Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

CRYPTOSPORIDIOSIS = CRYPTOSPORIDIOSE

Organisation mondiale de la santé
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CRYPTOSPORIDIOSIS Between 1 July and 1 October 1986, 78 laboratory-confirm ed cases o f cryptosporidiosis were reported to the Office ofEpidem iology at th e New Mexico H ealth and Environm ent D epartm ent. Because the source o f infection in these cases was unclear, investigators conducted a case-control study to establish risk factors for infection. For study purposes, a patient was defined as a Bernalillo County resident w ith laboratory-confirmed cryptosporidiosis reported to d ie O ffice o f Epidemiology between 1 July and 1 October 1986. If m ore than 1 laboratory-confirm ed case oc­ curred in a household or day-care group, only th e person with the earliest onset o f symptoms was included in th e study. Fifty-eight (74%) o f die 78 patients w ith cryptosporidiosis lived in Bernalillo County, w hich includes th e city of Albuquerque. Twenty-four of these patients were included in the study. T hirtytwo of the rem aining patients were household or day-care con­ tacts o f these patients, and 2 were lost to follow-up. T he 24 patients included in the study were m atched with 46 controls by age, sex, and neighbourhood of residence. Using a questionnaire adm inistered by telephone to both patients and U n it e d S t a t e s o f A m e r ic a . —

CRYPTOSPORIDIOSE Entre le 1er juillet e t le 1er octobre 1986, 78 cas de cryptosporidiose confirmés en laboratoire ont été notifiés au Bureau d’Epidémiologie du D épartem ent de la Santé et de l’Environ­ nem ent de l’E tat du Nouveau-M exique. La source d’infection n ’étant pas précise en l’occurrence, les enquêteurs ont effectué une étude castém oins en vue d’établir les facteurs de risque d’infection. Aux fins de cette étude, un malade a été défini comme étant un résident de la circonscription de Bernalillo atteint d’une cryptospori­ diose confirm ée en laboratoire et notifiée au Bureau d’Epidémiologie entre le 1er juillet et le 1er octobre 1986. Si plus d’un cas confirm é en laboratoire s’était produit dans un m énage ou u n groupe fréquentant une garderie, seul était inclus dans l’étude le sujet chez qui les symp­ tôm es étaient apparus en prem ier. C inquante-huit (74%) des 78 sujets atteints de cryptosporidiose habi­ taient la circonscription de Bernalillo, qui com prend la ville d’Albuquerque. V ingt-quatre de ces malades ont été inclus dans l’étude. Trente-deux des autres malades étaient des contacts des prem iers à la maison ou dans une garderie, tandis que les 2 restants n’ont pas pu être suivis. Les 24 malades inclus dans l’étude ont été appariés avec 46 tém oins en fonction de l’âge, du sexe et du lieu de résidence. En interrogeant les malades et les témoins au téléphone, les enquêteurs ont pu recueillir des E t a t s -U n is iv A m é r iq u e . —

Wkly Eputem Bec. : No, 1 1-11 March 1988

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R a M épxüm. hebd ; N° 1 1-11 mars 1988

controls, investigators gathered inform ation on household size; day-care centre attendance, employment, or other principal sources of contact; travel; surface-water exposure; pet and domestic anim al exposure; and the source of water to the home. Patients’ dates of onset o f symptoms ranged from 28 May through 2 Septem ber 1986. Symptoms lasted from 5 to 6 0 days, w ith a median of 21 days. N inety-six per cent of the patients reported watery, nonbloody dianhoea; 79% reported flatulence; 67%, abdominal pain; 58%, nausea; and 54%, low-grade fever. Patients ranged in age from 4 m onths to 44 years, with a median age of 3 years. Seventeen (71%) were < 10 years o f age. Seventeen (71%) o f the patients were fem ale and 7 (29%) were male. T hirteen (77%) of th e patients < 10 years of age and 4 (57%) of those > 10 were female. U nivariate analysis suggested that drinking untreated surface water and attending a day-care centre where other children were ill with diarrhoea were possible risk factors for th is infection. T here was a strong statistical association between drinking sur­ face water and illness (odds ratio [OR] incalculable, p ^ 0.0016). N one of the 5 patients who drank surface w ater had treated it in any way. One of these 5 patients attended a day-care centre, die others had no other risk factors for cryptosporidiosis. N one o f the 46 controls had drunk surface water. T here may have been an increased risk o f illness among those who had swum in surface w ater (OR = 3.7; 95% confidence interval [Cl), 0.71 to 12.6). Exposure to surface w ater (either through drinking or swimming) had occurred in New Mexico, southern Colorado, and Mexico. If the 2 patients exposed to surface water in Mexico and th eir controls are elim inated from the analysis, drinking surfeçe w ater is still sign ificantly associated with illness (OR incalculable, p ■* 0,014). T he tim e between exposure to surface water and illness ranged from 4 to 21 days, with a median of 7 days. T he average incubation period of crypr tosporidiosis is 2 to 10 days. Fourteen (82%) of the 17 household members w ith exposures to surface water sim ilar to the patients’ became ill with diarrhoea w ithin 2 to 7 days. T here was no statistically significant difference between patients and controls in attendance at .day-care , centres or in employment. However, patients were m ore likely than controls to attend a day-care centre reported by a parent as having other children ill with diarrhoea (OR = 5 ; 95% C l, 1,4 to 26.3). A patient was also more likely to be a household contact of a day­ care centre attendee or employee, but thisdid not reach statistical significance (OR = 3.7, 95% C l, 0.95 to 14.2).

inform ations sur la taille des ménages; la fréquentation des garderies, l’em ploi, ou d’autres sources principales de contact ; les voyages ; l’expo­ sition aux eaux de surface; l’exposition à des anim aux fam iliers ou dom estiques; e t l’origine de l’eau consommée à domicile. La date d’apparition des symptômes chez les malades se situait entre le 28 m ai e t le 2 septembre 1986. Les symptômes ont duré de 5 à 60 jours, la m édiane étant de 21 jours; 96% des malades ont signalé une diarrhée liquide non sanguinolante, 79% de la flatulence, 67% des douleurs abdominales, 58% de la nausée et 54% une fièvre bénigne. L ’âge des malades se situait entre 4 mois et 44 ans, la m édiane étant de 3 ans. Dix-sept d’entre eux (71%) avaient moins de 10 ans. Dix-sept (71%) des malades étaient du sexe fém inin et 7 (29%) du sexe masculin. T reize (77%) avaient moins de 10 ans et 4 (57%) des malades âgés de plus d e 10 ans étaient du sexe fém inin. Les résultats d’une analyse à u n e variable ont donné à penser que l’ingestion d’eau de surface non traitée et la fréquentation d’une garderie com ptant d’autres enfants atteints de diarrhée constituaient éventuelle­ m ent des fréteurs de risque pour cette infection. On a relevé une nette association statistique entre l’ingestion d’eau de surface e t la maladie (adds ratio incalculable, p — 0,0016). Aucun des 5 malades qui avaient absorbé de l’eau de surface n’avait soumis celle-d à un traitem ent quel­ conque. L’un de ces 5 malades fréquentait une garderie, mais les autres n’accusaient aucun facteur de risque pour la cryptosporidiose. Aucun des 46 tém oins n’avait bu de l’eau de surface. Il se peut qu’il y ait eu un risque accru de m aladie chez les sujets qui avaient nagé dans de l’eau de surface (odds ratio = 3,7; intervalle de confianceà95% = de 0,71 à 12,6). Des malades avaient été exposés à de l’eau de surface (par ingestion ou natation) au Nouveau-M exique, dans le sud du Colorado et au Mexique. Si l’on élim ine de l’analyse les 2 malades exposés à de Jl’eau de surface au Mexique ainsi que leurs tém oins, pn relève encore une nette association entre l’ingestion d’eau de surface et la maladie(«&fr ratio incalculable, p = 0,014). L’intervalle entre l’exposition à l’eau de surface et le déclenchem ent de la maladie variait de 4 à 21 jours, avec une médiane de 7 jours. La durée moyenne d’incubation est de 2 à 10 jours pour la cryptosporidiose. Quatorze (82%) des 17 membres de ménages exposés à la même eau de surface que les malades ont été aneints de diarrhée au bout de 2 à 7 jours. On n’a observé aucune différence statistiquem ent significative entre les malades et les tém oins pour ce qui est de la fréquentation des gar­ deries ou de l'em ploi. Toutefois, les malades étaient plus nombreux que les témoins à fréquenter une garderie signalée par un parent comme comptant d’autres enfants aneints de diarrhée (odds ratio = 5 ; intervalle de confiance à 95% — de 1,4 à 26,3). De mêm e, il y avait de plus fortes chances pour qu’un malade soit en contact à la maison avec un client ou un employé de garderie, sans toutefois que ce facteur revête une réelle signification statistique (odds ratio - 3,7; intervalle de confiance à 95% = de 0,95 à 14,2). N o t e d e l a R é d a c t io n d u MMWR: Cryptosporidium sp. a été reconnu comme agent pathogène de l’homme en 1976.1 La m aladie est associée à une m orbidité non négligeable, com portant de la diarrhée, laquelle est souvent d ’assez longue durée et peut Raccompagner d’une grave perte de poids. Chez les sujets atteints d’immunodéficience, la cryptosporidiose peut entraîner une déshydratation à issue m ortelle. On ne connaît aucun traitem ent efficace. Des flambées de cryptosporidiose se sont produites dans le passé parmi des gens m anipulant des anim aux, par contact direct avec des excré­ m ents d’anim aux et par contact d’un sujet à l’autre dans des garderies. U ne flambée a aussi été signalée dans une comm unauté texane dont le puits collectif avait été contam iné. Bien que l’eau de surface n’ait pas été reconnue antérieurem ent comme étant à l’origine d’une infection à Cryptosporidium, cette étude prouve qu’elle peut l’être. D’autres indices ont été recueillis en janvier 1987 lorsqu’on a incrim iné comme source d’une sérieuse flambée de cryptosporidiose à transmission hydrique, une rivière servant en Géorgie à l’approvisionnem ent public en eau. Cryptosporidium sp. a été isolé chez de nombreux types d'anim aux, dont les bovins, les ovins, les chiens, les chats, les cervidés, les souris, les lapins et les serpents. U a été dém ontré que Cryptosporidium sp. infectant les bovins pouvait être transm is à l’homme. L ’eau de surface pourrait être contam inée par l’évacuation directe des excrém ents dans l’eau ou par un ruissellem ent superficiel

M M W R E d it o r ia l N o t e : Cryptosporidium sp. was recognized as a hum an pathogen in 1976.1 T he illness is associated with significant morbidity, including diarrhoea, which is often pro­ longed and which can be accom panied by severe weight loss. In im munodeficient persons, cryptosporidiosis can cause lifethreatening dehydration. T here is no known effective therapy.

Previous outbreaks of cryptosporidiosis have occurred among anim al handlers, through direct contact w ith anim al faeces, and in day-care centres, through person-to-person contact. An out­ break has also been reported from a Texas comm unity w here a common water well became contam inated. Although surface w ater has not been previously recognized as a. source of infection with Cryptosporidium, this study demonstrates that it may be. F urther evidence was provided in January 1987 when a major water-borne outbreak o f cryptosporidiosis in Georgia was traced to a river serving as th e m unicipal w ater supply. Cryptosporidium sp. has been isolated from a broad variety of anim als, including cattle, sheep, dogs, cats, deer, mice, rabbits, and snakes. Cryptosporidium sp. found in cattle have been shown to be transm itted to hum ans. Surface water m ight become con­ tam inated through direct deposit of faeces into water or by surface runoff that washes faeces into water. T he seasonal distribution of

‘ Sec No. 10,1984, pp. 72-73.

1 Voir N° 10,1984, pp. 72-73.

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Retevé épidàm. hebd. .*N°H -11 mars 1988

cryptosporidiosis, which occurs prim arily in th e sum mer and early autum n, could be partially explained by th e increased out­ door activity during that tim e o f year. Cryptosporidium species are known to be resistant to most chem ical disinfectants, such as chlorine and iodine. Physicians should consider cryptosporidiosis in the differential diagnosis of persons w ith diarrhoea who have a history of drinking surface water that is untreated or treated by chemical means alone.

entraînant les excrém ents dans l’eau. La distribution saisonnière de la cryptosporidiose, laquelle sévit principalem ent en été et au début de l’autom ne, pourrait s’expliquer en partie par l’augm entation des acti­ vités de plein air à cette époque de l’année. L es espèces de Cryptosporidium sont notoirem ent résistantes à la plu ­ part des désinfectants chim iques, tels que le chlore et l’iode. Les méde­ cins doivent envisager la cryptosporidiose lois du diagnostic différentiel des sujets atteints d e diarrhée qui ont ingéré de l’eau de surface non traitée ou traitée uniquem ent par des moyens chimiques.

(Based on/D’après: Morbidity and Mortality Weekly Report, 36, N a 33, 1987; US Centers for Disease Control.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé