Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

VIRUS DISEASES SURVEILLANCE : Animal Influenza = SURVEILLANCE DES MALADIES À VIRUS : Grippe animale

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VIRUS DISEASES SURVEILLANCE Animal Influenza Over the past five years increasing emphasis has been given to the WHO programme on the ecology of influenza virus in non-human hosts including the characteristics of animal influenza virus strains. In June 1977 at the meeting of Directors of WHO Collaborating Centres for Virus Reference and Research,1 it was agreed that this programme, now involving the participation of more than 35 laboratories, should continue and that the coverage of species and geographical regions should be improved. Animals (especially swine) and domestic or wild birds in close contact with man will continue to be investigated for the occurrence of cross-species trans­ mission of influenza viruses from man to non-human hosts and vice versa. Collaborative studies on the antigenic relationships between the surface antigens of human and non-human viruses should also continue. The following major findings of the programme of the past five years are considered to be of interest and laboratories wishing to collaborate in this activity are invited to provide informa­ tion to the Virus Diseases Unit, WHO. Influenza A in Swine 1. Swine influenza A (HswlNl) viruses have been shown to spread from pigs to man in the United States of America, producing continuing but infrequent sporadic infections in civilians and a limited outbreak in a military population during early 1976. 2. Serological surveys among swine populations in many countries have indicated swine influenza A virus (HswlNl) to be present in North America, Israel, Italy and Hong Kong. An outbreak in Italy in late 1976 aroused considerable interest as it provided the first documented evidence of outbreaks of clinical swine influenza in Europe. The outbreaks were restricted to three herds in northern Italy and several strains of swine influenza A virus (H sw lN l) were isolated. No further evidence of infection has been obtained since December 1976 and no associated cases of human infection have been reported. Recent influenza A (HswlNl) viruses isolated from swine in the United States of America and Italy are antigenically identical to A/New Jersey/76 (Hsw IN I) virus isolated from military recruits but are distinguishable from swine influenza viruses isolated between 1930 and 1967 in the United States of America. Current swine influenza viruses appear to contain a mixture of two antigenically distinguishable viruses (group 1 and group 2) which also differ in their growth properties. The epidemiological implication of this finding is at present uncertain but studies are in progress to determine if the two groups differ in virulence for man. 3. H3N2 viruses, which are presumably of human origin, have been isolated from swine. Whilst most strains are antigenically like recent or current human strains, the isolation of A/Hong Kong/ 1 See No. 32, p. 267.

SURVEILLANCE DES MALADIES À VIRUS Grippe animale Le programme de TOMS concernant l’écologie des virus grippaux chez des hôtes non humains, et notamment les caractéristiques des souches de virus de la grippe animale, suscite depuis cinq ans un intérêt croissant. En juin 1977, les participants à une réunion des Directeurs des Centres collaborateurs OMS de Référence et de Recherche concer­ nant les V irus 1 ont estimé que ce programme, auquel collaborent plus de 35 laboratoires, doit être poursuivi et q u ’il importe d ’amé­ liorer la couverture des espèces et des régions géographiques. Les espèces mammifères (en particulier les porcs) et les oiseaux domes­ tiques ou sauvages en contact étroit avec l'homme continueront à faire l’objet d ’enquêtes visant à déceler des cas de transmission de virus grippaux de l’homme à des hôtes non humains ou vice versa. Les études collectives sur les relations entre les antigènes de surface des virus humains et non humains devront aussi être poursuivies. Les résultats ci-après, obtenus ces cinq dernières années, sont consi­ dérés comme intéressants. Les laboratoires qui souhaiteraient colla­ borer à ces travaux sont invités à fournir des renseignements au Service des Maladies à Virus de TOMS. La grippe A chez les porcs 1. La transmission de virus de la grippe porcine A (HswlNl) à l’homme a été constatée aux Etats-Unis d ’Amérique; des cas spora­ diques continuent d’apparaïtre, bien que peu fréquemment, dans des populations civiles et une poussée limitée est survenue au début de 1976 parmi des militaires. 2. Des enquêtes sérologiques faites en de nombreux pays dans des populations de porcs ont montré que des virus de la grippe porcine A (HswlNl) étaient présents en Amérique du Nord, en Israël, en Italie et à Hong Kong. Une poussée observée en Italie vers la fin de 1976 a suscité un intérêt considérable car il s ’agissait des premiers cas dûment prouvés de grippe porcine clinique en Europe. Ils se sont produits en Italie du Nord dans trois troupeaux et plusieurs souches de virus de la grippe porcine A (H sw lN l) ont été isolées. Aucune autre manifesta­ tion de l ’infection n ’a été notée depuis décembre 1976 et aucun cas associé d ’infection humaine n’a été signalé. Des virus grippaux A (H sw lN l) récemment isolés de porcs aux Etats-Unis d ’Amérique et en Italie sont antigéniquement identiques au virus A/New Jersey/76 (H sw lN l) isolé chez des recrues, mais différents des virus de la grippe porcine isolés de 1930 à 1967 aux Etats-Unis d ’Amérique. Les virus actuels de la grippe porcine repré­ sentent apparemment un mélange de deux virus antigéniquement distincts (groupe 1 et groupe 2) qui diffèrent également par leurs caractères de croissance. Les implications épidémiologiques de ce fait n ’ont pas encore été précisées, mais des études sont en cours pour déterminer si les deux groupes diffèrent dans leur virulence pour l’homme. 3. Des virus H3N2, vraisemblablement d ’origine humaine, ont été isolés chez des porcs. La plupart des souches sont antigénique­ ment semblables aux souches humaines récentes ou actuelles. ‘ Voir N» 32, p. 267.

iVkly Epidem. Bec.: No. 4 1 .1 4 Oct. 1977

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Relevé epidem hebd.: N“ 41 • 14 oct. 1977

68-like viruses from swine in Hong Kong in 1977 is worthy of special mention and may suggest that H3N2 viruses have potential for endemicity in swine. Influenza A in Birds 1. Large numbers of influenza A viruses, some containing novel surface antigens, have been isolated from wild birds of many species in several areas of the world. 2. Influenza A viruses have been isolated at a high rate from cloacal material from several avian species. Influenza in Horses Over the past two years reports of outbreaks of equine influenza in several countries have continued. In 1976 there were reports of the isolation of equine 1 (Heql Neql) viruses from outbreaks in Brazil and equine 2 (Heq2Neq2) viruses from outbreaks in the United Kingdom and the United States of America. There is evidence of some degree of antigenic drift in current equine 2 viruses when they are compared to the prototypes A/Equine/Miami/1/63 (Heq2Neq2) and A/Equine/Sao Paulo/1/69 (Heq2Neq2). Influenza in other Mammals There is evidence that infection of cattle with H3N2 viruses occurs occasionally. Isolation of H3N2 virus from calves has been re­ ported from the USSR and Hungary. In addition there is sero­ logical evidence of infection with H3N2 virus in cattle in Mongolia. In late 1975 an H3N2-like strain was isolated from nasal swabs of calves during an outbreak of respiratory disease in the Ukraine. Influenza B Virus in Animals In contrast to the results obtained with influenza A vims there is still no confirmed evidence that influenza B virus infection occurs frequently in animal species. Antigenic Analysis The HA antigens of influenza A. viruses from human and non­ human sources have been classified into 15 different subtypes on the basis of HI tests, as described in Bull. Wld H lth Org. (.1971) 45,122. Serological and biochemical evidence suggests that two non­ human influenza virus strains, A/Equine/Miami/l/63(Heq2Neq2) and A/Duck/Ukraine/1/63 (Hav7Neq2) may be possible progenitors of the human A/Hong Kong/68 (H3N2) virus. The HA subunits Heq2 and Hav7 of equine and duck viruses are considered as possible precursors for the HA antigen H3 of the human A/Hong Kong/1/68 (H3N2) influenza virus which replaced the HA antigen H2 of the previous Asian strain A/Singapore/1/57 (H2N2),

L ’isolement chez des porcs à Hong Kong en 1977 de virus semblables à A/Hong Kong/68 mérite d ’être spécialement mentionné car il donnerait à penser que les virus H3N2 peuvent devenir endémiques chez les porcs. La grippe A chez les oiseaux 1. D e nombreux virus grippaux A, dont certains contenant de nouveaux antigènes de surface, ont été isolés d ’oiseaux sauvages appartenant à diverses espèces dans plusieurs répons du monde, 2. Des virus grippaux A ont été isolés en proportions élevées du cloaque de plusieurs espèces aviaires. La grippe chez les chevaux Des poussées de grippe équine ont continué d ’être signalées dans plusieurs pays ces deux dernières années. En 1976, des virus équins (HeqlNeql) ont été isolés à l’occasion de poussées survenues au Brésil tandis que des virus équins 2 (Heq2 Neq2) étaient isolés lors de poussées au Royaume-Uni et aux EtatsUnis d’Amérique. Par comparaison aux prototypes A/Equine/ Miami/1/63 (Heq2Neq2) et A/Equine/Sao Paulo/1/69 (Heq2Neq2), les virus équins 2 actuels présentent des signes de glissement anti­ génique. La grippe chez d'autres mammifères Il parait établi que des cas de grippe bovine dus à des virus H3N2 surviennent occasionnellement. Des virus H3N2 ont été isolés de veaux en URSS et en Hongrie. En outre, des infections bovines dues à des virus H3N2 ont été mises en évidence en Mongolie par des examens sérologiques. A la fin de 1975, une souche semblable aux virus H3N2 a été isolée de prélèvements nasaux chez des veaux à l’occasion d ’une poussée de maladie respiratoire en Ukraine. Les virus de la grippe B chez les animaux Contrairement aux résultats obtenus dans le cas de la grippe A, rien ne permet encore d ’aflirmer que des infections dues aux virus de la grippe B se produisent fréquemment chez des espèces animales. Analyse antigènique Les antigènes hémagglutinine des virus grippaux A d’origine humaine et non humaine ont été classés en 15 sous-types différents sur la base d ’épreuves d ’inhibition de l’hémagglutination (voir Bull. Org. mond. Santé, 1971, 45, 122). Les données sérologiques et biochimiques laissent penser que deux souches de virus de la grippe non humaine, A/Equine/Miami/1/63 (Heq2Neq2) et A/Duck/ Ukraine/1/63 (Hav7Neq2), pourraient être des précurseurs du virus humain A/Hong Kong/68 (H3N2). Les sous-unités hémagglutinines Heq2 et Hav7 de ces virus du cheval et du canard sont considérées comme des précurseurs possibles de l’antigène hémagglutinine H3 du virus grippal humain A/Hong Kong/1/68 (H3N2) qui a remplacé l’antigène hémagglutinine H2 de la souche asiatique précédente A/Singapore 1/57 (H2N2).

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé