas de médicaments en quantité suffisante. L'OMS a lancé un appel à la communauté internationale dans le but de recueillir US$ 1 million de fonds lui permettant d'acheter et d'acheminer des médicaments essentiels, des seringues à usage unique et du petit matériel diagnostic servant à identifier et à soigner tous les sujets atteints. • Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser à l'unité de la Lutte contre les Trypanosomiases et les Leishmanioses, Division de la Lutte contre les Maladies tropicales (C TD /TR Y ), OMS, avenue Appia, 1211 Genève 27.

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization