World Health Organization (WHO) · Journal articles

EMERGENCY PREPAREDNESS AND RESPONSE : Community disaster planning = PRÉPARATION AUX SITUATIONS D’URGENCE ET ORGANISATION DES SECOURS : Planification communautaire en cas de catastrophe

World Health Organization
View original document

The full text is hosted by the publishing organisation. lawenc.com indexes the metadata and links to the official source.

Full text

EMERGENCY PREPAREDNESS AND RESPONSE Community disaster planning In the context of emergency preparedness and response, a community can be defined as a group of people—living wiihin a geographical area that allows close personal contact—who are working together in preparation for a disaster. Thus, a commu­ nity may be a village, a block of apartments in a large city, an office complex or a hospital. Yet, regardless of the type of com­ munity, the principles of disaster planning are the same. T he immediate post-disaster period, the emergency phase, is divided into the isolation period, during which the affected com­ munity takes care of the injured, buries the dead and tries to save some of its belongings, and the convergence period, when assis­ tance from external sources arrives. There is no fixed number of days or months for each of these periods. Indeed, these phases may overlap, particularly in slow-onset disasters such as droughts or floods and, to a lesser extent, in sudden-impact disastets such as flash floods or earthquakes. Isolation is often associated with rural communities. But most communities go through a certain period of isolation following any disaster. The duration depends on a number of factors such as local geography, the type of disaster, or the community’s stage of development The degree of isolation also varies and is usually determined by the community’s ability to communicate with the outside world. If, prior to a disaster, the community is prepared to cope with the isolation period, the health sector trill suffer less. Anticipating possible damages and “planned improvisation” or adapting com­ munity resources to meet needs is the essence of disaster pre­ paredness at the community level. Community disaster prepared­ ness programmes include the following elements. Community profile Typically, a community profile includes basic health statistics such as “normal” endemic levels which help to detect outbreaks; common chronic conditions which permit sufficient drugs to be Stocked ; the number of women likely to be pregnant at any given time will signal the possibility of miscarriages or premature labour ; and the number of small children will help to plan for supplementary feeding. The following minimum data should be made available: birth and death rates; distribution of population by main age groups, sex and physiological status; common endemic and chronic conditions, and the main causes of death. Basic animal data will reveal the types of animals with which a community is normally in contact; the diseases they may cause; or when they may be considered a source of food. Post-disaster situations may require people and animals to live in closer contact than usual. Some animals may even compete for food or space. Hazard mapping helps communities to identify and assess all risks to which they are exposed—whether natural or man-made, direct or indirect. This is particularly important for hazards that pose an infrequent but real risk. The town of Armero, Colombia, for example, was built on the site of a small community that was

PRÉPARATION AUX SITUATIONS D’URGENCE ET ORGANISATION DES SECOURS P lanification communautaire en cas de catastrophe Dans le contexte de la préparation aux situations d’urgence et de l’organisation des secours, une communauté peut être définie comme étant un groupe de personnes vivant dans une zone géographique pro­ pice aux contacts étroits entre individus et qui travaillent ensemble en prévision d’une catastrophe. Ainsi donc, une communauté peut être un village, un grand ensemble dans un centre urbain, un complexe admi­ nistratif ou un hôpital. Cependant, quel que soit le type de communauté, la planification en cas de catastrophe obéit aux mêmes principes. La période qui fait immédiatement suite à la catastrophe, c’est-à-dire la situation d’urgence, est divisée en période d’isolement, pendant laquelle la communauté touchée prend soin des blessés, ensevelit les morts et s’efforce de préserver quelques biens, et en période de convergence, lorsque arrive l’aide extérieure. On ne peut indiquer aucun nombre fixe de jours ou de mois pour chacune de ces périodes. D’ailleurs, elles peuvent chevaucher, notamment en cas de catastrophe se développant lentement comme la sécheresse ou les inondations et, à moindre degré, lors des catastrophes à déclenchement brutal telles que les crues-éclairs ou les tremblements de terre. L’isolement est souvent associé aux communautés rurales. Toutefois, la plupart des communautés traversent une certaine période d’isolement après toute catastrophe. Sa durée dépend d’un certain nombre de fac­ teurs tels que la géographie locale, le type de catastrophe ou le niveau de développement de la communauté. Le degré d’isolement est lui aussi variable, étant habituellement déterminé par l’aptitude de la commu­ nauté à communiquer avec le monde extérieur. Si, dès avant une catastrophe, la communauté est prête à faire face à la période d’isolement, le secteur sanitaire sera moins atteint. La prévision des dégâts possibles et «l’improvisation planifiée» ou l’adaptation des ressources de la communauté pour répondre aux besoins sont les aspects essentiels de la préparation aux catastrophes au niveau communautaire. Un programme communautaire de préparation aux catastrophes com­ porte les éléments d-après. Profil de la communauté Le plus souvent un profil communautaire comprend des statistiques sanitaires de base, telles que les niveaux «normaux» d’endémicité qui aident à dépister les flambées, les affections chroniques courantes qui permettent de stocker des médicaments en quantités suffisantes, le nombre des femmes qui risquent d’être enceintes à un moment donné, ce qui indique la possibilité d’avortements spontanés ou d’accouche­ ments avant terme, enfin le nombre des enfants en bas âge, qui aide à planifier l’alimentation de complément. Les données d-après doivent être fournies au minimum: taux de natalité et de mortalité; répartition de la population par principaux groupes d’âge, par sexe et par état physiologique; affections endémiques et chroniques courantes et prin­ cipales causes de décès. Les données fondamentales sur les animaux révéleront les types d’ani­ maux avec lesquels une communauté est normalement en contact, les maladies qu’ils peuvent transmettre ou les cas où ils peuvent être consi­ dérés comme une source d’aliment. La situation postérieure à une catastrophe peut imposer un contact plus étroit que d’habitude entre les êtres humains et les animaux. Il se peut même que certains animaux concurrencent l’homme pour la nourriture ou l'espace vital. La cartographie des risques aide les communautés à recenser et à évaluer tous les risques auxquels elles sont exposées, qu’ils soient d’ori­ gine naturelle ou artificielle, directs ou indirects. C’est particulièrement important pour les risques peu fréquents mais réels. Par exemple, la ville d’Armero, en Colombie, étau construite à l’emplacement d’une petite

W kly Epidem. Rec No 13 - 25 March 1988

- 93 -

Ralevé ip td tm . hebd : Ne 13 - 25 mars 1988

destroyed in 1840 by mudslides from El Ruiz Volcano. In 1985, the city was again destroyed and 23 000 people lost their lives. Earthquakes are not considered a serious problem in the Carib­ bean and yet a tidal wave destroyed Port Royal, Jamaica in 1692 and an earthquake severely damaged parts of Kingston earlier in this century. Communities that are unable to properly map hazards should request external assistance.

A vulnerability analysis of health care facilities will reveal which are most likely to withstand certain types of disasters. If a health care delivery institution is unlikely to withstand a natural or man-made disaster, the community must make alternative arrangements to cope with its post-disaster health needs. The same applies to health-related structures, such as water supply systems or pharmacies. An inventory o f resources, both human and material, formal and informal, should be listed and mapped—for example, a building that can double as a hospital or a local bus that can be used to transport the injured. Tasks to be performed The community will have to carry out a number of tasks to save lives and safeguard health. These include search and rescue of survivors, stabilizing patients and providing first aid or more sophisticated medical care. Because many important tasks will be performed by volunteers, someone must coordinate their work. Casualties must also be transported establishing some sort of priority, even simple triage. Needs assessment—an important though often forgotten task—is better carried out by the commu­ nity itself. Evaluating damage will also help to determine the amount of external assistance required. A means o f communica­ tion must be established and environmental health concerns must be addressed. This includes an adequate water supply, waste dis­ posal and temporary shelter. Epidemiological and nutritional surveillance must be carried out as well as vector surveillance and control. Action plans

communauté qui avait été détruite en 1840 par des coulées de boue provenant du volcan El Ruiz. En 1985, la ville a été de nouveau détruite et 23 000 personnes ont trouvé la mort. Les tremblements de terre ne sont pas considérés comme posant un grave problème dans la région des Caraïbes et pourtant un tsunami a détruit Port Royal, à la Jamaïque, en 1692 et un tremblement de terre a gravement endommagé certains quartiers de Kingston au début du vingtième siècle. Les communautés qui ne sont pas en mesure de dresser une cane exacte des risques devraient solliciter une aide extérieure. Une analyse de vulnérabilité des équipements sanitaires révélera ceux qui ont le plus de chances de résister à certains types de catastrophes. S’il est peu probable qu’un établissement de soins puisse résister à une catastrophe naturelle ou due à l’homme, la communauté doit prendre d’autres dispositions pour pouvoir faire face aux besoins sanitaires qui en découleront. Il en va de même pour les structures en rapport avec la santé telles que les réseaux d’approvisionnement en eau ou les pharma­ cies. Il faut établir un inventaire des ressources, avec carte à l’appui, qu’il s’agisse de ressources humaines ou matérielles, officielles ou non: par exemple, un bâtiment qui pourrait servir d’hôpital ou un autobus pou­ vant être utilisé pour le transport des blessés. Tâches à exécuter La communauté devra mener à bien un certain nombre de tâches pour sauver des vies et protéger la santé: recherche et sauvetage des survivants, soins destinés à calmer les victimes, premiers secours et traitements médicaux plus complets. Comme bon nombre de tâches importantes devront être exécutées par des volontaires, il faudra coor­ donner leurs activités. Un certain ordre de priorité devra aussi être fixé pour le transport des victimes, ne serait-çe qu’un simple tri. C ’est la communauté qui sera le mieux à même d’évaluer les besoins, tâche importante quoique souvent négligée. L’évaluationdes dégâts aidera aussi à déterminer l’ampleur de l’aide extérieure requise. Il faudra mettre en place u n moyen de communication et s'attaquer aux pro­ blèmes d’hygiène du milieu: approvisionnement adéquat en eau, éva­ cuation des déchets, abris temporaires. Une surveillance épidémiolo­ gique et nutritionnelle devra être instituée, de même qu’une surveil­ lance des vecteurs avec les moyens de les combattre. Plans d’action Des plans d’action doivent être formulés pour répartir les tâches, recenser les centres d’évacuation et d’aiguillage et in stitu a un jumelage des communautés. Il faudra aussi des plans pour renforcer o u ad ap ta l’action sanitaire systématique et les réseaux de surveillance épidémio­ logique ou nutritionnelle et de communication. Dès lors que les tâches auront été identifiées, il sera possible de définir les ressources humaines correspondantes. Il faudra très probablement faire preuve de beaucoup d’improvisation, d’adaptation et d’imagination a assu ra une formation pour le sauvetage, le simple tri des victimes ou les premiers secours. Si certaines communautés peuvent déjà disposa d’équipes expérimentées pour le sauvetage ou la lutte contre l’incendie, d’autres devront s’en remettre aux jeunes gens en bemtw santé pour assumer une partie des travaux pénibles. Certaines activités sanitaires fondamentales devront être poursuivies malgré la situation d’urgence : les femmes continuaont d’accoucha, les enfants auront toujours besoin de vaccinations systématiques. D ’autres actions sanitaires devront être modifiées o u renforcées en vue de faire face à une situation anormale. La notion de «jumelage des communautés » s’inspire probablement de celle des «villes jumelées». Elle implique pour, l’essentiel un accord entre 2 communautés qui s’engagent à s’a id a mutuellement après une catastrophe. Il va sans dire que plus l’état de préparation est satisfaisant, plus les besoins en matière d’assistance auront été clairement recensés, ce qui aura pouf effet d’en accroître l’utilité.

Plans of action must be formulated to assign tasks; identify evacuation and referral centres; and set up twinning of commu­ nities. Plans must also strengthen or adapt routine health activ­ ities; epidemiological surveillance systems; and nutritional sur­ veillance and communications systems. Once tasks have been identified, human resources can be matched to these tasks. Considerable improvisation, adaptation and imagination will most likely be necessary as well as training in rescue, simple triage or first aid. And, while some communities may have experienced rescue or tire teams, others will have to rely on young healthy individuals to do some o f the heavy work.

Some basic routine health activities will have to continue during the emergency—women will continue delivering tobies, children will continue to require routine immunizations. Other health activities will have to be modified or strengthened to cope with an abnormal situation. T he concept of “twinning of communities” probably derives from thaï of “sister cities”. Basically it implies an agreement between 2 communities to assist each other after a disaster- It goes without sayirig that the better the preparedness plans, the more clearly identified will be the needs for assistance, thus enhancing their usefulness. Training After formulating plans, identifying resources and assigning tasks, the community plan must be disseminated. To measure its effectiveness, it will have to be tested by means of simulation exercises, the results of which will serve as an indicator of the need for revision.

Une fois les plans établis, les ressources recensées et les tâches assi­ gnées, il faut diffusa le plan communautaire. Pour en déterminer l’efficacité, il faudra le m ettre! l’épreuve par des exercices de simulation dont les résultats indiqueront s’il y a lieu d’y ap p o rta des modifica­ tions.

(Based on/D’après: Disaster Preparedness in ike Americas, No. 32, October 1987; Pan American Health O rganization/ O rganisation panam éricaine de la S a n té)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization