World Health Organization (WHO) · Technical Documents

Rapport technique annuel de projet TIDC RCA au Comité Consultatif Technique(CCT) : 1er novembre 2008 au 30 mai 2009

World Health Organization
View original document

The full text is hosted by the publishing organisation. lawenc.com indexes the metadata and links to the official source.

Full text

MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE DE LA POPULATION ET DE LA LUTTE CONTR.E LE SIDA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Unité - Dignité - Travail PAYS/GTNO: REPUBLIQUE Nom du proiet: TIDC/RCA CENTRAFRICAINE (RCA) Année de démarruge: 1998 Période couverte par le rspport (Mois/Annéel: l"'llll08 to 30/05/08 Année de mise en oeuvre rapportée: 1 I -t I I I I I I I I 2a 7@ 3n 8! 4Z 9E 5! 10 [ Dste de soumission: 3l juillet 2009 psrtensires : CBM, APOC, Ministère de la Santé. RAPPORT TECHNIQUE ANNUEL DE PROJET AU COMITE CONSULTATIF TECHNIQUE (CCT) n aÿ PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE coNTRB L'ONCHOCERCOSE (APOC) F T aa I nl esV EPI Rrn csÀ c-D P t*nü lv L- lnlonnollon Àr/L rA Wæ I ! I O il AÛIJT 2üÛ9 APOC/DrR RECU LE Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA 7 Année d'approbation: 2008 t , '--.1.11; "..- ,', ' -\r I * II RAPPORT TECHNIQUE ANNUEL DE PROJET AU COMITE CONSULTATIF TECHNIQUE (CCT) ENDOSSEMENT Autorités devant siqner ce rapport: Pays Coordonnateur National : Coordonnateur Oncho de Zone ONGD Rapport rédigé par TA 09 applicable Signature; Date: ..... €.fitetùm:. Nom : Dr Benoît KEMATA Titre : 2 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA .ti i Tables des matières SUITE DONNEE AUX RECOMMANDATIONS DU CCT......... ...........................7 Résumé analytique 9 1.1.1 Introduction :.............. 1.1.2 Description du projet TIDC de la RCA 1.1.5. Partenariat 1.2. PopuLenoN IO t0 l4 l5 2t 23 2i 25 26 2.1 2.2 .16 18 2.3. MosrlrsaroN, sENSIBILTsATToN ET EDUCATToN EN MATTERE DE sANTE EN FAVEUR DES coMMLTNAUTES A RrseuE ................ .................. 18 2.4. IuplrcarroN coMMUNAUTArRE....... ....................... 19 2.5. RrNroRcpuENT DES cAPACTTES CRr-eNozupR DES ACTrvrrES PlarpoypR 2.6. TnanpupNrs 2.6.4. Décrire brièvement tous les effets secondaires groves connus ou avérés qui sont survenus au cours de la période couverte par ce rapport, etfournir au tableau I les informations requises si elles sont disponibles........... ..................... 26 2.6.5. Evolution de performance du traitement depuis le démarrage du projet TIDC jusqu'à l'année en cours..... 2.7 . CovtraaNoB, srocKAGE ET LIVRAISoN D'IVERMECTINE......... 2.8. Auro-uoNIToRAcE coMMUNAUTATRE ET Rxt NroN DE pARTTES pRENANTES ..... 2.9. SuppRvrsroN................ 2.9.1. Hiérarchiedesupervision............. 2.9.2. Principaux problèmes identifiés pendant la supervision? 2.9.3. Liste de contrôle de supervision ?.......... 2.9.4. Résultats à chaque niveau de la mise en @uvre du TIDC supervisé? 2.9.5. Retro-information oux personnes supervisées ?............ 2.9.6. Utilisation de la rétro-information pour améliorer la performance globale du projet ? 30 3.1. Eeurp8ueNr................ ......30 3.2. Apponrs FTNANCIERS DES pARTENAIRES ETCoMMIrNAUTES............ ............ 3l 3.3. Aurnrs FoRMES DE sourrEN coMMLTNAUTATRE 2.6.1 2.6.2 2.6.3 4.3.1 4.3.2 4.i.3 4.i.4 Chiffres de traitements ............. Quelles sont les couses de l'obsentéisme? Quelles sont les raisons de refus? Mécanismes de livraison de l'ivermectine Formation. Supervision et monitorage conjoints avec d'autres progrdmmes Déblocage de fonds pour les octivités du projet 27 28 29 29 29 29 30 30 30 .................. 3 I 3.4. DpppNses PAR ACTrvrrE 32 4.1. Revups INTERNES, MoNtroRacE pARTrcrpATIF INDEnENDANT; Evat-uarroN DE DURABILITE 32 4.I.I monitorage/évaluotion ffictué pendant la période de ropportage ? ................... i34.1.2. Quelles étdient les recommandations?4.1.3. Comment ont-elles été mises en application? 4.2. DuneerLrrE DES eRoJETS: eLAN ET oBJECTIFS FrxES (oBLrcAToIRE EN L'AN 3) ................... 3 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA 4.3.5. Le TIDC est-il pris en compte dans le budget des SSP? .................... 34 4.3.6. Autres progrommes utilisant la structure du TIDC et comment celo a été réalisé. Quels ont été les ocquis ?................. .......... 344.3.7. Autres questions prises en compte dans l'intégration du TIDC. ........ 34 4.4. RpcsencHE oPERATToNNELLE 4 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA Acronymes APOC (Programme Africain de lutte contre I'Onchocercose OAT Objectif Annuel de Traitement OAF Objectif Annuel de Formation OBC Organisation à Base Communautaire DC Distributeur Communautaire TIDC Traitement par Ivermectine sous Directives Communautaires AMC Auto-Monitorage Communautaire LGA Local Government Area (Région sous administration locale) MINSAN Ministère de la Santé ONGD OrganisationNon-Gouvernementale de Développement ONG Organisation Non-Gouvernementale GTNO Groupe de Travail National de lutte contre l'Onchocercose SSP Soins de Santé Primaires REMO Rapid Epidemiological Mapping of Onchocerciasis RGPHO3 Recensement Général de la Population Humaine 2003 ESG Effet Secondaire Grave RPP Réunion des Parties Prenantes CCT Comité Consultatif Technique (Groupe consultatif scientifique d'APOC) FDF Formateur des formateurs UNICEF United Nations Children's Fund BUT But Ultime de Traitement OMS Organisation Mondiale de Ia Santé PNDS 2 Plan National de Développement Sanitaire Nr 2 COGES Comité de Gestion des formations sanitaires CBM Christoffel Blinden Mission UCM Unité de Cession des Médicaments PNLO Programme National de Lutte contre l'Onchocercose OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement 5 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA Définitions (i) Population Totale: la population totale des communautés méso/hyper-endémiques dans la zone de projet (basée sur la REMO et le recensement). (ii) Population Eligible: correspond 84Yo de la population totale dans les communautés méso/hyper-endémiques de la zone du projet. (iii) Objectif Annuel de Traitement: (OAT): le nombre estimatif de personnes vivant dans les zones méso/hyper-endémiques qu'un projet TIDC a à traiter avec l'Ivermectine au cours d'une année donnée. (iv) But Ultime de Traitement (BUT): nombre maximum de personnes à traiter chaque année dans les zones méso/hyper endémiques au sein de la zone de projet, à atteindre finalement quand le projet aura réalisé la couvefture géographique complète (normalement le projet doit atteindre le BUT à la fin de la 3"*" année du projet). (v) Couverture Thérapeutique: nombre de personnes traitées au cours d'une année donnée sur la population totale (cela doit être exprimé en pourcentage). (vi) Couverture Géographique: nombre de communautés traitées au cours d'une année donnée sur le nombre total de communautés mésolhyper-endémiques telles qu'identifiées par la REMO dans lazone de projet (cela doit être exprimé en pourcentage). (vii) Intégration: La fusion de deux ou plusieurs programmes de santé, en y supprimant des barrières, afin de maximiser la rentabilité et permettre une collaboration libre et équitable. A titre d'exemple: prestation d'interventions sanitaires supplémentaires (à savoir la supplémentation en vitamine A, l'albendazole pour le traitement de la FL, l'identification de la cataracte, etc.) à travers le TIDC (en utilisant les mêmes systèmes, formations, supervision et personnel) afin de maximiser la rentabilité, et de donner aux communautés les moyens (pleins pouvoirs) pour résoudre davantage leurs problèmes de santé. Ceci ne comprend pas des interventions ou activités entreprises par les distributeurs communautaires en dehors du TIDC. (viii) Durabilité: Les activités TIDC dans une zone donnée sont jugées DURABLES lorsqu'elles se poursuivent de façon efficace, qu'elles assurent un taux élevé de couverture, qu'elles intègrent au sein des services de santé existants, qu'elles reflètent une for.te appropriation communautaire et ce, tout en utilisant les ressources mobilisées par la communauté et le gouvemement. (ix) Auto-monitorage communautaire: Le processus par lequel la communauté est habilitée à superviser et à suivre la performance du TIDC (ou tout autre programme d'intervention en matière de santé) afin de veiller à ce que le programme soit mis en æuvre suivant I'objectif prévu. Le processus encourage la communauté à assumer la pleine responsabilité de la distribution d'Ivermectine, et à effectuer des changements si nécessaire. 6 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA SUITE DONNEE AUX REGOMMANDATIONS DU GGT Point 100 : - Le GTNO prend octe des recommondations du CCT concernant le projet notamment en ce qui concerne les points suivants : o Améliorer la couverture géographique : En raison de la situation de conflit latent uéé par les mouvements de rebellions dans les parties Nord et Nord Ouest du pays, zones très peuplées et originellement très fortement endémiques de l'onchocercose, il y a une insécurité permanente dans le secteur entraînant un déplacement des populations vers les pays voisins (Sud Tchad et Nord Est Cameroun). Les attaques des rebelles suivies des représailles de l'armée loyaliste ont entraîné une disparition de certains villages, la couverture géographique ne peut pas atteindre 100%o. La demière revue des activités du programme a recommandé aux responsables sanitaires de cette zone de faire, dans la limite des conditions sécuritaires, le point des villages encore existants et faisant l'objet d'interventions de santé. Cette partie du pays constitue le tiers des communautés sous TIDC. o Améliorer l'utilisation des formuloires de collecte des données : Les formulaires de collecte des données utilisées par le PNLO sont celles adoptées après échange avec le management d'APOC et les acteurs de terrain. Certaines informations prêtant confusion aux yeux des utilisateurs, ces formulaires ont été simplifiés et adaptés à la situation de la RCA mais les principales informations utiles pour suivre la performance du Programme y figurent. Les supervisions du GTNO et la revue des activités ont été autant d'occasions d'améliorer la compréhension des paramètres de ces supports par le personnel de santé. o Accroître la participation des communautés au processus de sélection des DC : Cette action a été entreprise dès la demière revue des activités du TIDC de 2008, l'accent a été mis sur cet aspect du TIDC qui constitue une étape importante dans l'appropriation de la stratégie par les communautés. Cela suppose la reprise du processus de mise en place du TIDC afin de corriger cette lacune. Commencé en 2008, la formation 2009 des chefs de formation sanitaire de première ligne ainsi que celle des DC couplée à une campagne de sensibilisation pourra inverser la tendance et les impacts devraient être visibles là où cela aura été respecté. o Améliorer la participation des femmes du processus du TIDC : Ce n'est que par Ia sensibilisation des populations que les femmes pourront s'intéresser au processus du TIDC. Cette question est prise en compte dans les activités de sensibilisation de cette année. Toutefois, au regard des considérations culturelles, cette représentativité sera longue à mettre en place mais fortement encouragée par le GTNO notamment par rapport aux interventions de santé reposant sur la femme (ex : prise en charge des cas de paludisme au niveau ménage). o Améliorer la participation des responsables religieux, traditionnels et autres responsables communautaires : Le Programme est en contact depuis cette année avec les responsables religieux de l'Association des(Euvres médicales Chrétiennes en Centrafrique (ASSOMESCA) qui dispose d'un vaste réseau de formations sanitaires et d'agents dans I'arrière pays. Le but recherché est de s'appuyer sur leur réseau en vue d'atteindre les communautés qui ne disposent pas d'infrastructures sanitaires publiques. Cette collaboration est porteuse d'espoir pour les années à venir. Au-delà de ce nouveau partenariat, I'accent sera mis sur la place à réserver aux leaders confessionnaux pour faciliter la mobilisation des communautés autour de la stratégie. 7 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA o Redynamiser la motivation des DC et accélérer le processus d'élaboration des plans de pérennisotion et d'intégrotion du TIDC : Les Plans de durabilité du TIDC et de dévolution de la RCA sont élaborés et sont encore en discussions entre les parties prenantes avant leur adoption par le GTNO puis le Gouvernement centrafricain avant leur soumission à APOC. Ce processus pourrait s'achever d'ici la fin de l'année 2009 au plus tard. La question de la motivation des DC demeure cruciale en cette phase de relance, elle devra faire I'objet d'une recherche opérationnelle pouvant déterminer la meilleure manière de motiver les DC par les communautés. Toutefois, il est ressorti des supervisions ainsi que des échanges lors des revues du TIDC que par endroit la question de la motivation est liée à la mauvaise perception des communautés par rapport à la stratégie et au fait que la mise en place du dispositif n'a pas respecté l'approche. Le GTNO espère voir réduire ces conflits par la reprise du processus recommandé par les revues TIDC de 2008 et2009. 8 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA Résumé analytique L'onchocercose est endémique dans l0 Préfectures sur les 16 que compte la République Centrafricaine. La taille de la population totale est de I 101436 habitants (base du recensement TIDC fait par les DC en 2008). Dans le souci de reconstituer les bases de données du Programme depuis la relance en2007,le PNLO continue de se baser sur les données de recensement effectuées par les DC sur Ie terrain. Le nombre total des communautés/villages sous TIDC est de 5014 villages. Les résultats de traitements de 3096 sont parvenus à la coordination du programme et sont présentés dans le présent rapport. Le BUT était de 936220 personnes avec un OAT de 881 148 personnes. Le taux de couverture de I'OAT est de 98,78"/o tandis que la couverture du BUT est 93 oÂ. Les deux taux de couverture sont en nette progression par rapport à l'année dernière. Compte tenu de la situation d'insécurité persistante dans le nord et le nord-ouest du pays (préfectures sanitaires de l'Ouham, Ouham Péndé et le Bamingui Bangoran), certaines communautés n'ont pu être atteintes, ce qui explique le recul du taux de couverture géographique par rapport à l'an 6 soit 61167o/o. Néanmoins, il faut noter que là où les agents de santé ont pu réaliser les traitements, les taux de couvertures thérapeutiques ont été satisfaisants; ainsi le taux de couverture thérapeutique global est passé de 761990 I'an 6 à 79,03 "/".Bien que n'ayant pas atteint les 85% de couverture thérapeutique recommandée par APOC, il est important de remarquer qu'il y a une évolution positive de cette couverture depuis la relance en 2007 . La performance du projet TIDC de la RCA reste encore tributaire de la situation sécuritaire globale du pays car c'est là où l'insécurité est grandissant que se situe les zones prioritaires de traitement. Le GTNO est conscient de cette situation et les réflexions sont en cours afin de trouver les meilleurs moyens de mener les activités dans les zones d'insécurité ; l'appui de I'APOC est sollicité pour relever ce défi. Une piste de solution est actuellement le plaidoyer en cours en direction des agences humanitaires et des ONG nationales et internationales travaillant dans les zones de conflit pour atteindre les populations déplacées et difficiles d'accès. 9 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA SECTION {: Information de Base 1.1. lnformations Générales 1.1.1 Introduction : Le Projet TIDC de la République Centrafricaine constitue un seul projet qui couvre l0 préfectures sanitaires regroupées dans 4 régions sanitaires endémiques de l'onchocercose. Depuis la relance des activités en 2007, beaucoup d'efforts ont été consentis pour asseoir les bases d'un TIDC bien conduit. Ces efforts sont matérialisés par la décision du Ministère de la Santé Publique, de la Population et de la Lutte contre le Sida avec l'accord du management d'APOC de décentraliser les aspects techniques et financiers de la mise en æuvre du TIDC. Cette décentralisation ne s'est pas faite sans difficultés notamment la complétude des rapports de traitement ainsi que des pièces justificatives qui tardent à être acheminées par le niveau périphérique à la coordination du Programme. Ce qui a souvent une implication négative sur la rédaction à temps des rapports technique et financier. 1.1.2 Description du projet TIDC de la RCA : La République Centrafricaine est un pays enclavé, situé au cæur du continent et qui s'étend sur 623.000Km,. Elle est limitée par le Tchad au Nord, le Soudan à l'Est, le Cameroun à l'Ouest et, au Sud, la République Démocratique du Congo et la République du Congo. Ce pays, situé en zone tropicale pluvieuse (usqu'à 8 mois de pluies au Sud), est caractérisé par une importante couverture forestière (de près de 3,5 millions d'hectares), un relief plat et accidenté et un réseau hydrographique dense qui compte 2 grands fleuves et plus de 30 importantes rivières. La RCA est formée dans sa partie centrale de plateaux ondulés de faible altitude variant entre 600 et 900 mètres. Les bordures Nord et Sud du pays marquent les limites des bassins du lac Tchad et du Congo. Trois types de végétation couvrent le pays au Nord et au Nord Est, la végétation est de type sahélien ; au centre, on y trouve une savane boisée avec quelques galeries forestières au Sud et au Sud Ouest, commence la forêt équatoriale' Le climat est de type tropical caractérisé par une saison des pluies allant de mai à octobre et une saison sèche s'étendant de novembre à avril. On rencontre trois zones climatiques : - au Nord Est le climat est sahélo-soudanais avec 1400 mm d'eau par an ; - au sud et dans le centre un climat inter tropical humide, les précipitations atteignent 1570 mm; - au sud et au sud est, le climat est aussi humide avec une densité pluviométrique plus élevée, jusqu'à 1700 mm d'eau par an. Pendant la saison des pluies, la communication terrestre est presque coupée entre Bangui la capitale et les Préfectures du nord-est notamment la Vakaga et le Bamingui-Bangoran situés respectivement à 1250 Km et675 Km, ce quirend certaines interventions diffrciles, voire quasiment impossibles. Le réseau routier interne de la RCA est constitué majoritairement de pistes rurales difficilement praticables en saison des pluies ne permettant pas d'accéder à certaines localités. l0 Rapport Annuel2008, GTNO/RCA Ce contexte physique favorise le développement de nombreuses maladies transmissibles, et constitue un handicap majeur de développement sanitaire en raison de l'impraticabilité des routes et de l'existence de nombreuses zones enclavées. Sur le plan administratif, la république Centrafricaine est divisée en 7 régions, l6 préfectures, 62 sous préfectures, 177 communes, 8 294 villages et 1422 quartiers (source : rapport de l'enquête à indicateurs multiples MISC 2000). Les résultats du RGPH 2003 indiquent que la population centrafricaine ajustée en décembre 2003 était de 3.895.139 habitants dont 1.475.315 habitants (38%) résident en milieu urbain et2.419.824 en milieu rural (620Â). Avec un taux d'accroissement annuel de 2,5Yo, la projection pour 2008 fait ressortir une population totale de 4 302 360 habitants. Tableau 1: Répartition régionale de la population centrafricaine par sexe REGION Population aiustée Masculin Féminin TOTAL Pourcentage REGION I 300 872 302 727 603 s99 15,5yo REGION 2 351 852 347 684 699 53s 17,60/o REGION 3 392 721 407 006 799 727 20,5yo REGION 4 252 585 260 360 512 946 13,zyo REGION 5 93 860 9t 940 185 800 4,ïyo REGION 6 232 430 238 331 470 761 12,lyo REGION 7 315 006 307 765 622 77t 16,3yo RCA 1939326 1955813 3895139 l00o/o Source : RGPH]3 Les régions administratives 3, 4,5 et 6 constituentlazone du projet TIDC ll Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA aVAIGGA IIAI]IEI«OilO a CI]AKA a ili I rt)il 1r\:bl{ 11LI 1 .,',\ ' ;,i il lt oLq) a x 6l(J Sordan TUrd ûrargo Rryù*içe ùftBo Regiorssadhirts 0 100 2mknl_t_, 1.1.3. Concernant les aspects de population : activités, cultures, Iangue : Le pays est doté d'un ciment socioculturel intercommunautaire forgé par l'histoire de [a Centrafrique et matérialisé par la pratique d'une seule langue nationale: le Sango. Cette unité dans la diversité ethnique est aussi l'un des socles de l'unité nationale qui, à I'aube des indépendances, a créé les conditions de stabilité, de paix, de sécurité et de croissance économique d'une Nation dont « Bangui la coquette >> était la vitrine. Les principales ressources économiques proviennent du secteur primaire : agriculture, élevage, chasse, pèche, forêt et mines, notamment le diamant, l'or et l'uranium dont la plupart demeure inexploitée. La végétation alliée au climat, crée des zones de cultures différentes : - au nord, au nord est et sur une partie du centre : mil, sorgho et maïs ; - au nord ouest et au centre : coton et manioc ; - au sud et à l'ouest : manioc, café et maïs La politique budgétaire, montre que la situation des finances publiques reste fragile en dépit des mesures d'assainissement mises en æuvre dans le cadre de l'ajustement structurel (PAS, FASR, FRPC). En effet, les recettes de l'Etat demeurent insuffisantes pour couvrir les besoins prioritaires de la population notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation. nrymquelËnrcrdiqræ ùCongo t2 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA 5 o BANIrSU BATIüruN aJ 4 7 1.1.4. Système sanitaire et prestation des services de médicaux : La politique de santé du pays est fondée sur les soins de santé primaires (SSP), plusieurs mécanismes institutionnels ont été développés notamment la création des organes des SSP à tous les niveaux du système, l'instauration du système de recouvrement de coût et de la cogestion des services de santé (COGES), l'autonomie partielle de gestion conferée aux formations sanitaires ainsi que la décentralisation au niveau des préfectures sanitaires. Ce socle du système sanitaire, impliquant la communauté, à travers les COGES, dans la gestion des questions de santé devrait créer les conditions d'une mise en æuvre favorable du TIDC. Dans la zone du projet TIDC de la RCA, 441 postes/centre de santés publiques et privées sont répertoriés et répartis comme suit : Région Sanitaire Nr 3 : 162 Région Sanitaire Nr 4 : 102 Région Sanitaire Nr 5 : 53 Région Sanitaire Nr 6 : 124 ; Tableau 2: Effectifs du personnel de santé impliqués dans le TIDC District/LGA (REGTONS SAI\ITAIRES D'ENDEMIE oNCHO) Effectifs du personnel de la santé impliqués dans Ie TIDC. Nombre total du personnel de la santé au niveau de toute la zone du projet Br Effectifs du personnel de la santé impliqués dans le TIDC Bz Pourcentage BÿBzlBr *100 RSNr3 185 167 90,27 RSNr4 185 103 55,67 RSNr5 95 67 70,52 RSNr6 170 130 76,47 Total 635 467 73,54 SOURCE : PNDS 2, Rapport de formation TIDC 2008 Compte tenu du contexte socio-politique et sécuritaire, dans certaines sous préfectures, des postes et centres de santé ont été abandonnés par les agents titulaires qui ont été relocalisés dans les chefs lieux de préfectures sanitaires. Les actions de santé y sont donc menées de façons sporadiques. La situation précise de ces structures non fonctionnelles n'est pas pour le moment bien connues. l3 Rapport Annuel 200E, GTNO/RCA 1.1.5. Partenariat En RCA, un seul projet existe, il est mis en æuvre par le Ministère de Ia santé publique, de la Population et de la Lutte contre le Sida, I'APOC et l'ONGD CBM. Toutefois, il nous faut signaler les partenariats qui ont été développés localement par les responsables sanitaires avec des ONG et associations pour la mise en æuvre de certains volets du TIDC. Il s'agit notamment de la Communauté des Eglises Evangéliques de l'Est (CEEC) dans le Haut Mbomou (RS Nr 6); I'ONG Internationnal Rescue Commettee (IRC) qui a apporté son appuie cette année au TIDC notamment dans la formation des DC dans la Nana Grébizi (RS Nr 4) ; l'lMC (lnternational Médical Corps) appui la mise en æuvre du TIDC dans les Sous préfectures de Sam Ouandja et Ouadda dans la Haute Kotto (RS Nr 5). MSF dans les sous préfectures de Batangafo et Kabo dans l'Ouham. En outre, le PNLO est en discussion avec une ONG confessionnelle I'ASSOMESCA pour un partenariat dans un cadre global d'appui à la lutte contre l'onchocercose. Quelques uns de ces membres ont participé à la réunion de revue des activités de 2008. Nous espérons tirer profit de ce partenariat surtout que cette ONG caritative à un réseau bien structuré de formations sanitaires dans presque tout le pays. Un accent particulier sera mis au cours de l'an 7 du projet sur Ia sensibilisation de tous les partenaires du TIDC et la redynamisation des organes de gestion des soins de santé primaires afin d'obtenir leur mobilisation pour la mise en place d'un programme intégré et bien construit dans toutes les zones d'endémies. Le sous bureau de I'OMS dans le Bamingui Bangoran appui les activités de lutte contre l'onchocercose dans cette préfecture par [e transport de l'lvermectine dans les villages qu'elle couvre ainsi que l'acheminement des rapports de traitements vers la coordination nationale du PNLO. Des échanges ont eu lieu avec le responsable de ce sous bureau afin que cet appui puisse s'élargir à la formation mais aussi et surtout Ia supervision des activités là où les agents du service public ont des difficultés d'accès. Des discussions sont en cours avec MSF-Hollande pour son appui dans la lutte contre l'onchocercose dans les sous préfectures de Bossangoa, Boguila et Markounda dans l'Ouham, cette partie Nord Ouest du pays où le programme connaît un lourd déficit en terme de complétude des résultats et de suivi du dispositif TIDC. t4 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA ()( o ^z-F O od o c.l ê) ËoÈ o.dil r .0Rc) OêO() c'r .6ÉÊ"a)É gU 'S- .i .G) (J .- 0)3 'o(!Oaoc) (iL 6)X (t, .(.) ()è0É'û; @ .0) ()o o 96 .9 .* 'e -3o)o!g C)= '9 ., = (.) I o-rE .6) oii '-'eÊ.=(Ü(É .o<oO*d9 cd=is e(ü '-99Êô.s(l)'a 7)a =()dÊ\o=5EN() 6J Q'Éqo$ 6 o.r :EOH C)ô OÉ .Fô L =()!tr .. ô0æ Y'=8 §gNaÉa 'Ëë É ÉtD(J <E àOq g't46, 4a- 9 Ea0)!Étr Ë'E g :Ee s q.ü â €'Ea*rÀô' 8.E «l(l) * JJ o ()Ë C) o (É o o (.) .{) (ü É() o q() () q) q) oN cE q) q) q) o o É «lt ,(Ë ru .() cl tr o(J E o I a!)Ê oÈ aN aF Ëgs*s = Ë eô6 r =1- oo' or- oo æ Tÿ O o\ \o ô.1 æ cl o\ o c1 e.l æ sf oo .+ Fr oo oo r+t- + c.l N+ ÿ\o N oo o, .+ e.lot \o o\ï æ æ + ll ()Éo,NLO§ Ë+ a î'A cl .i'Ori à'o -.o É(üÉo oF \o r- æ raÉtôl r- o æütN t.) æôl F- \o t-- æ êlo raiA Ét o\ oo ta) æ rO \oèl o\ otn r- F- æ æèlt- rOT èlo ra oôl \o tlç o lo99rô6 E Ë È ?; O'lU -- - -cÉ 2 =o É =!N ()È r- æ N t'- o æ 11 c.l ooNF- + cl\o È- \o ê) o a! qê 96r E'â .3;o 'dE Ë.8 HN! É fi.u cî æ cal F- \or- æ ôlO c1o\ oOcô \o N o\ cô t-rrr æ ôlO oN ra æ ?1 æç o ()d otrN.() cü !, aa) «, o)EÀ cd -Ë ooL6 tr +_ il F- êtoo o\ c1 o\ ôlT ?1 §- æèl rrf\ê ra t.-o Têl ?o êlêlr o ç oia § , eE o60'o.'o !àe i o5!É'= oOtrÉ "Ë R c) t'- c.l O o\ co o\ ÿ\o c1 \t(\ cô ôtcl .t æÈ-êlT q tr €E q() àI qÉ q .ê) §l E o e) o  o z eËacdo' .ll)lD- 9'É o5.5 FNE ü$,u ô.1§ l-.oo c..l F- \o(.)t- § oi!! .=rtrs2c.)ts .9EEAE! Ég =.)ovBE E'ËÈEI F oF-s \o c* cô æs s r- æ o\ c1 ô.1 .+ F- cô \o æ oON a1 æ æO æ t-F- c{ÿ c.l rr rô \o cî c.l \o lat æ o\ cô ooÉ o\ æ o\o\iô rao\o o- t - o.! .; trE O\J6!-.LJ !,: o.ÏrË.e 'iF 3 c ^E-5 § o rI.]o z II]À D o V s) o o r{V § ca d o z z o Fo v r!t- s _z)< Z9 c0É o oÉ o Fo v rû V) c/) É )o z o la z F D Fl Fr oF SEGTION 2: Mise en @uvre du GDTI 2.1. Galendrier des activités t6 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA O( o 7ts o æ o c.l o É Ë Àa(! & t'r B§ H ..oc oo(dooôoRE b.; o'5 J tr! ii-= =Ë Er g -q o= 93s;d oÉ=1, l9'ornÉ E c '6 X E.eE H.'F Ë Jô.-cd o.C)E o.r E- ! -!LVts!1 30É-ooFg q-§o - .71 ,,a§ sH r 5E=(i(É==> -i:tsLO"'EO- .9ÈO*r(Ëeç EÉ x Ë -COCÉ()iX ca .o.r '- HgËEE5v E 3 âff Ë..9 .E Ë c» ,.r -â'9sElrU-d-6-.gb oo E o».Ë ^v9-X o-o-YAF-'C{ .o.r tr ts +r,E O ô<5>ooO'i- u<oüi .- (o (d ôE-Ëa ?)LLr^ E d E=q.<Jvu t) ô.1 4))a6E-E-e a X=à'a 5.1È.E d c){D-f G) e - -.! <a3 i §'6(Ëô=trliE E:eaSd EË E BdÉULtr-oc§s a€i€.9€(l)..Eo - oo=.r .ll§.üE .=Eeltrtrorsp sü\Vg-r-l (Ë= .. C) L \1(J 8l ,.. 3 c>r-l=E! .-l A Ël cE :a =I EE.EEI.- E ôxl É ô E\rrl , () = th L oo (1) o (B (Ë C) o" rt) c) (oL câ o oN V)o L oq (r) .(l) o(§ tno -t, L C) L 'o o (d(-) :tJI «tl ol -ol(ül FI o ah L aÈ U) Io 'É,q) E9-E () >3Et o\O N o\oo a.l o\OON o\oOôl o\ooN o\ N o\o N o\oo c.l o\ooN o\Oo C.r o\oo c.l ,ü EÉP .gPE €EEz,ô o (.) -o oæO^ .lr)Xâx () -o oæo^ .(.)xÔX () -o troæOA .(1)xâX C) -o()æo^sXox o ! troooO^sxox g ! E()æ3eâX o§ c)æ3=âX (.) ! C)æO^ .iD XOX {) ,.o oæ .8=OX () -o ruæO^\DXôx () .o IDæ3PâX U) €E icll8.9 E€qÉ â Io 9-C O >3Ei o\o c-l d z o\oo ô.1 CË o\Oo ô.l d z o\oOôl z o\ooN o\o N (É o\oOôl (ü z o\ooôl d o\o N (g z o\Oo c.l 6, z o\ooôlq €!à () () oÉ c) oo oio 2 (.)§ oæO^ .())<âX c) trOJæO^ nXâX c) -o ooôO^ .lr)=âx (.)p oæO^sXâX o\ o ô.1 c) (g o\ ô.1 () É(! o\ N E c) (É o\ooN o G' o\ooôl Lo É(É o\ oN o (É €) E (l)oo .E= Lt ôl ,«l q) rt) tia ELq)= o .t) e() q)ü I C) a)- 9E O >3Et () -o 9oo JJOZ Ô.I lt) ! 6)- <o Zél o) ! (.) -<o zx () s 9oo ZX C) .o 9æ<o ZN ru ! 9æ<ô 4N C) -o()- JlôZ c.r c) -o tr9æ .^o ZX o -o 9æ<o ZX o -o E9æ<o Z c.l o ÊæÈo !)ê>ôtoz "ü!ce .e98 €EEz,ô o I -oooo 9é(J ô.r () .oooo?Ô OX C) -ooooiao ox () p oæË9OX o !oæË=OX () 5oæËPOX c) -ooooôxOX g§ôoo6?ox o -ooooËPOX o) -oo006Pox {)kæ (Jêl o o 6l t- otr Éo .96o> =4)zÉos 't, oo oN d o ooOO c.l <a o oooO c.l €, o @Oo c.l éo æoo c..l Ço æoo c-l <= o €oON Ço æoO c.l <a o æ ON <) 00 N <5 o æooèl <= o oo()!EE .2É9.o=H>E' o æ oN ooOo(\ oo O(\ oêoo ct É æoo c.l æ o c.l (ü z æo N (É z æooN (Ë z æo N «! z oo ON (Ë z æooêl r! 2 çn ë.aÉ=o«tEE6l=ut) - -êtroor-o tà c)É .2ôo> =,!.)z,É os! o\oo c.l () E(É æooN o -o it)() .(|) o æooôt() -o () o .() o ooo c.l() oÉ It)o .() o oo o c.l c) -o E C)o .{)â æoo ô.t C)E -o E(.) o .o o æOoN o .o troo .o o oo o c.l ru ! C)o .o o ooo c..l o -o troo .q) o ooOo c-l o ! oo .C) H it) !- Eê oO()ôl r()â e8 .9()ÈôE() >Eoo (.) L -ô 9æ J:OéN () ! 9æ<o ZR {) ! 9æ éN il) -o tr9æ<o éN oE! 9æ ZX o ! 9ælo z e.l q) ! 9æ -68Z c..l C) ,.Ô E9æ ZR c) .o (I)M ZX il)§É 9oo éN (t) €æEOé)ê >Noz I Ëo l- .2Ê à o sl o zr!Â. E o V o o z rI]V § o IDd o z z oFF ov r!F) z & o() z o o zà ca o z o c0à E oV 14(A U) É0 o Êa F Ê F oH 2.2. Plaidoyer Dans les préfectures sanitaires visitées lors de la supervision, les rencontres avec les autorités politico-administratives et municipales ont été l'occasion de faire un plaidoyer pour amener leur adhésion au programme et donc de contribuer à la mobilisation des communautés dans la mise en Guvre du TIDC. Les autres actions de plaidoyer à l'attention des décideurs ont été les notes techniques adressées au président du GTNO et au ministre de la santé, de la population et de la lutte contre le sida. Ces notes avaient pour objet d'attirer leur attention sur les aspects ci-après : - la contribution de l'Etat au financement des activités clés du TIDC - l'ouverture d'une ligne budgétaire de l'Etat pour Ie fonctionnement de la Direction du Programme National de lutte contre les maladies cécitantes qui abrite la lutte contre I'onchocercose et les Maladies Tropicales négligées ; - le rattachement officiel de cette direction à l'organigramme du ministère ; - la participation de la RCA aux différents FAC - l'examen et I'adoption des plans de durabilité et de dévolution de la lutte contre I'onchocercose en RCA 2.3. Mobilisation, sensibilisation et éducation en matière de santé en faveur des communautés à risque Afin de disposer d'outils adaptés pour la sensibilisation et le plaidoyer, le projet, avec I'appui de la direction de la communication en santé devrait produire son plan de communication. Les difficultés que pourraient rencontrer le GTNO dans la diffusion des messages seront liés à la faiblesse des moyens de communications, des innovations seront probablement nécessaires reposant sur les médias traditionnels. Toutefois, Lors de Ia supervision par les differents niveaux, il est recommandé que des séances d'entretiens sur le TIDC soient organisées avec les communautés visitées et les autorités politico- admnistratives. Le déficit d'information de ces communautés joue beaucoup sur leur implication dans les traitements et les motivations qu'elles pourraient apporter à ce qui sont chargés de faire ces traitements. Même si le plan de communication devait voir le jour et être opérationnel, l'accent devra toujours être mis sur la nécessité de visiter régulièrement les communautés couvertes afin de leur apporter les bonnes informations pour une meilleure appropriation du dispositif. Rapport Annuel TIDC 2007, GTNO/RCA 2.4. lmplication communautaire Tableau 5: Participation communautaire au TIDC Commentaires : - La formation des formateurs à I'automonitorage communautaire s'est achevée en juin 2009; les formations en cascade pour la mise en ceuvre de cette activité sera menée en juillet 2009 en combinant le recyclage au TIDC et permeffront d'amener les communautés à choisir leurs moniteurs pour un suivi effectif du traitement dans le processus d'appropriation de la stratégie du TIDC. - Le ratio nombre de DC par communauté reste très élevé, il arrive encore que le même distributeur assure le traitement de plusieurs villages, parmi ces DC, les femmes sont très faiblement représentées ; - Comme il a été mentionné dans le paragraphe précédent, l'élaboration du plan de communication pour la lutte contre I'onchocercose aidera au renforcement de la capacité des agents sur le terrain en vue d'une sensibilisation large des communautés. Dans ce processus un accent particulier sera mis sur la participation des femmes à toutes les étapes de la stratégie TIDC. Au-delà de l'onchocercose, cela peut avoir son importance pour les autres pathologies usant de la chimiothérapie préventive (supplémentation en vitamine A, paludisme, ...). - Les incitations données aux DC par les communautés sont quasiment inexistantes, cela doit être mis sur l'extrême pauvreté des populations mais aussi du peu d'accent mis sur l'apport des partenaires financiers, de la donation du Mectizan et de son coût en relation avec leur contrepartie qui, outre la mobilisation constante pour la prise du médicament, pourrait être matérialisée par les aides qu'elles pourraient apporter à leurs DC. - Le taux d'abandon des DC est en relation directe avec le manque de motivation, il n'a pas été mesuré en tant que tel mais même s'il n'y pas d'abandon massif le nombre de DC requis n'arrive pas à être atteint du fait de la motivation et cela pourrait poser un problème à la istrict/LGA Nombre de communautés/villages ayant dcs membres communautaires comme superviseurs Nombre de DC et de communautés impliqués Nombre de communautés /villagcs ayant des DC femmcs Nb Total de communautés dans toute la zone de projet Br Nombre ayant des membres de la communauté coûrme superviseurs Bs Pourcentage Be= Bs/Br tl00 DC hommes Bz DC femmes Bs Total Be= B7+Bs Nombre de communautés ayant de DC femmes Bro Pourcentage Brr= Bro/Br*100 OUHAM 1117 NEANT NEANT 672 26 698 26 2,33 OUFTAM PENDE 1002 NEANT NEANT 589 20 609 20 2,00 KEMO 342 NEANT NEANT 340 4 3M 4 1,17 OUAKA 939 NEANT NEANT 578 29 607 29 3,09 NANA GREBIZI 287 NEANT NEANT 393 44 437 44 15,33 HAUTE KOTTO 364 NEANT NEANT 171 5 176 5 1,37 BAMINGUI BANGORAN 107 NEANT NEANT 96 1 97 1 0,93 BASSE KOTTO 422 NEANT NEANT 365 7 372 7 1,66 MBOMOU 324 NEANT NEANT 338 7 345 7 2,16 HAUTMBOMOU 110 NEANT NEANT 74 4 78 4 3,64 Total 5014 NEANT NEANT 3616 147 3763 147 2,93 t9 Rapport Annucl 200E, GTNO/RCA viabilité du projet surtout dans la perspective de la mise en æuvre des autres MTNs par ces mêmes DC ? La résolution pourrait passer par un renforcement de la sensibilisation et des réflexions pour identifier des types de sources de motivation qui pourraient être proposées localement. C'est un problème qui se pose de plus en plus aux agents de terrain qui indiquent que certains DC retiendraient des rapports de traitement par devers eux pour réclamer des motivations. 20 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA 2.5. Renforcement des capacités Selon le Plan National de Développement Sanitaire 2 (PNDS 2), le nombre total de personnel santé des FOSA de la zone de projet s'élève à 635, dont 467 évoluent dans les zones d'endémie onchococerquienne. La problématique du niveau de qualification du personnel de santé de première ligne ne saurait trouver une réponse pleine dans le cadre du projet TIDC. La solution ne pourrait venir que par la prise en compte de la question dans la politique globale de formation du pays. Toutefois, afin d'atteindre les objectifs de renforcement des capacités et de mise en place d'un TIDC véritable, un programme de formation/recyclage arrêté lors des revues annuelles TIDC a été mis en æuvre. Ce programme de formation du personnel repose sur le double engagement du GTNO et des structures de santé périphériques notamment à travers les points focaux sous préfectoraux et les organes SSP. Le dispositif de mise en æuvre à la périphérie repose essentiellement sur les coordonnateurs sous préfectoraux et les superviseurs régionaux, ceux-ci bénéficient d'indemnités et autres primes de CBM. Afin d'assurer leur pleine implication, le programme mettra en place un << contrat de performance )) avec ces personnels qui sont plus stables et qui, par conséquent, assurent la formation des agents nouvellement affectés dans les zones d'endémies sous TIDC. C'est cette stratégie de renforcement des capacités qui est utilisée en ce moment par le Projet. Les manuels et guides développés par APOC ont servi de supports et les formations ont été faite en cascade du GTNO vers les préfectures qui ont-elles eu la responsabilité d'effectuer celle des agents de santé des zones d'intervention. Le Programme développera de plus en plus des programmes de formation ciblés sur l'amélioration des compétences des agents sur des aspects précis de la mise en æuvre du TIDC constatés lors des visites de supervisions. Les formations et création de compétences menées en l'an 7 du projet ont permis d'atteindre les résultats comme décrit dans le tableau 6 ci-dessous : Rapport Annuel TIDC 2007, GTNO/RCA Oz F. o rJ oôl (-) o F 0) É EoÀ o.(Üd v, € € Uâ q) () o z ;rr Üô-=+F v.; -§u'q Èù oz G' o)(o (rto(o sC" oag (,:l (o o) §tÿ, rot a, @ c,(o 1'-(Y' 6o É! .€') q)io \o lLéu F- c.lO ôl§ o\cô o\ t'r æôl lf\o F- c.lNÿ §(\cî ç ra c) a c) (!^ trE:rr ?8 =.=6èD ^GÉ-- q) oz Ll/ I .U 9\g'u a< ()è z o a! É!\q) €) \o U ofÉ (â .q) oLE€ i3 .ar &sàê)rd 16()6) zË q)(J Ê,r:" t)ô Ê< oz \o ôlo\ (\ cô (\(\ o\cô NN o\ \o os æ(\ (r).c so\o\ Éo c!o tlt\() q) s Ufr o \o ôlo\ N c.l(\ o\ ôtN o\ \o * oêc.l ra?Ôç U EI I 0 e.8 arl t.o q0 cÉ E ê) E o z Ëi!+ ;.---- C'U o< 6 o = È- ôl r- * <f o c1 c.l ca cô § c.l N e.l o.l o § ôl cl \o r.) \oêl o sê Or o €Éâ ct .4) o Ot, r* r- t+ cî ca É N cî s cl T (J '] q â z o rI]êz rr.l A EDo qlÿ ÿ s o N ca Ir.l& C) z z FFoÿ IJ.I t-" 51 â2lor0 FFoÿ ra Ch v) ca à ca o2 Éa F Fl tr o F,( Oâ F o! C) o (.)() ü) cg (l) X C) v) (l) Li)oHI x =ci (d tr o :tJI cül ol -ol(Él FI Tableau 7: Type de formation dispensée 2.6. Traitements 2.6.1. Chiffres de traitements tagiaires Type de formation DC Autres membres de la commu- nauté ex: superviseurs communautaires Agents de Santé (structures sanitaires de première ligne) Agents du MINSAN ou autre Leaders Politiques (maires) Autres (précisez) Gestion du Programme x x x Comment conduire l'éducation sanitaire x x x Prise en charge des ESG x AMC x x RPP Collecte des Données x x x Analyse des données x x Rédaction des Rapports x x x Autres (précisez) Rapport AnnuelTIDC 2007, GTNO/RCA oo o c.l F- <O& o 'a À c u o oÈË à À§ E FIÊv os\ o-!iro! dci =ËEP H Ë soé o O Ëetsulo; >É c.l ôl o\ o (\N F- oE -oEÉ6 ZîÉ o. æ o\O o\ o æ æÿ\o €rr € N rJ. N\o (\ €ôl o d o\ ôl o\r .+ rt? êl\o r ra aÉ oEgôÉ.2od Éd o É oÀ aE g o z ce NN çrd o\€ ôt § (\o\ N o\(\ ôl o\ô. æ cl ç ô1 r ça T ll + â Ô\ o sa oo >q5d -Ys\JEF o.- oEd .E EÊEAd6b! zd - oË 8E H 5'8.= ^ɧ"<È Eb .o= d- E9 E o Ep '5 -Ed4E QO ^oN o d ÈoÊ. ôl N æ ôl É æ \o\Ër r ô\dI æ e't d) r\o ciæ æq \or o\ o\ r ôl .o" rr aF. o Ëo, o ol o ôl o.\or r o\ æ æ N r o\ N æ a.l ôl e'lo\ o\ rôl o\ o\ \ê ra) l'-' æ or æ æ É o N æ N æ o\ :l æçr æ o Érçd ôlæ o\§ :f € <f 6i æ æ €t- æ (\ r æ N €r æ No æ c.l t'.- o\ o æ €ôl o\ æ a.lr rr o æ N N € !t ll + o\ oo= 6oZEiü èo €.É3 E v- 6 z - o= -ue s !'É.=o{Ë -??t €gÈ.âg Ë Ë;€Ë ' = il-E -ÈdaÉ* ô= 9 0 .'; § o èI)d o! dtr E Eo o\\ æ+ o\ o\É æ r o\ c\ æ æ æ æ d Fi æo: æ € d) o\ o\ ær o N r-I \ê o e{ rç N Nr e.to\ o\ ôl dN 1lq\ r c.l o N o\ r æ N sa r ôlN -l tcl rt êh r ôl c.l!+ o\ r æN s rO ctc.l -f §(\ ç râ üq è p o ie *z 6E o è, l.t V v =o N <Êeze) <Éz0 riotsF <oET -z5<taÿ 19 ÉÉ EE 2, o Fq2 o ,àbo dÂÈ> c oF + c-l o) v) L .(§ U)(.) oN U)o U)() o V) (d oJ o Lr .t) ! r<(d o..(, a trl o) o o (§ LF :tJI cll ol -ôl cËlFI Ces résultats sont issus des rapports des DC parvenus à la coordination nationale et constituent notre base de réference pour le suivi des performances du programme. C'est ainsi que I'on constate un recul en terme de couverture géographique par rapport au traitement de 2007 et qui n'ont d'ailleurs jamais atteint les 100 % depuis [a création du projet. Comme nous I'avons évoqué plus haut, les taux de couverture géographique sont plus faibles dans les zones de conflits ou d'insécurité, malheureusement c'est là où la prévalence de la maladie est la plus élevée (préfectures de l'Ouham, Ouham Péndé et la Haute Kotto et le Haut Mbomou). Néanmoins Ià où les agents de santé ont pu traiter, les taux de couverture thérapeutique sont satisfaisants. Le GTNO a constaté que de façon générale cette année, les performances des points focaux oncho dans la coordination des activités avec les autres agents de santé ont été faibles. Peu de supervision, manque d'imagination ou d'engagement dans l'implication des autorités face aux problèmes rencontrés dans les communautés (rétention de rapports ou de reliquat d'ivermectine, traitements incomplets, . . ..) Dans la préfecture du Haut Mbomou, le rapatriement de nombreux refugiés soudanais qui constituaient une bonne proportion de la population de cette préfecture a pu jouer sur le nombre de personnes traitées sans justifier le fait que le nombre de village/communauté a significativement baissé par rapport à l'An 6. A ce jour, de nombreux rapports, notamment dans la Ouaka, I'Ouham et l'Ouham Pendé ne sont pas parvenus à la coordination et les missions de collectes n'auront toujours pas permis d'avoir ces compléments. Comme indiqué plus haut, après deux années de traitements successifs depuis la relance en2007 et les taux de couverture géographiques observés, il sera important de redéfinir le nombre de communautés en tenant bien entendu compte de la situation particulière de I'Ouham et de l'Ouham Pendé dans la prise de décision. Vu le contexte sécuritaire et l'offre des services de santé qui different d'une préfecture à l'autre, une approche pour y faire face serait de subdiviser les zones d'interventions en 3 niveaux : Niveau 1 : Kémo, Ouaka, Basse Kotto, Mbomou où les interventions pourraient être conduites « normalement » si les conditions actuelles ne se détérioraient pas ; Niveau 2 : Bamingui Bangoran, Nana Grébizi, Haute Kotto, Haut Mbomou où la sécurité et l'accessibilité demandent d'adapter les approches (ex : appuis du sous bureau OMS et des ONG) ; Niveau 3 : Ouham, Ouham Pendé où la question sécuritaire se pose avec acuité nécessitant également des appuis locaux du sous bureau OMS etlou des ONG locales. I Cette approche est proposée dans le plan de dévolution RCA et résulte de l'analyse critique de la situation qui fait que, d'une année à l'autre, les scores observées ne permettent pas vraiment de mesurer les efforts et avancées du projet dans ses differentes zones d'intervention. 2.6.2. Quelles sont les causes de I'absentéisme? L'interruption de la distribution dans certains villages entre 2004 et 2006 a été un motif de démotivation à la prise de l'Ivermectine. Dans d'autres, c'est la méconnaissance de la durée du traitement (l fois par an pendant au moins l2 ans consécutifs) qui a été évoquée. 25 Projet RCA, An 7 (2008) n fl Enfin le traitement de certains villages a été patiel du fait de l'insuffisance des comprimés d'Ivermectine et dans les rapports produits, les non traités ont été considérés comme absents. 2.6.3. Quelles sont les raisons de refus? Dans certains villages, la distribution de l'Ivermectine a été interrompue pendant 3 voire 4 années, les réactions secondaires mineures se sont multipliées après la reprise du traitement entraînant des cas de refus. Le manque d'information de certaines communautés quant à la nécessité de faire le traitement une fois par an et pendant plusieurs années a été aussi un facteur déterminant. Les indications données dans les « feed back » faits au personnel de santé suite aux supervisions ainsi que le renforcement de la sensibilisation effectuée au cours du cycle de traitement écoulé et à venir devrait aider à inverser cette tendance là où cela pose problème. 2.6.4. Gestion des effets secondaires graves (ESG) : Nous avons rapporté les cas d'ESG inscrits sur les rapports dépouillés, toutefois lors de la supervision il est ressorti des entretiens que ces cas seraient plutôt des personnes ayant interrompu le traitement pendant plusieurs années (2 à 3) pour lesquels la reprise des traitements aurait entraînée des réactions secondaires modérées (oedèmes, céphalées, ...) Par rapport aux résultats de I'An 6, le nombre de cas dits d'ESG rapporté est en nette recul. Cela est sans doute le double effet des informations communiqués au personnel de santé afin de faire la part des choses entre ESG et effets secondaires mineures attendus dans les communautés suite au traitement, ainsi que du fait que le traitement a repris sur deux années consécutives, les effets se sont atténués confortant le discours tenu par le personnel de santé lors de la sensibilisation. Aucun cas d'ESG à signaler x 26 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA D ru É,,L-^(t)-a\oà;9 oQ È- oo o\ æ c1\o î1F- o\æ clæ o\o\ \o oo\ o\ tr o (! o.]o O. Iilr ri't l td t-^ 3E o Eo (J o\ o^ cô o\ \o o- o\ cîq \o\o c.lv} r* c- \o \o^ + o\ o cî æ oo o cî oi .d o\ æ æ o\ t ll r r.i t-i Ê1 â o oô. oÉ o Ëo o(J t'- .r:ç c- r} \o cr §rI cî c.t c.l\o aaF- cr t\o oF- o .t æ a1 .o- F-!f o\ oo .d F- coo o\È- Êl o !E o! EEtrÉoÉ z?, o o" æ s o\ c.l o\N t.ro o\ æ o\ ærrr* \o cô s r* c.l§ O o\ o\ç o\ !i- o \o\o o\ Fr c1\ol-- N co clt- \o r- æ ri O! co <6 .4d o- '=o r-\o cî o c.l æ æ æ æ c.lôl ct \o È-\o o\ s oo o\ o\ o\ É+ e.l\o æ cô\o\o o\ N F-ç ca (\s F- oo F- oos æ æ ôo à.: .E5'' $: EO éûooE:E =6ôq:i No-e oiF \or- cô s c.l t\o cl ÿ o\ æ + r+ .+\o æ F- oo(\ o\ ooÿ cô o\ a.l côç o o\ o\ côo\o stt'-o r- c.) o\ \o cî§ o .t) oà[ Cü û) (ü E É É oU 8 ll r rd El tl o_KFt4§es a-- ^oùE Nt o\ o N\o o\ t'- cî î1 o\ o æ N o\ c.t -f^ \o o\ o oo -f oo o oo oi\o \odI§\o 00\o \o f-l frl â8§o.€hô .o èI) o o ao() Nq o\ N\o^ o\ F-rl aô o\ æ c.l o\ ôtq \o o\ O oo"ç æ oo o\\o \o cî s\o æ\o \o rll a!qT É to-E =SsE E.' Eotràez O{ s oo § § .+ o\ t c.l æ\o r \o .+ cî co tt c.l e.l + oo cô rrNN cl (\ o\o c.) td -9ËÈ"9gEE o{§ s o s o + o <t o \f o .+ O * o ÿ o t o ÿ èt) =o -q;§Éqi9 n H.9 Ë EË59"rr E! E 6 EE É o É o s o t O § o s o tt o l+ o É o ç o rJ.l Ê.1 7, F- o\ o\ oo o\ o\ o\ o\ o\ oooN ooôl ôlooôl ooN §oo c.l oo ô.1 \ooo c.l F-oo c.l ooo N æo N F- <Ud C) 'a t-*N ts o o. o.dL I L(Ü e?0()a =a)(J -d) '9 c)x .0)v L' IXGt à-.oil I(,q x! 5Ë.r ï- Ej5 r) L9'oxÈ €":E€Ê.Ë6 Ë; E..F SL-ôo.61cr) 5 ,rE=6)à6arré,tr '=Éé)q)E R SEo§ ! E6Ë Ë â aeÉLggoL -.JtË.2 i(r)EAcll9.âo=l 49-t €.8:'51I E P.8lOEtr§I(l)LaoÉl .t) € .: cülfi"EEditri.o. HJP?EgZ e E Eô's E IpÈ= 'gE5 Àr6È6 -'l ê) u) =lvo-?§l F € ËFl Etrgtsl .oo'= !LY=Faü7 3Fr;lÉ(ül3"i*lixEl 2,7. Gommande, stockage et livraison dtivermectine LeMectizan@ est commandé/demandé par - (Veuillez cocher la bonne réponse) MINSAN X OMS N UNICEF E ONGD N Autres (Veuillez préciser) Le Mectizan@ est livré par - (Veuillez cocher la bonne réponse) MINSAI\ E OMS X UNICEF N ONGD N Autres (Veuillez préciser) Veuillez décrire la procédure de commande du Mectizan@ et comment il est livré aux communautés: Le Mectizan* est commandé par le Ministère de la Santé (GNTO/PNLO) auprès de MDP, la commande est transmise à I'OMS qui la réceptionne et Ia livre au ministère ; l'Ivermectine est stocké ensuite au magasin de l'Unité de Cession du Médicament (UCM). Sur la base d'une répartition faite par Ia coordination en fonction des commandes du niveau périphérique, il est enlevé par les Directeurs des régions sanitaires ou les chefs de préfectures sanitaires de la zone du projet à Bangui. Ce médicament est ensuite stocké dans les dépôts de l'UCM au niveau des bases régionales ou préfectorales. Les responsables des formations sanitaires périphériques s'approvisionnent en fonction de leur commande au dépôt régional ou préfectoral de I'UCM de leur ressort. Les communautés s'approvisionnent auprès des centres/postes les plus proches. Tableau 1l: lnventaire du Mectizan@ Etat/District/ LGA NornUre ae comprimés dô Mectizan@ Demandé Reçu Utilisé Perdu Gaspillé Périmé Restant OUHAM 565 000 s65 000 507 091 6670 31 805 OUHAM PENDE 5ss 000 555 000 512 068 4353 4l 918 KEMO 220 000 220 000 204 635 8709 46 005 OUAKA 420 000 420 000 247 ttz 6318 5t 264 NANA GREBIZI 140 000 140 000 t78 796 5258 t5 547 HAUTE KOTTO 160 000 160 000 79 246 t289 4t 649 BAMINGUI BANGORAN 80 000 80 000 70 415 282 29 928 BASSE KOTTO 360 000 360 000 301 389 4337 5t 272 MBOMOU 280 000 280 000 r77 938 2835 44 845 HAUTMBOMOU 80 000 80 000 42 757 990 t6 227 TOTAL 2 860 000 2 860 000 232L 447 4t 041 370 460 28 Projet RCA, An 7 (2008) Les efforts dans le sens de la maîtrise du nombre de comprimés effectivement existant sur le terrain ont commencé à faire quelques effets. En effet, si des fiches de gestion des stocks ne sont pas toujours utilisés, certains agents de santé font l'effort de gérer les mouvements de médicaments dans des cahiers d'écoliers ou avec des supports prévus pour d'autres types de médicaments ; Dans les préfectures sanitaires, les médicaments non encore dispatchés sont stockés dans les dépôts UCM ou à défaut chez le gestionnaire du centre de santé et les sorties faite sur la base de bons validés par les coordonnateurs, [e superviseur ou à défaut, le médecin chef. Les ruptures de stocks évoquées par endroit dénotent d'une mauvaise estimation des besoins au niveau sous préfectoral etlou une mauvaise répartition en fonction des populations qui ne sont pas toujours maitrisées ; L'inventaire présenté ici tient compte des rapports des DC parvenus à la coordination nationale. Le stock des comprimés restants dans les villages, dans les formations sanitaires ainsi que dans les dépôts UCM des bases des préfectures et régions sanitaires n'ont pas été pris en compte ainsi que les comprimés qui auraient été retenus dans certaines communautés par des DCs en quête de motivation ; 2.8. Auto-monitorage communautaire et Réunion de parties prenantes La formation des formateurs à I'AMC vient de se tenir au mois de juin 2009 ; le processus est enclenché et les formations en cascade sont en cours.300 communautés à raison de l0 communautés par préfecture sont prévues dans notre plan d'action comme communautés pilotes devant réaliser cette activité cette année 2009. Le passage à l'échelle se fera progressivement à partir de 2010 pour atteindre toutes les communautés en 201 l. 2.9. Supervision 2.9.1. Hiérarchie de supervision. Fonction de la hiérarchie de la pyramide sanitaire du pays. Du niveau central (GTNO) vers les régions d'endémies et jusqu'aux communautés. Le niveau central supervise le niveau régional et peut descendre au niveau opérationnel si le besoin se fait sentir; de même le niveau régional supervise le niveau opérationnel (préfecture) ; le niveau préfecture supervise les formations sanitaires de première ligne (FSPL) ; le niveau FSPL supervise les DC au niveau communautaire. Le GTNO a initié un système de parrainage des régions sanitaires sous TIDC par ses membres ; ainsi, chaque membre devra suivre une région sanitaire et produire un rapport régulier sur la performance en matière de mise en ceuvre du TIDC. 2.9.2. Principaux problèmes identifiés pendant la supervision : Les mêmes problèmes identifiés l'année dernière sont revenus pendant cette campagne mais dans une moindre mesure : - Non maîtrise du remplissage des supports de collecte de données (registres et rapports de traitement par niveau) par les DC et les agents de santé superviseurs des DC ; - Le ratio DC et personnes traitées est très élevé, un DC pouvant couvrir 2 ou 3 villages distants de plus de l0 kilomètres. - Le manque de motivation des DC par les communautés, source de désistement de ces derniers. - Le manque d'information suffisante des communautés sur la nécessité de prendre le médicament chaque année pendant au moins l2 ans et la motivation des DC. 29 Rapport Annuel 200E, GTNO/RCA 2.9.3. Liste de contrôle de supervision : Une fÏche de supervision existe au niveau du projet, elle n'est toutefois utilisé que par la coordination nationale et nécessitera d'être diffusée tout en l'améliorant sous forme de questionnaire avec une grille de cotation permettant d'apprécier la performance des agents sur le terrain ; Toutefois une liste de contrôle comprenant des points de discussions sur la mise en æuvre du TIDC a été utilisée par les équipes de supervision du niveau central. 2.9.4. Résultats à chaque niveau de la mise en æuvre du TIDC supervisé? la formation reste à parfaire tant pour le personnel de santé que pour les DC ; L'utilisation des supports de traitement est de plus en plus maîtrisée par rapport à l'année précédente; la sensibilisation se fait, mais la mise à disposition d'outils adaptés à travers le PIC devrait I'améliorer et renforcer la compréhension des communautés et leur appropriation du dispositif ; la question de la motivation est récurrente, le problème doit faire l'objet d'une réelle réflexion afin que des indications précises soient données pour que des solutions appropriées et locales soient trouvées. 2.9.5. Rétro-information aux personnes supervisées : A la fin de la supervision, une réunion de débriefing est organisée avec le niveau supervisé et des recommandations pour l'amélioration du travail sont données dans le même temps. 2.9.6. Utilisation de la rétro-information pour améliorer la performance globale du projet : La réorientation des plans de travail et des programmes de formation et de sensibilisation par le projet permettra de renforcer la performance du projet. SEGTION 3: Support au TIDG 3.{. Equipement 12: Situation des * Etat de marche des équipements (F:Fonctionnels, CNFR:Non-fonctionnel actuellement mais réparables, lVO=Amortis). 30 Rapport Annuel2008, CTNO/RCA AutresAPOC MINSAN DISTRICT/L GA ONGD Type d'équipement Source No Etat de marche No Etat de marche No Etat de marche No Etat de marche No Etat de marche 0 0 I Fl. Véhicule 1 F 2 Motos tout terrain 4 F 0 0 t6 J F v/o 0 7 wo3. Motocyclette(s) 4 WO 0 4. Ordinateur(s) I wo I wo 0 2 F 2 F5. Imprimante(s) I wo 0 0 6. Ordinateur portable I F 6. Photocopieur (s) 0 0 0 I F 0 0 I CFNR7. Machine(s) Fax 0 8. Autres Donateur An I @006) AnZ O007'l An 3 (2008) MONTANT TOTAL budgétisé ($us) MONTANT TOTAL débloqué (us$) MONTANT TOTAL budgétisé (sus) MONTANT TOTAL débloqué (SUS) MONTANT TOTAL budgétisé ($us) MONTANT TOTAL débloqué ($us) Ministère de la Santé (Central + ProvincialÆtat) 92858 43458 92458 19708 33 870 33 870 MINSAN (District/LGA) 91448 24480 9t448 4320 27 200 27 200 ONGD CBM 96502 96s02 100748 100748 67 537 67 537 Communautés 0 0 0 0 0 0 Fonds Fiduciaire d'APOC 0 0 I19118 86712 7t 875 7t 875 TOTAL 280808 164440 403772 211488 200 482 200 482 3.2. Apports financiers des partenaires et communautés Tableau l3: Apports financiers de tous les partenaires (2006 - 2008) - En cas de problèmes de décaissement de fonds de contrepartie : ce problème commun à la plupart des pays APOC a fait l'objet de discussions tant lors de la visite de la directrice de APOC en juillet 2007 que pendant le FAC l3 à Bruxelles. La volonté politique a été réaffrrmée à chaque fois. Le programme a encore une fois, à travers le plan de durabilité et de retrait progressif de I'APOC en cours de finalisation, chiffré ce que le pays devrait apporter pour combler le gap qui ne manquera pas d'être créer du fait de l'inversion des contributi ons EtatlPartenaires. Lors de la validation de ces plans, le pays devra indiquer de manière précise son engagement à financer effectivement les montants prévus. Si cela n'était pas effectif la solution ne pourrait venir que de partenaires fïnanciers nouveaux qui prendraient le relais. C'est dire que cette quête d'un partenariat diversifié doit dès à présent commencer dans cette perspective possible. 3.3. Autres formes de soutien communautaire Comme évoqué plus haut, cette question est d'importance, les contributions de la communauté à la motivation des DC restent d'un niveau très faible. C'est l'une des raisons de la démotivation de certains DC évoquées plus haut. Les quelques soutiens reçus lors de cette campagne et relevés sur les rapports des DC sont : - argent; - repas offert - denréesalimentaires. 31 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA 3.4. Dépenses par activité - Taux de change appliqué ASD 443.427 Table 14: Dépenses effectuées par le projet par activités menées en 2008 SECTION 4: Revues des proiets TIDC 4.1. Revues internes, Monitorage participatif indépendant; Evaluation de durabilité Une évaluation de la couverture du traitement de 2007 a été faite en septembre 2008 par un évaluateur exteme commis par APOC. Dans les zones couvertes par l'évaluation, les taux de couvertures étaient supérieures à 75 % corroborant les résultats annoncés par le projet. Les recommandations formulées étaient également celles faites par le projet lui-même à l'attention des autorités, de APOC et des communautés, à savoir entre autres : APOC . Renforcer les capacités du GTNO en ressources matérielles. Au GTNO et ù I'ONGD CBM . Renforcer les activités de sensibilisation, en meffant un accent sur l'appropriation du projet TIDC par les communautés. o Recenser les besoins, recruter et former de nouveaux DC dans les villages. o Encourager les communautés à trouver des mécanismes de motivation des distributeurs ; communautaires. Aux Communautés Mobiliser localement des ressources pour la motivation des DC Activité Dépenses ($US) Source(s) de financement Livraison du médicament de la zone du siège du GTNO au point central d'enlèvement de la communauté 14 666 MSPPLS APOC APOC APOC APOC Réunion d'information et campagne radio 933 Formation des DC Formation du I de santé à tous les niveaux Supervision des DC et de la distribution Fiches de Résumé (rapport) de traitement 13 895 10 148 46 217 682 APOC TOTAL 86 s41 APOC + MSPPLS Nombre total de personnes traitées 870 516 a 32 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA 4.1.1 Le monitorage/évaluation a-t-il été effectué pendant la période de rapportage? (Cocher Ià où cela est applicable) NON Monitorage participatif indépendant après An I NON Evaluation à mi-parcours de la durabilité NON Evaluation de la durabilité après An 5 N Monitorage interne par le GTNO Autre Evaluation par d'autres partenaires 4.1.2. Quelles étaient les recommandations? Non applicable 4.1.3. Comment ont-elles été mises en application? Non applicable 4.2. Durabilité des proiets: plan et objectifs fixés (obligatoire en I'An 3) Les plans de durabilité et de retrait progressif de I'APOC sont presque finalisés. Ils seront bientôt soumis à toutes les parties prenantes pour validation au cours d'un atelier à organiser par le GTNO au plus tard avant Ia session du FAC 15 de Tunis. Ces deux plans décrivent de manière précise les contributions de chaque partenaire pour les 5 années à venir. 4.3. lntégration Cette activité d'intégration est très timide au niveau périphérique et intermédiaire dans la mesure où les responsables des formations sanitaires de première ligne considèrent encore le TIDC comme une affaire des coordinateurs sous préfectoraux. L'implication des responsables des services de coordination et du suivi des soins de santé primaire au niveau régional et préfectoral dans les sessions de formation sur le TIDC et l'auto-monitorage communautaire participe à ceffe stratégie. Même si les activités du TIDC ne sont pas exécutées de façon routinière par ces agents, certains agents de santé impliqués dans la lutte contre I'onchocercose comme points focaux sont des responsables de ces FSPL. Ce qui peut être un facteur déterminant vers l'intégration. 4.3.1. Mécanismes de livraison de I'ivermectine Pour l'essentiel, il respecte le circuit d'approvisionnement national en médicaments à partir de I'Unité de Cession des Médicaments (UCM) au niveau central vers les régions sanitaires jusqu'aux centres et postes de santé. Des efforts devront être faits pour utiliser des supports harmonisés de gestion des stocks. 4.3.2. Formation La stratégie de formation est basée sur les formations en cascade ; le niveau central coordonne la formation des formateurs constitués des responsables sanitaires au niveau régional et préfectoral en plus des points focaux de la lutte contre l'onchocercose. Ceux-ci vont formés les responsables des FSPL qui a leur tour forment les distributeurs communautaires. 4.3.3. Supervision et monitorage conjoints avec d'autres programmes Avec le démarrage de la mise en ceuvre du plan stratégique de lutte contre les MTNs, la supervision est conduite dans un cadre intégré prenant en compte les pathologies cibles. 33 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA Un guide de supervision adapté est en cours d'élaboration afin de permettre aux équipes de mener cette activité. 4.3.4. Déblocage de fonds pour les activités du projet Le système bancaire existant ne permettant pas de faire des transferts de fonds vers le niveau opérationnel, l'approche utilisée à ce jour est de faire mettre à la disposition des directions et préfectures sanitaires les ressources pour leurs activités par les dépôts de I'UCM là où ils existent. Cela est un arrangement sécurisé qui permet d'éviter que le personnel se déplace de Bangui vers leur zone avec des sommes importantes. Un acquis important est qu'aujourd'hui, les fonds sont délocalisés vers le niveau opérationnel et la gestion est assurée par les gestionnaires formés par APOC sous la supervision des médecins des préfectures. Le souci actuel demeure la promptitude et [a complétude dans la transmission des justificatifs des dépenses obligeant parfois le projet à initier des missions ponctuelles de collecte de ces justificatifs. Le plaidoyer est fait en direction des responsables régionaux et préfectoraux pour que cette situation soit améliorée dans les années à venir. 4.3.5. Le TIDC est-il pris en compte dans le budget des SSP Cela n'est pas encore effectif et est un des objectifs visés dans Ie processus de planification à la base en vue de l'élaboration de plans de durabilité locaux qui à terme devront être intégrés au « Plan de Développement Sanitaire » PDS des préfectures sanitaires. Le TIDC comme outil de lutte contre les MTNs sera alors budgétisé dans l'esprit des SSP en vue d'améliorer la santé des populations. Il faut aussi signaler qu'avec les différents soubresauts politico-militaires que le pays a connu, les SSP ne sont plus financés ni par le gouvernement ni par les partenaires au développement d'où la non fonctionnalité des organes de SSP depuis le niveau central jusqu'en périphérie. Il n'y a que les programmes d'urgence qui sont en ce moment financés dans le cadre de l'assistance au pays en situation de post conflit. C'est pour pallier à cette situation que le projet a envisagé dans le cadre de la co-implémentation OnchoÀ4TN élaboré un projet de redynamisation des organes de SSP qui serviront de bases pour cette activité de mise en ceuvre conjointe de plusieurs interventions de santé. Trois préfectures pilotes ont été choisies et leurs plans d'actions sont en cours de soumission au management d,APOC. 4.3.6. Utilisation de la structure du TIDC par d'autres programmes, comment cela a été réalisé. Quels ont été les acquis ? L'onchocercose est une des maladies retenues dans le plan stratégique de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTNs) de la RCA. La stratégie TIDC a été utilisée dans le cadre de la chimiothérapie préventive des MTN notamment la distribution du praziquantel contre les schistosomiases où les points focaux Oncho ainsi que les DC ont été mis à contribution. Cette stratégie sera également utilisée pour les autres MTN ainsi que dans le cadre de la prise en charge des cas de paludisme à domicile (PECADOM). 4.3.7. Autres questions prises en compte dans I'intégration du TIDC. La direction de la lutte contre la maladie envisage d'utiliser le TIDC comme véhicule pour la distribution de moustiquaires imprégnées. Les DC sont de plus en plus utilisés comme 34 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA Imobilisateurs des communautés ou comme vaccinateurs lors des journées nationales de vaccination. 4.4. Recherche opérationnelle Aucune activité de recherche n'aété menée dans la zone du projet pour Ia période du rapportage. Mais le projet envisage réaliser une recherche sur les cas de refus très prochainement. SECTION 5: Forces, faiblesses, défis et opportunités 5.1. Les forces : Le financement de la mise en ceuvre du TIDC est assuré par I'ONG Christoffel Blinden Mission CBM et le Programme Africain de lutte contre l'Onchocercose (APOC) ; L'lvermectine est commandé par le GTNO et arrive aux communautés à travers un circuit national d'approvisionnement en médicaments essentiels de l'Unité de Cession du Médicament (UCM) ; Un pool de formateurs sur le TIDC et l'AMC est disponible Les principales zones d'endémies sont identifiées; Des distributeurs villageois ont été formés et existent dans I'essentiel des communautés; Les communautés acceptent l'approche TIDC pour le traitement de l'onchocercose; Du personnel de santé formé est présent dans l'essentiel des formations sanitaires (FOSA) ; 5.2. Les faiblesses : L'absence d'une inscription budgétaire sur le budget d'Etat pour appuyer la lutte contre l'onchocercose en 2008. Les zones d'endémies onchocerquiennes du Nord Ouest, du Centre et du Nord Est sont diffrciles d'accès du fait de la situation de conflit ; Le ratio Distributeur Communautaire/populations traitées reste élevé. L'absence prolongée des responsables sanitaires de leur poste pour cause d'invitation/convocation à des séminaires, ateliers ou autres formations successives organisés dans une localité située à 95 km à l'ouest de Bangui perturbent la mise en æuvre et le suivi des activités de terrain. La faible implication du Groupe National de Travail pour la lutte contre l'Onchocercose (GTNO) dans la coordination de la lutte et la non fonctionnalité de leurs correspondants régionaux (groupes régionaux de travail pour la lutte I'onchocercose) ; 5.3. Les défis : o Pour Ie GTNOiRCA : Finaliser le REMO afin d'identifier de façon précise le nombre de villages et les populations dans les zones éligibles au TIDC; Assurer une couverture géographique de 100 o et une couverture thérapeutique d'au moins 85 Yo; définir une stratégie pour assurer le traitement des communautés vivant dans les zones de conflit, l'appui de l'APOC est sollicité ; Intégrer le TIDC dans le PMA des FOSA; Elargir le partenariat à d'autres ONGD intemationales ainsi qu'aux nombreuses ONG humanitaires et confessionnels implantées dans les zones d'interventions; Amener les communautés à l'appropriation du dispositif par sa participation à l'animation de la mise en æuvre du TIDC et à son monitorage ; 35 Rapport Annuel2008, GTNO/RCA I S'assurer que les groupes régionaux de travail pour la lutte contre I'onchocercose sont installés et fonctionnels. Veiller à ce que les activités des campagnes TIDC soient planifïées à la base et prennent en compte les autres pathologies des MTNs. a Pour le MSPPLS : Redynamiser Ie GTNO à travers la tenue de réunions régulières (2 fois par an) ; Dès 2008, inscrire une ligne budgétaire pour la prise en charge progressive des activités de lutte contre I'onchocercose en RCA ; Réinscrire dans le budget de l'Etat une ligne budgétaire et assurer le décaissement effectif des ressources attribuées à la luffe contre l'onchocercose en 2009; Formaliser l'ancrage institutionnel de la Direction du Programme National de Lutte contre les maladies Cécitantes (DPNLMC) à la Direction Générale de la Santé Publique (DGSP) ; Valider les Plans de durabilité et de retrait progressif de I'APOC et faire adopter par le gouvernement dès 2009 pour la période 2010 - 2015 et au-delà du retrait de APOC, la gestion financière des activités essentielles telles que la formation du personnel sanitaire local et des DC ainsi que les activités de supervision du projet. SEGTION 6 : Particularités du proiet/divers Le processus de relance est en marche et nécessite le soutien de tous les partenaires en vue de maintenir les acquis et d'avancer vers la durabilité du projet TIDC en RCA. L'appui de I'APOC a été déterminant dans cette relance et la présence de son Conseiller Technique auprès du programme contribue au renforcement des capacités managériales de l'équipe de coordination nationale. La situation de la Centrafrique est particulière du fait du conflit toujours latent dans le Nord Est du pays là où la prévalence de la maladie est la plus forte et les densités de population plus élevée. Cela est doublé de l'insécurité liée au « coupeurs de route » qui font de plus en plus d'enlèvement contre rançon. Même avec le dialogue national tenu en décembre 2008, la situation est loin d'être stable surtout dans les régions précitées. En 2008, Ie projet TIDC de la RCA est à sa 7è" année de financement par APOC mais si I'on tient compte de la situation que le pays a traversé, l'on pourrait dire sans être excessif que dans la réalité, ce projet est à sa deuxième année de relance avec la mise en place progressive d'un vrai TIDC bien conduit avec le soutien de la communauté. ! a I 36 Rapport Annuel 2008, GTNO/RCA

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization