ACTES OFFICIELS DE
L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 207
CONSEIL EXÉCUTIF CINQUANTE ET UNIÈME SESSION GENÈVE, 16 -25 JANVIER 1973
PARTIE II RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE 1973
Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé:
- Agence internationale de l'Energie atomique - Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement Bureau international du Travail - Bureau sanitaire panaméricain BSP - Comité administratif de Coordination CAC - Commission économique pour l'Afrique CEA CEAEO - Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient - Commission économique pour l'Europe CEE CEPAL - Commission économique pour l'Amérique latine CIOMS - Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales - Centre international de Recherche sur le Cancer CIRC CNUCED - Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement - Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture FAO - Fonds des Nations Unies pour l'Enfance FISE AIEA BIRD BIT
FNUAP - Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population OACI OIT OMCI OMM OMS
- Organisation de l'Aviation civile internationale - Organisation internationale du Travail Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime - Organisation météorologique mondiale
- Organisation mondiale de la Santé ONUDI - Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel - Organisation panaméricaine de la Santé OPS - Organisation de l'Unité africaine OUA - Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD - Union internationale des Télécommunications UIT UNESCO - Organisation des Nations Unies pour 1'Education, la Science et la Culture UNITAR - Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche
UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient
Les appellations employées dans les Actes officiels de l' Organisation mondiale de la Santé et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Directeur général aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.
IMPRIMÉ EN SUISSE
- II
Le Conseil exécutif a tenu sa cinquante et unième session au Siège de l'OMS, d Genève, du 16 au 25 janvier 1973, sous la présidence du Dr J. L. Molapo, assisté du Dr A. Sáenz Sanguinetti et du Dr N. Ramzi, Vice- Présidents. Le Professeur Julie Sulianti Saroso et le Dr Oudom Souvannavong ont été élus rapporteurs.
Le Comité permanent des Questions administratives et financières, présidé par k Professeur R. Vannugli, a tenu une série de séances d partir du 8 janvier. Les résolutions adoptées par le Conseil sont reproduites dans les Actes officiels NO 206; ce volume contient également les annexes s'y rapportant, ainsi que la liste des membres et autres participants. Le rapport du Conseil sur k projet de programme et de budget pour 1974 est publié dans le présent volume avec ses appendices. Conformément aux' instructions du Conseil, les procès- verbaux du Conseil ont été envoyés aux gouvernements des Etats Membres.
On trouvera dans la liste ci -après des sessions de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif la cote afférente aux résolutions adoptées lors de chacune des sessions, ainsi que le volume des Actes officiels où ces résolutions ont été publiées à l'origine. La plupart de celles qui ont été adoptées jusqu'à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et la cinquantième session du Conseil exécutif (comprises) sont également reproduites dans le Recueil des résolutions et décisions, Volume I, 1948 -1972, qui contient un index des matières et un index numérique des résolutions.
Cotes des résolutions I
Numéros des Actes officiels et année des sessions 13
Cotes des résolutions
Numéros des Actes officiels et année des sessions 106 108 110 112 115 118 120 124 127 129 132 135 137
WHA1.-
EBI.REB2.REB3.RWHA2.EB4.REBS.RWHA3.EB6.REB7.RWHA4.EB8.REB9.RWHA5.EB10.REB11.RWHA6.EB12.REB13.RWHA7.EB14.REB15.RWHA8.EB16.REB17.RWHA9.EB18.REB19.RWHA10.EB20.REB21.RWHA11.EB22.REB23.RWHAl2.EB24.REB25.RWHA13.-
14 14 17 21
22 25 28 29 32 35 36
40 42 43 46 48 49 52 55 57
60 63 65
68 71
73 76 79 80 83
87 88 91
95 96 99 102
(1948) (1948) (1948) (1949) (1949) (1949) (1950) (1950) (1950) (1951) (1951) (1951) (1952) (1952) (1952) (1953) (1953) (1953) (1954) (1954) (1954) (1955) (1955) (1955) (1956) (1956) (1956) (1957) (1957) (1957) (1958) (1958) (1958) (1959) (1959) (1959) (1960) (1960)
EB26.REB27.RWHA14.EB28.REB29.RWHA15.EB30.REB31.RWHA16.EB32.REB33.RWHA17.EB34.REB35.RWHA18.EB36.REB37.RWHA19.EB38.REB39.RWHA20.EB40.REB41.RWHA21.EB42.REB43.RWHA22.EB44.REB45.RWHA23.EB46.REB47.RWHA24.EB48.REB49.RWHA25.EB50.REB51.R-
140 143 145 148 151
153 157 160
162 165 168 170 173 176 178 181
184 186 189 193 195 198 201
203 206
(1960) (1961) (1961) (1961) (1962) (1962) (1962) (1963) (1963) (1963) (1964) (1964) (1964) (1965) (1965) (1965) (1966) (1966) (1966) (1967) (1967) (1967) (1968) (1968) (1968) (1969) (1969) (1969) (1970) (1970) (1970) (1971) (1971) (1971) (1972) (1972) (1972) (1973)
1 Les cotes en italique n'ont pas été utilisées à l'origine dans les Actes officiels; elles ont été ajoutées ultérieurement dans le Recueil
pour des raisons de commodité.
- Iv -
TABLE DES MATIÈRES
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 Pages
Note d'envoi
VII 1
Introduction CHAPITRE L EXAMEN ET ANALYSE DÉTAILLES DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 1.
Caractéristiques principales du projet de programme et de budget pour 1974 et principaux postes auxquels se rapporte l'élévation du niveau budgétaire par rapport à 1973 Analyse détaillée du projet de programme et de budget pour 1974
2
2.
6
RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES
Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux PROGRAMME D'EXÉCUTION
6 6 6
7
Programme d'exécution - Siège Eradication du paludisme Maladies transmissibles Biologie des vecteurs et lutte antivectorielle Hygiène du milieu Renforcement des services de santé Santé de la famille Maladies non transmissibles Développement des personnels de santé Autres activités Activités régionales
8 8
9 12 12 14 15 15
17 17 19
Afrique Amériques Asie du Sud -Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Activités interrégionales et autres activités techniques SERVICES ADMINISTRATIFS; SERVICES COMMUNS DU SIÈGE; AUTRES AFFECTATIONS
20 22 28 32
34 37 39
Services administratifs Services communs du Siège Autres affectations (Bâtiment du Siège: Remboursement des prêts)
48 48 49
-V -
Pages
FONDS BÉNÉVOLE POUR LA PROMOTION DE LA SANTÉ
49
Compte spécial pour la recherche médicale Compte spécial pour l'éradication de la variole Compte spécial du programme contre le choléra Compte spécial pour contributions diverses à objet désigné CENTRE INTERNATIONAL DE RECHERCHE SUR LE CANCER
49 50 50 50
51
PROJETS ADDITIONNELS DEMANDÉS PAR LES GOUVERNEMENTS ET NON INCLUS DANS LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET 51
CHAPITRE IL QUESTIONS D'IMPORTANCE MAJEURE EXAMINÉES PAR LE CONSEIL
Partie 1. Questions examinées conformément à la résolution WHA5.62 de la Cinquième Assemblée mondiale de la Santé A. Recettes occasionnelles B. Barème des contributions et montants des contributions C. Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances du fonds de roulement . D. Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution . .
52 52 52 53 53
Partie 2. Texte du projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1974
54
Partie 3. Budget effectif proposé pour 1974
54
APPENDICES 1.
2. 3.
4. 5.
6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14.
Comparaison entre les prévisions budgétaires pour 1974 et les prévisions correspondantes pour 1973: Augmentations et diminutions, en valeur absolue et en pourcentage, par sections de la résolution portant ouverture de crédits Budget effectif révisé pour 1973 et budget effectif proposé pour 1974: Pourcentages par parties et sections de la résolution portant ouverture de crédits Graphiques indiquant en pourcentages i) les utilisations approuvées du budget effectif de 1973 et ii) les utilisations proposées pour un budget effectif de $100 250 000 en 1974 Comparaison des prévisions d'engagements de dépenses au titre du budget ordinaire de 1972 avec les prévisions approuvées pour 1973 et les prévisions proposées pour 1974 (graphique) Partie II de la résolution portant ouverture de crédits (Programme d'exécution) : Ventilation des prévisions d'engagements de dépenses pour 1973 et 1974 (sections 4 à 10) par groupes d'activités Postes à recrutement international et à recrutement local: Répartition entre le Siège et les Régions pour 1972 et 1973, et propositions pour 1974 Postes prévus pour 1972, 1973 et 1974: Relation entre le nombre total de postes et le nombre des postes imputés sur i) le budget ordinaire et ii) les autres fonds (graphique) Programme d'éradication de la variole Activités régionales au titre des budgets ordinaires de 1973 et de 1974 (graphique) Activités de recherche: Prévisions budgétaires classées par sources de fonds et sections de la résolution portant ouverture de crédits Recettes occasionnelles en caisse en fin d'exercice de 1967 à 1972 et montants affectés au financement du budget ordinaire, à celui des prévisions budgétaires supplémentaires ou à d'autres fins . . . Barèmes des contributions pour 1972, 1973 et 1974 Montant total du budget, recettes, contributions des Etats Membres et montant effectif du budget Comité permanent des Questions administratives et financières : Liste des membres et autres participants
57 58
59
60 61
63
65 66 69 70 71
72 74 75
- VI -
NOTE D'ENVOI Le Conseil exécutif a examiné, lors de sa cinquante et unième session, le projet de programme et de budget présenté par le Directeur général pour 1974 (Actes officiels No 204). Le Conseil exécutif soumet en conséquence à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé les propositions du Directeur général, ainsi que ses propres recommandations.
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 INTRODUCTION
Conformément à la résolution EB50.R20 adoptée par le Conseil exécutif à sa cinquantième session, la cinquante et unième session du Conseil s'est ouverte le 16 janvier 1973. Le Comité permanent des Questions administratives et financières, composé de neuf membres du Conseil et constitué à la cinquantième session
Dr R. Lekie Dr Oudom Souvannavong Professeur Julie Sulianti Saroso Professeur J. Tigyi Suppléant: Dr K. Agoston
par la résolution EB50.R5, s'est réuni du 8 au 15 janvier 1973. Ont assisté à ses réunions les membres suivants :
Professeur E. J. Aujaleu Suppléant: M. R. Fauris Conseiller: Mme S. Balous Sir George Godber Suppléant: M. A. L. Parrott Conseillers: M. D. J. Johnson M. R. C. Trant
Dr D. D. Venediktov Suppléant: Dr D. A. Orlov Conseillers: Dr L. Ja. Vasil'ev Dr N. N. Fetisov M. V. G. Treskov
Des représentants de l'Organisation des Nations Unies - M. S. Stepczyríski, M. V. Fissenko et M. L. Mañueco- Jenkins - ont également suivi les réunions du Comité.
Dr C. Hemachudha
Dr M. U. Henry Dr Z. Onyango
Au cours de ses réunions, et conformément à son mandat tel qu'il a été défini par des décisions de la seizième session du Conseil, puis modifié par l'Assemblée de la Santé et le Conseil, le Comité permanent a:
Dr N. Ramzi Dr A. Sáenz Sanguinetti
a) procédé dans la mesure jugée nécessaire à un examen du Rapport financier annuel ainsi que des observations du Commissaire aux Comptes concernant l'exercice pour lequel l'Assemblée mondiale
Dr C. N. D. Taylor (suppléant du membre du Conseil exécutif que doit désigner la Nouvelle Zélande) Conseillers: M. B. W. P. Absolum Mme V. Crutchley
de la Santé précédente a accepté ledit rapport, y compris une analyse comparative des propositions budgétaires initiales et révisées du Directeur général, d'une part, et des dépenses engagées pour ce même exercice, d'autre part;
Professeur R. Vannugli Conseillers: M. M. Bandini M. E. di Mattei
b) examiné et analysé en détail le projet de programme et de budget du Directeur général, en précisant
les questions d'importance majeure qui appelaient un examen de la part du Conseil, et soumis à celui -ci des
Dr J. L. Molapo, Président du Conseil exécutif, ex officio.
suggestions préliminaires pour faciliter ses
décisions, compte tenu des dispositions de la résolution WHA5.62;
A sa première séance, tenue le lundi 8 janvier 1973,
le Comité a élu le Professeur Vannugli président, le Dr C. N. D. Taylor rapporteur pour l'anglais et le Président rapporteur pour le français.
c) étudié les répercussions qu'entraînerait pour les gouvernements le montant du budget proposé par le Directeur général ;
En vertu de la résolution EB50.R20, les membres du Conseil exécutif, suppléants et conseillers dont les noms suivent ont aussi assisté aux réunions du Comité:
d) examiné le projet de résolution portant ouverture de crédits; e) examiné l'état du recouvrement des contributions et des avances au fonds de roulement;
Dr Esther Ammundsen Suppléant: M. O. Forsting Professeur H. Flamm Professeur A. M. Khoshbeen
f) examiné les virements entre sections de la réso-
lution portant ouverture de crédits pour 1973
nécessités par les modifications qui ont été apportées
aux prévisions au moment de la préparation du projet de programme et de budget pour 1974
-1-
2
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
et rendu compte de son examen dans un rapport distinct; et
1974, le Comité permanent des Questions administratives et financières a soumis au Conseil un rapport que ce dernier a utilisé comme base de discussion. Le rapport du Conseil se compose des deux chapitres suivants:
g) examiné les prévisions budgétaires supplémentaires présentées par le Directeur général pour 1973 1
et rendu compte de son examen dans un rapport distinct. Comme les années précédentes, le Comité permanent
Le chapitre I décrit les caractéristiques principales des propositions pour l'année 1974 et rend compte de
et le Conseil étaient saisis d'un document de travail où sont exposés les principes fondamentaux de l'élaboration, de l'exécution et du financement du programme
l'examen et de l'analyse détaillés du projet de programme et de budget pour 1974 (Actes officiels N° 204)
au moyen du budget ordinaire et d'autres sources de fonds disponibles pour l'action sanitaire internationale et où sont en outre décrits la structure, la classification et le mode de calcul des prévisions budgétaires. Comme ces renseignements de base ne diffèrent pas sensiblement de ceux des années précédentes, et afin de gagner de l'espace, on ne les a pas fait figurer dans le présent rapport. Ils apparaissent toutefois dans le chapitre I (pages 2 à 12) du rapport du Conseil sur le projet de programme et de budget pour 1973 contenu dans les Actes officiels N° 199.
auxquels le Conseil a procédé sur la base du rapport du Comité permanent.
Le chapitre II, intitulé « Questions d'importance majeure examinées par le Conseil », se divise en trois parties :
la partie 1 est consacrée aux questions que le Conseil a examinées conformément à la résolution WHA5.62
de la Cinquième Assemblée mondiale de la Santé;
la partie 2 a trait au texte du projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1974; la partie 3 concerne le budget effectif proposé pour 1974.
Après examen détaillé et complet du projet de programme et de budget du Directeur général pour
CHAPITRE I. EXAMEN ET ANALYSE DÉTAILLÉS DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974
CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES DU PROJET DE PROGRAMME 1. ET DE BUDGET POUR 1974 ET PRINCIPAUX POSTES AUXQUELS SE RAPPORTE L'ÉLÉVATION DU NIVEAU BUDGÉTAIRE PAR RAPPORT A 1973 1.
En présentant son projet de programme et de
budget pour 1974, le Directeur général a indiqué que le budget effectif, tel qu'il apparaît dans les Actes officiels N° 204, s'élève à US $100 250 000, ce qui représente une augmentation de $6 402 600, soit 6,8 %, par rapport au montant du budget effectif de 1973 ajusté pour tenir compte des prévisions supplémentaires proposées pour cet exercice (voir appendices 1, 2, 3, 4 et 5 du présent rapport).
des activités de recherche en cours. De même, l'augmentation de $2 430 402 indiquée pour les projets dans les pays comprend des sommes d'environ $180 000 pour les bourses d'études et $300 000 pour les
fournitures, qui constituent plus des accroissements
de coût qu'une expansion des activités. En outre, l'augmentation de $92 327 relative à l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe est une conséquence directe de la décision prise par les précédentes Assemblées de la Santé et ne peut donc guère être considérée comme une expansion du programme.
Comme on le voit à la page 11 des Actes officiels No 204, sur l'augmentation proposée pour 1974, 2.
environ $3 548 000, soit 3,78 %, sont nécessaires pour
le maintien du niveau d'activité prévu pour 1973. Environ $2 853 000, soit 3,03%, représentent l'accroissement au titre des « Autres dépenses ». Il faut toutefois noter que cette somme de $2 853 000 ne correspond
Le Directeur général a expliqué qu'en élaborant ses propositions pour 1974 il a pris une attitude prudente et a conservé présentes à l'esprit les vues 3.
même pas en totalité à une modeste expansion des activités de l'Organisation puisque, conformément à l'usage antérieur, les augmentations de coût relatives à la recherche médicale, aux bourses d'études et aux fournitures ont été incluses sous la rubrique « Autres dépenses ». En ce qui concerne la recherche médicale,
exprimées par les différentes délégations à l'Assemblée de la Santé. C'est pourquoi le niveau budgétaire qu'il propose pour 1974 est pratiquement le même que celui
la totalité de l'augmentation, soit un peu plus de 1 Voir Actes off Org. mond. Santé, 1973, No 206, annexe 3.
qui a été indiqué l'an dernier comme projection provisoire pour 1974. Etant donné que plus de la moitié de l'augmentation proposée pour 1974 a pour objet de faire face à des charges continues et réglementaires, cette augmentation est assurément modeste. Le Directeur général a exprimé l'avis qu'il importait de tenir compte de deux autres facteurs encore dans 4.
$100 000, représente en fait un accroissement du coût
l'examen du budget de 1974. Il s'agit tout d'abord
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
3
de l'accélération des tendances inflationnistes qui s'observe dans de nombreux pays du monde; c'est ainsi que dans certains pays d'Europe le taux annuel d'inflation avoisine maintenant 10 %, ce qui ne peut manquer d'affecter sérieusement le budget de l'Orga-
rapport avec les traitements et autres éléments de rémunération du personnel des bureaux régionaux déjà en poste en 1973, ainsi qu'avec les services communs. y)
nisation. Le second facteur à considérer est que la situation monétaire internationale reste précaire et que, par conséquent, il n'est pas exclu qu'il faille apporter
est destiné à couvrir les dépenses supplémentaires afférentes aux traitements et autres éléments de rémunération du personnel du Siège déjà en poste en 1973, ainsi qu'aux services communs du Siège.
Services administratifs. Le montant de $296 846
dans les mois à venir de nouveaux ajustements aux parités entre les monnaies utilisées par l'Organisation, auquel cas le budget de l'OMS s'en ressentirait comme au cours des années récentes. 5. C'est pour ces raisons que le Directeur général a souligné dans son introduction au projet de pro-
Réunions constitutionnelles. L'augmentation de $20 450 correspond aux dépenses supplémentaires qu'entraîneront les sessions de l'Assemblée mondiale de la Santé et du Conseil exécutif en ce qui concerne vi)
gramme et de budget pour 1974 que, si le coût de la vie
continuait d'augmenter à un rythme accéléré ou s'il devait survenir une nouvelle crise monétaire internationale qui pourrait avoir des répercussions sur les prévisions présentées pour 1974 dans les Actes officiels N° 204, il deviendrait peut -être nécessaire de soumettre
le personnel temporaire et les frais d'impression, déduction faite de l'économie résultant de la non- publication du Recueil des résolutions et décisions en 1974.
des prévisions additionnelles pour 1974 au cours de la présente session du Conseil exécutif ou à la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Le Directeur
Bâtiment du Siège: Remboursement des prêts. Des crédits sont prévus dans le budget de 1974 pour le remboursement des prêts de la Confédération suisse et de la République et Canton de Genève et pour le vii)
paiement des intérêts sur le prêt de la République et Canton de Genève. 7.
général espère toutefois qu'il n'y aura pas lieu de présenter de telles prévisions additionnelles à l'Assem-
blée de la Santé. Cependant, comme chacun le sait, l'érosion monétaire résultant d'une inflation persistante préoccupe de nombreux gouvernements, de même
que toutes les organisations internationales, qui ont de ce fait besoin d'une augmentation de leurs ressources pour maintenir une activité suffisante.
Le solde de l'augmentation proposée pour 1974 $2 853 699, soit 3,03 % - est nécessaire pour financer l'aide aux gouvernements et les autres services fournis par le Siège et les bureaux régionaux, comme indiqué ci- après. i)
-
Projets dans les pays. La somme de $2 430 402
Les principaux éléments motivant l'augmentation du budget effectif proposé pour 1974 sont résumés à la page 11 des Actes officiels No 204. Il est à noter que plus 6.
servira à financer de nouveaux projets que l'on propose
de mettre en train en 1974 et à couvrir des besoins additionnels au titre de projets déjà en cours d'exécution en 1973. Recherche médicale. L'augmentation de $101 824 servira à couvrir l'accroissement du coût des activités ii)
de la moitié de l'augmentation totale proposée $3 548 901, soit 3,78 % - correspond au maintien de l'effectif du personnel au niveau de 1973 et à la poursuite des activités en cours, comme indiqué cidessous.
de recherche, de l'aide à la recherche et d'autres formes de coordination des recherches, ainsi qu'à répondre aux besoins supplémentaires des projets de recherches actuels.
Projets dans les pays. L'augmentation de $1 323 197 est destinée à couvrir les augmentations réglementaires i)
des traitements et autres éléments de rémunération pour les postes déjà inscrits au budget de 1973. ii)
Programme d'exécution - Siège. L'augmentation
Extension de l'emploi des langues espagnole et russe. L'augmentation de $92 327 servira à financer partiellement la deuxième étape de la mise en oeuvre iii)
de $1 078 184 doit couvrir en 1974 les dépenses supplémentaires afférentes aux traitements et autres éléments de rémunération du personnel déjà en poste au Siège,
des mesures nécessaires pour donner suite à la décision
de l'Assemblée d'étendre progressivement l'emploi des langues espagnole et russe à l'Assemblée de la Santé et au Conseil exécutif. A cette fin, il est proposé
ainsi que des accroissements de dépenses pour les services d'édition contractuels, l'impression des publications et les services communs du Siège.
de créer trois postes au Bureau des Publications et Traductions et deux postes au service de sténodactylographie. D'autre part, des crédits sont prévus au titre
Services consultatifs régionaux. L'augmentation de $368 312 correspond aux dépenses supplémentaires iii)
de l'Assemblée de la Santé pour le recrutement de personnel temporaire et le financement des services de soutien nécessaires.
en rapport avec les traitements et autres éléments de rémunération pour les postes déjà existants sous les rubriques « Conseillers régionaux » et « Représentants de l'OMS », ainsi qu'avec les services communs.
Bureaux régionaux. La somme de $464 812 est destinée à couvrir les dépenses supplémentaires en iv)
Programme d'exécution - Siège. L'augmentation de $36 232 permettra de créer les nouveaux postes proposés pour le Siège dont la liste est donnée à la iv)
page 12 des Actes officiels N° 204 et de couvrir l'accroissement des dépenses prévues pour les consultants et les
4
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
voyages en mission, la charge supplémentaire étant en partie contrebalancée par une réduction au titre du personnel soumis à roulement, des subventions et du personnel temporaire.
10.
Un membre, se référant à la section 14 (Réserve
non répartie) dans le tableau intitulé « Prévisions budgétaires par objets de dépenses » (page 23), a demandé si l'importante réduction constatée dans les montants inscrits pour 1973 et 1974 était liée à la contribution de la Chine; d'autre part, il désirait savoir si le chiffre de $2 000 000, indiqué à la même page comme montant à recevoir du PNUD en 1974 à titre de remboursement, était estimatif ou définitif. En réponse, le
Services consultatifs régionaux. L'augmentation de $93 531 permettra de créer les nouveaux postes proposés sous les rubriques « Conseillers régionaux » y)
(Amériques et Méditerranée-orientale), « Fonctionnaires
sanitaires régionaux » (Europe) et « Représentants de
l'OMS » (Asie du Sud -Est) et de couvrir l'accroissement des dépenses prévues pour les voyages en mission.
figurant à la section 14 (Réserve non répartie) pour 1972 ne comprenait que les cinq douzièmes de la contribution de la Chine pour cette même année, les
Directeur général a confirmé que le montant
sept autres douzièmes ayant été virés au budget effectif
Bureaux régionaux. La somme de $81 700 permettra de créer les nouveaux postes proposés pour les Bureaux régionaux des Amériques et de l'Europe et de couvrir l'accroissement des dépenses prévues pour les vi)
voyages en mission et les matériels visuels.
pour 1972 conformément à la décision prise par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé au sujet des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972. Quant aux montants pour 1973 et 1974, ils ne tiennent aucun compte de la contribution de la Chine, qui doit aller tout entière au budget effectif à partir de 1973. Le Directeur général a ensuite précisé
Services administratifs. L'augmentation prévue pour les services administratifs est destinée à couvrir le vii)
coût d'un nouveau poste (voir page 12 des Actes officiels No 204) et la part du coût de nouveaux postes
que le chiffre de $2 000 000 indiqué comme étant à recevoir du PNUD en 1974 à titre de remboursement
dans les services communs qui est imputable aux services administratifs. 8. Le tableau de l'appendice 6 du présent rapport indique le nombre de postes à recrutement international et à recrutement local pour 1972 et 1973
n'était qu'un chiffre estimatif puisque, du fait des nouvelles procédures en vigueur, le montant à rembourser ne sera calculé qu'après la clôture de l'exercice sur la base des décaissements effectifs et des comptes arrêtés. Cependant, le montant estimatif sera avancé par le PNUD au cours de l'exercice et, s'il se révélait
nécessaire de l'augmenter ou de le diminuer, cet ajustement s'effectuerait au cours d'une année ultérieure. Par exemple, toute modification se rapportant à 1974 se traduirait dans les chiffres de 1977.
et les propositions pour 1974, en montrant la répar-
tition entre le Siège, les bureaux régionaux et les activités dans les pays. L'appendice 7 est un graphique
qui fait apparaître la relation entre le nombre total de postes et le nombre des postes imputés sur i) le budget ordinaire et ii) les autres fonds. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Un membre ayant demandé quel pourcentage d'augmentation représentait la projection provisoire du budget effectif pour 1975, le Directeur général a indiqué que l'augmentation de $6 700 000 par rapport 11.
au niveau pour 1974 était équivalente à 6,68 %. 12. Un membre s'étant enquis de la manière dont le Secrétariat avait établi les projections pour 1975 indiquées dans les tableaux des pages 24 à 33 des
9.
Au cours de l'examen des caractéristiques prin-
cipales du projet de programme et de budget pour 1974 ainsi que des résumés et des autres informations générales figurant aux pages 3 à 58 des Actes officiels No 204, le Directeur général, se référant au tableau de la page 12,
Actes officiels No 204, le Directeur général a expliqué que le Secrétariat avait analysé les demandes d'assis-
a expliqué que ce tableau faisait apparaître uniquement
les postes nouveaux par rapport à ceux qui figurent dans le budget révisé pour 1973, sans indiquer les suppressions de postes. Ainsi, le total de treize nouveaux postes pour le Siège ne tient pas compte des deux
tance des gouvernements ainsi que les débats de l'Assemblée de la Santé, du Conseil exécutif et des comités régionaux. Aucune formule mathématique n'a été établie, et les projections ne sont pas non plus une simple extrapolation de l'expérience passée. Elles tiennent compte à la fois des besoins des gouverne-
postes de membres du personnel soumis à roulement qui ont été supprimés au Siège, comme indiqué à la page 119 des Actes officiels No 204; en réalité l'augmentation nette du nombre de postes pour le Siège n'est donc que de onze. De même, le chiffre de sept nouveaux postes figurant dans le même tableau pour les bureaux régionaux ne tient pas compte de la suppression, indiquée à la page 343, d'un poste de médecin au Bureau régional de l'Europe. L'augmentation nette
ments et des contraintes financières qu'il fallait s'imposer étant donné l'attitude des Etats Membres quant à une augmentation éventuelle de leur contribution
à l'Organisation. Elles sont, en d'autres termes, le résultat d'un compromis entre le désir d'aller de l'avant
et la nécessité de se limiter sur le plan financier. En raison des tendances inflationnistes actuelles et de la
situation monétaire générale, il est peu réaliste de nécessaire de ne progresser que lentement pour l'instant. Les projections tiennent évidemment compte de
du nombre de postes est donc seulement de six pour les bureaux régionaux et de dix -sept pour l'ensemble de l'Organisation.
s'attendre à une augmentation importante des ressources financières de l'Organisation, aussi est -il
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
5
tous les facteurs connus, tels que les augmentations réglementaires normales des traitements des membres du personnel et le remboursement des prêts concernant le bâtiment du Siège. Il peut y avoir des différences importantes entre projections au titre des divers grands programmes, mais dans l'ensemble les projections ont dû être limitées en raison de considérations financières générales. 13.
envisagée dans la projection provisoire pour 1975 correspond surtout au renouvellement des fournitures et du matériel dans les pays où l'endémicité de la variole
est actuellement élevée et qui, l'an dernier, ont considérablement intensifié leurs activités. Bien entendu,
il ne faut pas oublier que les projections sont de caractère provisoire et devront faire l'objet d'un réexamen permanent en fonction des progrès accomplis. 15.
En réponse à un membre qui demandait pourquoi
A propos du tableau de la page 38 des Actes
les prévisions budgétaires totales pour le paludisme avaient diminué en 1974 par rapport à 1973, comme
indiqué dans le résumé figurant à la page 26 des Actes officiels No 204, le Directeur général a précisé que cette diminution, d'ailleurs faible, était due à des modifications apportées à certains programmes soutenus par l'OMS dans les pays et au fait qu'il n'y aurait
officiels No 204, intitulé « Programme sanitaire international intégré: Prévisions d'engagements de dépenses et sources de fonds », un membre a noté que les prévisions au titre des fonds en dépôt diminuaient d'année en année; il a demandé si ces fonds provenaient des fondations pour la santé mondiale qui existent dans différents pays. Le Directeur général a expliqué que les
pas de réunion de comité d'experts en 1974. Cette diminution n'indique nullement une tendance à la compression du budget du paludisme. En fait, il est probable qu'au cours des années à venir, de nouvelles opérations seront entreprises dans les zones où l'éradication limitée dans le temps n'est pas possible, notamment en Afrique. 14. Se référant au même résumé, un autre membre a demandé pourquoi les prévisions budgétaires concernant la variole accusaient une diminution pour 1973, puis à nouveau pour 1974, alors qu'une augmentation
montants en question n'avaient rien à voir avec les fondations pour la santé mondiale, mais représentaient
des fonds mis à la disposition de l'Organisation par divers gouvernements pour l'exécution de projets nationaux. La principale raison de la diminution de ces
montants est que nombre de pays sont de mieux en mieux équipés pour exécuter certains projets par leurs propres moyens. 16. Se référant au même tableau de la page 38, un autre membre a demandé pourquoi les crédits dis-
était envisagée dans la projection pour 1975. Le Directeur général a expliqué que le budget reflétait la diversité des progrès et du rythme des activités antivarioliques dans les différents pays et Régions : ces activités sont intensifiées dans certains d'entre eux, tandis qu'ailleurs, à mesure que la Région ou le pays est libéré de la maladie, on passe à des programmes d'entretien moins coûteux. Par exemple, si l'année 1972
ponibles au titre du nouveau programme des Nations Unies relatif à l'environnement n'étaient pas mentionnés. Le Directeur général a expliqué que les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies donnant suite aux décisions de la conférence des Nations Unies sur l'environnement dataient de quelques semaines seulement. Le fonds pour l'environnement sera constitué sur la base de contributions volontaires avec effet au leT janvier 1973 et servira à financer des programmes
a été, sur le plan mondial, l'année record pour les dépenses consacrées à la lutte antivariolique, dans la Région des Amériques, c'est en 1968 que ces dépenses
additionnels d'intérêt général, y compris les activités prévues dans le plan d'action pour la protection de l'environnement qui a été adopté parla conférence des Nations Unies, à laquelle l'OMS a activement participé. On ne connaît pas encore l'importance des ressources
ont été le plus élevées, alors qu'elles ont diminué par la suite à mesure que la Région était libérée de la variole et que les programmes entraient dans la phase moins coûteuse d'entretien. De même, dans la Région africaine, les dépenses ont atteint leur maximum entre 1968 et 1972 pour diminuer lorsque l'effort principal a porté de plus en plus sur les services épidémiologiques
qui seront disponibles. Selon les projections établies, il y aurait environ $100 millions à répartir sur les cinq prochaines années pour l'ensemble des activités qui seront financées par le fonds. Il est encore trop tôt pour savoir dans quelle mesure l'OMS pourra bénéficier de ces ressources. 17. En réponse à une question d'un autre membre concernant la réduction des effectifs de personnel
pendant la phase d'entretien. Au contraire, les crédits affectés à l'éradication de la variole dans la Région de la Méditerranée orientale ont régulièrement augmenté à mesure que de nombreux pays d'endémicité et pays limitrophes intensifiaient leurs programmes en vue d'interrompre la transmission le plus rapidement
international indiqués dans la colonne « Autres fonds »
du tableau intitulé « Personnel recruté sur le plan international et
personnel
possible. Dans la Région de l'Asie du Sud -Est, l'extension des opérations dans les zones de forte endémicité de l'Inde et du Bangladesh a été contrebalancée par une diminution des besoins en Indonésie,
recruté
localement:
Résumé » (page 40 des Actes officiels No 204), le Directeur général a expliqué que cette diminution était
due principalement au fait que le total pour 1974 des fonds attendus du Programme des Nations Unies pour le Développement est très inférieur à celui de 1973. Toutefois, il ne s'agit pas de chiffres définitifs et
où il semble que la transmission de la variole soit maintenant entièrement ou pratiquement interrompue. L'ensemble des crédits consacrés à l'éradication de la
variole reflète donc ces variations divergentes des besoins. La modeste augmentation (environ 5 %)
le recrutement dépendra du nombre de nouveaux projets qui, d'ici à 1974, pourront être approuvés pour exécution à ce titre.
6
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
18. Un membre a souligné l'importance de l'exposé de programme relatif aux statistiques sanitaires qui figure aux pages 48 à 58 des Actes officiels No 204, car il s'agit là de l'un des secteurs clés de l'activité sanitaire internationale de l'OMS. Dans la section I (Méthodologie des statistiques sanitaires), il est fait allusion aux méthodes les plus perfectionnées de traitement des données, mais non aux difficultés que
que, dans la section I, ce sont les questions générales de méthodologie des statistiques et les possibilités d'application des méthodes modernes de traitement des données avec le secours des ordinateurs qui ont été
envisagées. Il a cependant appelé l'attention sur la section II (Diffusion des renseignements statistiques), et plus encore sur la section III (Développement des services de statistiques sanitaires), où on s'attache plus précisément au développement des services statistiques dans les différents pays. L'Organisation insiste beaucoup sur la nécessité d'obtenir des données fiables et d'améliorer les dossiers primaires. Le Directeur général
l'on rencontre pour obtenir des dossiers de santé individuels qui soient fiables et sans solution de continuité. On a essayé d'établir un système de couplage simple des dossiers individuels et diverses expériences sont en cours dans plusieurs pays, mais, à ce jour, d'après ce que ce membre croyait savoir, aucun pays n'était en mesure de proposer une technique qui permette une exploitation sûre et efficace des données disponibles. En outre, on n'a pas assez insisté sur l'importance de la mise au point de méthodes épidémiologiques appropriées pour analyser les données existantes. Cette critique fondamentale s'applique à tous les services statistiques connus de ce
a ajouté que, dans le développement ultérieur du programme, on ne manquerait pas de tenir compte des remarques qui venaient d'être faites. 19.
Un autre membre a signalé l'importance de la
section IV (Classification internationale des Maladies),
et il a fait remarquer qu'en dépit de tous les efforts déployés par les centres de référence de l'OMS et par
ses comités d'experts des statistiques sanitaires, le problème de l'établissement d'une classification unifiée des maladies n'est toujours pas réglé, les terminologies employées restant différentes. Il a exprimé le souhait que l'on accorde un intérêt prioritaire à cet aspect des statistiques sanitaires.
membre et celui -ci s'est demandé si, en abordant le problème de manière plus radicale, l'Organisation ne serait pas en mesure d'encourager les Etats Membres à mettre en place des services plus utiles et reposant sur des bases plus solides. Le Directeur général a reconnu
2.
ANALYSE DÉTAILLÉE DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 rubrique renvoient aux prévisions et exposés descriptifs correspondants.
Les renseignements qui suivent sont présentés dans l'ordre des rubriques des Actes officiels No 204. Les numéros de page indiqués après chaque grande 20.
RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES (Actes officiels No 204, page 65)
Assemblée mondiale de la santé US$ 1973
Conseil exécutif et ses comités US$ 602 850 1974
Augmentation
Aug1973
US$
1974
Prévisions d'engagements de dépenses
US $
US $
mentation US $
585 000
17 850
Prévisions d'engagements de dépenses
332 430
352 730
20 300
L'accroissement de $17 850 à la section 1 de la résolution portant ouverture de crédits correspond 21.
L'accroissement de $20 300 correspond aux augmentations suivantes : 22. Us s
aux augmentations suivantes: us s
Hausse prévue des traitements et salaires du personnel 29 500 temporaire 6 250 Frais d'impression Extension de l'emploi des langues espagnole et russe . 22 500 58 250
Hausse prévue des traitements et salaires du personnel temporaire Frais d'impression
15 000 5 300
20 300
Comités régionaux Augmen-
A déduire: Diminution des frais d'impression résultant de la non -publication en 1974 du Recueil des résolutions et décisions (40 400) 17 850
Us $
1973
us $ 147 300
1974
tatioa US $
Prévisions d'engagements de dépenses
142 500
4 800
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
7
23.
Les prévisions de cette section font apparaître
une augmentation de $4800 qui découle des décisions des
différents comités régionaux concernant leurs
lieux de réunion en 1973 et 1974. Les lieux de réunion et les différences de coût pour chaque comité régional sont indiqués au tableau 1.
TABLEAU 1
LIEUX DE RÉUNION DES COMITÉS RÉGIONAUX EN 1973 ET 1974 ET DIFFÉRENCES ENTRE LES PRÉVISIONS POUR CES DEUX EXERCICES Région 1973
1974
Augmentation US $
Diminution US $
Afrique Amériques Asie du Sud -Est . Europe Méditerranée orientale * . . .
.
Pacifique occidental
.
.
.
Lagos (Nigeria) Washington (Etats -Unis d'Amérique) New Delhi (Inde) Vienne (Autriche) Damas (République Arabe Syrienne) Wellington (Nouvelle -Zélande)
Brazzaville (Congo) Washington (Etats -Unis d'Amérique) Djakarta (Indonésie) Bucarest (Roumanie) Emirats arabes unis
18 000
-
(20 000)
Kuala Lumpur (Malaisie)
6 800 24 800
-
(20 000)
* Sous -Comité A (le lieu de réunion du Sous -Comité B en 1973 et 1974 n'a pas encore été fixé).
PROGRAMME D'EXÉCUTION (Actes officiels No 204, pages 68 -582)
24.
Le total des prévisions d'engagements de déSection
penses au titre de la partie II de la résolution portant ouverture de crédits (Programme d'exécution) pour le Siège (selon les indications détaillées de l'annexe 2 -
Prévisions d'engagements de dépenses 1973
US $
1974
US $
Augmentation US $
pages 68 -119 - des Actes officiels No 204) et pour les bureaux régionaux et les activités dans les pays (selon les indications détaillées de l'annexe 3 - pages 123 -582), s'élève poil'. 1974 à $91 654 413, soit, par rapport à 1973, une augmentation de $6 041 391, qui se décompose comme suit: US$ 1973
6. Renforcement des services de santé: Siège
2 016 782
2 176 051
159 269
Activités dans les pays 22 678 783 Total 24 695 565
23 675 409 25 851 460
1
996 626 155 895
US$ 20 574 678 62 655 589 8 424 146 91 654 413
1974
Augmentation
US$
Programme d'exécution: Siège .
7. Maladies non transmissibles: Siège 1 041 441 1
19 397 065
1
177 613
161 609
120 168
Activités dans les pays 58 380 564 Bureaux régionaux 7 835 393 85 613 022
4 275 025 588 753 6 041 391
Activités dans les pays Total
2 495 725 3 537 166
2 780 288 3 941
897
284 563 404 731
25.
Les prévisions d'engagements de dépenses pour
1973 et 1974 au titre des différentes sections de la partie II de la résolution portant ouverture de crédits (Programme d'exécution) et leurs augmentations respectives figurent ci- après: Section
8. Développement des personnels de santé: Siège 1 227 837 1
268 340 1 1
40 503 226 825 267 328
Activités dans les pays 8 512 236 Total 9 740 073
9 739 061 11
Prévisions d'engagements de dépenses
007 401 "
Us $
1973
1974
US $ 2 767
Augmentation US $
9. Autres activités: Siège 10 407 992 .
4. Maladies transmissibles: Siège 2 668 523
11
055 068
647 076
032
98 509 221 817
Activités dans les 15 035 447 pays Total 17 703 970
15 257 264
Activités dans les pays . . . 3 779 906 Total 14 187 898 10. Bureaux régionaux:
4 335 964 15 391 032 1
556 058 203 134
18 024 296
320 326 154 329
5. Hygiène du milieu: Siège 1 928 748 2 083 077 6 867 603 8
Siège
105 742
63 501 8 8
(42 241) 588 753 546 512
Activités dans les pays
Total
5 878 467 7 807 215
950 680
1
989 136 143 465
Activités dans les pays Total
7 835 393 7 941 135
424 146 487 647
8
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
PROGRAMME D'EXÉCUTION - SIEGE (Actes officiels No 204, pages 68 -119)
Les prévisions relatives au programme d'exécution pour le Siège accusent, par rapport à 1973, une 26.
efficaces. Dans ces pays, des populations nombreuses
augmentation de $1 177 613 qui comprend notamment $792 980 pour les augmentations réglementaires des
traitements et autres éléments de rémunération en ce qui concerne les postes déjà inscrits au budget de 1973, et $105 374 pour les nouveaux postes énumérés à la page 12 des Actes officiels No 204 (trois de ces nouveaux postes sont créés au Bureau des Publications et Traductions pour l'extension de l'emploi des langues espagnole et russe). 27.
ne jouissent d'aucune protection spéciale contre le paludisme, et c'est bien là que le maximum d'efforts doit être fait étant donné que cette maladie est une cause majeure de morbidité et de mortalité. Des mesures ont été prises dans ce sens; elles ont été couronnées par la réunion, en 1972 à Brazzaville, de la confé-
rence interrégionale sur le paludisme, au cours de laquelle ont été jetées les bases de l'orientation future
des activités, qui devront être soigneusement préparées et activement menées. 30. La formation du personnel requis pose un autre problème et la préparation des paludologues demeure au premier plan. Il faut préparer de nouvelles générations aux tâches qui les attendent, non seulement en paludologie, mais aussi en parasitologie tropicale et en épidémiologie si l'on veut constituer un noyau
Une augmentation des dépenses a également été
prévue pour les objets suivants: honoraires et frais de voyage des consultants, $4000; voyages en mission, $1200; impression des rapports des comités d'experts et des groupes scientifiques, $11 260; impression d'autres publications, $28 220; services d'édition contractuels, $8200. En 1974, on se propose de réunir seize comités d'experts, contre dix -sept en 1973;
l'augmentation prévue est de $12 100, compte tenu également du nombre d'experts assistant aux réunions. Enfin, les frais de services communs du Siège impu-
de spécialistes qualifiés capables d'animer les programmes qui seront lancés contre le paludisme et d'autres maladies parasitaires.
tables au programme d'exécution augmenteront de $269 120. De l'augmentation totale de $1 232 454 dont le détail est donné ci- dessus, il faut déduire $4600 pour
les réunions, $6000 pour le personnel temporaire, $2000 pour les subventions et $42 241 pour le personnel soumis à roulement. Eradication du paludisme (Actes officiels No 204, pages 69, 76 et 77) 28.
Enfin, une part importante des ressources doit être consacrée à la recherche, que ce soit sur l'épidémiologie du paludisme, la biologie des parasites du paludisme, les aspects opérationnels des campagnes antipaludiques ou l'immunologie (possibilité notam31.
ment de mettre au point une méthode d'immunisation).
Un membre a demandé des précisions sur la politique de l'Organisation en matière d'intégration des programmes antipaludiques dans les services de 32.
santé de base, étant donné le coût élevé des campagnes
Répondant à une question sur l'orientation
spéciales pour les gouvernements et les institutions internationales. Un autre membre a fait remarquer
future du programme d'éradication du paludisme, le Directeur général a déclaré que l'année 1973 marquait la fin d'une période difficile qui a débuté en 1969, lorsque l'Assemblée de la Santé a décidé de réviser la stratégie de l'éradication du paludisme. A la suite de cette décision, il a fallu à l'Organisation plusieurs années pour aider les gouvernements à procéder au bilan nécessaire qui devait préluder à la réorientation des programmes nationaux. Certains faits épidémiologiques tels que l'épidémie survenue à Sri Lanka et les
que l'appui des gouvernements à l'éradication du paludisme avait fléchi par suite de certaines des difficultés rencontrées et que parfois l'aide internationale avait également diminué. Les services de santé de base ne sont pas toujours suffisamment solides, ce qui a conduit des pays, dont plusieurs pays
d'Amérique du Sud, à essayer de remédier à cette situation en greffant des campagnes de vaccination sur leurs programmes antipaludiques. 33.
reculs enregistrés dans certains programmes,
Le Directeur général a reconnu que les pro-
notamment en Inde, ont constitué d'importants sujets de préoccupation. Il est toutefois encourageant de noter qu'aujourd'hui, grâce aux efforts des gouvernements et des organismes d'aide, les résultats obtenus
grammes d'éradication du paludisme s'étaient heurtés à des difficultés et que plusieurs pays avaient dû leur consacrer pendant une longue période des fractions
dans le cadre du programme d'éradication ont été dans l'ensemble maintenus; c'est là quelque chose qui mérite d'être souligné.
importantes de leur budget de la santé. Il a rappelé que la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé (résolution WHA22.39) avait adopté une stratégie révisée de l'éradication du paludisme, qui prévoit une réorientation progressive du programme. Dans les
L'Organisation va maintenant s'engager sur une deuxième voie: il s'agit d'aider les gouvernements des pays où une éradication limitée dans le temps n'est pas 29.
pays où l'éradication du paludisme est déjà acquise, il faut que les services de santé s'emploient à empêcher
possible - en Afrique particulièrement - en raison de difficultés épidémiologiques ou du développement insuffisant des services de santé de base, lesquels sont indispensables à des activités antipaludiques vraiment
la réintroduction de la maladie. Dans ceux où elle est réalisable à terme, il faut poursuivre les efforts jusqu'à ce que ce résultat ait été pleinement atteint. Parallèlement, il s'agira de mener par étapes l'intégration des services antipaludiques aux services de
INFORME SOBRE EL PROYECTO DE PROGRAMA Y DE PRESUPUESTO PARA
1974 - CAPITULO
I
9
de la enfermedad. En otros países, donde la erradicación podría conseguirse en un plazo determinado, hay que perseverar en los esfuerzos desplegados para el logro de ese objetivo. Se ha propuesto, por otra parte, que la integración de los servicios antipalúdicos y los
contra el vector en su forma adulta o larvaria, ii) los de lucha contra el parásito en el huésped humano, y iii) los de perfeccionamiento de las técnicas para el diagnóstico precoz de la infección palúdica. En lo que respecta al perfeccionamiento de nuevos medios antivectoriales, es de señalar que en los 15 años últimos se han ensayado más de 1500 insecticidas, dos
servicios básicos de salud se efectúe por etapas, teniendo en cuenta la situación precisa de cada país en lo que respecta a la organización de servicios básicos de salud, capaces de desarrollar con la debida eficacia actividades antipalúdicas. Las condiciones
de los cuales se emplean ya en sustitución del DDT para los programas de erradicación del paludismo en
varían de unos países a otros y es necesario que la integración vaya precedida de una evaluación detallada; con ese objeto, la Organización ha prestado ayuda a 21 gobiernos (seis de ellos en 1972) para el estudio y la reorganización de sus programas.
cuya ejecución ha habido que prescindir de este último producto. También se han ensayado varios larvicidas nuevos; se ha perfeccionado el material de aplicación de insecticidas; y se han investigado las
posibilidades de ciertos métodos nuevos de lucha antipalúdica. En lo que respecta al parásito, la investi-
En contestación a una pregunta sobre la importancia de reforzar en Africa los servicios básicos de salud en la medida necesaria para que puedan encomendárseles del principio al fin las campañas anti34.
gación de medios nuevos se orienta en dos direcciones. En primer Iugar, se ha tratado de obtener nuevos medicamentos antipalúdicos y con ese objeto la OMS ha estimulado las investigaciones emprendidas en tres países para la síntesis de productos de ese tipo y ha prestado ayuda para los correspondientes ensayos y para los trabajos de selección. En segundo lugar, se han investigado las posibilidades de inmunización contra los plasmodios, y los considerables esfuerzos desplegados en los últimos años en este aspecto han
palúdicas, el Director General declaró que en los
países africanos donde no era posible conseguir en breve la erradicación del paludismo se atribuía efectivamente la mayor importancia al fortalecimiento y al desarrollo de los citados servicios. En la conferencia interregional sobre paludismo, celebrada en Brazzaville en noviembre de 1972, se estudiaron las condiciones
permitido ya proteger a roedores y simios contra infecciones experimentales. En 1972 se ha emprendido
indispensables para la organización de actividades antipalúdicas, incluso en lo que respecta a la función de los servicios de salud. Cabe citar, entre otros ejemplos de integración, el de los centros subvenciona-
en unión del OIEA un estudio general sobre esas actividades. Para la investigación de agentes inmunógenos tienen capital importancia los estudios sobre cultivo de plasmodios in vitro a los que ha contribuido la Organización facilitando ayuda para varios proyectos, cuyos resultados han sido, en definitiva, satisfac-
dos por la OMS en Lomé (Togo) y Lagos (Nigeria), que sólo se ocupaban inicialmente de la formación de
personal para la erradicación del paludismo, y que desde 1967 tienen a su cargo programas de capacitación
de personal de salud de muchas categorías. En lo que
torios. Paralelamente a esas investigaciones se ha dedicado atención al estudio de los fenómenos de inmunidad en la infección palúdica y, en relación con esos trabajos, al perfeccionamiento de técnicas inmunológicas para el diagnóstico del paludismo en el hombre. También se investigan los mecanismos de
a la Sede se refiere, se ha establecido una estrecha coordinación entre la División de Erradicación del Paludismo y la de Fortalecimiento de los Servicios de Salud, y lo mismo se ha hecho en escala regional. La integración es un problema muy complejo y seguirá dando que hacer a todos los interesados; la OMS, por su parte, sigue muy de cerca la evolución del problema.
resistencia del parásito a los medicamentos y las relaciones entre la infección palúdica y determinados trastornos genéticos. Además de facilitar esas investigaciones básicas y aplicadas, la OMS está organizando,
En contestación a otra pregunta sobre los programas financiados por organismos distintos de la OMS, el Director General señaló que, por desgracia, la asistencia directa para programas antipalúdicos había disminuido, pero que el UNICEF, por ejemplo, no había cerrado el camino a la prestación de ayuda a 35.
en unión del Gobierno de Nigeria, una encuesta multidisciplinaria sobre la epidemiología del paludismo
en la zona de sabana de Nigeria septentrional. Se ha preparado ya un modelo matemático que es objeto de continuos ensayos y que acaso pueda utilizarse para la planificación ulterior de las actividades antipalúdicas en condiciones ecológicas diferentes. Enfermedades Transmisibles (Actas Oficiales NO 204, páginas 69 -75, 76 y 77) 37.
los países donde el paludismo plantea problemas graves de morbilidad y de mortalidad entre los lactantes.
Respecto de la observación formulada por un miembro del Consejo acerca de los progresos de la investigación malariológica, el Director General hizo 36.
En respuesta a un miembro del Consejo que
un breve resumen de la situación. Con objeto de estimular esas investigaciones, la OMS ha concertado
preguntó si el mandato del comité de expertos en programas de inmunización se limitaba, como parece
desde 1958 más de 500 acuerdos contractuales de prestación de servicios técnicos a institutos de investigación del mundo entero. Los problemas estudiados pueden clasificarse en tres grupos : i) los de lucha
ser el caso, a los países en desarrollo, el Director General señaló que el título del comité se había elegido con una intención muy precisa. La inmunización ha sido el tema de muchas reuniones, y en particular de la conferencia internacional sobre vacunación
10
CONSEJO EJECUTIVO, 51a REUNION, PARTE II
celebrada en Washington en 1970 y del seminario sobre vacunaciones en Africa, que se reunió en Kampala en 1971. En esas reuniones se puso de manifiesto la necesidad de hacer un estudio del problema de la vacunación en los países en desarrollo.
pensable la vacunación de los lactantes. Ningún país puede dar consejos a los demás sobre la conducta más
indicada a este respecto, sino que cada uno ha de evaluar su situación. El Director General contestó que,
Entre las cuestiones que debe estudiar ese comité de expertos figuran las siguientes: Posibilidad de vacunar a todas las poblaciones que hayan de ser protegidas;
según había señalado un miembro del Consejo, el mayor peligro que corre el programa era el de una confianza excesiva, que pudiera servir de pretexto para aminorar los esfuerzos. En noviembre de 1971, el Comité de Expertos en Erradicación de la Viruela llegó a la conclusión de que la mayoría de los países debían proseguir las vacunaciones, pero también
reducción del coste de esa vacunación en masa en países con recursos limitados; creación y equipo de laboratorios de inspección de calidad de las vacunas en los países donde esas instalaciones son insuficientes;
almacenamiento de reservas de vacuna en regiones muy cálidas; y búsqueda de métodos sencillos de vacunación que puedan ser aplicados por personal auxiliar con formación limitada.
admitió que en un corto número de países, con
servicios de salud bastante desarrollados y capaces de ejercer una vigilancia adecuada, podría estar justificada la suspensión de las vacunaciones sistemáticas si
hubiera protección suficiente contra los riesgos de importación. Ello no obstante, después de examinar el
Al presentar el informe sobre el programa de erradicación de la viruela (Apéndice 8 del presente 38.
problema, muchos países que desde hace tiempo desarrollan programas de vacunación sistemática, han
informe), el Director General señaló que la satisfacción
por los resultados obtenidos hasta la fecha en la ejecución de los programas nacionales no debía disimular los problemas y las dificultades. Hay tres cuestiones que merecen atención especial: 1) la notificación inmediata de cualquier caso de introducción de la viruela y la completa coordinación internacional de las medidas correspondientes; 2) la continuación de
decidido continuarlos, a pesar de que disponen de servicios de salud adecuados y de que no están muy expuestos al riesgo de importación. Claro está que se trata de un asunto que cada país ha de decidir por sí mismo, pero parece evidente la necesidad de continuar en la mayoría de los países los programas de vacunación
en curso y con ese objeto se han consignado en el proyecto de presupuesto para 1974 créditos para los países que los necesiten.
los programas de vigilancia; y 3) la aplicación de medidas y técnicas especiales para cerciorarse de que la transmisión se ha interrumpido efectivamente en las zonas donde la red de notificación deja de comunicar
Otro miembro del Consejo pidió aclaraciones suplementarias en relación con los datos sobre la 40.
casos de viruela. Se dan en el informe ejemplos precisos de los métodos usados para la investigación de focos inadvertidos de viruela. 39.
incidencia de la viruela en la Región de Africa, en la que el número total de casos no ha variado mucho
entre 1967 y 1972, a diferencia de lo ocurrido en ese mismo intervalo con el número de países que han notificado casos. Parece, pues, que en la mayoría de los países el grueso de la población está debidamente
Varios miembros del Consejo expresaron su
satisfacción por los considerables progresos efectuados
en la mayoría de los países, pero encarecieron la necesidad de continuar las vacunaciones de mantenimiento y de no interrumpir la asistencia de la OMS, en
protegido, pero que el peligro de epidemia no ha desaparecido y puede tomar cuerpo en determinadas condiciones locales. Convendría saber, por consiguiente, cuáles son las condiciones que pueden facilitar la aparición de brotes epidémicos. El Director General contestó que, si bien el número de casos de viruela
el momento en que la mayor facilidad de las .
comunicaciones entre los países aumenta los riesgos
de infección a la vez que casi todos los gobiernos tienen dificultades para organizar programas eficaces de vigilancia antivariólica. Un miembro del Consejo hizo constar que la vacunación sistemática generali-
notificados en Africa había aumentado en los
seis
años últimos, las estadísticas no daban idea cabal de la
zada era efectivamente muy importante para
la
protección del conjunto de un país, pero no protegía contra la importación de la enfermedad; en caso de contacto directo con un enfermo, una persona vacunada menos de dos años antes puede contraer y difundir la viruela. Lo que de verdad interesa es el diagnóstico
incidencia presumible de la enfermedad. De los estudios efectuados se desprende que en 1967 las notificaciones representaban menos del 1 % de los casos sobrevenidos en Africa, y que en 1972 la mayoría
de los casos registrados se habían dado en Etiopía, país que los había notificado en proporción del 50 por lo menos. La notificación es ahora satisfactoria en
inmediato de los casos importados y la adopción de medidas adecuadas para contener los posibles brotes,
todos los países de Africa y los datos actuales se pueden considerar fidedignos. La aparición de brotes
cosa que resulta mucho más fácil para los países europeos, donde la relación numérica médicos /habi-
de viruela está condicionada por tres factores. El primero de ellos es la existencia de una zona de gran endemicidad (3 o más casos por 100 000 habitantes) de
tantes es bastante favorable, que para los países africanos, por ejemplo, que han de soportar en consecuencia una carga más gravosa. Es necesario que
la que puede exportarse la infección; huelga decir que si baja la incidencia de la viruela en las zonas de endemia, el riesgo de exportación disminuye. El segundo factor es la posibilidad de que la viruela se extienda en el país de importación; si la población de éste tiene una inmunidad elevada, el brote epidémico
todos los médicos generales sepan diagnosticar la viruela y puedan acudir a consultores con experiencia práctica y hacer uso de servicios de laboratorio eficaces. Cuando se den todas esas condiciones no será indis-
INFORME SOBRE EL PROYECTO DE PROGRAMA Y DE PRESUPUESTO PARA 1974 - CAPITULO I
11
se extenderá con mayor lentitud. El tercer factor es la posibilidad de que el brote subsista el tiempo necesario para que la infección eche raíces; de ahí la importancia capital de los sistemas de pronta detección y contención inmediata de los brotes. 41.
declaró que no le había sorprendido el éxito de la campaña antivariólica, para la que no sólo se había dispuesto de los recursos financieros necesarios y de cantidades importantes de vacuna, sino que se había establecido minuciosamente una metodología adecuada, se habían superado numerosas dificultades técnicas y se había conseguido la cooperación entusiástica de los servicios nacionales de salud. No hay motivos para oponerse a la reducción de las asignaciones en 1974 pues con frecuencia una medida de ese género redunda
Un miembro del Consejo señaló que,
si ver-
daderamente pudiera llevarse a cabo la ejecución del programa, el mundo entero quedaría totalmente
exento de viruela y no sería necessario mantener indefinidamente la vigilancia. Conviene, por tanto,
que la OMS siga haciendo todo lo posible por arbitrar los recursos materiales necesarios.
en beneficio de la eficacia. Las asignaciones han
variado de unos años a otros según las necesidades del
momento y esa flexibilidad es un acierto. Pero la Organización no está en condiciones de dormirse en sus laureles. Hay que arbitrar los medios necesarios para llevar a término la campaña; la interrupción de las vacunaciones sería prematura y es de todo punto necesario perseverar en los esfuerzos desplegados para la detección de nuevos focos e intensificar las investigaciones, sobre todo en lo que respecta a la viruela de los simios. Como los resultados del programa demuestran
Varios miembros del Consejo encarecieron la necesidad de que los países tomen las disposiciones necesarias para evitar que ninguno de sus ciudadanos viaje a un país de endemia variólica sin estar debidamente vacunado. El Director General declaró que la importancia de esa medida se había puesto de manifiesto en Europe, donde las dos terceras partes de los casos importados en los 20 años últimos y práctica42.
mente la totalidad de los importados en el último habían sido debidamente vacunados en sus países.
quinquenio se habían dado en europeos que no Un miembro del Consejo señaló que las disposiciones del Reglamento Sanitario Internacional 43.
daban a entender que la inmunidad postvacunal duraba tres años y preguntó cuál era su verdadera duración y a qué intervalos debían repetirse las vacunaciones en los programas de inmunización sistemática. El Director General contestó que la validez del certificado inter-
nacional de vacunación se había fijado en tres años
con objeto de dar la mayor seguridad posible en cuanto a la protección de los viajeros. Se ha observado,
lo que puede hacerse, es de esperar que el personal dedicado actualmente a la erradicación de la viruela pueda trabajar después en campañas contra otras enfermedades y que, con ese objeto, se ordenen y se estudien todos los datos reunidos en la ejecución del programa antivariólico. El Director General declaró que era muy importante que, una vez alejada definitivamente de los países la amenaza de la viruela, se prepararan otros programas de inmunización para evitar que decayeran el interés y el entusiasmo de los gobiernos y del personal de salud. La Organización está prestando ayuda con ese objeto y su posición respecto del programa antivariólico se caracteriza por
sin embargo, que, aun en las regiones de endemia, el 90 % de los casos se dan en personas que nunca se han vacunado, lo que parece indicar que la inmunidad postvacunal es mucho mayor y mucho más duradera de lo que se había supuesto; de ahí que en muchos países se haya decidido vacunar a los niños lo antes posible y reevacunarlos al comienzo de la escolaridad con objeto de darles una inmunidad suficiente. 44.
la prudencia; en la situación actual de la campaña de erradicación, la vigilancia antivariólica y el mantenimiento de la inmunidad son cuestiones de importancia capital. El programa ha vuelto a intensificarse en septiembre de 1972 y se han establecido metas para los seis meses, los 12 meses, los 18 meses y los 24 meses siguientes. Es de advertir, sin embargo, que el éxito
del programa exigirá un esfuerzo por lo menos tan
grande como el que ya se ha hecho y una ayuda todavía mayor para las actividades emprendidas en las zonas de endemia. Es lícito el optimismo siempre que sea mesurado, pero todavía no es seguro, ni mucho menos, que vaya a alcanzarse el objetivo final. 46.
El mismo miembro del Consejo preguntó si las actividades de vigilancia y de vacunación podrían hacerse extensivas a otras enfermedades para que no decayera el interés del personal de las campañas antivariólicas, y si esa extensión podría financiarse, cuando menos en parte, con los recursos disponibles para la erradicación de la viruela. El Director General contestó que, en muchos países extentos de viruela, el personal de los servicios de erradicación se ocupaba de las vacunaciones y la vigilancia epidemiológica en relación con otras enfermedades y que, en conjunto, esas actividades se desarrollaban con éxito y buenos resultados y, en muchos casos, se financiaban en
En las actas resumidas de la sesión del Consejo
1
se da una relación más detallada del debate, a cuyo término el Consejo adoptó la resolución EB51.R26. 2
parte con los presupuestos de erradicación de la viruela. 45.
Al examinar las asignaciones para veterinaria de salud pública, un miembro advirtió que se preveía la posibilidad de incorporar al correspondiente comité mixto FAO /OMS un experto en economía sanitaria. A juicio del mismo miembro, dada la importancia de las repercusiones económicas de la veterinaria de salud pública, debe hacerse todo lo posible por contar con 47. 1
primera en la historia de la humanidad, parecía inminente la erradicación de una enfermedad grave y
Un miembro del Consejo señaló que, por vez
Véanse las actas resumidas de la
518
reunión del Consejo
Ejecutivo, 508 sesión, sección 2 (EB51 /SR /5 Rev. 1, pág. 69). 2 Véase Act. of. Org. mund. Salud, 1973, No 206, pág. 21.
12
CONSEJO EJECUTIVO, 51a REUNION, PARTE H
ese especialista. Según el Director General, no puede decirse aún si de aquí a entonces se habrá avanzado lo suficiente en el conocimiento de las consecuencias sociales y económicas de las zoonosis, pero no obstante se hará lo posible para que en el examen del problema participe un economista. Refiriéndose a la decisión adoptada por la OMS de introducir a partir de diciembre de 1972 la comunicación de datos epidemiológicos por télex, un miembro preguntó por qué los gastos relativos a la transmisión de esas informaciones (en el apartado Informes epidemiológicos y partes telegráficos) eran idénticos para 1972, 1973 y 1974. El Director General respondió 48.
error porque el comité ha de ocuparse de los progresos realizados en lo que se refiere a los métodos de lucha
contra los insectos vectores y los roedores que son reservorios de enfermedades humanas. El Director General respondió que, en efecto, ese comité no se ocupará exclusivamente de insecticidas. No obstante,
la Organización no se ha decidido nunca a cambiar el título, que sirve de orientación. En realidad, su utilización en la Serie de Informes Técnicos está destinada a facilitar las referencias. Se ha intentado mejorar la denominación del comité añadiendo las palabras « lucha antivectorial », pero esa solución no es enteramente satisfactoria.
que el nuevo sistema de transmisión exclusiva por télex costaba aproximadamente igual que el método anterior y representaba tan sólo una pequeña parte de la asignación prevista, que se destina, casi en su totalidad, a la publicación y distribución del Weekly Epidemiological Record. La decisión adoptada en diciembre de 1972 no repercute, pues, sensiblemente en las previsiones presupuestarias.
Higiene del Medio (Actas Oficiales No 204, páginas 79 -84, 85 y 86) 52.
Al presentar las asignaciones para la Division
Un miembro preguntó si la vigilancia de la gripe dependía del servicio de Vigilancia Epidemiológica de Enfermedades Transmisibles. El Director 49.
de Higiene del Medio, el Director General se refirió a las distintas resoluciones adoptadas por la Asamblea de la Salud en 1971 y 1972 sobre diversos aspectos de
la higiene del medio y señaló, al mismo tiempo, la necesidad de que la OMS se ocupe de mayor número de problemas, que van desde el abastecimiento público de agua y el saneamiento hasta la contaminación del medio, la protección radiológica, la higiene del
General puntualizó que ese servicio era responsable de
los métodos de vigilancia y se mantenía en estrecho
contacto con cada uno de 50.
los servicios técnicos
encargados de las distintas enfermedades. En respuesta a un miembro que se interesó por el
trabajo y la inocuidad de los alimentos. La OMS dedica, en particular, una atención cada vez mayor al estudio de los efectos de la contaminación sobre la salud y al establecimiento de criterios aplicables a los riesgos de exposición profesional así como a la calidad del aire, el agua y los alimentos. En 1971 y 1972 se introdujeron algunas reformas en la estructura de la División para que pudiera abordar esos problemas de
método que seguía la OMS para la vigilancia de la gripe, el Director General dijo que los principales objetivos del programa eran la obtención de cepas de virus para tipificarlas rápidamente y enviarlas sin demora a los fabricantes de vacuna y a los laboratorios de investigación. Tanto en 1968 como en 19711972 las nuevas variantes fueron aisladas tan pronto
manera más completa y además se procedió a la
como aparecieron, de manera que en el último caso la vacuna estuvo preparada nueve semanas después de la primera comprobación de que la cepa se propagaba ampliamente. El mismo miembro señaló en el curso del debate que un importante país había establecido un sistenia de vigilancia consistente en efectuar estudios con regularidad en ciertas ciudades y, con los datos obtenidos, hacer previsiones sobre el comportamiento probable de la enfermedad en los meses siguientes. El
consiguiente ampliación de su programa. El reciente traslado del servicio de Aditivos Alimentarios a la División de Higiene del Medio facilitará la coordinación de las actividades relacionadas con la inocuidad de los alimentos.
Un miembro dijo que los problemas de inocuidad de los alimentos varían considerablemente de un país a otro. En ciertas regiones del mundo hay que estudiar 53.
a fondo la presencia en los alimentos de productos químicos procedentes de la contaminación o del empleo
Director General declaró que, aunque las informaciones epidemiológicas eran más difíciles de obtener que las relativas al virus, la OMS está tratando de establecer un sistema de ese tipo en escala mundial.
En abril de 1973 se celebrará una reunión de directores de centros de referencia para virus en la que se examinará en su totalidad el programa de la OMS sobre la gripe. Se tendrán en cuenta las observaciones de los Miembros. Biología de los Vectores y Lucha Antivectorial (Actas Oficiales NO 204, páginas 78 -79, 85 y 86) 51.
de esas sustancias para fines agrícolas o industriales, mientras que en los países en desarrollo el problema más inquietante es la contaminación microbiológica de origen humano y animal, porque a ella se deben
gran parte de las enfermedades transmisibles. Son pocos los problemas de higiene del medio que se pueden considerar aisladamente y, en el caso de los alimentos, es importante identificar claramente las relaciones entre
Refiriéndose al comité de expertos en insecticidas,
un miembro estimó que esa denominación inducía a
la contaminación microbiológica y las enfermedades transmisibles y, en consecuencia, estudiar detenidamente los diversos aspectos de la prevención de esa contaminación, es decir, los problemas de veterinaria y de manipulación y almacenamiento de productos alimenticios. El Director General respondió que en las actividades relacionadas con la inocuidad de los ali-
INFORME SOBRE EL PROYECTO DE PROGRAMA Y DE PRESUPUESTO PARA 1974 - CAPITULO I
13
mentos colaboran varios servicios de la Organización. También hizo referencia al tratamiento de los alimentos y los productos alimenticios por irradiación,
Cuando se fijan los proyectos de higiene del medio deben tomarse en consideración los problemas económicos y técnicos. 57.
así como al consiguiente riesgo de alteraciones quí-
micas que podrían ser peligrosas para 54.
el
hombre.
Otro miembro del Consejo declaró que con
Otro miembro señaló a la atención del Consejo las previsiones presupuestarias para actividades de higiene del trabajo. Las cantidades consignadas para 1973 son algo menores que las de 1972; en cambio, para 1974 acusan un aumento de un 100 % aproximadamente, cifra que disminuye un poco en la proyección para 1975; el orador preguntó a qué obedecía el brusco aumento para 1974.
ocasión del catastrófico seísmo registrado últimamente
en Nicaragua, la pronta reparación de las averías del sistema de abastecimiento de agua y de otras instalaciones de saneamiento de Managua había demostrado la excelente formación recibida por los ingenieros del
país gracias a las becas de la OMS. Se mencionó asimismo la reciente Reunión de Ministros de Salud de las Américas, celebrada en Santiago, en la que se
El Director General explicó que el aumento de la consignación para higiene del trabajo en 1974 respecto de 1973 se refiere en realidad a los programas regio55.
admitió que los programas de higiene del medio debían tener prioridad sobre todos los demás. En efecto, la higiene del medio no puede disociarse de otros programas de acción sanitaria, particularmente cuando se trata de combatir enfermedades de transmisión hídrica o vectorial. La educación sanitaria debe
nales más que a la Sede. En las distintas regiones aumentan las solicitudes para el mejoramiento de los servicios de higiene del trabajo a medida que se desarrollan los centros de la especialidad y las actividades de formación, lo cual es consecuencia lógica de los progresos de la industrialización y se ajusta en particular a las recomendaciones de la Asamblea Mundial de la Salud. Si en el presupuesto ordinario de 1975 se han reducido los créditos, ello se debe a que está en aumento el número de actividades de higiene del medio costeadas con otros fondos, por ejemplo con asignaciones del PNUD. 56. En el debate sobre el programa de higiene del medio, varios miembros del Consejo hicieron referencia al acuciante problema del abastecimiento de
ocupar un lugar importante en los programas de higiene del medio. Se encareció también la necesidad de considerar la higiene del medio como una de las
atenciones prioritarias del presupuesto de la OMS, habida cuenta de su gran eficacia para el mejoramiento
de la salud y las condiciones de vida de los pueblos. Por último, un miembro pidió aclaraciones sobre la participación del PNUD en el programa de higiene del medio e hizo constar que la OMS se ocupaba más de las actividades prelimianres de la inversión que de de agua propiamente
dichas. En contestación a esas observaciones, el Director General declaró que en los proyectos de
agua de las colectividades rurales y las pequeñas poblaciones. Con objeto de asegurar la utilización efectiva de la asistencia que el UNCEF presta a
obras de abastecimiento público de agua y construcción de alcantarillado la OMS era el organismo de ejecución de las actividades costeadas por el PNUD, pero que tratándose de pequeñas colectividades rurales,
los Estados Miembros para la solución de este problema se ha recomendado que los ingenieros sanitarios destacados por la OMS en los países se ocupen no sólo de los aspectos sanitarios del abastecimiento de agua sino también de la preparación de planes y presupuestos principalmente en las zonas rurales, con lo que podría prescindirse de la participación de otros organismos especializados. La OMS debería ejercer asimismo su influencia para que los organismos nacionales e internacionales pongan a disposición de las colectividades rurales mayores recursos financieros para las obras de abastecimiento de agua, procurando
era la Organización la que, en colaboración con el UNICEF, asumía la entera responsabilidad de los trabajos. La intervención del UNICEF consiste en facilitar el material necesario y la de la OMS en
aportar el personal técnico. La financiación de esos
proyectos plantea muchas veces problemas a los gobiernos interesados que pueden pedir ayuda al Banco Internacional de Reconstrucción y Fomento (BIRF), a los bancos regionales o a entidades bilaterales. La OMS ha tratado de interesar al BIRF en la
financiación de proyectos para los que no pueden obtenerse créditos de otras instituciones bancarias, por
al mismo tiempo que los préstamos se hagan en
condiciones más favorables pues, principalmente en muchas zonas rurales, las poblaciones beneficiarias no pueden asumir por sí solas la totalidad de esas obligaciones financieras. Urge establecer una tecnología para la solución de los problemas locales, que permita a los países en desarrollo aumentar el procentaje de población abastecida de agua potable, a pesar de la limita-
ejemplo, los de abastecimiento de agua en zonas rurales, y es de esperar que el BIRF pueda prestar más adelante una ayuda positiva. 58.
Un miembro del Consejo señaló que, aunque en
ción de los recursos. A juicio de otro miembro del Consejo, la OMS debería facilitar más información a
1974 el porcentaje más elevado de aumento de las asignaciones por relación a 1973 sería el correspondiente a los programas de higiene del medio (que representa un 14,65 %), la proporción de esas asignaciones por relación al importe total de las actividades en 1974 era solamente del 8,93 %. Teniendo en cuenta la importancia fundamental de la prevención en las actividades sanitarias básicas, acaso conviniera modificar en lo sucesivo este último porcentaje.
los Estados Miembros sobre la naturaleza de las actividades preliminares de la inversión y sobre los métodos correspondientes para que los gobiernos puedan tramitar con más eficacia sus peticiones de asistencia de las entidades internacionales y bilaterales.
14
CONSEJO EJECUTIVO, 51a REUNION, PARTE II
Fortalecimiento de los Servicios de Salud (Actas Oficiales N° 204, páginas 87 -88, 92 y 93) 59.
que desear la coordinación entre los laboratorios y los servicios de salud. En segundo lugar, los laboratorios
de salud son un servicio de gran importancia para todos los países, según se desprende de lo dicho en el párrafo 4) de la descripción de las funciones agrupadas en este programa, que son: «colaborar en las investi-
Otro miembro del Consejo señaló que en el
examen de los créditos correspondientes a la División
de Fortalecimiento de los Servicios de Salud había observado que esta División se haría cargo de varios proyectos de investigación sobre sistemas de prestación de asistencia sanitaria y sobre planificación y organi-
gaciones de microbiología, hematología y análisis clínicos, principalmente para fomentar el establecimiento de nuevos métodos sencillos, rápidos y eficaces ». 60. Un miembro del Consejo consideró que, habida cuenta de la gran importancia que tiene el fortaleci-
zación de servicios de salud, de los que en ejercicios
anteriores se había dado cuenta en el apartado de « Investigaciones de epidemiología y ciencias de la comunicación ». Esas investigaciones son de gran
importancia para el porvenir y la OMS debe fomentarlas en atención a su interés para la acción sanitaria en distintas condiciones económicas, sociales y políticas, y para la satisfacción de las necesidades funda-
miento de los servicios de salud, esta actividad debería
ser de las más prioritarias y citó a ese respecto el párrafo 4) de la sección 6.1 del proyecto del presupuesto, en el que se habla de establecer las instituciones y la infraestructura que permitan a los distintos países y a las regiones perfeccionar y adaptar constantemente los métodos requeridos. Es indispensable que los países organicen sistemas adecuados para el fortalecimiento
mentales del hombre en el orden de la salud. El mismo miembro del Consejo encareció la necesidad de proceder con mesura en la aplicación de los modernos métodos matemáticos en los servicios de salud pública,
por más que recomienden su empleo especialistas muy competentes en cuestiones de gestión; sería conveniente, a su entender, que se hiciera un estudio comparativo imparcial, detenido y congruente, de los servicios de salud de distintos países, pues importa mucho conocer las funciones básicas de esos servicios, que son semejantes en todos los países. Hay instituciones que se asemejan en lo esencial por más que tengan nombres distintos según los países, y convendrá por tanto estudiar sus analogías y sus diferencias y analizar además las tendencias históricas de su evolución para determinar su cometido fundamental. Otro factor de interés en los estudios de ese tipo sería la
de sus servicios de salud y para el desarrollo de las investigaciones. La planificación es una actividad capital. Se trata, en efecto, de estudios de gran dificultad
para los que habrá que organizar investigaciones biomédicas y acaso un comité de evaluación que proponga los trabajos más indicados para los distintos países. Cada uno de los países participantes debería fijar claramente los objetivos de las investigaciones, recabando al efecto el asesoramiento y la colaboración
que necesitara. Otro objetivo sería el mejoramiento de las condiciones de salud en los países donde se emprendieran las investigaciones. Los estudios sobre administración y planificación son complejos y existen muchas variables que sólo en ciertos casos son suscep-
comparación de las distintas teorías modernas de gestión científica, a condición de que fuera acompañada de un análisis objetivo de las variables que intervienen en los sistemas de asistencia sanitaria y de la evolución histórica de las instituciones correspon-
tibles de expresión cuantitativa. Los profanos prescinden a veces de la estructura política y social, que por el contrario debe tenerse muy en cuenta cuando se efectúan investigaciones de esa naturaleza. No se debe considerar terminada ninguna investigación
dientes. En la Unión Soviética se ha organizado en los últimos años un sistema automático de planificación y gestión de servicios de salud pública, que tiene aplicación en todo el país, y se han establecido reglas precisas para que esos servicios se atengan a lo recomendado en la resolución WHA23.61, pero así y todo surgen dificultades cada vez que se intenta poner de acuerdo a los administradores con los matemáticos.
mientras no se haya comprobado el acierto de sus conclusiones y no se hayan evaluado sus resultados.
Se trata, en cualquier caso, de investigaciones de carácter general en las que debe participar la OMS porque, además de dar asesoramiento a los países sobre las citadas cuestiones de planificación y administración, convendría ponerlos al corriente de las
Antes de formular recomendaciones precisas habrá
que continuar los trabajos; la OMS, por su parte, debe promover las investigaciones sobre la cuestión, teniendo presente que el campo de estudio es muy dilatado y que conviene abordarlo con mesura. En lo que respecta a los servicios de laboratorio de salud (sección 6.1.1), se trata asimismo de funciones muy
posibles consecuencias de esta o de la otra solución de transacción que les pareciera oportuno adoptar.
El Director General calificó las observaciones formuladas de muy oportunas en relación con una parte del programa de la OMS en la que todavía no se han alcanzado resultados muy brillantes. La Organización no ha conseguido aún desentrañar los 61.
importantes, a las que la OMS debería dedicar atención preferente. Existe, en primer lugar, la posi-
complejísimos problemas planteados en este sector de
bilidad de organizar, servicios de laboratorio automatizados que, con ayuda de ordenadores electrónicos, permitan efectuar con rapidez y eficacia trabajos de
actividad, en el que será preciso efectuar investigaciones muy detenidas para delimitar cada problema y discernir todas sus ramificaciones. Es posible también que no se haya sacado todavía todo el partido posible de la acción desarrollada en ciertos países. Importa en extremo que los países que tengan experiencia sufi-
diagnóstico; hay ya instituciones de ese tipo en los Estados Unidos, en Suecia, en Francia, en la URSS y en el Reino Unido, pero es innegable que todavía deja
ciente de un sistema o un método determinado
INFORME SOBRE EL PROYECTO DE PROGRAMA Y DE PRESUPUESTO PARA 1974 - CAPITULO I
15
informen debidamente a la OMS para que ésta conozca
la dinámica de su funcionamiento, pues de otra manera será imposible arbitrar medios adecuados para
para establecer un orden de prioridad. La Organización debería promover la salud de la familia por medio de
el trasplante o la adaptación total o parcial de esos sistemas a otros países. Es muy de celebrar el interés que se toman los miembros del Consejo por las investi-
una acción multidisciplinaria a cargo no sólo de médicos sino de psicólogos y sociólogos. Para el mejor conocimiento del problema y para la acertada organización de la asistencia sanitaria a las familias
gaciones sobre un sector de actividad en el que la Organización está llamada a ejercer una gran influencia
habría que establecer un programa integrado que comprendiera a la vez estudios y trabajos de investigación operativa.
internacional. La OMS debe ayudar a los países poniendo a su disposición métodos acertados para la solución de estos problemas tan complejos. Salud de la Familia (Actas Oficiales N° 204, páginas 88 -91, 92 y 93)
Un miembro del Consejo encareció que para mejorar los servicios de salud sería imprescindible dedicar la debida atención a la educación sanitaria y, por consiguiente, incorporar más actividades de esa naturaleza a los programas de distintos tipos que en lo sucesivo emprenda la Organización. Es alarmante 65.
Un miembro observó que con cargo a la partida de Reproducción Humana (sección 6.2.1) está previsto un comité de expertos en evaluación de los servicios de planificación familiar; a ese respecto, se preguntó si 62.
que en el programa de actividades de la Sede se dedi-
quen a la educación sanitaria créditos tan exiguos como los correspondientes a la plantilla prevista para el servicio de esa especialidad, que no comprende más que cuatro puestos, contando los del personal administrativo. El Director General reconoció la evidente necesidad de intensificar las investigaciones y de establecer una metodología más precisa y más ajustada a la realidad para sacar mayor partido de las actividades de educación sanitaria en todos los sectores de actividad del programa, y añadió que las asignaciones para educación sanitaria se habían triplicado o cuadriplicado en los cinco años últimos y que la exigüidad de la plantilla del servicio en la Sede no correspondía en modo alguno a la situación de conjunto del pro-
no era prematuro proceder a la evaluación de esos servicios y si la OMS estaba verdaderamente preparada
ante la rápida expansión de esos servicios, había
para intentarla. El Director General respondió que, tenido en cuenta una recomendación formulada en 1970 por el comité de expertos en planificación de la familia en la acción sanitaria, acerca de la conveniencia
de que la OMS establezca urgentemente principios generales que sirvan de orientación a los gobiernos para evaluar las actividades de planificación familiar de los servicios de salud. Actualmente, tanto los países
como los organismos de asistencia multilateral y bilateral invierten grandes sumas en ese sector y, en consecuencia, muchos gobiernos solicitan constantemente la ayuda de la OMS para evaluar la productividad de esas enormes inversiones en los servicios de salud. En un principio se pensó en organizar un seminario, pero en vista de la importancia y de la urgencia del problema se ha estimado que un comité de expertos daría mejores resultados. 63.
grama de la especialidad, integrado sobre todo por proyectos en los países con ayuda de la Organización. Enfermedades no Transmisibles (Actas Oficiales NO 204, páginas 94 -99) 66.
Durante el examen de las asignaciones para esta
Respecto del previsto comité de expertos en
evaluación de los servicios de planificación familiar,
División, un miembro del Consejo preguntó si se había registrado últimamente un aumento de la incidencia del síndrome de Down y si el número de epilépticos había aumentado. En su respuesta, el Director General indicó que no había datos suficientes
otro miembro del Consejo señaló que ese tipo de actividades acarreaban el riesgo de que se atribuyera a la planificación de la familia más importancia de la que debe tener en el programa de la OMS. En estas cuestiones, la Organización debería limitarse a dar asesoramiento a los países que lo pidan. Un miembro preguntó si en el enunciado de las funciones de la División de Salud de la Familia, en lo 64.
para saber si la incidencia del síndrome de Down estaba aumentando. El aparente aumento de la prevalencia puede atribuirse a diversos factores, en particular a los riesgos relacionados con el medio, al envejecimiento de las poblaciones de distintas regiones
del mundo y a los progresos del diagnóstico. La Organización ha tratado de determinar las causas de ese pretendido aumento señalado desde hace algún tiempo, pero aún carece de elementos de juicio suficientes para dar una información concreta. 67.
que respecta a la planificación, la organización, la gestión y la evaluación de los programas de las funciones de la División, no se daba demasiada importancia a los problemas fisiológicos o clínicos de la reproducción humana, la asistencia maternoinfantil y la nutrición en detrimento de los problemas sociales y psicológicos. La familia debe considerarse como una
La OMS dedica también mucha atención al
problema de la epilepsia y, de concierto con la Liga Internacional contra la Epilepsia, patrocina reuniones encargadas de estudiar las causas a que puede obedecer
el aumento de la incidencia de la enfermedad. El fenómeno podría obedecer en parte a la mejora de los medios clínicos y de diagnóstico, y al hecho de que
unidad biológica y social situada, por tanto, en el ámbito de atribuciones de la medicina de la colectivi-
dad. En este sector de actividad tan importante hay diferencias regionales que deben tenerse en cuenta
los médicos tienen más conciencia del riesgo que representa esa enfermedad.
16
CONSEJO EJECUTIVO, 51a REUNION, PARTE II
68.
Otro miembro preguntó qué servicio
de
la
71.
Un miembro del Consejo señaló que la normaliza-
Organización se ocupaba de los problemas que plantea
la presencia de agentes mutágenos, teratógenos y carcinógenos en los alimentos. En efecto, cada vez parece más evidente que muchos casos de cáncer son imputables a factores del medio, y que la identificación de esos factores es una labor más relacionada con
ción de reactivos era muy necesaria en ciertas especialidades como la endocrinología y la inmunología, y preguntó qué medidas pensaba adoptar la OMS. El Director General contestó que la Organización tenía en estudio todo lo referente al importante problema de la normalización de reactivos para numerosas espe-
el estudio epidemiológico de los casos que con los trabajos de la División que se ocupa de los problemas del medio. En su respuesta, el Director General explicó que las responsabilidades en esa esfera se distribuyen entre diversos servicios, en particular la División de Higiene del Medio, y los servicios de Genética Huma-
cialidades. Como es bien sabido, para que la OMS declare una sustancia patrón biológico oficial es necesario que se hayan practicado prolongadas evaluaciones en colaboración y que el Comité de Expertos
na y Aditivos Alimentarios. Todos esos servicios trabajan constantemente y de manera coordinada para tratar de resolver ese problema. Recordó asimismo que el Centro Internacional de Investigaciones sobre el Cáncer se ocupa de la influencia de los factores del medio en la carcinogénesis, y que el servicio
en Patrones Biológicos haya dado su aprobación. Es cada vez mayor el número de antígenos y reactivos inmunológicos que se usan no sólo en las investigaciones clínicas sino también en la asistencia médica, y para cuya normalización es indispensable la colaboración internacional.
Los rápidos adelantos
de las
investigaciones de inmunología han tenido por consecuencia el perfeccionamiento de muchas pruebas
correspondiente de la Sede colabora en los trabajos del Centro. 69.
A propósito de las previsiones para Farmaco-
dependencia y Alcoholismo (sección 7. 1. 4), un miembro señaló que las actividades descritas comprendían el tratamiento médico, la rehabilitación y la investigación, pero no se mencionaban en cambio las de educación sanitaria popular que, a su juicio, eran de importancia fundamental; en consecuencia, el mismo
inmunológicas que han de practicarse con antígenos y reactivos normalizados, no sólo en lo que respecta a enfermedades transmisibles, sino también para el diagnóstico o la evaluación del tratamiento del cáncer y de las enfermedades del tejido conjuntivo, y para los trasplantes de órganos. Por conducto de sus centros de referencia, en particular los de inmunoglobulinas
humanas, la Organización ha podido contribuir al suministro de algunos reactivos normalizados de esa naturaleza. El Comité de Normalización de la Unión Internacional de Sociedades de Inmunología, entidad que mantiene relaciones oficiales con la OMS, dedica
miembro se preguntó si la OMS desplegaba alguna actividad en ese sector. El Director General dijo que, aunque no había referencia explícita en la exposición de actividades, la OMS tenía el propósito de emprender
atención cada vez mayor a los antígenos y a otros reactivos utilizados en las investigaciones inmunológicas y en la práctica clínica. La OMS colabora estrechamente con el Comité de Normalización de la Unión que desempeña funciones cada vez de más responsabilidad en materia de normalización inmunológica.
toda una serie de trabajos de educación sanitaria pa-
ra combatir la farmacodependencia y el abuso de drogas. 70.
Refiriéndose a la proyectada reunión de un
comité de expertos en organización de servicios de higiene mental, un miembro preguntó si ese comité,
El mismo miembro del Consejo preguntó si esa colaboración comprendía la prestación de ayuda financiera, pues parecía que la Unión la necesitaba, y añadió que no se veía bien si el problema de fondo era que los reactivos no reunían todavía las condiciones
a pesar del número relativamente elevado de sus miembros, podría desempeñar a la vez funciones tan diferentes como son el estudio de los progresos rea-
lizados en la organización de servicios de higiene mental en los países donde la sanidad está más desarrollada y la formulación de recomendaciones en lo que respecta a las necesidades en esta materia de los países en desarrollo. En su respuesta, el Director General aseguró al miembro del Consejo que sus observaciones se tendrían en cuenta para la organización del mencionado comité de expertos. Explicó asimismo que
exigidas en el programa de patrones biológicos de la OMS o que el programa no reunía todavía las condi-
ciones necesarias para el uso de los reactivos. El Director General contestó que las limitaciones presupuestarias habían impedido a la OMS conceder
a la Unión Internacional de Sociedades de Inmunología la ayuda que necesitaba para ese trabajo, a pesar de lo cual, la cooperación técnica se desarrollaba activamente. Es de esperar que aumenten las aportaciones de recursos nacionales para una actividad tan importante.
la reunión había estado en fase de planificación durante algún tiempo pero que se preveía la posibilidad de constituir un grupo representativo que pudiera examinar debidamente esos problemas. No se piensa que el comité examine la situación poniéndose de preferencia en la perspectiva de los países desarrollados ni de los países en desarrollo, sino orientando sus deliberaciones a la determinación de los principios básicos y las necesidades de infraestructura de los servicios de higiene mental en países de distinto grado de desarrollo.
En contestación a una pregunta sobre la importancia internacional de los programas encomendados 72.
a
la División de Enfermedades no Transmisibles,
principalmente en relación con el cáncer, el Director General declaró que la OMS estaba tratando por todos los medios de coordinar la lucha anticancerosa en el plano internacional. Desde 1959, año en que emprendió la Organización su programa anticanceroso, las
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
17
activement à coordonner les aspects internationaux de la lutte contre le cancer. Depuis 1959, date à laquelle
à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé.1
l'Organisation a lancé son programme contre cette maladie, ses efforts ont porté tout spécialement sur les aspects épidémiologiques et anatomopathologiques de la lutte contre le cancer. En 1962, au cours d'une réunion spéciale du Comité d'experts, les membres du Tableau d'experts du Cancer ont formulé toute une série de recommandations concernant le dépistage précoce,
Ce domaine d'activité n'est pas nouveau, et d'importants programmes de formation ont déjà été mis en oeuvre dans le monde entier. Les Etats Membres, en particulier ceux des régions en voie de développement,
espèrent que l'Organisation poursuivra, et même intensifiera son assistance en vue d'améliorer l'efficience des personnels de santé; la nécessité de procéder
le diagnostic, le traitement et la réadaptation. Ces recommandations sont maintenant de plus en plus largement acceptées et l'Organisation continue son action dans ce sens. D'importants projets de recherche sur le cancer ont été entrepris et se poursuivent dans les
à des réformes dans le domaine de la formation des personnels de santé est évidente dans tous les pays. L'Assemblée de la Santé a souligné combien il importe de mettre en place un système de formation souple qui
pays Membres, parfois sur la base d'arrangements bilatéraux. Une collaboration internationale plus intense est devenue urgente dans certains secteurs et dans certains pays et l'Organisation s'emploiera à l'encourager.
tienne compte, d'une part, des acquisitions contemporaines de la science et de la technique, et, d'autre part, des méthodes les plus modernes d'organisation du processus d'enseignement. Il semble que l'on soit parvenu à un moment critique dans le développement du programme et il importe par conséquent de mobiliser toutes les compétences scientifiques et techniques. 76.
Le Directeur général a également indiqué que
Développement des personnels de santé (Actes officiels No 204, pages 100 -103)
l'expression « technologie pédagogique » ne représente, pour beaucoup de gens, que l'emploi de moyens audiovisuels nécessitant un matériel de plus en plus perfec-
En réponse aux remarques de certains membres sur l'importance de la planification des personnels de santé et sur l'exode de ces personnels, le Directeur général a déclaré que les problèmes évoqués préoccupaient vivement l'Organisation. Il a ajouté qu'une étude sur la migration des personnels de santé était en préparation. 73.
tionné; or, ces moyens n'ont que peu de valeur et risquent même d'être nuisibles s'ils sont considérés comme des fins en soi. Ils doivent être insérés dans le cadre plus général de la planification de l'enseignement
et c'est cette approche globale et scientifique qui constitue la technologie pédagogique. Dans le contexte
des travaux de l'Organisation, on entend par technologie pédagogique l'adoption d'une approche scientifique recourant à toutes les ressources de la technique moderne vis -à -vis de l'ensemble du processus éducatif
Rappelant que la question de « l'exode des cerveaux », c'est -à -dire des cadres, avait déjà été 74.
soulevée lors de précédentes sessions de l'Assemblée mondiale de la Santé et du Conseil exécutif, le Directeur
dans le but d'en améliorer le produit - c'est -à -dire de former un personnel de santé plus nombreux et plus compétent à tous les niveaux - en particulier dans les
général a indiqué que l'Organisation était en train d'achever les plans d'une étude détaillée dans ce domaine, comme le lui a demandé la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, et qu'il espérait donc pouvoir fournir de plus amples renseignements sur ce sujet à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé, en 1974.
pays où l'on manque d'enseignants expérimentés ou bien qui ne disposent pas des établissements de formation appropriés. La technologie pédagogique suppose donc l'adoption d'une attitude novatrice à l'égard de la méthodologie de l'enseignement et de l'apprentissage.
La somme de $2000 prévue dans le projet de programme et de budget est destinée à la modernisation des centres mobiles d'aides pédagogiques situés au Siège et dans les Régions.
En réponse à une question concernant le matériel d'enseignement et les aides pédagogiques, le Directeur 75.
général a déclaré que, lorsque la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé avait discuté de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, elle avait pris note des besoins croissants en personnels de santé dans les pays en voie de dévelop-
pement ainsi que dans les pays développés et par conséquent de la nécessité d'accélérer et d'améliorer la formation du personnel sanitaire national, la technologie de l'enseignement étant considérée comme l'un
Autres activités (Actes officiels N° 204, pages 104 -118)
des objectifs prioritaires mondiaux dans le domaine de la promotion de la santé. L'importance permanente de l'enseignement et de la formation professionnelle a derechef été soulignée par le .choix du thème « Formation des personnels de santé - aspects régionaux d'un problème universel » pour les discussions techniques en 1970. C'est pourquoi un rapport spécial sur la forma-
Au cours de l'examen des prévisions relatives aux « Autres activités », un membre a demandé des précisions supplémentaires sur les modifications de 77.
structure qui apparaissent dans le projet de programme et de budget pour 1974 et notamment sur les fonctions
du Comité du Siège pour le Programme. Dans sa réponse, le Directeur général a expliqué que les modifi-
cations qui ont été opérées tendent à faire mieux 1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, No 193, annexe 12.
tion des personnels de santé nationaux a été présenté
18
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
TABLEAU 2 PRÉVISIONS D'ENGAGEMENTS DE DÉPENSES POUR LES ACTIVITÉS DANS LES PAYS,
PAR CATÉGORIES D'ACTIVITÉS: DIFFÉRENCES ENTRE 1973 ET 1974
Prévisions d'engagements de dépenses pour les activités dans les pays 1973
Augmentation (diminution)
I
1974
Montant
Pourcentage de la par rapport à 1973 différence totale
Pourcentage d'augmentation (de diminution)
US$ MALADIES TRANSMISSIBLES
US$
US$
Paludisme Tuberculose Maladies vénériennes et tréponématoses Maladies bactériennes Maladies parasitaires Maladies à virus Variole Lèpre Santé publique vétérinaire Maladies transmissibles - Activités générales
5 709 024 1
5 669 676
046 606 292 119 585 375 399 647 366
355 852 599 2 682 332 756 2 408
694 632
117 530 289 373 417 137 812 192 630 953 2 337 869 328 735 761 445 2 892 354 1
(39 348) 70 924 (2 746) 61 552 (40 183) 31 554 (344 778) (3 631)
(0,92) 1,66 (0,06) 1,44 (0,94) 0,74 (8,07) (0,08) 0,11 11,31
(0,69) 6,78 (0,94) 17,31
4 751 483 722 221 817
(4,71) 5,26 (12,85) (1,09) 0,63 20,08 1,48
15 035 447 HYGIÈNE DU MILIEU
15 257 264
5,19
Hygiène du milieu Médecine du travail Radiations et santé
5 122 221 151 955
5
604 291 5 878 467
719 421 478 813 669 369
597 200 326 858 65 078
13,97 7,65 1,52
11,66 215,10 10,77 16,83
6 867 603
989 136
23,14
RENFORCEMENT DES SERVICES SE SANTÉ
Services de santé publique Soins infirmiers Santé de la famille Education sanitaire Nutrition
16 703 643 2 861 262 1 122 609 623 243 1 368 026
17 522 989 3 186 806 1
1
093 903 573 266 298 445
819 325 (28 (49 (69
346 544 706) 977) 581)
19,17 7,61 (0,67) (1,17) (1,63) 23,31
4,91
11,38 (2,56) (8,02) (5,09)
22 678 783 MALADIES NON TRANSMISSIBLES
23 675 409
996 626
4,39
Maladies non transmissibles Hygiène dentaire Santé mentale Immunologie
1
148 404 402 326 624 411 320 584
1
284 002 451 259 745 031
135 598 48 933 120 620
299 996 2 780 288 9 739 061
(20 588) 284 563 1 226 825
3,17 1,14 2,82 (0,48) 6,65
11,81 12,16 19,32
(6,42) 11,40 14,41
2 495 725 DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ AUTRES ACTIVITÉS 8
512 236
28,70
Substances prophylactiques et thérapeutiques. Statistiques démographiques et sanitaires Activités ne se rattachant pas à une catégorie particulière
1 1
105 325 084 771
1 1
181 724
281 360
76 399 196 589
1,79 4,60
6,91
18,12 17,81 14,71
1
589 810
1
872 880
283 070
6,62 13,01
3
779 906
4 335 964 62 655 589
556 058
Total
58 380 564
4 275 025
100,00
7,32
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
19
correspondre la structure du Siège non seulement aux
Directeur général et l'aider ainsi à prendre ses décisions.
objectifs fixés par le programme général de travail pour une période déterminée, mais aussi au nouveau
mode de présentation du budget approuvé par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Composé des cinq Sous -Directeurs généraux, le Comité du Siège pour le Programme est un organe interne qui permet à ses membres d'étudier ensemble les questions
En ce qui concerne plus particulièrement la création du service du Développement des systèmes d'information, qui a été placé sous la responsabilité du Comité
de programme afin de pouvoir ensuite conseiller le
du Siège pour le Programme, le Directeur général a indiqué qu'il s'agissait là d'une mesure provisoire et que, dès que l'on aurait déterminé le type de système d'information qui convient le mieux à l'Organisation, cette fonction serait confiée à un autre organe.
ACTIVITÉS RÉGIONALES (Actes officiels No 204, pages 123 -582) 78. Les prévisions d'engagements de dépenses pour les activités régionales au titre du budget ordinaire de 1974 s'élèvent à un total de $71 079 735, soit $4 863 778 de plus qu'en 1973. Le tableau 2 (page 18) met en
pour les différentes sections de la résolution portant ouverture de crédits et catégories d'activités. Le nombre des bourses d'études et les prévisions d'engagements de dépenses y relatives pour 1973 et 1974 sont indiqués dans le tableau 3 ci- dessous. 79.
parallèle les prévisions d'engagements de dépenses concernant les activités dans les pays en 1973
et en
1974
TABLEAU 3 BOURSES D'ÉTUDES (1973 ET 1974)
Augmentation 1973 1974
par rapport à 1973
Région
Nombre
Prévisions d'engagements Nombre de dépenses US
Prévisions d'engagements de dépenses US
Nombre
Prévisions d'engagements de dépenses US
$
$
$
Afrique Amériques Asie du Sud -Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental
262 543 379 397
457 253
1 045 900 1 151 300 1 538 475 546 200 1 819 100 1 321 190
311
574 552 465 508 276
1 492 450 1 253 900 2 112 000 592 600 1 987 400 1 467 400
49 31
173 68 51
23
446 550 102 600 573 525 46 400 168 300 146 210
Total
2 291
7 422 165
2 686
8 905 750
395
1 483 585
L'appendice 9 du présent rapport fait apparaître le niveau des opérations prévues pour 1973 et proposées pour 1974 dans chacune des six Régions en ce qui concerne les activités dans les pays et les bureaux 80.
phases de la planification, de l'élaboration et de l'exécution de chaque projet, notamment du point de vue des objectifs visés et des résultats effectivement
régionaux.
A sa quarante- neuvième session, le Conseil avait décidé qu'à l'occasion de ses futurs examens du projet 81.
de programme et de budget, il choisirait un certain nombre de projets de pays et inter -pays qu'il soumet-
obtenus. Conformément à cette décision, le Conseil a choisi à sa cinquante et unième session un certain nombre de projets qu'il a décidé d'analyser. On trouvera les conclusions de ces études dans les parties du présent rapport qui sont consacrées aux Régions où ces projets ont été exécutés, à savoir l'Afrique, les Amériques, l'Asie du Sud -Est et la Méditerranée orientale, ainsi que sous la rubrique « Activités interrégionales et autres activités techniques ».
trait à une étude approfondie, en suivant toutes les
20
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
Afrique (Actes officiels No 204, page 131 -182) 82.
Pour cette Région, les prévisions relatives à 1974
accusent, par rapport à 1973, une augmentation de $1 141 962 qui se décompose comme suit: Augmen1973 1974
un minimum de soins aux populations et de faciliter l'intégration des campagnes de masse contre des maladies particulières à leur phase ultime. L'accent a été mis tout spécialement sur le renforcement de l'infrastructure administrative et technique des services de santé de la famille au sein de l'administration
US$
US$ 14 139 206 2 182 100 16 321 306 1
tation
US$
sanitaire nationale. Un séminaire sur la place des hôpitaux dans les services de santé publique et leur rôle dans les collectivités africaines servirà à rappeler
Activités dans les pays Bureau régional
13 130 569 2 048 775 15 179 344
008 637 133 325 141 962
1
83. Sur l'augmentation de $1 008 637 pour les activités dans les pays, $836 749, soit environ 83 %,
la nécessité d'une approche holistique de la problématique sanitaire. L'attention de l'OMS étant de plus en plus attirée vers les populations les plus mal desservies, il a été également prévu un séminaire qui permettra d'examiner les moyens d'étendre la couverture des services sanitaires à la totalité des populations rurales. 90.
sont destinés à des projets d'assistance directe aux gouvernements. L'augmentation de $152 493 des crédits prévus pour les conseillers régionaux se décom-
Environ 22 % des prévisions budgétaires seront
affectés au développement des ressources en personnels
pose comme suit: $116 143 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste et $36 350 pour les services communs. Les montants afférents aux
de santé, dont la grande pénurie reste le principal obstacle au renforcement des services sanitaires nationaux, encore que ce chiffre ne donne pas une idée exacte de l'effort considérable déployé dans ce domaine.
représentants de l'OMS sont en augmentation de personnel en poste.
$19 395 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du
L'augmentation de $133 325 prévue pour le Bureau régional se décompose comme suit: $63 825 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste, $2000 pour les fournitures et le matériel d'infor84.
En effet, la plupart des projets ont une large composante éducative. A cet égard, le Directeur régional a cité le Centre de Formation de Personnel de Santé, au Botswana, et le Centre universitaire des Sciences de la Santé de Yaoundé, au Cameroun. Il a aussi mentionné le projet inter -pays de création d'une bibliothèque régionale WHA25.26. 91.
conformément à
la
résolution
Quant au programme relatif aux maladies trans-
mation et $67 500 pour les services communs.
missibles, le
Directeur régional a indiqué que les
En présentant les prévisions budgétaires pour la Région, le Directeur régional a appelé l'attention sur le résumé figurant à la page 126 des Actes officiels No 204, qui montre l'ensemble du programme de la 85.
Région. 86.
Les demandes additionnelles des gouvernements,
activités de surveillance et de lutte seront intensifiées. Ainsi, 19,5 % des prévisions budgétaires seront destinés à l'endiguement et à l'éradication des principales maladies virales, bactériennes et parasitaires. Il est proposé de créer un troisième centre de surveillance épidémiologique qui desservira les pays d'Afrique centrale. 92.
d'un montant de $3 201 715, qui ne pourront être satisfaites que si des fonds supplémentaires deviennent raissent dans l'annexe 7 des Actes officiels No 204. 87.
L'hygiène du milieu requiert d'année en année
disponibles ou si les priorités à l'intérieur du programme sont modifiées par les gouvernements, appaSur un total de 220 projets inscrits dans le budget
une plus grande attention. Si la proportion des montants
prévus à ce titre ne représente que 5 % du budget ordinaire, elle s'élève à 11 % de l'ensemble des fonds mis à la disposition de l'Organisation. 93.
ordinaire pour 1974, 211 seront la continuation de projets de l'année précédente. Onze projets ou phases de projets devraient arriver à leur terme en 1974.
n'aient pas encore été satisfaits, l'effort des Etats Membres de l'OMS devra désormais se porter de plus en plus sur des besoins nouveaux liés aux processus de l'urbanisation et de l'industrialisation. Le Directeur régional a signalé que les activités intéressant la médecine du travail se développent constamment. Enfin, 3 % des prévisions seront consacrés à divers autres domaines d'activité, tels que les statistiques 94.
Bien que des besoins anciens et fondamentaux
Les priorités sanitaires de la Région africaine sont conformes au cinquième programme général de travail pour la période 1973 -1977, dont les grandes orientations concernent le renforcement des services 88.
de santé, le développement des ressources en personnels sanitaires, la lutte contre les maladies (notamment les maladies transmissibles) et leur prévention, et la promotion de la salubrité de l'environnement. 89.
démographiques et sanitaires, la santé mentale, l'hygiène dentaire, et les substances prophylactiques et thérapeutiques. 95.
Quelque 50 % des prévisions seront consacrés
Si l'on tient compte de tous les fonds mis à la
au renforcement des services de santé en vue d'assurer
disposition de l'Organisation (budget ordinaire, PNUD,
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
21
FNUAP et fonds en dépôt), une somme totale de $20 166 790 sera disponible pour l'exécution des programmes en 1974, ce qui représente une diminution de $1 215 515, soit environ 5,68 %, par rapport aux prévisions de 1973, en dépit d'une augmentation de 7,52 % au titre du seul budget ordinaire. Cette diminution est due essentiellement à la cessation de certains projets financés par le Programme des Nations
gories de personnel de santé publique dont les services
sanitaires de base avaient besoin mais qui seraient néanmoins initiées aux techniques de lutte antipaludique conformément aux buts de la stratégie révisée du programme d'éradication du paludisme. Dans cette deuxième phase, diverses mesures ont été prises face à certaines contraintes. Premièrement, il a fallu consulter les pays afin de savoir quels étaient exactement
Unies pour le Développement, qu'ils aient ou non atteint leurs objectifs, mais aussi au fait que, contrairement aux espérances, les programmes par pays n'ont
leurs besoins en matière de formation de personnel pour les services de santé de base; deuxièmement, les cours ont été planifiés pour une période relativement
pas fait une meilleure place à la santé dans le cadre général du développement socio- économique. A cet égard, la responsabilité essentielle incombe aux Etats Membres.
longue - de quatre à cinq ans - ce qui a facilité leur déroulement tout en ménageant une flexibilité suffisante pour répondre à des besoins imprévus. Enfin, les coordonnateurs de ces centres et certains enseignants ont reçu une formation de brève durée
En réponse à une question relative à l'Ecole de Médecine, de Pharmacie et de Dentisterie de Bamako (Mali), le Directeur régional a précisé qu'il s'agissait 96.
sur les méthodes et techniques modernes de l'éducation.
Grâce à ces mesures, le centre de Lagos, qui de 1962 à 1967 avait organisé 14 cours pour 216 participants
de l'ancienne école d'assistants médicaux, dont le nom a été modifié par décret du Gouvernement.
Au cours de l'examen des prévisions pour cette Région, le Conseil a étudié en particulier les projets AFRO 6401 et 6402 (Centres de formation du personnel des services de santé à Lagos et Lomé) qui sont en cours depuis plus de dix ans. Dans sa déclaration, le Directeur régional a qualifié de judicieux le choix de ces deux projets pour une étude détaillée. 97.
(y compris des membres du personnel de l'OMS), a pu, pendant la deuxième période, c'est -à -dire de 1968 à 1972, mettre sur pied 20 cours suivis par 270 participants dans des domaines aussi divers que les techniques de laboratoire, l'hygiène du milieu, la lutte contre les maladies transmissibles (notamment le paludisme) et les soins infirmiers. Pour ce qui est du centre de Lomé, pendant la première période, soit de 1964 à 1967, il avait organisé 10 cours pour 134 participants. Pendant la deuxième période, c'est à -dire de 1968 à 1972, 25 cours y ont été donnés pour
En effet, il faut noter premièrement qu'ils se rapportent
à un programme auquel la plus haute priorité est attribuée dans la Région africaine, à savoir le développement des ressources en personnel de santé. Deuxièmement, ils constituent une excellente illustration
plus de 280 participants, les sujets traités étant les techniques de laboratoire, l'hygiène du milieu, la lutte contre les maladies transmissibles, la santé publique, les statistiques sanitaires et les soins infirmiers. La durée de la plupart de ces cours va de six semaines
de l'approche dynamique des problèmes sanitaires. Enfin, ils
montrent comment l'on peut, avec des
moyens relativement simples, tirer le maximum des techniques modernes de gestion. Afin de faciliter l'évaluation de ces projets, le Directeur régional a indiqué les principales réalisations des deux centres, en corrélation avec des objectifs bien définis. Il a aussi mentionné les principales contraintes auxquelles il avait fallu faire face, les mesures prises pour les surmonter et les perspectives qui s'offraient pour l'avenir. Dans l'histoire de ces centres, deux périodes sont à distinguer, car les objectifs ont changé au fil des années. La première période va de 1962 à 1967: ces deux institutions étaient alors essentiellement des centres de préparation à l'action antipaludique, dont l'objectif principal était de former du personnel national et international aux techniques de lutte et
juillet 1973 dans les deux langues de travail de la
à trois ans. En outre, depuis qu'ils existent, les deux centres ont participé largement à la préparation et à la distribution d'aides audio- visuelles et de manuels pour l'enseignement des méthodes de lutte antipaludique et des techniques de laboratoire. Un manuel sur les aides audio- visuelles pour la formation des techniciens de laboratoire au niveau C paraîtra en Région. Dans chacun des centres, l'enseignement des sciences de la santé met à profit les techniques les plus modernes, qui comportent notamment la définition des objectifs éducationnels à partir des besoins sanitaires et des tâches des différents membres de l'équipe de santé, l'élaboration et la mise en oeuvre des programmes compte tenu des objectifs définis, un travail d'évaluation continu et, si besoin est, la redéfinition des objectifs éducationnels. Un ample usage est fait des centres de démonstration pour la formation pratique, avec la participation active des élèves. Plusieurs gouvernements ont fait connaître leur satisfaction en ce qui concerne l'efficacité des personnels formés
d'éradication. Pendant la deuxième période, qui va de 1968 à 1972, ils sont devenus des centres de formation des personnels de santé en général. En effet, face aux difficultés rencontrées dans les programmes de prééradication et d'éradication en Afrique, une évaluation de tout le travail accompli pendant la première période avait fait apparaître que les résultats obtenus n'étaient en rapport ni avec les priorités sanitaires de
dans ces centres. Etant donné les grands services qu'ils rendent aux Etats Membres de la Région et la grave pénurie de personnels de santé de toutes catégories, ces centres de formation sont appelés à poursuivre longtemps encore leurs activités, étant entendu que celles -ci seront réorientées à nouveau si l'évolution
la Région, ni avec les efforts déployés. Il fut alors décidé d'élargir les objectifs des deux centres, en organisant des cours spéciaux pour différentes caté-
22
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
de la situation sanitaire et le développement d'autres établissements de formation l'exigent.
Un membre a souligné l'importance des deux centres pour la Région africaine. Ayant lui -même suivi un stage d'un mois et demi au centre de Lomé, il peut garantir la qualité de l'enseignement qui y est donné et qui a servi entre autres à éveiller des vocations pour le travail de santé publique. A son 98.
de financement. Le programme imputé sur le budget ordinaire est en augmentation de 8,2 % par rapport à 1973. Il faut noter que l'augmentation des frais de
fonctionnement due à l'inflation ou à la baisse du pouvoir d'achat dans la Région, notamment pour ce qui est du Bureau régional à Washington, est estimée à 5,42 %. On voit donc que, pour les projets inscrits au programme, l'augmentation effective ne sera que de 2,78 % par rapport à 1973. 104. Le programme appelé à être financé par les fonds du PNUD se chiffre à $7 218 018, montant
avis, ces centres devront être maintenus pendant longtemps encore. 99.
En réponse à un membre qui avait demandé
pourquoi les activités infirmières figuraient sous la rubrique « Renforcement des services de santé »
comparable à celui qui a été prévu pour 1973. Sur ce
total, un ensemble de projets représentant près de $5 000 000 et compris dans les chiffres indicatifs de planification fournis par les gouvernements ont déjà été acceptés; les autres projets font actuellement
plutôt que sous la rubrique « Développement des
personnels de santé », le Directeur régional a déclaré que cette présentation serait modifiée à partir de 1975, avec l'entrée en vigueur de la nouvelle classification des programmes.
l'objet de négociations et il y a lieu de penser qu'ils seront eux aussi approuvés en temps opportun. A titre d'exemple de projets financés par le PNUD, le Directeur régional a appelé spécialement l'attention sur ceux qui ont pour but de moderniser la production et le contrôle des substances biologiques au Chili, à Cuba, au Mexique et au Venezuela. Il a fait également mention d'autres projets proposés, tels que le centre pour l'utilisation des ordinateurs dans les programmes
Amériques (Actes officiels NO 204, pages 183 -287) 100.
Pour cette Région, les prévisions relatives à Augmentation US $
1974 accusent, par rapport à 1973, une augmentation de $736 101 qui se décompose comme suit: US $ US $ 8 188 147 1
Activités dans les pays Bureau régional
7 543 901 1
433 849 977 750
525 704
644 246 91 855
de santé en Argentine, l'institut panaméricain de contrôle de la qualité des médicaments au Brésil et les programmes de lutte contre la pollution de l'air au Mexique, au Venezuela et dans les Etats de Sao Paulo et de Guanabara au Brésil. Au nombre des activités régionales qu'il est prévu de financer sur les fonds du PNUD figure aussi un projet consacré à l'enseignement et à la formation professionnelle du personnel sanitaire dans la zone des Caraïbes, auquel les gouvernements de la Région ont attribué une priorité élevée.
8
9 713 851
736101
Plus de 90 % (soit $582 492) de l'augmentation totale de $644 246 prévue pour les activités dans les 101.
pays se rapportent à des projets d'assistance directe aux gouvernements. Les prévisions relatives aux conseillers régionaux accusent une augmentation de $62 216, dont $27 247 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rému-
Les travaux qu'il est proposé de financer en 1974 à l'aide des ressources du Fonds des Nations Unies pour les Activités en Matière de Population représentent environ $947 000. Il s'agit de projets 105.
nération du personnel en poste, $20 914 pour un nouveau poste de conseiller en statistiques démographiques et sanitaires, $760 pour le personnel temporaire, $1945 pour les voyages en mission et $11 350 pour les services communs. Les estimations relatives aux bureaux de zone comportent une diminution de $462 des dépenses réglementaires afférentes à un poste existant.
qui seront entrepris au Chili, en Equateur, à la Trinité et- Tobago et dans les Indes occidentales. Un certain
nombre d'autres pays se préparent à adresser, au titre de ce fonds, des demandes qui, si elles sont approuvées, accroîtront de façon substantielle le programme de 1974 et des années suivantes. 106. En ce qui concerne les maladies transmissibles, la tendance est à exécuter des programmes de vacci-
nation et à développer la surveillance épidémiologique.
L'augmentation de $91 855 pour le Bureau régional s'explique comme suit: $45 431 pour les 102.
C'est ce qui apparaît dans le cas de la poliomyélite,
de la variole (dont on n'a pas signalé un seul cas indigène depuis avril 1971), de la rougeole (surtout
augmentations réglementaires des traitements et autres
éléments de rémunération du personnel en poste, $22 304 pour deux nouveaux postes de commis et $24 120 pour les services communs.
au Guatemala), de la diphtérie, du tétanos, de la coqueluche et de la tuberculose. La production de vaccins s'accroît, soit grâce à des crédits dégagés par les pays eux -mêmes, soit, pour les pays les plus peuplés,
En présentant les prévisions budgétaires pour la Région, le Directeur régional s'est référé au programme d'ensemble de 1974 et a exposé la répartition de l'assistance en tenant compte de toutes les sources 103.
grâce à des fonds alloués par le PNUD. 107. Pour ce qui est du paludisme, les essais entrepris en Amérique centrale avec l'OMS -33 semblent
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
23
prometteurs, mais l'utilisation de ce composé reste limitée en raison de son prix élevé. Il faut espérer que la République fédérale d'Allemagne maintiendra sa généreuse contribution à cet égard. Une mission récente
vient de noter que les contributions des gouvernements
à ce programme deviennent de plus en plus indépendantes de l'aide étrangère. L'intérêt ainsi manifesté et les sommes investies justifient, de la part de l'OMS, la poursuite de sa collaboration en vue de la solution de ce problème fondamental de santé. Depuis janvier 1961, année où le programme a commencé, 91 400 000 personnes en ont bénéficié dans les zones urbaines et les zones rurales.
a rédigé un rapport qui souligne les conséquences économiques du paludisme dans ces pays; ce rapport a été soumis à la Banque d'Amérique centrale pour l'Intégration économique en vue d'obtenir qu'elle
consente un prêt qui permettrait de poursuivre les opérations d'éradication de la maladie.
On espère qu'à la fin de 1974, si les gouvernements affectent des crédits suffisants à la poursuite des objectifs approuvés pour la décennie, 75 % de la population des zones primitivement impaludées bénéficieront de programmes en phase d'entretien ou de consolidation, les 25 % restants étant couverts par des programmes encore en phase d'attaque. 108.
113. A propos des activités du Centre panaméricain de Génie sanitaire, qui a son siège à Lima (Pérou), le Directeur régional a mentionné le réseau de surveillance de la pollution atmosphérique. Il existait 97 stations d'échantillonnage de l'air à la fin de 1972, et le Centre a contribué à la mise en place d'un nombre semblable d'autres stations, qui n'appartiennent toutefois pas au réseau. On envisage la création, au
On ne s'attend pas que l'éradication fasse de grands progrès dans le cas des populations de la forêt vierge d'Amazonie, encore que celles qui sont 109.
Mexique, d'un centre d'écologie humaine et de recherches épidémiologiques qui, il faut l'espérer, sera financé par plusieurs institutions internationales, y compris le Fonds des Nations Unies pour l'Environnement récemment créé par l'Assemblée générale. 114. Depuis huit ans, un programme est en cours pour développer les services des eaux, les services d'égouts et autres services d'hygiène du milieu. Il vise à moderniser les installations, les méthodes de gestion et les processus administratifs, et à faire en sorte que les entreprises créées, du moins dans les zones urbaines, jouissent d'une pleine autonomie
établies le long des fleuves et dans les nouveaux centres
de peuplement continueront à être protégées, si bien que l'incidence de la maladie n'aura peut -être pas de retentissement sur les indices sanitaires. Les zones pétrolières de l'Equateur et du Pérou sont situées dans la zone impaludée, tout comme la route transamazonienne du Brésil et les agglomérations qui se construisent sur son parcours. 110.
Les programmes de vaccination contre la fièvre 1974
aphteuse se sont développés en Amérique du Sud grâce à des prêts consentis par la Banque interaméri-
caine de Développement. On espère qu'en
financière grâce à des systèmes rationnels d'établissement des redevances. Dans l'ensemble, les gouvernements financent 81 % du coût de chaque projet, le solde
l'exécution de ces programmes sera largement amorcée dans tous les pays de la Région. Une installation pilote pour la production commerciale de diverses sortes de
étant pris en charge par l'OPS et l'OMS sur leur budget ordinaire. Vingt -six projets de ce type sont actuellement en cours dans la Région. Se référant aux 136 projets relatifs aux services de santé dans les Amériques, le Directeur régional a déclaré que, considérés dans leur totalité, ils montrent que l'on s'attache à formuler une politique générale 115.
vaccin a été créée, en vue de donner une formation professionnelle à des techniciens du secteur public et de l'industrie privée. 111. Les premiers lots de vaccin antipoliomyélitique fabriqués au Mexique ont été envoyés aux laboratoires du Medical Research Council du Royaume -Uni pour
et à mettre en place soit un système de protection sanitaire, soit un service de santé intégré. En 1972, les
contrôle de leur qualité en fonction des normes de l'OMS. Si les résultats de ce contrôle sont favorables, la production devrait suffire à couvrir les besoins des
Gouvernements de la Colombie, du Costa Rica, de l'Equateur, de l'Uruguay et du Venezuela, en particulier, ont préparé la documentation nécessaire et parfois même rédigé les projets de loi correspondants.
pays des Amériques en 1974 et pendant les années suivantes. De nouvelles recherches sont prévues en ce qui concerne la maladie de Chagas, aussi bien sur le plan de l'écologie que sur celui de la lutte et du traitement. 112. L'année 1971 a été celle où l'on a enregistré les plus forts investissements dans le domaine des approvisionnements en eau et de la construction d'égouts, qu'il s'agisse de fonds gouvernementaux ou de fonds provenant des autres sources de financement. En 1972, les montants ont été nettement inférieurs. Un peu plus
Le but est d'élargir la couverture et d'améliorer la qualité des services, d'utiliser au mieux les ressources, de maintenir les coûts au plus bas et de répondre, dans la mesure du possible, aux demandes de la population. 116.
On observe, dans plusieurs pays, une plus
grande coordination avec les organismes de sécurité
sociale, qui, de leur côté, se montrent désireux de bénéficier des services consultatifs du Bureau régional. En ce qui concerne les constructions hospitalières, la préférence est accordée aux services de soins ambulatoires, qui n'exigent pas des investissements aussi
de $200 000 000 ont été affectés à ces activités par la Banque interaméricaine de Développement, la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement et les divers gouvernements. Il con-
élevés. L'Organisation a recommandé de rénover ou d'agrandir les anciens hôpitaux et de réadapter les services antérieurement créés à d'autres fins. La
24
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
construction d'un nouvel hôpital de type monobloc n'est envisagée qu'exceptionnellement. Sur le plan de l'organisation des services hospitaliers, on procède peu à peu à l'introduction de systèmes de soins gradués, en commençant par créer des unités de soins intensifs dans certains hôpitaux universitaires. On se préoccupe tout particulièrement de l'entretien des équipements coûteux. Un programme de formation intensive, destiné
techniciens et d'auxiliaires. En 1970, les cadres professionnels ayant reçu une formation universitaire représentaient 45 % des effectifs en Amérique latine
et dans la zone des Caraïbes, les techniciens 12 et les auxiliaires 42 %. L'énorme déséquilibre entre les deux premières catégories, joint à la répartition inégale du personnel entre les zones rurales et les zones
urbaines, est l'un des principaux obstacles qui s'opposent à la réduction des taux de morbidité et de mortalité, tant généraux que spécifiques.
aux directeurs d'hôpitaux est en cours et un grand nombre d'entre eux ont déjà bénéficié d'un recyclage en bonne et due forme. 117.
On constate, dans les pays de la Région, un
intérêt grandissant pour les problèmes ruraux, notamment ceux qui concernent les collectivités d'accès
facile. Des programmes sont élaborés et exécutés avec la participation active des habitants par l'inter-
Les résultats de l'enquête sur l'enseignement médical en Amérique latine seront aussi publiés en 1973. II s'agit d'une étude en profondeur menée dans cent trente -huit écoles de médecine, qui porte non 122.
médiaire de comités sanitaires. Ils couvrent la formation de travailleurs sanitaires, par exemple de sages femmes traditionnelles dans la République Dominicaine. Le personnel de base de ces programmes est constitué par des auxiliaires bien formés, à qui l'on confie certaines responsabilités en matière de traitement, sous la surveillance d'infirmières qualifiées chaque
seulement sur les méthodes d'enseignement, mais aussi sur le comportement et les attitudes des étudiants, des professeurs et des administrateurs. Les renseignements
recueillis à cette occasion seront extrêmement utiles
pour la planification des personnels requis par les services de santé, planification qui est maintenant considérée comme indispensable si l'on veut réduire l'écart entre les possibilités de formation et la demande de personnel. 123.
fois qu'il est possible. En outre, les diplômés des universités préparant aux professions de santé sont appelés à exercer un an ou deux dans les zones rurales. 118. En 1974, une nouvelle méthode de programmation sanitaire sera appliquée dans le cadre du système de projections quadriennales des activités de l'OPS et de l'OMS dans les pays de la Région. Ce système fait partie du processus de planification et repose sur l'emploi de méthodes adaptées aux conditions locales, aux ressources disponibles et aux objectifs à atteindre. 119.
En tout, 1328 bourses d'études ont été accordées
en 1972, mais le nombre des demandes est en augmentation. C'est pourquoi on se propose d'attribuer, en 1974, 1422 bourses au total, dont 435 pour des études de niveau universitaire. Les prévisions comprennent aussi 15 cours ou séminaires sur divers problèmes de santé, qui seront organisés à l'intention de 533 participants au total. 124.
En conclusion, le Directeur régional s'est référé
Les activités d'enseignement et de recherche
du Centre panaméricain de Planification sanitaire sont en train d'être décentralisées au niveau de divers pays de la Région. 120. En 1973, les résultats de l'enquête interaméri-
à la troisième réunion spéciale des ministres de la santé des Amériques, qui s'est tenue à Santiago (Chili) en octobre 1972, et au cours de laquelle un plan décennal de santé a été établi pour la période 1971 -1980 dans le cadre de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. Les objectifs sanitaires fixés par l'Organisation des Nations Unies
caine sur la mortalité infantile seront publiés. Les rapports préliminaires concernant une étude de 35 000
ont été largement dépassés dans les Amériques et, en conséquence, il est nécessaire de redéfinir les problèmes prioritaires et de fixer de nouveaux objectifs dans chaque cas. Les recommandations des ministres ont été intégrées dans la politique de l'OPS et de l'OMS,
décès survenus chez des enfants de moins de 5 ans dans quinze zones urbaines et rurales des Amériques ont mis en évidence l'interaction qui existe entre la malnutrition, les infections, l'environnement et l'ignorance. Particulièrement importante à cet égard est la
à la suite d'une décision prise lors de la vingt -
malnutrition des mères et des enfants, qui constitue un problème méritant une attention prioritaire, puisque les décès d'enfants de moins de 5 ans représentent plus de 20 % de tous les décès dans dix -sept pays de la Région, et jusqu'à 40 % dans d'autres. C'est
quatrième session du Comité régional OMS des Amériques /XXIe réunion du Conseil directeur de l'OPS, immédiatement après la réunion spéciale des ministres de la santé. Il appartient donc maintenant aux
pourquoi 28 projets relatifs à la nutrition ont été
proposés pour 1974. Indépendamment des activités d'enseignement et de recherche de l'INCAP, il faut mentionner l'extension des activités de nutrition appliquée, qui a été rendue possible par une subvention de la Fondation Kellogg. 121.
gouvernements de formuler ou de mettre à jour leur politique sanitaire et de réviser leurs processus de planification pour harmoniser les buts nationaux avec les buts assignés à l'ensemble de l'hémisphère. Cette
étude donnera une idée de ce que l'on attend de
Au total, 45 projets sont proposés en 1974
l'OPS et de l'OMS et il pourrait en résulter des modifications du projet de programme et de budget pour 1974, dans le cadre des montants fixés pour la Région. 125. Un membre a évoqué l'épidémie de rougeole qui a sévi récemment dans la Région des Amériques,
pour le développement des personnels de santé. Ils portent sur la formation de cadres professionnels, de
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
25
entraînant une forte morbidité et de nombreux décès, et que l'OPS a aidé à enrayer en fournissant du vaccin. Ce membre a demandé si, dans l'avenir, la production en grand des vaccins pourrait être assurée à l'intérieur de la Région, rappelant à ce propos que l'Organisation envisage la création d'une banque de vaccins. 126. Dans sa réponse, le Directeur régional a confirmé que l'utilisation des vaccins antirougeoleux
s'était effectivement développée dans la Région, mais
du 30 novembre 1972, la bibliothèque avait reçu 40 700 demandes portant sur des services que les bibliothèques locales des pays d'Amérique latine ne sont pas en mesure d'assurer. Soixante pour cent de ces demandes ont été satisfaites par la bibliothèque régionale, 31 % par des bibliothèques affiliées de l'Etat de São Paulo, tandis que 9 % seulement devaient être transmises à la Bibliothèque nationale de Médecine des Etats -Unis. Il existe aussi un système d'échange et de prêts auquel participent plus de 800 bibliothèques s'intéressant aux sciences de la santé au
qu'il subsistait des difficultés étant donné le coût élevé de ces vaccins et la grande complexité des tech-
Brésil et dans d'autres pays d'Amérique latine.
Il
niques de production. Les pays d'Amérique latine ne sont pas encore en mesure de produire leurs propres vaccins antirougeoleux. L'enquête interaméricaine sur la mortalité infantile a fait apparaître que la mor-
talité par rougeole est élevée, en particulier chez les enfants sous -alimentés, et que la Région manque de vaccins adéquats. Deux gouvernements de la Région envisagent actuellement l'importation massive de vaccins antirougeoleux pour redistribution aux autres pays, ce qui permettrait de réduire les coûts et faciliterait les opérations administratives. 127. Confirmant une observation faite par un membre au sujet des grands services que l'institut panaméricain
a été reçu 490 demandes de bibliographies et listes de références à la plus grande partie desquelles la bibliothèque régionale a pu répondre, le reste étant satisfait par le système MEDLARS de la Bibliothèque nationale de Médecine des Etats -Unis. Le programme comporte également la fourniture de services consultatifs et des activités de formation, notamment des cours supérieurs pour bibliothécaires professionnels et assistants dont
peuvent profiter les pays d'Amérique latine et qui sont financés par une subvention de la Fondation Kellogg. Les ressources locales ont été mises à contribution pour construire une annexe abritant les services élargis de la bibliothèque régionale de médecine, dont
les activités ont été développées grâce à des fonds provenant du Gouvernement brésilien, du Commonwealth Fund, de la Fondation Kellogg et de la Bibliothèque nationale de Médecine des Etats -Unis, ainsi
de contrôle de la qualité des médicaments au Brésil
pourrait rendre à tous les pays d'Amérique latine pour résoudre les problèmes de plus en plus nombreux et
que des budgets ordinaires de l'OPS et de l'OMS. L'objectif est de mettre en place un réseau panaméricain de services d'information biomédicale et sociale faisant appel aux bibliothèques des pays de la Région,
importants qui se posent à propos des médicaments, le Directeur régional a déclaré que le Gouvernement du Brésil avait sollicité du PNUD une aide de
$2 000 000 répartie sur une période de quatre ans pour l'installation de l'institut régional à l'Institut Adolfo Lutz de São Paulo. Les bâtiments sont pratiquement achevés et le projet sera étudié à la prochaine réunion du Conseil d'administration du PNUD. On
une bibliothèque étant désignée dans chaque pays pour faire fonction d'organe centralisateur. Le Gouvernement du Brésil a sollicité du PNUD une aide d'un montant de $250 000 pour mettre ces réalisations
compte qu'il sera possible à l'institut d'entrer en service avant la fin de l'année 1973. Entre -temps, la Food and Drug Administration des Etats -Unis d'Amérique et le Gouvernement du Canada offrent des facilités pour la formation de cinq boursiers de l'OMS à l'analyse des médicaments et à l'inspection de la production pharmaceutique, conformément à la politique préconisée ces dernières années par l'Assemblée de la Santé. Des programmes pour la formation d'analystes de médicaments sont également en cours à l'Université du Panama et l'on espère que l'établissement de l'institut au Brésil permettra de compléter utilement ces activités.
en train sur son propre territoire et l'on espère qu'il pourra être fait appel à la même source de fonds pour
d'autres pays de la Région. Le Directeur régional a souligné en particulier la nécessité d'assurer un service d'information médicale aux médecins et autres travailleurs sanitaires des régions rurales qui souvent demeurent totalement à l'écart des progrès accomplis dans leur propre domaine scientifique. 129.
Un membre a insisté pour qu'une très haute
priorité soit attribuée aux services d'entretien du
matériel médical, tels que ceux qui font l'objet du projet Venezuela 4804. Le Directeur régional a expliqué
que les pays manquaient des techniciens spécialisés ainsi que des pièces de rechange nécessaires pour l'en-
Soulignant l'importance de l'assistance que la bibliothèque régionale de médecine de São Paulo 128.
apporte à tous les pays d'Amérique latine en leur
tretien d'un matériel complexe; des études spéciales ont révélé l'absurdité des pertes financières qui en résultent. Les bâtiments abritant ce matériel sont parfois inadéquats car bien souvent il n'y a pas de consultations préalables suffisantes entre les services de tra-
fournissant de la documentation médicale pour l'ensei-
gnement, la recherche et les études biomédicales en général, un membre a demandé au Directeur régional de bien vouloir donner des détails complémentaires sur les activités de cette bibliothèque. Dans sa réponse, le Directeur régional a rappelé les origines et le dévelop-
pement de la bibliothèque, en précisant qu'à la date
vaux publics et les administrations sanitaires sur les détails de construction et les normes d'entretien. Le Gouvernement du Venezuela a reçu dans ce domaine une assistance de l'OMS depuis 1967 et le PNUD lui fournit également une aide depuis 1969. Initialement
26
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
approuvé pour deux ans par le PNUD, le projet a été
depuis lors prolongé jusqu'à 1975. Il a été créé un centre spécialement chargé de donner des avis techniques, de former du personnel et de faire des travaux
bâtiments. Les blessés sont moins nombreux qu'on ne l'avait d'abord pensé. Quoi qu'il en soit, grâce aux lits d'hôpital fournis par les pays voisins et avec l'aide des hôpitaux de campagne envoyés par plusieurs autres pays, les soins aux malades sont assez bien assurés. Un certain nombre de membres du personnel de l'Organisation se trouvaient dans le pays au moment de la catastrophe; avec l'équipe médicale détachée par le Bureau régional, il y a ainsi sur place huit personnes (médecins, ingénieurs et auxiliaires) pour aider le Gouvernement. L'Organisation a fait livrer divers types
de recherche. Le but est de constituer des circonsscriptions, autonomes dans toute la mesure du possible, pour l'entretien du matériel hospitalier; on s'emploiera aussi à élaborer une politique nationale de construction d'hôpitaux et à assurer la coordination entre toutes les
autorités responsables aux stades de la construction et de l'exploitation. Le Directeur régional a mentionné,
en outre, la série de huit cours qui ont été donnés au
centre, ainsi que les manuels et études qui ont été préparés. Les demandes de services analogues dans d'autres pays de la Région se multiplient. Dans un de ses hôpitaux, l'Institut mexicain de la Sécurité sociale
de fournitures, notamment des vaccins antityphoïdiques et antirabiques, et elle a régulièrement des consultations avec le Gouvernement au sujet de l'organisation des services sanitaires au cours de la phase de reconstruction. 133. Le Président, appuyé par plusieurs membres, a souligné l'importance du rôle que l'OMS peut jouer en cas de catastrophe naturelle, comme on a pu s'en rendre compte à la suite du désastre subi par le Nicaragua. Ils ont fait valoir qu'il importe de mieux
dispose de moyens qui se prêtent parfaitement à la création d'un centre de formation, possibilité à laquelle s'intéressent beaucoup les pays de la zone des Caraïbes. 130.
Un membre a demandé pourquoi le projet
inter -pays AMRO 0510 (Recherches sur la lèpre) n'était pas compris dans le chapitre consacré à l'aide à la recherche. Dans sa réponse, le Directeur régional a évoqué le grand intérêt suscité dans diverses parties de la Région par ce projet, dans lequel le tatou servira
définir les rôles respectifs de l'OMS, de la Croix -Rouge
et des autres organisations internationales afin que l'utilisation maximale des ressources des diverses institutions puisse être assurée lorsqu'il faut remédier aux conséquences d'une catastrophe. Il a été convenu que le rôle de l'OMS en cas de catastrophe naturelle serait examiné plus avant par le Conseil exécutif en liaison avec le point 7.1.1 de son ordre du jour. 1 134. Se référant au projet AMRO 2222 (Séminaire sur les demandes de prêts et l'élaboration des projets),
d'animal d'expérience pour la culture de Mycobacterium leprae, l'essai de nouveaux médicaments et les études visant à mettre au point un vaccin antilépreux.
détaillés sur les résultats du projet AMRO 0114
131.
Un membre ayant demandé des renseignements
(Surveillance des maladies infectieuses le long de la route transamazonienne et recherches sur ces mala-
dies), le Directeur régional a rappelé que l'Institut Evandro Chagas avait entrepris des études sur la prévalence des maladies dans la région traversée par cette route actuellement en construction. Les problèmes
un membre a demandé si un séminaire analogue ne pourrait pas se tenir dans une autre partie du monde, ou si le Bureau régional des Amériques ne pourrait pas
inviter des participants d'autres Régions. Dans sa réponse, le Directeur régional a mentionné les discussions antérieures relatives aux prêts consentis par la Banque interaméricaine de Développement et, en Reconstruction et le Développement pour des investissements dans des programmes financièrement équiparticulier, par la Banque internationale pour la
qui s'y posent sont typiques de la zone tropicale. Le Directeur régional a exposé en détail l'importance du projet du point de vue économique et agricole. Il a
signalé que l'Institut avait identifié un certain
nombre d'agents viraux et que, dans certaines localités, l'incidence de la lèpre atteignait 18 0/00. Une équipe de cinq experts (en bactériologie, virologie, paludologie et parasitologie) appartenant au Walter Reed Institute
librés d'adduction d'eau et d'évacuation des eaux usées. Le séminaire en question aura pour tâche d'analyser et de formuler des directives et des procé-
for Medical Research a été envoyée sur place par l'Organisation pour faire une étude préliminaire. Le Gouvernement du Brésil s'inquiète beaucoup du problème du paludisme et le programme a été étendu en conséquence. 132. Un membre a demandé des renseignements sur l'assistance fournie par l'Organisation à la suite de la catastrophe qui a frappé récemment le Nicaragua. Le Directeur régional, qui s'était alors rendu dans le pays, a décrit les conditions qui régnaient à Managua après le tremblement de terre. Pour le moment, il est imposible de dire exactement combien il y a eu de morts étant donné l'inévitable confusion qui a suivi le cataclysme et les incendies qui ont détruit de nombreux
dures pour la préparation des demandes de prêts concernant l'adduction d'eau et la construction d'égouts, en collaboration avec des organismes internationaux de financement. Dans le volume total
des crédits d'investissement consentis par ces organismes, la santé n'a pas la priorité. Les conditions exigées sont donc parfois plus difficiles à remplir que lorsqu'il s'agit de projets intéressant directement le développement économique. Le
Bureau régional
accueillera volontiers les personnes venant d'autres Régions qui désireraient participer à ce séminaire. 1 Voir les procès- verbaux de la cinquante et unième session du Conseil exécutif, treizième séance, section 10, et seizième séance, section 5 (EB51 /SR /13 Rev. 1, p. 199, et EB51 /SR /16 Rev. 1, p. 253).
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
27
135.
A l'occasion de l'examen du projet de pro-
Région n'a bénéficié d'une programmation, de normes,
gramme et de budget pour cette Région, le Conseil a étudié les projets AMRO 2300 (Eradication d'Aedes aegypti, inter- zones) et AMRO 2301 (Eradication
de procédures et de méthodes d'évaluation plus précises. Les principales difficultés rencontrées ont été les suivantes : résistance du vecteur aux insecticides chlorés; réinfestation dans les localités où la surveil-
d'Aedes aegypti, zone des Caraïbes) qui figuraient parmi les projets que le Conseil devait soumettre à une analyse approfondie.
lance n'a pas été assurée aussi rigoureusement qu'il l'aurait fallu; problèmes financiers (qui ont peut -être
été les plus sérieux de tous); carences en matière Le Directeur régional a expliqué que les deux projets concernaient l'éradication d 'Aedes aegypti, vecteur de la fièvre jaune urbaine et de la dengue dans 136.
la Région et soupçonné d'être aussi le vecteur de l'encéphalite équine vénézuélienne. L'éradication d'Aedes aegypti est la plus ancienne de toutes les activités soutenues par l'OMS et l'OPS. Le principe de l'éradication du vecteur a été approuvé par la XIe Conférence
sanitaire panaméricaine en 1942, et la décision de confier la responsabilité de la coordination des programmes d'éradication au Bureau sanitaire panaméricain a été prise en 1947 lors de la première réunion du
d'organisation et d'administration; enfin, dans certains pays et territoires, difficultés dans les relations avec le personnel, en particulier avec les agents chargés des pulvérisations. Dans ces conditions, les ministres de la santé, réunis en octobre 1972, ont passé en revue les problèmes qui s'étaient posés au cours de la décennie qui a débuté en 1970. Ils ont décidé de maintenir comme objectif absolu l'éradication d'Aedes aegypti, compte tenu des considérations suivantes: 1) la fièvre jaune de brousse persistera dans les pays situés dans la zone
d'enzootie de la maladie; pour la combattre,
les
Gouvernements du Brésil et de la Colombie produisent
Conseil directeur (on sait que le Bureau sanitaire panaméricain fait également office depuis 1948 de Bureau régional de l'OMS pour les Amériques). En prenant cette décision, les gouvernements ont tenu
heureusement, à partir du virus 17D, des quantités suffisantes de vaccin de qualité éprouvée qu'ils fournissent gratuitement à tous les pays qui en ont besoin, un accord ayant été passé à cet effet avec chacun des pays intéressés et une contribution ayant été apportée
compte du fait qu'Aedes aegypti avait été éradiqué de la Bolivie et de vastes régions du Brésil. En 1947, au moment où la décision a été adoptée, le vecteur était
par le Bureau régional; 2) du fait de l'existence de zones encore infestées par Aedes aegypti, certains pays
présent dans une zone couvrant près de 12 millions de kilomètres carrés, soit 29 % de la superficie totale de l'hémisphère occidental. Les gouvernements du continent ont pris en considération les faits suivants: grandes poussées de fièvre jaune urbaine enregistrées dernière s'étant produite en 1954 à la Trinité où quatre
demeureront en permanence exposés au risque d'importation de la fiève jaune urbaine, problème qui ne pourra évidemment être résolu que par l'élimination
du vecteur; 3) la dengue continuera de poser un problème, non seulement dans la zone des Caraïbes, mais sans doute aussi dans d'autres régions; d'autre part, des virus des types 2 et 3 ayant été isolés dans la zone des Caraïbes, des poussées de dengue hémor-
depuis le début du siècle dans les Amériques, la
cas avaient été observés; découverte dans la jungle, au cours des années trente, du cycle de la maladie en brousse, qui représente un risque de fièvre jaune urbaine
ragique sont à peu près certainement à craindre; 4) le progrès économique et social - avec l'industrialisation, l'urbanisation, l'emploi d'articles manufacturés et le volume excessif des déchets solides -a multiplié les gîtes larvaires artificiels possibles du vecteur,
là où Aedes aegypti est répandu; enfin, confirmation des poussées de dengue et de la menace de dengue hémorragique au cours des années soixante, en particulier dans la zone des Caraïbes. A la lumière de ces faits, les gouvernements ont à maintes reprises, de 1948 jusqu'à la dernière session du Comité régional qui s'est tenue en 1972, réaffirmé leurs vues concernant l'éradication d'Aedes aegypti. Les résultats, à en juger par
les indicateurs habituels, sont les suivants: jusqu'à cette année, seize pays et territoires, représentant 73,5 % de la superficie totale de la zone initialement infestée, étaient exempts d'Aedes aegypti; dans les 26,5 % restants, on trouvait des concentrations d'Aedes aegypti allant de moins de 1 % à plus de 5 %. C'est dans cette zone encore infestée que sont main-
ce qui vient encore compliquer la situation. Dans les pays de la Région, les grands centres urbains sont en train d'acquérir les caractéristiques des sociétés industrielles, ce qui a des répercussions directes sur le problème. La possibilité de modifications importantes dans le comportement du vecteur ne peut pas non plus être exclue; c'est pour cette raison que l'Organisation procède actuellement à des recherches intensives. 138. Une analyse coût /avantages a été faite en 1972 par une entreprise privée qui a comparé l'éradication d'Aedes aegypti avec la lutte contre ce vecteur et avec la vaccination contre la fièvre jaune; cette analyse a
tenant concentrés les programmes d'éradication du moins dans ceux des pays et territoires de la zone qui ont décidé d'entreprendre de tels programmes, car il y a malheureusement des gouvernements qui,
permis de conclure que, pour un niveau de prix donné, l'éradication était moins coûteuse et plus efficace que les deux autres formules. Il a été admis que
pour diverses raisons, se sont abstenus de le faire, bien qu'ils n'aient pas toujours pris les précautions voulues pour empêcher l'exportation d'Aedes aegypti. 137. On peut dire qu'aucune autre campagne de santé publique soutenue par l'Organisation dans la
la méthode d'analyse très complexe utilisée n'était peut -être pas appropriée; naturellement, l'écart en ce qui concerne les avantages n'est ni aussi important ni aussi accusé qu'on aurait pu le penser compte tenu de la gravité du problème. Quant à la recherche, elle a permis de résoudre le problème de la résistance par la
28
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
mise au point de nouveaux insecticides: on dispose à l'heure actuelle d'au moins quatre insecticides organophosphorés efficaces contre le vecteur devenu résistant aux insecticides chlorés. La série de recherches qu'ont menées les unités OMS de recherche sur Aedes en Ethiopie, à Bangkok et à Dar es -Salam sur l'écologie, la dynamique des populations et la génétique d'Aedes aegypti, l'utilisation de nouvelles techniques telles que l'épandage de volumes ultra -faibles d'insecticides par voie aérienne, au sol ou manuellement (qui permet réellement de réduire la population d'insectes, sinon de l'éliminer complètement) et les techniques employées
141.
Répondant à un membre qui se demandait si
l'expérience faite dans les Amériques en ce qui concerne
l'éradication d'Aedes aegypti pourrait servir à d'autres régions du monde, le Directeur général a précisé que dans les Amériques le but visé était l'éradication du
vecteur, tandis qu'en Asie du Sud -Est et dans le Pacifique occidental il s'agissait plutôt de réduire la population de vecteurs à un point tel qu'il n'y aurait plus de risque de dengue, de fièvre hémorragique et de fièvre jaune. L'éradication, telle qu'elle est conçue dans les Amériques, n'est pas réalisable pour l'instant dans les Régions de l'Asie du Sud -Est, du Pacifique occidental et de l'Afrique.
pour déceler les petits foyers résiduels - tous ces faits nouveaux peuvent être avancés pour justifier la décision
Cependant, certaines
techniques utilisées dans les Amériques pourraient l'être en Asie du Sud -Est et dans le Pacifique occidental,
prise par les gouvernements de poursuivre pendant la présente décennie leurs efforts en vue d'éliminer le vecteur, de renforcer la surveillance dans les pays qui
l'ont déjà extirpé (c'est -à -dire, comme on l'a déjà indiqué, dans près de 74 % de la zone primitivement infestée) et de coopérer tant avec les gouvernements de
comme l'a démontré l'unité OMS de recherche sur Aedes de Bangkok qui vient de mener à terme un programme de cinq ans. Cette unité a également mis au point plusieurs nouvelles techniques de lutte dont certaines ont été mentionnées par le Directeur régional pour les Amériques. Certaines de ces nouvelles techniques pourraient être aussi appliquées dans les Amériques. Il est donc évident que les recherches faites dans une Région peuvent être utiles à d'autres Régions.
la zone des Caraïbes qu'avec les autres pays - des
Etats -Unis à l'extrême sud du continent - pour
l'exécution de campagnes d'élimination du vecteur. A cette fin, les gouvernements ont mis au point une stratégie détaillée couvrant à la fois les services directs et les services de soutien, les services d'éducation et les services de recherche. 139. Il est bien compréhensible qu'en face d'un programme qui dure déjà depuis vingt -six ans, on se demande parfois s'il est utile de le poursuivre. Cependant, quelle que soit la valeur que l'on attribue
Ainsi, la technique d'application d'insecticides sous volume ultra- faible pourrait permettre de réduire
rapidement les densités de moustiques et dans bien des cas de les maintenir à un faible niveau pendant de longues périodes. Elle pourrait être utilisée dans les Amériques ou en Afrique pour juguler des poussées
de fièvre jaune ou de fièvre hémorragique. L'unité OMS de recherche sur Aedes de Dar es-Salam en a démontré la possibilité en Tanzanie.
aux investissements déjà faits par les gouvernements pendant ces vingt -six années et aux importants résul-
tats obtenus, étant donné l'accroissement du risque de fièvre jaune sous l'influence des activités de dévelop-
pement qui s'étendent dans la jungle, la majorité des
pays sont d'avis qu'il est justifié de poursuivre le programme jusqu'au moment où le vecteur aura été complètement éliminé.
Asie du Sud -Est (Actes officiels No 204, pages 289 -341) 142.
Pour cette Région, les prévisions relatives à 1974
accusent, par rapport à 1973, une augmentation de $826 178 qui se décompose comme suit: Augmen1973 US 11
Commentant la déclaration du Directeur régional sur les deux projets considérés, un membre a fait observer que les différents gouvernements de la Région ont été tenus au courant des activités entreprises par un rapport que leur a transmis le Bureau régional. En outre, chacun des pays représentés à la réunion des 140.
1974
US $ 9 807 049
tation US $
Activités dans les pays Bureau régional
9
084 288 889 861
993 278 10 800 327
722 761 103 417 826 178
9 974 149
ministres de la santé en octobre 1972 a procédé à l'évaluation de ses propres programmes ainsi que des programmes entrepris de concert avec l'Organisation. Lors de cette réunion, les participants ont donc eu la possibilité d'évaluer non seulement les programmes de l'année écoulée, mais aussi tous les programmes de la 143.
Le coût des projets d'assistance directe aux
gouvernements est en augmentation de $665 072, soit plus de 92 % de l'augmentation totale de $722 761 pour
dernière décennie et en outre d'établir les priorités pour la prochaine décennie, en quantifiant les objectifs.
les activités dans les pays. Les prévisions relatives aux conseillers régionaux sont majorées de $52 722, dont $43 362 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste, et $9360 pour les services communs. L'augmentation de $4967 prévue pour les représentants
C'est là un progrès très important, car on fait ainsi de la programmation pour l'avenir, avec détermination d'objectifs très précis pour les divers programmes sanitaires et évaluation de ce qui a été fait les années précédentes.
de l'OMS correspond aux dépenses afférentes au nouveau poste d'assistant d'administration créé au bureau du représentant de l'OMS en Inde ($5212),
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
29
dépenses partiellement compensées par une réduction des montants prévus pour les postes existants ($245). 144. L'augmentation de $103 417 pour le Bureau régional comprend $88 777 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste et $14 640 pour
d'activité englobant la santé maternelle et infantile, la planification familiale, l'éducation sanitaire, et le développement des ressources correspondantes en personnel de santé, dans le cadre des services de santé de base, constitue l'essentiel des programmes de santé
les services communs.
En présentant les prévisions relatives à la Région, le Directeur régional a appelé l'attention 145.
de la famille, auxquels viennent s'ajouter un certain nombre d'activités annexes : études sur les personnels de santé, préparation aux techniques cytologiques modernes et utilisation de ces techniques, création de centres de référence et de documentation sur la planification familiale, etc. Il reste toutefois beaucoup
sur la page 128 des Actes officiels No 204 où est résumé
l'ensemble du programme de la Région, Les projets additionnels demandés par les gouvernements, qui se chiffrent à $1 362 642 et qui ne pourront être exécutés que si des fonds supplémentaires peuvent être libérés ou si les gouvernements modifient les priorités de leurs programmes, figurent à l'annexe 7 du volume (pages
à faire pour renforcer la coordination nationale et internationale à cet égard. 149. Comme le Conseil en a déjà été informé lors d'une session précédente, les gouvernements de la
Région s'intéressent de plus en plus aux programmes
695 -696). Sur les 226 projets proposés au titre du budget ordinaire pour 1974, 188 correspondent à des activités déjà en cours en 1973. Quarante -trois projets ou phases de projets doivent arriver à leur terme en 1974.
visant à prévenir et à combattre les maladies non transmissibles, ainsi que les zoonoses. En 1973, un deuxième séminaire régional sur la santé publique vétérinaire aura lieu en Thaïlande pour étudier les problèmes que posent l'organisation des services de santé publique vétérinaire et la lutte contre les zoonoses.
Le Directeur régional a expliqué que les programmes visant à renforcer les services de santé 146.
Des mesures efficaces de préparation à la lutte contre les zoonoses ont été prises en Mongolie, où des instal-
(42,4 %) et à prévenir ou combattre les maladies (31,7 %) représentaient au total plus de 74 % de l'ensemble des programmes financés par le budget ordinaire et constituaient par conséquent l'essentiel des programmes proposés. L'accroissement des crédits
lations pouvant produire des quantités importantes de vaccin antibrucellique sont en cours de création; lorsqu'elles auront atteint leur pleine capacité de production, il devrait être possible de réduire la fréquence
de la brucellose dans les populations animales et humaines. 150.
prévus au budget ordinaire pour les programmes concernant l'hygiène du milieu traduit la continuation
d'une tendance qui a déjà été signalée. Dans ce domaine, les activités financées par d'autres sources sont
Le développement des ressources en personnels
en régression, ce qui peut s'expliquer par l'heureux achèvement des enquêtes préinvestissement financées par le PNUD. Le Directeur régional a indiqué qu'une fois ces enquêtes terminées, on entreprend la mise en ceuvre de programmes de plus grande ampleur grâce
de santé continue de prendre une importance croissante dans la Région. Le nombre des projets de pays et inter -pays comportant des. activités de formation, sous forme de cours, de conférences -ateliers et de séminaires, augmente progressivement. De nombreuses bourses d'études sont accordées en liaison avec
à l'aide d'organismes bilatéraux et de la Banque pement.
internationale pour la Reconstruction et le Dévelop147. Dans tous les pays de la Région, on prend toujours davantage conscience de la nécessité de renforcer
l'exécution de projets, et les gouvernements se préoccupent sans cesse davantage de mettre sur pied les
services de soutien qui permettront au personnel qualifié de se consacrer pleinement aux tâches plus spécialisées. Deux grands programmes généraux d'enseignement et de formation professionnelle seront mis à exécution dans la Région en 1973, et la création de centres de préparation à l'enseignement médical viendra répondre au besoin qui se fait sentir en Asie du Sud -Est d'un programme général à long terme de formation d'enseignants des sciences médicales et apparentées. Les activités de formation en groupe ont d'autre part continué de jouer un rôle aussi important qu'efficace dans le développement des ressources en
encore les services de santé et de l'importance que présentent les techniques d'administration et de gestion pour assurer la prestation des services sanitaires dans
des conditions satisfaisantes. Presque tous les pays Membres ont constitué, au sein de leur ministère de la santé, des unités de planification sanitaire qui, grâce à l'efficacité dont elles font preuve, facilitent considé-
rablement l'action dans ce domaine. Le Directeur régional a confirmé qu'une assistance était fournie afin de renforcer encore ces unités et les services annexes. Le programme de planification familiale financé par le FNUAP prend progressivement de l'extension. 148.
personnels de santé; elles ont notamment permis d'assurer la formation permanente dont le besoin se faisait fortement sentir pour le personnel professionnel
et autre des services de santé et des établissements d'enseignement. 151. En 1972, le Comité régional a procédé à un examen approfondi du programme de lutte anti-
En Inde, au Bangladesh et au Népal, on procède activement à la planification et à la négociation des programmes. La santé de la famille considérée au sens large, c'est -à -dire comme un vaste domaine tuberculeuse dans les pays de la Région, examen qui
30
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
a comporté pour la première fois une analyse coût/ avantages; le Comité a décidé d'avoir de nouveau recours à cette technique pour les examens futurs. 152. Un membre du Conseil ayant fait observer que les montants affectés à l'éradication du paludisme et
existent tant au Bureau régional que dans les pays Membres, et il y a lieu de penser que, dans la ligne de
cette évolution, de nouveaux types de programmes pourront être mis sur pied au cours des prochaines années. 155. Lors de l'examen des prévisions budgétaires pour cette Région, le Conseil a étudié le projet Inde 0053 (Centre de chimiothérapie de la tuberculose, Madras), qui figurait parmi les projets retenus pour
de la variole paraissaient décliner, le Directeur régional
a indiqué que la faible réduction des crédits prévus pour l'éradication du paludisme résultait d'une diminution du nombre des postes. Elle s'explique par le fait que, d'une manière générale, la situation s'est améliorée dans la plupart des pays de la Région. Pour
analyse particulière. 156.
ce qui est de la variole, la situation s'est elle aussi beaucoup améliorée et la maladie a cessé de constituer une menace pour la santé publique; en Indonésie, par
Le Directeur régional a répété que l'assistance
exemple, aucun cas n'a été signalé depuis janvier au fait qu'une subvention de $150 000 qui avait été allouée à l'Inde en 1973 n'a pas été renouvelée en 1974. 153.
dont bénéficie actuellement ce projet est exclusivement de caractère consultatif, l'OMS fournissant par exemple
1972. La diminution des crédits est due essentiellement
les services de consultants chargés d'évaluer le programme du centre. L'Organisation fait également donner par des consultants des avis d'experts sur les facteurs assez complexes dont il faut tenir compte pour organiser les études de chimiothérapie, mais, en dehors de cela, son assistance au cours des dernières années a consisté presque entièrement à assurer les
Un membre a soulevé une question de principe
concernant le centre de chimiothérapie de la tuberculose de Madras (projet Inde 0053), qui est subventionné par l'OMS depuis 1955. Il désirait savoir s'il n'était pas entendu qu'au bout de vingt ans les pays s'engageaient à assumer entièrement la charge des projets soutenus par l'Organisation. D'autre part, le même membre a demandé pourquoi un projet concernant la médecine du travail (Bangladesh
achats de médicaments, de substances chimiques, de matériel et de fournitures qui étaient nécessaires pour la recherche et que le centre ne pouvait se procurer sur le marché local au moyen de fonds nationaux. Le projet a débuté en décembre 1954 et le montant des dépenses jusqu'à la fin de 1971 s'élève à un total de $1 313 689, couvert par le PNUD. Les fonds approuvés
par le PNUD pour 1972 sont de $41 296, ce qui fait
proposé pour le Bangladesh alors que de multiples autres problèmes de santé se posent de façon urgente dans ce pays. En réponse, le Directeur régional a indiqué qu'en ce qui concerne le centre de chimiothérapie de la tuberculose, l'OMS ne fournit actuellement qu'une assistance de caractère consultatif, par exemple en assurant les services de consultants pour évaluer le programme du centre; le Gouvernement indien est d'ailleurs d'accord pour que l'aide financée sur les fonds du PNUD prenne fin dans un proche avenir. Pour ce qui est du projet concernant la médecine
ressortir une diminution de l'allocation annuelle. Pour les années antérieures, par exemple pour 1962, les
fonds du PNUD atteignaient encore quelque
$144 000. Le projet Inde 0053 offre en fait un excellent exemple de planification, de réalisation et de dévelop-
pement d'un projet OMS où les responsabilités sont progressivement reprises par les autorités nationales. Le centre de chimiothérapie de la tuberculose s'est ouvert en 1956 sous les auspices communs du Conseil indien de la Recherche médicale, du Gouvernement de l'Etat de Madras (aujourd'hui Gouvernement du Tamilnad), du Medical Research Council du 157.
du travail au Bangladesh, le Directeur régional a confirmé que, bien qu'il n'ait pas personnellement appuyé sans réserve cette proposition, le projet a néanmoins été inscrit dans les prévisions régionales pour répondre au voeu du Gouvernement, et compte tenu du montant relativement faible ($4350) des crédits nécessaires. 154. Le Directeur régional a indiqué qu'en 1973 la conception et la gestion des programmes et projets régionaux seraient encore améliorées grâce à l'appli-
Royaume -Uni et de l'OMS. Lancé pour répondre à un besoin urgent d'enrichissement des connaissances et des techniques, le projet a été entrepris et exécuté pour
ainsi dire dans un vide total. Il a fallu que tous les postes clés de niveau professionnel soient pourvus par du personnel international (à une époque, on ne comptait pas moins de neuf membres du personnel de l'OMS affectés au projet), qui a dû commencer à travailler sans le concours d'homologues nationaux, puisqu'il n'y avait pas sur place de spécialistes con-
cation des principes modernes de gestion, de manière
à renforcer l'efficacité de l'aide qu'apporte l'OMS aux gouvernements membres. Les programmes régionaux visent à consolider les résultats obtenus par les programmes en cours d'exécution en coordonnant plus étroitement les projets connexes, tout en explorant et en exploitant les progrès récents des sciences et des techniques susceptibles de faciliter la solution des problèmes critiques qui se posent dans les pays de la Région. Les ressources nécessaires pour ces innovations
venablement préparés. Au fil des années, un cadre de chercheurs a été systématiquement constitué et, après 1966, date à laquelle il a été possible de nommer
à la tête du centre un directeur indien, le retrait du personnel OMS a été progressif et bien échelonné. 158. Le dernier agent de l'OMS (un technicien de laboratoire) a été retiré le 31 décembre 1969. Depuis 1965, date à laquelle le dernier médecin de l'OMS a
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
31
quitté les lieux, la direction scientifique du centre de chimiothérapie de la tuberculose est assurée par les autorités nationales et l'OMS n'a plus fourni d'assistance autrement que sous la forme de brèves missions de consultants, tout en continuant à procurer, pour les travaux de recherche, les médicaments et le matériel indispensables qu'on ne peut trouver en Inde. Si
stade de quiescence bactériologique dans les deux groupes de sujets et il n'y avait pas de risque particulier
cette forme d'assistance a été maintenue jusqu'en 1972, c'est parce que ce projet a permis et permet encore une accumulation systématique de données scientifiques qui ont motivé une révision fondamentale du traitement médicamenteux de la tuberculose, dont
profitent aussi bien les pays techniquement avancés que les pays en voie de développement. La qualité de
d'infection pour les contacts familiaux proches. De même, après une période d'observation de cinq ans, on n'a pas constaté non plus de différences dans les taux de rechute. Ainsi, pour autant que les malades reçoivent un traitement chimiothérapique normal et efficace, les avantages classiques du traitement en sanatorium - logement spacieux et aéré, nourriture de bonne qualité, repos au lit, soins infirmiers attentifs - ne se traduisent pas par de meilleurs résultats. Le traitement chimiothérapique à domicile est évidemment beaucoup moins coûteux et ne provoque pas, dans les familles, les bouleversements dont s'accompagnent le placement en sanatorium ou
ses essais cliniques, qui se sont toujours déroulés dans des conditions strictement contrôlées, ainsi
l'hospitalisation de longue durée avec tous les problèmes de réadaptation qui en découlent. Les conclu-
que la complétude et l'exactitude de ses collectes, analyses, présentations et interprétations de données ont valu au centre de chimiothérapie de la tuberculose une réputation internationale dans le domaine de la recherche. Depuis sa création, le centre a publié plus de quatre- vingt -dix communications dans les plus importants journaux spécialisés du monde et dans le Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé. Beau-
sions tirées de cette première étude de Madras ont conduit à apporter des modifications radicales à l'approche chimiothérapique du traitement de la tuberculose dans beaucoup de pays en voie de développement, où désormais on s'oriente résolument vers le
coup de ces publications sont considérées comme ayant fait date dans l'évolution de la chimiothérapie moderne de la tuberculose. Les essais cliniques contrôlés ont pour préalable la constitution de groupes de malades selon une méthode probabiliste appropriée garantissant qu'ils présentent tous des caractères analogues, que ceux -ci aient ou non un rapport avec l'issue du traitement. Quand les différents traitements à l'étude sont appliqués à ces groupes, on a donc la certitude que, si les résultats varient, les différences peuvent être attribuées aux traitements eux -mêmes et non à des caractères qui différencieraient les groupes de malades. La méthode des essais cliniques contrôlés permet non seulement de mesurer l'efficacité thérapeutique et la toxicité des médicaments, mais également d'étudier diverses modalités de traitement. Cette
traitement ambulatoire dès le départ. Dans les pays techniquement avancés aussi, cette étude a beaucoup contribué au mouvement qui veut que l'on renonce de plus en plus à prescrire le repos prolongé au lit ou le traitement en sanatorium. 159. L'étape importante suivante dans la série des découvertes faites par le centre a été la constatation que, si des considérations financières obligent à se limiter au traitement ambulatoire à l'isoniazide, il
faut alors appliquer une dose quotidienne unique représentant le double de la dose standard habituelle de 200 mg. D'ailleurs, l'auto- administration d'une dose de 400 mg par jour (au lieu de deux prises de
200 mg), outre qu'elle est plus commode pour le
patient et qu'elle favorise par conséquent la régularité du traitement, donne des résultats notablement supé-
méthode a donc été appliquée dès la première étude entreprise par le centre (entre 1956 et 1959). Il s'agissait d'un essai clinique contrôlé d'une durée d'un an dans lequel le traitement était dès le début administré
rieurs, à savoir 67 % au lieu de 44 % de guérisons bactériologiques. Il demeure néanmoins que le recours
à domicile et comparé à un traitement d'un an en sanatorium; tous les malades recevaient les mêmes traitement en sanatorium comme le traitement à domicile peut varier considérablement, il a été médicaments (PAS et isoniazide). Etant donné que le nécessaire d'examiner en détail quelles étaient exactement ces variations. Des différences importantes ont été mises en évidence dans les conditions de logement, le régime alimentaire, la quantité de repos et l'assis-
exclusif à l'isoniazide est nettement moins efficace que le traitement standard à base d'isoniazide et de PAS, qui assure dans 90 % des cas la stérilisation bactériologique au bout d'une année. Les résultats des examens des concentrations sériques d'isoniazide pratiqués sur tous les patients englobés dans cet essai d'administration quotidienne d'isoniazide, qui portait sur le rythme d'application du médicament, ont conduit le centre à une nouvelle phase importante de ses investigations. Il y avait de bonnes raisons de penser qu'il devrait être possible de mettre au point des schémas chimiothérapiques qui, à condition que
tance de personnel infirmier, toutes à l'avantage du groupe traité en sanatorium. Ce groupe a bénéficié d'un autre avantage: la régularité du traitement médicamenteux, car chaque dose était prise sous la surveillance directe du personnel du sanatorium, alors que certains des malades ambulatoires ne prenaient pas leurs médicaments de façon régulière, les cas d'irrégularité extrême étant cependant assez rares. Or, au bout d'un an, la maladie avait atteint le même
l'isoniazide soit utilisée à hautes doses, seraient efficaces même si les médicaments étaient administrés de façon intermittente. Dans la recherche de posologies peu coûteuses mais efficaces, non toxiques et facilement
acceptables qui se prêteraient à des traitements de masse, il était vite apparu qu'il était vain d'attendre des malades qu'ils prennent régulièrement les médicaments à domicile pendant toute la durée prescrite pour le traitement. D'aucuns ont essayé de remédier
32
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
à cela en appliquant une chimiothérapie ambulatoire quotidienne sous contrôle rigoureux, mais ce système s'est révélé très astreignant aussi bien pour le personnel
Or, le centre ne pourra poursuivre son travail que s'il reçoit une aide internationale.
sanitaire que pour les malades. Aussi ne convient -il
guère pour les pays en voie de développement ne disposant que d'un personnel et de moyens limités. Si l'on pouvait en revanche recourir à une chimiothérapie intermittente contrôlée, les possibilités de traitement de masse dans le cadre d'un programme communautaire de lutte antituberculeuse s'en trouveraient considérablement accrues. En effet, il serait
Europe (Actes officiels Ne 204, pages 343 -391) 162.
Pour cette Région, les prévisions relatives à 1974
accusent, par rapport à 1973, une augmentation de $372 398 qui se décompose comme suit: 1973 US lit
alors possible d'éviter les irrégularités occultes de traitement puisqu'on serait en mesure de repérer immédiatement tout malade qui ne se conformerait pas au programme de traitement ambulatoire. Deux études successives ont permis d'établir que l'administration bihebdomadaire de streptomycine complétée par une dose élevée d'isoniazide (pouvant être administrée ambulatoirement sous surveillance) avait une efficacité thérapeutique de 95 % chez les sujets sensibles
US 3 1
1974
Augmentation
Usa
Activités dans les pays Bureau régional
3 1
411 308
780 000 191 308
612 170 951 536 563 706
200 862 171 536 372 398
5
5
aux deux médicaments. La seconde des deux études, dans laquelle tous les malades ont été soumis quoti-
diennement pendant une période initiale de deux semaines à une triple chimiothérapie, autorise à penser
que ce schéma pourrait bien constituer un mode de traitement efficace à 100 % si la phase initiale de traitement intensif pouvait être prolongée au -delà de deux semaines. 160.
L'étape essentielle suivante de ces recherches
systématiques a consisté à explorer la possibilité d'appliquer, sans diminution d'efficacité ou de « solidité », des schémas thérapeutiques de périodicité
163. Les montants prévus pour les projets d'assistance directe aux gouvernements sont en augmentation de $118 659. Les prévisions relatives aux fonctionnaires sanitaires régionaux sont majorées de $70 975, à savoir $66 051 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste, $37 752 pour un poste supplémentaire de fonctionnaire sanitaire régional pour les maladies non transmissibles, avec une secrétaire, $2700 pour le personnel temporaire, $6500 pour les voyages en mission et $1000 pour les services communs, déduction faite de $43 028 représentant l'économie réalisée grâce à la suppression de quatre postes (ceux des fonctionnaires sanitaires
hebdomadaire, étant donné les avantages évidents qui en résulteraient sur le plan opérationnel. Malheureusement, des essais cliniques contrôlés ont montré qu'au stade actuel une telle formule ne pourrait
régionaux pour la tuberculose et pour l'hygiène
dentaire et de leurs secrétaires). L'accroissement de $11 228 prévu pour les représentants de l'OMS comprend $9228 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste et $2000 pour les services communs. 164. L'augmentation de $171 536 pour le Bureau régional comprend $117 552 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste, $53 396 pour cinq postes supplémentaires (un traducteur et quatre commis sténodactylographes), $3000 pour le personnel
à la rigueur être envisagée que pour les sujets qui inactivent lentement l'isoniazide. Toutefois, une autre « première » dans l'histoire du centre a consisté dans la mise au point d'une préparation- retard d'isoniazide
qui fait actuellement l'objet à Madras d'un essai contrôlé à grande échelle de toxicité et d'efficacité thérapeutique. Il y a de bonnes raisons de penser que cette préparation, même administrée une fois par semaine seulement, compensera les insuffisances de
l'isoniazide chez les inactivateurs rapides, tout en évitant la toxicité chez les inactivateurs lents. On considère qu'il s'agit là d'un essai sans parallèle dont
temporaire, $3000 pour les voyages en mission et $20 000 pour les services communs, déduction faite de $25 412 représentant l'économie réalisée grâce à la suppression d'un poste de médecin sous la rubrique « Services de santé ».
pourraient avoir des retentissements mondiaux pour l'organisation de tous les programmes nationaux de lutte antituberculeuse. les résultats 161. Le Directeur régional a conclu en exprimant la conviction que l'important travail de recherche entrepris dans le cadre de ce projet devrait se poursuivre
En présentant les prévisions relatives à la Région, le Directeur régional a indiqué que le montant total prévu au titre du budget ordinaire, soit $5 563 706, 165.
représente une augmentation d'environ 7,15 % par rapport à 1973.
aussi longtemps que le centre pourrait apporter des contributions essentielles, surtout si les enseignements scientifiques qui s'en dégagent trouvent des applications pratiques dans la lutte antituberculeuse à travers le monde. C'est très certainement le cas actuellement.
Des ajustements apportés au budget de 1973 ont permis d'y inclure, conformément à la recom166.
mandation du Comité régional, trois programmes inter pays initialement classés parmi les projets additionnels.
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
33
167. Les prévisions concernant le programme dans les pays de la Région, ventilées par catégories d'activités,
être attribuées dans la limite des crédits disponibles se trouvera réduit. 171. Pour les maladies transmissibles, le montant prévu continue à représenter à peu près 15 % du total des fonds consacrés aux activités dans les pays. Les dépenses afférentes à l'hygiène du milieu accusent une augmentation et atteignent 18 % environ de ce total. Le renforcement des services de santé continuera à
figurent dans le tableau de la page 345 des Actes officiels N° 204, qui met en évidence les tendances de ce programme. Au total, comme on le voit aux pages 128 et 129 du volume, les dépenses s'élèveront à $8 650 156,
soit une diminution de plus de $1 072 000 par rapport à 1973. En ce qui concerne les projets financés par le PNUD, la situation en 1974 serait entièrement différente si plusieurs projets nouveaux, qui font actuellement l'objet de négociations, étaient approuvés: les fonds de cette origine accuseraient alors une augmentation au lieu de la réduction que fait ressortir le projet
absorber la même proportion des fonds que précédemment (29 %). On note un léger accroissement pour
de budget. Evoquant un certain nombre de projets de grande envergure qui ont été financés par le PNUD, le Directeur régional a précisé qu'à la suite de l'étude sur l'approvisionnement en eau au Maroc, la Banque
les maladies non transmissibles, dont la part passe à 14,5 %. Enfin, le développement des personnels de santé s'inscrit pour environ 16 % du total, le solde, soit 7,5 %, revenant à des activités diverses. 172. Un membre ayant posé une question au sujet de l'augmentation des crédits prévus sous la rubrique
internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) a accordé à ce pays un prêt de $40 mil-
lions pour l'installation d'un réseau d'alimentation en eau. D'autre part, l'établissement d'un plan directeur pour la distribution d'eau et l'aménagement d'égouts dans la région d'Istanbul a permis au Gouvernement turc d'obtenir un prêt de $37 millions de la BIRD
« Maladies transmissibles - Activités générales », le Directeur régional a expliqué que cette différence était due à la convocation d'une conférence qui doit se réunir en 1974 pour étudier la prévention de la propagation des maladies infectieuses de pays à pays et, plus particulièrement, les problèmes posés par le tourisme et les déplacements de main- d'oeuvre. 173.
pour le service des eaux d'Istanbul et un crédit de
$2,3 millions de l'Association internationale de Développement pour l'extension du réseau d'égouts. 168.
En matière de tuberculose, le niveau des opéra-
Les prévisions pour 1974 au titre du budget
ordinaire intéressent 175 projets, contre 176 pour 1973;
sur ce total, il y a 85 projets qui se poursuivront et 32 projets ou phases de projets qui doivent s'achever en 1974. 169. Une assistance se chiffrant à $334 200 a aussi été demandée pour des projets additionnels qui ne
tions prévues reflète le rang relativement peu élevé de priorité donné par le Comité régional à l'action internationale contre cette maladie. Dans ce domaine, l'OMS a réalisé de grands progrès dans le passé et les connaissances acquises sont à la disposition des pays de la Région. Le fonctionnaire sanitaire régional pour la tuberculose ne sera donc plus nécessaire à partir de 1974; il sera remplacé par un fonctionnaire sanitaire
pourront être entrepris que si des crédits supplémentaires deviennent disponibles ou si les priorités sont modifiées; des détails à leur sujet figurent à l'annexe 7 des Actes officiels N° 204. 170. En ce qui concerne les programmes de bourses d'études prévus pour les pays, des crédits sont inscrits pour des chargés de cours, de façon que les gouvernements puissent utiliser les fonds disponibles en accordant des bourses ou en organisant des cours selon les besoins de leurs programmes nationaux. La répartition
régional responsable de la lutte contre les affections pulmonaires chroniques dans le cadre du programme concernant les maladies non transmissibles. Les activités d'hygiène dentaire diminuent, comme l'indiquent les crédits inscrits à partir de 1973, mais celles
de santé mentale se développent. Le fonctionnaire sanitaire régional pour l'éducation sanitaire aura en 1974 des responsabilités accrues et devra aider à réaliser les éléments pertinents de nombreux projets intéressant notamment la pharmacodépendance et l'alcoolisme, les maladies cardio- vasculaires, la santé
de la famille, la protection de l'environnement et l'écologie. Il est à espérer que les gouvernements continueront, comme en 1972 et 1973, à verser des contributions volontaires afin qu'on puisse poursuivre
est la suivante: $30 000 pour les chargés de cours, $243 800 pour les bourses de caractère général. Les bourses pour des études dans des domaines déterminés
aux fins de divers projets absorberont $356 700, contre $314 200 en 1973, soit une augmentation de $42 500; quant aux bourses de caractère général, le montant susmentionné de $243 800 en 1974 se compare
certaines activités et en particulier les programmes à long terme de lutte contre la pollution du milieu et de santé mentale. 174. Si la République Démocratique Allemande devient Membre de l'OMS, il faudra apporter des
à $272 000 pour 1973. La somme totale relative aux bourses d'études représente maintenant 17 % environ du coût total des activités dans les pays. Les gouvernements demandent de plus en plus de bourses dans divers domaines, mais il n'a pas été possible de leur donner
modifications au programme de 1974. Il en résultera
également une coopération plus poussée avec
le
Conseil d'Aide économique mutuelle, ce qui influera
entièrement satisfaction avec les moyens financiers
existants. Il ne faut pas oublier qu'en raison de l'inflation, le nombre des bourses qui pourront
sur les activités dans la Région. Cependant, toute décision relative à cette coopération sera prise à l'échelon du Siège, puisque Cuba et la Mongolie sont
34
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
également membre§ du Conseil d'Aide économique mutuelle. 175.
180.
Un membre a appelé l'attention sur les descrip-
tions de plusieurs programmes inter -pays figurant dans les Actes officiels No 204. II a mentionné notam-
L'échange de lettres entre le Bureau régional
et la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier a été remplacé par un échange de lettres avec la
Commission des Communautés européennes, créant des relations avec cette Commission. Une coopération
plus large est attendue, notamment en matière de médecine du travail et de lutte contre les affections pulmonaires chroniques. 176. Une tendance à signaler est l'intérêt de plus en plus grand que manifestent les pays de la Région pour l'administration de la recherche et le rôle des administrations de la santé publique. Les conseils de la recherche médicale de plusieurs pays européens ont invité le Bureau régional à se faire représenter à leurs réunions communes. 177. En conclusion, le Directeur régional a parlé de la nouvelle formule d'établissement du programme
ment le projet EURO 8215 sur l'organisation de services pour les sujets atteints de cardiopathies congénitales. Le programme, tel qu'il est décrit, est extrêmement vaste et paraît dépasser les possibilités d'un consultant unique employé pendant un mois seulement. Le Directeur régional a répondu qu'à son avis, il y avait là à la fois un problème particulier et un problème général. Le programme cité est de caractère continu : on a procédé, en coopération avec plusieurs instituts nationaux, à une analyse minutieuse
de la situation actuelle en matière de cardiopathies congénitales et il paraît nécessaire de recourir à un consultant pour résumer les constatations faites à l'échelon national. D'un point de vue général, on peut effectivement dire que les descriptions de projets sont souvent trop larges et risquent de donner une impression erronée mais, comme il l'a indiqué précédemment, le Directeur régional espère que les nouvelles méthodes d'établissement du programme et du budget qui seront
et de présentation du budget qui sera appliquée à partir des prévisions pour 1975. Il s'est félicité de ce
appliquées à partir de l'exercice 1975 aideront à souligner davantage l'influence d'ensemble de l'OMS à l'échelon national et inter -pays, en permettant de décrire les engagements à long terme de façon plus
changement qui permettra de faire ressortir plus clairement l'action menée ou envisagée dans la Région. Les exposés de programmes auront trait à l'orientation d'ensemble et ne se limiteront plus à la description de
dynamique sans forcément se reporter aux projets particuliers énumérés dans les tableaux du document budgétaire.
projets particuliers, si bien qu'il sera plus facile de mettre en évidence les grandes lignes. 178.
Un membre a demandé au Directeur régional Méditerranée orientale (Actes officiels No 204, pages 393 -450) 181. Pour cette Région, les prévisions relatives à 1974 accusent, pár rapport à 1973, une augmentation de $831 724 qui se décompose comme suit: Us s 1973
ce qu'il pensait de la possibilité de prévoir des activités
à long terme avec un système de programme et de budget annuel. Le Directeur régional a répondu qu'il n'avait aucune difficulté à préparer un budget annuel pour les activités de ce genre. De toute manière, les programmes à long terme sont déjà approuvés en principe par le Comité régional. L'an prochain, le Directeur régional aura l'occasion, grâce à une conception plus dynamique des exposés de programmes, de
mentionner à nouveau le programme à long terme approuvé en matière de développement des personnels de santé. Il espère aussi qu'à cette époque il connaîtra
Activités dans les pays Bureau régional
9 156 356
878 933 10 035 289
Us s 9 957 971 909 042 10 867 013
1974
Augmentation
Us s
801 615 30 109 831 724
l'opinion du Comité régional sur les résultats de l'évaluation des cinq premières années du programme relatif aux maladies cardio -vasculaires et sur de nouvelles propositions concernant le programme de santé mentale. 179. Un membre a demandé ce qu'on envisageait de faire pour coordonner les activités du Bureau régional avec celles du Siège et des autres Régions. Il pensait tout particulièrement à l'exécution des programmes à long terme d'action fondamentale dans des domaines 182.
Le coût des projets d'assistance directe aux
gouvernements est en augmentation de $793 548, soit environ 99 % de l'augmentation totale de $801 615 pour les activités dans les pays. Les prévisions relatives aux conseillers régionaux sont majorées de $1393 pour couvrir les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel
en poste ($14 031) ainsi qu'un nouveau poste de conseiller en médecine du travail, avec une secrétaire
comme celui de l'hygiène du milieu. Le Directeur régional a déclaré qu'il n'avait éprouvé aucune difficulté
à coordonner les activités de la Région avec celles du Siège, et qu'il avait bénéficié du plein concours de
($17 208), déduction faite de $29 846 représentant l'économie réalisée grâce à la suppression de deux postes : un épidémiologiste (paludisme) et une secrétaire. L'augmentation de $6674 pour les représentants de l'OMS correspond à la différence entre un accroissement de dépenses de $9874 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste, et une réduc-
tous les intéressés. Quant à la coordination entre programmes analogues de Régions différentes, c'est au Siège qu'il incombe de l'assurer afin d'éviter tout double emploi.
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
35
tion de $3200 dans les prévisions relatives aux services communs. 183.
$17 434 328, soit environ $412 000 de moins que pour l'année 1973. Ce fléchissement est dû principalement
L'augmentation de $30 109 prévue pour
le
à une réduction considérable des sommes que l'on attend du PNUD et des fonds en dépôt. Un certain nombre de grands projets du PNUD doivent se termi-
Bureau régional est destinée à couvrir les augmentations
réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste. 184. En présentant les prévisions pour la Région, le Directeur régional a souligné qu'elles avaient été élaborées en consultation étroite avec les Etats Mem-
ner à la fin de 1973 et, par suite de l'adoption des nouvelles méthodes de programmation par pays selon lesquelles les chiffres indicatifs de planification déterminent l'ensemble des fonds qui seront alloués par le PNUD, les gouvernements ont éprouvé des difficultés
bres, compte tenu de la politique et des priorités fixées par l'Assemblée de la Santé et, en ce qui concerne les questions d'intérêt exclusivement régional, par le
Comité régional. Ces propositions visent à faire le meilleur usage possible des ressources disponibles pour aider chaque gouvernement dans les secteurs qu'il juge prioritaires. 185.
à affecter pour 1974 au secteur de la santé une part de ces fonds équivalente à celle de 1973. Cependant, les chiffres concernant les activités financées par le PNUD ne sont pas définitifs, car plusieurs gouvernements n'avaient pas encore soumis leurs propositions de programme à l'époque où les prévisions ont été établies. 190. Les activités financées au moyen de fonds en dépôt sont en diminution car les pays intéressés les
Le montant total des prévisions inscrites au
budget ordinaire pour 1974 accuse une augmentation de $831 724, soit environ 8,3 %, par rapport à 1973. 186. Les prévisions relatives aux représentants de l'OMS ne font apparaître aucune augmentation des
prennent progressivement en charge, comme convenu et conformément à la politique de l'OMS. 191. On trouvera à l'annexe 7 des Actes officiels No 204 le détail des projets additionnels demandés
effectifs, mais le Directeur régional a appelé l'attention
par les gouvernements, d'un montant total de $784 000,
sur le fait que des crédits pour du personnel de cette catégorie sont également prévus au titre des projets de services consultatifs en santé publique pour l'Oman, le Yémen démocratique, le Yémen et les Emirats arabes unis.
mais qui ne pourront être entrepris que si des fonds supplémentaires deviennent disponibles ou si les
gouvernements modifient l'ordre de priorité de leurs programmes.
Les prévisions du budget ordinaire englobent 240 projets contre 226 en 1973; dans 200 cas, il s'agit de projets qui étaient déjà en cours en 1973. Vingt 187.
192. A propos du programme inter -pays, le Directeur régional a fait observer que de nouveaux secteurs retien-
quatre projets ou phases de projets devraient s'achever en 1974. 188.
nent de plus en plus l'attention, notamment l'hygiène du milieu, la santé mentale, les problèmes de santé posés par les radiations et, naturellement, le développement des personnels de santé. 193. En conclusion, le Directeur régional a réaffirmé que les propositions de projets avaient été soigneusement mises au point en étroite collaboration avec les gouvernements directement intéressés, et qu'elles
Les prévisions concernant l'ensemble du pro-
gramme dans les pays de la Région, ventilées par catégo-
ries d'activités, figurent dans le tableau de la page 395 des Actes officiels No 204, qui met en évidence les ten-
dances de ce programme. Plus de 86 % des crédits demandés pour les activités dans les pays s'inscrivent sous trois grandes rubriques: renforcement des services de santé, développement des personnels de santé et
avaient été unanimement approuvées par le Sous Comité A du Comité régional à sa dernière session. 194. Un membre a fait part de son inquiétude devant la persistance de la variole dans la Région et a demandé quelles mesures étaient prises pour éradiquer la maladie. Le Directeur régional a répondu que les programmes d'éradication de la variole se poursuivaient. Dans
maladies transmissibles. En fait, la part réservée à chacun de ces trois principaux secteurs du programme est à peu près la même qu'en 1973, soit environ 33 pour le renforcement des services de santé, 27 % pour le développement des personnels de santé et 27 % égale-
ment pour les maladies transmissibles. Sous cette dernière rubrique, c'est le paludisme, suivi par la variole, qui constitue l'élément principal. En dehors de ces deux programmes, l'assistance offerte pour la lutte contre les maladies transmissibles s'est progressivement ralentie, ce qui est dû surtout au fait que les gouvernements sont maintenant à même de prendre la relève.
la Région, les principaux foyers de la maladie se trouvent au Pakistan, en Ethiopie et au Soudan, où le programme d'éradication a donné jusqu'ici des résultats prometteurs. Le programme le plus récent, mais aussi le plus difficile, celui de l'Ethiopie, progresse de façon satisfaisante. La partie méridionale du Soudan, précédemment inaccessible en raison des troubles civils, bénéficie désormais du programme d'éradication et l'on
compte venir à bout de la maladie dans les deux Le coût total des activités prévues au titre de tous les fonds gérés par l'OMS, comme indiqué à la 189.
prochaines années. Le programme du Pakistan donne
de bons résultats dans trois des quatre provinces, mais l'on enregistre encore de nombreux cas dans la
page
129
du
document
budgétaire,
s'élève
à
36
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE Il
province du Sind. Néanmoins, on espère que l'éradication de la variole sera réalisée au Pakistan dans deux ou trois ans. 195.
telles quelles dans un autre pays. Tout en reconnaissant que le Bureau régional profitait de l'expérience acquise ailleurs, il a fait observer que, vu la diversité des conditions locales, le succès d'un programme dans une
Evoquant l'apparente diminution du montant
des fonds alloués par le PNUD, signalée par le Direc-
teur régional dans son introduction, un membre a demandé si la nouvelle procédure instituée par le PNUD avait une influence sur les crédits affectés par les gouvernements au secteur de la santé. Le Directeur régional a reconnu que les gouvernements éprouvaient
Région, voire dans un pays donné, ne permet pas de préjuger de sa réussite en un autre lieu. On peut certes tirer leçon des échecs enregistrés mais il est difficile en pratique de mettre au point des règles et des méthodes
standard applicables à tous les pays d'une Région. 198.
Un membre a demandé des éclaircissements sur
sans doute plus de difficultés à fixer le niveau des crédits destinés au secteur de la santé, bien qu'un complément d'assistance reste nécessaire. Le PNUD soutient encore certains grands programmes de l'OMS dans la Région, notamment en ce qui concerne l'appro-
la raison d'être du projet inter -pays EMRO 4703 (Centres de radiothérapie - services de dosimétrie) car il ne voyait pas comment, en quatre mois, un consultant pouvait beaucoup aider les centres de radiothérapie à étalonner leurs unités de téléthérapie et
visionnement en eau, l'hygiène du milieu ainsi que l'enseignement et la formation professionnelle. 196.
Un membre a fait observer que, dans une certaine
mesure, les programmes inter -pays faisaient double emploi avec les programmes du Siège, et il a demandé quelles dispositions étaient prises pour coordonner ces activités. S'il posait cette question, c'était pour savoir si
à vérifier la précision des dosimètres. Le Directeur régional a expliqué que le consultant ferait le point de la situation dans quelques pays seulement et qu'il aiderait les centres de radiothérapie à étalonner leurs unités ainsi qu'à vérifier l'exactitude de leurs dosimètres. Le projet vise à améliorer les services de dosimétrie des pays où les normes ne sont pas toujours
observées. On espère qu'un second centre régional de dosimétrie pourra être créé bientôt dans la Région pour desservir tous les pays. 199.
la politique générale de l'Organisation était de
centraliser ou de décentraliser le processus de planifica-
tion, ou si l'on cherchait à réaliser un équilibre entre les deux tendances. Le Directeur régional a répondu que le Bureau régional essayait dans toute la mesure possible de coordonner ses projets avec le Siège et les
En réponse à la question d'un membre, le
autres Régions. Lorsqu'on connaît à l'avance les réunions qui seront organisées par le Siège ou à l'échelon interrégional, il est possible de tenir des réunions et des séminaires communs. On s'efforce de ne pas organiser
Directeur régional a confirmé que la gériatrie posait un important problème à Chypre, ce qui justifiait l'inscription dans les prévisions du projet Chypre 5301 (Services de gériatrie). Il a fait remarquer que le niveau sanitaire de l'île était relativement satisfaisant et que les habitants atteignaient un âge avancé, par comparaison à ce qui
la même année des réunions analogues à celles que peuvent mettre sur pied le Siège et les Régions voisines.
s'observe dans certains autres pays de la Région. Les maladies chroniques et dégénératives y sont donc importantes et retiennent toute l'attention du Gouvernement.
A titre d'exemple, le Directeur régional a signalé la réunion sur la santé mentale qui se tiendra en octobre 1973 à Addis -Abéba et qui remplacera en fait un séminaire interrégional et un séminaire de la Région de la Méditerranée orientale qu'il était primitivement prévu de réunir séparément. 197. Un membre a souligné l'importance de l'évaluation des programmes soutenus par l'OMS dans chaque pays, tout en en reconnaissant la difficulté. A son avis,
Un membre a demandé des explications au sujet des chiffres relatifs au projet EMRO 6003 concernant la composante sanitaire du programme mondial d'alphabétisation. Pour 1972 et 1973, ce projet, semble t-il, était financé par le budget ordinaire, tandis qu'en 1974, il le sera sur les fonds en dépôt. Le Directeur régional a répondu qu'il s'agissait d'une activité 200.
les évaluations faites dans n'importe quel pays sont utiles car elles permettent de tirer des conclusions générales. En effet, l'issue heureuse ou malheureuse
liée
à un programme exécuté principalement par
l'UNESCO au moyen de fonds fournis par le PNUD. Le projet a son centre en Iran, où le Gouvernement
d'un projet dans un pays donné ne peut manquer
a lancé un vaste programme d'alphabétisation, et l'UNESCO redistribue une partie des fonds à l'OMS,
d'influencer la planification d'un projet analogue dans un autre pays. Dans sa réponse, le Directeur régional a indiqué que le Bureau régional avait déjà évalué les programmes sanitaires de l'Egypte, de l'Irak et de la République Arabe Syrienne, et que l'on se proposait d'évaluer en 1973 le programme de santé de l'Ethiopie. Même si l'on ne peut pas recueillir toutes les données que l'on voudrait, ces exercices sont utiles et les évaluations ont une valeur considérable non seulement pour l'OMS mais aussi pour les pays eux -mêmes et pour les autres institutions, encore que les méthodes appliquées dans un pays ne puissent pas toujours être employées
qui doit fournir un consultant chargé de l'élément éducation sanitaire. En Iran, les frais entraînés par bon
nombre des projets du PNUD sont, en tout ou en partie, pris en charge par le Gouvernement. 201. Pendant l'examen des prévisions pour la Région, le Conseil a analysé le projet Afghanistan 4202
(Institut de Santé publique, Kaboul) pour lequel une étude en profondeur avait été demandée. Le Directeur régional a informé le Conseil qu'en 1955, au moment de
l'élaboration du premier plan quinquennal national,
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
37
le Ministère de la Santé de l'Afghanistan s'était rendu compte que l'insuffisance des effectifs de personnel à tous les échelons constituerait un obstacle majeur au développement des services de santé. La plupart des
que l'enseignement postuniversitaire de la santé publique a été inauguré à l'Institut. L'équipe de l'OMS a participé à la préparation du programme, ainsi qu'à l'enseignement proprement dit. Un deuxième cours de
250 médecins diplômés du pays n'avaient pas de formation en santé publique: cette discipline, en effet,
santé publique a commencé en automne 1972. La formation professionnelle étant la principale activité de l'Institut, il est prévu que l'assistance de l'OMS sera nécessaire pendant au moins cinq ans encore. L'aide proposée par l'OMS à l'Institut pour les années 1973 et 1974 comprendra le détachement de 203.
n'était pas inscrite au programme de la Faculté de Médecine de l'Université de Kaboul et l'on ne formait que très peu de personnel auxiliaire, car il était difficile de trouver des éléments possédant une instruction de base suffisante. Il a donc été proposé de créer un
Institut de Santé publique qui pourrait donner des cours d'orientation au personnel médical d'Etat, former du personnel auxiliaire, enquêter sur les grands problèmes de santé publique et faire office de bureau des statistiques démographiques et sanitaires. La construction du bâtiment a commencé en 1956 et s'est terminée en 1962; il s'agit d'un immeuble de trois
cinq membres de son personnel : un médecin principal/ épidémiologiste, un microbiologiste, un ingénieur
sanitaire, un spécialiste de l'analyse des denrées
étages doté d'excellentes installations, y compris un auditorium, plusieurs grandes salles de réunion et des laboratoires. Il a été officiellement inauguré en septembre 1964. En 1956, l'assistance de l'OMS avait
alimentaires et un technicien de laboratoire. L'Organisation continuera aussi d'accorder des bourses d'études au personnel et procurera à l'Institut diverses fournitures et du matériel de première nécessité. On compte également sur une assistance du FISE. Le Gouvernement se propose enfin d'installer à Kaboul un institut des vaccins dans des locaux distincts dont la construction a commencé il y a quelques mois. On s'attend que
porté en priorité sur la formation des travailleurs sanitaires de toutes catégories. Par la suite, elle a été étendue à la formation d'enquêteurs et de chercheurs. Les diverses activités menées jusqu'ici par l'Institut ont compris des enquêtes et des recherches sur divers problèmes de santé, la fourniture de services, ainsi que la formation de personnel. On peut citer notamment une enquête sérologique polyvalente effectuée à Kaboul et dans la province du Nangarhar afin d'établir le profil immunitaire de la population pour ce qui est des maladies infectieuses; une enquête sur la leish-
l'Institut de Santé publique de Kaboul collabore
étroitement avec ce nouvel institut des vaccins, qui doit bénéficier par ailleurs du soutien d'organismes d'assistance bilatérale, et le personnel de l'OMS sera, techniques et lui apporter toute autre assistance requise.
bien entendu, disponible pour lui donner des avis
maniose cutanée à Kaboul et dans les provinces; une étude de l'incidence des maladies diarrhéïques à Kaboul et dans plusieurs des provinces principales; le contrôle des approvisionnements en eau potable du Grand Kaboul et une enquête sur les manipulations subies par les aliments dans cette même ville. Parmi les
Pacifique occidental (Actes officiels No 204, pages 451 -508) 204.
Pour cette Région, les prévisions relatives à 1974
accusent, par rapport à 1973, une augmentation de $830 823 qui se décompose comme suit: Uss Activités dans les pays Bureau régional 7 080 877 1973
principaux services assurés par l'Institut, il convient de citer, en dehors des activités du laboratoire de santé publique, la création d'un comité chargé de planifier les
Uss
1974
Augmentation
Uss
7 853 189
772 312 58 511
activités futures et d'une commission nationale
803 975 7 884 852 8
862 486 715 675
des maladies transmissibles. L'Institut possède également un service de statistiques sanitaires qui seconde le Ministère pour l'établissement des statistiques démographiques et sanitaires.
830 823
L'une des principales attributions de l'Institut est de servir de laboratoire central de santé publique, avec ses départements de biochimie, de parasitologie, 202.
Un montant supplémentaire de $692 070, soit environ 90 % de l'augmentation de $772 312 prévue pour les activités dans les pays, permettra d'accroître l'assistance directe aux gouvernements. L'augmen205.
de mycologie et de virologie. L'Institut pourvoit également à une partie des besoins de l'Afghanistan en vaccins. En ce qui concerne les activités d'enseigne-
ment, elles ont surtout porté jusqu'en 1971 sur la formation d'auxiliaires et de personnel de niveau moyen, tels que techniciens d'assainissement, techniciens de laboratoire et statisticiens. En outre, l'Institu
tation de $41 595 prévue pour les conseillers régionaux comprend $33 085 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste, $2000 pour les voyages en mission et $6510 pour les services communs. Les prévi-
a aidé l'Université de Kaboul pour l'enseignement de la santé publique aux étudiants de cinquième année
sions relatives aux représentants de l'OMS accusent un accroissement de $38 647, qui se décompose comme suit: $25 897 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste, $800 pour le personnel
et il lui a également fourni des chargés de cours en microbiologie et en virologie. C'est en septembre 1971
temporaire, $2000 pour les voyages en mission et $9950 pour les services communs.
38
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
L'augmentation de $58 511 dans les prévisions relatives au Bureau régional comprend $47 261 pour les augmentations réglementaires des traitements et 206.
nombre d'éléments ayant acquis consultatifs à long terme.
les compétences
professionnelles voulues, les missions de consultants
autres éléments de rémunération du personnel en poste, $960 pour le personnel temporaire, $2000 pour
font l'objet de plus de demandes que les services Les projets visant à développer ou à améliorer la lutte contre les maladies transmissibles aiguës et, dans une moindre mesure, contre les maladies chroniques non transmissibles continuent d'absorber une grande partie du budget. La prévalence des maladies 212.
les voyages en mission et $8290 pour les services communs. 207.
En présentant le projet de programme et de
budget pour la Région, le Directeur régional a signalé que les prévisions, ventilées par catégories d'activités,
figuraient dans le tableau de la page 453 des Actes officiels No 204, qui fait clairement ressortir les tendances du programme régional. Le coût total des opérations dans la Région, indiqué à la page 130 du même volume, s'élève à $10 994 024, ce qui représente une augmentation d'environ $789 000.
gastro -intestinales et parasitaires est si élevée qu'il faut
de toute évidence accorder plus d'attention à ce problème, notamment à l'échelon local. On continuera de mettre l'accent sur l'amélioration des approvision-
Des détails concernant les projets additionnels demandés par les gouvernements sont fournis à l'an208.
nements en eau dans les zones rurales ainsi que sur l'évacuation hygiénique des déchets, la destruction des vecteurs de maladies, la lutte contre la pollution de l'environnement et l'hygiène des denrées alimentaires. 213.
nexe 7 des Actes officiels No 204; ces demandes, qui se
chiffrent à près de $1 932 000 au total, ne pourront être satisfaites que si l'on vient à disposer de fonds supplémentaires ou si les gouvernements modifient l'ordre de priorité de leurs programmes.
On fera une plus large place à la formation
de personnel en matière de biologie des vecteurs et de lutte antivectorielle, car une grande partie des maladies qui sévissent dans la Région sont transmises par des
insectes. Le renforcement et le développement des services épidémiologiques et de la surveillance épidé-
II est prévu pour 1974, au titre du budget ordinaire, un total de 205 projets - dont 124 étaient déjà en cours en 1973 - contre 208 en 1973. Trente -cinq projets ou phases de projets devraient s'achever en 209. 1974.
miologique feront également l'objet d'une attention spéciale.
Le projet de programme et de budget pour la Région a été examiné par le Sous -Comité du Pro210.
En ce qui concerne les services de laboratoire de santé, le programme vise à mettre sur pied et à renforcer progressivement un réseau coordonné de 214.
gramme et du Budget du Comité régional. A côté d'un certain nombre d'activités traditionnelles, il comprend divers projets nouveaux visant à faciliter la solution
laboratoires aux échelons national, régional et local. Du personnel sera formé aux techniques de laboratoire
normalisées et aux méthodes d'organisation et de gestion des laboratoires. Des services de consultants sont aussi prévus pour aider les pays à améliorer la fabrication et le contrôle des produits biologiques. Sous la rubrique générale « Santé de la famille », la planification familiale est de plus en plus étroitement associée à la santé maternelle et infantile, à la nutrition 215.
des problèmes de plus en plus nombreux posés par l'urbanisation, les modifications écologiques et l'accroissement de l'espérance de vie. La nature et les composantes de l'assistance de l'OMS dans chaque domaine, le rythme d'avancement des opérations, l'approche adoptée et les résultats escomptés varient selon les circonstances locales. Les lignes directrices principales sont fonction des priorités retenues par les gouvernements, du degré de développement des services de santé existants, des possibilités financières et économiques et des ressources en main- d'ceuvre qualifiée. 211.
et à l'éducation sanitaire de la population. Les tentatives éparses visant à assurer l'autonomie des activités de planification familiale cèdent devant les efforts déployés pour rattacher ces activités aux services de
santé généraux; on prend en effet de plus en plus conscience du fait que le succès des programmes de planification familiale est subordonné à l'existence de bons services de santé maternelle et infantile. Des gouvernements en nombre croissant sollicitent l'assis-
L'Organisation continuera de soutenir dans la
Région les activités de planification sanitaire nationale,
la coordination entre les services de santé spécialisés et les services de santé généraux ainsi qu'une intégra-
tance de l'OMS pour établir leurs programmes et formuler leurs demandes au FNUAP.
tion plus efficace des programmes spécialisés aux fonctions des services de santé de base. L'assistance fournie aux services de santé généraux ne vise pas seulement à l'extension des services de santé périphériques mais s'assortit aussi d'études propres à améliorer les prestations. Les recherches en organisation sanitaire seront donc poursuivies afin d'atteindre à une plus grande efficacité. Comme les personnels
Dans le domaine dentaire, l'action préventive tend à prendre le pas sur l'action curative. L'accent 216.
est maintenant mis sur des activités telles que l'hygiène
dentaire dans les écoles et la formation d'auxiliaires dentaires appelés à travailler dans les écoles et dans les services d'hygiène dentaire des consultations de santé maternelle et infantile.
nationaux comprennent maintenant un plus grand
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
39
217. En ce qui concerne le développement des personnels de santé, les demandes de services de consultants ont augmenté, mais visent l'organisation d'enseignements postuniversitaires plutôt que la création de départements universitaires. Par ailleurs, une im-
l'Assemblée de la Santé et, s'il y a lieu, au Conseil exécutif, et le renforcement éventuellement nécessaire du Bureau régional pour permettre à celui -ci d'assurer des services efficaces.
portance croissante est accordée à la formation des enseignants, non seulement dans les écoles de médecine rattachées aux universités, mais aussi dans des établissements de santé publique et autres centres de forma-
tion relevant des ministères de la santé. Un accord a été conclu avec le Gouvernement australien au sujet de la création d'un centre régional de formation d'enseignants à Sydney. Le programme prévoit des séminaires et des cours et l'on espère qu'après 1974 certains pays entreprendront la création de centres nationaux. 218. En conclusion, le Directeur général a déclaré que le projet de programme et de budget représentait l'aboutissement d'un dialogue continu poursuivi avec
Un membre, se référant au résumé des activités dans les pays qui figure à la page 453 du document budgétaire, a demandé pourquoi la rubrique « Maladies transmissibles » ne prévoyait aucun crédit pour les maladies à virus et pour la variole en 1974. Le Directeur régional a répondu que la variole n'était 220.
pas endémique dans la Région du Pacifique occidental et que le Bureau régional n'avait par conséquent reçu aucune demande de projet dans ce domaine. De même, aucune assistance n'a été sollicitée en ce qui concerne
les maladies à virus. Toutefois, le Bureau régional fournit des services consultatifs quand ceux -ci sont demandés.
les gouvernements dans les pays mêmes par les repré-
sentants de l'OMS, les conseillers régionaux et des missions spéciales composées de hauts fonctionnaires du Bureau régional. Ce mécanisme permet à l'Organisation d'étudier le programme avec les hauts
Activités interrégionales et autres activités techniques (Actes officiels NO 204, pages 509 -582)
fonctionnaires de la santé des pays intéressés et de
s'assurer dans une certaine mesure que son aide des pays.
répond bien aux besoins et à la capacité d'absorption
Les prévisions totales relatives aux activités régionales comprennent celles qui se rapportent aux activités interrégionales et autres activités techniques. Ces dernières prévisions accusent une augmentation totale de $124 592, soit: 221. Augmen1973
Sur la demande d'un membre, le Directeur régional a décrit certaines dispositions prises pour mettre l'OMS à même de fournir une assistance à la 219.
1974
US s
tation
US
USS
République populaire de Chine. Le Bureau régional est en mesure d'assurer cette aide mais ne sait pas encore
Activités interrégionales et
autres activités techniques ... 8 973 265 9 097 857 124 592 222.
sur quels points particuliers le Gouvernement de la République populaire de Chine la demandera. Il s'efforcera de répondre au mieux de ses possibilités aux demandes qui lui seront présentées, quand ce sera le cas. Le Directeur général a ajouté que le Direc-
pement du programme de recherches absorbera $101 824. Le solde de $22 768 permettra une certaine extension des projets de caractère interrégional ainsi que le financement d'activités organisées en collaboration avec d'autres institutions. 223.
Sur cette augmentation de $124 592, le dévelop-
teur régional et lui -même s'étaient rendus en République populaire de Chine en août 1972 pour y discuter de la coopération future avec les autorités chinoises. A la requête du Gouvernement, l'Organisation fournit déjà des publications, ainsi que des étalons biologiques
Lors de l'examen des prévisions pour les activités
et des souches pour la production de vaccins. Le Ministère chinois de la Santé a accepté, sur l'invitation
interrégionales, un membre, se référant au projet Interrégional 0276 (Equipe de lutte contre le choléra), a demandé des précisions sur l'activité antérieure de
du Directeur général, d'envoyer un groupe d'experts qui passera environ deux semaines au Siège de l'OMS et qui, de là, se rendra au Bureau régional du Pacifique occidental. On pense que ce groupe arrivera à Genève - vers la fin de janvier ou le début de février. L'Assemblée
l'équipe. En réponse, le Directeur général a indiqué que cette équipe a été au cours des récentes années, en particulier en 1970 et en 1971, un instrument essentiel de la lutte contre le choléra. En 1972, elle est restée
extrêmement active; les membres de l'équipe et des consultants se sont rendus dans des pays où le choléra s'était manifesté, notamment dans certaines régions de
de la Santé a été très avisée en décidant de prévoir dans le budget de 1973 un certain montant qui serait affecté aux projets exécutés en Chine. Le Directeur général a indiqué qu'il ignorait la nature des projets dont le Gouvernement chinois demanderait l'exécution, mais qu'il espérait pouvoir faire le point de la situation
l'Afrique, afin d'étudier la situation et d'aider les autorités nationales à appliquer les mesures de diagnostic et de traitement les plus adéquates. Cette équipe a donc accompli un travail très utile dans le passé et il importe de la maintenir en 1973 -1974 car elle est un élément capital de l'effort destiné à prévenir
lors de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Indépendamment des projets demandés par la Chine, le montant réservé pourra couvrir certaines autres dépenses, telles que celles qu'entraîneront les
toute recrudescence de la pandémie. Le projet est financé par le PNUD, dont l'appui est des plus précieux dans le domaine considéré.
services d'interprétation pour la langue chinoise à
40
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
En réponse à une question concernant le projet Interrégional 0539 (Séminaire sur les techniques de surveillance permettant de détecter des foyers non identifiés de variole), le Directeur général a déclaré 224.
ponsabilité de l'amélioration de la gestion des projets devait être pleinement partagée avec les gouvernements intéressés. L'analyse des systèmes offre aux gouverne-
qu'une recherche active des foyers de ce genre devient de plus en plus importante à mesure que le programme d'éradication de la variole progresse et que l'incidence de la maladie diminue. En 1974, année où cette inci-
ments la possibilité de déterminer d'une façon beaucoup plus précise les objectifs assignables aux projets
dans un laps de temps déterminé moyennant des ressources données. Aussi a -t -on mis au point en 1971 un manuel sur les concepts et procédures applicables à la formulation des projets sanitaires qui est actuellement en cours de révision à la lumière de l'expérience acquise dans sept pays: Costa Rica, Singapour, Philippines, Malaisie, Kenya, Thaïlande et Indonésie.
dence devrait être tombée à un niveau très bas, le séminaire contribuera à fixer les méthodes à mettre en oeuvre pour une prospection active des cas. Il groupera des participants venus des Régions de la Méditerranée orientale et de l'Asie du Sud -Est, où il subsiste actuellement des pays à endémie variolique nécessaire.
Une demande a été reçue pour 1973 d'un pays haute-
et où la surveillance de la variole, centrée sur la recherche active des cas, sera tout spécialement 225. A propos du projet Interrégional 0808 (Séminaire sur l'organisation de services de santé publique vétérinaire), un membre a demandé si le séminaire traiterait de la collaboration entre services vétérinaires
ment développé d'Europe, ce qui semble indiquer que cette technique présente également de l'intérêt pour les pays évolués. L'analyse des systèmes a non seulement permis à un certain nombre de gouvernements d'élaborer des projets aux objectifs nettement définis, mais elle a également facilité l'obtention de fonds provenant de divers organismes d'assistance bilatérale et multilatérale. Elle devrait mettre progressivement l'OMS en mesure d'améliorer ses systèmes d'information pour l'évaluation des projets et des programmes au niveau national, régional et mondial.
et services de santé publique ou s'il étudierait leur intégration. En réponse, le Directeur général a expliqué que le séminaire ressortira au même groupe d'activités que le comité mixte FAO /OMS d'experts de la
santé publique vétérinaire qui se réunira en 1974. On espère dégager des conclusions de ce comité des recommandations pratiques applicables au niveau régional et au niveau des pays. Il ne s'agira aucune-
228. A propos du projet Interrégional 1035 (Educa-
ment de discuter la place qui revient aux services vétérinaires dans tel ou tel secteur de l'administration nationale, mais de développer une collaboration étroite entre services de santé publique et services de santé vétérinaire. En réponse à une question concernant le projet Interrégional 0812 (Séminaire sur les programmes de vaccination), le Directeur général a expliqué que 226.
tion sanitaire à l'école, notamment en matière de vie familiale), un membre a demandé s'il couvrait en particulier l'éducation sexuelle, auquel cas cela devrait être clairement précisé. Le Directeur général a expliqué que l'OMS fournissait une aide dans ce domaine à divers pays l'ayant expressément sollicitée. L'Organisation, loin de chercher à promouvoir telle ou telle politique en la matière, préfère mettre l'accent sur les nombreux problèmes et facteurs sanitaires qui sont à la base même d'une vie familiale saine et adapte son assistance aux circonstances et aux besoins particuliers des différents pays. Plus précisément, le projet en question doit être considéré dans le contexte du programme de travail poursuivi depuis 1955 par l'OMS en collaboration avec l'UNESCO. A la suite de de la parution de L'éducation sanitaire à l'école, de rapports de réunions techniques et d'autres publications, les ministères de l'éducation et de la santé et leur personnel technique attachent une importance accrue à l'éducation sanitaire sur de nombreux sujets intéressant l'éducation à la vie familiale, tels que la nutrition, la croissance et le développement, et non pas l'éducation sexuelle seulement. Répondant à une question sur l'utilisation détaillée des fonds et le plan , de travail, le Directeur général a fait observer que, comme le projet doit en principe être financé par le FNUAP, le programme ne peut être préparé que d'une façon provisoire et dans ses grandes lignes tant que l'allocation des fonds n'a pas été approuvée. 229.
ce séminaire, qui se tiendra après la réunion du comité
d'experts sur le même sujet, aura pour tâche de tirer des travaux du comité d'experts des enseignements relatifs à l'exécution des programmes de vaccination,
en particulier dans les Régions de l'Afrique et de l'Asie du Sud -Est. Le séminaire, qui s'inscrira dans le
prolongement de la conférence internationale tenue à Washington en 1970 et du séminaire sur les vaccinations en Afrique organisé à Kampala en 1971, et qui
fera suite au comité d'experts convoqué pour 1974, représentera une nouvelle étape dans les activités de longue haleine visant à garantir à l'immunisation préventive la place qu'elle mérite dans les programmes de santé publique des pays en voie de développement.
En réponse à un membre qui avait demandé des précisions sur le projet Interrégional 0689 (Analyse des systèmes appliquée aux projets), le Directeur général 227.
a indiqué qu'en 1971 un groupe spécial, qui avait été créé avec mission d'explorer le problème des systèmes de formulation et de gestion des projets, avait exprimé l'avis qu'il y avait amplement matière à amélioration. Il avait estimé d'autre part que la res-
Se référant au projet Interrégional 0579 (Echange
de personnel enseignant), un membre a demandé comment les fonds étaient utilisés et si le projet était lié à la résolution de l'Assemblée de la Santé sur la formation de cadres nationaux. Le Directeur
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
41
général a souligné que le projet existait depuis plusieurs
années et que les crédits étaient destinés à permettre à des professeurs et autres enseignants de différentes universités et institutions qui étudient des problèmes pédagogiques analogues de se réunir périodiquement pour comparer leurs notes, échanger leurs points de vue et coordonner leurs efforts. 230.
sous la rubrique précitée sont donc en rapport direct avec les activités antipaludiques menées sur le terrain. 233.
Se référant à l'importance des recherches sur les
modèles animaux pour la détermination de l'activité demandé quels étaient les résultats des recherches entreprises dans le cadre du projet de recherches collectives TBC 0031 (Vaccination). Le Directeur général a
de diverses préparations de BCG, un membre a
Un membre a demandé s'il n'y avait pas un
certain chevauchement entre les projets Interrégional 1021 (Etude sur les niveaux, les tendances et les variations relatives de la mortalité foetale, infantile et juvénile) et Interrégional 1022 (Enquêtes spéciales combinées sur la mortalité foetale, infantile et juvénile et sur la fécondité). Le Directeur général a précisé que
répondu que les propriétés biologiques de différentes souches de mycobactéries utilisées pour la production
les deux projets devaient en principe être financés par le FNUAP; si le projet Interrégional 1021 consiste
de vaccin BCG ne pouvaient être déterminées que par des essais sur des populations humaines; or ces essais sont extrêmement compliqués à organiser et exigent de très longues périodes d'observation. Il faut donc que les effectifs étudiés soient très nombreux
en une étude des statistiques courantes de mortalité infantile, le projet Interrégional 1022 couvre quant à lui
un certain nombre d'enquêtes spéciales sur le terrain relatives à la mortalité foetale, infantile et juvénile et à la fécondité dans certains pays, enquêtes qui seront coordonnées avec des activités semblables prévues par l'Organisation des Nations Unies.
et que les essais soient faits dans des régions où la population est stable, sinon la population initiale ne serait plus disponible à la fin de la longue période d'observation requise (par exemple dix, quinze ou vingt ans). Etant donné ces difficultés, il y a le plus grand intérêt à disposer d'un système de laboratoire permettant de tester (par des moyens biochimiques ou
par des épreuves sur l'animal) les propriétés biologiques des souches servant à la production de vaccin BCG. Malheureusement, les tests biochimiques et les épreuves sur l'animal appliqués jusqu'à présent n'ont pas donné une réponse bien nette aux différentes questions relatives aux propriétés biologiques que doit avoir une souche pour se prêter à la production d'un vaccin de haute qualité. Il a donc été jugé nécessaire de faire des recherches suivies pour être en mesure
A propos du projet Interrégional 0225 (Perfectionnement du personnel), un membre a estimé qu'il ne s'agissait pas là d'une forme d'assistance directe aux pays puisque les crédits prévus étaient destinés à la formation de membres du personnel de l'OMS. Le Directeur général a reconnu que la place de ce projet n'était peut -être pas idéale. Elle a été choisie parce que cette activité relève de la Division 231.
du Développement des Personnels de Santé, et qu'elle profitera en dernière analyse aux Etats Membres. 232.
de déterminer au laboratoire si des souches de mycobactéries conviennent pour la production de vaccin BCG.
Lorsque le Conseil a passé en revue les prévisions
concernant l'aide à la recherche (Actes officiels No 204, pages 532 à 578), un membre a demandé quel lien il y avait entre le projet de recherches collectives
Une autre question ayant été posée en vue de savoir si l'adoption du vaccin BCG lyophilisé per234.
MAL 0062 (Méthodologie des opérations antipaludiques) et l' ganisation des campagnes de lutte antipaludique, e quelles étaient l'orientation et la durée de ce projet. Le Directeur général a expliqué que le projet comp rtait des études sur les méthodes de lutte antipaludique qui s'ajouteraient aux méthodes couramment utilisées dans les activités de lutte et d'éradication. Il s'agit soit de mesures combinées, par exemple insecticides /médicaments antipaludiques ou insecticides /larvicides, ou d'association des deux, soit d'autres mesures, comme les mesures biologiques, qui doivent conduire à une réduction de la transmission du palu-
mettrait de fournir à tous les pays du monde un vaccin BCG de qualité, le Directeur général a expliqué que l'OMS avait contribué 'à faire adopter des recomman-
dations et directives garantissant la production d'un vaccin BCG très actif. La première condition à remplir
est que l'on utilise une souche dont l'activité et les autres propriétés biologiques soient connues. L'Organisation recommande à cet effet que l'on emploie le système des lots de semence. Grâce à la lyophilisation, le vaccin BCG conserve sa qualité depuis le laboratoire
jusqu'à l'application. Toutefois la production de ce vaccin lyophilisé n'est pas simple. Même si un laboratoire dispose d'un personnel hautement qualifié et bien entraîné ainsi que du matériel nécessaire pour la lyophilisation et le scellement sous vide, l'expérience montre que de nombreuses années s'écouleront avant qu'il soit en mesure de produire des lots de vaccin de
disme. L'évaluation des programmes est entreprise régulièrement et, si les résultats obtenus indiquent que des mesures supplémentaires sont nécessaires, on corrige la méthodologie des opérations en fonction
qualité constante. L'OMS a fourni une assistance à cette fin en permettant à des travailleurs de laboratoire compétents de faire un stage sur la technologie de la
de l'intensité de la transmission. Pour 1974, on prévoit des études sérologiques visant à élaborer de meil-
leures méthodes d'évaluation de la méthodologie appliquée et un crédit budgétaire de $10 000 a été inscrit à cette fin. Deux projets de ce genre ont été entrepris en 1972. Les recherches collectives prévues
production du vaccin BCG lyophilisé au Statens Seruminstitut de Copenhague, en organisant des visites de consultants à court terme dans différents laboratoires
de production de BCG, et en procédant à des essais
42
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
de vaccin portant sur la constance de la qualité du vaccin BCG fabriqué par des laboratoires de différents pays. Etant donné les grandes difficultés du contrôle de la qualité du vaccin BCG, l'OMS a eu pour politique de limiter le plus possible le nombre des laboratoires
l'analyse des systèmes à la lutte antituberculeuse tient en partie au fait qu'il n'y a pas beaucoup de programmes de lutte antituberculeuse qui répondent aux conditions requises pour ce type de recherche (personnel sanitaire en place, éléments de programme bien définis, etc.). Cependant, ces conditions sont remplies dans quelques programmes nationaux de lutte antituberculeuse, par exemple celui de la Roumanie. Tout récemment, on a également envisagé les possibilités de recherches concertées dans le cadre d'un programme sanitaire global entrepris en Colombie parce que ce programme comporte un élément bien
producteurs de BCG. A l'heure actuelle, le vaccin BCG lyophilisé fourni à tous les programmes bénéfi-
ciant de l'aide de l'OMS et du FISE dans le monde n'est produit que par quelques laboratoires où la qualité du vaccin est constamment contrôlée par le centre inter-
national de référence pour les lots de semence de BCG et le contrôle des préparations de BCG installé au Statens Seruminstitut de Copenhague et par les Budapest. Néanmoins, comme de grandes campagnes
défini de lutte antituberculeuse. Dans chaque cas, l'essentiel des moyens, qu'il s'agisse du personnel, des crédits et des installations nécessaires, est fourni
laboratoires collaborateurs de Moscou, Prague et BCG sont exécutées dans un nombre croissant de pays, il serait souhaitable qu'il y ait davantage de laboratoires remplissant les conditions de qualité fixées par l'OMS, et cela de préférence dans le cadre régional, afin de répondre à la demande.
par le pays même, toujours vivement intéressé par ces études. Il ne faut voir dans la contribution de l'OMS
qu'un appoint au projet national, sous la forme de services de personnel spécialisé lorsque le besoin s'en fait sentir. Au stade de la planification par exemple,
l'OMS aide à l'élaboration d'un protocole d'étude adéquat; pendant la période d'exécution, elle participe à la direction des opérations et aide à recueillir sur le terrain des données objectives; enfin, elle contribue à l'analyse de ces données. A l'occasion, et dans des limites assez étroites, elle procure également les four-
Se référant au projet de recherches collectives TBC 0033 (Application de l'analyse des systèmes à la lutte antituberculeuse), un autre membre a demandé si des recherches de ce genre présentaient vraiment de l'intérêt et si l'on pouvait en attendre des résultats tangibles, étant donné surtout la modicité relative des crédits qu'on propose de leur consacrer. Le Directeur général a répondu que l'application de l'analyse des systèmes à la lutte antituberculeuse 235.
nitures, les réactifs, etc. qu'il n'est pas possible de trouver sur place. 236.
lièrement prometteuse, car des études contrôlées
devraient permettre de quantifier le problème de la tuberculose et celui de l'efficacité relative des différentes
du travail à effectuer dans le cadre du projet BDS 0020 (Centres internationaux de référence pour les vaccins bactériens) était si spécifique que le Secrétariat
mesures préventives et curatives. Dès que l'on entreprend la planification d'un programme de lutte antituberculeuse, il est nécessaire d'examiner de quelle façon les résultats de l'action envisagée pourront être mesurés. En raison des difficultés qui se présentent nécessairement avec une maladie chronique comme la
n'avait pu songer à désigner qu'un laboratoire bien déterminé comme centre de référence; s'il en était bien
ainsi, il se demandait pourquoi le laboratoire n'était pas mentionné nommément. Le Directeur général a répondu que l'OMS ne pouvait pas s'engager vis -à -vis
d'un laboratoire tant que l'Assemblée de la Santé n'avait pas approuvé le budget. Il fallait donc d'abord préciser le travail à accomplir, puis obtenir l'approbation de l'Assemblée de la Santé avan de pouvoir désigner officiellement un centre de référ nce. 237.
tuberculose, les effets d'un programme de lutte ne peuvent être épidémiologiquement mesurés qu'à l'issue d'une très longue période d'observation. Il est donc plus commode de commencer par étudier les moyens les plus efficaces de réaliser chacun des élé-
ments d'un programme de lutte bien défini. Grâce aux modèles épidémiologiques et aux modèles de répartition des ressources, il est possible d'établir une comparaison entre, d'une part, les « apports » en moyens financiers, en personnel, en matériel et en
Un membre a attiré l'attention sur le projet
Interrégional 0658 (Recherches sur l'épidémiologie
installations, et, d'autre part, les « résultats » sur le plan de la réalisation du programme et les « avantages » escomptés en termes de diminution des années d'inva-
de la schistosomiase et sur la méthodologie de la lutte contre cette maladie dans les lacs artificiels). Il a fait remarquer que, si la schistosomiase sévit principalement dans les pays tropicaux, d'autres pays ne sont pas épargnés. Mention particulière est faite
lidité, de l'infirmité, de la mortalité et des pertes économiques, c'est -à -dire en termes d'atténuation du
de l'Egypte et du Ghana, et de grands travaux analogues sont en cours en Haute -Volta et dans la Région
problème. Un modèle de répartition des ressources
de l'Asie du Sud -Est. Le membre a demandé quels
applicable à la planification de l'action de santé publique sera très prochainement publié dans le
résultats ont pu être obtenus dans ce domaine et quelle serait la stratégie adoptée dans le proche avenir pour la lutte contre la schistosomiase dans des conditions naturelles aussi bien qu'artificielles. En réponse, le Directeur général a expliqué qu'à l'heure actuelle, d'une manière générale, l'Organisation 238.
Bulletin de l'Organisation mondiale de la santé. Bien que cette méthode permette d'aborder les problèmes sanitaires les plus divers, l'exemple choisi sera celui de la lutte antituberculeuse. La modicité relative des crédits affectés aux recherches sur l'application de
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
43
est suffisamment armée pour combattre la schistosomiase dans différentes conditions écologiques, en Afrique et ailleurs, mais que l'on ne sait pas vraiment si les mêmes méthodes sont applicables à la schistosomiase des lacs. Il existe des produits chimiques capables de tuer
les mollusques hôtes intermédiaires dans les canaux d'irrigation et les rivières, mais on n'ose pas les employer sur de grandes étendues d'eau, car ils sont toxiques pour les poissons. Il faut donc entreprendre des recherches afin de trouver des composés chimiques qui puissent éliminer les mollusques sans nuire
permettent de déterminer leur efficacité, le coût de leur application, et les conditions de leur emploi à grande échelle. Deux produits en particulier ont fait leurs preuves dans des conditions écologiques différentes. L'un d'eux est très toxique pour les poissons; l'autre n'est que modérément toxique, et ne le sera plus lorsque l'on aura réussi à l'incorporer dans des matrices de caoutchouc qui ne libéreront que des doses très faibles, de l'ordre de 0,001 ppm.
aux poissons, dans les conditions propres aux lacs artificiels. 239. Il en va de même pour la chimiothérapie. Des essais cliniques ont été entrepris pour préciser l'efficacité des médicaments disponibles et les conditions de leur administration aux populations, compte tenu des problèmes logistiques et des besoins en personnel.
D'autres produits inoffensifs pour les poissons sont en vue, mais ils exigent tous une étude toxicologique beaucoup plus poussée avant que l'on puisse recommander leur emploi dans la nature. Des études 243.
ont été entreprises pour déterminer s'il y a ou non accumulation dans la chaîne alimentaire, qui va du plancton aux poissons et aux mammifères, mais ces études demandent un minimum de deux ans.
Si les recherches sur la schistosomiase des lacs sont actuellement concentrées autour du lac Volta et 240.
Un membre ayant observé que les problèmes relatifs à S. japonicum lui semblaient relativement négligés, le Directeur général a précisé que l'OMS 244.
du lac Nasser, elles seront étendues à d'autres lacs africains et, dès que ces travaux seront un peu plus avancés, à des lacs situés dans d'autres régions. Dans certains foyers du bassin du Mékong, une schistosomiase ressemblant à la forme à Schistosoma japonicum présente des caractères épidémiologiques particuliers. Grâce à l'aide de l'OMS et d'une institution scientifique nationale, il a enfin été possible d'identifier le mollusque
accorde aux trois formes de schistosomiase une atten-
tion presque égale. L'impression qu'elle s'occupe davantage des formes à S. mansoni et à S. haematobium
provient sans doute du fait que ces dernières ont une distribution plus large que la forme à S. japonicum. Depuis des années, l'OMS souligne la nécessité d'empêcher l'extension de la schistosomiase. Dès 1953, le Directeur général adressait à tous les gouvernements une circulaire pour les prévenir du danger résultant de la création de réseaux d'irrigation et de lacs artificiels. De même, l'Organisation a signalé ce 245.
hôte intermédiaire et de déterminer le cycle de transmission, qui était encore inconnu en 1972. 241.
A propos de la chimiothérapie des helminthiases,
le Directeur général a déjà signalé le peu d'appui financier que la recherche de nouveaux médicaments reçoit de sources extérieures. Elle nécessiterait en effet des travaux longs et coûteux, alors que les perspectives d'un marché sont aléatoires. L'Organisation s'emploie à encourager les recherches susceptibles de déboucher sur la mise au point de médicaments utilisables en administration de masse pour combattre la schistosomiase, la filariose, l'onchocercose et d'autres maladies parasitaires. Elle a établi dans la République Unie de Tanzanie, avec l'aide du Gouvernement de ce pays et du Medical Research Council du Royaume Uni, un centre qui effectue, dans des conditions très strictement contrôlées, des essais cliniques de médicaments ayant subi avec succès toutes les épreuves de toxicité, de pharmacodynamique et de pharmaco-
danger aux institutions chargées de l'étude ou de l'exécution des grands projets de développement des ressources hydrauliques, en particulier la FAO, le PNUD et la BIRD. A l'heure actuelle, ces institutions consultent régulièrement l'OMS. Toutefois, l'installation des populations autour des lacs pose de nombreux autres problèmes de santé publique qu'il importe de considérer dans leur ensemble et non pas isolément. 246.
La lutte contre S. japonicum ne peut être envisa-
gée dans les mêmes termes que la lutte contre S. haematobium et S. mansoni. L'installation de latrines ou d'adductions d'eau potable ne résoudra pas entière-
ment le problème de la prévention dans le cas de S. japonicum, car les réservoirs animaux jouent un rôle très important dans le maintien du cycle de transmission. En revanche, la preuve est faite que la prévention est possible par des méthodes agro- économiques semblables à celles qui ont été utilisées pour la bonification des terres dans les régions impaludées. 247.
génétique (mutagénicité) et donné des résultats satisfaisants au cours d'essais cliniques préliminaires dans des pays développés. L'expérience a montré, tout au moins dans le cas de la schistosomiase, que les résultats
enregistrés dans ce centre peuvent être extrapolés à l'administration de masse. Le programme OMS de recherches sur les mol luscicides fonctionne depuis 1958. Les composés 242.
L'extension des formes à S. haematobium et
chimiques prometteurs sont soumis à des épreuves déterminées dans des laboratoires collaborateurs et sur le terrain, puis essayés dans des projets pilotes qui
S. mansoni peut être évitée si les systèmes d'irrigation sont bien conçus et bien construits, avec des méthodes et du matériel modernes. Par exemple, les revêtements
d'asphalte ou les canalisations en matière plastique empêchent la prolifération des mollusques. Un tel
44
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
matériel pourrait très bien être fabriqué dans des pays peu industrialisés. Une fois de plus, on voit apparaître la nécessité d'une étroite collaboration entre le ministère de la santé publique et les autorités responsables des plans de développement économique. 248.
des systèmes était en soi très importante, et même indispensable, si l'on voulait présenter objectivement les répercussions socio- économiques des systèmes de protection sanitaire aux organes politiques de décision. Aussi a -t -il fait valoir que l'OMS devrait accorder une attention particulière aux possibilités offertes par cette méthode, tout en se rendant bien compte de l'extrême complexité de son application. 250.
Un membre ayant exprimé l'avis que certains séparément dans le document
projets présentés
budgétaire pourraient être fusionnés, le Directeur général a confirmé que les trois projets figurant sous les cotes PDS 0001, Interrégional 0052 et Interrégional
Répondant à un membre qui demandait des
0658 faisaient effectivement partie d'un même programme d'ensemble. Le premier porte sur des recherches collectives intéressant divers aspects fonda-
renseignements sur l'efficacité anthelminthique du chlorhydrate de bunamidine contre Echinococcus granulosus, le Directeur général a indiqué que ce
mentaux du problème. Les deux autres sont des la lutte contre la
projets de recherches sur le terrain, concernant l'un schistosomiase en général et
l'autre le problème plus particulier des méthodes applicables dans les lacs artificiels. Si ces deux derniers
projets sont présentés séparément, c'est que l'un
médicament était un anthelminthique puissant contre le parasite adulte chez le chien à une dose de 25 mg par kilogramme de poids corporel et qu'il était efficace pour l'élimination des vers. Toutefois, les parasites évacués contiennent des oeufs viables qui peuvent provoquer l'hydatidose chez L'homme et les animaux. Le médicament n'est donc recommandé que pour le traite-
(Interrégional 0052) est imputé sur le budget ordinaire et l'autre (Interrégional 0658) est financé par le PNUD. Il est très important que le PNUD s'intéresse à de tels projets, car l'aide aux programmes sanitaires d'intérêt économique s'en trouve considérablement renforcée.
ment individuel des chiens, sous une surveillance appropriée, et non pour un traitement systématique dans le cadre de vastes campagnes de lutte. Lors d'un essai sur le terrain au cours duquel quelque 500 chiens ont été traités, le chlorhydrate de bunamidine administré tous les mois a fait rapidement baisser le taux d'infection mais n'a pu le réduire à zéro au cours de la période d'observation. Se référant aux discussions sur l'application de l'analyse des systèmes aux programmes de lutte contre la lèpre et la tuberculose, un autre membre a demandé 251.
Se référant au projet de recherches collectives LEP 0021 (Application de l'analyse des systèmes à la 249.
lutte contre la lèpre), un membre a demandé quels étaient les travaux envisagés et, en particulier, à quels résultats l'on s'attendait compte tenu de la complexité du problème et de la modicité des crédits demandés. Le Directeur général a expliqué que, dans les program-
au titre de quelles activités de recherche on allait entreprendre des travaux d'analyse des systèmes en ce qui concerne le renforcement des services de santé. Le Directeur général a déclaré que les techniques de l'analyse des systèmes étaient utilisées dans de nombreux projets de recherches collectives en ce domaine et il a cité, à titre d'exemple, le projet de recherches collectives SHS 0003 (Economie sanitaire). C'est là
mes de lutte contre la lèpre comme dans beaucoup d'autres programmes de lutte contre les maladies, il n'y avait pas toujours eu une relation satisfaisante entre les ressources mises en oeuvre et les résultats obtenus. Les diverses stratégies possibles doivent être
étudiées en fonction de l'interaction complexe des paramètres épidémiologiques, sociaux, économiques et technologiques du problème de la lèpre dans le pays considéré. L'analyse des systèmes, telle qu'elle est appliquée à l'OMS, permet justement de définir ces stratégies en termes mesurables, sans qu'on se heurte à des difficultés mathématiques insurmontables. Ainsi, non seulement cette approche facilite le travail de ceux qui prennent les décisions finales, mais encore elle permet de mettre en place dès le départ les moyens d'évaluer la stratégie choisie. Dans le présent exemple de la lutte contre la lèpre, l'OMS peut, avec ses ressour-
une question qui a été maintes fois soulevée devant l'Assemblée de la Santé et le Conseil exécutif; en 1971, elle a été soumise au Comité consultatif de la Recherche
médicale et l'OMS a été ainsi amenée à étudier, en coopération avec le Gouvernement de la Norvège, les moyens de mettre au point, par analyse des systèmes, une matrice des « entrées » ou « apports » et des « sorties » ou « produits » afin de déterminer et de quantifier le coût des activités menées par les services de santé et les avantages qui en résultent. Normalement,
ces actuelles, fournir aux pays possédant les moyens indispensables pour faire de la recherche épidémio-
logique un protocole de recherche adaptable aux conditions locales, les installations requises pour le traitement de l'information et les services d'analystes spécialisés. La somme de $3000 qui est demandée permettra de former le chercheur principal dans le cadre d'un autre projet analogue soutenu par l'OMS et, bien qu'elle paraisse très faible, il dépend d'elle que le projet soit ou non entrepris à condition qu'il suscite, sur place, un intérêt suffisant. Le membre auquel il était ainsi répondu a reconnu que l'analyse
les services de santé sont planifiés en termes d'« apports » et jusqu'à présent, on ne s'est pas vraiment préoccupé d'évaluer les « produits ». Si l'on considère d'autres activités de recherche dans le domaine du renforcement des services de santé, par exemple le travail des instituts pour le développement des services
de santé (Interrégional 0559) et notamment de celui
d'Indonésie, on constate que l'OMS s'efforce très sérieusement de rénover l'approche classique de la formation en santé publique en adaptant et en appliquant l'analyse des systèmes à la planification, à la programmation et à l'évaluation des services de santé.
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
45
L'OMS est loin d'être parvenue à mettre au point une méthodologie spécifique permettant de prendre des décisions qui tiennent compte de toutes les interactions complexes qui existent à tout moment entre la politique suivie, les ressources disponibles et les techniques applicables, mais les tentatives qui ont été faites pour adapter à cette fin les méthodes de l'analyse des sys-
général a estimé qu'il serait très important de faire une tentative pour sortir du marécage sémantique qui règne dans le domaine des services de santé. C'est là un effort auquel la présente étude organique du Conseil pourrait apporter une contribution. Le membre qui avait soulevé la question initiale sur la terminologie a souscrit aux points ci- dessus. A son avis, l'OMS devrait s'efforcer de trouver une méthode qui permette une meilleure coopération entre des systèmes et des combinaisons de systèmes différents. 254. Se référant au projet Interrégional 0458 (Recherches sur le terrain en matière de lutte anticancéreuse),
tèmes sont prometteuses. L'approche par analyse des systèmes a donc nécessairement sa place dans l'ensemble du programme de renforcement des services de santé. 252.
était à la fois intéressante et importante pour la planification, l'étude économique et l'organisation
Un autre membre a reconnu que cette question
un membre a demandé les raisons qui ont dicté une diminution des crédits pour 1974. Le Directeur général
des systèmes de protection sanitaire des divers pays,
a expliqué que cette réduction résultait de certains réaménagements administratifs et qu'elle n'affecterait pas sensiblement le travail de l'unité. Dans les circonstances présentes, il est possible de diminuer le crédit sans altérer la qualité des travaux à accomplir. 255.
domaine où l'OMS joue depuis longtemps un rôle de premier plan. Il a toutefois tenu à appeler l'attention
sur le fait que l'Organisation devrait, aussitôt que possible, s'employer à sortir du labyrinthe de la terminologie. Il est fait usage de nombreuses expressions dans ce domaine et l'on n'est pas encore parvenu à s'entendre sur le sens qu'il convient de leur donner. Or, il est essentiel, pour l'analyse des systèmes, qu'un terme bien déterminé corresponde à chaque définition technique fondamentale afin que des comparaisons, bonnes ou mauvaises, puissent être établies. Le moment est venu d'essayer de formuler ce qui serait en quelque
Un membre a demandé des renseignements sur le
centre international de référence pour le traitement des données de génétique humaine d'Honolulu (Hawaii). Le Directeur général a expliqué que la nombre de groupes ethniques qui se prêtent bien à la collecte de données pour des études génétiques. On a
population de la région se composait d'un grand observé, par exemple, dans une de ces études que l'origine ethnique n'avait par elle -même aucune influence sur la fréquence des caractères nocifs dans la descendance des conjoints d'ethnies différentes. Les activités du centre bénéficient de compétences particulières en méthodes statistiques et en programmes
sorte une théorie générale de la santé publique. C'est là une tâche qui peut demander de longues années et il
y aura de nombreuses variantes possibles. Toutes ces raisons devraient inciter l'Organisation à donner une importance accrue aux recherches et aux travaux sur ce sujet particulier. Un autre membre a formulé une réserve au sujet des problèmes de terminologie. Les mots peuvent ne pas avoir une signification identique même pour des personnes vivant dans le même pays, mais il y a aussi des 253.
d'informatique pour l'application de la génétique humaine aux problèmes de santé publique ainsi que pour l'enseignement. 256.
Au sujet de la résolution WHA22.30 de la
différences d'un pays à un autre. Ainsi, le terme « infirmière » n'a pas le même sens en URSS et au Royaume -Uni. Il faut se garder de penser en fonction
d'un système unique qui serait applicable dans tous
les cas, car la façon dont tel ou tel résultat final
Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé relative à la fluoration de l'eau, un membre a demandé quelles mesures l'Organisation avait prises pour souligner l'importance du problème de la prévention de la carie dentaire malgré l'opposition très vive, mais mal informée, qui s'est manifestée dans certains pays contre
est atteint dans un pays donné ne dépend pas seulement de ce qu'on attend des médecins, infirmières et techni-
la fluoration. Le Directeur général a expliqué que le
ciens d'hôpital, mais aussi de la manière dont les fonctions et interrelations de ces personnels sont structurées, ainsi que de l'histoire et du développement
texte de la résolution de l'Assemblée de la Santé avait été distribué à tous les Etats Membres avec une lettre -circulaire qui attirait spécialement leur attention sur les recommandations de l'Assemblée. Une monographie sur le fluor et la santé a été publiée dans sa version anglaise en 1970. 1 Cet ouvrage, auquel ont collaboré vingt -neuf experts de onze pays, couvre le large éventail des données scientifiques relatives aux divers effets des fluorures sur la santé humaine, confirmant que la fluoration de l'eau constitue une mesure
du pays. L'objectif du système de protection de la santé peut être simple et clair mais personne n'arrivera jamais à le réaliser en entier parce qu'il n'y aura jamais assez de personnes parfaitement formées dans aucun
pays pour faire tout ce que la technique médicale existante permet d'accomplir. Bien que chacun s'efforce d'arriver au meilleur compromis possible, les moyens employés peuvent varier dans le détail suivant les pays, de sorte qu'un système mondial unique applicable dans tous les cas ne saurait être défini qu'en termes très géné-
de santé publique efficace, sûre et pratique pour la prophylaxie sociale de la carie dentaire. A l'heure actuelle, on rassemble de nouveaux renseignements 1 Fluor et santé, par divers auteurs (1972), Genève (Organisation mondiale de la Santé: Série de Monographies, N° 59).
raux. Ce serait une erreur de vouloir tout interpréter minutieusement dans le détail, car c'est précisément
dans le détail que les pays diffèrent. Le Directeur
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CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
sur le déroulement des programmes de fluoration de l'eau. Les données recueillies montrent que le nombre des pays et territoires où des programmes de fluoration sont en cours est passé de 32 à 37 et que la population
de plus en plus grandes. Les premières données obtenues grâce à ces recherches ont été examinées en 1972 et une analyse détaillée est en cours. On a des raisons de penser qu'il existe de grandes différences en ce qui concerne la consommation de médicaments entre des pays ou des parties de pays ayant des caractéristiques démographiques, un tableau de morbidité et une structure socio- économique analogues. Il n'a pas été entrepris jusqu'à présent d'études détaillées sur la consommation de médicaments dans les pays en voie de développement dans le cadre de la coopération entre
totale disposant d'eau fluorée est passée de 111 à 155 millions de personnes. Depuis l'adoption de la résolution de l'Assemblée de la Santé, de nombreuses publications sont venues illustrer les effets bénéfiques
de la fluoration de l'eau sur la santé dentaire des populations et sur l'efficacité des programmes de soins dentaires. A la connaissance de l'Organisation, il n'y a eu aucun fait ni aucune observation faisant penser que des conséquences nocives puissent résulter de la
l'OMS et l'ONUDI, mais on prévoit que de telles études seront effectuées à l'avenir.
consommation d'une eau de boisson ayant la teneur optimale en fluorures recommandée par la résolution. S'il y a encore dans plusieurs pays des controverses et une certaine opposition à l'égard des programmes de fluoration de l'eau, il semble bien que de telles attitudes sont fondées non pas sur des facteurs sanitaires scientifiquement étudiés, mais principalement sur des opinions politiques et sociologiques. L'OMS aide autant qu'il est en son pouvoir les gouvernements des Etats Membres, sur leur demande, à donner suite à la résolution de l'Assemblée.
Répondant à un autre membre qui avait posé une question sur le même projet, le Directeur général a confirmé que l'objet du crédit budgétaire proposé 259.
était d'appuyer les recherches entreprises dans des institutions travaillant déjà dans ce domaine. 260.
257. Répondant à une question relative aux petites sommes prévues pour les projets BSN 0017 (Fourniture
de substances biologiques), BSN 0018 (Fourniture de substances pour les recherches sur les antibiotiques) pharmaceutiques), et PHM (Achat le Directeur général a confirmé que les montants en cause devaient servir à l'achat et à la distribution aux laboratoires collaborateurs de substances indispensables aux travaux effectués.
renseignements sur l'état d'avancement du projet Interrégional 0531 (Surveillance internationale des réactions adverses aux médicaments) et à un autre membre qui avait insisté sur la nécessité de voir les pays participants recueillir rapidement les données concernant les réactions adverses aux médicaments et les transmettre promptement à l'OMS, le Directeur général a précisé qu'à la fin de 1972 le centre OMS de pharmacovigilance avait reçu 41 791 rapports faisant état de 75 503 réactions adverses. Trois nouveaux pays,
Répondant à un membre qui demandait des
à savoir Israël, le Japon et la Pologne se sont joints au projet en 1972. Une étude et une évaluation détaillées
de ce projet seront entreprises en 1973 et les résultats
en seront communiqués à l'Assemblée de la Santé. 261.
Un membre, se référant au projet DEM 0001 (Evaluation de la consommation de médicaments), a demandé comment l'Organisation comptait entre258.
Un membre, désireux de savoir comment l'OMS
décide de l'intérêt que présente tel ou tel projet de recherche, a demandé des précisions sur les principes généraux dont elle s'inspire à cet égard. Le Directeur général a répondu que la politique de l'Organisation en matière de recherche a été arrêtée par la Douzième Assemblée mondiale de la Santé en 1959 et qu'elle se fonde sur les avis donnés au Directeur général par le Comité consultatif de la Recherche médicale et par les différents groupes scientifiques. Les crédits disponibles pour la recherche sont minimes, car il n'est pas question que l'OMS soit un organisme distributeur de subventions. Elle a plutôt pour rôle de stimuler et d'améliorer les communications entre chercheurs, surtout dans les domaines où peuvent être comblées des lacunes de connaissances offrant de l'importance pour l'Organisation. Les laboratoires nationaux sont encouragés à collaborer avec l'OMS, ce qui permet à celle -ci d'obtenir de bons résultats à peu de frais. Chaque année, le Comité consultatif de la Recherche médicale analyse un ou plusieurs programmes, afin de bien comprendre ce que fait l'OMS et de donner au Directeur général l'orientation dont il a besoin pour l'action future. Le Directeur général a suggéré que, pour avoir une idée plus précise des mécanismes en jeu,
prendre ces recherches, et si l'on envisageait d'en faire dans des pays en voie de développement, notamment en liaison avec leurs programmes relatifs à l'établisse-
ment d'une production pharmaceutique locale. Le Directeur général a souligné dans sa réponse que les efforts antérieurs de l'OMS pour obtenir et analyser des données uniformes et comparables sur le plan international en matière de consommation des médicaments avaient mis en évidence la nécessité d'élaborer une méthodologie appropriée. Quand une telle métho-
dologie aura été mise au point, elle pourra aider à déterminer les besoins de produits pharmaceutiques aux fins des mesures de planification sanitaire nationale
concernant la production et la distribution des médicaments. Le secteur prioritaire de recherche dans ce domaine est la détermination de la consommation
générale de médicaments ou de groupes spéciaux de médicaments par habitant dans différents pays
et dans différentes conditions, celles -ci étant notamment la prévalence des maladies et la morbidité et la mortalité générales. C'est pourquoi dans divers pays des spécialistes de pharmacologie clinique ont entrepris des recherches méthodologiques collectives à l'échelle internationale, qui revêtent une ampleur et une portée
le Comité permanent et le Conseil choisissent et étu-
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
47
dient en profondeur un programme déterminé au sujet duquel le Secrétaire fournirait les renseignements voulus. 262.
formulées. Le Directeur général a répondu que le Comité consultatif a pour fonction de lui donner des avis et que ses rapports ne sont pas diffusés en dehors du Secrétariat. Cependant, le Directeur général serait
consultatif de la Recherche médicale a examinés ces dernières années et des recommandations qu'il a
Le Directeur général a appelé l'attention sur
certains types de projets par lesquels l'OMS s'efforce d'aider les pays à développer leurs propres moyens de recherche. On peut citer, par exemple, le projet Interrégional 0467 (Institut de Recherches sur les Virus d'Afrique orientale, Entebbe, Ouganda) qui bénéficie d'une aide plus importante que la plupart des autres projets. Cet institut aurait été fermé si l'OMS n'avait pas décidé de le soutenir. Il est d'ailleurs prévu que les autorités nationales en assumeront progressivement la responsabilité. Néanmoins, l'Organisation utilise le plus souvent des laboratoires qui s'intéressent déjà aux travaux du type souhaité par elle. Il ne faut cependant pas oublier que les pays développés ne s'intéressent plus à certains problèmes de santé publique, comme l'onchocercose et la schistosomiase, et qu'un des
heureux de donner des exemples si on le désirait. Au cours de son examen des prévisions pour les activités interrégionales et autres activités techniques, 266.
le Conseil a entrepris une étude en profondeur du projet de recherches collectives BDS 0011 (Choléra). Le Directeur général a expliqué qu'il ne s'agissait pas en réalité d'un projet au sens propre du terme, mais d'une rubrique budgétaire couvrant un ensemble de recherches menées en collaboration avec des institutions nationales sur les divers aspects du problème du choléra. Ce programme est fondé sur les recommanda-
grands objectifs visés par l'OMS a été précisément de maintenir l'intérêt de pays techniquement avancés pour ces problèmes afin qu'ils en poursuivent l'étude.
tions faites et les priorités établies par les comités d'experts et groupes scientifiques de l'OMS sur le choléra et par les consultations qui ont eu lieu de temps à autre, ainsi que sur les avis du Comité consultatif de la Recherche médicale. Il a débuté en 1964 et
Evaluer les activités de recherche de l'OMS serait difficile car le montant des dépenses est très faible comparé aux résultats, qui permettent à l'Organisation d'obtenir des réponses à nombre de questions importantes dans le domaine de la santé. 263.
s'est donc déroulé sur une période de neuf ans. Il a impliqué une trentaine d'institutions nationales de recherche réparties dans dix -sept pays appartenant à cinq des Régions de l'OMS. La partie la plus importante de ce programme a concerné les vaccins anticholériques. Une vingtaine d'institutions ont bénéficié de contrats de recherche sur ce sujet. Les études ont porté en premier lieu sur l'évaluation de l'efficacité des vaccins bactériens actuellement disponibles, des doses
Le même membre a demandé si, lorsque la mise
de fonds envisagée est considérable, l'OMS sollicite l'avis et l'approbation de spécialistes scientifiques et d'experts extérieurs afin de ne pas s'en remettre au seul jugement de ses fonctionnaires. Une telle pratique est
à administrer et de leur voie d'inoculation. Pendant cette période, six essais contrôlés sur le terrain ont eu
courante dans certains pays et ce membre souhaitait savoir si l'Organisation l'emploie. Le Directeur général
lieu en Inde et aux Philippines. On s'est efforcé en second lieu d'améliorer ces vaccins, en particulier par la mise au point de tests de laboratoire (notamment
a répondu qu'en règle générale, l'OMS prend l'avis des groupes scientifiques compétents et consulte les membres des tableaux d'experts et des spécialistes scientifiques extérieurs, quand il s'agit de désigner des
du test de protection de la souris), et de développer d'autres types de vaccins, par exemple un vaccin anti-
centres de référence. Elle s'adresse dans tous les cas à des experts extérieurs pour l'examen des demandes de subventions individuelles pour des projets de recherche. Il convient que les laboratoires et instituts désirant obtenir l'appui financier de l'OMS sachent
terrain en Indonésie. De même, un soutien a été accordé aux recherches concernant la mise au point d'un vaccin anatoxique, et tout d'abord l'élaboration de techniques pour la production et la purification de la toxine cholérique et l'étude de son efficacité comme agent immunisant chez les animaux de laboratoire. C'est un problème difficile, et des études approfondies seront encore nécessaires avant que l'on puisse atteindre le stade des essais sur le terrain. Enfin, une attention particulière a été accordée à la
cholérique doté d'un adjuvant - l'hydroxyde d'aluminium - qui sera soumis en 1973 à un essai sur le
bien que leurs projets feront l'objet d'un examen critique.
Un autre membre a souligné que la désignation de centres de référence présente une grande importance et que le choix d'un laboratoire constitue une distinction tant pour celui -ci que pour son pays. Le Directeur général en a convenu, mais a signalé certaines difficultés. L'une d'elles tient à ce que, si le gouvernement n'est pas 264.
mise au point de vaccins administrables par voie orale. 267.
en mesure de subventionner un centre, les frais de fonctionnement comme centre de référence risquent d'être trop lourds, car l'aide de l'OMS est généralement minime.
Second secteur de ce programme: le traitement
du choléra, dans lequel l'accent a été mis sur les méthodes de réhydratation par voie intraveineuse ou par voie orale et sur l'utilisation d'agents antimicrobiens. Des résultats positifs ont été obtenus à cet égard, qui ont amélioré l'efficacité du traitement (et par consé-
Un membre a déclaré qu'il serait utile d'avoir quelques exemples des problèmes que le Comité 265.
quent le pronostic de l'infection) tout en le rendant plus facile à appliquer et plus économique.
48
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
Un troisième domaine de recherches concerne le vibrion cholérique, son diagnostic en laboratoire et les méthodes séro -épidémiologiques destinées à la surveillance de la maladie et, en particulier, à la recherche de la distribution et du rôle des vibrions dits non agglutinables. Dans ce même secteur, les problèmes de la résistance de certaines souches et de la lysotypie 268.
pandémie de choléra et, au cours des récentes années,
il a eu à répondre aux préoccupations créées par la propagation de la maladie. Il n'est pas étonnant par conséquent qu'il ait été essentiellement orienté vers les applications pratiques de la recherche à la lutte contre le choléra. Le Directeur général se préoccupe à l'heure actuelle de définir les éléments fondamentaux d'un plan élargi de lutte contre le choléra dans les années à venir.
du vibrion cholérique ont fait l'objet de contrats de recherches. Une partie plus récente de ce programme de recherches sur le vibrion cholérique a trait aux études de caractère génétique. 269.
Dans la perspective de ce plan, le programme de recherches qui vient d'être brièvement évalué n'a rien perdu de son importance et devra continuer à recevoir un actif et substantiel soutien. 272.
Le quatrième chapitre est l'épidémiologie, où
le programme OMS de recherches a porté en particulier sur deux points : i) le rôle des porteurs de germes dans la transmission de l'infection et ii) la viabilité du vibrion cholérique dans l'environnement et en particulier dans les produits alimentaires.
En réponse à une question posée par un membre
au sujet du projet BDS 0017 (Infections streptococciques), le Directeur général a précisé que, si les
recherches sur ces infections figurent pour la première
fois sous forme de projet distinct dans le budget ordinaire, un programme modeste avait déjà été entrepris dans ce domaine. Il s'agit de déterminer si les infections à streptocoques et leurs séquelles (cardiopathies rhumatismales et glomérulonéphrite) sont présentes dans les régions tropicales et quelle est leur profil épidémiologique, afin d'organiser, s'il y a lieu, des mesures de lutte appropriées. Les études actuelle-
Enfin, la cinquième rubrique de ce programme comporte des études et des évaluations sur le terrain de mesures d'assainissement simples et peu coûteuses, susceptibles d'opposer une barrière efficace à la propagation du choléra. Un projet de recherche soutenu par l'OMS a été poursuivi sur ce sujet aux Philippines. 270. 271.
ment patronnées par l'OMS, notamment celles de Singapour, montrent que les infections streptococciques
Ce programme de recherches s'étendant de 1964
à 1972 a coïncidé dans le temps avec la septième
constituent un important problème de santé publique dont on n'avait pas auparavant mesuré toute l'ampleur.
SERVICES ADMINISTRATIFS; SERVICES COMMUNS DU SIEGE; AUTRES AFFECTATIONS (Actes officiels No 204, pages 584 -600)
Services administratifs (Actes officiels No 204, pages 584 -595) Les prévisions d'engagements de dépenses proposées pour 1974 à la partie III (Services administratifs) de la résolution portant ouverture de crédits, telles qu'elles sont exposées en détail à l'annexe 4 des Actes officiels No 204, se présentent comme suit: 273. Augmen-
Services communs du Siège (Actes officiels No 204, pages 596 -599)
usa Prévisions d'engagements de dépenses imputables sur: Section 9 (Programme d'exécution: Autres activités) 3
1973
uss
1974
Augmentation US S
Uss Prévisions d'engagements de dépenses
1973
Uss 6 929 007
1974
tation Us S
957 210 616 325 573 535
4 226 330 1
269 120 109 923
6 607 848
321 159
Section 11 (Services administratifs)
1
726 248 952 578
Total des prévisions d'engagements de dépenses 5 5
379 043
274.
Par rapport à 1973, les prévisions de la section 11 275.
de la résolution portant ouverture de crédits accusent pour 1974 une augmentation de $321 159, comprenant $202 893 pour les augmentations réglementaires des
L'augmentation de $379 043 par rapport à 1973
comprend $242 797 pour les augmentations réglementaires des traitements et autres éléments de rému-
traitements et autres éléments de rémunération du personnel en poste, $10 143 pour les postes nouveaux et $109 923 pour la part imputable aux services administratifs dans l'accroissement des frais de services
nération du personnel des services d'entretien et de soutien déjà en poste, et $44 066, d'une part pour deux nouveaux postes de commis sténodactylographe rendus nécessaires par l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe ($17 856), d'autre part pour deux nouveaux postes d'électromécanicien, ainsi que pour un nouveau
communs, déduction faite d'une diminution nette de $1800 dans les prévisions relatives au personnel temporaire.
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
49
poste de commis sténodactylographe au service de Traitement de l'information ($26 210). Le solde, soit $92 180, se décompose comme suit: US s
Autres affectations (Actes officiels No 204, page 600)
Ces prévisions accusent par rapport à 1973 une diminution de $2900, soit: 276. Us s 1973
Participation accrue aux activités et services communs
à l'OMS et à d'autres organisations Augmentation des dépenses générales de fonctionnement Complément de matériel de bureau rendu nécessaire
28 950 52 230
Us s
1974
Diminution US S
Section 12 (Bâtiment du Siège:
Remboursement des prêts) 277.
566 600
563 700
(2 900)
par:
a) le recrutement de personnel en raison de l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe; et b) la création d'autres postes au Siège 5
Le montant de $563 700 prévu pour 1974 comprend $345 050 pour la septième tranche de remboursement du prêt sans intérêt consenti par la 000 6 000
92 180
Confédération suisse, $175 800 pour la sixième tranche de remboursement du prêt de la République et Canton de Genève et $42 850 pour le paiement des intérêts de ce dernier prêt.
FONDS BÉNÉVOLE POUR LA PROMOTION DE LA SANTÉ (Actes officiels No 204, pages 602 -657)
Le total des prévisions d'engagements de dépenses pour les programmes à financer au moyen du fonds 278.
un réseau de centres de recherches cliniques pour l'éva-
bénévole pour la promotion de la santé en 1974 s'établit à $15 600 522, soit $2 915 204 de plus qu'en 1973.
luation des méthodes, et quatre grands centres régionaux de recherche et de formation installés en Inde, en Amérique latine, en Suède et en URSS. 281.
L'annexe 5 des Actes officiels No 204 contient un résumé des prévisions d'engagements de dépenses pour 1972, 1973 et 1974, ainsi que des estimations de coût et descriptions détaillées correspondant aux différents projets. Au moment de la préparation du 279.
Sur la demande d'un membre, on a établi un les
tableau récapitulant, par sources de fonds et par sections
de la résolution portant ouverture de crédits,
projet de programme et de budget pour 1974, les
montants inscrits pour des activités de recherche dans les Actes officiels No 204; ce tableau fait l'objet de l'appendice 10 du présent rapport. 282.
ressources attendues étaient de $10 423 581 pour 1973 et de $11 673 014 pour 1974.
Un membre a posé des questions concernant
Compte spécial pour la recherche médicale (Actes officiels No 204, pages 603 -620) 280.
le projet DHS 0107 (Définitions, schémas de classification, règles de codage et terminologie statistiques acceptables sur le plan international). Il désirait notamment savoir si les recherches porteraient sur des problèmes particuliers comme les statistiques des maladies transmissibles. Le Directeur général a précisé que ce projet vise à compléter ce que l'OMS a déjà fait
Lors de l'examen des activités qui doivent être
en matière de normalisation avec la Classification internationale des Maladies. Il existe beaucoup d'autres
imputées sur ce compte au titre du renforcement des services de santé, un membre a demandé pourquoi elles concernaient uniquement la reproduction humaine et si les fonds considérables en cause ne pourraient pas être plus utilement répartis entre d'autres recherches relatives aux services de santé. Le Directeur général a
secteurs des statistiques sanitaires où les définitions et les normes varient considérablement d'un pays à l'autre. Il s'agirait d'étudier les différences existantes et de suggérer des solutions. On examinerait également les problèmes statistiques généraux ainsi que tous les aspects des systèmes de statistiques sanitaires.
répondu que le montant total indiqué est destiné au programme élargi de recherche, de développement et de
formation à la recherche en matière de reproduction humaine, programme nouveau financé exclusivement à l'aide de contributions spéciales provenant des agences
nationales pour le développement du Canada, du Danemark, de la Norvège et de la Suède ainsi que de la Fondation Ford. Ce programme, qui a été lancé en 1972
Un autre membre a demandé des précisions sur le projet DHS 0102 (Elaboration d'un système type d'information sanitaire). Le Directeur général a répondu qu'on envisage d'enquêter sur les différents 283.
avec un budget d'environ $ 4,5 millions, prévoit des recherches collectives sur les méthodes de régulation de la fécondité; y participent des «groupes spéciaux» comprenant des spécialistes scientifiques de nombreux pays,
systèmes de statistiques sanitaires existant dans divers pays, de voir s'ils répondent bien aux besoins et aux priorités de ces pays, et de déterminer par quels moyens améliorer leur organisation aux fins visées. Le membre
qui avait posé la question a souligné combien il
importe de distinguer entre « information sanitaire »
50
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
et « statistiques sanitaires », l'information sanitaire
englobant divers éléments en plus des statistiques sanitaires proprement dites.
Les montants prévus serviront à compléter les activités financées sur le budget ordinaire; en particulier dans la Région de l'Asie du Sud -Est. La situation épidémio logique en 1972 a été relativement favorable en Afrique
Compte spécial pour l'éradication de la variole (Actes officiels No 204, pages 641 -645)
Répondant à une question relative au projet Interrégional 0857 (Etude de programmes de vaccinations associées comprenant la vaccination antivariolique), le Directeur général indiqué que ce projet s'inscrit dans le même cadre que le comité d'experts 284.
et n'a pas été un sujet d'inquiétude en Europe, mais elle est restée sérieuse en Asie, notamment en Inde et en Indonésie. Si des fonds venaient à être mis à la disposition du compte spécial du programme contre le choléra, ils permettraient à l'Organisation d'intensifier son action dans ces pays.
Répondant à une autre question concernant la possibilité pour l'OMS de susciter des mesures dans ce sens et d'obtenir les moyens de financement néces287.
sur les programmes de vaccination dans les pays en voie
saires,
le Directeur général a précisé qu'il' n'avait
de développement et le séminaire sur le même sujet (Interrégional 0812). II s'agit de promouvoir l'association de vaccinations en administrant simultanément, dans des conditions variables selon les pays, un certain
jamais cessé de se préoccuper du rôle qu'il incombait
à l'Organisation de jouer à l'égard du problème du choléra dans les circonstances présentes. L'accalmie relative observée depuis 1972 a été mise à profit pour étudier en détail les éléments d'une stratégie et d'un plan d'action intensifiés au cours des années à venir, 'dont il appartiendra à l'OMS de prendre l'initiative.
nombre d'agents immunisants. L'étude en question est prévue au titre du compte spécial pour l'éradication"° de la variole parce qu'il convient de prévoir le moment
où, l'endémie variolique étant éliminée, il restera à maintenir, outre la surveillance épidémiologique, l'application de la vaccination antivariolique pour conserver un état d'immunité suffisant au sein de la population. Lorsqu'un programme d'éradication de la variole touche à sa fin, le maintien de la vaccination antivariolique seule est un moyen onéreux de faire face au problème. Il faut s'orienter vers un système de vaccinations associées permettant d'étendre .
Lors d'une consultation sur le choléra qui a eu lieu en 1972, il a été pris acte de la somme 'importante d'informations déjà réunies et un accord ' assez général s'est fait sur la méthodologie à suivre dans la lutte contre cette maladie. Le problème est maintenant de traduire cette méthodologie en mesures concrètes, et de financer de telles mesures. Le Directeur
général entreprend actuellement une étude en vue d'établir un plan d'action détaillé en matière de surveillance épidémiologique, de diagnostic, .de traitement
l'action à un plus grand nombre de maladies, donc
dans des conditions économiques puisqu'on se servira des moyens opérationnels (y compris du personnel) utilisés précédemment pour l'éradication de la variole. Les associations vaccinales devront varier selon les secteurs ou pays en' fonction de leurs profils _épidé;, miologiques. Des contributions, volontaires seraient souhaitables pour la réalisation de ce projet. 285.
et de prévention 'du choléra. Le plan indiquera aussi, en ce qui concerne l'assainissement, dont on a reconnu
qu'il est un élément fondamental de la lutte anticholérique, les types d'activités à mettre en couvre dans
les différentes Régions où se pose 'Ie problème du choléra et les recherches à mener sur le terrain dans des contextes épidémiologiques divers. Dans les Amériques, qui ont été jusqu'ici épargnées, tout risque d'importa-
Faisant observer que le risque de voir réappa-
raître la variole devient de plus en plus faible, un membre a demandé si l'on pourrait disposer, pour maintenir le 'niveau d'immunité des populations, d'un antigène tué qu'on administrerait en association avec
tion de la maladie n'est pas écarté. Un nombreux personnel y a été formé aux multiples aspects de la lutte anticholérique et cette action doit être poursuivie. Des études seront conduites en collaboration avec les Directeurs régionaux et les pays intéressés, afin'; que le pian reflète le mieux possible la'diversité des situations
d'autres vaccins inactivés. Le Directeur général a répondu qu'il n'existait pas pour le moment de vaccin
antivariolique inactivé qui soit satisfaisant et que, pour des raisons d'ordre technique et théorique, il serait très difficile de mettre au point un tel vaccin.
et des besoins. Ce plan comportera des mesures à court, à moyen et à long terme pour le développement des activités de l'OMS dans ce domaine et formera la base sur laquelle des contributions volontaires pourront être offertes. Un comité OMS d'experts du choléra se réunira en 1973; il sera à même d'examiner le plan et de donner son avis sur l'action proposée.
Compte spécial du programme contre le choléra (Actes officiels No 204, pages 646 -648) 286.
En réponse à une question concernant le montant
comparativement faible du crédit figurant pour la Région de l'Asie du Sud -Est dans le compte spécial du programme contre le choléra, le Directeur général a déclaré que les fonds disponibles sont très limités.
Compte spécial pour contributions diverses désigné (Actes officiels N° 204, pages 649 -657)
à objet
La plupart des sommes inscrites dans ce compte correspondent à des dons de vaccins et de fournitures.
Se référant au projet EURO 3130 (Aspects sanitaires de l'eutrophisation) un membre a mis en doute la propriété du terme employé dans la version 288.
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE I
51
espagnole. Le Directeur général l'a assuré que cette question de terminologie serait examinée. * *
La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé,
Ayant examiné les programmes qu'il est envisagé
Après avoir passé en revue les prévisions budgétaires au titre du fonds bénévole pour la promotion de la santé, le Conseil exécutif a adopté la résolution suivante (EB51.R17), qui est analogue à celles qui avaient été adoptées les années précédentes, à savoir: 289.
de financer en 1974 au moyen du fonds bénévole
pour la promotion de la santé, tels qu'ils sont indiqués dans l'annexe 5 des Actes officiels No 204, 1.
NOTE que ces programmes sont complémen-
Le Conseil exécutif, Ayant examiné les programmes qu'il est envisagé de financer en 1974 au moyen du fonds bénévole pour
taires de ceux qui sont inclus dans le budget ordinaire de l'Organisation;
la promotion de la santé, tels qu'ils sont indiqués dans l'annexe 5 des Actes officiels No 204; et Notant que ces programmes sont complémentaires de ceux qui sont inclus dans le budget ordinaire de l'Organisation, RECOMMANDE à la Vingt- Sixième Assemblée mon-
NOTE en outre que ces programmes concordent avec le programme général de travail, pour la période 1973 -1977 et que les programmes de recherches sont conformes aux avis que le Directeur général a reçus du Comité consultatif de la Recherche médicale; et 2. 3.
PRIE le Directeur général de mettre à exécution
diale de la Santé d'adopter la résolution suivante:
les programmes prévus pour 1974 dans la mesure où les fonds requis seront disponibles.
CENTRE INTERNATIONAL DE RECHERCHE SUR LE CANCER (Actes officiels No 204, pages 660 -667)
290.
Centre international de Recherche sur le Cancer s'élèvent à $2 299 500 pour 1972 et à $2 483 000 pour 1973; elles doivent être couvertes par les contributions annuelles des Etats participants.
Les prévisions budgétaires approuvées pour le
général a souligné que le projet de programme et de .
budget du CIRC pour 1974 sera examiné par le Conseil
de Direction en 1973. Il y a certainement lieu de chercher à mieux coordonner les activités du Centre et celles de l'unité du Cancer du Siège et de revoir avec soin leurs relations.
Un membre ayant demandé des précisions sur le champ d'activités du Centre en 1974, le Directeur 291.
PROJETS ADDITIONNELS DEMANDES PAR LES GOUVERNEMENTS ET NON INCLUS DANS LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET (Actes officiels N° 204, pages 670 -712)
Le Conseil a noté que ces projets ont tous été examinés par les comités régionaux à leur session de 292.
1972 et que leur coût estimatif total est de $14 026 083.
52
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE II
CHAPITRE II. QUESTIONS D'IMPORTANCE MAJEURE EXAMINÉES PAR LE CONSEIL PARTIE 1.
QUESTIONS EXAMINÉES CONFORMÉMENT A LA RÉSOLUTION WHA5.62 DE LA CINQUIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ
1. Dans sa résolution WHA5.62, la Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a prévu que « l'examen des prévisions budgétaires annuelles effectué par le Conseil conformément à l'article 55 de la Constitution devra comporter l'étude des questions suivantes : 1) aptitude des prévisions budgétaires à permettre à l'Organisation mondiale de la Santé de s'acquitter de ses fonctions constitutionnelles, compte tenu du degré de développement auquel elle est parvenue; 2) conformité du programme annuel avec le programme général de travail approuvé par l'Assemblée de la Santé; 3) possibilité d'exécuter, au cours de l'année budgétaire, le programme envisagé; et
B. Barème des contributions et montants des contributions
Le Conseil a noté que, conformément à la résolution WHA24.12 de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, le barème des contributions 6.
pour 1974 (qui figure aux pages 5 et 6 des Actes
officiels N° 204 et qui est commenté au paragraphe 23
de la page xxi du même volume) a été calculé sur la base du barème le plus récent de l'Organisation des Nations Unies, adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies à sa vingt- cinquième session pour les années 1971 -1973 et ajusté pour tenir compte de la composition différente des deux organisations. 7. En application de la résolution WHA21.10 de la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé, les montants des contributions des gouvernements pour 1974 ont dû être ajustés pour tenir compte des sommes effectivement remboursées par l'OMS aux membres de son personnel en 1972 au titre des impôts nationaux sur les émoluments versés par l'Organisation. On trouvera
4)
répercussions financières générales des prévisions
budgétaires (l'étude de cette question sera accompagnée d'un exposé général des renseignements sur lesquels se fondent les considérations formulées). » 2. A l'issue de son examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1974, le Conseil exécutif a décidé de répondre par l'affirmative aux trois premières questions.
à l'appendice 12 du présent rapport une révision du barème des contributions qui tient compte de ces ajustements. Le tableau intitulé « Montant total du budget, recettes, contributions des Etats Membres et montant effectif du budget » (page 4 des Actes officiels N° 204) a été aussi révisé en conséquence (voir appendice 13). 8.
A propos des répercussions financières générales des prévisions budgétaires, le Conseil a examiné les 3.
point suivants : a) montant estimatif des recettes occasionnelles
disponibles pour contribuer au financement du budget de 1974; b)
Un membre a demandé quelles seraient pour
l'OMS les conséquences de la résolution par laquelle
barème des contributions et montants fixés
pour les contributions de 1974; c) état du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement; et d) membres redevables d'arriérés de contributions
l'Assemblée générale des Nations Unies a fixé un nouveau plafond pour les contributions des Etats Membres. Le Directeur général a répondu que le barème actuel des contributions à l'OMS était basé sur le barème de l'Organisation des Nations Unies pour 1971 -1973. Il a également indiqué que l'Assemblée générale des Nations Unies n'adoptera un nouveau barème pour les années 1974 -1976 qu'à la fin de 1973; or, à ce moment, l'Assemblée de la Santé aura déjà adopté son barème pour 1974 basé sur celui de l'Organisation des Nations Unies pour 1971 -1973. Par conséquent , si le barème de l'Organisation des Nations
dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution. A. 4.
Recettes occasionnelles
Le Directeur général a indiqué (voir l'appendice 11
du présent rapport) que, sous réserve de la clôture et de la vérification des comptes de l'exercice 1972, le montant estimatif des recettes occasionnelles disponibles au 31 décembre 1972 était de $3 000 000. Le Directeur général a proposé d'affecter $1 200 000 de recettes occasionnelles au financement du budget de 1974. Le Conseil n'a pas formulé d'observations sur cette proposition. 5.
Unies était sensiblement modifié à la fin de 1973, c'est en mai 1974 que l'Assemblée de la Santé aurait pour la première fois la possibilité de modifier son propre barème et celui -ci s'appliquerait à l'exercice 1975.
En réponse à une autre question à ce sujet, le Directeur général a indiqué que la résolution 2961 (XXVII) de l'Assemblée générale est une résolution de principe qui ne fixe pas un nouveau barème des 9.
RAPPORT SUR LE PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 - CHAPITRE II
53
quotes -parts à l'Organisation des Nations Unies. Il a cité à cet égard le passage suivant de la résolution:
12.
Le Directeur général a informé le Conseil qu'entre
«a) par principe, la contribution maximale d'un Etat Membre aux dépenses ordinaires de l'Organisation des Nations Unies ne doit pas dépasser 25 du total; b) lorsqu'il établira le barème des quotes -parts pour les années à venir, le Comité des Contributions appliquera les dispositions de l'alinéa a) ci- dessus
le lei et le 19 janvier 1973, l'Organisation avait reçu les arriérés de contributions suivants pour 1972: Membre
Date de réception
US i 21 000 789 720 8 403 5 052
Sri Lanka Espagne Costa Rica Equateur
8 janvier 1973 17 janvier 1973 17 janvier 1973 19 janvier 1973
aussitôt que faire se pourra, de façon à ramener à 25 % la quote -part de l'Etat Membre qui verse la contribution la plus élevée, utilisant à cette fin dans la mesure nécessaire: i) les quotes -parts de tous nouveaux Etats Membres dès leur admission;
13. Le 9 janvier 1973 au soir, compte tenu des paiements d'arriérés pour 1972 mentionnés ci- dessus, les recouvrements de contributions pour 1972 s'élevaient à $76 695 819, soit un taux de 94,69 %. 14.
Au 31 décembre 1972, tous les Membres, à
ii) l'augmentation triennale normale des quotesparts des Etats Membres qui résulte de l'augmentation de leur revenu national; c)
l'exception des deux Membres inactifs (RSS de Biélo-
russie et RSS d'Ukraine) et de l'Afrique du Sud, avaient versé intégralement leurs avances au fonds de roulement, établies par la résolution WHA23.8. 15.
nonobstant les dispositions de l'alinéa b) ciLe Conseil a noté en outre que les arriérés de contributions dus par des Membres au titre du budget effectif pour des exercices antérieurs à 1972 se montaient à $4 780 405 au ler janvier 1972. Les versements reçus pendant l'année 1972 en règlement de ces arriérés se sont élevés à $3 725 023, de sorte que les arriérés restant dus étaient tombés à $1 055 382 au 31 décembre 1972. Le chiffre correspondant au 31 décembre 1971
dessus, les quotes -parts des Etats Membres ne seront
en aucun cas, à l'Organisation des Nations Unies, dans les institutions spécialisées ou à l'Agence internationale de l'Energie atomique, augmentées du fait de la présente résolution. » Le Directeur général a mentionné aussi un autre passage de la résolution, ramenant de 0,04 % à 0,02 la quote -part minimale. Ce changement intéresse particulièrement les pays en voie de développement dont le revenu par habitant est le plus faible. 10.
était de $978 252. Le Directeur général a informé le Conseil que, le 8 janvier 1973, le Pérou avait versé
Le Directeur général a indiqué d'autre part
$25 204 en règlement partiel de ses arriérés pour 1971 et que, le 16 et le 19 janvier respectivement, l'Equateur avait fait des versements de $1831 et $42 452, liquidant ainsi ses arriérés pour 1970 et 1971. 16.
qu'à l'Organisation des Nations Unies, étant donné la possibilité d'admission de nouveaux Membres, il ne serait probablement pas difficile d'atteindre les objectifs de la résolution dans un avenir immédiat. Par contre, en ce qui concerne l'Organisation mondiale
Le Conseil a adopté la résolution EB51.R18.
de la Santé, si une résolution de principe analogue était adoptée, il faudrait peut -être plusieurs années avant que la contribution maximale puisse être réduite à 25 %, étant donné la différence de composition
D. Membres redevables d'arriérés de contributions dans
une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution 17.
des deux organisations. Le Directeur général a fait observer que cette situation n'était pas nouvelle et s'est référé à la résolution antérieure dans laquelle il était demandé que la contribution maximale soit ramenée à 30 %, soulignant que ni l'Organisation mondiale de la Santé ni l'Organisation des Nations Unies n'y étaient encore parvenues.
Le Directeur général a informé le Conseil qu'au
lei janvier 1973 six Membres étaient redevables d'arriérés d'un montant égal ou supérieur à celui des contributions dues par eux pour deux années complètes antérieures à 1973. Il s'agissait des pays suivants: Bolivie, El Salvador, Equateur, Paraguay, République Dominicaine et Uruguay. 18. Ainsi que l'avait demandé la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général a communiqué le texte de la résolution WHA25.7 2 à la Bolivie, à El Salvador, au Paraguay et à la République Dominicaine, et le texte de la résolution WHA25.4 2 à tous les autres Membres redevables d'arriérés, en les priant instamment de prendre aussi-
C. Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement 11. Lorsqu'il a examiné l'état du recouvrement des contributions annuelles au budget effectif de 1972, le Conseil a noté qu'au 31 décembre 1972 le montant des recouvrements s'élevait à $75 871 644, soit 93,67 du total. Les pourcentages correspondants pour 1970 et 1971 étaient respectivement de 94,95 et 94,67.
1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, No 206, p. 16. 2 Voir Recueil des résolutions et décisions, Vol. 1, 1948 -1972, p. 391.
54
CONSEIL EXÉCUTIF, CINQUANTE ET UNIÈME SESSION, PARTIE Il
tôt que possible des dispositions pour le règlement de leurs arriérés. D'autres communications ont été envoyées pendant l'année, par lettre ou par télégramme,
aux Membres intéressés pour appeler de nouveau leur attention sur les résolutions susmentionnées et pour les inviter à régler leurs arriérés avant le 31 décembre 1972 et à indiquer la date pour laquelle le paiement pouvait être attendu. Dans une communication datée du 16 novembre 1972, le Directeur général
En ce qui concerne I'Equateur, le Conseil a noté que plusieurs versements avaient été_ reçus depuis la clôture de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et que, le 19 janvier 1973, ce pays avait fait un nouveau versement de $47 504 liquidant totalement ses arriérés pour 1970 et 1971 et partiellement 19.
ses arriérés pour 1972. Ces versements sont donc suffisants pour qu'on raye ce pays de la liste des Membres redevables d'arriérés de contributions dans
a été informé par le Gouvernement d'El Salvador qu'une somme de $4000 serait versée à la fin de 1972 et que des versements plus substantiels concernant les
une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution.
arriérés de contributions seraient faits en 1973. Au 19 janvier 1973,. cette somme n'avait pas été reçue.
Le. Conseil a adopté une résolution distincte pour chacun des Membres intéressés, à savoir les 20.
résolutions EB51.R19 (Bolivie), EB51.R20 (République Dominicaine), EB51.R21 (El Salvador), EB51.R22 (Paraguay) et EB51.R23 (Uruguay). 1
PARTIE 2. TEXTE DU PROJET DE RESOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CRÉDITS POUR 1974
21.
Le Conseil a noté que le texte du projet de réso-
lution portant ouverture de crédits pour 1974, qui figure aux pages 7 et 8 des Actes officiels No 204, était pratiquement identique à celui adopté pour 1973 par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé dans la résolution WHA25.46.
La seule différence entre le texte de l'an dernier et le texte proposé pour 1974 réside dans la modification des titres des sections 6, 7 et 8, proposée par le Directeur général et dont le Conseil a recommandé l'adop22.
tion à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé (résolution EB51.R5). 2
PARTIE 3. BUDGET EFFECTIF PROPOSE POUR 1974
Après avoir examiné en détail le projet de programme et de budget du Directeur général pour 1974, 23.
permanent des Questions administratives et financières, 1. TRANSMET à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé le projet de programme et de budget
tel qu'il figure dans les Actes officiels No 204, le Conseil
a adopté la résolution suivante (EB51.R24): Le Conseil exécutif,
proposé par le Directeur général pour 1974, avec ses propres observations et recommandations; et 2. RECOMMANDE,
Ayant examiné dans le détail le projet de programme et de budget pour 1974 présenté par le Directeur général conformément aux dispositions de l'article 55 de la Constitution; et
à
l'Assemblée
de
la
Santé
d'approuver pour 1974 un budget effectif de US $ 100 250 000. 1 Voir Actes off Org. mond. Santé, 1973, N° 206, pp. 17 -20. 9 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 206, p. 7.
Considérant les observations et recommandations formulées au sujet de ces propositions par le Comité
APPENDICES
APPENDICE 1 Appendice 1
57
COMPARAISON ENTRE LES PREVISIONS BUDGETAIRES POUR 1974 ET LES PREVISIONS CORRESPONDANTES POUR 1973 AUGMENTATIONS ET DIMINUTIONS, EN VALEUR ABSOLUE ET EN POURCENTAGE, PAR SECTIONS DE LA RESOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CREDITS'
:
Nombre de postes 1974
Section de la résolution portant ouverture de crédits
Prévisions d'engagements de dépenses 1973
Augmentation (diminution) par rapport à 1973 Montant US $
1973
1974 US $
Pourcentage
PARTIE I 1.
:
REUNIONS CONSTITUTIONNELLES
US $
2. 3.
Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux Total de la partie I PARTIE II :
585 000 332 430 142 500 1
602 850 352 730 147 300 1
850 20 300 4 800 17 42 950
3,05 6,11 3,37
059 930
102 880
4,05
PROGRAMME D EXECUTION 17 7
520
250 902 84 180 487 583
517 259 892 84 19'7
4. 5.
6. 7. 8.
498 587 3
9.
10.
Maladies transmissibles Hygiène du milieu Renforcement des services de santé Maladies non transmissibles Développement des personnels de santé Autres activités Bureaux régionaux
703 970 807 215
18 024 296 8
950 680
1
320 326 143 465 155 895 404 731 267 328 203 134 546 512
1,81 14,65
24 695 565 3 537 166 9
25 851 460 3 941 897 11 007
1
4,68 11,44 13,01 8,48 6,88 7,06
740 073 941 135
401
1 1
14 187 898 7
15 391 032 8 487 647
3 006
034
Total de la partie 11,85 613 022 PARTIE III :
91 654 413
6
041 391
SERVICES ADMINISTRATIFS 6
346 346
349
11.
Services administratifs Total de la partie III PARTIE IV :
607 848 607 848
6
929 007 929 007
321 159
4,86 4,86
349
6
6
321 159
AUTRES AFFECTATIONS :
12.
Bâtiment du Siège sement des prêts
Rembour566 600 566 600 563 700 563 700 (2 900) (2 900) 6 402 600
(0,51) (0,51)
Total de la partie IV 3 352 3
383
Total des parties I,
II,
III et IV 93 847 400
100 250 000
6,81
1
Voir chapitre I, paragraphe 1,
58
CONSEIL EXECUTIF, CINQUANTE ET UNIEME SESSION, PARTIE II Appendice 2
BUDGET EFFECTIF REVISE POUR 1973 ET BUDGET EFFECTIF PROPOSE POUR 1974 POURCENTAGES PAR PARTIES ET SECTIONS DE LA RESOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CREDITS1 Section
:
Affectation des crédits
Pourcentages 1973 1974
1, 2 et
3
PARTIE I
:
REUNIONS CONSTITUTIONNELLES :
1,13
1,10
PARTIE II 4 5 6 7
PROGRAMME D'EXECUTION 18,87 8,32 26,31 3,77 10,38 15,12 8,46
8 9
10
Maladies transmissibles Hygiène du milieu Renforcement des services de santé Maladies non transmissibles Développement des personnels de santé Autres activités Bureaux régionaux Total de la partie II SERVICES ADMINISTRATIFS
17,98 8,93 25,79 3,93 10,98 15,35 8,47 91,43
91,23
PARTIE III 11
:
Services administratifs Total de la partie III PARTIE IV AUTRES AFFECTATIONS :
7,04
6,91 6,91
7,04
:
12
Bâtiment du Siège
Remboursement des prêts
0,60 0,60
0,56
Total de la partie IV Total des parties I, II, III et IV
0,56
100,00
100,00
1
Voir chapitre I, paragraphe 1.
APPENDICE
3
59
Appendice 3
INDICATION, EN POURCENTAGES, DES UTILISATIONS APPROUVEES DU BUDGET EFFECTIF DE 19731
Réunions
constitutionnelles 1,13 %
Autres affectations 0,60 %
Services
administratifs 7,04 %
Programme d'exécution 91,23 % INDICATION, EN POURCENTAGES, DES UTILISATIONS PROPOSEES POUR UN BUDGET EFFECTIF DE $100 250 000 EN 19741
Réunions
constitutionnelles 1,10 % Maladies non
transmissibles
7. .
3,93 % /:. ..;.:.: f.:. éveloppementdes : 10,98 %_
Autres affectations 0,56 % Servi ces
régionaux. \\ 8,47 personnels de sanyé ::.'.Autres... \.. %
.
administratifs 6,91 %
f/
.
activités
.
.
Programme d'exécution 91,43 % 1
WHO 30046
Voir chapitre I, paragraphe 1.
60
CONSEIL EXECUTIF, CINQUANTE ET UNIEME SESSION, PARTIE II Appendice 4
COMPARAISON DES PREVISIONS D'ENGAGEMENTS DE DEPENSES AU TITRE DU BUDGET ORDINAIRE DE 1972 AVEC LES PREVISIONS APPROUVEES POUR 1973 ET LES PREVISIONS PROPOSEES POUR 19741
$ 100 250 000
Réunions
constitutionnelles $ 93 847 400
$ 85 325 611
Programme
d'exécution
Services
administratifs Autres affectations $ 569 400 $ 566 600 $ 563 700
1972
1973
1974 WHO 20955
1
Voir chapitre I, paragraphe 1.
APPENDICE 5 Appendice 5
61
PARTIE II DE LA RESOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CREDITS (PROGRAMME D'EXECUTION) VENTILATION DES PREVISIONS D'ENGAGEMENTS DE DEPENSES POUR 1973 ET 1974 (SECTIONS 4 à 10) PAR GROUPES D'ACTIVITES1 :
Prévisions d'engagements de dépenses Section de la résolution portant ouverture de crédits et groupe d'activités 1973
1974
4,
Maladies transmissibles Siège Dépenses de personnel et dépenses connexes Autres dépenses :
US $ 2 503
US $ 2 634 2
323 165 200
668 523
232 132 800
2
767 032
Activités dans les pays Programmes par pays Programmes inter -pays Services consultatifs régionaux Activités interrégionales et autres activités techniques :
8
454 480
8 416 2
678
2 497 148 1
2
277 908 805 911
15 035 447
794 476 1 251 543 2 794 567
15 257 264 18 024 296
Total 5,
17 703 970
Hygiène du milieu Siège Dépenses de personnel et dépenses connexes Autres dépenses .
1
814 114
148 600
1 1
928 748
997 577 85 500
2 083
077
Activités dans les pays Programmes par pays Programmes inter -pays Services consultatifs régionaux Activités interrégionales et autres activités techniques :
2
1
382 922 858 715
471 635
2 1
313
048
5
878 467 807 215
1
938 607 135 062 940 792 853 142
6
867 603
Total 6.
7
8 950 680
Renforcement des services de santé Siège Dépenses de personnel et dépenses connexes Autres dépenses :
1
975 482 41 300
2 138 651 2 016
782
37 400
2
176 051
Activités dans les pays Programmes par pays Programmes inter -pays Services consultatifs régionaux Activités interrégionales et autres activités techniques :
12 313 3
895
12 3 5
169 390
5 1
319 049 876 449
22 678 783 24 695 565
1
819 458 558 838
840 867 246 456
23 675 409 25 851 460
Total 7.
Maladies non transmissibles Siège Dépenses de personnel et dépenses connexes Autres dépenses Activités dans les pays Programmes par pays Programmes inter -pays Services consultatifs régionaux Activités interrégionales et autres activités techniques :
1
023 941 17 500
1
1
041 441
080 809 80 800
1
161 609
1
691 160 493 432 249 650 061 483
2 3
495 725 537 166
1
910 529 300 040
278 425 113 472 2
780 288 941 897
Total
3
1 Voir chapitre I, paragraphe 1.
62
CONSEIL EXECUTIF, CINQUANTE ET UNIENE SESSION, PARTIE II
Prévisions d'engagements de dépenses Section de la résolution portant ouverture de crédits et groupe d'activités 1973 1974
8,
Développement des personnels de santé Siège Dépenses de personnel et dépenses connexes Autres dépenses Activités dans les pays Programmes par pays Programmes inter -pays Services consultatifs régionaux Activités interrégionales et autres activités techniques :
US $ 1
US $ 1
130 337 97 500
1 227 837
181 940 86 400
1
268 340
6 1
649 294 499 423 088 648 000 146
7 1
8 512 236 9 740 073
127 479 426 705
972
737 352 000
9 739 11
061
Total
007 401
9.
Autres activités Siège Dépenses de personnel et dépenses connexes Autres dépenses :
9 1
210 172 197 820
9
10 407 992
1
790 868 264 200
11 055 068
Activités dans les pays Programmes par pays Programmes inter -pays Services consultatifs régionaux Activités interrégionales et autres activités techniques :
1
434 903 497 627 981 002 866 374
1
1
3 779 906 14 187 898
634 303 093 807 866 220 771 604
4
335 964 391 032
Total 10.
15
Bureaux régionaux Personnel des bureaux régionaux soumis à roulement Bureaux régionaux Total
7
105 742 835 393
63
501 8
7 941 135 7 941 135 85 613 022
8
424 146
487 647 487 647
8
TOTAL GENERAL
91
654 413
APPENDICE 6 Appendice 6
63
POSTES A RECRUTEMENT INTERNATIONAL ET A RECRUTEMENT LOCAL REPARTITION ENTRE LE SIEGE ET LES REGIONS POUR 1972 ET 1973, ET PROPOSITIONS POUR 1974 :
Nombre de postes 1972 1.
1973
1974
Budget ordinaire Siège Recrutement international Recrutement local Total 1
504 661
506
670 1
509 678 1
165
176
187
Régions i) Bureaux régionaux Recrutement international Recrutement local :
142 436
143 436
143 442
Total ii)
578
579
585
Activités dans les pays Recrutement international Recrutement local :
1
192 365
1
224 373 597
1
228 383 611
Total
1
557
1
1
Total pour le budget ordinaire Recrutement international Recrutement local Total
1 1
838 462
1 1
873 479 352
1 1
880 503 383
3
300
3
3
2.
Autres fonds Siège Recrutement international Recrutement local Total Régions i) Bureaux régionaux Recrutement international Recrutement local :
16 18
16
16
18 34
18 34
34
89 157
90 166
91
168 259
Total
246
256
1
Voir chapitre I, paragraphe 8.
64
CONSEIL EXECUTIF, CINQUANTE ET UNIEME SESSION, PARTIE II Nombre de postes 1972 ii)
1973
1974
Activités dans les pays Recrutement international Recrutement local :
904 693
952 709 1
895 706 1
Total
1
597
661
601
Total pour les autres fonds Recrutement international Recrutement local Total
1
009 868 877
1
058 893 951
1
002 892 894
1
1
1
3,
Totaux Siège Recrutement international Recrutement local Total 1
520 679 199 1
522 688
525 696 1
210
221
Régions i) Bureaux régionaux Recrutement international Recrutement local :
231 593
233 602 835
234 610 844
Total
824
ii)
Activités dans les pays Recrutement international Recrutement local :
2 1
096 058 154
2 1
176
2 1
123
082 258
089 212
Total
3
3
3
Total général Recrutement international Recrutement local Total
2 2
847 330
2 931 2
2 882 2 395
372
5 177
5
303
5
277
APPENDICE 7 Appendice 7
65
POSTES PREVUS POUR 1972, 1973 ET 1974 RELATION ENTRE LE NOMBRE TOTAL DE POSTES ET LE NOMBRE DES POSTES IMPUTES SUR i) LE BUDGET ORDINAIRE ET ii) LES AUTRES FONDS' :
Nombre de postes 6 000
5 500
5 000
4 500
4 000
3 500
3 000
2 500
2 000
1 500
1972
1973
1974
1972
1973
1974 WHO 20958
Budget ordinaire
Autres fonds
1
Voir chapitre I,
paragraphe 8.
66
CONSEIL EXECUTIF, CINQUANTE ET UNIEME SESSION, PARTIE II
Appendice 8
PROGRAMME D'ERADICATION DE LA VARIOLEl
Le résumé publié le 12 janvier 1973 dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire2 expose l'état d'avancement du programme d'éradication de la variole au 9 janvier 1973.
L'augmentation de l'incidence observée en 1971 s'est poursuivie en 1972. On pense que le nombre des cas notifiés atteindra 65 000 pour cette dernière année lorsque tous les rapports auront été reçus, soit 23 % de plus qu'en 1971 et 95 % de plus qu'en 1970, année dont les chiffres étaient les plus bas qui aient jamais été enregistrés. Cette augmentation est attribuée essentiellement au fait que les programmes de surveillance sont mieux organisés et que, pour la première fois, ils ont porté sur la totalité des zones d'endémie. Le dépistage de nombreux cas qui n'auraient pas été notifiés auparavant a permis de maîtriser à temps des flambées épidémiques. Ces efforts commencent à donner les résultats attendus, car l'incidence de la variole au cours des quatre derniers mois a diminué de 22 % par rapport à la période correspondante de l'année précédente. Les programmes de surveillance, dans beaucoup de régions, ne sont pas encore suffisamment développés pour permettre l'interruption de la transmission, mais les progrès dans ce domaine ont été considérables dans la plus grande partie du monde, L'objectif est maintenant d'accélérer la diminution de l'incidence en intensifiant et en coordonnant les activités de surveillance. Au cours de séminaires réunis à Addis -Abéba (septembre), New Delhi (octobre) et Karachi (novembre), cette stratégie a été examinée et précisée avec le personnel des opérations antivarioliques de tous les pays d'endémie; un personnel supplémentaire chargé d'apporter une assistance technique a été envoyé dans certaines zones d'endémie. L'état d'avancement du programme et la progression de celui -ci dans la plupart des régions d'endémie sont encourageants. Dans les Amériques, aucun cas de variole n'a été découvert en vingt mois de recherches actives. En Afrique, sept pays seulement ont signalé des cas en 1972 et, dans quatre d'entre eux, ceux -ci étaient consécutifs à des importations en provenance de zones d'endémie. Ces poussées ont fait l'objet d'enquêtes approfondies et elles ont été endiguées. Dans les trois pays d'Afrique oú la maladie était endémique au début de l'année (Botswana, Ethiopie et Soudan), les progrès ont été excellents. Au Botswana, aucun cas n'a été dépisté depuis octobre et l'on a des raisons de penser que la transmission a été interrompue. Au Soudan, il semble que les foyers
d'endémie soient peu étendus et qu'ils se situent exclusivement dans deux provinces du sud. Un programme intensifié est encours et l'interruption de la transmission devrait être obtenue dans les prochains mois. En Ethiopie, l'incidence de la variole a diminué fortement depuis le mois de mars et, à l'heure actuelle, huit des quatorze provinces paraissent être pratiquement indemnes de variole.
1
Voir chapitre I, paragraphe 38. 2
Relevé épidém. hebd., 1973, 48,
9 -24.
APPENDICE 8
67
En Asie, les programmes de l'Afghanistan, de l'Indonésie et du Népal progressent de façon satisfaisante. En Indonésie, aucun cas n'a été dépisté depuis près de douze mois; tous les cas observés en Afghanistan depuis février et au Népal depuis juin ont pu être rapportés à des importations à partir des zones d'endémie du Pakistan et de l'Inde respectivement. Au Bangladesh, en Inde et au Pakistan, les programmes d'éradication ont été intensifiés au cours de l'année écoulée, mais il reste beaucoup à faire. Les épidémies qu'a entraînées au Bangladesh le retour des réfugiés venant de l'Inde se sont limitées à l'ouest et au sud -ouest du pays, mais les nouveaux cas sont encore nombreux malgré les efforts concertés des services de santé, l'assistance de l'OMS et la mobilisation de ressources importantes. Au Pakistan, il semble que la transmission ait été pratiquement interrompue dans deux des quatre provinces. Dans la province du Sind, cependant, les activités ont été relativement limitées jusqu'à ces derniers mois; de grandes épidémies se produisent dans la majeure partie de cette province et il en résulte l'introduction fréquente de cas dans des zones indemnes. En Inde, la transmission a été essentiellement interrompue dans les Etats du sud et dans plusieurs Etats de l'ouest. Par contre, de fortes poussées se produisent dans cinq Etats du nord; dans la plupart d'entre eux, les activités de surveillance ne sont pas encore bien coordonnées au niveau de l'administration de l'Etat et ce n'est que récemment que des mesures ont été prises pour améliorer le réseau de notification, qui reste l'élément le plus faible du programme. C'est dans les trois pays précités que l'avenir du programme d'éradication est le plus incertain, mais il convient de souligner que les ressources qui pourraient être mises en oeuvre pour la bonne exécution du programme y sont beaucoup plus considérables que dans la plupart des autres pays où la maladie est restée endémique au cours des six dernières années. Les services de santé de base sont plus développés, le personnel affecté au programme est plus nombreux et mieux formé, les moyens de transport et de communication sont mieux organisés et la population est en général mieux disposée à l'égard de la vaccination. Moyennant un bon encadrement et une ferme volonté de parvenir au but, on pourrait obtenir l'interruption de la transmission plus rapidement dans ces pays que dans d'autres régions. Au cours des six dernières années, l'OMS et les laboratoires qui collaborent à son programme ont poursuivi d'importants travaux de recherche sur les poxvirus étroitement apparentés au virus variolique, afin de soumettre à des épreuves plus poussées l'hypothèse qu'il n'existe pas pour ce virus de réservoir animal susceptible de compromettre le succès du programme. Il est très significatif que toutes les poussées de variole observées dans des zones considérées comme indemnes de variole en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud aient pu être rattachées à l'importation de cas en provenance de régions connues d'endémie. Toutefois, treize cas d'une maladie ressemblant cliniquement à la variole ont été identifiés dans des zones très éloignées les unes des autres en Afrique. Les souches isolées ont toutes été identifiées comme appartenant au virus du monkeypox qui se montre, au laboratoire, apparenté au virus de la variole tout en présentant des caractéristiques très différentes. Aucun cas de transmission directe de l'homme à l'homme n'a été observé même quand il y avait des contacts familiaux étroits entre un malade et des sujets sensibles non vaccinés. On ne possède aucune certitude concernant le réservoir du virus, mais il semble que la maladie résulte chez l'homme d'une infection fortuite dont les possibilités de transmission d'individu à individu sont limitées ou nulles. Les études se poursuivent. A mesure que progresse cette phase avancée du programme, il convient de mettre l'accent plus particulièrement sur trois points 1) notification immédiate et coordination totale sur le plan international en cas d'introduction de la variole; 2) maintien des programmes de surveillance et (selon les besoins) de vaccination et soutien international du programme par tous les pays du monde; et 3) mise en oeuvre de techniques et de programmes spéciaux pour s'assurer que la transmission a bien été interrompue dans les zones où le réseau de notification ne signale pas de cas. :
A mesure que diminue le nombre de pays où la variole est présente, chaque cas découvert dans un pays présumé non endémique revêt une importance croissante pour le programme mondial. Il faut que des épidémiologistes expérimentés élucident l'origine de l'infection et le mode de propagation afin que l'on soit certain que la poussée épidémique est due à l'introduction de
68
CONSEIL EXECUTIF, CINQUANTE ET UNIEME SESSION, PARTIE II
cas provenant d'une zone d'endémie connue comme telle et non pas de foyers résiduels occultes; il importe d'appliquer rapidement des mesures efficaces d'endiguement pour empêcher le rétablissement de la transmission, à défaut de quoi le succès de l'ensemble du programme mondial serait compromis. Pour faciliter la coordination nécessaire des efforts sur le plan international, l'Organisation est prête à mettre immédiatement à la disposition des gouvernements qui en font la demande des services d'experts de la variole ainsi que des vaccins et des aiguilles bifurquées.
Dans tous les pays, en particulier ceux des régions d'endémie, il faudra poursuivre pendant de nombreuses années encore des activités de surveillance étroitement coordonnées et contrôlées à l'échelon national; des programmes réguliers de vaccination seront indispensables, surtout dans les pays en voie de développement, pour maintenir le niveau d'immunité. Le relâchement prématuré des efforts lorsque la transmission parait interrompue ou près de l'être pourrait entrainer aisément la propagation de la maladie à partir de foyers non reconnus ou sa réintroduction dans des zones qui en ont été débarrassées ainsi que la réapparition de foyers d'endémie. Il est beaucoup moins coûteux et beaucoup plus facile d'éliminer de petits foyers consécutifs à l'importation de cas que d'entreprendre un nouveau programme complet d'éradication devenu nécessaire parce que l'on n'aurait pas traité une flambée épidémique assez tôt et assez rapidement. Il est donc particulièrement important d'assurer un soutien continu au programme tant à l'échelon national qu'à l'échelon international au cours des prochaines années, notamment par des dons de vaccin lyophilisé de qualité acceptable. Enfin, il est plus important que jamais de déterminer si la transmission a été effectivement interrompue dans les zones ou les pays dans lesquels les programmes de surveillance courante ne révèlent la présence d'aucun cas. Il est de plus en plus évident que, même lorsqu'on obtient une bonne coopération de la part des services de santé et des autorités civiles, des foyers occultes peuvent persister. Pour les découvrir, il faut que des équipes spécialement formées procèdent à une recherche systématique des cas et donc que des dispositions budgétaires et autres soient prises à cet effet. L'expérience montre que les équipes qui utilisent la fiche OMS d'identification de la variole parviennent à évaluer la situation de façon raisonnablement exacte dans une zone étendue en interrogeant le personnel des services de santé et les écoliers et en faisant des enquêtes dans les principaux marchés. Le nombre des équipes à constituer dans un pays ou une province dépend du terrain et de la densité de la population, mais il n'est pas nécessairement grand. En revanche, il faut que le personnel de ces équipes soit convenablement formé et encadré et qu'il poursuive ses activités pendant deux ans au moins après l'élimination de la variole dans une zone d'endémie.
Dans beaucoup de pays qui ont été délivrés de la variole, le programme a été étendu à l'administration d'autres antigènes que l'antigène variolique et à la surveillance d'autres maladies présentant une importance nationale. Cette évolution s'inscrit de façon parfaitement logique dans le plan de développement des services de santé et elle contribue à renforcer les structures nécessaires pour empêcher le rétablissement de la variole. Le programme d'éradication est maintenant pleinement opérationnel dans tous les pays d'endémie; les activités de surveillance s'améliorent régulièrement et l'incidence de la maladie parait de nouveau être en régression. Moyennant un soutien persévérant à l'échelon national et international, il semble raisonnable de penser que l'éradication pourra être réalisée d'ici deux ans.
APPENDICE 9 Appendice 9 ACTIVITES REGIONALES AU TITRE DES BUDGETS ORDINAIRES DE 1973 ET DE 19741
69
US $ milliers 17 000
16 000
15 000
14 000
13 000
12 000
11000
10 000
9 000
8 000
7 000
6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000
1973 1974 AFRIQUE
1973 1974 AMÉRIQUES
1973 1974 ASIE DU SUD - EST
1973 1974 EUROPA
1973 1974 MÉDITERRANÉE ORIENTALE
1973 1974 PACIFIQUE 'OCCIDENTAL
Activités dans les pays 1
Bureaux régionaux
Voir chapitre I, paragraphe 80.
J
O
Appendice 10 ACTIVITES DE RECHERCHE PREVISIONS BUDGETAIRES CLASSEES PAR SOURCES DE FONDS ET SECTIONS DE LA RESOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CREDITSI :
Programme des Nations
Budget ordinaire 1972 US $ 1973 US $ 2 1
Unies pour le Développement 1974
Autres fonds 1974
Fonds bénévole pour la promotion de la santé 1974
Total 1972 US $ 1973 US $ 1974
1972 US $
1973 US $
1972 US $
1973
1972
1973 US $
1974
US $ 2 1
US $
US $
US $
US $
US $
US $
Maladies
transmissibles
2 029 990 969 050 678 670 796 390 344 000 648 800
192 936 166 511 792 292
197 539
296 300
315 500
235 700
433 500 636 900 963 202 1
305 600 500 400 6
172 600 515 000 8
2 759 790 1 605 950 5 716 372 1 284 290 700 441
2 814 036 1 666 911
2 605 839 1 762 860 10 148 594
Hygiène du milieu Renforcement des
247 860 803 729 051 363 1
services de santé
026 164
4 074 500 487 900
643 227
318 701 413 296
8 486 882 1 465 451 702 600 729 247
Maladies non
transmissibles Développement des
974 533
963 122
490 918
1 376 418 759 600 739 845
personnels de santé
412 000 704 394 6
419 000 713 220 6
356 441
290 600
340 600
Autres activités Total Pourcentage
23 400 296 300
24 873 7
26 625 9
672 200
5 466 900 42,92
242 646
344 470
315 500 1,99
235 700
1 319 643 10,36
1
341 963 8,46
1
366 764
5 656 200 44,40
965 018
446 222 54,31
12 739 043 15 865 127 100,00 100,00
17 393 156 100,00
39,35
36,48
2,32
1,35
7,86
50,20
1 Voir chapitre I, paragraphe 281.
Appendice 11
RECETTES OCCASIONNELLES EN CAISSE EN FIN D'EXERCICE DE 1967 A 1972 ET MONTANTS AFFECTES AU FINANCEMENT DU BUDGET ORDINAIRE, A CELUI DES PREVISIONS BUDGETAIRES SUPPLEMENTAIRES OU A D'AUTRES FINS' (en dollars des Etats -Unis d'Amérique)
Recettes occasionnelles ContriCompte butions d'attente fixées pour de les nouveaux l'Assemblée Membres Total des recettes occasionnelles disponibles
Montants affectés Financement des prévisions budgétaires supplémentaires Année 805 750 -
Année
Solde au ler janvier
Recettes diverses
Financement du budget ordinaire
Autres affectations
Solde au 31 décembre
Année 1 992 646
1967
1 648 469 1 143 759 1 009 943
894 749 990 229 420 207 655 302 250 968
51 345 11 590 55 395 -
4 587 209 4 749 303
629 000 602 800 997 376
1968
1967 -
2 008 7002'
1 143 759 1 009 943
1968
2 603 725 3 562 054 3 914 065 3 196 297 2 794 142
1969 1970 1971 1972 1973
3 136 560-
1969
5 047 599 7 245 690 7 841 549 6 724 139
1 373 900 -
1969 -
2 676 323 374 104
1970 1971
2 676 323
1 000 000
871 586 731 0001 460 4352
4 374 104 3 370 549
20 180 119 319
2 000 000 1 000 000
1 740 000 1 263 704
1971 1972
3 370 549 3 000 000-
1972
440 129
Virement de $2 000 000 à la partie II du fonds de roulement (résolution WHA18.14, partie B, Recueil des résolutions et décisions, Vol. 1948 -1972, p. 397) et affectation de $8700 au titre de l'ajustement de la contribution de la Malaisie (résolution WHA20.10, Recueil des résolutions et décisions, Vol. I, 1948 -1972, p. 378). Virement à la partie II du fonds de roulement (résolution WHA18.14, partie B, Recueil des résolutions et décisions, Vol. p. 397). Virement au fonds immobilier (résolution WHA23.15, Recueil des résolutions et décisions, Vol. I, -'=-1
I,
I,
1948 -1972,
1948 -1972, p. 406).
de $631 000 au fonds immobilier (résolution WHA24.23, Recueil des résolutions et décisions, Vol. I, 1948 -1972, p. 406) et de $100 000 au fonds spécial du Conseil exécutif (résolution WHA24.11, Recueil des résolutions et décisions, Vol. I, 1948 -1972, p. 402). Virement au fonds immobilier (résolution WHA25.38, Recueil des résolutions et décisions, Vol. I, 1948 -1972, p. 407). Estimation. 1
e f
Voir chapitre II, paragraphe 4.
72
CONSEIL EXECUTIF, CINQUANTE ET UNIEME SESSION, PARTIE II Appendice 12
BAREMES DES CONTRIBUTIONS POUR 1972, 1973 ET 1974
1
1972
1973
1974
Membres et Membres associés Contributions Contributions Pourcentage
Contributions (montant brut)
Crédits provenant du fonds de péréquation des impôts US $ 4 280 52 470 4
Contributions
(montant net»
US $
US $ 36 960 452 660 36 960 73 900 5
% 0,04 0,49 0,04 0,08 6,12 0,06 0,77 1,32 0,49
US $ 44 150 540 910 44 150 88 320 6
US $ 39
Afghanistan Afrique du Sud Albanie Algérie Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche
33 411 33 67 5
610 670 610 210
870
280 6
488 440 39 870 79
8 570
750
1
158 50 646 117 420 16
440 400 900 380 070
1
660 420 320 410 452 660 653 55 711 219
1
755 790 66 240 850 000 457 140 540 910
655 280 6
100 510 59 810 767 550 315 800 488 440
430 1
82 450 141 340 52 470
Bahrein Bangladesh Barbade Belgique Birmanie Bolivie Brésil Bulgarie Burundi Cameroun Canada Chili Chine Çhypre Colombie Congo Costa Rica Côte d`Ivoire Cuba 11 203 b)
Dahomey Danemark Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Fidji Finlande France Gabon Gambie Ghana Grèce Guatemala Guinée Guyane Haiti Haute -Volta
33 610 798 120 42 000 33 610 604 890 134.420 33 610 33 610 2 335 570 151 220 3 032 890 33 610 142 820 47 140 33 610 33 610 117 620 33 610 470 470 134 420 33 610 /il 2017b' 33 610 789 720 26 341 960 33 610
36 36 877 46 36 665 147
960 960 610 180 960 180 800
2
4
253 6127b) 344 460 580 540 33 33 50 218 42 33 33 33 33 33 361 176 210 50 168 109 33 151 688 33 099 33 33 58 33 33 42 33 42 610 610 400 430 000 610 610 610 610 610 260 190 030 400 030 220 610 220 430 610 870 610 610 810 610 610 000 610 000
680 36 960 157 040 42 010 36 960 36 960 129 320 36 960 517 330 147 800 36 960 36 960 36 960 868 360 28 834 160 36 960 36 960 369 510 3
36 36 562 166 325
960 960 160 280
-
5
018 080 36 960 36 960 55 420 240 180 46 180 36 960 36 960 36 960 36 960 36 960 397 220 293 310 230 940 55 420
Honduras Hongrie Inde Indonésie Irak Iran ..... Irlande Islande Israel Italie Jamalque Japon 1
0,04 0,04 0,95 0,05 0,04 0,72 0,16 0,04 0,04 2,77 0,18 3,60 0,04 0,17 0,04 0,04 0,04 0,14 0,04 0,56 0,16 0,04 0,04 0,04 0,94 30,82 0,04 0,04 0,40 5,40 0,04 0,04 0,06 0,26 0,05 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,43 1,40 0,25
1
3
3
44 150 44 150 048 700 55 200 44 150 794 800 176 630 44 150 44 150 057 770 198 700 974 000 44 187 44 44 44 154 44 618 176 44 44 44
4 280 4 280 101 720 5 360 4 280 77 090 17 130 4 280 4 280 296 590
39 39
870 870
946 980 840 870 710 500 870 870 180 420 540 870 470 430 870 870 560 870 220 500 870 39 870 39 870 937 010 31 182 320 39 870 39 870 398 730 5 419 590 39 870 39 870 59 810 259 180 49 840 39 870 39 870 39 870 39 870 39 870 428 640 1 395 550 249 210 59 810 199 360 129 590 39 870 179 420 3 179 850 39 870 4 844 530 39 870 39 870 69 780 39 870 39 870 49 840 39 870 49 840 49 39 717 159 39 39 2 761 179 3 588 39 169 58 39 39 139 39 558 159 39
150 670 150 150 150 550 150 180
19 280 385 460 4 280 18 200 (14 280) 4 280 4 280 14 990 4 280 59 960 17 130
630 150
4 4 4
1
-
2
4
Jordanie Kenya Kowett Laos Lesotho Liban Libéria Luxembourg
280 946 920 36 960 4 489 670 36 960 36 960 64 660 36 960 36 960 2
184 120 36 166
750
090 960
46 180 36 960 46 180
0,06 0,20 0,13 0,04 0,18 3,19 0,04 4,86 0,04 0,04 0,07 0,04 0,04 0,05 0,04 0,05
150 150 1 037 660 34 021 810d) 44 150 44 150 441 560 961 5 000 44 150 44 150 66 240 287 020 55 200 44 150 44 150 44 150 44 150 44 150 474 680 1 545 450 275 980 66 240 220 780 143 510 44 150 198 700 3 521 410 44 150 5 364 900 44 150 44 150 77 280 44 150 44 150 55 200 44 150 55 200
100 2 839 4 4
42 541 -
4 4 6
27 5
4 4 4
4 4
280 280 280 650 490 280 280 830 410 280 280 430 840 360 280 280 280 280 280
46 040 149 900 26 770 6 430 21 420 13 920 4 280 19 280 341 560 4 280 520 370 4 280 4 280 7 500 4 280 4 280 5 360 4 280 5 360
1 Montants ajustés pour tenir compte des sommes effectivement remboursées au personnel par l'OMS en 1972 au titre des impôts nationaux sur les émoluments versés par l'Organisation. Voir chapitre II, paragraphe 7, (Les autres notes de bas de page figurent à la p. 73).
APPENDICE 12
73
1972
1973
1974
Membres et Membres associés Contributions Contributions Pourcentage
Contributions (montant brut)
Crédits provenant du fonds de péréquation des impôts US $ 4
Contributions (montant net)a)
US $
US
$
%
US $ 44
US $
Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Malte Maroc Maurice Mauritanie Mexique Monaco Mongolie Népal Nicaragua Niger
Nigéria Norvège Nouvelle -Zélande
33 75 33 33 33 33 67 33 33 663 33 33 33 33 33 92 327 243
610 610 610 610 610 610 210 610 610 700 610 610 610 610 610 410 650 640
36 83 36 36 36 36 73
36 36
729 36 36 36 36 36 101
360 267 36 38
Oman Ouganda Pakistan Panama Papua- Nouvelle -Guinée
/3 6100 35 020 260 440 33 610
286 36 18 36
C 600 33 898 75 235 066 610 940 610 240 970
Paraguay Pays -Bas
979 83
Pérou Philippines Pologne Portugal
258 1
1
173
11(17 620
129
960 130 960 960 960 960 900 960 960 790 960 960 960 960 960 610 280 900 960 350 370 960 470 960 220 130 660 220 320
0,04 0,09 0,04 0,04 0,04 0,04 0,08 0,04 0,04 0,79 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,11 0,39 0,29 0,04 0,04 0,31 0,04 0,02 0,04 1,06 0,09 0,28 1,27 0,14 0,04
150 99 350 44 150 44 150 44 150 44 150 88 320 44 150 44 150
9 4 4 4
4
8 4
4
872 080 44 150 44 150 44 150 44 150 44 150 121 430 430 520 320 130 44 150 150 342 210 44 150 22 080 44 150 44 1
84 4 4 4 4
4
11
41 4 1
280 640 280 280 280 280 570 280 280 590 280 280 280 280 280 780 760
31 050
280
000 190 280
33 4
1
170 130 99 350 309 090 401 940 154 550 44 150
2 140 4 280 113 500 9 640 29 980 135 980 14 990 4
1
1
39 870 89 710 39 870 39 870 39 870 39 870 79 750 39 870 39 870 787 490 39 870 39 870 39 870 39 870 39 870 109 650 388 760 289 080 39 870 43 150 309 020 39 870 19 940 39 870 056 630 89 710 279 110 265 960 139 560 39 870 59 39 39 99 39 39 810 870 870 680 870 870
Qatar République Arabe Libyenne République Arabe Syrienne République Centrafricaine République de Corée République Dominicaine République Khmère République socialiste soviétique de Biélorussie République socialiste soviétique d'Ukraine République -Unie de Tanzanie Rhodésie du Sud Roumanie Royaume -Uni de Grande- Bretagne
6q 7b) (E 50 33 33 84 33 33 400 610 610 010 610 610
36 960 55 420 36 36 92 36 36
280
960 960 380 960 960
0,06 0,04 0,04 0,10 0,04 0,04 0,45 1,68 0,04 0,02 0,32 5,31 1
66 240 44 150 44 150 110 390 44
150
430 4 280 4 280 10 710 280 4 280 6
378 070 1
415 720 1
496 740 854 540 44 150 22 080 353 250 861 44 44 44
48
190 1
448 550 674 39 19 318 293 39 39 39 39 49 39 39 49 126 757 39 807 119 39 39 39 310 660 870 940 980 100 870 870 870 870 840 870 870 840 410 580 870 420 620 870 870 870 540
419 33 16 268
830 210 800c) 840
551 990 36 460 18 470
295 610 4
179 880 4 280 2 140 34 270
et d'Irlande du Nord Rwanda Samoa -Occidental Sénégal
4
Sierra Leone Singapour Somalie Soudan Sri Lanka Suède Suisse Tchad Tchécoslovaquie Thaflando Togo Trinité -et- Tobago
Tunisie Turquie Union des Républiques socialistes soviétiques Uruguay Venezuela Viet -Nam
477 33 33 33 33 42 33 33 42 949 638 33 680 100 33 33 33 271
910 610 610 610 610 000 610 610 000 350 500 610 500 810 610 610 610 230
1
905 370 36 960 36 960 36 960 36 960 46 180 36 960 36 960 46 180 043 890 702 080 36 960 748 270 110 850 36 960 36 960 36 960 287 080 796 940 55 420 341 800 55 420 36 960 36 960 314 090 36 960 36 960 782 250
5
0,04 0,04 0,04 0,04 0,05 0,04 0,04 0,05 1,13 0,76 0,04 0,81 0,12 0,04 0,04 0,04 0,31 12,77 0,06 0,37 0,06 0,04 0,04 0,34 0,04 0,04
44 55 44 44 55 1
247 838 44
894 132 44 44 44
342
650 150 150 150 150 200 150 150 200 400 960 150 150 470 150 150 150 210 1
568 550 4 280 4 280 4 280 4 280 5 360 4 280 4 280 5 360 120 990 81 380 4 280 86 730 12 850 4 280 4 280 4 280 31 670 367 300 6 430 39 620 6 430 4 280 2 870 36 410 4 280 4 280
5
1
10 753 730
11
Yémen Yémen démocratique Yougoslavie Zaire Zambie
50 310 50 33 33 285 33 33
400 850 400 610 610 650 610 610 92
14 096 660 66 240
12 729 360
408 440 66 240 44
150
44 150 375 330 44 150 44 150
59 810 368 820 59 810 39 870 41 280 338 920 39 870 39,870 100 203 590
TOTAL a) b)
84 489 760
100,00
110 388 730
10 185
140
Voir Actes off. Org, mond. Santé, 1972, N° 204,
p.
XXI,
paragraphes 23 et 24.
Les montants indiqués entre crochets (qui ne sont pas inclus dans les totaux) représentent les contributions et /ou contributions supplémentaires fixées pour les pays devenus Membres ou Membres associés de l'OMS en 1971 ou 1972, mais non comprises dans le total des contributions des Membres au budget de 1972. c)
Membre associé.
d)
Soit 31,50 % des contributions fixées pour les Membres actifs, en application des dispositions des résolutions WHA8,5 et WHA24,12,
74
CONSEIL EXECUTIF, CINQUANTE ET UNIEME SESSION, PARTIE II
Appendice 13 MONTANT TOTAL DU BUDGET, RECETTES, CONTRIBUTIONS DES ETATS MEMBRES ET MONTANT EFFECTIF DU BUDGET1
1972 US $
1973 US $
1974 US $
1.
Budget total
..
99 700 524 5
109 047 190 3
113 588 730a) 3
2. 3. 4.
Déductions (voir point 8 ci- dessous) ...... Contributions fixées pour les Membres Montant brut A déduire : :
510 704
906 000
200 000
94 189 820
105 141 190
110 388 730a)
Crédits provenant du fonds de péréquation des impôts 5.
9 700 :
060
12 358
940
10 185 140b)
Contributions fixées pour les Membres Montant neto) A déduire
84 489 760
92 782 250
100 203 590a) b)
6.
i)
Montant estimatif des remboursements
d'impôts à prélever sur le fonds de péréquation des impôts
476 100
402 010 438 840d)
522 000b)
ii) 7.
Montant de la réserve non
répartie
3
490 074
2
2
631
590a)d)
Contributions des Membres au budget
effectif i)
80 523 586 :
89 941 400
97 050 000
8.
A ajouter
Montant à recevoir du Programme
des Nations Unies pour le Développement à titre de remboursement
2 3
247 000 263 704
2 1
233 000
2
000 000 200 000
ii)
Recettes occasionnelles Prévisions supplémentaires pour 1973, présentées séparément
000 000 673 000
1
iii) 9.
Budget effectif total
86 034 290
93 847 400
100 250 000
a) Ces montants sont soumis aux ajustements que pourra décider la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé.
b) Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 204, p. XXI, paragraphe 22. e)
Voir le barème des contributions qui figure à l'appendice 12. RSS d'Ukraine), ainsi que pour l'Afrique du Sud et la Rhodésie du Sud.
d) Somme égale au montant net des contributions fixées pour les Membres inactifs (RSS de Biélorussie et
1
Montants ajustés pour tenir compte des sommes effectivement remboursées au personnel par l'OMS
en 1972 au titre des impôts nationaux sur les émoluments versés par l'Organisation. Voir chapitre II, paragraphe 7,
APPENDICE 14
75
Appendice 14 COMITE PERMANENT DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES LISTE DES MEMBRES ET AUTRES PARTICIPANTS1
1.
Membres, suppléants et conseillers
Professeur R. VANNUGLI, Directeur du Bureau des Relations internationales, Ministère de la Santé, Rome, Président et Rapporteur Conseillers
M. M. BANDINI, Conseiller, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. E. DI MATTEI, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
Dr C. N. D. TAYLOR, Directeur général adjoint de la Santé publique, Département de la Santé, Wellington (suppléant du membre du Conseil exécutif qui sera désigné par la Nouvelle Zélande), Rapporteur Conseillers
M. B. W. P. ABSOLUM, Premier Secrétaire, Mission permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Mme V. CRUTCHLEY, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève
Professeur E. J. AUJALEU, Directeur général honoraire de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale, Paris Suppléant
M. R. FAURIS, Premier Secrétaire, Mission permanente de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées ayant leur siège en Suisse Conseiller
Mme S. BALOUS, Premier Secrétaire, Mission permanente de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées ayant leur siège en Suisse
Sir George GODBER, Médecin -administrateur en chef, Département de la Santé et de la Sécurité sociale, Londres Suppléant
M. A. L. PARROTT, Secrétaire adjoint, Département de la Santé et de la Sécurité sociale, Londres
1 Voir résolutions EB50.R5, EB16.R12 (paragraphe I.4) et EB50.R20 (paragraphe 3).
76
CONSEIL EXECUTIF, CINQUANTE ET UNIEME SESSION, PARTIE II
Conseillers M. D. J. JOHNSON, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
M. R. C. TRANT, Administrateur principal, Division des Relations internationales, Département de la Santé et de la Sécurité sociale, Londres
Dr C. HEMACHUDHA, Directeur général du Département de la Promotion de la Santé, Ministère de la Santé publique, Bangkok
Dr M. U. HENRY, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé et des Pouvoirs locaux, Port of Spain
Dr Z. ONYANGO, Sous- Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé, Nairobi
Dr N. RAMZI, Vice -Ministre de la Santé, Damas
Dr A. SÁENZ SANGUINETTI, Président de la Commission des Affaires internationales au Ministère de la Santé publique, Montevideo
2.
Président du Conseil exécutif
Dr J. L. MOIAPO, Directeur des Services de Santé, Ministère de la Santé, Maseru
3.
Membres du Conseil exécutif assistant aux réunions du Comité permanent conformément aux dispositions de la résolution EB50.R20
Dr Esther AMMUNDSEN, Directeur général du Service de la Santé publique, Copenhague Conseiller
M. O. FORSTING, Chef de section au Ministère de l'Intérieur, Copenhague
Professeur H. FLAMM, Directeur de l'Institut d'Hygiène de l'Université de Vienne
Professeur A. M. KHOSHBEEN, Vice -Ministre de la Santé publique, Kaboul
Dr R. LEKIE, Directeur de la Campagne nationale d'Eradication de la Variole, Kinshasa
Dr Oudom SOUVANNAVONG, Inspecteur des Services de Santé, Ministère de la Santé publique, Vientiane
APPENDICE 14
77
Professeur Julie SULIANTI SAROSO, Directeur général de la Lutte contre les Maladies transmissibles, Ministère de la Santé, Djakarta
Professeur J. TIGYI, Prorecteur de l'Université des Sciences médicales de Pécs Suppléant
Dr K. AGOSTON, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République populaire hongroise auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
Dr D. D. VENEDIKTOV, Ministre adjoint de la Santé de l'URSS, Moscou Suppléant
Dr D. A. ORLOV, Chef adjoint du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS, Moscou Conseillers
Dr L. Ja. VASIL'EV, Conseiller, Représentation permanente de l'URSS auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr N. N. FETISOV, Spécialiste principal, Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS, Moscou M. V. G. TRESKOV, Conseiller, Département des Organisations économiques internationales, Ministère des Affaires étrangères de l'URSS, Moscou
4.
Représentants de l'Organisation des Nations Unies
M. V. FISSENKO, Fonctionnaire chargé de la liaison et de la coordination, Service des Relations extérieures et des Affaires inter -organisations, Office des Nations Unies à Genève
M. S. STEPCZYNSKI, Secrétaire adjoint de l'Organe international de Contrôle des Stupéfiants N M. L. MANUECO -JENKINS, Chef de la Section des Traités, de la Recherche et de l'Information, Organe international de Contrôle des Stupéfiants