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Le programme international de lutte contre le noma

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Le programme international de lutte contre le noma En novembre 1992, un groupe d'organi- sations et d' invidus concernés par les ra- vages causés par le noma se réunissent à Paris pour discuter des moyens de com- battre la maladie. Au cours de ces échan- ges organisés par 1' OMS et Aide Odontologique Internationale, les parti- cipants adoptent un plan d' action à partir duquel sera développée une stratégie en cinq points proposée par l'OMS : Prévention • Développer et mettre en place des programmes d'information et d'édu- cation à l' intention des parents et tout particulièrement des mamans, pour connaître les signes précurseurs du noma et savoir quoi faire immédia- tement. Epidémiologie et surveillance • Organiser et financer les études qui permettront de savoir combien d'en- fants sont atteints, combien risquent de 1' être. (Les résultats fourniront une base plus efficace pour cibler les actions de prévention). Recherche étiologique • Promouvoir la recherche pour trou- ver les causes de la maladie et pour- quoi elle atteint certains enfants plu- tôt que d'autres. Soins de premier niveau • Aider les services de santé primaire à prendre en charge les patients. • faire en sorte que les produits néces- saires - antiseptiques, antibiotiques et compléments nutritionnels- soient disponibles. Soins chirurgicaux et réparateurs • Référer les enfants sévèrement défi- gurés qui ont besoin de soins com- plexes; organiser leur transport, les soins post-opératoires, la rééduca- tion, puis les aider à réintégrer leur communauté. • Former les personnels locaux pour soigner sur place. • Mettre en place un service de soins chirurgicaux spécialisés pour la ré- gion de l'Afrique de l' Ouest. Cette stratégie est développée par le ré- seau d'action internationale contre le noma. Ce réseau n'est pas une structure formelle. Il s'agit plutôt d'une vaste chaîne de solidarité mondiale dont cha- que maillon intervient selon ses domai- nes d' intérêt et ses compétences propres. En font partie, plusieurs organisations non-gouvernementales (ONG), diverses institutions dont quatre centres collabo- rateurs de l'OMS. L'OMS est en contact avec plus de cent correspondants qui sont individuellement engagés dans la lutte contre le noma. Alors que l'OMS con- centre ses efforts sur les activités de santé publique, les ONG agissent dans leur pro- pre domaine d' intérêt et de compétence. L'OMS encourage toutes les initiatives et les appuie quand c'est possible, mais ses domaines d' intervention prioritaires sont la prévention, la recherche épidémiologique et étiologique et les soins de santé primaire. L'OMS encourage les pays à mettre en place des plans de contrôle du noma en donnant la priorité à la prévention et à la détection précoce. La carte montre dans quelles parties du monde des cas de noma ont été signalés. A 1' actif du réseau, des séminaires de for- mation organisés en Guinée et au Séné- gal à l'intention des travailleurs de santé, dont les objectifs étaient de savoir recon- naître les tous premiers signes de la ma- ladie afin de stopper 1 'évolution vers la phase destructrice par une intervention immédiate. Des études épidémiologiques en Guinée, à Madagascar, au Niger, au Sénégal ont permis aux autorités sanitaires d'avoir - data1995 une vue plus claire de l'étendue du pro- blème. Des outils pour la recherche ont été dé- veloppés et produits par le Centre colla- borateur de l'OMS de Lyon, France. Bien que ces travaux n'en soient qu 'à leur dé- 3 but, il devient de plus en plus évident que le noma, dans certaines communautés, est un important probème de santé publique. On trouvera en page 5 plus de détails sur le travail accompli au Sénégal. La collaboration avec les Instituts Natio- naux de la Santé aux Etats-Unis a permis de développer une proposition de recher- che épidémiologique et étiologique pour élucider les causes du noma, pourquoi et comment la maladie se développe. En effet, les scientifiques aujourd'hui encore, ignorent quel est le pathogène spécifique du noma comme sont également incon- nues les raisons pour lesquelles le noma est apparamment plus commun dans cer- tains groupes que dans d'autres, alors que les conditions de malnutrition, de pau- vreté et d'hygiène y sont similaires. Les objectifs seront en particulier de trouver si le pathogène est un organisme normal qui soudain deviendrait plus virulent, s'il est lié à des affections immuno- suppressives comme l'herpès, si le man- que de certains nutriments joue un rôle particulier, ou si vivre dans la proximité des animaux a une quelconque influence. Le protocole de recherche est en prépa- ration. Avec l'aide du centre collaborateur de l'OMS à Trinity College, Dublin, Répu- blique d'Irlande, une base de données bi- L'action doit porter sur les enfants démunis ''Le noma est une maladie bucco-dentaire dont le taux de mortalité est élevé. Il semble être en recrudescence dans les parties du monde qui souffrent de la faim et des guerres civiles. Quand la mort n'en est pas l'issue, le noma laisse le survivant mutilé pour le reste de sa vie. L'action doit porter sur les enfants malnutris et démunis. Contre le noma, l'OMS a développé un plan d'attaque en cinq points: une approche pratique de l'ensemble du pro- blème, qui s'appuie sur des interventions multidisciplinaires et intersectorielles. '' 4 Dr Hiroshi Nakajima, Directeur-Général de l'OMS, 1994. bliographiques a été compilée. Plusieurs centaines de publications scientifiques ont été répertoriées.Cette base de données est en cours de mise à jour et sera disponible sur Internet. Enfin, il faut bien sûr mentionner le ré- seau chirurgical qui prend en charge les personnes sévèrement défigurées. En France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse et aux Etats-Unis des équipes chi- rurgicales réparent les visages mutilés des victimes du noma. Les organisations hu- manitaires aident à trouver les fonds pour envoyer les enfants à l'étranger et pour soutenir les missions qui se rendent en Afrique pour opérer sur place les cas moins complexes. Documentation Enquête sur les mutilations oro-facia- les et le noma (fascicule WHO/ORH/ EMV/93.1) contient des directives pour effectuer des enquêtes sur le noma ainsi qu'un formulaire. F, A. Critères actuels d'aide au diagnostic clinique pour l'identification des ma- nifestations oro-faciales du noma. (WHO/ORH-NOMA), ce fascicule illus- tré de photos couleurs décrit 1' évolution de la maladie, de la gingivite ulcéro- nécrotique à la perte de tissus. F. Réseau d'action internationale contre le noma . Historique et résumé d'activi- tés, 1995. F, A. Un problème de santé publique mé- connu, le noma, (JMS/94.6). Bref exa- men de l'histoire du noma, des résultats de la recherche, et des principaux pro- blèmes qu'il pose. F, A. Un exemplaire de chacun de ces docu- ments peut-être obtenu gratuitement . Utiliser le bon de commande en dernière page. Vidéo : A propos du noma. Une mala- die oubliée. 1993, VHS, 15 minutes. F,A. Prix: 40 francs suisses, 36 dollars US, (28 francs suisses pour les pays en déve- loppement). Bon de commande No 1650078. La vidéo peut être commandée au service de Distribution et ventes , Organisation mondiale de la Santé, 1211 Genève 27, Suisse. F = français A = anglais.

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization