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Atteindre les objectifs de vaccination dans le cadre complet pour la Gestion Efficace des Vaccins (GEV)

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Page 1 Déclaration conjointe de l’OMS et de l’UNICEF sur le cadre complet pour la GEV et le rôle essentiel des chaînes logistiques de la vaccination dans la réalisation des objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins (PAMV, ou GVAP en anglais) L’IMPORTANCE DES CHAÎNES LOGISTIQUES DES VACCINS POUR UNE VACCINATION EFFICACE Sans un approvisionnement adéquat en vaccins au niveau des prestations de service, les enfants ne peuvent pas être vaccinés contre des maladies mettant leur vie en péril. Par conséquent, il n’est pas surprenant de constater qu’une large part du succès du Programme Élargi de Vaccination (PEV) depuis ces quarante dernières années puisse être attribuée aux chaînes et systèmes logistiques de la vaccination ainsi qu’aux professionnels qui les gèrent. Leur rôle est de garantir le plus efficacement possible la disponibilité sans interruption des vaccins depuis l’arrivée dans le port d’entrée jusqu’au niveau de la prestation de service, tout en préservant l’efficacité des vaccins contre les effets néfastes de la chaleur ou du gel dans la chaîne du froid. Le respect des normes internationales de chaînes logistiques permet de garantir que les programmes nationaux de vaccination à travers le monde puissent atteindre leurs objectifs de couverture vaccinale et d’accès équitable aux vaccins qui sauvent des vies. Mais que savons-nous des performances des chaînes logistiques de la vaccination dans les pays à faible revenu ou situés dans la tranche inférieure des revenus intermédiaires? LES VACCINS NE SONT PAS TOUJOURS DISPONIBLES LORSQU’IL Y EN A BESOIN Beaucoup de pays sont régulièrement sujets à des ruptures de stock aussi bien au niveau national qu’au niveau local. En 2014, 31% des pays à revenu faible ou inférieur aux revenus intermédiaires ont déclaré des ruptures de stock au niveau national, avec 26% d’entre eux ont reporté des ruptures de stock au niveau local. Les ruptures de stock au niveau local ont entrainé dans 22% de ces pays une interruption des services de vaccination créant ainsi des occasions manquées de vacciner des enfants.1 DECLARATION CONJOINTE DE L’OMS ET DE L’UNICEF Atteindre les objectifs de vaccination dans le cadre complet pour la Gestion Efficace des Vaccins (GEV) L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) intensifient et coordonnent leurs efforts en faveur du cadre complet pour la GEV, afin de générer des améliorations des chaînes logistiques de la vaccination dans les pays et les rendre plus performantes. Ce cadre est une stratégie en quatre étapes promouvant des améliorations continues apportées à la chaîne logistique de la vaccination, assorties d’une gestion de la qualité, et d’efforts d’optimisation et d’innovation. Le cadre complet pour la GEV s’appuie sur le succès de l’actuelle initiative GEV lancée en 2010, avec pour but d’aider les pays à évaluer les performances de leurs chaînes logistiques de la vaccination, et de comparer ces performances aux normes existantes de bonnes pratiques. En cinq ans, la GEV a aidé à révéler les insuffisances affectant les performances de la chaîne logistique de la vaccination dans de nombreux pays. Afin de remédier à ces insuffisances, l’OMS et l’UNICEF, ainsi que la communauté internationale de la vaccination, doivent procéder à un réexamen complet sur la manière dont ils peuvent promouvoir et soutenir plus efficacement les améliorations à apporter aux chaînes logistiques de la vaccination. A cette fin, cette déclaration conjointe: 1. Réitère le rôle essentiel que jouent les chaînes logistiques de la vaccination dans la réalisation des objectifs de couverture vaccinale et d’équité fixés par le Plan d’Action Mondial pour les Vaccins (PAMV) ; 2. Résume les cas de figure démontrant que les vaccins ne sont pas toujours disponibles selon les besoins ; que la faiblesse de la chaîne de froid met à risque les vaccins et/ou retarde l’introduction des nouveaux vaccins ; et que la gestion inefficace des chaînes logistiques peut endommager les vaccins; 3. Décrit le cadre complet pour la GEV proposé et la façon dont l’OMS et l’UNICEF travailleront conjointement pour promouvoir son utilisation afin d’aboutir à des résultats positifs en matière de santé et de vaccination dans les pays. Page 2 Comparés aux normes de l’OMS, seulement 14% des pays à faible revenu ou situés dans la tranche inférieure des revenus intermédiaires ont rempli les critères de contrôle des températures dans la chaîne de froid (Graphique 3). Ceci suggère que les équipements dans ces pays ne sont pas en mesure de conserver les vaccins dans la fourchette de températures recommandée et par conséquent de les protéger contre les dommages causés par la chaleur ou le gel. La situation est d’autant plus aggravée par l’insuffisance ou le manque de capacité dans la chaîne de froid. En 2014, seuls 43% des pays à faible revenu ou situés dans la tranche inférieure des revenus intermédiaires avaient assez d’espace pour stocker les vaccins existants dans leur chaîne de froid (Graphique 3). Ce manque d’espace de stockage est la raison principale des délais observés dans l’introduction de nouveaux vaccins dans ces pays. LES VACCINS SONT PERDUS EN RAISON DE LA GESTION DÉFICIENTE DES CHAÎNES LOGISTIQUES Des années de négligences et de sous-investissements ont eu pour conséquence la réduction des compétences, du savoir- faire et de l’observation des politiques de base en vigueur sur la gestion des vaccins, des normes, et des pratiques de gestion de la qualité se sont progressivement détériorés3. En 2014, seuls 33% des pays à faible revenu ou situés dans la tranche inférieure des revenus intermédiaires ont agi dans le respect des politiques de gestion des vaccins recommandées par l’OMS. De plus, les pratiques recommandées pour une distribution efficace des vaccins tout au long de la chaîne logistique n’ont été appliquées que dans 15% de ces pays (Graphique 3). Graphique 3- Pourcentage de pays à faible revenu ou situés dans la tranche inférieure des revenus intermédiaires s’étant conformés avec les politiques de gestion des vaccins recommandée par l’OMS de 2010 à 2014 (n=70)4 E1 Réception des vaccins E2 Contrôle de Température E3 Capacité de stockage E4 Bâtiments, Matériel, Transport E5 Maintenance E6 Gestion des stocks E7 Distribution E8 Gestion des vaccins E9 Système d’information et fonctions de gestion 24% 14% 43% 28% 8% 18% 15% 33% 29% 0% 10% 20% 30% 40% 50% De tels dysfonctionnements coûtent cher au système de santé et peuvent entrainer des pertes de vaccins très coûteuses. Il est évident que les chaînes logistiques de la vaccination sont à bout de souffle. Si cette tendance n’est pas inversée, les objectifs fixés par le Plan d’action mondial pour les vaccins (2011- 2020) risquent sérieusement de ne pas être atteints. Sans un changement radical de la façon dont les chaînes logistiques sont conçues, gérées, soutenues et dotées de ressources adéquates, la situation continuera d’empêcher que les programmes de vaccination parviennent à tous les enfants, et que les objectifs de couverture vaccinale et d’équité soient satisfaits dans tous les pays concernés. LA FAIBLESSE DES SYSTÈMES DE CHAÎNE DE FROID MET LES VACCINS À RISQUE ET RETARDE LES INTRODUCTIONS DE NOUVEAUX VACCINS Les vaccins sont des produits biologiques sensibles à la chaleur comme au gel, d’où la recommandation de les stocker dans une chaîne de froid respectant des fourchettes de températures strictes. De plus, l’efficacité des vaccins ne peut pas être rétablie une fois qu’ils ont été endommagés par des températures inadéquates. En 2014, 20% des centres de santé dans les pays à faible revenu ou situés dans la tranche inférieure des revenus intermédiaires ne bénéficiaient d’aucun équipement de chaîne de froid permettant de stocker les vaccins et de les protéger des dommages occasionnés par la chaleur. Sur les 80% des centres de santé équipés d’une chaîne de froid, seuls 2% de ces centres avaient des équipements fonctionnels dont la technologie était optimale. Les autres 78% étaient équipés avec des équipements de chaîne de froid qui étaient soit non fonctionnels, soit dont la technologie était obsolète, dans les deux cas exposant les vaccins aux risques dus à l’exposition à des températures excessives (Graphique 2). Graphique 2 – État des équipements de chaîne de froid dans les pays à faible revenu ou situés dans la tranche inférieure des revenus intermédiaires en 2014 (n=57)2 Chaîne de froid fonctionnelle avec technologie optimale 2% Équipements de chaîne de froid non fonctionnels 14% Équipements de chaînes de froid fonctionnant mal 41%Chaîne de froid fonctionnelle avec technologie obsolète 23% Centres de santé sans équipement de chaîne de froid 20% 35% 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% 31% Ruptures de stock au niveau national Ruptures de stock au niveau des districts Ruptures de stock au niveau des districts causant des interruptions des services de vaccination 26% 22% Graphique 1 – Pourcentage des pays à faible revenu ou situés dans la tranche inférieure des revenus intermédiaires sujets aux ruptures de stock en 2014 (n=73)1 Page 3 IL RESTE DE L’ESPOIR POUR QUE ÇA CHANGE Quatre facteurs-clés sont porteurs d’espoir. Premièrement, de nouvelles opportunités de financement mondial ont émergé en faveur du soutien au développement des chaînes logistiques des pays5. Deuxièmement, de nouvelles technologies et des solutions susceptibles de changer la donne ont le potentiel de répondre aux défis liés aux chaînes logistiques auxquels les pays doivent faire face. . Troisièmement, les pays ayant adopté le cadre complet pour la GEV ont fait des progrès très encourageants. Quatrièmement, la communauté internationale mobilisée pour la vaccination a développé des appels à action, des visions et des stratégies globales pour l’amélioration et la modernisation des chaînes logistiques de la vaccination dans un contexte de renforcement de la vaccination et des systèmes de santé. En particulier, l’appel à action adopté par le Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination d’avril 2013 insiste sur le besoin d’investir dans le renforcement des chaînes logistiques de la vaccination6,7. Compte tenu de ce contexte favorable, l’OMS et l’UNICEF, ainsi que la communauté internationale de la vaccination, sont en train de procéder à un réexamen complet de la manière dont ils peuvent promouvoir et soutenir plus efficacement les améliorations à apporter aux chaînes logistiques de la vaccination. UN CADRE COMPLET PROMOUVANT LE CHANGEMENT Convaincus du besoin de capitaliser sur les succès de l’initiative GEV (voir ENCADRÉ 1), la Fondation Bill et Melinda Gates et Gavi, l’Alliance des vaccins, ont mis à disposition d’importants moyens financiers pour que l’OMS et l’UNICEF puissent intensifier leurs efforts pour appuyer les pays à revenus faibles ou moyens bas. A cet effet, l’OMS et l’UNICEF ont uni leurs forces sous l’ombrelle du Hub pour l’amélioration, le renforcement et l’optimisation des Chaînes Logistiques de la vaccination dans le monde8. En 2015, le Hub a partagé son cadre complet pour la GEV – une stratégie en quatre étapes pour l’amélioration continue des chaînes logistiques de la vaccination assortie d’une gestion de la qualité et d’efforts d’optimisation et d’innovation. Graphique 4 – Les quatre étapes du cadre complet pour la GEV le cadre complet pour la Gestion Efficace des Vaccins (GEV) Étape 4 Gestion du changement et mise en œuvre fondée sur des données fiables Étape 1 Adhésion du pays au cadre pour la GEV adapté au contexte national Étape 3 Développement d’une Vision à long terme et de stratégies d’amélioration décrites dans une feuille de route promouvant l’amélioration et l’innovation Étape 2 Évaluation de la chaîne logistique de la vaccination: forces, faiblesses et goulots d’étranglement Étape 1: Encourager l’appropriation et l’adhésion du pays au cadre complet pour la GEV Cette première étape consiste à rallier les acteurs nationaux, ceux en mesure d’influencer les processus ainsi que les preneurs de décision autour d’une vision partagée pour la chaîne logistique des vaccins du pays, alignée sur les priorités établies pour le renforcement des systèmes de santé nationales. L’adhésion et la pleine participation des acteurs nationaux vont permettre l’adaptation du cadre complet pour la GEV aux réalités du pays. L’OMS et l’UNICEF, par le biais de leur force de ralliement au niveau global ainsi que local, soutiendront les pays dans la création d’un élan positif, l’adhésion ainsi qu’une dynamique de collaboration nécessaires au changement mené par les pays eux-mêmes. L’OMS et l’UNICEF soutiendront également la création ou le renforcement de groupes de travail nationaux sur la logistique au sein des comités existant en matière de conseils pour la vaccination et la santé ou de coordination inter-agences. Ces groupes, présidés par le Ministère de la Santé, seront en charge de la mise en œuvre de tout le cadre complet pour la GEV. ENCADRÉ 1: L’INITIATIVE DE LA GESTION EFFICACE DES VACCINS – GEV (2010–2014) En 2010, l’OMS et l’UNICEF ont lancé l’initiative de la GEV afin d’aider les pays à évaluer les performances de leur chaînes d’approvisionnement en vaccins, par rapport aux normes internationales de bonnes pratiques. A cet effet, un outil d’évaluation de la GEV a été développé pour évaluer neuf standards essentiels de meilleur pratique de gestion des vaccins (Graphique 3) L’initiative de la GEV a permis d’aider les pays à pallier aux lacunes dans la gestion des vaccins identifiées lors des évaluations et par la suite de développer des plans d’amélioration de la GEV. En 2014, l’initiative GEV a été saluée par la communauté internationale de la vaccination comme étant un exemple de réussite pour l’OMS et l’UNICEF. Plus de 70 pays à faible revenu ou situés dans la tranche inférieure des revenus intermédiaires, ont pu identifier les forces et faiblesses de leur chaîne logistique des vaccins, et ont pu bénéficier d’une assistance technique par l’OMS et l’UNICEF adaptée à leurs besoins et incluant le développement de plans d’amélioration de la GEV. De plus, l’initiative GEV a été l’occasion pour les travailleurs de santé de remettre à jour leurs connaissances des bonnes pratiques. Malheureusement, étant donné le manque de ressources nécessaires pour la mise-en-œuvre des plans d’amélioration, leur application a été limitée dans certains pays. De nombreuses difficultés perdurent et l’initiative GEV ne peut pas toujours, d’une part, atteindre son plein potentiel dans tous les pays en matière de renforcement des chaînes nationales logistiques de la vaccination ; d’accompagnement en matière de développement des compétences en gestion efficace des vaccins ; et d’autre part de servir de plateforme d’échange du savoir-faire et des bonnes pratiques, telle qu’elle avait été conçue initialement par ses créateurs. Une stratégie en quatre étapes promouvant des améliorations continues apportées à la chaîne logistique des vaccins, assorties d’une gestion de la qualité, et d’efforts d’optimisation et d’innovation Page 4 Étape 4: Gestion du changement et mise en œuvre fondée sur des données fiables Cette quatrième étape consiste à mettre en œuvre le plan opérationnel d’amélioration, analyser et rapporter les progrès accomplis par rapport aux activités initialement prévues sur une base annuelle, et faire le suivi des résultats produits et de l’aboutissement du projet tels qu’ils ont été définis dans le cadre de suivi et d’évaluation. Cette étape est étroitement liée à la première, et l’OMS et l’UNICEF soutiendront la création ou le renforcement d’un groupe de travail national sur la logistique, en charge de la mise en œuvre et du suivi du plan opérationnel, et de la coordination de l’assistance technique. L’OMS et l’UNICEF sont en train de développer de nouveaux documents d’orientation, et de proposer une assistance technique s’y référant sur comment établir ou renforcer un group de travail national fonctionnel sur la logistique, comment faire le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre du plan d’amélioration, et comment créer un tableau de bord pour la gestion et l’amélioration fondé sur des données fiables. En complément, l’OMS et l’UNICEF apportent également leur soutien aux réseaux de soutien et aux ateliers entre pairs innovants, afin d’encourager les pays à échanger leurs expériences, les pratiques prometteuses et les enseignements tirés de l’application de ces pratiques. Étape 2: Évaluer les chaînes logistiques des vaccins Cette deuxième étape consiste à évaluer les performances de la chaîne logistique des vaccins d’un pays en utilisant des outils d’analyses contextuelle et des facteurs de blocage. Générer des preuves attestant des forces, des faiblesses, des facteurs de blocage et des causes profondes de la chaîne logistique du pays constitue la base sur laquelle une stratégie fondée sur des données fiables et un plan d’amélioration de la chaîne logistique peuvent être développés. Afin d’atteindre ce résultat, l’OMS et l’UNICEF sont en train de développer des outils d’évaluation de dernière génération. Le nouvel ensemble d’outils d’évaluation de la GEV permettra une analyse en profondeur des éléments fondamentaux des chaînes logistiques, et permettra aux pays de développer plus facilement un plan d’amélioration exhaustif de la chaîne logistique des vaccins sur la base de ces informations. L’ensemble d’outils d’évaluation permettra aux pays de: • Examiner la préparation de la chaîne logistique à l’introduction de nouveaux vaccins; • Identifier comment étendre, réhabiliter et optimiser le système de chaîne de froid; • Améliorer la gestion et le contrôle de la température pour protéger les vaccins; • Concevoir des réseaux de chaînes logistiques et des modèles de distribution plus efficaces; • Valoriser et développer les compétences et les qualifications des ressources humaines en matière de logistique et améliorer la gestion des chaînes logistiques en général. Étape 3: Vision, stratégie et feuille de route promouvant l’amélioration des chaînes logistiques et l’innovation Cette troisièmes étape combine l’élan politique en faveur du changement (Étape 1) et les constats des évaluations de base (Étape 2) pour le développement d’une stratégie pluriannuelle contenant une vision et un plan opérationnel détaillé en harmonie avec les objectifs-clés du programme national de vaccination. Ce plan visionnaire mais néanmoins concret permettra de définir des objectifs stratégiques fondés sur une analyse en profondeur des causes structurelles à l’origine d’obstacles majeurs rencontrés par les pays afin d’identifier des solutions au niveau approprié pour des améliorations durables. Les stratégies des chaînes logistiques définissent l’orientation globale ainsi que les priorités nationales pour les cinq ans à venir, et soulignent les liens existant avec les plans pluriannuels complets de vaccination (PPAC) et les stratégies de renforcement des systèmes de santé. Le plan opérationnel détaillera les interventions susceptibles de changer la donne en matière de chaîne logistique, les étapes- clés, les activités, les responsabilités, les besoins en matière de financement et l’échéancier nécessaires pour remédier aux obstacles que les pays rencontrent. La stratégie d’amélioration et le plan s’y rapportant incluront un cadre de suivi et d’évaluation nécessaires à la mesure des progrès réalisés par rapport aux objectifs fixés en termes de chaîne logistique et aux indicateurs permettant de les évaluer (identifiés lors de l’Étape 2). ENCADRÉ 2: LA VALEUR AJOUTÉE DU CADRE COMPLET POUR LA GEV (2015-2020) Grâce au cadre complet pour la GEV, le cycle continu d’amélioration de la GEV, l’optimisation des chaînes logistiques et l’innovation vont aboutir à des chaînes logistiques qui seront: • Conçues pour maximiser l’efficacité, le rendement, la flexibilité et la réactivité nécessaires pour faire face au besoin des programmes de vaccination d’aujourd’hui et de demain; • Assez solides pour s’adapter continuellement et se conformer aux pratiques recommandées ainsi qu’aux normes minimales et aux politiques de l’OMS et de l’UNICEF; • En mesure d’adopter des solutions systémiques et technologiques connues pour leur rapport coût/ efficacité avantageux, soutenant l’améliorations des objectifs de couverture vaccinale et d’équité; • Exploitées par des agents de santé compétents, gérant la chaîne logistique à l’aide d’indicateurs de performance; • Financées de manière adéquate en mobilisant les ressources allouées au renforcement des systèmes de santé disponibles. Page 5Mars 2016 Organisation mondiale de la Santé Programme Élargi de Vaccination 20 Avenue Appia, 1121 Geneva 27 Switzerland vaccines@who.int www.who.int United Nations Children’s Fund 3 United Nations Plaza New York, NY 10017 USA immunization@unicef.org www.unicef.org LES ENGAGEMENTS DE L’OMS ET DE L’UNICEF L’OMS et l’UNICEF encouragent tous les pays et les partenaires actifs dans la santé publique à l’échelle internationale à adopter le cadre complet pour la GEV et sa stratégie en quatre étapes pour l’amélioration continue des chaînes logistiques, la gestion de la qualité, l’optimisation et l’innovation. S’appuyant sur leur partenariat avec les partenaires-clés mondiaux de la santé, l’OMS et l’UNICEF: • Réitèrent le besoin d’intensifier les efforts et d’augmenter les investissements en faveur de la construction de la nouvelle génération de chaînes logistiques des vaccins; • Appellent les pays et leurs partenaires à évaluer, planifier, financer et mettre en œuvre les changements à apporter aux systèmes nationaux de chaîne logistiques des vaccins de manière complète, et alignée avec les priorités et les stratégies des programmes nationaux de vaccination et de santé; • Assurent les activités de plaidoyer en faveur du renforcement des chaînes logistiques des vaccins au niveau global autant qu’au niveau local, en promouvant les engagements de l’OMS et de l’UNICEF tels que présentés dans ce document; • Rassemblent les partenaires et établissent les preuves en faveur de l’adoption de technologies innovantes pour les équipements de chaînes de froid et de suivi des températures, et collectent des données et assurer la conservation et la diffusion des connaissances en matières de performance des chaînes logistiques des vaccins. Établissement d’une norme pour la chaîne d’approvisionnement en vaccins GEV POINTS FOCAUX Patrick Lydon, WHO, Genève Benjamin Schreiber, UNICEF, New York Ann Hasselbalch, UNICEF, Copenhague REFERENCES 1 Lydon P. Global analysis of vaccine shortage in 194 WHO member states between 2010-2014. Geneva: WHO; 2015. 2 Next-generation immunization supply chains are needed to improve health outcomes. Geneva: PATH, Gavi – the Vaccine Alliance, Bill & Melinda Gates Foundation, John Snow Inc., VillageReach; 2015 (http://www.path.org/vaccineresources/details.php?i=2116). 3 WHO Immunization Practices Advisory Committee. Immunization supply chain and logistics: a neglected but essential system for national immunization programmes: a . A call-to-action for national programmes and the global community by the WHO Immunization Practices Advisory Committee, Geneva, Switzerland, March 2014 (. WHO/IVB/14.05). Geneva: WHO; 2014. 4 Colrain P. Global analysis of EVM Assessments (2010–2013). Geneva: WHO; 2015 (http://www.who.int/immunization/programmes_ systems/supply_chain/evm/en/index4.html). 5 Gavi – the Vaccine Alliance 2016-2020 Strategy. Geneva: Gavi – the Vaccine Alliance; 2014 (http://www.gavi.org/library/publications/ gavi/gavi-the-vaccine-alliance-2016-2020-strategy) and Gavi – the Vaccine Alliance Cold Chain Equipment Optimisation Platform. 6 Immunization supply chain. Meeting of the Strategic Advisory Group of Experts on immunization, April 2014 – conclusions and recommendations. Weekly Epidemiological Record (WER). 2014;89(21):226–227 (http://www.who.int/entity/wer/2014/wer8921. pdf ). 7 Immunization supply chains: key challenges impacting national immunization programmes. Immunization supply chain. Meeting of the Strategic Advisory Group of Experts on immunization, November 2013 – conclusions and recommendations. Weekly Epidemiological Record (WER). 2014;89(1):16–17 (http://www.who.int/wer/2014/ wer8901.pdf ). 8 WHO/UNICEF. 2020 Strategy for Immunization Supply Chain and Logistics Strengthening. Un slogan promouvant les chaînes logistiques des vaccins sur un pick-up du PEV au Népal: “Pas de chaîne de froid, pas de vaccination.” Photo: Nurdin Kadyrov (UNICEF Népal) WHO/IVB/16.09 © Organisation mondiale de la Santé 2020. Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence CC BY-NC-SA 3.0 IGO

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