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Conseil exécutif quarante-huitième session, Genève, 24 – 25 mai 1971: résolutions: annexes

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ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÈ N° 195

CONSEIL EXÉCUTIF QUARANTE- HUITIÈME SESSION GENÈVE, 24 -25 MAI 1971

RÉSOLUTIONS ANNEXES

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE Août 1971

Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé:

AIEA BIT BSP

- Agence internationale de l'Energie atomique

- Bureau international du Travail - Bureau sanitaire panaméricain - Comité administratif de Coordination - Commission économique pour l'Afrique - Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient

CAC CEA CEAEO CEE CEPAL

- Commission économique pour l'Europe - Commission économique pour l'Amérique latine - Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales

CIOMS

CIRC FAO

- Centre international de Recherche sur le Cancer - Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture

CNUCED - Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement FISE

- Fonds des Nations Unies pour l'Enfance - Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population - Organisation de l'Aviation civile internationale

FMANU - Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies FNUAP OACI OIT

- Organisation internationale du Travail - Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime - Organisation météorologique mondiale

OMCI OMM

ONUDI OPS

- Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel - Organisation panaméricaine de la Santé

PNUD /AT - Programme des Nations Unies pour le Développement, élément Assistance technique

PNUD /FS - Programme des Nations Unies pour le Développement, élément Fonds spécial UIT

- Union internationale des Télécommunications

UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient

Les désignations utilisées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Directeur général aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.

IMPRIMÉ EN SUISSE

Ce volume contient les résolutions (avec les annexes qui s'y rapportent) de la quarante -

huitième session du Conseil exécutif, qui a été convoquée conformément à la résolution EB47.R61 adoptée par le Conseil à sa quarante- septième session.

Selon les instructions du Conseil, les procès- verbaux du Conseil ont été envoyés aux Etats Membres sous forme de documents polycopiés.

Dans le présent volume, les résolutions sont reproduites dans l'ordre de leur adoption. Pour faciliter l'utilisation du volume concurremment avec la onzième édition du Recueil des résolutions et décisions, qui contient la plupart des résolutions adoptées jusqu'à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé et la quarante sixième session du Conseil exécutif (comprises), elles sont groupées, dans la table des matières, d'après leur titre sous des rubriques correspondant à celles du Recueil; chaque résolution est accompagnée d'une référence à la section pertinente du Recueil. La cote des résolutions de chaque session, ainsi que le volume des Actes officiels où ces résolutions ont été publiées à l'origine, sont indiqués ci- dessous. Cotes des résolutions 1

Numéros des Actes officiels

et année des sessions 13

Cotes des résolutions

Numéros des Actes officiels

et année des sessions 99 102 106 108 110 112 115 118 120 124 127 129 132 135 137 140 143 145 148 151 153

WHA1.EB1.REB2.REB3.RWHA2.EB4.REB5.RWHA3.EB6.REB7.RWHA4.EB8.REB9.RWHA5.EB10.REB11.RWHA6.EB12.REB13.RWHA7.EB14.REB15.RWHA8.EB16.REB17.RWHA9.EB18.REB19.RWHA10.EB20.REB21.RWHA11.EB22.REB23.R-

14 14 17 21

22 25 28 29

32 35 36 40 42 43 46 48

49 52 55

57 60 63 65 68 71

73

76 79 80 83

87 88 91

WHAl2.EB24.R-

95 96

(1948) (1948) (1948) (1949) (1949) (1949) (1950) (1950) (1950) (1951) (1951) (1951) (1952) (1952) (1952) (1953) (1953) (1953) (1954) (1954) (1954) (1955) (1955) (1955) (1956) (1956) (1956) (1957) (1957) (1957) (1958) (1958) (1958) (1959) (1959) (1959)

EB25.RWHA13.EB26.REB27.RWHA14.EB28.REB29.RWHA15.EB30.REB31.RWHA16.EB32.REB33.RWHA17.EB34.REB35.RWHA18.EB36.REB37.RWHA19.EB38.REB39.RWHA20.EB40.REB41.RWHA21.EB42.REB43.RWHA22.EB44.REB45.RWHA23.EB46.REB47.RWHA24.EB48.R-

157 160 162 165 168 170 173 176 178 181

184 186 189 193 195

(1960) (1960) (1960) (1961) (1961) (1961) (1962) (1962) (1962) (1963) (1963) (1963) (1964) (1964) (1964) (1965) (1965) (1965) (1966) (1966) (1966) (1967) (1967) (1967) (1968) (1968) (1968) (1969) (1969) (1969) (1970) (1970) (1970) (1971) (1971) (1971)

1 Les cotes en italiques n'ont pas été utilisées à l'origine dans les Actes officiels; elles ont été ajoutées ultérieurement dans le Recueil pour des raisons de commodité.

- iv -

Index des résolutions : page 53

TABLE DES MATIÈRES

Pages

Ordre du jour Introduction

1

3

RÉSOLUTIONS Résolutions concernant le programme TABLEAUX ET COMITÉS D'EXPERTS

EB48.R2

Inscriptions aux tableaux d'experts et nominations aux comités d'experts

4

Rapports des comités d'experts Rapport sur les réunions de comités d'experts EB48.R3

4

Résolutions concernant le programme et le budget EXAMEN ET APPROBATION DU PROGRAMME ET DU BUDGET

Rapports sur les affectations de crédits et les engagements de dépenses EB48.R12 Affectations de crédits et engagements de dépenses au 25 avril 1971

7

Résolutions concernant l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ

Date et lieu de réunion EB48.R13 Date et lieu de réunion de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé Discussions techniques EB48.R10 EB48.R11 CONSEIL EXÉCUTIF

.

.

7

Nomination du Président général des discussions techniques qui auront lieu à la Vingt Cinquième Assemblée mondiale de la Santé Sujet des discussions techniques à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé

7

7

Sessions du Conseil Date et lieu de la quarante- neuvième session du Conseil exécutif EB48.R14

8

Méthode de travail EB48.R4

Composition du Comité permanent des Questions administratives et financières

5

Représentation du Conseil à l'Assemblée de la Santé EB48.R1 Rapport des représentants du Conseil exécutif à la Vingt -Quatrième Assemblée

mondiale de la Santé

4

-V-

Résolutions concernant les questions constitutionnelles et juridiques FONCTIONS ET BIENS DÉVOLUS A L'OMS

Pages

Office international d'Hygiène publique Composition du Comité des Arriérés de Contributions au titre de l'Office international EB48.R8 d'Hygiène publique Arriérés de contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique . . EB48.R17

6 9

Résolutions concernant les questions financières et administratives QUESTIONS FINANCIÉRES

EB48.R19 EB48.R20 EB48.R16

Dons de terrain par la République populaire du Congo Don par testament d'une propriété en Italie Fonds bénévole pour la promotion de la santé

10

10

Fonds bénévole pour la promotion de la santé 8

Résolutions concernant la coordination et les relations extérieures ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET INSTITUTIONS APPARENTÉES

Questions d'ordre général EB48.R15 EB48.R18

Rapport du Corps commun d'inspection sur une rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé Rapport du Corps commun d'inspection

8

9

Action en faveur de l'enfance - Coopération avec le FISE Composition du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires EB48.R6 EB48.R9 Rapport du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires sur sa dix -huitième session ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES

5

6

Demandes d'admission à des relations officielles Composition du Comité permanent des Organisations non gouvernementales EB48.R5 Résolutions diverses DISTINCTIONS

.

5

Fondation Léon Bernard Composition du Comité de la Fondation Léon Bernard EB48.R7

6

ANNEXES 1.

2. 3.

4. 5.

Liste des membres et autres participants Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires: Rapport sur sa dix- huitième session Rapport du Comité des Arriérés de Contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique Dons de terrain par la République populaire du Congo Don par testament d'une propriété en Italie

13

18

49 49 50 53

Index des résolutions

- VI -

ORDRE DU JOUR [EB48/1 Rev. 1 - 24 mai 1971]

1.1

Ouverture de la session

1.2 1.3 1.4

Adoption de l'ordre du jour Election du président, des vice- présidents et des rapporteurs Rapport des représentants du Conseil exécutif à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé

COMITÉS 2.1

Comités permanents du Conseil exécutif 2.1.1

Comité permanent des Questions administratives et financières: Nominations aux sièges vacants Comité permanent des Organisations non gouvernementales: Nominations aux sièges vacants

2.1.2 2.2 2.3 2.4

Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires: Nominations aux sièges vacants

Comité de la Fondation Léon Bernard: Nominations aux sièges vacants

Comité des Arriérés de Contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique: Nominations aux sièges vacants PROGRAMME

3.1

Rapport sur les inscriptions aux tableaux d'experts et les nominations aux comités d'experts Rapport sur les réunions de comités d'experts Rapport du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires sur sa dix -huitième session Discussions techniques 3.4.1

3.2 3.3

3.4

Nomination du Président général des discussions techniques qui auront lieu à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé Choix du sujet des discussions techniques qui auront lieu à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé PROGRAMME ET BUDGET

3.4.2

4.1

[Point supprimé]

4.2

Affectations de crédits et engagements de dépenses au 30 avril 1971 1 Adopté par le Conseil exécutif à sa première séance, le 24 mai 1971.

-1-

2

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ET CONSEIL EXÉCUTIF 5.1

Date et lieu de réunion de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé Date et lieu de la quarante- neuvième session du Conseil exécutif

5.2 5.3

Rapport du Corps commun d'inspection sur une rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé

QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIÈRES 6.1

Fonds bénévole pour la promotion de la santé Arriérés de contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique

6.2 6.3 7.

Rapports du Corps commun d'inspection Clôture de la session POINTS SUPPLÉMENTAIRES

1.

Dons de terrain par la République populaire du Congo Legs d'une propriété en Italie

2.

INTRODUCTION Le Conseil exécutif a tenu sa quarante -huitième session au Siège -de l'OMS, à Genève, les 24 et 25 mai 1971.

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé a élu huit Etats Membres habilités à désigner les personnes devant faire partie du Conseil exécutif à la place de celles dont le mandat était venu à expiration.' La composition du Conseil exécutif est en conséquence la suivante: Pays habilités à désigner un membre Durée du mandat restant à courir à la date de clôture de la Vingt -Quatrième Assemblée

Pays habilités à désigner un membre

Durée du mandat restant à courir à la date de clôture de la Vingt - Quatrième Assemblée

mondiale de la Santé

mondiale de la Santé

Algérie

Arabie Saoudite Autriche Bulgarie Chypre Danemark Equateur Etats -Unis d'Amérique Ethiopie France Haute -Volta Italie

Japon

1 an 2 ans 2 ans 1 an 1 an 3 ans 3 ans 1 an 2 ans 2 ans 1 an 3 ans 1 an

Kenya Laos Lesotho Népal Nicaragua République Centrafricaine Syrie

Thaïlande Trinité -et- Tobago

2 ans 2 ans 3 ans 1 an 2 ans 1 an 3 ans 3 ans 3 ans 2 ans 3 ans

Union des Républiques socialistes soviétiques Uruguay

Le Dr S. P. Ehrlich, jr, a été élu président, le Dr V. P. Vassilopoulos 2 et le Dr A. Barraud vice -présidents, et le Dr H. Abdul -Ghaffar et le Dr A. Sáenz Sanguinetti rapporteurs. On trouvera la liste des membres et des autres participants, ainsi que la composition actuelle des comités, à l'annexe 1. Au cours de la session, le Conseil exécutif a adopté les résolutions reproduites ci- après.

' Les membres sortants avaient été désignés par les pays suivants: Belgique, Canada, Chili, Jamaïque, Liban, Mongolie, Ouganda et Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. 2 Il est résulté du tirage au sort effectué conformément à l'article 15 du Règlement intérieur du Conseil que le Dr V. P. Vassilopoulos sera le Vice -Président appelé en premier à exercer les fonctions du Président si celui -ci n'était pas en mesure de les remplir entre deux sessions du Conseil. 3

RÉSOLUTIONS

EB48.R1

Rapport des représentants du Conseil exécutif à la Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé

Le Conseil exécutif 1.

PREND ACTE du rapport des représentants du Conseil exécutif à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale

de la Santé; et 2.

FÉLICITE ces représentants de la compétence avec laquelle ils se sont acquittés de leurs fonctions. Première séance, 24 mai 1971

Rec. résol., 11° éd., 4.2.6

EB48.R2

Inscriptions aux tableaux d'experts et nominations aux comités d'experts Le Conseil exécutif

PREND ACTE du rapport du Directeur général sur les inscriptions aux tableaux d'experts et les nominations aux comités d'experts. Rec. résol., 11e éd., 1.15

Première séance, 24 mai 1971

EB48.R3

Rapport sur les réunions de comités d'experts Le Conseil exécutif,

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les réunions des comités d'experts suivants: 1) Réunion conjointe du groupe de travail FAO d'experts des résidus de pesticides et du Comité OMS d'experts des Résidus de Pesticides: Résidus de pesticides dans les produits alimentaires (1970);

Comité mixte FAO /OMS d'experts de la Nutrition, huitième rapport: Enrichissement des produits alimentaires et malnutrition protéino- calorique (1970); 2) 3)

Comité mixte OIT /OMS des Soins médicaux individuels et de la Sécurité sociale (1970);

4)

Comité d'experts du Paludisme, quinzième rapport (1970);1 d'experts des Insecticides, dix -huitième rapport: Application et dispersion des pesticides

5) Comité (1970) ;2 6)

Comité d'experts de la Standardisation biologique, vingt- troisième rapport (1970);

Comité d'experts des Statistiques sanitaires, quatorzième rapport: Indicateurs statistiques pour la planification et l'évaluation des programmes de santé publique (1970); 7) 8)

Comité d'experts de la Biologie de la Reproduction humaine: La planification familiale et les services de santé (1970), 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1971, No 467. 8 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1971, N° 465. a Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1971, N° 463.

-4-

RÉSOLUTIONS

5

1.' 2.

PREND ACTE du rapport;

REMERCIE les membres des tableaux d'experts qui ont participé à ces réunions de leur précieuse contribution à l'étude de questions d'une grande importance pour l'OMS. Rec. résol., 116 éd., 1.15.2

Deuxième séance, 24 mai 1971

EB48.R4

Composition du Comité permanent des Questions administratives et financières

Le Conseil exécutif,

Rappelant ses résolutions EB16.R12, EB24.R1 et EB46.R7, I.

NOMME le Dr C. Hemachudha, le Dr M. U. Henry, le Dr A. Sáenz Sanguinetti et le Professeur R. Vannugli

membres du Comité permanent des Questions administratives et financières pour la durée de leur mandat au Conseil exécutif, en plus du Professeur E. J. Aujaleu, du Dr S. Bédaya -Ngaro, du Dr Z. Onyango, du Dr V. P. Vassilopoulos et du Professeur K. Yanagisawa, qui font déjà partie du Comité permanent; et 2.

DÉCIDE que, si un membre du Comité est empêché d'assister aux séances de celui -ci, la personne désignée

par le gouvernement intéressé pour lui succéder ou le suppléer au Conseil, conformément à l'article 2 du Règlement intérieur du Conseil, participera aux travaux du Comité. Rec. résol., 11e éd., 4.2.4.2

Deuxième séance, 24 mai 1971

EB48.R5

Composition du Comité permanent des Organisations non gouvernementales

Le Conseil exécutif 1.

NOMME le Dr Esther Ammundsen et le Dr N. Ramzi membres du Comité permanent des Organisations

non gouvernementales pour la durée de leur mandat au Conseil exécutif, en plus du Dr Arnaudov, du Dr O. Avilés et du Dr Y. R. Joshi, qui font déjà partie du Comité permanent; et 2.

DÉCIDE que, si un membre du Comité est empêché d'assister aux séances de celui -ci, la personne désignée

par le gouvernement intéressé pour lui succéder ou le suppléer au Conseil, conformément à l'article 2 du Règlement intérieur du Conseil, participe'a aux travaux du Comité. Rec. résol., 11e éd., 8.2.3

Deuxième séance, 24 mai 1971

EB48.R6

Composition du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires

Le Conseil exécutif

NOMME membre du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires le Dr F. Parra Gil, et membres suppléants le Dr Esther Ammundsen, le Dr J. L. Molapo, le Dr N. Ramzi et le Dr A. Sáenz Sanguinetti, la participation de l'OMS à ce comité étant donc la suivante: Membres - Dr H. Abdul -Ghaffar, Dr A. Bar-

raud, Dr F. A. Bauhofer, Dr F. Parra Gil, Dr O. Souvannavong, Dr D. D. Venediktov; Suppléants Dr Esther Ammundsen, Dr A. Benadouda, Dr Y. R. Joshi, Dr J. L. Molapo, Dr N. Ramzi, Dr A. Sáenz Sanguinetti. Rec. résol, 11e éd., 8.1.3.1

Deuxième séance, 24 mai 1971

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION

EB48.R7

Composition du Comité de la Fondation Léon Bernard Le Conseil exécutif,

En application des Statuts de la Fondation Léon Bernard, NOMME le Dr A. Benadouda et le Dr D. D. Venediktov membres du Comité de la Fondation Léon Bernard

pour la durée de leur mandat au Conseil exécutif. Rec. résol., 11e éd., 9.1.2.2

Deuxième séance, 24 mai 1971

EB48.R8

Composition du Comité des Arriérés de Contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique

Le Conseil exécutif

NOMME le Dr F. A. Bauhofer et le Dr J. L. Molapo membres du Comité des Arriérés de Contributions 1. au titre de l'Office international d'Hygiène publique pour la durée de leur mandat au Conseil exécutif, en plus du Professeur K. Yanagisawa, qui fait déjà partie de ce comité; et 2.

DÉCIDE que, si un membre du Comité est empêché d'assister aux séances de celui -ci, la personne désignée

par le gouvernement intéressé pour lui succéder ou le suppléer au Conseil, conformément à l'article 2 du Règlement intérieur du Conseil, participera aux travaux du Comité. Rec. résol., 11e éd., 6.5.3.3

Deuxième séance, 24 mai 1971

EB48.R9

Rapport du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires sur sa dix -huitième session Le Conseil exécutif,

Ayant examiné le rapport du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires sur sa dix -huitième session,' 1.

PREND ACTE du rapport;

ACCUEILLE avec satisfaction les recommandations formulées par le Comité sur l'exécution future des programmes d'enseignement et de formation professionnelle bénéficiant d'une assistance commune; 2.

CONVIENT qu'il importe de mettre l'accent sur la formation des diverses catégories de personnel sanitaire à différents niveaux pour les zones rurales et les quartiers défavorisés des grandes villes; et 3.

SE FÉLICITE de l'excellent esprit de coopération entre le FISE et l'OMS dont témoigne le rapport, et remercie les membres des deux Conseils de leur participation. 4.

Rec. résol., 118 éd., 8.1.3.1

Deuxième séance, 24 mai 1971

'Voir annexe 2.

RÉSOLUTIONS

7

EB48.R10

Nomination du Président général des discussions techniques qui auront lieu à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé

Le Conseil exécutif,

Vu la résolution WHA10.33; et

Ayant reçu une communication par laquelle le Président de la Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé a proposé le Dr R. J. H. Kruisinga comme Président général des discussions techniques à la Vingt Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, 1.

APPROUVE cette proposition; et

2.

PRIE le Directeur général d'inviter le Dr R. J. H. Kruisinga à accepter cette nomination. Deuxième séance, 24 mai 1971

Rec. résol., 11e éd., 4.1.7

EB48.R11

Sujet des discussions techniques à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé

Le Conseil exécutif,

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la question des discussions techniques à la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé; et Tenant compte du paragraphe 3) de la résolution WHA10.33 adoptée par la Dixième Assemblée mondiale de la Santé au sujet des discussions techniques lors des futures Assemblées de la Santé,

CHOISIT « Organisation, structure et fonctionnement des services de santé et méthodes modernes de gestion administrative» comme sujet des discussions techniques qui auront lieu à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Rec. résol., 11e éd., 4.1.7

Deuxième séance, 24 mai 1971

EB48.R12

Affectations de crédits et engagements de dépenses au 25 avril 1971

Le Conseil exécutif PREND ACTE du rapport sur les affectations de crédits et les engagements de dépenses au titre du budget ordinaire à la date du 25 avril 1971, présenté par le Directeur général conformément à la résolution EB43.R29 adoptée par le Conseil à sa quarante- troisième session. Rec. résol., 11e éd., 2.1.8

Deuxième séance, 24 mai 1971

EB48.R13

Date et lieu de réunion de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé

Le Conseil exécutif,

Ayant noté la résolution WHA24.41 relative au lieu de réunion de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; et Vu les dispositions des articles 14 et 15 de la Constitution,

8

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION DÉCIDE 1) que la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé aura lieu au Palais des Nations, à Genève (Suisse); et

que, sous réserve de consultations avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, cette assemblée s'ouvrira le mardi 9 mai 1972. 2) Rec. résol., Ile éd., 4.1.1.2

Deuxième séance, 24 mai 1971

EB48.R14

Date et lieu de la quarante- neuvième session du Conseil exécutif

Le Conseil exécutif 1. DÉCIDE que sa quarante- neuvième session s'ouvrira le mardi 18 janvier 1972 au Siège de l'Organisation, à Genève (Suisse) ;

2.

DÉCIDE que son Comité permanent des Questions administratives et financières se réunira au même lieu, à partir du lundi 10 janvier 1972; et

INVITE les membres du Conseil qui n'appartiennent pas au Comité permanent à assister, s'ils le désirent, aux réunions de ce comité afin d'en suivre les débats. 3.

Rec. résol., 11e éd., 4.2.2; 4.2.4.2

Deuxième séance, 24 mai 1971

EB48.R15

Rapport du Corps commun d'inspection sur une rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé

Le Conseil exécutif,

Rappelant sa résolution EB47.R43 relative au rapport du. Corps commun d'inspection sur une rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé; et

Tenant compte du fait que le Directeur général étudie les recommandations contenues dans le rapport, 1.

DÉCIDE de continuer à examiner la question à sa quarante- neuvième session; et

PRIE le Directeur général de faire part au Conseil exécutif des résultats de son étude ainsi que de toutes autres remarques qu'il pourra juger utiles, en tenant compte des vues exprimées par le Conseil. 2. Rec. résol., Ile éd., 8.1.1.4; 4.1.3

Troisième séance, 25 mai 1971

EB48.R16

Fonds bénévole pour la promotion de la santé

Le Conseil exécutif,

Ayant noté le rapport du Directeur général sur le fonds bénévole pour la promotion de la santé, sE FÉLICITE des contributions versées au fonds bénévole pour la promotion de la santé, pour lesquelles 1. le Directeur général a déjà exprimé à chacun des donateurs les remerciements de l'Organisation;

RÉSOLUTIONS

9

EXPRIME l'espoir que l'appui au fonds bénévole pour la promotion de la santé augmentera de manière substantielle au cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement; et 2.

PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution, accompagnée du rapport dont il a saisi le Conseil exécutif, aux Etats Membres de l'Organisation, en leur faisant part de la gratitude du Conseil pour les contributions versées. 3.

Rec. résol., 11e éd., 7.1.9.3

Troisième séance, 25 mai 1971

EB48.R17

Arriérés de contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique

Le Conseil exécutif,

Ayant pris acte de la décision par laquelle le Comité des Arriérés de Contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique a approuvé le règlement de la dette du dernier des Etats redevables d'arriérés de contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique; 1 et

Constatant qu'il ne subsiste plus aucun arriéré de contribution dû au titre de l'Office international d'Hygiène publique, 1. EXPRIME sa satisfaction des résultats obtenus pour le règlement définitif des arriérés dus au titre de l'Office international d'Hygiène publique;

2.

REMERCIE les membres du Conseil exécutif qui, au cours des années, ont successivement servi au Comité DÉCIDE de dissoudre le Comité.

des Arriérés de Contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique; et 3.

Rec. résol., 11e éd., 6.5.3.3

Troisième séance, 25 mai 1971

EB48.R18

Rapport du Corps commun d'inspection

Le Conseil exécutif,

Ayant examiné le rapport du Corps commun d'inspection sur « les activités de l'ONU en Indonésie », ainsi que le rapport y relatif du Directeur général, APPROUVE les commentaires et observations du Directeur général sur le rapport du Corps commun 1. d'inspection; 2. 3.

REMERCIE l'inspecteur de son rapport; et

PRIE le Directeur général de communiquer son rapport et les décisions du Conseil exécutif: i) au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies pour transmission au Conseil économique et social par le canal du Comité du Programme et de la Coordination; ii) au Commissaire aux Comptes de l'Organisation mondiale de la Santé; et iii) au Président du Corps commun d'inspection.

Rec. résol., 11e éd., 8.1.1.4

Troisième séance, 25 mai 1971

1 Voir annexe 3.

10

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION

EB48.R19

Dons de terrain par la République populaire du Congo

Le Conseil exécutif,

Notant le rapport du Directeur général concernant les deux dons de terrain que le Gouvernement de la République populaire du Congo propose de faire à l'OMS;1 Convaincu de l'intérêt que présente pour l'Organisation la possession de ces deux terrains; et

Notant les utilisations qui sont envisagées pour ces terrains, 1.

ACCEPTE les dons; et

EXPRIME au Gouvernement de la République populaire du Congo sa profonde reconnaissance pour cette généreuse contribution à l'oeuvre de l'Organisation. 2. Rec. résol., 11e éd., 7.1.8

Troisième séance, 25 mai 1971

EB4S.R20

Don par testament d'une propriété en Italie

Le Conseil exécutif,

Prenant acte du legs d'une propriété située à San Domenico di Fiesole (Italie), fait en faveur de l'Organisation mondiale de la Santé,2

AUTORISE le Directeur général à prendre au sujet de ce legs toutes mesures qui lui paraîtront servir le

mieux les intérêts de l'Organisation et le prie de faire rapport sur cette question, en temps utile, au Conseil exécutif. Rec. résol., 11e éd., 7.1.8

Troisième séance, 25 mai 1971

1 Voir annexe 4. 2 Voir annexe 5.

ANNEXES

Annexe 1

LISTE DES MEMBRES ET AUTRES PARTICIPANTS 1.

MEMBRES, SUPPLÉANTS ET CONSEILLERS Désigné par

Dr S. P. EHRLICH, jr, Directeur du Bureau de la Santé internationale, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale, Washington, Président Suppléant: Dr B. D. BLOOD, Attaché (affaires internationales de santé), Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisa-

Etats -Unis d'Amérique

tions internationales à Genève Conseiller :

M. R. F. W. EYE, Deuxième Secrétaire, Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr V. P. VASSILOPOULOS, Directeur général du Ministère de la Santé, Nicosie, VicePrésident Conseiller :

Chypre

M. M. SHERIFIS, Conseiller à l'Ambassade de Chypre en France Dr A. BARRAUD, Ministre de la Santé publique et de la Population, Bobo -Dioulasso, Vice -Président

Haute -Volta

Dr H. ABDUL - GHAFFAR, Ministre adjoint de la Santé, Riyad, Rapporteur Dr A. SÁENZ SANGUINETTI, Président de la Commission des Affaires internationales,

Arabie Saoudite Uruguay

Ministère de la Santé publique, Montevideo, Rapporteur Conseiller :

Dr O. RODRIGUEZ LÓPEZ, Directeur général de la Santé publique, Montevideo Dr Esther AMMUNDSEN, Directeur général du Service de la Santé publique, Copenhague

Danemark

Suppléant: M. F. NIELSEN, Chef de service au Ministère de l'Intérieur, Copenhague Dr D. ARNAUDOV, Directeur du Département des Relations internationales, Ministère Bulgarie

de la Santé publique, Sofia Conseiller :

M. S. CVETKOV, Premier Secrétaire, Représentation permanente de la République

populaire de Bulgarie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève

- 13 -

14

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION Désigné par

Professeur E. J. AUJALEU, Directeur général honoraire de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale, Paris Suppléant: M. A. PAVEC, Premier Secrétaire, Mission permanente de la France auprès de

France

l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées ayant leur siège en Suisse Dr O. AvILÉs, Directeur de la Planification sanitaire au Ministère de la Santé publique, Managua

Nicaragua Autriche

Dr F. A. BAUHOFER, Directeur général de la Santé publique, Ministère fédéral des Affaires sociales, Vienne Dr S. BÉDAYA -NGARO, Directeur général de la Santé publique et des Affaires sociales, Bangui

République Centrafricaine Algérie

Dr A. BENADOUDA, Directeur de l'Institut national de Santé publique, Alger Dr O. EGAS CEVALLOS, Chef du Département de la Planification, Ministère de la Santé publique, Quito (suppléant du Dr F. Parra Gil) Dr C. HEMACHUDHA, Directeur général du Département de la Santé, Ministère de la Santé publique, Bangkok

Equateur Thaïlande Trinité -et- Tobago

Dr M. U. HENRY, Médecin -administrateur en chef au Ministère de la Santé, Port of Spain

Dr Y. R. JosHI, Directeur de la Clinique centrale pour les Maladies pulmonaires, Kathmandou

Népal Lesotho

Dr J. L. MOLAPO, Médecin -administrateur au Ministère de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale, Maseru Suppléant: Dr Q. M. QHOBELA, Médecin- administrateur de la santé publique, Maseru Dr Z. ONYANGO, Sous -Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé, Nairobi

Kenya Syrie

Dr N. RAMZI, Ministre adjoint de la Santé, Damas Suppléant:

Dr Dia E. CHATTY, Chef du Bureau des Relations sanitaires internationales, Ministère de la Santé, Damas Conseiller:

Mlle S. NASSER, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République Arabe Syrienne auprès de l'Office des Nations Unies à Genève

Dr O. P. JëEPIN, Chef du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS, Moscou (suppléant du Dr D. D. Venediktov) Conseillers:

Union des Républiques socialistes soviétiques

Dr L. Ja. VASIL'EV, Conseiller, Représentation permanente de l'URSS auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève

ANNEXE 1 Désigné par

15

Dr N. N. FETISOV, Spécialiste principal, Département des Relations extérieures,

Ministère de la Santé de l'URSS, Moscou M. V. G. TRESKOY, Premier Secrétaire, Département des Organisations économiques internationales, Ministère des Affaires étrangères de l'URSS, Moscou

Dr O. SOUVANNAVONG, Inspecteur des Services de Santé, Ministère de la Santé publique, Vientiane Dr D. TERREFE, Médecin -administrateur au Ministère de la Santé publique, AddisAbéba (suppléant de M. Y. Wolde -Gerima) Professeur R. VANNUGLI, Directeur du Bureau des Relations internationales, Minis-

Laos

Ethiopie Italie

tère de la Santé, Rome Suppléant:

M. A. SCHEPISI, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Conseiller:

M. C. SELVAGGI, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève

Professeur K. YANAGISAWA, Directeur général de l'Institut national de la Santé. Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, Tokyo Suppléant: M. M. TSUNASHIMA, Conseiller et Chef du Service de liaison pour les Affaires

Japon

internationales au Cabinet du Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale, Tokyo Conseiller :

M. O. WATANABE, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Japon auprès

de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève REPRÉSENTANTS DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET DES INSTITUTIONS APPARENTÉES Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche- Orient

2.

Organisation des Nations Unies

M. A. DOLLINGER, Représentant spécial en Europe pour la coordination et les affaires du CAC Dr V. KusEVic, Directeur de la Division des Stupéfiants

Dr M. SHARIF, Directeur du Service de Santé Programme des Nations Unies pour le Développement

M. P. CASSON, Fonctionnaire principal chargé de la

liaison et de la coordination, Office des Nations Unies à Genève M. V. FISSENKO, Fonctionnaire chargé de la liaison et

M. M. MIR KHAN, Conseiller du Directeur Organe international de Contrôle des Stupéfiants

de la coordination, Office des Nations Unies à Genève Fonds des Nations Unies pour l'Enfance

M. J. DITTERT, Secrétaire Haut Commissariat pour les Réfugiés

Sir Herbert BROADLEY, Consultant du FISE au Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

M. J. CUÉNOD, Chargé de la coordination des programmes avec les institutions spécialisées M. J. KACIREK, Division Afrique et Asie

du Nord

16

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION

Organisation internationale du Travail

Agence internationale de l'Energie atomique

Dr A. ANNONI, Service de la Sécurité et de l'Hygiène

du Travail

M. J. SERVANT, Directeur du Bureau de liaison de l'AIEA à Genève

3.

REPRÉSENTANTS D'AUTRES ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES Ligue des Etats arabes

Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires

Général- Médecin J. VONCKEN, Secrétaire général Professeur J. PATRNOGIC Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle

Dr Y. KHOURY, Directeur du Département de la Santé

Organisation des Etats américains

M. B. A. ARMSTRONG, Conseiller supérieur, Chef de la

M. D. Chadwick BRAGGIOTTI, Représentant suppléant

Division administrative

en Europe

4.

REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES EN RELATIONS OFFICIELLES AVEC L'OMS Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale

Association internationale de Médecine agricole

Professeur H. KNABE Association internationale des Femmes Médecins

Dr Z. LEVENTAL Conseil international des Unions scientifiques

Dr Renée VOLUTER DE LORIOL

Dr R. MORF Conseil international sur les Problémes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies

Association médicale mondiale

Dr Anne AUDEOUD -NAVILLE

M. A. TONGUE Dr Eva TONGUE Association mondiale de Psychiatrie

Professeur W. LINFORD REES Commission médicale chrétienne

Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique

Dr J. g'ASTNi Dr J. H. HELLBERG Dr J. KAREFA-SMART Commission mixte sur les Aspects internationaux de l'Arriération mentale

Fédération internationale de l'Industrie du Médicament

Dr J. EGLI Dr E. LANG Fédération internationale des Hôpitaux

Mme Y. POSTERNAK Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales

M. D. G. HARINGTON HAWES Fédération internationale pharmaceutique

Dr S. BTESH Conseil international de l'Action sociale

Dr E. LANG Fédération mondiale de l'Hémophilie

Mue M. -L. CORNAI Conseil international des Infirmières

M. L. JEANRENAUD

Dr Lili F1L6P- ASZóDI Dr H. P. STRAUCH Fédération mondiale des Ergothérapeutes

Mlle A. HERWITZ

Mlle M. G. SHOUT

Mile I. PAHLSSON

ANNEXE 1

17

Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge

Union internationale contre le Cancer

Dr Z. S. HANTCHEF Dr V. I. SEMUKHA Organisation internationale de Normalisation

Dr J. F. DELAFRESNAYE Union internationale de Chimie pure et appliquée

Dr R. MORE Union internationale de Protection de l'Enfance

M. R. MIDDLETON Société internationale de Cardiologie

M. J. E. BRÉMOND Union internationale des Architectes

Professeur P. W. DUCHOSAL Professeur P. MORET M. B. ZOFKA Société internationale de Transfusion sanguine

M. P. NIERLÉ Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux

Dr Z. S. HANTCHEF

M. F. COTTIER

5. 1.

COMITÉS 1 ET GROUPES DE TRAVAIL DU CONSEIL 3.

Comité permanent des Questions administratives et financières

Comité des Arriérés de contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique 2

Professeur E. J. Aujaleu, Dr S. Bédaya -Ngaro, Dr C. Hemachudha, Dr M. U. Henry, Dr Z. Onyango,

Dr A. Sáenz Sanguinetti, Professeur R. Vannugli, Dr V. P. Vassilopoulos, Professeur K. Yanagisawa et Dr S. P. Ehrlich, jr (Président du Conseil exécutif). 2.

M. M. Tsunashima (suppléant du Professeur K. Yanagisawa), Président; Dr F. A. Bauhofer, Dr J. L. Molapo. 4.

Comité permanent des Organisations non gouvernementales

Groupe de travail pour l'examen de l'étude organique sur les services de documentation médicale offerts

aux Etats Membres Professeur E. J. Aujaleu, Président; Dr S. P. Ehrlich, jr, M. Y. Wolde-Gerima, Dr D. D. Venediktov.

Dr Esther Ammundsen, Dr D. Arnaudov, Dr O. Avi-

lés, Dr Y. R. Joshi, Dr N. Ramzi.

6. AUTRES COMITÉS' 1.

Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires

4.

Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha

Membres représentant l'OMS: Dr H. Abdul -Ghaf-

far, Dr A. Barraud, Dr F. A. Bauhofer, Dr F. Parra Gil, Dr O. Souvannavong, Dr D. D. Venediktov; Suppléants: Dr Esther Ammundsen, Dr A. Benadouda,

Dr S. P. Ehrlich, jr (Président du Conseil exécutif), Dr V. P. Vassilopoulos, Dr A. Barraud (Vice- Présidents du Conseil exécutif), Dr H. Abdul -Ghaffar, M. Y. Wolde -Gerima. 5.

Dr Y. R. Joshi, Dr J. L. Molapo, Dr N. Ramzi, Dr A. Sáenz Sanguinetti. 2.

Comité de la Fondation Jacques Parisot

Comité de la Fondation Darling

Dr S. P. Ehrlich, jr (Président du Conseil exécutif), Dr V. P. Vassilopoulos, Dr A. Barraud (Vice- Présidents du Conseil exécutif), Dr A. Benadouda, Dr D. D. Venediktov. 1 Comités institués en vertu des dispositions de l'article 16 du Règlement intérieur du Conseil exécutif. 2 Dissous par la résolution EB48.R17 du 25 mai 1971. 3 Comités institués par le Conseil exécutif suivant les directives de l'Assemblée de la Santé ou sur sa propre initiative ou sur la proposition du Directeur général, conformément aux dispositions de l'article 38 de la Constitution.

Dr S. P. Ehrlich, jr (Président du Conseil exécutif), Dr V. P. Vassilopoulos, Dr A. Barraud (Vice- Présidents

du Conseil exécutif), et un représentant du Comité OMS d'experts du Paludisme. 3.

Comité de la Fondation Léon Bernard

Dr S. P. Ehrlich, jr (Président du Conseil exécutif), Dr V. P. Vassilopoulos, Dr A. Barraud (Vice- Présidents du Conseil exécutif), Dr A. Benadouda, Dr D. D. Venediktov.

18

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÉME SESSION

Annexe 2

COMITÉ MIXTE FISE /OMS DES DIRECTIVES SANITAIRES : RAPPORT SUR SA DIX -HUITIÈME SESSION 1 [JC18 /UNICEF -WHO/71.5 ]

TABLE DES MATIÈRES

Pages 1.

Pages

Participants

2. 3.

4. 5. 6.

6.1

Ouverture de la session Election du président et des rapporteurs Adoption de l'ordre du jour Mandat du Comité Evaluation des programmes d'enseignement et de formation professionnelle soutenus par le FISE et l'OMS Présentation de l'étude

18 18 18 19 19

6.2 6.3 7. 8.

Résumé des discussions Recommandations

20 21 23

Informations sur l'épidémie de choléra et sur les mesures de lutte anticholérique Questions diverses 1) Fluoration et hygiène dentaire 2) Vaccin quadruple 3) Questions à examiner lors des futures sessions Adoption du rapport 24 24 24 24

19

9.

1.

Participants

OMS

La dix -huitième session s'est tenue au Siège de l'OMS les lez et 2 février 1971. Les personnes suivantes

Dr P. M. Dorolle Dr A. Bellerive Dr J. Cottrell (consultant) 2.

ont participé à la session: Représentants:

Conseil d'administration du FISE

Ouverture de la session

Dr H. Conzett Professeur W. -D. Germer M. Nils Thedin Dr O. Vargas -Méndez, Rapporteur

Souhaitant la bienvenue aux membres du Comité au nom du Dr M. G. Candau, Directeur général de l'OMS, le Dr Dorolle a souligné l'importance que l'OMS attache à la formation professionnelle du per-

M. H. Willot Conseil exécutif de l'OMS Dr F. A. Bauhofer, Rapporteur Dr A. Benadouda

sonnel de santé et à l'aide reçue du FISE dans ce domaine. Il a confirmé que ces activités de formation continueront à bénéficier dans le programme de l'OMS de la priorité élevée qui leur a été accordée jusqu'ici. Le Dr Dorolle a demandé ensuite que des noms soient proposés pour la présidence de la session. 3.

Dr B. D. B. Layton, Président Dr O. Souvannavong Dr D. D. Venediktov Cosecrétaires du Comité:

Dr S. A. Malafatopoulos Dr A. Mochi Secrétariat: FISE M. C. Egger Dr G. Sicault (consultant)

Election du président et des rapporteurs

Le Dr B. D. B. Layton a été élu président à l'unanimité. Le Dr Oscar Vargas - Méndez (FISE) et le Dr F. A. Bauhofer (OMS) ont été élus rapporteurs. 1 Voir résolution EB48.R9.

ANNEXE 2

19

4.

Adoption de l'ordre du jour Le Comité a adopté l'ordre du jour suivant: 1)

Partie 1.

Renseignements généraux

Partie 2. Politiques et pratiques suivies en matière de formation du personnel sanitaire Partie 3. Aperçu général sur l'assistance accordée

Election du président Election des rapporteurs

par le FISE et par l'OMS Partie 4. Résumé et conclusions Partie 5. Recommandations Le document est complété par deux annexes: Annexe 1. Activités inter -pays et interrégionales Annexe 2. Caractéristiques fondamentales des pays visités D'une manière générale, le rapport déclare que l'aide

2) 3) 4)

Adoption de l'ordre du jour

Evaluation des programmes d'enseignement et de formation professionnelle soutenus par le FISE et l'OMS

Informations sur l'épidémie de choléra et sur les mesures de lutte anticholérique 5) 6)

Questions diverses: Fluoration et hygiène dentaire; vaccin quadruple. 5.

Mandat du Comité

apportée aux programmes de formation a été très utile et a contribué à donner confiance aux gouvernements et à les encourager. En considérant les caracté-

Le Secrétaire a rappelé le mandat du Comité tel qu'il a été approuvé par le Conseil exécutif de l'OMS, à sa session de janvier- février 1960, et par le Conseil d'administration du FISE, à sa session de mars 1960. 6.

ristiques des pays étudiés, on a constaté que 60 à 90 % de leur population habitent dans des secteurs ruraux où les services de santé sont d'ordinaire médiocres et souvent totalement insuffisants. On en a

conclu que la formation du personnel devrait être davantage axée sur les besoins des secteurs ruraux et accorder moins de place à l'enseignement hospitalier dans lequel les maladies rares jouent un rôle considérable. Pour l'avenir, l'avis a été exprimé que la priorité devrait être donnée aux secteurs suivants:

Evaluation des programmes d'enseignement et de formation professionnelle soutenus par le FISE

et l'OMS 6.1

Présentation de l'étude

Le Comité était saisi d'un rapport établi par l'OMS

(voir page 25), ainsi que d'une brève description de trois projets soutenus conjointement par le FISE et l'OMS. Le rapport de l'OMS contenait une évaluation de la situation actuelle et de l'évolution des programmes d'enseignement soutenus par le PISE et par l'OMS. Il était fondé sur les rapports de cinq consultants (quatre

formation en matière de planification, de programmation et d'évaluation; ii) formation des enseignants, y compris l'hygiène des collectivités et l'instruction clinique; iii) formation du personnel auxiliaire; iv) cours de rappel et enseignement continu; i)

v)

innovations concernant la formation du per-

nommés par l'OMS et un par le FISE) envoyés en mission dans les six Régions de l'OMS et dans neuf pays. Au total une quinzaine de rapports ont été reçus des consultants et condensés dans le document principal. Un représentant du FISE a joué un rôle actif dans la réunion qui a fixé le cadre même de l'évaluation et, à tous les stades ultérieurs, une collaboration étroite a été maintenue entre le personnel du FISE et celui de l'OMS, au Siège, dans les Régions et dans les pays. Les consultants se sont réunis à Genève au terme de leur mission, afin de formuler leurs recommandations générales, puis d'envisager un projet de rapport. Un représentant du FISE a participé à ces réunions, et un consultant du FISE et un consultant de l'OMS se sont rendus ensemble dans trois pays. Le rapport présenté au Comité représente donc le résultat des discussions qui ont eu lieu entre les repré-

sonnel professionnel et auxiliaire appelé notamment à travailler dans les secteurs ruraux.

Tous les programmes d'enseignement commencent

par la planification, mais il apparaît que, pour le moment, la planification est souvent insuffisante, mal coordonnée et compartimentée. Il semble donc nécessaire que, dans tous les pays, un petit nombre de planificateurs convenablement formés soient associés à la mise au point de programmes nationaux de formation du personnel sanitaire dans le cadre du plan national d'action sanitaire, qui devra lui -même s'insérer dans les plans socio- économiques du pays. Presque partout, la formation des enseignants constitue l'élément faible des programmes de formation du personnel sanitaire, exception faite cependant de l'enseignement infirmier, qui est avantagé par une tradition solide; néanmoins, même dans ce secteur, on manque d'enseignants bien formés, surtout de moni-

sentants des deux organisations et tient compte des contributions de l'une et de l'autre. Le rapport d'évaluation comprend essentiellement une préface et des définitions, suivies de cinq parties:

trices pour les travaux pratiques et sur le terrain. La formation des enseignants est importante à tous les niveaux, qu'il s'agisse de travailleurs professionnels

20

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

ou de travailleurs auxiliaires. La formation doit être fondée sur des conceptions modernes en matière de programmes d'études et faire une place plus grande à la

La plupart des orateurs ont souligné la nécessité de

santé publique et à la médecine extra -hospitalière, notamment aux services communautaires destinés aux familles et aux individus dans les secteurs urbains aussi bien que ruraux. Il faut également faire appel à des méthodes d'enseignement modernes mettant l'accent sur l'apprentissage actif et l'évaluation des cours. Il est évident que dans de nombreux pays il faudra des années avant que les services de santé - dans les

s'inspirer, pour l'élaboration des programmes de formation de personnel sanitaire, des études sur la main- d'oeuvre entreprises dans le cadre de la planification sanitaire en fonction des objectifs du dévelop-

pement socio- économique général. On a souligné particulièrement la nécessité de définir clairement une

zones rurales surtout - puissent être entièrement dotés d'agents professionnels. C'est pourquoi il est essentiel de former des effectifs importants de travailleurs auxiliaires, notamment d'assistants médicaux

politique sanitaire nationale sur laquelle pourraient être fondés les programmes de formation pour toutes les catégories de personnel sanitaire, compte tenu des besoins de la population qui doit être desservie et de la capacité d'absorption des services de santé, particulièrement en ce qui concerne les besoins en moyens

de financement et en personnel d'encadrement qui résultent de l'emploi de personnel nouveau Les autorités sanitaires devraient établir une étroite coopération avec les autorités nationales chargées de la planification.

et d'auxiliaires des infirmières et des sages- femmes. On a constaté dans un certain nombre de pays que, lorsque ces travailleurs avaient des perspectives de carrière satisfaisantes, étaient correctement encadrés et avaient la possibilité de perfectionner leur formation, ils pouvaient rendre des services très utiles. En fait, l'importance du recyclage et de la formation permanente des travailleurs professionnels et auxi-

Il a été généralement admis que l'OMS devrait accroître son aide aux gouvernements pour la planification de l'enseignement et la formulation d'objectifs et de directives en ce domaine. L'analyse des tâches et les descriptions de fonctions pour tous les membres de l'équipe de santé ont été considérées comme des

liaires a été soulignée à maintes reprises comme

méritant la priorité dans les programmes d'assistance.

minutieuse - « diagnostique » - des besoins du pays et sur une description détaillée des tâches « analyse de fonctions » - que les étudiants auront

On pense que la formation du personnel sanitaire à tous les échelons devrait être fondée sur une analyse

préalables essentiels de toute planification, et il conviendrait de tenir compte de la nécessité d'adapter soigneusement les programmes de formation aux

situations sanitaires particulières. A cet égard, on a souligné spécialement la nécessité, rencontrée dans la plupart des pays en voie de développement, de renforcer l'aide sanitaire dans les régions rurales où les services de santé sont généralement insuffisants, voire inexistants, et oíù l'hygiène de la maternité et de l'enfance représente en général le problème qui appelle l'action la plus urgente. Il a été reconnu également que, particulièrement dans ces régions et là où. l'effectif de personnel professionnel

ultérieurement à remplir. On a notamment recommandé l'établissement de centres nationaux ou inter -pays qui formeraient des enseignants et des planificateurs spécialisés dans le domaine de l'enseignement. Ces centres prépareraient à l'enseignement de plusieurs disciplines médicosanitaires et formeraient notamment des enseignants appelés eux -mêmes à former des médecins, des infirmières et différentes catégories d'auxiliaires.

Enfin, on a estimé qu'il faudrait poursuivre des études dans deux secteurs importants. Tout d'abord,

disponible est restreint et ne peut s'accroître rapidement, l'accent devrait être mis sur la formation et l'emploi de personnel auxiliaire en vue d'assurer à la population une couverture sanitaire plus étendue. A cet égard, le FISE et l'OMS devraient accorder une aide supplémentaire aux programmes qui visent la formation d'assistants médicaux et d'autres personnels auxiliaires; il a d'autre part été reconnu qu'il faudrait assurer un encadrement suffisant de ce personnel. On a mentionné en outre le stimulant que constitue, pour le développement des services de santé de base, la mise

il y a presque partout pénurie d'infirmières; dans beaucoup de pays en voie de développement, les médecins sont plus nombreux que les infirmières. On a donc

suggéré d'entreprendre une étude de l'enseignement infirmier pour voir comment les lacunes pourraient être comblées le plus rapidement possible. En second lieu, de sérieuses préoccupations ont été exprimées au sujet de la formation et de l'emploi des techniciens de l'assainissement et l'on a pensé que la question devrait faire l'objet d'un examen d'ensemble. 6.2

en oeuvre de programmes de santé familiale dans un certain nombre de pays en voie de développement.

Des efforts devraient être entrepris pour susciter Résumé des discussions

Tous les membres ont fait l'éloge du travail accompli

par les consultants ainsi que du rapport, dont le contenu a été approuvé d'une manière générale. Il a

la participation active des populations à la réalisation des objectifs sanitaires. Les services de santé devraient être encouragés à faire le meilleur usage des contri-

été indiqué que le rapport lui -même devrait être communiqué au personnel des deux organisations à tous les niveaux, aux autorités sanitaires et à toutes les personnes qui s'occupent de programmes d'enseignement dans le domaine de la santé.

butions que les travailleurs employés dans d'autres domaines pourraient apporter aux activités qui empiètent sur le domaine de la santé et à participer activement à la formation de ces travailleurs. Les membres de l'équipe de santé devraient être capables d'intéresser et de stimuler à cet égard la collectivité qu'ils servent.

ANNEXE 2

21

Lors de l'élaboration des programmes de formation

professionnelle, la priorité devrait être donnée en premier lieu à la formation d'enseignants qui assure-

Il a été noté que certains pays éprouvent des difficultés à entretenir et à remplacer le matériel; le FI SE a signalé qu'il envisage, grâce à une aide plus souple,

raient la poursuite et l'expansion de ces activités même après la cessation de l'aide internationale. Les participants ont été informés des activités de l'OMS en ce domaine, et notamment de la création de centres interrégionaux, régionaux et nationaux pour la formation de spécialistes de l'éducation et de médecins aussi bien que de cadres des services d'enseignement. Le Comité a souligné que le personnel enseignant et les

d'aider les gouvernements à mieux assumer leurs responsabilités. Il a été suggéré que, lors de la préparation des plans d'opération pour les projets d'enseignement et de formation professionnelle, on consacre plus d'attention et plus de temps à la préparation de listes de fournitures à l'échelon du pays. Etant donné que l'enseignement doit être dynamique et offrir toutes les occasions de faciliter l'apprentissage, les moyens audio- visuels devraient être utilisés dans la plus large mesure. Des manuels et des recueils multicopiés devraient être rédigés spécialement pour chaque catégorie de personnel et être adaptés aux conditions locales. 6.3

programmes d'enseignement devraient être parfaitement adaptés aux conditions de travail réelles dans lesquelles se trouveront les élèves à la fin de leurs études, et qu'il faudrait tenir compte de l'évolution sociale et du progrès des conceptions et des techniques. Pour accomplir leur tâche de manière satisfaisante, les enseignants devraient avoir reçu une formation pédagogique.

Recommandations

Dans toute la mesure du possible, l'enseignement devrait être donné sur la base d'un travail d'équipe et dans un contexte matériel approprié, l'accent étant mis sur une approche pratique du travail à accomplir. Cette formation devrait, lorsqu'il y a lieu, être donnée en collaboration avec des établissements d'enseignement, de recherche et autres. Des vues similaires ont été exprimées en ce qui concerne la formation uni-

Le Comité a estimé que les recommandations suivantes, élaborées au cours de la réunion, contribueraient au développement rationnel des programmes soutenus par le FISE et l'OMS dans le domaine de la formation théorique et pratique du personnel sanitaire national de toutes catégories. Recommandations d'ordre général 1) Le Comité a reconnu que les programmes d'ensei-

versitaire des médecins, et les membres du Comité ont exprimé l'espoir que le FISE pourrait accorder une aide supplémentaire aux projets de cette nature. Outre sous forme de services d'experts, de

gnement et de formation étaient des activités à long

personnel, de bourses d'études, de fournitures, de matériel et de subventions pour la recherche, le FISE et l'OMS devraient étudier la possibilité d'élargir les appuis financiers en obtenant des fonds supplémentaires à d'autres sources. Les membres du Comité ont pris note des observations qui figurent dans le rapport sur l'enseignement infirmier et sur les problèmes qui se posent dans ce

terme et il a recommandé que le FISE et l'OMS continuent d'accorder leur aide pour la formation théorique et pratique du personnel sanitaire, et accroissent cette aide lorsque cela est nécessaire. 2) Les deux organisations et les gouvernements intéressés devraient faire tous les efforts nécessaires

pour que la planification en commun des projets commence le plus tôt possible et se poursuive pendant toute la durée des projets. 3) Les organisations et les gouvernements devraient procéder à intervalles réguliers à l'évaluation approfondie de chaque projet et rendre publics les résultats

domaine, particulièrement en ce qui concerne la pénurie d'infirmières par rapport aux médecins, comme

le montre par ailleurs l'étude. Le Comité a vivement appuyé les suggestions des consultants qui préconisent

une révision totale de la politique d'enseignement infirmier au niveau professionnel, afin de trouver les moyens de faire face aux besoins extrêmement urgents en personnel infirmier que l'on constate dans la plupart des pays. Le Comité a notamment recommandé que l'OMS entreprenne, sur la planification du personnel infirmier dans le cadre de la planification sanitaire nationale, une étude qui présenterait des directives

de cette évaluation aux fins des opérations et de la planification. Les modalités du travail d'évaluation devraient être prévues en détail dans les plans d'opération et d'action. 4) Dans toutes les disciplines, et à tous les niveaux, il convient d'accorder une place beaucoup plus importante à la formation en santé publique et en médecine préventive, compte tenu des besoins des individus et des nécessités de leur vie au sein de la collectivité, et les changements nécessaires devraient être introduits en ce sens dans les programmes d'études. 5)

montrant comment il est possible d'élaborer, en matière de personnel, des systèmes rationnels prévoyant des programmes appropriés d'enseignement et de formation professionnelle. Les membres ont exprimé leur satisfaction en ce qui

Le FISE et l'OMS devraient, dans la mesure du

possible, concentrer leur aide sur des domaines prioritaires. Il est suggéré de donner une priorité

concerne les achats et la livraison de matériel et de fournitures par le FISE. Le Comité a été informé des efforts déjà entrepris par le FISE pour accélérer les achats et pour améliorer le système de livraison en vue de surmonter certaines des difficultés rencontrées

élevée aux secteurs suivants:

lors de la réalisation des programmes d'assistance.

formation en matière de planification, formation d'enseignants, formation d'auxiliaires, cours de perfectionnement et de formation continue, en particulier de formation à la supervision,

22

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

activités et orientations nouvelles dans le domaine

donnant là encore la priorité aux enseignants et aux auxiliaires.

de la formation du personnel professionnel et auxiliaire, en particulier du personnel destiné à exercer dans les zones rurales. 6) Les activités d'enseignement et de formation professionnelle à tous les niveaux devraient reposer sur le plan d'action sanitaire du pays intéressé, lui -même relié au plan général de développement économique et social, ainsi que sur des études de personnel approfondies, réalisées en fonction de la politique sanitaire

Etudes de médecine 14) Il a été recommandé de donner la priorité à la formation d'enseignants et à la fourniture de matériel

pédagogique. 15) Des professeurs extérieurs affectés à un département universitaire peuvent jouer un rôle utile en

du pays. Le FISE et l'OMS devraient poursuivre et élargir leur assistance à l'enseignement dans ces disciplines de planification. 7) Les deux organisations devraient étudier la possi-

bilité d'accorder leur aide aux centres de formation inter -pays et interrégionaux, en particulier dans le domaine de la planification, de la formation pédagogique et de l'enseignement infirmier supérieur. 8)

Le Comité a estimé qu'il est indispensable de

disposer de zones de démonstration et de formation pratique pour la formation de toutes les catégories

donnant quelques cours, mais il a été recommandé de souligner que leur tâche essentielle consiste à participer à l'organisation du département et à la formation du personnel enseignant. 16) S'il semble nécessaire, compte tenu des principes actuels du FISE, d'axer les efforts sur les services de santé publique, de pédiatrie et d'obstétrique, il ne faut pas oublier que ces services dépendent d'autres services tels que ceux de microbiologie, d'épidémiologie et de statistiques, et il a été recommandé de fournir le cas échéant une assistance à ces derniers. Il faudrait

de personnel; le FISE et l'OMS devraient fournir toute l'aide possible pour la création de telles zones, qui offrent également des possibilités de recherche

aussi mettre davantage l'accent sur les activités de santé publique et de médecine préventive, ainsi que sur l'exercice de la médecine à l'extérieur des hôpitaux.

appliquée sur la pratique et l'administration de la santé publique. 9) Le FISE et l'OMS devraient être prêts à collaborer au fonctionnement d'associations nationales et internationales d'établissements d'enseignement, par exemple l'Association africaine des Ecoles de Médecine. 10) Il est indispensable d'assurer la formation d'enseignants à tous les niveaux, notamment pour les auxiliaires, et dans toutes les disciplines. Cette formation devrait comporter un enseignement technique corres-

S'il est important d'accorder une assistance aux nouvelles écoles et de les aider à élaborer des pro17)

grammes modernes axés sur les besoins du pays et de la collectivité desservie, il ne faut pas négliger les

écoles plus anciennes, en particulier lorsqu'il paraît nécessaire d'en modifier la structure interne. Travailleurs auxiliaires

18) L'OMS devrait être prête à aider les gouvernements, sur leur demande, à déterminer les catégories de travailleurs auxiliaires qui leur sont nécessaires en

pondant aux besoins du pays, avec élaboration de nouveaux programmes d'études ou adaptation des programmes existants, et recours aux techniques pédagogiques modernes et aux méthodes « actives » d'apprentissage, celles -ci comprenant notamment l'évaluation des cours et des programmes eux -mêmes. Le FISE et

raison des besoins des zones urbaines et rurales, analyser les fonctions

à

qui pourraient être ulté-

rieurement confiées à ces travailleurs au sein de l'équipe sanitaire et à établir des descriptions de postes appropriées sur la base desquelles la formation de ces travailleurs pourrait être assurée. 19) Dans les pays qui connaissent une grave pénurie de médecins, il conviendrait d'accorder une attention toute particulière à la formation d'assistants médicaux chargés de seconder les médecins. Le FISE et l'OMS devraient informer les pays intéressés des possibilités qu'offrent ces travailleurs en leur communiquant de la documentation, en accordant des bourses de groupe et en organisant des démonstrations. Les deux organisations devraient, sur demande, continuer à parti-

l'OMS devraient accorder un rang élevé de priorité à l'assistance pour la formation des enseignants. 11) Dans la mesure du possible, ces programmes de formation d'enseignants devraient être organisés sur une base inter -départements et ne pas être limités

à des départements particuliers tels que ceux de pédiatrie ou de santé publique. Il faudrait chercher à former

des équipes d'enseignants provenant de tel ou tel établissement particulier. 12) La formation des enseignants devrait être com-

plétée par la fourniture de matériel pédagogique adapté aux conditions locales, ainsi que par la rédac-

ciper à la création et au fonctionnement de centres de formation d'assistants médicaux. 20)

Compte tenu de la pénurie générale de personnel

tion et la publication de manuels destinés aux personnels travaillant sur le terrain. Formation continue et cours de recyclage 13) Il est nécessaire que tous les travailleurs sanitaires aient la possibilité de recevoir, pendant toute leur vie

infirmier, il est également important de créer et de former un corps d'infirmières auxiliaires, comprenant notamment des auxiliaires de santé publique et d'obstétrique. Le FISE et l'OMS devraient donner un rang

élevé de priorité à ces activités de formation. Ils devraient aussi participer à la mise en place de systèmes

professionnelle, une formation continue dispensée à la fois dans des établissements et en cours d'emploi. Le FI SE et l'OMS devraient aider les gouvernements à

de formation de personnel auxiliaire expérimenté chargé de remplir des fonctions d'encadrement et d'administration lorsque la chose serait jugée nécessaire en raison de la situation.

organiser régulièrement des cours de recyclage, en

ANNEXE 2

23

21)

11 conviendrait aussi d'envisager une assistance

pour contribuer à la mise sur pied d'un système d'encadrement et pour renforcer l'activité des auxiliaires et leur surveillance, en fournissant des moyens de transport et en aidant, par exemple, à la préparation de manuels pratiques, de bulletins d'information, de cours de recyclage organisés sur place, etc. 22) Certains travailleurs d'autres disciplines, tels que les maîtres d'écoles, les travailleurs sociaux, les spécialistes d'économie ménagère, les animateurs ruraux, etc., peuvent fournir une aide précieuse aux services de santé. Les services de santé et les organismes intéressés devraient par conséquent contribuer à

possibilités d'emploi du matériel d'enseignement, notamment le matériel nouveau. 31)

Bien que l'on ait déjà beaucoup fait dans ce

domaine, il est recommandé d'aider plus activement les pays à se procurer diverses catégories d'équipement

et de moyens de transport et à en assurer l'entretien, et de ne négliger aucun effort pour former du personnel

et fournir le matériel requis, afin de permettre aux gouvernements de s'acquitter de leurs responsabilités en ce domaine. 32)

Etant donné les demandes réitérées suscitées

assurer la formation de ces travailleurs pour tout ce qui se rapporte aux questions sanitaires dans leurs fonctions.

Il faudrait entreprendre une étude afin d'évaluer l'intérêt que présentent certaines catégories d'auxi23)

par des besoins pressants, il a été recommandé que le FISE et l'OMS réexaminent et étendent leur assistance en ce qui concerne la préparation et la production de livres et de matériel d'enseignement dans les diverses langues nationales. Recommandation finale

liaires comprenant notamment les accoucheuses traditionnelles, les aides sanitaires de village et les travailleurs bénévoles. Enseignement infirmier

Face à la grave pénurie de personnel infirmier dont souffrent beaucoup de pays, et compte tenu de 24)

Les deux Secrétariats devraient élaborer conjointement des directives à l'usage de leurs fonctionnaires qui travaillent sur le terrain, afin d'informer ceux -ci des décisions du Comité, de leur faciliter l'application 33)

l'accroissement très lent des effectifs, il est suggéré de

pratique de ses recommandations et de stimuler davantage leur action dans ce domaine. 7.

procéder à une révision complète des méthodes d'enseignement infirmier au niveau professionnel. 25)

Informations sur l'épidémie de choléra et sur les mesures de lutte anticholérique

Il faudrait envisager de préparer le personnel infirmier à l'action au sein de la collectivité, sur la base d'une analyse précise de ses tâches. 26) On devrait aussi envisager la possibilité de former

Des informations sur la pandémie de choléra et les mesures de lutte possibles ont été présentées au Comité.

du personnel infirmier masculin destiné à travailler aussi bien en hôpital que parmi la collectivité dans les pays où cette formation n'est pas actuellement admise.

Des membres du Comité ont confirmé que le choléra

est redevenu un grave problème de santé publique et que la situation actuelle pourrait avoir des prolongements lointains. Le Comité a donc estimé qu'il fallait donner la priorité à un programme à long terme de lutte contre le choléra et contre les autres maladies

Il faudrait tenir compte à l'avenir des résultats de l'étude sur le personnel sanitaire auxiliaire qui est recommandée au paragraphe 23. 27)

diarrhéiques. Il importe sans aucun doute d'insister principalement sur les activités à long terme destinées

Formation de personnel d'assainissement et d'autres catégories de personnel de santé Il est suggéré de procéder à un réexamen complet des conditions d'emploi et de formation du personnel d'assainissement, notamment des auxiliaires, en fonc28)

à améliorer l'hygiène du milieu et l'hygiène individuelle, mais il faut entre -temps répondre à certains besoins urgents.

La lutte contre le choléra et les autres maladies diarrhéiques, qui constituent encore l'une des principales causes de morbidité et de mortalité infantiles, doit faire partie intégrante des programmes sanitaires des pays en voie de développement. Les résultats, dans ce domaine, sont tributaires de la mise en place d'une infrastructure sanitaire. Afin de mieux soutenir les pays touchés par le choléra, le Comité a recommandé que l'assistance soit orientée vers les objectifs suivants :

tion de la position qu'ils occupent dans l'équipe de santé des divers pays et en tenant compte tant de leurs

tâches présentes que de celles qui leur incomberont dans un avenir prévisible. 29) Sur demande, le FISE et l'OMS devraient envisager des modalités d'assistance orientées vers d'autres catégories de personnel de santé, telles que les statis-

ticiens, les techniciens de laboratoire, les assistants dentaires, etc. Fournitures et matériel Il a été recommandé de poursuivre, avec la participation active du personnel opérationnel, les 30)

a)

créer des services de réhydratation dans les

centres de santé et les hôpitaux afin que les malades atteints de choléra ou d'autres maladies diarrhéiques puissent être traités rapidement et efficacement; créer des installations locales capables d'assurer une production suffisante de liquide apyrogène de haute qualité pour la réhydratation des malades; b)

études conjointes sur les listes types de matériel et les

24 c)

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION

fournir aux centres de santé et aux hôpitaux

du matériel de laboratoire, du matériel hospitalier, des réactifs, des médicaments, etc., pour le diagnostic et le traitement des malades;

Le Comité a donc recommandé que le FISE soit prêt à apporter son appui à la fluoration de l'eau et examine la possibilité

en plus de l'assistance à long terme accordée pour les projets ruraux d'approvisionnement en eau et d'évacuation des matières usées, que le Comité a recommandée à sa quinzième session, fournir dans les situations d'urgence des appareils simples pour la chloration de l'eau dans les zones où il n'existe pas de réseaux de distribution d'eau; d) e) donner une formation au personnel médical et paramédical sur l'endiguement et le traitement du choléra et des autres maladies diarrhéiques;

quelques cas précis en livrant des fournitures et du matériel pour les premiers travaux et en assurant la formation de personnel. Il a en outre exprimé l'avis caractère éducatif et préventif en hygiène dentaire. 2)

d'accorder son aide dans

que cette action s'accompagnerait d'autres mesures de Vaccin quadruple

Les membres du Comité ont pris connaissance d'un rapport relatif aux essais pratiques et essais de laboratoire auxquels on a soumis un vaccin antidiphtérique anticoquelucheux -antitétanique ainsi qu'antityphoï-

f) promouvoir l'éducation sanitaire de la population sur l'hygiène individuelle, l'hygiène alimentaire et les mesures simples d'hygiène du milieu.

dique chauffé; ce rapport montre que les essais ont donné des résultats encourageants. Le Comité a jugé souhaitable que l'OMS continue d'étudier l'efficacité de ce type de vaccin et les réactions

8.

Questions diverses

qu'il est susceptible d'entraîner; ce nouveau vaccin faciliterait l'endiguement de la typhoïde dans les zones d'endémie, et plusieurs membres ont estimé qu'il serait souhaitable de recueillir davantage de renseignements sur son innocuité et son activité. Toutefois, pour les régions où la typhoïde pose un grave problème de santé publique et où, pour diverses

A la demande de l'OMS, les questions suivantes ont aussi été examinées par le Comité: 1)

raisons logistiques et financières, l'endiguement de cette maladie, surtout chez les enfants, serait difficile

Fluoration et hygiène dentaire

Le Comité, qui a étudié cette question en 1967 lors de sa quinzième session, a conclu « ... qu'aucun pro-

gramme spécial d'assistance pour la fluoration ne doit pour le moment être recommandé au FISE ».1 A sa dix -huitième session, le Comité a pris connaissance d'informations supplémentaires sur les mesures de fluoration appliquées dans différents pays, telles

et coûteux à moins qu'on n'emploie le vaccin quadruple, il conviendrait, sur la base des données que l'on possède déjà, de fournir le vaccin, sur demande, aux pays qui en ont besoin, après examen technique de la question par l'OMS. Le vaccin devrait provenir de laboratoires ayant l'expérience de sa production et être soumis à des tests appropriés avant l'usage. Il faudrait suivre la population vaccinée pour voir s'il ne se produit pas de réactions adverses. Pour que l'emploi généralisé de ce nouveau type de vaccin puisse être recommandé pour les projets soutenus par le FISE et l'OMS, il faudrait que les résultats des essais ultérieurs soient communiqués auparavant

qu'elles sont exposées dans le rapport du Directeur général à la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé,2 ainsi que de la résolution (WHA22.30) de cette assemblée sur la fluoration et la santé dentaire.

Il ressort en outre des renseignements fournis au Comité que, dans les pays en voie de développement,

au Comité. 3)

où la plus grande partie de la population réside en milieu rural, moins de 10 % des habitants disposent d'un approvisionnement public en eau sous une forme

Questions à examiner lors des futures sessions

ou une autre et que la fluoration se heurte dans ces régions à diverses difficultés, notamment en ce qui concerne la possibilité d'obtenir les services d'un personnel suffisamment qualifié. Il va de soi que les moyens limités dont dispose le FISE ne sauraient être

consacrés à une assistance pour de vastes travaux d'adduction d'eau en milieu urbain, mais on a admis que la fluoration de l'eau est le moyen le plus efficace et le plus économique de promouvoir la santé dentaire, et qu'elle profite surtout aux enfants. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 1967, N° 162, p. 23. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 1969, N° 176, annexe 9.

Le Comité a décidé d'inscrire à l'ordre du jour de sa prochaine session: i) l'évaluation des programmes de lutte contre le trachome soutenus conjointement par le FISE et l'OMS; ii) un examen d'ensemble des activités intéressant la santé familiale, particulièrement en ce qui concerne l'aide du FISE et de l'OMS.

Le Comité a en outre décidé, à titre provisoire, d'examiner à sa vingtième session une étude que doit faire l'OMS sur l'enseignement infirmier. 9.

Adoption du rapport Le Comité a adopté le rapport à l'unanimité, sous

réserve des modifications rédactionnelles jugées utiles par les rapporteurs.

ANNEXE 2

25

Appendice ÉVALUATION DES PROGRAMMES D'ENSEIGNEMENT ET DE FORMATION PROFESSIONNELLE

SOUTENUS PAR LE FISE ET L'OMS

[JC18 /UNICEF -WHO /2]

fondée sur les visites de consultants du FISE et de l'OMS dans les six Régions de l'OMS et dans neuf pays

TABLE DES MATIÈRES Pages Pages

Préface Définitions 1. RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

25 26

2.3.6 Infirmières et sages- femmes auxiliaires

34 35 36 36 37 37 37 38 38

2.3.7 Ingénieurs sanitaires et techniciens de l'assainissement

27 27 27

1.1

Population et statistiques de l'état civil Economie Services de santé Personnel Enseignement général

1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 1.7 1.8 1.9 1.9.1

27 28 28 28 29 29 29 29 30 30

2.3.8 Education sanitaire 2.3.9 Planification familiale 2.4 Formation des enseignants 2.5 Formation en commun - formation en équipe 2.6 Elaboration et révision des programmes . . . . 2.7 Formation sur le terrain - zones de formation . 2.8 Formation avancée et recyclage 3. APERÇU GÉNÉRAL SUR L'ASSISTANCE ACCORDÉE PAR

Etat sanitaire des populations Nutrition Assainissement Planification

LE FISE ET PAR L'OMS 3.1

39 39 39 39 39

Planification en matière d'emploi du personnel

.

Fournitures et matériel procurés par le FISE

1.10 1.11 2.

Planification conjointe et collaboration FISE /OMS Résumé

3.1.1 Retards

3.1.2 Distribution 3.1.3 Matériel didactique

POLITIQUES ET PRATIQUES SUIVIES EN MATIÈRE DE FORMATION DU PERSONNEL SANITAIRE

3.1.4 Entretien du matériel et fourniture de pièces 30

détachées

2.1

2.2 2.3

Plans nationaux pour l'enseignement et la formation professionnelle du personnel sanitaire . . . Catégories de personnel formées avec l'assistance

30 31

3.1.5 Remplacement de matériel et de véhicules 3.2 Personnel international 3.3 Personnel national 3.4

40 40 40 41 41

du FISE et de l'OMS Formation de certaines catégories de personnel

Evaluation des _programmes RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS RECOMMANDATIONS

4. 32 32 32 32 33 5.

sanitaire 2.3.1 Généralités 2.3.2 Installations et matériel

42 44

2.3.3 Médecine 2.3.4 Soins infirmiers et obstétricaux 2.3.5 Assistants médicaux - assistants de santé - officiers de santé

ANNEXES 1.

34

2.

Activités inter -pays et interrégionales Caractéristiques fondamentales des pays visités

.

.

45 48

La contribution du FISE et de l'OMS à l'amélioration de la santé des hommes, des femmes et des enfants des pays en voie de développement présente une valeur inestimable et constitue une source de confiance et d'encouragement pour les gouvernements.

[Cette] coopération du FISE et de l'OMS est essentielle au succès de tout projet d'assistance, car l'aide à un pays ne peut être efficace que s'il y a conjonction entre,

d'une part, la formation de personnel et l'assistance technique, et, d'autre part, l'apport de matériel, de fournitures et de moyens de transport. Un consultant Préface La seizième session du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires a été marquée par un long échange de vues sur les pro-

grammes d'enseignement et de formation de personnel sanitaire soutenus conjointement par les deux organisations. Le Comité en a conclu qu'une évaluation de ces programmes s'imposait.

fonction des besoins en personnel sanitaire. Elle devrait aussi aboutir à la formulation de directives grâce auxquelles le FISE pourrait examiner la possibilité d'augmenter son assistance aux programmes de formation du personnel sanitaire ».a

Il a été d'avis qu'une évaluation de ce genre «ne devrait pas avoir un caractère rétrospectif, mais qu'elle devrait porter essen-

Il va sans dire que la question du coût des programmes d'enseignement revêt une importance primordiale. Si les consultants ne l'ont pas étudiée de façon approfondie, c'est parce qu'il était difficile d'évaluer correctement les budgets de la santé de nombreux pays, ainsi que de chiffrer de façon précise le montant des dépenses par catégorie d'activité. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 1969, NO 178, p. 22.

tiellement sur la situation actuelle et sur l'évolution des programmes d'enseignement et de formation professionnelle en 1

Dans le présent rapport, les citations sans indication de

source sont tirées des rapports des consultants.

26

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

On ne saurait établir de plans satisfaisants sans tenir compte du facteur coût, et en particulier des dépenses courantes relatives

aux établissements et au personnel. Des échanges de vues à l'échelon des Secrétariats ont abouti

assistance commune FISE /OMS. Il y a l'assistance directe à divers programmes d'enseignement et de formation professionnelle de tous niveaux, élémentaires ou supérieurs, dans les domaines de la médecine, des soins infirmiers, de la dentisterie, de l'assainissement et des sciences de laboratoire. Il y a ensuite

à la décision de procéder de la même manière que pour les précédentes évaluations, qui portaient sur les activités de protection maternelle et infantile et sur l'approvisionnement en eau des zones rurales.

l'élément éducation dans divers programmes de «service»: protection maternelle et infantile, éradication du paludisme, lutte antituberculeuse. Cet élément peut revêtir une certaine ampleur et il est à noter que près du quart du rapport principal sur l'évaluation des programmes de protection maternelle et

On a renoncé à l'idée d'adresser un questionnaire à tous les pays qui avaient reçu une assistance du FISE et de l'OMS pour des programmes d'enseignement et de formation professionnelle, et l'on a opté pour l'envoi de consultants en mission dans les bureaux régionaux et dans un certain nombre de pays. Neuf pays ont été couverts par l'évaluation, qui a été effectuée

infantile (soumis au Comité mixte à sa quinzième session, en 1967) était consacré à l'enseignement et à la formation professionnelle. Dans l'évaluation du programme d'assainissement et de distribution d'eau en milieu rural (examinée par le Comité mixte à sa seizième session, en 1969), une place considérable, quoique moins importante, était consacrée à la question

par quatre consultants de l'OMS et un consultant du FISE comme suit: Dr E. J. Aujaleu et M. A. Mostefaoui - Ethiopie Dr H. Russell - Inde (enseignement médical seulement) Dr E. J. Aujaleu et M. A. Mostefaoui - Mali - Népal Dr H. Russell Dr R. Devoto - Ouganda Dr H. Russell - Pakistan oriental Dr R. Devoto - Paraguay Dr N. Fisek - République de Corée Dr E. J. Aujaleu et M. A. Mostefaoui - Turquie Dr J. Cottrell, Rapporteur Ces missions ont eu lieu entre février et juillet 1969; les consul-

de la formation du personnel. Le présent rapport récapitule les renseignements recueillis dans les Régions et dans les pays, en suivant, dans les grandes lignes, le plan suggéré aux consultants. Il présente ensuite un résumé des conclusions des consultants, ainsi que des recommandations qu'ils ont formulées sur les mesures à prendre à l'avenir.

Un certain nombre de très importants projets FISE /OMS sur l'enseignement et la formation professionnelle sont exécutés à l'échelon inter -pays ou interrégional. Pour des raisons d'ordre

géographique, il a été impossible aux consultants d'étudier la plupart de ces projets, mais on en trouvera à l'annexe 1 (page 45) une brève description fondée sur des entretiens avec des membres du personnel de l'OMS et sur les méthodes d'évaluation normalement appliquées par l'Organisation. Soulignons que le présent rapport offre une évaluation d'en-

tants se sont rendus dans les six bureaux régionaux de l'OMS et, chaque fois que cela s'est révélé possible, dans les bureaux du FISE. Avant leur départ, ils avaient reçu des précisions sur les objectifs de leur mission au Siège de l'OMS, et, à leur retour, ils ont tous participé à une réunion de trois jours, après quoi ils ont examiné le projet de rapport résumant leurs conclusions. Afin de faciliter la tâche des consultants, les bureaux régionaux de l'OMS ont été priés de remplir deux questionnaires.

semble des projets soutenus conjointement par le FISE et l'OMS, tels qu'ils ont été examinés par les consultants dans le contexte général des activités d'enseignement et de formation professionnelle des divers pays. Il ne s'agit jamais d'une évaluation en profondeur de tel ou tel projet ou programme. Définitions

Le premier était destiné à donner une vue d'ensemble des activités d'enseignement et de formation professionnelle dans la Région, et plus particulièrement dans les pays bénéficiant d'une assistance conjointe du FISE et de l'OMS. Le second avait pour objet de fournir des renseignements de base sur les pays que devaient visiter les consultants. Des membres des services de l'OMS s'occupant des soins infirmiers ont été consultés à tous les échelons.

Pour la clarté de l'exposé, on a adopté aux fins du présent rapport certaines définitions qui sont utilisées par les organisations du système des Nations Unies en général et par l'Organi-

sation mondiale de la Santé en particulier, mais qui ne sont peut -être pas communément acceptées ailleurs. 1. Le travailleur « qualifié » est celui qui a reçu une formation correspondant au niveau généralement admis pour la discipline

D'autre part, on a remis à chaque consultant un «plan d'enquête» où étaient précisées les quatre tâches principales qui lui incombaient: 1)

qu'il pratique.' Dans le domaine de la santé, les principales catégories de travailleurs qualifiés sont les suivantes: médecins, dentistes, infirmières et sages -femmes, ingénieurs sanitaires et

procéder à une large étude d'ensemble des activités

d'enseignement et de formation professionnelle dans chacune des Régions visitées; 2) étudier en détail les programmes adoptés pour la forma-

techniciens de l'assainissement (dans certains cas) et autres travailleurs ayant reçu une formation universitaire (spécialistes de laboratoire, pharmaciens, statisticiens, etc.). Le terme

tion des personnels de santé dans chacun des pays visités, notamment du point de vue de la place qu'ils occupent dans les plans nationaux d'enseignement, là où il en existe, et de leur degré d'adaptation à la situation sanitaire du pays; 3) procéder à une évaluation en profondeur des projets d'enseignement et de formation professionnelle soutenus par

«personnel paramédical» est parfois employé pour désigner collectivement les membres de toutes les professions apparentées

à la médecine qui entrent dans la composition de l'équipe sanitaire: infirmières et sages- femmes, techniciens de l'assainissement, etc.2 2.

le FISE et par l'OMS dans les pays visités; 4)

Le travailleur «auxiliaire» est un travailleur rétribué qui,

sur la base des études précédentes, présenter des conclu-

dans un domaine technique donné, n'est pas pleinement qualifié et qui seconde un travailleur qualifié et opère sous sa direction.

sions et des recommandations générales sur les mesures à prendre à l'avenir. Afin d'obtenir des rapports structurés, on a suggéré aux consultants d'étudier certains points particuliers et de procéder selon un ordre déterminé. Il s'agissait d'instructions de caractère très général qui ne devaient pas nécessairement être suivies à

Il peut donc y avoir, dans tous les domaines professionnels, des travailleurs auxiliaires, qui, à l'intérieur de chaque catégorie,

la lettre. Enfin, il convient de noter qu'il existe deux catégories de projets d'enseignement et de formation professionnelle bénéficiant d'une

se situeront à des niveaux différents. Les travailleurs sanitaires auxiliaires sont employés à divers niveaux de qualification. Au niveau intermédiaire, celui des « assistants », ils sont compétents dans tous les domaines de la ' Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1961, N° 212, p. 4. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 1963, N° 127, p. 184.

ANNEXE 2

27

profession et possèdent une formation générale qui peut être du niveau de l'enseignement secondaire. Ces travailleurs auxiliaires comprennent les assistants médicaux, les infirmières assistantes, les sages- femmes assistantes, les inspecteurs sanitaires, les techniciens de laboratoire, les assistants dentaires, etc.

techniques apparentées et posséder une formation générale, mais de durée plus courte et de niveau moins élevé. A ce niveau,

on trouve les aides soignantes, infirmières auxiliaires, aides techniciens de laboratoire et hygiénistes dentaires. Au niveau inférieur, enfin, on trouve les auxiliaires à compétence unique: vaccinateurs, collecteurs de moustiques, microscopistes, etc.

Les «aides» doivent avoir des compétences dans diverses

1. RENSEIGNEME NTS GÉNÉRAUX Il est évident que, dans toutes les Régions de l'OMS, il existe de grandes différences entre les pays, tant en ce qui concerne les besoins sanitaires que les ressources disponibles pour les satisfaire. On trouve cependant dans toutes les Régions certains pays dont les besoins sont à peu près comparables. Les neuf pays considérés ici diffèrent par la superficie et le degré de développement économique, mais ils n'en ont pas moins de nombreux points communs. La présente section contient des renseignements de caractère général sur certains facteurs se rapportant plus ou

dans des domaines tels que la protection maternelle et infantile, la lutte antituberculeuse, l'éradication du paludisme, etc.

Cet objectif est encore très loin d'être atteint et, dans de nombreuses régions du monde, les services de santé ruraux sont encore à l'état embryonnaire, quand ils ne sont pas totalement inexistants. Par exemple, dans l'un des pays visités où le corps

médical est relativement important, 84% des villages n'ont jamais reçu la visite d'un médecin; quant au personnel établi à demeure, 2 % des villages seulement disposent d'un médecin, 6% d'une infirmière et 50 % d'une sage -femme rurale (auxiliaire).

moins directement à l'enseignement et à la formation professionnelle. (Des renseignements plus détaillés sont présentés à l'annexe 2, page 48.) 1.1 Population et statistiques de l'état civil La population des pays visités est d'importance très variable, de deux millions à plus de cinq cents millions d'habitants. Dans

Ces pourcentages varient suivant les pays, mais ils donnent une

idée globale assez juste de la situation dans la plupart des pays en voie de développement; dans certains pays, la situation est pire encore.

tous ces pays, les statistiques démographiques et sanitaires laissent fortement à désirer, quand elles ne sont pas pratiquement inexistantes. Cependant, il est clair que la plupart d'entre eux ont un taux de natalité élevé, de l'ordre de 35 à 40 pour 1000,

En dépit des efforts conjugués des gouvernements et des organisations internationales, il reste encore d'immenses besoins à satisfaire dans le domaine de la santé. De 60% à 90% des habitants vivent dans des zones rurales et ne bénéficient souvent pas, ou guère, de l'action de services de santé organisés. Ce qu'il faut pour le moment, c'est leur fournir d'urgence des moyens élémentaires de protection sanitaire, et notamment des soins obstétricaux.

un taux de mortalité infantile également élevé, de l'ordre de 150 pour 1000 (un pays fait état d'un taux de mortalité infantile de 67 pour 1000, mais il est significatif qu'il ne communique pas de taux de natalité; ce chiffre risque d'être très inférieur à la réalité) et une forte proportion d'enfants âgés de moins de 15 ans

(sans doute de l'ordre de 40 %). 1.2

Le moyen le plus rapide et le plus efficace de résoudre ces problèmes urgents serait que les pays s'efforcent de former tous

Economie

A des degrés très divers, tous les pays considérés accusent un certain retard économique; le produit national brut par habitant

les éléments nécessaires pour constituer des équipes de santé complètes, du personnel pleinement qualifié aux «aides» chargés d'accomplir dans les villages un petit nombre de tâches très simples.

est compris entre US $46 et US $250 par an. La proportion de la population rurale est très élevée; dans plusieurs pays, elle dépasse 90% et elle n'est en aucun cas inférieure à 65%. Les pays considérés vivent essentiellement de l'agriculture et n'ont pas, dans bien des cas, dépassé le stade de l'économie de subsistance. Le développement industriel est déjà avancé dans un ou deux pays, mais il commence à peine dans d'autres. Il est manifeste que ces pays auront besoin pendant de nom-

Comme il faut très longtemps pour former du personnel qualifié et que ce personnel répugne d'ordinaire à travailler dans les zones rurales, il est nécessaire d'avoir recours à un grand nombre d'auxiliaires, sans négliger pour autant la formation du personnel pleinement qualifié.

breuses années encore de toute l'aide extérieure qu'il sera possible de leur apporter, étant entendu que cette aide devra être adaptée à la capacité d'absorption de chacun. 1.3

Services de santé

D'autre part, de nombreux travailleurs ruraux d'autres branches (instituteurs, assistantes sociales, monitrices d'enseignement ménager, membres des services de vulgarisation agricole, agents de police, etc.) accomplissent des tâches qui concernent la santé. Ils peuvent, dans une certaine mesure, prêter un concours

On ne peut guère dire, malheureusement, que les services de santé viennent en bonne place dans l'ordre de priorité fixé par les gouvernements; dans l'un des pays visités, le budget de la santé ne représente que 0,9% du budget national, encore que d'autres ministères que le ministère de la santé aient pu exercer des activités intéressant la santé publique. En général, on trouve dans les villes un système de médecine privée qui coexiste souvent avec des services relevant de l'Etat ou de la commune. Les services hospitaliers sont au mieux insuffisants et au pire inexistants en dehors des grandes villes. La proportion des lits d'hôpitaux oscille entre 1 pour 2000 et 1 pour 6000 habitants. Elle présente également de fortes variations à l'intérieur d'un même pays. Quelques cas de sous -utilisation des lits d'hôpitaux ont été signalés. Pour les zones rurales, l'objectif de la plupart des gouvernements est de mettre en place un réseau de centres et de postes de santé dépendant soit de l'administration centrale, soit des autorités locales, et chargés d'activités curatives et préventives

utile à l'action de santé, en particulier dans le domaine de l'éducation sanitaire; ils peuvent aussi se charger d'activités médico- sanitaires simples, premiers secours et soins médicaux élémentaires, par exemple, mais il ne faut pas oublier qu'ils sont souvent trés absorbés par leur travail et n'ont guère de temps à consacrer aux activités sanitaires. Les services de santé doivent être consultés au sujet de la formation à leur donner et y colla-

borer. Il serait d'ailleurs souhaitable que le FISE et l'OMS soutiennent activement les efforts déployés à cet égard. Quoi qu'il en soit, il importe d'insister une fois de plus sur le fait qu'on ne peut assurer de services satisfaisants, même rudi-

mentaires, que s'il existe une équipe de santé complète, le concours des membres le plus hautement qualifiés de cette équipe

étant indispensable pour les fonctions de planification, d'organisation, de gestion et de direction. Il est instamment recommandé d'étudier soigneusement sur le terrain la valeur des services que peuvent rendre le personnel auxiliaire et les travailleurs non médicaux, ainsi que celle des programmes de formation qui leur sont respectivement destinés.

28 1.4

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION

Personnel

1.5

Enseignement général

Tous les pays souffrent d'une grave pénurie de personnel médico- sanitaire et l'on est allé jusqu'à qualifier de « catastrophique » la situation dans l'un des pays visités. La proportion des médecins par rapport à la population varie de 1 pour 1900 à 1 pour 64 000; dans les deux ou trois pays où cette proportion

Dans deux pays, l'enseignement primaire est obligatoire et universel; dans un troisième, il ne l'est que dans certaines régions. La fréquentation scolaire primaire varie de 12% à 95% et les garçons sont généralement plus nombreux que les filles. Les taux d'analphabétisme sont naturellement élevés, en particulier chez les femmes. A l'exception d'une région d'un pays, où il était seulement de 12 %, ce taux se situe d'ordinaire entre 60% et 90 %.

est inférieure à 1 pour 5000, la répartition des médecins est en outre très inégale, l'immense majorité d'entre eux exerçant dans les villes. Dans un pays où l'on compte globalement à peu prés 1 médecin pour 3000 habitants, la proportion varie suivant les régions de 1 pour 760 à 1 pour 8800; dans ce même

pays, 63 % des dentistes exercent dans des zones où ne vit que 15 % de la population totale. La situation est identique dans

En moyenne, un cinquième à un sixième seulement des enfants ayant terminé leurs études primaires passent dans l'enseignement secondaire. Dans un pays, il a été signalé que 4% seulement des enfants qui entrent à l'école primaire font des études secondaires complètes. Il va sans dire que ces faibles taux de scolarisation influent fortement sur les politiques suivies en matière de recrutement et d'enseignement. Toutefois, si le nombre des enfants qui font des études secondaires complètes est faible, une grande partie d'entre eux choisissent de faire carrière dans les professions médico- sanitaires. Mais un rapport relève à cet égard que, dans un pays, il est assez difficile de recruter des élèves pour une école d'infirmiers de niveau universitaire, les jeunes gens ayant

la plupart des pays visités. Non seulement les médecins sont trop peu nombreux, mais les consultants se sont généralement accordés à reconnaître qu'à de très rares exceptions près les étudiants en médecine ne rece-

vaient toujours pas une formation conforme aux besoins des pays. Cette question sera examinée plus en détail dans la suite du rapport. Si l'on considère le personnel dans son ensemble, une autre disproportion devient flagrante. Dans six des neuf pays, il y a plus de médecins que d'infirmières, dans un cas trois médecins pour une infirmière. Dans l'un des pays, il y a même, dans une région comptant plus de 50 % de la population, treize médecins pour une infirmière, et de jeunes médecins des hôpitaux accomplissent des tâches qui incombent normalement aux infirmières. Les trois pays qui faisaient exception de ce point de vue étaient des pays d'Afrique où la proportion des médecins est inférieure à la moyenne. Ces faits se passent de commentaires et il est inutile d'insister

terminé leurs études secondaires préférant s'orienter vers une carrière médicale. Dans certains pays, on assiste à ce que l'on pourrait appeler une «explosion scolaire ». Dans un cas, par exemple, le nombre des élèves de l'enseignement secondaire est passé de 187 000 à 2 800 000, entre 1951 et 1965, et celui des maîtres de 11 600 à 78 300 pendant la même période. Dans un autre pays, l'effectif

davantage sur la pénurie d'infirmières, qui est généralement plus grande encore que la pénurie de médecins. Il résulte de cet état de choses que tous les pays considérés doivent avoir largement recours aux services de travailleurs auxiliaires, principalement d'infirmières et de sages- femmes auxiliaires, mais aussi de techniciens de l'assainissement, de travailleurs de

des élèves de l'enseignement secondaire était seize fois plus grand en 1967 qu'en 1946. Il y a lieu d'espérer que cette évolution aura pour effet de faciliter, à différents niveaux, le recrutement de personnel pour les services de santé. 1.6 Etat sanitaire des populations

En dehors de la pénurie de personnel et de services, il est évident que ce sont les maladies infectieuses, les parasitoses et la malnutrition qui restent les principaux problèmes dans les pays étudiés. Les maladies les plus couramment signalées, quoique dans un ordre de priorité variable, ont été les suivantes:

laboratoire et, dans le cas d'un petit nombre de pays, d'assistants médicaux. Si on employait un plus grand nombre d'assistants médicaux, les infirmières auraient souvent plus de temps à consacrer aux tâches qui leur sont propres. Le recours aux services d'un grand nombre de travailleurs auxiliaires soulève de nombreux problèmes d'emploi, de forma-

paludisme - en régression par suite des programmes d'éradi-

tion, d'avancement, d'encadrement, etc. Ces problèmes, qui présentent beaucoup d'importance pour les programmes d'assis-

cation et de lutte contre la maladie; tuberculose - avec, dans certaines populations, une proportion de cas évolutifs atteignant 4 %; maladies intestinales (bactériennes et parasitaires);

tance du FISE et de l'OMS, seront examinés plus en détail dans la suite du présent rapport. Un autre problème doit être mentionné ici, celui de l'« exode des cerveaux ». Dans plusieurs des neuf pays considérés, beaucoup de médecins et d'infirmières émigrent vers des pays économiquement plus développés. Cette émigration est parfois favo-

variole - réagissant aux campagnes d'éradication et pas signalée partout; lèpre - généralement présente mais ne posant pas de problème majeur dans tous les cas. Le choléra, la fièvre jaune, la fièvre typhoïde, l'onchocercose, la

risée par certains services de l'administration en raison des rentrées de devises étrangères qui en résultent. Dans un pays où 1000 nouveaux médecins sont formés chaque année, la division de planification a estimé que 350 à 500 d'entre eux seulement pouvaient s'installer chaque année sur place. Dans le cas des neuf pays visités, les établissements dont une partie notable des élèves risque d'émigrer ne reçoivent qu'une très faible part de l'aide fournie par le FISE et l'OMS, mais il s'agit manifestement là d'un problème à ne pas perdre de vue. On observe d'autre part dans certains pays une sous -utilisation de personnel qualifié qui résulte tant de l'insuffisance du nombre des postes à pourvoir que du manque de fournitures, de matériel et de moyens de transport. Il faut donc toujours veiller à ce que

trypanosomiase, etc., sont autant de problèmes sérieux, mais plus localisés.

Dans maints pays, à mesure qu'on en vient à maîtriser ces diverses menaces pour la santé, les pouvoirs publics se tournent vers le problème de l'accroissement démographique; plusieurs des pays considérés ont commencé à mettre sur pied des programmes de planification familiale, qui bénéficient souvent d'un

le budget prévoie un équilibre entre, d'une part, le personnel et, d'autre part, les locaux et le matériel; il faut en outre s'assurer, dans toute la mesure du possible, que les crédits affectés à ces derniers seront suffisants.

rang élevé de priorité. Un de ces pays s'est fixé pour objectif de ramener le taux de natalité de 39 pour 1000 à 25 pour 1000 dans les dix années à venir. Actuellement, le taux élevé de natalité associé à la baisse du taux brut de mortalité et du taux de mortalité infantile pose de graves problèmes socio- économiques dans certains pays, et la croissance démographique risque de gagner de vitesse la formation du personnel.

ANNEXE 2 1.7

29

Nutrition

La malnutrition sévit à des degrés divers mais est souvent considérable. La situation varie selon les caractéristiques socio-

nationale de la santé, y compris l'organisation de services de santé périphériques, est largement reconnue. Sur les neuf pays visités, il n'y en a qu'un ou deux que les rapports mentionnent

culturelles des populations, mais la malnutrition résulte plus souvent de l'ignorance et des mauvaises habitudes alimentaires que d'une pénurie réelle de denrées; toutefois, une réduction subite des quantités disponibles pourrait provoquer une crise nutritionnelle. La malnutrition apparaît surtout chez les enfants, en particulier au moment du sevrage; elle peut être étroitement associée à diverses infections et les exacerber, ou inversement, si bien

comme n'ayant pas de «plan sanitaire national » (au sens que donne l'OMS à cette expression). Néanmoins, un consultant a noté au sujet de l'une des Régions :

«On ne peut pas dire que dans les pays de la Région (à une exception près) la formation ait fait l'objet d'une planification délibérée dans le cadre des plans sanitaires et des plans de développement nationaux». Cette remarque peut s'appliquer, dans une mesure plus ou moins grande, aux six Régions de l'OMS. Les rapports font souvent état d'une planification «manquant

qu'il se produit un cercle vicieux et que la malnutrition et l'infection ne peuvent être étudiées séparément. Chez les enfants, la malnutrition revêt deux formes principales. Les formes aiguës, comme le kwashiorkor et le marasme

nutritionnel, sont des maladies graves qui peuvent entraîner une mort rapide si elles ne sont pas traitées. Mais il existe parallèlement toutes sortes de carences protéino- caloriques chroniques, sur lesquelles il est difficile de se procurer des chiffres

de réalisme ». Il est fréquent que les prévisions relatives aux nouvelles «institutions» - hôpitaux, centres sanitaires, etc. dépassent de beaucoup les possibilités en matière de personnel. Dans un cas, le plan prévoyait la formation annuelle de 80 personnes, alors que le seul établissement existant n'admettait au maximum que 40 étudiants par an. Ailleurs, un vaste programme

exacts. Dans un pays d'Afrique, on a estimé à 50% la proportion d'enfants de un à cinq ans présentant des signes de carence allant de la perte de poids au kwashiorkor. L'association de la malnutrition et de l'infection est une des causes majeures du taux élevé de mortalité infantile et des défauts de croissance. Par conséquent, il est de la plus haute importance de familiariser tout le personnel de santé avec les questions de nutrition, et

de formation a été établi, mais le plan est loin de prévoir un nombre d'emplois correspondant au nombre d'étudiants. Dans

un pays, des infirmières /sages -femmes visiteuses travaillent dans des hôpitaux, faute de postes vacants dans les services de la collectivité. Dans un autre pays, où le personnel enseignant est nettement insuffisant dans les écoles existantes, on prévoit de créer à bref délai de nouvelles écoles de médecine. D'une manière générale, en ce qui concerne la planification,

l'on a besoin également de personnel spécialisé dans cette branche. 1.8

Assainissement

Dans les zones rurales des pays étudiés, l'assainissement en est encore à un stade extrêmement primitif. L'Inde fait sans

on s'est payé de mots; on a visé des normes hypothétiques plutôt que des solutions réalistes, et certains gouvernements ont considéré les objectifs du plan comme des idéaux et non comme des obligations. Le plan de l'un des pays a été décrit comme étant «un plan pour le Ministère de la Santé, non un plan sanitaire national », et ceci n'est sans doute pas exceptionnel.

doute exception à cet égard, mais, d'une manière générale, seules une ou deux grandes villes bénéficient de la distribution d'eau courante sous canalisation, et encore celle -ci n'est -elle que partielle, et l'eau de qualité douteuse. Dans les villages, les habitants doivent se contenter des eaux de surface ou de puits peu profonds, les unes et les autres souvent polluées. Toutefois, dans la plupart des pays, des progrès sont

Le rapport sur l'évaluation des programmes de protection maternelle et infantile contient le passage suivant: «L'idéal serait de déterminer les catégories et l'effectif du personnel de

protection maternelle et infantile nécessaires dans un pays lorsqu'on envisage la planification générale des services de santé

réalisés, souvent grâce à l'assistance de l'OMS et du FISE. En Inde, par exemple, on a construit plus de 700 000 puits entre 1954 et 1966 au titre du programme national d'approvisionnement en eau et d'assainissement. L'Amérique latine a, elle aussi, déployé une activité considérable; les gouvernements se sont en effet fixé pour but d'approvisionner en eau 50 % des populations rurales entre 1961 et 1971. L'élimination des excreta en est à un stade aussi primitif dans

et la fixation des priorités et des objectifs... On sait à quels problèmes on s'expose lorsqu'on néglige d'effectuer un tel examen ». Pourtant, trois ou quatre années plus tard, il est évident que ce type de planification n'est que trop rare dans bien des parties du monde. Enfin, ce n'est pas seulement la planification .des effectifs qui laisse à désirer; il en est de même de la planification des matières à enseigner si l'on veut préparer rationnellement les étudiants aux tâches qui les attendent. Planification en matière d'emploi du personnel Plusieurs rapports des consultants notent que la planification relative à l'emploi, et notamment à l'établissement de postes, est fort peu satisfaisante. Ils signalent des cas où le personnel formé est resté sans emploi parce qu'on n'avait pas créé les postes 1.9.1

la plupart des zones rurales et il est rare que les habitants apprécient l'utilité qu'il y a à disposer en la matière d'un système

efficace et sûr. Néanmoins, dans beaucoup de régions, on se met lentement à construire des latrines hygiéniques, sous une forme ou sous une autre, avec l'aide du FISE et de l'OMS. Il semble qu'une assistance beaucoup plus importante soit néces-

saire pour permettre aux techniciens de l'assainissement de donner l'impulsion d'une action à mener par les villageois eux -mêmes et pour diriger les travaux d'installation d'un meilleur équipement sanitaire.

nécessaires.

Un autre point qui a soulevé de sérieuses difficultés est l'absence d'un encadrement et d'une surveillance adéquats du personnel subalterne, en particulier des auxiliaires. Les rapports

Les insectes (moustiques et autres) font peser une menace sérieuse sur les populations rurales, mais ce danger diminue lorsque des programmes d'éradication du paludisme sont en cours.

en offrent de nouveau un certain nombre d'exemples. On n'insistera jamais assez sur le besoin d'encadrement et, dans le cadre de l'étude qui nous occupe, sur le besoin de former des chefs, aux divers niveaux. On a aussi constaté qu'il était rarement pourvu au recyclage du personnel, que ce soit sous la forme de cours ou de stages, ou sous celle d'un programme de publications périodiques. Enfin, on ne s'est guère préoccupé de créer des possibilités de carrière satisfaisantes, en particulier pour le personnel auxiliaire, et de donner aux agents de chaque catégorie certaines chances d'accéder à des postes d'administration, d'inspection et d'enseignement.

Le logement est souvent inadéquat. Il n'est pas rare que les huttes et les cours soient bien entretenues et balayées, mais les déchets solides, mêlés au fumier animal, ont tendance à s'accumuler dans les rues et les chemins des villages. 1.9 Planification

De nos jours, la nécessité d'une planification nationale socioéconomique et, plus particulièrement, d'une planification

30 1.10

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION

Planification conjointe et collaboration F1SE /OMS

A mesure que celui -ci se déroule, des changements dans le

Dans la plupart des cas, cette question a été abordée spontanément lors des visites dans les pays et les Régions. Les consultants ont toujours constaté que le personnel du F1SE et celui de l'OMS entretiennent des rapports étroits et cordiaux tant à l'échelon central du pays que sur le terrain. Aux niveaux plus élevés, les problèmes sont beaucoup plus

programme d'études ou dans les catégories de personnel à employer apparaissent souvent souhaitables, mais toutes les parties doivent avoir la possibilité d'en discuter. Par exemple, dans le cadre d'un projet visant à assurer la formation élémentaire de sages- femmes indigènes, les autorités nationales avaient décidé de préparer des jeunes filles sans expérience, n'ayant aucun prestige auprès des autorités villageoises, et leur avaient donné

difficiles. En général, le représentant du FISE dans le pays assume au premier chef la responsabilité de négocier et de planifier les projets devant bénéficier d'une assistance du FISE, alors que le Siège de l'OMS a délégué à ses bureaux régionaux le pouvoir de prendre des décisions et de donner une approbation

une formation relativement longue. Le résultat final est que les villages n'ont pas voulu de leurs services. Enfin, on a souligné qu'une amélioration de la communication était parfois nécessaire au sein même des institutions, en particulier entre les bureaux régionaux et le personnel sur le terrain.

technique; c'est donc à eux que les représentants de l'OMS font rapport. De plus, à des stades ultérieurs, certains bureaux

Dans la mesure du possible, des visites plus fréquentes du personnel des bureaux régionaux au personnel sur le terrain et inversement - seraient très utiles. 1.11

intermédiaires du FISE s'occupent de divers aspects de la planification détaillée. Cette dispersion géographique entraîne des difficultés et fait

obstacle à une planification commune efficace; elle donne en outre naissance à une multiplication de la paperasserie. Les consultants ont estimé que la planification FISE /OMS avec les gouvernements était souvent insuffisante. Certes, les Etats doivent adopter eux -mêmes leurs plans, leurs priorités et leurs décisions, mais, lorsque les activités concrètes dépendent dans une large mesure de la collaboration d'institutions internationales, la simple prudence demande que la planification se fasse

Résumé

Tel est donc brossé à grands traits le cadre dans lequel il convient de situer la majorité des projets FISE /OMS d'enseignement et de formation professionnelle. D'une manière générale,

en commun dès le début. On constate que, trop souvent, l'assistance des institutions n'a été demandée que lorsque la planification était déjà un fait accompli et les décisions difficiles à changer. Et même lorsque les institutions subordonnent leur aide à certaines conditions, il arrive que des considérations diverses, notamment des questions pratiques comme le manque de place pour le stockage des fournitures ou certains règlements financiers, amènent les autorités à entreprendre une action prématurée. Les consultants ont estimé, en conclusion, que la collaboration

ces projets sont exécutés dans les pays où: les populations sont jeunes, et le taux de natalité élevé; les taux de mortalité infantile, maternelle et juvénile sont élevés;

les populations sont pauvres; le personnel sanitaire est insuffisant;

les services de santé de base ne sont pas suffisants pour répondre aux besoins locaux; le niveau d'instruction est peu élevé; le niveau d'hygiène est bas et les maladies transmissibles sont fréquentes; et les programmes d'enseignement médico- sanitaire sont mal adaptés aux besoins locaux. On ajoutera que beaucoup de problèmes et de facteurs adverses sont liés à des politiques et à des usages nationaux devant lesquels les institutions internationales ne peuvent que s'incliner, encore qu'elles disposent de divers moyens pour les infléchir.

à trois pourrait souvent être renforcée et qu'il n'était jamais trop tôt pour la réaliser. La collaboration devrait, bien entendu,

se poursuivre pendant toute la durée du programme; des changements dans les conditions d'emploi, par exemple, peuvent

profondément modifier les bases sur lesquelles le programme a été établi. 2.

POLITIQUES ET PRATIQUES SUIVIES EN MATIÈRE DE FORMATION DU PERSONNEL SANITAIRE pays, les écoles professionnelles sont tenues d'inclure dans leurs programmes des sujets de formation générale. Etant donné le

Les pages qui suivent concernent plus spécialement l'enseignement et la formation professionnelle dans les Régions et les pays

visités; elles résument les principaux points relevés par les consultants. 2.1 Plans nationaux pour l'enseignement et la formation profes-

sionnelle du personnel sanitaire

faible niveau d'instruction des étudiants et, dans certains cas, leur jeune âge, ceci peut être sage. Toutefois, sous l'influence de la bureaucratie et afin de donner à certains la possibilité de poursuivre ultérieurement des études supérieures, cet enseignement est parfois poussé bien au -delà de ce qu'exigent les futures activités de l'étudiant. En fait, les cours généraux peuvent nuire

Ce point ayant déjà été examiné précédemment dans une optique générale, on traitera ici de certains détails particuliers. La planification est une discipline nouvelle et il n'est pas étonnant

à l'enseignement professionnel à cause du temps qui doit leur être consacré. Par ailleurs, les liaisons entre le « consommateur »

qu'elle laisse à désirer dans la plupart des pays. Comme on l'a indiqué, la planification relative aux effectifs et à l'enseignement partage cette insuffisance générale, et il peut arriver en outre que des plans bien faits soient mal appliqués. Cette faiblesse tient à un certain nombre de facteurs, dont le principal est le manque de planificateurs convenablement formés,

(autorités sanitaires) et le «producteur» (autorités de l'éducation) sont souvent très lâches, de sorte que l'expérience acquise sur le terrain n'a aucun retentissement au niveau de l'enseignement.

et parfois la mauvaise utilisation des planificateurs. Ensuite, il est fréquent que les autorités sanitaires ne soient pas maîtresses en leur propre maison. La planification des effectifs est parfois du ressort d'autres ministères ou d'organes de planification qui

n'acceptent les avis du ministère de la santé que dans une certaine mesure. D'autre part, l'exécution des plans d'enseignement ne relève

que trop souvent du ministère de l'éducation, qui, lui aussi, accueille plus ou moins bien les avis des autorités sanitaires et impose souvent ses propres idées. Par exemple, dans plusieurs

Même lorsque les écoles sont placées sous la direction des autorités sanitaires, on trouve peu de vraie planification visant à adapter les études à la situation locale. On adopte parfois un modèle étranger au lieu d'établir un modèle fondé sur l'analyse des besoins et la description des tâches à accomplir. Les experts des institutions internationales eux -mêmes peuvent tomber dans ce piège, en particulier lorsqu'ils attachent plus d'importance à la reconnaissance réciproque et à l'équivalence des diplômes qu'à un enseignement conçu en fonction des besoins locaux. En pareil cas, les institutions internationales peuvent intervenir de deux manières principales. Le premier stade d'un programme

ANNEXE 2

31

de formation du personnel sanitaire est celui de la planification,

et les institutions peuvent aider à former, pour chaque pays, quelques planificateurs de l'enseignement. Il a été suggéré que des instituts de formation pour enseignants des disciplines sanitaires de toutes catégories soient établis dans diverses régions. Ils auraient la double mission de former des planificateurs et de familiariser les enseignants avec les méthodes et les

Educateurs sanitaires; Assistantes sociales (conjointement); Pharmaciens. Personnel auxiliaire: Assistants médicaux (auxiliaires des médecins); Infirmières et infirmières de la santé publique auxiliaires; Sages- femmes auxiliaires; Techniciens de l'assainissement auxiliaires; Techniciens (de laboratoire, de radiologie, ou spécialisés dans divers types d'appareillage, etc.); Assistants dentaires; Educateurs sanitaires auxiliaires; Assistantes sociales auxiliaires (conjointement); Assistants pharmaciens. Aides: Panseurs; Aides -infirmières, aides -sages -femmes;

pratiques pédagogiques. L'UNESCO a adopté une méthode analogue qui a, semble -t -il, donné satisfaction ainsi qu'il ressort

d'une évaluation (1968) des projets éducatifs soutenus par le FISE et l'UNESCO. Les grands pays pourraient avoir besoin d'un ou de plusieurs centres de ce genre, qui pourraient aussi desservir les pays voisins. Le second type d'assistance que pourraient fournir les institutions internationales consisterait à promouvoir l'organisation de conférences et de séminaires interdisciplinaires sur des sujets se rapportant à l'éducation. 2.2 Catégories de personnel formées avec l'assistance du FISE

et de l'OMS Donner la liste des projets FISE /OMS relatifs à l'enseignement

et à la formation professionnelle n'aurait guère de sens, et ceci principalement parce qu'on a tendance à regrouper un grand

Techniciens subalternes; Aides de planification familiale; Animateurs ruraux. Travailleurs à compétence unique: Sages -femmes traditionnelles (dais, etc.);

nombre d'activités en un seul projet national d'« aide aux services de santé locaux» ou de «renforcement des services de santé locaux ». En outre, comme on l'a dit plus haut, de nombreuses activités de formation sont menées dans le cadre de programmes spéciaux,

Vaccinateurs, préposés aux injections, microscopistes, et divers agents des services d'éradication du paludisme.

comme l'éradication du paludisme, la protection maternelle et infantile et la lutte antituberculeuse. Enfin, l'aide accordée à des écoles individuelles peut pourvoir à la formation de toute une gamme de travailleurs. Par exemple,

L'assistance fournie par les deux institutions est complémentaire. Le FISE se charge normalement des postes suivants: matériel didactique et de démonstration, transports, allocations

l'Institut de formation de personnel paramédical de Dacca (Pakistan) forme le personnel ci- après: inspecteurs sanitaires, pharmaciens, techniciens pour banques de sang, techniciens de laboratoire, techniciens de radiothérapie, techniciens dentaires et assistants de santé. L'Ecole secondaire de la Santé de Bamako (Mali) forme le personnel ci- après: infirmières diplômées d'Etat, sages- femmes diplômées d'Etat, techniciens de laboratoire, inspecteurs sanitaires, assistante sociales.

d'études, subventions pour la rémunération des professeurs. L'OMS se charge normalement des postes suivants: approbation technique et directives suivies, professeurs extérieurs, services consultatifs, experts participant à des activités sur le terrain et appelés à remplir certaines fonction d'enseignement, bourses pour études postuniversitaires ou complémentaires à un enseignement de base, en particulier pour les professeurs, fourniture de certains objets de démonstration, de livres et de périodiques.

L'aide aux zones de démonstration et de formation couvre également toutes sortes de catégories de personnel (cadres et auxiliaires). Il est donc préférable de prendre en considération les catégories de personnel dont la formation a bénéficié d'une assistance.

Les deux organisations s'occupent de la planification, de l'exécution et de l'évaluation de projets: le FISE pour les aspects administratifs, organisationnels et logistiques, et l'OMS pour les aspects plus spécifiquement techniques.

En fait, l'aide conjointe du FISE et de l'OMS a revêtu des formes très souples et très utiles pour combler de nombreuses lacunes. Voici une liste des principales catégories de personnel formées avec l'assistance des deux institutions: Personnel qualifié (cadres médico- sanitaires, formation complé-

La fourniture de matériel didactique et de véhicules par le FISE a été jugée essentielle, au même titre que les allocations d'études. Ces dernières ont représenté une forme d'aide très efficace parce qu'elles répondaient à un besoin que les gouvernements avaient souvent de la peine à satisfaire. Il faut incontestablement continuer à verser ces allocations, car de nombreux

mentaire après formation de base) : Professeurs pour l'enseignement médical;

Médecins spécialisés dans des branches telles que la santé publique, la pédiatrie, la protection maternelle et infantile, l'obstétrique sociale, la nutrition, le paludisme et la tuberculose; Infirmières monitrices; Infirmières spécialisées dans des branches telles que la santé publique, la protection maternelle et infantile et la nutrition;

Educateurs sanitaires (cours donnés à des candidats déjà titulaires d'un doctorat en médecine, d'un diplôme d'infirmière ou d'un titre équivalent). Personnel qualifié (formation de base) : Etudiants en médecine (santé publique, y compris l'épidémiologie et les statistiques, la pédiatrie et l'obstétrique sociale); Elèves infirmiers ou infirmières (santé publique, protection maternelle et infantile et nutrition); Elèves sages- femmes (santé publique, protection maternelle et infantile, obstétrique sociale et nutrition);

gouvernements ne peuvent pas encore se permettre de grever leur budget des sommes nécessaires. On voit que l'aide du FISE et de l'OMS recouvre un champ très vaste. Verticalement, elle va de la formation de professeurs pour écoles de médecine et écoles d'infirmières aux auxiliaires monovalents et aux sages -femmes traditionnelles. Horizontalement, elle s'est étendue aux disciplines suivantes: médecine, soins infirmiers, assainissement, techniques de laboratoire, dentisterie, pharmacie et, en participation, assistance sociale. D'une manière générale, toute cette aide a été jugée satisfaisante et conforme aux politiques des institutions. Néanmoins, il est suggéré que l'aide FISE /OMS soit accordée en priorité à la formation de professeurs et de travailleurs auxiliaires

destinés principalement aux activités sanitaires dans les zones rurales.

Il faut aussi envisager de continuer à soutenir la formation d'un type d'auxiliaires comme les techniciens médicaux, capables d'assurer le fonctionnement des diverses machines et appareils,

y compris les appareils à rayons X, utilisés dans les activités sanitaires. (Cette assistance est fournie notamment dans deux

32

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION

projets: «Ecole pour la formation de techniciens» à New Delhi (Inde) et « Centre de formation de techniciens à la répa-

dans le contexte général de la culture et du développement du pays. Ce qui ici représente un luxe sera ailleurs considéré comme

ration et à l'entretien du matériel médical» dans la Région africaine.) Ces techniciens sont indispensables si l'on veut obtenir un rendement maximum d'un équipement coûteux, ou, dans certains cas, si l'on veut simplement pouvoir l'utiliser. La formation en art dentaire se réduit à fort peu de chose, mais les consultants ont estimé que, dans certains pays où le

niveau de santé s'élève, on devrait satisfaire les demandes d'aide relatives à la formation de personnel auxiliaire pour les services d'hygiène dentaire. 2.3 Formation de certaines catégories de personnel sanitaire 2.3.1

inférieur à la norme. Compte tenu de cette réserve, les institutions bénéficiant de l'aide du FISE et de l'OMS disposent généralement de locaux adéquats, ce qui devrait être obligatoire pour toute institution demandant une assistance. L'équipement est généralement médiocre, notamment en ce qui concerne les locaux et le matériel servant aux travaux de laboratoire et aux travaux pratiques. Le matériel fourni par le FISE constitue souvent un apport inestimable. Il est important

que les écoles reçoivent du matériel aussi bien pour l'enseiGénéralités

On examinera plus en détail dans cette section certaines des diverses catégories énumérées plus haut.

D'une manière générale, on peut dire que la formation du personnel sanitaire reste en grande partie calquée sur des modèles

occidentaux, et même sur des modèles occidentaux d'il y a cinquante ans. Dans certains pays tropicaux, il arrive que la médecine tropicale ne soit enseignée qu'à titre de discipline spéciale.

gnement donné hors de leurs murs que pour les salles de classe et les laboratoires de l'établissement lui -même. Le manque de manuels et de textes simples d'enseignement en langue nationale est une lacune qui a été signalée presque partout. Souvent on ne possède aucun texte écrit, à part ceux que les enseignants peuvent eux -mêmes fournir, pour la formation des auxiliaires qui ne connaissent pas de langue étrangère; en outre, il arrive que ceux qui forment les auxiliaires n'aient

pas bénéficié d'une formation très poussée et n'aient pas de secrétaire pour les aider. Les écoles ont besoin de textes élémentaires simples, adaptés aux conditions locales et rédigés dans la langue du pays ou de la région. L'adaptation aux besoins locaux est un point capital: un texte préparé pour l'Afrique orientale ne convient pas nécessairement à l'Afrique occidentale, et ainsi de suite. Il en est de même des cours de recyclage. Enfin, on pourrait mettre à la disposition des étudiants des manuels et des textes définissant la bonne manière de procéder à utiliser aussi bien après que pendant la formation. Quelques jalons ont été posés ici et là grâce à l'aide internationale, mais il est instamment recommandé au FISE et à l'OMS de réviser conjointement leurs principes et leurs pratiques et de s'efforcer énergiquement de développer leurs activités

L'observation qui précède s'applique à de nombreux cas; un

directeur d'hôpital originaire d'un pays occidental a affirmé que ses infirmières recevaient la même formation que celles de son pays d'origine. On a vu des agents sanitaires chargés de donner les premiers secours dans des villages de la brousse africaine recevoir une formation calquée sur un modèle européen et apprendre notamment à s'occuper de blessures dues aux bombes et aux explosifs, aux armes atomiques et aux armes biologiques. Une autre observation générale qu'on peut formuler concerne

l'absence d'enseignement pratique, en particulier pour ce qui est du travail au sein de la collectivité. Dans divers pays, les techniciens de l'assainissement eux -mêmes sont parfois formés

sans guère acquérir de pratique sur le terrain; dans un cas de ce genre, les avis de l'OMS n'ayant pas été suivis, le FISE a retiré son assistance. L'aide du FISE en fournitures et en matériel

dans ce domaine aussi rapidement et aussi largement que possible.

joue ici un rôle particulièrement appréciable. Un corollaire de ce qui précède - et qui ne s'applique pas

A l'échelon du personnel qualifié également, le besoin se fait sentir de manuels, ou même de textes abrégés, en langue locale,

uniquement aux pays en voie de développement - est que l'enseignement est trop souvent axé sur l'hôpital, et que beaucoup de professeurs négligent de s'occuper de ce qui se passe à l'extérieur. Les zones d'enseignement et de démonstration peuvent

particulièrement lorsque les écoles de médecine et de soins infirmiers viennent d'ouvrir leurs portes. L'emploi de manuels rédigés en une langue étrangère mal maîtrisée est peut -être souvent à l'origine de l'habitude d'apprendre par coeur des notions imparfaitement comprises. On a constaté que les écoles où l'on forme les agents qualifiés manquaient d'ouvrages de référence et de périodiques. Il serait plutôt de la compétence de l'OMS de prendre des dispositions

largement contribuer au développement de la médecine hors de l'hôpital et elles seront examinées séparément. On a aussi souligné qu'une imitation étroite des modèles

occidentaux risque de contribuer à accélérer «l'exode des cerveaux ». Certains étudiants, à qui on n'avait rien appris au sujet des conditions dans les zones rurales, ont éprouvé des

pour remédier à cet état de choses, et certains plans d'aide élaborés à cet égard pourraient être développés. On estime généralement que l'Organisation pourrait distribuer plus généreusement ses propres publications, particulièrement aux institutions qui bénéficient déjà de son assistance. 2.3.3

appréhensions à l'idée d'y travailler et ont considéré cette activité comme peu flatteuse et dépourvue d'intérêt. Ces étudiants

peuvent se sentir plus facilement attirés vers des pays où les traitements sont supérieurs et où les conditions répondent mieux à leur formation. L'inadaptation des cours aux nécessités et aux réalités locales

Médecine

représente l'une des entraves les plus importantes à l'amélioration du niveau sanitaire, et il convient que le FISE et l'OMS en tiennent le plus grand compte dans leurs programmes éduca-

tifs. Ce point sera examiné plus en détail dans la section 2.6, qui traite de l'élaboration et de la révision des programmes d'études.

Six des neuf pays visités possèdent des écoles de médecine; l'Inde en compte plus de 90. Le FISE et l'OMS ont aidé considérablement l'enseignement médical; rien qu'en Inde, plus de 50 écoles ont bénéficié d'une assistance pour leurs départements de pédiatrie et plus de 40 pour les départements de médecine préventive et sociale. Le médecin joue, comme c'est naturel, un rôle de direction au sein de l'équipe sanitaire et c'est lui qui stimule et oriente

l'action sanitaire présente et future. Aussi est -il de la plus haute importance d'assurer aux étudiants en médecine l'enseignement le meilleur possible, compte tenu des besoins du pays.

Installations et matériel Avant de passer à la formation des différentes catégories de personnel, il n'est pas inutile de dire quelques mots des moyens matériels disponibles et notamment du logement des étudiants, des salles de classe et du matériel didactique. Les conditions varient beaucoup d'un endroit à un autre et il faut les considérer 2.3.2

Pourtant «de nombreux étudiants... reçoivent un enseignement qui, outre qu'il est techniquement médiocre, n'apporte pas au nouveau médecin les éléments nécessaires pour qu'il veuille s'intégrer en pleine connaissance de cause dans la collectivité qu'il va servir ».

ANNEXE 2

33

L'enseignement de la médecine est partout en pleine évolution

et, dans bien des cas, les problèmes des nouvelles écoles des pays en voie de développement ne diffèrent guère de ceux qui se posent aux vieilles écoles ayant des traditions séculaires d'enseignement médical. Dans beaucoup de pays, on.expérimente

mesure sur la microbiologie et sur la virologie. Or, l'enseignement de ces disciplines est souvent faible ou presque inexistant, en particulier dans les pays en voie de développement, et il conviendrait de le renforcer par une aide appropriée. 2.3.4

d'importantes innovations dans l'enseignement de la médecine et il est intéressant de noter qu'une de ces expériences est en cours dans l'un des pays étudiés. L'Université Hacettepe d'Ankara comprend, notamment, un Institut d'Etudes démographiques, une Faculté des Sciences de la Santé, une Faculté de Médecine et un Institut de Médecine de la Collectivité. Cette université mérite tout particulièrement des éloges pour trois innovations: 1) enseignement intégré; 2) enseignement de la santé publique et de la médecine de la collectivité depuis les études prémédicales jusqu'à la fin des études; 3) études médicales à l'extérieur de l'hôpital (et notamment étude longitudinale d'une famille) dès le début des cours, et stages cliniques dans une zone urbaine et dans une zone rurale.

Soins infirmiers et obstétricaux

On a souligné ci- dessus la très grave pénurie de personnel infirmier dont souffrent la plupart des pays visités; c'est là un trait caractéristique de la plupart des pays en voie de dévelop-

pement. Les effets de cet état de choses sont d'autant plus graves qu'outre les soins hospitaliers et extrahospitaliers, les soins de santé publique, le fonctionnement des centres de santé, etc., le personnel infirmier doit prendre en charge la formation

et la supervision des divers travailleurs auxiliaires. En fait, dans certains pays en voie de développement, les infirmières doivent, par la force des choses, assumer de nombreuses tâches qui incombent habituellement au médecin: diagnostics courants, soins, petites interventions chirurgicales, etc. Cependant, là où c'est nécessaire, il vaudrait probablement mieux le reconnaître franchement et former un type spécial d'auxiliaires qui reprendraient au médecin certaines de ses tâches, permettant ainsi au

Les étudiants reçoivent en plus des notions de statistique et d'épidémiologie, de psychologie médicale et d'anthropologie sociale. Le FISE a fourni du matériel pour la zone rurale. Deux nouvelles écoles de médecine actuellement en cours d'installation en Turquie ont des programmes analogues, et certaines vieilles écoles modernisent leur enseignement.

personnel infirmier de s'acquitter des siennes. Comme on l'a dit plus haut, les médecins doivent parfois assurer certains soins infirmiers parce que la pénurie de personnel

Une autre expérience très importante est la création à Yaoundé, en République fédérale du Cameroun, du Centre universitaire des Sciences de la Santé.' Ce centre a pour objectif,

correct au point de vue éducatif et économiquement justifié,

d'assurer «grâce à une utilisation conjointe optimale des ressources en personnel et en moyens matériels, l'intégration et la coordination des programmes d'enseignement des établissements classiques d'enseignement médico- sanitaire: écoles de médecine, écoles d'auxiliaires ».

infirmier est trop accentuée. 11 est manifeste, eu égard à cette pénurie, que la formation du personnel infirmier doit être encouragée et aidée de toutes les manières possibles; il faudrait former des infirmiers aussi bien que des infirmières, et même dans beaucoup de pays des infirmiers de santé publique. D'une manière générale, il existe deux types de formation pour les infirmières ou infirmiers professionnels. Le premier

dentaires,

écoles

d'infirmières,

écoles

comporte quatre années d'études de niveau universitaire et s'adresse aux étudiants ayant terminé l'enseignement secondaire. Le deuxième comporte trois ou quatre années d'études sanctionnées par un diplôme. Les cours, généralement donnés à l'hôpital, s'adressent à des étudiants dont l'instruction générale a été moins poussée.2 Les lacunes qui en résultent sont souvent compensées par l'inclusion dans le programme d'études d'un nombre considérable de sujets généraux, et on observe parfois un déséquilibre entre les cours généraux et les disciplines techniques. Les études universitaires, dans lesquelles une place importante

Le Centre universitaire des Sciences de la Santé assume l'entière responsabilité de l'ensemble des soins médicaux dans des collectivités choisies servant de laboratoires nationaux de recherche tant pour les problèmes de l'action sanitaire que pour l'intégration de toute l'équipe de santé dans un cadre d'études réaliste.

Il est fortement recommandé au FISE et à l'OMS d'user de leur influence pour stimuler, encourager et appuyer la création

en d'autres lieux d'écoles ayant des programmes analogues, en utilisant à cet effet tous les moyens à leur disposition, y compris l'aide matérielle, les échanges de visites, les bourses d'études, les réunions, etc. Bien qu'il soit sans doute plus facile d'exercer une influence sur des institutions nouvelles, les écoles anciennes ne doivent pas être négligées, en particulier lorsqu'un vif désir de changement s'y fait jour. Cependant, il est notoirement difficile d'apporter des changements radicaux aux programmes d'études médicales. En fait, certaines écoles n'ont encore jamais modifié leurs programmes et ne savent pas comment s'y prendre pour le faire.

est normalement faite à l'enseignement de la santé publique, visent à former des infirmiers ou infirmières qui, après une expérience suffisante, seront appelés à des fonctions de direction, d'administration et d'enseignement. La possession d'un diplôme universitaire devrait toujours être considérée comme une condition essentielle à l'admission aux fonctions d'enseignement. Il est peut -être un peu tôt pour évaluer exactement les résul-

Il est dans la tradition du FISE aussi bien que de l'OMS d'aider les écoles à créer des départements de médecine préventive et sociale, de pédiatrie et d'enseignement de l'obstétrique sociale, ou à renforcer ces départements si elles en possèdent déjà. Une assistance substantielle a également été accordée pour

tats de l'enseignement infirmier universitaire dans les pays en voie de développement. Le recrutement connaît parfois des difficultés parce que les titulaires d'un diplôme de fin d'études secondaires, déjà peu nombreux, tendent à préférer d'autres professions, et en particulier la médecine. Cette formule peut donc se révéler coûteuse et lente, et il semblerait indiqué

d'entreprendre une étude minutieuse des avantages qu'elle présente par rapport à ses coûts. Dans certains cas, il pourrait être préférable d'organiser une école infirmière universitaire pour plusieurs pays; son utilité serait encore plus grande si elle appliquait un programme d'enseignement avancé ou postuniversitaire aussi énergique que

l'organisation de zones d'enseignement et de démonstration, en particulier dans les districts ruraux. Ces activités ont dans l'ensemble donné de bons résultats et entraîné des améliorations considérables, notamment dans l'enseignement de la pédiatrie.

Les consultants estiment toutefois que l'aide aux écoles de médecine pourrait être et plus large et plus souple. L'épidémiologie et la statistique sont des outils essentiels en santé publique, et l'épidémiologie repose elle -même dans une large

les programmes complémentaires mis en oeuvre en Afrique (voir les «centres d'excellence» et les écoles régionales dont il est fait mention plus haut). Les observations qui ont été faites au sujet de l'enseignement médical s'appliquent aussi pour une large part à l'enseignement

' Ce centre n'a pas été visité au cours de l'enquête.

2 Quelques écoles acceptent un certain pourcentage d'infirmières auxiliaires expérimentées.

34

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

infirmier, bien que la formation des enseignants soit plus développée dans la profession infirmière. Les hôpitaux cherchent souvent à former des infirmières pour leurs propres besoins, qui sont considérables, et cela n'a rien d'étonnant. Il en résulte qu'à l'extérieur de l'hôpital les soins infirmiers sont négligés et qu'on n'oriente guère la formation vers les soins infirmiers de santé publique ou au sein de la collectivité.

Les assistants peuvent « être formés rapidement et orientés vers la médecine préventive, leur rémunération est inférieure à celle des médecins et ils acceptent plus volontiers de travailler

dans des régions rurales »; ils donnent des soins médicaux élémentaire$ et ne sont pas menacés par l'« exode des cerveaux ». Il est extrêmement souhaitable que les organismes internatio-

Dans bien des pays, les écoles d'infirmières sont encore dirigées par des médecins et l'enseignement est en grande partie dispensé par des cliniciens qui considèrent tout sous l'angle de l'hôpital. Cependant, le trait qui frappe le plus est peut -être le manque de professeurs de soins infirmiers et d'infirmières monitrices, notamment pour le travail pratique. Cette remarque, valable pour la formation dans les salles d'hôpital, l'est encore plus dans les cas où la formation se fait en partie dans des centres de santé ou des zones d'enseignement. Or, il semble bien que placer des élèves infirmiers ou infirmières dans des centres de santé sans prévoir une instruction et un encadrement suffisants

naux maintiennent et intensifient l'aide qu'ils apportent à la formation d'assistants médicaux ou officiers de santé. Mais cette aide devrait s'accompagner de recommandations précises concernant la formation et les conditions d'emploi. Tout d'abord, il est essentiel de définir les activités confiées

à ces auxiliaires et d'établir une description de poste fondée sur une analyse approfondie des besoins sanitaires du pays. Il s'agit là d'une étude dont seront chargés un expert ou plusieurs

experts possédant une bonne connaissance du pays et des problèmes liés à l'emploi de travailleurs auxiliaires. La formation des assistants devra correspondre rigoureuse-

assurés par des infirmières monitrices risque de faire plus de mal que de bien. Tout ce qui précède met une fois de plus en relief la nécessité urgente de former davantage d'enseignants.

ment à cette description de poste, qui mettra l'accent, par exemple, sur la prévention des maladies transmissibles, la protection maternelle et infantile, les soins chirurgicaux élémentaires et le traitement des fractures, des dermatoses, etc., mais

passera plus rapidement sur un certain nombre d'aspects des processus néoplasiques, des cardiopathies, des troubles relevant

Une suggestion importante faite dans l'un des rapports concerne l'opportunité d'organiser des écoles spéciales, ou des sections spéciales dans les écoles existantes, pour les infirmières qui veulent travailler au sein de la collectivité. Dans de telles écoles, l'enseignement hospitalier serait considérablement réduit au profit d'un enseignement pratique qui devrait avoir principalement pour cadre les centres collectifs et les activités au sein de la population dans des zones d'enseignement tant urbaines que rurales.

de l'embryologie et de la génétique, etc., qui nécessitent des soins et une thérapie dépassant les compétences d'un personnel auxiliaire.

Des dispositions devront être prises en vue de l'encadrement, du recyclage et de la promotion professionnelle des assistants médicaux (on y a fait allusion à la section 1.9.1). En règle générale, ce personnel n'aura pas le droit d'exercer en clientèle privée. Enfin, quelques -uns des sujets les plus brillants devront pouvoir, après quelques années de pratique, poursuivre leurs

Il conviendrait d'attacher une importance considérable à la santé publique, particulièrement en ce qui concerne les soins aux mères et aux enfants. Il n'y a pas grand -chose à ajouter, dans le cadre de la présente évaluation, au sujet de la formation de la sage -femme pleine-

études et accéder à la profession médicale. Cette possibilité devra être réservée à un très petit nombre, sinon le but auquel tend la formation d'agents de cette catégorie ne sera pas atteint et on aura gaspillé son temps et son argent. « La formation de

ment qualifiée. Dans certains pays, on préfère n'avoir à ce niveau que des infirmières /sages- femmes; dans d'autres, on forme de simples sages- femmes. Il conviendrait d'examiner et d'étudier d'une manière plus poussée les avantages qu'il peut y avoir à disposer d'agents polyvalents de ce genre, notamment quand on met sur pied des services sanitaires de base intégrés. Pour les sages- femmes qui travaillent à l'extérieur des hôpitaux,

l'assistant médical ne doit pas être considérée comme une étape préparant à des études médicales complètes; toutefois, l'assistant médical doit avoir la possibilité d'entreprendre de telles études... ».1

Deux groupes manifestent de l'opposition à l'égard de la formation d'assistance médicaux: le corps médical et les politiciens. Le premier craint probablement la concurrence, mais cette attitude peut être modifiée dans une certaine mesure si l'on inculque aux étudiants en médecine une meilleure connaissance des méthodes de travail en équipe et du fonctionnement de l'équipe de santé, pour les amener à comprendre que l'assistant médical est un membre de l'équipe de santé placée sous la direction générale du médecin. Les politiciens arguent qu'il ne faut pas donner aux popula-

il est essentiel de posséder une base solide en santé publique et en soins obstétricaux sociaux et il ne faut pas perdre de vue que dans beaucoup de pays les sages- femmes sont appelées à superviser le personnel auxiliaire et à participer à la formation d'accoucheuses traditionnelles (dais) et d'autres auxiliaires subalternes. 2.3.5

Assistants médicaux - assistants de santé - officiers de santé

tions dont ils ont la responsabilité un service de santé « de second ordre»; on peut leur faire observer qu'il s'agit de choisir

Quatre seulement des neuf pays visités - l'Ethiopie, le Mali, le Népal et l'Ouganda - forment et utilisent actuellement des assistants médicaux. La République de Corée, pour sa part, emploie encore un personnel médical de niveau inférieur - les

entre des assistants médicaux ou des travailleurs moins bien préparés à leur tâche ou même l'absence totale de services de santé et que, d'autre part, certains pays parmi les plus développés et qui comptent la plus forte proportion de médecins par rapport

«médecins de zone» - instruit autrefois par des méthodes très diverses, mais elle a actuellement renoncé à ce type de formation. Quoi qu'il en soit, il faut souligner les immenses services que peut rendre cette catégorie de personnel dans certaines condi-

à la population continuent à former des assistants médicaux et à les employer afin d'assurer une meilleure utilisation des services des médecins et une couverture sanitaire plus étendue. En définitive, il faudra tendre à former des assistants médicaux de premier ordre et non des médecins de qualité médiocre. 2.3.6

tions. Lorsqu'on souhaite établir rapidement un service de santé dans un pays qui souffre d'une extrême pénurie de médecins, il est absolument essentiel de former et d'utiliser des

Infirmières et sages-femmes auxiliaires

assistants médicaux. L'expérience a montré que ces assistants sont capables d'assurer des soins dans d'excellentes conditions

Comme on l'a dit plus haut, les administrations sanitaires forment des sages- femmes et des infirmières auxiliaires aux compétences très variées et bénéficient à cet effet de l'aide du FISE et de l'OMS. Pour beaucoup de pays, ces auxiliaires sont, 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1968, No 385, p. 8.

en attendant que le pays soit doté d'un effectif suffisant de médecins pleinement qualifiés, c'est -à -dire pendant une période

de transition qui peut s'étendre sur des dizaines d'années.

ANNEXE 2 et demeureront probablement pendant de longues années

35

années encore, l'ossature des services de santé. La rapidité du développement des services de santé périphériques dépend souvent de la formation d'un effectif important d'infirmières et de sages -femmes auxiliaires. Les principes exposés à la section précédente s'appliquent également à la formation et à l'emploi d'infirmières et de sages femmes auxiliaires. Ici aussi, deux points méritent une attention particulière: premièrement, l'importance qu'il y a à concevoir leur formation sur la base d'une analyse approfondie des besoins

on s'imagine qu'il est possible de constituer un corps compétent d'inspecteurs sanitaires en donnant quelques mois de formation à des éléments ayant fait quelques années d'études secondaires.

Or, il faut au moins deux ans, et mieux encore trois, pour former aux fonctions d'inspecteur sanitaire des stagiaires dont les études secondaires ont été complètes ». Un autre point souligné dans cette évaluation et nettement confirmé par la présente évaluation est le suivant : « Au problème de la formation est lié celui du recrutement. Il n'est pas seulement nécessaire d'amener le sujet qui présente les dispositions requises à poser sa candidature et de s'assurer que sa

sanitaires et d'une description de poste appropriée, parce qu'il est essentiel de définir clairement la tâche de ces auxiliaires par rapport aux besoins de la collectivité; deuxièmement, la nécessité de prévoir la meilleure utilisation possible de ce personnel, avec

formation antérieure lui permettra de tirer le maximum de profit de l'instruction qu'il recevra; il est également souhaitable de l'encourager à rester dans le service public et à y gravir les

tout ce que cela suppose comme encadrement, possibilités de recyclage et perspectives d'avancement. Pour des raisons évidentes, de nombreux pays attachent une importance considérable au rôle des infirmières et sages- femmes

échelons de la hiérarchie, en sorte que l'effort déployé et les frais encourus pour lui donner une formation ne soient pas gaspillés. »

auxiliaires dans le domaine de la protection maternelle et infantile, mais en milieu rural ce personnel peut être appelé à assumer des fonctions bien plus vastes et, dans certains cas, constituer l'unique source de soins médicaux et de prestations de santé publique. Dans beaucoup de pays, la femme qui accouche doit encore s'en remettre entièrement à l'accoucheuse traditionnelle. Environ 95% des naissances sont normales et le rôle de la sage femme est d'« aider la nature », d'éviter l'infection, et si possible,

Le problème de la formation des techniciens de l'assainissement appelle deux remarques importantes. La première corres-

pond à la déclaration qui vient d'être citée: trop souvent le niveau d'instruction du futur technicien de l'assainissement est insuffisant et la formation qui lui est donnée trop brève et trop superficielle. Les techniciens de l'assainissement ont de multiples

tâches à accomplir et ne peuvent être comparés à des agents monovalents.

En second lieu, la formation pratique, et particulièrement l'expérience des travaux sur le terrain, est généralement sommaire ou inexistante. Cette lacune a été signalée pour plusieurs pays. Et même lorsque la formation a été partiellement acquise sur le

de dépister les anomalies à un stade précoce. C'est pourquoi même une brève formation peut être extrêmement utile. L'OMS et le FISE contribuent activement, dans de nombreuses régions,

à donner à ces sages- femmes une formation élémentaire et à leur inculquer des notions d'hygiène; de plus, le FISE met à leur disposition des trousses contenant un matériel simple. Cette forme d'aide mérite d'être poursuivie et fortement intensifiée.

terrain, l'intéressé est souvent mal dirigé: les instructions qu'il reçoit sont incomplètes, les instructeurs trop peu nombreux et l'équipement insuffisant. Ce qui aurait dû être une participation active se réduit à une simple présence. L'éducation sanitaire doit tenir une place importante dans les

Une remarque s'impose, d'autre part, en ce qui concerne le personnel des établissements qui forment des auxiliaires. Ce n'est pas parce qu'elle porte sur des notions simples que cette formation doit être considérée comme facile. Pour être menée à bien, elle présente tout autant de difficultés, et plus encore peut -être, que la formation des agents qualifiés. Le personnel enseignant de ces écoles doit donc être préparé à sa tâche avec le plus grand soin. On peut rappeler, à titre de comparaison, le travail astrei-

programmes de formation car, comme le souligne l'évaluation des programmes d'assainissement, «les travaux d'hygiène du milieu et les activités d'éducation sanitaire doivent être menés de front ». La question de l'utilisation des auxiliaires de l'assainissement a donné lieu à des observations qui revêtent une certaine importance pour leur formation. Les autres membres de l'équipe de santé se font souvent une idée assez vague de la tâche qui incombe

gnant imposé aux futures jardinières d'enfants. Sous réserve des précautions dont la nécessité vient d'être signalée, il est fortement recommandé que le FISE et l'OMS poursuivent et intensifient leur soutien à la formation de ces travailleurs auxiliaires. 2.3.7

à ces auxiliaires et n'en comprennent pas l'utilité; en d'autres termes, le manque d'une description de poste présentant toute

la clarté voulue se fait nettement sentir. Dans beaucoup de pays, la pénurie d'ingénieurs sanitaires est plus sérieuse que celle de médecins, et les techniciens de l'assainissement sont fréquemment isolés et insuffisamment guidés dans leur travail,

Ingénieurs sanitaires et techniciens de l'assainissement L'OMS accorde une aide considérable à la formation d'ingé-

ou bien ils relèvent théoriquement de l'autorité d'un jeune médecin dont la formation n'a comporté que des notions très sommaires des travaux pratiques d'assainissement. Là encore, on constate souvent l'absence d'une législation. Il est exact que le rôle d'un inspecteur sanitaire ou d'un technicien de l'assainissement doit être en grande partie d'éduquer et de persuader, mais pour certaines activités, par exemple lorsqu'il s'agit d'inspection et d'hygiène des produits alimentaires, les intéressés devraient pouvoir s'appuyer sur des textes réglementaires. Dans de nombreux cas, ces travailleurs manquent de matériel et les ressources financières font défaut pour l'exécu-

nieurs sanitaires; cette question sera examinée de nouveau à propos des programmes inter -pays et interrégionaux (voir annexe 1, page 45).

Le FISE concentre surtout ses efforts sur la formation de personnel subprofessionnel pour les travaux d'assainissement. La nécessité d'une amélioration des conditions d'hygiène du milieu se fait vivement sentir dans les pays en voie de développement et même dans beaucoup de pays industriellement développés. Aussi faudrait -il pouvoir disposer d'un effectif important de travailleurs sanitaires dans cette branche. Cependant, de graves réserves ont été formulées au sujet de la formation des techniciens de l'assainissement et de leur utilisation ultérieure.

tion des projets d'assainissement. Il faut donc s'attacher à former un personnel possédant des compétences suffisantes et capable d'assumer des responsabilités, encore qu'il arrive qu'une fois leurs études terminées, ces techniciens s'aperçoivent qu'il n'existe pas d'emplois auxquels ils puissent postuler. Il est

L'évaluation du programme d'assainissement et de distribu-

tion d'eau en milieu rural évoque brièvement la formation de techniciens de l'assainissement et certaines des observations présentées recoupent celles qui ont été formulée par les consultants chargés de la présente évaluation. L'une des faiblesses communes à beaucoup de programmes

clair que les organismes internationaux devraient

est ainsi définie dans cette évaluation: «Dans bien des pays,

examiner les possibilités d'emploi avant de promettre une aide pour la formation de techniciens de l'assainissement. Sur les vingt et un étudiants qu'un pays avait envoyés suivre un cours de préparation à ces fonctions, organisé à l'Université américaine de Beyrouth, il n'en est aucun, autant qu'on sache, qui

36

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

soit resté en service. La demande d'agents de cette catégorie est

considérable, et le FISE et l'OMS devraient poursuivre et intensifier leur aide à la formation de techniciens de l'assainissement partout où la situation le justifie. Ailleurs, il faudrait sans doute commencer par donner des avis et une aide pour la mise en place d'un service efficace, doté des cadres nécessaires,

après quoi on pourrait préparer l'élaboration d'un plan de formation conçu de manière à couvrir les besoins en personnel d'encadrement et en enseignants aussi bien qu'en auxiliaires. 2.3.8

Il conviendrait d'inviter ce personnel à participer à des cours et à des réunions interdisciplinaires, notamment des cours sur certains aspects de la planification familiale, ce qui le mettrait à même de s'attacher davantage aux problèmes de santé dans l'accomplissement de sa tâche. Le FISE et l'OMS devraient accorder une aide à des activités de cet ordre, dans la mesure où ce serait nécessaire. Enfin, on pourrait préparer des textes traitant de questions de santé qui feraient partie du matériel d'enseignement général; ces textes seraient, par exemple, insérés dans les manuels scolaires

Education sanitaire

élémentaires et utilisés dans les campagnes d'alphabétisation et dans les activités analogues. 2.3.9 Planification familiale'

L'éducation sanitaire est l'une des fonctions - difficile mais essentielle - de tout le personnel sanitaire et en particulier de ceux qui sont en contact avec la collectivité. Quelques éducateurs sanitaires pleinement qualifiés devraient être préparés à organiser des activités éducatives, à former et à guider des travailleurs sanitaires sur le terrain et à diriger la production de matériel didactique, à l'échelon national et, le cas échéant, à l'échelon de la province. Mais l'éducation sanitaire dans les zones périphériques incombera en majeure partie au personnel normal des services de santé, agents qualifiés et auxiliaires, et spécialement, sur de nombreux points, aux techniciens de l'assainissement. L'éducation sanitaire présente des difficultés particulières dans un grand nombre de pays en voie de développement, où il n'est pas possible de donner un enseignement écrit parce que la population est analphabète. En outre, les gens ont tendance à demeurer très attachés à des coutumes séculaires et à des croyances qui souvent résultent de conditions locales. Il n'existe pas de solution universellement applicable; le choix des méthodes

Par ses résolutions WHA19.43, WHA20.41 et WHA21.43, l'Assemblée mondiale de la Santé a autorisé le Directeur général

de l'OMS à fournir des avis techniques aux Membres qui en font la demande pour la mise en oeuvre d'activités relatives à la planification de la famille dans le cadre d'un service de santé organisé, sans que les fonctions préventives et curatives normales de ce service s'en trouvent affectées. En outre, une assistance devrait être donnée pour « la formation appropriée du personnel sanitaire à tous les niveaux » (résolution WHA21.43). En 1967, le Conseil d'administration du FISE a exprimé l'avis que le rapport de l'OMS sur la question approuvé par le Comité

mixte FISE /OMS des Directives sanitaires offrait une base acceptable pour une action concertée de l'OMS et du FISE en vue de prêter assistance aux gouvernements. Le Conseil soulignait en outre la nécessité d'une «intégration de la formation en matière de planification familiale dans la formation de base de toutes les catégories de personnel sanitaire. Considérée comme un élément des services d'hygiène maternelle et infantile, la planification familiale se révèle un moyen de renforcer considérablement d'autres éléments de ces services.» .2 Le développement des activités de planification familiale à une échelle nationale est relativement récent et rares sont les agents dont les études et l'expérience les ont préparés à y participer. La question est plus complexe qu'on ne le suppose parfois et il y a lieu de développer considérablement l'enseignement à tous les échelons, ainsi que les activités de recherche.

et du matériel dépendra des caractéristiques de la population intéressée ou de groupes de population similaires. En conséquence, il est vivement conseillé aux organismes internationaux de prendre les mesures nécessaires pour qu'une place suffisante soit réservée à l'éducation sanitaire dans les programmes des cours qu'ils soutiennent et pour que, dans toute la mesure du possible, l'enseignement soit donné par des professeurs, et notamment des spécialistes de l'éducation sanitaire, familiarisés avec les conditions locales. Malheureusement, pour

être pleinement qualifiés, les éducateurs sanitaires devront souvent poursuivre leurs études à l'étranger à l'aide de bourses. Assistantes sociales et travailleurs d'autres disciplines

Du point de vue de la théorie, la planification familiale se rattache aux problèmes plus vastes de la dynamique des populations ainsi que de la reproduction et de la fécondité humaines,

mais par ses applications pratiques elle représente l'un des aspects des activités de santé publique orientées vers la protection

Il ne faut pas oublier que l'éducation sanitaire est assurée en grande partie par des travailleurs qui n'appartiennent pas aux personnels de santé et qui souvent dépendent d'autres minis-

tères. Les pays francophones font largement appel, en ce domaine aux assistantes sociales, qui peuvent avoir à s'acquitter, en matière de santé, d'autres tâches que celle de l'éducation et en fait remplacer partiellement l'infirmière de la santé publique. Parmi les autres travailleurs qui sont amenés à collaborer à

de la famille. Une action est clairement indiquée, à l'heure actuelle, sur un double plan. D'une part, il faut introduire ou développer l'enseignement de la planification familiale dans les écoles où l'on forme les professionnels de la santé (en particulier les médecins, les infirmières et les sages- femmes) et les travailleurs auxiliaires. Ici aussi, on retrouve le besoin de former des enseignants par tous les moyens disponibles: bourses d'études, stages spéciaux, voyages d'étude, échanges d'enseignants, conférences, séminaires,

l'éducation sanitaire, on peut citer les maîtres d'école et les travailleurs affectés aux services de vulgarisation agricole, d'économie domestique, de développement communautaire, ainsi qu'aux campagnes d'alphabétisation. D'ordinaire, la formation générale de ces travailleurs ne relève pas de la compé-

tence de l'Organisation mondiale de la Santé, mais l'OMS doit s'intéresser et s'intéresse aux aspects de leur formation qui concernent la santé (elle collabore, par exemple, avec l'UNESCO dans le domaine de l'éducation sanitaire à l'école). Le FISE accorde une assistance pour la formation d'un grand nombre de ces travailleurs par l'intermédiaire d'autres organismes que les ministères de la santé. Il y a donc, pour le FISE et pour l'OMS, de multiples raisons et souvent une impérieuse nécessité de permettre à ces travailleurs de recevoir une formation sanitaire adéquate et de favoriser sur le terrain une étroite liaison entre leurs activités et celles des membres compétents du personnel de santé.

etc. On a en outre besoin de matériel didactique et de moyens pour l'enseignement et la recherche sur le terrain. D'autre part, il faut assurer un enseignement et une formation plus poussés à tous ceux qui travaillent dans des services où

la question se pose - hôpitaux, centres de santé, cabinets médicaux, services de santé publique - et dont les études comportent des lacunes en ce qui concerne la planification familiale. Ici encore, le remède doit être recherché dans les cours, les conférences, les séminaires et les conférences- ateliers. Enfin, les questions de planification familiale et de procréation dirigée touchent aux aspects les plus intimes de la vie individuelle

et familiale qui, de plus, sont associés à nombre de croyances 1 L'un des consultants (R. D.) a formulé certaines réserves au sujet de cette activité. 2 Document ECOSOC E/4403(E /ICEF /563), paragraphe 53.

ANNEXE 2

37

et de coutumes. Les populations ne sont pas toutes disposées à accepter n'importe quelle méthode de planification familiale, ce qui exige du personnel de santé beaucoup de compréhension,

la Région de la Méditerranée orientale, dans le cadre du projet inter -pays «Centre de formation aux sciences de l'éducation et à la pédagogie médicale» et dans la Région africaine, avec

de grandes qualifications et une information complète. C'est un domaine où une formation spéciale est requise des éducateurs

le projet inter -pays « Centres régionaux de formation de personnel enseignant ». Plusieurs enseignants d'une même école, formant équipe, pourraient participer effectivement à l'enseigne-

sanitaires professionnels, cela va sans dire, mais aussi des agents des diverses catégories qui font le gros du travail d'éduca-

ment dans les écoles modèles. Le FISE et l'OMS pourraient prêter assistance pour la création de tels centres selon les moda-

tion sanitaire sur le terrain. Les deux organisations ont amorcé quelques activités en ce sens, mais les besoins en matière de formation dépassent de loin les ressources financières disponibles. Des programmes élargis ont été prévus pour 1970 et les années suivantes en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour les Activités en

matière de Population et dans certains cas avec l'UNESCO, et il est recommandé au FISE et à l'OMS d'intensifier leurs activités dans toute la mesure possible. 2.4 Formation des enseignants

lités habituelles. Une variante de cette méthode est décrite à l'annexe 1, sous le titre «Cours pour professeurs d'hygiène de l'enfance, Royaume -Uni, Afrique orientale, Inde» (page 46). Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que dans des écoles surpeuplées, souffrant d'une pénurie aiguë d'enseignants, il est très difficile de remplacer l'enseignement magistral passif par les méthodes plus actives de discussion et de participation des étudiants, qui impliquent davantage de lecture et de réflexion. L'utilisation de moyens d'enseignement modernes pourrait peut -être faciliter la transition. Enfin, comme on l'a déjà dit ailleurs, ceux qui enseignent dans

On ne saurait trop insister sur l'importance de la formation des enseignants qui «sont la semence des récoltes de la génération suivante ». L'idéal serait de donner une formation à tout le personnel de chaque établissement d'enseignement, mais on conçoit que ce soit difficile en pratique et qu'il faille commencer

les écoles pour travailleurs auxiliaires ont également besoin d'être formés en vue de leur tâche. 2.5

Formation en commun - formation en équipe

par les enseignants frais émoulus ou relativement nouveaux dans le métier. Quant aux enseignants qui ont déjà derrière eux toute une carrière, on pourra éveiller leur intérêt par des moyens tels que les échanges de visites, etc., dont il est question plus loin. Il est important, d'une part, que la formation ait un contenu technique à jour et, d'autre part, qu'elle fasse appel aux méthodes didactiques les plus modernes, avec des systèmes d'évaluation appropriés. Il est donc essentiel que des experts des questions pédagogiques et des questions techniques soient associés à la

formation. Dans le domaine de la santé, il faut également insister sur une élaboration des programmes d'études tenant compte des besoins de la collectivité (en mettant l'accent, dans

Les consultants ont vu plusieurs exemples de formation de différents types de travailleurs sanitaires dans un même établissement, et cela notamment dans le cas des travailleurs auxiliaires. L'exemple le plus remarquable est à cet égard celui du Centre de formation en santé publique de Gondar (Ethiopie), où des médecins et des infirmières de la santé publique et des techniciens de l'assainissement appelés à travailler ultérieurement en commun sont formés ensemble. On peut également citer à cet égard l'Ecole secondaire de la Santé de Bamako, au Mali. L'Ecole de Yaoundé, déjà mentionnée, est destinée aux personnels aussi bien professionnels qu'auxiliaires.

les pays en voie de développement, sur les zones rurales) et fondée aussi sur l'analyse et la description des tâches dont les étudiants seront ultérieurement chargés.

Les zones de démonstration et d'enseignement permettent également de réunir diverses catégories d'étudiants. L'enseignement en commun comporte de nombreux avantages;

Les organisations internationales peuvent prendre part à cette action en appliquant toute une gamme de méthodes: envoi de professeurs extérieurs, échanges de visites, bourses d'études, organisation de réunions, de séminàires et de conférences- ateliers, ainsi que de réunions interdisciplinaires avec participation de spécialistes de l'éducation, etc. Le besoin de matériel didactique moderne se fait aussi fortement sentir, et ces formes d'assistance méritent un rang élevé de priorité. L'OMS a organisé récemment une consultation sur la préparation des enseignants appelés à former le personnel sanitaire et de nombreux aspects de la question ont été examinés à cette occasion.

il permet notamment de réduire les dépenses et d'éviter les doubles emplois. Toutefois, l'un de ses avantages les plus importants, et qu'il faut délibérément rechercher, est la possibilité de montrer aux élèves que le travail sanitaire est un travail d'équipe et de leur insuffler l'esprit de corps et le dynamisme que suscite le travail collectif. Cela dit, la formule n'est pas exempte de dangers et l'enseigne-

ment en commun devrait être dispensé avec intelligence, sans perdre de vue les tâches futures des étudiants. Par exemple, il ne paraît pas nécessaire, comme on l'a vu dans l'un des pays visités, qu'un auxiliaire sanitaire suive la totalité du programme de première année avec les infirmières, les infirmières auxiliaires,

etc., y compris les cours d'anatomie et de botanique.

Une suggestion importante faite à cette réunion concerne la création, dans chaque Région de l'OMS (ou dans chaque grand pays), d'un ou de plusieurs centres de formation pour les enseignants des diverses professions médico- sanitaires (médecine, soins infirmiers, etc.), ainsi que pour les enseignants des écoles où l'on forme les travailleurs auxiliaires. L'idéal serait que ces centres soient rattachés à des «centres d'excellence », c'est -à -dire à des écoles modèles de médecine et de soins infirmiers ayant une réputation bien établie. Des spécialistes de l'enseignement devraient participer à leur activité et, à cet effet, la meilleure solution consisterait à installer chaque

Les consultants estiment que le FISE et l'OMS devraient encourager par leur aide la formation en commun et la formation

en équipe partout où c'est possible. 2.6

Elaboration et révision des programmes

De nombreuses observations concernant l'élaboration des programmes d'enseignement destinés au personnel sanitaire de toutes catégories sont disséminées dans le présent rapport. Certains aspects essentiels de la question seront récapitulés ici. Il importe tout d'abord qu'il y ait une liaison étroite entre les établissements d'enseignement et les administrateurs de la santé

centre dans un complexe universitaire. Il est évident qu'on pourrait, pour commencer, n'entreprendre cette formation que pour un seul type d'études (médecine ou soins infirmiers, par exemple), tout en prenant des dispositions pour l'étendre aux autres disciplines par la suite. Des plans s'inspirant de ce qui précède ont déjà été élaborés dans certaines Régions de l'OMS; c'est le cas notamment dans

ainsi que les autres membres des services sanitaires où les étudiants seront appelés à travailler par la suite. Ainsi, les programmes d'études pourront être fermement fondés sur une analyse des besoins et des problèmes sanitaires réels des collectivités au sein desquelles les étudiants exerceront leurs activités

et sur une description des tâches qui seront assignées aux étudiants de chaque discipline.

38

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

En second lieu, il faut dûment tenir compte des tendances modernes touchant le contenu de l'enseignement, et notamment la tendance à faire une plus large place aux branches utiles pour la résolution des problèmes: épidémiologie et sciences statistiques, psychologie et sociologie, médecine préventive et sociale

Les services de santé devraient y être bien organisés, suffisants,

- qui mérite une attention tout particulière - notions sur le travail d'équipe, management, notions élémentaires d'économie et du calcul des coûts, à quoi il faudra ajouter un enseignement

mais non favorisés par rapport aux services de santé généraux de la collectivité; les zones rurales doivent avoir un caractère véritablement rural. Il doit y avoir suffisamment de moniteurs et de démonstrateurs pour prendre en charge les étudiants et les aider à tirer le maximum de profit de leur travail, car le personnel des services proprement dits a rarement le temps de s'en occuper. Enfin, les zones doivent être suffisamment étendues pour que la

propre à inculquer le sens des responsabilités à l'égard de la collectivité aussi bien que du malade individuel et à aider les étudiants à situer correctement la santé dans l'ensemble du développement socio- économique. Les soins cliniques essentiels

ne seront pas négligés pour autant; de bons soins médicaux représentent souvent la voie qui débouche sur la médecine préventive et sociale.

En troisième lieu, les programmes d'études doivent être conçus en fonction des théories pédagogiques modernes et des méthodes actives d'apprentissage, les étudiants participant à des discussions, des séminaires et des leçons, qu'ils peuvent être

collectivité ne se lasse pas d'être continuellement observée, questionnée et transformée en objet d'étude. De leur côté, les étudiants doivent participer activement au travail et ne pas se borner à un rôle passif de spectateurs et de collecteurs d'informations. Ils noteront les aspects importants du travail en cours dans la zone et seront prêts à en discuter Ces points doivent être mentionnés parce que dans certains cas. on serait presque en dessous de la vérité si l'on qualifiait d'inutile

la participation au travail des zones d'enseignement. Soulignons enfin qu'une zone de démonstration bien organisée et bien dirigée ne fournit pas seulement une expérience indispen-

appelés à diriger. En même temps, dans les salles d'hôpital, les laboratoires et les centres de santé, les étudiants devraient dans toute la mesure du possible apprendre en mettant eux mêmes la main à la pâte. Il est essentiel que les programmes d'études, et en particulier ceux qui s'adressent aux travailleurs auxiliaires, soient régulièrement révisés. Ces révisions, distinctes des évaluations totales des projets, devraient constituer une activité régulière du corps enseignant, à accomplir autant que possible en liaison avec les services intéressés. Les révisions des programmes sont des éléments du processus permanent d'amélioration et d'adaptation de l'enseignement; elles sont particulièrement nécessaires dans les pays en voie de développement, parce que le niveau d'instruction des nouveaux étudiants s'élève sans cesse. Le niveau d'instruction générale de la collectivité s'améliorant, l'enseignement professionnel peut s'approfondir et s'élargir, et il devient possible de réduire dans les programmes la place

sable à la formation, elle assure aussi de meilleurs services de santé à la population qui l'habite. Ceux qui décident des grandes orientations peuvent en tirer des leçons et en être influencés dans

leurs plans relatifs à l'organisation des services sanitaires du pays tout entier. On connaît un cas où les premiers centres sanitaires secondaires du pays ont été créés dans une zone bénéficiant de l'assistance du FISE et de l'OMS. Ces centres ont obtenu un tel succès que le gouvernement a décidé d'en établir sur l'ensemble du territoire. Le FISE et l'OMS devraient donc, sous réserve que les critères ci- dessus soient respectés, prêter le maximum d'appui et d'assistance pour la création et le fonctionnement de ces zones. 2.8 Formation avancée et recyclage

En ce qui concerne la formation avancée et le recyclage, les possibilités sont très variables. Le FISE et l'OMS ont fourni aux pays une aide considérable dans de nombreux domaines et le programme de bourses d'études de l'OMS mérite une mention particulière; les allocations versées par le FISE ont également représenté une assistance précieuse sur le plan national. Dans les pays où il existe des écoles de médecine et des instituts ou écoles de santé publique, le personnel qualifié peut facilement bénéficier d'un enseignement postuniversitaire proprement dit. Le FISE et l'OMS ont prêté leur assistance pour l'enseignement de matières appropriées et les écoles de santé publique ont reçu

des matières relevant de l'instruction générale. On a vu des bacheliers suivre des cours primitivement destinés aux élèves des écoles secondaires ou même d'un niveau inférieur, perdant

ainsi leur temps et éprouvant sans doute un sentiment de frustration. La nécessité de révisions régulières des programmes pourrait être inscrite dans les plans d'opération et les institutions interna-

tionales pourraient prêter leur concours aux pays pour y procéder.

De même, les listes types de fournitures du FISE devraient être régulièrement révisées pour tenir compte de la complexité croissante des cours. 2.7

Formation sur le terrain - zones de formation

La formation sur le terrain, comprenant l'étude d'un certain nombre de familles, et les zones de formation, tant urbaines que rurales, sont d'une incontestable utilité quand elles sont bien organisées. Par contre, mal organisées, elles peuvent se révéler dangereuses et aller à l'encontre de leur but. Ces zones peuvent représenter des fenêtres de l'école sur le monde extérieur et des lieux d'apprentissage aussi bien pour les professeurs que pour les étudiants. On peut y apprendre de première main comment la population vit et travaille, quels sont ses besoins en matière de santé et dans quelle mesure les services sanitaires sont adaptés à la situation et atteignent leur objectif.

une aide particulière. Parmi les matières pour l'enseignement desquelles une aide a été fournie figurent l'hygiène infantile, la nutrition et l'éducation sanitaire. En Inde, par exemple, une assistance a été donnée pour des cours aboutissant à un diplôme d'hygiène infantile ainsi que pour des cours de pédiatrie, pour des cours et des conférencesateliers sur les maladies du nouveau -né auxquels ont assisté 80 professeurs de pédiatrie, et enfin pour un séminaire international sur l'enseignement de la pédiatrie. De même une aide a été accordée pour des cours de recyclage

de brève durée en soins infirmiers pédiatriques, auxquels ont participé 342 infirmières. Bien qu'il n'y ait pas eu d'évaluations détaillées, il est certain que ce type d'assistance a très utilement contribué à promouvoir l'enseignement de la pédiatrie et à l'établir sur une base scientifique solide. Outre l'assistance prêtée pour des cours proprement dits, le FISE et l'OMS ont donné une aide pour un très grand nombre

On peut aussi espérer que les zones d'enseignement éveillent des vocations pour les activités qui s'y exercent. L'enseignement doit se faire dans des zones urbaines et dans des zones rurales, et il convient que les zones urbaines comprennent des quartiers

de stages d'orientation et de recyclage à l'intention de toutes les catégories de personnel; c'est ainsi qu'on a instruit des agents monovalents des services d'éradication du paludisme pour leur permettre d'accomplir des tâches plus larges dans le cadre des services de santé.

« marginaux » et d'autres secteurs à problèmes. On a déjà dit combien ces zones peuvent être utiles par le fait qu'elles réunissent diverses catégories d'étudiants et les initient au travail sanitaire en équipe.

Ces cours sont particulièrement utiles lorsqu'il s'agit de former du personnel en vue de la création de nouveaux services

ANNEXE 2

39

ou de l'attribution de tâches nouvelles aux services déjà établis, et d'adapter les nouveaux membres du personnel à leur travail futur, en particulier lorsque l'enseignement de la médecine au service de la collectivité est insuffisant dans les cours universi-

lieu qu'une seule fois. Il est clair que le besoin se fait sentir dans

tous les services sanitaires de la plupart des pays de cours périodiques de recyclage, en particulier pour le personnel isolé

dans les zones rurales et pour les auxiliaires. Il devrait être possible de décentraliser cette formation de manière à épargner au personnel la nécessité d'aller suivre les cours dans de grandes institutions centrales. Il faudrait également que les agents qui savent lire reçoivent régulièrement des bulletins ou des feuilles d'information qui les tiennent au courant. Des manuels et des

taires et les cours de base. Ainsi l'Ecole de Santé publique d'Ankara organise des cours pour le personnel appelé à travailler dans les nouvelles zones sanitaires dépendant des services nationaux. En fait, une formation de cette nature devrait toujours être prévue dans les plans relatifs à la création de nouveaux services.

D'importantes activités de formation ont également été assurées à l'intention du personnel professionnel et auxiliaire dans le cadre de projets spéciaux, consacrés notamment à la protection maternelle et infantile, à l'éradication du paludisme, à la lutte antituberculeuse. Il faut toutefois noter que, si utiles qu'ils soient, les cours énumérés plus haut, qui méritent certes d'être appuyés, n'ont

guides expliquant la bonne manière de procéder pourraient également être distribués; ils devraient, le cas échéant, être rédigés en langue locale. Les institutions internationales ont un rôle très utile à jouer

en stimulant ainsi la formation permanente et en aidant les pays à l'assurer; cette question mérite un rang élevé de priorité.

3. APERÇU GÉNÉRAL SUR L'ASSISTANCE ACCORDÉE PAR LE FISE ET PAR L'OMS 3.1

Fournitures et matériel procurés par le FISE 1

ces problèmes de distribution pourraient être résolus si l'agence

Dans l'ensemble, on peut dire que les bénéficiaires ont été entièrement satisfaits des fournitures et du matériel que leur a procurés le FISE. Quelques critiques - c'est inévitable - ont toutefois été formulées; certaines d'entre elles étaient sans importance ou concernaient des problèmes locaux, mais d'autres, de portée plus large, intéressent la politique d'assistance des deux

chargée des expéditions inscrivait le nom de l'établissement bénéficiaire sur les caisses, ce qui se fait généralement dans le cas où des fournitures sont envoyées en grandes quantités à des établissements distincts. Cette solution est bien sûr impossible lorsque des assortiments ou trousses de matériel sont envoyés directement à l'administration nationale, à charge pour celle -ci de les distribuer à de multiples centres (de protection maternelle et infantile par exemple), dont la plupart n'ont pas encore été choisis au moment de l'envoi. Des erreurs d'importance secondaire ont été signalées, telles

organisations et méritent donc d'être mentionnées ici. 3.1.1

Retards

que l'envoi d'un réfrigérateur électrique au lieu d'un réfrigérateur à kérosène. Il est vraisemblable que de telles maladresses

La toute première critique, sans doute aussi la plus fréquente

porte sur les retards dans l'arrivée du matériel. Il est évident que, ces derniers temps, les livraisons ont été affectées dans

certains cas par la fermeture du canal de Suez. Toutefois, l'UNIPAC a déclaré que les fournitures devaient normalement être livrées au port de destination dans les cinq à sept mois qui suivent la réception de la commande à Copenhague. Dans le cas de commandes de véhicules et de matériel spécial, le délai normal de livraison peut aller jusqu'à une année. D'autres retards sont de toute évidence dus à des problèmes locaux de douane ou de distribution. Il est bien entendu qu'au niveau local la distribution du matériel est l'affaire des services de l'Etat.

pourraient être rectifiées relativement facilement si le bureau local du FISE en était informé. Fait plus important sans doute, du matériel coûteux et trop compliqué a été livré à des établissements qui n'étaient pas en mesure de l'utiliser. C'est ainsi que dans un pays plusieurs laboratoires de santé publique ont reçu du matériel coûteux pour la culture de micro -organismes (incubateurs, milieux de culture, etc.) alors qu'ils ne disposaient pas de personnel assez qualifié

pour s'en servir. Dans un autre cas, une école qui assure la formation d'infirmières et surtout d'auxiliaires dans un pays où le développement

de l'infrastructure sanitaire n'en est encore qu'à ses débuts a reçu du matériel clinique très compliqué qu'elle n'a pas pu utiliser. De tels faits sont peut -être dus en partie à des erreurs commises par les fonctionnaires de l'OMS qui donnent des avis techniques

Néanmoins, certains retards inhabituels ont été signalés; c'est ainsi qu'en Inde une école de médecine qui avait présenté une longue liste de fournitures a attendu deux années avant de recevoir dix seulement des articles demandés. Il semble qu'il y ait eu dans ce cas manque de communication entre l'établissement bénéficiaire et le bureau local du FISE, ce qui tient peut être au fait que l'Etat est responsable de la distribution. Lorsque des problèmes locaux sont à l'origine des retards, peut -être les bureaux locaux du FISE pourraient -ils discuter de la question avec l'administration intéressée. 3.1.2

lors de l'approbation des listes; ils soulignent l'importance qu'il y a à connaître de première main, dans toute la mesure possible (voir section 3.2), les établissements bénéficiaires et à savoir ce que renferment exactement les listes de fournitures du FISE. 11 est bon que ces fonctionnaires fassent rapport sur le matériel

du FISE qu'ils auront pu voir au cours de leurs visites sur le terrain. Enfin, on a fait observer qu'à la suite de certaines pressions du matériel avait parfois été distribué à des établissements qui n'avaient pas encore apporté les aménagements ou les modifi-

Distribution

cations donnant droit à ce matériel. Un certain nombre d'observations ont été faites à propos de la distribution du matériel du FISE. Certains établissements ont déclaré avoir reçu plus qu'ils n'avaient demandé et d'autres moins. De l'avis des responsables de certaines écoles, 1 Au sujet de cette section, l'auteur a eu l'occasion de s'entretenir quelque peu avec le Directeur de l'UNIPAC, à Copenhague, qui assure l'expédition de près de 50% des fournitures du FISE, et notamment des caisses d'articles figurant sur les listes types. 3.1.3

Matériel didactique

De l'avis général, le matériel didactique fourni correspond tout à fait aux besoins et est de bonne qualité. Il a toutefois été

signalé dans différentes régions du monde que les planches illustrése et les modèles fournis étaient parfois accompagnés d'un texte rédigé dans une autre langue que celle du pays et

40

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

que, dans certains cas, ils étaient trop élémentaires et convenaient

davantage à l'enseignement primaire qu'à la formation de personnel de santé. On a par exemple trouvé que certains modèles ne comportaient pas suffisamment de détails, qu'ils ne présentaient pas de valvules du coeur, d'organes sexuels, d'oeil modèle, etc. Dans un pays d'Afrique tropicale, le FISE a fourni

régulièrement. Les consultants estiment que, lorsque les gouvernements manquent encore de ressources ou de devises étrangères et ne peuvent remplacer eux -mêmes le matériel, il faut continuer

un squelette de plastique qui a fondu à la chaleur. Enfin, un certain nombre de critiques ont été formulées au sujet du modèle (fantôme) de bassin et de foetus destiné à l'ensei-

à les aider; dans les cas où cela se justifie, le FISE devrait continuer à renouveler à temps les fournitures et le matériel. En revanche, il a été signalé que certains pays produisaient aujourd'hui du matériel importé auparavant avec l'aide du FISE. Celui -ci pourrait peut -être envisager de cesser ces impor-

tations et de réserver ses crédits à des articles plus complexes

gnement de l'obstétrique. On a estimé que les modèles reçus étaient trop éloignés de la réalité et trop rigides pour permettre de bien montrer la séquence des événements au cours de la parturition.

que le pays ne fabrique pas. Par ailleurs, le FISE pourrait acheter davantage stir place. Des experts de l'UNESCO et du FISE chargés d'une évaluation ont suggéré qu'une aide soit accordée pour la production locale de matériel d'enseignement, de manière à donner une certaine autonomie aux différents pays. Enfin, il est souvent nécessaire de fournir des choses de peu d'importance qui s'achètent n'importe où dans les pays développés mais qui, trop souvent, sont introuvables dans les pays en voie de développement. Il faudrait donc définir une politique souple en matière d'approvisionnement de fournitures importées et d'achats locaux, en tenant compte de la situation de chaque pays. 3.2 Personnel international

Selon toute probabilité, une grande partie des difficultés signalées pourrait être résolue moyennant une meilleure communication. Cependant, il ne serait sans doute pas inutile d'établir un comité mixte restreint FISE /OMS pour faire le point de la situation et formuler des recommandations sur le matériel didactique livré par le FISE.1 Le personnel travaillant sur le terrain tant au niveau national qu'international devrait être représenté à ce comité. Il serait souhaitable que le matériel

nouveau soit mis à l'essai sur une base expérimentale dans différentes régions avant d'être introduit dans la pratique. 3.1.4

Entretien du matériel et fourniture de pièces détachées

On sait que le FISE a accordé une attention toute particulière à la question de l'entretien du matériel, mais les faits prouvent

que le problème n'est pas encore entièrement résolu. Dans certains cas, les consultants ont noté que du matériel et des véhicules étaient hors d'usage parce que les réparations nécessaires - souvent mineures - n'avaient pas été faites. Là aussi, il semble que le manque d'information et de communication soit en partie à l'origine des difficultés. C'est ainsi qu'ils ont vu un véhicule, qui avait parcouru 160 000 kilomètres pratiquement sans entretien, sur le point d'être mis au rebut sans révision appropriée alors qu'il y avait en ville un service d'entretien du FISE. Les experts de l'UNESCO et du FISE chargés de l'évaluation des projets éducatifs (mars 1968) ont souligné qu'il était nécessaire d'accorder une assistance pour l'entretien et la réparation du matériel. Du côté gouvernemental, la situation est compliquée par la multiplication des écritures administratives requises et aggravée par le manque de personnel qualifié. La nécessité d'une aide destinée à former des mécaniciens pour l'entretien du matériel a déjà été mentionnée. Enfin, le manque de pièces détachées a souvent été signalé; c'est là un problème particulièrement délicat lorsque le pays d'origine n'a pas de relations commerciales avec le pays bénéficiaire et, à cet égard, les bicyclettes posent un problème tout particulier. Il apparaît que des chambres à air et des pneus de rechange sont joints à chaque envoi de bicyclettes; peut -être, dès lors, est -ce leur nombre qui est insuffisant, ou se pourrait -il que ces articles ne parviennent pas jusqu'aux utilisateurs? 3.1.5

D'une façon générale, les consultants ont estimé qu'étant donné les immenses besoins et les multiples tâches à mener à bien, le personnel technique était trop peu nombreux. Ils ont certes reconnu que cette situation était due à des contraintes financières et que le personnel consultatif de niveau technique n'était pas toujours le bienvenu ou qu'il n'était pas nécessaire dans certains pays. Il n'en reste pas moins que le personnel de l'OMS est parfois obligé d'assumer des tâches excessives. Ainsi, en 1969, dans le cadre du projet « Enseignement de la pédiatrie et de l'obstétrique et services pédiatriques et obstétricaux» exécuté en Inde, le FISE avait fourni une assistance à 59 écoles de médecine (départements de pédiatrie), 90 hôpitaux

de district (services de pédiatrie), 3 services chirurgicaux de pédiatrie, 2 hôpitaux pour contagieux et 8 projets d'obstétrique sociale.

Il n'y avait, pour coordonner l'assistance internationale et donner des avis techniques sur ce vaste projet, qu'une seule conseillère régionale en hygiène de la maternité et de l'enfance, qui était d'ailleurs chargée de beaucoup d'autres responsabilités

administratives au niveau régional. De même, au Paraguay, le représentant de l'OMS devait, en plus d'autres tâches, surveiller dix projets, cela avec la seule aide d'un ingénieur, d'un statisticien et de quelques employés; les consultants ont estimé que les effectifs de l'OMS étaient «nettement insuffisants ». Troisième exemple: en République de Corée, «les effectifs affectés au projet « Formation du personnel sanitaire et médical » sont suffisants s'ils n'ont qu'à donner des avis, mais insuffisants s'ils doivent aider le personnel national à surveiller et à évaluer

le projet, ce qui est le cas pour la formation des auxiliaires. Si les centres de formation du pays ne sont pas surveillés

régulièrement - avec l'aide de l'OMS - le projet risque Remplacement de matériel et de véhicules

d'échouer. Il est évident qu'un médecin ne peut pas à lui seul aider efficacement douze écoles de médecine, en même temps que l'Ecole de Santé publique et l'Institut national de la Santé ».

Il semble y avoir un certain malentendu en ce qui concerne la politique adoptée par le FISE quant au remplacement du matériel et des véhicules, car beaucoup d'établissements et de gouvernements s'attendent à ce que le FISE les remplace

Du point de vue qualitatif, en revanche, le personnel de l'OMS sur le terrain a généralement donné toute satisfaction: il est expérimenté, bien qualifié sur le plan technique et prend sa tâche à coeur. Il est évident que la pénurie de personnel est un problème difficile à résoudre, mais l'OMS pourrait peut -être envisager, là où cela est nécessaire, de faire davantage appel à des consultants spécialisés dans les cas où elle est chargée de donner des avis techniques

1 Par la suite, les consultants ont été informés qu'un réexamen

de la situation était en cours; ils souhaitent cependant insister sur le fait que le personnel travaillant sur le terrain au niveau national et international devrait prendre une part active à ces réexamens.

et d'approuver les demandes d'assistance

adressées au FISE.

ANNEXE 2

41

Il convient de souligner l'intérêt que présentent les associa-

tions nationales et internationales d'établissements d'enseignement, d'écoles de médecine, d'écoles d'infirmières, d'écoles

d'entreprendre sur des bases solides un grand nombre de projets éducatifs dont les effets commencent à se faire sentir dans la collectivité; il reste toutefois que l'évaluation définitive d'un

de santé publique, etc. En se réunissant régulièrement, ces associations peuvent offrir d'excellentes occasions d'échanges de vues et d'expérience et contribuer ainsi pour beaucoup à améliorer l'enseignement dans les établissements

programme éducatif est une tâche difficile qui exige beaucoup de temps.

qu'elles

regroupent. Il serait extrêmement utile que le FISE et l'OMS aident à créer et à organiser des associations de ce genre. 3.3

Sans vouloir rabaisser les nombreux autres projets qui ont donné des résultats satisfaisants, il faut dire que certains se détachent nettement de la masse: ils n'ont pas seulement été couronnés de succès, ils constituent en outre véritablement un

modèle pour d'autres pays; parmi eux, trois méritent d'être Personnel national

cités: l'établissement du centre de formation de Gondar, l'assis-

Au risque d'énoncer un truisme, rappelons que les effectifs nationaux sont le produit de l'éducation qu'ils ont reçue, et que leur niveau de qualification peut varier considérablement. Dans les pays où le développement n'en est encore qu'aux tout premiers stades, une grande partie des médecins et des infirmières appelés à enseigner sont des étrangers au service du gouvernement local. Dans de nombreux cas, les médecins originaires du pays ont d'ailleurs été formés à l'étranger. De plus, s'ils ont fait leurs études dans le pays, ils auront reçu une formation essentiellement hospitalière, orientée vers la médecine clinique plutôt que vers la médecine au sein de la population. Parmi les enseignants de nationalité étrangère, rares sont ceux qui connaissent bien les croyances et les coutumes locales, ou même la géographie du pays. Une bonne partie d'entre eux n'ont qu'un contrat à court terme et ignorent la langue du pays. Non seulement ils ne savent pas exactement ce qu'ils doivent enseigner, mais leur expérience et leurs connaissances pédagogiques sont limitées.

tance accordée sous diverses formes à l'enseignement de la pédiatrie en Inde, et le développement du département de pédiatrie et d'hygiène infantile au Makerere College en Ouganda,

programme dont l'influence s'est étendue à d'autres pays d'Afrique.

A l'autre extrême, les consultants ont eu l'impression que les

projets les plus décevants étaient ceux qui visaient à former des techniciens de l'assainissement. Dans certains cas, il s'est avéré difficile d'assurer aux étudiants une formation pratique suffisante et, dans d'autres, des problèmes se sont posés à propos de l'utilisation des techniciens sur le terrain, une fois la formation terminée. Presque partout, l'emploi des techniciens de l'assainissement n'a pas donné en pratique les résultats escomptés, même en Ethiopie, et il y a eu un gaspillage considérable. Peut -être faudrait -il entreprendre une étude spéciale

afin d'envisager les conditions d'emploi et de formation des techniciens de l'assainissement en fonction des tâches qu'ils doivent et peuvent assumer dans les circonstances présentes. Il s'agira avant tout d'examiner ce qu'ils peuvent réellement faire en pratique et prendre en considération les questions de l'encadrement et peut -être de la rémunération. Sans doute faudrait -il également étudier de façon approfondie les besoins en écoles supérieures d'infirmières dans les pays en voie de développement. Sans vouloir minimiser l'intérêt des

C'est pourquoi, à l'intérieur même d'un pays, il n'est pas facile de mettre en place un système d'éducation adapté aux besoins locaux. L'expérience a malheureusement montré que la situation n'évolue pratiquement pas et que, lorsque des écoles de médecine sont fondées, elles sont trop souvent conçues en fonction de modèles étrangers qui remontent à plusieurs dizaines d'années, c'est -à -dire à l'époque où les médecins se trouvant sur place ont fait leurs études. En ce qui concerne l'enseignement infirmier, la situation est généralement meilleure. Les enseignants autochtones sont plus nombreux et la direction des écoles se préoccupe davantage de

écoles qui existent ou sous -estimer leur action, on pourrait, compte tenu des dépenses relativement importantes qu'entraîne

la formation des enseignants. Toutefois, dans de nombreux cas, ce sont encore des médecins qui dirigent les écoles d'infirmières et assurent une grande partie de l'enseignement.

la formation d'un étudiant, entreprendre une étude des cofits et rendements, afin de déterminer les priorités et voir s'il n'est pas plus utile d'établir de telles écoles sur une base inter -pays plutôt que sur une base nationale, sauf pour les très grands pays. Là aussi, on pourrait utiliser les « centres d'excellence» existants.

Que peuvent faire les organisations internationales pour aider les gouvernements dans ce domaine? Tout d'abord, elles peuvent conseiller, encourager et aider les gouvernements à organiser des cours d'orientation pour les infirmières et médecins

Pour un domaine aussi vaste, il n'est pas possible, dans le cadre d'une étude brève et relativement superficielle, de définir

étrangers. C'est là un moyen qui a fait ses preuves depuis longtemps, mais il faut que les cours soient bien organisés et dispensés par des personnes ayant une certaine expérience pédagogique. Ils devront d'ailleurs être complétés par des cours de recyclage, des `séminaires, etc., destinés aux enseignants ayant signé des contrats à long terme. Ensuite, les organisations intetnationales peuvent prodiguer aide et encouragements aux nouvelles écoles qui sont prêtes à utiliser des méthodes nouvelles et des programmes conçus pour la collectivité locale et ses besoins, notamment en ce qui concerne les hôpitaux et les spécialistes.

des critères permettant de définir le degré de réussite d'un projet, bien qu'il existe incontestablement certains points de repère: tout projet doit, par exemple, correspondre aux besoins réels du pays, venir en temps opportun, regrouper les énergies,

etc. Si toutefois il existe un critère essentiel, c'est bien celui d'une planification sérieuse. Il a déjà été souligné que le gouvernement et les organismes intéressés doivent commencer le plus tôt possible à dresser leurs plans en commun. La planification doit, par ailleurs, être aussi large que possible et tenir compte, notamment, des possibilités de recrutement, des facteurs écono-

miques (par exemple, est -il possible en bonne économie de réduire les allocations pour finalement cesser de les verser au bout

Enfin - c'est sans doute là le point le plus délicat - elles doivent s'efforcer d'assurer une formation de type nouveau aux enseignants des anciens établissements, en particulier s'il s'y manifeste un profond désir de changement. 3.4 Evaluation des programmes

de cinq ans) et des facteurs d'emploi (voir les observations concernant les techniciens de l'assainissement). Les plans d'opération et les plans d'action qui sont ensuite établis doivent être plus que des « déclarations d'intention » et préciser claire-

ment de quelle manière les objectifs devront être atteints, éventuellement par étapes. A cet égard, il se peut que des plans techniques distincts soient préférables au principe actuellement

Il ne fait aucun doute que les programmes éducatifs exécutés

par le FISE et l'OMS ont fourni une aide extrêmement utile et même indispensable à de nombreux pays dans de multiples domaines sanitaires. L'assistance internationale a

en vigueur d'un seul plan d'opération tripartite. Il faut noter que les trois précédentes évaluations mentionnées dans le présent rapport soulignent toutes la nécessité d'améliorer la planification.

permis

42

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÉME SESSION

Rappelons enfin que l'évaluation régulière des différents projets et des programmes nationaux revêt une grande importance, tant pour la planification à long terme que pour l'obtention de renseignements utiles aux opérations quotidiennes. Il serait bon, là où c'est possible, d'analyser sur la base des coûts et rendements les formes d'aide fournies par le FISE et l'OMS et, au niveau national, les méthodes adoptées par les établissements de formation.

Un consultant a attiré l'attention sur l'intérêt de la méthodologie proposée par le département de l'évaluation de l'OPS et sur le document complémentaire (« Projections quadriennales ») préparé par des représentants de l'OMS. En outre, au Siège, on a récemment mis au point une méthodologie qui sera

normalisée pour toutes les activités de l'OMS. Le manuel pratique du FISE traite lui aussi en détail de l'évaluation. Comme il est dit à la fin de l'évaluation des programmes de protection maternelle et infantile, «les évaluations ultérieures exigeront néanmoins des modifications et améliorations ». Ce qui importe avant tout, c'est de procéder à ces évaluations et

La nécessité d'un réexamen périodique des programmes d'études a déjà été mentionnée. Si la responsabilité en incombe essentiellement aux gouvernements et aux autorités éducatives, les organisations internationales devraient de leur côté collaborer

d'en communiquer les résultats à toutes les personnes intéressées. Bien que les techniques d'évaluation en soient encore

à cette entreprise et lui apporter leur aide. La question de l'évaluation pourrait être envisagée dans les plans de façon plus explicite qu'elle ne l'est actuellement.

au stade expérimental, des améliorations pourront leur être apportées avec le temps.

4. RESUME ET CONCLUSIONS

La présente étude a seulement pour objectif de faire le point des programmes de formation soutenus par le FISE et l'OMS à partir de ce qu'ont pu observer les consultants dans six Régions

de l'OMS et dans neuf pays. Il n'est pas question ici, faute de temps, d'évaluer chaque projet ou programme. Disons simplement que l'aide du FISE et de l'OMS a été extrêmement précieuse et a quelquefois représenté pour les gouvernements un élément fondamental de l'organisation des programmes de formation. Les activités des deux institutions sont venues se compléter les unes les autres, et ni le FISE ni l'OMS à eux seuls n'auraient pu obtenir les mêmes résultats. Le premier point qui se dégage de cette analyse est qu'en dépit de la grande diversité des pays visités, les consultants ont noté de nombreuses similitudes entre les problèmes auxquels les gouvernements ont à faire face. Plus important encore, un grand nombre des questions soulevées dans le présent rapport étaient déjà mentionnées dans les évaluations des programmes de protection maternelle et infantile et d'hygiène du milieu, ainsi que dans l'évaluation des projets éducatifs soutenus par le FISE et l'UNESCO. Les principales d'entre elles ont déjà été soulignées.

planification de l'enseignement et de la formation; formation des enseignants; 3) révision des programmes d'études; 4) méthodes d'enseignement; 5) organisation de cours nouveaux adaptés aux besoins 1)

2)

locaux; 6)

7)

surveillance et formation permanente; réexamen et évaluation des différents aspects des programmes éducatifs.

La question a été récemment évoquée par le Directeur général

de l'OMS, qui a notamment dit: « Il est nécessaire d'innover dans tous les pays du monde, mais il n'est pas d'innovation sans le savoir. Et si la route du progrès passe par le savoir, l'éducation en est la première étape. » 1 Les fonds et les effectifs étant limités, il est nécessaire d'établir des priorités et de faire porter le gros des efforts sur les domaines essentiels. Néanmoins, la situation et les besoins différant

selon les pays, il faut définir ces priorités pays par pays, et conserver une certaine souplesse dans les politiques suivies. S'il est souvent plus simple et plus rentable d'aider les institutions nouvelles, il ne faut pas négliger les réformes à apporter aux établissements anciens, en particulier lorsqu'il s'y manifeste un profond désir de changement. Un système d'enseignement ne saurait fonctionner convenablement si les plans n'ont pas été établis avec soin. Comme le souligne l'évaluation des projets éducatifs soutenus par le FISE et, l'UNESCO, le premier impératif, au niveau national,

Parmi les problèmes communs aux différents pays, l'un des plus frappants est l'importance numérique de la population rurale - qui représente entre 65 % et 90% de l'ensemble des habitants - et la nécessité vitale d'une amélioration des services

de santé dans les zones rurales. Pour pouvoir apporter ces améliorations dans un avenir proche, il est vivement recommandé

de former de nombreux travailleurs auxiliaires de toutes les catégories, tâches que les deux organisations devraient inscrire en bonne place sur leurs listes de priorités. Il importe en même temps que le FISE et l'OMS usent de leur influence pour persuader les gouvernements d'établir des plans réalistes en vue du développement des services de santé ruraux et d'équilibrer, dans le budget, les crédits destinés, d'une part, à former du personnel et, d'autre part, à assurer des emplois et

est d'avoir suffisamment de personnel qualifié pour entreprendre cette tâche complexe qu'est la planification de l'enseigne-

ment professionnel. C'est pourquoi l'OMS pourrait peut -être

envisager d'établir des centres inter -pays pour former des responsables de la planification de la formation des travailleurs sanitaires et des enseignants; les pays très vastes devront, eux, avoir leurs propres centres. En fait, on songe déjà à créer des centres inter -pays de formation d'enseignants, et les centres

à fournir le matériel indispensable. En ce qui concerne plus particulièrement le matériel, il est nécessaire d'utiliser pleinement l'aide extérieure.

Par ailleurs, la formation des médecins et des infirmières fondée exclusivement sur la pratique hospitalière ne correspond pas aux besoins des zones rurales, et les programmes devraient être modifiés et adaptés aux tâches et aux postes que les étudiants seront appelés à assumer. Ainsi qu'il a été précisé dans l'évaluation des projets éducatifs soutenus par l'UNESCO et le FISE, nous pensons que l'un des

de l'UNESCO constituent un précédent dans ce domaine. Le FISE pourrait d'ailleurs apporter un complément d'aide pour la création de tels établissements. Les gouvernements et les organismes internationaux doivent aussi collaborer étroitement dès les débuts pour la planification des projets qu'ils prévoient d'exécuter en commun. La formation des enseignants est une condition essentielle à l'amélioration de l'enseignement dans le domaine sanitaire; si les écoles d'infirmières l'ont compris depuis longtemps, c'est très certainement une innovation pour les écoles qui assurent une formation dans les autres branches des services de santé. 1 Candau, M. G. (1967), Chronique OMS, 21, 565.

objectifs principaux - peut -être même le plus important est d'encourager les innovations. On s'est efforcé, dans les pages qui précédent, de mettre en évidence les domaines où ces inno-

vations sont le plus nécessaires. Ce sont, par ordre chronologique, si l'on peut dire:

AÑN$XE 2

43

Lorsqu'on forme des enseignants, il importe de leur faire comprendre qu'il est nécessaire de tenir compte des besoins du pays et des tâches que les étudiants devront assumer une fois leurs études terminées. En ce qui concerne la formation des différentes catégories de personnel médico- sanitaire, y compris médecins et infirmières, il faut avant tout commencer par s'affranchir de la tutelle de la médecine clinique et des soins infirmiers axés sur l'hôpital pour

formé à la hâte et qu'il s'expatrie souvent pour travailler dans de meilleures conditions, il est nécessaire de disposer de nombreux travailleurs auxiliaires possédant un niveau d'instruction moins élevé et ayant reçu une formation de plus courte durée centrée sur les besoins de la collectivité. Il faut encourager les pays à évaluer leurs besoins et à voir l'utilité que présenteraient pour eux des travailleurs auxiliaires de type nouveau.

Ainsi, de nombreux pays auraient besoin de travailleurs sanitaires bien formés capables de seconder les quelques médecins

amener étudiants et enseignants dans la collectivité et faire venir la collectivité dans l'hôpital d'enseignement. Pareille modi-

fication suppose avant tout un changement d'attitude chez les professeurs, ce qui n'ira pas sans difficultés. Il est important d'établir dans la collectivité des zones où l'enseignement pourra se faire à l'extérieur de l'hôpital et où professeurs et étudiants pourront se familiariser avec la collectivité et ses besoins. Ces zones devront être dotées du matériel et du personnel nécessaires, et l'enseignement sera confié à des assistants, de manière à ne pas surcharger les effectifs déjà très occupés dans les services. Ces zones d'enseignement devront être créées dans les villes comme dans les campagnes et les étudiants

disponibles. Les assistants médicaux, ou feldchers, catégorie qui existe encore dans certains pays développés où le rapport médecin /population est cependant élevé, peuvent recevoir une formation rapide, axée sur la médecine préventive, qui leur permettra de dispenser des soins médicaux élémentaires. Leur rémunération est moins élevée que celle du personnel pleinement qualifié, ils sont davantage prêts à travailler dans les zones rurales et ils ne s'expatrient pas. De même, les pays ont grand besoin de travailleurs compé-

devront étudier le cas de familles suivies pendant de longues périodes.

On a déjà attiré l'attention sur la nécessité d'un réexamen continu des programmes d'études, de manière que ceux -ci soient

adaptés à la situation locale et aux éléments qui viennent la modifier (nouvelles méthodes techniques, besoins nouveaux et,

tents en hygiène du milieu et notamment de techniciens de l'assainissement. Ces agents ont à assumer des tâches très diverses, notamment en éducation sanitaire, et, dans de nombreux pays, il faudrait organiser à leur intention des cours nouveaux, de plus longue durée - au moins deux années qui partiraient d'un niveau d'instruction plus élevé et comprendraient beaucoup plus d'activités pratiques surveillées. De plus, les conditions d'emploi des techniciens de l'assainissement doivent dans l'ensemble être revues. A cette formation doit venir s'ajouter un système de mise au courant permanente qui mette à jour les connaissances de tous ces travailleurs sanitaires, ce qui suppose l'organisation de cours

particulièrement dans le cas des auxiliaires, amélioration du niveau d'instruction des candidats). La révision des programmes d'études est généralement une tâche difficile et laborieuse, qui

incombe essentiellement aux gouvernements et est souvent confiée à des organismes qui ne dépendent pas du Ministère de la Santé. Entre -temps, il est essentiel de centrer le programme sur la collectivité et ses besoins.

de brève durée, de conférences et de séminaires ainsi que la distribution périodique de manuels et de guides. Le FISE et

l'OMS peuvent jouer un rôle très important en aidant les gouvernements à organiser ce recyclage. Il est nécessaire que des responsables conseillent, aident et guident régulièrement le personnel travaillant dans des zones rurales éloignées, en particulier les travailleurs auxiliaires, et que

Par ailleurs, il est nécessaire d'adopter des méthodes pédagogiques modernes et de faire en sorte que les étudiants ne reçoivent pas l'enseignement de façon passive. On a constaté

que, pour la plupart des catégories, il fallait développer la formation pratique, en quelque sorte « sur le tas », en plaçant les

des manuels leur soient de temps en temps distribués. Dans l'évaluation des programmes de protection maternelle et infantile, les consultants ont également souligné qu'il était nécessaire de mieux surveiller et former les responsables de l'encadrement et qu'il fallait préparer et distribuer des manuels, des guides pratiques, etc. Là encore, le FISE et l'OMS peuvent fournir une aide extrêmement utile pour la formation des surveillants, la préparation des manuels, et la fourniture de véhicules. L'éducation en matière de planification familiale est elle aussi une innovation qui revêt une grande importance. Les pays prennent de plus en plus conscience des problèmes que pose l'accrois-

étudiants sous la surveillance d'assistants. Lorsque les

enseignants sont familiarisés avec ces méthodes pédagogiques modernes, il faut leur donner, dans la mesure du possible, les moyens de les utiliser - il est en effet difficile de faire autre chose

que des cours magistraux lorsque le personnel est rare et les étudiants nombreux. C'est là un domaine où une aide accrue serait très utile, et le FISE comme l'OMS devraient accorder une priorité élevée à la formation des enseignants. Dans la plupart des pays, les écoles de médecine ont grand besoin de ces innovations, tant du point de vue du contenu des programmes que des méthodes d'enseignement.

En outre, il semble dans certains cas nécessaire d'organiser des cours entièrement nouveaux. Face aux immenses besoins en travailleurs sanitaires, il faut trouver de toute urgence des solutions (cours nouveaux pour les agents pleinement qualifiés, médecins et infirmières- par exemple, création d'écoles distinctes ou de sections séparées dans les écoles existantes, qui permettront d'apprendre aux infirmières et aux sages- femmes à exercer leurs

sement démographique, et nombreux sont ceux qui cherchent une solution dans la planification familiale et souhaitent recevoir

dans ce domaine une aide du FISE et de l'OMS. A cet égard, il est urgent de mettre au courant le personnel sanitaire à tous les

niveaux et de former des personnes qui puissent se consacrer aux activités relatives à la planification familiale; le FISE et l'OMS sont invités à apporter aux pays toutes les formes d'assistance possibles en la matière.

activités au sein de la population grâce à un enseignement centré, non plus tellement sur l'hôpital, mais sur les établissements publics, les centres de santé, etc., et orienté vers la santé publique et l'obstétrique sociale). Peut -être faudrait -il analyser les avantages qu'il y aurait à former certaines catégories de personnel polyvalent, tel que les infirmières /sages- femmes. En même temps, il ne faut pas oublier que ce sont généralement

Il existe dans d'autres disciplines de nombreux travailleurs (par exemple enseignants, monitrices d'économie domestique,

travailleurs sociaux, etc.) dont les activités ne sont pas sans rapport avec la santé, et le FISE participe déjà à la formation d'un grand nombre d'entre eux. Bien que, sur le plan général, leur formation ne relève pas de la compétence de l'OMS, celle -ci

les soins médicaux qui ouvrent la voie à la pratique de la santé publique; il est en effet difficile d'instaurer des services de

pourrait aider à les initier aux questions de santé et à favoriser la liaison entre le personnel sanitaire et les travailleurs d'autres disciplines.

médecine préventive - qui, au niveau de l'individu, ne correspondent pas vraiment à un besoin ressenti - lorsque les soins curatifs les plus simples ne sont pas assurés. Etant donné que le personnel pleinement qualifié doit avoir

Un service de santé rural, aussi élémentaire soit -il, ne saurait

reposer uniquement sur les auxiliaires. Il doit disposer de personnel pleinement qualifié (médecins et infirmières) ainsi que d'auxiliaires de niveau moyen pour dresser des plans, diriger,

un niveau élevé d'instruction générale, qu'il ne saurait être

44

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION

guider, superviser et former le personnel; c'est pourquoi les pays doivent s'efforcer de former des équipes sanitaires, depuis les spécialistes hautement qualifiés jusqu'aux sages- femmes de village et aux auxiliaires les plus modestes. Enfin, il ne faut pas oublier la question des fournitures et du

Les pays en voie de développement ont encore grand besoin d'assistance pour pouvoir organiser leur services de santé et plus

matériel du FISE, en particulier les moyens de transport. Ils ont joué un rôle essentiel dans les programmes communs et leur utilité a été soulignée à plusieurs reprises. Néanmoins, c'est

particulièrement former le personnel. Il s'agit d'une activité fondamentale dont les effets continueront de se faire sentir dans plusieurs décennies. Les organisations internationales doivent fournir une aide plus importante pour la formation du personnel et, en même temps, dresser un bilan de leurs programmes - renonçant à ceux qui ne présentent plus d'intérêt ou ne donnent pas les résultats escomptés; de plus, alliant l'ingénio-

un aspect des programmes qui, comme les autres, doit être régulièrement revu, tant du point de vue de l'utilité que des méthodes de distribution. Dans tous les rapports, on a rappelé qu'il fallait fournir une

sité à l'esprit scientifique, elles doivent concevoir des programmes nouveaux qui correspondront davantage aux besoins. Ces programmes, bien que reposant toujours sur les mêmes

aide plus importante pour l'entretien du matériel, les petites réparations et la fourniture de pièces détachées. C'est là certes un domaine dont le gouvernement est responsable, mais l'expé-

principes, devront être spécialement adaptés aux différents pays et Régions. Les projets entrepris à Hacettepe, Yaoundé et Gondar constituent certes des innovations hardies et pleines

rience a montré que l'assistance des organisations doit absolument se poursuivre si l'on veut tirer pleinement parti du matériel fourni. 5.

de promesses, mais ce sont des modèles à adapter et non à reproduire servilement.

RECOMMANDATIONS encourager le plus possible, dans leur programme d'assistance, la création de telles zones, pour que des activités de formation puissent avoir lieu à l'extérieur des établissements d'enseignement.

H faut espérer que les recommandations suivantes aideront à définir les grandes lignes de l'action que mèneront le FISE et l'OMS à l'avenir. Les divers problèmes ayant été examinés dans le rapport, ils ne feront ici l'objet d'aucun commentaire. Recommandations générales

Le FISE et l'OMS doivent accorder une aide plus importante aux programmes de formation de personnel sanitaire et ne devraient pas retirer leur assistance prématurément ou sans avoir pesé les conséquences d'une telle mesure sur les projets. 1)

II faudrait veiller, par l'intermédiaire des représentants dans les pays et par tous autres moyens, à assurer dès que possible une étroite coopération des gouvernements et des organisations en matière de planification. 3) Il faudrait que les gouvernements et les organisations procèdent régulièrement, pour chaque projet, à des évaluations 2)

Le FISE et l'OMS devraient envisager de participer à la création d'associations nationales et internationales d'établissements d'enseignement et de leur apporter un soutien continu. 9) En matière de formation des enseignants, les besoins sont considérables à tous les niveaux et dans toutes les disciplines. Cette formation doit porter sur les éléments techniques correspondant aux besoins du pays, sur l'établissement de nouveaux programmes d'études et l'adaptation des programmes existants 8)

aux besoins, et, enfin, sur les méthodes modernes d'enseignement

détaillées, dont les résultats seraient utilisés pour la planification

et les techniques «actives» d'apprentissage, notamment par l'évaluation des cours et programmes d'études. 10) Ces activités devraient être complétées par la fourniture de matériel didactique. Le FISE et l'OMS devraient soutenir les efforts des gouvernements dans ce domaine par les divers moyens indiqués dans le rapport. 11)

et pour la conduite des opérations. Cette obligation pourrait être énoncée dans les plans d'opération et plans d'action de façon

plus précise qu'elle ne l'est actuellement. 4)

Le FISE et l'OMS devraient entreprendre une révision

12)

Les activités de formation du personnel enseignant

approfondie de leurs politiques et pratiques actuelles pour recher-

cher une plus grande souplesse et mettre au point de nouvelles formes d'aide. 5) Le FISE et l'OMS devraient s'efforcer d'organiser autant que possible leur assistance en fonction d'un ordre de priorité dûment établi. Il est suggéré, par exemple, de concentrer les efforts par priorité sur les domaines suivants: préparation du personnel aux activités de planification; formation des enseignants; formation des auxiliaires; recyclage et formation continue du personnel; innovations en matière de formation du personnel des catégories professionnelles ou auxiliaires,

devraient être généralisées aussi largement que possible dans le cadre de l'établissement d'enseignement et non se limiter à

des départements particuliers, tels que les départements de pédiatrie et de santé publique. Elles doivent viser à former des équipes de professeurs des différents établissements. Recyclage et formation continue 13) La formation continue pendant toute la durée de la vie professionnelle est indispensable à toutes les catégories de personnel sanitaire: elle doit être assurée tant en cours d'emploi que dans le cadre de programmes spéciaux. Le FISE et l'OMS devraient

notamment du

personnel des services ruraux. 6) Dans le cadre de cet effort de concentration de l'assistance,

aider les gouvernements à organiser régulièrement des cours

les organisations devraient en particulier étudier à nouveau la possibilité de créer davantage de centres nationaux, inter -pays

de perfectionnement, en donnant la priorité au personnel enseignant et au personnel auxiliaire. Enseignement de la médecine

et interrégionaux de formation professionnelle, notamment pour la préparation du personnel aux activités de planification,

pour la formation des enseignants et pour l'enseignement infirmier supérieur. 7) La constitution de zones de démonstration et d'enseignement

est indispensable à la formation du personnel de toutes les catégories. Ces zones conviennent en outre pour des activités de recherche appliquée dans le domaine de l'administration et de la pratique de la santé publique. Le FISE et l'OMS doivent donc

La priorité devra, ici encore, être accordée à la formation des enseignants et à la fourniture de matériel didactique. 15) L'envoi de professeurs extérieurs auprès d'un département peut constituer une mesure provisoire utile, mais il convient dans ce cas de préciser clairement que la tâche de ces professeurs 14)

est tout d'abord d'aider à organiser le département intéressé et de former le personnel enseignant qui lui est destiné.

ANNEXE 2

45

Bien que la tendance actuelle soit de concentrer les efforts sur les départements de santé publique et d'obstétrique /pédiatrie, il convient de souligner que ceux -ci sont à leur tour étroitement tributaires d'autres départements: microbiologie, épidémiologie 16)

Enseignement infirmier

et statistiques, etc.; il est donc recommandé d'aider également ces départements lorsque c'est nécessaire. 17)

S'il est important d'aider les nouvelles écoles et de les

encourager à mettre au point des programmes modernes adaptés

Etant donné la gravité de la pénurie de personnel infirmier dans beaucoup de pays et l'extrême lenteur de l'augmentation des effectifs, il est suggéré d'entreprendre une révision totale de la politique actuelle en matière de formation du personnel infirmier pleinement qualifié. 25) Il faudrait envisager de former des infirmières destinées à 24)

aux besoins du pays et de la collectivité, il ne faut pas pour autant négliger les besoins des écoles anciennes, notamment lorsque la nécessité de transformations internes se fait vivement sentir. Travailleurs auxiliaires

exercer dans la collectivité, en se fondant sur une analyse appro-

fondie de leurs fonctions et en organisant leur formation dans le cadre d'écoles distinctes de celles qui forment les autres caté-

gories d'infirmières, les travaux pratiques étant axés sur le centre de santé et non sur l'hôpital. 26) Il faudrait aussi envisager de former des infirmiers, qui pourraient exercer au sein de la collectivité aussi bien que dans les hôpitaux. Personnel d'assainissement et autre personnel paramédical 27)

I1 conviendrait d'aider les pays à préciser les types de personnel auxiliaire dont ils ont besoin tant dans les zones 18)

urbaines que dans les zones rurales, à analyser le rôle que ces types de personnel devront assumer dans l'équipe sanitaire et à établir des descriptions de fonctions qui serviront à définir la formation à leur donner. 19) Dans les pays où il y a une grave pénurie de médecins, il faudrait envisager de former des assistants médicaux (officiers de santé) qui seconderaient les médecins. Le FISE et l'OMS

Il serait utile de procéder à une étude complète de la

question de l'emploi et de la formation du personnel d'assainisse-

ment - notamment du personnel auxiliaire - en tenant compte de son rôle dans l'équipe sanitaire ainsi que des fonctions qu'il assume actuellement et qu'il pourra assumer dans un proche avenir.

devraient contribuer aussi largement que possible aux programmes orientés vers cet objectif. 20) En raison du manque de personnel infirmier, il est également important de former du personnel infirmier auxiliaire, comprenant des agents auxiliaires de la santé publique et des sages- femmes auxiliaires. Le soutien de ce type d'action devrait également bénéficier d'un rang élevé de priorité dans le programme du FISE et dans celui de l'OMS. 21) Par ailleurs, le FISE et l'OMS devraient prêter leur appui aux gouvernements pour la formation d'auxiliaires plus qualifiés, capables d'assumer certaines fonctions d'encadrement et d'administration. 22) Il faudrait envisager de donner une assistance pour l'organi-

Lorsque la demande leur en est faite, le FISE et l'OMS devraient envisager d'accorder une aide pour la formation 28)

d'autres catégories de travailleurs sanitaires: statisticiens, techniciens de laboratoire, assistants dentaires, etc. Fournitures 29)

II est recommandé de poursuivre - avec la participation

active du personnel des projets - les études entreprises conjointement par les deux organisations sur les listes types de fournitures ainsi que l'évaluation du matériel didactique. 30) Bien qu'elle ait déjà été considérable par le passé, l'assis-

sation de programmes visant à mettre sur pied un système d'encadrement et à renforcer le soutien donné au personnel auxiliaire. Cette assistance pourrait consister à fournir des véhicules, à participer à la préparation de manuels pratiques, de bulletins d'information, de cours locaux de perfectionnement, etc.

tance fournie aux pays pour l'acquisition et l'entretien du matériel et des véhicules devrait être encore développée, et il faudrait intensifier les efforts faits pour former du personnel et fournir le matériel requis, afin de permettre aux gouvernements de s'acquitter de leurs responsabilités dans ce domaine.

Il est recommandé de procéder à une étude du système d'achat et de distribution des fournitures et du matériel en 31)

Il est recommandé d'entreprendre une évaluation du travail accompli dans les villages par le personnel auxiliaire du niveau le moins élevé (accoucheuses traditionnelles, aides sanitaires de village, etc.) et également une étude des possibilités qu'offre dans 23)

vue de réduire les délais, d'améliorer les échanges d'information et d'aider utilement les gouvernements dans leur tâche.

En raison de l'importance - maintes fois soulignée - des besoins en cours écrits et en matériel didactique, il est recom32)

le domaine sanitaire l'emploi de travailleurs appartenant à d'autres disciplines (animateurs ruraux, agents du développement communautaire, etc.).

mandé que le FISE et l'OMS recherchent les moyens d'intensifier leur assistance pour stimuler la production 'de documents dans les différentes langues.

ANNEXE 1

ACTIVITÉS INTER -PAYS ET INTERRÉGIONALES 1 1.

Généralités

est très variable. Un ou deux des projets considérés ne bénéficient

On examinera brièvement ci- dessous quelques activités inter pays et interrégionales choisies dans les domaines de la protection maternelle et infantile, des soins infirmiers, de la nutrition et de l'assainissement. Le degré de participation du FISE et de l'OMS à ces activités 1 A l'exclusion du Centre international de l'Enfance.

d'ailleurs pas pour le moment de l'assistance du FISE, mais pourront s'il y a lieu en bénéficier à l'avenir. Certains des projets mentionnés viennent à peine d'être mis à exécution et devront manifestement faire périodiquement l'objet d'évaluations minutieuses.

Comme on l'a déjà indiqué, les consultants n'ont pas été en mesure d'observer directement l'exécution des projets en question.

46 2. 2.1

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

Hygiène de la maternité et de l'enfance Cours pour professeurs d'hygiène de l'enfance, Royaume -Uni,

Après des débuts assez difficiles, l'école est maintenant installée dans le splendide bâtiment qui a été construit pour l'abriter. Le corps enseignant, composé d'infirmières possédant

Afrique orientale, Inde (en anglais) Ce cours, de grande ampleur et portant sur un sujet précis, est

destiné à donner aux participants une formation de caractère à la fois technique et pédagogique. D'une durée correspondant à une année universitaire, il est divisé en trois périodes pendant lesquelles la formation est assurée, respectivement, au Royaume -

Uni, en Afrique orientale et en Inde. Succinctement, les objectifs à court terme du projet sont les suivants:

un diplôme du niveau M.Sc., est en cours de constitution. Les élèves formées par l'école seront appelées à occuper des postes d'enseignement et de direction. Dans une récente étude sur ce projet, on peut lire que «le bâtiment, remarquablement installé, a reçu la visite de nombreuses personnalités qui, selon toute apparence, ont partagé l'enthousiasme qu'éprouvent les étudiants et leurs professeurs pour leur école et pour son avenir... Plus encore que le bâtiment, ce qui augure bien de l'avenir des soins infirmiers au Nigéria, c'est le corps enseignant, formé d'infirmières nigérianes jeunes, intelligentes, instruites et cultivées, qui seront les premières infirmières africaines à assurer un enseignement infirmier de niveau universitaire ». 3.3

mettre les pédiatres au courant des progrès récents de la ils risquent d'avoir consacré trop peu de temps lors de leurs études universitaires et postuniversitaires; 2) permettre aux pédiatres d'observer et d'appliquer eux mêmes diverses méthodes d'enseignement; leur présenter les résultats des recherches entreprises sur l'évaluation de ces méthodes, afin qu'ils puissent déterminer par eux -mêmes celles qui conviennent le mieux dans chaque cas particulier; 3) apprendre aux pédiatres à faire des exposés Iogiquement ordonnés et à développer rationnellement une thèse; 4) étudier l'évolution de la planification, de l'organisation, de la gestion et de l'administration des départements universitaires ou hospitaliers de pédiatrie. 1)

pédiatrie dans des secteurs auxquels

Centre d'enseignement infirmier supérieur, Dakar (Sénégal)

Ce centre, plus récent que celui d'Ibadan, n'a accueilli ses premiers étudiants qu'en 1968. Au début, le projet a souffert des changements successifs de titulaires du poste d'infirmière monitrice chef de l'OMS (trois au cours des dix -huit premiers mois). L'école compte maintenant quatre infirmières monitrices de l'OMS. La première année, il y a eu, pour 17 places, 222 candidats. Vers la fin de 1968, un bilan d'activité a permis de parvenir à des conclusions optimistes quant aux perspectives d'avenir du centre. 4. 4.1

Entre autres activités, les participants observent et appliquent eux -mêmes des méthodes d'enseignement clinique et assistent aux Nutrition Généralités

essais de diverses techniques pédagogiques nouvelles dans des hôpitaux universitaires. Il s'agit là d'un type d'activité dont l'exécution a été recommandée dans le corps du rapport. Une évaluation des résultats de ce projet est apparemment en cours.

Cours supérieur international de protection maternelle et infantile, Varsovie (Pologne) (en anglais) Ce cours interrégional, d'une durée de six semaines, est assuré par un corps international d'enseignants (en majorité polonais). Il comprend des cours magistraux, des visites d'établissements et des discussions. L'enseignement porte sur les aspects techniques et organisationnels de la protection maternelle et infantile. Il est dans toute la mesure du possible conçu en fonction des conditions existant dans les pays en voie de développement et les régions tropicales, et il accorde une place considérable aux problèmes de la nutrition et des maladies transmissibles. En 1969, le cours a été suivi par treize participants venus de neuf pays différents. Ces participants ayant déjà un niveau de 2.2

Avec, souvent, le concours de la FAO, le FISE et l'OMS ont prêté leur assistance pour l'exécution, dans différentes régions du monde, de nombreux projets de formation concernant la nutrition. 4.2

Centre régional de formation en économie alimentaire et en nutrition appliquée, Bogota (Colombie)

Ce centre, qui est soutenu par le FISE, la FAO et l'OMS, organise chaque année un cours du plus haut intérêt, d'une durée de cinq mois, qui est principalement destiné à des économistes et à des agronomes, puisque la malnutrition intéresse les spécialistes de plusieurs disciplines différentes. L'enseignement, de niveau élevé, vise à donner à des cadres supérieurs et à des universitaires une formation leur permettant

d'élaborer des programmes de nutrition appliquée et d'enseignement de la nutrition humaine dans diverses facultés. 4.3

formation élevé, il a été possible de remplacer certains cours magistraux par des séminaires. Au cours d'une séance d'évaluation, les participants se sont déclarés très satisfaits du cours,

Cours de bromatologie et de nutrition appliquée, Université d'Ibadan (Nigéria) (en anglais)

à l'exception de l'un d'entre eux qui aurait souhaité qu'on accorde plus de place aux travaux cliniques. 3. 3.1

Ce cours interdisciplinaire, d'une durée de huit mois et destiné à des spécialistes de la nutrition, porte sur la santé, l'agriculture, l'élevage, les pêcheries, l'industrie alimentaire, le développement communautaire, l'économie ménagère et l'enseignement. Il bénéficie, lui aussi, de l'assistance du FISE, de la

Soins infirmiers Généralités

Deux centres d'enseignement infirmier supérieur ont été créés en Afrique, le premier pour étudiants anglophones à Ibadan, le

second pour étudiants francophones à Dakar. Il est prévu de créer en 1971, pour l'Afrique centre -orientale, un troisième centre où l'enseignement sera également donné en français. 3.2

FAO et de l'OMS. La formation porte plus particulièrement sur les problèmes d'alimentation et de nutrition appliquée qui se posent dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique. Elle s'adresse à des travailleurs possédant soit une formation universitaire, soit un niveau d'instruction générale et technique suffisamment élevé et une expérience pratique suffisamment étendue pour pouvoir bénéficier de l'enseignement qui leur est dispensé.

Centre d'enseignement infirmier supérieur, Ibadan (Nigéria)

L'école d'Ibadan a ouvert ses portes en 1965; en 1968, elle à décerné douze diplômes du niveau B.Sc. (soins infirmiers), dont trois à des élèves venus d'autres pays que le Nigéria.

En dehors des cours magistraux habituels, le cours fait une large place aux exercices et aux travaux sur le terrain: enquêtes

ANNEXE 2

47

sur l'alimentation, établissement de programmes de nutrition appliquée, enseignement de la nutrition et établissement de politiques nationales de l'alimentation. 4.4

Cours sur la nutrition, Institut national de la Nutrition, Hyderabad (Inde) (en anglais)

participants: ministres adjoints, sous -secrétaires et directeurs généraux de ministères de l'agriculture, de l'enseignement, de la santé et de la planification. Il a été annoncé qu'un programme régional de formation en matière de nutrition, dont le séminaire constitue le premier élément, serait organisé sous l'égide des mêmes organisations. Le deuxième élément de ce programme est

un cours d'une durée de huit semaines qui se tiendra dans le courant de l'année à Beyrouth, et le troisième un cours de niveau universitaire sur la nutrition qui aura lieu à l'Université américaine. On espère que ces cours continueront d'être organisés au cours des années qui viennent.

Ce cours, d'une durée de trois mois, s'adresse à des médecins s'occupant de questions de nutrition et possédant de préférence une formation de niveau postuniversitaire.

Il s'agit surtout d'aider les participants à se faire une vue d'ensemble des problèmes nutritionnels dans la perspective des conditions socio- culturelles, agricoles et économiques de leurs

pays respectifs, à se mettre au courant des derniers progrès théoriques dans le domaine de la nutrition, à élaborer, mettre en oeuvre et évaluer des programmes de nutrition, et à élaborer et appliquer des programmes de formation et d'enseignement professionnel destinés à des travailleurs de tous les échelons ainsi qu'à des étudiants. Ce cours, qui a plus de trente ans d'existence, a été réorganisé

Le projet se caractérise par le fait que des visites seront faites ultérieurement aux personnalités qui ont participé au séminaire et au cours d'été. 5. 5.1

Assainissement Généralités

Tandis que l'OMS s'occupe de la formation en matière d'assainissement à l'échelon inter -pays et interrégional, l'aide du FISE est principalement destinée aux programmes exécutés dans les pays. On trouvera ci -après une brève description de trois projets auxquels le FISE pourrait éventuellement envisager d'apporter son assistance. 5.2

en 1963. Le FISE et l'OMS fournissent une assistance sous forme de subventions et de bourses d'études. 4.5 Formation sanctionnée par le diplôme de Master of Science (nutrition appliquée), Hyderabad (Inde)

L'Institut national de la Nutrition de Hyderabad organise également depuis 1968 un cours sanctionné par un diplôme du niveau M.Sc.; ce cours, plus détaillé, porte sur divers aspects

Formation supérieure de techniciens de l'assainissement, Syrie

(en arabe)

fondamentaux de la nutrition. Il est ouvert à des titulaires de diplômes médicaux et scientifiques enseignant dans divers départements d'écoles de médecine. Le FISE et l'OMS fournissent une assistance sous forme de subventions et de bourses d'études. 4.6 Cours d'été sur la nutrition en santé publique, Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, Guatemala

Ce cours, d'une durée de neuf mois, est destiné à préparer des techniciens de l'assainissement arabophones à exercer des fonctions de cadres et d'instructeurs. Ce type de formation pourrait aider à combler certaines des lacunes mentionnées dans le corps du rapport. 5.3

Ecole régionale de génie sanitaire pour l'Amérique centrale et le Panama, Guatemala (en espagnol)

Ce cours, organisé depuis 1960, s'adresse à des médecins possédant soit un diplôme de santé publique, soit au moins deux années d'expérience de l'exécution de programmes de santé publique, soit encore une année au moins de formation universitaire en nutrition. Ses objectifs sont les suivants: assurer une formation théorique et pratique intensive concernant les applications de la science nutritionnelle en santé publique; susciter de

Cette école assure la formation d'ingénieurs sanitaires et organise des cours accélérés à l'intention d'ingénieurs civils .et d'ingénieurs sanitaires. Il est principalement destiné aux ressortissants des cinq pays d'Amérique centrale mais attire des étudiants venus de nombreux autres pays. 5.4

l'intérêt pour les problèmes nutritionnels qui se posent dans les pays techniquement sous -développés; renforcer les connais-

Ecole Mohammadia d'Ingénieurs, Rabat (en français)

sances théoriques et pratiques que possèdent les participants en matière de nutrition, question à laquelle on n'accorde pas toujours l'importance qu'elle mérite dans les écoles de médecine

et de santé publique. Au cours des dix dernières années, l'Institut à dispensé une formation théorique et pratique à plus de 700 médecins venus du monde entier. 4.7 Séminaire régional sur l'alimentation et la nutrition, Beyrouth

Il s'agit d'un nouveau projet destiné à donner à des étudiants francophones une formation en matière de génie sanitaire (cinq ans), de génie civil (quatre ans) et de santé publique (un an). Les étudiants viennent de tous les pays Membres francophones, sauf trois, et des Amériques. L'Ecole est ouverte depuis deux ans. L'Ecole organise également à partir de 1971 un cours postuniversitaire d'une durée d'un an et des cours de plus brève durée

destinés à divers travailleurs employés dans le domaine de l'assainissement, notamment à des techniciens de l'assainissement. 6.

Le dernier exemple de projet concernant la nutrition appartient

à un domaine d'activité différent, celui des séminaires. Dans ce cas particulier, toutefois, le séminaire était conçu comme la première phase d'un programme permanent de formation. Le séminaire a eu lieu à Beyrouth du 26 au 29 janvier 1970 sous l'égide du FISE, de la FAO et de l'OMS agissant de concert avec l'Université américaine de Beyrouth. Il a réuni des participants représentant différentes disciplines et venant de dix -neuf pays, ainsi qu'un certain nombre d'observateurs. Le rapport sur ce séminaire souligne qu'il était sans précédent et unique en son genre quant au niveau et à la diversité des

Résumé

I1 ressort des exemples précités qu'une activité considérable est déployée dans le domaine des projets inter -pays et interrégionaux. On notera que plusieurs des projets mentionnés concernent d'une façon ou d'une autre la formation d'enseignants.

L'assistance fournie revêt des formes très diverses: création de nouvelles écoles, auxquelles sont initialement affectés de nombreux professeurs étrangers; aide à des écoles déjà exis-

48

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE -HUITIÈME SESSION

tantes, pour leur permettre d'organiser de nouveaux cours et d'élargir leurs programmes afin d'accueillir des étudiants étrangers; octroi de subventions et de bourses pour la participation à des cours existants; patronage et organisation de séminaires et autres réunions de caractère international et souvent interdisciplinaire. Le plus difficile est évidemment de créer de nouvelles écoles. Un certain nombre d'écoles d'infirmières ont été créées à l'échelon régional ou sous -régional, mais il est souvent difficile d'y attirer

Il se peut que de telles écoles obtiennent de meilleurs résultats,

ou soient plus faciles à créer, si on les greffe sur un institut national déjà existant et possédant déjà sa propre réputation et ses propres traditions (voir les «centres d'excellence» dont il est question dans le corps du rapport). Certaines évaluations de projets isolés ont déjà été faites, et d'autres sont en cours, mais il serait bon d'étudier globalement la question des écoles interrégionales ou régionales afin d'essayer de déterminer quels facteurs favorisent, ou au contraire entravent, leur développement. Une telle étude serait d'autant plus nécessaire que les écoles considérées présentent de nombreux avantages

des élèves d'autres pays que le pays hôte. En fait, une école d'infirmières créée en République Arabe Unie en tant qu'établissement inter -pays a dû être transformée en école exclusivement nationale.

théoriques. Il faudrait à cet effet tenir compte de l'expérience acquise par d'autres institutions.

ANNEXE 2

CARACTÉRISTIQUES FONDAMENTALES DES PAYS VISITES a Enfants de moins de 15 ans slo

Pays

Population

Mortalité infantile

Population rurale

PNB par habitant

Médecin/ habitants

Médecin/ infirmières

d'hôpitaux/ habitants

Lits

Taux d'alpha bétisation 0/0

Oh»

oh)

US S

Ethiopie Inde Mali Népal Ouganda

23 000 000 511 000 000 5 000 000 9 500 000

38 41

150 125 -140

50 40 40 -45

9 500000 118 500 000 2 200 000 29 000 000 35 000 000

288 150 170

90 82 90

46 ?

96,4 95

58 59 100

1/64 600 1/4830 1/51 000 1/41 000 1/8900

1/2 1,7/1 1/2 1,7/1 1/3

1/2500 1/2000 1/2500 1/6000 1 /1100

8b

30 9b 11

25

(un district)

Pakistan Paraguay République de Corée . Turquie

43

.

45,5 43,5 41

142 36 67 153

87 61,5 60 -70 65

?

232 195

250

1/6000 1/1870 1/2500 1/2800

3/1 2/1 1/1 b 3/1

1/3000 1/476 1/2000 1 /500

19

74 72 40

a Les chiffres figurant sur le tableau ci- dessus proviennent de sources diverses et se rapportent à des années différentes. Ils n'ont qu'une valeur approximative, d'autant plus que l'enregistrement des données est souvent lacunaire. b Estimations seulement.

ANNEXES 3 ET 4

49

Annexe 3

RAPPORT DU COMITÉ DES ARRIÉRÉS DE CONTRIBUTIONS AU TITRE DE L'OFFICE INTERNATIONAL D'HYGIÈNE PUBLIQUE' [EB48 /15 - 24 mai 1971]

Dans sa résolution WHA6.32, la Sixième Assem1. blée mondiale de la Santé avait autorisé le Directeur général à négocier avec les Etats intéressés afin d'arriver

Le Comité s'est réuni le 24 mai 1971. Participaient à la réunion le Dr F. A. Bauhofer, le Dr J. L. Molapo 3.

et M. M. Tsunashima (suppléant du Professeur K. Yanagisawa). M. Tsunashima a été élu président.

à un règlement des arriérés de contributions dus au titre de l'Office international d'Hygiène publique, en ce

qui concerne leur montant ainsi que la monnaie de paiement, et avait délégué au Conseil exécutif pleins pouvoirs pour approuver le règlement définitif de ces dettes.

Le Comité était saisi d'un rapport du Directeur général indiquant qu'une certaine quantité de vaccin antivariolique, dont la valeur est estimée à US $694, 4.

a été reçue du Pérou, dernier des pays encore redevables

Le Conseil exécutif, à sa douzième session (résolution EB12.R19), a nommé un comité composé de trois membres qui a été chargé d'approuver, au nom du Conseil, le règlement définitif des dettes des Etats 2.

d'arriérés de contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique. 5.

Le Comité, après avoir examiné le rapport du

intéressés. ' Voir résolution EB48.R17.

Directeur général, a approuvé l'acceptation de vaccin antivariolique, d'une valeur estimée à US $694, en règlement total et définitif des arriérés de contributions

dus par le Pérou au titre de l'Office international d'Hygiène publique.

Annexe 4

DONS DE TERRAIN PAR LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU CONGO [EB48/13 - 24 mai 1971] RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL 1.

Le Directeur général a été informé par le Directeur

régional pour l'Afrique que le Gouvernement de la République populaire du Congo a proposé de faire don de deux terrains à l'Organisation. Cette offre est soumise à l'acceptation du Conseil exécutif conformément à l'article 57 de la Constitution. 2.

3. Ce don serait fait en échange de la restitution par l'OMS de deux autres petits immeubles qu'elle loue

pour y entreposer du matériel et dont le Gouvernement

a maintenant besoin pour la Compagnie nationale d'Electricité. L'acquisition du terrain proposé permettrait à l'OMS de construire avec ses propres ressources

des magasins qui remplaceraient ceux qu'elle doit Les deux terrains sont situés au voisinage immédiat du bâtiment du Bureau régional au Djoué. Le premier,

remettre à la disposition du Gouvernement. 4.

d'une superficie d'environ 13 250 m2, porte des bâtiments dans lesquels l'OMS a aménagé des ateliers pour

La seconde donation porte sur un terrain d'une

l'entretien de ses installations et de ses véhicules. Jusqu'à présent ces locaux ont été loués à l'OMS; avec le terrain, ils constitueraient un avoir important pour l'Organisation. 2 Voir résolution EB48.R19.

superficie d'environ 8000 m2, qui est offert à l'Organisation comme emplacement oh pourrait ultérieurement être construit, dans le cadre du programme OMS, un « muséum » africain de la santé et des sciences

médicales. Ce « muséum » pourrait être à la fois un centre de recherche et d'enseignement médical et un centre de coordination pour l'échange de matériel d'enseignement entre les écoles de médecine et les

50

CONSEIL EXÉCUTIF, QUARANTE- HUITIÈME SESSION

établissements de formation professionnelle de la Région. La construction et l'aménagement de ce muséum pourraient être envisagés comme un couronnement de l'installation de l'OMS dans l'ensemble du Djoué, mais l'acceptation du don n'engage aucunement l'Organisation quant à la création de ce muséum.

Les terrains proposés constituent des biens de valeur, notamment par leur situation par rapport à 5.

l'ensemble des bâtiments OMS du Djoué, et le Directeur général recommande au Conseil exécutif d'accepter les deux dons en exprimant sa reconnaissance au Gouvernement de la République populaire du Congo.

Annexe 5 DON PAR TESTAMENT D'UNE PROPRItTE EN ITALIE 1 [EB48/14 - 24 mai 1971] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

L'Organisation mondiale de la Santé a été nommée, par testament, légataire d'une propriété située à San Domenico di Fiesole, près de Florence (Italie). Cette propriété se compose d'une villa avec installations, mobilier et objets divers, de dépendances, ainsi que du parc et des jardins entourant la villa, le tout d'une superficie d'environ trois hectares. Le reste de la succession du testateur a été partagé

un conseiller juridique a été chargé à Florence de représenter les intérêts de l'Organisation. En outre, des

arrangements ont été pris avec un bureau d'experts en ceuvres d'art pour que celui -ci procède à une évalua-

entre deux autres bénéficiaires. Pour permettre de fixer l'état précis de l'actif et du passif, il a été demandé qu'un inventaire soit fait; cette demande a été acceptée par les tribunaux. L'inventaire a commencé le 26 avril 1971 et doit prendre encore un certain temps.

tion sommaire du contenu de la villa. Aux termes de la loi italienne, les héritiers légaux peuvent exiger qu'un légataire déclare accepter ou refuser un legs, et dans ce cas les tribunaux fixent un délai dans lequel le légataire doit faire connaître sa décision.

Comme la valeur probable du don fait à l'OMS paraît justifier la participation de celle -ci à l'inventaire, Voir résolution EB48.R20.

Comme il est difficile de prévoir combien de temps prendra l'inventaire, le Conseil exécutif désirera peut -être envisager d'autoriser le Directeur général à

prendre la décision d'accepter ou de refuser le legs au nom de l'OMS d'après les résultats de l'inventaire, et à faire rapport au Conseil exécutif lors d'une session ultérieure.

INDEX DES RESOLUTIONS

INDEX DES RÉSOLUTIONS Résolution N. Résolution Na

Assemblée mondiale de la Santé, rapport du Corps commun d'inspection sur la rationalisation des

débats et de la documentation, 8 Vingt -Cinquième, date et lieu de réunion, 7 Voir aussi Discussions techniques

EB48.R15 EB48.R13

FISE /OMS, Comité mixte des Directives sanitaires, composition, 5 EB48.R6 rapport sur sa dix -huitième session, 6 EB48.R9 Fondation Léon Bernard, composition du Comité, 6 EB48.R7 Fonds bénévole pour la promotion de la santé, 8 EB48.R16

Budget, voir Crédits, affectations au 25 avril 1971

Indicateurs statistiques pour ia planification et l'évaluation des programmes de santé publique, EB48.R7

Comité de la Fondation Léon Bernard, composition, 6 Comité des Arriérés de Contributions au titre de international d'Hygiène publique, composition, 6 dissolution, 9 Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires, composition, 5 rapport sur sa dix -huitième session, 6 Comité permanent des Organisations non gouvernementales, composition, 5 l'Office

Insecticides,

rapport de comité d'experts, 4 EB48.R3 dix- huitième rapport du Comité d'experts, 4 EB48.R3 EB48.R20 EB48.R3

EB48.R8 EB48.R17 EB48.R6 EB48.R9 EB48.R5

Legs à l'OMS d'une propriété en Italie, 10 Nutrition, huitième rapport du Comité mixte FAO /OMS d'experts, 4 Office international d'Hygiène publique, arriérés de

Comité permanent des Questions administratives EB48.R4 et financières, composition, 5 date et lieu de réunion (quarante -neuvième session EB48.R14 du Conseil exécutif), 8 EB48.R2 Comités d'experts, nominations, 4 rapport sur les réunions, 4 EB48.R3

contributions au titre de, 9 EB48.R17 composition du Comité, 6 EB48.R8 Organisations non gouvernementales, composition du Comité permanent, 5 EB48.R5 Paludisme, quinzième rapport du Comité d'experts, 4 EB48.R3

Conseil exécutif, quarante- neuvième session, date et lieu, 8 rapport des représentants à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, 4 Corps commun d'inspection, rapport, activités de l'ONU en Indonésie, 9 rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée de la Santé, 8 Crédits, affectations au 25 avril 1971, 7

EB48.R14 EB48.R1 EB48.R18 EB48.R15 EB48.R12

Pesticides, rapports de comités d'experts, 4 EB48.R3 Planification familiale et services de santé, rapport de comité d'experts, 4 EB48.R3 Produits alimentaires, enrichissement, rapport de comité d'experts, 4 EB48.R 3 Reproduction humaine, biologie de la, rapport du Comité d'experts, 4 République populaire du Congo, dons de terrain à l'OMS, 10 EB48.R3 EB48.R 19

EB48.R12 Dépenses, engagements au 25 avril 1971, 7 Discussions techniques, Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, nomination du Président EB48.R10 général, 7 Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé,

Services de santé, organisation, structure et fonctionnement - méthodes modernes de gestion EB48.R 1 I administrative (discussions techniques), 7 Soins médicaux individuels et sécurité sociale, rapport du Comité mixte OIT /OMS, 4 EB48.R3 Standardisation biologique, vingt- troisième rapport

sujet, 7

EB48.R l 1

du Comité d'experts, 4

EB48.R3 EB48.R3

Don par testament à l'OMS d'une propriété en Italie, 10 EB48.R20 EB48.R19

Statistiques sanitaires, quatorzième rapport du Comité d'experts, 4 Tableaux d'experts, inscriptions, 4 EB48.R2

Dons de terrain à l'OMS par la République populaire du Congo, 10

Key facts
Document type Publications
Adoption date
Source World Health Organization