Onçh6sslsiasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte contre l'Cnchocercose en Afrique de l'Ortest' JOINT PROGRAMME COMMITI'EE Office of the Chairman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Septième session Accrq, 9-tz §êççqbæ 1906 JPC .CCP COIIIITE CONJOINT DU PROGRAI{IVIEBureau du Président JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) OR]GINAL : FRANCATS octobre 1ÿ86t Point 6 de l'ordre du iour provisoire PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST RAPPORT D'ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDTALE DE LA SANTE POUR 1986(1er SEPTEMBRE 1985 - 31 AOUT 1986) TABLE DES MATTERES RESUME. LUTTE ANTIVECTORIELLE Générali.tés . . .. Conditions météorologiques, pluviométriques et hydrologiques Opérations de traitement .. La résistance .. . Résultats entomologiques des opérations Préparation des extensions EVALUATION EPTDEMIOLOGIQUE Activités de 1'Unité d'Evaluation épidémiologique Résultats des évaluations de suivi Concluslon des évaluations DEVELOPPEMENT SOCIO- ECONOMIQUE Evaluation de f i.mpact socio-êconomique de dix ans de lutte contre I'onchocercose . Extension ouest Contribution de 1a femme au développement soclo-économique des zones assainies Page lncidence entomologique g1oba1e.. .. . 3 4 4 4 5 5 7 B 9 10 10 tt 13 13 14 1,5 r5 JPCT .2 (ocP/PR/86 ) page 2 RECHERCHE Immunodiagnostic de 1'onchocercose Différenciation des souches d'Onchocerca volvulus Recherches sur 1es insecticides . .. Recherches sur 1es vecteurs Etudes épidémiologiques et thérapeut.iques. Recherches opérationnelles Accords techniques de services .... SURVEILLANCE DU MILIEU AQUATIQUE STATISTIQUES, TRAITEMENT DES DONNEES ET MODELISATION APPLIQUEE.. FORMATION ACTIVITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION Avec 1'Organisation mondiale de la Santé Avec les Pays participants Avec les organismes statutaires .. . Avec 1es Donateurs Avec les compagnies chargées des épandages aériens Avec Ia communauté scientifique ... Avec le grand public Travaux de valorisation Réunions internes . ADMINISTRATION ET GESTION Services administratifs Budget et finances..... t7 77 77 1B 27 22 22 23 23 24 25 27 27 27 27 )A 28 29 29 30 30 3r. a. I) 73 I JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 3 RESUME a) L'année 1986 a été, avant tout, une année préparatoire des opérations de lutte antivectoriel-le dans 1es extensions ouest et sud-est. b) La pluviométrie a été moins bonne que ce11e de 1985 en particulier pendant Ia première moitié de 1a saison des pluies. c) En saison sèche L9B5-L986 on a noté quelques flambées de popul-ations simulidj.ennes dues Ie plus souvent à des difficultés d'ordre loglstique ou à 1'extension des résistances. d) A quelques exceptions près, tous les traitements ont été faits par voie aérienne avec cinq ou six hélicoptères et un avion. e) Le nouveau système d'êpandage polyvalent fonctionne de façon satisfaisante. f) L'Abate et le B.t. H-14 sont les deux larvicides utilisés aux basses eaux g) La stratêgie globale de rotations saisonnières des larvicides a été mise en oeuvre avec alternance du chlorphoxime, de 1a perméthrine et du carbosulfan avec 1es deux précêdents larvicides. h) Les foyers de rêsistance des espèces vectrices savanicoles aux organo- phophorés qui ont été détectés ont êtê vite neutralisés. f) Les résultats de Ia lutte antivectorielle ont été de ta même qualité que ceux des années précédentes. j ) Le phénomène de réinvasion a étê maitrisé pour la deuxième année consêcutive dans l'ouest du Burklna Faso et Ie nord-ouest de la Côte d'Ivoire grâce aux traitements du haut bassin du Sassandra en Guinée. k) Les résultats des évaluaLions épidémiologiques confirment que dans la presque totalitê de 1'aire centrale du Programme 1a transmission de 1a maladie est pratiquement interrompue et que 1'onchocercose oculaire n'y constitue plus un important problème de santé publique. Dans 1es villages de Goreba-Somun (Ghana) sur 1a Volta Blanche et de Pendié (Burkina F'aso) sur Ia Dienkoa 1es résultats ont étê moins satisflaisants. 1) LrUnitê de Développement économique a poursuivi 1a finalisation du rapport prêliminalre d'évaluation de f impact socio-économique du Programme, 1'évaluation de f impact écologique ; i1 a jeté 1es bases d'une évaluation future de f impact de la lutte dans les zones d'extension et insisté sur 1e rô1e de la femme comme faisant partie intégrant-e des études socio-économiques. m) Les recherches portent essentiellement sur 1'j-mmunodiagnostic, 1a différenciation des souches d'Onchocerca vo1vulus, les nouveaux larvicides, 1es vecteurs. n) Les êquipes nationales en collaborat.ion avec 1e Programme ont poursuivi 1a surveillance du milieu aquatique de même que 1a collecte de données de pré-traltement dans 1es zones d'extension. o) Le Service de statistique a assuré au siège de 1'0CP tous 1es traitements informatiques et toutes Ies analyses des données dtévaluation. Un accent partlculier a été mis sur la formation du personnel. Le développement d'un modèle vecLeur-parasite progresse de façon satisfaisante. Des micro-ordlnateurs sont utilisés dans 1a gestion des opérations aériennes. JPC7.2 (ocP/PR/86) page 4 p) La formation a continué de donner une grande importance aux disciplines directement liées à 1'onchocercose. q) Les plans de dévolution du Burkina Faso, du MaIi et du Niger ont été ê1aborês. r) Le Programme a intensifié Ia distribution de f information auprès des Donateurs, de 1a communautê scientifique et du grand public. s) Le budget de 1985 a été exécuré à99,25/"; au 31 août 1986 Ia siruarionbudgêtaire laisse apparaître déjà un déficit en raison de Ia baisse très sensible dudollar, de 1'augmentation des salaires du personnel des services génêraux et d'une augmentation de 1a consommation en insecticides. LUTTE ANTIVECTORIELLE Genêra1ités 1. Conséquence des décisions de fa sixième réunion du CCP , 7986 fut avant tout pour VCU 1'année préparatoire de lrextension territoriale, à I'ouest et au sud-est, des opérations de lutte antivectorielle et de 1'évaluation de leur efficacité. Ce fut donc une année de restructuration de l'Unité, de mise en place des réseauxd'évaluation, de recueil- d'informations entomologiques, hydrologiques, hydrobiolo-giques complémentaires, de planification et d'expérimentation de tactiques opêrationnelles capables de faire face à un nouveau contexte entomologique etgéographique. 2. Les restructurations (cf figures t, 2 et J) sont allées dans Ie sens d'une redistribution géographique des effectifs, du centre vers Ia périphêrie : renforce- ment des bases entomologiques de Bamako, Bouakê et Kara, préparation du transfert dela base aérienne occidentale de Bobo-Dioulasso à 0diennê ; f implantation ou le renforcement des équipes techniques des quartiers gênéraux de lrest et surtout deI'ouest se sont faits unlquement à partir de transferts de postes et dtagents, sans création de nouveaux postes ni recrutement. La dêcentralisation des centres dedécision s'accompagne dans les aires opérationnelles de 1'ouest et de 1'est d'un regroupement des équipes entomologiques proprement dites et de celles chargées destraitements larvicides aériens, et d'un resserrement des liens de concertation. L'organigramme de 1'Unité a étê ainsi profondément remaniê et un projet de restauration, dtextension et de perfectionnement du réseau de communication radio est en voie de mise en place. Conditions météo rologiques, pluviométriques et hydrologiques 3. Avec 1'extension du territoire à contrôler la situation climatologique apparaît beaucoup moins homogène. D'un point de vue entomologique 1985 pourrait être considêrée comme une année plus ou moins normale en ce qui concerne les pluies. Cependant, dans Ia partie septentrionale, i1 semble, après analyse, que ctest une année de sécheresse dêcennale bien qu'e11e ait été davantage pluvieuse que f9B3/f984 4. CeIa s'est traduit par un étiage de 1986 moins marqué que celui de 1985 dans Ia zone initiale ; bien que moins brutale Ia reprise des pluies et 1a remise en eau des rivières fut plus précoce en 1ÿ86 qu'en 1985 Ie Front intertropical (FIT), qui en décembre 1985 n'était descendu qu'à J-gop au rieu de 3-5o, atteignait 1a limite septentrionale d'OCP dès mi-avril 1986 soit avec un mois d'avance sur 1985 dans la zone initiale ; à 1'ouest il dépassait en avril-juin d'un degré (11-f3o; la latitude atteinte en 1985 à Ia même saison. Bien que normalement prêcoces 1es pluies de 1ÿ86 ,JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 5 furent longtemps modérées, bien réparties sur 1'année surtout à l'ouest, qui contrairement à 1'est a éLé mieux servi qu'en IÿB!. 5. Conséquemment 1es cours d'eau n'ont atteint leur niveau maximum que durant 1a deuxième qulnzaine de septembre ; dans 1a moitié sud de 1'aire di/OCp ce maximum est restê en deça des moyennes et des valeurs de 1985 ; dans l'est ce retard a différé Iaproduction des gites saisonniers septentrionaux. 6. Cette variabilité géographique des conditions climatiques saisonnières justifie 1a diversification des tactiques régionales de lutte et une "décentralisation adaptative" des opérations, d'autant qu'e11e influence largement 1a productivité des gîtes prêimaginaux eL 1a composition spécifique des populations vectrices. Incidence entomologique globale 7. En saison sèche 1985-86 1e potentiel considérable de productivité simulidienne des affluents et sous-affluents du Niger au Mali et en Guinée a été révéIé par des suspensions involontaires et intempestives des traitements. B. 11 en fut de même sur 1es rivières des bassins atlantiques de Côte d'Ivoire à cause de la stratégie de traitements sélectifs contre les espèces savanicoles. 9. Au sud du Togo et du Bénin (en Phase V non traitée) après 1a salson des pluies 1985, 1es gites productifs méridionaux de 1a phase d'extension sont restés pérennes mais en 7985-86, 1a colonisation des gîtes du nord de cette phase et de Ia phase III est (nord Togo et Bénin) a été tardive. 10. Le potentiel de production de tous les cours d'eau (bassin du Baoulé, de 1a Bougouriba, du Niger et de ses affluents, du Sassandra) a été très fort en 1ÿ86 auxplus hautes eaux. 11. Les conditions de production, de détection et de traitements des gîtes de très hautes eaux sur 1es grands cours d'eau ont été réactualisées. 12. Comme en 1985, dans toute Ia zone initiate de nornbreux petits affluents quiétaient restés taris ou non productifs depuis une décennie (sous-affl-uents du Niger au Ma1i, de Ia volta au Ghana par exemple) ont été réactivés ; des gîtes trèsproductifs sont en particulier remontés très en amont sur 1a haute Nakanbé (ex Volta Blanche) au nord de Ouagadougou. 11. Conséquence d'une plus forte pluviométrle 1a fin de 1a saison des pluies de 1985 avait été marquée par une importante remontée vers Ie nord des espèces forestières,qui se sont except.ionnellernent maintenues aux hautes latitudes jusqu'en début de saison sèche de l-986. Par a11Ieurs, à Ia suite d'une décennie de sécheresse, defortes concentrations de populations savanicoles (parfois même les seules présentes)ét.aient enregistrées sur 1es git.es méridionaux préforestiers ou forestiers de Ia basse Volta Noire, du bas Bandama et du sud de 1a Guinée. Opérations de traitement 14. A 1'exception de traitements de gites isolês en saison sèche et du nord du foyer de Bandlagara en saison des pluies, toutes 1es opér.ations larvicides ont été faitespar voie aérienne. 1,J. La flotte aérienne était composée respectlvement de six hélicoptères en saison sèche et cinq en saison des pluies et d'uû avion pendant toute 1'année. Le récapit,ulatif des heures de voI de 1985-86 est donné au tableau 1. 11 indique une JPC7.2 (ocP/PR/86) page 6 augmentation de 3O'/" des heures de voI par rapport à ta même période de 1984-85 accroissement est dû : a) à 1'emploi croissant du B.t. H-14 et d'autres produits moins performants que I'Abate en remplacement de ce larvicide ; b) à 1'utilisation plus gênérale des hêlicoptères pour les prospections et contrôIes du réseau fluvial ; c) à la préparation des extensions ouest et sud-est, comprenant 1es repérages de gîtes, 1'établissement des futurs circuits de traitements et 1'amênagement du réseau limnimêtrique. Tableau 1 Consommation de vo1 du 1er s Cet ( 1 Consommation de larvicides Dans lraire du Programme ( litres ) Dans Itextension ouest ( litres ) Dans ltextension sud(1i.tres ) Abate Procida B. r. H-14 Chlorphoxime Perméthrine Br-sc 93 Carbosulfan BT-HPD Abate Phy- tagri tLo 23O 130 281 22 OB3 2 385 18 945 B 23t 1"33 B2O L 226 1 3 1 33 846 742 ?A 3 267 4 549 Heures de vol Hélicoptère Avion Traite- ments Pros- pection Divers Traite- ments Pros- pection Divers Traite- ments Pros- pection Di-vers 5 730,5 750,6 542,8 125,2 494,5 834,5 57 ,7 97,5 776,5 76. L'année 1986 a vu 1e plein emploi à Ia satisfaction unanime du nouveau système d'épandage aérien polyvalent mis au point conjointement par 1a Compagnie aérienne et OCP après des années de recherches et d'expéri,mentations. 17. Des essais d'allongement des intervalles d'épandages ont été tentés; ils apparaissent possibles sans risque épidémiologique majeur dans certains foyers de savanes septentrionafes en saison froide, ce qui limite considérablement Ia durée d'application de cette tactique et son impact sur 1a réduction des coCtts. Par contre 1 août 1au JPCT .2 ( ocP/PRi B6 ) page 7 i1 s'est confirmé que f intervalle de / jours peut, aux mêmes latitudes, être trop long pour garantir une neutrafisation à L00% des gites préimaginaux. 18. Les tactiques de traitements ê1aborées en 1985 et surtout 1986 préffgurent celles qui seront appliquées en 1987 lorsque 1es zones d'extensioÿ seront entrées en phase dite "d'attaque". E11es se caractérisent par une stratégie globale de rotation saisonnière des larvicides axée surtout sur 1a saison des pluies, péri.ode de risques majeurs ; e11es prévoient nombre d'options dans les scénarios d'emploi des produits. E11es reposent sur : - Ia distrlbution de la résistance aux organo-phosphorés qui interdit localement, dêfinitivement ou saisonnièrement, lremploi de ceux-ci ; - les caractéristiques des produits disponibles (rapport coût,/efficacité, effets secondaires sur 1'environnement, risques de résistances croisées) - 1es conditions hydrologiques (qui inf1uent sur 1es caractêristiques quiprécèdent) ; I'identité des vecteurs-cibles de transmission) ; (qui influe sur 1es résistances et 1es types - 1a dynamlque de ces populations cj.bles (abondance, anthropophilie, rôIe vecteur) en relation avec Ies faciès épidémj.ologiques et 1es risques de transmlssion associés) . L9. A l'exception du second ces facteurs sont tous éminemment fluctuants dans 1e temps et lrespace ; i.ls exigent des suivis entomologiques, hydrologiques, hydroblologiques et épidémiologi-ques constants et rigoureux, une souplesse de manoeuvre et une rapidité de réaction accrues, une "personnalisatj-on" de Ia tactiquepar bassin voj.re par bief et une reconsidération hebdomadaire de cel1e-ci par les entomologistes responsables des dêclsions de traltements ; pour ce flaireI'information des données opérationnelles et hydrologiques a commencé à prendre corps dans les deux bases aériennes. 20. De façon simplifiée, l'Abate et 1e B.t. H-14 sont 1es deux larvicides utilisés aux basses eaux. Aux hautes eaux les cinq tarvicides autorisés disponibles sont mis en oeuvre soit simultanément soit alternativement sur différents biefs. Une stricte surveillance des facteurs qui précèdent est nécessaire lorsque 1'on sait que 1e remplacement à grande éche1]e de 1'Abate par 1e B.t. H-14 revient actuellement à multiplier Ie coût des larvicides par 2 et celui des heures de vo1 par 1,5. 27. Avec le retour de très fortes crues sur les grands cours d'eau, en 1ÿ86 comme en 1985, on a poursuivi 1a réhabilitatlon des principes tactiques de hautes eauxdéfinis dans 1es années 7960-7970, et qui consistent en une couverture longitudinale a maxima du l-it fluvial avec des produits à longue portée. 22. Les différents scénarios de rotation de larvicides testés en 1ÿ86 sont ceuxquj. sont décrits dans 1e plan d'action de VCU pour 1987. Leur application début 1ÿ86 s'est temporairement heurtée à des problèmes extra-techniques qui ont soit int.errompu 1es traitements sur de vastes zones (évènements politiques en décembre-janvier) soit nécessitê Ia réduction des opérations au minimum vital pour prévenir une reprisegénéra1isée de 1a transmission (perturbations répétées de 1'approvisionnement enlarvicides jusqu'en début de saison des pluies). La résistance 23. L'extension des rêslstances des espèces vectrices savanicoles aux organo- phosphorés en 1985-86 est incontestablement 1e facteur qui a 1e plus influencé ces scénarios, 1es tactiques et 1es stratégies. JPCT .2 ( OcP/PR/86 ) page B 24. La perte de sensibilité des espèces savanicoles au témêphos et au chlorphoxime, qui avait disparu du bas Bandama, seul site de résistance connu depuis 1983, a êtê dêtectée sur les rapides du Bui (Vo1ta Noire, Ghana) en saison des pluies de 1985. Toujours au Ghana, et en saison des ptuies de 1985 elle était diagnostiquée sur 1a rivière Pru en fin de saison des pluies. 25. En janvier 1986 eIIe était détectée sur le Baoulé et la Bagoé au Mali (régions de savane soudanienne) puis sur le Sankarani (Guinée) en zone d'extension ouest. Sauf dans un cas (Pru) cette émergence de résistance était associêe à Ia présence sympatrique de simulies forestières résistantes et de simulies savanicoles. 26. L'une des décisions majeures qui s'en sont suivies fut 1a prohibition de tout traitement spêcifique des espèces savanicoles par 1es organo-phosphorês dans le cas de telIes associations. L'application de cette tactique a jusqu'à présent permis d'éliminer les populations rêsistantes, d'éviter la diffusion de la rêsistance, enparticulier dans Ia phase VI d'extension ouest, et même de rêintroduire I'Abate au Mali en zone initiale, sous haute surveillance entomologique. 27. En Zone est, Ia Pru est Ie seul foyer (très limité) de résistance au téméphos il est également sous contrôIe grâce au B.t. H-14 malgrê Ies difficultés initiales liées au type de végêtation. La stratégie retenue pour 1987 prévoit tout de même une expansion probable du phénomène : elle repose de plus, comme en phase VI.1 et VI.2, sur le nettoyage aux plus basses eaux des sources pêrennes de rêinvasion pourprévenir les migrations, et sur des traitements sêlectifs qui laissent de côté 1es zones montagneuses où Ie rapport coût/efficacité des traitements serait prohibitif et où les espèces vectrices (S. squamosum - S.yahense) ne semblent pas être des vecteurs êpidémiologiquement dangereux selon les critères d'OCP. 28. Partout ailleurs Ia sensibilité des différentes espèces aux autres insecticides est normale. Résultats entomologi ques des opérations 29. Bien que 1es Potentiels annuels de transmission (PAT) et Taux annuels de piqûres (TAP) de 1984-85 ne puissent pas encore être établis, les résultats de captures et de transmission semblent devoir être dans I'ensemble de 1a même qualité que ceux des annêes précédentes. Les principales zones à problèmes furent les suivantes : en saison sèche (dêbut 1986), les bassins des affluents maliens du Niger et celui du Sankarani, sous lreffet. combiné de 1'arrêt des traitements et de la résistance ; comme indiquê plus haut 1e problème a été réso1u ; i1 n'a pas eu d'incidence sur la transmission en saison froide; en période de réinvasion, également sur 1es affluents maliens. La réinvasion fut cette année particulièrement forte au Mali (jusqu'à 1000 piqûres/homme/jour sur Ie Baoulé) avec deux apogées en juin et en juillet ; e11e s'est combinée avec des intervalles excessifs d'épandages consécutifs à des retards de livraison de larvicides, à une saison de raccourcissement de Ia durée de vie larvaire. A 1'est Ia réinvasj.on du nord Togo fut par endroits la plus forte jamais enregistrée : taux mensuel de piqûres (TMP) de 10 000 en juillet à Bagan, sur 1a Mo. - en période de montée des eaux, en particufier en Côte d'Ivoire, où 1es traitements de la Marahoué, de 1a Comoé et de 1a Lêraba ont dû être provisoirement suspendus pour se concentrer sur des zones devenues hautement prioritaires à cause du manque de larvicides. JP)T .2 ( ocP/PR/86 ) page 9 aux hautes eaux ; sur des rivières comme 1e Baoulé, 1e Banifing IV (Ma1i), 1a Bougouriba (Burkina Faso), 1a Volta blanche (Ghana), à cause des gites de hautes eaux difficilement détectables par voie aérienne et des réviviscences de gîtes d'affluents ; Ie recours à des prospections fluviales et héliportées intenslves et à des opérations ponctuelles de nettoyage s'est révéIée efficace dans à peu près tous 1es cas. 30. Partout ailleurs l-a situation a été maintenue à un bon niveau. Les succèsparticuliers suivants sont à souligner : - 1a neutralisation de 1a réinvasion du nord-ouest de Ia Côte d'Ivoj.re, pour 1a seconde année successive, par traitement des sources guinéennes de réinvasion. la neutralisation des complexes de gites du bas Bandama ; après plusieurs mois de suspensi-on une population essentiellement savanicole était en pleine expansion dans cette zone forestière ; à f issue de plusieurs semainesd'essals de carbosulfan, un protocole adapté fut mis au point ; 1espopulati,ons piqueuses ont étê contenues à un niveau insignifiant qui se maintient plusieurs semaines après 1'arrêt des opérations. - 1e maintien jusqu'au milieu de la saison des pluies de populations piqueuses savanicoles en quantités insignifiantes sur les complexes de rapides de 1a "basse" Volta Noire (région de Bui), foyer non contrô1é en 1985. - le lancement réussi des opérations larvicides en continu en Guinée sur Ie sankarani et,1e haut sassandra (phase vr.1), en dépit de Ia menace de rêsistance, et grâce à 1'applicatlon de tactiques de rotation, ainsiintégrées d'emb1ée en zone d'extension ouest. - f identification des causes de la transmission résidue1Ie persistante àPendié sur la Dienkoa, 1a délimitation du phénomène dans 1e temps et1'espace (en collaboration avec 1'unité EPI) et sa neutralisation par une reprise de traitements appropriée et une surveillance entomologique adéquate. 31. Malgré une année remarquablement pluvieuse, 1e foyer de Bandiagara a pu êtreprotégé de façon satisfaisante contre 1a transmlssion par I'habituelle tactique detraitements terrestres du bassin du Yamé avec poursuite de f intéressement progressifdes hygiénistes-secouristes locaux à f'évaluation des opérations. Préparati on des extenslons 32. En zone d'extension sud-est a été entrepris un vaste programme d'actualisationde la cartographie des gites des vecteurs aux différentes saisons, et de réaménagement du réseau de captures. De nombreuses récoltes de matérieI larvaire etimaginal ont été faites dans toute Ia zone aux fins d'identification des espèces vectrices. 33. Le réseau de téIébalises et 1a station de rêception Argos installée à Kara sont utilisés en routine pour 1es opérations, les moyens nécessaires à la réfectiondu réseau limnimétrique ghanéen ont été mis en place par OCP 1es données d'opérations aériennes sont en cours d'informatisation et une équipe spéclalisée suit lasensibilité des vecteurs aux insecticides. JPCT .2 ( ocPlPR/86 ) page 10 34. Finalement un plan original détai1lê et chiffré, ainsi qu'un calendrier d'opérations ont étê établis pour prendre effet dès flêvrier 7987 (cf Plan d'Action et Budget 1987) et 1es commandes de larvicides nécessaires pour le dêbut de 1'annéeprochaine ont êtê passées fin août. 35. En zone d'extension ouest f implantation du rêseau d'êvaluation se poursuit lentement en raison des retards de signaLure des accords bilatéraux de mise àdisposition des équipes nationales. Nombre de données de base (captures, dissections) sont cependant récoltées réguIièrement en Guinée, au Mali et au Sênéga1 dans despoinLs de sondage par des êquipes nationales travaillant sous contrat avec OCP et encadrées par des techniciens nationaux formês par OCP (27 êquipes visitant 10ÿpoints une fois par quinzaine au moins); 1a sêlection définitive des pointsd'évaluation entomologique est faite en étroite concertation avec 1'Unité d'Evaluation Épidémiologique. L'installation des bases opêrationnelles par 1es Paysparticipants et leur équipement par OCP devraient prochainement passer dans 1a réaIité, en phases VI et VII du moins, tandis que seront formés Ies encadreurs des phases VII et VIII. 36. Dans 1e même temps VCU poursuit son programme de collecte d'informations surf identitê des vecteurs, leurs mouvements saisonniers, leurs potentiels et rôIes vecteurs, au moyen de prospections héliportées et de "task forces" saisonnières mobilisant de gros moyens en hommes et logistique aérienne dans des régions d'accèsdifflicile ou i.mpossible, particulièrement en Guinée et dans 1es zones de recouvremenr de la distribution des espèces savanicoles et forestières. 37. Le renforcement des moyens de mesure des débits et dosages, connaît dans tout 1e Programme un regain d'actualité en raison de I'utilisation effective ou prévisible de produits moins performants (donc plus coûteux), plus toxiques et plus exposés aux résistances. Ce besoin est encore plus crucial en zone ouest où le rêseau hydrogra-phique est particulièrement dense (Ia moitié du kilométrage total de rivières contre un tierd de la superficie du "Grand OCP"), les débits considérables, 1es stationslimnimétriques rares et 1es voies d'accès terrestres difficiles. Dans de te11es conditions seule 1a téIétransmlssion des hauteurs d'eau par balises Argos peutpermettre des dosages corrects d'insect.icides. Grâce à 1'emplol intensif d'hélicoptères, une campagne accéIérée d'implantation d'éche11es de crues et dejaugeages de hautes eaux a êté lancée et se poursuivra sans interruption en 1987. Bnjuillet sur le Sankarani 1a première phase d'lnstalIation d'un réseau de plus de 40 téIébalises Argos a été réalisée dont 1es données sont régu1ièrement transmises et reçues. Un hydrologue spécialisé en téIétransmission et informatique sera attaché à 1a base aérienne d'Odienné et deux brigades nationales d'hydrologie seront adjointes en Guinée à l'équipe entomologique. 38. Des campagnes de mesure de 1a sensibilité des larves de S. damnosum s.l auxlarvicides ont été menées périodiquement en attendant 1a prochaine mise en place d'une unité de surveillance spécialisée dans chaque équipe nationare. \ 39. Une équipe hydrobi.otogique mixte (invertébriste et ichtyologue)place en 1986 au Mali et en Guinée. EVALUATION EPIDEMIOLOGIQUE a été mise en Activités de 1'Unité d'Evaluation épidémiologique 40. Pendant 1a période couverte par ce rapport, I'unité d'Evaluation épidémiologique (EPI) a exarniné'l'l vil,lages, dont 1ÿ selon 1e protocole d'enquêtedétaiI1ée. Au tota1, 16 O7B personnes ont été examinées. La vigilance d'OCp ne s'estpas refâchée dans 1a zone centrale, conformément à 1a recommandation du dernier CCp.L'éventualité qu'une transmission 1égère puisse théoriquement passer inaperçuependant plusleurs années avait déjà été envisagée, Pour ces raisons, 1es enquêtes ont été concentrées sur 1es régions pour lesquelles 1es résultats des évaluations JPCT .2 (ocP/PR/86) page 11 épidémiologiques précédentes n'avaient pas permis de tirer des conclusions claires, et pour lesquelles les résultats entomologiques n'ont pas toujours été satisfaisants. A cet égard, 1es évaluations faites au nord du Ghana 1e long des bassins de 1a Volta Rouge et Blanche sont particulièrement importantes. Par ai11eurs, des enquêtes de suivi ont été entreprises pour la première fois dans l-a zone intermédiaire entre 1a forêt et la savane en Côte d'fvoire. Des évaluations détaillées ont été effectuées dans Ia zone centrale d'OCP pour confirmer 1a prévision selon 1aque11e 1'onchocercose oculaire active devj-endrait très rare après 10-11 ans de lutte antivectorielle. 4f. Dans la zone ouest, Ies équipes nationales de la Guinêe et du Mali ont été opérationnelles, 1es équipes du Sênégal et de Ia Guinée Bissau ont terminé leur formation et 1'équipe de 1a Sierra Leone a été sêlectionnée. En Guinée, !B villages ont étê éva1ués dont 10 par 1'équipe ophtalmologique d'OCP, et au tota1, B 656 personnes ont été examinées. Au Ma1i, lB villages ont été éva1ués solt 10 446personnes examinées. L'objectif de ces enquêtes est de compléter la carte épidémiologique de 1a zone ouest et de fournir des données de base complémentairespour la sélection future des villages de suivi. 42. Un certain nombre d'études spéciales ont été entreprises durant cette période. Des études sur Ia migration faites au sud du Mali ont montré que cell-e-ci n'a qu'un i,mpact minimal sur 1a prévalence et sur f intensité de I'infection dans 1a zone enquêtêe. La première phase de 1'étude du Farako sur I'effet de f interruption delutte antivectorielle, dans une zone où la prévalence est devenue très basse par suite d'une longue campagne de traitement larvicide, a été terminée. Des tests de contrôle de qualité ont été faits pour 1e recensenent, 1a microscopi.e et les examens mêdicaux et ophtalmol-ogiques par Ie personnel d'OCP et 1'équipe nationale Malienne. Les résultats étaient satisfaisants à 1'exception de ceux concernant 1'examen médica1pour 1eque1 Ia définitlon inadéquate des signes dermatologiques est en cause. 4:. Deux importants ateliers ont été organisés durant 1a période couverte par ce rapport. Le premier atelier a révlsé toutes les méthodes d'enquête dans 1e contexte du changement de 1a situation épldémiologique à OcP, de ra préparation de ra dévolution et de la nécessité d'une évaluation simplifiée dans 1a zone ouest. Pfusieurs recommandations pratiques ont été formulées et sont actuellement suivies. Des études ont commciicé pour 1'évaluation de tests de remplacement pouvant avoir une sensibilité accrue pour 1a détection des infections onchocerquiennes. Lapotentialitê pour des individus faiblement infectês de devenj-r source de transmission est actuellement à I'étude. Des manuel-s de procédures pour 1es enquêtes sont enpréparation et leur valeur est en train d'être testée sur 1e terrain. Le deuxième atelier a passé en revue 1a méthodologie des enquêtes ophtalmologlques et de nouveauxformulaires d'enquête ont été préparés permettant une classification plus précise desdivers signes de I'onchocercose oculaire et une mell-l-eure description drautres maladies oculaires ayant une importance de santé publique. Résultats des ér,aluations de suivi 44. Bien que les évafuations ai-ent été concentrées sur 1es zones où une transmlssion résidue11e a probablement eu 1ieu, 1es résultats étaient très satisfaisants. Aucun enfant né après 1e début du Programme n'a une biopsie cutanéepositive dans 4l des !2 vil]-ages enquêtés, alors que plus de 500 d'entre eux auraientêté infectês s'il n'y avait pas eu de lutte antivectorielle (voir figure 4). La charge de Ia communauté en microfilaires (CCMF) a continué sa décroissancepratiquement Iinéaire dans presque tous les villages de 1'aire centrale. EI1e a diminué de plus de 9O/,, après L0-11 ans de lutte antivectorielle, atteignant des valeurs très inférieures à ce11es associées à une pathologie oculaire grave dans des zones non contrô1ées (voir figures J, 6 et 7). La durée de ra période de lutte antivectorielle s'approche maintenant de ce1le de 1a longévité moyenne d'uneinfectj.on onchocerquienne est,imée à Ll-72 ans et, de ce fait Ia prévision de labaisse accé1érée de Ia prévalence chez 1es adultes devient maintenant. très JPCT .2 ( OCP/PR/86 ) page 72 perceptible. Dans un village initialement mésoendémique 1e long de Ia Koulpéo1ogo au Burkina Faso, la prêvalence de f infection onchocerquienne dans Ia population est déjà tombée à zêro. 45. Les rêsultats de l'examen ophtalmologique de la population de 11 villages indicateurs ont confirmé que 1'onchocercose oculaire ne constitue plus un problème important de santê publique dans la plus grande partie de 1'aire centrale d'OCP. 0n ne trouve plus de microfilaires dans la cornée où leur présence était déjà rare après six ans de lutte antivectorielle. Par conséquent, des nouvelles lêsions à type de kératite sclérosante ne sont plus retrouvées alors qu'e11es constituaj,ent 1'une des causes majeures de cécité avant la campagrre de lutte antivectori.elle. La charge de la communauté en microfilaires dans 1a chambre antérieure de 1'oeil a également diminué pour devenir pratiquement nu1le. La diminution remarquable des infestations microfilariennes oculaires durant les dix premières années de lutte antivectorielle est 1'explication principale de f incidence extrêmement faible de nouvelles Iésions du segment antérieur de I'oeil. En effet, 1a disparition des Iêsions du segment antérj,eur constitue 1'évènement 1e plus marquant de 1'évolution des 1ésions oculaires. Ce phênomène est maintenant confirmé et concerne pratiquement un tiers des 1êsions du segment antérieur, diagnostiquêes durant les enquêtes de pré-campagrre. Cependant, une incidence de lésions oculaires êtait toujours observée au nlveau du segment postêrieur de 1'oei1 et une analyse plus poussée, actuellement en cours, devra prêciser f importance de ces résultats. Les arnêliorations importantes de Ia situation ophtalmologique se traduisent clairement par 1a prévalence de fa cécité qui montre actuellement une baisse sensible dans toutes 1es tranches d'âge (voir fig. B). 46. Le grand nombre d'évaluations faites au nord du Ghana a indiqué que la situatlon épidémiologique est très satisfaisante dans 1a plus grande partie de Ia zone. Les améliorations sont très remarquables 1e long de 1a Kulpawn où une diminution insuffisante de 1a CCMF avait été signalée au CCP en 1ÿ84. Les derniers résultats montrent une baisse accélérée et très importante de 1a CCMF ces dernières années et à ce jour, aucun enfant n'a été trouvé infecté 1e long de cette rivière. Le long de Ia Sissili voisine, 1'onchocercose n'est plus un problème important de santé publique bien qu'un enfant, né après 1e début des opérations de 1utte, ait été trouvé infecté. Toutefois ce cas est probablement un cas d'infection isolé car I'enfant est d'un village où tous les autres indicateurs, y compris ceux de I'examen ophtalmologique, montrent que la maladie est entièrement sous contrô1e. 41. A Goreba Somun, village situé sur un affluent de 1a Volta Blanche au sud de Ia Kulpawn, 1a situation n'est pas satisfaisante. Trois enfants infectés y ont été trouvês, aucune diminution de la CCMF n'a éLé observée et d'autres données indiquent qu'i} y a eu une transmission importante au cours des cinq dernières années. VCU a étudiê la situation et a étendu 1es épandages de larvlcldes à trois affluents non traités de la Volta Blanche. Une transmission résiduelle a été démontrée aussi pour un village sur 1a Volta Noire près de Bui, avec un enfant infecté et une baisse insuffisante de 1a CCMF. Ce résultat n'a rien de surprenant puisque la lutte antivectorielle a toujours été difficile dans cette zone qui a 1e triste privilège de possêder 1e plus important gîte larvaire de I'aire du Programme; Ies PAT y ont atteint des valeurs supérieures à 100 durant plusieurs années. 48. Les résultats décevants pour 1e vi.l1age de Pendié 1e long du Dienkoa, près de Bobo-Dioulasso, n'étaient pas vraiment attendus, bien qu'un enfant de quatre ans y ait déjà été trouvé infecté en 1983. Quatre autres enfants infectés ont été détectés cette fois et 1es autres indices épidémiologiques indiquent que toutes 1es tranches d'âge ont. été touchées par une recrudescence de Ia transmlssion durant 1es cinq dernières années. Les examens ophtalmologlques ont heureusement démontré que cel1e-ci n'a pas encore abouti à un problème sérieux de santé publique. Une enquête extensive a été effectuée aux alenlours et i1 a été conclu que 1a transmission était limitée à un bief de l-0 km de 1a Dienkoa, conclusion identique à ce11e de 1'évaluation entomofogique qui a étê reprise dans cette zone. La lutte antivectorielle a de nouveau été étendue aux gites concernés. JPÇ7 .2 ( ocP/PR/86 ) page 1-3 49. Les enquêLes de sulvi dans 1a zone intermédiaire de 1a Côte d'Ivoire ont permis pour Ia première fois une évaluation épidémiologique de f impact de la lutte antivectorielle dans cette région où, selon 1a surveillance entomologique, des vecteurs résistants d'espèce lorestière ont souvent été présents à de fortes densités aboutissant à des PAT é1evés ; cette région est aussi partiellement soumise à 1a réinvasion à partir de la Guinêe. Malgré ces conditions, 1es résultats observés étaient meilleurs que ceux attendus, et seuls trois enfants infectês ont été détectés contre !0 attendus s'i1 n'y avait pas eu de lutte antivectorielle. L'importante amélioration de la situation ophtalmolobique dans 1e foyer de Dimbokro est particulièrement satisfaistante dans cette région qui prêsentait initialement une forme grave d'onchocercose de type savanicole, avec des taux très ê1evés de cécité. Les résultats décevants pour une partie de la Marahoué ont indiqué qu'une transmission importante avait eu Iieu. Cependant, iI n'a pas été possible de déterminer s'i1 s'agissait d'une transmission de la forme cécitante ou non de I'onchocercose, et cette question demeure pour une grande partie de 1a zone intermêdiaire. Conclusion des êvaluations 50. Le grand nombre d'éval-uations faites dans 1'aire centrale d'OCP continue de montrer Ie succès de La l-utte antivectorielle avec f interruption virtuelle de 1a transmission dans sa majeure partie. Les examens ophtalmologiques ont montré que 1'onchocercose oculaire active n'est plus un problème. Le réservoir initial d'infection continue de diminuer et l-a baisse de la prévalence s'accélère. Dans 1'aire central-e 1'accent est mis, non plus sur 1'évaluation de f impact de Ia lutte antivectorj-elle sur 1a transmission, mais sur 1es questions relatives au réservoir résidueL drinfection, sur 1es risques de recrudescence de Ia transmission et sur la surveillance future pendant 1a dévolution. 57. Les résultats de cette année montrent déjà que des poches rêsiduellesd'infection seront rencontrées et que d'autres stratégies d'intervention probablement basées sur 1'adjonction de 1a chimiothérapie, doivent être mises en pIace. Le succès de tel1es stratégies dépendra de l'étendue des zones à couvrir. Nos rêsultats actuels indiquent que de tels réservoirs seraient limités à des petites zones où la lutte antivectorielle, selon 1'êvaluation entomologique, srest heurtêe dans 1e passé à des di.fficultés et pour lesquelles 1'évidence épidémiologique d'une transmission résiduelle n'était pas une surprise. Les problèmes insoupçonnés à Pendié pourraientêtre 1e signe précurseur d'autres surprises pouvant survenir dans un proche avenlr; mais selon toute vraisemblance de telles situations seront aussi très localisées. DEVELOPPEMENT SOCIO- ECONOMIQUE 52. Faisant suite aux observations du dernier CCP, 1'Unité de Développement économique (ECO) s'est attachée aux analyses complémentaires nêcessaires à 1afinalisation du rapport préliminaire d'évaluation de f impact socio-économique du programme dans 1es mises en valeur des zones protégées de I'onchocercose - dix ans après les opérations de lutte anti-simulidienne. 53. Para11èlement à ce travail, des êtudes ont été entreprises pour jeter 1es bases d'une évaluation future de f impact de 1a lutte contre I'onchocercose dans les zones dtextension. 54. Par ailleurs, I'évaluation de f impact écologique du Programme s'estpoursuivie avec 1'Institut français de recherche scientifique pour 1e développement en Coopération (ORSTOM) tandis que 1e rôle, 1a contribution de 1a femme au développement social et économique des zones libérées faisaient 1'objet d'études entreprises ou programmées dans 1es sept pays de I'aire initiale d'OCP. JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 14 Evaluati-on de I' i t socio-économique de dix ans de lutte tre 1'onchocercose 55. Les analyses ont couvert des domaines, tels que les mouvements despopulations, Ia dynamique de 1'occupation des sols, 1a productj.vité, 1e dévetoppement social et économique ainsi que les modifications subséquentes de 1'envj-ronnement. 56. Si 1'exode rural continue d'être une préoccupation pour 1es planificateurs, on note, cependant, une redistribution de 1a population rurale : les zones denses sedédensifient, res valrées "vides" se peuplent ou se repeuplent. Les zones mésoendémiques et hypoendémiques semblent constituer dans 1'ordre, Ies destinationsprivilégiées des candidats à 1a migration, tandis que 1es zones de départ sont enprioritê ies interfluves. 57. Les villages en zones hyperendémiques sont plutôt restês stables durant 1apériode t975-7985. 58. La photo-interprétatj.on et 1'êtude cartographique se sont poursuivies au Bénin(va11ée de 1a Mékrou), au Togo (va11ée de 1a Kara) et en Côte d'Ivoire (va1Iées du Bandama, du Sassandra, affluent du Niger). Partout où des études diachroniques ontété possibles, 1es résultats sont assez nets : 1'évolution des mises en valeur des vallées protêgées s'est effectuée à des rythmes et modalités certes variés, mais e11e est demeurée suffisamment intense pour rendre conpte de la vitalité des populations agricoles de la région. Les rapports espaces cultivês - espaces utilisês sont é1evés en 1985 : - plus de 60"/" dans la va11ée de la Mékrou et de la Kara, - entre 25% et 48/" sur la Volta Blanche et Rouge, - beaucoup plus faible (2O/") sur 1a Volta Noire et 1a Léraba. 59. Les analyses sur Ie Burkina Faso montrent que 1es dynamiques se sont rée11ement mises en place après 1ÿl0 (voir tableaul, 60. Les productions agricoles et animales ont connu un accroissement sensible : mi1, sorgho, mals qui constituent Ia base de 1'atj.mentatlon dans cette région Soudano-Sahélienne doivent leur augmentation à 1'accroissement des surflaces cultivées. Par contre, pour Ie coton, 1'essentiel des augmentations est dû aux améliorations des rendements. 6L. Le regain de dynamisme économj-que de Ia région n'a été possible que grâce à une population à 1'abrj. de Ia maladie causêe par Ie vecteur de 1'onchocercose etdisposant d'importantes zones relativement riches. 62. Le processus de développement dans leque1 s'est engagé 1a population se caractêrlse: - par un équipement notable des exploitations en infrastructures de production et de transport tels que les attelages (13% des exploitations en possèdent),Ies charrettes ( 1\/.) , les mobylertes (27%); 9% d,es exploirarions où l-e chefde ménage est onchocerquien, contre 2L% pour 1es autres, possèdent un attelage ; - par 1a mise en place d'équipements collectifs, grâce à son engagementprogressif rendu possible par 1'encadrement (bien léger) et le développementd'une culture de rente : 1e coton. 63. Ce processus qui se heurte cependant à des contraintes telIes que 1a faiblessedes infrastructures sa.ritaires scolaires et de communication, Ia disponibilité d,eaupotable, 1'accès aux crédits agricoles pour 1es vivriers, appelle donc à la prudence JPCT .2 (ocP/PR/86) page 15 et à 1a coordlnation des stratêgies, afin d'êviter 1es risques de saturation floncière artificielle, 1a déforestation et, à terme, 1a dégradation de 1a valeur agronomique des sols. Extension Ouest 64. L'extension à l'ouest du Programme a été mise à profit pour préparer les bases d'une enquête qui correspond à 1a situation épidémiologique. 65. Une série de questionnaires a été envoyée aux équipes nationales pour en apprécier 1'applicabilité. Le travail de collecte de données devrait intervenir en novembre et dêcembre avec 1a fin des réco1tes. Une cartographie de base est en préparation en collaboration avec EPI. 66. L'objectif visé par la démarche étant la mise à disposition d'outils pertinents pour mesurer dans 1e futur lrimpact de la maladie sur les performances économiques et les conditions sociales des populations concernées. Contribu tion de 1a femme au t socio-économi,que en zones assainies 67. En rêponse aux commentaires exprimés au sujet de f importance du rô1e de la Femme, des actlons ont été prises pour la considérer comme faisant partie intégrante des études dans le développement socio-économique. JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 16 Tableau 2 - L'occupation du sol (en l) et ses dynamiques depuis 1e début du Programme Aire d'étude 1 2 3 4 5 6 7 o 9 Volta Rouge, Ghana Rive droite sud 11oN Volta Rouge, Ghana Rive gauche sud 11oN Volta Rouge Burkina Faso Nord 11oN Rive droite Volta Noire rive gauche Burkina N. 11oN a b 20 (a) 45 (b) (c) 27 (c) 13,3 24,5 7l,B 72,4 37 20,7 B,I 5B 33 762 178 0,8 7,3 2 4 B 9,1 o7 + + + + Volta Blanche rive droite Burkina Faso - Bissa Volta Blanche rive gauche Nord pays Mossi Burkina Faso dont AVV Volta Blanche Yeriba Burkina Faso Volta Blanche rive droite Mossi dont AVV ta(c) B (d) 14 0 (c) 72 (c) 2 lt 6 5 2a 79 45, B 23 42 22 77 745 2tB 00 253 774 340 8,47 10, 1 72,t 21.,7 38,2 + + + + Total Volta Blanche 9,2 30, 1 295 72,2 Bougouriba/Volta Noire - Burkina Faso dont (Sud lloNord) Dagara Birifor !.Jii.1é Lobi (c) 7,5 6 13,4 7r,5 72,9 lo,7 15,4 12,4 73 /6 1,5 7 B 6,3 6,6 7,5 0,8 + + + + Comoé - Burkina Faso Sud 11oN Volta Noire Samandéni Nord 11oN Keralié, St Pierre N.110N (f) 1L 4 (s) 3,3 (h) 4 1 72 16,7 25 384 378 500 6,0 5,5 6 + + + JPÇ1 .2 (ocP/PR/86) page 17 Tableau 2 ( suite ) 1) Pourcentage de teme utilisée/Superficie disponible avant début du Programme en /.2) Pourcentage de terre utilisée/Superficie disponible en 1984 en % 3) Croissance globale de I'occupation des sols en % 4) Croissance annuelle de 1'occupation des sols a 1960-1984!) Front "rigide" b 1978-19846) Front ttmoutt c 7972-tg937) 0ccup ation discontinue de 1'espace sans front, en village d 1972-7984B) taem avec immigration d'a1logènes e 7974-7983 9) Idem avec implantation intercalaire drautochtones f 1956-1983 1a. Espace cultivé 2a. Espace cul-tivé ô t952-7987 tg52-7983 Source : OCP/ECO 1983/t984/L986 RECHERCHES Recherches médicales tic de I'onchocercose 68. Les recherches visant à établir un diagrrostic immunologique des infections onchocerquiennes récentes ont enregistré un progrès franc eu égard à 1a sensibilité.Une étude longitudinale, menée sur trois années dans une région hyperendémique où Iatransmission continue, a permis de détecter des anticorps sériques anti-O.volvulus chez des enfants exposés, un à trois ans avant la dêtection de,icrofilai"dermiques. Parmi les tests utilisés, ceux détectant 1es IgE sont 1es plus sensiblespour les infections prépatentes. 69' L'amél-ioration de 1a spécificité du test demeure 1a préoccupation majeure pour1e diagnostic immunologique. Plusieurs groupes de recherche travaillent à f identi-fication d'un épitope spécifique d'O.volvulus. Un certain nombre d'anticorps monoclonaux ont déià été produits. Leu" ca"actérisation, vis-à-vis d'une ,,carteépitopique" de 1'antigène circulant est en cours pour identifier des domainesspécifiques d'espèces pouvant être des cibles iaéàIes pour un test diagnostic. Différenciation des souches d'0. volvulus 70' Les recherches tendant à diffêrencier 1a forme savanicole de 1a formeforestière d'onchocercose volvulus continuent dans plusieurs laboratoires et par h Léraba occidentaleSudlloN-Burkina Léraba rive droite Côte d'Ivoire Sud 11o N Léraba, R. C.I. zone centra]e (c) 3,6 (c) 2,3 (c ) o,7 13,7 B 10 256 236 1200 77,6 7L,2 26,32 + + + JPCT .2 (ocP/PR/86) page 18 diverses techniques. L'utilisation des techniques de génie génétique constitue 1'approche 1a plus prometteuse. Une sonde d'ADN récemment produite à partir de vers adultes d'O.volvulus de 1a forêt du Libéria reconnaît 1'ADN d'O.volvulus de diversisolats de forêt du Libéria mais ne reconnait pas celui d'0.vo1vulus provenant de Ia savane du Mali ni celui de divers autres helmlnthes Recherches sur les insecticides 71. Le criblage de nouveaux produits et formulations larvicides est resté Iaprioritê première de 1'êquipe spécialisée dont 1e quartier généra1 s'est déplacé de Lomé à Bouaké, et qui comporte maj.ntenant cinq professionnels, quatre techniciens etdix auxiliaires et assure en même temps Ie suivi de la sensibilité aux insecticides. Drétroites relations de cette équipe avec VBC restent maintenues. 72. A petite éche11e, en gouttières et en rivière, le criblage a porté surplusieurs nouvelles formulations de perméthrine et quetques autres pyrêthrinoldes(alphamêthrine) ; plusieurs sont plus prometteuses que 1a formulation opérationnelle de perméthrine ; aucune n'a encore révéIé plus d'avantages décisifs que celIe-ci. D'autres formulations de carbosulfan sont également testées comparativement avec celIes des opérations. 73. L'effort mis sur 1es IGR se poursuit à petite écheI1e mais aucune des formnulations testées n'est sur le point de devenj-r opérationneIle. 74. Un lot d'une troisième marque d'Abate a étê mis expérimentalement en service sur un bassin fluvial pour mise en compétition avec Ies deux formulations opérationnelles . 75. C'est en direction du B.t. H-14 que se dessinent tes meilleures perspectives dtamélioration des formulatiorrs arrec trois firmes produJ-sant des lots expérimentauxplus performants que 1e produit opérationnel actuel (Teknar HPD) ; un produit est apparemment aussi efficace que ce dernier à f'échelle opêrationnelle. 76. Le Teknar HPD a remplacé définltivement et complèt,ement lrancien Teknar depuis l-e début de 1986. 11 présente trois avantages majeurs : Ia concentration efficace est inférieure de 2J/., aucune addition préa1ab1e d'eau n'est nécessaire (réduction de 377, des volumes à êpandre et simplification de la logistique) ; augmentation duplafond d'utilisation héIiportée de 50 à75 n3/s ; possibilité d'application par avion, jusqu'à 25O ml/s en cas de nécessité, grâce à une viscosité améliorée. 77, Des travaux ont démontré 1a corrélation entre 1a perte d'efficacitê des formulations de B.t. H-14 et 1'augmentation de Ia concentration en algues en suspension dans 1'eau des rivières qui peut réduire de 2 à I fois I'efficacité du HPD aux basses eaux en sai.son sèche chaude. 78. Les essais en grandeur naturelle (épandages héliportés pendant plusieurs semaines consécutives) à 1'échelle de bassins fluviaux ont porté en 1985 (aux hautes eaux) avec succès sur 1a perméthrine (moyen Sassandra) et 1e carbosulfan (BandamaBlanc). En 1986 une nouvelle série de carbosulfan sur l-e bas Bandama a permis depréciser 1es performances de ce produit dans les difficj.les conditions des grands complexes de gîtes. 79. Drautres essais à grande échelle plus limités dans Ie temps ont concerné une nouvelle formulation de B.t. H-14, ainsi que 1'alternance chlorphoxime-perméthrine dans I'esprit d'uti1lser 1a corrélation négative entre Ia sensibilité des larves aux organo-phosphorés et aux pyréthrinoldes pour réhabiliter 1e chlorphoxime dans 1es zones de résistance. JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 19 80. Le Groupe de Recherche sur 1es lnsecticides s'est, au cours de 1a réunion annuelle d'avril 1ÿ86, prêoccupé du raLentissement des propositi.ons par les firmes deproduits radicalement nouveaux et de 1'absence de "larvicide universel" dans 1'arsenal existant ; il a vivement recommandé une opération de senslbifisation et de relance de f industrie des insecticides aux besoins spécifiques d'OCP. Bf. En relation avec des institutions spécialisées, des travaux ont été entrepris ou poursuivis sur les mécanismes génétiques de résistance, Ie comportement des formulations larvicides en eau courante, Ia prévision de portée et de perte en ligned'efficacité des formulations. 82. Des recherches opérationnelles ont permis Ia mise au point d'un système d'application universel et performant appropriê aux traitenents aériens ; la mise en service opérationnelle du système de téIétransmission Argos/Chloê/Etsyde des données limnimétriques : Ia définition des performances comparées et des coûts relatifs d'utilisation des cinq larvicides usuels dans les diverses conditlons d'utilisatlon (cf tableaux I et 4) ; - 1es risques relatifs dtapparition de rési-stances par bassins, saisons etinsecticides ; - Ia mise au point de scénarios annuels de traitement pour tous 1es bassins hydrologiques du "Grand OCP" ; - la normal-isation des procêdures drintervention dturgence dans 1es cas d'êchecs des traitements opérationnels. JPCT .2 (ocP /PR/86') page 20 Tableau 3 - Comparaison des produits opêrationnels à OCP A. Performance Tableau 4 B. Coû t-efficacité et ri-sque de résistance Comparaison des produits opérationnels à OCP Produit Dose ûe/I - 10 min. Portée Effets sur Ia faune Faible débit Fort débit Téméphos 0,05 à 0, 1 1-3 km 50 km acceptable pour utilisa- tion à long terme en toute saison Chlorphoxime 0,05 1-3 km 15 km acceptable pour utilisa- tion à long terme en saison humide Carbosulfan 0,05 3-6 km 10-1! km acceptable pour utilisa- tion à court terme en saison humide Perméthrine 0,015 1-3 km 1l km acceptable pour utilisa- tion à court terme en saison humide B.r. H-14 (Sandoz HPD) 7,2 1-2 km 10 km acceptable pour utilisa- tion à long terme en toute saison Produit Coût relat.if/kiIomètre de cours d'eau traités (téméphos = 1,0) Risque de résistance saison sèche ( 10 nJlsec) salson humide(500 m3lsec) Téméphos Chlorphoxime Carbosulfan Perméthrine B. r. H-14 (Sandoz HPD) 1,0 o,7 0,9 0,6 1,4 1,0 1,3 )? o,7 4,3 (E1evé(espèces forestières ) )(Moyen(espèces savanicoles ) ) Moyen Elevé Faible JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) paSe 21 Recherches sur 1es vecteurs I4en!:lÉ : VCU compte maintenant troj-s cytotaxonommistes, un morphométriste et auxiliaires taxonomistes. 83. trois - L'objectif des recherches sur f identité des vecteurs est de mettre au pointdes critères de dridentification morphologique des adultes permettant dedêterminer directement Ie rô1e vecteur de chaque espèce, ses capacitês migratoires et 1'êvolution de sa sensibilitê aux insecticides. Cela estparticulièrenûent important dans 1es zones d'extension où les critères usuelsde discrimination nrexistent pas, où des formes taxonomiques nouvelles de statut indéterminé ont été mises en évj.dence et où plusieurs espèces sont associées et participent à la transmission dans 1es zones dites intermé-diaires. Des progrès substantiels ont été faits dans lridentification morphologique des populations imaginales piqueuses en zone d'extension ouest; e11es ont contribué notablement à clarifier les mouvements de réinvasion et à identifier leur origine. - La cytotaxonomj-e des rarves est un outil de routine essentiel, 1e seul absolu. malgré son faible rendement et sa sophistication. Les rêsultatsd'identification ont contribué à déterminer la distribution des espèces à risque, leurs variations saisonnières et 1es calendrier et protocole des opérations de lutte à appliquer. - La re-classification cytotaxonomique du sous-complexe s. sanctipauli/ soubrense montre une association qui n'est pas encore dè;entie deS. sanctipauli s.n. (à 1'exclusion de S. soubrense ) avec 1a résistance aux organo-phosphorés ; 1es études en ce sens se poursuivent - Les techniques de chromatographie en phase gazeuse, malgré certains avantages pratiques pour 1a récorte des échanti11ons, n'ont pas jusqu'àprésent tenu leurs promesses en mati.ère de séparation spêcifique des adultes. - L'application des techniques de génie génétique prochainement relancée. (typage de 1'ADN) sera 84. RÔ1e vecteur : En Extension ouest touLes les espèces transmettent nat'urellement le parasite. Les espèces savanicoles (S. damnosum/S.sirbanum) sont en savane 1es vecteurs associés à ltonchocercose grave en toutes saisorrs ; en saison despJ-uies S.soubrense s.n., vecteur potentiel plus efficace, contribue à I'essentiel de1a transmission dans ces mêmes zones alors qu'en saison sèche, bien que présent, i1devient beaucoup moins anthropophile. S. sanctipauli s.n. semble présenter Ie même comportement mais n'est heureusement connu que du sud-est guinéen et du sud-ouestmalien (où i1 est résistant aux organo-phosphorés). par contre, une forme des.soubrense plque 1'homme toute I'année dans 1es zones accidentées. - Partout en savane Ia transmission par toutes 1es espèces connaît un ralentissement considérab1e, sinon une interruption, en saison sèche froide. - Dans 1es zones de savane et de transition, même si 1'essentiel de 1atransmission est numériquement imputable à S.soubrense, 1es pMT assurés parIes espèces savanicoles sont compatibles a err* serrs avec Ia présenced'onchocercose de type de savane tel1e que définie par oCp. Cela nêcessite une collaboration étroite avec 1'Unité d'Evaluation épidémiologique de1'ocP. - 9'yahense semble confiné aux zones montagneuses forestières tandis que§-.ss!949§l]m, difficile à identifier à 1'état adulte, associé aux mêmesbiotopes' un peu plus largement distribué, apparaît moins ubiquiste que dans JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 22 le centre-sud ou le sud-est de 1'aire d'OCP ; iI ne semble pas associê géographiquement à des foyers hyperendémiques et cécitants. 85. Rô1e dans la réinvasion - Dans 1'est un certain synchronisne a été enregistré entre Ia production des foyers des confins ghanéo-togolais du sud et 1a réinvasion de Ia vaI1ée de l-a Mo, qu'un traitement ênergique et minutieux a empêché de servir de relais pour des réinvasions plus septentrionales. A 1'ouest, la combinaison des êtudes cytotaxonomiques, morphométriques, mêtéorologiques et hydrologiques a confirmé Ia dualitê des sources de réinvasion de la bordure occidentale de 1'aire initiale d'OCP : bassins du Sankarani et haut Sassandra pour Ie nord-ouest ivoirien et le sud-est malien, bassins du Sankarani et Milo (pro parte) et surtout haut bassin du Niger pour I'ouest malien. 86. Etudes de durée de vie larvaire - 11 a étê confirné à plusieurs reprises et en différents foyers de savane que lorsque Ia température de 1'eau approche JOoC 1a durée moyenne de vielarvaire de S. damnosum s.1. peut s'abaisser, permettant à une fraction de Ia populatio" ae se .ry*phoser en moins de I jours $t/Z - 6 jours) et d'êchapper ainsi à l'action des êpandages hebdomadaires. Te1 fut 1e cas sur le Baoulé en jui-n et à Bandiagara en août, avec échec partiel des traitements larvicides dans 1es deux cas. - A f inverse les basses températures hivernales (17-20oC) ont permis expérimentalement 1'allongement de I'intervalle des traitements jusqu'à 12jours au moins en décembre-janvler en savane. Les études vont se poursuivre dans les deux cas extrêmes. qluqeE Épidé41ologiques et thérapeutiques Bl. VCU apporte sa contribution à deux études particulières qui ne sont pas sous sa responsabilité directe mais qui, par f impact des sujets abordês, concernent toutes 1es spécialitês d'OCP : 1'étude du potentiel infectieux des infestations anciennes (capacité dringestion par l-e vecteur, de développement chez celui-ci et de retransmission des microfilaires issues de vers d'un âge au moins éga1 à celui du Programme) et de la sig-nification épidémiologique des infestations résiduelles ; 1'ét.ude de f impact d'un traitement de masse à f ivermectine sur la transmission loca1e d'0.vo1vulus au niveau des populations vectrices. Recherches opérationnelles BB. La final-isation de 1a mise au point du nouvel appareillage d'application des larvicides, 1'êtude de lrintervalle optimum entre les êpandages, 1a reconsidération des tacti.ques d'épandages de saison des pluies, 1es rotations de larvicides ont déjà étê évoquês précédemment. Dans toute 1a mesure du possible on s'efforce pour chaque bief ou complexe de rapides de définir des protocoles de traitement (dosage, sites et nombre d'applications) sai-sonniers standards en fonction des conditions hydrologiques et des insecticides utilisés. 89. A 1a demande du Gouvernement ivoirien VCU est intervenu sur Ia Basse Comoé et 1es ffeuves côtiers en Côte d'Ivoire, en région forestière, pour recueillir, conjointement avec f'Unité d'Evaluation épidémiologique, un ensemble de données entomologi-ques (identité, répartition, abondance et rôIe vecteur des différentes JPÇ1 .2 ( ocP/PR/86 ) pa8e 23 espèces du complexe S.damnosum) et opérationnelles (distribution des gites,hydrologie) préliminaires à la préparation d'un plan national de lutte antivectorielle . Accords techniques de services 90. Trente cinq accords techniques de services ont été signés et concernent - f immunodiagnostique - 1'épidémiologie - la parasitologie - la surveillance du milieu aquatique - les insecticides et 1a résistance - 1'entomologie - 1'hydrologie - la cartographie 97. Le montant de ces accords stest étevé à867 825 US $ SURVETLLANCE DU MILIEU AQUATIQUE 92. Sous 1a supervision de son équipe de coordination de Ouagadougou, renforcée courant 1986, 1a surveillance de routine des invertébrés et poissons exercée sous contrat par 1es équipes nationales s'est poursuivie au Bénin, au Burkina Faso, en CÔte d'Ivoire, au Togo et au Ghana. Toujours sous contrat avec OCP une forte équiped'hydrobiologistes de 1'ORSTOM poursuit à Bamako des études de dynamique despopulations lotiques avec ou sans impact de traitements larvicides, particulièrement en zone d'extension ouest. Cette êquipe a formé entre autres specialistes 1eséquipes nationales de surveillance de Guinée et du Ma1i, qui ont été mises en place courant 1ÿ86. 93. Sur recommandation du Groupe Ecologique un monitoring intensif des rivières, avec renfort de nombreux consultants chevronnés, a été réalisé dans divers bassinsdes phases II, III et IV d'OCP. Dans Ie même temps j.I a été procédé à une analyseindépendante des 10 années de surveillance ; 1'ensemble de ces contrôIes ne révè1epas de modification des peuplements qui serait grave ou directement imputable auxtraitements, et en matière d'ichtyologie on assiste même, avec le retour à des conditions hydrologiques plus favorables, à Ia "réapparition" de certaines espècesdont 1a disparition aurait pu hâtivement être imputée à 1'action d'ocp. 94. Sous f impulsion du Groupe Ecologique un effort spécia1 a aussi étê fait pourdynamiser 1es équipes nationales, 1es recycler, améliorer lrexploitation de leurs résultats et 1es intéresser à des recherches d'accompagnement. 95. Dans l-e même temps 1'équipe hydrobiologique contribue activement au criblagedes nouveaux produits. Un consultant i.nvertébriste à temps plein participe dorénavant systématiquement aux essais à petite et moyenne échelle ; c'est ainsi quetoutes 1es formulatlons testées de perméthrine, carbosulfan et téméphos se sont révélées équivalentes aux formulations opérationnelles correspondantes en matière detoxicit.é à 1régard de 1a faune non cib1e. 96. Le carbosulfan et 1a perméthrine ont été tous deux testés contre La faune noncibfe aux hautes eaux sur de grandes rivières à 1'éche11e des bassins (carbosulfan sur 1e Bandama Blanc en crue en 1985 et 1986, et sur Ie bas Bandama en début de saison des pluies en 1986 ; perméthrine en saison des pluies sur le Sassandra en 1985et 1a Marahoué en 1986). Les résuftats disponibles montrent un impact initial sur1es lnvertébrés mais pas d'effet drastique et irréversible ; 1es essais et/ou analyses se poursuivent. 1 4 1 74 J 5 6 1 JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 24 97. Un contrat a étê passé avec un institut spécialisê pour 1e dosage des résidus de pesticides dans 1es boues des rivières traitées. 98. La saisie des données d'évaluation hydrobiologique est transférée à Ouagadougou ; des programmes adéquats ont été établis et des tableaux et figures simples pourront être communiqués aux équipes nationales pour leur permettre de suj-vre 1'évolution des peuplements lotiques de leurs zones. STATISTIQUES, TRA]TEMENT DES DONNEES ET MODELISATION APPLIQUEE 99. Tout traitement informatique et analyse des données d'êvaluation de 1'0CP sont maintenant faits sur 1es micro-ordinateurs à OCP. Les données historiques entomologiques, épidémiologiques et hydrobiologiques ont été transférées de 1'ordinateur principal de Genève sur 1es bandes de données des disques cartouches Bernoulli des micro-ordinateurs de 1'OCP. Des systèmes de saisie et validation des données entomologiques et épidémiologiques ont été développés et sont utilisés avec succès par des agents auxiliaires de VCU et EPI voilà bientôt un an. Un système de saisie des données hydrobiologiques est en cours de test. Puisque le traitement est actuellement fait à Ouagadougou, Ia section statistique de 1'OCP à Genève sera fermée et ceci nécéssitera seulement du siège de 1'OMS une future assistance minimale pour la copie et Ia maintenance des données qui seront envoyées sur dlsquettes à Genève. 100. La nouvelle approche du traitement des données à OCP a nécessité fe développement d'un nombre considérable de logiciels plutôt innovateurs et donc, 1a programmation a été une activité majeure de cette pêriode. Des soins ont étê pris pour rendre 1a plupart des programmes aussl accessibles et convivlaux que possible et plusieurs agents professionnels et des services généraux des autres unités ont. été formés pour 1es utiliser. 101-. I1 convient de remarquer 1e récent progrès réa1isé dans I'analyse des données de 1'évaluation entomologique. Un système de menus d'analyse qui produit directement les statistiques et graphiques des donnêes mensuelles a été perfectionné et intensivement utilisé par VCU à Ouagadougou. Des systèmes similaires ont été récemment introduits dans 1es deux sous-bases principales de VCU à Bamako et Kara, et seront régulièrement revus et mis à jour afin de répondre aux besoins spécifiques des zones drextension. Un certain nombre d'analyses détaiIlées des données sur f infection et f infestivité du vecteur ont été entreprises et seront refaites intensivement lorsque le modèle vecteur-parasite sera disponible au dêbut de 1'année prochaine. 7O2. Un nouveau système d'analyse des données épidémiologiques permet d'évaluer tous 1es indices en peu de jours après Ie ret.our de I'équipe épidémiologique sur le terrain. Les résultats sont régu1ièrement discutés avec EPI et VCU, référence continue est faite au système d'analyse entomologique et, 1es tendances épidémiologiques observées sont testées contre celles prêdites par 1e modè1e hôte- parasite. L'analyse met 1'accent sur 1'évaluation intégrée de 1'lmpact de 1a futte antivectorielle sur 1a transmission, y compris une revue des critères d'évaluatlon utilisés, 1e déclin dans 1e réservoir d'infection et 1a prédiction des futures tendances épidémiologiques. 103. Un temps considérable a été aussi consacré à certaines analyses détaillées pour lesquelles on utillse plusieurs puissants logiciels statistiques (SPSS-PC, BMPPC et GLIM) récemment disponibles sur 1es micro-ordinateurs à Ouagadougou. Les plus importantes étaient 1'analyse des données ophtalmologiques en vue de déterminer I'incidence des 1ésions oculaires durant les 10 premlères années de lutte et fes facteurs de risque s'y rapportant, 1'analyse des données morphométriques pour 1a différentiation des espèces vectrices, et I'analyse des données émanant des tests du contrôle de 1a qualité des différents examens épidémiologiques. JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 25 104. La modélisation appliquêe est devenue une partie intégrante de I'analyse des données avec 1'utilisation du modè1e hôte-parasite. Le développement, d'un modè1e vecteur-parasj.te progresse avec satisfaction et un modè1e préliminaire est en cours d'essai contre 1es résultats de 1'êvaluation entomologique. Cependant, à cause des prêparations de 1a dévolution en même temps que Ie déclin accéIéré du réservoir de parasltes dans 1'aire centrale de 1'0CP, il est important d'arriver rapidement à des prédictions réalistes des futurs risques et dynamiques drune êventuelle recrudescence de f infecti.on et de 1a maladie onchocerquiennes. C'est pour cette raison qu'une grande priorité doit être accordée au développement d'un modè1e complet de transmission. Un travail exploratoire est dêjà commencé dans 1e but de développer un modèle préliminaire qui sera discuté pendant la prochaine réunion sur 1a modélisation prévue pour janvier 1987 à Ouagadougou. 105. Les micro-ordinateurs ont étê introduits dans 1es opérations aêriennes pour 1a gestion des données sur 1es logistiques, 1'usage d'insecticide et 1es heures de vols dans 1e but d'optimiser leur utilisatj,on dans Ia planification et 1'évaluation des opérations. Le logiciel approprié a été dêveloppê et un premier système testé avec un succès partiel durant une période de 6 mois à 1a base des opérations aériennes à Bobo-Dioulasso. Des modifications adéquates aux problèmes détectés durant 1a période de test sont actuellement en cours. Un système similaire récemment installé à Kara est maintenant en pêriode de test. 106. Diverses applications informatiques ont été introduites à OCP. Suivant une recommandation du CCE, deux micro-ordinaLeurs de traitement de texte ont étê acquis et huit sécrétaires formés. Des applications de base de donnêes sont exécutêes parles services du Personnel et des Finances, et des tableurs sont utilisés par lesprofessionnels de presque toutes les Unités pour des analyses et représentations graphiques rapides. Des cours ponctuels d'utilisation de micro-ordinateurs ont été donnés à plusieurs membres du personnel. Des cours réguliers de courte durée sontplanifiés pour 1a prochaine saison sèche. FORMATION 7O7. La politique de formation définie et entérinée par 1es Pays participants sepoursuit et privilégie Ies disciplines directement 1iées à I'onchocercose (niveaupost-universitaire et nj-veau techniciens de terrain) et les instituts de formation de 1a Région africaine. 108. Le Programme a accordé en 1986 cinquante et une bourses : douze au Burkina Faso, deux à 1a Côte drlvoire, une au Ghana, seize à 1a Répubtique de Guinée, onze au Ma1i, cinq au Sénéga1 et quatre au personnel OCP. 109. Les disciplines se répartissent comme suit Entomologie Hydrobiologie Epidémiologie Parasitologie 0phtalmologie Economie de 1a santé dont I au niveau post-universitaire dont 2 au niveau post-universitaire dont 2 au niveau post-universitai,re niveau pos t-universi taire niveau pos t-universi taire 30 3 3 13 1 1 JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 26 110. Sur les cinquante et un bénéficiaires tous sauf quatre reçoivent actuellement ou ont reçu leur formation dans la Région africaine. 11L. En plus de 1a format.ion conventionnelle, Ia formation continue est assurée au personnel de 1'OCP essentiellement par 1'Unité de Lutte antivectorielle (VCU) qui a organisé quatre sessions de recyclage pour huit assistants entomologistes, vingt sept techniciens dtentomoJ-ogie et trente six auxiliaires de laboratoire. 772. Dans 1e cadre de Ia formation polyvalente six techniciens, chefs de sous- secteurs ont suivi des cours en malacol-ogie et en schistosomiase au CERMES/OCCGEI de Niamey (Niger). Nombre de bénéficiaires d'une bourse offerte par OCP en 1986 par pays et par discipline 1 Centre d'Etudes et de Recherches sur 1es Méningites et 1es Schistosomiases/- Organisation de Coordination et de Coopération pour 1a lutte contre les Grandes Endémies Discipline Pays Entomo- logie Hydro- biologie Epidé- miologie Parasi- tologie Ophtal- mologie Economie de Ia santé TotaI Burkina Faso 1 1 9 1 72 Côte d'Ivoire 2 2 Ghana 1 I République de Guinée 14 2 L6 Mali 9 1- 1 11 Sénéga1 1 4 5 Autres 4 4 TOTAL 30 3 3 r.3 1 7 57 JPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 27 ACTIVITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION Avec 1'Organisation nondiale de la Santé 113. Le Directeur Régional de ltOrganisation mondiale de 1a Santê pour lrAfrique a visitê 1e siège du Programme Ie 2J janvier 1986 et a été informé par 1e Directeur et 1es différents chefs d'Unité de Ia situation entomologique et épidémiologique qui. prévaut dans lraire de 1'0CP. Avec 1es Pays participants 114. La dixième réunion des Comités nationaux de Lutte contre 1'Onchocercose (CNLO) s'est tenue à Cotonou (Bénin) du 3 au 5 juin 1ÿ86 sous la présidence de Monsieur Ie Ministre de 1a Santê publique du Bénin et 1a vice-présidence de Monsieur 1e Ministre de Ia Santé pubtique et des Affaires sociales du Ma1i. Ont pris part à cette session 1es Ministres et les dé1égués des 11 Pays participants. Le Programme des Nations Unies pour 1e Dêveloppement (PNUD), 1a Banque mondiale et 1'Organisation mondiale de 1a Santé (OMS) V ont participé à titre d'observateurs. 715. La réunion a abordé les problèmes de Ia dévolution, de 1a formation, de 1'hydrobiologie, de 1'hydrologie, de lrimpact soclo-économique. 1,16. Tous 1es participants ont réaffirmé 1a volonté politique de réussir 1a dévolution, en renforçant leurs services de santé, en prônant 1a coopération et la solidarité entre eux, 1'aide multilatérale avec 1a création d'un fonds commun à I'instar de 1'OCP. 777. Un document de portée généraIe sur Ia dévolution (document JPC7.6) de même que 1es Plans d'action détaillés de 1a dévolution du Burkina Faso, du Mali et du Niger(documents JPCI.6a, JPC7.6b et JPC7.6c) seront présentés au Comité conjoi.nt du Programme en décembre 1986 à Accra (Ghana). 118. Les participants ont pris connaissance de 1'état d'avancement des travaux de 1'étude sur f impact socio-économique et du soutien assuré des Agences parrainantes 719. Le rô1e prépondérant des Comités nationaux de Lutte contre 1'0nchocercose a été une fois de plus mis en exergue et leur redynamisation a été demandée. 72O. Le Président des Comités actuellement en exercice fera à f'occasion du CCP une synthèse des faits qui ont marqué Ie CNL0.10 (document JPC7.9). 127. Le projet de protocole d'accord de Ia mise en oeuvre des opêrations a été adressé à tous 1es pays de l'extension ouest. Avec les organismes statutaires 122. La composition du Comité consultatif des Experts et du Groupe écologique a été révisêe au début de 1986 conformément aux besoins du Programme. 723. Le Groupe êcologique s'est réuni à Bamako (Ma1f) du 15 au 1J avril 1986(septième session). 11 a noté que 1e Programme avait scrupuleusement suivj- ses recommandations quant à I'utilisation des diffêrents larvicides (carbosulfan, perméthrine) ; iI a admis que 1'emploi successif de différents larvicides pouvait devenir une pratique opérationnelle réguIière dans de nombreuses parties de Ia zone du Programme et qu'i1 fallait garder cette possibilité à lresprit lors de 1a surveillance. Le Groupe écologlque srest penché sur Ia question de Ia normali.sation des méthodes d'échantillonnage du poisson après douze années d'expérience et a constaté qu'aucune modification à long terme de 1a faune (invertébrês et poissons) n'a pu être décelée comme étant directement imputable aux larvicides pendant les dix années de lutte antivectorielle. En raison des résultats di.scordants dans 1es zones JPCT .2 ( ocPlPR/86 ) page 28 d'extension ouest et surtout sud 1e Groupe a demandé en attendant une analyse plus poussée des donnêes de modifier 1a méthodologie et/ou 1es statlons. 11 a marqué son intérêt pour Ie transfert des données de Genève à Ouagadougou, transfert qui est du reste effectif depuis juin 1ÿ86. 11 a demandé de renforcer 1'effectif de 1a section hydrobiologique du Programme, d'intensifier et d'encourager 1a formation d' hydrobiologistes nationaux. 124. Le Comitê consultatif des Exp a tenu sa rêunion (septième) à Bamako (Mali) du 16 a entière satisfaction sur 1es réponses claires et promptes apportêes aux recommandations de sa sixième réunion. 11 a été tenu informé de toutes Ies activités du Progromme, de Ia dernière réunion des Comités nationaux de Lutte contre 1'Onchocercose. 11 a apprécié 1'efficacité avec 1aque11e 1a résistance est maîtrisée. Le Comité encourage Ie criblage de nouveaux insecticides et de nouvelles formulations, la finalisation du "Manuel de procédure de 1'êvaluation épidêmiologique simple". 11 recommande 1'homologation de f ivermectine dans les meilleurs délais pour son utilisation (une réunion aura lieu à Banako du 2ÿ septembre au 2 octobre 1ÿ86 sur 1'utilisation de f ivermectine), 1'adoption et le soutien des plans d'action de 1a dévolution qui 1ui ont été présentés, la redêfinition du rôle de I'Unité ECO et insiste sur Ia nêcessité de 1a mise au polnt d'un macrofilaricide. Le Comité a auparavant assisté dans un village EPI près de Bamako, à une sêance drêvaluation faite par l'équipe nationale et l'équipe OCP ; par ailleurs deux membres ont visité quelques villages au Burkina Faso et au Mali une semaine avant 1a session. L25. Le Comit.ê des Agences parrainantes a tenu ses réunions respectivement 1es 16 et 17 octobre 1985 à Paris, Ies 9 et 13 décembre 1985 à Genève et du 28 au 30 avril 1986 à lrlashington, réunions qui portaient essentiellement sur 1e séminaire des Donateurs, 1es termes de référence du Comité consultatif des Experts et du Groupe écologique, 1e financement, la dévolution, 1a chimiothérapie, Ia coordination du développement socio-économique en ce qui concerne le Comité. Une session aura lieu du 7 au ÿ octobre à !,Jashington. Avec les Donateurs 726. La Banque mondiale a organisé et présidé 1es 16 et 77 octobre 1985 à Paris une conférence des donateurs à 1aque1le ont participé seize gouvernements et organisations internationales. Les donateurs ont apporté leur appui au plan d'action de Ia troisième phase (7986-1991) et à I'issue de Ia réunion 1'apport de 110 millions de dollars des Etats Unis sur les 1ll millions de doltars des Etats Uni.s requis était assuré. 727. Des visites ont été rendues aux Gouvernements de Finlande, des Etats-Unis d'Amérique, du Canada, du Royaume-Uni pour 1es informer des activités du Programme. l2B. Le Programme a reçu 1a visite du Ministre de 1a coopération et du Développement des Pays-Bas 1e 11 novembre 1ÿB!. Avec Ies compaRrries charEées des épandages aériens 129. L'appe1 d'offres pour Ie contrat d'épandage aérien 7987-7989 a êté adressé àquatre compagnies sélectionnées parmi les trente-trois qui avaient répondu à 1'annonce internationale parue dans 1es journaux en décembre 1985. Une réunlond'information à leur intention a eu lieu à Ouagadougou du 1l au 21 fêvrier 1ÿ86. Finalement deux compagnies ont soumissionné et Evergreen Heli-copters (USA) a obtenu 1e contrat. Le Programme saisit 1'occasion pour remercier 1a compagnie CCC/Viking(Canada) pour 1'efficacité avec 1aquel1e e11e a exécuté sa mission pendant 1es dix années écoulées. 130. Les réunions concernant 1es rêvisions de contrats avec CCC/Viking ont tenuesleurs assises 1es l0 et 3I janvier 1ÿ86 ainsi que Ie B juiffet f986. JPC7.2 (ocP/PR/86) page 29 131. Deux visites ont été rendues à 1a nouvelle compagnie à McMinnville, Oregon :1a première pour négoci.er 1es termes du contrat, 1a seconde pour discuter de Ia mise au point des équipements et de 1a procédure pour 1a mise en place de leurs aêronefs et 1a prise de fonction le 1er janvier j.987. Avec 1a communauté scientifi que 732. Des représentants du Programme ont visité certains laboratoires et instituts - les laboratoires Merck, Sharp et Dohme (homologation de lrivermectine et mise au point d'un macrofilaricide) ; - 1'Tnstitut Tropical de Tübingen (RFA) ; - I'Universicê de Leiden (Pays-Bas) darrs 1e cadre de 1'hôpita1 de Wenchl(Ghana) . 133. Le Programme a participé à différentes réunions et conférences: - Réunion sur 1a modêlisation de Ia transmi.ssion de 1'onchocercose en dêcembre1985 à Rotterdam (pays-Bas); - Congrès de I'American Mosquito Control Association du 21 au 2J mars 1ÿ86 à New Orleans (USA); - Comité des Experts de l'onchocercose de 1'OMS du 21 au 2) avril 1986 àGenève; - Quatrième congrès sur la protection des cultures et de 1a santé en milieutropical du 2 au 4 ;'uittet 1986 à Marseille (France); - Deuxième conférence internationale des entomologistes d'expression françaisedu 15 au 18 juiller 1986 a Trcis Rivières (Canaàa); - Première conférence internationale des limnologistes d'expression françai.sedu 20 au 2J juiller 1986 à Québec (Canada); - Rêunion sur Ia lutte antibiologique à Genève; - Réunion sur I'emploi du B.t. H-14 dans 1a lutte antisimulies du L8 au 22 aoûr 1986 à Veldhoven (pays-Bas). 134' Le Progranme a reçu la visite en juillet 1986 du Docteur Awash Tektehaimanot,Médecin-Chef du Programme de lutte contre Ie Paludisme et les autres maladiestransmises par 1es vecteurs, du Ministère de la santé d'Ethiopie et en août 1g86ceI1e du Docteur Lennox Directeur du Projet Biologie des Vecteurs et Lutteantivectorielle d' USAID/VBCP. Avec 1e Arand public 735' Une exposition photographique complète du Programme montrant I'historique, Iesopérations et les résuttats a été organisée lors du CcpO a Genève et laissée en placependant cinq mois au siège de I'OMS. Des reproductions de ces photos ont été faltespour 1es besoins du siège de ocp et pour d'éventuelles conférences. 736' Des interviews ont été accordées à 1'hebdomadaire américain ,,Newsweek,,, àRadio Suisse Internationale, à 1a BBC, à I'Agence Chine Nouvelle, aux journalistesévoluant pour 1e compte de "Guardian", de "Wàst Africa", de "Modern Africa,,, de "South Magazine" et de "G1obal Mai1" de Toronto. JPCT .2 (ocP/PR/86) page 30 737. Des articles de presse ont paru dans 1'hebdomadaire international "JeuneAfrique", 1es quotidiens "Ehuzu" du Bénin, "Fraternité Matin" de Côte d'Ivoire, "1'Essor" du Mali, "1e So1ej.l" du Sénéga1 etc... Le Programme entretient d'étroites relations avec 1es agences de presse africaines et internationales (PANA, AFP, Reute etc). 11 publie en français et en anglais un bulletin bimestriel intitulé "Oncho- Newst' et une note drinformation "0ncho-Information" paraj-ssant en fonction des évènements. 138. Des projections de fitm ont été organisêes dans Ies zones rurales en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Togo, à 1'occasion des réunions statutaires, de certaines réunions internationales, à Ouagadougou à 1'Ecole internationale, à 1'Eco1e française Saint-Exupéry, à lrintention du Club international des Femmes et des Chefs d'Agence du Système des Nations Unies. 139. Une table ronde radiotélévisêe a été organisée par 1'Office de Radiodiffusion TéIévision du Bénin à 1'occasion de la dixième réunion des Comités nationaux de Lutte contre I'Onchocercose tenue à Cotonou en juin 1ÿ86. Travaux de valorisation 140. La revue scientifique "10 ans de lutte contre I'onchocercose" a été éditée enfrançais et en anglais et largement diffusée. 141. Le film co-produit par OCP et ORSTOM "Mara, Ie regard du Lion" a êté projeté officiellement pour 1a première fois à I'occasion de la sixième session du Comité conjoint du Programme le 10 décembre 1985 à Genève. Plusieurs projections ont eu lieu au cours de certaines réunions et manifestations, particulièrement à 1a cérémonie de si-gnature de 1'Accord Cadre pour la troisième phase financière enfévrier 1986 à 1a Banque mondiale, Washington, à 1a réunion des CNLO en juin 1986 à Cotonou, à 1a réunion du Comité consult.atif des Experts en juin 1986 à Bamako. Certaines téIévisions nationales des Pays participants ont eu à le projeter. Ce film dlsponible en français et en anglais a déjà remportê deux prix internationaux : au Festival International du Film et du Livre Médical en février 1986 à Paris et au 1lème Festival International du Film et Progrqmme de téIêvision concernant les problèmes de 1'environnement en mai 1986 à Prague. 142. Le Centre de documentation du siège de 1'OCP est actuellement fonctionnel. 11 dispose de 7500 périodiques, 600 livres, 24 films en version française et anglaise, 11 vidéo-cassettes, une collection de diapositives des unités ECO, EPI et VCU et de TDR. 11 a enregistré au niveau du prêt 216 livres et t5 fi1ms, et a été fréquentépar 1750 utilisateurs internes et externes, composés d'experts de passage, de consultants, d'étudiants et de personnel de 1'OCP. Réunions internes 143. Des réunions internes ont été progranmées avec la participation de certains membres du Comitê consultatif des Experts, du Groupe écologique, des Paysparticipants et de consultants. - Réunion interpays sur le développement socio-économique des zones protégées de 1'onchocercose, 3-5 septembre 1985 à Ouagadougou. - Réunion des hydrobiologistes, 27-24 janvier 1986 à 0uagadougou. Réunion-atelier sur 1'épidémiolo1i-e, 27-31 janvier 1986 à 0uagadougou t IJPCT .2 ( ocP/PR/86 ) page 3L - Réunion sur 1es insecticides, B-11 avril 1986 à Bouaké - Réunion sur 1a télêtransmission des données hydrologiques, 13-16 mai 1986 à Kara. ADMINISTRATION ET GESTION Services stratifs 144. Durant cette période, les services administratifs ont porté I'accent sur 1a mise en place des structures administratives dans 1a zone ouest. 745. Le service des transports a continué la "diésélisation" de 1a flotte de véhicules qui est réalisée à 5O/.. Tous 1es vêhicules neufs sont systématiquement équipés de moteurs Diesel. L'économie en carburant a été évaluée à US $150 000. Les nouveaux garages de Ba^mako et Bouaké sont opérationnels. Le garage de Natltingou sera transfêré à Parakou, dès 1a fin des travaux. 146. Sur recommandation du Chef de 1'Administration et gestion du Siège,f informatisation des stocks de pièces détachées a été écartêe au profit d'unegestion administrative et comptable améliorée utile à 1'avenir. 147 . Le service des approvisj.onnements a poursuivi 1'amélioration du sytème degestion des magasins en particulier dans 1es secteurs et sous-secteurs. 148. Les servi.ces communs pour répondre aux besoins des extensions ont continué ou achevê la construction de garages et magasins de pièces dêtachées à Bouaké, Parakou et Bamako. L'êdificatj.on d'un garage à Kankan est à l'étude. De même, pour Iepersonnel nouveau, des bureaux ont été construits à Kara et, en ce qui concerne Bamako, des locaux provisolres ont été mis à 1a disposition d'OCP par 1es Autorités maliennes. Les facilités nécessaires à Ia recherche sur 1es insecticides ont été mises en place en Côte d'Ivoire à Bouaké et à Soubre. 149. Les travaux de construction du hangar pour Ia nouvelle base aêrienne à Odienné ont commencé après qu'un marché ait été passé 1e 14 juillet 1ÿ86 avec une entrepriseivoirienne, 1a SETA0 pour un montanr de 126 Bf4 849 nCfe. 150' A la suite de 1a mission d'évaluation pour 1'amélioration de 1'extension du raseau radioté1êphonique, 1e Programme a pris contact avec I'Union internationale des Té1écommunications et une entreprise loca1e qui ont par 1a suite fait despropositions. 157. En vue de Ia restructuration du réseau d'évaluation entomologlque, 1es service du personnel a eu à transfêrer des membres du personnel de la zone centrale vers 1es zones d'extension. Tandis Sue 93 postes dont ! professionnels êtalent supprimés, des recrutements et des transflerts étaient entrepris dans la zone ouest tant en ce qui concerne les techniciens que le personnel administratif de soutien. Les changements ont nécessité 1'êlaboration d'un nouvel organigramme de 1'Unité de lutte antivectorielle. Actuellement la moitié de 1'effectif des postes professionnels etplus de 1a moitié des postes des services généraux prévus à Bamako sont en place. et Finances 752. Le budget de 1985 a été exécuté à99,25?l (soit US $20 7OB B9f Oe dépenses pour(US$20 867 000 de budget a1loué), 1'exécution a été facilitêe par 1es faibles variations du cours du do11ar avec une moyenne de 446 FCFA pour 1 do11ar des Etats-Unis durant tout 1'exercice. Budset- JPCT .2 (ocP/PR/86) page 32 753. Au 31 août 1986, ta situation budgêtaire laisse déjà apparaître un déficit d'environ 4l au budget al1oué pour 1'exercice 1ÿ86. Ce phénomène est dû surtout à trois facteurs : 1) La baisse du cours du dol1ar. Alors que Ie budget a êté prêparé sur fa base de 450 pCfe pour 1 dollar, les dépenses ont êtê effectuêes à un taux moyen de 354 FCFA pour 1 dollar des Etats Unis, soit une sortie de fonds supplémentaire d'environ 2,! millions de do1lars. Cet effet est d'autant plus accentué qu'une grande partie des dépenses est effectuêe en francs français ayant une parité constante avec Ie franc CFA. 2) L'augmentation des salaires du personnel des services généraux dans tous 1es pays de l'aire du Programme décrétée par 1e PNUD suite à des études faites sur 1es salaires locaux. Cette augmentation variant de 10 à 45"/" selon les augmentations survenues dans des organisations comparables, a entraîné un surplus de dépenses de plus de US$800 000 non prévu au budget. l) Les conditions hydrologiques moins favorables ainsi que 1e phénomène de résistance apparu dans 1a zone ouest ont êgalement entraîné une augrnentation importante des coûts en insecticides estimée à $200 000. 154. Malgré un strict contrôIe des dépenses, un dépassement du budget d'environ IO/" en fin d'exercice est prévisibIe. 155. OCP a acheté un avion Turbo Thrush d'une organisation à but non lucratif "Wings of Hope Inc.", après une étude approfondie des aspects financiers et techniques de 1'opération. Cet appareil est utilisé comme rêserve pour 1es opérations aêriennes effectuées par des avions à ailes fixes et est loué au contractant à cet effet. t ) I :o(n TL r ( --"-,UP ,i- + f JPCT .2 (ocP/PR/ 86 ) page 33 §t E}<oI E rO =(n z aaz LUF)< trJ c! E :<O 8§(J) t'- ;.(o @I IJ-J UJt æ.l- lrJzoN c! E =o 8§§ Ë z a V)z LIJ1-x lIJ .É tL 0 fo f À E fo o a c JPCT .2 ( ocP /PR/ 86 ) page 34 .B o- L)o o a'o o- C)o rb o î f + x ,{ + t lca f, I Ex o9xÀ EgE 'EEÈ (o pesËe § ÉËËctiËeqrcro*Yor99 gssg [g [g EO( EEE$lfr8ooooooooÊ .È. .c, c .c. E -c..c.ùùo.O.(LùÀÀ ;1 ll ll ll ll -§r(o plggg H H ?lÀ .§ù EH É ê.E E -at g ,o! 'e o.E Ë3E E 'E.E E ËsË §bàE,E eeBEs .:.: *:Ë €S€ uEi tË+Ëà JJJIIH It+:ll+:It +: (., F-tn td :fo f\Z cOOPAz nt! üçou d) o (\I ôii § JPCT .2 (ocP/PR/ 86 ) page 35 LrJ N o lrJ§\ @ 3 lrJJJ^ lrJ -q5 L)cl-srr ù l.t );.eEcza <Ul UJE l-LFCloJ'üi UluJoo; LtrJ o-F ;UIt- ot Ul ..oao- ()v o 3, .SugE o.=Ê6ràa irn -ioll ;l,lOu:trllclo -ouà^ .q 6s9.go ;-: aË;Ëi;rse-ûo-lrJ-99!=9-rP â âs Ë; n i I " ".I o - - " fC Ce ct O or Oss:c,EES';i;H::::3;sTHHSE o N o =(ÿ) crtii oI ù oo c û, E o c c o .: c o,) o T' (J N o = É. :< o UJ l U (tt o o -oo L oE(J I c, o o -oo .0r .- ! oc(J I É. :< o t!, l(J o lrJ o -c.(J lrJ) = F UJN fo ) o U o ü, (Ù !(J I foÿ É. A. lrJ N l(J a o (,, o a o, -c.(J I É. ÿ o UJ f(J o lrJ Jul oo_ËocÉ. tr Lrlo<E\ o<o(,(J lrJ I É. Y I,JN l(J U1 'nilrJ g\(J uJ- trl g î:s!E(J< tt É. Y : lrl æ. E o c ox o o o I (9 :l o o - :f L) o .eeJ'Z\=cuts -EO! 3o tt (9 f o U'I LlJ lo .; o E oIL fo0r-?d,fuÇ.oüEboO-C(J(J tl (9 l o : LlJ É. oZ :Eq ooF o XccIccio !o> 35à(J o j- I olao @ (J N l o o4ad.g uJc\-ct-l! N l'- oh -c!o< tt lrJ Y lo(D (J N f(J c '6 î lL sd s# Oo, .CE(J c) ll lr, :< f o(D f É. : r! æ. o .9o ' onfo0rOU uloocô'ô E *?:::Ê _ E EIJJi3 3; E -CCCO!(Jt!uJ<< ttltl oY = o (L oo l C) I 6, fo l.r- trJ -() Y z o 2 UJ É. a o, o c c o ! o oo I oÿ = ID =r! É. o o.91C .'4 borcO9 e5Edoo c>. lrl (J tl o - = d) oN l(J 3g;Eg î ÈJ < -c, ,nUia r!-orq\:Eo 3 i'süî:8.;F <T'.cY -L])<O< llll o :< (D o lrJ fo o = .E o a o (, E(J I UJz z lrJ 6 o o o l(J o o u -ooLO fr* 3 go-7v !.=-c c9oo-c *?Ê Iîî e e -c r'o !(J(J<< ltlr t-.t- t- \ I JPCT .2 (ocP/PR/ 86 ) page 36 o@r :ii "il tdl-Ff,J J lrJô Ffd) lrJo 5 a =)ct!o atJz at-zÉz Ld aldoI UJz l- :)o(n trJ6(LI Gl(n lrJo (n F- 5fa tdE F td a É. :) trlF C)6z U' UJ(, JJ a lrJô zo EIJ ooJ aJlJ trd :4l.rl .l IÊ v ,\- 1, ,( ,rl .]§- I t -.r) tI- ÿrl ./ f,II I( o ( l. Ç I I I ll ' )Ù \ ll!i 1\- ") ( .t ,",r,,1 I oj oU s2 oE : o qÉ a É C E :-q CE CL - oLB aLD EIoE o o LI c! oo p^ Lan od eC)ê-ÉLDDo>iL o oooooo .ao oLO@ÈqE coo!LEJE cÈOEEO OEoHqOL LA oElooEDoo ;'.r t7 }(xlr)lr}NF. TE >>o-cr tr o-ll-^ 6 U) lrldrmrooocl q ouoo E o o E p q o o- ^t ,.1 ocoo (- t (, J ) I I T l' ,', y JPCT .2 (ocP/PR/ 86 ) pâge 37 Ërq3 'E6B Z i3H ü= ()oao ooo Llo3 €, 3 : *€Eo.5ÊgEs:3 EE E '3EEEE€î, !q ! @ 'olj .o oÉ. É.'@ É. (L l! o z ùl(9 UJ I \_-__-,- o t! =() J a z o a lrJoz ô z UJl- v, lrJo z o F o L -@a J() F trJ aÉD UJF () oz aldo JJ lrjo @ UJÈÀ É.(9 a lrJo z,o tr af C.,oJ L1l .t 3l r-- | ,o @( L/ ,:J ).\l n l I NI!.t i ) a lll, à la I ! ) ) _i) I I1 '.l' lil 'rtt' t 0 (- ., :. ! JPCT .2 (ocP/PR/ 86 ) page 38 uiJ E z É ùJ n LI o N z lrj oL o g ç_ z É. l lrlJ 6 trl o N z lrl oh o 110 lo0 90 80 70 tio 50 40 50 20 to 0 'I l0 100 90 80 70 60 50 40 30 20 t0 o 420 Fr s,6 TENDANCE RELATIVE DAN.S LA Cfi;lFC. GRAPPES DE VILLAGES. ZONE CENTRALE OCP 6E ANNEES DE TRAITEMENTS. F1a.7 TENDANCE RELATIVE DANS LA CMFC. RESI'LTATS DE PENDIE ET GOREBA_SOMUN. 1o 2 lo 6 lo ANNEES DE TRÀTEMENTS. PENDIE V GORETJA-SOIIUN 12 + - TENDAÀICE PkEVUE 128 JPCT .2 (ocP/PR/86) page 39 N c o \o 'ü ro o o o 1' o U c o o \.! IL 20 l9 l8 t7 l6 15 l/t l3 t2 ll t0 I I 7 6 5 1 3 2 I 0 Etn,B PREVALENCE DE LA CECITE PAR AGE Rdsultcts dc 1 I villogoo. Zona Controlo 10- 145-9 ffi Avont lo luttc 15-19 20-2s 30-39 Â9a ou momcrrt dc l'cnquÊtc. 10 ons dc lutto. 40-49 50+ I Onchocerciasis Control Programme in West Afrlca Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest. JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Septième sessj.on {qcra, ÿ-12 décembre 1ÿ86 JPC .CCP COMITE CONJOINT DU PROGRA-II{IYIEBureau du Président JPCT .2, Corr.1 ( ocP/PR/86 ) Français seulemenL Novenbre 1ÿ86 Point 6 ae t'ordre du .jour provisoire CORRIGENDUM Page 6, Tableau 1, veuillez lire : Tableau 1. - Consommation de larvicides et heures de vo1 Hsrres de rol Insectiddes (Utres) ro/u 11 - 12- 01/85 02- 03- u- 05- 06- 07- 6- æ- to/85 11 - 72- 07/t§ 02- 03- 04- 05-6- 07- 0B- 09- Cæbosrüfan 1003.0 2998.0 4æ1.0 4915.O 772.7 747.1 599.8 946.0 47t.4 7726.5 16178.5 Total outolu h/t/8s lotal ot/10/85 b/æ/f§ 84-85 7, s-ç$', HÉllcoptères Avlcns Total Abæe B.r. n-l4 Grlorpho:dræ PermÉthrlne 594.4 860.6 517.1 5t6.3 3s5.6 ?8.4 217.O 390.1 4%.3 580.2 770.2 550.4 6t26.æ 157.4 160.9 4t.9 12.0 t2.o 5.0 810.40 18.0ÿ.3 180.7 tæ.2 751.8 tozt.2 559.0 s58.3 %7.6 293.4 2L7.O 390.1 474.3 6y.5 950.9 778.6 6936.70 12088.3 106æ.6 4525.5 1892.3 488.6 2æ.0 5()/1.5 27tû.5 44æ.7 14564.7 3yf,2.2 32Y+7.4 1178s7. 8212 21363 2L668 17583 7n7 6273 726 24125 19980 27%4 16205 13301 IW57.@ æ837.00 2070.o t%24.3 8140.3 202.4 4422.§ 1384.8 628.8 +ti.z 1516.0 475.s 791.8 66r.8 701.9 536.5 624.7 565.0 509.3 569.1 610.1 tæ9.2 \ttt6.8 L63É.6 %58.8 to22.t 202.6 s8.8 16.3 t3n.2 323.6 2%.6 994.4 720.6 701.9 s%.5 624.7 565.0 5æ.3 569.1 626.4 1139.4 1768.4 1925.2 10680.9 27fiI.5 7017.8 4897.o 2ÿ2.6 1485.8 318.6 337.5 1638.6 æs5.7 t2926.2 17æ5.7 25ÿ9.6 t06r%.6 2t2æ + 9136.6 24L94 + 4729 18190 7946'3 L9352 14L99 + 6777 tûL7 + 22372 109 + æ615.5 29W.5 528r0 40227 %9& t20724 + 226375.6 = 35769.6 12015.O 1691.0 18s3.6 L9795.9 1365.3 2877.O 8936.8 35.0 82.2 44L.9 150.2 1267.7 1364.0 55%.4 + 57,97. + 26,17. + 53,9"1 - 9,97. + 93,67. - L6,97. + 1O2,IZ + w,3.1
World Health Organization (WHO) · Technical Documents
Rapport d'activité de l'Organisation mondiale de la Santé pour 1986 : 1er septembre 1985 - 31 août 1986
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World Health Organization (WHO)
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Technical Documents
Source
World Health Organization