Bureau regional de l'OMS pour la Medlterran♦ee orientale 1963- 64 ORGANISATION MONDIALE DE LA SAN'I'E BUREAU REGIONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE RAPPORI' ANNUEL DU DIRECTEUR REGIONAL A LA Q,UATORZIEME SESSION DU COMITE REGIONAL ler juillet 1963 - 30 juin 1964 EM/RC14/2 TABLE DES MATIERES EM/RC14/2 page i INTRQD(JCTION 1 I APERCU GENERAL Ca.'IITE REGIONAL, 13e SESSION 14 II SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES 1. ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE Enseignement medical, assistance aux institutions d 1 enseignement et activites de formation profes- sionnelle collective •••••••••••••• Formation professionnelle d 1un personnel auxiliaire. fr9gramme de bourses d 1etudes •••••••••••• 2. ERADICATION DU PALUDISME Etat d 1avancement des activites visant a 1 1 eradication 16 20 23 du paludisme • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 28 Programmes, activites relatives a la planification et a l'evaluation. . • . . • • • . • . • • • . • • • • • 31 Centres de formation professionnelle et bourses d I etudes • • • • • • • • • • • • • Recrutement de personnel et financement ..••• Problemes techniques et travaux de recherche •• Acti_vites coordonnatr1ces. • • • • Perspectives d'avenir •••••••••••• 3. MALADIES TRANSMISSIBLES Tuberculose ••••• Lepre. . . . . . . . . . . Maladies veneriennes • • • ••• . . . . Sante publique veterinaire • • •••••••• Maladies a virus et rickettsioses (Variole - Fievre jaune - Rougeole - Ophtalmies transmissibles - Typhus) . . . . • . . . • . . . . . . . . . • Maladies bacteriennes (Cholera - Infections intestinales) ••••••••••• Maladies parasitaires (Bilharziose - Onchocercose). 32 33 35 36 37 40 42 43 43 44 51 53 EM/RC14/2 page ii III 4. SERVICES DE SANTE PUBLIQUE Administration de la sante publique (Developpement corrnnunautaire - Hygiene rurale). • • ••••. Laboratoires de sante publique •••••••••••••• Soins infirmiers •••••.••• Education sanitaire ••••••• Hygiene maternelle et infantile •• Pharmacies et magasins medicaux •• Statistiques demographiques et sanitaires. 5, PROTECTION ET PROMOTION DE LA SANTE Lutte anticancereuse • 6. Nutrition •••••..•• Medecine du travail. • • . • • • . ••• Readaptation medicale et physiotherapie ••.•••• Hygiene et medecine des radiations • Genetique humaine ••••••••••••••• HYGIENE DU MILIEU ET APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU. INFORMATION ••• . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IV ADMINISTRATION ET FINANCES Generalites •... Personnel •••••••• Budget et finances. , • • • • • • Fournitures et articles medicaux. ANNEXES I Projets par pays 60 65 68 73 76 80 82 85 87, 89 90 91 92 103 103 106 108 II Accords copclus entr~ le ler juillet 1963 et 1~ 15 juin 1964 I N T R O D U C T I O N I N T R O D U C T I O N Le mois de juillet 1964 marque le quinzieme anniversaire de la creation du Bureau regional de 1 10MS pour la Mediterranee orientale. Bien qu 1un apergu general de nos activites au cours des douze derniers mois soit donne dans le corps du present rapport, j 1estime opportun, dans cette introduction, de jeter un rapide coup d'oeil sur les faits survenus durant les quinze dernieres annees, ainsi que sur l'evolution de notre programme, dans la mesure ou 11 est permis d 1 en prevoir la future orientation. Aux douze Pays Membres dont 1 1association, en juillet 1949, a permis de constituer la Region de la Mediterranee orientale de 1 10MS, se sont joints, depuis lors, huit autres pays, portant ainsi a vingt le chif- fre des rnernbres composant cette Regi on d8 1 1 0MS ; y compris un membre associe, Katar, qui a adhere a 1 10rganisation en mars 1964. Je voudrais sai~ir cette occasion pour souhaiter cordialement la bienvenue a 1 1Etat de Katar, en qui je salue un membre associe de l'OMS. * Plus de 580 projets sanitaires1 , comportant 1 1application des methodes modernes de recherche et de contr8le, ont ete entrepris dans des avant-postes isoles aussi bien que dans des agglomerations urbaines, forte- ment peuplees, de cette Region. Plus de cent projets sont maintenant en cours et autant sont en vole d 1 elaboration; ils embrassent une vaste gamme d 1activites relatives a la sante publique, allant de la lutte entamee contre les maladiP.s transmissibles, des leur premiere manifestation, a des etudes inedites ayant pour objet les problemes qui se font nouvellement jour dans cette Region, tels que les maladies professionnelles, les dangers des radiations, les perturbations affectant la sante ou la structure sociale, dues au passage du regime tribal a la sedentarite. 1 Projets nationaux et interpays EM/RC14/2 page 2 Un autre aspect favorable de 1 1 oeuvre deja accomplie par 1 10MS dans cette Region - dont la configuration geographique complexe reclame une etroite cooperation entre les services nationaux de sante - est le nombre croissant de projets interpays, qui ant plus que double au cours de ces cinq dernieres annees; ces projets constituent un excellent moyen d 1echange d 1 experiences sur des problemes sanitaires com~uns, et de coordi- nation effective d 1activites, entre les pays. De meme, les projets inter- regionaux, qui sont, pour la plupart, d 1un caractere educatif, ant presque quadruple en 1 1espace de cinq ans. Dans le but de faire face a des obligations qui s 1amplifient rapidement, 1 1CMS a pratiquement double dans cette Region, au cours de cette derniere decennie, les pastes du Bureau regional et ceux des opera- tions exterieures, dont le total atteint maintenant le chiffre de 380. Les travailleurs operant sur le terrain ccimprennent 92 medecins et specia- listes, 51 infirmieres, 38 ingenieurs sanitaires et techniciens de 1 1 as- sainissement, et 15 techniciens de laboratoire et techniciens des appareils d d . 1 . 1 e ra io ogie • La confiance toujours plus grande placee en 1 1 0MS parses Etats Membres, et l'expansion prise par le programme de 1 10rganisation trouvent, . , par ailleurs, leur expression dans le budget annuel ordinaire qui, pour 1 1ensemble de 1 10rganisation mondiale de la Sante,s'eleve a plus de $EU 34 000 000 en 1964 centre $EU 8 000 000 en 1950 - la portion revenant a cette Region dans le budget de chacun de ces deux exercices etant, res- pectivement, de $EU 3 300 000 et $EU 500 000. * On peut, de toute evidence, noter dans cette Region un elan impres- sionnant donne aux realisations des divers gouvernements, dans les domaines de la medecine et de la sante publique; de plus, un relevement incontestable 1 Selan les registres du personnel relevant du Bureau regional de 1 1 0MS pour la Mediterranee orientale, en juin 1964 EM/RC14/2 page 3 du niveau sanitaire a ete enregistre au cours de ces quinze dernieres annees, parallelement a un declin marque des maladies. Les f ameuses routes des caravanes, le long desquelles de terribles pandemies harcelaient j adis les marchands, les pelerins et les croises, sont maintenant remplacees pa r des lignes aeriennes qui mettent la science medi- cale a la portee des regions les plus lointaines. Le personnel du Bureau regional de 1 10MS et les experts-consultants a court terme, engages pour des missions determinees, pa rcourent, chaque annee, dans leurs peregrinations a destination et a 1 1 interieur des pays de cette Region, un itineraire qui correspond a dix fois le tour du monde, - si l'on s 1en rapporte aux donnees fournies sur leurs deplacements au cours de cette derniere decennie. * Parmi les evenements importants qui ont marque ces quinze dernie- res annees, il convient de mentionner la mise en oeuvre, par uncertain nombre de pays, de plans sanitaires nationaux a long terme - la plupart d 1une duree de cinq ans, et etroitement coordonnes avec les plans generaux de developpement socio-economiques, prevus pour les services communautaires de base. Ces plans a l ongue portee, qui comportent des degres de priorite judicieusement calcules, sont deja en cours d 1execution dans dix pays de la Region, alors que des plans analogues sont en voie d 1 elaboration dans deux autres pays. Tout en tra9ant l e s plans de leur methodique developpement econo- mique et social, les pays de la Mediterranee orientale sont de plus en plus conscients du f a it que 1 1 action sanitaire remportera ses succes les plus eclatants lorsque les programmes prevus dans le domaine de la sante seront coordonnes avec le developpement progressif des autres domaines. L' expe- rience acquise nous permet, d 1 ores et deja, de discerner les meilleurs moyens par lesquels 1 10MS pourrait contribuer a cette planification a longue echeance: elle le pourrait surtout en aidant les Conseils nationaux de Developpement dans la determination des besoins prioritaires; · ou en EM/RC14/2 page 4 procurant aux pays des possibilites de formation professionnelle speciali- see, portant sur les elements fondamentaux de la planification. On ne saurait trap souligner 1 1 importance qu 1 il y aurait a disposer de donnees statistiques adequates et valables; aussi, le renforcement des services nationaux de statistiques demographiques et sanitaires se poursuit-il en consequence. En tete des besoins prioritaires couverts par les plans actuels a longue echeance se place la recherche de moyens appropries et efficaces permettant aux services ruraux de sante d 1assimiler progressivement les prograrrnnes de lutte contre certaines maladies transmissibles determinees, au fur et a mesure que ces prograrrmes se rapprocheront de leur but. Le principe de l'integration de certaines activites, telles que 1 1eradication du paludisme ou la lutte contre la tuberculose, dans les activites courantes du dornaine de la sante publique, gagne constamment du terrain dans cette Region. Alors que le principe de la planification sanitaire a longue echeance se propage rapidement, la sante publique, dans plusieurs pays de la Region, absorbe une portion toujours croissante de la totalite du budget national, - tendance dont il ya lieu de se feliciter. * Au cours de ces dernieres annees, le pelerinage de la Mecque, qui est probablement le rassemblement annuel le plus important du monde, a ete maintenu a 1 1abri des maladies quarantenaires, malgre le rapide accrois- sement du nombre de pelerins; on peut egalement voir dans ce fait une autre heureuse consequence de 1 1amelioration des conditions sanitaires et quarantenaires, aussi bien sur les lieux memes du pelerinage qu 1a 1 1 etranger. Les problemes recerrnnent abordes avec 1 1assistance consultative de 1 1 0MS comprennent 1 1etude des methodes propres a assurer la conservation des pro- duits de 1 1abattage en masse des animaux de sacrifice, ainsi que les proble- mes suscites par les radiations solaires et les maladies dues a la chaleur. * EM/RC14/2 page 5 De graves fleaux naturels, notamment des seismes, des cyclones et des inondations, ont eprouve divers pays de la Region, necessitant une assistance urgente de 1 10MS. Le transport par voie aerienne, a destina- tion de la Somalie, affligee, en 1961, par une inondation, d 1un personnel technique et de medicaments d 1une valeur d 1un million de dollars, provenant de dix pays, a mis une fois de plus en lumiere la capacite de 1 10MS de col- laborer rapidement avec les societes de la Croix-Rouge, en mobilisant et en coordonnant 1 1 assistance internationale dans des conditions exceptionnelles d 1urgence. L 10MS a egalement donne la preuve de cette capacite, au debut de 1958, quand 2 000 000 de doses de vaccin antivariolique lyophilise, ont ete expediees a la h~te au Pakistan pour enrayer la plus grave epidemie de variole jamais signalee dans ce pays (plus de 10 000 deces en quatre mois). Dix ans auparavant, en 1947, 1 10MS, alors seulement "Commission interimaire", avait activement contribue a etouffer dans 1 1 oeuf une mortelle epidernie de cholera survenue en Egypte. Les 20 000 000 de doses de vaccin anti- cholerique expediees par avion au Caire et a Alexandrie, par un "pont sani- taire aerien" entre, depuis, dans 1 1histoire medicale, ont pu etre utilisees en 1 1 espace de quelques semaines - autre mesure d 1urgence digne d'etre rappelee ici. * Un rang hautement prioritaire a ete accorde, au cours de ces quinze dernieres annees, a la formation d 1un personnel medical et paramedical - chapitre qui, dans le budget regional de 1964, figure pour un chiffre equiva- lant a peu pres au triple de ce qu 1 il etait en 1951. Une revue des annees passees indique que, sur 580 projets patronnes par 1 1CMS en cette Region, 222 avaient principalement pour but 1 1enseignement et la formation profes- sionnelle. Notre programme en ce domaine se developpe progressivement, et 1 1 on peut constater une t endance a 1 1 augmentation de la portion du budget regional consacree aux pro jets educatifs. EM/RC14/2 page 6 L'assistance dont beneficie 1 1 enseignement de la medecine constitue un aspect important de nos activites. Cette assistance est, soit directe, soit indirecte; dans le premier cas, elle s 1adresse a des ecoles ou des instituts determines de medecine; dans le second, elle revet la forme de reunions scientifiques interpays, organisees dans la Region. Le nombre des ecoles de medecine, qui etait de douze en 1949, s'eleve maintenant a 33, alors que les effectifs en medecins, qui, sur de vastes eterrlues, demeurent encore d 1une insuffisance alarmante, se sont accrus dans une proportion de 50 a 100 pour cent en 1 1espace de cinq ans. Neanmoins, en depit de 1 1 intensification des efforts deployes pour remedier a la penurie aigu~ de medecins dans cette Region, le probleme est loin d'etre resolu. Le rapport population/medecin qui oscille de 1 000 a 10 000 habitants par medecin dans des pays groupant les deux tiers de la population de cette Region, depasse nettement dans certains autres le chiffre de 50 000 habitants par medecin. Les mesures prises pour faire face a: la penurie d I infirmieres diplomees (dont le rapport est approximativernent de 1 pour 3 000 habitants) ant consiste, entre autres, a creer, au cours de ces quinze dernieres annees, 73 ecoles sur les 82 etablissements qui assurent, a 1 1heure actuelle, dans cette Region, la formation d 1 infirmieres diplomees. Une action importante, visant a relever le niveau de 1 1 enseignement infirmier, a ete 1 1 etablissement, en 1955, de 1 1Institut superieur de Soins infirmiers, a Alexandrie, qui a deja forme .92 infirmieres d 1 un niveau superieur, detenant actuellement des pastes de responsabilite dans les services crees en vertu des programmes de soins infirmiers prevus pour l a Region. De nombreux auxiliaires sanitaires sont deja sortis des centres de formation professionnelle fonctionnant dans cette Region sous les auspi- ces de 1 10MS. Depuis que 1 1 importance de cette categorie intermediaire de travailleurs, en tant que "main droite" des medecins ou leurs remplagants provisoires, est mieux reconnue~ un interet plus grand leur est temoigne dans les pays qui, jusqu 1ici, ne sont pas en mesure de s 1assurer les s ervices EM/RC14/2 page 7 d 1un personnel qualifie suffisamment nombreux , possedant une formation complete. Le College de Gondar, en Ethiopie, qui beneficie de l'assis- tance de 1 10MS et est une consequence directe de cette notion d 1urgence dans la formation du person..~el, a deja forme 361 auxiliaires, affectes actuellement a 70 centres de sante et mis au service de plus de 2 000 000 de personnes. * Le programme de bourses d'etudes de 1 1 0MS n'a pas cesse d'etre une importante caracteristique des activi tes de 1 10rganisation dans cette Region. Il est incontestable qu 1 il a eu et continue a avoir une reelle influence sur les services de sante des pays de la Region . Depuis 1949, pres de 2 500 bourses ont ete octroyees a des etu- diants de la Region, pour des etudes medicales et paramedicales. Le nombre de bourses octroyees en 1963 a atteint l e decuple de ce qu 1il etait en 1949, et le total des attributions de bourses, au cours des cinq dernieres annees, accuse une augmentation de 75% par rapport aux chiffres afferents aux cinq annees precedentes. Cette courbe ascendante reflete 1 1 interet croissant des gouvernements envers une forme d 1assistance de plus en plus recherchee dans le but de doter les services de sante du personnel dont ils ant besoin. On comprend qu 1un programme d 1une telle ampleur doive faire 1 1 objet d 1 evaluations constantes, en vue des ameliorations propres a en augmenter 1 1efficac ite. Des etudes et des evaluations regulieres ont ete effectuees, et je suis heurelLx de dire qu'un progres et une amelioration sensibles ont ete realises. Si l'on considere les resultats effectivement obtenus des bourses d 1 etudes octroyees par 1 1 0MS, on constatera que les elements formes au cours de ces quinze dernieres annees, dans le domaine medical, comprenaient, entre autres, 28 medecins, 244 administrateurs de la sante publique, 160 infirmieres et sages-femmes, 122 techniciens de l'assainissement, 98 techniciens de la sante mentale, 60 educateurs sanitaires, 129 statisticiens auxiliaires. EM/RC14/2 page 8 Une etude effectuee sur une fraction representative d 1 ex-boursiers, pour determiner la mesure daris laquelle leurs services ont ete utilises apres achevement de leurs etudes, a etabli que la plupart d 1 entre eux (94%) travaillaicnt dans le domaine en vue duquel ils avaient ete formes. Environ 11% d 1 entre eu.x suivaient un enseignement general superieur, alors que 19% avaient beneficie de bourses accordees par leur gouvernement, pour suivre des cours avances dans leur propre domaine d 1 etudes. Il ressort claire- ment de ces chiffres que notre programme commun d 1 enseignement et de forma- tion professionnelle peut s'averer profitable a tres breve echeance. Une autre caracteristique, non mains significative, est le nombre croissant de bourses accordees pour des etudes a entreprendre dans la Regi on "' meme. Ceci est 1 1aboutissement des efforts deployes par les pays de la Region pour organiser et ameliorer leurs propres moyens d 1enseignement, tout en facilitant a leur personnel sanitaire les moyens d 1acquerir s a f or- mation professionnelle dans une ambiance qui le rapproche davantage de la collectivite qu 1 il est appele a servir; c 1est ainsi que les bourses d 1etu- des intraregionales representent une proportion constamment croissante du nombre total d'attributions de bourses, durant les trois dernieres perio- des quinquennales (respectivement 23,8%, 28,2% et 37 ,4%). * Alors que les operations de vaste envergure destinees. au contr6le des maladies continuent a absorber plus des 40% du budget regional de 1 1 0MS, les activi,tes dirigees contre les fleaux modernes, tels que les risques des r adiations, les maladies industrielles Gt professionnelles, l e cancer et les troubles de degenerescence, se voient attribuer une part grandissante dans le budget; on peut voir la un phenomene digne d'etre releve, dans une region soumise a une evolution sociale radicale, qui met sans cesse 1 10MS aux prises avec de nouveaux problemes. L'eradication du paludisme continue a beneficier d 1un rang haute- ment priori taire, car, dans une region :-,ussi durement eprouvee que celle-ci, il s 1agit de deployer un effort limite dans le temps mais ayant une portee etendue. EM/RC14/2 page 9 La campagne menee contre le paludisme, qui mobilise un effectif de 34 000 travailleurs et 167 experts, a realise des gains appreciables depuis la resolution historique prise par 1 1 Assemblee mondiale de la Sante,reunie en 1955,en faveur de la mise en oeuvre de programmes d 1 eradication du palu- disme. Depuis lors, ce mouvement a permis de proteger, grace a des aspersions massives dans les rnaisons ,. au-dela de 30 000 000 d 1 i ndividus de plus , por- tant le nombre de personnes protegees a 45 500 000 sur les 170 000 000 exposees au risque dans cette Region. De plus, des operations de pulverisation dans cinq pays de la Region ont pratiquement abouti a 1 1 arret de la transmission du paludisme et ont reussi a debarrasser cette Region de la maladie. Depuis 1 1epoque des efforts individuels et disperses de lutte contre le fleau, qui se plagait au debut de la decennie 1950-1960,jusqu'a 1 1action mieux concertee, recemment menee en vue de 1 1eradication, les operations ont reussi a transformer l'hyper-endemicite du paludisme en hypo-endemicite, en eliminant la plupart des foyers residuels dans les zones protegees. Des avantages substantiels, quoique plus epa rpilles , unt etc remportes sur la variole , depuis que 1 1Assemblee mondiale de la Sante de 1959 a declare que le but a poursuivre doit etre 1 1eradication de cette maladie. Le nombre de cas notifies dans la Region a ete 1 1an dernier le plus bas qui ait ete enregistre en vingt ans. Dans cette Region sub- tropicale, il est largement fait usage du vaccin lyophilise, stable sous les temperatures chaudes, qui est deja produit par treize pays de cette Region. Le Pakistan Oriental, secteur durement eprouve et constituent un foyer d'endemicite, a entrepris sa plus vaste campagne de lutte, au cours de laquelle pres de 28 000 000 d 1 individus, representant plus de la moitie de sa population, ont ete vaccines. Les perspectives se sont egalement ameliorees dans le domaine de la lutte contre la tuberculose, grace a l'introduction de nouveaux medi- caments et du vaccin lyophilise au BCG. Les progres accomplis au cours EM/RC14/2 page 10 des quinze dernieres annees comprennent de vastes campagnes de vaccination, lancees avec l'assistance de 1 1 0MS et du FISE dans neuf pays (65 000 000 d 1 individus soumis au test tuberculihique et plus de 30 000 000 vaccines). Des progres d'ordre experimental constants, enregistrant une courbe ascendante de succes, ant ete signales au sujet des pro jets de l utte contre la bilharziose; toutefois, en ce domaine, les previsions sont toujours quelque peu assombries du fait qu 1 on ne dispose pas enc ore d'une methode pleinement efficace de lutte contre les mollusques, que ce vieux flea u risque de se propager dans les regions nouvellement irriguees, et que le nombre des victimes de la maladie s'eleve, dans 1 1 ensemble, a 20 000 000. Gra'.ce a l 1 amelioration des conditions d 1 hygiene et au traitement aux antibiotiques, le taux de frequence du trachome est t ombe avec une rapidite impressionnante, de 90% a 40%, en 1 1 espace de quelques annees, dans plusieurs zones naguere fortement infectees. Neanmoins, cette ophtal- mie continue a prelever dans la Region un tribut de plus de 30 000 000 de victimes, dont 2 000 000 d 1 aveugles. Bien en tete de l a "liste des victimes", se detachent nettement, dans cette Regi on, les infections intestinales, comprenant les affecti ons diarrheiques, largement repandues, qui, dans le groupe d 1 a'.ge de O a 4 ans, representent la plus forte cause de mortalite. Les mesures recentes prises par 1 1 0MS pour f a ire face ace probleme comprennent des recherches sur le terrain, entreprises dans quatre pays de la Mediterranee ori~ntale par 1 1Equipe consultative pour les Affections diarrheiques. Selan l'opinion des experts, plus de 50% des maladies diarrheiques, auxquelles sont impu- tables plus de la moitie des deces infantiles, pourraient etre prevenues, si les collectivites exposees au risque de contamination etaient approvi- sionnees en eau saine. Grace a 1 1 ame l ioration de 1 1hygiene du milieu, 1 1 epoque redoutable ou un quart de toute la population enfantine mourait au cours de la premiere annee est pratiquement revalue, mais, dans la plupart des pays de la Region,les taux de mortalite infantile sont tou.jours nettement superieurs a 100 pour l 000 EM/RC14/2 page 11 naissances. Aussi, une sollicitude toujours plus grande est-elle accordee aux enfants, se manifestant, notamment, s ous forme de pro jets d 1HMI, dont 43 ont deja ete patronnes par 1 1 0MS dans 15 pays. Cependant, on estime qu 1un tiers des enfants meurent encore avant 1 1age de cinq ans, surtout en raison d 1une alimentation mediocre et d 1une hygiene defectueuse. A cet egard, de grands espoirs sont fondes sur l e s profondes repercussions qu 1est appelee a avoir 1 1 education sanitaire, dont 1 1 importance est maintenant de plus en plus reconnue dans cette Region, ou treize pays ont deja etabli des divisions centrales d 1 education sanitaire. Quelque 70 educateurs sanitaires pleinement qualifies, dont la plupart ont acquis leur formation au cours de ces quinz e dernieres annees, occupent des pastes d 1 importance majeure dans de tels services. On attend egalement beaucoup des instruments employes comme moyens de communication avec le public, comprenant des millions d 1 appareils de radio et de television, et plus de 250 quotidiens et periodiques qui temoignent un interet croissant aux questions d 1ordre sanitaire. * Un autre processus reconfortant, malgre la leuteur de son rythme, ou les progres contrastent avec les lacunes, se deroule dans le domaine de 1 1approvisionnement public en eau, dont l e s possibilites, pa r rapport a l a sante _publique, sont pleinement reconnues par les gouvernements de l a Region. Neanmoins, on se trouve ici en presence d 1une question tres complexe, aux consequences financieres considerables. Une aide eventuelle de l a part des instituti ons speci alisees des Nat i ons Unies, telles qu0 l e FI SE , l e Fonds specia l des Nations Unies, 1 1IDA (Association internationale de Developpement, filiale de la Banque mondiale), ou de la part d 10rganisations bilaterales, doit s 1averer utile pour une elaboration et une execution appropriees des projets d 1 approvisionnement public en eau. Le Bureau regional est dispose, s 1 il en est requis, a aider les gouvernements dans tousles secteurs de cet important domaine~ notamment, en vue de la preparation d 1un plan bien congu. Bien que EM/RC14/2 page 12 des progres constants aient ete realises, ces dernieres annees, dans 1 1 ins- tallati on des prises d 1eau publiques, qui, sur de vastes etendues, sont maintenant mises a la portee de plus des 80% de la population, il n 1 en demeure pas moins que le d~veloppement donne aux systemes d 1adduction d'eau a domicile est encore largement depasse par le rythme d 1 accroissement de la population: ainsi, plus des 87% des habitants de cette Region se trouvent prives de tels reseaux d 1 adduction d 1 eau. Les discussions techniques qui se sont deroulees a la XVIIe Assemblee mondiale de la Sante, et dont le theme etait "L'Influence des Prograrrrnes d 1Approvisionnement public en Eau sur la Sante et le Progres social" contribueront largement a stimuler les gouvernements et d 1 autres autorites a ameliorer leurs systemes d 1 adduction d 1 eau. Ces discussions ont mis en evidence bien des faits capitaux concernant 1 1utilite de systemes appropries d 1approvisionnement public en eau. Elles n' en ant pa_s seulement souligne 1 1 importance, par rapport a la sante, mais elles ont aussi fait clairement ressortir que de telles installations sont d 1un grand avantage economique. Les participants des divers pays qui ant pris part aces discussions ont tous ete d'avis que le role directeur assume par 1 1 0MS pour encourager 1 1installation, a travers le monde, de systemes d 1 approvisionnement public en eau a ete et est toujours d 1une importance considerable. * Ce bref aperQu de nos activites indique qu 1 au fur et a mesure que la plupart des maladies infectieuses sont combattues avec une ardeur soutenue, de nouveaux dangers se profilent a 1 1horizon, requerant une plus grande vigilance, particulierement, des recherches dans de nouveaux domaines. Comparees au programme applique il ya dix OU quinze ans, et qu i etait surtout oriente vers le controle des maladies transmissibles, les activites actuellement exercees dans la Region refletent deja incontestablement les notables transformations et 1 1 evolution constatees dans la structure econo- mique et sociale de la plupart des Etats Membres. Cette tendance de notre programme se fera de plus en plus evidente au cours des annees a venir. Au moment de terminer ce rapport, nous avo ns ete douloureu - se ment frappes pa r l'annonce du deces du Dr Aly Tewfik Sh ousha, mon predecesseur, et le premi e r Directeur du Bureau regional de la Med iterranee crientale. Depuis la creation de ce Bureau, et pen dant pres de dix ans, le Dr A. T. Sh ousha a dir ige avec une grand e competence l'action de !'O rg anisation mo nd iale de la Sance dan s cette Region . En lui je perds , non seulement un guide em inent et un collegue hautement estime, ma is au ssi un grand et excellent ami. EM/RC14/2 page 13 La rapidite de 1 1 industrialisation, 1 1 installation des tribus nomades et la mise en culture de territoires autrefois abandonnes creeront necessai- rement de nouveaux problemes OU la sante jouera un role preponderant. Les progres et 1 1 evolution rapides auxquels nous assistons dans tousles domaines, notamment, dans celui de la sante, exigeront pour notre Region de demain des cadres plus etendus de techniciens, de specialistes et de chercheurs. Cet aspect du developpement national et de la planification sanitaire merite de beneficier d 1un rang hautement prioritaire. Je suis convaincu que, grace a 1 1 etroite collaboration qui existe entre les gouvernements de la Region et 1 10rganisation mondiale de la Sante, nos efforts conjugues nous permettront de faire face a la tache qui nous attend. A P E R C U G E N E R A L EM/RC14/2 page 11+ I COMITE REGIONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTAIE TREIZIEME SESSION 1. Le Sous-Comite A du Comite regional s'est reuni au Bureau regional a Alexandrie, du 20 au 23 aout 1963, et le Sous-Comite B, a Geneve, du 28 au 29 aout 1963. 2. Les principaux poi nts souleves, apropos du Rapport annuel du Directeur regional, ont ete les suivants : continuation du programme d 1 era- dication du paludisme, probleme de son financement a long terme et politi- que du FISE a cet egard; coordination entre pays voisins, dans la Region, pour mener la lutte contre les maladies transmissibles; amelioration des normes sanitaires, notamment dans les zones rurales, sous le rapport des conditions du milieu et de l'approvisionnement en eau potable saine; priorite aux moyens d 1enseignement et de formation professionnelle, plus particulierement, ceux qui sont destines au personnel auxiliaire; etablis- sement de nouvelles ecoles de medecine et revision des programmes en vigueur dans les ecoles existantes; necessite d 1 etablir une planification sanitaire scientifique, basee sur des donnees exactes, et de veiller ace que les ministeres de la sante soient representes d 1une maniere adequate au sein des conseils nationaux de developpement; importance du developpement des tra- vaux de recherche dans la Region. 3. Le Projet de Programme et de Budget pour 1965, etabli pour $EU 3 673 000, provenant du budget ordinaire de l'OMS, a ete examine et approuve en vue de sa transmission au Directeur general. I1 a ete note avec satisfaction qu 1une heureuse harmonie a ete maintenue entre les rubri- ques principales du budget et le renforcement des services de lutte contre les maladies transmissibles, 1 1administration de la sante publique, 1 1ensei- gnement et la formation professionnelle. 4. Les questions techniques figurant a 1 1ordre du jour s 1 intitulaient: programmes d'eradication du paludisme dans la Region de la Mediterranee orientale; quelques faits nouveaux dans le domaine de la bilharziose; EM/RC14/2 page 15 enseignement de la pediatrie dans le programme des etudes medicales; la genetique humaine dans le domaine de la sante publique; l 1eau potable, pour assurer a la population de meilleures conditions d 1existence. 5. "L 1Administration hospitaliere" a constitue le theme des discus- sions techniques~ · Les deux Sous-Comites ont choisi "les diarrhees infanti- les" et "l'hygiene scolaire", pour theme de leurs discussions techniques, en 1964 et 1965, respectivement. BM/RC14/2 page 16 II SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES 1. ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELIE ENSEIGNEMENT MEDICAL, ASSISTANCE AUX INSTITUTIONS D1ENSEIGNEMENT ET ACTIVITES DE FORMATION PROFESSIONNELLE COLLECTIVE l 6. Dans cette Region,les gouvernements sont, dans une large mesure, preoccupes par 1 1 insuffisance des effectifs disponibles en medecins quali- fies. Parrni eux, le Pakistan, 1 1 Iran, le Liban et la Republique Arabe Unie, possedaient deja, chacun, il y a pres d 1un siecle,. sa propre fac u:·-~i de medecine. D1autres pays, 1 1Irak, le Soudan et la Republique Ar abe Syrienne les ont suivis dans cette voie, il ya une quarantaine d 1 annees . Cependant, sur les trente-trois ecoles de medecine existent actuellement dans la Region, vingt-six n 1 ont ete creees que durant ces vingt dernieres annees, et 1 1 on remarquera, ace propos, que les realisations recentes, e~ ce domaine, ant ete le fruit des efforts et de 1 1i:nitiative des pays interes- ses eux-memes, qui ne faisaient, ainsi, que repondre aux exigences d 1une imperieuse necessite. 7. Malgre l'importance des progres realises, on a, depuis que lque temps, le sentiment de plus en plus net - non seulement dans cette Region, mais partout ailleurs dans le mondc - que ce n 1est pas uniquement le nor.bre de medecins qui, dans l'avenir, permettra de satisfaire aux besoins chargeants et toujours croissants de la societe, mais que c'est la valeur du futur medecin qui, en derniere analyse, determinera les types de services sanlta i- res et medicaux a assurer aux individus et aux collectivites. La reorienta- tion du programme des etudes medicales est constamment sous examen, et , a cet egard, l'on fait valoir le fait que, lorsqu 1 il s 1agit des methodes d 1en- seignement, des matieres du programme, de 1 1 integration de ces matieres, la recherche et 1 1experimentation sont indispensables, si 1 1 on veut que le type 1 Vair Document EM/RC14/6 TREIZIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L'OMS ( SOUS-CO MITE A) ; Un groupe de Repr·esent3nts it la Session 1963 du Sous-Comite A du Comite regiona l de l'OMS, a Alexandri e. La Treizieme Session a ece inauguree par le Dr. Mohamed El Nabawy El Mohan- des , Ministre de !'Hygi ene de la Re publ iqu e Arabe Unie. Quinze Gouver nements, les N a- tions Unies, plusieurs d e leu rs institutions specialisees, la Ligue Arabe et diverses organisations non-gouvernemental es, etaient represen t es a la Session du Sou s- Comi te A du Co mite regional d e l'OMS pour la Mediterranee or ienta le,qui ~• e st tenue a Alex- andrie, du 20 au 23 aoOt 1963. Le Dr M. K. Afr id i, Consul ta nt ho nora ire pour le Pal ud ism e au Mini stere de !' Hy- gie ne, du Travai l et des Affaires soc iales (Pakistan ), e t President de la XY lleme Assemblee mondiale de la Sante, prononce un ~ al locution apres avoir re<; u la Medai lle et le Pr ix de la Fond at ion Darling pour sa con tribution au co ntrole et a l'erad1- ca t ion d u paludism e, au cours des trente der ni eres ann ees. Les delegues de dive rs pays de la Medi- terranee or ie ntale s'e ntretenanc au cours d'une suspens ion de seance , a la XY llem e Assembl ee mondiale de la Sance, ten ue ~, Gen eve en mars dern ier. Un C gra ph par I' bre I' et de pays de la Mediterran ee oriencale com- posaient le Groupe d'Etude sur l'Ensei- gnement medical, convoque a Alexandrie du 16 au 18 decembre 1963. 11~. I les Statistiques demo- nitaires a ete convoque nas, du 19 au 27 Octo- pait des admin istrateurs ns sanitaires de 14 pays. Redigeant le rapport du Groupe d'Etud e sur l'Enseignement medi cal (de gauche a droite): le Dr. Moftdi, Doyen de la Faculte de Medecine postuniversita ire, Te he ran; le Dr.A.Eberwein , Enseignem ent etForma- Un Colloque interregional sur les As- pects sanitaires de !'Industrialisation a arf"'IIH\P ~ n~("("' ;'.l rh1 h ::!ill lh nf"\V PmhrP . - ·----- --~-_......:...J tion professionne lle (EMRO) ; le Dr. M. Z iai, Professeur de pediatrie a l'Un i- versite Pahlavi, Chi raz; le Dr. M.K . Afrid i, Consultant de !'OMS, ex Vice- Chancelier de l'Universite de Peshawar. 1963 , des administraceurs de sante publi- que originaires de vingt-six pays. Ces instantanes mon trent un des sei;:e boursiers somalis de l'OMS qui po ursuivent actuellement leurs etudes de medecine en ltalie . ENSEIGNEMENT MEDICAL Servi ce de nu it : les travau x prat iq ues a la Po lycl in iq L'e de Rom e absor- be nt une portion notabl e du tem ps des etudiants de sixiem e annee . Et la pediatri e figure en bonn e pl ace dans le programme d'etud es. Studie use sol itude du futu r medecin : Moham ed Al i Nu r, bou rsier somali de l'OMS , e n six ie me annee de medecine a l' Unive rsite de Ro me. Instan ts de detente dans les ru es de Rom e. Mohamed Ali N ur et ses cama rades d'etudes discuten t d 'un cas cl inique avec le ur professeur. Travaux pratiqu es it la Po lyc liniqu e de Rom e. EM/RC14/2 page 17 de medecin requis exerce la OU la necessite de sa presence s 1 affirme le plus, qu 1 il rende le genre de services voulus, dans 1 1 esprit qui s 1 impose. Alors que 1 1 eveil de la conscience sociale et le relevement du niveau de 1 1 education, joints au progres economique, autorisent les previsions les plus optimistes, l'enseignement medical, a en juger parses resultats, n 1a pas reussi a marcher de pair avec le developpement social, domine comme il 1 1 est par la preoccupation de son propre progres scientifique. 8. Ia situation a ete examinee sous tous ses aspects - abordes dans leurs grandes lignes - pa r les educateurs medicaux et les administrateurs de la sante publique de cette Region, qui ont assiste a la Conference sur 1 1Enseignement medical, tenue a Teheran en octobre 1962. Le rapport redige a cette occasion a ete largement diffuse dans la Region, et distribue aux ecoles de medecine et aux administrateurs sanitaires; d 1une maniere plus ou mains inattendue, il a suscite un vif inter@t en d 1 autres parties du monde. Toutefois, dans le but de trouver les moyens gr~ce auxquels le Bureau regional pourrait eventuellement aider a faire progresser 1 1 enseigne- ment de la medecine, une Reunion speciale d 1un Groupe d 1Experts de 1 1Ensei- gnement medical a eu lieu a Alexandrie en decembre 1963, pour etudier un certain nombre de questions, notamment celles qui etaient susceptibles d'avoir une repercussion directe sur les futurs prograrrnnes regionaux. Le Groupe se composait de neuf participants appartenant a cinq pays, dont six Doyens de facultes de medecine. Il disposait des services d 1 un secretariat fourni par le Bureau regional de 1 1 0MS pour la Mediterranee orientale, forme de 1 1Administrateur de la Sante publique pour 1 1Enseignement et la Formation professionnelle et de deux consultants. 9. Les propositions concretes faites par le Groupe ont considerable- ment renforce et etaye le programme regional. Parmi les suggestions faites, il en est qui semblent difficiles a realiser. Les autres, par contre, pourraient @tre plus aisement mises en pratique. En voici 1 1 enumeration: a. renforcement des effectifs en personnel du Bureau regional; EM/RC14/2 page 18 b. etablissement d 1un centre d 1 information pour 1 1 enseignement medical; c. convocation d 1un groupe regional d 1 educateurs medicaux destines a se reunir regulierement pour suivre de pres 1 1 evolution de la situation; d. assistance a preter en vue de 1 1obtention de manuels peu coGteux OU toute autre aide destinee a en permettre l'achat a 1 1etranger; e. assistance en faveur de la creation de facultes de medecine modeles. 10. Ce dernier point a besoin d'etre precise. Le trait dominant qui caracterise actuellement les ecoles de medecine est qu 1elles sont censees former le plus grand nombre possible de medecins. Le temps et les moyens font defaut pour entreprendre des experiences de grande envergure. Neanmoins, les principaux pays sont en train de donner l 1 exemple en s 1effor9ant de trouver un meilleur moyen de mieux preparer le futur medecin a s on role dans la societe de son pays. Il est evident que 1 1orientation a dormer a un medecin dans une collectivite ayant atteint un haut degre de developpement technique differe, sinon entierement du mains en partie, de ce qu'elle doit ~tre dans les pays appartenant a cette partie du monde. Ceci n'affecte en aucune fa9on 1 1 ensemble scientifique forme par les connaissances medicales, bien que 1 1on se trouve la en presence d 1un grave probleme qui consiste a determiner comment cette somme de connaissances pourra s'inserer dans le contexte materiel du programme et le contexte psychologique et intellectuel de 1 1 etudiant. Quoi qu 1il en soit, il est maintenant evident et pleinement admis que, dans la conception de la medecine et de 1 1 education modernes, il est indispensable qu 1il y ait une relation etroite et directe entre le futur rnedecin et la societe au sein de laquelle il exercera et qu 1 il sera appele a servir. 11. Ce fait revet une importance particuliere dans . cette Region, OU 1 1 evolution de plusieurs pays s 1effectue avec une rapidite surprenante. La proposition examinee en premier lieu par le Groupe etait decreer une EM/RC14/2 page 19 ecole regionale de medecine beneficiant de 1 1 appui de 1 10MS, - projet impraticable selon la politique de 1 10MS. Ceci a amene une autre sugges- tion celle que les grands pays dotes d 1un certain nombre d 1ecoles de medecine etablissent une ecole OU en utilisent une deja existante, pour servir de faculte modele de medecine. Ce projet, du fait qu 1 il comporterait des efforts positifs de la part des pays interesses, serait d 1un precieux ap~ 8int a leur progres dans le domaine sanitaire; aussi, a-t-il rallie 1 1 adhesion unanime du Groupe. 12. Les pays qui sont en train decreer leur premiere ecole de medecine ont realise de remarquables progres au cours de la periode consideree: la Tunisie a commence avec un premier groupe d 1 etudiants dans 1 1annee premedicale , De grands efforts ont ete deployes pour recruter des professeurs pour le cours preclinique. L1Ethiopie a decide de recourir a un autre procede: envoyer les etudiants a 1 1 etranger pour y faire l eurs annees precliniqu0s et entretemps, preparer les vo i es a la periode clinique qu 1 ils passeront a Addis Abeba. L 1 integration de la medecine preventive et sociale etant un facteur important de 1 1 enseignement moderne de la medecine, 1 1 0MS a procure.a cet effet les services d 1 un professeur de medecine sociale et preventive. Un autre pays en train d'etudier 1 1etablissement de l'enseignement medical sur son propre territoire est 1 1Arabie Saoudite. Un rapport preliminaire a ete soumis au Gouvernement et une action ulterieure pourra etre prise dans un proche avenir. La Republique Arabe Syrienne, bien que n 1appartenant pas, strictement parlant, ace groupe de pays - puisqu'une ecole de medecine existait deja a Damas, il ya quarante-cinq ans - a decide decreer une seconde ecole de medecine, qui serait eventuellement soumise a une orientation differente; dans ce but, un groupe consultatif d 1 experts de 1 1enseignement de la medecine a visite le pays en avril 1964. On constate avec plaisir que les pays font appel a 1 10MS quand des avis techniques leur sont necessaires pour la creation de leurs premieres ecoles. 13. Une assistance a continue a etre accordee en faveur des institu- tions d 1enseignement, notamment dans le secteur de la formation profession- nelle postuniversitaire en sante publique. Un fait nouveau survenu au cours EM/RC14/2 page 20 de cette periode a ete l'expansion donnee a 1 1ancien Institut de Parasito- logie et de Paludologie de 1 1Universite de Teheran, devenu un Institut de Medecine et d 1Hygiene tropicales et de Sante publique; a cet effet, une assistance sera pretee sous la forme de services consultatifs. Les autres institutions assurant une formation professionnelle de niveau postuniversi- · taire, dans le domaine de la sante publique, en cette Region: Alexandrie, Beyrouth et Lahore, continuent a fonctionner d 1une maniere satisfaisante. Les doyens des ecoles nord-americaines de sante publique visiteront cette Region au printemps de 1965, pour se rendre compte et discuter des programmes postuniversitaires de sante publique, ainsi que de la formation profession- nelle des autres categories de personnel sanitaire de divers niveaux, telle qu 1elle est assuree dans cette partie du monde. Tout institut s 1 occupant de formation professionnelle postuniversitaire en matiere de sante publique aura la possibilite de detacher un membre de son corps enseignant aupres de ce groupe, dont la visite fournira une excellente occasion pour un echange d 1 experiences et d 1 opinions. 14. On ne prevoit guere une augmentationnotable du nonibre d 1 insti- tutions de formation professionnelle postuniversitaire en sante publique. La tache a accomplir consisterait plut3t a consolider les realisations obtenues et ales adapter aux besoins .. futurs, comme aussi a mettre en lumiere certaines questions se rattachant a des domaines appeles a acquerir de 1 1 importance dins 1 1 avenir. FORMATION PROFESSIONNELLE D'UN PERSONNEL AUXILIAIRE 15. Un certain nombre de projets, visant a la formation professionnelle d 1un personnel auxiliaire, sont actuellement en cours dans divers pays; ils alimentent ainsi, par des promotions successives de personnel sanitaire de diverses categories, les effectifs des services de sante, notamment, dans les zones rurales. Dans certains pays, la penurie de techniciens de la sante pourvus d'une formation appropriee continue a etre le principal obstacle EM/RC14/2 page 21 a un progres et a un developpement plus accentues des services de sante. Les tendances observees durant 1 1annee consideree peuvent se resumer comme suit: a. Des requetes ont ete regues de plusieurs pays, faisant appel a 1 1assistance de 1 10MS pour 1 1 etablissement de nouveaux pro.jets de forma- tion professionnelle d 1un personnel auxiliaire de sante. Il conviendrait ici de signaler en particulier les efforts deployes pour assurer, dans la Region, la formation d 1assistants-dentistes, domaine auquel 1 1 0MS temoigne depuis quelque temps un intetet croissant, en raison du besoin manifeste ressenti en plusieurs pays pour .ce genre d'auxiliaires sanitaires. Des dispositions ant ete prises par ce Bureau pour permettre a un fonctionnaire de 1 10MS, appartenant au Bureau de Siege, de se rendre dans quatre pays de la Region, afin d 1 y etudier la situation des services d 1 hygiene dentaire, et .aussi, le cas echeant, celle des ecoles d 1odontologie. Au cours de cette visite, les plans prevus pour assurer la formation d 1assistants- dentistes ont tout particul ierement retenu 1 1attention. b. Leur formation terminee, les atixiliaires sanitaires sont mainte- nant plus rapidement absorbes par les services gouvernomentaux. On se trouve la en presence d 1un phenomene encourageant ou, meme a defaut d 1autres caracteristiques, on peut deja voir 1 1 indice d 1une planification mieux congue et plus . coordonnee, de la part des autorites sanitaires nationales, qui s I efforcent de realiser un developpement econ·omique et une stabili te plus accentues, dans leur pays resp~ctif, qu 1 ils acheminent ainsi vers la pros- perite et le bien-etre. Cette meme tendance temoigne en faveur du principe selon lequel un personnel experimente doit etre prepare avant meme que les services auxquels il est destine ne soient en etat de fonctionner. c. Pourvoir a 1 1 exercice d 'un c·ontrole sur les auxiliaires. sani- taires, en cours d 1emploi, est un grave probleme, qui continue a se poser et merite que 1 1 on s 1en preoccupe davantage. Toutefois, oh s'efforce de re- medier a. la situation en procedant, parallelement a la preparation d 1un personnel qua;J.ifie, a la formation d' auxiliaires moni teurs de sante, dans. EM/RC14/2 page 22 le cadre du programme de bourses d'etudes de 1 1 0MS. Cette derniere forme d 1activite s 1est intensifiee durant 1 1 annee consideree, notamment, par rapport au Yemen et a la Somalie. d. L 1experience a demontre que la qualite du travail fourni par des auxiliaires sanitaires est largement influencee par l'appui que ces auxi- liaires re9oivent du personnel qualifie, medical et sanitaire. Une co- ordination d 1efforts sera difficilement realisable, et des deceptions seront frequemment eprouvees, si le technicien qualifie de la sante ne comprend et n 1apprecie pleinement le r8le constructif joue par 1 1auxiliaire sanitaire dans le deroulement d 1un programme sanitaire. Et c'est parce qu 1il est precisement tenu compte de ce fait, que le personnel qualifie est appele a intervenir des le debut, quand des plans sont en cours d 1 elaboration, pour etablir ou pour devel°opper un projet visant a la formation professionnelle d 1un personnel auxiliaire de sante. Le personnel qualifie est, en outre, de plus en plus fr:equemment consul te sur les matieres du cours, quand il est charge de l a surveillance du personnel auxiliaire sur le terrain. 16. Il n 1est pas sans interet de relever que la formation du personnel sanitaire, qualifie et auxiliaire, a recemment ete l 1obj e t d 1une attention toute particullere, en divers pays. En effet, en diverses circonstances, au cours de 1 1 annee, des experts de 1 1 0MS engages soit a long terme, soit a court terme, ont ete mis a la disposition des gouvernements pour les conseiller sur les programmes d 1 enseignement et de formation professionnelle. L10rganisation est pleinement determinee a dormer son appui a ce programme, par tousles moyens possibles, pour repondre aux besoins urgents en personnel medical, paramedical et sanitaire auxiliaire, bien entraine et ple inement qualifie, qui se font sentir en plusieurs pays. 17. La question des titres d'etudes requis des candidats pour leur admission a des cou~s de fo rmation professionnelle de personnel auxi lia i re, soulevee dans plus d'un pays, a ete a 1 1origine des mesur es t endant a assur e r aux futurs dipl6mes un niveau plus eleve de capacite et de formation. Cette tendance a ete notamment observee en Irak et en Arabie Saoudite. EM/RC14/2 page 23 18. Ila ete constate que 1 1 0MS a continue a fournir son assistance en faveur de quelques pro j ets de formation professionnelle, au-dela de la date-limite primitivement prevue a cet effet . Ceci est inevit~ble, en raison du manque d 1 homologues nationaux, bien prepares a cette tache. Neanmoins, les gouvernements se voient de plus en plus offrir la possi- bilite de disposer du programme de bourses d 1 etudes de 1 1 0MS pour assur~r la formation, a 1 1 etranger, de futurs ho~ologue_s nationaux. L 10MS accorde ordinairement une priorite elevee aux demandes de bourses d 1 etudes destinees a assurer la formation d 1homologues. On peut esperer une amelioration constante de la situation, au fur et a mesure que les promo- tions de dipl8mes sortant des ecoles secondaires et des universites se feront plus nombreuses dans les pays en voie de developpement. Il n 1 en demeure pas mains, cependant, que la cooperation la plus etroite de la part des gouvernements est indispensable; il leur incombe, notamment, de reaffecter les ex-boursiers a des projets de formation professionnelle, apres les avoir prepares a leur futur r6le par un nouveau stage a 1 1 etranger, cadrant avec les plans primitivement prevus. PROGRAMME DE BOURSES D1ETUDES1 19. Le programme de bourses d 1 etudes a continue a jouer un r8le extre- mement important, en contribuant a faire face aux besoins de plus en plus croissants des pays. Il a ete souvent repete que le boursier, a son retour chez lui' .· se trouve, non seulement mieux prepare a s I acquitter d 'une tache determinee, mais represente un investissement hurnain pour la politique generale de developpement de sori pays. 20. Il est egalement devenu 1 1 evidence meme que, pour un meilleur fonc- tionnement du programme de bourses d 1 etudes de 1 1 0MS, des methodes ameliorees, assurant une planification preliminaire par les gouvernements,_ constituent 1 Voir egalement Figures I-IV EM/RC14/2 page 24 a cet egard un des meilleurs elements de succes. La coordination la plus etroite entre les activites des gouvernements et celles de 1 1 0MS est toujours consideree comme absolument indi•spensable pour atteindre les buts ultimes que 1 1 on se propose. 21. Une Reunion des Fonctionnaires nationaux preposes aux Bourses d'Etu- des s'est tenue en ce Bureau regional, du 26 au 28 novembre 1963. avec la participation de delegues de l 1Ethiopie, de l'Iran, de 1 1 Irak, de l a Jordanie , du Liban, de la Libye, du Pakistan, de la Somalie, du Soudan, de la Republique Arabe Syrienne, de la Tunisie, de la Republique Arabe Unie et du Yemen. Y etaient egalement representes le Bureau de Siege de 1 1 0MS, a Geneve, et le Bureau regional de l'OMS pour 1 1Europe. En outre, un representant de 1 1Universite americaine de Beyrouth a pris part aux seances en qualite d 1observateur. Un rapport complet sur cette importante manifestation, publie dans le courant du dernier trimestre de 1963, a ete largement diffuse. Entre autres questions de grande importance, examinees et longuement discutees au cours de cette Reunion, on peut citer 1 1 elaboration preliminaire des program- mes, l'amelioration des methodes de recrutement, les problemes que pose le placement des boursiers, 1 1 evaluation des programmes, 1 1utilisation des services de boursiers a leur retour dans leur pays, ainsi que d 1autres questions connexes. Les echanges de vue s s e sont reveles des plus fructue1J.::, et 1 1attitude positive des participants vis-a-vis des questions soulevees a considerablement contribue au succes de cette manifestation. En outre, l e flux de communications emanant des divers participants a anime et harmonise les discussions. La participation des representants du Siege de 1 1 0MS et du Bureau regional de 1 'OMS pour l 1Europe a ete des plus importantes et des plus precieuses, d 1autant plus que, gr~ce a cette participation , les opinions exprimees au nom des pays d 1accueil des boursiers ont ete extremement perti- nentes et utiles. Quelques recommandations, formulees durant la seance final e , auront, une fois mises en pratique, d 1heureuses repercussions sur l'avenir et produiront, a longue echeance, leur e ffet sur 1 1administration du programme. Il s 1est nettement degage de cette Reunion que le programme de bourses d 1etudes EM/RC14/2 page 25 de 1 1 0MS est un domaine qui requiert le concours de taus, comportant la collaboration la plus etroite de tousles interesses, a toutes les etapes; a cet egard, il est permis de dire que 1 1 importance de cette Reunion aura une portee lointaine qui depassera le cadre des problemes urgents de 1 1heure. 22. L 1 evaluation du programme de bourses d 1 etudes de l'OMS n'a jamais cesse de presenter un intergt considerable pour 1 10rganisation. Les etudes entreprises en 1960 ant revele que, dans 1 1 ensemble, le programme se deroule d 1une maniere satisfaisante. Ila cependant ete souligne qu 1une meilleure planification, un meilleur recrutement des candidats et une utilisation plus judicieuse des boursiers a leur retour sont d 1 importants elements qui doivent entrer en jeu dans une amelioration plus accentuee du programme. Des enquetes statistiques de cet ordre se sont egalement effectuees dans deux pays de la Region, e.::. cours de 1 1annee consideree, et ant comporte des entrevues avec un gr oupe d 1 ex-boursiers choi s is au hasard, et etablis dans leur pays d 1 origine. Ce groupe comprenait, dans chacun des deux pays precites, vingt-huit anciens boursiers de 1 1 0MS, et des disposi- tions furent prises en rl.ecembre 1963, pour leur menager une entrevue, avec un consultant special de 1 1 0MS. On prevoit qu 1un rapport sera prochainement publie sur cette etude d 1evaluation. 23. Le principe selon lequel les ressources regionales de formation professionnelle doivent etre exploitees au maximum est bien observe. In- dependamment de 1 1 economie qui en resulte, le boursier acquiert sa formation dans des conditions sensiblement analogues a celles de son pays d 1origine, ce qui a pour effet de reduire au minimum les problemes d 1adaptation, et, dans plusieurs circonstances, de surmonter egalement les difficultes d 1ordre linguistique. On peut notamment verifier 1 1 exactitude de ce fait quand il s' agi t de la formation professionnelle du ni veau universita.ire de base et de celle qui est destinee au personnel auxiliaire. 24. Au fur et a mesure que les moyens de formation professionnelle se developpent dans la Region, ils sont de plus en plus utilises egalement pour la formation postuniversitaire. On peut citer comme exemples de cette EM/RC14/2 page 26 nouvelle tendance, les cours postuniversitaires de genie sanitaire, recem- ment organises a 1 1Universite americaine de Beyrouth, et un autre cours postuniversitaire d 1hygiene maternelle et infantile, commence dans le courant de 1 1 annee a l'Institut d 1Hygiene de Lahore, au Pakistan. 25. Les demandes de bourses d'etudes se font maintenant plus nombreuses, en raison des programmes sanitaires nationaux, elabores dans divers pays. On peut y voir 1 1 indice tres encourageant d 1un ~ouvement en avant qui doit se poursuivre avec plus d 1 energie et d 1 enthousiasme. En fait, dans les programmes actuels, on tend maintenant davantage a une specification des bourses d 1 etudes prevues au titre de chaque projet en particulier, et, pour cela, la cooperation des gouvernements est absolument necessaire. Cette tendance se traduira probablement par de notables avantages, entre autres, par la possibilite d'une meilleure evaluation de chaque bourse d 1 etudes en particulier. 26. Les types de bourses d'etudes octroyees dans le courant de 1 1 an_~ee ont porte sur une vaste gamme de domaines, allant d 1un enseignement avance, pour techhiciens-assistants de l'assainissement, comptant six ans de scolarite, a des etudes destinees a un personnel superieur et portant sur des branches de haute specialisation, telles que la technique de preparation du vaccin "E" contre le typhus. 27. Une etude ayant pour objet le nombre de bourses octroyees par le Bureau regional de 1 1 0MS pour la Mediterranee orientale, au cours de ces quinze dernieres annees, a revele divers points non denues d'interet. Les bourses d 1etudes octroyees durant cette periode se sont elevees a un total de 2 488. On peut dire, sur la base d'une estimation approximative, que pres de 50%- de ces bourses etaient destinees a des ,Hudes dans 1' important domaine intitule "Organisation et Services sanitaires", et environ un tiers, aux "Services de Lutte centre les Maladies transmissibles". 28. Le nombre de bourses d 1 etudes comprises dans le groupe "Organi- sation et Services sanitaires" est tombe de 51%, durant les cinq premieres annees de cette periode de quinze ans, a 45% au cours des cinq dernieres Annee 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 Total TABLEAU, ARRETE A FIN 1963, DES BOURSES OCTROYEES POUR DES ETUDES MEDICALES UNIVERSITAIRES DE BASE DE 1950 A 1963 Nbre d 1at- Nbre de Situation des boursiers au Boursiers ayant termine tributions boursiers point de vue des etudes leurs etudes de bourses classes d I a pres Etudes Etudes Bourses Travaillant Aucune informa- la lere annee1 achev. en cours annulees dans leur tion au sujet d 1attribution pays d 1ori- de leur activ. gine orofessionnelle 4 4 4 - - 3 1 10 10 4 - 6 3 1 5 5 3 - 2 3 - 4 2 2 - - 2 - 4 4 2 1 1 1 1 5 5 3 - 2 2 1 5 5 2 1 2 2 - 14 14 3 4 7 2 1 11 11 2 5 4 1 1 20 20 2 10 8 2 - 15 14 1 12 1 - l 12 12 - 9 3 - - 19 14 - 14 - - - 17 17 - 17 - - - 145 137 28 73 36 21 7 -=============-=============~=================== ==-·=============-==============-==============--~---------------- l Certaines attributions de bourses ayant ete annulees, puis retablies, le nombre de beneficiaires est, pour certaines annees, inferieur a celui des bourses octroyees. Toutefois, depuis 1963, les bourses d 1etudes retablies ne sont plus considerees comme de nouvelles attributions. trj 3: ~ 0 f-' ~ ~ NOMBRE DE BOURSES D'ETUDES OCfROYEES PAR L'OMS (EMRO) 1949 - 1963 (PROLONGATIONS NON COMPRISES) PAYS 1949 1950 1951 1952 M953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 ADEN - - - - 1 - - - - - - - - 2 2 CHYPRE - 1 - 3 2 - - - - 1 4 3 11 24· 9 ETi-tlOPIE 4 13 10 9 6 1 5 3 7 e, 5 7 8 7 6 IRAN 0 10 7 27 34 16 20 15 34 38 27 13 21 41 20 IRAK 1 2 3 13 19 (5 0 7 12 18 16 12 22 26 11 ISRAEL 1 2 0 15 12 7 7 5 10 11 11 10 8 15 9 JORDA.NIE - ·· 1 5 2 4 3 6 3 5 8 13 18 18 13 16 KOWEIT • - - - - - - - - - - - - 3 3 1 LIBAN 1 ., 8 6 17 8 8 9 18 17 15 13 12 13 10 LIBYE - - 1 5 6 4 7 3 9 5 13 12 7 2 3 PAKISTAN 7 4 12 12 14 4 13 "" 11 10 20 10 39 35 29 AAABIE SAOUOITE - 2 4 3 3 1 4 4 5 1 14 14 15 15 4 SOMA LIE - - - - - - 5 I 6 g ff ,2 20 21 19 SOUDAN - 1 5 1 8 5 7 7 20 19 25 28 28 22 21 R.A . SYRIENNE - 4 10 5 16 6 22 10 17 6 8 8 16 20 15 TUNISIE "" J - - - - - - - 12 14 12 19 22 16 15 19 RAU 10 7 10 9 31 18 33 11 26 38 12 17 31 37 13 YEMEN - - - - - 2 12 2 2 - 3 13 31 6 20 TOTAL 32 51 84 110 173 81 167 96 196 201 217 221 306 317 236 S"EST JOINl A L:OMS EN 1960 ~ATTACHEE AU BUREAU RE!;IONAL OE L A MEDITERRANEE OAIENTALE EN 19j• 350 •JO 250 200 150 100 50 R I 0 ~ F16URE I TOTAL 5 58 99 3-10 177 132 115 7 159 77 233 89 105 197 163 129 303 91 2488 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 H>S6 1957 1958 1959 1960 1961 196:? 1063 FIGURE- 1! r NOMBRE DE BOURSES D'ETUDES OCTROYEES DE 1949 A 1963 REPARTIES PAR SUJET 0 50 10 0 150 200 250 3 00 350 '---............... _._ __________ ...._ ____________ ...._ __________ _ ORGANISATION ET SERVICE S SANI TAIRES t..ssa ln1ss eme n t SoLn S tn fu· rT·1ter s Hyg,ene matern e ll e et ,nFa ntLLe Sta hshqu~s san tt a ~res S a nte mentale Med e c 1ne du ~r-ava Ll Edu c a hon santta1 r e Readaptahon - Nutnhon - Con t r6 le df'S. med Lca m e nt -s ■ Hygien e dMl a tre II SERVICES DES MALAD IES TRANSMISSIBLES labo r a to ,res fube r cu to se Ma lad ie s venen en nes e t trepo~emalo ses Tra chome B1 lh arz 1ose - San le p ut ,que v e le rina 1re I \,.h1rmo the r .ap 1e, a l"'lt •b1ot 1q ues A utres ma ladies t r a nsmL SSlbles Adm Ste Pub Pa lu d L.s rre lII ENSEIGNEMEN T DE LA MEDECINE . SCIE NCES CLINIQUES ET MEDIC ALES DE BASE - Anesthes1 olog 1e Rad,otog,e Ch 1· ur9 , e et medec1n e f nse1gneme nt de la medec ,ne ·Hematat og,e Seten ces med tc ale s de base Au t re s s pec Lal1 s al Lo ns med 1c ot c s. IV ETUDES UNIVERSITAIR ES DE BASE ( p~olongat ,or-s no n rom r r1se;' So1ns 1nf l rm1 ers ■ Phdr m a cL e ■ GerHe s amf d 1r c- l - 0do nt oloq1 c t edec ,n<.. V PROLONGATION DE LA DURE E D'ETUDES UNIVERSITA IRES DE BASE - Pha r mac1e - Gen Le Sa n Ltau·'" e I 0dontolo9.e z 0 3 a:, ::0 m 0 m CD 0 C ;:o V, m VI CJ_ m -I C 0 m (J) 200 150 100 50 0 .k.:.:::.: 194Q - 50 / / ./ 51 BOURSES REPARTIES PAR TYPE D'ETUDES 1949 - 1963 ETUDES POSTUNIVERSITAIRES ET . AUTRES CO URS · VISITES D'ETUDE ETUDES UNIVERSITAIRES DE BASE ,,,,------- -""' / ' / / ✓-- ' ,/ ' / ' / ' / ' ~ ' ,v/ ' /' , V ,/ ', .,,,, . .,,,,. . .,-. _________ ,.,, _ , .,,,,. · ----- ------·---·-·- -·------- - ·- ·- -·- ·- -- - - ·- ··- ·-·-•-·-·- ·--·- _ ___ .-,,,_,,,,,. - ANNEE 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 1963 "T1 C) C "' m 70 "'C 0 C :::o 60 n m z j;! Gl m 0 50 m 40 -i □ C -i 30 m VI r m 20 l/1 < Ul 10 -i m (/) 0 \ \ \ \ \ \ VISITES D'ETUDES PAR DES BOURSIERS DE L'OMS (EMRO) 1949 - 1963 REPARTITION EN POURCENTAGE PAR REGION D' ETUDES _, INTRAREGIONhLES EURO AMRO AUTRES REGIONS " _."'\ I ', ,.._ ,... ' I ' ' / \ ' I ' ,,, \ I ' I ',,,_,/ \ I '\. I \ I '\ I \ I ', I \ I ' / V '\ , __ _ / / /"'-.._ ,, ' / ' / ', \.--- ,.._ / 1949 50 ' .... ·, ,,,, . ·, .,,,,,. . ·-.... . 51 52 ' ·, ·, ·,. . . .. -... '-- .,.. ·-----._ . .,,,,..""' · 53 54 / .•····•"· ···· ... ······· ···· .... ··• ... ······ ·;,;,~:-:-•.:... .- --·-·-·-·-·-,. ··-..... ,-. . ._ ········ ,,,,,..- · '· ,.,,_· ·--. .,,:.:----·.:.:::,,...._ '· ,,,,,. ···········-·=:.-:::-:--- '· ....... ·" ANNEE 55 56 57 58 59 60 61 62 63 ::!' Cl C :::0 m < EM/RC14/2 page 27 annees. Ence qui concerne les etudes portant sur les "Services de Lutte contre les Maladies transmissibles", le nombre de bourses ne revele aucune difference notable durant la meme periode, alors que, pour les deux growes. principaux constitues, respectivement, par l'"Enseignement de la Medecine, les Sciences cliniques et medicales de Base" et les "Etudes universitai- res", on peut constater une nette augmentation du nombre de bourses qui y sont destinees. 29. Si l'on considere les domaines propres a chacun des quatre princi- paux groupes, on constatera que le groupe "Organisation et Services sanitaires" accuse une diminution du nombre de bourses octroyees pour 1 1 assainissement, 1 1 hygiene maternelle et infantile et la nutrition, contre une certaine augmen- tation dans le nombre des bourses destinees a l'etude de 1 1administration de la sante publique et des statistiques sanitaires. 30. Les bourses octroyees au titre _<;le 1 1 important domaine des "Services de Lutte contre les Maladies transmissibles" revelent deux tendances op- posees, soit: forte augmentation pour les etudes relatives au paludisme et aux laboratoires, et notable diminution pour celles qui se rapportent a la tuberculose, aux maladies veneriennes, au trachome et a la sante publique veterinaire. 31. L1augmentation relevee dans le nombre de bourses d 1 etudes attribuees au titre des deux groupes principaux : "Enseignement de la Medecine, Sciences cliniques et medicales de Base" et "Etudes universitaires" est la consequence d 1une augmentation generale dans tousles domaines particuliers d 1 etudes qui se rangent sous les deux groupes precites. 32. L 10MS desire exprimer sa profonde appreciation pour les efforts que ne cessent de deployer le~ gouvernements pour developper davantage les program- mes de bourses d 1 etudes de 1 1 0MS. La cooperation regue des divers pays a continue a donner un remarquable elan au deroulement de ce programme. EM/RC14/2 page 28 2. ERADICATION DU PAI1.JDISIVIE1 ETAT D'AVANCEMENT DES ACTIVITES VISANT A L'ERADICATION DU PAllJDISIVIE 33. Le tableau figurant a la page 38 indique l'etat actuel d'avance- ment des programmes d 1 eradication du paludisme dans vingt-cinq pays et ter- ritoires de la Region. 34. Dans cinq pays OU territoires d 1 ou le paludisme a ete extirpe. OU qui en etaient primitivement exempts, s oit : Aden , Chypre, l a Cote frang~fse des Somalis, la Bande de Gaza et le Koweit, aucun cas autochtone n'a ete signale au cours de 1 1annee consideree. Les activites de vigilance entre- prises se sont revelees pleinement efficaces. La population totale de ces pays ou territoires s 1 eleve approximativement a 1580000 habitants. 35. Les pays de cette Region pourvus d 1un programme d 1eradication du paludisme sont l 1Iran, 1 1Irak, Israel, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Pakistan et la Republique Arabe Syrienne, qui groupent une population totale de 140 000 000 d 1habitants. Durant 1 1 annee ecoulee, des progres soutenus ont ete realises dans 1 1execution de la plupart de ces programmes. 36. En Israel, a l'exception d 1un OU deux foyers dans la region de la Mer Marte, la totalite du pays a ete debarrassee du paludisme. En Jordanie, la zone en phase d 1entretien a ete elargie de maniere a s'etendre a la rive occidentale tout entiere, englobant ainsi une population d'environ 840 000 " ames. Tout le reste du pays, protege par des operations de surveillance, a progresse dans la phase de consolidation. Les efforts convergent vers 1 1elimination de quelques foyers encore existants. Les progres accomplis au Liban ant ete satisfaisants; on prevoit que tout le pays passera a la phase d'entretien a partir du debut de l'annee 1965. Une partie de la Syrie est entree dans la phase d 1 entretien en 1964, et des mesures sont activement prises pour eliminer les foyers recemment decouverts dans les l V . p· V 01.r igure zones en phase de consolidation. se poursuivent en Libye. EM/RC14/2 page 29 Des operations d 1 attaque tres limitees 37. Dans la region septentrionale de 1 1Iran, le programme d 1 eradication du paludisme a avance a .un rythme ininterrompu; 1 1effort principal s'est concentre sur 1 1 elimination des foyers. Par contre, dans le sud du pays, on continue a se heurter a des difficultes d 1ordre technique et pratique. Plusieurs cas ont ete enregistres en 1963 dans la region de plaines de cette partie du pays, ou le vecteur local, A.stephensi, est devenu resistant au DLD et fortement tolerant au DDT. Dans le but de surmonter ces difficultes, deux projets-pilotes ant ete mis en oeuvre sur les contreforts de la region montagneuse de cette zone pour explorer les possibilites d 1une interruption de la transmission.par des mesures intensifiees d 1attaque, et un autre projet- pilote a recemrnent demarre dans la region des plaines, comportant des pulve~ risations au DDT, 1 1 emploi de produits larvicides et le renforcement de la surveillance, comme moyens de s'attaquer au probleme particulier pose par la presence des vecteurs. On espere que des operations,effectuees a titre experimental, aboutiront a la mise au point d'une methode efficace d 1 attaque susceptible d'etre appliquee dans le sud du pays. 38. En raison de difficultes administratives et techniques, le derou- lement du programme d 1 eradication du paludisme en Irak a subi quelques flottements en 1963. Les plans d'execution prevus pour les "Liwas" (provinces) du Nord n'ont pu etre pleinement appliques pour des motifs d 1 ordre local, et la transmission s'est malheureusement retablie, grace aux conditions clima- tologiques exceptionnellement favorables regnant dans le Sud, ou le vecteur local, A.stephensi,comme le cas s'est produit dans 1 1 Iran meridional, s'est revele resistant au DLD et fortement tolerant au DDT. Des mesures d'urgence ont ete prises pour maitriser la poussee epidemique qui se manifestait dans cette region. La partie centrale du pays a inevitablement souffert de la rihntroduction de la maladie, par les voies du nord et du sud, a la .faveur des mouvements de population. Aucun effort n'est neglige pour mener,dans le courant de 1 1annee 1964, des operations combinees d 1attaque, dans les EM/RC14/2 page 30 Liwas du Nord et du Sud, et intensifier la surveillance dans l es Liwas du Centre et du Sud, frayant ainsi la voie a la poursuite a vec succes du programme d 1eradication du paludisme. 39. 1£ programme du Pakistan a realise des progres sout enus e t enc oura - geants. Une comparaison avec les resultats obtenus 1 1 annee der niere indique - ra que les operations d' eradication, entreprises dans les deux s ecteurs du pays, se sont etendues, cette annee (1963-1964) a environ 9 000 000 d'habi- tants de plus. 40. Comme la Tunisie e t l a Republique Arabe Unie se proposent de f aire appliquer leur programme d 1eradication du paludisme pa r leurs services de sante, les deux pays ant poursui vi l eurs efforts en ~Je d' assurer le devel op- pement de ces services , comme mesure preliminaire au demarrage d 1un programme d 1eradication. 41. Parmi l es pays ou des programmes pre-eradication s ont en cours, l e Soudan est relativement un nouveau venu. Le plan d 1 operations a ete signe entre le Gouvernement et 1 10MS en j uin 1963. Il est encour ageant de constater que le Centre de Formation prof essionnelle en Eradication du Pa ludisme, au Soudan, se trouve maintenant solidement organise. Le premier cours doit, selon les previsions, etre d onne tres prochainement. Un autre indice encou- rageant est 1 1attitude favorable du Yemen envers le lancement d 1un programme pre-eradication; 1 10MS designera un conseiller paludologue pour pr@ter son concours a cette entreprise. Les programmes de developpement parallele des services antipaludiques e t des services ruraux d 1hygiene, appliques en Ethi opie, en Arabie Saoudite et en Somalie ant progresse d 1une maniere i ninterrompue . L'OMS a recemment affecte un conseiller pour la sante publique -a l 1Ethiopie , en tant que membre supplementaire de 1 1 equipe consulta tive du pa ludisme chargee d 1assister l e Gouvernement en ce domaine. De s plans sont en cours d 1elaboration en vue d 1adjoindre un conseiller analogue aux equipes consulta - tives de 1 10MS, operant, respectivement, au Soud~n et en Somalie . EM/RC14/2 page 31 42. L 1 0MS, dans le cadre de son assistance en faveur de 1 1 execution des operations, a procure pour les besoins du programme de la Somalie, les services d 1un paludologue qui assumera la direction conjointement avec le chef national du service. PROGRAMMES, ACTIVITES RELATIVES A IA PIANIFICATION ET A L1EVAWATION 1~3. Le plan d 1 operations du programme d 1 eradication du paludisme en Irak est 1 1 objet d 1une revision effectuee a la lumiere des developpements epidemiologiques les plus recents; cette revision a en meme temps pour but de pourvoir aux exigences de la phase d I entretien et d I assurer 1 1 integrat:!.0~1 du service de 1 1 eradication du paludisme dans 1 1 organisation sanitaire en general. Il est prevu que le plan revise sera definitivement mis au point dans un proche avenir. 44. L'usage de proceder a une evaluation et a une pJqnification annuelles a ete maintenu. Les real i sations et- le.s difficul-tes propres a chaque· program-- me en particulier sont evaluees au terme de 1 1 annee d 1 execution, et un plan d 1action portant sur 1 1 annee suivante est prepare sur la base de la situation epidemiologique existante, telle qu 1elle est revelee par les resultats de 1 1 evaluation. Des retards ont ete eprouves dans la preparation des premiers plans d 1action relatifs aux programmes pre-eradication, en raison de 1 1 impor- tant volume des informations requises. Des projets de plans sont en train d'etre mis au point pour 1 1Ethiopie et 1 1Arabie Saoudite. Le programme pre-eradication de la Somalie sera proroge pour une nouvelle periode de deux annees, avec etablissement d 1un second plan d 1 action revise. Comme i1- a ete precedemment mentionne, le Yemen est maintenant dispose a mettre a execu- tion son programme pre-eradir,ation, et l'on prevoit qu 1 il l e fera a partir de fin 196L!. JJ5. Un consultant a court terme de 1 1 OMS se trouve en Tunis ie depuis mai 1964 pour conseiller le Gouvernement sur 11 elaboration d 1un plan accep- table d 1 operations destine a un programme d 1 eradication du paludisme. Il est pennis d 1 esperer que les observations qu 1 il aura faites dans le pays se EM/RC14/2 page 32 traduiront par des recornmandations concretes concernant 1 1 epoque appropriee pour la mise en oeuvre d 1un tel programme. 46. Une evaluation complete de 1 1 etat actuel d 1 avancement du programme d 1 eradication du paludisme en Iran a eu lieu en novembre/decembre 1963 par les soins d ' une equipe inde-pendante d I evaluation, composee d' experts de 1 1 OMS et de 1 1 Agence de Developpement international des Etats-Unis (US AID). C'est la premiere evaluation effectuee d 1une maniere autonome dans cette Region. Les recommandations faites par cette equipe portent , entre autres, sur les methodes d 1attaque a appliquer dans la partie meridionale du pays, ou A.stephensi, qui a manifeste sa resistance au DLD et sa tolerance au DDT, est le principal vecteur local. Les methodes recommandees font 1 1 objet d 1 essais sur le plan experimental , et 1 1on espere qu 1elles feront la preuve de leur efficacite. CENTRES DE FORMATION PROFESSIONNELIE ET BOURSES D1ETUDES 47. Les centres nationaux de formation professionnelle pour l'eradi- cation du paludisme, en Ethiopie et au Pakistan (dans ce dernier pays, un a Lahore et 1 1 autre a Dacca), et 1 1Institut de Parasitologi e , d 1Hygiene e t de Medecine tropicales, en Iran, ont continue, dans des conditions satisfa i- santes, a fomer du personnel dans le domaine de la lutte antipalud ique , de maniere a repondre aux besoins des programmes de leur pays respectif. On prevoit que le Centre de Formation professionnelle, au Soudan, grace a toutes les ressources dont il dispose et a 1 1arrivee recente du conseiller principal de 1 1 0M'3, sera en mesure d 1organiser tres prochainement son premier cours . La necessite ayant ete reconnue d 1 une action combinee des techr1iciens du paludisme et de ceux de la sante publique, tant pour realiser 1 1 eradication du paludisme que pour en conserver les bienfaits, les programmes de quelques cours de paludisme ont ete elargis de maniere a englober des matieres s e rapportant a la s ante en g6ner a l. Par ailleurs , que lques centres de f ormation professionnelle en eradication du paludisme ont egalement offert leur concours pour enseigner a des techniciens de la sante en general des matieres traitant du paludisme et de son eradication. EM/RC14/2 page 33 48. Comme l'experience 1 1 a montre , le .personnel nati onal des services antipaludiques a considerablement profite de la formation profes- sionnelle qu 1 il a acquise a 1 1 etranger, ou des visites d 1 observations faites ·dans le cadre de pr ogrammes nationaux. L1 0MS et 1 1US AID ont maintenu leur assistance sous forme de bourses d' etudes destinees a des elements particulierement doues du personnel national des services antipaludiques pour leur permettre de faire des voyages d 1 etudes a l 1 etranger. Au cours de 1 1 annee consideree, 1 1 0MS a octroye quarante-trois bourses d 1 etu- des a dix pays de cette Region. RECRUTEMENT DE PERSONNEL ET FINANCEMENT 49. En general, lp plupart des programmes d 1 eradication du paludisme sont suffisamment pourvus en effectifs. Cependant, en raison du caractere penible du travail a accomplir e t de la remuneration peu attrayante offerte par les services nationaux d 1 eradication du paludisme, les changements parmi le personnel ont ete tres frequents. Or, perdre la collaboration d 1un personnel experimente n 1 est pas seulement prejudiciable a la boone marche du programme, mais egalement contraire a une politique de saine economie, si 1 1 on considere les fortes depenses necessitees par la preparation de ce personnel a cette tache speciale. On espere que les autorites nationa- les tiendront compte de ce fait et prendront les mesures qui s 1 imposent. 50. Dans les programmes pre-eradication, la penurie de personnel quali- fie a souleve un grave probleme. L1 on espere toutefois que, grace aux centres de formati on professionnelle en eradication du paludisme et aux autres institutions de f ormation professionnelle, les effets de cet inconvenient seront graduellement attenues. 51. Les conseillers d ont les services ont ete fournis par l'OMS ,pour les programmes d 1 eradication du paludisme et les programmes pre-eradication, entrepris dans la Region, comprennent: 18 paludologues, 7 entomologistes, 4 ingenieurs sanitaires, 9 agents sanitaires.? administrateurs et 6 techni- ciens instructeurs. EM/RC14/2 page 34 52. Il est encourageant de constater que les autorites nationales 0nt accorde un appui financier sans reserve a leur programme d 1 eradication du paludisme OU a l eur programme pre-eradication . Neanmoins, au fur et a mesure que le paludisme perd du terrain ou e~t elimine dans· certaines regions au cours d 'une campagne d I eradication, il se manifeste une cer-tair:e tendance a utiliser prematurement,pour d 1 autres projets, les ressources financieres primitivement affectees a une telle campagne; il s'ensuit que le but veritablement vise ne peut plus etre atteint ou, s 1 il 1 1 a ete, ne le sera que momentanement, tousles avantages acquis se trouvant ainsi re1u lts a neant. Aussi, ne peut-on qu' instamment prier les gouvernements de cont :c.nuer a accorder priori te a 1 1 execution et a la poursui te des programmes sus ce}> tibles d 1assurer, dans le plus bref delai possible, 1 1 eradication du paludi. s - 1 me. 53. L10MS a alloue, pour 1 1annee 1964, une somme de $EU 860 389 a l'eradication du paludisme dans cette Region, ce qui represente approxir3ti- vement un sixieme de 1 1allocation totale de credits prevue pour toutes l es activites de la Region. Une grande partie de ce montant est destinee a faire face aux services consultatifs et aux bourses d 1 etudes. L I OMS procure egalement quelques fournitures, du materiel et des moyens de transport pour les besoins des programmes antipaludiques, plus particulierement, des prograrmnes pre-eradication. Ila egalement ete possible de disposer d'un credit supplementaire d 1 environ $EU 247 500 provenant de contributions vol on- taires,dans le but d 1accelerer les programmes antipaludiques. Le FISE a maintenu son assistance a quelques-uns des programmes d 1 eradication du paludis- me, dans cette Region, dont le coOt s 1 eleve, pour 1964, a $EU 963 000; ce montant est surtout destine a couvrir le coOt d 1 insecticides, de medicaments, de materiel de laboratoire et d 1 aspersion, ainsi que de moyens de transport . L1 interet que le FISE continue a temoigner a 1 1 eradication du paludisme est un indice encourageant. Il convient de signaler que 1 1allocation d'un l Resolution v,.IHA 17. 22 EM/RC14/2 page 35 credit d'urgence, de $EU 432 000, en faveur du programme d 1 eradication du paludisme du Pakistan, pour 1964/1965, a ete recommandee par le Directeur general du FISE a son Conseil d'Administration. L'US AID a egalement continue a fournir son assistance a quelques programmes anti- paludiques, entrepris dans cette Region, en vertu d'accords bilateraux. PROBLEMES TECHNIQUES ET TRAVAUX DE RECHERCHE 54. La resistance opposee a la Dieldrin, au DDT, ou aux deux a la fois (A.stephensi, en Iran, en Irak et eri Arabie Saoudite, et A.pharoensis en Republique Arabe Unie et au Soudan, sont totalement resistants au DLD et semi-resistants au DDT; A.fluviatilis et A.sergenti sont resistants au DLD en Arabie Saoudite et en J ordanie, respectivement), jointe aux habi- tudes exophagiques et exophiliques de certains moustiques vecteurs, continue a constituer des problemes techniques majeurs pour les programmes d 1eradi- cation du paludisme entrepris dans cette Region. 55. Des essais sur le terrain, comportant l 1 emploi d 1 insecticides organo-phosphoreux, tels que le Fenthion (Baytex 40 ou OMS-2), 1 1 0MS-53 (Bayer 39007) et le Malathion ont ete effectues en Iran et en Republique Arabe Unie (Malathion seulement) et le Dichlorvos (DDVP) au Pakistan. Il resulte des observations preliminaires faites au cours des essais sur le terrain, que des resultats encourageants ont ete obtenus dans les habita- tions a surface non absorbante. Cependant, independamment du cout eleve de ces insecticides et de la haute toxicite d 1au moins un compose a base de Fenthion, il est egalement decourageant de constater que, dans lep habitations a surface fortement absorbante, comme la boue, l'effet remanent de ces produits ne se prolonge pas assez longtemps pour permettre d'en considerer l'usage comme pratique. 56. Parrni les autres difficultes auxquelles on se heurte a cet egard on doit mentionner le nomadisme (Iran, Irak, Somalie et Soudan) et l'habitude de dormir en plein air, pratiquee par la population de la plupart des pays de cette Region. La coutume, generalement repandue EM/RC14/2 page 36 parmi la population, de blanchir la surface des murs ou d 1en ~enouveler 1 1enduit pertnet difficilement de conserver 1 1effet du traitement total p2r les insecticides, lequel est de la plus haute importance pour 1 1 interrv.~tion de la transmission du paludisme par une campagne de pulverisation d 1 insect j - cides a effet remanent. ACTIVITES COORDONNATRICES 57. L' etablissement d 'une coordination entre pays appliquant un pros; r -"' m·· me avance d 1 eradicationdu paludisme r~t de plus en plus d'irnportance , au fur et a mesure que progresse le deroulement de ces programmes. L 1eq1,:i.)e interpay~ de 1 10MS pour 1 1 evaluation et la eoordination, axee sur Beyrouth , a continue a pr@ter son concours aux Gouvernements de 1 1Irak, de la Jorc2n~e , du Liban et de la Syrie, pour 1 1evaluation et la coordination de leurs programmes d 1eradication du paludisme. Une etroite cooperation s'est ega- lement maintenue entre pays voisins, au moyen de reunions aux frontieres d 1un echange d'informations epidemiologiques. Les reunions frontaliere s tenues au cours de 1 1annee ont eu lieu entre les pays suivants : Iran-Irak; Liban-Syrie; Syrie-Jordanie; Jordanie-Arabie Saoudite, et Inde-Pakistan Occidental. De m@me, le Pakistan a participe a la Conference annuelle de Coordination de 1 1Eradication du Paludisme, groupant la Birmanie, 1 1Inde et le Pakistan, tenue en Birmanie. Des reunions annuelles regulieres sont egalement organisees entre la Syrie et la Turquie en vue de coordonner l eurs activites antipaludiques dans les zones f r ont ieres. 58. Le Gouvernement libyen a obligeamment accepte que la Libye soit le pays d 1accueil de la prochaine Conference interregionale sur le Paludisme , qui, selon les previsions, doit avoir lieu du 28 novembre au 6 decembre 1964, a Tripoli. Quatorze pays de cette Region ~t trois autres de la- Region de 1 1Europe sont invites a participer a cette Conference, qui offrira aux pays interesses une nouvelle et excellente occasion de proceder a un echange d 1 informations et d 1 experiences, et de discuter de problemes d 1 interet commun. EM/RC14/2 page 37 59. Le Service d 1Eradication du Paludisme, attache au Bureau regional , a continue a mainteniT L.me-·etroite· c·oord-ination·avec :la- D·iv-i-si-on--del 1Era - dication du Paludisme aupres du Bureau de Siege de 1 10MS, ainsi qu 1avec le FISE et 1 1US AID, en matiere de planification, d 1 execution et d 1 evaluation du programme regional d 1 eradication du paludisme. Le Service a egalement prete son concours a 1 1 echange d 1 informations epidemiologiques entre les pays de la Region, ainsi qu'a. 1 1organisation de reunionsde coordination auxquelles il a activement participe. PERSPECTIVES D1 AVENIR 60. Malgre les difficultes d 1 ordre administratif et les problemes techniques rencontres dans certains pays de la Region, le programme d 1 era- dication du paludisme s'est deroule dans des conditions satisfaisantes. On prfvoit qu'a la fin de 1 1 annee 1964, toute la population d'Israel et du Liban, exposee au risque d 1 infection, et la plus grande partie de celle de la Jordanie, passeront a lr, phase d 'entretien. Dans les deux secteurs du Pakistan, onze zones supplementaires seront le theatre d 1operations d'era- dication ayant pour but d 1assurer la protection d 1une population totale de 30 832 300 habitants, durant 1 1 annee 1965. En Iran, dans la zone infestee par A.stephensi,des projets pilotes sont en cours d 1execution, parallelement a une attaque combinee, dirigee contre la population de vecteurs, consistant , par exemple, en l'emploi de larvicides et 1 1 aspersion de DDT a effet remanent, dans le but d 1interrompre la transmission. Une malencontreuse poussee epidemique survenue dans le sud de 1 1 Irak en 1963, a ete 1 1 objet d 1une action energique de l a part d11 Gouvernement. On espere que les operations de vaste envergure, actuellement entreprises a travers toute 1 1 etendue du pays, auront pour effet de consolider 1 1ensemble des mesures prises, et de contribuer ainsi a 1 1 heureuse issue du programme d 1 eradication . 61. Dans les pays entreprenant 1 1 application de progr?mmes prealables a 1 1 eradication du paludisme, tousles efforts sont orientes vers la crea- tion de services essentie'ls de sante, et, a cet effet, des conseillers pour EM/RClh/2 page 38 ETAT D'AVANCEMENT ET DER9V:LEMENT DES PROGRAMMES ANTIPAWDIQUES DANS IBS PAYS APPARTENANT A LA REGION DE LA MEDITERRANEE ORIENTAIB - 1963 (POPULATION EN MILLIERS) Type de Programme Popula- tion totale Population !Population exposee au protegee risque du par taus paludisme procedes E r a d i c · a t i o ·n ·-··; Pays annee fin Type consolid. annee I cornmenc ·1 attaque .------+-------+-----+-------+-----+--------------·-· Paludisme ADEN 220 220 220 Paludisme elimine depuis 19SC elimine ou CHYPRE 589 589 589 Paludisme elimine depuis 191 originaire• COTE FR.SOM. 70 70 70 Paludisme elimine depuis 195., ment absent BANDE DE GAZJJ 377 377 377 Paludisme elimine depuis 1S'5 ·. i-------+-K_O_¼IE_I_T ___ .,__ __ 3_2...,,2_+-------i-------1-E-x_e_m_pt_d_e-,--p_a_1u_d_1.,..· s_m_e ____ . j TOT AL 1 578 1 256 1 256 -, 1-------1-------t------t------+-----+------t---t--------- Eradica- tion IRAN IRAK ISRAEL JORDANIE LIBAN LIBYE PAKISTAN REP. ARABE SYRIENNE TUNISIE R.A ,U. 21 500 7 085 2 364 1 750 1 882 1 270 98 887 15 173 11 656 4 600 4 600 2 364 2 364 938 938 683 683 33 33 88 344 13 337 5 106 1 685 1 685 1957 1957 1957 1959 1957 1959 1961 1956 par etapes tout le pa}rs 1964 tout le pays 1966 tout le pays 1964 tout le pays tout le pays par etapes tout le pays 4 295 1 960 1 960 Phase preparatoire I 28 600 20 000 7 507 Phase preparatoire i _T_O_T_A_L-t------+-1_7_2_73_9 _____ 135--7..,..80--+--4-4-76_3 ______________ ! Pre- eradica- tion T O T A L Pays non engages (avec contr8le limite) TOTAL ETHIOPIE SAUDI ARABIA SOMALIA SOUDAN 20 400 5 000 2 306 12 920 40 620 ADEN (PROTECT.) 780 BAHREIN 156 MASCATE & OMAN 565 KATAR 55 ET.S/REG. DE TRAI'I'fl3 (OMAN 86 YEMEN 5 000 6 642 TOT AL GENER AL 221 579 10 200 4 000 1 Boo 12 920 28 920 780 156 565 48 86 3 500 5 135 171 091 839 736 142 Bo 1 797 47 816 ! ETAT D'AVANCEMENT DES ACTIVITES RELATIVES A L'ERADICATION DU PALUDISME DANS LA REGION DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE - FlN 1963 r;;_~ i::k~-- \ f::·. ~ -~---\.f ~v ~ ~ I lq ( I ,. \ ~ ~ ; ,,, :~ J 11;/lilf";.~ I ,,, ~ - ., ' ~- I • ~ • I ~ ' I '-. ' I ' ' ,, '' V ', ~------X'--- ,, J ''{: :· -: :-/: :·~> .. .-: :. ·_: _: .~ '.-_::·.~---~~;-. , .. .... •', . . . . . . . . ./ .. . ' ·. · ..... ·. • •.• · : . ·.·.- _.. :1· . . . . . . . . . . . ,. :: :- \ / i (} t!!t~j{ . • .. • • • • J • · .•. . .. •. · •. •·.· . . :1.·-·· .. ·-:::•::-.. . . . . : : .·.· .. . . . . ....... . . . . Ill ~ W&] Phase d'entretien ,.· ... ·.· .... : . . ·,.: .. ~~:-.:;-.-:-:. ........ : ~ ·~ \\: :~ :.) : :'/f·_: . · ... ·. · .. ='.-;,!_:.· .. ,:. •. e•••• :: --~••• ••: ••• •, •:. •:•/~·.•• ~ Phase de consolidafon Phase d'attaque Phase preparatoire ou en cours de preparation 'ti.,':,..•··•··,•· . . ··"····~··· w;,, '.::: :.~.:.:.,~: ~ ~: :· ·. ~- /,;;,."-.!.··'i:-. ..._.,_ '~ _, ,:, • .... ~-;' ,. •::: .... ·.-:· 0 :-/ .•• -f' ri: ·;~::·-~-:: :· !J,. n . F:-7 L.:..:.::..J ~ t::..:.:::..J ::·>'' Programme pre-eradication (zone soumise aux mesures d'attaque) Non engage dans la politique d'eradication du paludisme 'TJ Q g tTl < FIGURE VJ ,ETAT D'AVANCEMENT DES PROGRAMMES ANTiPALUDIQUES EN 1963 REPARTITION OE LA POPULATION DE' rHAQUE PAYS SELON L,E DEGAE D"EXPOSITION AU RISQUE DU PALUOISME w Lw ~z Of :) - ....J ....J <( •J a. z 0 i= <t u 0 <1 a UJ AOE:N (HYPA E (01 E FR DES SOMAJ.15 L'l'l~OEOEGAZA KOW E I T IRAK ISAAE L JORO AN IE: LIBAN LIBYE PA K 1STAN S RIE 1UN l:,lf: RAU 1 E. T HI OP1 E 0 <{ a 2 ARAB IE SAOUO I TE w9 I I- CT j SOMALIE 0. w 2 lD a <t 2 C) 2 u.J S0U0AN YEMEN PA0TE C1:,;:;AT o· A0EN ET TEPP 0 1PES GU GDLFE PEPS 1QUE 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 W',,/ff ll#&ffe $l$ffMW&ff #&ZW'$#ft/lffe'/lffe'/ /4' ✓A '-----------"~u.½u.~=w??W~~/4'/2WA -~- . NON EXPOSEE AU RISQUE DU PALU D ISME OU PA LUDISME ELI MI NE EXPOSEE AU RISQUE DU PAL UDI SME, PRO TEGEE . NON PP.OTEGEE EM/RC14/2 page 39 la sante publique sont adjoints aux equipes consultatives antipaludiques de 1 10MS, partout ou les circonstances 1 1 exigent. 62. D1une maniere generale, et conformement ~ 1 1 echelonnement prevu cu programme, on s 1 attend ace que, durant 1 1annee 1965, une population de 61 579 000 habitants soit protegee par toutes les methodes d 1 eradication, representant ainsi une proportion de 34,4% de la population totale de la Region exposee au risque d 1 infection, contre une proportion de 25,1% en 1964. Une population d 1environ 5 500 000 habitahts se trouvera dans la phase d 1entretien, apres avoir ete debarrassee de la maladie. 63. Il ne fait aucun doute qu 1 un deploiement plus accentue d 1efforts concertes sera requis des gouvernements, de 1 10rganisation mondiale de la Sante et d'autres Organisations internationales et bilaterales, pour atteindre le but ultime que 1 1 on se prDpose, et qui est 1 1 eradication du paludisme. On espere que, comme auparavant, sous les directives techniques de 1 10MS, 1 1 elan enthousiaste vers 1 1eradication se poursuivra dans tousles pays de la Region. EM/Rel \ '2 page 4J 3. MALADIES TRANSMISSIBLES E Bien que d'importants progres aient ete realises dans les domaines de l'eu J.cation sanitaire et de 1 1assainissement, et que le public soit de plus en plus conscient de la valeur de 1 1 immunisation comme moyen efficace de lutte Gontre les maladies transmissibles, ces maladies n 1en continuent pas mains e constituer un des plus grands problemes de sante publique dans les pays eP voie de developpement. La variole, le cholera, la tuberculose, la poliomyelite, la diphterie et les infections intestinales continuent a exercer chaque jour leurs ravages parrni de nombreuses populations. 65. Par consequent, la necessite s'impose decreer, dans chaque pays, un serv.t. ce epidemiologique efficient, comrne condition prealable a 1 1 organi- sat ion .::'te tout programme de lutte ou d' eradication. L1 OMS a prete son assist2~ce a uncertain nombre de pays de la Region, sous la forme de servi- ces . cor sultatifs en epidemiologie et en statistiques sanitaires. TUBERCULOSE 6S , L1interet des pays de la Region pour les problemes de la tubercu- lose a 0t e mis en valeur, specialement cette annee, par la celebration de la Jou:r:.1ee mondiale de la Sante. 67 . Beaucoup de pays ont procede a une revue generale des problemes que po, ~ la tuberculose chez eux et des reunions et conferences ont eu lieu un peu partout dans la Region a 1 1 echelon le plus eleve; et la ou existe un proj 2t antituberculeux en commun, l'expert de l'OMS a ete a meme de partici ;' 2r ac tivement a ces reunions. 6? . En Ethiopie, la parution en octobre 1963 de tout un numero du Journal medical ethiopien consacre a la premiere conference antituberculeuse tenue 2. Addis Abeba en mars 1963 est une preuve de l 1harmonisation tripartite ( Gouver·., ement, OMS et FISE) dans ce domaine. Egalement en Libye, une reunion t enue a Beida en juillet 1963 est une demonstration de 1 1interet d 1une c ~ordination des efforts de taus les travailleurs dans le domaine de la lutt ~ antituberculeuse. RADICATION DU PALUDISME (SOUDAN) Le programme pre-eradication !"ealise au Soudan a un double propos : exten- sion du reseau de services de sante ruraux et mise en place des moyen s techniques, administratifs et opera- tionnels necessaires a !'execution d'une campagne d'eradication de grand style. ide ntifi cati on nocturne des mousti- ques a la lumi ere d 'u ne lampe a pet ro le . Prelevement d 'echanti ll ons de sang a Singa. Recherche des mo ustiq ues suspects: la dissection de leurs glandes sali- vaires, ou se fi xe le parasite, permet d'id e nt ifi er les especes vectrices . / ,I Les techniciens de labo r atoire done la penurie se fait particu- li erement rcssen t ir au Pakistan , acquierent un e experience pra t i- qu c sous la con duite de mede- cins de l 'OMS et de leurs homo- logu es r2k istanais . ERADICATION DU PALUDISME (PAKI STAN) Quelqu 2 part sur le front du paludism e au Pakistan orienta l , un auxi liaire medical preleve des echantiil::ins de sang sur de jeu- nes "suspects", en vu e d'un exa- men microscop ique ul t' ri eu r ; ailleurs, une jeep emprunte avec pr t caution un pont de bambou, en route pour la prochaine zone op ' rationn cll e. (A droite) Les brigades d 'aspersion depec hees sur le theatre c operations, r ec;oivent au preal abl e un e format ion intensi · LUTTE ANTITUBERCULEUSE (PAKISTAN ORIE NTAL) Une v1s1te use d'hygie ne du Centre ant ituberculeux de Demon stratio n etde Formation Professionn e ll e de Dacca , visite un mal ade et inir. ie ses proches aux mesures prophylactiqu es appropriees. Le releve cartographique exact des zon es it trai ter est une etape importance dans !'exe- cution d 'un programme qui conjugue etroitement des me- sures relies q ue le depist age precoce des GlS, leur controle ult erieur . leu r hospitalisation quan d elle s'impose, et la survei llance des contacts ;'1 domicile. Les techniciens de laboratoire sont des auxiliaires indis- pen sables dans toute action antituberculeuse coherence. VACCINATION ANTIVARIOLIQUE (YEMEN) Oepuis 1956, l'OMS aide le Gouvernement du Yemen a organiser a Sana'a un Centre de Sante qui assure la formation professionnelle d'un personnel auxiliaire et met a la disposition du public des services essentiels de sante Ces instantanes ont ete pris au cours d'une campagne de vaccination contrE lil variole, recemment lancee par le Centre. Un instrucceur montre a ses e lcves la tec hniqu e de la vacc ination antivarioli qu e. EM/RC14/2 page 41 69. La nouvelle formule de 1 1 implantation d 1une zone nationale pilote est generalement pratiquee dans presque taus les pays de la Region. En Jordanie et en Republique Arabe Syrienne, on a assiste pendant la periode ecoulee au demarrage de ces zones nationales pilotes, qui comportent d 1abord l 1 installation d 1un centre fixe et le choix d 1 une zone attenante avec des elements urbains et ruraux afin d 1 y essayer des moyens de lutte antituber- culeuse pratiques , simples et efficaces en vue de leur extension future a tout le pays. 70. En Ethiopie et au Pakistan, l 1 implantation d 1 une deuxieme zone nationale avec la collaboration technique et financiere de 1 1 0MS est sous etude. Dans tous les pays de la Region au se deroulent des projets de zone nationale pilote, 1 1 i ntegration des activites antituberculeuses simples a 1 1 interieur des centres de sante publique de base se poursuit favorablement partout au les conditions le permettent. 71. Parallelement aux differentes methodes de depistage et de traite- ment des tuberculeux, entreprises dans les pays, se deroulent des campagnes de masse de vaccination au BCG, autonomes au integrees, car celles-ci restent quand meme le moyen le plus pratique et le plus sur de prevention contre la tube rculose dans l es pays en voie de developpement. 72. L 1emploi du vaccin lyophilise prend actue llement le pas sur le vaccin liquide grace a ses nombreux avantages, et vu les conditions locales, nombre de pays 1 1 ont adopte au sont en train de le faire apres des essais locaux qui ne peuvent e tre que concluants. 73. Au Pakistan, OU les autorites sanitaires procedent a une revision generale de leur lutte antituberculeuse, un essai de vaccination au BCG sans test tuberculinique prealable est entrepris par les equipes nationales; cette question de vaccination sans test prealable n 1est pas a considerer d 1une maniere absolue mais relativement aux conditions qui existent dans un pays donne; d 1 ailleurs, la position de 1 1 0MS sera definitivement arretee, en ce qui concerne ce point, apres que le Comite d 1Experts de la Tuberculose, qui se reunira a Geneve au mois d 1aout 1964, aura formule ses conclusions. EM/RC14/2 page 42 74. Un autre point qui interesse egalernent certains pays de la Region est la combinaison vaccination antivariolique et vaccination au BCG; la encore, ce point est inscrit a 1 1 ordre du jour du Comite d 1Experts precite, et des recommandations pourront etre faites aux pays a la lumiere de ses conclusions. 75. L'evaluation enfin des moyens mis en oeuvre et des resultats obtenus reste la condition essentielle pour 1 1 extension a tout le pays du systeme de lutte antituberculeuse essaye dans la zone pilote. 76. En Tunisie, avec 1 1aide de 1 1 0MS, une equipe d 1 evaluation a ete mise sur pied et les conclusions qu 1elle a formulees ont amene les responsables nationaux, a introduire certains reajustements et reamenagements a 1 1 iriterieur de la campagne nationale en vue de son extension au reste du pays. 77. Les pays de la Region, au point de vue lutte antituberculeuse, sont au stade ou, dans 1 1avenir, 1 1 accent devra @tre mis sur 1 1 evaluation des moyens mis a 1 1essai et des resultats qu 1 ils ont donnes, de maniere a ce que, si ces resultats sont favorables, tout le pays soit couvert par un systeme permanent, efficace, pratique, simple et en relation avec les pos- sibilites socio-economiques locales. 78. D1ailleurs, un seminaire interregional sur la tuberculose aura lieu a Kuala Lampur en novembre 1964, pendant lequel la confrontation des differentes experiences amenera certainement une amelioration de ncs con- naissances, et cette Region y sera largement representee. LEPRE 79. La lepre est repandue au Pakistan et en Ethiopie; les progres realises dans la lutte contre cette maladie se trouvent ralentis par la penurie de personnel qualifie, i 1 insuffisance des moyens de transport, le grand nombre de malades "perdus de vue" et, enfin, 1 1 inexactitude du diagnostic. EM/RC14/2 page 43 80. Le Gouvernement central et les gouvernements provinciaux, .au Pakistan, avec la cooperation de diverses organisations philantropiques, intensifient leurs activites dans le domaine de 1 1eradication de la lepre. 81. Un consultant a visite 1 1Arabie Saoudite pour conseiller le Gouvernement sur la lutte antilepreuse et recueillir des informations statis- tiques, en vue de proceder a une enquete et d 1evaluer la situation, prea- lablement aux recommandations qu 1il formulera sur la lutte amener centre cette maladie dans ce pays. MALADIES VENERIENNES 82. Des entretiens se sont deroules entre les representants de 1 '0Mt3 et du BIT en Ethiopie, concernant la possibilite d 1 elaborer un programme pour l'etude des problemes sociaux qu 1 entra1ne la lutte centre les maladies veneriennes en Ethiopie. Un consultant a ete nomme pour examiner ce pro- bleme en Ethiopie et au Soudan. 83. Une etude a ete entreprise sur les sero-reacteurs, vrais et faux; en matiere de syphilis, et il a ete procede a 1 1evaluation des techniques des tests serologiques de la syphilis, dans la Region. Un 1abora- toire de reference de 1 1 0MS a ete choisi pour cette etude: c 1 est le Laboratoire de Biologie medicale, a Paris. Le service medical de 1 1UNRWA a manifeste son interet a cet egard, et il a ete etabli un programme pour des visites a faire par un consultant aux laboratoires de la Region participant a cette etude, ainsi qu 1 aux laboratoires cooperant avec 1 1UNRWA. Le consultant a effectue sa tournee des laboratoires, au Caire, dans la Bande de Gaza, a Amman, a Damas, a Khartoum et a Beyrouth. SANTE PUBLIQUE VETERINAIRE 84. Un Colloque mixte FAO/OMS sur l'Hygiene alimentaire, la Lutte centre les Zoonoses et les Methodes de Sante publique veterinaire, se tiendra a Lahore (Pakistan Occidental) du 29 octobre au 6 novembre; il sera suivi d 1une visite sur le terrain,effectuee a Teheran, du 7 au 11 novembre 1964. EM/RC14/2 page 44 85. On se propose, par ce colloque, de definir les problernes maj eurs que posent 1 1hygiene alirnentaire et les zoonoses specifiques, dans la Region de la Mediterranee orientale, d 1examiner les methodes concretes techniques et d 1organisation, susceptibles de resoudre ces problernes , coinpte tenu des moyens et des ressources dont disposent les divers pays, et en~in d 1elaborer un plan de developpement futur des activites relatives a l a sante publique veterinaire dans la Region, afin que les ressources combinees des autorites sanitaires, veterinaires et agricoles puissent @tre utilisees de la maniere la plus efficace pour la protection et le progres de la sante de 1 1horrme. Quatorze pays appartenant a - la- Region de la Mediterranee orientale participeront ace colloque, de rngme que des observateurs de differentes organisations. MALADIES A VIRUS ET RICKETTSIOSES VARIOIE 86. En vue d 1une evaluation de la production de vaccin antivariolique dans la Region, les Etats Membres ont ete pries de fournir des informations sur la production de ce vaccin chez eux, sur les quantites et le type produits, ainsi que sur les laboratoires producteurs locaux. Il resulte des reponses re9ues de neuf pays, qµe six pays produisent du vaccin liquide seulement et trois du vaccin tant liquide que lyophilise. 87. Sur la recommandation de Cornite d 1Experts de la Variole, reuni a Geneve du 14 au 20 janvier 1964, les Representants de 1 10MS et les Etats Membres ont ete pries de communiquer des rapports trimestriels sur la situation de la variole dans leur pays respectif, en y indiquant le nombre de cas et de deces, le nombre de personnes vaccinees, par groupes d 1age , le pourcentage de prises, le type · et i'origine du vaccin employe, et les dif- ficultes rencontrees dans le deroulement des campagnes de vaccination de masse. 88. Les activites relatives a 1 1 eradication de la variole progressent dans trois pays ayant entrepris des programmes d 1 eradication. La vaccir..::: tion 9t°" 12. r evaccination sont couramment pr8tiquees en d'autres p2ys de l a Res i on. EM/RC14/2 page 45 Aux pays appliquant un programme d 1 eradication, 1 10MS a prete son assi s - tance sous forme d 1 avis techniques, par la fourniture de bicyclettes, de jeeps, de ref:cigerateurs, de vaccin, et par 1 1 octroi de bourses d' etudes. Pakistan 89. Dans l e Pakistan Oriental, le programme a demarre le 15 nove~:.1.Jre 1961; a fin septembre 1963, plus de 40 000 000 d 1habitants avaient ete proteges, et on prevoi t ·que la totali te de la population le sera d' ici f in juin 1964. La premiere phase, une fois achevee, sera suivie d'une pha s 2 de contr3le, en juillet 1964. 90. Le programme de vaccination a englobe les districts de Comilla, Mohakhali et Kushtia, ainsi que la ville de Dacca, ou un prograrmne intensif de vaccination a ete mis au point et execute a partir de la premiere semaine de Janvier 1964. 120 va ccinateurs ont ete engages a titre temporaire, en SUS du personnel fixe affecte a 1 1eradication de la variole. 91. L I epidemiologiste de 1 1 CXVIS aupres de 1 1 Institut d 'Hygiene pubLque de Dacca a pr@te son concours a 1 1action engagee contre la variole, a la production de vaccin et aux programmes de vaccination. Des fonnulaire s ont ete prepares pour la collecte d'informations, au moyen d 1une enquet.'3 sur les cas de variole, et les donnees obtenues ont ete analysees. En outre, le systeme existant de collecte de donnees sur les naissances, Ceces et causes de deces a ete revise. 92. Dans le Pakistan Occidental, aucun programme d 1 eradication n 1a encore ete entrepris, mais il en sera applique un au debut de la procha ine annee budgetaire, 196lr-1965. A Karachi, la variole est desormais maitrisee. 93. Environ 40 000 000 de doses de vaccin antivariolique lyophih:::e sont produites annuellement. Cette quantite est suffisante pour faire face aux besoins de la campagne d'eradication de la variole. Des echantillons du vaccin sont r egulierement verifies sous le double rapport de l 1efficacite et de 1 1 innocuite. EM/RC14/2 p2ge 46 Soudan 94. La troisieme phase de la campagne d 1 eradication de la variole a debute le 12 octobre 1963 dans la Province Septentrionale, et dans le nord de la Province de Kassala (Mer Rouge). Dans le sud de la meme province, elle a commence au debut de juin 1964. Dans la partie septen- trionale de la Province du Nil Bleu, elle a ete lancee le 7 decembre 1963. 1 756 200 doses de vaccin antivariolique lyophilise, offertes par l'URSS, ont ete expediees au Soudan en 1963. 95. A la fin de fevrier 1964, la campagne d 1 eradication avait englobe un total de 7 126 157 personnes, reparties comme suit, par province: Province Kordofan Darfour Bahr El Ghazal Haut Nil Nil Bleu (Nil Bleu meridional (Nil Bleu septentrional Province Septentrionale Province de (Province de la Mer Rouge Kassala (Division meridionale Nombre de vaccinations 1 511 520 1 843 037 440 176 931 740 898 578 693 404 674 040 133 662 La campagne n 1a pas encore commence a Khartoum et dans la Province Equa- toriale. Un consultant s 1est rendu au Soudan en mars-a-vril 1964 pour proceder a une evaluation des activites d 1 eradication de la variole dans le pays. Yemen 96. Une quantite de 500 000 doses de vaccin antivariolique lyophilise, offerte par 1 1URSS, a ete expediee en 1963 au Yemen pour les besoins de la campagne de vaccination. 97. Une campagne de vaccination de masse a ete effectuee a Hodeida, OU des equipes fixes et mobiles ant ete organisees; cette campagne a permis de vacciner 15 000 personnes jusqu 1a l a fin de 1963. La campagne de EM/RC14/2 page 47 vaccination avait ete precedee d 1une campagne d 1 education sanitaire du public, entreprise dans les mosquees, et avec le concours des sheikhs, des instituteurs et des mukhtars (chefs) de quartiers. Le Centre sanitaire de Hodeida a ete designe pour la delivrance de certificats internationaux de vaccination aux civils quittant le territo'Ire. Arabie Saoudite 98. Le Gouvernement a mis a execution son programme normal de vaccina- tion antivariolique, comportant la vaccination de toute la population des "Mandoubias", celle des voyageurs quittant le pays, et des nouveau-nes. Une loi a ete promulguee, decretant la vaccination antivariolique obligatoire. 99. L1allocation de credits destinee a permettre au Gouvernement de faire face aux obligations decoulant pour lui de la mise a execution du projet d'eradication de la variole, a ete approuvee. Somalie 100. Un consultant a ete designe, avec mission de visiter le pays et d'elaborer un projet d 1eradication de la variole. 101. Le tableau suivant indique le nombre total de cas de variole signa- les durant la periode cons i deree, compares aux cas enregistres au cours de la periode precedente: Frequence de la variole dans la Region Pays Etat d I Aden Protectorat d 1Aden Ethiopie Iran Nombre cle cas de juillet 1962 au 29 juin 1963 0 0 270 1 Nombre de cas de juillet 1963 a la semaine finissant : (12§.1) 0 29 fevrier 0 29 fevrier 133 2 mai 12 dont 25 avril 3 sus p . (a suivre) EM/RC14/2 page 48 (Suite du tableau precedent) Pays Mascate et Oman Pakistan: Oriental 3 Occidental Karachi Arabie Saoudite Soudan Etats s/reg. de traites: Dubai (PA) Cheikhat de Fujairah Yemen FIEVRE JAUNE Nombre de cas de juillet 1962 au 29 juin 1963 0 573 (approx.) 759 (approx.) 83 (approx.) 1 87 0 0 5 Nombre de cas de juillet 1963 a l a semaine finissant: · ---·----·· · (1964) .. ?5 avril 254 4 avril (approx.) 186 4 avril (approx.) 7 4 avril (approx.) 4 avri l 14 mars 0 25 avril 0 25 avri l 2 25 av:cil 102. Tousles Etats Membres de la Region ont ete invites a f ournir des informations sur les quantites et les types de vaccins ut ilises pour les campagnes regulieres de vaccination, ainsi que pour la vaccination des voyageurs effectuant un parcours international, avec i nd i cation de 1 1 ori- gine du vaccin (importe ou produit localement). 103. Des reponses ant ete re9ues de onze pays. Il en est resulteque huit pays emploient le vaccin sous-cutane du type 17 D, et un pays, l e vaccin de D?,kar, admiriif:>tre _par scarification. Deux nays n 1ont pas indique l e type de vaccin utilise. Ces donnees serviront a estimer les quantites de vaccin ant iamara il requises annuellement dans le monde. ROUGE0IE1 EM/RC14/2 page 49 104. Une etude sur 1 1 epidemiol6gie de la rougeole a ete entreprise, et un questionnaire a ete adresse a tousles Etats Membres en vue de recueillir des informations sur la repartition de cette maladie-par region, l'incidence par ~ge, les hospitalisations, la mortalite et la morbidite. Des reponses ont ete re9ues de seize pays, les donnees re- cueillies ont ete groupees et publiees dans un document technique pour la Quatorzieme Session du Comite regional. 0PHTAIMIES TRANSMISS IBIBS 105. La lutte centre le trachome n 1est pas uniquement d 1ordre technique, mais aussi, et peut-etre meme davantage, un probleme administratif complexe, requerant, outre la necessite de traiter de problemes techniques et d 1organisation, celle d 1appliquer - avec competence - des programmes de formation professionnelle et d 1 education sanitaire. Par ailleurs,l'assai- nissement et le relevement du niveau de vie contribuent, de leur cBte, au succes de la lutte centre les ophtalmies transmissibles. 106. Les activites se rapportant a la formation professionnelle et a 1 1 education sanitaire se sont, en fait, considerablement intensifiees et developpees dans le cadre des projets de lutte centre les ophtalmies trans- missibles, entrepris dans cette Region avec 1 1assistance de 1 1 0MS. 107. A la demande des gouvernements, les services consultatifs techniques se sont etendus a plusieurs pays. Le conseiller regional de 1 10MS pour les ophtalmies transmissibles ·a visite la Republique Arabe Syrienne en juillet 1963, la Tunisie et la Libye, en novembre 1963. Ila, er. outre, pris part a 1 1evaluation des resultats obtenus des essais effectues en Republique Arabe Unie darts le domaine de la lutte centre les ophtalmies trensmissibles. 1 Voir- Document EM/Rc-14/4 EM/RC14/2 page 50 108 . Les projets destines a combattre les ophtalmies transmissi-bl.es, beneficiant de 1 1assistance de 1 10MS, en Jordanie et au Soudan, ont realise d 1appreciable s progres; par contre, un projet analogue, entrepris en Iran, a malheureusement du subir une interruption momentanee. 109 . Les activites de controle, dans les ecoles, se sont poursu ivies a 1 1 echelon national, en Ethiopie et au Koweit, et elles ont repris leur cours en Libye . La lutte contre les ophtalmies transmissibles se poursuit, sur une vaste eche lle, en Tunisie, en Ethiopie, en Republique Arabe Unie et en Irak. Des essais d 1orientation sont en cours au Pakistan Occidental. 110. Le Laboratoire de Recherche virologique, fonctionnant dans le cadre du Centre ophtalmologique de Tunis, a poursuivi 1 1execut ion de son programme. Des etudes d 1 irrnnunologie et des tests de neutr alisation sont en cours. Un programme de trava il a ete etabli dans 1 1Ile de Djerba pour evaluer la valeur pratique des methodes de laboratoire utilisees dans les recherches sur l e trachome, avec les moyens dont on dispose en campagne. Cependant, l a valeur et les possibilites de 1 1 immunisati on , dans une action de masse contre le trachome, ne peuvent encore gtre jugees qu 1avec une prudente reser ve , car une importante t~che reste encore a accomplir dans le domaine experimental. TYPHUS 111. Une epidemie de typhus a ete signalee a Sanhan (Yemen), a 70 Kilo- metres au sud de Sana'a. 130 cas avec 35 deces ont ete enregistres. L1 0MS a fourni 2 700 cc de vacc in antityphique; les contacts et les sujets exposes a 1 1 infection ont ete vaccines. Des mesures destinees a combattre la maladie ont ega lement ete adoptees a Gahran, localite situee a 120 kilo- metres au sud-ouest de Sana'a, ou quelques cas suspects avaient ete signales. Preleveme nts ocu laires sur des Ecoliers de Djerba. LUTTE CONTRE LE TRACHOME (TUNISIE) Examen d'un enfant pour deceler chez lui les signes du trachom e. cause maj e ure de la reduction de vision dans beauco up de pays. Les prel evements oculaires sont cx pedi es par vo iture, pu is par avian a Tunis ou l'on procede aussitot a l'isolement des souches du virus. Une large gamme de souches de virus du trachome ont ete iso lees par le service de rec herch es virolo- giques qui fonctionne avec !'assistance de l'OMS au Centre el'Ophtalmologie de Tunis, et de nets progres ont ete enregistres vers la production eventuelle d'un vaccin efficace. Les travaux comportent notamment des essais d'efficacite des antibiotiques, la mi se au point de techniques ser ologiques et la d e te rmination des caracteristiques des souches locales du v i~ us trachomateux. Ces inst antanes montrent une eq ui pe ophtalmologique venue effectuer a Djerba des prele- vements oculaires sur des ecoliers. en vue de recher • ches ulterieures en laboratoire. Les souch E s de virus iso lees de jeunes malades crachomattux sont preparees par passages en serie sur sacs vite l- lins d 'a:ufs de poule fecondes et SOU · mises a des epreuves de s.:nsibilite aux antibiotiques, a la tempe rature, etc. iean ce de vacc inat ion :ont re le cholera. Euregistrement des ma lades : q ue lq ue 350 vi I lageo is se pre - sen ten t quot idiennement au Cen tre. HYGIENE RURALE (PAKISTAN) < A 25 km de Dacca, le Centre de Masinpur -- l'un des 300 centres ruraux de sante dont dispose le Pakistan . Un important reseau de centres ruraux de sante est e n voie d 'organisation avec l'appui de l'OMS et d u FISE d a ns le secte ur orien ta. 1 du pays. La contribution de l'OMS po r t e essenti e llement sur la formation du personnel requis . L'educatio n sani tai re est l'un des principaux se rvi ces assures pa r le Centre. Une doctoress e donn e une consultati o n au Centre. A l' ar riere plan, un groupe de "dais", sages-femmes t raditionnelles q ui suivent au Centre un cours de formation de six mois. MALADIES BACTERIENNES CHOIERA EM/RC14/2 page 51 112. L 1 epidemiologiste de 1 10MS au Pakistan Oriental a procede a unc enquete bacteriologique sur les cas de cholera et leurs contacts, dans l e Pakistan Oriental. Au cours de cette enquete, des porteurs sains ont decouverts parmi les cont-acts f-am-iliaux -des- c-as de cholera. Les activ i.tes de laboratoi-re--ont por-te pr-inc-ipaleme-nt s -u-r la- veri-fica-tion -d-es cu.l.t1.1res d2 souches et la standardization des methodes de typage du bacteriophage, d 1hemolyse, ainsi que des tests de trypsire et d 'agglutination des cell1 cl 2s de poulet. Ces recherches n'ont pas uniquement pour but de verifier 1 1existence de souches du cholera El Tor, isolees a Chittagong (Pakistan Oriental), mais d'etudier egalement les anciennes collections de souches choleriques anterieurement isolees au Pakistan. Des souches de bacteria- phage du vibrion cholerique et des cultures-type de Taipeh et Calcutta ont ete utilisees pour des etudes comparees entre souches de cholera isolees des pays duPacifique Occidental et celles isolees du sous-continent indo-• pakistanais. 170 souches de cette nature ant ete etudiees. Les resultats ont confirme les premieres · eonstatations:, selon1csquelles, seules les -souches de Chittagong appartenaient au cholera El Tor et etaient analogues aux souches isolees du Pacifique Occidental. Les techniques d 1hemolyse et de typage du bacteriophage ont ete perfectionnees. 113. Une enquete a ete menee a Khulna, ou des cultures positives ont ete obtenues de malades et de leurs contacts, et le resultat des investiga- tions bacteriologiques a prouve qu 1 11 s 1 agissait de souches Inaba, Grou~9 Heiberg I, non-hemolytique, - en d 1autres termes, de cholera classique. 114. D1 indeniables progres ant ete realises au Pakistan Oriental d2ns le diagnostic du cholera et les recherches epidemiologiques effectuees sur cette maladie. La detection de porteurs de vibrions choleriques parmi les contacts et 1 1 existence du vibrion El Tor revetent une grande impor- tance. EM/RC14/2 page 52 115. En vue de coordonner l es mesures anticholeriques entre toutes les Regions de 1 1 0MS, des dispositions ont ete prises pour recueillir des informations du Pakistan, notamment, sur les mesures d 1 assainissement, les recherches, le traitement, et d 1 autres donnees pertinentes, et l es trans- mettre ensuite aux Regions interessees de 1 1 OMS. Le Cholera au Pakistan Oriental Periodes de quatre semaines 1960 1961 1962 1963 J I 1 1181 141 313 311 F II 398 32 151 124 M III 487 52 181 266 A IV 2 686 68 1+75 484 MV 1 670 26 481 390 J VI 297 12 240 138 J VII Bo 11 074 066 J VIII 92 109 083 041 A IX 47 36 033 022 S X 19 36 032 050 0 XI 120 51 'J67 507 N XII 456 256 110 986 D XIII 468 449 184 543 T O T A L 8 301 1 279 2 424 3 928 INFECTIONS INTESTINALEs1 116. Deux cours sur les infections intestinales, ont ete donnes , en l angue_angl ei se , 1' un , a Teheran, du 10 octobre, au 9 novembre 1963~ e t l'autre a Alexandrie, du ler au 20 avril 1964. 117. Ces cours avaient pour but d 1assurer une formation professionnelle d'un niveau superieur, dans l'etude et le contrale des maladies· intestinales et des affections diarrheigues, aux epidemiologistes et bacteriologistes adonnes a la lutte centre les maladies transmissibles et s 1 interessant par- ticulierement ace domaine d 1 activite, afin d'encourager 1 1 etablissement de programmes nationaux pour l' etude et le contr3le des affections diarrheiques l Y compris les- affections dia.rrhei ques non bacteriennes EM/RC14/2 page 53 dans les pays de la Region. Les cours comprenaient des conferences pro -- prement dites, des exercices de laboratoire, des travaux pratiques sur J_ e terrain et des discussions par groupes d'experts. 118. Le cours de Teheran a ete suivi par dix-neuf participants de differentes Regions de l 'OMS dont neuf de la Medi terranee orientale. CcJ.ui d'Alexandrie a groupe dix-sept participants appartenant a differentes Regions de 1 10MS, dont sept a cette Region. 119. Une 0quipe consultative pour les affections diarrheiques, coc posee d 1un epidemiologiste, d 1un parasitologiste, d'un bacteriologiste, d 1un pediatre et d 1un ingenieur sanitaire, a visite 1 1Iran et le Pakistan pour etudier le problem9 des affections diarrheiques,en tant que cause de mor- bidite et de mortalite parmi les nourrissons et les enfants. En Iran, 1 1 equipe consultative pour les affections diarrheiques a passe environ six mois dans le pays, ayant choisi la zone de Rabat Karim pour ses etudes. Au Pakistan, elle a passe environ cinq mois a Dacca (Pakistan Oriental), ou la zone de Mirpur lui a servi de champ d 1 etudes. Au Pakistan, le program.~e a comporte des etudes supplementaires sur la nutrition et le cholera. 120. Une equipe pour l'etude des affections diarrheiques, composee d'un epidemiologiste et d 1un pediatre, a ete formee pour visiter la Republique Arabe Syrienne, la Jordanie et 1 1Irak, en vue de reoueillir des informa- tions sur les problemes des affections diarrheiques sevissant dans ces pays et se prononcer sur le type de recherches entreprises sur les affections diarrheiques. MALADIES PARASITAIRES · BILHARZ IOSE 121. L' importance de la bilharziose continue a s 'amplifier d13-ns certains pay3 de la Region, allant ainsi de pair avec 1 1 extension prise par 1 1agricultur.e, l'amendement du sol, les nouveaux systemes d 1 irrigation et 1 1 installation des nomades. EM/RC14/2 page 54 122. Depuis quelque temps, plusieurs gouvernements de cette Region accordent ace grave probleme une attention grandissante . Des services essentiels de sante se creent dans les pays de la Region; quelques-uns de ces services ont deja realise de notables progres, d 1 autres s ont a diver- ses etapes de developpement, OU se trouvent encore a l a phase d 1 elabora- tion. Dans des zones de superficie reduite, ou sevit l a bilharzios e , de tels services ne manqueront pas d'apporter une contribution concrete a l a lutte contre cette maladie. En Somalie, des plans ont de j a ete elabores pour l'integrati on de la lutte contre les mollusques dans un des projets de sante rurale beneficiant de 1 1 assistance de 1 10MS. 123. L'etude de 1 1 epidemiologie de la bilharziose a nettement progres- se dans les projets entrepris dans la Region, avec 1 1 assistance de 1 10f''1S, pour combattre cette maladie. 124. Le plan de sondage etabli, ces dernieres annees, dans l e cadre d 1 enqu@tes relativement limitees, en particulier en Republique Arabe Unie, eliminera la necessite d 1ajustements u lterieurs, et t ant que l es techniques d 1 examen des urines et des selles demeureront identiques, la compa r a ison de s donnees, aux fins d'evaluation des mesure s de lutte, devrait demeure r va l abl e , du point de vue statistique, sans autres remaniements. 125. Ence qui concerne les recherches sur la bilha rziose, on constate un regain d 1activite dans les domaines de l a therapie, de l a lutte, et de s recherches de laboratoire. 126. Une technique speciale a ete recemment adoptee pour l a numeration des oeufs; elle est actuellement a ppliquee dans un pro j e t beneficiant de 1 1assistance de 1 10MS, et 1 1 on pre voit que - 1 1usage ne t a rdera pas a s' en repandre dans les autres projets de la Region. Cette methode permet de mesurer et evaluer la transmission a l 1hote final, et f ournit un indice de 1 1 intensite de l 1 infection. Ainsi, la numeration des oeufs, chez le groupe d 1ige le plus receptif - celui de 5 a 6 ans - servira a mes ur er le degre de transmissi on , et pourra @tre utilisee dans 1 1 evaluation des campagnes centre la bilharziose. EM/RC14/2 page 55 127, Des recherches comparees sur les molluscicides, pratiquees dans certains laboratoires, ont mis a jour une synthese de composes d I une pu::_s - sance encore inconnue jusqu 1 ici. Au lieu d 1 une concentration de 10 a 20 parties de su~fate de cuivre, ou meme davantage, par million, les nouveGu.x molluscicides ne r equierent, pour etre efficaces, que la concentration d 1une partie pm,::> u."1 million. En outre, un molluscicide synthetique recent, applique penc.,rnt sjx heures, a demontre ses proprietes destructrices dee: mollusques , ?1 l a concentration de 0,24 ppm. Ces nouveaux et puissants ~ol- luscicides sont mis a 1 1 essai dans le projet en cours d 1 execution en Re, -_ibl:ique Arabe Unie, On espere meme que les pulverisations aeriennes de mollusci- cides prend:--ont place parmi les mesures contre les mollusques porteurs de bilharziose qui se multiplient en abondance dans un vaste reseau de canaux d 1 irrigation des servant certaines zones de culture intensive. 128. L 1action menee dans le secteur de 1 1 education sanitaire vise plus specialement les ecoliers. Une enquete sur la distomiase est effectuee parallelement aux activites de lutte contre la bilharziose. Il convient de signaler, ace propos, qu 1il est projete de proceder a une enquete sur la distomiase da ns la zone du projet avec l'assistance d 1 un consultant a court terme de la FAO. 129. Toutes l es equipes de 1 10MS operant dans la Region accordent l a plus grande attention a la ,formation professionnelle du personnel nationa l. Des cours regionaux speciaux sur le contr8le de la bilharziose donnes avec 1 1assistance de 1 10ViS sont prevus pour 1 1annee prochaine. En outre, un centre de formation professionnelle, beneficiant de 1 1 assistance de 1 'or.~s , sera cree a l<hartoum. Un consultant a court terme de 1 10MS sera engage pour aider le Gouvernement dans 1 1elaboration et le demarrage du projet. Un consultant a court terme a ete designe pour entreprendre une enquete SUl ' les foyers de bilharziose en Libye, et evaluer 1 1e fficacite des operations molluscicides qui avaient ete effectuees, il ya dix ans, a Warrak El Al'ab, dans la Republique Arabe Unie. Un rapport de grande valeur a ete presente EM/RC14/2 page 56 par un expert de 1 1 0MS sur la situation actuelle du traitement de l a bilharziose, tel qu 1il est pratique en general, et dans la Republique Arabe Unie en particulier. 130. La bilharziose a ete signalee dans diverses l oca lites de 1 1Ethiopie , mais 1 1 etendue de sa propagation, son taux de frequence, d 1 intensite et de transmission ne sont pas connus. Aussi, se propose-t-on de charger une equipe de mener dans le pays une enquete sur la bilharziose , au cours de l a periode biennale 1965-1966. 131. Un conseiller principal, epidemiologiste, a et e a ffecte a 11Iran ou il a commence ses activites en decembre 1963, en procedant a une enquete sur l a bilharziose , au double point de vue de son extension geographique e t de son importance quantitative. Ceci permettra de deceler toute extension geographique subsequente, OU toute augmentation du taux de frequence, et entreprendre des etudes plus poussees. Cette enquete vient s 1 ajouter a l'etude sur la repartition de la maladie, dans la zone pilote situee autour de Dizful, actuellement en cours d 1amenagement. Le programme de lutte re- pose sur les relations mutuelles entre la transmission et 1 1h6te final (homme et animaux). Le programme a ete, a dessein, contenu dans les limite s de 1 1enqu~te sur l a bilharziose e t du contrSle de cette maladie , effectues sur le terrain, dans le but d 1atteindre des objectifs bien definis, soit: a. Distribution geogra phique et t aux d 1 infection chez les etres humains. b. Etudes s ur l a transmission, soit (1) transmission a 1 1h6te final, ou etude des cercaires, (2) transmission par 1 1 entre- mise des mollusques, ou periode d 1 incubation du sporocyste. c. Etude des parasites adultes et de s oeufs. 132. Le programme de lutte sera elabore apres collecte de donnees f on- damentales, basees sur 1 1 enquete epidemiologique concernant la determination de 1 1h6te final et des hates inte rmediaires . Comme les centres de multi- plication les plus importants, decouverts jusqu'ici, sont les agglomerations d 1eau dans les villages , c'est l a que sera mene le programme de lutte par les moyens chimiques. Exame n d'un e nfant dans un village infeste. Cet in str ume nt permet d'evaluer le debit d'un canal et la quantit,~ de produits chimiques necessaires pour exterm ine r les mollusques vecteurs de la bilharziose . Un pro jet region al de rechHche et de form a• tion professionn ell e, qui do it evaluer les method es de lutte contre la bilharzi ose pour toute la Region de la Mediterranee orientale, est en voie d'execution .wee !'as- sistance de l'OMS et du FISE, dan s la pro- vince de la Beheira, proche d'Alexandrie. Pour etudie r le processus de transmiss ion de la maladi e, des souris sont ex posees a !'infectio n dans une cage speciale descendue au niveau de l'cau. LUTTE CONTRE LA BILHARZIOSE (RAU) _UTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (SOUDAN) L'onchocercose, maladie parasitaire designee loca- lement sous le nom de "cecite des rivieres", fait l'objet d'une enquete entreprise dans le Soudan meridional avec !'assistance consultative de l'OMS . Double propos: determiner l'ampleur du probleme et elaborer un programme coherent de lutte contre la maladie. La cecite est le !ot de cettP victime de l'onchocercose: le mal, au te rme de son evolu- tion , est irreversi ble. La vue de ce malade est dej"1 affectee, mais ii est peut-etre possibl e a ce stade d'en - ra yer les progres de la maladie. Examen de la vue. Recherch e des larve de vecteu rs su r le rives du Jur, dans I Pro vi nee d 'Eq uatori , Un fragm ent de pea es t preleve sur cha que villageois pou examen m icroscopi q ue (ci-dessous). EM/RC14/2 page 57 133. L'action visant a assurer 1 1hygiene du milieu sera cong\le de maniere a se concentrer sur 1 1amelioration des systemes d 1approvisionnement en eau, destines a 1 1usage de 1 1 homme et aux besoins du betail - le but ultime etant d 1assurer le controle de la bilharziose. 134. En Irak, les enque tes sur la population ant ete menees de front avec le releve cartographique de la zone pilote, d 1apres les donnees fournies par les photographies aeriennes et les constatati_9ns_ f.aites _sur le terrain. L'·equipe consultative interregionale de 1 1OMS pour la bilharziose a visite 1 1Irak et, apres des entretiens avec le personnel operant sur le t~rrain, il a eteoonvenu de poursuivre le programme en cours pour qu'il serve a favoriser le but, tres utile, consistant a former le personnel national actuel et a demontrer .les mesures de lutte, - principalement par l'emploi de molluscicides. Ila ete juge opportun de reduire la zone du projet, pour permettre 1 1execution du travail avec le personnel limite mis a la disposition du projet, pour re- cueillir des donnees de base et demontrer,d 1une maniere appropr1ee,1 1application des operations molluscioides. Ila, en outre, ete fortement recommande que le Gouvernement affecte au projet la totalite de ses effectifs en person- nel national, afin que le personnel de 1 1 OMS puisse etre utilise au mieux au cours de sa periode limitee de service dans le pays. 135. On ne peut que se feliciter de cortstater qu'au Liban le: travan a ete accompli avec competence par le personnel national, depuis que la cam- pagne contre la bilharziose a etemise en train par un consultant de 1 1 OMS, en 1963. D'ailleurs, un consultant epidemiologiste de l'OMS visitera le Liban pour evaluer les activites actuellement entreprises dans le domaine de la bilharziose, a Saida, et preter son concours aux oper ations de lutte, en particulier, a l 1application des mollusciaides. 136. L'e.quipe consultative interregionale de l'OMS pour la bilharziose a visite l'Ethiopie, 1 1Irak, le Liban, le Soudan et la Republique Arabe Unie, pour proceder a des enquetes sur la bilharziose, discuter de 1 1avancement des travaux et des activites exercees dans le cadre des projets OMS de lutte contre la bilharziose. "EM/RC14/2 page 58 ONCHCX::::ERCOSE 137. Une assistance substantielle a ete fournie par l'OMS, au cours de ces dernieres annees, pour faire face au probleme de l'onchocercose nu Soudan. Deux consultants a court terme ont ete designes pour proceder a une enquete sur la maladie et son vecteur. Depuis 1963, un conseiller principal de l 1 0MS pour 1 1entomologie a ete nomme pour proceder a une en- quete sur le simulium damnosum dans les provinces du Bahr El Ghazal et d 1Equatoria. 138. Le travail accompli dans la partie sud du pays avait un quadruple objectif: a. reperage des principaux foyers de reproduction de S.damnosum; b. initiation du personnel aux methodes de collecte des mouches simulium, d 1 inspection des foyers de reproduction, de dissec- tion des mouches adulte~ en vue de determiner 1 1 etendue de 1 1 infection, et de collecte de donnees sur la densite et la distribution du S.da:mnosum, d 1 une maniere generale; c. mise au point d I une procedure courant:~ d I enquete, susceptible d'etre facilement suivie par les equipes chargees des enquetes, pour 1 1obtention des informations appropriees requises sur le vecteur; d. essai d 1 application, sur une echelle reduite de mesures de lutte contre le S.damnosum dans le Jur, a Wau, et dans le reservoir de Maridi. _139. Ila ete constate que le S.damnosum etait largement propage dans la plus grande partie de la province de Bahr El Ghazal et dans certaines zones du secteur occidental de la province d 1Equatoria. Par suite de la vaste etendue de ces provinces, il est pratiquement impossible de proceder a une enquete sur chaque mille de terrain ou le vecteur pourrait se manifes- ter; aussi le plan de travail a-t-il ete etabli de maniere a n'englober que: a. les cours d 1 eau et les trongons de cours d 1 eau, a partir desquels les mouches peuvent atteindre des agglomerations relativement importantes. et b. les zones notoirement infectees d 1 onchocercose. EM/RC14/2 page 59 140. Pour faciliter 1 1elaboration du programme de travail, la region a ete divisee en six secteurs: le premier, a ete celui de Wau et Busseri, ou 1 1 enregistrement des r.esul tats a .commence a -la fin du mois d 'a out 1963, et ou la densite au cours de la seconde moitie de Janvier 1964 a commence a augmenter jusqu'a atteindre la tres forte moyenne de 20 mouches; par heure et par agent collecteur, pour toute la journee. Les cinq autres secteurs sur lesquels a porte 1 1 enquete ont ete: de Busseri a Yubo, au sud de Wau; Wau-Raga, route de Gossinga; Wau, route d 1Aweil; Wau, Tonj, route de Mvolo; Yubo, route de Juba. Alors que 1 1 on dispose de donnees sur la densite et la distribution du S.damnosum dans toutes ces zones, ce qui constitue un element essentiel pour 1 1orientation des mesures de contr8le a appliquer dans 1 1avenir, on ne connait encore rien de 1 1 infection des mouches par les vers de 1 1 onchocerciasis volvulus. 141. Le futur programme se poursuivra au nord de Khartoum; les pre- mieres operations seront entamees dans cette region, la periode de janvier a avril etant reputee pour co!ncider plus OU moins avec le pullulement du similium. L 1autre enquete sera menee a Kashim-el-Girba, et d 1autres travaux seront entrepris a Sennar et Rosseires. Selon que la route sera, alors, encore ouverte OU non, une enquete sera effectuee dans la zone du fleuve Yabus. Quand le travail initial aura ete convenablement mis en train, on espere pouvoir proceder a une enquete a Jebel Marra, OU, en prevision de la construction d 1un certain nombre de barrages, le S.damnosum pourrait devenir un probleme grave, s 1 il ne 1 1 est deja. Corrrne il s 1agit, en 1 1occurrence, d 1une zone en voie de developpement, il serait sage de prendre les precautions voulues pour empecher 1 1 onchocercose de s 1 y propager. EM/RC14/2 page 60 4. SERVICES DE SAN'IE PUBLIQUE ADMINISTRATION DE LA SANTE PUBLIQUE DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE 142. Plusieurs pays de la Region travaillent a mettre au point des plans socio-economiques s'echelonnant su r une periode determinee, OU la sante represente un des elements.dont se compose le programme d'ensemble. Les autorites sanitaires publiques sont toujours encouragees par l'Orga - nisation mondiale de l a Sante a s 1 interesser, sous une forme concrete, a elaborer l es plans de telles activites. La Somalie et la J ordanie peuvent etre citees comme des exemples recents d 1 une assistance fournie par 1 1 0MS a des gouvernements pour la preparatt()n _dE? leurs programmes nationaux de services de sante. 143. Le Bureau regional prete son concours a 1 1executi on de certains projet pilotes destines a servir de modeles aux services de sante, et faisant partie integrante du programme de developpement communautaire. On peut mention- ner, ace propos, le programme d 1hygiene rurale, dans l a zone d 1El-Huda, au Soudan. L 1unite d 1hygiene rurale de Barran el Awamid, en Republique Arabe Syrienne, est un autre exemple d 1 un service d 1hygiene rurale operant en etroite collaboration avec un centre de developpement communautaire. 144. Ceci n'exclut pas la participation de 1 10MS aux projets de develop- pement comnrunauta ire patronnes par d 1autres institut ions , gouvernementales ou relevant des Nations Unies . c'est ainsi que le Bureau regiona l est appele a donner son approbation technique a des pro jets de developpement communautaire, entrepris dans cette Region avec l'assistance du FISE, et ne manque jamais, en pareil cas, de souligner la necessite d 1 inclure dans ces programmes des services sanitaires coordonnes . Les zones de develqppement communautaire rural et urbain, en Ethiopie, peuvent etre citees ici en exemple. EM/RC14/2 page 61 145. La ou n'existe aucun programme de developpement communautair8, les activites entreprises dans le domaine de la sante peuvent frayer la voie a 1 1 adjonction de services techniques, permettantainsi d 1 elaborer, avec le temps, un programme g.:..obal, harmonieusement congu, de developI' ,; ·· ment communautaire. Tel est le cas du Yemen. 146. Pour participer d I une maniere active au developpement commJ.·1a.u- taire, les techniciens de la sante devraient toujours tenir compte de :::: activites poursuivies dans les autres domaines techniques, et explorer les possibilites de creation d 1 un service de sante publique propre a favc r is 2r un harmonieux deroulement des activites de base. A cet egard, le pe rsonnel de 1 10MS s 1efforce toujours de se maintenir en contact avec les conseillers pour le developpement communautaire et les representants d 1autres in~titu- tions des Nations Unies s 1 interessant a des domaines connexes. 147. Les contacts sont maintenus avec la Commission economique pour 1 1Afrique (CEA) et la Commission economique pour 1 1Asie et 1 1Extr@rre-Orient (CEAEO), pour des echanges de points de vue sur le developpement communautai- re. Il convient de rappeler, ace propos, que le Bureau regional a ete represente a la Conference de la Banque africaine de Developpement, organisee avec la participation des ministeres des finances, sous le patronage de la Commission ecanomique pour 1 1Afrique (CEA), et tenue a Khartoum, en juiJ.let- aout 1963, ainsi qu'a la reunion des Experts de l 1 Integration de la Plan:: __ fication sociale dans la Planification generale du Developpement, organi s ee egalement sous les auspices de 12. CEA et tenue a Addis Abeba, ___ en __ oc.to.br.,~. _1963. 148. Un Collogue interregional, sur les Aspects sani ta ires de 1' Ir:,lus- trialisation, patronne par 1 10~.S, a ete tenu a Dacca, du 6 au 16 novembre Les objectifs en etaient 1 1 etude des problemes sanitaires conce~·- nant les travailleurs directement exposes aux consequences de 1 1 industria - ~isation, et, sous un angle plus vaste, des repercussions de 1 1 industria - lisation sur 1 1hygiene de la collectivite, en general. Ont pris part a EM/RC14/2 page 62 ce Colloque des participants de vingt pays, dont cinq appartenant a la Region, ainsi que des representants du BIT, de 1 1UNTAB (Bureau de 1 1Assis- tance technique des Nations Unies) et du FISE. 149. Le developpement communautaire exige une somme de connaissances etendues et, dans une certaine mesure,differentes de celles que requierent plusieurs autres domaines des sciences appliquees. Le Bureau regional continue a participer aux activites du Centre de Formation d 1Educateurs en Developpement communautaire pour les Etats Arabes (ASFEC) a Sirs-el-Layyan , patronne par l'UNESCO, en mettant a sa disposition les services d'un conseiller pour la sante publique, qui prete son concours a la formation professionnelle, surtout, en ce qui a trait aux aspects sanitaires du develop- pement communautaire. Le Bureau regional a egalement participe au Colloque de 1 1UNESCO sur la Formation professionnelle en matiere de Developpement communautaire, qui s'est tenu au Caire, du 25 novembre au 4 decembre 1963, et s'est fait representer au Comite consultatif Inter-Agences de 1 1ASFEC, qui s'est reuni en mai 1964. 150. Les pro jets d I hygiene rurale, patror.ri.es par 1 1 OMS, sont toujours pr@ts a assurer une formation professionnelle portant sur les aspects sanitaires du developpement communautaire, tant aux techniciens travaillant a 1 1echelon du village, qu'aux stagiaires appartenant a des domaines connexes, tels que les instituteurs. HYGIENE RURALE 151. La nature de 1 1 assistance fournie par l 1 0MS, dans le domaine de 1 1hygiene rurale, varie selon le stade de developpement de ces services dans les pays interesses. a. En Somalie, au Soudan et au Yemen, une assistance est fournie aux centres de demonstration d 1 hygiene rurale, sur le plan de 1 1execution. Une formation professionnelle prealable a 1 1entree en service et une forma- tion en cours d 1 emploi sont donnees, dans ces pays, au personnel qualifie et au personnel auxiliaire. EM/RC14/2 page 63 b. En Arabie Saoudite, une assistance est fournie a un service regtonal de sante, comportant un centre rural' d 1hygiene, des hopitaux de district et l'organisation des services provinciaux de sante. c. Des services consultatifs sont mis a la disposition de 1 1 Irak et du Pakistan pour 1 1 elaboration des plans d 1 organisation des services d 1hygiene rurale, aux echelons provincial et national, et pour 1 1 expansion de ces services. d. Des services d 1 orientation sont fournis a 1 1Ethiopie, ou une equipe de direction visite l e s services provinciaux et ruraux de ~ante , formule des recommandations sur les mesures a appliquer par le Gouvernement pour 1 1amelioration des services et le relevement du niveau des programmes de formation professionnelle destines aux zones rurales. e. Lorsqu 1un programme est institue sur des bases solides, comme c'est le cas pour la RAU, 1 1 0MS procure au gouvernement des services consul- tatifs pour l'evaluation du programme national d 1hygiene rurale. 152. Dans la plupart des pays de la Region, les projets d 1hygiene ru- rale sont diriges par le gouvernement. Il arrive, cependant, parfois, comme dans le projet El-Ruda (Soudan) et celui de Harran-el-Awamid (Republi- que Arabe Syrienne), que les operations se deroulent dans le cadre du programme de developpement cormnunautaire. Une autre illustration de ce cas nous est offerte par le Yemen: la, en effet, un groupe de femmes patronne, a titre benevole, 1 1action d 1hygiene maternelle et infantile, au Centre sanitaire de Sana'a. 153. En raison du stade de developpement socio-economique des pays, et du desir des gouvernements d'etendre les services de sante aux zones rurales d 'hygiene, 11 semble souhai table que les ministeres de la ·sante soient pourvus d'une organisation pour l'etude des besoins de la population rurale I dans le domaine sahi taire, et la mise au point de plans e't de EM/RC14/2 page 64 programmes repondant aces besoins. Les Gouvernements de 1 1Irak e t de l a RAU disposent d 1une section d 1hygiene rurale au sein du Ministere, et 1 1Irak a cree a cette fin, un conseil semi-autonome. 154. Les activites entreprises dans le cadre du programme d 1 hygiene rurale varient egalement selon 1 1 organisation du pays. Au Pakistan, un programme d 1hygiene r urale comporte 1 1approvisionnement en eau potable des communautes rurales situees a proximite des centre de s ante . En RAU, l e programme rural d 1 approvisionnement en eau est en voie d 1expansion, de maniere a englober l a totalite des zones rurales. Le classique service de dispensaire rural, dont l a fonction consistait a procurer un soulagement en cas d 1 affections ma jeures , est actuellement remplace par un programme sanitaire plus etendu, comprenant des services preventifs et curatifs. Certains programmes, dont l' execution avait ete poursuivie separement, tels que ceux d 1hygiene maternelle et infantile , d 1 hygiene du milieu, de vaccina- tion au BCG, de l utte cc,ntr8 l e trachomc , la tubP.rculose, l a va ri ole, l e paluai,,me , r e levent actuellement des centres ruraux: d 1 hygiene. 155. L1Ethiopie et la RAU peuvent gtre citees comme des exemples de pays ou des programmes sanitaires speciaux sont en cours d 1 integration. En J ordanie,en Republique Arabe Syrienne , au Liban et en Irak, ou le programme d I eradication du paludisme a atteint la phase d I entretien, ce, tte activite est egalement integree dans le programme d 1 hygiene rurale. 156. Des services speciaux, tels que les services de laboratoires , sont egalement etendus aux centres ruraux d 1hygiene. La RAU e t 1 1Irak ont mis a 1 1 etude un programme visant a faire beneficier l es zones rurales des services de soins denta ires. 157. La penurie de personnel, tant professionnel qu 1auxiliaire, par- ticulierement dans les zones rurales, pose un probleme a plusieurs pays de la Region. Des efforts considerables sont deployes afin d 1assurer des moyens de formation professionnelle aux diverses categories de personnel. 158. Le FISE fournit une assistance appreciable en faveur des programmes d 1hygiene rurale. LABORATOIRES DE SANTE PUBLIQUE1 EM/RCl l/2 page 65 159. Les pays de la Region deviennent de plus en plus conscients de 1 1 importance des services de laboratoires de sante publique. Il est mainte- nant reconnu que le laboratoire est une partie integrante et essentielle des services de sante en general, et que tout developpement dans le domaine sa- nitaire se trouve dependre d 1 un service, bien organise, de laboratoires de sante publique. 160. Pour eviter des depenses inutiles, l e manque de coordination, l'onereux fardeau d 1 un mater iel et d 1un personnel en surnombre, et pour uti- liser au mieux les ressources disponibles, plusieurs pays, engages dans la planification OU la reorgani sation de ce service, ont adopte un systeme unique et coordonne de labor atoires nationaux de sante publique. Un tel systeme presente de nombreux avantages, dont les plus importants sont l'uni- formite des techniques, de l a formation professionnelle e t de 1 1 admihistra- tion, l 1 exactitude des resultats et la comparabilite des donnees, s e tra- duisant par une connaissance sure de 1 1 etat sanitaire, des types de maladies et des tendances qui s'ensuivent, 1 1 economie dans 1 1utilisation du personnel et du materiel scientifique, un meilleur controle et une meilleure evalua- tion de la qualite du travail, et la possibilite de faire entierement face, et dans les conditions les plus appropriees, aux divers besoins du pays en services de laboratoire. Une telle organisation est appliquee en Iran, en Jordanie, au Pakistan, en Arabie Saoudite, et en Republique Arabe Unie. Le Liban et la Republique Arabe Syrienne travaillent a la reorganisation de leurs services de laboratoire sur la base de cette formule. Quant a l'Ethiopie, la Libye et la Somalie, elles preparent pour leurs services de laboratoire des plans etablis en consequence. La caracteristique principa- le de ce systeme consiste en la mise sur pied d 1un laboratoire central de sante publique, avec des laboratoires provinciaux ou regionaux, ainsi que des laboratoires d'h6pitaux, qui y sont administrativement, techniquement et financierement affilies. 1 Voir Document EM/RC14/5 EM/RC14/2 page 66 161. Un indice de l'appreciati_o.n du role important joue par les la- boratoires dans le developpement du domaine sanitaire est donne par le nombre croissant de nouveaux projets dans les differents pays de la Region. Il existe, en effet, pres de vingt projets, etablis dans la Region, qui se rattachent a differents aspects du service des laboratoires de sante publique. 162. Dans les pays ou ce service est bien etabli, on a recours a son assistance pour des activites plus specialisees, telles que les recherches virologiques, la creation de sections de virologie au sein des laboratoires centraux de sante publique, 1 1 intensification de la production de vaccins et la preparation de serums concentres a des fin therapeutiques. 163. Pour faire face au developpement croissant des laboratoires dans la Region, un conseiller regional pour les methodes de laboratoires de sante publique a ete nomme en juillet 1963. Ila visite des laboratoires de la Republique Arabe Unie, du Liban, de la Republique Arabe Syrienne et de l'Arabie Saoudite. 164. L 1assistance en faveur des divers projets est fournie sous la for- me de services de conseillers et consultants, ainsi que de materiel et de fournitures. Un histopathologiste a ete mis a la disposition du Laboratoi- re de Sante publique, a Chypre. Un consultant a visite 1 1Ethiopie pour assister et conseiller le Gouvernement au sujet de 1 1 organisation de servi- ces de laboratoires de sante publique. En Iran, un analyste des medicaments et des denrees alimentaires a poursuivi ses activites au Laboratoire central de la Sante publique . Un consultant, dont les services ont et8 procures au Laboratoire de Sante publique en Irak, sera suivi d 1un consultant en virologie. Un bacteriologiste et un technicien de l aboratoire ont ete nommes a 1 1 Institut des Vaccins, a Amman (Jordanie), et les services d 1 un virologiste ont ete mis a la disposition du Laboratoire central de Sante publique. Au Pakistan, un epidemiologiste et un bacteriologiste ont ete affectes a 1 1 Institut de Sante publique de Dacca (Pakistan Oriental). En outre, un consultant en services de laboratoire de sante publique est mis EM/RC14/2 page 67 a la disposition des laboratoires nationaux de sante, a Islamabad. Un consultant a visite le Laboratoire de Sante publique et des Maladies en- demiques, dans la Republique Arabe Syrienne,et un bacteriologiste est prevu pour ce projet. Un consultant pour les banques de sang a egalement visite ce meme pays pour aider a la planification et a 1 1 organisation d 1 un service central de banque de sang, a Damas. Dans la Republique Arabe Unie, un consultant a visite le Laboratoire de Recherches virologiques, pour evaluer les progres qui y ont ete realises; en outre, des fournitures et du materiel ont ete procures au laboratoire de production de vaccin antivariolique. Des fournitures et du materiel ont ete egalement prooures a la Section de Virologie du Laboratoire central de Sante publique, a Beyrouth. 165. Les besoins en personnel diplome, de diverses specialites, sont pressants et font 1 1objet de toute 1 1 attention qu 1 ils meritent. Le cours de formation professionnelle destine aux techniciens de laboratoire a ete prolonge jusqu 1a la fin de 1965, en raison de la demande croissante de techniciens. Plusieurs pays de la Region beneficient de ce projet, qui repond a un double but: assurer une formation professionnelle en techniques de base, et preparer les s t agiaires a assumer la responsabilite de la formation des techniciens, dans leur pays respectif. 166. Pour repondre aux besoins en techniciens qualifies en virologie, destines aux laboratoires de virologie, deja existants OU au stage de planification, un cours de formation professionnelle en virologie a ete prevu. On projette egalement de tenir, en 1965, en URSS, un collogue itinerant sur l'organisation des laboratoires de sante publique. 167. L1entretien du materiel et des instruments est, dans la plupart des pays de la Region, un probleme capital qui doit faire 1 1 objet d 1une etude attentive. EM/RC14/2 page 68 SOINS INFIRMIERS 168. Au cours de l'annee qui vient de s 1 ecouler, il ya eu tendance a etablir l es s ervices infirmiers sur des base s plus etendues pour qu 1 ils puissent manifester l eur presence dans l es pays comme un t out homogene et non sous l a forme d'activites fragment a ires aux buts disper ses . 169. Le pro jet d'enseignement infirmier, en Republique Arabe Unie , a reussi a demontre r le fonctionnement d 1 une ecole modele d 1 enseignement in- firmier de base , et de s ervices de sante modeles congus de maniere a s 1 eten- dre .a tousles secteurs ou les s oins infirmiers s ont appeles a s'exercer. Ce projet s'annonce susceptible de penetrer l'entiere structure des services sanitaires du pays . 170. Au Soudan, la barriere traditionnelle qui divisa it les malades et les soins a leur dispenser, selon l e sexe, a ete abaissee, et les etudiantes du College de Soins infirmiers assistent tant les hommes que les femmes. Le College j oue ega lement un role dans le developpement de 1 1Ecole inter- mediaire, destinee a remplacer l'ancien systeme d 1 i nstruction pratique par 1 1 exercice de l a f onc tion , qui a forrne la majeure partie du personnel infirmier. 171. En Iran , un consultant a court terme a et udi e - de concert avec les dirigeants de 1 1ens e ignement infirmier et les autorites universitaires - les dispositions i nitiales a prendre pour l a creation d' une ecole superieu- re de soins i nfirmie rs, permettant de f air e adequat ement f ace aux besoins en enseignants e t en personnel dirigeant. 172 . Au Pa ki stan , le premier conseiller nat i ona l pour l es soins infir- miers a ete nomme aupres du Ministere de 1 1Hygiene. 173. On ne peut que l ouer le s infirmieres du Liban pour leur remarquable initiative de r eunir un Congres des Infirmieres du Mayen-Orient, qui a permis de mettre, en outre, trois eminentes i nfirmieres consultantes a l a dispo- sition des participants pour l es a ider a r esoudr e des pro blemes administrat ifs communs. De ses debuts a l'lnstitut superieur de Soi ns infirmiers d'Alexandrie, aux difficiles fonctions de Directrice de l'Ecole d'lnfirmieres de Khartoum - la deja br il- lante carriere de la jeune Soudanaise Awatif Osman ... r t --- s1e re a I 1nst1tut ::iuperieu r de ::ioins infirm iers d 'Al exan d r ie, i nculq ue des notions de pu ericu ltu re a de jeunes meres, en prese nce d'une infirmiere monitrice de l 'OMS. ~ ·· ~ ·- • I Awatif Os man discute de pro- blem es d'enseign ement avec le Dr A . A. Zaki , Ministre de !' Hygiene du Soudan, au cours d'une de leurs frequentes re unions. ENSEIGNEMENT INFIRMIER (SOUDAN) Seance de travau x prat iques a l' H6pi- tal civil de Khartoum : des el eves de troisieme an nee changent le panse- ment d 'un malade. .J ' FORMATION D'UN PERSONNEL AUXILIAIRE (ETHIOPIE) En Ethiopie, l'infirmiere auxiliaire de la sante publiqu e est appelee a jouer un role decisif dans !'evolution sociale du pays . Plus d'une centaine de ces infirmieres sont deja sorties du Centre de Formation de Gondar, qui fonctionne avec l'appui de l'OMS . Ces documents nous montrent l'une d'elles, s'acquittant d e ses taches quotidiennes avec devouement et competence apres un stage de deux ans a Gondar. Elle recu eil le des donnees sur les cond it ions sanitaires au cours d ' une to urnee ;; do rn icile. Elle o rganise des classes de coutur e. Les act iv it es deployees a Gondar po ur ameliorer Jes co ndit ions de sance de la me re et de l 'e nfanc comprenn ent egalem ent la d istrib uc i0n de lait, des soins Elle exa min e une femme enceinte sous l 'ceil attenti! d'une monitr ice de l 'OMS. EM/RC14/2 page 69 174. Dans la Republique Arabe Unie, 1 1 Institut superieur de Soins infirmiers, a Alexandrie, continue a se developper et les eleves qui en sortent contribuent au relevement du niveau des soins infirmiers dans le pays. L'enseignement postuniversitaire n'a pas encore ete introduit, le principal effort consistant a preparer des elements capables de poursuivre 1 1execution du programme d 1enseignement universitaire de base lors du· retrait du personnel de 1 10MS, cette annee. L1a~ee derniere, quatorze diplomees de 1 1Institut se sont rendues aux Etats-Unis, quatre pour y preparer leur doctorat et d ix leur licence. On prevoit que ces jeunes ferrmes pourront bientot beneficier d'une assistance de la Fondation Fulbright, pour pouvoir faire face aux lourdes charges qu 1 il leur faudra assumer. 175. En Irak, la responsabilite de la formation d 1 infirmieres qualifiees a passe du Ministere de 1 1Hygiene a 1 1Universite, et 1 1 enseignement dispense en ce domaine se trouve confie a une Faculte autonome. C'est la une mesu- re audacieuse, dictee par la necessite de developper la structure tout entiere dans le cadre de laquelle doit fonctionner le projet. 176. Bien que 1 1 annee ecoulee ait ete temoin d 1un developpement marque de 1 1enseignement infirmier et de la formation ~rofessionnelle des infirmie- res, avec un accroissement correspondant des effectifs en . personnel, ce developpement s'est trouve depasse par l'expansion encore plus rapide des services de sante, qui exigent un personnel infirmier plus nombreux. Par consequent, du point de vue quantitatif, le probleme des soins infirmiers n'a pas encore ete resolu. 177. Les prograrmnes prevus pour la preparation du personnel infirmier vont de cours de breve duree, s 1adressant a des jeunes femmes d'un niveau d 1 instruction peu eleve et destines a satisfaire des besoins im- mediats, a 1 1enseignement postuniversitaire ayant pour but de repondre aux besoins croissants en personnel enseignant aussi bien qu 1en personne+ de direction et d 1administration. EM/RC14/2 page 70 178. Le premier groupe, represente par les auxiliaires, e s t largement plus nombreux que l e second, et continue a predominer dans le domaine des soins infirmiers; de plus, faute d'une surveillance et d 1un controle adequats, il constitue un obstacle a des soins infirmiers appropries e t sGrs, et masque le sens veritable des soins infirmiers. Dans de nombreux pays, les soins infirmiers continuent a @tre con9us comme 1 1 exercice d 1une somme accumulee de techniques, dans le seul but de faciliter 1 1exercice de la medecine. Ce n' est la qu 1une partie des soins infirmiers -- une partie essentielle et fondamentale,certes, - mais incomplete, et sur laquelle on ne peut faire fond, a moins que les soins ne soient prodigues avec sympathie, compassion, et profond respect envers le malade. Ces quali tes existent chez la plupart des jeunes femmes, mais elles doivent @tre cultivees. 179. A l 1exception de quelques pays, les soins infirmiers ne consis tent encore qu 1en la prestation des services d 1un personnel appele a combler les vides dans les effectifs, causes par les exigences croissantes d 1un public eclaire, en qu@te de soins, et par les tentatives des autorites sanitaires d 1y dormer satisfaction. Il importe de se faire des soins infirmiers une conception plus vaste, de les considerer comme un service social et 1 1infirmiere co!DlI!e une femme instruite, ayant sa part de respon- sabilite dans 1 1 amelioration des services sanitaires et dans l e relevement du niveau de la collectivite dont elle fait partie. 180. Si 1 1 on considere 1 1 assistance pretee par 1 10MS en faveur des soins infirmiers,au cours des annees, on constatera que de l ouables progres ont ete realises; uncertain nombre de pays, tels que la Republique Arabe Unie, l 1Iran, le Soudan, la J ordanie et le Liban, ont recorum que la pre- paration des infirmieres est une fonction d 1enseignement, plutot que de services de sante. Certaines ecoles ont ete separees de leur cadre traditionnel, l'hopital general, et des criteres d 1enseignement ont et e etablis en harmonie avec les programmes de formation professionnelle pr~vus pour les autres professions. La notion des soins infirmiers , dans ces pays, EM/RC14/2 page 71 a change; du point de vue du public, c'est incontestablement un avantage, a en juger par 1 1accroissement du nombre d 1 inscriptions d 1 etudiantes. Du point de vue des administrateurs d'hopitaux; et des medecins, les opinions varient. Certains pensent que la formation professionnelle des infirmie- res ne repond pas encore aux exigences du travail a accomplir, - ce qui pourrait bien etre vrai. Il est admis qu 1 il reste encore beaucoup a apprendre au sujet du type d 1 enseignement infirmier le mieux adapte aux pays de cette Region. Dans le passe, sous 1 1influence des enseignants occiden- taux, le systeme etait tout naturellement influence par les pratiques occidentales. ments constants. Cet etat de choses ·exige des evaluations et des ajuste- 181. Independamment du probleme souleve par le nombre et la qualite des infirmieres en cours de formation, il est, pour 1 1 0MS, un autre sujet de preoccupation: c'est la preuve toujours plus evidente que, lors du retrait du personnel de 1 10MS, qui en est le soutien, les projets ont tendance a regresser, et meme, parfois, a s 1effondrer. Aussi, estime-t-cn le moment venu d 1 examiner attentivement 1 1assistance de 1 10MS en.faveur des soins infirmiers, dans la Region, afin d 1apprecier d 1une maniere objec- tive la valeur de la contribution passee et presente, et d 1 envisager, a la lumiere des constatations faites, les nouvelles methodes a adopter pour corriger les imperfections. 182. Les mesures prises au cours de ces deux ou trois dernieres annees, pour renforcer l'enseignement infirmier, sont l e fruit d'une conception qui merite d'etre etudiee. Elle consiste · a confier aux experts regi onaux le soin de resoudre les problemes de la Region en consultation avec un nombre plus restreint d 1autres experts, appartenant a des pays situes hors de la Region. On pourrait a cet effet instituer un groupe consultatif d'experts regionaux. 183. Ce systeme peut avoir des repercussions considerables sur l'avenir. Il repose, en premier lieu, sur le postulat, nettement demontre par les psychologues sociaux,que 1 1efficience du groupe est superieure a celle de EM/RC14/2 page 72 l 1 individu, et dans 1 1effort productif, et comme contribution a la croissance et au developpement des membres de la collectivite; il cors2~ r c la reconnaissance du talent au-dela des 'frontieres nationales et, part~nt , stimule 1 1eclosion de talents plus remarquables; il permet des echanf'~~ de vues entrecollegues; il favorise le respect mutuel et reduit les causes de malentendus; la discussion roule sur les problemes suscept j_· ,::_i:.:: s d'etre d 1un interet commun; le climat culturel est plus OU moins partage, et chose encore plus importante les pro~ositions emises pour la solution des problemes se rapprochent davantage de la verite, car elles refletent les idees de personnes appartenant au milieu auquel ces propositions sont destinees. L1 adoption de ce principe pourrait etre essayee dans la Regj_on dans le domaine des soins infirmiers, et plus particulierement celui c.e 1 1enseignement infirmier. 184. Un certain nombre d 1 elements dirigeants parmi le personnel in- firmier se sont reveles au cours de ces dix dernieres annees, mais peut- etre leurs capacites virtuelles n 1 ont-elles pas ete pleinement reconnues jusqu 1 ici. 185. Les infirmieres internationales ont aide quelques-uns de ces elements a se signaler, a s 1 imposer. Des consultations pourraient etre donnees, permettant de tirer profit des avis collectifs, ou "ad hoc", et des vues de ces infirmieres regionales, en instituant un tableau interpays d 1experts ou en patronnant une reunion formee d 1un petit groupe d·1 expert s regionaux en soins infirmiers. On prevoit que ces infirmieres pourraient se constituer en une institution de reference, qui emettrait des avis sur les problemes infirmiers communs a. la Region, a iderait a orienter les recherches, a elaborer des programmes pour 1 1 amelioration des soins infirmiers, a t racer des plans pour 1 1enseignement, comprenant, les programmes d 1 etudes et les normes a suivre, a organiser des collogues interpays et d 1autres activit 2s d 1 ordre educatif. En assumant de telles responsabilites, elles enrichiraient leurs propres connaissances, amelioreraient leurs capacites, affirmeraient leur independance, et frayeraient la voie aux oombreuses autres infirmieres dirigeantes dont la Region a tellement besoin. EM/RC14/2 page 73 186. On estime qu'avec le temps, les avis emis par ces groupes d 1 experts exerceraient sur le deroulement des projets des divers pays une influence plus objective que celle de 1 1expert international, contribuant, en outre, a faciliter la tache de ce dernier et a accelerer son retrait. 1:87. En matiere de soins infirmiers, on n'est jamais tout a fait certain que les efforts deployes aient ete aussi feconds qu 1 ils auraient du l 1 etre. C'est pourquoi l 1 on reconnait que de nouvelles conceptions sont necessaires, pour perrnettre de combler le fosse entre l'offre et la demande. L'assis- tance individuelle a un pays donne a ete la forrnule autrefois en honneur. Avec 1 1entree en scene d'infirmieres dirigeantes dans la Region, il semble utile d 1 explorer les possibilites de rassembler les capacites et les con- naissanc.es de ce groupe et d I en utiliser les efforts cornmuns, pour donner une orientation aux questions qui ressortissent du domaine des soins infirrniers· dans la Region. 188. Un ancien proverbe oriental dit: "Donnez a un homme un poisson et il aura de quoi manger pour un jour. Apprenez-lui a p@cher et il ne souffrira jamais de la faim". 1 1assistance internationale. Tel devrait etre le trait dominant de EDUCATION SANITAIRE 189. Un changement graduel , mais important, dans les methodes adoptees pour assurer les services d 1 education sanitaire, est en train de s'operer dans la plupart des pays de la Region. Le materiel d 1education sanitaire, longtemps tenu pour un facteur puissant, propre a influer sur les activi- tes deployees dans le· domaine de la sante, cede le pas a un systeme de communication plus direct avec le public. Les moyens audio-visuels, tels que les affiches, les films, les films fixe~, les brochures, les programmes de radio et de television, sont encore pF&t.-i~s, mais pas sur une aussi grande echelle que dans un passe encore recent. Des perfectionnements sont continuellement apportes aces procedes en vue d 1atteindre ee-r-t-a~ns objectifs EM/RC14/2 page 74 determines, dont l a definition est subordonnee aux besoins sanitaires im- mediats OU lointains, determines par les conditions socio-ecologiques. Aux reunions de masse et aux techniques de propagande sont substituees des discussions par petits groupes, a la faveur desquelles un double courant de communication s'etablit, et le processus de l 1 education apparait d'une maniere plus manifeste. 190. Ce mouvement est en harmonie avec les methodes modernes d 1 educa- tion sanitaire et cadre avec les conclusions du rapport du Comite d 1Experts de 1 1 OMS =sur 1 1Education sanitair~1 qui definit ainsi le¢ butr de 1 1 educa- tion sanitaire: "Le but de l'education sanitaire est d 1aider les gens a acquerir la sante par leur propre comportement et leurs propres efforts. Elle s'appuie done, au depart, sur 1 1 inter@t que les particuliers manifes- tent pour 1 1 amelioration de leurs conditions d'existence et vise a leur faire sentir, en tant qu'individus et membres d 1 une famille, d 1 une collec- tivite OU d'un Etat, que les progres de la sante relevent de leur propre responsabilite". 191. Ce Bureau regional a encourage cette tendance, soit en donnant directement des avis aux gouvernements, soit par d 1autres moyens, tels que les demonstrations. 192. L'education sanitaire, sous forme de discussions de groupes, tend a devenir un probleme specifique, centre et, ace titre, particulierement mis en relief, dans les cliniques d 1hygiene maternelle et infantile, les industries, les classes pour instituteurs, et autres groupements unifor- mes. Le specialiste en education sanitaire n 1entrepr0nd plus, isolement ou aide de son personnel, des programmes a l'echelon national, en utilisant les techniques collectives de communication. Il est plutot devenu un pla- nificateur et un coordonnateur des diverses activites ressortissant de l'education sanitaire, qui sont intimement liees a differentes autres acti- vites d 1 ordre sanitaire. Comme cette tendance entratne, par ailleurs, la necessite de comprendre le role de 11 element humain dans le probleme 1 Serie des Rapports techniques, No 89, Rapport du Comite d 1Experts sur 1 1Education sanita ire du Public. EM/RC14/2 page 75 sanitaire, - il importe de se liv:rer a de vastes recherches' sur les facteurs sous-jacents qui sont a 1 1 origine des pratiques d 1hygiene, des attitudes et du comportement. Dans certains pays de la Region, tels qu'Israel et la Republique Arabe Unie, des recherches systematiques ant deja commence dans cette direction. Il est evident que ces activites devraient s 1 amplifier de maniere a s 1 etendre a 1 1 ensemble de la Region. Le Bureau regional a egalement entrepris des etudes pour determiner le type et la portee des activites d 1 education sanitaire que necessite la lutte contre les ophtalmies transmissibles. 193. L 1 education sanit aire, en tant qu 1 element propre a favoriser l es conditions generales, s 1 int roduit progressivement dans uncertain nombre de domaines qui ne relcvent pas directement de 1 1 administration des auto- rites sanitaires, tels que les projets de developpement communautaire en Ethiopie et Arabie Saoudite, et d 1 assistance sociale en Tunisie. 194. Par consequent, . la nouvelle tendance qui, en matiere d 1 education sanitaire, se dessine dans la plupart des pays de la Region, est de decburager 1 1 education uniquement utilisee comme source d 1 information, et de 1 1encourager en tant que facteur important de prevention de la maladie et de relevement du niveau de la sante. Toutefois, les ressources et les moyens existants restreignent son champ d 1 activite aux domaines au elle est susceptible de se reveler particulierement profitable. 195. L 1education sanitaire scolaire est un des domaines qui sont l 1 objet d 1une grande sollicitude; on espere qu 1elle le sera encore davan- tage au cours des annees a venir. Le premier pas vers 1 1 intensification de cette activite consiste en une preparation appropriee des instituteurs. Aden, le Ko,-.eit, la Libye, la Tunisie, la Republique Arabe Unie et le Yemen sont des exemples de pays qui ont com.~ence ou continuent a attacher 1 1 importance voulue ace genre d 1activite. Le FISE et 1 1UNESCO ant egale- ment temoigne d 1une grande activite a cet egard, et ce Bureau regional a fourni une assistance technique dans plusieurs cas. En outre , on envisage EM/RC14/2 page 76 1' organisation d 'un colloque dans la· Region, en 1966, pour etudier les methodes d 1 education sanitaire scolaire, et 1 1 on prevoit que cette activi- te contribuera a donner une plus grande impulsion a 1 1expansion de ces services. 196. On s 1 est preoccupe, par ailleurs, de 1 1 education sanitaire dont il convient de pourvoir le personnel sanitaire auxiliaire. Un indice significatif, a cet egard, est fourni par le Centre de Formation profes- sionnelle d 1Educateurs an Developpement communautaire pour les Etats Arabes, a Sirs-el-Layyan, ou plus de temps a ete consacre a 1 1 enseignement de 1 1hygiene et a 1 1 education sanitaire donne a toutes les categories d 1 etudiants reguliers; il est a prevoir que le Centre temoignera a 1 1 en- seignement de ces matieres un inter@t encore plus marque dans 1 1avenir. On peut faire la meme constatation au sujet de la formation professionnelle du personnel sanitaire a 1 1Ecole d 1Hygiene publique Haile Selassie I, a Gondar (Ethiopie), a 1 1Ecole Palasht pour Techniciens de 1 1Assainissement, en Iran, et a 1 1Ecole de Formation professionnelle sanit aire en Somalie , qui constituent autant de projets beneficiant de l'assistance de 1 1 0MS. HYGIENE MATERl-IELLE ET INFANTILE 197. L 10MS a continue a preter son assistance en faveur des activites relatives a 1 1 hygiene maternelle et infantile et de leur integration dans les projets de sante publique et de formation professionnelle, entrepris en Ethiopie, au Liban, en Libye, en Jordanie, en Irak, en Somalie, au Soudan, en Republique Arabe Syrienne, en Republique Arabe Unie et au Yemen. 198. La troisieme promotion d 1auxiliaires d 1hygiene maternelle et infantile, sortie du Centre de Demonstration et de Formation professionnelle en Hygiene rnaternelle et infantile, de Benghazi, en Cyrena!que, a ete affectee a divers centres d 1hygiene maternelle et infantile et a des sections hospitalieres de maternite. Des visites complementaires ont ete faites par 1 1 infirmiere sage-femme de 1 1 0MS et son homologue nationale a uncertain EM/RC14/2 page 77 nombre de villes, importantes et moyennes, en Cyrena!que, pour aider les elements, precedemment formes, du personnel a organiser les centres auxquels ils sont affectes et a etudier les problemes d 1 ordre local ayant trait au developpement des services d 1HMI. Sur 71 postulantes, 16 ont ete recrutees pour le quatrieme cours de formation professionnelle pour auxiliaire d 1HMI, donne au Centre de Barka, a Benghazi, et qui a commence en octobre 1963. Une instruction theorique et pratique est dispensee aux eleves du cours. Une part plus large est faite a la formation de sages- femmes locales; en outre, des programmes complementaires sont mis en oeuvre sous le controle de 1 1 infirmiere sage-femme de 1 10MS. Il conviendrait d 1 accorder une plus grande importance a 1 1 integration des services d 1HMI dans les services generaux de sante, notamment, dans les zones rurales. 199. A l'Hclpital pediatrique d'Amman,(Jordanie) l'infirmiere de 1 10MS a con- tinue a pr~ter son concours a la formation professi-onnelle ·d' infirmieres,d' eleves infirmieres et d 1 infirmieres auxiliaires en soins infirmiers pediatriques. Des cours et des demonstrations pour infirmieres auxiliaires non diplomees, portant sur les soins aux enfants malades, ainsi que des classes destinees aux meres, ont ete donnes avec la participation de 1 1 infirmiere-en-chef et des infirmieres d'hopital. Celles-ci ont ete initees a 1 1 organisation d 1une serie de jeux et d 1 occupations a mettre a la portee des malades. Une certaine forme de coordination a ete etablie entre les activites de 1 1Hopital pediatrique, de la Maternite (Services des Prematures) et du Centre de Protection maternelle et infantile. Le Service des Prematures, rattache a la Maternite, avant d 1autoriser la sortie d 1un enfant premature qui s'y trouve en traitement, precede a une visite de son domicile, pour aider la mere a y faire les amenagements voulus, et pour etre en mesure de lui donner des instructions adaptees aux moyens dont elle dispose. 200. En Tunisie, on constate un developpement rapide des services d 1HMI, a travers tout le pays. Au Centre pilote d 1HMI, a Tunis, des cours de formation professionnelle pour infirmieres sages-femmes, aides-soignantes EM/RC14/2 page 78 et autres categories de personnel sanitaire paramedical, continuent a etre donnes selon les plans prevus. Depuis le demarrage du projet, 35 infirmie- res sages-femmes et 49 infirmieres auxiliaires ont ete formees. Un certain nombre d 1 elements du personnel paramedical (vaccinateurs et assistants sociaux) ont ete familiarises avec les activites d 1HMI durant une breve periode d 1 orientation. Le nombre de meres et d 1 enfants visitant les centres principaux et centres secondaires d 1HMI, en Tunisie, est en augmentation constante. La vaccination des enfants contre la diphterie, le tetanos et la coqueluche s 1est effectuee avec succes dans la plupart de$ gouvernorats. Cinq equipes de vaccination operent dans la campagne entreprise a cet effet, et le Gouvernement en augmentera le nombre de maniere a affecter une equipe a chaque gouvernorat. Un nombre croissant de locaux d 1HMI (Centres d 1HMI, centres secondaires et groupes de Maternite - Protection maternelle et infantile) existent deja en Tunisie ou sont en voie de construction. A la fin de l'annee 1963, il y avait 75 centres principaux et secondaires d 1HMI, repartis a travers t out le territoire, ainsi que 16 maternites rura- les,dont sept sont en service. Conformement aux nouveaux plans du Gouvernement, 31 nouveaux centres d'HMI et 19 maternites rurales seront etablis d 1 ici fin 1965. Cependant, on constate une disproportion entre le developpement rapide de 1 1 hygiene maternelle et infantile et la grave penurie de personnel dont souffrent certains gouvernorats. Une equipe de 1 10MS a prete sa participation aux cours theoriques et pratiques, a 1 1organisation du centre pilote et a la surveillance exercee sur le derou- lement des activites paramedicales. De meme, 1 1 equipe de 1 10MS a mensuel- lement visite uncertain nombre de differents centres d 1HMI, de centres secondaires et de groupes de Maternite - Protection maternelle et infantile, dans lesgouvernorats. Le but de ces visites est d 1 aider le personnel a organiser OU reorganiser le travail, a ameliorer les services courants et a examiner sur place les problemes qui ont retarde le developpement des services d 1HMI. Les resultats recueillis de ces visites font l 1 objet de discussions avec les autorites responsables de maniere a pourvoir aux besoins en person- nel et aux ressources requises pour le developpement de ces services. Le EM/RC14/2 page 79 principe le plus important en matiere de formation professionnelle et de developpement des services d 1HMI est que ces services doivent etre et demeurer une partie integrante des services generaux de sante publique du pays. 201. L 1 0:v!S a procure un consultant au Service des Prematures, au C"' ire, Republique Arabe Unie. Le consultant a prete son concours a 1 1 organisation du service des prematures, a la maternite de l 1hopital Kasr El Aini, et du service des soins domiciliaires aux prematures, etabli au centre d 1HMI a Guiza, ainsi qu 1a 1 1 organisation des services et de la formation profession- nelle du personnel infirmier. Ila ete recommande d 1 apporter des modifi- cations a la structure organique de ces services, comme aussi de les doter d 1un materiel et de fournitures supplementaires. Le consultant de 1 10MS ayant, durant cette periode de deux mois (fevrier - mars 1964), prete son assistance au projet, celui-ci s'est developpe encore davantage et a suscite unreel regain d 1 interet. L1 0MS procurera les services d 1 une infirmiere monitrice pediatrique pour la duree d 1un an, a partir d 1 aout 1964. 202. Il est prevu quTun consultant de ltOMSvi.sitera le centre audio- metrique pour ecoliers, au Caire, Republique Arabe Unie, durant l'ete de cette annee, et aidera a etablir des techniques de depistage auditif, en vue d~ deceler et corriger sans retard les defauts de 1 1 ou!e au moyen d 1 aides auditifs et de procedes speciaux d'entrainement. 203. Un autre consultant de 1 10MS visitera 1 1Irak, cette anne~, pour aider le Gouvernement a developper et ameliorer les services existants d'hygiene scolaire, et pour conseiller le Gouvernement en mat:iere 'd 1hygiene scolaire,. domaine considere comme une partie integrante des services de soins medicaux et de sante publique, etablis dans le pays. 204. L10MS a maintenu son assistance, destinee a relever le niveau de 1 1 enseignement de la pediatrie, tant dans le cadre des etudes mediqales qu'a 1 1Institut d 1Hygiene maternelle et infantile; a cet effet, des bourses d 1etudes ont ete octroyees au personnel enseignant, pour lui permettre EM/RCl~/2 page Bo de suivre des cours superieurs d 1 enseignement de la pediatrie, et les services d 1hygiene infantile, dans les institutions de sante publique, ant ete renforces, contribuant ainsi a 1 1amelioration des capacites profes- sionnelles des praticiens, dans les domaines de la puericulture (pediatrie sociale) et de la nutrition. 205. Des efforts plus accentues ont ete deployes pour integrer les services d 1HIVII et les services d 1hygiene scolaire dans 1 1ensemble des pro- grammes sanitaires a tousles echelons. L1 0MS et le FISE ont prete leur concours a 1 1 amelioration et a 1 1 expansion de ces services, ainsi qu 1a leur integration dans les services de sante publique, en aidant les gouver- nements a etablir des centres de sante et des services ruraux d 1hygiene, et a former un personnel auxiliaire au moyen de divers projets entrepris dans certains pays de la Region, tels que Chypre, 1 1Ethiopie, le Liban, la Libye, la Jordanie, la Somalie, le Soudan, la Republique Arabe Syrienne, la Republique Arabe Unie et le Yemen. PHARMACIES ET MAGASINS MEDICAUX:1 206 . La necessite de maintenir 1 1assistance en faveur de la planifi- cation et de 1 1organisation des services de pharmacie et de fournitures medicales s'est nettement fait sentir dans maints pays de cette Region. On commence a se rendre compte de 1 1 importante fonction qui consiste a preciser et a coordonner les besoins des gouvernements en ce domaine, et les demandes d 1 assistance en matiere de planification, d 1 organisation et d 1 expansion des services de pharmacie et de magasins medicaux, etablis a 1 1 echelon national, se font de jour en jour plus nombreuses. 207. D1 importantes activites, ayant trait a la standardisation, a 1 1 importation, a 1 1 industrialisation, a 1 1emmagasinage, au controle de la qualite et a la distribution des fournitures medicales, ont ete entreprises durant 1 1annee ecoulee. 1 Voir Document EM/RC14/7 EM/RC14/2 page 81 208. La formation prof essionnelle d'aides-pharmaciens et de maga- siniers pour fournitures medicales a cormnence a prendre corps; a cet egard, une remarquable contribution a ete apportee tant par les services de Chypre que par ceux du Soudan, qui ont regu, pour leur permettre d'acquerir la formation requise, des boursiers patronnes par 1 10MS ou par des gouvernements. 209. Un conseiller pharmacien de 1 10MS continue a preter son concours a la Somalie dans 1 1organisation de ses services de magasins medicaux et de pharmacies; 11 a activement procede a la formation professionnelle de 15 aides-pharmaciens qui prendront possession de leurs fonctions, en juillet 1961,, dans les depSts c1e _fc1urnitures medicales, tant regi nnaux que de 0istrict, et assureront le service d'aides-pharmaciens dans les h6pitaux. 210. Un consultant s 1est rendu en Iran pour y etudier la situation sous le rapport des services pharmaceutiques et de fournitures medicales; au terme de sa visite, 11 a presente un excellent rapport recommandant 1 1eta- blissement de procedures et 1 1elaboration d 1une legislation pour 1 1emmaga- sinage, la distribution et le contr6le de la qualite des medicaments. 211. Une assistance a ete pretee a la Jordanie, pour 1 1elaboration des plans et 1 1organisation de ses magasins medicaux; au Liban, pour 1 1eta- blissement de listes de fournitures d 1une valeur de $EU 350 000, destinees a completer 1 1 equipement de tous ses services de sante; a 1 1Irak, pour dresser des listes de fournitures et de mat er i el prevus pour un h6pital pediatrique de 250 lits; a la Republique Arabe Unie, pour 1 1elaboration des plans d'etablissement et 1 1organisation de dep6ts de fournitures medicales, repartis a travers le pays et destines a 1 10rganisme general egyptien des Medicaments, Produits chimiques et Articles medicaux. 212·. Une assistance a deja ete promise a l 1Arabie Saoudite en vue de la preparation de listes de fournitures et de materiel pour 1 1H6pital du Roi Saoud a Darnmam, ainsi qu 1a la Republique Arabe Syrienne, pour trois h6pitaux, respectivement a Alep, Hama et El Rakka. EM/RC14/2 page 82 STATISTIQUES DEMOGRAPHIQUES ET SANITAIRES 213. L 1 inter@t plus vif que les pays de la Region manifestaient depuis uncertain temps pour 1 1 amelioration de leurs services de statistiques dernographiques et sanitaires, en vue d 1 en obtenir des informations valables sur les conditions sanitaires et les tendances qui se dessinent en ce domaine, n'a pas faibli pendant la periode consideree. Il en est resulte de nouvelles demandes d 1assistance emanant de pays desireux d 1organiser, au sein de l eur ministere de la sante, des bureaux de statistiques sanitai- res, de developper les divers secteurs des statistiques sanitaires, et de former un personnel de statisticiens de la sante. 214. Une realisation importante, pour les pays de la Region, en matiere de statistiques sanitaires, a ete la reunion, a Damas, du 19 au 26 octobre 1963, du Collogue sur les Statistiques demographiques et sanitaires. Le but de ce Collogue etait de mettre en presence adrninistrateurs et statisti- ciens de la sante pour faire le point de la situation actuelle, determiner les besoins futurs en matiere de statistiques dernographiques et sanitaires, echanger des informations, e t etudier les plans d 1une action future dans les divers domaines des statistiques sanitaires, en se fondant sur 1 1 expe- rience nationale et internationale. 215. Au total, vingt-cing participants, representant douze pays de la Region, ant pris part au Collogue. En outre, sept observateurs des Nations Unies, de leurs institutions specialisees et de diverses organisations ant assiste a 1 1 integralite OU a une partie des seances. 216. Le Collogue a convenu gu 1un systeme bien organise, pour la collecte d 1 informations numeriques sur le volume de la population, le nombre des nais- sances et des deces, le nombre de cas de maladies parmi la population, le degre d 1utilisation par cette population des services de sante et d 1assistan- ce sociale mis a sa disposition, et la suffisance de ces services, est indispensable a 1 1 elaboration et 1 1administration d 1un programme sanitaire national constructif. EM/RC14/2 page 83 217. Les participants au Collogue ont discute de 1 1 organisation des services de statistiques s anitaires, et des rangs de priorite a accorder par ces services a divers s ecteurs determines des statistiques sanitaires. Ont ete egalement discutes l es problemes que posent 1 1enseignement et la formation professionnelle a prevoir pour les techniciens du domaine des statistiques sanitaires. 218. En outre, l es participants ont pris connaissance de 1 1 oeuvre accomplie par l'OMS dans le domaine des statistiques sanitaires. Une docu- mentation, basee sur les r eponses a un questionnaire, conce rnant les donnees statistiques demographiques et sanitaires, disponibles dans chacun des pays de la Region, a ete fournie aux participants. paraitra bientBt. Le rapport sur le Collogue 219. A 1 1instar des annees precedentes, le Bureau regional a mis a la disposition des gouvernements les services de conseillers, et a accorde des bourses pour 1 1etude des statistiques dans les universites et autres centres d 1 enseignement, et pour l'acquisition d 1une formation pratique dans des pays ou les administrations sanitaires sont pourvues de services statistiques developpes. Le projet de statistiques demographiques et sanitaires, mis en oeuvre depuis Janvier 1961 au Ministere central de 1 1Hygiene du Pakistan, a pris fin au cours de l'annee. Gr~ce ace projet, une section de statistiques sanitaires, dont 1 1action s 1 est averee efficiente, a ete creee aupres du Ministere centra l de 1 1Hygiene. Au cours de l 1 annee, un Comite national des Statistiques demographiques et sanitaires a ete egale·• ment forme au Pakistan, dans le cadre du Conseil national des Statistiques. 220. Un statisticien s anitaire, mis cette annee a la disposition du Ministere de 1 1Hygiene, a Khartoum, ainsi que du projet de Zone de Demons- tration d 1Hygiene rurale a El Huda, a donne des avis sur les moyens propres a consolider l'organisation et les services statistiques sanitaires au Soudan. Auparavant, soit du 7 juin au 11 aout 1963, un consultant a court terme avait visite le Soudan pour en etudier le systeme de statistiques EM/RC14/2 page 84 sanitaires. Un autre consultant s'est rendu au Pakistan et au Koweit pour y discuter de 1 1etude, entreprise par le Bureau de Siege, du Cout et des Sources de Financement des Services de Sante. Un specialiste des statis - tiques de la tuberculose a ete affecte au programme regional de formati on professionnelle, applique au Centre antituberculeux de Demonstration e t de Formation professionnelle, en Tunisie. Les services consultatifs pret ec, dans le cadre du projet des statistiques epidemiologiques et sanitai r es , fonctionnant en Ethiopie, <mt permis d 'assister le service des stat i s t:.- ·,w:., sanitaires du Ministere ethiopien de 1 1Hygiene publique dans 1 1 ame l i ore - tion de son service d 1 informations sur la morbidite. 221. Un total de neuf bourses pour l 1 etude des statistiques sanitaires ant ete octroyees au cours de 1 1annee. Huit de ces bourses etaient des~i nees a former des statisticiens-assistants au Centre international pour 1 1Ensei- gnement de la Statistique, a Beyrouth, durant 1 1annee universitaire 1963/1964. 222. La Section statistique creee en 1960 a procede au depouillement et a !'analyse du materiel statistique recueilli au cours de diverses enqu@tes portant, notamment,sur la tuberculose, la bilharziose, la r ougeole, les affections diarrheiques et 1 1education sanitaire. 223. La version arabe de la. Classification statistique internetiona~e des Maladies, Traumatismes et Causes de Deces est toujours a 1 1 etude par les soins de divers comites nationaux d'experts. Toute action ulterieu~e de la part du Bureau regional demeure subordonnee aux observations et pr o - positions qui pourraient eventuellement emaner des pays interesses. STATISTIQUES SAN IT AIRES (IRAN) De notabl es progre s o n t ete en regist :·es , au cou rs de ce s dernieres annees, par les ser vi- ces iraniens d e st ati st iqu es d em ographiqu e s et sanitaires . Les informations reunies par ces derniers contr ibuent d'o res et d eja a !'elaboration e t a !'execution coheren tes des programmes de sa nte de l'l ran. Les responsa bl es des dive rs services sta ristiques provinciaux font en co mmun le poi nt de leurs activi ce; au Depa rtem en t des Statistiques demograph iqu es et sanita ires, a Te hfra n. Format ion de futur s Statisticiens a 1ehe an. Enquete stat1s t 1que ,'t dom ic ile dans la pro- che banl ieue de Teheran. NUTRITION (IRAN) Les courbes enregistrees par electrophorese sont analysees :·1 !'aide d ' un planimetre. Formation de techniciens de labora- toire a l' lns titut de la Nutr it ion de Teheran . Evaluati on par electrophorese de la teneur du sang e n globuline et e n albumine. Examen d'un cas de goitre dans un vill age ou le ta ux de cette affection ~impose _aux services'de sante diverses 5. PROTECTION ET PROMOTION DE LA SANTE LUTTE ANTICANCEREUSE EM/RC14/2 page 85 224. L'organisation de la lutte anticancereuse prend de plus en plus d 1 importance dans le programme sanitaire des pays de la Region. Si actuellement le nombre des services de traitement du cancer en fonctionne- ment est encore assez limite par rapport a la population, une amelioration notable peut etre constatee: de nouveaux centres sont en cours de realisa- tion et parmi les pro jets envisages il convient de ci ter: dans la Republ.ique Arabe Unie, 1 1 Institut du Cancer du Caire et les deux centres provinciaux d 1Assiout et de Tantah; au Pakistan,huit nouveaux centres, un pour chaque ecole de medecine; en Irak,1 1Institut du Cancer de Baghdad; au Souq?n,le service anticancereux de 1 1:HBpital de Khartoum; en Tunisi e ,1 1Institut du Cancer de Tunis; en Republique Arabe Syrienne et en Jordanie,les centres de Damas et d 1Amman. La plupart de ces centres sont deja partiellement construits et vont etre prochainement mis en exploitation. De plus 1 1 equipement existant se perfectionne grace a 1 1 achat de nouvelles unites de telecobaltotherapie dont 1 1 emploi s 1 est revele tres utile pour l e tra i- tement des canc ers profonds. 225. L'assistance de 1 1OMS consiste surtout en avis circonstancies donnes aux administrateurs de sante publique pour 1 1 organisation de ces services curatifs e t leur inclusion dans un programme plus general de· lutte anticancereuse. L1 accent a ete mis en particulier sur le developpement des moyens de detection precoce, comme la cytologie exfoliatrice appliquee d 1 une fagon systematique pour le diagnostic d 1un cancer determine. 226. Une des preoccupations du Bureau regional dans ce domaine est la formation de personnel qualifie: de nombreuses bourses d 1 etudes ont ete accordees pour la specialisation de medecins en cancerologie, chirurgie cancereuse OU radiotherapie ; un centre regional d 1enseignement est envisage a 1 1Institut du Cancer de Teheran et le premier cours consistera en la EM/RC14/2 page 86 formation de cytologistes pour le diagnostic du cancer; enfin, differents projets figurant au programme ordinaire de l 1 0MS comprennent 1 1 envoi d'experts consultants a long terme charges de la formation sur place du personnel local. 227. Des consultants a court terme sont egalement recrutes sur demande des gouvernements, soit, par exemple, pour aider a 1 1organisation generale d 1un centre anticancereux, soit encore pour creer des s ervices specialises utilisant des techniques de recherche, comme la culture des tissus ou 1 1elevage des animaux de lignee pure. 228. Ence qui concerne les etudes epidemiologiques de certains canc ers dont la distribution geographique serait inhabituelle ou aurait une cause mal connue, le Bureau regional a entrepris d 1 etablir a ce sujet une documen- tation aussi complete que possible . Les renseignements recueillis permet- tront ulterieurement d 1effectuer des recherches qui pourraient @tre d1un inter@t scientifique de grande valeur. 229. Le Conseiller regional, au cours de ses visites dans les pays de la Region, a la possibilite de discuter avec les autorites sanitaires in- teressees la planification de leur programme national et d 1 etablir la liaison entre c e s d e rnieres, d 1une part, e t la direction d e s rech9rches du Siege de 1 1 0MS, d 1autre part, ainsi que certaines organisations inter- nationales repondantes de 1 10MS. Ila participe a une mission conjointe de 1 1 Agence inte rnationale de 1 1Energie atomique e t de 1 1 0MS en vue d'etudier la possibilite d 1 installation en Algerie d 1un appareil de telecobaltotherapie offert gracieusement par le Gouvernement tchecoslovaque. Ila, de plus, assiste, en tant que representant de 1 10MS, a une Conference sur le Cancer organisee a Baghdad par le Gouvernement irakien: il a presente deux docu- ments techniques a cette conference, 1 1un sur 1 1 epidemiologie du cancer, 1 1autre sur 1 1emploi de la telecobaltotherapie. NUTRITION EM/RC14/2 page 87 230. On s'est de plus en plus rendu compte, au cours de cette annee, de la necessite d 1organiser et de developper des s ervices de nutrition dans les pays de la Region. 231. Il est necessaire de disposer d 1 une plus abondante documentation sur la consomrnation des denrees alimentaires, une telle documentation devant servir de base a l'amelioration du regime alimentaire. En out re, des enquetes dietetiques sur les pratiques du sevrage sont egalement impor- tantes pour la mise au point de programmes de nutrition destines aux servi- ces d 1hygiene maternelle et infantile. Il est indispensable que les enquetes cliniques soient entreprises simultanement avec les enquetes dietetiques, et parmi les memes groupes de population. Cette maniere de proceder revelera la veritable nature des problemes d 1 ordre nutritionnel et fournira les elements d 1 information necessaires a 1 1 elaboration de tels programmes. 232. On ne saurait trop souligner 1 1 importance de 1 1 education en matiere de nutrition. Cette education doit etre adaptee aux conditions locales; aussi, ne pourrait-on envisager des methodes et des procedes uniformes, applicables indistinctement a tousles pays. Une etroite cooperation des departements de l a sante, de 1 1 education e t de 1 1agriculture est necessaire . Dans le programme educatif,l'exces de consomrnation est un aspect qui ne doit pas etre neglige: bien au contraire, les classes aisees de la population doivent etre renseignees sur les dangers qui en decoulent. 233. Parmi les mesures prises pour donner un plus grand essor a 1 1etude des problemes de la nutrition, il convient de citer le Collogue regional du Proche-Orient sur la Nutrition appliquee, tenu au Caire en automne 1963, sous les auspices conjoints de l'OMS, de la FAO et du FISE, qui a groupe le personnel superieur des ministeres de la sante, de 1 1agriculture, de 1 1enseignement et du developpement communautaire. Le but en etait de proceder a un echange d 1 informat1ons sur 1 1 elaboration et l 1 organisation EM/RC14/2 page 88 de programme de nutrition appliquee, ~t sur la methodologie et les techni- ques convenant a de tels programmes. Les participants ant formule un certain nombre de recommandations et de suggestions determinees, visant a l'amelioration de la nutrition. 234. On se propose de tenir, en 1965, un Colloq1.1e mixte OMS/FAO/OIT sur l'alimentation du personnel de l 1 industrie dans le Mayen-Orient. A l'origine de ce projet se trouve la recente tendance a une industrialisation rapide, constatee dans les pays de'la Region, ou les pratiques alimentaires parmi le personnel des industries et 1 1 influence du regime alimentaire sur la capacite de travail, la maladie, les accidents, 1 1 etat psychologique, sont tres peu con.nus. Une enqu@t0 conjointe OMS/FAO sur les prati- ques alimentaires parmi le personnel de 1 1 industrie a ete entreprise en septembre/octobre 1963 dans certains pays determines. L1Iran, la Jordanie, le Pakistan, et la Republique Arabe Unie ant ete choisis pour cette enquete, qui s'est effectuee sur la base des reponses faites par les gouvernements a un questionnaire etabli a cet effet. Les conclusions de cette enquete formeront la base du collogue envisage pour 1965. 235. Le Programme alimentaire mondial a ete etabli par le Conseil economique et social des Nations Unies et le Conseil de la FAO, en avril 1962. Le but de ce programme est d 1utiliser le surplus des denrees alimentaires pour assurer le developpement social et economique des pays, par le peuple- ment de certaines terres, et le deve loppement urbain. L'OMS est respon- sable des aspects sanitaires des projets et des repercussions de ce program- me sur le domaine nutritionnel. 236. L'Institut de l'Alimentation et de la Nutrition, a Teheran, est en train de s 1 edifier sur des bases saines. Le programme actuel constitue 1 1activite principale de cet Institut. Cependant, la formation profession- nelle est d 1ores et deja envisagee comme une des nombreuses fonctions qui seront devalues a 1 1 Institut dans l'avenir: reorganise, il comprendra des departements ayant des attributions clairement definies. MEDECINE DU TRAVAIL EM/RC14/2 page 89 237. Les services de medecine du travail sont en train d 1 acquerir une importance toujours croissante, a la faveur du mouvement d 1 industria- lisation qui se dessine dans cette Region. Un certain nombre de pays ant pourvu leur direction sanitaire d 1 un service fondamental de medecine du travail, dote d 1 un noyau de personnel experimente. C1est par 1 1action de ces departements nationaux que 1 1 on pourrait parvenir a dormer a la medecine du travail la place qui lui revient dans 1 1 enseignement universi- taire de base dispense, non seulement par les ecoles de medecine, mais aussi par les ecoles de chimistes, d 1 ingenieurs, d 1 infirmieres, et uutres. 238. L'importance que revet le r6le des hygienistes de 1 1 industrie, dans la mise au point d 1un systeme assurant le fonctionnement approprie des services de medecine du travail, est maintenant universellement reconnue. Cette categorie de personnel n 1existe pas encore dans la plupart des pays en voie de developpement. Un certain nombre des pays de la Region ant beneficie de bourses d'etudes de 1 10MS, destinees a des chimistes et des ingenieurs detenteurs de d ipl6mes universitaires et possedant, de prefe- rence, une experience ctans le doinaine -de- l'Irici.ustrie, pour leur permettre de suivre le cours interregional de preparation d 1hygienistes de 1 1 indus- trie, prevu dans le programme interregional de 1 10MS pour 1964. Le cours, commence a Zagreb, en fevrier 1964, prendra fin en septembre de cette meme annee. 239. Au cours de la periode consideree, un consultant a court terme a ete mis a la disposition de 1 1Iran pour preter son concours a l'etablisse- ment de services de medecine du travail, dans le cadre du programme sani- taire national. faveur du Liban. Une assistance en ce domaine est egalement envisagee en 240. Dans le but d'aider les gouvernements a evaluer l'ampleur des problemes poses par la medecine du travail dans les industries principales, il est prevu qu 1 une equipe de medecine du travail, composee d 1 un medecin EM/RC14/2 page 90 specialise en cette branche, d'un hygieniste de 1 1 industrie et d 1un toxicologue, et pourvue du rna:t:eri€l de laboratoi.r€ e-t de campagne neces- saires, eff€'.C'tuera -une tou-rnee dans c.ertains pays de la Region, en 1-965, pour demontrer la maniere d 1entreprendre des enquetes sur la medecine du travail, a 1 1 echelon national, dans les industries principales et les regions minieres. 241. Un Colloque interregional de 1 10MS sur les Aspects sanitaires de 1 1Industri2lisation s 1 est tenu a Dacca, au Pakistan Oriental, du 6 au 16 novembre 1963. Les buts de cette reunion etaient 1 1etude des questions concernant la sante des travailleurs directement exposes aux consequences du processus d 1industrialisation, ainsi que du domaine plus vaste des repercussions de 1 1industrialisation sur la sante de la collectivite prise dans son ensemble. Le Collogue a groupe des representants de vingt pays dont cinq provenant de la Region. Y assistaient egalement des represen- tauts de 1 1 0IT, de 1 1UNTAB (Bureau de 1 1Assistance technique des Nations Unies) et du FISE. READAPTATION MEDICAIE ET PHYSIOTHERAPIE 242. L'OMS a continue a preter son assistance dans le domaine de la readaptation medicale et de la physiotherapie par l 1 oc t roi de bourses d 1 etudes, par l'enseignement et la formation professionnelle et par la prestation de services de consultants : un consultant a deja visite la TtL.~isie, et un autre se rendra en Republique Arabe Syrienne. 243. Les Centres de readaptation fonctionnant en Iran et au Liban beneficient de 1 1assistance de ce Bureau. Dans ces centres, la formation d 1un personnel aux techniques de la physiotherapie et de la readaptation occupe une place particulierement importante. En Iran, on etudie la possibilite d'associer les activites de 1 1Ecole de Physiotherapie de Chiraz, qui constitue un projet precedemment pour~J de l'assistance de 1 1 CT4S, aux activites du Centre de Readaptation de Teheran. En Jordanie, EM/RC14/2 page 91 . un consultant de 1 1 OMS a assiste le gouvernement dans 1 1 elaboration de son programme de readaptat ion medicale. 244. L1 OMS a mis a l a disposition du Pakistan les services d 1un technicien de la prothese , ayant pour mission d 1aider a creer et ameliorer les services de cet ordre , et de former le personnel necessaire. L 1OMS a ete representee au Premier Collogue national sur la Readaptation des Infirmes, tenu a Karachi, au Pakistan, en fevrier 1964. 245. Une etroite cooperation est maintenue avec le Bureau des Affaires sociales des Nations Unies, ainsi qu I avec le FISE et 1 1 OIT. Cette derniere Organisation envi sage 1 1 etablissement de services professionnels, parallelement aux projets de readaptation de 1 1 OMS, en Iran, au Liban et en Tunisie. HYGIENE ET MEDECINE DES RADIATIONS 246. Dans le domaine des radiations, et plus particulierement en ce qui concerne leur protecti on, les activites du Bureau regional se sont poursuivies selon le programme prealablement etabli. Elles consistent essentiellement a fournir assistance aux gouvernements pour la formation du personnel local et pour l'organisation de services nationaux de protec- tion radiologique. 247. Des bourses d 1 etudes accordees en nombre suffisant ont permis de former des specialistes en radiologie, radiochimie et hygiene des ra- diations. Une rubrique s peciale figurant ... chaque annee au budget regional pour certains pays determines, assure une repartition, appropriee aux besoins, de ces bourses. 248. Quelques projets OMS viennent completer l 1action entreprise pour 1 1 instruction du personnel technique. En Ethiopie, un cours pour mani- pulateurs de radiodiagnostic a ete organise par un expert de l 1 OMS au moyen EM/RC14/2 page 92 d 1un equipement fourni par le FISE. En Tunisie, un projet important pour 1 1 organisation d 1un service technique central pour 1 1 entretien et la reparation des appareils medicaux regoit egalement 1 1assistance de 1 1 0MS - outre 1':entretien des appareils, une section de ce service assure le con- trole de la protection radiologique du personnel etdes malades. Enfin, un projet regional est en voie de realisation a Baghdad pour 1 1 instruction de manipulateurs de radiologie qui serviront par la suite d 1 instructeurs dans leur propre pays. 249. Des specialistes de six pays de la Region ont participe_ a un Seminaire interregional sur les Irradiations medicales qui s 1 est tenu a Athenes en octobre dernier. Le conseiller regional a lui-meme participe a un seminaire organise a Geneve sur la protection des populations en cas d 1 accidents comportant des dangers d 1 irradiation. 250. Durant 1 1annee, le conseiller regional a visite differents pays et etudie sur place les -probiemes p'oses pa.r les doses d I irradiation resultant de 1 1emploi incontrole de la radiologie medicale: 1 1 organisation de servi- ces de protection dans le cadre de la sante publique se poursuit et 1 1 edu- cation du corps medical sur les dangers causes par les radiations a ete entreprise avec succes dans plusieurs pays de la Region. 251. Le conseiller regional a participe de fagon active a 1 1 enseigne- ment aux ingenieurs sanitaires de la Faculte polytechnique d 1 Alexandrie sur les problemes de contamination du milieu par les matieres radioactives. GENETIQUE HUMAINE 252. Le projet de recherche de 1 10MS sur la frequence des malformations congenitales a ete poursuivi durant 1 1annee et la contribution apportee a ce suJet par les deux institutions medicales de la Region s'est averee d 1un interet scientifique indiscutable. 253. Deux specialistes d'Iran et du Pakistan ont assiste au cours· de formation organise par 1 10MS a Bombay sur les methodes de laboratoire utilisees en genetique humaine. Un deuxieme cours de genetique humaine EM/RC14/2 page 93 pour des professeurs d 1 ecole de medecine est prevu en septembre 1964 a Copenhague : la selection des candidats de la Region a deja ete effectuee. 254. Un document technique sur la genetique humaine dans le domaine de la sante publique a et e presente a la 13e Session du Comite regional de la Mediterranee orientale. Ce document etait destine a eveiller 1 1 interet des autorites s anitaires sur 1 1 importance de l a composante gene- tique dont les consequences sont indiscutables tant pour la pratique me- dicale courante que pour 1 1 epidemiologie et la medecine preventive. Certa ins pays de la Region ont deja entrepris d 1etablir des services consultatifs charges d 1effectuer des et udes statistiques et des recherches dans ce domaine : une aide appropr iee de 1 10MS meriterait de leur etre apportee. EM/RC14/2 page 94 6. HYGIENE DU MILIEU ET APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU 255. Les problemes que pose 1 1hygiene du milieu, notamment dans les zones rurales, s ont toujours d 1une importance primordiale dans la Region , et continueront a l'gtre pour de nombreuses annees encore. On reconnait que, sans des conditions sanitaires satisfaisantes, il sera impossible de venir a bout de plusieurs maladies parmi les plus r epandues dans l a Region. Il est hors de doute que 1 1approvisionnement en eau potable doit occuper la premiere place dans un programme d 1 ameliorati on de 1 1hygiene du milieu. En fait, sans la ressource offerte par 1 1eau, plusieurs autres ameliorations deviennent difficiles, pour ne pas dire impossibles a realiser. Nombreuses sont encore les parties de cette Region dont la population souffre de 1 1 absence de toute source d 1eau d 1acces facile. Dans plusieurs localites, les femmes doivent parcourir plusieurs milles, chaque jour, pour se procurer 1 1 eau necessaire a leur famille. Le fait que cette Region compte de vastes etendues arides ajoute encore a la difficulte du probleme. Celui-ci, deja ardu dans plusieurs agglomerations urbaines, 1 1est davantage dans les campagnes. 256. L10MS a mis en evidence les besoins des petites agglomerations, aussi bien que ceux des villes grandes et moyennes. Un des grands obstacles a surmonter, dans les campagnes, est d 1 en amener les habitants a payer le cout de l 1 eau. Il est souvent malaise d 1 y parvenir dans les grandes villes, et, a plus forte raison , dans les zones rurales. Cependant, un premier pas a ete fait dans certains pays, notamment au Pakistan, ou les villages situes a proximite des centres principaux de sante, qui sont pourvus d 1 un systeme d 1 adduction d 1 eau par canalisation, ont accepte d 1acquitter les frais de fonctionnement et d 1entretien de ces installations. Ces systemes de canalisation d 1eau - dont le materiel importe est procure par le FISE - contribueront dans une large mesure a 1 1 amelioration des conditions sanitaires des communautes rurales dans l e Paki stan Occidental. EM/RC14/2 page 95 257. L 1exercice d'un contr3le approprie sur le fonctionnement et l'entretien des installations hydrauliques, en particulier hors des grandes villes, est une question qui,dans certains pays, continue a susciter une vive preoccupation. Il a ete nettement souligne que la necessite s 1 im- pose de former .non seulement des ingenieurs, mais aussi des techniciens de tous niveaux. Il ya peu de profit a construire une installation de fourniture d'eau , si 1 1 on ne dispose d 1 operateurs qualifies pour en assurer le fonctionnement. Ce probleme fait, du reste, 1 1 objet d 1une etu- de attentive, et l'on espere qu 1 avec le concours de 1 1 0MS il sera possible de former un personnel de toutes categories. 258. La mesure suivante consistera a ameliorer les autres facteurs influen9ant les conditions du milieu, a commencer par 1 1 elimination hygienique des eaux usees. Ce point n 1a pas ete perdu de vue; en effet, des prototypes de latrines et de systemes d 1 egouts, ont ete etablis avec 1 1assistance du FISE dans cinq zones rurales choisies, situees autour de certains.centres de sante, dans le Pakistan Occidental. Dans plusieurs grandes villes, le probleme de 1 1 evacuation des dechets devient plus difficile du fait de 1 1 accroissement rapide de la population urbaine. La plupart des grandes villes de la Region disposent de systemes d 1approvision- nement en eau potable, mais, dans plusieurs d 1 entre elles, les proced~s d'evacuation des eaux usees et des detritus laissent beaucoup a desirer. Le probleme se complique maintenant par 1 1 entree en jeu d 1un nouvel element: les dechets industrie ls, qui s ont susceptibles de polluer dangereusement les cours d 1 eau ou d 1 entraver le bon fonctionnement des systemes de traite- ment des eaux d 1 egout. Ainsi, les industries, dont plusieurs sont nouvel- les dans la Region, tout en contribuant au progres economique des pays, engendrent des difficultes nouvelles dans le domaine de 1 1 elimination des dechets. Les gouvernements des pays de la Region adoptent deja des mesures pour resoudre ce probleme en ayant recours, dans certains cas, a l'assistan- ce de 1 10MS. EM/RC14/2 page 96 259. L1amelioration du "milieu residentiel" de la famille, en tant que mesure sanitaire prophylactique, retient de plus en plus 1 1attentiori dans la Region de la Mediterranee orientale. Plusieurs gouvernements poursuivent activement 1 1 execution de programmes visant a procurer des logements convenables a certains elements de la population. Ces pro- grammes comportent parfois la construction effective d 1habitations. Dans d 1autres cas, il est alloue des parcelles de terrains de construction, deja pourvues d 1 une canalisation d 1 eau, d 1un systeme d 1 egouts, et d 1 electri- cite, sur lesquelles les acquereurs peuvent construire leur propre maison, souvent avec lrassistance technique du departement gouvernemental competent. Alors que les projets de logements pour familles moyennes et aisees se deroulent normalement, les projets d 7habitations a coOt tres reduit, pour familles pauvres, mettent a 1 1 epreuve 1 1 ingeniosite des experts tant dans le domaine de la finance que dans celui de la construction. Les maisons a bon marche, construites avec les materiaux traditionnels, ne durent generalement pas suffisamment de temps pour permettre la recuperation du capital investi. Les maisons edifiees avec des materiaux de meilleure qualite depassent les moyens de la classe pauvre. Les Nations Unies et 1 10rganisation mondiale de la Sante sont disposees a preter leur concours a l'etude des moyens de construire des habitations durables et salubres, aussi bien pour les populations urbaines que pour les populations rurales. Au Soudan, des recherches ayant pour objet la construction d 1habitations rurales a bon .marche sont en cours avec 1 1assistance d 1un ingenieur de l'OMS. En 1963, une reunion s 1est tenue au Caire, en Republique Arabe Unie, avec la participation de 1 1 0MS, pour etudier le financement du logement dans les pays arabes. Cette reunion pourrait aboutir a 1 1eta- blissement, dans cette Region, d 1un centre de recherches sur 1 1habitat rural. 260. Les problemes sanitaires qui, independarrnnent de celui du logement, se rattachent aux conditions regnant dans les agglomerations urbaines, retiennent de plus en plus l'attention dans la Region. Un ingenieur EM/RC14/2 page 97 sanitaire a ete affec t e a un pays,_ e.n 1963, pour assumer 1 1 e l aboration des programmes des municipalites et conseiller sur les projets de develop- pernent des services municipaux, en ayant plus specialement en vue 1 1.,ap- provisionnement en eau, 1 1 ins tallation d 1 egouts et les autres pr ojets d 1assainissernent. Des demandes ant ete reQues pour la prestation des services de consultants de 1 1 0MS sur les problemes de sante municipale, notamment sur 1 1organisation des services medicaux et d 1assainissement des villes d 1Addis Abeba et de Beyrouth. 261. L1Universite americaine de Beyrouth et 1 1Universite de Teheran ant annonce la creation de cours postuniversitaires, menant au dipl8me de licence en genie sanitaire. A Beyrouth, le cours a debute avec 11 annee universitaire 1963-1964; a Teheran, il commencera en 1964-1965. L 'Uni versite d I Alexandrie et 1 'Uni versite polytechnique et de Technologie de Lahore donnent, depuis de nombreuses annees, des cours de genie sanitaire. Ces ressources, jointes a celles qu 1offrent les Ameriques et 1 1Europe , permettent de prevoir que les moyens dont dispose la Region dans le domaine du genie sanitaire prendront une rapide extension dans les quelques annees a venir. EM/RC14/2 page .98 III INFORMATION 262. L 1 activite de ce Service, au cours de 1 1 annee ecoulee, a ete marquee notamment par une production accrue de reportages photographiques et d'articles documentaires sur des themes sanitaires d 1interet regional, par une recrudescence d'efforts d 1 information a 1 1 occasion de la Journee mondiale de la Sante et par le renforcement de ses methodes de diffusion. 263. Une attention particuliere a ete portee au developpement d 1un service d 1 information qui offre aux journalistes une documentation a la fois rigoureuse et frappante sur les problemes medico-sociaux de cette Region. Les initiatives prises en_ ce sens comportent la mise au po.int . d 1une serie d 1articles documentaires et de donnees chiffrees, dans 1 1 optique m@me des experts de l 1 0MS, et lR constitution d 1archives photo- graphiques (quelque 1 500 documents) illustrant les activites realisees avec 1 1 appui de 1 10MS dans une vingtaine de pays et territoires. 264. Les etroits contacts entretenus avec les representants des divers organes d 1 information se sont soldes par 1 1 insertion dans la presse re- gionale d 1 un nombre nettement accru d 1articles sur 1 10MS - s oit directe- ment reproduits a partir du materiel emanant de ce Service, soit rediges sur la base de cette meme documentation: indice significatif de 1 1 interet croissant que suscitent les activites de l 1 0MS dans les milieux journalis- tiques. 265. L1experience acquise jusqu 1 ici a confirme la justesse de ce procede d 1 information, qui contribue a attirer 1 1attention du public sur 1 1 importance des facteurs sanitaires dans le processus complexe de 1 1as- sistance internationale. 266. Un evenement qui offre 1 1 occasion de susciter un regain d 1 interet pour ces problemes est la Journee mondiale de la Sante, dont la celebra- tion, cette annee, a particulierement retenu l 1 attention de la presse EM/RC14/2 page 99 ecrite et parlee. Cette manifestaion a notamment beneficie de l 1 appui de 1 1Union internationale contre la Tuberculose et des associations nationales affiliees, qui ant activement seconde les initiatives des gouvernements. 267. Plus de 700 photos et 3 Boo exemplaires d 1un dossier d 1 informa- tion sur la lutte antituberculeuse, theme de cette Journee (11 articles), ant ete distribues dans les pays de la Region. L'evenement a ete marque par un taux exceptionnellement eleve de demandes de documentation emanant des gouvernements, d'institutions nationales et d 1 organes d'information. Les coupures de presse collationnees jusqu 1 ici (plus de 200 colonnes) sont un indice de la croissante popularite de cette manifestion, qui a fait 1 1 objet d 1un nombre sensiblement accru d'articles inedits et d 1 editoriaux s 1 inspirant de la documentation ainsi diffusee. 268. Autres evenements qui ont particulierement retenu l'attention de la presse au cours de 1 1annee: la Session du Sous-Comite A du Comite regional pour la Mediterranee orientale, a Alexandrie; le Colloque sur les Statistiques demographiques et sanitaires, a Damas, et le Colloque inter- regional sur les Asp~cts sanitaires de 1 1Industrialisation, a Dacca. 269. Le Groupe d 1Experts sur 1 1Enseignement medical, convoque a Alexandrie, s'est egalement taille une bonne place dans la presse regionale en mettant 1 1accent sur 1 1 insuffisance des cadre s medicaux de la Region et les remedes qu'appelle cette situation. Cette question capitale retient particulierement 1 1attention du Service de l'Information:, qui en traitera a l'avenir sous diverses formes. 270. Autres sujets d' actualite abordes par ce Service - les grands problemes medicaux de 11heure dans une Region en pleine evolution: maladies professionnelles liees a une industrialisation rapide, troubles mentaux inherents a 1 1urbanisation acceleree et a la desintegration du r~gim~ tribal, abus des medicaments, dangers genetiques de pratiques radiologiques hasardeuses. EM/RC14/2 page 100 271. Une autre tendance significative dans les activites de 1 1 infor- mation est 1 1 interet que suscite aupres de la presse etrangere la documen~ tation emanant de cette Region, lorsqu 1elle traite de sujets specifiques, notamment de l 1action sanitaire d 1 avant-garde et des grands projets de de- veloppement et de promotion sociale. Des articles sur la portee sanitaire de realisations telles que le barrage du Dez, en Iran, ou celui d 1Assouan, en Republique Arabe Unie, ont ete reproduits en bonne place dans divers quoti- diens et periodiques etrangers. 272. Les contacts etablis avec les agences de presse nationales et internationales contribuent a assurer une large diffusion au materiel d 1 in- formation emanant de ce Bureau. L1agence United Press International, qui compte plus de 6 000 abonnes dans 114 pays, a diffuse cette annee quatre articles documentaires, notamment un bilan des principales realisations de cette Region dans le secteur de la sante publique. 273. Le recours croissant aux telescripteurs d 1 agences permet d 1atteindre un public qu 1il serait autrement difficile de toucher dans une Region ou les organes d 1 information sont relativement disperses. L'agence du Moyen- Orient (MEN), notamment, qui s'adresse a un vaste public arabophone, diffuse de nombreuses informations sur 1 10MS. D1utiles contacts sont egalement entretenus avec les trois agences de presse pakistanaises, l 1 agence iranien- ne PARS et 1 1Agen6e Arabe d'Information, a Beyrouth. 274. Le materiel emanant du Bureau regional atteint egalement bon nombre de ses destinataires par 1 1entremise des representants et conseillers prin- cipaux que 1 1 0MS a detaches en divers points de la Region, comme par 1 1 inter- mediaire des Centres d 1 Information des Nations Unies. Le recours aces divers "relais" permet generalement a la documentation ainsi diffusee d 1atteindre ses objectifs a bref delai. 275. L'experience acquise au cours de 1 1annee a confirme une fois de plus la valeur pratique d 1 une diffusion selective d 1 informations sous forme de notes de presse adressees aux seuls pays directement interesses. Cette EM/RC14/2 page 101 formule complete ut ilement la diffusion dans l' ensemble de la Region de communiques traitant de questions d 1 interet plus general. Constatation positive: ces divers bull etins d 1 information sont souvent reproduits en bonne place OU inseres, apres remaniement , s ous forme d 1articles de fond OU d 1 editoriaux. 276. Autre mode d 1information, qui t ouche dans cette Region un audi- toire particulierement vaste, tant illettre qu'instruit: la radio offre d 1 interessantes perspectives a cet egard. Le nombre de recepteurs s'est multiplie au cours de la derniere dec ennie .au point de decupler dans plusieurs pays de la Region. Le Service de 1 1 Infonnati on s 1efforce done d 1 exploiter au mieux le reseau radiophonique regional, en realisant des enregistrements sous forme d 1 intervi ews, d 1entretiens ou d 1 images sonores a 1 1 intention des divers emetteurs interesses , 277. Les enregistrements sur bande ainsi realises au cours de l'annee comportaient notamment troi s "tours d 1horizon" sur les realisations de 1 1 0MS, des interviews sur 1 1 enseignement medical, la cancerologie et la lutte contre la bilharziose, e t cinq programmes sur :1 1action antituberculeuse, realises dans l e cadre de l a Journee mondiale de la Sante. Au total, plus de trente emissions sur des evenements patronnes par 1 10MS ont ete realisees au cours de 1 1annee a 1 1aide d 1enregistrements ou de documents fournis par le Service de l'Information . 278. La rapide expansion que connatt actuellement l e reseau de televi- sion dans cette Region, vaut egalement ace Service un volume croissant de demandes de films documenta ires sur divers themes de sante publique. de quinze films ont deja ete fournis a des emetteurs regionaux dans le Plus cadre de diverses manifestations, notamment la Journee mondiale de la Sante. 279. Autre tendance significative , 1 1 interet croissant que manifestent les compagnies de television etrangeres a 1 1 egard des activites regionales de 1 1 0MS. Trois emetteurs americains et europeens ont notamment realise, EM/RC14/2 page 102 au cours de 1 1annee ecoulee, des documentaires sur le Centre de Formation professionnelle de Gondar (Ethiopie), le projet pilote de lutte contre l es ophtalmies transmissibles d'Atbara (Soudan), 1 1Institut superieur de Sante publique d 1Alexandrie (Republique Arabe Unie) et le projet pilote de lutte contre la bilharziose, a Dezful (Iran). 280. Douze reportages photographiques ont ete realises au cours de l 1annee par des photographes professionnels depeches dans six pays de la Region. Les sujets traites comportaient la lutte contre le trachome (Tunisie), l 1enseignement infirmier superieur (Republique Arabe Unie et Soudan), les recherches sur la nutrition et le controle des medicaments (Iran), la formation du personnel auxiliaire (Yemen), le developpement communautaire (Pakistan), la lutte antituberculeuse (Tunisie) et les sta- tistiques sanitaires (Iran). Au total, plus de cinquante periodiques regionaux et etrangers ont publie, au cours de la periode consideree, des reportages illustres emanant de ce Service. 281. Il serait hasardeux d 1 evaluer 1 1 influence qu 1exercent les diverses activites d 1 information sur 1 1 opinion publique de cette Region ou les reali- sations sanitaires sont de toute fagon plus eloquentes, en elles-memes, quc les plus convaincants propos de la pres s e ecrite ou parlee. Mais il est indeniable que ces activites, si 1 1on en juge par le volume croissant d 1 informations diffusees par la pres·se et la radio, contribuent pour une bonne part au regain d 1 interet que suscitent aupres du public les communes realisations de 1 1 0M3 et de ses Etats Membres regionaux. IT ADMINISTRATION ET FINANC~ GENERALITES EM/RC14/2 page 103 282. Au cours de l'annee consideree, il n'est survenu aueun changement, dans la structure du Bureau regional, notamment, par rapport aux conseillers regionaux. Des remaniements ont ete graduellement apportes aux procedures suivies, entre autres, en matiere de recrutement, de communications, et vis-a-vis des requ@tes des gouvernements, nouvelles ou modifiees, afferen- tes a des projets. Un Comite du Programme a ete forme pour suivre de pres l'execution du programme approuve, et pour fa ciliter l' ut ilisation des economies, au fur et a mesur e de leur realisation, au profit des demandes en suspens, notamment celles qui visent a 1 1 obtention de bourses d'etudes. 283. L'espace disponibl e au siege du Bureau regional etant devenu insuffisant pour faire face aux besoins, une etude approfondie a ete entre- prise ace sujet avec l'assi stance d'un specialiste de l'amenagement des locaux, depgche par le Bureau de Siege. Cette etude a etabli qu 1 il serait possible d'installer les effectifs actuels en personnel, par un reamenage- ment des locaux, par un cloisonnement des pieces spacieuses et par une plus large utilisation du sous-sol. Le Gouvernement du pays h6te ayant donne son accord sur les modifications interieures envisagees - modifications non susceptibles d'affecter la structure du batimerit - i'es contrats d'entre- prise furent signes aussit6t, soit, vers la fin de l'annee 1963. Les travaux etaient en voie d'achevement dans la derniere phase de la periode consideree. Ces amenagements ont epuise les possibilites d'agrandissement qu'offrait le b~timent occupe par le Bureau. PERSONNEL 284. Un certain mouvement a ete enregistre parmi le personnel du Bureau regional. Cinq mernbres du cadre professionnel ant quitte le tureau, un sur s a propre demission, un autre en raison de sa reaffectation a un projct sur EM/RC14/2 page 104 le terrain, et trois pa.r..:·csu-i:te...de._leur..ir.ansfert a d 'autres Bureaux de 1 1 0MB. Quatre de ces fonctionnaires ont ete remplaces. En outre, sept autres fonctionnaires sont venus remplir des postes vacants dans le -caore professionnel. Ces onze fonctionnaires se repartissent comme suit: deux administrateurs de la sante publique, cinq conseillers regionaux, un ingenieur sanitaire pour le Service de 1 1Eradication du Paludisme, et trois adminis- trateurs. Ila ete pourvu aux vacances de ces pastes en recrutant trois titulaires dans la Region meme, soit, respectivement, de la Jordanie, de la Republique Arabe Syrienne et de la Tunisie; trois fonctionnaires ont ete transferes du the~tre des operations exterieures, dans la Region, et les cinq autres viennent d 1 autres Bureauxde 1 10MS, en vertu du systeme de rotation entre les membres du personnel. 285. Simultanement, le groupe forme par les representants de l'OMS a ete renforce. Les pastes de representants en Iran et en Libye ont ete pourvus a la fin de 1 1 annee 1963. Les representants de 1 10rganisation , en Irak et en Somalie, ont egalement assume, jusqu 1au 31 decembre 1963, les fonctions de conseillers principaux aupres des projets sur le terrain dont les allocations budgetaires expiraient a cette date; ils ont ete, par consequent, officiellement transferes aux postes de representants de l'OMS, le ler janvier 1964. Des dispositions speciales ont du etre prises pour le Pakistan, 1 1Arabie Saoudite et la Tunisie, comportant la designation de representants par interim, pour des durees variables, afin de pourvoir provisoirement a des vacances. A la demande du Directeur general, le representant de 1 1 0MS en Ethiopie a, egalement, fait fonction d 1 agent de liaison avec la Commission economique pour 1 1 Afrique. En raison de 1 1 im- portance de cette derniere fonction, le Bureau de Siege de 1 10MS a decide d 1y transferer le representant sur la base d 1une affectation a plein- temps, a partir de juin 1964, et a prevu une allocation budgetaire a cet effet. Il sera bientet pourvu a la vacance qui en est resultee, par la designation d 1un representant experimente de 1 1 0MS, transfere d 1une autre Region. EM/RC14/2 page 105 286. La plupart des representants de i'OMS et uncertain nombre de medecins principaux, attaches au Bureau regional ou operant sur le terrain, ont assiste aux cours specialement prevus pour les representants de 1 1 0MS, donnes a Geneve dans le courant de l'annee ecoulee. Au total, dix administrateurs medicaux de la sante publique ont jusqu'ici beneficie de cette mesure. 287. Le bareme de traitement du personnel des services generaux a ete modifie, a partir du ler janvier 1964, a la suite d 1une enqufte entreprise en 1963, sur les conditions locales faites aux employes. 288. Bien que des difficultes soient eprouvees dans le recrutement d'un personnel apte a @tre affecte aux projets en cours, en partie, a cause de la necessite de se conformer, autant que possible, a une distribution geographique equitable, neanmoins, une amelioration ma rquee a pu ftre constatee dans le recrutement destine a p01.1rvoir les pastes sur le terrain. Toutefois, 1 1augmentation des effectifs se trouve partiellement neutralisee par les besoins croissants en personnel de cette categorie, besoins qu'explique le developpement constant du programme. Au cours de la perio- de s'etendant du ler juillet 1963 au 31 mai 1964, quarante-quatre pastes ont ete pourvus par voie de recrutement, ou bien de transfert d 1autres Regions. Par contre, seize fonctionnaires ont quitte le service par fin d 1 engagement, transfert ou mise en conge pour des etudes de longue duree. Enfin, dans le courant de 1 1 annee, les effectifs se sont augmentes de cinq nouveaux membres qui prftent, a titre de stagiaires, leur concours aux projets d 1 eradication du paludisme. 289. Dans 1 1 expose sommaire qui precede, il n 1a pas ete tenu compte du nombre considerable de reaffectations effectuees entre projets en cours dans la Region, ni des nombreux cas ou des services consultatifs ont ete prftes par des consultants a court terme, conformement au programme prevu, ni de ceux OU des consultants ont .ete utilises a titre provisoire pour les besoins de certains projets, en attendant 1 1affectation aces projets d 1 un personnel a long terme. EM/RC14/2 page 106 290. Un autre fait digne d 1 interet est que deux medecins ont ete mis a la disposition de la Somalie, en vertu du plan d'Assistance operationnelle en faveur des Etats Membres ayant nouvellement accede a l'independance. Ces medecins pretent leurs services, en tant que fonc- tionnaires nationaux, dans les domaines de la lutte contre la tuberculose et le paludisme. L 10MS a pris a sa charge, jusqu 1a la fin de 1 1exercice 1964,le payement d'un supplement, destine a completer les emoluments payes aces medecins par le Gouvernement. Il est prevu que la contin~ation de leurs services, en 1965, se fera sous un arrangement "Opex" dans le cadre du programme de 1 1Assistance technique. BUDGET ET FINANCF.S 291. Le programme d 1 eradication du paludisme a ete incorpore, pour 1964, dans le programme ordinaire, avec maintien du niveau de $780 000 environ, prevu pour 1963, et qui se rapproche du plafond fixe pour ce domaine d 1activites, de 1964 a 1966. Par suite,les augmentations budgetaires survenues depuis 1963 serviront a renforcer d 1autres domaines que celui du paludisme. Il s'ensuit que les besoins excedentaires du prograll1lle des operations antipaludiques sur le terrain devront etre couverts par les previsions du "Programme accelere", dans la mesure ou des credits seront disponibles dans le Compte special. 292. Au cours de 1 1annee, des demandes, nouvelles ou modifiees, depassant les previsions budgetaires faites pour 1963 et 1964 ont ete re9ues de divers gouvernements. Les economies ordinaires, realisees dans le second semestre de 1 1exercice 1963, ont ete consacrees aces demandes, qui portaient, entre autres, sur des bourses d 1 etudes. Le resultat en a ete que plus de 98,5% du plafond regional disponible s'est trouve absorbe avant le 31 decembre 1963. Cependant, quelques-unes de ces deman- des nouvelles comportaient des depenses devant se poursuivre en 1964, et non prevues dans le programme primitivement approuve, ce qui signifie que les economies de 1964 ont ete consommees au fur et a mesure de leur EM/RC14/2 page 107 realisation. La situation budgetaire, au 30 juin 1964, revele, par conse- quent, une absence de marge, et on ne peut prevoir d'economies substantiel- les pour la partie restante de l'exercice. 293. Le programme de l'Assistance technique pour 1963-1964 a exige une attention particuliere, car la plupart des gouvernements avaient eprouve des difficultes a pourvoir, dans la mesure necessaire, aux projets sani- taires OU a tousles elements qui en faisaient partie, lors de la presen- tation des demandes globales des pays, en 1962. La procedure etablie pour la modification des programmes approuves absorbe un temps considerable et exige une coordination etroite entre les ministere~, a l'echelon national, comme aussi entre l'organisme national coordonnateur, le representant de l'UNTAB (Bureau de 1 1Assistance technique des Nations Unies) et 1 10MS. Neanmoins, d'importants progres ont ete realises a cet egard, et, chaque fois que les circonstances 1 1 ont permis, les fonds necessites par ces modifications ont ete obtenus des economies realisees au titre du programme de l'Assistance technique. Lorsque des economies suffisantes n'etaient pas disponibles, des dispositions etaient prises pour obten±r des credits au titre des depenses imprevues, en faveur de projets, nouveaux ou modifies, concernant la Somalie, la Republique Arabe Syrienne, la Republique Arabe Unie et le Yemen. 294. En vertu des principes revises regissant le programme de 1 1Assis- tance technique, pour la presente periode biennale, il est necessaire de prevoir la totalite des credits requis pour toute la duree d'une bourse d'etudes durant l'exercice budgetaire ou elle est octroyee. Il en est resulte un probleme particulier, souleve par le cas des bourses d 1 etudes universitaires de base, dont la duree s'etend sur plusieurs annees •. Avec la cooperation des gouvernements et les representants interesses de 1 1UNTAB, des efforts ont ete et continueront a @tre deployes, jusqu'a la fin de l'exer- cice · 1964, pour que des bourses supplementaires soient octroyees en faveur de ces etudes universitaires de base, dans tousles cas OU les periodes d 1etu- des restant a courir se trouveront depasser la duree des bourses existantes. EM/RC14/2 page 108 295. Parallelement a 1 1execution des programmes actuels de 1 1Assista:--ice technique, des pourpariers ont ete entames avec les ministeres de la sa~t e en vue de 1 1 elaboration des programmes afferents a la prochaine periode biennale. A la suite de ces consultations preliminaires, des p:roposi-':- ion.::; concretes, comportant 1 1 indication du cout estimatif des projets, ont ete soumises aux divers gouvernements, en janvier 1964, tant pour les pro jets interessants chaque pays en particulier que pour les projets interpays . Une active cooperation est maintenue avec les Representants de 1 1UNTAB, pour les tenir au courant de tous besoins ou faits nouveaux. Lorsque les dem3n- des globales des gouvernements, adressees au BAT, ont commence a parvenir , dans la seconde partie du mois de mai 1964 , il est apparu qu'un certa in nombre de gouvernements eprouvaient des difficultes touj ours plus grandes 'a faire cadrer, d 1 une maniere appropri ee , les projets sanitaires dont 1 1 exe - cution etait envisagee pour 1965-1966, avec le 'budget total, prevu pour l ~s pays, dans le programme de 1 1Assistance technique. F0URNITURES ET ARTICLES MEDICAUX 296. Le programme de fourni ture de produi ts medicaux continue a s I a:n- plifier et a revetir plus d 1 importance. Ila ete donne suite a des aut:::i- risations d'achat s'elevant approximativement a $EU 350 000, par utilis2ti on des credits dont disposait 1 10rganisation, du ler juillet 1963 au 31 mai 1964. Ce montant ne comprend pas le cout des vaccins, serums, produits chimiques et autres articles, offerts par certains gouvernements ou certc .~n<2 s institutions, en faveur d 1activites entreprises dans la Region sous les auspices de 1 10MS. 297 •. Les fourni tures procurees aux Eta ts Membres, a charge de remb0:.1 .:. ' - sement~ ont egalement continue a prendre plus d 1extension. En 1963, ur.2 assistance a ete pretee au Liban, pour la mise au point de specifications et d 1une documentation concernant divers types d I articles medicaux et d' outil-· lage d 1hopital, d 1 un cout estimatif de $EU 450 000, dont 1 1achat doit se EM/RC14/2 page 109 faire par 1 1 entremise du Bureau de Siege de 1 1 0MS. En outre, d 1 autres achats remboursables, destines a divers pays, ont ete effectues jusqu 1au 31 mai 1964, pour un montant approximatif de $EU 45 000. Le modeste service de fournitures fonctionnant au Bureau regional a du, par conse- quent, faire face a une l ourde tgche durant l a periode consideree, comme 1 1atteste le volume de travail requis par des autorisations d 1achat, estimees a environ $EU 845 000, auxquelles il a fallu donner suite en 1 1espace de onze mois. A N N E X E S ANNEXE I PRO.JETS PAR PAYS ----------~-----··· ·-··~-- -- EM/RC14/2 Annexe I page i L'expose qui suit indique. 1 1etat d 1avancement des projets dans la Region de la Mediterranee orientale, au 30 juin 1964: En cours d 1 elaboration - Credits affectes et inclus dans les programmes en cours (1963-1965) En cours d 1execution Interrompu - reprise en preparation Termine AT Ordinaire MESA CWS FISE Divers Pays No ARABIE 4 SAOUDITE 5 - Personnel de 1 10MS operant sur le terrain - Projet momentanement sans personnel de 1 10MS - Retrait du personnel internatio~al ou d 1une autre forme d 1assistance fournie par 1 1 0MS (y compris tousles projets termines entre le 1.7.63 et le 30.6.64) - Credits de 1 1Assistance technique (Categorie I s eulement) - Credits provenant du budget ordinaire de 1 1 0MS - Compte special pour 1 1Eradication du Paludisme - Compte special pour 1 1Approvisionnement public en Eau - Cr edits provenant du Fonds des Nations Unies pour 1 1Enfance - Fonds en dep8t, etc. Projet Origine Etat des fonds d I a vancement Programme prealable a 1 1 era- MESA En cours dication du paludisme d 1execution Hygiene du milieu AT Termine EM/RC14/2 Annexe I page ii Pays No Projet Origine des fonds Etat d 1 avancer:ent -------------------------------------, .. ~~----- ARABIE SAOUDITE (suite) 6 7 13 15 23 28 29 31 32 33 35 36. 38 Lutte contre la lepre Laboratoire de sante publique Lutte antituberculeuse (zone pilote nationale) Institut d 1 assistants sanitaires et de techni- ciens de 1 1 assainisse- ment, Riyad Ordinaire Termine Ordinaire/ Interrompu - Fonds en dep6t reprise en p~epar Ordinaire/ En cours FISE d 1 execution Ordinaire/ En eour-s Fonds en dep6t d 1execution Services consultatifs AT Tennine de sante publique Enquete sanitaire Fonds en dep6t Services fondamentaux Remboursable de sante publique et de soins medicau.x Eradication de la variole Ordinaire Services· consultatifs pour Fonds en dep6t le s soins infirmiers Conservation des viandes Ordinaire Approvisionnement public Fonds en dep6t en eau Services consultatifs pour Fonds en depot 1 1 elaboration des program- mes sanitaires Termine En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 elaboration En cours d 1elaboration En cours d 1 execution En cours d 1 execution Formation de personnel medical et sanitaire Fonds en depot En cours d 1 execution Gestion des._ dep6ts de fournitures medicales et des pharmacies Programmes de geni e sanitaire et d 1hygiene municipale Fonds en d.ep6t En cours d 1 elaboration Fonds en dep6t En cours d 1 execution Pays CHYPRE ETHIOPIE No 1 6 15 18 3 4 6 9 Projet Enseignement infirmier Origine des fonds AT Lutte antituberculeuse AT/FISE Laboratoire de snnte Ordinaire publique Elimination des eaux usees Ordinaire Services consultatifs en AT matiere d 1 epidemiologie et de statistiques sanitaires Lutte contre les maladies veneriennes Lutte antituberculeuse Centre sanitaire de formation profession- nelle, Gondar Ordinaire/ AT/FISE AT/FISE Ordinaire/ FISE 14(b) Centre de formation profes- MESA sionnelle en matiere d 1 era- dication du paludisme 14(c) Programme prealable a 1 1eradication du paludisme 17 25 29 30 Enseignement de la medecine Equipe de direction des centres de sante Cours de formation professionnelle pour techniciens des appareils de radiologie Coordination de la nutrition MESA Ordinaire Ordinaire/ FISE AT/FISE Ordinaire/ FAO/FISE EM/RC14/2 Annexe I page iii Etat d 1avancement En cours d 1 execution Termine En cours d 1execution En cours d I elaborat io"1 En cours d 1execution En cours d 1elaboration En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d'execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution En cours d '.execution En cours d 1elaboration EM/RC14/2 Annexe I page iv Pays ETHIOPIE (suite) IRAK No 33 34 35 11 15 18 23 Projet Services de laboratoires de sante publique Assistance au service sanitaire municipal., Addis Abeba Planification et admi- nistration hospitalieres Eradication du paludisme Lutte contre la bilharziose Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Services d 1hygiene scolaire 33(a) College de medecine, Baghdad 33(b) College de medecine, Mossoul 35 37 38 42 46 47 49 Formation de personnel sanitaire College de soins infir.• miers Laboratoire de virologie Services consultatifs en matiere d 1 epidemiologie Etude sur la qualite de 1 1 approvisionnement en eau L 1habitat dans le domaine de . la'- sante publiq ue Services consultatifs en matiere d 1 hygiene rurale Origine des fonds Ordinaire Ordinaire Ordinaire Ordinaire/ MESA/FISE AT Ordinaire/ FISE AT/FISE Ordinaire Ordinaire AT/FISE Ordinaire/ FISE Ordinaire AT AT AT AT Etat d 1avancement Termine En cours d'elaboration En cours d 1 elaboration En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 elaboration En cours d 1elaboration En cours d 1 elaboration En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1execution Termine En cours d 1elaboration En cours d 1execution Pays IRAK (suite) IRAN No 55 1 7 25 26 28 30 42 43 47 48 50 52 53 Projet Planification sanitaire nationale Eradica t ion du paludisme Institut de la Nutrition Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Laboratoire de sante publique Services de sante mentale Hygiene industrielle et medecine du travail Origine des fonds Ordinaire MESA/FISE AT/FAO/FISE AT Ordinaire Ordinaire AT Lutte contre la bilharzio~e AT Ecoie de physiotherapie, Chiraz Enseignement postuniver- sitaire de la sante publique Ordinaire Ordinaire Centre de readap~ation, Ordinaire Jamalabad, Teheran Assistance medico-sociale AT Ecole de formation profes- AT/FISE sionnelle pour techniciens de 1 1assainissement (Ecole Palasht) Enseignement infirmier Ordinaire superieur Contr8le des medicaments Ordinaire EM/RCl!+/2 Annexe I page v Etat d 1 avancement En cours d I elabora•tion En cours d 1 execution Interrompu - reprise en prepar. Interrompu - reprise en prep2r . En cours d 1 execution Interrompu - reprise en prepa r , En cours d 1execution En cours d 1execution Termine En cours d 1elaboration En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1execution Interrompu - reprise en prepar . Termine EM/RCl4/2 Annexe I page vi Pays IRAN (suite) ISRAEL JORDANIE No 57 58 60 5 7 11 24 25 29 37 6 11 23 24 25 Projet Ecole superieure d 1obstetrique, Meshed Enseignement du genie sanitaire Services des statistiques demographiques et sani- taires Eradication du paludisme Enseignement infirmier Centre antituberculeux de demonstration et de formation professionnelle Psychiatrie et sante mentale de 1 1enfance Ecole de Medecine Hadassah, Jerusalem (A) Anatomie Ecole de Medecine Hadassah, Jerusalem (B) Medecine preventive et sociale Ecole de Medecine Hadassah, Charge de cours sur 1 1 en- cephalite a tiques Eradication du paludisme Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Production de vaccins Assistance a 1 1H8pital pediatrique, Amman Services consultatifs de sante publique Origine Etat des fonds d 1avancement Ordinaire En cours d 1 execution Ordinaire En cours d 1elaboration Ordinaire En cours d 1elaboration MESA Interrompu - reprise en prepar. Ordinaire En cours d 1 elaboration Ordinaire En cours d 1elaboration Ordinaire En cours d 1 execution Ordinaire En cours d 1execution Ordinaire/ En cours Remboursable d 1 execution Ordinaire En cours d 1execution AT/FISE En cours d 1execution AT/FISE En cours d 1execution Ordinaire En cours d 1 execution AT En cours d 1 execution Ordinaire En cours d 1elaboration Pays J0RDANIE (suite) KOWEIT LIBAN No 27 28 29 30 2 8 4 7 10 17 25 31 41 42 45 Projet Approvisionnement des municipalites en eau et elimination des eaux usees Services de readaptation Lutte antituberculeuse (zone pilote nationale) Etude de l'elimination des dechets, Jerusalem Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Services consultatifs de sante publique Service d'hygiene rurale Eradication du paludisme Enseignement infirmier 0rigine des fonds AT 0rdinaire 0rdinaire/ FISE 0rdinaire 0rdinaire 0rdinaire AT MESA/FISE 0rdinaire Hygiene du milieu AT Hygiene industrielle et AT medecine du travail Readaptation des individus 0rdinaire physiquement diminues Banque de sang 0rdinaire Services sanitaires 0rdinaire municipaux Lutte contre la AT bilharziose EM/RC14/2 Annexe I page vii Etat d 1 avancement En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 elaboration En cours d 1 elaboration En cours d I elaboi•ation En cours d 1execution Interrompu - reprise en prepar. En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution Termine En cours d 1 elaboration En cours d 1execution EM/RC14/2 Annexe I page viii Pays LIBYE PAKISTAN No 3 6 7 9 12 22 23 11 25 30 33 34 37 39 Projet Enseignement infirmier, Tripoli Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Institut sanitaire de for- mation professionnelle, Benghazi Eradication du paludisme Hygiene maternelle et infantile, Cyrena!que Lutte antituberculeuse (zone pilote nationale) Centre sanitaire, Fezzan Origine des fonds Ordinaire/ FISE Ordinaire AT/Fonds en dep3t MESA AT/FISE AT/FISE Ordinaire Institut d 1Hygiene, Lahore Ordinaire Ecole de Physiotherapie, Karachi Enseignement infirrnier, Pakistan Oriental (Chittagong) Institut d 'Hygiene publi- que, Pakistan Oriental Enseignement du genie sa- nitaire, Uni vers ite poly- technique et de technolo- gie, Lahore Eradication du paludisme Assistance aux ecoles de medecine Lutte contre la lepre Ordinaire Ordinaire/ FISE AT Ordinaire MESA Ordinaire Ordinaire/ FISE Etat d 1avancement En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 elaboration Terrnine En cours d 1 execution En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d'execution En cours d 1 elaboration En cours d 1execution Pays PAKISTAN (suite) REPUBLIQUE ARABE SYRIENNE No 40 41 42 43 44 48 49 50 51 52 54 55 2 4 Projet Lutte c ontre les ophtal- mies transmissibles Evaluation des resultats de 1 1 eradication de la variole, Pakistan Oriental Origine des fonds AT/FISE Ordinaire/ FISE Conseiller pour les ap~ AT pareils de prothese Statistiques demogra- AT phiques et sanitaires Enseignement infirmier, AT/FISE Pakistan Occidental Laboratoires nationaux Ordinaire de sante publique, Islamabad Centres de formation pro- MESA fessionnelle en matiere d 1 eradication du paludisme Lutte antituberculeuse AT/FISE (zone pilote, Rawalpindi) Services consultatifs de Ordinaire sante publique, Pakistan Orienta l Services· consultatifs de Ordinaire sante publique Approvi sionnement public CWS en eau et assainissement rural, Pakistan Services d 1hygiene du Ordinaire milieu Eradication du paludisme Lutte contre la bilharziose AT/MESA/ FISE Ordinaire EM/RC14/2 Annexe I page . 1x Etat d 1avancement En emirs d 1 elab6ration En cours d 1elaboration En cours d 1execution En cours d 1 execution En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution En cours d 1 execution En cours d 1elabbration En cours d 1 execution En cours d 1elaboration En cours d 1elaboration En cours d 1execution En cours d 1 elaboration EM/RC14/2 Annexe I page X Pays REPUBLIQUE ARABE SYRIENNE (suite) REPUBLIQUE ARABE UNIE No 16 20 30 32 37 39 45 47 48 23 27 30 35 37 38 44 Projet Service d 1hygiene rurale Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Laboratoire de sante publique et des maladies endemiques Banque de sang Enseignement infirmier, Damas Formation professionnel- le de techniciens de 1 1assainissement Lutte antituberculeuse (zone pilote nationale) Assistance a 1 1Ecole de Medecine, Alep Centre de readaptation medicale Eradication du paludisme 0rigine des fonds AT/FISE 0rdinaire 0rdinaire 0rdinaire 0rdinaire AT 0rdinaire/ FISE AT 0rdinaire MESA Institut superieur d 1Hygie- 0rdinaire ne publique, Alexandrie Service de prematures Institut de la Nutrition Laboratoire de recherches virologiques Recherches en genie sani- taire Laboratoire de production de serums concentres 0rdinaire AT/FISE 0rdinaire AT AT Etat d 1avancement En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1elaboration Termine En cours d 1execution Interrompu - reprise en prepar. En cours d 1 elaboration En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1elaboration En cours d 1 elaboration Interrompu - reprise en prepar. En cours d 1 elaboration Interrompu - reprise en prepar. En cour.s d I elaboration En cours d 1 elaboration Pays REPUBLIQUE ARABEtm!E (suite) SOMALIE No 48 49 50 52 55 57 2 8 Projet Laboratoire de contr8le des medicaments Centre de formation et projet pilote pour la lutte contre la bilhar- ziose Enseignement infirmier Origine des fonds AT AT/FISE AT/FISE Production de vaccin anti- Ordinaire variolique lyophilise Etude sur 1 1hygiene AT/FISE rurale Centre audiometrique pour AT ecoliers Programme pre- eradication du pa ludisme Formation de personnel sanitaire MESA/AT Ordinaire/ FISE ll(a) Lutte antituberculeuse AT/FISE 12 13 14 15 16 18 20 Lutte contre la AT bilharziose Services fondamentaux AT/FISE de sante Services consultatifs Ordinaire de sante publique Formation professionnelle AT/FISE de personnel infirmier Lutte contre la lepre AT Services d 1hygiene du Ordinaire milieu Organisation des soins AT medicaux EM/RC14/2 Annexe I page xi Etat d 1avancement En cours d 1elabol:'ation En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1elaboration En cours d 1execution En cours d 1elaboration En cours d 1 execution En cours d 1execution En cours d 1execution Integre dans SOMALIE 13 En cours d 1execution Termine En cours d 1execution En suspens En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution EM/RC14/2 Annexe I page xii Pays SOMALIE (suite) SOUDAN No 21 22 27 Projet Gestion des depots de fournitures medicales et des pharmacies Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Planification sanitaire nationale 28(b) Lutte antituberculeuse 5 6 7 12 15 16 17 19 20 22 26 28 Lutte contre la bilharziose Progrannne prealable a l'eradication du paludisme Enseignement infirmier, Khartoum Lutte contre la lepre Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Lutte contre les maladies veneriennes Formation professionnelle d 1assistants-dentistes Zone de demonstration d 1hygiene rurale Division de la nutrition, Khartoum Planification et adminis- tration hospitalieres Lutte contre 1 1oncho- cercose Eradication de la variole Origine des fonds AT Ordinaire AT/Depenses imprevues Assistance operationnelle AT MESA Ordinaire Ordinaire AT/FISE AT Ordinaire AT/FISE Ordinaire/ FISE Ordinaire Ordinaire Ordinaire Etat d 1 avancement En co~rs d 1~.§cution En cours d 1 elaboration En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration Termine En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 elaboration En cours d 1execution En cours d 1 execution Pays SOUDAN (suite) TUNISIE No 30 32 3 6 17 18 20 22 26 27 29 31 33 35 Projet Lutte contre le cancer Centre de preparation a 1 1eradication du palu- disme Services d 1hygiene du milieu Lutte centre les ophtal- mies transmissibles Origine des fonds Ordinaire MESA Ordinaire AT/FISE Services d 1hygiene mater- AT/FISE nelle et infantile Eradica tion du paludisme AT/MESA Services d'hygiene du AT milieu Laboratoire de sante Ordinaire publique Centre ophtalmologique, Ordinaire Tunis Fabrication de produits Ordinaire pharmaceutiques Enseignement de la mede- Ordinaire/AT- cine depenses im- prevues Centre de readapta- tion medicale Formation profession- nelle de personnel sanitaire Services techniques medicaux centraux Lutte centre le cancer AT/FISE Ordinaire AT Ordinaire EM/RC14/2 Annexe I page xiii Etat d I avancement En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1elaboration En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution Termine En cours d 1 elaboration Interrompu - reprise en prepar. En cours d 1 elaboration En cours d 1execution En cours d 1 elaboration EM/RC14-/2 Annexe I page xiv Pays No Projet Origine des fonds Etat d 1avancement -----------------------------------··""··•"" ·'"""'··-'"''·'·-· .-... -- TUNISIE (suite) YEMEN PROJETS INTERPAYS 38 39 3 4 8 13 Enq~te sur le thermalisme Planification en matiere de sante publique Ordinaire Ordinaire Administration de la sante Ordinaire publique Prograrmne pre- eradication du paludisrne Centre sanitaire et eco- le de formation profes- sionnelle, Sana'a Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Ordinaire AT/FISE Ordinaire 15(a) Services locaux de sante, Hodeida Ordinaire/ FISE 15(b) Services locaux de sante, Taiz Ordinaire/ FISE 16 5 7 22 23 Eradication de la variole Institut superieur de Soins infirmiers, Universite d 1Alexandrie Ordinaire/ FISE AT Centre de preparation AT au Developpement com- munautaire pour les Etats Arabes, Sirs-el-Layyan Conseiller pour 1 1 educa- Ordinaire tion sanitaire Hygiene dentaire Ordinaire Collogue sur les statis- tiques demographiques et sanitaires Ordinaire En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1elaboration En cours d 1 execution Interrompu - reprise en prepar . En cours d 1execution Interrompu - reprise en prepar .. Termine Pays PROJETS INTERPAYS (suite) No Pro jet Origine des fonds Collogue sur l'hygiene Ordinaire des denrees alimentaires, la lutte contre les zoonoses et la sante pub- lique veterinaire 42(b) Reunion speciale d 1un Ordinaire groupe d'experts sur l'enseignement medical, 1963 43 Services consultatifs Ordinaire 45 Participation a des Ordinaire reunions a but educatif 51 Centre epidemiologique et Ordinaire statistique 53 Formation professionnelle Ordinaire en virologie 55(a) Assistance aux bibliothe- Ordinaire ques medicales 55(b) Cours de formation profes- Ordinaire sionnelle pour bibliothe- 56 58 59 61 62 caires Approvisionnement public en eau Equipe d 1 evaluation des resultats de 1 1 eradica- tion du paludisme Etude regionale sur les affections diarrheiques cws Ordinaire/ MESA Ordinaire Cours de formation profes- Ordinaire sionnelle pour techniciens de laboratoire Cours regional de forma- AT tion professionnelle pour techniciens de radiologie medicale EM/RC14/2 Annexe I page xv Etat d I avancement En cours d 1elaboration Termine En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1execution En cours d 1 elaboration Termine En cours d 1 elaboration En cours d 1 elaboration En cours d 1execution En cours d 1elaboration En cours d 1execution En cours d 1elaboration EM/RC14/2 Annexe I page xvi Pays PROJETS INTERPAYS (suite) No Projet Origine des fonds 63(b) Formation professionnel1e Ordinaire d 1infirmieres psychiatri- 66 72 75 76 78 79 82 84 88 89 90 98 ques, Beyrouth Aspects s~hitaires de 1 1habitat Cours de formation d 1 ingenieurs hydrauli- ciens, Lahore Ordinaire cws Centre national anti- Ordinaire tuberculeux, avec pro- gramme regional de forma- tion professionnelle Conseiller pour les depBts Ordinaire de produits pharmaceuti- ques et de fournitures medicales Colloque sur la tuberculo- Ordinaire se chez les nourrissons et les enfants Formation professionnelle AT superieure des techniciens de 1 1assaihissement Reunion d 1un groupe d 1 experts de la pedo- psychiatrie Enseignement de la medecine Eradication de la variole Collogue mixte FAO/FISE/ OMS sur la nutrition Cours regional sur la lutte anticancereuse Reunion de fonctionnai- Ordinaire Ordinaire Ordinaire AT Ordinaire Ordinaire res nationaux preposes aux bourses d 1etudes, Alexandrie Etat d 1avancement Interrompu - reprise en prepar. En cours d 1 elaboration Termine En cours d 1execution En cours d 1 execution En cours d 1 elaboration En cours d 1 ela boration En cours d 1 elaboration En cours d 1elaboration En cours d 1 elaboration Termine Termine Termine ANNEXE II EM/RC14/2 Annexe II page i ACCORDS CONCLUS ENTRE LE ler JUILLET 1963 ET IB 15 JUIN 1964 ARABIE SAOUDITE 6 ARABIE SAOUDITE 35 CHYPRE 1 CHYPRE 6 CHYPRE- FISE/1 ETHIOPIE 3 ETHIOPIE 4 ETHIOPIE 14 (c) Lutte contre ·1a lepre Lettre d 1 accord Consultant a court terme Formation professionnelle de · persohnel""i!i"edical et sanitaire Lettre d 1accord Conseiller de 1 10MS pour la formation professionnelle de personnel sanitaire (18 mois) Enseignement infirmier Plan d 1 operations Lutte antituberculeuse Plan d 1 operations Hygiene maternelle et infantile et Services d 1Hygiene rurale Plan d 1 operations Services consultatifs pour les Statistiques sanitaires et 1 1Epidemiologie Plan d 1 operations Lutte contre les maladies verierieooe·s Plan d 1operations Programme pre-eradication du paludisme Avenant I au Plan d'operations Fournitures, materiel et bourses d 1 etudes en 1963 EM/RC14/2 Annexe II page ii ETHIOPIE 14 (c-) ETHIOPIE 16 E'IHIOPIE 17 IRAK 33 (a) IRAK 33 (a) IRAK 33 (b) IRAK 38 IRAK 42 IRAK 46 P.r.ograrnme ... pre,-eradi.cation __ du .. Paludi.sm~ Avenant II au Plan d 1 operations Conseiller pour la sante publique, e.r::i _l-964 et 1965 Lutte contre les ophtalmies transmissibles Avenant II au Plan d 1 operations Extension -des mesures de lutte Enseignement de la medecine Lettre d 1accord Consultant a court terme College de medecine, Baghdad Lettre d 1 accord Consultant a court terme College de medecine, Baghdad Lettre d 1 accord Consultant_ a court terme College de medecine, Mossoul Lettre d 1accord Consultant a court terme Laboratoire de virologie Lettre d 1 accord Consultant a _court te.rmEi Services consultatifs en epidemiologie Plan d 1 operations Etude de la qualite de 1 1approvisionnement en eau Lettre d 1accord Consultant a court terme. pour trois mo:i,.s_ __ _ LIBAN 10 LIBAN 41 LIBAN 45 LIBYE 6 LIBYE 7 LIBYE 9 LIBYE 12 PAKISTAN 36 Enseignement infirmier Lettre d 1accord Consultant a court terme Banque de sang Lettre d 1 accord Fournitures et materiel Lutte contre la bilharziose Lettre d 1accord Consultant a court terme EM/RClL!/2 Annexe II page v Lutte contre les ophtalmies transmissibles Lettre d I acc.ord Fournitures et materiel en 1963 Institut sanitaire de formation professionnelle, Benghazi Plan d 1 operations Eradication du paludisme Avenant II au Plan d 1 operations Bourses d 1 etudes Hygiene maternelle et infantile , Cyrena!que Avenant II au Plan d 1 operations Prolongation de validite jusqu 1a fin 1964 Eradication du paludisme Avenant III au Plan d 1 operations Paludologue/Epidemiologiste coordonnateur et bourses d!etudes, -en 1963 EM/RC14/2 Annexe II page vi PAKISTAN 36 PAKISTAN 39 PAKISTAN 40 PAKISTAN 43 PAKISTAN 55 PAKISTJI.N-FISE 2 RAU-EGYPTE 30 RAU-EGYPI'E/FISE 2 RAU -EGYPTE/FISE-. 7 Eradication du paludisme Avenant IT au Plan d 1 operations Un Paludologue/Epidemiologiste coordonnateur pour 1964 et 1965 Lutte contre la lepre Avenant I au Plan d 1 operations Elargissement de l 1 objectif du projet Lutte contre les ophtalmies transmissibles Avenant I au Plan d 1operations Revision des activites relatives au projet Statistiques demographiques et sanitaires Avenant I au Plan d 1operations Prolongation de validite jusqu 1 au milieu de 1964 Conseiller principal pour 1 1hygiene du milieu aupres du Gouvernement central Plan d 1 operations Centres de protection maternelle et infantile Avenant VII au Plan d 1 operations Prolongation de validite jusqu 1 au milieu de 1964 S er vice des prematures Lettre d 1accord Consultant a court terme Centre de protection maternelle et infantile Plan d 1 operations Services fondamerrtaux d I hygiene · rurale Plan d 1operations RAU-EGYPTE/FISE 7 SOMALIE SOMALIE -2 SOMALIE 2 SOUDAN 6 SOUDAN 15 SOUDAN -22 SOUDAN 30 EM/RC14/2 Annexe II page vii Services fondamentaux de protection maternelle et infantile et d 1hygiene rurale Plan d 1 operations Accord de base entre le Gouvernement de la Somalie et 1 1 0MS Programme pre-eradication .du. paludisme Avenant V au Plan d 1 operations Fournitures et materiel supplementaires, depenses locales, en 1963 Allocations octroyees par 1 10MS au personnel national Prograrpme pre-eradication du paludisme Avenant VI au Plan d 1 operations Fournitures .et materiel, dep_e.nses l.oca.l_e:;;, eri 1964 Programme pre-e r adica tion du paludisme Avenant I au Plan d 1operations Fournitures .. et materiel. depense_s_ lOCi:l.le_s, bourses d 1 etudes speciales, en 1964 Lutte centre les ophtalmies transmissibles Avenant I au Plan d 'operations_ Prorogation de validite jusqu 1au milieu de 1 1annee 1965 Administration .hospitaliere Lettre d 1accord Consultant a court terme Services des radiations et isotopes Lettre d 1ac9 ord Fournitures et materiel EM/RC14/2 Annexe II page viii S0UDAN-FISE/1 SYRIE 2 SYRIE 39 SYRIE 47 TUNISIE. 11 'IUNISIE 22 'IUNISIE 29 'IUNISIE 33 'IUNISIE 38 Formation professionnelle en matiere de protection maternelle et infantile Avenant II au Plan d 1 operations Prorogation de validite jusqu 1en decembre 1964 Eradication du paludisme Avenant Nau Plan d 1operations Prorogation de validTte jw::;·qu'~i:- 1'1n -1963 Formation professionnelle de techniciens de 1 1assainissement Plan d 1operations Assistance a l'Ecole cte mectecine~A"lep Lettre d 1 accord Recrutement d 1une equipe d 1 e~seignants medicaux Eradication du pa1.udisriie Lettre d'accord Consultant a court terme Centre ophtalmologique, Tunis Lettre d'accord Consultant a court terme et fournitures Centre de readaptation medicale Lettre d 1accord C-cinsultant a court; terriie Services techniques medicaux centraux Plan d 1operations Enqu@te sur le thermalisme Lettre d 1accord Consultant a court terme INTERPAYS 59 INTERPAYS 62 EM/RC14/2 Annexe II page ix Etude regionale sur les maladies diarrheiques Lettre d 1accord Visite d 1une equipe en Irak, pour trois semaines, en juillet 1964 Cours regional de formation professionnelle pour techniciens de radiologie medic a le, Irak Plan d 1operations
World Health Organization (WHO) · Publications
Rapport Annuel du Directeur Regional a la Quatorzieme Session du Comite Regional, juillet 1963 - 30 juin 1964
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World Health Organization