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Plan de la dévolution du programme de lutte contre l’onchocercose au Niger

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I, Onchocerciasis Control Programme in lVest Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ottest. JOINT PROGRAMME COMMITI'EE Office of the Chairman JPC .CCP COMITE CONJOINT DU PROGRAIVIME, Bureau du Président JPc7.6(c) ORIGINAI : FRANCAIS Septenbre 1986 Point 13 de ltordre du jour provisoire PLAN DE LA DEVoLUTIoN DU PRoGRAMME DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE AU NIGER Budget du p1an de 1a dévolution du Niger 1. Renforcement du système de santé 1.1 S"tq!". d" S.tté p.b1iq* (1986-1991) Un grand effort est actuellement fait pour renforcer Ies différents services tant curatifs que préventifs. Ainsi, 12 690 717 50O F CFA sont prévus pendant la période 1986-1991 : COMITE CONJOINT DU PROGRAMI'IE Septième session Accra 9-12 décembre 1986 Equipes de santé villageoises Constructions riouve 11es Infrastructures du niveau tertiaire Prévention de la cécité Autres Prograûmes Equipement des formations périphériques Total 1.2 Surveillance entomologique Pendant l tannée Eguipement Insect ic ides Carburant Personnel 163 2 400 2 257 450 6 083 1 33s 000 000 000 000 000 500 650 000 204 380 989 494 12 690 717 500 F CFA 1985, ltEtat a al1oué pour 1a surveillance entomologique 26 400 000 1 75 000 000 1 785 000 1 2 660 000 Total 215 845 000 F CFA JPC7.6 (C) Page 2 1.3 Surveillance épidémiologique LrEtat a consacré, en 1985, 27 400 000 F CFA pour la surveillance épidémiologique. .4 Distribution des médicaments L'Office national des Produits pharmaceutiques et chimiques (CtlppC) a 1'exclusivité de 1 rimportation. La distribution est assurée par - les formations sanitaires - 22 pharmacies populaires - 36 dépôts de médicaments privés. Estiuration des dépenses pour Ia dévolution 1 Surveillance des simulies Le Niger prend en charge 6 (six) points de capture situés dans les arrondissements de Say et de Téra qui font partie du Département de Niamey; il est prévu des captureurs et des pièges dans ces 6 points. Deux équipes de surveillance sont prévues. 2 .1 .1 Form: tion , 2 2 2 techniciens entomologistes 18 secouristes Total 2.1.2 Equipement. 18 bicyclettes 1 7 motos 2 véhicules 2 postes récepteurs/émetteurs 2 lots de produits de pulvérisation 2 équipements d tentomologie 12 pièges lota1 2.1.3 Fonctionnement Carburant et entretien Insecticides et traitement Total de la surveillance entomologique 2 équipements standards 1 véhicule Construction de 2 laboratoires 2 480 000 540 000 3 020 000 F cFA 1 800 8 500 16 000 8 695 4 000 840 96 000 000 000 650 000 000 000 47 951 650 F CFA 2.2 Evaluation ép idémiologique Le Niger prend en charge 4 (quatre) villages indicateurs épidémiologiques. L'équipe dréva- luation sera basée à Niamey. 2.2.1 Equipement 39 931 650 F CFA 5 000 000 F cFA P.M. 942 000 8 000 000 10 000 000 Total 18 942 000 F CFA t JPC7.6(C) Page 3 2.2.2 Fonctionnement Carburant Réactif s Total Total de 1 révaluation épidémiologique 2.3 Distribution de lfivermectine Surveillance des simulies EvaluaÈion ép idémiologique Distribution de lrivermectine Seul Ie prix du transport est pris en compte; en excluant les contre-indications, on estime à 75 O0O les personnes susceptibles de recevoir ltivermectine dans les arrondissements de Say et de Téra. 34 F CFA x 75 000 2 550 000 F cFA Total généra1 de 1 restima tion des dépenses 200 000 100 000 300 000 F cFA 19 242 000 F CFA 47 951 650 19 242 000 2 550 000 69 743 650 F CFA A. INTRODUCTION 1. En ce qui concerne 1a luEte contre 1 ronchocercose, le Niger se trouve dans la phase dtentretien depuis déjà quelques années. La transmission est interromPue et 1a prévalence de la maladie descend vers zéro. 2. La lutte contre ltonchocercose au Niger srest arrêtée aux arrondissements de Say et Téra dfune superficie de 17 000 km2 et avec une population de 224 OOO habitants fortement exposée à la maladie au début des opérations. 3. I1 y avait au départ 18 points de capture dans le réseau de surveillance entomologique du pays. Aujourd'hui, i1 en reste six. Seize des 493 villages drévaluation/téuoin épidéroiologique se trouvent au Niger. 11 est à noter que 1es captures sur plaques (Be1lec) se font à titre expérimental en quatre endroits dans la zone OCP (ttiger). Le sous-secteur OCP de Niamey relève du secteur Ouagadougou et comprend un Ëechnicien entomologiste, un auxiliaire de 1-aboratoire, un opérateur radio, trois chauffeurs, cinq captureurs et deux gardiens. 4. Dans le contexte des discussions sur la dévolution pendant 1es récentes réunions du Comité conjoint du Prograrme (CCp) ae Lutte contre l t0nchocercose (OCp), plusieurs Participants ont suggéré gue 1'OCP collabore avec 1es Pays participants à examiner leur situation dans le domaine de la santé publique afin que 1es services y afférents puissenÈ éventuellemenE faire face à ce qui reste de la surveillance de lronchocercose pendant 1a période post-OCP. 5. Le présent document résume en quelques pages 1a situation sanitaire au Niger, les infra- structures et progragps des services de santé publique dans 1e Paÿs, ainsi que les plans de développement de ces services. Un accent particulier est donné à la surveillance entonologique et épidémiologique dans le conÈexte de la dévolution. 6. Même si certains aspects du processus de 1a dévolution restent à définir, il est clair que les activités à entreprendre par 1es gouvernements concernés seront limitées et Pourront facilement srintégrer dans les systèmes de sanÈé publique qui existent déjà dans 1es Pays en question. I1 stagit, en effet, dtun renforcement des services sanitaires existants afin qutils puissent donner ltalarme en cas drune recrudescence éventuelle dtune retransmission localisée de 1a maladie et prendre des mesures nécessaires Pour circonscrire et interrompre cette transmission. BJPC7.6 (C) Page 4 7. En plus de définir en termes opérationnels les actions à entreprendre pour préparer et mener à bien la dévolution, ce document pourrait servir de base pour identifier les besoins en ressources et ainsi renforcer 1a collaboration internationale et bilatérale dans le domaine du développement de santé publique, la coordination duquel appartient aux services nationaux avec le support. de lrOrganisation mondiale de 1a Santé en cas de besoin. 8 LA SITIJATION ACTUELLE ET LES PREVISIONS - LA SANTE PUBLIQUE EN GENERAL Situation socio-sanitaire et économique au Niger 8.1 Situation socio-économique et démographique 8.1.1 La superficie du Niger est de 1 267 000 km2 (2000 km d'est en ouest et 1300 km du nord au sud). La zone soudanaise dans 1e sud du pays est une région agricole avec végétation arbus- tive (environ 600 ttrm dteau par an); la zone sahélienne plus au nord est 1a région de 1rélevage marquée par une végétation dtépineux et dtacacia (200 mm d'eau par an) et 1a zone saharienne, recouvrant 1e reste du pays (environ deux tiers de la surface Eotale), nrest guère cultivable. 8.1.2 La population toÈale du pays est estimée à 6 149 102 habitants. La densité est très faible (environ 4,5 hab./kr,Z). Soixante-quinze pour cenE de la population occupent i-es 12 Z du territoire national. La population rurale est estimée à 85 Z contre 15 Z en zone urbaine. La croissance de la population urbaine est iryortante et la sédentarisation se fait assez rapi- dement. Le pays compte environ 9000 villages et catrpements. 8.1.3 Les données vitales srétablissent comp suit de natalité de mortalité d t accroissement naturel de mortalité infantile de mortalité maternelle La population nigérienne est jeune, 48 7" ont uroins de 15 ans et près de 58 Z moins de 20 ans. 8.1.4 Le taux de scolarisation (écoles primaires) s'élève à 22 Z et celui dralphabétisation à 12 Z (1982). Le taux d'analphabétisrre est surÈout élevé parmi 1a population féminine et la proportion des garçons scolarisés est supérieure à cel1e des fil1es. 8.1.5 Lressentiel du transport au Niger sreffectue par route (19 000 km de routes et de pistes en 1980). Le transport ferroviaire, bien qurinexistant dans 1e pays, constitue un des maillons essentiels dans la chaîne dtapprovisionnement du Niger surtout par 1a ligne Cotonou- Parakou dont 1e Niger est coactionnaire. 8.1.6 L'économie nigérienne est principalement basée sur lragriculture et 1rélevage. Lturanium constitue la principale ressource du secteur minier, même si 1a contribution de ce produit au budget de l'Etat et aux exportations est tombée de 42 Z à 12 Z entre 1979 et 1982. Le produit national brut par tête d'habitant est estimé à US $330 en 1983. 8.1.7 Le Niger est divisé sur 1e plan administratif en sept départements,35 arrondissements, 24 postes administratifs et sept comnunes. Les services de santé sont calqués sur ces structures. 8.1.8 Le budget général de I'Etat a connu une certaine évolution qui reflàte la situation économique que traverse le pays depuis la fin de 1'année 1982. Mais cela n'a pas empêché un acproissement du budget du Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales et la part de ce dernier dans celui de 1'Etat ne cesse draugmenter (voir tableau ci-après). - Taux - Taux - Taux - Taux - Taux 52 o /oo 25 o /oo 27 o /oo(o-1 an) 132 o /oo 7 o /oo JPCT .6 (c) Page 5 Libe11é 1981 1982 1 983 1984 1 985 Budget national Budget MSP/ASI Accroissement du budget nat ional Accroissement du budget MSP /AS Budget MSP/AS/Budget Etat 80 624 475 3 448 600 4,27 Z 93 853 819 3 809 20s 16,4 7" 10,45 7" 4,058 7. 81 268 510 4 366 495 -13,4 7" 14,65 7" 5,37 7" 80 234 985 4 45s 530 -1 ,27 7. 2,03 Z 5,55 7. 8s 969 085 4 832 670 7 ,14 7. 8,46 7" 5,62 7. (ooo) F cFA Source : MinisÈère des Fi.nances - Budgets. 8.2 8.2.1 Morbidité et nortalité Quelques chiffres suffiront pour décrire 1a situation sanitaire au Niger En 1984, selon les statistiques des consultations générales, 75 Z de lfensemble des diagnostics concernent les six affections suivantes : - paludisme présumé - diarrhées - affections respiratoires - conjonctivites et trachome - plaies et déchirures - affections cutanées 22 7" 17 7" 11 7" 10 7" 97" 67" §qqrce : Rapporr dIactivités MSP/AS 1984. 8.2.2 Une étude réalisée (1979-1983) dans une maternité a démontré que 80 7" des nouveau-nés seulement ont un poids égal ou supérieur à2,500 kg.Par ailleurs, parmi 1es enfants mesurés et pesés dans 1es services de PMI, 14,3 Z à 24 Z constituent le groupe marginal sur 1e plan nutritionnel. - 7,7 7" à 10,2 Z souffrent de malnutrition grave, - 23 7" montrent des signes dtavitaminose A, - 0r4 7" à 2,4 7" souffrent de scorbut. De p1us, environ 60 Z des enfanÈs et des femmes enceintes étaient atteints dranémie(enquêtes réalisées dans les centres de pMI en 1980 er 1982). 8.2.3 En octobre 1983, 34,2 7" d,e la population rurale et 48 Z de la population urbaine béné-ficiaient dradduction dteau potable; 36 Z de 1a population urbaine contre 3 Z de 1a population rurale bénéficiaient des nresures dtassainissement adéquates (Canevas 1983-1985). 8.3 Système de santé publique et son fonctionnement 8.3.1 Le droit du citoyen à la santé est formellement reconnu par tous 1es textes et discours officiels. Le Niger souscrit pleinement à lfobjectif social de ItOMS : Santé pour tous dticilran 2000. Depuis 1965, bien avant 1a Déclaration d'Alma-Ata, mais surtout à partir de 1974, unepolitique sanitaire donnant la priorité aux soins de santé primaires srest développée dans 1epays, enparticulier en zones rurales. 8.3 1at AL JPCT .6 (c) Page 6 8.3.2 La stratégie de santé publique du Niger peut se résumer coûurc suit : implantation dtune structure assurant une large couverLure sanitaire au niveau du village et le renforcement de lrauto-encadrement sanitaire de 1a population, 1a formation du personnel, une amélioration du fonctionnement des infrastructures, ltinÈégrarion du système de santé dans Ia structure socio- économique globale du pays afin de susciter Ia participation de tous les Nigériens aux efforts de santé et la mise en oeuvre d'une politique de population en adéquation avec les ressources du pays. 8.3.3 A la base du système de santé publique au.Niger, on Erouve Ie concept de "1'auto- encadrement sanitairet' qui trouve son expression opérationnelle dans les activités des équipes de santé villageoises composées des secouristes et matrones ayant reçu une formation dtune durée de 15 jours et appelés à suivre des cours de recyclage tous les trois ans. Les personnes devant recevoir cette formation pour devenir secouristes eÈ matrones sont choisies par 1es villageois eux-mêres qui, dans une large mesure, prennent en charge les frais du fonctionnement des équipes. Toutefois, certains médicaments sont fournis gratuitement par f intermédiaire des chefs des circonscriptions médicales ou des dispensaires ruraux qui 1es reçoivent du Ministère de la Santé. 11 convient aussi de noter gue le premier équipement des secouristes et des metrones est à la charge du Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales. .4 Les équipes de santé villageoises constituent 1e premier conÈact sanitaire avec la popu- ion rurale. Les tâches sont simples mais essentielles et beaucoup drimportance est attachéetéducation sanitaire eÈ à ltalphabétisation fonctionnelle. Les équipes de santé sont super- visées par 1es infirmiers des dispensaires ruraux (voir 8.3.5 ci-après), par 1es infirmiers et sages-femres des circonscriptions médicales (voir 8.3.6 ci-après) et par la Direction départe- mentale de 1a Santé (voir 8.3.8 ci-après). 8.3.5 Les dispensaires ruraux qui se trouvent au niveau des villages, ont des fonctions pré- ventives, curatives et éducatives ainsi que des responsabilités de supervision et dtadministra- tion. A ltheure actuelle, la plupart des dispensaires ruraux sont doÈés drun seul infirmier certifié. Les postes médicaux font face aux mêmes tâches que 1es dispensaires ruraux rnais en plus ils disposent dtune dizai.ne de lits dont quatre (4) lits pour la maternité et drunedotation en personnel supérieure à ce1le des dispensaires ruraux (un infirmier diplômé et deux infirmiers certifiés, une sage-fernme et un chauffeur). 8.3.6 Au niveau des chefs-1ieux dtarrondissement se trouvent les circonscriptions médicales, les maternités ,-------prevenElves, cu et les centres de tection ur,aternelle et infantile. En plus de leurs fonctions ratives et éducatives, ces établ ssements sont responsables de l taccueil des mnlades dirigés vers eux par les services sanitaires ruraux (voir 8.3.3 et 8.3.5 ci-dessus) pour les examens de laboratoire spécialisés, pour 1a forrnation du personnel et pour 1a super- vision. En général, la circonscription médicale dispose de deux sages-fenmes, trois à quatre infirmiers diplômés et quatre à cinq infirmiers certifiés. 8.3.7 Le secteur hospitalier regroupe 1es établissements de soins tertiaires, ctest-à-dire 1es hôpitaux nationaux et 1es centres hospitaliers départementaux, et constiLue 1a structure ultime de référence. La totalité de 1a médecine curative spécialisée y est concentrée. 8.3.8 Le Ministère de 1a Santé 1i ue et des Affaires sociales est responsable de la mise en oeuvre de la politique sanitaire. Au veau central 1ex te 1e Cabinet (le Ministre, 1e Chef de Cabinet, 1e Conseiller techniq , 1e Secrétariat général (1e Secrétaire généra1, 1e Secrétaire général adjoint), les Inspections (Santé publique, Médecine du Travail, Pharrncies et Laboratoires)r les Directions centrales (Administrations et Finances, Àffaires sociales et. PMI, Enseignement et EducaÈion sanitaire et nutritionnelle, Etablissements de Soins, et Hygiène et Médecine mobile). La Division des Infrast.ructures et Statistiques sanitaires dépend du Secré- tariaÈ général et lrOffice national des Produits pharmaceuÈiques et chimiques est géré par un Conseil dtadministration. La tutelle de ltOffice est assurée par 1e Ministère de la Santé. 8.3.9 Une importance particulière a récermnent été accordée aux problèmes de management des services de santé publique au Niger, y conpris la planification, Ia prograrunation et 1révalua- tion. Des enquêtes ont été menées sur le terrain eÈ la recherche opérationnelle est devenue un iryortant soutien de la gestion des progranmres sanitaires. JPCT .6 (c) Page 7 8,4 Les moyens des services de santé publique 8.4.1 La forrnetion de 1a grande majorité des cadres sanitaires du pays est assurée au Niger, même si certaines spécialisations ont lieu à 1'extérieur ainsi que 1a formntion des pharmaciens, dentistes et ingénieurs sanitaires. Actuellement, il y a au Niger un médecin pour 36 000 habi- tants (projection 1989 t 1124 000), une infirmière pour 5500 habitants (tg8g : 1/3500), et une sage-femre pour 7500 fermnes en âge de procréer (1989 z 1/4300). En 1985,24 étudiants en méde- cine, 75 élèves infirmiers (niveau moyen), 55 é1èves en soins obstétricaux sages-femnes (niveau moyen) ont passé leur examen fina1. 8.4.2 Lrinfrastructure et 1e personnel sanitaire sont composés coume suit : - Equipes de santé villageoises (environ 45 7" de tous les villages du pays) . secouristes . matrones - Unités fixes de soins locaux . dispensaires ruraux . postes médicaux ) . circonscrip;i;;" médicales J (rits : 1019) . marernités (1its : 480) . centres PMI (nombre dthabitants par unité fixe 22 000) . médecins . sages-f enrmes . infirmiers diplômés drEtat . infirmiers certifiés - Hôpitaux nationaux (2) et centres hospitaliers départementaux (5) . médecins/pharmaciens /dentistes dont Nigériens expatriés . infirmiers, sages-femmes . techniciens de 1abo, radio, etc. - Lits totaux - Centres antituberculeux - Pharmacies populaires - Dépôts de médicaments - Garages santé - Services drentretien 8.4.3 Une liste des prestations des services de santé publique 3 900 6 600 7 100 215 24 38 50 28 r50 183 341 792 171 73 98 3s2 (s24) 108 ( 1 e84) ( 1 e84) 3 600 (1983) 6 22 36 5 3 se Erouve en Annexe 1. 8.5 Les coûts des services de santé publique 8 .5 . 1 Le f inancernent du système de santé publique au Nrger dépend de trois sources 1e budget de lrEtat, 1a participation des populations (sources internes), et la coopération bilatérale et multilatérale (sources extérieures). Le budget du l4inistère de la Santé publique et des Affaires sociales est alimenté annuellement par une dotation du budget généra1 de ltEtat (1985 : 4 832 670 F CFA); les "crédits personnels" représentent plus que la moitié du budget total(51,5 Z en 1985). Bien que la participation des populations au fonctionnement des services de santé publique soit difficilement quantifiable, e11e constitue une contribution non négligeable. El1e consiste en 1a participation eû personnels (secouristes et matrones) qui sont des volon- taires bénévoles issus de 1a population (13 700 agents), participation en moyens financiers JPCT .6 (C) Page 8 (construction dtun tiers des dispensaires entre 1979 et 1983 (valeur de 700 millions F CFA), équipements, achats de médicamenÈs et travaux cornrunautaires (salubrité publique), etc.) 8.5.2 La contribution de la coopération internationale représente environ un quart du budget du Ministère de 1a Santé publique et des Affaires sociales. Les principaux donateurs bilatéraux sont : les Etats-Unis, la France, 1es Pays-Bas, ltURSS, la Belgique, 1a Chine, le Japon et 1a Corée du Sud. Les donateurs multilatéraux cotrprennent le système des Nations Unies (US ç1,5 million par an), les pays de la CEE et les pays du Fonds arabe drAssistance technique. Lraide apporÈée par la coopération internationale est focalisée sur les activités de santé en zone rurale. 9. Les prévisions pour les services de santé publique et leurs coûts 9.1 Lrexamen du budget 1985 du Ministère de 1a Santé publique et des Affaires sociales montre que le secteur hospitalier se voit encore attribuer autant de ressources que 1es services de soins de santé locaux et ceci mlgré 1a politique sanitaire du pays de renforcer les services de santé publique en zones rurales. Des mesures ont été prises lors de la réunion du Conseil des Ministres des 26,27 et 28 juin 1985. 11 s'agit de : - privilégier la médecine préventive; - entreprendre un rééquilibrage géographique des infrastructures afin de résorber les dispa- rités et rationaliser davantage Ies évacuations sanitaires; - accorder la priorité aux stages de recyclage (par rapport aux stages de longue durée) et à 1a formation des infirmiers, notamlent à I|ENICAS de Zinder; - appliquer rigoureusement les textes en vigueur, notaument en ce qui concerne 1es frais de consultations, dtexamen, dthospitalisation et d'évacuations sanitaires. 9.2 Des efforts accrus seront faits pour une utilisation plus rationnelle des ressources financières existantes. A cette fin, 1es méthodes drévaluation et de recherche opérationnelle, dtores et déjà entreprises au sein du Ministère de 1a Santé, seront appliquées systématiquement. 9.3 La croissance inévitable des dépenses de santé nécessiterait Ia recherche de nouvelles ressources nationales ainsi que 1a prise en charge croissante par la population de ses dépenses dans ce domrine, notamment par lrapplication dtune tarification appropriée des prestations hospitalières et des soins de santé locaux. Aussi, i1 convient drespérer également que 1a collaboration bilatéra1e et multilatéra1e va se renforcer, afin que 1a contribution de ltaide extérieure, déjà importante, se manifeste davantage. 9.4 Equipes de saq!é villageoises Actuellement, le taux de "couverture" ne «iépasse pas 45 Z (3900 équipes pour 9000 villages). I1 esË donc prévu de former 3000 secouristes et 3000 matrones durant 1es 15 années à venir afin de pouvoir installer les nouvelles équipes suivantes : 200 en 1986, 200 en 1987,20O en 1988, 200 en 1989,200 en 1990 et 200 en 1991. Une étude de "priorisation" des actes sanitaires des équipes est en cours dans Ie but dtéviter la surcharge des agents. Àussi, i1 est prévu dtinten- sifier 1a formation et le recyclage du personnel au processus gestionnaire grâce à 1a création drun centre national de développement sanitaire (CNDS). F CFA (OOO) 1986 à 1991 - Formation (r cra 30 000/agent) - Recyclage (r cra 27 O\l/ageat) - supervision (F cFA 45 000(village/an) - Caisses secouristes (r crn 50 000/caisse) - Trousses matrones (f Cfa 30 000/trousse) 36 000 32 400 47 250 30 000 18 000 Total F CFA 163 650 JPCT .6 (C) Page 9 9.5 11 conviendrait au total dtenvisager entre 1986 et 1991 60 dispensaires ruraux Pour assurer 1a supervision rée1le de villageoises. 1a réalisation nouvelle de 1200 nouvelles équipes de santé . F CFA 2 400 000 000 F CFA (000) 500 000 457 204 300 000 40 000 000 x 60 9.6 Infrastructure du niveau tertiaire - Reconstruction du CHD dtAgadez - Nephrologie (Service de) - Réanimation hôpita1 de Niamey 2 257 204 9.7 Progranrme national de prévention de 1a cécité Un programe spécial de lutte contre la cécité a éxé éIaboré par le Gouvernement. Les actions échelonnées par années et les estimations de leurs coûts sont présentées dans le tableau suivant (i1 est proposé que 1e Progrannne cormence en 1986). JPCT .6 (C) Page 10 h(J tq ooo o @ cô O : F] fr E{z r'1() âHoH o\ Or Oo @ oO\o c! ON rô ]J(5 o CJ ON rn o\ôl o, t{ .ôz r\t'\ o o\ o\ .J <a o CJ o \o oo co oo FC) clo .t Ol ooo@O-t N\O(1 o o\ -TOt q) trp2 c{Nrô§(f) o\ co o\ u <a o() Ooo ô oO @ OOO o\ o @\T \o O @ c! oôl olr .oz U')Cî @ @ o\ {J <) o(-) oo\o OOoooo @o\ .f Oo æ OO\1o rô -f O\ tôôt ooOc{ ocl @§ O\o\o \oo o! ,oz § cl ô.tc.t c1FN F\ @ o\ }J <) o(J ooo o\ Oo @ oO§ rô oôt(1 \T o(\ o C.l o}{ .ôz c1c1ôt \o co Ol rJ(, oL) Oo o\ oooooo O\T\O ôl ooo oN O \'§ ooO \o ooO \T o c.I o\r\ o) tr ,.oz rô@ (1Cîôt \c)ât 0) ,i o o r0J ÉÉ o rJÉ H 0) IJ 1r(üÈ\0)â o) tr .r{ (ü É .t é 'c) CN U)\o (,) r+(ü o\cJ o 6l] oq)Ê 'rr .ÀÉ ol{ o) 'd 'O l+{ .oÉ E.d É o !(d ! o f! IJÉ OJÉUO' oÉEO O.d o. +J .Ft o ÿorO qf o r0, o .0) trê o .H U(ü É A)! !É 0)o IJÉ 0) E +ro oÉ EOo.HÀrJ .r{ OaÉdo\0) '+l u À ! (,) C} X qr th olr!É 0)o +JÉ 6) E +JOÉÉoÉEOO ..{ÀtJ .ilo3Éeo\o q{ o c) F{ .r{ê o E U Ê. o 6 c)À , lr TdâDH rI1 h() h Ooo J tsroH JPCT .6 (C) Page 1 1 Pour plus amples informations : voir Annexe 2. 9.8 Autres rammes revus : certaines activités destinées à renforcer les efforts entamés par le Gouvernement dans le domaine de 1a santé publique ont retenu ltattention particulière des autorités nationales. 11 stagit des progranmes de lutte contre 1e paludisure, les maladies diarrhéiques et la mrlnu- triËion ainsi qrrt.rn progranrme é1argi de Vaccination, 1a planification familiale, le renfor- cement de la Direction àes Affaires sociales/pUf, 1a formation du personnel, 1téducation pour Ia sanÈé et la promotion de la santé bucco-denÈaire' Le total des dépenses prévues pour ces activités est esÈimé à: I Etant donné que lrannée de démarrage ntest pas encore fixée, 1e tableau se réfère à ltannée "0" (activités préparatoires),ttltt(première année dtexécut.ion), etc. En p1us, 1es dépenses pour une amélioration dréquipement des formations sanitaires péri- phériques sont esÈimées à 1 335 494 500 F CFA. Les détails de ces programmes sont présentés en Annexe 3. 10. 10. 1 STJRVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Situation actuelle de 1a surveillance entomologique Les vecteurs sous surveillance 10.1.1 Avant le lancement du Prograunne, la situation était dominée par 1es endémies ci-après : la trypanosomiaser le paludismer la fièvre jauner la schistosomiase et la dracunculose. Mais tous 1es vecteurs de ces maladies ntétaient pas sous surveillance. 10.1.2 La lutte contre les siuulies a été entreprise par I'OCP depuis 10 ans avec 1es résul- tats connus. Même stil nty a pas une surveillance systématique des vecteurs de certaines naladies comlrc : Ia trypanosomiase, la schistosomiase, la dracunculose, la fièvre jaune, des efforts particuliers dans ce domaine sont faits en cas dtapparition de ces maladies. 10.1.3 Sragissant du paludisme, des activités sont entreprises au niveau des communes dans 1e cadre de la lutte antivectorielle. Ces activités consistent en : - épandage de larvicides, - pulvérisation intradomiciliaire dt insecticides. 10.2 Les structures et fonctionnemenÈ de la surveillance et du contrôle des vecteurs 10.2.1 La surveillance et le contrôle sont exécutés par 1a Division de ltHygiène et de lrAssainissement qui, en cas de besoin, collabore avec les services de ltagriculture. (F CFA 000) Année 1 0 1 2 3 4 ToEal Investis Récurrents 2 827 402,0 157 452,5 698 535,1 164 757 ,8 744 122,3 172 214,7 916 337 ,0 557 513,0 167 653,0 427 434,1 166 9O4,9 5 255 006, 828 982, Total 2 984 854,5 863 292,9 7 25 166 ,0 594 339,0 6 083 989, JPC7.6 (C) Page 12 10.3 Les moyens et le coût de 1a surveillance 10.3.1 Dans le cadre de 1a dévolution, il a été formé un technicien supérieur en enÈomologie qui travaille actuellemenÈ avec 1tOCP. Sragissant des activités de lutte contre les vecteurs du paludisme, il existe : - 7 techniciens drassainissement' - 14 manoeuvrest - 7 chauffeurs. 10.3.2 Le matérie1 disponible au niveau national en matière de lutte antipaludique se résume à : - 1 véhicule équipé de Poudreuse - l0 Fontan - 10 SIIING-FOG - 20 pulvérisateurs Hudson - Le carburant utilisé a été estimé à 7000 litres d'essence/an - Les produiEs utilisés sont ltAbate et le Malathion' 10.3.3 Les ressources financières pendant ltannée 1985 sté1èvent à Personnel Equipement Produits Carburant Total 12 660 000 F CFA 26 400 000 F cFA 1 75 000 000 F cFA 1 785 000 F CFA 215 845 000 F CFA 11, 11.1 Les pers Les activités evues I 1. l. l Le renforcement de la surveillance du vecteur est envisagé notarment en ce qui con- cerne la glossine et les vecteurs du paludisme (voir Annexe 3, point 1). La possibilité de créer une équipe de lutte antivectorielle est à 1tétude. Pour ce1a, on envisage de doter tous les départements et tous les arrondissements de ressources humaines' m:g§1ie1les et financières suffisantes Pour leur permettre de faire face à leur nouvelle mission. 11.2.1 Les moyens à p révoir et leur coûL 11.2.2 11 est estimé que 1e coût total pour cinq années de lutte contre le paludisme sré1è- vera à 343 342 700 F CFA (voir Annexe 3, point 1). Le coût des activités de lutte anti- vectorielle dans leur ensemble stélève à 1 295 818 000 F CFA Pour les quatre premières années de la dévolution. 11.2.3 Coût de l-a surveillance entomologique 1987 1 988 1 989 1 990 6 véhicules équipés 1 20 000 000 Entretien + carburant 600 000 1 200 000 1 800 000 238 Fontan 34 74 972162 Hudson ectives de 1a surveillance entomologique 00 00 80 00 Malathion .. 283 500 000 40 500 000 47 250 000 283 500 000 40 500 000 47 250 000 283 500 000 40 500 000 47 250 000AbateBaygon ..... Formation 6 entomologisEes (6 mois) Matériel de labo (6) (voir liste en annexe) Sous-tot a1 5 000 000 9 000 000 37 1 850 000 1 295 818 000TOTAI 1 78 468 000 372 450 000 373 050 000 JPc7.6 (C) Page 13 12. 12 .1 Situation actuelle de la surveillance épidémiologique Les maladies sous surveillance 12.1.1 Les naladies sous surveillance épidémiologique sont : 1e paludisme, les maladies diarrhéiques, Ies affections respiratoires, la diphtérie, la coqueluche, la grippe, la jaunisse, la varicelle, le tétanos, 1a méningite cérébro-spina1e, 1a rougeole, la poliomyélite, ltoncho- cercose, la syphilis, 1a trypanosomiaser la rage, la fièvre typhoîde, la tuberculose. 12.2 Structures et fonctionnement de la surveillance épidémiologique 12.2.1 La collecte des données épidémiologiques part du dispensaire rural à la GM en fin de chaque semaine. Le Centre médical envoie le télégramme officiel (TO) hebdomadaire Portant sur les données relatives aux maladies ci-dessus au Ministère de lrIntérieur par le biais du Sous- Préfet. Ces données sont consignées chaque jour sur une fiche au niveau des dispensaires ruraux. Elles sont acheminées hebdomadairement au Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales. 12.2.2 Devant 1a multiplication des cas, 1a cournunauté villageoise alerte 1es auÈorités ou 1e dispensaire 1e plus proche. 12.3 Les moyens de la surveillance 12.3.1 Ltinfirmier responsable du dispensaire rural achemine lrinformation vers 1e centre médical par tout moyen disponible. Au niveau du centre médical, il existe quatre moyens offi- ciels pour véhiculer 1es informations en direction de la DDS ou du MSP/AS : a) 1a voie postale étant le moyen 1e p1-us utilisé; b) 1e té1éphone; c) message radio codé grâce au concours du Ministère de ltIntérieurl d) 1a supervision. 12.3.2 Pour ce qui est du personnel sroccupant de 1a surveillance épidémiologique, ses tâches font partie intégrante des activités ordinaires du personnel de la santé. 12.4 Le coût de 1a surveillance 12.4.1 Les coûts de la surveillance sont très difficiles à estimer compte tenu de la multi- sectorialité du probl-ème. Cependant, un effort a été. fait mais qui ne prend pas en compte le salaire du personnel, 1e téléphone et 1a supervision. 12.4.2 Coût approximatif de 1a surveillance en 1985 Iélégranrnes officiels (Ministèrede lrIntérieur) 20 000 000 1 200 000 6 200 000 Timbres . Papier TOTAL 27 400 000 F cFA 13. Les perspecEives de la surveillance épidémiologique 13.1 Le coût de la surveillance 13.1.1 11 est envisagé de renforcer les activités du Prograuune élargi de vaccination (PEV) afin dtassurer 1a surveillance et le contrôle de six maladies incluses dans ce programme (voir Annexe 3, point 2). JPCT .6 (C) Page 14 13.1.2 Des études sont en cours pour identifier 1es moyens nécessaires à lramélioration, dtune part, de 1a mobilité du personnel des dispensaires ruraux responsable de la surveillance des équipes de santé villageoises (fourniture de mobylettes), dtautre part des moyens de té1é- cormunication (poste récepteur/émetteur) uniquement dans la zone oNCHO. 13.2 Les moyens à prévoir et leur coût 13.2.1 venir et point 2). Des prévisions ont été faites pour les activités du PEV pendant 1e coût total de ces activités est estimé à 2 692 486 100 F CFA les cinq années à(voir Annexe 3, 13.2.2 Les activités prévues dans le cadre de la surveillance épidémiologique étant le ren- forcement des moyens de supervision des infirmiers de DR et llamélioration de ltinformation sanitaire (rétro-information). Le coût des activités sur les quatre premières années srélève à 150 600 000 F cFA. 1987 1 988 1 989 1 990 (supervision CM)36 véhicules Té1égranrmes Timbres .... Papier ..... 288 20 3 12 100 000 000 000 000 000 525 000 000 000 000 000 000 20 000 000 3 000 000 1 2 000 000 525 000 20 000 000 3 000 000 1 2 000 000 525 000 20 000 000 3 000 000 12 000 000 525 000 23 postes récePteur/émetteur EnÈretien + carburant 423 525 oOO 3s 025 000 3s 02s 000 3s 025 000 TOTAL 528 600 000 14. DISTRIBUTION DES I{EDICAMENTS Situation actuelle de 1a distribution des médicaments 14.1 Lroffice national des Produits pharmaceutiques et chimiques (ONPPC) a été investi de lrexclusivité de ltimportation des produits pharmaceutiques et chimiques, matérieIs de panse- ments et matériels techniques. Ce même Office stest vu aussi assigner la tâche de développer une industrie pharmaceutique nationale orientée vers la fabrication des médicaments essentiels- La distribution des rnédicaments gratuits est réalisée par les forrnations sanitaires tandis que les produits payants sont assurés par IIONPPC par lrintermédiaire des pharmacies populaires(22 as rotal) er par les dépôts de médicaments privés (36) qui se trouvent dans les chefs-lieux dfarrondissements et 1es villages importants dépourvus de pharmacies populaires. Les pharmacies villageoises sont gérées par les équipes de santé villageoises. La pharmacie coopérative Pour laquelle le Conseil villageois de Développement aura Ia responsabilité de la gestion est au stade drexpérimentation (Tahoua). 14.2 Chaque direction départementale de 1a santé dispose dtun camion stoccupant de lrachemi- nement du médicament de IIONPPC vers les circonscriptions médicales dudit département. Quant à la distribution du médicament en direction des formations sanitaires, e1le est assurée par 1e véhicule de 1a circonscription médicale. 15. Les perspec tives de 1a distribution des médicaments 15.1 Les activités prévues 15.,1.1 Lrexpérience de 1a gestion par les Conseils villageois de DévelopPement des pharmacies coopératives doit se poursuivre en vue de compléter 1e système. JPCT .6 (C) Page 'l 5 15.2 Les moyens à prévoir et leur coût 15.2.1 Les activiÈés prévues ne demandent aucun moyen supplémentaire car les dépôts sont du ressort de lrinitiative privée et 1a distribution des médicaments se fera à travers le circuit existant. C. LE PROGRAMME POUR LA DEVOLUTION 16. Surveillance des simulies 16.1 Système de surveillance proposé dans le cadre de la dévolution 16.1.1 Bien que le processus de la dévolution et ses répercussions au niveau national restent encore à réfléchir dans le sens opérationnel, un programne dfessai est déjà à l-tétude au Niger. Ce programre a corme objectif général de conserver les acquis de lIOCP, de poursuivre ses acti- vités afin dtassurer un contrôle permanent à lrensemble de la zone et assurer le bien-âtre dans la région. Le prograrnme vise aussi à renforcer 1es activités des soins de santé primaires au niveau de 1a zone. Afin dratteindre ces objectifs il esE proposé de compléter les équipes de santé villageoises de la région, et de familiariser les secouristes avec 1es activités de sur- veillance entomologique. Ainsi i1 devrait être possible drintégrer le peu qui reste des acti- vités de surveillance de lronchocercose au moment de la dévolution aux autres composantes des soins de santé primaires. Lrintensité (la cadence) de ces activités reste à déterminer. 16.2 Organisation, moyens et coût 16.2.1 LrOCP continuera ses activités de contrôle du vecteur (surveillance entomologique, épandage de larvicide en cas de besoin) jusqurau moment où le risque de 1a transmission du parasite devient minime, voire écarté. Si après la cessation des activités de 1tOCP, ctest-à- dire pendant 1a phase de la dévolution, une retransmission localisée se produit, celle-ci se manifestera par ltapparition denouveauxcas diagnostiqués par le service de santé et sera endiguée par une distribution en masse dtivermectine dans les coumunautés (vilIages) dans les- quelles les cas se sont produits. 16.2.2 Àfin drêtre en mesure de stassurer de la non-transmission du parasite, le Gouvernement a lrintention drinstituer un système permanent de surveillance des simulies en étroite collabo- ration avec ltocp. Au moment où ltocp cessera ses activités au Niger, 1e Gouvernement sera doté dtun personnel qualifié formé par ltOcP dans les techniques de 1a surveillance entomologique. Avec 1téventuel retour des sirmrlies après Lrarrêt de 1répandage' ce personnel sera chargé de maintenir la vigilance aux Points les plus exposés. 16.2.3 Dans l-e cas où des simulies infectantes seront détectéesrIe GouvernemenE Pourra faire appel à IIOCP même si 1e Prograrme nropère Plus au Niger. 16.2.4 11 esE prévu que 1e personnel formé pour lridentification et la dissection des simulies(2 à 3 équipes) ne sera pas occupé à plein temps dans le domaine. Ces équiPes vont donc entre- prendre dtautres activités relatives à la surveillance des vecteurs dfautresmaladies (paludisme, schistosomiase, etc.). Ainsi, ces équipes auronÈ éventuellement constitué 1e noyau dtun service de surveillance des vecteurs. 16.2.5 En ce qui concerne la participation des équipes de santé villageoises (nSV) surveillance des simulies, il est à prévoir que les secouristes aideront les équipes et plus particulièrement quand i1 stagit de recruter, de positionner les captureurs placer et surveiller 1es pièges. dans 1a sur place et de 16.2.6 Une fois que le détai1 de ce programne aura été élaboré,1es estimations des coûts seront arrêtées. Une estimation préliminaire donne comme indication des dépenses de 1'ordre de 106 915 millions F CFA (pour 1es quatre années) pour 1e renforcement du système de santé publique dans le contexte de la dévolution. JPC7.6 (C) Page 16 Formation de 60 agents . ... Recyclage Supervision ... Caisses secouristes (30) Trousses matrones (30) Pièges Be11ec 3 véhicules (équipes lutte antivectorielle) 5 véhicules de supervision (CM-PM) 17 engins (50 CC) pour DR Séminaire de sensibilisation(personnel zone) Matérie1s équipe lutte (antivectorielle) Entretien + carburant .... Sous-tota1 675 000 675 000 1 20 000 1 20 000 1 20 000 500 000 2 000 000 5 000 000 500 000 7 250 000 7 250 000 7 250 000 82 280 000 8 045 000 10 165 000 8 045 000 1987 1 600 000 1 988 1 989 1 620 000 675 000 1 990 1 200 150 90 120 24 000 40 000 I 500 000 000 000 000 000 000 000 TOTAL 17. 17 .1 108 535 000 Evaluation épidémiolog ique de ltonchocercose Système drévaluation proposé dans 1e cadre de la dévolution 17.1.1 Les efforts naEionaux dans 1e domaine de 1?évaluation épidémiologique se feront à une éche1le très réduite e! pourront facilement srintégrer aux activités ordinaires de la Direction de lfHygiène et de la Médecine mobile. Dans ce conÈexte i1 serrble approprié drinsister sur une étroite collaboration entre les équipes et 1e personnel de ItOCP avec leurs homologues natio- naux sur le terrain afin que ces derniers puissent srinitier aux tâches de 1a dévol-ution. Au point de vue administratif, it est envisagé de mettre sur pied une "Division de Lutte antivectorielle". 17.1.2 11 est dans lrint.enÈion du Gouvernement de prendre en charge lrexamen dans quatre des seize villages témoins dtévaluation épidémiologique qui se trouvent au Niger. Dans ce domaine, il convient drinsister sur l-a nécessité drune comparabilité absolue entre 1es résultats des équipes nationales et ce11es de 1iOCP. Des manuels dtexamen épidémiol-ogique en cours de prépa- ration par IrOCP vont faciliter cette comparabilité. 17.2 Organisation, moyens et coût 17.2.1 Les examens dans les villages témoins dfévaluation seront faits par une équipe dépar- tementale de 1'hygiène et de 1a médecine mobile. Le personnel de ces équipes sera formé par 1es équipes OCP sur le terrain. 11 sfagit dtexamen simple. Les examens ophtalmologiques spécialisés continueront drêtre faits par les équipes OCP. 17.2.2 Coût de 1révaluation épidémiologique (voir 13.2.2) Distribution dt ivermectine (ou drautres médicaments anti-onchocerquiens)18. 18.1 Le réseau de distribution et le contrôle de la ise du médicament 18.1.1 Conrne indiqué ci-dessus dans le cas dtune reprise localisée de la transmission, lrivermectine (ou drautres médicaments anti-onchocerquiens) sera distribuée en masse dans 1es villages concernés. A cette fin 1e Niger dispose drune infrastructure sanitaire assez adaptée au besoin. Au niveau périphérique, la couverture des équipes de santé villageoises est actuellement aux environs de 45 Z. (ESV) JPC7.6 (c) Page 17 18.1.2 Ltacheminement de Ltivermectine du centre au village se fera par 1a voie habituelle de distributi.on des médicaments, c'est-à-dire du Ministère de la Santé à la Direction dépar- remenÈale de 1a Santé (DDS), de 1a DDS à la Circonscription médicale, de la CM au dispensaire rural et du dispensaire rural au vil1age. 18.1.3 Afin de srassurer que toutes les personnes destinées à recevoir lrivermectine ont effectivement été traitées, il serait nécessaire de procéder à un recensement stil nta pas été fait récemment. Aussi, une fiche individuelle sera établie pour toute personne apte à recevoir lrivermectine afin de contrôler la prise de médicament et de srassurer que ltivermectine ntest pas donnée à des intervalles troP rapprochés. 18.1.4 La prise des comprimés drivermectine se fera en présence drun agent de santé publique qui doit srassurer que les comprimés sont avalés. 18.2 Les moyens et 1e coût de 1a distribution 18.2.1 Etant donné lrimportance de ce traitement de masse et pour éviter la reprise de la transmission, il sera nécessaire de renforcer 1es équipes de santé villageoises (SSV) par le personnel du dispensaire rural (DR) et que lropération soit supervisée par 1e Chef de 1a Circonscription médicale (CM). 18.2.2 La mise en place du produit ne requiert aucun moyen supplémentaire sauf le coût du médicament dans 1e cas où ce dernier nrest pas gratuit. 19. Calendrier de mise en oeuvre de la dévolution 19.1 Connne indiqué ci-dessus, la formation du personnel national par le service compéten! de IrOCP sera nécessaire avant que le Gouvernement puisse entreprendre les différentes acti- vités prévues dans le contexte de la dévolution. Ainsi i1 est proposé de former les deux équipes de surveillance entomologique durant lfannée 1987 (date et lieu à fixer en accord avec I rOCP), de faire des séminaires de sensibilisation aux infirmiers de La zone et de former Ies secourisÈes. 19.2 Aussi, i1 sera proposé que le service drévaluaÈion épidémiologique de ITOCP forme pendant 1'année 1987 1es équipes de santé du Niger aux examens épidémiologiques des villages témoins. 19.3 Ainsi 1es auEorités sanitaires du Niger seraient en mesure de comrencer 1e processus de 1a dévolution à partir de 1988. 20. Coordination suivi et évaluation 20.L La responsabilité technique et administrative pour la préparation et la mise en oeuvre de 1a dévolution sera confiée aux services compétents du Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales. Ces services seront aussi responsables de 1a coordination interne eÈ externe et notanment de la collaboration avec OCP. 2O.2 Au fur et à mesure que Ie processus de la dévolution se développe, ltexpérience sur 1e terrain pourrait modifier le plan opérationnel préparé par le MSP/AS qui sera responsable du suivi des activités quotidiennes dans ce domaine. 20.3 Une évaluation continue des résultaÈs et du coût/efficacité des opérations dans le cadre de 1a dévolution sera instituée. Le Comité national de Lutt.e contre 1'Onchocercose sera responsable de cette évaluation en se basant sur 1es rapports fournis par le Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales. JPCT .6 (C) Page 18 ANNEXE 1 PRESTATIONS DES SERVICES DE SANTE PUBLIQUE - ConsulÈaÈions des secouristes (tota1) f ièvre d iarrhée cépha1 ées affections bouche îez ore i1 1e oe i1 plaies - Assistance des matrones(23 Z des accouchements attendus) - Consultations (nouveaux cas) aux dispensaires ruraux' postes médicaux eE circonscriptions médicales - Consultations (tous cas) aux hôpitaux nationaux et déparEementaux - Hospitalisations dans les hôpitaux nationaux et départementaux et dans les circonscriptions médicales 1 its admiss ions - Maladies à déclaration obligatoire Cas diphtérie coqueluche tétanos méningite po 1 iomyé1 ite rougeole paludisme diarrhée grave pneumonie grippe j aunisse varicel 1e I 232 L OT2 952 311 340 604 462 117 630 250 136 687 74 63L 3 085 147 362 084 3 075 47 680 4 954 226 (1e84) (1e84) (1e84) (1e84) (1e84) Décès t2 tt tt tt 3L2 238 448 446 40 1 338 10 L2 3 170 427 173 281 t72 013 4L3 23L 227 s89 653 919 2 4 L7 75 7 487 70 L82 54 6 2 10 1 1 - Programne élargi de Vaccination - vacc]-nat].on ll _ tt _ tt _ tt _ tt tt ant i-amaril e antirougeole ant ichol ér ique BCG antitétanique anEicoqueluche antiméningite 267 66L 25 236 31 250 652 752 333 804 5r7 904 560 170 1 S.lon des enquêtes réalisées en sont vaccinés : contre la Euberculose 1981, i1 est estimé que parmi le groupe O à 12 mois 1 enfant sur 4 ou 5; contre la dip,htérie /coqueluche/ tétanos/polio : 1 enfant sur 15 ou 2o 1 sur 28 Fennmes enceintes vaccinées : contre le tétanos JPCT .6 (C) Page 19 ANNEXE 2 PROGRAI'IME NATIONAL DE PRNVENTION DE LA CECITE 1. La cécité au Niger est principalement due au trachome et conjoncEivite associés, aux mala- dies carentielles (xérophtalmie et kératomalacie) et aux affections dégénératives (cataracte, glaucome). Les traumatismes oculaires jouent aussi un rôle non négligeable. Grâce aux efforts du Prograuune de Lutte contre 1'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta, cette maladie n'est plus transmise au Niger et par conséquent ne donne plus lieu aux nouveaux cas de cécité bien qu'il reste un grand nombre d'anciens cas dus à 1'onchocercose. Selon des statistiques des établissements de santé publique, 1e trachome et 1es conjonctiviEes représentent 8 7. des cas diagnostiqués en consultation généra1e. 11 n'existe pas d'estimations chiffrées concernant la xérophEalmie et la kératomalacie, mais le fait qu'une enquête à Niamey ait démontré que 25,6 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition lalsse entendre que 1'aviEami- nose A pourrait être un problème sérieux au Niger. En ce qui concerne 1a cataracte et 1e glau- come, bien que 1'on ne dispose pas de statistiques pour le pays, des indications sur 1'ampleur du problème peuvent être obtenues à partir des enquêtes provenant des pays en développement qui ont démontré que la cataracte est responsable d'environ 5O % des cas de cécité avec des taux globaux de cécité compris entre L % et 3 % de la population, tandis que 1e glaucome est responsable d'environ 10 % de tous 1es cas de cécité. Une enquête sur Ia prévalence de la cécité réalisée en aott 1983 dans deux départements (Niamey et Maradi) a révé1é une prévalence de 1,66 % par rapport à la population cible (4112 personnes) et 5,35 % par rapport à la popu- lation effectivement examinée (3009). Selon une autre enquête réa1lsée en 1983, 120 OOO ma1- voyants et aveugles ont été recensés pour une population estimée à 6 millions d'habitants, soit une prévalence de 2 % de 1a population. 2. La spécialité de 1'ophtalmologie au Niger est exercée dans deux centres de soins ophtalmo- logiques, un à Niamey et 1'autre à Tahoua. Depuis 1974, il existe une Àssociation nigérienne pour Ia Promotion des Aveugles (ANPA) active dans les domaines d'éducaÈlon, de réhabilitation, de 1a formation professionnelle et réinsertion sociale, du recensement des aveugles et des campagnes de sensibilisation et d'information du public. Les consultations des hôpitaux dépar- tementaux comprennent des examens et interventions ophtalmologiques. Ainsi, en 1984, 16 OOO patients se sont présentés pour des symptômes oculaires. Parrni Ies interventions chirurgicales, les opérations de 1a cataracte étaient 1es plus cormunes suivies par celles du trichiasis, corps étrangers et les plaies oculaires. 3. Afin de renforcer 1a lutte contre la céclté au Niger, iI est proposé de mettre en place un Prograunne National de Prévention de Ia Cécité (PNPC) avec 1'objectif général suivant : éliminer la cécité évitable et promouvoir la santé oculaire afin d'abaisser la prévalence de la cécité à moins de 0,5O % pour l'ensemble du pays et à moins de L % pour une collecÈivité quelconque, d'ici 1'an 1985. Pour atteindre cet objectif, il est prévu de : obËenir des données épidémio- logiques pour le pays concernant des troubles de la vision et de 1a cécité1 promouvoir la prévention y compris 1'hygiène oculaire; former des personnels à lous 1es niveaux des soins ophtalmologiques, notament dans le cadre des soins de santé primaires; installer progressive- ment un dispositif national de promotion de 1a santé oculaire, de prévention, de soins et de contrôle des affections oculaires; diminuer 1e nombre actuel des invalides visuels par 1es interventions chirurgicales; et appliquer une politique d'action sociale envers les victimes de la cécité. La création d'un Comité National de Prévention de la Cécité aidera 1a poursuite des tâches susmentionnées et facilitera 1a sensibilisation du grand public au problème de 1a cécité et 1es actions des collectivltés dans ce domaine. Le Programe est censé toucher en premier lieu les enfants (maladies infectleuses et carences nutritionnelles) et 1es adultes(maladies dégénératives), et ceci surtout dans 1es zones rurales. 4 Les équipes de santé villageoises constitueront le premi-er contact rrophtalmologlquerr. I1 est entendu que les agents de santé villageois ne dépassent pas leur compétence et savent quand i1 faut diriger les malades à un échelon supérieur. 11s s'occuperont également de tt1'éducation oculaireil et de 1'éducation nutritionnelle. Ces activités seront complétées par les équlpes sanitaires foraines qui vont s'occuper des problèmes oculaires à un niveau plus élevé : 1'admi- nistration de la vitamine A à titre prophylactique et curatif, 1'évaluation de 1'acuité visuelle pour détecter toute baisse de la vision, notarment la cataracte; 1'enlèvement des corps étran- gers de la conjonctivite; et 1es interventions chirurgicales. JPCT .6 (c) Page 20 Annexe 2 5. Aux dispensaires ruraux et aux postes et lrco nscripti-ons médicales , vers lesquels 1esc agents sanitaires villageois dirigent 1es cas hors de leur compétence, des soins ophtalmolo- giques plus complets seront dispensés. Ces centres s'occuperont ainsi de la formatlon continue dans le domaine des affections oculaires, de 1a vaccination contre 1a rougeole, et de 1'édu- cation sanitaire et nutritionnelle. 6. Au niveau des départements, i1 est proposé de créer des groupes ophtalmologiques mobiles qui seront en tournée dans 1e département deux semaines par mois et le reste du temps attachés au centre flxe d'ophtalmologie (voir ci-dessous). Les groupes mobiles s'occuperont de 1a pré- vention systématique; Ie dépistage; le rencenseoent des patients devant subir une intervention chirurgicale par 1'équipe sanitaire foraine;les soins postopératoires; la collecte de données statistiques; et la formation continue du personnel. En outre, il est proposé d'établir sePt cenËres fixes d'ophtalmologie au niveau des sept départements (un médecin ophtalmologiste, deux infirmiers ophtalmologistes, deux manoeuvres et deux chauffeurs) responsables des consultations médica1es, du contrôle des groupes ophtalmologiques mobiles, des interventions chirurgical-es et de la formation conti.nue. 7. La programmation et 1a gestion centrale du Progranrne National de Prévention de la Cécité se feront au niveau national. Ainsi, i1 est proposé de mettre sur pied un centre national d'ophtalmologie ayant comme tâches d'apporter un soutien scientifique et technique au Prograume (recherche appliquée, for:nation, etc.); d'assurer la gestion; de former le personnel spécialisé; et de contribuer au fonctionnement des structures ophtalmologiques à tous 1es niveaux. En plus, 1e Comité National de Prévent ion de la Céclté , présidé par le Ministre de la Santé publique et des Affaires Sociales, aura co[rne responsabilités : 1'approbation du progra"rne global et de chacun des prograrmes annuels proposés par le Comité Technique (voir ci-dessous) et 1'évalua- Eion et le contrôle des activités du progranme et ses comptes. Le Comité National désignera un comité technique qui élaborera des programmes dtactivités et budgets annuels etpréparerades rapports évolutifs sur le déroulemenE des activités du Prograurne à f intention du Comité Nat iona1. 8. Le statut du Progranune dépendra de son financement et du degré de participation des orga- nismes non gouvernementaux. Si le Prograrmre est entièrement financé par 1'Etat, i1 aura un statut public. S'il y a participation de 1'Etat et d'organismes de droit privé (Association Nationale de Prévention de la Cécité, etc.), le Programme aura un statut semi-public. Dans ce contexte, il est suggéré que des modifications des statuts de 1'Association Nigérienne pour la Promotion des Aveugles devraient lui permettre de devenir le itpoint centralisateurrrdu futur Comité National- de Prévention de la Cécité. 9. Le Prograurne sera soumls à une évaluation continue afin de mesurer son i.mpact sur l-es mal-adies oculaires et sur 1a cécité. Aussi, un contrôle de cott/efficacité sera effectué conti- nuellement. Vu 1a nécessité d'obtenir des données valables pour une programnation plusdétai1lée et pour 1'évaluation éventue1le, des enquêtes sur les affections et maladies oculaires seront réalisées aussitôt que possible partout dans 1e pays. 10. Le principe d'échelonnement d'implantaÈion du Programre sera suivi. aussi bien pour des motifs tenant à une recherche des rneilleures conditions d'exécution que pour des motifs financiers. JPC 7 .6 (c) Page 21 ANNEXE 3 1. Prograrme AUTRNS PROGRA},IMES DONT LE FINANCE},IENT EST ACQUIS de lutte contre le paludisme Situation actuelle/prévisions Le paludisme sévit parÈout au Niger même si 1a transmission est restreinte dans les zones désertiques. On estime que le taux de morbidité se situe entre 6 et 7 % de toutes 1a popula- tion et que 1e taux de 1éta1ité est d'environ Or3 %. La lutte contre la maladie est basée sur le traitement curatif, la chimioprophylaxie et 1es acEivités antivectorielles. 11 existe peu de données pennettant une évaluation de 1'ampleur de ces actions. Le programre de lutte contre 1e paludisme vise à un diagnostic précoce et au traitement de chaque cas suspect grâce à une amélioration des services de laboratoire du Niger. La prio- rité sera accordée aux enfants âgés de O à 10 ans. La chimioprophylaxie sera réservée aux femmes enceintes. Etant donné que 1'année de démarrage n'est pas encore fixée, 1e tableau de prévisions suivant (résuroé) se réfère à 1'année rrOtt (activités préparatoires), "1t'(première année d'exé- cution du progrannne), etc. 2. Prograurme élarei de Vaccination Situation actuelle/prévlsions Le taux d'incidence de la rougeole est de 7 % et le taux de létalité est de 1,22 %. La prévalence des séqueIles paralytiques de la poliomyélite dans les groupes d'âge de 5 à 14 ans est de 6,4 % en milieu rural et de L3,2 % en milieu urbain (département de Niamey - 1981-). llême si les chiffres concernant le tétanos néonatal et 1a coqueluche ne sont pas déterminés, ces deux maladies semblent être importanÈes, tandis que la diphtérie est la moins importante parmi 1es maladies cibles du Prograrure élargi de Vaccination. La tuberculose reste une maladie endémique et 1a fièvre jaune, absente depuis 1939, inquiète. La couverture vaccinale est actuel- lement très insuffisante à cause du peu de ressources existantes et d'une chaîne de froid peu d éve loppée . Le Progranune é1argi de Vaccination prévoit f intégration de ses activités dans toutes Ies formations sanitaires fixes du pays et Ia mise en place des équipes mobiles qui partout vont se développer dans un sens décroissant. 11 est prévu d'améliorer 1a couverture vaccinale de 40 % enlanetà90%en4ans. Années o 1 2 3 4 Total Investis. Cts récurrents 93L 229,2 too 748,7 334 989,O too 748,7 373 678,4 ]-oo 748,7 305 89 7, 6 98 018,6 248 408,6 98 018,6 2 194 202,8 498 283,3 Total (F CFA 000) ]-o3]- 977,9 435 737,7 474 427,t 4o3 9L6,2 346 427,2 2 692 486,L Années o 1 2 3 4 Total Invest is . Cts récurrents L6]- 737,5 5 658,9 25 746,6 5 156,9 52 928,4 7 447,6 32 784,5 6 897 ,7 18 017,8 6 976,9 3LL 214,8 32 127 ,9 Total (F CFA OOO) 187 396,4 30 9O3,4 60 376,O 39 672,2 24 994,7 343 342,7 3JPc7.6 (c) Page 22 Annexe 3 Lutte contre les maladies diarrhéiques S ituat ion ac tue11e/prévis ions La mortalité due aux diarrhées parmi 1es enfants de moins de cinq ans est estimée à 18 %. La diarrhée est la cause de décès des enfants 1a plus importante après le paludisme. La lutte actuelle contre les maladies diarrhéiques est en train de s'organiser d'une manière coordonnée grâce à la mise en oeuvre d'un prograrune national. Le progranrne de lutte contre les maladies diarrhéiques sera basé sur une amélioration des mesures d'hygiène du milieu; 1'éducation sanitaire, et 1'application du traitement de réhydra- tation par voie orale des produits fabriqués au Niger. 11 est espéré d'arriver après trois ans à une couverture des enfants de O à 4 ans de 59 7. dans la région fluviale, 40 7. dans la région sahélienne et 75 % dans 1a région saharienne. 4. Prograrme de lutte contre la malnutrition Situation actuelle/prévisions La malnutrition esÈ un problèrne répandu au Niger. Dans un département, une enquête(en 1979) a révé1é que 18 Z des enfants avaient un poids inférieur à 2,5 kg à 1a naissance. Dans un autre département, environ une femme enceinte sur cinq était anémique (1982), tandis que dans 1e département de Niamey, 37,5 7" des enfants de 3 mois à 5 ans ont un poids insuffisant. Le programe de lutte contre la malnutrition prévoit la promotion de ltaLlait.ement maternel; lrintensification de 1réducation nutritionnellel 1a production, la conservation, le stockage et la distribution des aliments et lrapprovisionnement en eau potable. 5. Renforcement des activités de la planification Est imat ion actuel 1e /prévis ions La croissance démographique au Niger est très rapide (doublement de la population tous les 25 ans environ) avec toutes les répercussions connues. Par conséquent, un séminaire national sur 1a santé familiale eË le développement (1985) a recommandé lradoption drune politique démo- graphique et la création dtune conmission nationale de santé familiale chargée de proposer au GouvernemenÈ des stratégies en mntière de planification familiale. Déjà, le Centre national de Santé familiale (ouvert en novembre 1984) stoccupe du recensement des textes législatifs et drune proposition de reconmandations pour une politique nationale de population. Années 0 1 2 3 4 Total Investis. Cts récurrents 29 01O,8 3 854,5 3 634,9 3 854,5 3 634,9 3 854,5 8 864,9 3 854,5 3 634,9 3 854,5 48 780,4 19 272,5 Total (F cFA 000) 32 865,3 7 489,4 7 499,4 12 7 19,4 7 499,4 68 052,9 EsÈimation des besoins Années 0 1 2 3 4 Total Investis. Cts récurrenËs 43 755,7 17 714,O 33 576,6 21 856,2 53 189,1 23 739,0 32 949,1 20 329,2 21 118 ,7 19 492,0 184 589,2 103 't 30,4 Total (F CFA 000) 61 469,7 55 432,8 76 928,1 53 278,3 40 610,7 287 7 19,6 JPCT .6 (C) Page 23 Annexe 3 Le prograrme du renforcement des activités de la planification familiale et de lGl!â-.r.tt des naissances srefforcera drappuyer toute activité visant à lradoption drune politique démo- graphique ainsi que des activités du Centre naÈional de Santé familiale, y compris 1a formation du personnel. 6. Renforcement des activités de la Direction des Affaires sociales/pl'tt Situation actuel 1e/prévisions Au Niger, sept femoes sur mille meurent à lraccouchement et un enfant sur deux meurt avant 1tâge de cinq ans. Le Gouvernement a fait des efforts considérables pour améliorer 1a situation en renforçant 1e système des formaEions sanitaires et surtout 1es centres PMI et Ies maternités. La Direction des Affaires sociales/PMl met en oeuvre également des consultations foraines(142 villages touchés) et des visites à domicile. El1e srefforce dfarnéliorer Ia couverture sani- taire des fennnes enceintes et la consultation des nourrissons sains. Le prograrnme de renforcement des activités de la Direction des Affaires sociales fournira un appui à lrintensification des activités foraines, à lrintégration des activités préventives et curatives, au développement des activités sociales au sein des centres sociaux et à domicile, et à la supervision du personnel. Estimation des besoins Années 0 1 2 3 4 Total Investis. Cts récurrents 39 695,7 17 358,4 56 107,4 21 023,6 24 110,3 24 306,9 31 1 70,8 26 445,0 8 368,0 26 445,9 159 452,2 1 1 5 578,8 Toral (F CFA 000) 57 054,1 77 131,0 48 417,2 57 615,8 34 813,9 275 031,O 7. Formation du personnel Situation actuelle/prévis ions La formation du personnel saniEaire a été eE reste une des priorités du Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales. Toutefois, le nombre de personnes formées reste insuf- fisant. Aussi, 1a formation continue ntest pas développée au niveau désiré et sa répartition entre les différentes catégories du personnel est inégale. I1 est prévu draméliorer 1a situaÈion par les mesures suivantes : lrintensification de Ia formation de base à tous les niveaux; 1a formation des formateurs, le perfecÈionnement et 1a formation conEinue des personnels de santé; 1a planification et 1a programration de 1a spécialisation des cadres. Le progranune de 1a formation du personnel vise à adapÈer 1a formation du personnel aux différents programmes de développement sanitaire; à renforcer 1e matérie1 documentaire et didactique en fonction des programmes adoptés; au recyclage des différentes catégories de per- sonnel; et à la mise en oeuvre drun progranure de spécialisation du personnel. Estimation des besoins Années 0 1 2 3 4 Total Investis. Cts récurrents 182 875,6 1 359,8 128 283,8 1 359,8 128 283,8 1 359,8 41 152,O 1 359,8 41 152,O 1 359,8 521 747,2 6 799 ,0 Toral (r CFA 000) 184 235,4 129 643,6 129 643,6 42 511 ,8 42 511 ,8 528 546,2 r EsEimation des besoi-ns Total3 42Anoées 0 44 486,4 2 981 ,1 1 462 368,7 14 905 ,5 62 388,7 2 981,1 50 788,6 2 981,1 1 243 124,9 2 981,1 61 580, I 2 981,1 Investis . Cts récurrents 47 467,5 1 477 274,265 369,8 53 769,71 246 106,0 64 561,2Toral (F CFA 000) JPC7.6 (C) Page 24 Annexe 3 8. Prograrnme dréducation pour la santé S ituation actuelle/prévisions ActuellemenÈ, i1 existe un bureau dréducation pour la santé au sein de la DirecÈion de ltEnseignement et de ltEducation sanitaire et nutritionnelle du Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales (DEESN), mais les ressources mises à sa disposition ne 1ui Perlnettent guère de mener à bien 1es activités prévues. Le progr:nrme dréducation pour la santé envisage la mise en place drun progranrme national danscedomaine;.-,,'"@nforcementdubureaude1léducationpour1asanré; la formation des cadres à tous les niveaux et le renforcement de la coll-aboration avec le Ministère de la Contmunication et de 1a Culture. Estimation des besoins Années 0 1 2 3 4 Total Invest is . Cts récurrents 175 972,6 7 777,1 54 616,7 7 777,1 45 908,7 7 777,1 53 905,5 7 777 ,1 42 247,7 7 777,1 372 651,2 38 885,5 Total (F CFA 000) 183 749,7 62 393,8 53 685,8 61 682,6 50 o24,8 411 536,7 9 Activités dans le cadre de la santé bucco-dentaire Un séminaire national tenu en décembre 1984 a défini 1a population cible et les comPosantes du prograrmre, à savoir : - éducation pour 1a santé bucco-dentaire, - prévention des maladies bucco-dentaires, - traitement symptomatique des affections les plus fréquentes, - promotion drune bonne alimentation et approvisionnenent en eau saine. Toutefois, le coût des activités du progranrne nta pas été encore estimé' 1

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization