WOALD HEALTH ORGANIZATION
OAGANISATION MONDIALE DE LA SANTE
!lEG/ONAL OffiCE fOil. THE WESTEIIN PACifiC 8UII.EAU !ltGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
COMIIE REGIONAL Trente-quatri~me
WPR/RC34/SR/l 5 septembre 1983 session ORIGINAL: ANGLAIS
Manille
COMPTE RENDU ANALYTIQUE PROVISOlRE DE LA PREMIERE SEANCE Salle de conf~rences de l'OMS. Manille Lundi 5 septembre 1983. A 9 heures PRESIDENT: Dr S. Tapa (Tonga) puis: Datuk (Dr) Abdul Khalid Sahan (Malaisie) SOMMAlRE
1. 2. 3. 3.1
Ouverture solennelle de la session .. ................................................. . Allocution du Pr~sident
3
sortant ••••••••••••••••••••••••••••••••
3 3
Election du Bureau:
Pr~sident. Vice-Pr~sident
et Rapporteurs •••
Election du Pr4§sident ....................................................................................
3
3.2 3.3
Election du
Vice-Pr~sident
••••••••.•••••••••••••••.••••••••••••
3 3 3 3
Election des Rapporteurs ••..••••.••..••.•••.....•.••.••.••..•.. Allocution du Directeur general •••.•••.••••••••••••••••••.••••.
4. 5.
Discussions techniques: Nomination d'un
pr~sident
des
d~bats
•••
6. 7. 8.
Adoption de l'ordre du jour •••••••••••.••••.•••••••••..•• , ••••• Accus~
3
de r~ception par 1e Pr~sidenc des rapports succincts des gouverne.ents sur leurs activit6s sanitaires .••••.••••..••• Rapport du Directeur r6gional ••......••.••••••.•••••.•..••.....
4 4
Note:
Toute rectification au pr~sent compte rendu analytique devra @tre communiqu~e ~ l' administratrice responsable du progranme et des rapports. bureau 326. ou remise au guichet de renseignements situ~ A l' entr~e de 1a salle de conf~rences dans 1es 24 heures suivant sa distribution.
WPR/RC34/SR/1 Page 2
La
.~par«ment
1iste des reprhentants 11 1a trente-quatrillme session est dans 1e document WPR/RC34/DIV/1.
donn~e
WPR!RC34!SR!1 Page 3 1.
OUVERTURE SOLENNELLE DE LA SESSION provisoire Pr~s
Point
1 de
1 'ordre
du
Jour
Le Dr TAPA, session du Comit~ 2.
r~gional
ident sort ant , d~c lare ouverte la trente-quatri~me de l'OMS pour Ie Pacifique occidental.
ALLOCUTION DU PRESIDENT SoRTANT : point 2 de l'ordre du jour proviso ire qualit~
Le Dr TAPA fait une Mclaration au Comit~ en sa sortant (voir Ie texte de son allocution A l'annexe 1).
de President RAPPORTEURS
3. 3.1
ELECTION
DU
BUREAU Pr~sident
PRESIDENT,
VICE-PRESIDENT
ET
Point 4 de l'ordre du jour provisoire
Election du
Le Dr XU SHOUREN (Chine) propose Ie nom du Dr KHALID Cette proposition est appuy~e par Ie Dr GALVEZ (Philippines). D~cision
(Malaisie).
: Le
Dr KHALID est
~11l
A 1 'unanimit~.
3.2
Election du
Vice-Pr~sident
Le Dr SUNG WOO LEE (Iles Salomon). Cette (Singapour) • D~cision
(R~publiqlle
de Cor~e) propose Ie nom du Dr OGATUTT proposition est appuy~e par Ie Dr MONTEIRO ~lu
: Le Dr OGATUTI est
A
l'unanimit~.
3.3
Election des Rapporteurs
M. LAVEA LID (Samoa) propose Ie nom du Dr MoNTERIO (Singapour) comme rapporteur de langue anglaise. Cette proposition est appuy~e par Ie Dr SIALIS (Papouasie-Nouvelle-Guin~e). Le Dr REYNES (France) propose la candidature du Dr DA PAZ (Portugal) comme rapporteur de langue fran~aise. Cette proposition est appuy~e par Ie Dr SoUVANNAVoNG (R~publique d~ocratique populaire lao). D~cision
: Le Dr MONTEIRO et Ie Dr DA PAZ sont
~lus
A
l'unanimit~.
4.
ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL: point 3 de 1 'ordre dll jour provisoire
Le PRESIDENT invite Ie Dr Mahler A prendre la parole (voir Ie texte de son allocution A l'annexe 2). 5. DISCUSSIONS TECHNIQUES: NOMINATION D'UN PRESIDENT DES DE BATS Le PRESIDENT propose que Ie Dr CHRISTMAS des d~bats. : La proposition est adopt~e
(Nouvelle-Z~lande)
soit
nomm~
pr~.ident
D~cision
A
l'unanimit~.
6.
ADOPTION DE L'oRDRE DU JOUR: Point 6 de 1 'ordre du jour proviso ire (Document WPR!RC34/l) Le PRESIDENT propose 1 'adoption de 1 'ordre dn jour. D~cision
: En l'absence d'observations, l'ordre du jour est
adopt~.
WPR/RC 34 ISR/I Page 4
7.
ACCUSE DE RECEPTION PAR LE PRESIDENT DES aoUVERNEMENTS SUR LEURS ACTIVITES SANITAIRES jour
RAPPORTS SUCCINCTS DF.S Point 7 de l' ordre du
Le PRESIDENT accuse r~ception des rapports communiqu~s par les pays et zones ci-apr~s sur leurs activit~s sanitaires Australie, Chine, Guam, Japon, Nouve ll,,-Ca l~donie, Nouvelle-Z~ 1 ande, R~pub 1 ique de Cor~e, R~publique d~mocratique populaire lao, Samoa et Viet-Nam. Ces documents ont ~t~ distribu~s au Comit~. 8. RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL Point 9 de l'ordre du jour (Document WPR/RC34/3, Corr.l et Corr.2) Itactivit~
Le DIRECTEUR REGIONAL pr~sente Ie rapport sur la R~gion du pacifique Occidental au cours de ler juillet 1981 au 30 juin 1983.
la
p~riode
de l' OMS dan< allant du
Si les repr~sentants comparent Ie rapport, qui couvre la deuxi~mp. partie de la derni~re p~riode biennale du Sixi~me programme g~n~ral de travail avec celui qui a ~t~ pr~par~ en 1979 - ann~e qui a suivi Alma-Ata ils ne peuvent que se f~liciter de l'~volution des concepts et des approches en vue de la sant~ pour tous d'ici l'ao 2000. Slil en est Rinsi, c'est bien gr~ce aux efforts r~solus Mploy~s par les Etats Membres, tant individuellement que col1ectivement, au sein des organes directeurs de l'OMS, avec l'appui du secr~tariat de I'Organisation. Le Comit~ r~gional du Pacifique Occidental a jou~ IA un rOle de premier plan. Son action au niveau de la promotion de la coop~ration technique entre pays en d~veloppement est o!galement i!vidente et elle pourrait ~tre renforc~e dan. des domaines tels que la mise en Commun de 1 'information, la production pharmaceutique et Is gestion.
Des visites que le Directeur r~gional lui-m~me a faites dans lea pays, Vlsltes de personnel technique de IIOMS t des r~unions des Coordonnateurs des programmes de l'OMS ainsi que des bilans des programmes nationaux dans les pays proprement dits avec toutes les institutions int~ress~es ont permls de faire une ~valuation de l'actuel Sixi~me programme gi!ni!ral de travail. des
Clest ainsi qulun bilan dlun programme national a ~t~ fait en Ri!publique di!mocratique popu1aire lao en juin 1983, avec 1a participation des autorit~s gouvernementales et de repr~.entants du FISE et de 1 'OMS. Lee soins de sant~ primaires, Ie paludisme, l'eau et l'assainissement, Ie d~ve10ppement des personnels de santi!, la pr~vention de 1a c~cit~, 1a sant~ maternelle et infantile et l'enseignement des soins infirmiers ont fait l'ohjet de discussions approfondies; on y 8 examin~ l'ampleur des resSOurces gouvernementales et internationales et des plans ant ~t~ dresB~s pour l'avenir. Un autre bilan est pr~vu A Mani11e en novembre 1983 pour le Pacifique sud. rapport renseigne sur les activit~s men~e5 dans les secteurs une importance prioritaire pour l' instauration de 1a sant~ pour tous et montre aussi comment les instituts de la R~gion jouent un rOle de premier plan dans la recherche sur 1es maladies A forte pr~va1ence, recherche dont les r~sultats int~resseront Ie monde entier. rev~tant
Le
WPR/RC34 ISRI 1 Page 5
Le Directeur r~giona1 appelle l'attention du Comit~ sur 1a section 10.2 (Mesures d'assainissement de base), qui fait partie du chapitre re1atif A 1a promotion de 1a slilubriti! de l'environnement. Le Centre r~giona1 du Pacifique Occidental pour 1a promotion de 1a p1anification et des ~tudes appliqu~es en mati!)'re d'environnement (PEPAS) continue A fournir une grande partie de 1a coopi!ration pour ce programme. Lors de 1a deuxi!),me rt!!union de son Comit~ consu1tatif, en juin 1983, i1 est apparu que 1e Centre devait concentrer ses activit~s sur l'approvisionnement en ~8U et l'assainissement. Dans 1e paragraphe 3.1) du dispositif de 1a r~solution WHA36.13, I' Assemb11!e mondia1e de 1a SantI! a invit~ 1e Comitl! rl!giona1 A examiner, si possible en 1983, l'l!tat d'avancement de 1a Dl!cennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement. Le Directeur r~giona1 espl!rait pouvoir inscrire un tel bilan ~ l'ordre du jour de 1a pr~sente session mais Ie temps a manqu~. AUBSi glest-on efforc~ de pri!senter dans 1a section 10.2 un aper~u des progr!),s rt!!a1is~s. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zl!lande) fl!licite le Directeur rl!giona1 et ses collaborateurs pour la clart~ de la pr~sentation du rapport, e t notamment pour I'introduction, qui met bien en relief lea aspects essentiels des activit~s entreprises. Lea travaux dans le cadre du Programme ~largi de vaccination pendant 1a pl!riode consid~rt!!e ~ritent d'~tre mentionnl!s et devraient recevoir un appui plus important A men~s
dans
1a
R~gion
particu1i~rement
l'avenir. S I agissant de l' ajournement de I' examen des activit~s de 18 D~cennie internationa1e de l'eau potable et de l'assainissement, le Dr Christmas prl!cise que la Nouvelle-Zl!lande souhaiterait avoir un rapport sur les activit~s du PEPAS et en particulier sur ses recommandations.
Le Dr SUNG WOO LEE (R~publiqlle de Cori!e) a pris note des aspects nouveaux de l'orientation communautaire donn~e aux activit~s de lutte contre les maladies non transmissibles et se f~licite de l'accent mis sur 1a recherche concernant les services de sant~ et sur 1es activiti!s de la Di!cennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement. Il est toutefois pr~occupi! paludisme dans 1a Rl!gion. par la di!gradation de la situation du
Le Dr LIU GUO-BIN (Directeur de 1a politique pharmaceutique, de 1a salubriti! de l'environnement et de la technologie de la sant~) dit, pour ro!pondre au repri!sentant de 1a Nouvelle-ZUande, que le PEPAS consacre beaucoup d' effort s 11 1 a D~cennie internationale de l' eau potable e t de l'assainissement, notamment au contrOle de la qualit~ de l'eau. Durant 1 t annt!e pas s~e, Ie financement des rl!seaux d' approvisionnement en eau a fait l'objet d '~tudes et des ateliers et des cours ont eu lieu, tant au Centre que dans les pays; i1 est pr~vu de d~ve1opper 1a coop~ration avec les pays pour l'approvisionnement en eau potable. Le Dr Liu Guo-Bin donne ensuite un aper<;u de 1a situation actuelle dans la R~gion en ce qui concerne la D~cennie. En Malaisie, BUX Philippines et en R~pub1ique de Cor~e, si 1es services d'approvisionnement en eau dans les zones urbaines ont atteint un niveau ~lev~, les programmes ruraux ont eu plus ou mains de succ~s. Un certain nombre de pays du Pacifique sud ont fait de nets progr~s fruit de vingt ann~es de coopi!ration avec l'OMS. Toutefois, la Papoua.ie-Nouvelle-Guin~e, les Iles
WPR/RC34/SR/l Page 6 Salomon et Vanuatu ant progre9s~ plus lentement et, pour que lee services d'approvisionnement en eau et d'assainissement y atteigneot un niveau ~lev~, il faudra mener des programmes nationaux actifs tout au long de 1. D~cennie. La R<'!publique d<'!mocratique popu1aire lao a obtenu des r<'!sultats tout ~ fait remarquables et, en 1982, a ~t~ approuv<'! un projet PNUD/OMS pour Is D~cennie ax~ sur la formation d'un cadre d'~ducateurs et la mise au point d'un programme national pour 18 D~cennie. Le Brun~iJ Hong-Koog t Macao et Singapour poss~dent de boos services d'approvisionnement en eau et d'l!vacuation des eaux us~es, bien que leurs ressources en eau soient
limitl!es; la pollution des eaux est l'un des principaux probll'!mes. En Chine, un projet PNUD/OMS destin~ ~ lancer les activit<'!s de 1a D~cennie • I!t<'! approuvl! en 1982. Bien que la collecte des matil'!res de vidange se pratique dans Is plupart des zones urbaines et rurales, l'~limination
hygi<'!nique des d<'!chets humains continue de faire probll'!me. En r~sum<'!, la R<'!gion a fait de trl'!s nets progrl'!s en vue des objectif. de 18 D~cennie fixl!s pour 1990, mais il reste encore un long chemin ~ parcourir, et il faut int~nsifier les efforts et d~velopper les ressourcesa M. LAVEA LIO (Samoa) indique que l'OMS et le PNUD propos~
ont
aid~
A
constituer un comit~ national samoan pour la D~cennie qui se les deux mois. Un plan national pour Itapprovisionnement en
r~unit
tous
srrllt4! en principe, et le comit~ pour la D<'!cennie a d'un conseil national dotl! de pouvoirs officie1s. Chapitre 1 D<'!ve1oppement et direction d'ensemble des
eau a ~t~ la cr~ation
progra~es
(pages 3
A
7)
M. NGUYEN DUY CUONG (Viet-Nam) se Hl icite du rapport et exprime sa reconnaissance A l'OMS pour 1a coop~ration prlltl!e A son pays. Evoquant certains points pr~cis, M .. Nguyen Duy Cuong note que la a approuv~ une strat~gie qui s'applique tr~s bien aux pays; il reste toutefois beaucoup A faire si 1 'on veut r~pondre aux besoins des pays en mati~re de formation de personnels pour les SOlns de sant~ primaires .. D'autre part, il serait bon d'intensifier les 8ctivit~s relatives ~ l'~change dlinformation et aux statistiques sanitaires. Enfin, il faudrait faire davantage dans Ie domaine des substances prophylactiqucs, diagnostiques et th~rapeutique8. R~gion
Chapitre 2 ; Coordination (pages 8 II nly a pas dlobservations ..
~
13)
Chapitre 3 ; Promotion et d4!ve10ppement de 1a recherche (pages 14 A 16) Le Dr SUNG WOO LEE (R<'!publique de Cor<'!e) rappelle que, dans le pass4!, Ie Comit~ a adopt~ plusieurs r~solutions concernant la mise en place d'un point focal charg~ de coordonner la recherche en 9ant~ au niveau national .. Qu'est-ce qui justifie la cr~ation de conseils nationaux de la recherche ou d'organes analogues?
WPR/RC34/SR/l Page 7
Dr ROMUALDEZ (Philippines) d~clare qu 'en 1982, reconnaissant la d'un tel point focal, son pays a cr~~ le Conseil philippin de la recherche et du d~veloppement sanitaires dans le cadre de son Service national de la science et de la technologie. Ce Conseil contribue 11 canaliser les reS80urces de la recherche en vue de 18 resolution des probl~mes rencontr~s dans le pays en mati~re de sant~, en coordonnant les activit~s de recherche du Minist~re de la Sant~, de la communaut~ Bcientifique et technique, et des ~tahli8sement8 d'enseignement. Le n~ces8it~
Le Conseil a entrepris des recherches sur les infections aigues des voies respiratoires. L'OMS a col1abor~ A la cr~ation d 'un centre urbain d'~tude de ces infections A Manille et, par la suite, Ie Service national de la science et de la technologie s'est charg~ du financement de ce centre; A l'heure actuelle, aid~ par l'Australie, le Service entreprend des
recherches dans une communaut~ rurale du sud du pays. Le Conseil national des infections aigues des voies respiratoires, nouvellement cr~~, se propose d'~laborer un plan national de lutte sur la base des r~sultat" des recherches entreprises. On souhaite que ce mod~le pU1sse ~tre utilis~ dans Ie cadre d'autres activit~8 de recherche en sant~. Le Dr PAIK (Chef du Service de promotion et de d~veloppement de la recherche) d~c1are, en r~ponse au repr~sentant de 1a R~publique de Cor~e, que le Comit~ r~gional, par 1a r~solution WPR/RC31.R22 adopt~e en 1980, a demand~ aux pays de se doter de m~canismes nationaux de recherche m~dicale, de fa~on que les activit~s de recherche puissent ~tre li~es ~ des objectifs nationaux bien d~finis en mati~re de d~veloppement de la sant~. A 1 'heure actuelle, l'OMS assure la promotion d'activit~s de recherche ax~es sur lea programmes au sur lee beeoins existants et permettant dl~tudier les probl~ea qui emp~chent de r~aliser des progr~s dans le sens de la sant~ pour tous. La recherche devrait @tre ax~e sur les probl~mes qui ont des incidences sur les strat~gies et sur les plans d'action des pays. Si les pays riches ont les moyens d'entreprendre des recherches fondamentales, lea pays en d~veloppement manquent en revanche de fonds et de personnel qualifi~, ce qui fait qui il leur est indispensable de s~lectionner avec circonspection les th~es de la recherche 11 entreprendre. Un Conseil de la recherche m~dicale pourrait coordonner lea activit~8 de recherche, faire en sorte que cel1es-ci scient li~es aux programmes de sant~ nationaux, et ~viter le chevauchement des activit~s. Des conseils de la recherche ~dicale existent d~j~ en Australie, en Nouvelle-Z~lande et aux Philippines tandis que plusieurs Butres pays se sont dot~s d'orgBnes de coordinnation et que la R~publique de Cor~e envisage actuellement de prendre des dispositions analogues.
Chapitre 4:
D~veloppement
des services de
sant~
(pages 17 A 29)
Le Dr KITAGAWA (Japon) se d~clare satiafait du rapport, A la fois clair et exhaustif, qui d~crit les progr~s consid~rables r~alis~a au cours de l'exercice biennal dans le sens de la sant~ pour tous. Son gouvernemeot 8' int~resse part ieul i~rement au programme de soins aux personnes ag~ea compte tenu du vieillissement ~n~ral de la population, de Is n~cessit~ de fournir des services Bociaux et des services de sBnt~ aux personnes !g~es et de l'importance qu'il y a A ~viter une diminution de 18 vitalit~ au sein de la soci~t~. De nOuveaux programmes ont ~t~ lanc~s au Japon en 1983. L'OMS devrait suivre de pr~s les progr~8 realis~s au titre du programme de soins aux personnes ag~es et davantage d' efforts devraient ~tre d~ploy~s en vue de d~velopper la recherche dans ce domaine.
WPR/RC34/SR/1 Page 8
Le Dr SUNG WOO LEE (R~pub1ique de Cor~e) se r~f~re aux soins de sant~ primaires et au financement des services de sant~. Ce pays a pleioement reconnu le droit fondamental de l'ensemble de son peuple ~ la sant~. 11 se tient en permanence en rapport avec toutes les agences et avec tous lea groupes compl§tente afin de pouvoir mettre en oeuvre sa politique de santI! dans Ie cadre d 'un syst~me de prestations fond~ sur les soins de 'Bnt~ primaire., l'accent ~tant plac~ sur Ie d~veloppement de l'acc~. aUK
services de sant~ fondamentaux. Le programme national d'assurance maladie, lanc~ en 1977, porte d~sormaiB sur la moiti~ de la population; on esp~re pouvoir en faire ~n~ficier l'ensemble de la population dans un proche avenir. Le Dr GALVEZ (Philippines) d~clare Que son pays m~ne depuis un certain temps des recherches sur lea services de sant~, l'information recueillie constituant autant d 'l!l~ments pouvant servir A la programmation de la 9ant~; ces activit~s devraient nl!anmoins t'!tre renforc~es. On a fait appel
A la recherche op~rationnel1e pour am~liorer les prestations des services hospitaliers. On espilre entreprendre de plus amples ~tudes sur le financement de la sant~. Chapitre 5; Sant~
de la famil1e (pages 30 A 40)
II n'y a pas d'ohservations.
Chapitre 6;
Sant~
mentale (pages 41
~
43)
Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Z~lande) fait l'~loge du Directeur regional et de son secr~tariat, pour les progr~s remarquables qui ont ~t~ r~alis~s dans le domaine de la lutte contre 1 'alcoolisme. Un atelier de travail a r~cemment ~t~ organis~ sur 1a question aux Philippine. et les rapports p~sent~s A cette occasion ant ~t~ extr@mement encourageants. Le Dr SUNG WOO LEE (R<'!publique de Cor~e) fait observer que son gouvernement travaille actuellement A la promulgation dlune nouvelle loi sur la sant~ mentale et se f~licite par avance de toute collaboration qne l'OMS serait en mesure dtapporter dans ce domaine.
Chapitre 7; Substances (pages 44 A 47)
prophylactiques,
d iagnost iques
et
th~rapeutiques
11 n'y a pas d'observations. Chapitre 8; Lutte contre les maladies transmissibles (pages 48 ~
66)
Le Dr KITAGAWA (Japon) insiste sur l'importance A long terme de la formation du personnel charg~ des programmes de 1utte antituberculeuse. Depuis 1967, des stages annuels sont organist!!s conjointement par l'OMS et 1e Japon A l' Institut de recherche sur la tuberculose de Tokyo. Ces stages, qui ont ~t~ SU1V1S par quelque 560 part1c1pants originaires d'environ 45 pays ou zones, ant ~t~ couronn~s de succ~s. II conviendrait de Mployer de plus amples efforts afin de renforcer les programmes de formation existant dans les pays en d~veloppement. L'h~patite et en particulier l'ht!!patite B soulilve aussi de graves probli!mes de sant~ dans la r~gion Bsiatique. On estime ainsi que lea infections persistentes dues A I 'h4!patite B constituent un facteur important de cancer primaire du foie. II souhaite eavoir quels sont lee secteurs prioritaires daos Ie domaine de la recherche sur l'h<'!patite, quel est actuellement le volume de 18 production de vaccin contre l'h~patite B dans la R~gion et quels sont les perspectives de I'utilisation de ce vaccin A grande 4!chelle.
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Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Z,Hande) rappelle la ri!solution WPR36.30 adopti!e par la Trente-Sixi~me Assembli!e mondiale de la Santi!, laquelle demandait aux pays d'intensifier leurs efforts en vue d'i!tendre les services concernant la tuberculose A 1 'ensemble de Is. population, ainsi quP.: la ri!solution adopti!e ~ la trente et uni~e session du comiti! ~gional du pacifique occidental qui demandait aussi au Directeur ri!gional de promouvoir la collaboration dans le domaine de 18 lutte antituberculeuse. Les pays dans lesquels la lutte antituberculeuse a donni! des ri!sultats devraient faire b~n~ficier leurs voisins de leurs comp~tences et de leur exp~rience. Etant acquis que 18 tuberculose est une maladie que lion peut p~venir,
il est indispensable que ces comp~tences soient mises en commun.
Uoe collaboration analogue s'impose aussi dans Ie domaine des programmes de lutte antipaludique et de lutte contre l'hi!patite. Toutefois, la prioriti! doit ~tre accord~e A la lutte antituberculeuse; l'orateur sugg~re II cet i!gard que l'OMS pourrait organiser un atelier de travail sur la question dans la ri!gion du pacifique sud. Le Dr REYNES (France) fait observer qu'un stage international de formation destini! aux pays francophones a i!ti! organisi! en 1983 A Paris et que des ressortissants de deux pays du pacifique occidental ont participi! h ce stage.
M. LAVEA LID (Samoa) fait observer que si l'on peut actuellement pri!venir 1a plupart des maladies endi!miques transmissibles, le taux de pr~valence des maladies cardio-v8sculaires, de l'hypertension, du cancer et du diabHe continue de crottre dans son pays. Le taux de suicide, en particulier chez les jeunes adultes de 14 h 25 ans, est particuli~rement alarmant. pu la r~sistance du paludisme et des maladies transmises par voie sexuelle aux formes actuelles de traitement. Dr EVANS (Conseiller r~gional pour les maladies chroniques) fait des stages de formation organis.:!s conjointement par l'OMS et le Japon sur la lutte antituberculeuse h Tokyo et se fi!licite de la di!cision d'organiser des stages A Paris 11 l'intention des pays francophones. Il convient, avec Ie repri!sentant de la Nouvelle-Zi!lande, qu~ les pays ayant une expi!rience de la lutte antituberculeuse devraient faire bi!ni!ficier lee autres pays de leurs savoir-faire. Des stages de formation sur 10 lutte antituberculeuse sont organisi!s conjointement par l'OMS et la Commission du Pacifique sud. Le l'~loge
M. NGUYEN DUY insister davant age
CUONG (Viet Nam) estime que Ie rapport aurait sur lee maladies diarrh~iques ainai que sur
Le Dr PAIK (Chef du Service de promotion et de di!veloppement de la recherche) se refi!rant aux questions soulevi!es par le repri!sentant du Japon, di!clare que les .:!tudes de l'OMS meni!es au Japon ont fait apparattre qu'it existait quelque 215 millions de porteurs de virus de l'Mpatite B dans le monde, dont 168 millions en Asie et en Oci!anie (A l'exclusion de l'Australie et de la Nouvelle-Zi!lande). 11 est par consi!quent urgent de d~velopper les activiti!s de recherche meni!es en collaboration dans la Ri!gion. Tout programme de recherche devrait accorder la prioriti! 11 la normalisation et 11 la distribution de ri!actifs 11 la fois sensible et peu oOl!reux et A la mise en commun des connaissances disponibles. Le Bureau r~gional a organis~ avec l'aide du gouvernement japonais, un groupe scientifique sur l'hi!patite A Nagasaki (Japon) en 1982. Ce groupe a pu recueil1ir des donn~es ~pid~miologiques de premi~re main extr~mement pri!cieuses dans plusieurs pays de la Ri!gion. La pri!vention de la transmission du virus de l'h~patite B par lee m~res A leurs nouveau-n~s constituait un autre secteur important de 18 recherche. Enfin, pour que
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les pays puissent entreprendre des campagnes massives de vaccination, i 1 convient d'accorder 18 priorit~ au transfert des techniques de production de vaccins des pays industrialia~s vers lea pays en d~veloppement. II est donc ~vident que la lutte contre l'h~patite passe essentiellement par une coop~ration r~elle entre les pays. Dr UMENAI (Conseiller r~gional pour les maladies transmissibles) que Ie vaccin contre 1 'Mpatite B actuellement disponible est Ie v8ccin A particules vaccinales de 22 nanom~tres pr~par~ A partir de plasma sanguin de porteurs du virus de l'h~patite B. L'efficacit~ de ce vaccin a ~t~ prouv~e au Japon. La Chine et la R~publique de Cor~e ont commenc~ ~ en produire et Singapour envisage de faire de m@'me. Malheureusement, i 1 s'agit 111. dlun proc~d~ complexe d'un coOt extr@mement ~lev~. Plusieurs pays de la Rt'!gion ont r~cemment pris des mesures en vue de produire d'autres vaccine centre Ilh~patite B et certains laboratoires du Japan produisent d~jA des vaccins en faisant appel aux techniques de recombinaison du DNA et des vaccins synth~tiques. Toutefois, i 1 faudra encore attendre plusieurs ann~es avant que ces vaccins ne puis sent ~tre disponibles partout. si Ie coat ~lev~ du vaccin A particules vaccinales de 22 nanom~tre8 rend impossible toute campagne de vaccination massive dans la plupart des pays de la R~gion, les perspectives olen sont pas mains prometteuses en ce qui concerne le proche avenir. Le Bureau r~gional organise actuellement lJne r~union de sp~cialistes de l'h~patite B ainsi que d 'autres r~unions de consultation qui se tiendront en novembre 1983 ~ Manille, et ce afin de mettre au point une politique r~gionale de la lutte contre Ilh~patite, notamment en ce qui concerne la production et la distribution des vaccine. Le d~clare
19
Dr
l'h~patite
LEE (R~publique de Cor~e) signale que Ie vaccin Best actuellement disponible en R~publique de Coree.
contre
Le Dr SHINFUKU (Conseiller r~gional pour la sant~ mental,,), relevant I l observation du repr~sentant du Samoa, fait observer que Ie taux de suicide ~lev~ enregistr~ dans Ie pays est li~ A des facteurs socio-culturels. Il conviendrait d'entreprendre une ~tude de 1 'ampleur et de la nature du probl~me, des causes possibles du suicide et de la situation que connaissent dtautres t.les dotl!es d'une structure sociale analogue. Une fois ces causes connues, il serait possible d'~tudier d'autres formes ~ventuelles d'intervention de I'OMS en collaboration avec les gouvernements concern~s. Clest la premi~re fois que 18 question a ~t~ soulev~e officiellement. Ceci pourrait d~boucher sur d'int~ressantes recherches. Le Dr TAPA (Tonga) pose la question de savoir si 1 'on a enregistr~ des cas de syndrome immuno-Mficitaire acquis (SIDA) et d 'herp~s g~nital dans la Ugion.
La s~ance est lev~e A midi.
WPR/RC34/SR/l Page 11 ANNEXE 1 ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT
Honorables reprhentants des Etats Membres de la R~gion du Pacifique occidental, Monsieur le Directeur g~n~ral de l'Organisation mondiale de la Sant~, Dr Halfdan Mahler, Monsieur le Directeur r~gional pour le Pacifique occidental, Dr Hiroshi Nakajima, distingu~s rep~sentants des Nations Unies, des Institutions sp~cialis~es et des Organisations intergouvernementales et non gouvernementales, Mesdames et Messieurs les Membres du Secro'!tariat de 1 'Organisation mondiale de la Santo'!, Mesdam"s,
Messieurs, Je de VOllS VOllS
suis
tr~s
reconnaissant et je me sens
tr~s
honor~
de pouvoir sortant
profiter de 1 'occasion qui est donnt!e habituellement au
Pr~sident
adresser quelques mots. pr~gents
Tont d 'abard, je suis heureux que nous tous, iei
aujourd 'hui, sant~
soyons en bonne sant~, chacun d'entre nous conformt!ment au nivesu de qu'il s'est fix~. Deuxi~mement,
je voudrais une fois p.:nCare exprimer rna sinc~re rt!gional pour le grand honneur qulil mls fait en me choisisssnt comme Pr~sident de S8 trente-troisi~me session et je voudrais ~g81ement vous remercier pour la coop~ration et la comprehension dont VOliS avez fait preuve.
gratitude au
Comit~
Je voudrais 11 pro'!sent jeter un regard sur les douze derniers mois et examiner certains des ~v~nement8 particuli~rement significatifs qui se sont d~roulo'!s au cours de cette p~riode; je voudrais ~galement vous faire part de quelques r~flexions Quant A l'avenir de la Ro'!gion du pacifique occidental. Le Comit~ r~gional A sa trente-troisi~me session slest acquitt~ de S8 t4che dans une atmosph~re cordiale et dans un esprit de coop~ration amicale qui lui a permis de s'attaquer 11 divers probl~mes difficiles et de se pencher sur les besoins auxquels doit faire face la R~gion dans le temps imparti. lars de Is trente-troisi~me session, Ie rapport du relatif 11 la p~riode du ler juillet 1981 au 30 juin 1982, 1es repr~sentants se soot pench~s sur les questions suivantes;
En
examinant, r~gional
Directeur
1) la no'!cessit~ d'une diversit~ d'approches de la prestation de. soin. de santo'! primaires en fonction des circonstances existant dans chaque pays; 2) I'extension des soins de sant~ primaires aux zones urbaines; 3) Ie programme de Bains de sant~ aux personnes !gl!es; 4) une fois encore, Is d~t~rioration de la situation du paludisme dans la R~gion; 5) la n~cessit~ d'~changes d'exp~riences entre les Etats Membres en, particulier en ce qui concerne Ie processus gestionnaire pour Ie d~veloppement ssnitaire; 6) les r~gimes polychimiotho'!rapeutiques A court terme r~cemment recommand<!. dans le traitement de la l~pre; et 7) la n~ces.it~ de concentrer ses efforts sur la lutte contre les maladies transmissible. dans leur ensemble, en particulier en renfor~snt la recherche.
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Permettez-moi de r~sumer quelques-uns des th~mes importants discut~s par Ie Comit~ rl!gional A sa trente-troi8i~me session. Le Comit~ a examin~ et adopt~ une r~solution relative au projet de budget programme rl!gionlll pour 1984-1985, qui se monte A un total de US$46 millions pour Ie budget ordinaire. 11 s'agit 111 du budget progrannne pour la premi~re pl!riode biennale 1984-1985 du Septi~me programme gl!nl!ral de travai 1 1984-1989. II a examinl! Ie rapport du Sous-comit!! du Programme g<!n<!ral de travail, a accept!! ses recommandations et a adopt!! 1es r~solutions s'y rapportant. Le Comit~
a
Bussi
examin~
Ie
rapport
du
Sous-comit~
de
la
Coop~ration
technique entre pays en d~veloppement, a accept~ ses recommandations et a adopt~ les rl!solutions qui s'y rapportent. D'autres th~mes de discussion ayant fait I'objet d 'une rt!solution adopt!!e par Ie Comit!! ont ~tl! Ie rOle des Boins infirmiers dans les soins de sant~ primaires, l'alcool en tant que probame majeur de santt! pub1ique, Ie Code internationa 1 de commercialisation des substituts du lait maternel, le syst~me r~gional
d'information
biom~dicale,
la surveillance
~pid~miologique
et les services sant~.
sanitaires dans lee ports internationaux, et la recherche en
Le nombre des Etats Membres de la Rl!gion a augmentt! de deux unitt!. lorsque vanuatu est devenue membre de 1 'Organisation mondiale de 18 Sant~ Ie 7 marS 1983 et les lies Salomon Ie 4 avril 1983. C'est avec un plaisir particulier Que je souhaite ici la bienvenue aux honorables repr~sentantB de ceo deux nations insulaires du Pacifique sud qui participent pour la premi~re fois ~ une session du Comit!! rt!gional. Un I!v~nement de premi~re importance pour la Rt!gion du pacifique occidental a ~t~ l'organisation du Symposium international sur Is sant~ publique en Asie dans le bassin du Pacifique, qui .'est tenu du 7 au 11 mars 1983 A 1 'Ecole de Sant!! publique de I 'Universit~ de Hawa'i ~ Manoa 11 Honolulu. Les institutions qui ont parrain~ Ie symposium ~taient l'Organisation mondiale de la Sant~, la cotIlllission du pacifique sud, le Service de sant!! publique et les Centres de lutte contre la maladie de. Etats-Unis, Ie Centre Est-Ouest, l'Association des Ecoles de santI! puhlique et 11Universit~ de Hawa1. Le programme scientifique tournait autour de quatre th~me.: a) 1a promotion de la sant<!, b) I. sant~ des populations dl!placl!es, c) les soins de sant~ primaires et d) la lutte contre la maladie. Ce Symposium international et les minutes qui ont ~t~ publi~es A 1 'issue de la r~union devraient contribuer A encourager la poursuite de l'objectif fix<! de 1a sant!! pour tous d'ici l'an 2000. Je souhaite remercier l'Organisation mondiale de la Sant~ qui m'a permis de participer A ce Symposium et d'en tirer profit. Un des points d'orgue de la pt!riode ici considt!r~e a ~t~ 1. premi~re visite du Directeur gl!nl!ral de I' Organisation mondiale de la sant~. Ie Dr Halfdan Mahler, 11 quatre des Etats Membres de la Rl!gion situt!s dans Ie pacifique sud - Samoa, Tonga, Vanuatu et lles Salomon - ainsi quiA Fidji en juillet 1983. Je suis sar de me faire l' interpr~te de tous 1es Etats Hembree en disant combien heureux et ravie nOllS avone ~t~ de voir que le Directeur g~n~ral, comme Ie Directeur r~gionaI) pOllvait accorder un peu de son temps tellement chargt! par les lourdes responsabilitt!s qu'i1 a au niveau mondial pour rendre vi site A quelques petits pays insulaires et faire sinai leur connaissance et avoir avec eux des discussions pour Ie profit mutuel des deux parties.
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Un ~v~nement qui soulagea les administrations sanitaires des petits pays insulaires pr~occup~s par une expansion possible du chol~ra A partir du Pacifique nord vers les nes du Pacifique sud a ~t~ la notification officielle par 1 'Organisation mondiale de la Sant~ en juillet 1983 de ce que Truk, dans le Territoire sous tutuelle des nes du pacifique, ait "'t~ d~clar~ exempt de chol~ra.
Avant de me tourner vers I' avenir, je voudrais exprimer mes remerciement8 au Directeur r~gional, Ie Dr Hiroshi Nakajima, et 11 80n 8ecr~tariat pour l'aide importante et les conseils qu'ils m'ont apport~8, et pour l'hospitalit~ qu'ils m'ont t~moign"'e tout au long de rna p~sidence de cette assembl~e. Je voudrais ~galement f~liciter le Directeur g~n~ral, le Dr Halfdan Mahler, Ie Directeur r~gional et leurs personnels pour l'appui permanent et la coop~ration amicale dont ils ant fait preuve, et pour la loyaut~ et l'efficacit~ qu'ils ont montr~es dans l'ex~cution de leurs tAches relatives BUX activit~B, aux projets et atJx programmes en cours, ainai que vis-A-vis des activit~s, des projets et des programmes pour l'avenir dans les Etats Membres et dans d'autres pays de 18 R~gion du Pacifique occidental, en d~pit des nombreux probl~mes et difficult~s auxquels ils ont dO fa ire face. Dans Ie m@me ordre d'id~e, il faut aussi se f~liciter des efforts de coop~ration qui ont uni les Etats Membre. et d' autres pays individuels de la R~gion e t l' Organisation mondiale de la Sant;!, ainsi que les liens qui se sont ~tablis entre 1es Etats Membres et d'autres pays. Je suis sar que nous pouvons taus puiser du courage dans les exemples que repr~8entent ces efforts consentis en d~pit de toutes sortes de probli!mes et de difficu1t~s; nous pourrons ainsi consentir des efforts encore plus grands pour atteindre finalement notre but qui est la sant~ pour tous d'ici l'an 2000.
Je voudrais 11 pr~sent formuler quelques r~flexions sur l' avenir qui attend la R;!gion, en insistant particuli~rement sur les soins de sant~ primaires et la sant~ pour tous d'ici l'an 2000. Bien des choses ont ~t~ dites dans les discours et ~crites dans les publications ainsi que dans la preese sur cette approche-ell! et sur ce noble but que nous nous sommes fixl!s. Je pense que dans la 8~rie de publications "Sant~ pour tous", l'Organisation mondiale de Is SBnt~ 8 indiqu~ clairement et A suffisance ce que 1'00 eotendait tant par soins de sant~ prima ires que par sBnt~ pour taus d' ici l' an 2000. Une publ ication, i ntitul~e "Strat~gie r~gionale de la sant~ pour tous d'ici l'an 2000", a ~t~ produite par le Bureau r~gional de l'OMS pour Ie pacifique occidental en 1982.
Dans 80n message A la trente-troisi~e session du Comit~ r~gional en 1982, le Directeur g~n~ral de 1 'OrgAnisation mondiale de la Sant~, le Dr Halfdan Mahler, terminait par ces mots: "Honorables representants, 5i Ie compte A rebours de la sant~ pour tous a commenci!, I l heure de v~rit~, elle, a d~jll sonn~. Et, je le r~pHe, i l nous reste rnoins de dix-huit ann~es jusqu'en 1 'an 2000." Cette ann~e, en 1983, il nous reste moins de dix-sept ans. Et A chaque session future du Comit~ r~gional, la date cible de l'an 2000 se rapprochera d'une ann~e, rnais i1 y aura de plus en plus de gens dont il faudra s'occuper. 11 me semble par cons~quent, que cette R~gion, dont on peut estimer la population A 1,3 milliards d'habitants, de cultures diverses et de niveaux de d~veloppement variables, et qui est la plus peupl~e des six R~gions de l'OMS, est engag~e dans une course contre 18 montre. Elle lutte contre un facteur sur lequel aueuo mortel nla de
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contrtHe ni d'influence. n'autres facteurs, bien sOr, affectent notre lutte vers le but de Is sant~ pour tous d'ici l'an 2000~ Un des facteurs importants est la situation ~conomique qui a pr~valu dans Ie mande au cours de ce8 quelques derni~res ann~es, le ralentissement ~conomique qu i s 'est transform~ en une rl!cession ~conomique dont Ie monde se remet maintenant lentement. pratiquement au m~me moment oil 1 'on adoptai t I' approche en fonction des soins de sant~ primaires et l'objectif de la sant~ pour tous d'ici l'an 2000 A l'Assembl~e mondiale de la Sant~, la communaut~
internationale a plac~ toute son international qui contribuerait
esp~rance
d 'une
dans un nouvel ordre ~conomique certaine mani~re A r~pondre aux
beaoins fondamentaux de l'humanit~ et permettrait d'atteindre 18 sant~ pour tous d'ici l'an 2000. L'Organisation mondiale de la Sant~ dans sa sagesse collective en 1977 a choisi la date cible de l'an 2000 surtout en raison du fait que lea hE!n~ficiaires de Bon action seraient des i!tres humsins et que plUB vite on y arriverait, mieux cela vaudrait. Mais je ne doute pas que nous sayans taus convaincus et que nOU8 esp~rions taus que I 'humanit~ continuera apr~s l'an 2000. Honorables repr~sentants, ne nous laissons pas d~courager par l'image composite que je vous ai peinte et ne nous laissons pas non plus d~tourner de notre ferme r~solution de placer toutes nos ~nergies au service de notre noble et magnifique objectif. Notre but est noble et magnifique parce qu'il est un but d'humanit~, en tout temps et en tout lieu, sur notre planHe Terre. Le but a ~t~ fond~ sur 1 'acceptation de la grandeur et de 1" dignit~ de chaque I!tre humain, qui lui donnent droit tant A une vie saine quiA une mort paisible, sans distinction de race, de religion, de croyance politique, de condition sociale au ~conomique. Le compte h rebours de la sant~ pour tous d'ici l'an 2000 a commenc~. Et je r<'!pHe qu'il nous reste moins de dix-sept 8nn~es. Mais qui effectue en r~alit~ Ie compte A rebours? Laissez-moi essayer de r~pondre A cette question. Je pense, tout dlabord que ce compte ~ rebours est effectu~ par chacun dlentre nous, par chaque individua, par chaque famille, par chaque collectivit~, par chaque Etat Membre de 1 'OMS, par chaque Etat non Membre de 1 'OMS travaillant avec elle, par chaque r~gion de 1 'OMS, par chaque Comit<'! r~gional, par Ie Conseil ex~cutif de l'OMS, par l'Assembl~e mondiale de Is Sant~t et ainsi de suite, par toutes lea autres Organisations. II me semble que seule une personne consciente, connaissant et ayant une exp~rience de la santi!, peut ri!aliser ce que signifie sa propre sant~. Chacune de ces personnes s' ajoute aux autres pour constituer 1a sant~ pour tous. Je crais en outre que seule une personne qui connatt, sent et appr~cie sa sant~ est en me sure de connattre, de sentir et d'appr~cier 1a santi! dont elle souhaite voir profiter les autres parce qu'elle jouit d'un niveau de sant~ qu'elle peut offrir aux autres et voir partager par 1es autre s. Clest dans les moments difficiles et prob1~matiques comme ceux que nous vivons, et ce sera sans doute aussi Ie cas dans l'avenir, que nous rencontrerons la tentation de relftcher notre attention et de d~vier de nos fermes r<'!solutions d'engagement total pour Ie but noble et magnifique de la sant~ pour tous dlici llao 2000. Mais nous devons tout tenter pour ~viter d'y succomber. si nous ne Ie faisons pas, nous courons vers la d~ception et 11~chec. C'est Bussi A une I!poque comme ceI1e-ci Qu'il nous faut, A nous individuellement, en tant que repr~sentants des Etats Membres de IIOMS, en tant que responsab1es de I I Organisation mondiale de la Sant~) en
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tant que repro!8entants des Nations Unies, des Institutions spo!cialisE!es, des organisations intergouvernementales et non gouvernementales ou en toute autre capaciti!, reaffinner notre d~termination, notre confiance, notre foi en nous-m@mes, en notre droiture morale et en une justice ~conomique et sociale qui forment la toile de fond pour Ie but que nous nous sommes fixE!s de la santI! pour tous d'ici l'an 2000. Nous pourrons alors continuer 11 travailler courageusement ensemble, tenter de rE!soudre tous les probl~mes, faire certains sacrifices personnels n~ce8sBireB, mettre en oeuvre la StratE!gie rE!gionale par Ie biais du Plan d'action rE!gional, puis avoir la marne action vis-A-vis des strat~gies nationales et des plans d 'action oationaux et atteindre 8i08i notre but de la sant~ pour tous d'ici l'an 2000. Voil1l quelques rE!flexions que je voulais vous livrer sur Ie chemin long, difficile, tortueux et sem~ d'embaches qui m~nera au but - qui o'est plus distant que les dix-sept annl!es - de la santE! pour tous d'ici l'an 2000. Pour conclure, permettez-moi de saisir cette occasion pour souhaiter A taus plein SllCC~S dans vas dl!lib~rations, et aussi de souhaiter dans un esprit de partage: SBnt~ Sant~
VOus vallS
pour
VOllS,
sant~ 8ant~
pour moi, pour nou8,
pour eux,
SantE! pour tous d'ici l'an 2000. Merci.
WPR/RC34/SR/1 Page 17 ANNEXE 2 ALLOCUTION OU Dr H. MAHLER DIRECTEUR GENERAL DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE
A 1. TRENTE-QUATRIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Manille, 5-9 septembre 1983 LE MARATHON POUR LA SANTE POUR
mus repr~sentants,
Monsieur Ie Pr~sident, Excellences, honorables et Messieurs, chers col1~gues et amis, Surveillance continue pacifique occidental des strat~gies
Mesdames
de
la santt! pour tous des
pays
du
1. Qui .urait pu penser lorsque s'est engag~ notre dialogue ~ ce Comit~ r4gionsl voici dix Bns qu'il se passerait tant de choses en l'espace d'une d~cennie? Car lea changements int~re8sant Is sant~ qui sont intervenus cea derni~re8 ann~es dans lea pays du pacifique occidental sont vraiment remarquables. II o'en est que plus d~cevant de constater tout ce qui reste A faire. 11 y a peu de temps, les ~dias ne tarissaient pas d',Hoges sur la performance d'un athl~te qui avait amt!liort! de deux centi~mes de seconde le record mondial du 100 m~tres. Et je ne pouvais m'emp~cher de me demander: qu'est-ce qui va suivre? 2. J'avais le m@me sentiment en rt!flt!chissant au d~veloppement de la santt! dans les pays du Pacifique occidental ces derni~res annt!es. Vous alle. examiner ~ cette session les progr~s r~alis~s dans la mise en oeuvre de vos strat<!gies de la sant~ pour tous. La lecture du rapport que vous avez BOUS lee yeux mla donn~ l'impression - purement subjective - que les pays du pacifique occidental avaient pouss~ un sprint remarquable en direction de la sant~ pour tous et que Ie moment ~tait maintenant venu de prendre un second souffle et de nous prt!parer au marathon pour l'an 2000. Car c lest bien ce qui nous attend - un marathon. Et nous devons oous rappeler qu'il reate moins de 17 ans. 3. Qu 'est-ce qui a ~tt! rhlis~ depuis l'instauration des nouvelles politiques de sant~? La politique de la santt! pour tous a ~t~ sanctionn~e par ls msjorit~ des pays de la R~gion. Dans 1a moiti~ de ces pays environ, la population participe d'une mani~re ou d'une autre au syst~e de sant~ du pays. Ce sont des signes encourageants, mais voici maintenant la r~alit~ te11e qu'elle est. Un dixi~e seulement des pays ont explicitement affectt! des cr~dits l la mise en oeuvre dlune strat~gie nationale de la sant~ pour tous. Mains d lun tiers des pays de la Rl'!gion paraissent connaftre leurs d4!penses de sant~ en g~n4!ral, et de soins de sant~ primaires au niveau commuoautaire en particulier. Comme Ie rapport l l indique de mani~re euph4!mique: "les mesures tendant A d~velopper 18 couverture des soins de ssnt~ et A recycler les personnels de santt! ont eu la priorit~ sur 1a pr~paration des documents de planification". 11 faut bien cependant svoir certaines informations sur la situation sanitaire pour pouvoir centrer Ilaction sur 1 'essentiel. Et pourtant, seulement un dixi~me environ des pays justiciables de l'aide de pays plus riches pour leurs strat~gies de la 8ant~ paraissent recevoir cette aide. Le manque dlinformation et Ie manque d'aide ne sersient-ils pas 1i~s de quelque fa~on? Aussi malgr~ des sprints sporadiques ici et lA, vous voyez la longue course qui nous attend.
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La longue course
Nous sommes bien pr~par~s ~ cette course. NallS avons une technologip. pour la plupart de nos beaoins, m~e S 1 nou 8 devons inls8sablement continller d'essayer de l'am~liorer et dp faciliter son application. Mais je crains qu'il ne s'agisse dlune course A obstacles. Ces obstacles me paraissent essentiellement de trois ordres~ tensions politiques, r~cession ~conomique, infrastructure sanitaire. 9uffisante
4.
5. Je ne peux me rappeler une p~riode de l'histoire de l'humanit~ exempte de tensions politiques. Si eela avait eu un effet dissuasif, nous n'aurions jamais mis en route nos strat~gies ambitieuses de la sant~ pour tous. Mais je continue de maintenir que nous pouvons faire beaucoup plus pour convaincre les chefs d'Etat A force dtinsistance et dtopini~tret~ que ltam~lioration de la sant~ de leur peuple est un bon investissement politique, pour ne pas parler des avantages sociaux et ~conomique8 qui en r~sulteront. Je sais que 1es chefs d'Etat sont harce1~s par des technocrates obstin~s leur rabAchant que 1a sant~ est un simple produit de consommation qui draine les maigres ressources du pays. Peut~tre y Bvait-il du vrai dans eela lorsque tout ce que nous 8vions ~ offrir ~tRit des soins m~dieaux individuels - encore que eela soit J} mon humble avis hautement discutable -, mBis ce ntest certainement pI1ls vrai maintenant Que nous avona une strBt~gie collective de la sant~. ~conomique est ~videmment tri>s pr~occupante. Le de 1a Banque mondia1e a r~cemment d~c1ar~ que 1e revenu moyen par habitant des pays en d~ve1oppement avait en fait diminu~ en 1981 et 1982, si bien que 1es contraintes budg~taires avaient oblig~ ~ reporter des initiatives prometteuses, dont certaines visaient 11 am~liorer la sant~. Mais ctest pri!cist!ment pour cela que nous devons nous retrancher plus fermement que jamais dans notre strat~gie de la sant~ solution peu coOteuse A tous ~gards. Et ce message aussi doit parvenir jour apr~s jour BUX oreilles des d~cideurs supr~mes. Car avec seulement cinq dollars par habitant et par an en d~penses d'investissement et dix dollars par habitant et par an en d~penses de fonctionnement, la plupart des pays en d~veloppement pourraient aller loin dans la m~se en oeuvre de leurs
6.
La
r~cession
Pr~sident
strat~gies.
Bonne gestion de 1a
sant~
pour tous
7. Quand i l s'agit de persuader les pouvoirs publics de cette r"'alit,;< vous pouvez compter dans une certaine mesure sur l'appui moral et politique de ItOMS - d~clarations internationales, r~solutions de ce comit~ r~gional et de l'Assembl~e de la Sant~, existence m~me de strat~gies et de plans d taction pour Is sant~ pour tous. Mais quand on en arrive au troisi~me obstacle - ~difier ltinfrastructure sanitaire - il faut pouvoir compter sur beaucoup plus que ce1a. Et c'est II qu'i1 apparait Que 1a course qui nous attend est bien un marathon. Je ne vois pas d'autre solution que de continuer avec obstination et t~nacit'" A "'difier pas A pas votre potentie1 de sant~, jusqu'A ce que soit atteinte la masse critique nt!cessaire pour que Ie d~veloppetnent s 'auto-entretienne. Et par lA, j tentends tout Ie potentie1 humain de votre population et pas seu1ement 1e personnel de Bant~. Mais tout ceci doit ~tre fait syst~matiquement, et c'est IA qutest 1a principa1e difficu1t~. I1 n'y a pas d'autre solution que ce Qu'on appelle faute dtun meilleur terme une "bonne gestion".
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8. Je ne VOllS ennuierai pas en rE!'pt!tant une fois de plus ce qu 'est un processus gestionnaire pour le d~veloppement sanitaire national. On ne vous a d~jA que trop exhort~s ~ introduire par exemple une planification
centrale de Is programmation communautaire. p~nible
Mais j'ai souvent Ie sentiment
que m~me si Ie processus est enclencht! dans de nombreux pays et a aidi! 1i dt!velopper vas stratt!gies de la santt!, i 1 est rarement poursuivi avec dE!'termination et opini6trett!. Or, ces qualit~s soot indispensables pour Que le processus gestionnaire conduise 11 I' ~dification et au bon fonctionnement d I infrastructures capables d t ext!cuter les programmes, d I appliquer la technologie et d 'inspirer 1 es mesures soc ia les et comportementales qui assureront la p~rennit~ des rl!sultats. II n'y a rien de nouveau dans tout eeei. L'l!dification de syst~mes de santI! basl!s sur une gestion saine est Ie leitmotiv de toutes les actions pr~vues pour la sant~ pour taus.. Je me rappelle avair soulign~ ce point lorsqlle je vous ai pr~sentl! un 8chE!!:ma directeur pour la sant·~ pour taus il y a environ six ans. A l'~poque, certes, nous nl~tions pas parvenus II un accord sur Ie processus. Maintenant, c'est chose faite. Vous devrez peut~tre l'adapter A vas conditions partieuli~res, mais les principes sont lA pour vous aider. Incidemment, je erains un peu que lorsqu'il faudra ~tablir des pour appliquer Ie processus gestionnaire, nous ne nous I!cartions de la piBte - ce qui serait un d~sa8tre pour des coureurs de marathon. Ces m~canisme. doivent ~tre ~difi~s ~tape par ~tape en encourageant les individus et les institutions A aborder les probl~mes sp~cifiques dont la solution est essentielle ~ 1 '4Haboration ou ~ 1 'ex~cution de la strat~gie de la sant~. Si l'on essaie d'~tablir des m~canismes gestionnaires sans dl\finir clairement les probl~mes sp.kifiques ~ rhoudre, ils sont voul\s ~ n'~tre que des tigres de papier. 11 o'est done pas surprenant qulils en restent au stade pr~paratoire, des tigre. de papier n'ayant pas leur place dans la course pour 1a santI! pour tous. 9. m~canismes
10. Uoe autre fonction importante de 1a gestion est de tirer Ie parti maximum des ressources disponib1es. Or, j 'ai constat~ avec inqlli~tude en lisant Ie rapport sur 1a surveillance de vOs strat~gies que nous ne pouvions m~me pas r~unir 1es informations nl!cessaires ~ cette fin. Clest seulement lorsqu'on sait quel montant est d~pensl\ ~ quoi et par qui qu'on est en mesure de g~rer sea propres resaources et de mobiliser des ressources ext~rieures. Et m@:me lorsqu'on a ces informations, i 1 reste A 80utenir la concurrence d 'autres secteurs dans la recherche de ressources ext~rieuresa C'est pourquoi j'insiste A nouveau sur 1a n~cessit~ de convaincre les chefs d'Etat de l'urgence et du coat re1ativement modique de la strat~gie de 1a sant~ pour tOUSa L'existence des donn~es n~ce8saires II la gestion et A 18 mobilisation des ressources ne suffit ~videmment pas; mais l'absence de ces donn~es enl~ve toute cr~dibilit~ au processus. 11. J' ajouterai un dernier mot au sujet de 18 bonne gestion n~cessai re pour organiser vos services de sant~, et mobiliser les ressources indispensables iI leur ~dification et 11 leur maintien. M~fiez-vous de la bureaucratie h 1aquel1e 18 gestion est souvent assimil~ea En r~81it~, clest lorsque la gestion imaginative fait d~f8ut que la bureaucratie prend Ie dessus. Bureaucratie s ignifie done mt!d iocratie, e t l' une e t l' autre sont 1es ennemies de toute stratl!gie de la sant~ pour tous. Avec les directeurs rl!gionaux je fais de man mieux pour d~barrasser I I OMS de ces fl~aux.
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Nouveau cadre gestionnaire 12~ Honorables repr~sentantSt l'ann~e derni~re je nfsi malheureusement pu participer ~ vos d.HibE!rations. Mais je vous ai envoyE! un message dans lequel je vaus indiquais que nous allions introduire un nouveau cadre gestionnaire prE!cisE!ment pour vous permettre de faire un usage optimal des ressources de votre Organisation avec un minimum de bureaucratie. Ce cadre a deux dimensions. t'une a trait au mode de gestion et l'autre BUX dispositions pratiques de gestion.
Nouveau mode de gestion 13. Je commencerai par Ie mode de gestion parce que c'est lui qui permet de comprendre lee dispositions pratiques. Le premier ~l~ment essentiel est la confiance mutuelle. Clest grace A cette confiance que oous sommes en mesure d'avoir une politique mandiale collectivement arr~t~e, une strat~gie lui doonant effet et un plan d'action pour mettre en oeuvre cette strat~gie. Maia cette confiance devra d~sorm8is ~tre plus profonde si nous devons collaborer ~troitement A l'application de ces accords. Nous devrons I!tre prets /I des entretiens tr~s francs de pays II pays, de pays II secr~tariat) de secr~tariat A pays - sans nous ~mouvoir 5i la v~rit~ sonne parfois d~8agr~ablement. Je auis persuad~ que nous pouvons dans une large mesure poursuivre un dialogue objectif bas~ sur nos accords collectifs. Hs ont E!tE! forg~s dans la confiance. 110 sont maintenant devenus la cl~ de voOte qui soutient notre confiance et d~ontre en permanence que nous la m~ritons. Car ces accords sont plac~s 80US notre garde. Ceux qui les connaissent bien ont le devoir de lea porter A l'attention des autres, poliment certe s, pour garder 18 confiance de leurs inter1ocuteurs, msis fermement pour garder la confiance de l' interlocuteur collectif c'est-A-dire la totalitE! des Etats Membres de l'Organisation. On a 111 un contrOle mutuel d~ocratique dans la meilleure accept ion du terme. Les autres ~lE!ments du nouveau mode de gestion dE!coulent logiquement principes de confiance mutuel Ie et de contrOle mutuel. Je 1es ~nu~rerai rapidement. 14. des
15. Vous-m~mes) gouvernements des Etats Membres de l'OMS, etes responsables de l'utilisation des ressources de l'OMS, qu'elles soient employE!es dans votre pays ou qu'elles ail lent A des activit~s interpays. 16. VOUS avez la responsabi1it~ d'uti1iser ces reSsource5 pour mettre en application la politique, la strat~gie et Ie plan d 'action collectifs de l' OMS. 17. La politique et la strat~gie fondamentales de l'OMS visent ~ instaurer la santE! pour tous d'ici l'an 2000 par des syst~mes de santE! basE!. sur les aoins de sant~ primaires. Vous devez done utiliser les ressources de l ' OMS pour ~laborer, ex~cuter au appuyer une politique et une strat~gie nationales de la santE! pour tous reflHant la politique et la strat~gie collectives tout en tenant compte de la situation nationale. 18. Votre responsabilitE! individuelle implique que vous @tes individuellement comptable envers la col1ectivit~ des Etats Membres de l' OMS.
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19. Votre responsabilit~ collective implique que vous ~tes comptables le" uns envers lea Butres de la sauvegarde des accords collectifs pour la sant~ pour tous.
20. Sous la direction et la conduite du Directeur g~n~ral et de. directeurs r~gionaux qui Ie repr~sentent dans leurs r~gions respective~J Ie Secr~tariat a pour tache de vous aider A assumer VDS responsabi lit~s individuelles et collectives. 11 a donc Ie devoir d'appeler l'attention de chaque gouvernement sur lea accords collectifs, de faire savoir A la collectivit~ des Etats Membres si ces accords sont respect~s et de rendre compte A cette collectivit~ de sa propre performance.
Nouvelles dispositions gestionnaires 21. Jl en viens maintenant aux dispositions pratiques concernant ce nouveau mode de gestion. Je commencerai par les dispositions prises dans les pays puisque clest lA qu'elles sont Ie plus importantes et que se posent aussi
lea plus 8~rieux probl~mes. Ce faisant, je me r~f~re en particulier, mais non exclusivement, aux pays faisant largement appel aux ressources de I'OMS. 22. Des m~c8nismes conjoints OMS/gouvernernents examineront vos politiques et str8t~gies de 8ant~ et aideront ~ ~valuer dans Quelle mesure elles sont compatibles avec la politique et la strat~gie collectives de la s8nt~ pour tous. 23. Ges examens conjoints permettront d' identifier les activith faisant appel aux ressourceS de l'OMS qui sont compatibles avec la politique collective.
possible l'utilisation des dont vous aurez besoio pour renforcer votre eapacit~ gestionnaire afin d '~laborer et d 'ex~cuter vos strat~gies et d'~difier votre infrastructure de sant~ ex~eutant vos programmes A I'aide d'une technologie adapt~e ~ vos conditions - tout eels confo~ment aux accords collecti fs conc Ius -A-I' OMS. Gec i implique naturellement qu'il ne peut y avoir de projet distinct de l'OMS dans Ie pays, mais seulement une participation de l'OMS aux aetivit~s nationales. ressources de l'OMS pour les activit~s
24.
Les
examens
conjoints
rendront
done
25.
Ces
examens
conjoints
permettront
incidemment
d I identifier
les
principales activit~s pour lesquelles il faut mobiliser des resSOurces nationales dans Ie secteur public et priv~ et faire appel ~ des ressources ext~rieures bilat~rales,
multilatt!rales, simultan~ment
volontaires.
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permettront
semblant se pr@ter A une
coop~ration
gouvernementales et les activit~s fructueuse avec d'autres pays. de rep~rer
non
26. Les examens conjoints OMS!gouvernements porteront BUSSl sur Is surveillance et l'~valuation de I'utilisation des ressources de I'OMS dans Ie pays~ Ce processus montrera si les res sources de 1 'OMS dans Ie pays servent effectivement A appuyer les activit~s de sant~ nationales n~cessaires pour mettre en oeuvre la strat~gie nationale de la sant~ pour taus, et facilitera une planification rationnelle de 1 'utilisation future des res sources ~ cette fin.
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274 Dans tous ces examens, Ie coordonnateur des programmes de i'OMS ou Ie fonctionnaire charge de 1a liaison dans Ie pays selon Ie cas agira au nom de llOMS, et veillera ~ ce que soient scrupuleusement res pee tees 1a politique et la strat~gie de la sante pour tous de l'Organisation.
28. Le Directeur r~gional facilitera la tache des m~canismes conjoints OMS/gol.t.vernements; i1 fournira notamment des directives sur La politique collective, et un appui technique, gestionnaire, administratif et financier. En I-absence de coordonnateur des programmes OMS au de fonctionnaire charg~ de la liaison dans Ie pays, il d~signera un membre du personnel du bureau regional de haut rang pour participer aux examens conjoints OMS/gouvernements. 29. Le Directeur r~gional, charge de veiller a l'application de la politique collective de I'OMS dans La Region, examinera avec les gouvernements La reponse du bureau r~gional a leurs besoins. A cette fin, il veillera ce que les personnels du Bureau r~gional consacrent toutes leurs energies II appuyer lea mecanismes conjoints OMS/gouvernements dans les pays et A repondre de maniere coherente et coordonnee au" besoins des pays qui auront et~ identifi~s par ces m~canismes. Les examens avec les gouvernements fourniront en outre i'occasion d'am~liorer la coop~ration.
a
Mise en oeuvre de nouvelles dispositions 30. Honorables representants, comme vous Ie voyez, il y a loin de ce cadre gestionnaire A la relation de dependance entre organisme d'assistance technique et beneficiaires. 11 implique une cooperation d~mocratique certes, mais definie par un ensemble de regles et qui n'a rien d' anarchique. Il vous incombera en tant que comite regional reunissant tous les pays de la Region de faire en sorte que le nouveau mode de gestion et les nouvelles dispositions gestionnaires soient effectivement introduits et appliqu~s dans votre Region. Je puis vous assurer qu'ils sont parfaitement conformes aux decisions prises A 1 I unanimite par 1 I Assemb 1f!e de 1a Sant~ lorsqu'elle a achevf! son examen de l'etude des structures de 1 'OMS eu egard a ses fonctions il y a trois ans et adopte la strategie mondiale de la sante pour tous voici deux ans. Pourtant, ces dispositions ne sont pas allees sans critique. On m'a dit que nous allions trop loin et trap vite, que certains membres du personnel ne seraient pas capables d'assumer les fonctions leur incombant et que certains gouvernements pourraient abuser de leurs responsabilites en ce qui concerne l'utilisation des ressources de l'OMS. 31. Eh bien, votre Directeur regional et moi-meme, ferons de notre mleux pour que taus les membres du personnel soient capables d I assumer leurs nouvelles responsabilites. En ce qui concerne Ie rythme de la mise en oeuvre, je suis convaincu que Ie nouveau mode de gestion peut @tre introduit sans aucun retard. Je me rends compte qu'il pourra ~tre necessaire de proceder par etapes pour introduire les dispositions pratiques, mais je vous demande instamment de vous rappeler que 1'an 2000 approche tous les jours. J'aimerais que vous beneficiez tous de ces dispositions 11. temps pour qu' elles vous aident a atteindre 1e but de 1a sant~ pour tous h la date dite. Et maintenant je dais vous aVDuer que rna conscience ne me laisse pas de repos et me rappelle A tout moment cette majorit~ sauffrante que recouvre 1a sante pour tous. L' application par eux-m~mes et par leur gouvernement des accords collectifs de 1'Organisation constitue leur meilleure protection. C' est pourquol. dans l'introduction
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dispo.itions, je devrai insi.ter pour que 1a monde qui s'efforcent d'employer les res sources de l'OMS a l'~dification de syst~mes de sant~ conformes aux politiques et strat~gies collectivement arr@tees et qui fournisseqt des informations pertinentes et ad~quates pour rendre compte a l' Organisation comme ils y sont tenus.
pro~re.siv'" des nouvelle. priorit~ aille aux pays du
32. G'est le fait que les pays doivent se rendre mutuellement des comptes au Gomit~ r~gional et a l'Assemb1~e mondiale de la Sant~ qui aidera a pr~venir les abus. C'e.t le fait que votre Directeur r~gional doive rendre des comptes a l' Organisation qui I' obligera a vous faire et il. me faire rapport impartialement sur les progr~s et sur les probl~mes; et c'est parce que je dois rendre des compte. a tous leg Etats Membres que je devrai tenir le Conseil et l'Assembl~e parfaitement inform~s pour assurer l'utilisation optima1e des ressources limit~es de l'OMS il. travers toute l'Organisation, partoul et 1l tous les niveaux. G'est la seule mani~re de maintenir la pression n~cessaire pour utiliser l'OMS de la mani~re appropri~e et aider 1l ce que la sant~ pour tous d'ici l'an 2000 devienne r~alit~. 33. Monsieur Ie Pr~sident, Excellences, honorables repr~sentants, vous avez clairement montr~ que vous ~tiez des champions du sprint pour la sant~ et que vous vous ~tiez pr~pares soigneusement A 1a longue course. Mais i1 ne suffit pas d'l!tre bien prepares au marathon qui nous attend. Nous devons avoir le courage et la d~termination de tirer Ie parti maximum de cette formation. Alors, aous ach~verons, j'en Buis sac, 1a course ~ temps, bout de souffle peut-@tre, mais triomphants.
a
Merci.
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