Onchocerciasis Control Programme in lVest Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest IoINr SirffiiilfyË':'?#YlrrEE JPC ' ccP coMIrE .8ÏJÎJTI r'.u"','.Ï"loRAMME { JPCl3.2(ocP/PR/e2) ORIGINAL: FRANCATS Septembre 1992I a COMITE CONJOINT DU PROGRAMME I rerzreme sessron Genève. 8-ll dêcembre 1992 Point 6 de I'ordre du iour orovisoire RAPPORT D'ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR 1992 (ler septembre l99l - 3l août 1992) Table des matlères Pages RESUME 3 LUTTE ANTIVECTORIELLE Conditions climatiques Flotte et opêrations aêriennes Zones traitêes Insecticides et stratégie de lutte entomologique Activités entomologiques des équipes nationales en zone d'extension sud-ouest Résultats obtenus Efficacité des traitemens larvicides Distribution de I'ivermectine Eval uation êpidémiologique Réinvasion et résistance . . . . l0 Transmission ll Etudes entomologiques de post-traitement ll Surveillance de I'environnement aquatique I I DTSTRTBUTTON DE L'MRMECTINE (MECTIZANR) ET ACTTVTTES EPTDEMTOLOGTQUES . . . t2 5 5 5 6 6 6 r0 l0 l0 l0 t2 l3 Etudes ophtalmologiques spéciales 14Etudessurlesmigrations ......14 BIOSTATISTIQUE ET TNFORMATIQUE 15 RECHERCHES INTERDISCPLTNAIRES l6I I lnsecticides ......16 ,. Identification des vecteurs et des parasites Modélisation . . . t7 rt l9 l9 l9 l9 20 t Immunodiagnostic Pathologie oculaire Projet de chimiothérapie de I'onchocercose Composés macrofilaricides potentiels . Recherche et développement 1*1T::'::11 FORMATION . . JPCl3.2 (ocP/PR/92) Page 2 ADMINISTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN et fonctionnement des services Budget et finances Personnel Transport Approvisionnement et services Bâtiments et infrastructures 20 22 22 25 25 25 26 26 27 DEVOLUTION . Cas particulier des femmes Cas des pays situês en dehors de la zone OCP Restructuration de I'unitê Effort de sensibilisation et de mobilisation des populations . . Surveillance épidêmiologique et traitement à I'ivermectine Elaboration, actualisation et financement des plans nationaux de dêvolution Constitution des comités nationaux de dêvolution Soutien à la recherche opérationnelle Nuisance simulidienne et dêveloppement socio-êconomique Participatiotdes cômmunautés au traitement à I'ivermectine Etudes sur les migratoins humaines t a a Elaboration de documents 22 23 23 23 24 24 24 24 25 25 25 ...27 ... 27 ACTIVITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET Avec I'Organisation mondiale de la Santê . . . DE VALORISATION I 2t 2E 2E 29 29 29 29 29 30 30 3l 3l Avec les Pays participants Avec les autres pays d'endêmie onchocerquienne Avec les organismes sürtutaires Avec les Donateurs Avec la compagnie aêrienne chargêe des êpandages aêriens Avec la communautê scientifique Avec le grand publiç Travaux de valorisation Réunions internes Collaboration avec les Organisations non gouvernemenhles FIGURES EN ANNEXE Fig. I Fig.2 Fig.3 Fig.4 Fig.5 Fig.6 Fig.7 Fig. t t t ,JPCl3.2 (ocP/PR/e2) Page 3 RESUME a) En l99l la saison des pluies a êté particulièrement abondante en zone est où les débis ont augmenté de 15 à OO q6 par rapport à tggO. La saison sèche l99l- 1992 a étê Uien marquée, les pluies ont repris en mai dans le sud du Programme et en juin dans la partie nord. b) Le nombre d'hélicoptères utilisés pour les traitements a variê de sept à dix selon la saison. Sur les deux avions prévus dans le contrat en saison des pluies, un seul sera utilisé à I'est en 1992. Dans I'ensemble, les prestations de la compagnie aérienne ont été satisfaisantes en particulier en ce qui concerne les nouveaux systèmes d'épandage. Le nouveau contrat aérien 1993-1995 a été passé avec la même compagnie tout en abaissant légèrement le prix des heures de vol. c) La gestion toujours plus prêcise des opêrations aériennes et I'arrêt des traitements dans certaines zones ont permis d'économiser pour la période mai l99l-avril lgg2,160 heures de vol et I10.000 litres d'insecticides par rapporr à mai 1990-avril 1991. d) La stratêgie de rotation des insecticides a parfaitement fonctionné ; toutefois, les lots de B.t H-14 fournis au Programme en l99l et 1992 se so.nt'avérés défectueux et ont été remplacés en accord avec le fournisseur. , e) Compte tenu de I'arrêt des traitements dans 80% de I'aire initiale, le réseau d'évaluation entomologique a été allégé en conséquence. f) Dans I'ensemble de I'aire du Programme, les traitements larvicides ont eu une efficacitê satisfaisante à I'exceptien du B.r. H- 14 début 1992 dont le doublemenr de la dose opêrationnelle a permis de rétablir une bonne situation entomologique. g) Les résultats sur la transmission sont satisfaisants dans I'ensemble de I'aire du Programme. Sur les 266 points de capture suivis régulièrement, 80% ont un pAT inférieur à too.Ce pourcentage passe à gt96 si I'on considère uniquement la transmission due aux espèces savanicoles. !) Les études entomologiques de post-traitement montrent que sur la plupart des points étudiés, le taux d'infectivité dàs femellei est comp.is entre 0,33 et O,zr femeuà infectieusô pourI 000 pares ce qui rend improbable toute reprise de ra transmission. i) Les activitês de surveillance de I'environnement aquatique ont êtê centrêes essentiellement sur la sélection de nouveaux larvicides et l'évaluatiàn ai I'impact à tong t r*.du pyraclofos, de la perméthrine et du carbosulfan en collaboration avec les équipes nalionales d'hydrobiologie. j) La distribution de I'ivermectine a augmenté considérablement avec plus de E00.000personnes traitées. La couverture est élevée aveè une moyenne de plus de 70% et il n'y a pas eud'effes secondaires Sraves. Les communautés villageoiCes prennent une part de plus en plusimportante dans la distribution de ce médicament. k) L'unité d'évaluation épidémiologique a effectuê des enquêtes à grande êchelle dansI'aire initiale du Programme en vue de l'évaluation de la lutte antivectorieUé et pour aider dansla prise de décisions d'arrêt des traitements larvicides sur certains biefs de cours d,eau. Les résultas de l'évaluation sont généralement bons. l) Des êtudes sur I'incidence ont êté entreprises pour aider à apprêcier I'impact de la lutte antivectorielle dans les zones soumises à ta fois aux tiaitements tarvicides et à la distributiond'ivermectine. Les résultats ne seront disponibles qu'après des examens urtÀri"ro. t I JPCr3.2 (ocP/PR/e2) Page 4 m) Des enquêtes sur I'effet à long terme du traitement à grande échelle à I'ivermectine sur l'évolution de la charge microfilariennl dermique et de I'onchocercose oculaire ont montrê de très bons résultats après le cinquième cycle de traitement. Les charges microfilariennes dermiques et oculaires ont diminué de façon considérable. De tels bas niveaux indiquent que le risque de la maladie onchocerquienne a été pratiquement éliminé de la zone évaluée (Asubende). n) Les enquêtes ophtalmologiques dans les zones à faible endêmicitê ont montrê que bien que ta charge ocrlai.e dL la maladie et la cécité soient faibles dans les communautés ayant unejrévalence lnférieure à 60%, elles ne sont pas totalement négligeables à une prévalence de 30 a OOon et que I'instauration du traitement à I'ivermectine dans de telles zones est indiquée. o) Les résultats des études sur la migration ont montrê que dans deux zones (Banifing IV au Mali et rapides de Zongoiri au Ghana), I'infection onchocerquienne est sensiblement plus élevée chez les migrants que chez le reste de la population. p) L'unité Biostatistique et Informatique (BIS) a continuê d'assister les autres unités du programme aussi bien dans I'utilisation de I'informatique que pour lè traitement.et I'analyse des aon-nées entomologiques et épidémiologiques. Elle a entrepris la refonte des différentes banques de données por. utitisation dans le cadre de la dévolution et la mise au point d'un système d'information géographique. L'analyse a été surtout faite sur les données ophtalmologiques collectées penaàntla luttè antivectoiielle de I'aire initiale du Programme.et plus généralement sur les dônnées épidémiologiques pour la mise en place d'un syslème de surveillance épidémiologique après la lutte antivectorielle. Les données de I'évaluation entomologique et épiaémiotoàique aans les aires d'extension du Programme où la distribution à grande échelle de livermectiÀe est combinée avec la lutte antivectorielle ont permis de raffiner les prédictions de la modêlisation épidémiologique. La supervision du développement des diffêrents systèmes informatiques, le traitement des données et la formation du personnel demeurent une priorite. q) Les recherches interdiciplinaires ont concerné l'étude de nouveaux insecticides, la mise au point d'une nouvelle technique pour tester les formulations de façon plus précise et plus rapide avant les essais en rivière, les diverses toxines contenues dans le 8.r. H- l4 et enfin I'identification de composés issus d'une nouvelle famille, les pseirdo-pyréthrinoides pouvant être utilisés par rocP. r) S'agissant des techniques d'identification des vecteurs et des parasites, des progres ont éiê réatisés en cytota*onomie et en morphométrie. L'installation à Bouaké d'un laboratoire de sondes à apN permet dès à'présent I'identification des onchocerques humaine ou animale et des souches forestières et savanicoles d'O. volvulus et ce sur les vers adultes, les microfilaires ou les larves infectantes du parasite. s) Les autres recherches concernent la modêlisation, les essais de nouveaux outils de diagnostic tels que I'immunodiagnostic et enfin la mise au point par le projet Macrofil de macrofilaricides contre I'onchocercose. t) Le Programme a accordê 57 bourses d'êtudes entre août l99l et juin 1992 dont 12% aux fômmes. Il pouriuit en outre sa politique de formation en cours d'emploi, basée essentiellement sur la méthodologie de l'évaluation épidémiologique, la distribution de I'ivermectine, la surveillance post-thérapeutique, les différentes techniques d'étude des simulies et de lutte contre ces vecteurs et enfin la gestion. u) L'unité de dévolution fonctionne sur la base d'une nouvelle structure impliquant de plus en plus d'agents des autres unités du Programme. Elle continue de jouer son rôle de conseiller et de catalyseur en matière de formation, de sensibilisation des autorités et du public, de surveillance épidémiologique et de traitement des malades à I'ivermectine, de rédaction et d'actualisation des plans de dévotution des pays, de mobilisation des ressources.pour la mise en oeuvre des plans, et de recherche opérationnelle. t , t Ç IJPCl3.2 (ocP/PR/e2) Page 5 v) Les activités de dévolution se déroulent à des dégrés divers dans tous les pays de I'aire initiale du Programme et plus particulièrement au Burkina Faso, seul pays dont le plan de dêvolution vient d'être financê par la Banque mondiale pour les cinq années à venir (1992-1996). Dans les pays de I'extension ouest, les dispositions sont prises en vue de l'élaboration des plans de dêvolution. w) L'unitê d'administration et services de soutien a pour tâche fondamentale d'appuyer I'ensemble des unités et des activités du Programme, en gérant, de la façon la plus rationnelle possible et au mieux des intérês de I'Organisation, les ressources limitées dont celle-ci dispose. Dans I'accomplissement de sa tâche, face à des réductions de personnel qui se poursuivent et à un budget d+foroissant d'année en annêe prêw pour la quatrième Phase financière (1992-1997), I'unitê a continuê de mettre I'accent sur I'amêlioration qualitative des services et noürmment la diffusion des principes et méthodes de g,estion, une informatisation accrue, et la formation du personnel dans divers domaines. x) Le Programme a poursuivi ses activites de liaison, d'information et de valorisation et a particulièrement continué à tenir régulièrement informés de ses activités, les Donateurs, les Pays participans ainsi que ceux situés hors du Programme, la communauté scientifique et le grand public. LUTTE ANTIVECTORIELLE Conditions cllmatiques l. Sur I'ensemble de I'aire du Programme, la saison des pluies l99l a êtê importante particulièrement dans la zone est. Dans la zone ouest, tes débits àbservfo ont êté comparables à ceux de 1990 avec un accroissement progressif des aéUits habituels de la Sierra-Leone vers la Côte d'Ivoire. En z)ne est, ce phénomène a été plus marqué et de la Côte d'Ivoire au Bénin I'augmentation des débits a varié de 15 à 60 % par rapport à tggO. 2.. Cette pluviomêtrie exceptionnelle êgahnt les records êtaUtis en 1957 a entrahé en z)ne est la mise en eau d'affluents et de sous-affluents qui ont dû être mis sous traitement alors qu'habituellement ils n'hébergaient pas de gites larvaires du complexe Simulium dontnosum. 3. En 1992 la saison sèche a êtê bien marquêe avec toutefois un tarissement beaucoup plus lent en arne est compte tenu des débits exceptionnels observés en 1991. 4. La saison des pluies 1992 aOêUuté vers la mi-mai dans la partie sud du Programme. Elle a débuté fin juin dans la partie Nord. Ftôtte et opôrations rôrlennes 5. La flotte aérienne a variê comme chaque année de sept hélicoptères en saison sècheà aix en saison des pluies. Les deux avions Turbo-Thrush ont êté sôus rontræ aÀl;il À décembre 1991. En 1992 avec I'accord de la compagnie aérienne, un seul avion Turbo-Thrush a été mis sous contrat à I'est, le nombre aes néncoptères passani à neuf en mai et I I en juin t992. 6. Les opérations aêriennes se sont déroulêes au cours de la période concernêe sans aucune difficulté technique majeure. Le fonctionnement des aéronefs et àes svstèmes Otpanjaie a été dans I'ensemble très satisiaisant. 7. Le nouveau contrat aêrien pour la pêriode 1993-1995 a êté nêgociê entre janvier etjuin 1992. Le contrat a été reconduit avec la compagnie actuelle à un p-rix de I'heure de vol réduit d'environ 4 %. Seuls les hélicoptères sont inclüs àans le nouveau contrat. Les avions Turbo Thrush ont été en effet sous utilisés compte tenu de la nécessité ae maintenii rriri."^ment depis.tes-d'atterrissage en bon état et accessibles durant toute la saison des pluies. L'avion de liaison a également été retiré du contrat mais pourra si nécessaire être toué à h deÀande pour les a t I JPCr3.2(ocP/PR/ezl Page 6 besoins du Programme. 8. Au total, pour la pêriode de mai l99l à avril 1992, les appareils de traitement (hélicoptères et Turbo Thrush) ont effectué Z.gtO heures de vol contre 7.976 en 1990-1991 durant la même période soit 160 heures de vol en moins. Au total 524.195litres d'insecticides ont été épandus de mai l99l à avril 1992 contre 633.836 litres en 1990-1991 durant la même période soit t09.641 litres d'insecticides en moins (cf. Tableaux l, 2 et 3). Zones traitées (fig.l ) 9. En 199l-1992 dans I'aire initiale du Programme, seules ont êté traitées les rivières qui avaient été soumises à des réinvasions avant la mise en place des extensions sud-est et sud-ouest. On peut estimer après I'arrêt des traitements sur le Banifing IV, la partie supérieure du Bandama Blanc et du N'Zi, I'Oti principat et la Mékrou en 1992 que désormais les traitements larvicides ont cessé définitivement dans 80 % de I'aire initiale. 10. La zone d'extension sud-est est totalement sous traitement depuis 1988. La zone d'extension sud ouest a étê mise sous traitement courant 1989 pour la Guinée et courant 1990 pour la Sierra-I-eone. Le sud de la Sierra-Leone n'a pu être traité en l99l -1992 pour des raisons de sêcurité mais ceci n'entraîne aucun problème de réinvasion ni pour le nord de la Sierra-Leone et à plus forte raison pour le reste de I'aire du Programme. Insecticides et stretôgie de lutte I l. Les six insecticides op.ârationnels ont été utilisés en alternance sur les divers bassins fluviaux en tenant compte des débis des cours d'eau, des quaütés spécifiques de chacun des larvicides et du rapport coût/efficacité. 12. L'Abate ou téméphos reste utitisable en rotation dans la très grande majoritê des zones traitées, la diminution de son utilisation en 199l-1992 est due uniquement à une utilisation maintenant réellement opérationnelle du pyraclofos. Ce dernier a donné d'excellents résultats et sa portée efficace compense son prix au litre encore relativement élevé. Le phoxim a lui, remplacé le chlorphoxim. Lors des premiers traitements, certains échecs avaient été notés. Il ne s'agissait pas de résistance mais en fait de technique d'épandage. Depuis que le phoxim est épandu en utilisant des buses qui favorisent sa dispersion, les résultats obtenus sont satisfaisants. 13. Les deux autres insecticides chimiques, la perméthrine et le carbosulfan restent également parfaitement efficaces. Toutefois, leur relative toxicité sur la faune non cible ne permet leur utilisation qu'en période de hautes eaux durant un nombre restreint de cycles hebdomadaires (six cycles par an). 14. Enfin le 8.r. H- 14, I'insecticide biologique totalement inoffensif pour la faune non cible, est utilisé uniquement aux faibles débits (10 à 15 m37s maximum) compte tenu de son coût d'application extrêmemenr élevé. En 199l-1992 les lots fournis à OCP se sonr révélés dêfectueux lors de I'utilisation sur le terrain et la dose opérationnelle déjà six fois supérieure à celle des insecticides chimiques a dû être doublée sur I'ensemble du Programme. Après négociation avec le fournisseur, ce dernier a accepté de compenser financièrement I'OCP pour les coûts supplémentaires entrainés par le doublement de la dose et l'application de I'insecticide (heures de vol supplémentaires). Il a êgalement accepté, après envoi d'un consultant, de remplacer tous les lots fournis en 1992 par une nouvelle formulation ayant une efficacité totale en rivière à la dose opérationnelle normale. 15. Aucun autre problème üé à h rêsistance ou à des êchecs opêrationnels de larvicides n'est à signaler en l99l-1992. Hydrologle et tôlétrensmlssion 16. L'obtention rapide de donnêes hydrologiques fiables est essentielle pour un dosage précis des divers insecticides sur I'ensemble des zones traitées du Programme. t I , ( IJPCl3.2 (ocP/PR/e2) Page 7 17. Dans cet esprit, IOCP a remis en êtat ou mis en place les rêseaux hydrologiques des divers pays du Programme. Actuellement, 370 stations hydrologiques sont continuellement suivies. Les principales au nombre de t02 sont équipées de balises Argos transmettant en permanence les variations de débits par satellite. Deux stations de réception situées près des bases aériennes à Odiennê (Côte d'Ivoire) et Kara (Togo) reçoivent chaque jour six à sept passages de satellites dont quatre couvrent I'ensemble des balises utilisfus par le Programme. lE. Grâce à I'informatique et au logiciel de prévision des débits PERLES mis au point par I'Institut français de Recherche scientifique pour le Développement en coopération (ORSTOM), le calcul des dosages d'insecticides est immêdiat pour I'ensemble des biefs traitês et les dosages peuvent être ajusttis en permanence. II en découle une optimisation des circuits de traitement et une organisation plus rationnelle sur le terrain des dôpôts de carburants pour la flotte aérienne et des dépôts de larvicides pour les traitements. 19. En 1992les deux stations de rêception qui fonctionnent en pennanence depuis sept ans seront tour à tour rêvisées et remises à niveau par I'ORSTOM alors qu'une troisième station supplémentaire sera achetée afin de pouvoir faire face à toute panne êventuelte. t 0 a Jrcr3.2 (ocP/PR/e2) Page t Tablçau l. Consommation d'heures de vol de traitement de Mai l99l à Avril 1992 Total 199l-1992 =7 E16,2 heures Tableau 2. Comparaison des consommations d'heurès de vol entre Mai 1990-Avril l9l et Mai l99l-Avril 1992 Différence (total) : - 160 heures Mois Helicoptères Turbo Thrush À[ai l99l 562,5 Juin I 643,t 64,6 Juillct I 777,2 109,9 août at 4tE,6 t0,3 Scptembre I 502,t tl,6 Octobre i 773,6 91,6 Novcmbre a 652,? 104,0 Ilfoembrc I 555,8 87,3 Jaavier t992 6t3,3 Février i 669,E Itlars a fi2,9 Avril I 3t4,3 Total 7 196,9 619,3 I Annee Hélicoptères AVION Turbo Thrush r990-1991 t99t-t992 7 346,9 7 196,9 629,3 619,3 Différence entre t99t-1992 et 1990-1991 - 150 -10 a I JPC13.2(ocPlwl92) Page 9 (l ot- !ttt88 æF{ tr)ï({) ôl\o rô o. sI ,t o o C' c, >i0{ .1 q F{ tloôiô rô(1 rt(1 ôI({)(.i() (1 + e 't oaÀ o\ ôl\o t-tôttôç ôlôl ÉIo E É + C)E A tc) E C)À lr)ôl @F{O\ F{(?) o\8$ t.It\@ç a E cl a .tô3 (ll o oæ :t \ôt\ t\\o ôt <È ôl(.r Ér ô!.t\ o\(1 ôl a E 't oEÈ o Ao q \o-ærâEg (f) Ér Ôl(1 a ;1 rf o\ ærôo(1rôt F{ \Oôl F{:f (a rf!. ôlt\o rôo a 4) 6!â æt æ:t(a) lal Ét (?li< t- t^ s(ô I t) ra) EI EI +< ôles ôt<s8 H "§ § È ËË'Ë t I Ë c) ar,(u € è) .F ôIËs €E e< €â EF{E'tl ^a>fi § aE --F{ E -É8{) Elqo'tr .Hâ 88 Eeo'e d a «t .9 €t- j ç tPctl.2 (ocP/PR/e2) Page l0 Réseau de surveillence et d'évaluetion entomologlque 20. Dans I'aire initiale du Programme, le réseau d'êvaluation entomologique est allêgê ou supprimé lorsque les études entomologiques de post-traitement sont achevées après I'arrêt définitif des traitements larvicides. C'est ainsi que le sous-secteur de Bougouni a été fermé le 3l décembre 1989, I'antenne de Bandiagara le 3l décembre 1990, les sous-secteurs de Niamey et Sikasso le 3l décembre l99l et celui de Natitingou le 30 Juin 1992. Celui de Ouagadougou (Burkina-Faso) est réduit à une seule équipe et sera supprimé en 1993 lors de I'arrêt des études de post-traitement. Enfin, le secteur de Bobo-Dioulasso (Burkina-Faso) a été ramené au niveau d'un sous-secteur en charge principalement des traitements au sol dans la région de la Dienkoa et des études entomologiques de post-traitement sur la Volta-Noire. Dans I'ensemble, le réseau a fonctionné avec 266 points de contrôle en saison des pluies et 140 en saison sèche. 21. En 1992 les êquipes supplémentaires chargées de l'étude de la réinvasion ont étê supprimées, ce phénomène ayant été jugulé parfaitement durant deux années consécutives. Seuls des captureurs villageois seront utilisés pour les études de post-traitement. Activités entomologiques des équipes nationales en zone d'extenslon sud-ouest 22. L'utilisation exclusive de I'ivermectine (MectizanR) dans le nord de I'extension ouest a entrainé la suspension des activités de surveillance entomologique dans cette partie du Programme ainsi que la fermeture de quatre bases opérationnelles dans I'ouest du Mali, d'une base au Sénégal et de deux bases en moyenne Guinée. Les bases restantes de cette partie nord sont utilisées lors de campagnes de traitement à I'ivermectine. 23. En Guinée et en Sierra-Leone, le réseau de surveillance entomologique n'a pas subi de modifications majeures entre l99l et 1992.ll comprend actuellement 12 bases opérationnelles regroupant 35 équipes de capture-dissection contrôhnt environ 93 points d'évaluation. Ces équipes nationales comprennent 150 personnes en Guinée et 86 en Sierra-Leone. 24. Ces diverses équipes participent également aux campagnes de traitement à I'ivermectine en particulier dans le sud de la Sierra-Leone où les traitements larvicides ont dû être interrompus pour des raisons de sécurité. 25. Enfin en Guinée-Bissau, l'étude de I'impact des traitements à I'ivermectine répétês trois fois par an sur la transmission est en cours dans le bassin du Rio Corubal. Elle est prévue pour deux ans (1992-1993). Résultats obtenus Efficacité des traitements larvicides 26. Dans I'ensemble de I'aire du Programme, les traitements larvicides ont êté parfaitement efficaces. Cependant, I'utilisation des lots défectueux de B.t. H-14 évoquée précédemment a entralné sur certains points de capture une dégradation des résultats entomologiques sans toutefois affecter durablement le contrôle de la transmission. Réinvasion et résistance 27. Ces deux phénomènes qui ont longtemps entravé les succès du Programme ont étê totalement jugulés : la réinvasion a étê maitrisée par le traitement de la Guinée et du nord de la Sierra-Leone, la résistance I'a êtê par la stratégie de rotation des larvicides. 2t. Si la rêinvasion ne cause plus aucune inquiêtude, h rêsisance reste, elle, sous êtroite surveillance et cinq équipes mobiles sillonnent régulièiement I'aire du Programme pour effectuer des tests de sensibilitê aux divers insecticides oprârationnels. a t I t IIPCI3.2 (ocP/PR/e2) Page ll Transmission (fig. 2 et 3) 29. Dans I'ensemble, les rêsultats concernant la transmission pour h pêriode de juin l99l à mai 1992 ont été satisfaisants. Sur les 266 poins de capture suivis régulièrement, E0 % ont un potentiel annuel de transmission (PAT) inférieur à t00 et 20 % un PAT supérieur à 100 si I'on considère la transmission due à I'ensemble des espèces. Pour la transmission due aux espèces savanicoles,9l % ont un PAT infêrieur à IOO et 9 % un PAT supérieur à tOO. En particulier, en extension ouest la situation est excellente puisque sur 7l points de capture, un seul a un PAT dû aux femelles savanicoles supérieur à tOO qui est le seuil de tolérabilité. Etudes entomoloeioues de oost-traitement 30. Ces études ont pour but de vêrifier que le taux d'infectivitê des simulies qui se réinstallent après I'arrêt des traitements est suffisamment bas pour empêcher une recrudescence de la transmission. L'utilisation du modèle mathématique a montré qu'avec un seuil d'infectivité inférieur à une femelle infectieuse pour I 000 pares, le risque de recrudescence de la transmission est négligeable voire nul. 31. Les êtudes entomologiques de post-traitement sont effectuées principalement en saison des pluies pendant la période où habituellement la transmission est la plus élevée. De 1990 à 1992, ces études ont été entreprises sur une dizaine de points de capture de la zone initiale du Programme, représentatifs d'anciens foyers hyperendémiques. Pour que les résultats soient statistiquement fiables, il faut disséquer au minimum 15.000 femelles pares. 32. Les résultats sont dans I'ensemble tout à fait satisfaisants pour sept des dix points, le taux d'infectivité y variant entre 0,33 et 0,73 femelle infectieuse pour I 000 pares. Avant les activitrôs de I'OCP le taux de femelles infectieuses dans les foyers hyperendémiques était de 100 pour 1000 pares. 33. Pour les trois points restants, le taux d'infectivitê variait entre l,l7 et24,96 femelles infectieuses pour 1000 pares mais les larves infectieuses récoltées étaient essentiellement d'origine animale (Banifing tV et Oti-Pendjari) ou de souche forestière importée par des immigrants (Volta Blanche au Ghana). Surveillance de I'environnement aouatioue 34. Les activités de surveillance de I'environnement aquatique ont êtê centrêes essentiellement sur la sélection de nouveaux larvicides et l'évaluation de I'impact à long terme du pyraclofos, de la perméthrine et du carbosulfan en étroite collaboration avec les êquipes nationales d'hydrobiologie des Pays participants. 35. Parmi les insecticides testés, la bioresméthrine qui a induit sur les invertébrés un impact comparable à celui du chlorphoxim, semble prêsenter une toxicité sur les poissons supérieure à celle de la perméthrine. Par contre, des tests réalisés avec I'OMS 3002 ont indiqué que ce pseudo-pyréthrinoide est peu nocif pour les poisssons et les invertébrés aquatiques. Les travaux vont se poursuivre avec ce produit pour une meilleure appréciation de son impact à court et a moyen termes sur la faune aquatique non cible en vue de son utilisation éventuelle à des OéUits compris entre l5 et 70 m3/s. 36. Une analyse des données de l5 années de surveillance n'indique aucun effet drastique des traitements sur les poissons. Toutefois, les analyses seront approfondies en faisant ressortir la part de I'hydrologie dans les fluctuations annuelles et interannuelles observées dans les captures. Quant aux insectes aquatiques, I'utilisation plus extensive des larvicides en Sierra-Leone en 1990 avait conduit à urte réduction de leur densitê et des variétês, mais un rêajustement de I'utilisation des insecticides en l99l a permis le retour à une bonne situation. Dans É zone initiale du Programme, les études entreprises sur les cours d'eau qui ne sont plus traités ont montré que la recolonisation est en cours mais dans certains cas, I'importance des activités humainei a contribué à la dégradation de I'environnement, se traduisant jar un appauvrissement de la faune. a t JPCl3.2(ocPlPR/ez) Page 12 DISTRTBUTTON DE L'MRMECTINE (MECTTZANR) ET ACTMTES EPIDEMIOLOGIQUES Distribution de l'ivermectine 37. La lutte contre la morbiditê d'origine onchocerquienne par la chimiothérapie est une mesure supplémentaire de lutte de I'OCP dont I'importance n'a cessé de croître depuis I'introduction de I'ivermectine dans le Programme. Ainsi depuis I'année dernière, la distribution de I'ivermectine a été étendue à plusieurs autres zones de I'aire du Programme (fig.a). Toutes les zones à haut risque identifiées, c'est-à-dire les zones avec des communautés qui ont des CMFCI de l0 mf2 ou plus par biopsie cutanée, ont été placées sous traitement à I'ivermectine. Dans la partie sud de I'extension ouest et en extension sud, l'ivermectine est utilisée en complément de la lutte antivectorielle. En outre, dans le nord de la zone d'extension ouest où les traitements larvicides ne sont pas effectués, les communautés ayant des CMFC de 5 à l0 mf/biopsie cutanée voire moins ont été incluses parmi celles devant bénéficier de la distribution de I'ivermectine. Dans I'aire initiale, la distribution de I'ivermectine a été entreprise dans les zones de réinvasion des bassins de la Kara et de la Kéran au Togo, de la Koumougou au Bénin, du Baoulé au Mali et en Côte d'Ivoire, de la Bagoé au Mali et du Sassandra en Côte d'Ivoire. La distribution de I'ivermectine a également été effectuée dans les bassins de la Dienkoa et de la Sissili au Burkina Faso. Dans certaines zones comme Tienfala au Mali (bassin du Niger), les bassins de la Kulpawn, de la Molé, de la Sissili et dans la région du Bui dans le nord du Ghana, de la Sota au Bénin, de la Marahoué, du Bas Bandama, du Bas N'zi et la Basse Comoé en Côte d'Ivoire, où it a été Oifficite de maîtriser entièrement la transmission par la lutte antivectorielle seule, la distribution de I'ivermectine a également été entreprise. 38. L'ivermectine a été distribuée dans plus de 32 bassins fluviaux essentiellement par les équipes nationales avec I'appui logistique et une supervision minimale du personnel de I'OCP. Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) ont pris part à la distribution, en particulier dans la zone d'extension ouest. 39. Cette année, plus de 600.000 personnes ont étê traitées à I'ivermectine par la distribution à grande échelle uniquement. L'acceptabilité du médicament a été très bonne. La couverture globate moyenne a augmenté de quelque 65% à environ 70%.La couverture dans les zones de forte endémicité reste supérieure à celle iles zones de faible endémicité où cependant, elle a augmenté considérablement cette année passant d'une moyenne de 55% à 65%. 40. L'ivermectine a également été distribuée dans les centres de santé fixes par les équipes VCU lors de leurs tournées de routine. Beaucoup plus de centres de santé, en particulier dans la zone d'extension ouest, dispénsent actuellement le traitement à I'ivermectine sur une base passive aux individus dans les zones où il n'y a pas de distribution à grande échelle et à ceux qui n'ont pas pu bénéficier de la distribution à grande échelle, par exemple les individus absents du village au moment de la distribution. Au total, près de 500 centres fixes sont actuellement en mesure de distribuer I'ivermectine dans I'aire du Programme. Cette forme de distribution de I'ivermectine est entreprise uniquement par le personnel national et les ONG. Près de 200.000 personnes ont été traitées par le biais de ce mécanisme. Par ailleurs, Certaines communautés rurales après formation par les équipes nationales ou des ONG ont entrepris d'effectuer elles-mêmes le traitement à I'ivermectine. 41. Les surveillances post thérapeutiques visant à ta détection de réactions secondaires graves ont été menées. Elles n'ont révété aucune réaction adverse majeure. 42. On encourage les coordonnateurs nationaux des activités de lutte contre I'onchocercose et les autres membres du personnel national à entreprendre de plus en plus I'analyse et la gestion des données. A cet effet, ils reçoivent des directives techniques de I'OCP pour I'analyse di leurs données et l'élaboration de leur rapport. I I l cptrc 2mf: Charge microfilarienne moyenne de la communauté microfilaire I I !IPC[3.2 (ocP/PR/92) Page 13 Evaluetlon ôpidémtologique 43. L'unitê d'évaluation êpidêmiologique a effectué des enquêtes épidémiologiques dans plus de I 15 villages aussi bien de I'aire initiale du Programme que des zones d'extension. Le bbt de ces êvaluations a été d'apprécier I'impact des activités de lutte antivectorielle sur le niveau de I'infection humaine dans les différentes zones, et d'aider à prendre des décisions d'arrêt des traitements larvicides sur certains biefs de cours d'eau. 44. Les enquêtes pour apprécier I'impact des activités de lutte antivectorielle sur le niveau de I'infection humaine, qui s'offectuent selon un cycle de trois à quatre ans dans des villages de première ügne choisis comme villages indicateurs, ont étê entreprises dans les bassins fluviaux de la Sota, de I'Alibori et de la Mékrou au Bénin, de I'Oti-Pendjari au Togo et à la frontière avec le Ghana, de la Volta Blanche avec ses affluents, la Sissili, la Kulpawn et la Molô, ainsi que dans les villages le long de la Volta Noire au Ghana. D'autres villages sur la Comoê, le N'Zi- Bandama et la Marahoué en Côte d'Ivoire et, à I'est du Mali, les villages sur la Bagoé, le Kankélaba, le Baoulé et ses affluents ont également été évalués. 45. Dans la plupart des villages évalués dans la partie ouest de I'aire initiale du Programme, les rêsultas sont excellents avec des prévalences inférieures à fq6 (fig.6) et une CMFC(paramètre mesurant I'intensité de I'infection) inférieure à 0,1 mf/biopiiJcutanée. Avant les opérations de lutte (fig. 5), une prévalence allant jusqu'à 80% et unà Ct*lfC atteignant E0 mf/biopsie cutanée étaient enregistrées dans ces mêmes villages. Toutefois, sur la Baloé et le Kankélaba, dans la zone autrefois réenvahie, deux viltages présentent des prévalences relativement élevées qui n'ont diminué que modérément depuis l'évaluation précêàente il y a trois ans. Cependant, il n'y a pas été détecté de nouveaux cas d'infection évidents et le nivèau de I'intensité de I'infection chez les anciens onchocerquiens est très bas. 46. Les résultats des villages êvalués dans presque toute la zone intermédiaire en Côte d'Ivoire, sur les bassins fluviaux de la Comoé, du bas Bandama, de la Marahoué et du Sassandra sont médiocres, avec des niveaux de prévalence moyennement élevés qui, dans certains cas ont atteint 40%. Bien qu'il y ait eu des diminutions des niveaux de la prévalence et de la CMFC, les résultats ne sont pas en harmonie avec la tendance générale escomptée pour les prévalences et les CMFC de ces zones. 47. Sur la Molé, un affluent de la Volta Blanche au Ghana, les villages ont également révété des résultats médiocres. Il s'agit de villages au sud du bassin de la Kulpawî o, i.t résultats épidémiologiques de certains vittages .esrcnt peu satisfaisants. 4E. Les résultats des villages sur les biefs de I'Oti-Pendjari et les biefs infêrieurs de la Mékrou sont excellents. 49. Sur des biefs spécifiques de certains bassins fluviaux choisis, tous dans I'aire initiale du Programme, l'êvaluation a servi à aider dans la prise de décisions concernant t'arrêt ais traitements larvicides après 14 ans de lutte antivectorielle ininterrompue. Les villages faisantI'objet des examens parasitologiques sont ceux de première ligne pour lesquels de1 données longitudinales sont disponibles. Ce choix permet d'établir les giaphiques dq l'évolution de laprévalence de I'infection ainsi que de la CMFC nécessaires por. ta comparaison avec les tendances prédites par I'ordinateur. En outre, des villages environnants qui ne ,ànt pas r*cé^Ài des villages de suivi, ont été examinés pour savoir si les résultats enrègistrés sont compatibles avec ceux obtenus dans les villages indicateurs. Au total, 24 villages situés sur I'Alibori et la Mékrou-au Bénin, I'Oti-Pendjarilu Togo, la Volta Noire au Ghana et le N'Zi en Côte aiüfi. ont été évalués. 50. Pour la majoritê des villages situês dans les bassins du N'Zi, de I'Oti-pendjari et de la Mékrou,- les résultats sont satisfaisants. Les tendances de la p.èratencà .i a. ü ôltrô observees suivent étroitement les prédictions informatiques. Sur la uase àe cls ier"rt"rc, -i"s traitementslarvicides pourront prendre fin sur la prupart desr biefs concernés. I , t tPctt.2(ocP/PR/e2) Page 14 51. Par contre, les résultats des villages sur la Volta Noire et I'Alibori n'ont pas satisfait aux critèies d'arrêt des traitements larvicides : prévalences observêes trop êlevées, jusqu'à 19,?96, rythme de diminution des tendances de la prévalence et de la CMFC plus lent que les prédictions, dêtection de nouveaux cas d'infection. 52. Dans les zones d'extension soumises à la fois aux traitements larvicides et à la distribution de I'ivermectine, à savoir le sud de la Guinée, certaines parties du Ghana, du Togo et du Bénin, des évaluations épidémiologiques basées sur I'incidence de I'infection plutôt que sur la prévalence ont été entreprises. Avec ces enquêtes sur I'incidence, I'accent sera mis sur la présence de nouvelles infections. Les villages choisis pour l'évaluation sont ceux situês près des gites larvaires et ayant des effectifs suffisants pour coilrtituer les cohortes à suivre. A ce jour, 43 villages de première ügne sont concernés par l'étude. Les résultas de cette méthode d'évaluation seront utilisés pour apprécier I'impact de la lutte sur.la transmission. En admettant que la lutte antivèctorielle soit satisfaisante et ininterrompue, on ne s'attendra pas à des cas d'incidence dans les populations suivies. On peut noter que dans le passé où bs traitements larvicides étaient le seul moyen de lutte, les indications appropriées de I'impact de cette lutte étaient données par les tendances de la CMFC. Toutefois, avec I'adjonction du traitement à I'ivermectine, cet indice n'est plus applicable, ce qui a justifié I'instauration de ces enquêtes sur I'incidence. 53. Des enquêtes de suivi sur I'effet à long terme du traitement à grande êchelle à I'ivermectine sur l'évolution de la charge microfilarienne de la peau et de-fonchocercose oculaire ont ôté entreprises à Asubende. Les résultats montrent que six mois après le cinquième cycle de traitement à I'ivermectine (c'est-à-dire quatre ans et demi de traitement à I'ivermectine), la CMFC a diminuê considêrablement d'ün niveau de pré-traitement de 66 mf/biopsie cutanée à 2 mf/biopsie cutanée, alors que la charge microfilarienne de I'oeil est à 0,2% du niveau de pré- traitement, confirmant ainsi les très bons résultats parasitologiques (fig. 7 et t). Il convient de noter que la lutte antivectorielle est menée de pair avec le traitement à I'ivermectine et I'association des deux méthodes de lutte pourrait expliquer les très bas niveaux des charges microfilariennes obtenus. De toute façon, de tels bas niveaux indiquent que le risque d'apparition de nouveaux cas d'onchocercose dans la région d'Asubende est pratiquement êüminê. 54. En ce qui concerne les lésions oculaires, on observe une régression importante sur le plan statistique des lésions tant précoces qu'avancées du segment antérieur. Les lésions du segment postérieur restent, quant à e[es, en grande partie stationnaires. Etudes ophtalmologlques spôclales 55. Des enquêtes ophtalmologiques supplêmentaires ont été entreprises dans 20 villages en Guinêe, au Mali, et au Togo afin d'achever l'étude commencée il y a un an pou. app.écie. I'importance de la maladie oculaire dans les communautés à faibte endémicité de I'onchocercose. Les résultats ont montré que bien que I'importance de la maladie oculaire et la cécité soient faibles dans les communautés ayant une endémicitê inférieure à 60% de prévalence de I'infection, elles ne sont pas entièrement négligeables dans les zones où cette prévalence se situe entre 30% et 60%. Par conséquent, dans ces dernières zones, I'instauration du traitement à grande échelle à I'ivermectine esr indiquée. Etudes sur les mlgrations 56. Les êtudes sur les migrations menées dans le cadre des activités de surveillance épidémiologique ont abouti à la collecte d'informations sur la migration et les migrants dans les villages examinés. A ce propos, deux enquêtes spéciales ont étélntreprises oans ta région des rapides de Zongoiri dans le bassin de la Volta Rouge dans le nord du Ghana et dans le village de Kounou sur la Sissili dans le sud du Burkina Faso. Ces enquêtes ont été entreprises pour apprécier I'importance de la migration et des migrants Lomme source éventuelle de réintroduction de I'infection dans les zones libérées de l'ônchocercose. I ( JPCl3.2 (ocP/PR/e2) Page 15 57. De I'enquête effectuée dans le bassin de la Volta Rouge (rapides de Zongoiri) 4Ans le nord du Ghana, il a été étaUti qu'il y a plus de migrans que d'autochtones parmi les personnes trouvées infectées. L'infection a été trouvée dans de petites communautês, en particulier chez les pêcheurs immigrés qui s'installent dnns la zone périodiquement durant la saison sèche pour h pêche. Il a été étabti que ces pêcheurs ie déplacent entre la Volta Region dans le sud du Ghana et le nord du pays en fonction dè la saison. 58. Dans le village de Kounou dans le bassin de ta Sissili au Burkina Faso, la migration ne semble pas jouer un rôle important chez les quelques individus trouvés infectés, malgré le mouvement considérable de la population. La plupart des migrants ont visité des lieux aussi divers que le Nigéria, le sud du Ghana et de la Côte d'Ivoire. Cependant, une très petite proportion a visité la ville de Navrongo et le village de Kayoro, tous deux au nord du Ghana. 59. tlne autre étude spéciale sur les migrations a êté entreprise avec le concours d'un sociologue dans le bassin du Banifing IV au Mali où, à part le fait que les résultats entomologiques et épidémiologiques n'y étaient pas toujours concordants, un village, Mpétyela présente une prévalence de I'infection relativement élevée et inexpliquée de I'ordre de 8,3%. Ce résultat ne s'accorde pas avec la tendance générale, moins de 3% dans les autre_s villages du bassin. L'enquête détailÉe a montré I'existence de plusieurs sortes de migrants, à savoir : les iminigrants, les gens qui retournent chez eux, et les travailleurs saisonniers, entre autres, qui constituent plus de 43% de la population de la zone examinée et parmi lesquels on trouve invariablement les individus infectés dans la communauté. BIOSTATISTIQUE ET INFORMATIQUE 60. L'unité Biostatistique et Informatique a continuê d'assurer le traitement des données entomologiques et épidémiologiques. La supervision de la saisie et la validation des données des évaluations entomologiques et épidémiologiques effectuées par les unités YCU et EPI ont fait partie des activités de I'unité. L'unité a également joué un rôle prépondérant dans I'assistance informatique au sein du Programme. Cette assistance concerne non seulement la formation mais aussi la gestion des différentes banques de données et leur sauvegarde, et enfin la maintenance des différents équipements informatiques installés à fOCp. 61. Dans le but de faciliter I'analyse des données pendant la dévolution, I'unité a commencé le développement d'une banque de données par pays. Ainsi, dans le cadre de la surveillance.post-larvicide, les épidémiologistes des Pays participants pourront échanger avec IOCP les résultats obtenus, analyser les données après chaquà évatuation et compàrer les résultats par rapport aux données existantes. Pour faciliter ce iravail, I'accent a étê éialement mis sur I'apurement et la mise à jour générale de la banque des données épidémioiogiques. L'une des préoccupations de I'unité a été également de fournir le plus d'explications pàsiiute pour comprendre la méthodologie utilisée dans la mise au point de la banque des données. Ce développement sera suivi par la mise au point d'une banque de données entomologiques aussi souple à exploiter que celle des données épidémiologiques. 62. L'unité a êgalement entrepris de mettre au point à rOCp un système d'information géographique. Ce système axé sur la cartographie iniormatique permetùa au programme de mieux présenter automatiquement ses résultats et renforcera les- liens qui existent entre les différentes banques de données de I'OCP. L'analyse sera ainsi facilitée et les donné.. poorroni être visualisées non seulement au niveau de la zoâe OCP prise globalement mais aussi àn détaii au niveau de chaque pays. 63. L'analyse des données a êté également I'une des principales activitês de I'unitê et I'accent a êté mis sur les tendances épiaémiotogiques observées avant la fin de la lutte antivectorièlle dans la zone intermédiaire du Programme se situant sur les premières limites de traitement larvicide de I'aire initiale du Programme et constamment rêeÀvahie par le passé. L'analyse des données entomologiques sur linfectivité des simulies a été poursuivie. Ces résultats ainsi que les résultats de I'analyse des données ophtatmologiques recueiilies pendant 12 à l3 ans de lutte antivectorielle dans I'aiie initialé au l.ogiamme feànî I'objet d'une publication. t I JPCr3.2 (ocP/PR/92) Page 16 64. Une autre analyse, celle des données épidémiologiques après les traitements à grande êchelle à I'ivermectine à Asubende a été abordée cette année (voir para.6t). Ces données ont permis non seulement de montrer que les tendances prédites sont conformes à celles observées mais aussi d'améliorer la quantification des paramètres sur la modélisation de I'impact de I'ivermectine. Les courbes de la charge microfilarienne dans la peau tendent toutes vers zéro(fig. 7). Cette même tendance est également observée pour la charge microfilarienne dans la chambre antérieure de I'oeil et semble plus rapide que pour celle dans la peau (fig. E). Ces études seront poursuivies ainsi que celle de I'incidence de I'onchocercose dans I'extension ouest où les épandages larvicides et la distribution à grande échelle de I'ivermectine sont utilisês simultanément comme moyens de lutte. RECHERCHES INTERDISCIPLINAIRES Insecticides 65. Compte tenu des besoins du Programme, les priorités de recherche de I'IRU (Unité de Recherche sur les Insecticides) ont été bien établies : - amétioration des formulations de pyraclofos pour une meilleure dispersion au point d'épandage; - amétioration des formulations de carbosulfan pour u-ne meilleure portée de I'insecticide; - recherche d'insecticides autres que les organophosphorés qui pourraient être utilisés de façon efficace et sans toxicité notable pour la faune non cible à des aébits compris entre l5 et 70 m3/s.; - recherches de formulations de B.r. H-14 plus performantes. 66. Dans ce but, les différentes compagnies concernées par ces insecticides ont visitê le Programme et ont pu constater sur le terrain les contraintes de la lutte antivectorielle (opérations aériennes) et observer les techniques utilisées pour étudier les caractéristiques et I'efficacité des d ifférentes formulations d' insecticides testées. 67. En l99l-1992 de gros efforts ont été fournis pour tester un nouveau système appelé "shaker orbital" qui consiste essentiellement en une plaque mobile où I'on peut fixer une quarantaine de fioles. Les mouvements de la plaque entralnent une rotation plus ou moins rapide de I'eau à I'intérieur des,fioles et permettent I'introduction puis I'attachement des larves de simulies à I'intérieur de ces fioles. tl suffit alors de mettre les larves en contact avec des formulations de B.r. H-14 plus ou moins concentrées durant une dizaine de minutes. Les fioles sont ensuite placées pour observation dans des bacs isotheimes où h température est maintenueà 25o C. Après 12 heures, on peut compter les larves mortes, moribondes ou vivantes. Actuellement, le protocole mis au point donne des résultats tout à fait comparables à ceux obtenus avec les mini-gouttières et présente deux grands avantages : une meilleure reproductibilité des tests, tous les paramètres étant contrôlés, et une plus grande rapidité. Les deux unités actuellement utilisées par I'IRU permettent de tester trois fois plus de formulations qu'avec les techniques utilisées jusqu'à présent. Ce "shaker orbital" sera testé prochainement avec des insecticides chimiques. 6E. Des recherches plus fondamentales ont êté menêes en collaboration avec I'Institut Pasteur de Paris. Il s'agit de tester des souches de B.t. H.l4 contenant uniquement certaines toxines issues de la souche sauvage. L'objectif est d'identifier les toxines spécifiquement efficaces contre les simulies. Les résultats préliminaires montrent que les toxines efficaces plus spécialement contre les larves de simulies sont également celles qui sont les plus efficaces contre les larves de Culæ, mais semblent différentes de celles qui sont efficaces contre les larves d'Attopheles ou d'Aedes. Ceci est important quand on sait que jusqu'à présent les formulations de B.t. [I-14 étaient testées uniquement sur des larves d'Aedcs acgpti. 69. Enfin il faut noter que de très nombreux tests ont dû être effectués en 199l-1992 sur les lots de B.t. H-14 défectueux. , IJPCl3.2 (ocP/PR/92) Page l7 ZO. De nouvelles formulations de carbosulfan et de pyraclofos ont été fournies par les firmes concernées. Malheureusement, le travail supplémentaire engendré par le problème du B.r. H-14 n'a pas permis de les tester jusqu'à présent. Il est prévu d'effectuer ce travail durant la saison des pluies 1992. 71. Si, comme il a été mentionné précédemment, la résistance reste sous étroite surveillance, on ne peut écarter totalement I'hypothèse de I'apparition simultanée d'une résistance aux trois iniecticides organophosphorés opérationnels à savoir, I'Abate ou téméphos, le phoxim et le pyraclofos. En conséquence, il est souhaitable pour le Programme de disposer d'insecticides sûrs appartenant à d'autres familles et utilisables aux débits compris entre l5 et 70 m3ls. En effet, te Èiogramme dispose du B.r. H-14 pour les débis inférieurs à 15 m37s, et de la perméthrine et .du carbosulfan pour .les débits supérieurs à z0 m3/s. Dans -la recherche de nouveaux composes pouvant être utilisês dans la gamme des organophosphorés, une nouvelle famille d'insecticides a été identifiée, il s'agit des pseudo-pyréthrinoides. Ils agissent comme les pyréthrinoides sur les larves de simulies mais ont un impact beaucoup plus modéré sur la faune non cible. Trois composés de ce type sont actuellement en cours d'étude à [IRU, il s'agit de IOMS 3002, de POMS 3050 et de I'OMS 3055. Cinq formulations de I'OMS 3002 ont été reçues récemment et seront testées en rivière à petite échelle en août 1992. Identlfication des vecteurs et des parasites 72. L'identification des vecteurs (larves ou femelles adultes du complexe S. damnosum) et des parasites (onchocerques humaines ou animales, différentes souches d'O. volwtlus de forêt ou de savane aux différents stades de dêveloppement) est maintenant effectuée en permanence et entièrement par les diverses équipes de recherche de I'unité de lutte antivectorielle situées à Kara (Togo), Bouaké (Côte d'Ivoire), Barnako (Mali), Kankan (Guinée) et enfin Makéni (Sierra Leone) où les techniciens en charge de ces identifications auront terminé leur formation avant la fin de 1992. 73. La cytotaxonomie du complexe Simulium dannosum a maintenant atteint un haut degrê de précision et il existe des critères permettant non seulement I'identification au niveau larvaire des diverses espèces ou formes mais également la séparation des diverses populationp à I'intérieur d'une même espèce. Toutes les données cytotaxonomiques recueillies depuis ces 15 dernières années ont été, après vérification, entrées dans une banque de données informatique qui, par un système de cartographie automatique, permet d'avoir en toute saison la distribution des différentes espèces. Les cartes de distribution de ces espèces seront publiées prochainement. Elles sont d'ores et déjà utilisées opérationnellement pour décider des rivières à traiter en priorité et pour faire la liaison entre la distribution des espèces et I'apparition êventuelle de résistance chez une espèce à I'un ou I'autre des larvicides opérationnels. 74. L'identification des femelles adultes est elle aussi essentielle pour le suivi des opérations de lutte et pour l'étude des potentiels de transmission des différentes espèces du complexe. Actuellement, les équipes évaluent en routine une nouvelle méthode basée sur I'anâlyse discriminante des données morphométriques, mise au point par un consultant de I'Université de Salford. Bien que plus longue que la séparation classique savane/forêt en utilisant la coloration des touffes alaires, cette méthode permet d'identifier S. sùbanum, S. dannosum §.s, S. yahense, et S. sEtanosum. Le travail actuellement en cours est I'identification de S. sanctipauli s.s et des différentes formes de S. soubrense qui posent toujours problème. Les sondès à nDN sont également une technique prometteuse pour I'identification des femelles spécialement depuis qu'un laboratoire a été installé à Bouaké pour I'identification par sondes à nON des espèces d'onchocerques. Les sondes à noN permettraient en effet, lorsqu'elles auront été mises au point pour les diverses espèces du vecteur, d'identifier même des fragments de simulies, donc d'identifier une mouche après dissection ; ce qui n'est pas possible par les techniques actuelles. On pourrait alors se contenter d'identifier par cette méthode uniquement les mouches parasitées. 75. L'identification des espèces d'onchocerques par les sondes à npN est maintenant bien implantée à t'OCp depuis I'installation du laboratoire de Bouaké. Un chercheur des pays participants déjà recruté par I'OCP a été formé durant six mois aux Etas-Unis et travailie actuellement à plein temps à I'identification des parasites aux divers stades. Il dispose de sondes , v JPCl3.2(ocP/PR/e2) Page lE mises au point par I'Université d'Alabama et qui permettent d'identifier O. volwlus, O, ochen§ et la souche savanicole ou forestière d'O. volwtlus. Cette technique peut être utilisée pour identifier les vers adultes males ou femelles récoltés dans les nodules, une seule microfilaire issue d'une biopsie cutanée, ou une seule larve au stade 2, 3 ou infectant. La priorité pour VCU reste I'identification des larves infectantes trouvées lors des études entomologiques de post-traitement et le meilleur exemple de I'utilité pratique d'un tel laboratoire a été donné par les études entomologiques de post-traitement sur le Banifing IV où toutes les larves infectantes identifiées appartenaient à I'espèce O. ochen§, onchocerque animale. L'autre priorité épidémiologique est de définir les frontières entre I'onchocercose cécitante et non cécitante en comparant les résultats des enquêtes ophtalmologiques avec I'identification des nodules ou des microfilaires des onchocerquiens gravement atteints. La capacité du hboratoire de Bouakê est actuellement de 5.000 analyses par an. Cette capacité pourra être augmentée si nécessaire. 76. Enfin les diverses études sur les transmissions expérimentales permettant de connaitre le potentiel vecteur des diverses espèces du complexe S. damnosum par rapport aux diverses souches d'O. volvulus ont été achevées cette année. Ces travaux feront I'objet d'une prochaine publication. Modôlisation 77. L'une des principales priorités accordêes à la modêlisation cette annêe a êtê ae revoir les simulations informatiques de la détection de la recrudescence et son contrôle avec I'ivermectine. Pour mieux comprendre la dynamique de la recrudescence de I'infection onchocerquienne, I'accent a étê mis sur I'analyse des derniers résultats observés dans le cadre de l'évaluation des villages de I'aire initiale du Programme où les épandages larvicides sont complètement arrêtés. Il s'agissait de savoir à quel niveau de la prévalence de I'infection on pourrait arrêter la lutte antivectorielle. Les simulations informatiques ont permis de déterminer que le risque de recrudescence est fonction de la prévalence de I'infection au moment où les opérations larvicides sont ârrêtées. De même, I'importance des migrants dans la recrudescence de I'infection a été ae nouveau abordée. 78. Les simulations informatiques de I'impact de I'ivermectine sur la densitê microfilarienne et sur la productivité du ver adulte ont été revues. Une simulation correcte de I'impact de I'ivermectine est essentielle compte tenu de I'impact potentiel du médicament sur la maltrise de la recrudescence. Elle est également indispensable pour la poursuite du développement et la quantification du sous-modèle oculaire puisque beaucoup de données sur le développement des lésions oculaires ont été recueillies durant I'essai de I'ivermectine à Asubende. La quantification des paramètres a été revue et sera basée sur le suivi des cinq traitements à I'ivermectine effectués à Rsubende. 79. L'objectif poursuivi en abordant encore cette année l'êtude de h détection de la recrudescence par les simulations informatiques est d'établir une définition opérationnelle de la recrudescence et d'identifier une périodicité appropriée pour la surveillance épidémiologique après I'arrêt du traitement larvicide en vue d'arriver à détecter à temps cette recrudescence pour pouvoir la juguler. Dans cette optique, les simulations informatiques qui ont été faites avaient trait à I'aire initiale du Programme et étaient fondées sur les hypothèses telles qu'une lutte antivectorielle parfaitement réussie, I'absence de mouvements migratoires des hommes comme des simulies. 80. Les résultats obtenus permettent de formuler la proposition suivante pour la surveillance épidémiologique post-larvicide: une incidence annuelle de plus de l% à 1,5% d'infection onchocerquienne clairement établie par la biopsie cutanée parmi les adultes, sur une périodicité de 3 à 4 ans d'enquête épidémiologique, devrait initialement être utilisée comme I'indicateur principal d'une recrudescence de I'infection. 81. La décision d'instaurer la distribution à grande êchelle de I'ivermectine doit cependant dépendre d'informations complémentaires obtenuel à travers des enquêtes minùtjeuses cônduites dans d'autres villages de la zone. t ( r IJPCr3.2 (ocP/PR/92) Page 19 E2. Une autre étude abordée pendant cette pêriode a été de déterminer le moment et les endroits où les traitements larvicides doivent prendre fin en considérant les situations où I'on ne dispose pas de données épidémiologiques longitudinales et où il faut se fier à une évaluation transversale récente. Dans ce cas, I'analyse a clairement montré que I'utilisation de la prévalence seule n'est pas suffisante pour une décision correcte de I'arrêt de la lutte antivectorielle. Les situations particulières et I'historique de la lutte dans le foyer sont des facteurs importants qui devront être pris en compte. Le programme ONCHOSIM est utilisé pour identifier d'autres critères devant être formulés pour justifier de telles décisions. 83. La simulation du phênomène de la migration humaine a également été effectuêe. L'une des conclusions est que I'immigration peut potentiellement être un facteur important de risque de recrudescence. Les études de migrations actuellement en cours de réalisation à fOCp contribueront à améliorer ces simulations. Immunodiagnostic 84. Suite à I'initiative spêciale prise par le Comité d'orientation sur les filarioses de TDR pour développer un test d'immunodiagnostic pour I'infection onchocerquienne et en priorité pour faciliter la détection précoce d'une éventuelle recrudescence dans I'aire de I'OCP, les travaux suivants ont été effectués au cours de I'année écoulée : six antigènes potentiels et deux cocktails d'antigènes ont été testés en utilisant des sérums prélevés dans des villages de I'OCP. Il s'agit de sérums provenant de Pendié, une zone où it y a eu une reprise de la transmission, maintenant sous contrôle, et de Niarba, un village situé dans une zone ayant bénéficié de 15 ans d'interruption totale de la transmission. Aucun de ces antigènes testés n'a été suffisamment sensible lorsqu'il a été utilisé seul et la nécessité d'un cocktail a été confirmée. Les recherches ont indiqué également que le cocktail pourrait être utile dans la détection des changements dans la configuration des anticorps dans la communauté comme une indication précoce de la recrudescence. Trois des antigènes ont été choisis pour un cocktail de première génération à produire en grandes quantités. 85. D'autres essais sur la spécificité des antigènes ont été effectués en utilisant des sêrums provenant de Niarba. Les résultats préliminaires se sont avérés compliqués faute d'une norme standard pour la détermination d'une réponse positive des anticorps au'test antigénique. Une analyse ultérieure a été réalisée en utilisant un seuil basé sur les lectures d'ELISA, avec des sérums de donneurs à biopsie cutanêe négative provenant de plusieurs zones et servant de témoins négatifs. Cette analyse a révété une spécificité très élevée avec un cocktail d'antigènes. E6. Des sérums seront prélevés dans les villages de surveillance situês dans les zones à risque le long des différents bassins fluviaux en vue d'essais sur le terrain. Pathologle oculalre 87. Une étude de cas en vue de vêrifier I'hypothèse selon laquelle certains gènes spécifiques pourraient jouer un rôle dans la prédisposition au développement de la pathologie oculaire de I'onchocercose a commencé en collaboration avec des chercheurs du laboratoire de biologie moléculaire de I'Université d'nhbama à Birmingham. A ce sujet, des échantillons de parasites-et de sang prélevés sur plus de 80 individus ont été envoyés à ces chercheurs pour la mise en évidence de la présence de ces gènes. Projet de chimlothérepie de l'onchocercose (OCT/Macrof ll ) Comoosês macrofilaricides ootentiels 0 t E8. La firme Ciba Geigy (Suisse) continue de développer I'amocarzine (CGP 6140) sans autres contributions de Macrofil. Les données sur les essais cliniques effectués lors des études en Afrique de I'ouest et en Amêrique latine sont actuellement aaalysées indêpendamment et seront soumises à,I'nutorité suisse d'homologation pour approbation. ies essais commuaautaires éhrgis d'amocarzine chez les onchoceiquiàns se -poursuirent eû Equateur. Une fois qu'une I JPCl3.2(acP/PR/e2) Page 20 documentation satisfaisante sera établie sur sa sécurité et son efficacité, IOCP réintroduira le médicament pour des essais limités en Afrique de I'ouest. 89. Le CGI t84l est également en cours de développement préclinique en collaboration avec Ciba-Geigy. Les données sur la pharmacologie et la toxicologie précliniques seront mises à disposition pai la firme en août 1992. Les études sur I'efficacité ont montré une bonne activité macrofilaricide en utilisant des doses uniques par voie orale dans plusieurs modèles animaux de ta filariose. Si les résultats précliniques s'avèrent satisfaisants, des essais cliniques de la Phase I seront effectués dès que possible chez des volontaires non infectés. 90. Dans les êtudes cliniques entreprises au Centre de Recherche sur la Chimiothêrapie de I'Onchocercose au Ghana I'association de I'ivermectine avec I'albendazole ne semble pas avoir d'effet macrofilaricide ou d'effet stérilisant permanent sur les femelles adultes d'Onchæerca ma;is les analyses finales sont attendues. Une demande a été présentée à la firme Merck Sharp et Dohme pour I'utilisation de doses plus élevées d'ivermectine chez les onchocerquiens. 91. L'Université de Michigan a fait breveter aux Etats-Unis d'Amérique un nouveau produit analogue du benzimidazole (UMF 078) qu'elle a synthétisé. L'OMS prendra d'autres brevets pour les pays de production et d'utilisation contre I'onchocercose et la filariose lymphatique. Avec I'accord de I'Université de Michigan, Macrofil négociera avec une grande firme pharmaceutique européenne pour un développement conjoint, et une éventuelle production de I'UMF 078. Recherche et déveloooement 92. Des accords juridiques ont été signés au cours de I'année avec trois autres grandes firmes pharmaceutiques (Lilly, Rhône Poulenc-Rorer et la lVellcome Foundation) pour I'approvisionnement en produits à tester et des négociations identiques se poursuivent avec d'autres sociétés. 93. Un groupe de travail scientifique s'est réuni en juillet 1992 pour apporter des améliorations àu* procédures de criblage des médicaments et assurer un développement optimal des composés identifiés comme ayant une activité macrofilaricide. De nouveaux tess rapides pour I'identification de nouvelles structures chimiques ayant . un potentiel d'activité macrofilaricide ont été recommandés. O. Ochengi chez le bovin a été introduite pour un.essai supplémentaire des médicaments pour I'onchocercose et une nouvelle synthèse rapide des composés actifs en quantités suffisantes pour le criblage contre les espèces d'Onchocerca chez le bovin constituera un objectif majeur de Macrofil. 94. Le nêmatode vivant librement, Caenorhabütis elegwts, est devenu un organisme clé dans les processus de développement des composés de même que dans les études sur la- biologie molêculaire et les découveriCs récentes semblent s'appliquer particulièrement aux nématodes parasites tels que les filaires. Actuellement, les travaux sur la résistance à I'ivermectine chez C. elegoas soni financés par Macrofil, et d'autres collaborations sont recherchées pour identifier de nouvelles cibles des médicaments chez la filaire. FORMATION 95. Pour garantir le succès du processus de la dévolution, le Programme poursuit sa politique de formation en accordant des bourses d'études de spécialisation essentiellement aux ressortissants des Pays participants. Ces spécialisations se déroulent dans les universités ou institutions de la Région africaine. 96. Les principaux domaines de formation sont: l'épidémiologie, la gestion des services de santé, la santê publique, l'éducation pour la santé, I'ophtalmologie, les statistiques et I'informatique, I'entomologie médicale. ! I IJPCI3.2 (ocP/PR/e2) Page 2l 97. En outre, la formation en cours d'emploi et sur le terrain se poursuit et est basée essentiellement sur la méthodologie de l'évaluation épidémiologique, la distribution de I'ivermectine, la surveillance post-thérapeutique, les différentes techniques d'études des simulies et de lutte contre ces vecteurs et enfin la gestion. 98. Comme I'indique le tableau 4, le Programme a accordé entre le ler août l99l et le 30juin 1992 , 5? bourses d'études dans les disciplines suivantes : - Gestion des services de santé : - Entomologie: - Epidémiologie : - Santé publique: - Ophtalmologie: - Education pour la santé : - Parasitologie : - bénéficiaires répérés : - bénéficiaires perdus de vue: - Total: - bénéficiaires non en acriviré - bénéficiaires en activité - bénéficiaires travaillant à I'OMS/OCP - Uénéficiaires travaillanr à I'OMS/AFRO: - bénéficiaires travaillant dans les équipes nationales - total des bénéficiaires travaillant dans le Programme de Lutte contre I'onchocercose 2t ll 9 6 5 4 I Tableau 4. Répartition des bourses par pays et par discipline (août l99l-juin 1992) 99. Au 30 juin 1992, la situation des ressortissanrs des Pays participants bénéficiaires d'une bourse de I'OCP se présente comme suit: ? 369 I 370 8 361 50 I t26 177 99,7% 0,3ÿo 100,0ÿo 2,2% 9?,6% 13,5% 0,3% 34,0% ù Gestion/ Santé Entomo- logie Epidé- miologie Santé publique Ophtal- mologie Educa- 'tion Santé Parasi- tologie Total Bénin Burkina Faso Côte d'Ivoire Guinée Mali Niger Sénégal Sierra Leone Togo 5 3 4 I 7 I 3 2 4 2 I 3 3 2 4 I I 3 I I 3 I I l3 3 3 9 9 l0 4 4 2 Total 2t ll 9 6 5 4 I 57 47,90ÿo JPCl3.2 (ocP/PR/92) Ptge 22 Les 184 autres bénéficiaires en activité se répartissent comme suit : - 75 travaillant dans les ministères de la Santê - 29 travaillant dans les autres structures de I'Etat - t travaillant dans les structures non étatiques - 3 ne sont pas revenus après leur formation - 69 sont encore en formation Ces particulier des femmes lOO. Le Comité conjoint du Programme, lors de sa douzième session tenue à Riyad en 1991, a recommandé que IOCP fasse un effort pour intensifier la formation des femmes. A ce sujet, des lettres de rappel ont été adressées par le Programme aux ministres de la Santé des I I Pays participants. On note, suite à ces démarches, une nette augmentation des candidatures féminines même si elles demeurent toujours en minorité par rapporüà celles des hommes. Ainsi, sur les 57 bourses d'études accordées par I'OCP entre le ler août l99l et le 30 juin 1992, 12 soit 2l% ont été attribuées à des femmes. Le tableau 5 indique la répartition de ces femmes par discipline et par pays. Tableau 5. Répartition par discipline et par pays des femmes bénêficiaires de bourses OCP entre aoùt l99l et juin 1992 Cas des pays situés en dehors de la zone OCP l0l. L'OCP a accordé 13 bourses à des pays ne faisant pas partie des Pays participants: Entomologie: Parasitologie : Ophtalmologie: Gestion Services Santé DEVOLUTION lO2. L'unité de dévolution de POCP, officiellement constituée à compter du ler août 1991, a élaboré des plans d'activité couvrant les périodes d'août l99l à décembre 1991, puis dejanvier 1992 à décembre 1992. Ces plans font ressortir le rôle de conseiller et de catalyseur que I'unité doit jouer en matière de formation, de sensibilisation des autorités et du public, de surveillance épidémiologique et de traitement des malades à I'ivermectine, de rédaction et d'actualisation des plans de dévolution des pays, de mobilisation des ressources pour la mise en oeuvre <les plans, de recherche opérationnelle. 7 3 I 2 { t Bénin Côte d'Ivoire Guinée Mali Niger Sierra Leone Total Gestion/Santé 3 I I 5 Education/Santé 2 2 Ophtalmologie 2 2 Santé publique I I Entomologie médicale I t 2 Total 3 I 3 3 I I t2 I .t JPCl3.2(ocP/PR/e2) Page 23 103. L'unité a travaillé en étroite collaboration avec les autres unitês du Programme, avec le Bureau régional de I'OIüS pour I'Afrique plus particulièrement à travers le cooràonnateur inter- pays de la dévolution. Les contacts entre I'unitê et les Pays participants ont étê constants notamment avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, premiers pays à avoir élaboré et fait approuver leurs plans de dévolution. Restructuratlon de l'unlté 104. L'évaluation d'une année d'activités de I'unité de dévolution a confirmé que les techniques et les technologies de I'OCP ne peuvent être dévolues aux Pays participants que par le personnel du Programme qui en a I'expérience pour les avoir mises en oeuvre pendant longtemps. Toutes les dispositions ont donc été prises pour que tous les chefs d'unité du Programme se sentent plus directement concernés par les activités ayant trait à h dévolution. 105. A cet e$et, I'unité a été restructurée et fonctionne avec 16 agens répartis entre le niveau central à Ouagadougou et les trois zones d'animation des activiiés de dévolution que compte désormais le Programme à savoir: - la zone d'animation ouest qui a son siège à Bamako et qui comprend le Mali, le Sénégal, la Guinée, la Guinêe-Bissau et É Sierra Leone ; - la zone d'animation centre couvrant le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et le Niger et ayant son siège à Ouagadougou ; la zone d'animation est qui comprend le Ghana, le Togo et le Bénin et qui a son siège à Kara. Effort de senslbilisatlon et de moblllsation des populatlons (volr également para 158 à 16s) 106. L'unité continue de coordonner, sous I'impulsion du Directeur du Programme et en étroite collaboration avec I'unité de lutte antivectorielle, une vaste campagne d'information exécutée chaque semaine par les chefs de sous-secteur et de secteur lors de leurs sorties de routine sur le terrain. Les principaux thèmes développés durant ces séances concernent le retour des simulies après I'arrêt des épandages larvicides, le rôle de I'ivermectine dans la prêvention de la cécité ei dans la lutte contre la morbidité Aue à I'onchocercose. ] 10.7. La passation officielle des activités du Programme au Burkina Faso en novembre l99l a été I'occasion d'une plus grande sensibilisation dei hautes instances politico-administratives et des populations de ce pays à la nécessité d'accorder une priorité aux activités de maintien et de renforcement des acquis de I'OCP. lOE. Cette cérémonie de passation au Burkina Faso a été suivie par I'organisation par les autorités du pays de deux journées de sensibilisation sur le processus àe Aévoiution les 16 et l?juillet 1992. L'unité a participé à I'organisation de ces journées. Survelllance épldémtologique et treltement à l,ivermectlne 109. Pour faciliter la coordination des actions des diffêrents partenaires concernês par les activités de dévolution sur le terrain (Pays participants, OCP, ONG...), il a été jugâ àp-pà.trn de définir clairement les zones qui seiont sôumisei à h survéilrance éËiaé.ioioÉique àt cettes étigibtes au traitement à I'ivermeciine dans I'aire initiale du programme et I'extensi[nïuo e" èôa;d'Ivoire (voir doc. JPCl3.t). I10. L-es premières enquêtes de surveillance épidémiologique dans le cadre de la dévolution se sont déroulées en avril-mai 1992 au Burkina F-aso, au NÉer et au Mali et oot été ;il;; ;;;les éqüpes nationàles formées par I'OCP. Dans certains bass-ins fluviaux du nord Ghana, Tojo ) JPCl3.2 (ocP/PR/e2) Parge 24 et Bénin où les épandages larvicides ont été définitivement arrêtés, des enquêtes de surveillance épidémiologiques seront menées par les équipes nationales des pays concernés avant la fin de I'année. I I l. Quant au traitement des populations à I'ivermectine, il continue d'être exécuté presque entièrement par ces équipes nationales avec la participation active des villageois, qui, de plus en plus, s'organisent et se traitent eux-mêmes. Au Mali par exemple ainsi qu'au Burkina Faso, aucun agent de I'OCP ne participe plus directement sur le terrain au traitement des onchocerquiens à I'ivermectine. Eleboretion, actuallsation et finrhcement des plans nationaux de dôvolution ll2. En décembre l99l I'unité a partiolpé à une première révision du plan de dévolution du Burkina Faso. Ce plan actualisé a reçu I'agrément de la Banque mondiale qui s'est engagé à âssurer son financement pour cinq ans. l13. En avril 1992, I'Etat burkinabè a décidé d'élargir son plan de dévolution à l'éradic{tion de la dracunculose. L'OCP a de nouveau participé à une deuxième révision du plarI. de dévolution du pays qui comprend désormais outre la lutte contre I'onchocercose et'.la trypanosomiase humaine, l'éradication du ver de Guinée. La Banque mondiale a également accepté de financer pour cinq ans ce plan de dévolution élargi. I14. Une première tranche de financement a été rendue disponible par la Banque en 1992 et a permis le démarrage effectif des activités de dévolution au Burkina Faso. ll5. Au Niger, les autorités se proposent également d'inclure dans leur plan de dévolution, la lutte contre le ver de Guinée et la schistosomiase. 116. La révision du plan de dévolution du Mali est en cours. Ce plan élargi du Mali comprendra également la lutte contre la schistosomiase. I17. Quant à ta Côte d'Ivoire, elle a choisi d'élargir son plan de dévolution à Ia lutte contre la trypanosomiase humaine et la schistosomiase. L'unité assistera, le moment venu, tous ces pays de I'aire initiale du Programme dans leurs efforts de révision des plans de dévolution. ll8. Pour les pays de I'extension ouest tels que le §ânégal, la Guinée, la Guinée-Bissau, des dispositions ont été prises en vue de la préparation de leurs plans de dévolution. A ce jour, le plan de dévolution de la Guinée-Bissau a été entièrement élaboré et vise à intégrer la lutte contre I'onchocercose par la distribution de I'ivermectine à la lutte contre la schistosomiase et le paludisme. Le Sénégal a réaigé un projet de plan visant à intégrer la distribution de I'ivermectine aux activités cle lutte contre la schistosomiase. Constitution des comités nationaux de dévolution I19. Une des principales tâches de I'unité a été d'inciter les pays à constituer des comités nationaux de dévolution. Ces comités sont des organes techniques, opérationnels, chargés de veiller à la mise en oeuvre des plans de dévolution. Les membres des comités ont déjà été identifiés pour le Burkina Faso, le Niger, le Mali, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo et la Guinée-Bissau. Des actes administratifs portant création officielle de ces comités sont attendus des ministères de la Santé des pays concernés. Soutien à la recherche opérationnelle Nuisance simulidienne et déveloooement socio-économioue 120. Les discussions se poursuivent entre POCCGE et IOCP pour que des études soient menées essentiellement par I'OCCGE en vue de déterminer I'impact éventuel de la nuisance'simulidienne sur le développement socio-économique des zones libérées de I'onchocercose. L'OCCGE est en I .l JPCl3.2 (ocP/PR/92) Parge 25 train d'êlaborer un projet de recherche opérationnelle dans ce sens. Le recrutement par IOCP d'ua cxpert en scienceJ sociales dans chaque Pays participant contribuera à h réussite de cette étuae. Particioation des communautés au traitement à I'ivermectine l2l. L'unité soutient également et encourage les essais de traitement des malades à I'ivermectine par les communautris villageoises elles-mêmes. Ces essais ont déjà été entrepris au Mali. Lcur suivi et leur évaluation ont été menês, notamment par un sociologue, et ont révéÉ la grande capacité des villageois à s'organiser pour mener à bien la gestion et la distribution de I'ivermectine. Etudes sur les micrations humaines 122. Les enquêtes sur les migrations précédemment évoquées ont été conduites avec le soutien de I'unitê et vont bientôt s'étendre, avec le concours de sociologues, à d'autres bassins fluviaux où la présence de migrants infectés par O. volwtlus peut constituer un risque de recrudescence de I'onchocercose. Elaboration de documents 123. Deux guides sur le traitement au sol des gltes larvaires de simulies ont été éhborés et distribués aux Pays participants du Programme. 124. Deux autres documents ont été rédigés suite aux recommandations du CCP lors de sa douzième session ; il s'agit des documents JPCI3.7 et JPCI3.8 qui seront discutés durant la présente session. ADMINISTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN Objectifs, organisation et fonctionnement des services 125. L'unité d'administration et services de soutien appuie les autres unités de I'OCP - opérationnelles, techniques, scientifiques - à Ouagadougou et sur le terrain, tout en veillant à I'utilisation optimum des ressources limitêes du Programme. Cela exige une sensibilisation continue de I'administration à l'évolution des activités du Programme, des besoins et des moyÇns disponibles. 126. Pour accomplir sa tâche, I'unité doit gérer le budget, les finances, le personnel, la logistique, les infrastructures et les services. En outre, elle doit contribuer à h gestion globale et au fonctionnement le plus rationnel possible de I'organisation. Dans cette optique, I'unité contribue à étendre le champ des applications informatiques, et à renforcer les capacités de management du personnel notamment par des sêminaires de gestion. Coûs admlnistratifs 127. Comme par le passé, I'on s'est efforcé de contenir les coûts de I'administration du Programme. Le tableau ci-dessous indique l'évolution des coûts et des pourcentages, de l9E9 à 199r. l JPCl3.2 (acP/,PR/92) Page 26 Tableau 6. Coût de l'Administratlon et pourcentages (US $) t Ne comprend pas les montants alloués au titre des "bourses d'études et formation'. Budget et finances 128. L'évolution du taux de change du dollar, particulièrement par rapport au franc CFA - monnaie la plus utilisée par I'OCP (41% des dépenses en 1991, 43% pour les six premiers mois de 1992) - a continué à peser sur I'exécution du budget. Pour l99t comme pour 1992, le budget a été calculé à un taux de CFA 285 pour un dollar. De septembre à décembre l99l it a été exêcuté à un taux moyen favorable de CFA 287. Le taux moyen de janvier à luittet 1992 a êtê en revanche de CFA 272. Cette situation exige une gestion des ressources d'autant plus stricte. Dans ce sens, les résultats des annêes précédentes ont été encourageants : les dépenses totales pour la troisième Phase financière (t986-1991) se sont élevées à US $ 177.371.085, face à un objectif rêvisé de US $ lEO millions. 129. Il est à noter que le contrôle financier est largement servi par I'informatisation qui permet non seulement de vérifier à tout instant le montant des dépenses par râpport au budget approuvê - et ce jusqu'à un niveau avancé de détail - mais également de réajuster les obligations (montants engagés mais non encore dépensés) à'l'évolution du dollar à tout moment en cours d'exercice. Personnel l30. Dans le cadre de I'appui que I'unité d'administration fournit à IOCP dans son ensemble, I'objectif fondamental du service du personnel est de permettre au Programme de disposer d'un personnel formé et efficace. Pour mieux faire face à ses responsabilités, I'unité d'administration s'efforce constamment de développer les qualifications de ses propres agents et de tous ceux qui, dans les équipes nationales, sont associés aux tâches de gestion. Aussi la formation se poursuit- elle dans les divers domaines de la gestion tant à Ouagadougou que sur le terrain, notamment par I'organisation de stages de courte durée, à I'occasion d'une prise de fonctions, de responsabilités accrues, ou en vue d'un recyclage. En matière de secrétariat, une attention soutenue est accordée au perfectionnement en traitement de texte. En outre, des instructions détaillées sont tenues àjour ,et. mises en application dans le domaine des finances, des transports, et des approv§lonnements. l3l. Il est d'autant plus important de disposer de personnel suffisamment apte et qualifié que les compressions de personnel - effectuées sur une grande échelle dès 1987 - sont appelées à continuer. Si l'état d'avancement du Programme rend certains postes superflus, d'autres peuvent être supprimés en raison d'une rationalisation des services et des fonctions. Des motifs de stricte êconomie président à toutes ces rêductions. Ainsi, 76 postes de la catégorie des services généraux ont été abolis entre septembre l99l et août 1992 (sur un total de 479 postes de services gênéraux existants). Les réductions en cours en 1992 doivent aboutir à la suppression de trois postes professionnels (sur un total de 35 postes existants). Des mesures plus radicales à prendre I 1989 1990 l99r Bureau du Directeur 749.778. 847.919t 948.949. Administration et services de soutien 2.505.669 2.532.698 2.405.602 Services de soutien à Genève 271.843 322.395 359.308 Total 3.527.290 3.703.012 3.713.E59 Total des dépenses du Programme % des coûts d'administration 27.t79.558 l3% 30.432.360 12,2Vo 32.543.360 I1,4% I IJPCl3.2 (ocP/PR/e2) Pæe 27 en matière de personnel à partir de I'année prochaine sonÈ expliquées dans le Plan d'action et budget pour 1993. 132. Trois postes seulement - tous trois de services généraux - ont étê soumis au recrutement externe pendant la période couverte par ce rapport, soit ceux d'un assistant spécial de statistiques, d'un commis en statistiques (saisie de données) et d'un technicien d'entretien/opérateur. En considérant les candidatures, I'on a bien gardé à I'esprit la première partie de la Recommandation/décision no.lO de ta douzième session du Comité conjoint du Programme portant sur les efforts à réaliser pour augmenter I'emploi des femmes à I'OCP. Pour le premier des trois postes, il y avait deux femmes sur un total de I I candidats : leurs qualifications et expérience en statistique étaient inférieures au niveau requis, si bien qu'un candidat masculin, répondant aux critères, a dû être retenu. Pour le second poste, il y avait trois femmes sur un total de 5 candidats : I'une a été sélectionnée, possédant les qualifications nécessaires. Pour le troisième poste, aucune femme n'a posé sa candidature. Un poste sur trois a donc été attribué à une femme. Toute I'attention voulue continuera de se porter sur les candidatures féminines. Transport 133. Le Programme utilisait 336 véhicules au ler septembre 1991. A partir de février 1992, suite à la fermeture ou à la réorganisation de certains sous-secteurs et bases opérationnelles, la flotte a pu être progressivement réduite à 3zo véhicules. Elle devrait être ramènée à goa unités en 1993. Du ler septembre l99l au 3l août t992, les véhicules ont parcouru un total de7.627.5t3 kilomètres soit une augmentation de 1.E56.503 kilomètres par ràpport à I'exercice précédent, attribuable essentiellement aux traitements massifs des populations à I'ivermectine. La consommation totale de carburant a été de 1.068.592 litres. Le parc est resté opêrationnel à 94% dans I'aire du Programme. 134. Sur I'ensemble du parc, 76 véhicules ont été prêtés aux pays de I'extension ouest pour -les déphcements des équipes nationales. L'entretien èontinu ae èei vêhicules est assuré pai tes équipes nationales tandis que I'OCP fournit les carburants, les pièces déachées et se charge de la suPervision technique. Pour faciliter le démarrage des programmes de dévolution,24 véniéubs ont été cédés aux sept pays de I'aire initiale. 135. Trente-deux véhicules neufs ont été reçus durant cette période. Il y a actuellement en commande, dans le cadre du renouvellement nécessaire de la flotte, 26 véhicules pour un coût total de US $ 596 440. Cinquante vêhicules ont été jugês hors d'usage ou nécéssiaient des réparations trop coûteuses. Ils ont été retirés de ta circulâtiôn et vendus lolalement"u* .o.t èÀ Approvlslonnements et services 136.. Du ler septembre l99l au 3t août 1992 les dépenses en achats de biens d'équipemenr, de matériel et autres biens nécessaires au Programme se sonr élevées à u§ Oi.ioô.ap dont US $5.540.9E3 de larvicides, US $947.710 de produits pérroliers, US $988.504 de véhicutes et pièces détachées, Us $212.196 de services tels que I'eau, l'êlectriciié, .i r.r taié.àmmunications et Us$1.611.410 d'équipements divers. Du montant^ total, Us $2.554.806, soit tl%, ont atàti"ito p* le Service central des achats de I'O.M.S à Genève, souvent par appeis d'offres, et US $1.340.3'9?, soit 14,596, pour les achats locaux (y compris les produits Étrotiàrs). En outre, US $414.610, soii 4r5%, ont été dépen!és localement pour les contrats dà services de sécuritê, d'entretien debâtimens et frais afférents, ainsi que pour les assurances. Bithnents et lnfrestructures 137. Des constructions ont été effectuées pour un toal de US $3s09. Elles comprennenr une citerne I rara (Togg), un bâtiment pour abiiter un générateur à-rrr"teoi «iùiü-rcone), et unhangar à Bouakê (Côte d'Ivoire). JPCl3.2 (ocP/PR/e2) Page 28 ACTMTES DE LIAISON, D',INFORMATION ET DE VALORISATION Avec I'Organlsation mondiale de la Santé 138. Le Directeur du Programme a assisté à différentes réunions statutaires: - Comité Régional (4le session) du 3 au 9 septembre l99l à Bujumbura; - Comité exécutif (89e session) du 20 au 29 janvier 1992 à Genève; - Assemblée mondiale de la Santé (45è session) du 4 au 15 mai 1992 à Genève. 139. En marge de ces deux dernières réunions, le Directeur du Programme a été reçu en audience par le Directeur général et le Directeur général adjoint de I'OMS. 140. Le Représentant de IOMS à eUia;an (Côte d'Ivoire) a visité la base aérienne de I'OCP à Odienné les 13 et 14 avril 1992. l4l. Le Représentant de IOMS à tomé a reçu la visite du Directeur du Programme le 14 novembre 1991. 142. Le Directeur du Programme a séjourné du l2 au l5 mai 1992 à Alexandrie à I'invitation du Directeur du Bureau régional pour la Mêditerranée orientale de I'OMS (EMRO) pour participer à un colloque sur le "leadership et le management". Les 2 et 3 t\illet 1992 à Genève, il a pris part, en compagnie du chef de I'unité de dévolution, à des discussions sur la dévolution avec les différents directeurs de programmes du Siège. Avec les Pays participants 143. Sous la présidence du Chef de I'Etat, une cérémonie solennelle de "passation'des activités de I'OCP au Burkina Faso, a eu lieu le 6 novembre l99l à Linoghin, grosse agglomération située à aO titomètres de Ouagadougou. Cette manifestation s'est déroulée en présence, notamment, du Directeur général adjoint de I'Organisation mondiale de la Santé, le Professeur Mohamed Abdelmoumène et de plusieurs Ministres de la Santé des Etats membres de I'OCCGE. 144. Le Chef de I'administration et de gestion du Programme (CAM) a organisé durant les mois de mai et juin 1992 quatre séminaires de gestion à I'intention des membres des équipes nationales de lutte contre I'onchocercose des pays de I'extension ouest : Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Sénégal et Sierra Leone. 145. L'OCP a été représenté du 16 au 20 septembre l99l puis du 6 au 9 novembre l99l respectivement à la troisième réunion du Conseil scientifique et à la 38e session de la Conférence ministérielle de I'OCCGE à nobo-Oioulasso. 146. Le Directeur du Programme a été reçu en audience par: - le Ministre de la Santé et de la Protection sociale de Côte d'Ivoire le l7 octobre 1991, les 17 et 19 juin 1992; - le Ministre de la Santé du Ghana le 30 octobre l99l; - le Ministre de la Santé et de la Population du Togo le 14 novembre l99l; - le Ministre de la Santé, de I'Action sociale et de la Famille du Burkina Faso le 9 juillet t992; - le Ministre de la Santé, de la Solidarité et des Personnes âgêes du Mali le 14 juillet t992. 147. Le Directeur du Programme et le Chef de I'unité de dévolution ont eu des seances de travail avec les responsables nationaux dans leur pays respectif ou à Ouagadougou: décembre l99l et avril 1992 au Burkina Faso, du l3 au l5 avril 1992 au Niger, du lt au 24 wril1992 en Guinée- Bissau, du 17 au 22 mai, puis, du I I au 15 juillet 1992 au Mali, du 14 au 20 juin 1992 en Côte- d'Ivoire, du 2 au 6 mars 1992 à Ouagadougou avec le coordonnateur national du Senégal et son adjolnt, du 24 au 27 juin 1992 à Ouagadougou avec les coordonnateurs nationaux du Bénin et du t ( JPCl3.2 (ocP/PR/92) Page 29 Togo et le 24 août 1992 au Bênin. Ces sêances de travail qui ont remphcé en l992les classiques rêunions des comités nationaux de lutte contre I'onchocercosei ont êté I'occasion de passer en revue les activités de dévolution en cours dans les pays concernês et de discuter avec les autorités de la mise en place des comités nationaux de dévolution. Avec les autres pays d'endémle onchocerquicnne l4t. Du27 février au 3 mars 1992 puis du 26 avril au 2 mai 1992,le Directeur du Programme a sêjourné à tagos où it a participé à des réunions du Comité national de lutte contre l'onchocercose du Nigeria et procédé, comme il I'avait fait une annêc plus tôt, à des échanges de vue avec les responsables du programme de lutte contre I'onchocercose au Nigeria (NOCP). Avec les organlsmcs stetutelres t49. Le Groupe Ecologique (EG) a tenu sa treizième session du !0 au 24 janvier 1992 à gobo- Dioulasso (Burkina Faso) et Ie Comité consultatif d'Experts (CCE) la sienne (treizième) du 6 au 12 juin l»2 à Ouagadougou. Le rapport du CCE est fait et'sera prêsentê au cours de cette session du CCP. 150. Le Coniité des Agences parrainantes (CAP) s'est rêuni respectivement du 12 au 15 septembre l99l à ï/ashington D.C., les 22,25 et 26 septembre l99l à Bonn, les 3 et 4 décembre l99l à Riyad, les 25 et 26 fêvrier 1992 à ïVashington D.C. et du 26 au 3l mai 1992 à Rome. l5l. Le Directeur du Programme a participé le 24 fêvriet 1992 à lVashington D.C., à la Banque mondiale, à la cérêmonie de signature de I'accord relatif au financement de la quatrième Phase du Programme de Lutte contre I'Onchocercose. Les repnâsenAns de 2l Pays donateurs et institutions internationales et des I I Pays participants éaient êgalement prêsents à cette manifestion. Avec les l)oneteurs 152. Le Directeur du Programme et le chef de I'unité de dévolution ont eu plusieurs sêances de travail avec les représentants de la Banque mondiale en mars-avfil 1992 et en juin 1992à Ouagadougou. Les discussions ont eu trait au financement des plans de dévolution, notamment de ceux du Burkina Faso et de la Guinée-Bissau. 153. Du 15 au 20 septembre 1991, le Directeur du Programme a sêjourné à fokyo où il a eu des entretiens avec plusieurs autorités du Japon. 154. Le Directeur du Programme a participé les 24 et 25 septeFbre l99l à Bonn, à la réunion des Donateurs. Avec le compagnle sérienne chergéc dcs épendrgcs aérlens 155. Du 26 at 29 septembre 1991, a eu lieu à McMinville (USA), une réunion de revue de contrat organisêe avec Evergreen Hêücopters. Avec le Communautô sclentlflque 156. Le Programme a pris part aux différentes réunions ci-dessous : - Forum des Partenaires de IORSTOM du 7 au 12 septembre l99l à Paris; - Réunion du Comité Mectizan du 7 au I I mars l9ÿ2 à Athnta; - Sommet de la Terre du 3l mai au 7 juin 1992 à Rio de Janeiro; - Réunion JCB/TDR du 28 juin au 5 juillet t992 à Genève; - Rêunion du 25 au 28 août 1992 à Cotonou sous l'êgide de la FAO, sur I'organisation d'un programme régional de lutte contre la trypanosomiase dans les zones libêrées de I'onchocercose. i IPC[3.2(ocP/PB./e2) Page 30 157. Le Programme a reçu la visite de : 20 stagiaires dè I'Institut panafricain pour le Diveloppemeni - Sahel (IPD/AOS) à Ouagadougou, originaires dû Burkina Faso, de Côte d'Ivoire, du Mali, du Niger et du Sênégal, le 27 îêvrier 1992; 30 journalistes qui partbipaient à Cotonou (Bénin) à un séminaire organisé par le Projet UNESCO-IVANAD. Après un premier arrêt au secteur de I'OCP à Tamalé (Ghana), les séminaristes ont été reçus le 14 mars 1992 au siège de IOCP à Ouagadougou. 25 étudiants de I'Ecole Inter-Etas d'Ingénieurs de I'Equipement rural (EIER) de Ouagadougou au sous-secteur de I'OCP à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), le ler mars 1992. M. David lViggs, journaliste de la Banque mondiale à Washington D.C. qui a séjourné du 20 au 24 mai 1992 dans la zone du Programme au Burkina Faso et au Mali. 20 profèsseurs (géographes et démographes) originaires du Bênin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, de la France et du Sénégal, accompagnés de M. J.P. Hervouet, de I'ORSTOM, le 6 juillet 1992 à Ouagadougou. M. Zohoun Louis, stagiaire béninois, boursier de I'OCP au Centre africain d'Etudes supérieures de Gestion (CESAG) de Dakar, pour les mois de juillet et août 1992 Avec le grend public l5E. Le périodique 'Oncho-Information" qui rend compte régulièrement des activités de [OCP, a augmenté son tirage d'un millier d'exemplaires. Celui-ci est pàsé, en 1992, à 3.200 copies en Français et à 1.700 copies en Anglais. 159. Les articles publiés dans 'Oncho-Information' sont repris dans plusieurs journaux des Pays participants. C'est le cas notamment de "Sidwaya" et de 'L'Observateur Paalga' au Burkina Faso ou de "Aurore'au Mali. 160. Le quotidien "Ivoire Soir" a consacré le 22 juin 1992 et le 16 juillea 1992 un grand reportage à I'onchocercose et à fOCp en Côte d'Ivoire. 16l. La presse au Ghana a également consacré plusieurs articles à I'onchocercose et à I'action de I'OCP. Le 3l mars l992,le'People's Daily Graphic'a publié une inærview du Dr A.K. Diallo, Chef de Secteur de I'OCP à Tamalé. Le ? juillet 1992, le même journal a publié un article sur les problèmes de repeuplement dans les zones assainies. De même le 16 mars 1992le 'Ghanaian Timesn a consacré un article à la diminution des simulies le long de la Volta Blanche dans le Northern Region. 162. La Télévision du Burkina Faso a interviewé le l0 juillet 1992le Directeur du Programme au lendemain de sa nomination comme co-lauréat, pour 1992, du'Africa Prize for Leadership' qui lui sera remis au cours d'une cérémonie solennelle le 4 décembre 1992 à Rome. 163. Au Burkina Faso, 170 élèves du Lycée des Jeunes filles de Loumbila, situé à 30 kilomètres de Ouagadougou, ont assisté dans la matinêe du 14 mai 1992 à une projection de film suivie de discussions. Le même jour, dans I'après-inidi, 58 élèves du Lycée Saint Jean de Ouagadougou ont assisté au même genre de projection suivie de débats, au siège de I'OCP. Treveux de velorisetlon t( { 164. En collaboration avec la Division de I'Education saniàire (HED) de la Direction génêrale de I'OMS, IOCP a rêatisé deux films documentaires. { )' JPCr3.2 (ocP/PR/e2) Page 3l - Le premier, intitulé "Au-delà des Ténèbres", traite de I'après-OCP au Niger. Les prises de vue ont eu lieu dans la région de Say, en octobre 1991. Des copies U-Matic ont été mises à la disposition de toutes les stations de télévision des Pays participants et de I'URTNA (Union des Radiodiffusions et Télévisions nationales d'Afrique). - Le tournage du second film s'est déroulé Au ta au 26 juin 1992 en Guinée-Bissau, dans h région de Gabu, localité qui abrite la base Oncho, et traite de I'onchocercose-maladie dans ce pays avec un volet "Education pour la santé". Ce documentaire sera disponible dans les versions portugaise, créole, française et anglaise. 165. Pour la sensibilisation et I'information du Public, I'OCP met à la disposition des structures privées et publiques, des ONG, des établissements scolaires, des universités et de ses collaborateurs, des copies vidéos et des photographies prises sur le terrain pour exploitation et diffusion. Deux cent dix copies vidéos de films de I'OCP et tO6 photographies ont été mises à la disposition du public. 166. Le Centre de Documentation de I'OCP a reçu, durant la période couverte par le présent rapport, la visite de 1.120 personnes; il a mis à la disposition de ces visiteurs 280 livres, 58 copies de films l6mm, 580 articles de périodiques et tirés à part, 5.500 dépliants et 300 posters. 167. La documentaliste de I'OCP a participé à Harare (Zimbabwe) du 7 au l2 juillet l99l au Congrès de I'Association pour I'Information et les Bibliothèques sanitaires en Afrique (AHILA). Elle a êté étue membre du Conseil du Bureau. 168. Trois étudiants en fin de cycle de I'EBAD (Ecote des Bibliothécaires,' Archivistes et Documentalistes) de I'Université Cheick Anta Diop de Dakar ont effectué, à des périodes différentes, des stages pratiques au Centre de Documentation de I'OCP. 169. Le Chargé de I'Information et la Documentaliste de I'OCP participent pleinement aux travaux du Comité de Coordination des activités en matière de communication des Agences du Système des Nations Unies au Burkina. 170. Enfin, un dépliant d'information sur I'IRU a été produit à I'intention des firmes concernées par les insecticides et des sessions d'information sur la manipulation et les dangers des larvicides ont été organisées pour le personnel OCP et les pilotes de la compagnie aérienne chargée des épandages aériens. Réunions internes l7l. Le Programme a organisé plusieurs réunions internes dont les principales ont été: - Réunion des zones opérationnelles est et ouest, respectivement du 8 au l2 novembre l99l à Kara (Togo), et du 18 au22 novembre I99l à Bamako (Mali); - Réunion des hydrobiologistes du l4 au l8 janvier 1992 à gobo-Oioulasso (Burkina Faso); - Réunion sur la recherche appliquée et la surveillance de I'environnement (AREM) du 2 au 6 mars 1992 à Bouaké (Côte d'Ivoire); - Réunion sur le Développement des sondes à nON du 12 au 13 mars 1992 à Bouaké (Côte d'Ivoire); - Réunion annuelle de revue technique interne du 23 au 27 mars 1992 à Ouagadougou; - Réunion sur les insecticides du l2 au l5 mai 1992 à Bouaké (Côte d'Ivoire). Collaboration ayec les Organisations non gouvernementales (ONG) 172. Le Programme continue d'encourager vivement les organisations non g,ouvermentales à collaborer avec les Pays participants dans la distribution de I'ivermectine. Certaines de ces ONG Sont très actives surtout en zone d'extension ouest où elles corttribuent efficacement à la promotion du traitement à I'iverr.rectine par les communautés rurales elles-mêmes. I I '( z I I ts t,'o t. B. c ! JPCl3.2(ocPlPRl92» Page 32 rl (, 2 I J f \ )(. I ( 3 t, .= .,o6:o:g s ,alo.- ii .i I o E oE!roôà o9 EÀEro9 àgooàË Ecca a a a a a a a, E E o .E8 arÀÊ, :EÈ orù EË9:ÈE -o5g 8'E GJ I I I tô 6 r J o U z U 6 \ NoI Elo& f, c) tlJo o z o F G lrJ(LIô z ù N(,)q GoL q zo F G UJ 0-o lLo 2 JÀ lo CN |l. !. I I I JFC 13.2(æPlPB,l92) Page 33 29otn .gan .,rt o *Ë â2l- = ;ÉH§ôù3ôgË3fr;Ë =ei i:Ëiii >!i4 Ëâ ÈË I ) 6 o :l@r ,e at U o 2 \. i .)(. tJ E J (9 U z o o'ocE(9 !,C o oC ooJ o .g vt ! ÈË3 :E >,,s!cb g5E 5i§ Ei\ '6: o -o - tC .E g!6 aËs 3È o cEË i;o EE e l55 àf : Eî -os:6E EE -o Ë ËË) 32 ::I: .a :.l; a 5 a Co I tl.l ic .e C a, '4, oD I .E J E -oootÈ a-oFaô':PeÀ< ]E Èco.;àrro.:È.o €€ a., EEJJ ll I I I i I I I I I I I I I -t I i I t L (' ooooorl)olËio ,Oa\@ 'âs§ ^ ooooo E II \ a't , a 2 t toto 3 t o a ,.I t t a c , G t-rJ =É.(9 o 0a 0- JoÉ.Fzoo 9,q s()E trJoo J.ozo UJq oo 0: lrJ() oIozo J lrJGFzoo UJF fJ UJô trJ (r(9 oÉ.ù §t .9 u- ll I I I t JPC1 3. 2 (ocP/PR/92 ) Page 34 zIoO.^ )6z<oU'- zF !llAq* .Lq,Fholo trl (L :o àÈ sY-U)q3'6r'i==Bâr,E 3ÉE§ url-o o o1-)c z!ABii>,[oz.'jo0-<-t! a 2â o o 2 ! o@r Ii Iô \ i ^ \ ) (. c r9o9 EO ox;., ss 0., coùoE}ù_ô'- -(t c36o.6 ;'iEà5- eô9.: ctsù: arÈ cP P3 =tloC 9O ocCS a,oc =-EO3z a a a a a a a o a, .s , 19 t,c o e,c o a,J o .9o c 1'oI oê ot,cl o @ o 'a, s ,3 robàs 6:E =ù9cxo -trjo ---'6ooÊÈ;e: c,o33o :6 5; oùc8E0 oùo EEE JJJ = E t, E Eo C'I o o- o E E o C'To À ,t, o E J o(')ooo.noôo -rrta-@vààg ^ ooooo IJ l., U z E É \ L z I o I , o t. t t a G l a -.t -! t ! I L. (' I r! É.(9 oÉ. 0- J o æ.Fz oO 9. V) 6 0a tr.J() oI(). zo UJa o(J E tr.J() oIozo J tr.J& F-zo(J LiJ Ff) UJo IJ É.(9 oG 0- ta; .9 tr. I t \\ t lr.lfo Glt (J (E tt \t\\ , J E )f I t tr ,§ I O al I t--l -f §ia , il t,II li E' , It JDCI-3.2 o(æPltnlezt =lbse 35 I E \ §§ è \ 5!iÈ.oo=BI0tsË3 g =9 6oE ! ooa, oEEË : == 3Ëië e § 5rË i Èg : J.5 ô 5:Ès E §E,E È E EEE§; È˧H§ e (ô \ I I I t: \ + l- F-.\ I\ 1\l oI z .lr, l&l «3o]-OU -uJ =Ër- ld2>Ll'. =-t-< fi ,,,GJFJ =lF(J() lrJ H r,,Éd iÉ uJ(9 doUr-ol lrJ lrJ(9=qEft bÉ 9s Rg z o .NÇ crliI I tIt-a §t I iliiN st C -oot 8a 8I E + + oC2oI o E t rr o §tr(r) + I t I I §a§È t2L ) \ I ,t JPC13.2(ocP/PR/92) Page 36 C, E E e cll oL o- ,ft, (l!(â .eg .= oos Ë.9 o, o9L.cL 'ô -o- 3 ;s s 3g .E àCJ (DJ I oo o o E E o CDoLÀ .9 c ; € o Lo T' L)o(D I I {I ÿ ur= 5È §H =(L(rô 8u{ E<rE E; =(ri1l- lrJ zo o(n lr.lU3.rjjE > a2z14o - J (..i) Heù EEËJalL trJol(rc, :E -LJ =ôYu, rn . lrJbs ...,1 eËûP 3Ë lrJÉ.@À LtJ JoO lrJÉ.oFZzwOJ(J< r) uJ lrlÉ,(rÀÀ ) @ ,I .t .t € \=-{ ,É_\ 1._^.2 \ .1/ .tIt, t' l I\ o /2-\ ) .-rf-+ 0, §o @ o ü§ ü o(, cq, ç, (l, À ooo lr) c,li. -1 i\_ --/-'-^-' -^ It .\ \\- \ I t. - \\ ( ( fi JPC13.2(ocP/PR/92) Page 37 o8e otr ogb' EOLq bo-L- EËLo 6.9 ._a.S 9o =.=g-go- >q,br}E(U, fcoÉ: TB-I I I .e I 0-N(Jo)o(') r. luJ o)o9ur -JfiÉ(r= ÀtJ(JUlOtr JF (r r- Ll lrJ (n(JuJ *uEËj o,^r ss(n ûDo)lrJ >- 3 3:4«»J (/)o) =q S,EÉ.o iffi Hi(JJ =b -É. =clY= bE l{ ur lrJ utJr s=lrJ UJ(rE0-(L I Er lr @r (â(u vt o 1q cL(uli9o!< -o- ôU| o,>t, lËOo) E.:Jt8f I 1 J- I I t o ^1-t) +.- -o,§s§sh333 (l,(, c -9 C, G,À t (o CDiI ooco -to ( t. oli I l I 'JPIC13.2(ocP/m/92) Page 38 I o(o ëtr o Eo =GLf L o.gtE oLeg o ,o Le(u o o E aO xE oL.o Eoz o F oNoG,otoloo(oo1\o@oo)oo F e€ §E o3oo =< .9rGEo .E.E EËtro '9 *2§,oh-OEber-E -btso €gs Ëg 6,9, $F FO -g .9ht-=j -*r EË \ C'I a-IL o ( , o luoua1erl-?rd ôp male^ el ap 96 otutuoc sen$turep lu ep erquou np enb;19tuqlpe euueÂoy1 -> + ftr o , Eo §EË ftr ÊË EË L € + ëqE tstr 's§ '6 L+, + fE9Etstrrt L € + Ëo9trts rt* È oo .= 'e JFoà= ooEO oooo .o 'oEtrEtrooao I ëtro E o =oLë L o F -3 JPC 13.2(ocPlPu92) Page 39 o o o(o c o E o .Eog §-P .9 Eo o- o o ,(l, o- o .o o E OO c\lE o -o E oz oo c{o$orr)or\oo)oo oE'otrtro(E ..Olcr3 E{ .! ,(E(u =oJF(J),=oË oootr - -LLco a- a-L-ro-!E ,GF9ËOo '=etsË Où, tr'ELù,§ooo Ot@ârL Ëâ Eo\rs a-i Ëô - - -( EE §q E') .I lJ. ,t o @ o(o o(r) luauauBJl-?Jd ap Jnate^ el ap 7o auuloc llao,l ep eJnauglue aJqureqo el suep luJ ap aJqurou np anbtl?urqlue auua^oN ) 1 -> -> ,P e6Ec 3E .E .F ù,9Etrc SE .E .tr -> i,otrço ,OEG)oaJ '6 P -> .Hocco4)trNE GLt, := c)f 'q)oE o{= -c, rD tno(l}o .(l) .C, CCCCoooo l. o E où, Gti F Lo F
World Health Organization (WHO) · Technical Documents
Rapport d’activité de l’Organisation mondiale de la Santé pour 1992 : 1er septembre 1991 - 31 août 1992
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Organisation
World Health Organization (WHO)
Document type
Technical Documents
Source
World Health Organization