World malaria situation in 1992
La situation du paludisme daas le monde en 1992
Parti 1 Population a t risk In 1992, some 90 countries or territories were considered malarious. In 7 o f these, falciparum malaria occurs only sporadically or does not exist. For comparison, there were 140 countries or territories where malaria was endemic in 1955 (M ap l ) . 23 * T he total world populanon o f about 5 430 million people may be classified according to the status o f malaria and their area o f residence: (1) Malaria-free areas (3 150 million people, or 58%). The disease has disappeared or has been eliminated by antimalaria campaigns, and the malaria-free sta tus has been maintained in areas inhabited by 1 690 million people (31%); in areas with 1 460 million people (27%), malaria has never existed or has disappeared without specific antimalaria measures. (2) Areas where endemic malaria was considerably reduced or even eliminated but where transmis sion was reinstated and the situation is unstable or deteriorating (1 780 million people, or 33%). These areas include zones with the most severe malaria problems which have developed following major ecological or social changes, such as agricul tural or other economic exploitation o f jungle areas, sociopolitical unrest, etc. (3) Areas, situated mainly in tropical Africa, where endemic malaria remains basically unchanged and most control programmes are in a planning or an early implementation stage and have very limited human and material resources (500 million people, or 9%).
Partie I 1 Population exposée En 1992, quelque 90 pays ou territoires étaient considérés comme impaludés. D ans 7 d’entre eux, le paludisme à falciparum est absent ou n ’est observé que ponctuellement. A titre de comparai son, en 1955, le paludisme était considéré comme endémique dans 140 pays ou territoires (Carte l ) . 2 La population mondiale, estimée à environ * *5 430 millions d’habitants, peut être classée en fonction de la situation du paludisme et du lieu de résidence comme suit: 1) Les régions exemptes de paludisme (3 150 millions d ’habi tants, soit 58%). La maladie a disparu ou a été éliminée au moyen de campagnes antipaludiques dans des régions qui sont restées exemptes de paludisme et où vivent 1 690 millions d’habitants (31%); dans des régions comptant au total 1 460 millions d’habitants (27%), le paludisme n’a jamais existé ou a disparu sans qu’aucune mesure antipaludique particulière n’ait été prise. 2) Les régions où le paludisme endémique avait considérable ment diminué, ou avait même été éliminé, mais où la transmission a repris et où la situation est instable ou se détériore (1 780 millions d ’habitants, soit 33%). Ces ré gions comprennent des zones où de graves problèmes de paludisme ont fiait suite à d'importants changements écolo giques ou sociaux, comme l'exploitation agricole ou écono, mique de la forêt tropicale, des troubles sociopolitiques, etc. 3) Les régions, principalement en Afrique tropicale, où le paludisme endémique demeure essentiellement inchangé la plupart des programmes de lutte en sont encore au stade de la planification ou au début de la mise en œuvre et manquent de personnel technique et de ressources maté rielles (500 millions d’habitants, soit 9%).
‘ Parts II and III will appear in Nos. 43 and 44 of 28 October and 4 November. ’ Map 1 will appear in Part II o f 28 October.
* Les Pâmes II et III paraîtront dans les N " 43 et 44 des 28 octobre et 4 novembre *La Carte 1 paraîtra dans la Pâm e O du 28 octobre.
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M alaria reporlin g ta WHO Traditionally, the malaria situation is described in terms of numbers of microscopically confirmed cases reported by Member States to WHO through its regional offices. How ever, the implementation o f locally feasible and effective malaria control implies that malaria must primarily be defined- in association with disease symptoms and that priority must be given to surveillance o f severe and compli cated cases as well as malaria deaths. WHO is collaborat ing with Member States in order to implement revised recommendations for the reporting o f malaria. In the meantime, this article will continue to use the case defini tion based on microscopical confirmation. Inadequate and irregular reporting, particularly in areas known to be highly endemic and often out o f the reach o f established health services, make it difficult to obtain accurate infor mation on the incidence of malarial disease m many areas. It has been estimated that the incidence of malaria in the world may be in the order of 300-500 million clinical cases each year; countries m tropical Africa account for more than 90%. In the great majority o f countries o f the WHO African Region, strict reporting is still fragmentary and based principally on clinical signs and symptoms of malaria. The numbers of cases registered are not comparable with those from other Regions and are therefore not included in the total figures in Table 1. In the other Regions, the total number of cases did not change much over the last years; however, trends in the individual countries vary. The provisional total number o f cases reported for 1992 is 5.3 million, but the acmal number o f cases in these Regions is estimated to be about 4-5 times higher than shown in the table. O f the total number o f cases reported annually to W HO (excluding the African Region), more than two-thirds are concentrated in only 6 countries (in decreasing order): India, Brazil, Sri Lanka, Afghanistan, Viet Nam and Colombia. Furthermore, within these coun tries, and this applies m general to all affected countries, malaria is concentrated in certain areas.
N o tifica tion des cas de paludism e à l'OM S On a coutume de décrire la situation du paludisme en indiquant le nombre de cas confirmés par examen microscopique et signalés à l’OMS par les Etats Membres par l’intermédiaire des bureaux régionaux. La mise en œuvre de mesures de lutte antipaludique efficaces et applicables localement suppose toutefois que le palu disme soit d’abord défini en fonction des symptômes de la mala die et que priorité soit accordée à la surveillance des cas graves et compliqués ainsi qu’aux décès dus au paludisme. En collabora tion avec les Etats Membres, l’OMS s’emploie à mettre en œuvre des recommandations révisées concernant la notification du palu disme. En attendant, le présent article utilisera encore la défini tion des cas d’après la confirmation par l’examen microscopique. Faute d’une notification adéquate et régulière, en particulier dans les zones où l’on sait que l’endémicité est élevée et qui sont souvent hors d’atteinte des services de santé en place, il est difficile d’obtenir des informations exactes sur l’incidence du paludisme dans de nombreuses régions. On estime que l’incidence du paludisme dans le monde serait de l’ordre de 300 à 500 millions de cas cliniques par an, dont plus de 90% en Afrique tropicale. Dans la grande majorité des pays de la Région africaine de l’OM S, la notification des cas est encore fragmentaire et repose principalement sur les symptômes cliniques de la maladie. Le nombre de cas enregistrés n ’est pas comparable à celui des autres régions et ces chiffres ne sont donc pas inclus dans les chiffres globaux du Tableau 1. Dans les autres Régions, le nombre total de cas n ’a guère évolué au cours de ces dernières années; la tendance, cependant, varie selon les pays. Le nombre provisoire de cas notifiés pour 1992 s’élève à 5,3 millions, mais on estime que le nombre réel de cas est de 4 à 5 fois supérieur au total qu’indique le tableau. Sur le total des cas signalés chaque année à l’OMS (Région africaine exceptée), plus des deux tiers proviennent de 6 pays seulement (par ordre décroissant): Inde, Brésil, Sri Lanka, Afghanistan, Viet Nam et Colombie. D e plus, à l’intérieur de ces pays, et cette considération s’applique à tous les pays d’endémie, le paludisme est concentré dans certaines zones.
Table 1
Number of malaria cases reported, by WHO Region (thousands), 1983-1992» WHO Region - Région OMS 1983 3168 831 2 731 73 304 1842 5 781 1984 4 422 932 3 003 62 335 1410 5 7 42
Tableau 1
Nombre de cas de paludisme signalés, par Région OMS (m illiers), 1983-1992» 1987 205B8 1018 2 834 28 608 1145 5 633 ' 1988 23 235 1120 2 789 25 428 1002 1989 14124 1114 2957 21 531 1071 1990 2 012 1057 2 960 13 586 1032 1991 594 1231 3 044 16 541 968 1992e 420 1188 3 092 22 305 733
1985 13207 911 2 501 57 391 1177 5 037
1986 17 927 951 2 685 47 612 1307 5 60 2
Africa1 1 ' 1- Afnqueb- ' ..... ......................... ................. America-A m é riq u e s............................................... South-East Asia - Asie du Sud-Est............................... Europe...................................................................... Eastern Mediterranean - Méditerranée orientale____ Western Pacific - Pacifique occidental________ ___ T o ta l (excluding Africa - à l'exclusion de l'Afrique)..
5 364
5694
5 648
5 800
5 340
° The inform ation provided does n o t cover th e to ta l population a t risk in sam e instances c Incom plete figures —C hiffres incom plets.
- la s in fo im olio n s com m uniquées ne recouvrent pas, dans certains cas, la to ta lité de la populonon exposée
“ M ainly d u a lly diagnosed cases. - Essentiellem ent des cas diagnostiqués lo is d'exam ens cliniques.
M alaria m o rta lity Plasmodium falciparum, the predominant species in tropi cal Africa, eastern Asia, Oceania and the Amazon area, causes severe malaria and mortality. In the rest o f the world it is far less common. Registration and reporting on severe malaria and malana mortality are very limited and irregular. T his concerns particularly “frontier areas” o f economic development and areas burdened with armed conflicts, illegal trade and mass movements o f refugees where the problems may be the most severe. T he available figures are therefore gross underestimates.
M o rta lité due au paludism e Plasmodium falciparum, espèce qui prédomine en Afrique tropicale, en Asie orientale, en Océanie et dans la région amazonienne, est responsable de cas graves ou mortels de paludisme. Cette espèce est beaucoup moins répandue dans le reste du monde. L ’enregis trement et la notification des cas graves et des décès imputables au paludisme sont très limités et très irréguliers. Cela est vrai en particulier dans les zones qui constituent les «nouvelles frontières» du développement économique et dans les régions en proie aux conflits armés, au commerce illicite et aux migrations massives de réfugiés, où les problèmes sont parfois les plus graves. Les chiffres dont on dispose sont donc très en deçà de la réalité. 310
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T he vast majority of malaria deaths occur among young children in Africa, especially in remote rural, areas with poor access to health services. Outside o f tropical Africa, deaths horn malaria occur principally among nonimmune people becoming infected with falciparum mal aria in areas where appropriate diagnosis and treatment are not available. This is the case for newcomers to en demic areas, such as agricultural workers, gold and gem miners as well as settlers in new colonization areas. Young adults are most affected, although in the case of settlers the whole family might be exposed to the risk. Estimates of malaria mortality vary from 1.5 to 2.7 million deaths worldwide per year, the great majority of them in Africa. Approximately 1 million deaths among children under 5 years o f age can be attributed to malaria alone or in combination with other diseases.
La grande majorité des décès dus au paludisme se produisent parmi les jeunes enfants en Afrique, en particulier dans les zones rurales isolées ayant difficilement accès aux services de santé. En dehors de l’Afrique tropicale, les décès dus au paludisme tou chent principalement les personnes non immunes, qui sont infec tées par le paludisme à falciparum dans des zones où il n ’existe m moyens de diagnostic m moyens de traitement appropriés. C ’est le cas des nouveaux arrivants dans des zones d’endémie comme les ouvriers agricoles, les travailleurs des mines d’or et de pierres précieuses ainsi que les colons dans les nouvelles zones de peuple ment. Les jeunes adultes sont les plus touchés, bien que dans le cas des colons toute la famille soit exposée au risque. On estime la mortalité due au paludisme entre 1,5 et 2,7 mil lions de décès par an dans le monde, dont la grande majorité en Afrique. Environ 1 million de décès d’enfants de moins de 5 ans sont à imputer au paludisme, même si dans certains cas ce dernier n ’est pas seul en cause.
M alaria resistance to drugs Among the counmes where falciparum malaria exists, only those o f Central America have not recorded the resistance o f P. falciparum to chloroquine. T he rapid evolution o f such resistance in Africa is making the provision o f ade quate treatment increasingly complicated. Resistance to sulfadoxine/pynmethamine has developed in South-East Asia, South America and focally in Africa. In Thailand, there are indications that more Than 50% o f cases in certain border areas no longer respond to mefloquine therapy, while the sensitivity to quinine is also diminishing in areas o f Thailand and Viet Nam. T he resistance o f vivax malaria to chloroquine has occurred only occasionally so far. However, it is now firmly established in the island o f N ew Guinea (Indonesia and Papua New Guinea), and few cases have recently been observed in Vanuatu. Details regarding the malaria situation by major epide miological areas are given hereafter. Epidemiological data for all individual countries are included in Table 2 .1
Pharmacorésistance du paludisme Parmi les pays où sévit le paludisme à falciparum, seuls ceux d’Amérique centrale n ’ont pas fait état d ’une résistance de P. fakiparum à la chloroquine. La progression rapide de cette résis tance en Afrique rend de plus en plus compliquée la fourni ture d’un traitement adéquat. U ne résistance à la sulfadoxme/ pyriméthamine est apparue en Asie du Sud-Est, en Asie du Sud et localement en Afrique. En Thaïlande, il semblerait que, dans certaines zones frontalières, plus de 50% des cas ne répondent plus au traitement par la mefloquine, tandis que la sensibilité à la quinine diminue également dans certaines régions de la Thaïlande et du Viet Nam. La résistance du paludisme à P. vivax à la chloroquine ne s’est jusqu’ici manifestée qu’occasionnellement. Toutefois, elle est maintenant fermement installée dans l’île de Nouvelle-Guinée (Indonésie et Papouasie-Nouvelle-Guinée), et quelques cas ont récemment été observés à Vanuatu. D es détails sur la situation du paludisme par grandes zones épidémiologiques sont donnés ci-après. Le Tableau 2' fournit l'ensemble des données par pays.
Africa In Africa north of the Sahara, less than 800 cases were reported in 1992, more than 50% of them imported. The Libyan Arab Jamahiriya and Tunisia are considered free from malaria transmission. In Egypt, the number of cases detected declined from 75 in 1990 to 16 in 1992. Nearly all (falciparum infections) were from the focus in Sennoris District o f El Faiyûm Govemorate. Algeria recorded 106 cases in 1992, compared with 229 in 1991. There were only 12 indigenous cases, all vivax infections in the 2 foci of Ain-Defla (Arib) and Illizi (Ihrir) Wilayas. In Morocco, the number o f cases detected continued to decrease, with 405 cases reported in 1992 compared with 839 in 1990 and 494 in 1991. Some 90% of die 334 local cases were from the Provinces of Beni Mellal (78 cases), Taza (68), Khemisset (64), Khounbga (44), Khénifra (28), and Chefchaouen (24). The other local cases originated in Taounate, El Kelaa Sraghna, Larache and Settat Provinces. In Africa south of the Sahara, between 12 and 22 million cases per year have been reported during 1985-1989, but based on die population exposed to malaria risk and on the number of fever episodes from which a person will be suffering every year (less than 1 up to more than 6, depending on the age group) and o f which about half are typically due to malaria, it is estimated that between 270 and 480 million clinical malaria cases may occur every year. About 140 to 280 million o f these clinical malaria attacks will occur in children less than 5 years old. Africa has the highest levels o f eademicity in the world; in very large areas malaria transmission is intense and perennial (in forest or savannah at altitudes up to 1 000 m with an average rainfall over 2 000 mm/year). A t altitudes over
Afrique En Afrique au nord du Sahara, moins de 800 cas, dont plus de la moitié importés, ont été signalés en 1992. La Jamahiriya arabe libyenne et la Tunisie sont considérées comme indemnes de trans mission. En Egypte, le nombre de cas enregistrés est tombé de 75 en 1990 à 16 en 1992. La plupart de ces cas (infections à falciparum) provenaient d’un foyer situé dans le district de Sen noris, dans le gouvemorat d’El Faiyûm. En Algérie, 106 cas ont été signalés en 1992 (contre 229 en 1991) dont 12 cas autochtones seulement, tous des infections à vivax dans 2 foyers des wilayas d ’Ain-Defla (Arib) et d ’Illizi (Ibrir). Au Maroc, le nombre de cas dépistés a continué à diminuer, avec 405 cas signalés en 1992 contre 839 en 1990 et 494 en 1991. Près de 90% des 334 cas locaux ont été enregistrés dans les provinces de Béni Mellal (78 cas), Taza (68), Khemisset (64), Khouribga (44), Khénifra (28) et Chefchaouen (24). Les autres cas locaux étaient originaires des provinces de Taounate, El Kelaa Sraghna, Larache et Settat. En Afrique au sud du Sahara, de 12 à 22 millions de cas ont été signalés chaque année entre 1985 et 1989, mais d ’après la popula tion exposée au risque de paludisme et le nombre d ’épisodes fébriles dont une personne souffrira chaque année (moins de 1 à plus de 6 épisodes, selon le groupe d’âge, la moitié environ étant typiquement dus au paludisme), on a estimé que le nombre de cas cliniques de paludisme pouvant se produire chaque année se situait entre 270 et 480 millions. D e 140 à 280 millions de ces accès de paludisme clinique toucheront des enfants de moins de 5 ans. L ’Afrique connaît les plus hauts niveaux d’endémicité dans le monde; dans d'immenses régions, la transmission du paludisme est intense et continue (en zone de forêt ou de savane, à des altitudes allant jusqu’à 1 000 m, avec une pluviosité moyenne de plus de 2 000 mm par an). A une altitude de plus de 1 500 m et pour des
1 Table 2 will appear in P a n Q o f 2 8 October,
1 Le Tableau 2 paraîtra dans la Parue II du 28 octobre.
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1 500 m and rainfall below 1 000 mm/year, ejidermcity decreases and the potential for epidemic outbreaks increases. Ecological, demographical and meteorological factors including quasi-cyclic occurrence o f heavy rains have lead to serious exacerbations o f malaria transmission ( Botswana, Burundi, Ethiopia, Kenya, Madagascar, Rwan da, Sudan, Swaziland, Zaire and Zambia). In highly endemic areas, malaria mortality is concen trated in the younger age groups. In 1969, it was estimated that malaria might be responsible for the death of 1 million infants and children per year in tropical Africa. From data collected in 1970-1975, it was concluded that in Kenya (Kisumu) and Nigeria (Garki), malaria was responsible for about 20% to 30% of the infant mortality. A more recent study in the Gambia (1987) concluded that malaria mor tality may be as high as 6.3 per 1 000 per year in infants (4% of all infant deaths) and 10.7 per 1 000 per year in children 1-4 years old (one-quarter o f deaths in that age group). Among children referred to hospitals with severe malaria, case-fatality rates of 10-30% have been noted, and in rural areas with little access to adequate treatment these rates might be even higher. Taking into account the above morbidity estimates, one could expect malana mortality to be in the order of 1.4 to 2.8 million annually, of which about 1 million deaths will occur in children below the age o f 5 years; for some o f the deaths malaria may not be the only cause. Chloroquine-resistant P. falciparum spread over almost all of tropical Africa in the 1980s. During recent years, high levels of resistance to chloroquine have become com mon in some East African countries. Surveillance in some countries (e.g. M alawi and Zaire) has indicated that the evolution o f resistance to chloroquine has been accompa nied by increasing incidence o f severe malaria. Research results from M alawi and Kenya suggest that the preva lence of anaemia in very young children may be increasing in areas where the routine treatment o f malaria is often only partially effective. These problems will probably be among the major challenges to control programmes in Africa in the coming years.
précipitations inférieures à 1 000 mm par an, l’endémicité décroît et le risque de poussée épidémique augmente. Les facteurs écolo giques, démographiques et météorologiques, y compris les fortes pluies quasi cycliques, ont provoqué des épidémies ou sérieuse ment exacerbé la transmission du paludisme (Botswana, Burundi, Ethiopie, Kenya, Madagascar, Rwanda, Soudan, Swaziland, Zaire et Zambie). Dans les zones de forte endémicité, la mortalité due au palu disme touche surtout les plus jeunes. En 1969, on estimait à 1 million par an le nombre de décès de nourrissons et d ’enfants dus au paludisme en Afrique tropicale. Selon les données recueillies entre 1970 et 1975 au Kenya (Kisumu) et au Nigeria (Garki), le paludisme était responsable de 20% à 30% de la mortalité mfhntile. U ne étude plus récente faire en Gambie (1987) a montré que la mortalité due au paludisme pouvait atteindre 6,3 pour 1 000 par an chez les nourrissons (4% de tous les décès de nourrissons) et 10,7 pour 1 000 chez les enfants de 1 à 4 ans (un quart des décès dans ce groupe d’âge). Parmi les enfants hospitalisés pour paludisme grave, des taux de létalité de 10% à 30% ont été relevés et, dans les zones rurales où l’accès à un traitement approprié est limité, ces taux pourraient même êtrè supérieurs. Compte tenu des estimations relatives à la morbidité, on pourrait s’attendre à ce que la mortalité liée au paludisme se situe entre 1,4 et 2,8 millions par an, dont 1 million de décès chez les enfants de moins de 5 ans; pour certains décès, le paludisme n ’est peut-être pas seul en cause. P. falciparum résistant à la chloroquine s’est étendu à presque toute l’Afrique tropicale dans les années 80. Ces dernières aimées; des taux élevés de résistance à la chloroquine sont devenus plus fréquents dans certains pays d ’Afrique orientale. Dans certains pays (comme au M alawi et au Zaïre), la surveillance a montré que l’extension de la résistance à la chloroquine s’était accompagnée d’une incidence croissante du paludisme grave. Les résultats des recherches menées au M alawi et au Kenya indiquent que la prévalence de l’anémie chez les très jeunes enfants pourrait être en augmentation dans les zones où le traitement antipaludique courant n ’est souvent que partiellement efficace. Ces problèmes compteront probablement parmi les principaux défis qu’auront à relever les programmes de lutte antipaludique en Afrique au cours de ces prochaines années.
The Americas Data from 16 countries where Transmission occurs show that the quantity o f chloroquine consumed has been suffi cient for the complete treatment o f 4.82 million malaria cases, 8 times more than the cases reported from these countries. Taking into'account that part o f the chloroquine could have been given as “presumptive treatment’* to per sons from whom a blood slide had been taken, that drugs other than chloroquine are used by the programmes, and that no data are available on the malaria drug consumption by other health sectors (public,-private, military}, it seems that the 1.19 million cases reported in 1992 represent only a small fraction o f an estimated 4.5 to 9.3 million malaria cases in the Amencas. T he steady rise in the number o f cases observed since 1974 came to a halt with 1.19 million confirmed cases reported in 1992 compared with 1.23 million in 1991. During recent years this number remained stable, which suggests that either the number o f persons exposed to transmission has stabilized, or else that the operational capacity o f the malaria control programmes in making microscopic diagnosis has reached its limits. T he following information may therefore not necessar ily reflect the actual malaria situation but rather the official reporting o f confirmed malaria cases as registered by the specialized programmes in each country. More than half o f all the cases were registered in Brazil; 27% originated from the Andean countries and 15% were from Central America and Mexico. However, the risk from becoming ill with malaria, in terms of incidence per 1 000
! Amériques Les données en provenance de 16 pays d ’endémie montrent que la quantité de chloroquine consommée aurait suffi à traiter com plètement 4 ,8 2 millions de cas de paludisme, soit 8 fois plus que le nombre de cas signalés dans ces pays. Si l’on considère qu’une partie de la chloroquine peut avoir été administrée à titre de «traitement présom ptif à des personnes pour qui un frottis san guin avait été effectué, que les programmes utilisent d ’autres médicaments que la chloroquine et que les données sur la con sommation d'antipaludiques des autres secteurs sanitaires font défaut (public, privé, militaire), il semblerait que les 1,19 million de cas signalés en 1992 ne représentent qu’une petite fraction du nombre de cas de paludisme qui se produisent dans les Amériques, que l’on estim e entre 4,5 et 9,3 millions. L ’augmentation régulière du nombre de cas observée depuis 1974 ne s’est pas poursuivie, puisque l’on a signalé en 1992 1,19 million de cas confirmés contre 1,23 million en 1991. Ces dernières années, le nombre de cas s’est stabilisé, ce qui laisserait supposer soit que le nombre de personnes exposées à la maladie s’est stabilisé, soit que les moyens opérationnels dont disposent les programmes de lutte antipaludique pour le diagnostic micros copique ont atteint leur limite maximale. Les informations données ci-après ne reflètent donc pas néces sairement la situation réelle du paludisme, mais seulement la notification officielle des cas confirmés de paludisme enregistrés par les programmes spécialisés dans chaque pays. Plus de la moitié des cas ont été enregistrés au Brésil, 27% dans les pays andins et 15% en Amérique centrale et au Mexique. Toute fois, le risque de paludisme, compte tenu de l’incidence pour 1 000 habitants, était le plus élevé au Guyana (49 pour 1 0 0 0 ), en Guyane 312
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population, was highest in Guyana (49/1 000), French Guiana (39/1 000), Belize (27/1 000), the Amazon region of Brazil (27/1 000), Honduras (17/1 000) and Guatemala (15/1 000). Overall, the proportion of-falciparum infections re mained stable, at about one-third o f reported cases. How ever, in 1992 their proportion increased in Bolivia, Ecua dor, French Guiana, Guyana, Nicaragua, Panama, Peru and Venezuela; 65% of all falciparum infections detected in the Americas occurred in Brazil. Considering groups o f contiguous countries with antimalana programmes, the situation in 1992 was as follows:
française (39 pour 1 000), au Belize (27 pour 1 000), dans la région amazonienne du Brésil (27 pour 1 000), tea .Honduras (17 pour 1 0Q0) et au Guatemala (15 pour 1 000).
Dans l’ensemble, la proportion des infections à falciparum est restée stable, représentant environ un tiers des cas notifiés. Toute fois, en 1992, cette proportion s’est accrue en Bolivie, en Equateur, en Guyane française, au Guyana, au Nicaragua, au Panama, au Pérou et au Venezuela-, 65% des infections à falciparum dépistées dans la Région des Amériques sont survenues au Brésil. Si l’on considère les groupes de pays ayant une frontière commune et disposant de programmes antipaludiques, la situa tion se présentait comme suit en 1992: Amérique centrale, Mexique compris: Près de 64 millions de Central America including Mexico: About 64 million personnes vivent dans dés zones considérées comme impaludées, people live in areas considered malarious, i.e. 22% o f the ce qui représente 2.2% de la population vivant dans des zonès total population in malarious areas in the Americas. The impaludées dans lés Amériques. Le nombre de cas enregistrés a number of cases registered decreased slightly from légèrement diminué, passant de 200 000 en 1991 à 189 000 en 200 000 in 1991 to 189 000 in 1992. The proportion of 1992. La proportion des infecuons à falciparum s’est maintenue falciparum infections remained at about 3%. In Mexico, aux alentours de 3%. Au Mexique, la situation a continué à s’amé the situation continued to improve, with only 16 000 cases liorer: 16 000 cas seulement ont été signalés ep 1992 contre 27 000 reported in 1992 cqmpared with 27 000 in 1991; 70% ,of en 1991; 70% des cas étaient concentrés dans les zones à problème the cases were concentrated in problem areas in the States of Chiapas (3 900 cases), Oaxaca (2 800), Sinaloa (2 700), des Etats de Chiapas (3 900 ças), d ’Oaxapa (2 800), de Sinaloa Michoacan (1 200), and Guerrero (640). Transmission of (2 700), de Michoacan (1 2 0 0 ) et de Guerrero (640). La transmis sion des infections à falciparum a été limitée aux zones de forêt falciparum infections was limited to rain forest areas near the border with Belize and Guatemala and their number tropicale humide près de la frontière avec le Belize et le Guatemala et le nombre de cas est tombé de 278 en 1991 à 129 en 1992. decreased from 278 m 1991 to 129 in 1992. In the other countries, the overall malaria incidence Dans les autres pays, l’incidence globale du paludisme a été de rate was 0.31 per 1 000 population in malarious areas in 0,31 pour 1 0 0 0 habitants dans les zones impaludées du Panama Panama and between 0.93 and 7.9 per 1 000 in Costa Rica, et était comprise entre 0,93 et 7,9 pour 1 000 au Costa Rica, en El El Salvador and Nicaragua. However, Belize, Honduras and Salvador et au Nicaragua. Le Belize, le Honduras et le Guatemala ont toutefois une incidence plus élevée avec 27, 17 et 15 pour Guatemala had the highest incidence rates, with 27, 17 and 1 000 respectivement. C ’est au Costa Rica que la détérioration a 15 per 1 000, respectively. The most striking deterioration été la plus marquée, le nombre de cas étant passé de 700 en 1989 occurred in Costa Rica where the number of cases rose from 700 in 1989 and 1 200 in 1990 to 3 300 in 1991 and à 1 200 en 1990, 3 300 en 1991 et 7 000 en 1992 (septembre). 7 000 in 1992 (up to September). Among the causes are Cette hausse s ’explique en partie par la protection insuffisante insufficient protection o f workers, particularly those des -travailleurs, en particulier les travailleurs de l’industrie banarecruited short-term in the banana industry, and also defi nière recruiés pour de courtes durées, mais également par une cient resource management for the treatment o f clinical mauvaise gestion des ressources pour le traitement des cas clini cases in the Atlantic region which accounted for the great ques dans la région atlantique d’où proviennent la grande majorité majority o f the cases. A sharp rise in incidence from 3 300' des cas. U ne nette augmentation de l’incidence a aussi été signa in 1991 to 5 300 in 1992 is also reported from Belize. lée au Belize, où le nombre de cas est passé de 3 300 en 1991 à Despite efforts to refocus the control programme on clin 5 300 en 1992. Malgré les efforts faits pour recentrer le program ical patient management, the constant population move me de lutte sur la prise en charge clinique des.patients, les ments over the year made it difficult to achieve the neces mouvements constants d e population pendant l’année rendent sary programme coverage throughout the malarious areas. j difficile la mise en place de la couverture nécessaire dans les zones In Honduras, the steady increase o f cases, from 19 000 in impaludées. Au Honduras, le nombre de cas a augmenté régulière1987 to 53 000 in 1990 and ,73 000 in 1991, came to a. i ment, passant de 19 000 en 1987 à 53 000 en 1990, et 73 000 en halt with 71 000 cases registered in 1992. i 1991, pour se stabiliser à 71 000 cas enregistrés en 1992. Caribbean: In this subregion, m ost o f the population Caraïbes: la majeure partie de la population de cette souslives m malaria-free areas; however, the greatest concern région vit dans des zones exemptes de paludisme; les cas importés are cases imported from other countries that may lead to d'autres pays sont toutefois une cause d’inquiétude dans la mesure renewed local transmission. Such introduced cases (i.e. où ils pourraient raviver la transmission locale. D es cas introduits cases secondary to imported cases) were detected only (c'est-à-dire consécutifs à des cas importés) n'ont pour l'instant été sporadically so far. Apart from these cases, malaria trans enregistrés que sporadiquement. En dehors de ces cas, la transmis sion du paludisme, exclusivement à P. falciparum, se lim ite à l’île mission occurs only on the island o f Hispaniola. It is d’Hispaniola. En République dominicaine, de 1T00 à 1 4 0 0 cas ont exclusively due to P. falciparum. In the Dominican Republic, incidence was between 1 100 and 1 400 eases annually été enregistrés chaque année entre 1986 et 1989; 360 et 380 cas during 1986-1989, and only 360 and 380 malaria cases de paludisme seulement ont été dépistés en 1990 et 1991, respec tivement. En 1992, 700 cas ont été signalés. La Altagracia, M onte were detected in 1990 and 1991, respectively. In 1992, 700 cases were reported. A m ong the areas most affected Cristi, le District national et Valverde sont parmi les zones les plus touchées. En Haiti, le paludisme se limite essentiellement aux are La Altagracia, M onte Cristi, National District and zones côtières, des flambées locales se produisant surtout entre les Valverde. In Haiti, transmission occurs mainly in coastal mois de mai et de novembre. D e 31% à 37%' des échantillons de areas, with local outbreaks especially between May and sang examinés au cours des 4 dernières armées se sont révélés November. During the last 4 years, 31% to 37% o f the positifs. blood specimens examined were found positive. Andean area: 27% (326 000) o f all cases detected in the Région des Andes: 27% (326 000) de tous les'cas dépistés dans Americas are from this region (Bolivia, Colombia, Ecuador, les Amériques proviennent de cette région (Bolivie, Colombie, Peru, Venezuela)-, 29% o f these cases were falciparum infec Equateur, Pérou et Venezuela); 29% de ces cas sont des infections à tions; 184 000 (56%) o f the total cases in this area oc falciparum. C’est en Colombie que sont survenus 56% des cas curred in Colombia, more than 90% o f which originated in enregistrés dans la Région (184 000); plus de 90% provenaient des the regions o f Bajo Cauca (68 000 cases), Pacifico régions suivantes: Bajo Cauca (68 000 cas), Pacifique (44 000 313
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 42, 21 OCTOBER 1994 • RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N» 42,21 OCTOBRE 1994
(44 000), Qrmoquia (21 000), Uraba (18 400), and Ama zonia (17 600). Whereas in Ecuador incidence decreased after a peak of 72 000 cases m 1990 to 59 000 in 1991 and to 41 000 m 1992, a sharp rise in the number o f registered cases occurred in Peru, from 34 000 in 1991 (up to November) to 55 000 in 1992 (up to September), Malaria in the Andean area has traditionally been char acterized by concentration o f falciparum infections in the area of humid tropical jungle. However, a high frequency of this infection has recently been reported among the coastal populations in Colombia and Ecuador. In Bolivia, transmission continues to increase in the jungle region along the borders with Brazil, and also along the borders with Peru and Argentina ■ It is o f concern that the increase in transmission in Bolivia and Peru is due to falciparum infections. In the plains region between Colombia and Venezuela, transmission persists due to increased migra tion between these countries. Amazon area: This com poses the tropical jungle transmission areas in Brazil, French Guiana, Guyana, and Suriname. T he total populauon is 22.3 million, 99% of whom live in the Amazon region o f Brazil. T he highest overall incidence in the Americas is found in Guyana and French Guiana , with 49 and 39 cases per 1 000 popula tion, respectively. T he incidence rate was 27 cases per 1 000 in the Amazon region o f Brazil. Transmission in this region is linked to agricultural activities in forest fringe areas where new settlers, during the first years o f land clearing and planting subsistence crops, live in houses without walls, and to mining of surface gold in remote forest areas. In Brazil, where the number o f cases had increased from 560 000 in 1990 to 614 000 in 1991, 610 000 cases were recorded in 1992, more than 50% o f all cases in the 1 Americas; 44% o f those were falciparum infections; their number accounted for 65% o f all falciparum cases in the | Americas. More than 95% o f the reported cases originated from the Amazon region, and within this region, some 80% of the cases were from Rondôma, Mato Grosso, and Para States. In these states, malaria is concentrated in certain mumcipios like Costa Marques, Machadinho d’Oeste, Nova do Mamore and Ariquemes in Rondôma, Matupa, Nova do Norte, Peixoto de Azevedo, and Aripuanâ in Mato Grosso, and Santa Maria das Barreiras, ; Itaituba and Ourilandia do N orte in Para, where annual malaria incidence rate is often between 500 and 1 000 cases per 1 000 population and even higher. In the rest o f Brazil, localized malaria outbreaks occur related to migra tion o f malaria patients from the Amazon region. Southern Cone area: In this subregion (Argentina, Chile, Paraguay, Uruguay, and also Brazilian border states), malaria is endemic only in Paraguay and in the north o f Argentina, the situation being strongly affected by the influx o f population from Bolivia and from Brazil through Paraguay. In Argentina, incidence decreased from 1 700 cases in 1990 to 800 in 1991 and 640 in 1992. In Paraguay, where malaria rose from 1 700 cases in 1990 to 3 000 cases in 1991, incidence declined to 1 300 cases in 1992. M ost o f the cases were recorded in Alto Parana and Caaguazu Departments and to a lesser extent in Amambay and Canindeyu Departments.
cas), Orénoque (21 000 cas), Uraba (18 400) et Amazonie (17 600). Alors qu’en Equateur, l’incidence a diminué après un pic de 72 000. cas en 1990 pour retomber à 59 000 en 1991 et à 41 000 en 1992, une nette augmentation du nombre de cas a été enregistrée au Pérou où le chiffre est passé de 34 000 en 1991 (novembre) à 55 000 en 1992 (septembre). Dans la région andine, le paludisme se caractérise par une concentration des infections à falciparum dans les zones de forêt tropicale humide. Toutefois, ces derniers temps, une fréquence élevée de l’infection a été signalée parmi les populations côtières de Colombie et d'Equateur. En Bolivie, la transmission continue d’augmenter dans les régions de forêt tropicale le long de la frontière avec le Brésil, mais également le long des frontières avec le Pérou et l ’Argentine. Il est préoccupant de constater que l’aug mentation de la transmission en Bolivie et au Pérou est due aux infections à falciparum. Dans la région de plaines séparant la Colombie et le Venezuela, la transmission persiste en raison de l’augmentation des migrations entre les deux pays. Amazonie: Cette région comprend les zones de transmission de la forêt tropicale du Brésil, de la Guyane française, du Guyana et du Suriname. La population totale de la région est de 22,3 mil lions d’habitants dont 99% dans la région amazonienne du Brésil. C ’est au Guyana et en Guyane française, avec 49 et 39 cas pour 1 000 habitants, respectivement, que l’incidence globale est la plus élevée des Amériques. L ’incidence était de 27 cas pour 1 000 habitants dans la région amazonienne du Brésil. La transmission est liée dans cette région aux activités agricoles à la lisière de la forêt, où les nouveaux colons qui défrichent et plantent leurs terres en cultures de subsistance s’insudlent d’abord dans des maisons sans murs, et aux exploitations minières (mines d’or de surface) dans les régions de forêt éloignées. Au Brésil, où le nombre de cas est passé de 560 000 en 1990 à 614 000 en 1991, 610 000 cas ont été enregistés en 1992, ce qui représente plus de la moitié des cas enregistrés dans les Amériques. La proportion des infections à falciparum était de 44% et leur nombre représentait 65% du total des cas de paludisme à falcipa rum enregistrés dans les Amériques. Plus de 95% des cas signalés provenaient de la région amazonienne et, dans cette région, 80% des cas provenaient des Etats du Rondôma, du Mato Grosso et du Para. Dans ces Etats, le paludisme est concentré dans les municipios de Costa Marques, Machadinho d’Oeste, Nova do Mamore et Ariquemes pour le Rondônia, Matupa, Nova do Norte, Peixoto de Azevedo, et Aripuanâ pour le Mato Grosso et Santa Maria das Barreiras, Itaituba et Ourilandia do N orte pour le Para, où l’inci dence du paludisme est souvent comprise entre 500 et 1 000 cas pour 1 000 habitants, parfois plus. Dans le reste du Brésil, des poussées localisées de paludisme surviennent par suite des migra tions de malades en provenance de la région amazonienne. Cône sud: Dans cette sous-région (.Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay et Etats frontaliers du Brésil), le paludisme n ’est endémi que qu’au Paraguay et dans le nord de l’Argentine, la situation étant fortement influencée par l’afflux de population provenant de Bolivie et du Brésil via le Paraguay. En Argentine, l ’incidence est tombée de I 700 cas en 1990 à 800 en 1991 et 640 en 1992. Au Paraguay, après une hausse du nombre de cas de 1 700 en 1990 à 3 000 en 1991, l’incidence a été ramenée à 1 300 cas en 1992. La plupart des cas ont été enregistrés dans les départements d’Alto Parana et Caaguazu et, dans une moindre mesure, d ’Amambay et Canindeyu.