I( WORLD HEALTH ORGANIZATION AFRICAN REGION COMITE CONSULTATIF DIEXPERTS Troisièrne réunion Genève 13-17 s tenbre 1982 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE REGION DE L'AFRIQUE ocP/EAC3.8 (ocP82. s) ORIGINAL : FRANCAIS ONCIIOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN THE VOLTA RIVER BASIN AREA PROGR^I\IME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LA RE,GION DU BASSIN DE LA VOLTA Té1.: 333.12' 329.10'33E.5? - Téléx ONCHO 5241 UV PROGRA},IME DE RXCIIERCHE ACCELERX SUR LES I.ARVICIDES ANTI-SÏMULIES t 1WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDTALE DE LA SANTÉ PROGRAMME DE RECHERCHE ÀCCELERE SUR LES IARVICIDES ANTI-SIMULIES Edité par G. Quélennec Développement & Sécurité d'Emploi des pesticides Division de 1a Biologie des vecteurs et lutte antivectorierle ,IABLE DES MATIERES 1. INTRODUCTION 2. MISE EN OEUVRE DU PLAN DE RECHERCHE ACCELERE 2.1 Revue de Ia littérateur 2.2 Contac ts avec 1 t inclustrie 2.3 création drune unité ocp de recherche sur les insecticides 2.4 Consultation informelle sur 1e développement et l'évaluation des larvicides anti-simulies pour 1a lutte contre lronchocercose, Genève, mars 1982 3. REALTSATToN, RESULTATS OBTENUS, AOUT 1982 3.1 Réunion drévaluation à Ouagadougou, juillet 19g2 3.2 Surveillance de 1a résistance, résistance croisée 3.3 Evaluation des insecticides chimiques (19g2) 3.4 Evaluation des agenrs biologiques (8.r. H-14) 3.5 Evaluation de I'impact de certains composés sur la faune aquatique non-cib1e 3.5.1 Insecticides chimiques 3.5.2 Agents biologiques 3-6 Recherche d'équipement pour lrapplication par aéronefs deformulation de B.t. H-14 4. CONCLUSION REMERCILlVlENTS REFERENCES ANNEXE I Page 2 2 2 3 3 4 5 5 5 5 10 l2 L2 13 I 13 13 L4 15 16 I Page 2 I 2 Le point des phénomènes de résistance au téméphos et au chlorphoxime de certaines espèces du comp lexe Simulium damnosum, survenus en 1980 et 1981 dans le Progrannne de lutte contre lronchocercose dans 1a Région du Bassin de la Volta (OCP) a été fait lors de la réunion du Comité Consultatif d'Experts (EAC) en octobre 1981 (OCP/EAC 2.4). Le document présenté à cette occasion décrivait également les mesures prises pour pallier cett.e sit.uation, les recherches entreprises et lrimpact de cette résistance sur 1a transmission de ltonchocercose. Enfin un certain nombre de reconrnandations pour des actions urgentes à entreprendre étaient proposées. En décembre 1981, 1e Comité Conjoint du Programme (CCP) était, 1ui même, saisi du problème et un plan draction à réaliser d'urgence en vue de la mise au point de larvicides de remplace- ment (0CP/81.18) était approuvé par le CCP qui décidait de mettre à 1a disposition du Program- me une somme de $484.200 pour 1'éxécution de recherches accé1érées en matière de larvicides antisimulies (JPC/2). Le progrnme intensif proposé comprenait: - Ia préparation drun document constitué par une revue exhaustive des données scientifi- ques existantes, publiées, ou en préparation concernant 1a lutte contre 1es simulies et 1es aspecEs de Ia biologie de ces diptères qui pouvaient jouer un rôIe dans cette 1utte. - Ia mise au point dtun système informatisé permettant de retrouver 1es données qui pour- raient être employées pour 1a sélection de larvicides antisimulies. Ces données ont été accumu- 1ées au cours des 20 dernières années par 1e progra[Ene OMS dtévaluation et dtessai des nouveaux pesticides mis en place par VBC. - la stimulation de lrintérêt des fabricants de pesticides pour 1a préparation de nouvelles formulations et la fourniture dtéchantillons de composés nouveaux ou de composés plus anciens qui auraient été insuffisanmrent exploités. - lraccélération des essais des nouveaux produits grâce à une collaboration plus étroite avec 1es Centres Collaborateurs de lrOlIS et grâce à 1a création au sein d|OCP d'une unité de recherche spécialisée. - 1e renforcement de la surveillance des phénomènes de résistance âux insecticides dans 1e Prograurne . 11 était aussi prévu des recherches sur le comportement alimentaire des larves du complexe S. darnnosum, des recherches physico-chimiques sur 1es formulations, 1a détermination des carac- téristiques optimales des larvicides actifs contre 1es espèces appârtenant au complexe S. damnosum, des essais à grande échelle des nouvelles formulations et la poursuite des études sur Ies mécanismes de 1a résistance. INTRODUCTION MISE EN OEUVRE DU PLAN DE RECHERCHE ACCELERE , 2.L Revue de la littérature La première action prise en vue d'intensifier 1a sélection de larvicides présentant toutes garanties d?efficacité et dtinnocuité pour ltenvironnement a été de recruter un consultant. I1 a été chargé de faire une revue de la littérature scientifique se rapportant à 1a biologie des larves de simulies, aux essais dtinsecticides et aux opérations de grande envergure entreprises à ce jour contre 1es simulies. Ce travail- avait pour but d'établir un bilan des connaissances et dren tirer les enseignements utiles pour le Programme. Outre que le document comporte une bibliographie constituant une source d'information complète et des plus à jour, il est ressorti de ce travail que 1es points suivants devaient être soulignés. i) Conpte tenu des connaissances actuelles, Ia poursuite des études sur 1a biologie de 1'a1i- mentation des larves ne mênerait pas à une amélioration rapide, comme cela est souhaité, de , l Ipage 3 1a technologie des larvicides. ii) Les recherches sur 1es larvicides doivent se faire sur 1es espèces du complexe vecÈeur et la faune associée. Ceci était dicté par 1es difficultés drextrapoler des résultats obtenus sur drautres espèces, dans des conditions différentes aux espèces et aux conditions préva- .l ant dans 1a région du Prograrnre. iii) Les activités de surveillance du milieu aquatique te11e qu'el1es sont pratiquées dans le Programme ayant donné toute satisfaction, celies-ci devraient être étendues aux nouveaux larvicides dès leur sélection pour les opérations. 2.2 Contacts avec lrindustrie De novembre à fêvrieÉ,27 compagnies fabriquant des insecticides chimiques et 3 compagnies produisant entre autres choses des agents biologi-ques de lutte contre 1es inectes ont été visi- tées. Douze firmes chiniques japonaises ont été contactées par correspondance et seront visi- tées en 1983. Les responsables de ces entreprises se sont montrés intéressés par 1es problèmes rencontrés dans la lutte contre 1es insectes vecteurs de maladies, en particulier par 1e Pro- gramme de lutte contre ltonchocercose et ont montré une volonté de coopérer avec ltOrganisation. Ces visites se sont soldés par la livraison d'un nombre important dréchantillons dont i1 sera fait état ci-après (cf, 3.3 et 3.4). On doit cependant constaÈer, au moins en ce qui concerne f industrie des Etats Unis que à ltexception de quelques firmes, la lutte contre 1es vecteurs semblait avoir été perdue de vue ou le plus souvent mise en sornueil. En effet, le plupart des fabricants avaient abandonné 1es essais discriminatoires sur moustiques et mouches domestiquesl essais qui constituaient 1a base de Ia sélection des nouveaux produits en vue de leur utilisa- tion en Santé Publique. Les visites ont eu lravantage drattirer Irattention des responsables sur la nécessité de rétablir ce type de sélection non seulemênt en vue d'apporter une aide aux pays en développement mais également en vue de satisfaire les besoins nationaux. L'impor- tance du sujet nta pas échappé aux industriels dont plusieurs ont promis de rétablir leurs essais sur moustiques. Le Centers for Disease Control, Atlanta, Ga., srest offert à fournir 1es souches de moustiques nécessaires. Un certain nombre de nouveaux produits ont été inrnédiatement proposés notamnent des pyréthroides et des inhibiteurs de croissance des insectes pour lesquels lrindustrie semble Porter un intérêt tout particulier. La Société Penwalt, spécialisée dans la préparation de produits microencapsulés a proposé dtoffrir ses services à toute autre compagnie qui envisa- gerait de présenter des formulations microencapsulées. Celles-ci auraient en effet 1'avantage de prévenir la toxicité des matières actives pour 1a faune aquatique non-cib1e. 2.3 Création d'une unité OCP de recherche sur 1es insecticides Lrunité de recherche insecticide a été éroffée. constituée début 1982 et srest progressivement Elle comprend maintenant 4 chercheurs. Les objectifs de 1'Unité sont I'essai et la sélection des larvicides qui sont mis à 1a disposition et 1a recherche de résistance croisées de ces pro- duits avec le témphos et le chlorphoxime chez 1es espèces vectrices devenues résistantes à ces deux derniers produits. 11 convient de noter à cet effet que le Progranrne dispose maintenant de 4 équipes chargéescie 1a surveillance permanente de Ia résistance. Le Centre de recherches sur les nouveaux larvicides a été étabti à Kara, Togo. I1 procède à ses évaluation selon 3 types de méthodes: les gouttières décrites par Jarnnback (Annexe I), les minigouttières mises au point à ltlnstitut de Recherches sur la Trypanosomiase et 1'0nchocercose(IRTO) de Bouaké, Côte dtlvoire et Ies essais en rivière. Les études sur les résistances croisées se font selon une méthode basée sur celle de Mouchet et aI., 1977. Un nouvel appareil de mesure de la résistance des produits strictement insolubles dans lteau et n'agissant que par ingestion a été mis au point par ltIRIO. 11 en est au stade des essais eÈ sera opérationnel dans un très proche avenir. Un consultant procède à I Page 4 1tétude des mécanismes de Ia résistance par des recherches sur les isoenzymes. OCP a établi des accords de recherche avec 1'IRT0 pour la poursuite de 1tévaluation en phase I et 2 des nouveaux produits à base de Bacillus thurigiensis H-14. La formulation de B.t. H-14 actuellement utilisée dans 1e Progranune présentent des caractéristiques physiques tout à fait différentes de cel1es des formulations à base de produits chimiques. Des recherches en vue dradapter 1es équipements de traitement à ce type de formulation ont été entreprises et un contrat a été passé avec une firme spéciatisée. Les hydrobiologistes dtOCP et de 1'0RSTOM apportent leur concours à 1'évaluation de 1'effet des nouveaux larvicides sur la faune aquatique non-cible. z-4 Consultation informelle sur 1e développement et 1févaluation des larvicides anti-simulies POur 1a lutte contre 1'onchocercose, Genève, mars 1982 (WHO/VBC/82.854). Le but de cette réunion était d'établir, compte tenu des recommandations du CCP, la con- duite à suivre pour assurer la sélection 1a plus rapide et la plus efficace de composés actifs sur les simulies et aussi peu nocifs que possible pour 1a faune aquatique non-cible. Le groupe a discuté des phénomènes de résistance, de 1a sélection des larvicides anti-simulies (méthodo- logie, choix des matières actives en fonction de leur innocuité pour les memlf§rss et Iten- vironnement, et des formulatiors. Le développement des larvicides anti-simulies fait partie dractivités plus générales de VBC en matière de sélections dtinsecticides utilisables en Santé Publique. Le prograrrne de développement de ces larvicides doit stintégrer dans 1e Plan OMS d'Evaluation des Pesticides (L\IHO Pesticide Evaluation Schene, WHOPES). Ce plan (I{rHO/VBC/82.846) nouvellement recomnandé par 1es Directeurs des Centres Collaborateurs de IrOMS comporte quatre phases. Phase I Evaluation des nouveaux composés au laboratoire, Phæe 2 Evaluation des produits formulés sur Ie terrain, à petite éche11e, Phase 3 Essais sur le terrain à grande échel1e, Phase 4 Etablissement de normes pour les produits Èechniques et 1es formulations retenues Pour être utilisês en Santé Publique. Lradoption de ce plan en remplacement du Progranrne OMS d'éva- luation et d'essai des pesticides mis en place i1 y'a une vingtaines d'années a pour but dtaccé- 1érer 1'évaluation des nouveaux produits, drexplorer et drexploiter Eoutes les potentialités des nouveaux composés et drinformer plus rapidement les fabricants des résultats obtenus. Au cours des trois premières phases du IdHOPES les informations recueillies sont enregistrées sur ordinateur. Des prograsrme en vue de ltexploitation des données sont en cours drélaboration. I1s devraient pennettre de retrouver panni les quelques 2000 composés déjà testés dans 1e précédent prograrrme ceux qui présenteraient les qualités requises pour la lutte contre 1es simulies. Prenant tous ces é1éments en considération, une stratégie pour l'évaluation des larvicides anti-simulies a été établie. Les pesticides fournis par lrindustrie au I^IHOPES sont éva1ués par lrintermédiaire de VBC dans 1es Centres Collaborateurs de 1toMS. S'i1s présentent quelques pro- priétés qui en font des larvicides anti-simulies potentiels, VBC se charge d'adresser 1es échantillons au Programre onchocercose. Ces échantillons sont accompagnés des informations techniques disponibles. Le Prograrmre décide alors soit de 1es évaluer 1ui même soit de les faire évaluer par des Centres Collaborateurs, en phasel ou 2. Si 1es produits passent 1es cri- tères requis en phase 2, ils sont éva1ués par OCP en phase 3. Dès la phase 2, 1es nouvelles formulations sont testées pour leur action sur la faune aquatique non-cible. A chaque étape <ie 1tévaluation 1es informations recueillies sont transmises à VBC qui les enregistre, avise le fabricant des résultats et convient avec 1ui des éventuels changements qui pourraient être apportés aux formulations pour en améliorer le rendement. Lorsqutun produit est accepté pour 1a lutte contre les vecteurs dtonchocercose, VBC se charge de la phase 4 qui est 1'établisse- r,rent des normes. Ce travail se fait en association avec lrindustrie et des Centres Collabora- teurs O!1S spécialisés. Cette Consultation a été suivie en avril d'une réunion à Ouagadougou qui avait pour objec- tif de déterminer 1a mise en pratique des reconrnandations précèdentes. , t Page 5 3. REALISATION, RESULTATS OBTENUS, AOUT 1982 3.L Réunion d'évaluation à Ouagadougou, juillet 1982 A la demande du Directeur dtOCP, une réunion stest tenue à Ouagadougou pour faire 1e point des progrès accomplis en matière de recherche sur les nouveaux larvicides. Le groupe a égale- ment étudié la stratégie de lutte qu'i1 convenait dtadopter compte tenue de 1a situation crée: i) par 1a présence d'espèces du complexe autres insecticides orgânophosphorés ii) par 1'absence de larvicides de remplaeement entièrement satisfaisants pour 1a lutte durant 1a saison des pluies. Ont été invités à cetLe réunion 1e Dr, Gratz, Directeur de la Division VBC, 1e Dr. Mouchet, Consultant, Dr. Guillet de 1'IRTO et tous les cadres d'OCP impliqués dans la recherche sur 1es insecticides et les problèmes découlant de la présence dtespèces de simulies résistantes dans ltaire du Programme. En ce qui concerne le développement des nouveaux larvicides, aspect auquel nous nous limi- terons ici, cette réunion a constaté avec satisfaction que lrindustrie avait répondu à 1'appel de I'Organisation en fournissant un nombre important de nouveaux produits aussi bien chimiques que dtorigine biologique et que le courant paraissait devoir se poursuivre dans 1a mesure où ltindustrie serait rapidement tenue au courant des résultats obtenus. Dans cette optique il a été une fois encore souligné que 1es lignes de corurunication entre les unités de recherche et f industrie par lrintermédiaire de VBC, telle qu'eI1es avaient été définies lors de 1a consulta- tion du mois de mars à Genève devaient être strictement respectées. I1 a été de plus convenu que les résultats obtenus devaient être transmis, selon ces voies, dans les meilleurs délais. Le Groupe a procèdé à une revue des ,:ésultats disponibies qui vont ôtre décrits ci-après(3.3 et 3.4). Les travaux effectués depuis ont également été inclus dans le présent documenÈ. 3.2 Surveillance de 1a résistance, résistance croisées Un rapport spécial sur cet aspecE des recherches a été préparé par OCP (OCP/EAC/3.3). 11 apparait que les insecticides organophosphorés sont en général inactifs sur 1es espèces vectrices résistantes du complexe S. damnosum. Toutefois, cerEains dtentre eux conservent une cerÈaine efficacité, il est donc exclu de rejeter en bloc cette classe dtinsecticides. Cependant, chaque fois qutun produit organophosphoré sera proposé au Programre, iI devra, avant toute chose, faire ltobjet drun test de sensibilité exécuté sur des larves dtespèces résistantes au téméphos. 11 a été trouvé que les autres classes d'insecticides, organochlorés, carbamates et pyréthroides, testés sur 1es larves résist.antes, conservaient toute leur activité. Les synergisants essayésjusqu'à présent nront pas amé1ioré I'efficacité des produits contre lesquels des résistances se sont manifestées. 3.3 Evaluation des insecticides chimiques (L982) Les nouvelles formulations dtinsecticides chimiques obtenues au cours du premier semestre 1982 sont essayées en laboratoire selon deux méthodes, 1es gorttières décrites par Jamnback(cf. Annexe I) et les minigotttières mises au point par Gui1let. Les formulations 1es plus pro- metteuses sont essayées sur le terrain. Cependant, le temps ayant manqué pour achever les tests sur toutes les formulations reçues nous indiquerons la situation actuelle de 1révaluation de chacune des formulations. Afin dtétablir une relation entre 1es nouveaux produits testés et 1e téméphos utilisé dans 1e Progr:mme nous donnerons lesperformances de ce11es-ci en prernier. Les autres formulations seront présentées dans ltordre alphabétiques des compagnies qui 1es ont proposées. 11 convient toutefois de noter que pour un nombre important de formulations un seul essai a été pratiquéjusqutà présent et que des essais complémentaires seront nécessaires avant qutune décision ne soit prise. Ces données doivent donc être considérées contrne préliminaires. S. damnosum résistanÈes au témé phos et à certains t Les tableaux qui suivent résument 1es résultats obtenus à ce jour et 1es recommandations page 6 faites pour ltavenir. En ce qui concerne 1es tests en minigouttières certains ont été faits en mélangeant 1a formulation avec 1,51 litre dteau alors que pour dtautres on a mé1angé La formulation à 1001 litres dteau. Dans ce deuxième cas 1es mortalités sont plus é1evés et se rapprochent plus de la réalité si lton en juge d'après les résultats obtenus avec 1e téméphos standard et si lton compare ces résultats à ceux obtenus en gouttières et en rivière. ÿ o) IJ(! ÉG! lr(! O I ;tl(! O OJ ,J tr p \q) tlà I lr È \q) l't o Ào À oÉd è0tlo ll \€.)lr PrÊ .,8oo o .Éod\o è0lr lruo qJil Éo(JooÉÀoo .r{ q,opÉo0roO.ooÉ a.A CA q I q, .t(.) u)É a) .E ooÈÀDÀnt o aaÉd d ('Éoo0,o> .dr6J !t6t â É-d , 0,1 ElEtOrôo0, H .O lr\dilro rdl{ o\ o o!!èoEtÉ ,É .i El §l îtol! 'rrt rct .r dlÉ.q ar 0, o o É r0, lotl)H O 3 ' rodd oi I Ê.i.i 0,i. .i 'E t 6Irl H lrr. a À É É(ntJH X O O Eo.d 't ..+/|rÉÉ o(l,qlcl 'O 0riF{ .d èorr9 *r ql É 8..{ll, o k t{'a .rl O O O\O >\8,'XIH€ truIt A'^^^ o dèld)\t page 7 0)6 oÉ!C,l! o.oÉaoo .d@ u(n. du) I aÀ q 0, .i r!u u0)tÉ+JttoorlpNo rr q, cE o 6,1 0, .i o Ê .i u-c/(ü 0i o 0J o! o\o -c 0, .i o 0,)otrOF.l>lttiÉq,\0J o.ii uu (r, .t d É É@.É(!0JOuOO(!OElr.l'(,.iuU O O.i ,r u oo o x o o u.à.iÉ:, É O.d.i.d tr oO d d.É (! tr (ü (!\O zoÿo.oÀqo.li I Eô0JlrO!ÉqJ(u !pÉo .Ê .i oaJ o\o\o .illrO(ü.d ooo oSlrÊI ÀO I tso0JlrolJÊ0Jd!u dq oo o \(u \o) .d[1o(!.i ooo ortlÊ1 ÀU ilf\ç 'n gol 9 60Éoo 0)0JâÊ trOoO/(!>c{!(!@0J oo0J !ÊdÊ u/0JÉ(OF .iÔ lr.i/o>Êuu \o u lrO/(ü .i q) lrtrÉ o. J.i0J lr 0,) .i ,CÊlru!\o o .iq À(!É> h.i o oq .dot c! >Ê@!o o(üÉÉ o .d 0, o ! OlJu oJloÉ! o d(ü q) .t uouu(qJUOÊ@ ! o j qlioJ rroJotrtl <HEUU q o .i (ü .o É o (.,) 0) U) rp H H () tn êH(J HHO r4 tt)zH .A Êlê zoHH 5È Èl §< r.! 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N T{ (J U -oà(-.) lr >| §!o N Ê1 o OJ tr u ÀxU è.{o N Ê: () o1'à x oq o ô À \0,,) É \q,)p q 0) !/o pp o è0 .J .i @ o t{ /0) .i ! u, ,, (-, 0) 1.1ta û l, 'o lrÈ À o È.< N r:l o o o À\q, E\ou HÊH §.e t4 (J o tl € ë I I I page 8 \o! tr o lr o. OJ -ô .d (d p ,(! q) tr! 0.) E I o/$ o o \0J u !(ü aa oi u(! É \q)o-z'éoz \o) @ OJp É oz op (! r ot .d É olr ,i I a J .iÉêq E @ É0J\ !i o oè06J O 5/o.i\0JEÊEqElru uN(o \o o.(0o .Ir duOO ! 0l o- .i uÉd:Jè0qr/o o-o 0J û(d rr O .i Ê aJo!0)(u tr U I Ê É!tr/O 0J É O (d }{0J.i > o.d.i oo>ddlqu ! t/(! u.dou!(! \0J (!e> o \0.)o-pË Êo) Zv \(J ! .d lr o 'ilf o. OJ (d q ! .i I(ü (!(! \o 0JrIr 'o! I0J q) d É .-cÉCJO o.d!u a(ü OJ H u u OJ d \G) ! .i tr o .H lrÀ 0)u (ü u4 OJ tr É oÉ aÉ o .ip d €d$ É ô o& o 0) tr ,(u .d É É .d E o OJti /oJ .i !! q c,h ta) .d ! ! oo p '1, o! q) i .À lr p tl o N È: (-) ,.tr c§ o .à li À I I q) \op}{o oê. u .o)\oÉE ! o0,è0 qr$ÿ)qoo a,o. .Éo I !Eo:zO.\O O È^! ot'§ .dôÊ.io .o\ON!6\0J À Àtrv !oÊ (dÈ oè0!(ü 0.)@NÊHO .. ^q 'Éoo a) q) \G) I I a tr o É OJ o .o au \q) 5.{ \0J I90 ÊE(ü UÉ lrOoOÉ0.)EÈ@Ap.d(üÉ op oè0Ê À(t5 oa o \ql 'tr tr à-{ \0) ^UN .ÈvÊordouÊ ri o E OJ è0 @$ oÀEÔ I I I a oulrof0JOP oN *J 0) qJ E ! 1(L) \oou-, c) .d - \(Udô!dco o u(! tr!9 o\oo EEqJ u @ oud > Êvlr o,0Jr!>ô0 È.i o.1 o ! o.q, I 'ËaÊ o I p o op §e \op .ÊoÈodap tl o 0) ô0rûs oÊ Oj 'Ëo I §{ \0) .io (!1i1loEor oP-ü.o o-' -Éu .o!(! U -ol] (U o q) u I OJ ! G U .o}](ü (.) o .d u 0) É H nH N o o .o tr(ü o §§ON È1 U k X o o. Ii o. FiâH §{ (J a o\T t{ U À o È...{oN Êl O a o ê. \o) É\o) ! 5.§o H C) o o ! \o) 6 N$ O^ N À oq ts N^ .1()0 OF r,; ,j a oq .d ! \o) ê N(ü îÈ o N O @ o tr oi ü E N NH a OJH -o(! o ç o tr §l o ,o .à 'o ÿ(J d E] ë F-lÊI(J ozH r,l U H È1 cqHo ù ÈÀ â !o duic)Àc) HO(J IrHpr I I , a .i (B o o o o q,) !(o Lrt.9_ ol\ol}{ldt oÀ I9\O IEtO^l ul! o ol , q, olo(rulÊ.J Ir od .r .d vl o,l! 1Elo Iolool(üÉÀ.il l oÉ .Hd lr\t01 +J o R a) + page 9 q d o o o a OJ .o I(0) tl t{(! \c,) u a OJ u Ê oz lÊ .à É\Éoè0 (, .IEÊ EUÈO.O0J - È .iÉ o(o o0rot{lq)/(!UÊ trtrÉO oJ/o 0, o É rJ 'H ti oop/o q, c) u.i o Éer>o,O.i > r! < ôOtr (!q \o) rJ tr o lr o. OJ p .d (ü H \0)u tr o .d tr OJ p .i(!qr \q,)p o q, {J z \o /ti u !0J .du lr lrÀd o. 0,) !0) (!H 't Q) (! u ou q, .i lr o .t a,)u d !É o or c! ,Ào^.q a).OElr!4ÀÈ Éo)oà .i(!!p o!$Ui a o \q,) lr c)toU éOE ,§ÿ^ o§§qro lraÀv Éq,oà .d(!!u \o)t, ! trÀ OJÈ! (! H o o !(! (! Ê o OJù OJ tr /q,) É .d E o q) E tq) !u a olr/() lru a oo a "ootâr o i(,)L .ü0rÈ , rq,(tO^ }JtaOû ,qr0,o€+J Ê ud q,U aoooo(,É ê. 'd È e.looô .J' a + o o \0.1 a\oU a/, Hoz J H (É UÉ .ü du c)ô(, lr(!ÀJ4 rorxdôaüél{LzoftH Êl o(-) 'IÈt{B Éla2t{oÊqt-{ d245Lr EoÊ.Ht5 .A Fl Fl lt] U' Frtl u) t\(â< !)Èo(JÉi, Y cÀ l-1r{Jô<cÿ PT Fl !,5Ül .t t4H<t{ OTH ,l HC'4t{È-EH 5a(Jô I \ü(!.o uig§ ocloÈ u .lio\ 0J -oôl\o 5 Eio o q) è0(Érô oôlod tooo o \q,Jutroo À p .t .ô \0)! (ù èo(É 6r^ôO-âtoo o N.Ep\c,.dpÉ .ilo dÀ(!o tr'É oaÉoÉ o U(!OUè0Ê(!' oo o \ol '6 lr I q q) d ,ô\o .ipÉ .ro dÀ(üo t{€ aÉoÉ 6 I(É Ouèod .!,qq O rOJ ,o lr N \()U^ .rd) dôpo lrÈ o E o ô0qrlôoooÀÉo !§(É0J oo u.ilJ .rô > Édco ! 0,(, ,>p aal{O ooÀ9Elo6 >o q)Èou(!€ r(rd +J kvqroo0,èôox(ü É o.doO r rHO .0, O O !lH.i! lr §e I\qJ \t . \C) u . o€ o .t o\ c, 0)dO\\Oo+JG'q,F+, u>olr ! É^o 0(É uÉoÈuo > Éo'l. @ Ou§toro li È @v0J oooè0@ o o rq.)l!NÉUJi oo a a oo -o O ('to'-Hu I bt \c) u .HOdo(l,d ulr oÉ 6 It o oU @ ruè0ȧt \ooô o. €o §a ro@ .d@ iÈ oUtr^ouEo 0,U d (,) è0(!ô 6À 'I,o I u§e Éq,\OqJo\OJN > .Hr > Éd\t lr 0)(É ,>u o5HA,) ooÈuEOo >o 0,L.O udtd(!dlJ pvo oooè0(ux(!(1 É o.rOÔ, JHo .0J o otd.-u lr Noô{ T q) ôloô v, E a(! o a o at bt q)o(Y) O ri(, oti o oà xI lClÉ arkÈàâÀ(Év! oIlH 0,1â .t lr I tQ) E rr tuË N .q'N^ .À ET .oC)v o o À L o o(! tU \ol I p lr(ü L) §ço(1 tri (.) oU(! k o r!! \GI Êt !tr(ü r^(.) rv .d tr 0,qrd Fl .o «,êllrOqtd olx .dÉ o .il u trÈ.( à r^À N§ r,i (J oÉ .À k +, 10) E'k q)À ÉI o o rô co v) ô 0,u .d H N, o.to\v È o g x À o page 10 Le programme dtessais en gouttières et en rivières pour Ie mois de septembre 1982 sera 1e suivant: Essais en gouttières à dosage fixe pendant des temps variables (2,4r 6, 8, 10, 10, 10, 10 minutes) des insecticides. Ci-après azaméthifos 0,134 mg/1, cypothrine 0,067 mg/1, méthio- carb 0,067 ag/!, OMs 3002 0,067 mg/I, perméthrine 0,067 mg/1, téméphos 0,067 mg/1, téméphos en eau distillée 0,067 mg/|. Essais en rivières avec contrô1e de Iteffet sur Ia faune non-cible par 1es hydrobiologistes Les traitements seront faits par hélicoptère. azaméthifos O,2 mg/1/lOmn, méthiocarb 0,1 mgllllOmn, OMS 3002 0,1 mg/1/10mn et perméthrine 0,1 mg/1/1Onn. 3.4 EvaluaÈion des Agents biologiques (B.t. H-14) Trois firmes collaborent étroitement avec 1'Organisation pour 1a mise au point de formu- les simulies. Ce sontIations de Bacillus thurigiensis H-14 applicables à 1a lutte contre Abbott, Sandoz et Solvay. Vectobac 6108 II ES Abbott (Gui11et et al. , 1982 (a) La formulation considérée se présente sous forme dtun liquide brun qui stémulsionne en formant essênt'el.lsment des agglomérats de spores et cristaux dtenvirons 50 microns. Le produit a été essayé en minigouttières à 1a dose de 0,4 mg/1 pendant 10rnn. Les résul- tats montrent qurà ce dosage, selon 1es conditions de Itessai, la mortalité peut varier de 5 à 982. Contrairement à drautres formulations la mortalité est proportionnelle au temps de contact. Ltefficacité du produit diminue lorsque 1e taux de matières en suspension dans 1'eau augmenEe. Des agents tensioactifs ont été essayés en diverses proportions pour tenter draméliorer 1a formulation, Ltun dtentre eux â effectivernent apporté une amélioration, Eoutefois, I'activi- té du mé1ange reste encore sensible à la turbidité de 1'eau qui exerce un effet négatif. Le tensioactif utilisé n'altère pas la toxine à 1a concentration de 2,42 dans 1a formulation. Des essais ont été conduits en rivière. i) A partir du sol 3 modes opératoires ont été employés: - a) La technique du fût percé fixe qui dispense 1es quantités drinsecticide en 10mn. A 0,8 mg/1. L'effet toxique sur les larves de simulies a été de lrordre de 802 pour un débit de 1 ,6 ,3/".". - b) La technique du traitement en bandes dans laquelle le fût percé, placé sur flotteurs' est tiré alEernativement dtun côté à lrautre de la rivière. A 0,8 et 1,6mg/l pendant 10mn. Lfeffet a été partiel pour des débits respectifs d,e 2,3 et 1,2 *3/r"". - c) Traitement par bateau dans une rivière débitant 6,5 m3/sec. Lteffet a êté très faible à 0,8 mg/l et de nu1 à partiel à 1,6 ng/I. Dans tous ces traitements des quantités variables d'eau ont été ajoutées à 1a formulation. Malgrè ltaddition de 40 à 602 dteau 1e Vectobac se répartit très ma1 dans 1a rivière et forme des agrégats. ii) Traitement aérrens Simultanément des traiÈement aériens ont été effectués dans la mâne rivière que 1es traite- ments par bateau. Les dosages employés ont été 0,8;1,6;3,2 mg/l pendant 10mn. La formulation a êté appliquée sans addition d'eau. Pour chacun de ces dosages les résultats ont été respec- tivement nul, partiel (enviror- 5OZ de détachement), 90 à 952 de détachement mais sur certains supports seulement les autres ne semblent pas être touchés, ce qui indique une mauvaise disper- sion de la matière active. Les mauvaises performances du Vectobac sonÈ attribuées à la taiI1e troP grande des parti- cules de la formulation et comle on vient de 1e voir à 1a mauvaise dispersion du produit dans ) Page 11 Iteau. Cette mauvaise dispersion est insuffisanment corrigée par ltadjonction de tensiectifs. Lfinfluence de Ia turbidité de lteau sur cette formulation nrest pas expliquée. Teknar Sandoz i) SAN 402 I Ce produit est une suspension des spores et cle cristaux de B.t. H-14 sa viscosité et élevée et ne pennet pas une dispersion spontanée dans lteaq par contre iZ-s,rsp.nsibilité est excellente. La formulation doit être mélangée à de lteau avant dtêtre utilisée en traitement anti-simuli- d ien. En minigouttières ce produit provoque 1002 de mortalité à 1,6 mg/1/10mn. La mortalité sur- vient dans les 3 heures suivant 1e traiternent. Pour une même concentration la mortalité n'aug- mente avec 1e Èemps de contact. Un premier essai en rivière a été effectué par bateau dans des conditions idéale de mé- lange du produit à lreau de rivière (Lacey et al., L982). Le produit dilué avec un minimum de 802 d'eau a été Érpp[iqué à 1a dose de L,5 ng/L/LOmn. Le débit de 1a rivière était 457m3/sec. Dans ces conditions la portée du Teknar 4OZ I a êté de 19 lfu. Les traitements suivants exécutés dans 1es conditions opérationnelles, en rivière ont montré que 1a dose à employer était de 1,6 mg/1/10mn. Le produit était alors préalablement dilué dar.s 202 d'eau. En applications au so1 ce produit provoque 1télimination totale des larves. Les traitements par hélicoptères bien que relativement efficaces permettent la survie de quel- ques larves. Ceci a été attribué à une mauvaise dispersion de larvicide appliqué au moyen du système vide-vite mis au point pour le téuréphos (Guillet et al., 1982(b)) Ces résultats ont été confirmés par des traitements au vide-vite effectués par OCP à une dose de 2r43 mglUlOmn au cours desquels quelques larves ont survécu dans certaines rivières. Des essais de traiÈement par avion avec 1e système rampe/busesont donné les résultats suivants pour un débit de 45m3/sec, le produit appliqué en bandes longitudinales de 150 m de long, 20Om en amont du gîte, à 1,6 ngll/I}ûn, lteffet a été total sur un gîte complexe faits de rapides et de bras mesurant 1.5 à 2km, en aval lreffet ntétait plus que de 502 environ sur 3,8sn en raison de la présence drun bief dteau stagnante séparant les 2 gîtes. Au cours d'essais comparatifs entre 1e téméphosr le chlorphoxime et deux formulations de B.t. ti-14 (Cheke, L982) le Teknar SAN 402 I a été resré à parrir du so1 er par hélicopEère. 11 a été trouvé des portées al1ant jusqu'à 5r3lfui mais 1a formulation ne franchissait pas 1es zones dteau calme. Ces essais ont été réa1isés avec des for-rulations additionnées de 202 d'eau. Sans dilution 1a portée de cette formulation est nég1igab1e. ii) Teknar 2x Des essais pratiqués en minigouttières ont montré que ce produit 2 fois plus concentré en matière active est également environ deux fois plus efficace que le SÀN 402 I. Des essais ont été réa1isés en r,ivière avec ce produit selon différents dosages. La ri- vière avait un débir de 12m3/sec. A 0,4 ne/L/L}rrn lreffet est nul iur les larves de simulies à 250m. À 0,6 mg/l/l0mn on observe un effet partiel sur 400m environ. A 0,8 mg/1/10mn la portée est de 2r5 à 3Km, on constate un effet partiel jusqutà 5Km du point de traitement (Agoua et a1., L982) . iii) Teknar 3x Testé en minigouttières ce produit en principe 3 fois plus concentré en matière active que 1e SAN 402 I,a montré qutil était environ 4 fois plus actif. Des résultats obtenus par ailleurs sur larves drAedes aegypti avaient fait apparaitre une augmentation du même ordre de ltactivité de cette formulation. Malheureusement, le fabricant semble rencontrer des difficultés à produire ceÈÈe formulaÈion sur le plan industriel. page 12 Produits Solvay La Société Solvay avait fourni des échantillons drun produit commercial de Bactimos, em- ployé dans 1a lutte anti-larvaire contre les moustiques. 11 srest avéré que cette formulation ntétait pas satisfaisante pour 1a lutte contre les simulies et qutelle était inférieure à 1a formulation Sandoz 4OZ I. Drautres formulations testées par Ia suite n'ont pas non plus donné satisfaction. Cette société montrant un grand intérêt pour le Prograrnne a décidé de reprendre les études à Ia base et a fourni un premier lot de 49 échantillons en avril puis 33 autres en juin et enfin 22 en jui11et. Tous ces produits ont été envoyés à 1rIRTO pour évaluation. II est prévu que lrensemble de ces échantillons sera testé dtici septembre. Nous ne disposons actuellement de résultats que pour 21 drentre eux. Une étude menée en parallè1e sur des larves drAedes aegypti devrait montrer s'i1 existe une corrélation entre lfactivité de ces produits sur moustiques et leur activi.té sur les larves de simulies. Si tel était le cas, 1es tests sur moustiques, plus aisés à réaliser, permettraient de faire des prédictions sur la valeur des différents produits pour 1a lutte anti-simulidiennes Sur les 21 échantillons pour lesquels des résultats nous ont été communiqués,4 semblent avoir une activité intéressante sur les larves de simulies. Ce ntest que lorsque tous 1es pro- duits auront été testés que lton pourra choisir celui ou ceux qui méritent drêtre développés. 3.5 Evaluation de_1tirpact de certains lem?elɧ ggt 1a la"re aqratique pon-cibk 3.5.1 Insecticides chimiques i) Au cours d'essais préliminaires 1e téméphos sulfone ayant montré ure certaine action sur les espèces résistantes au téméphos, une étude a été menée par 1es hydrobiologistes afin de dé- terminer ltimpact de ce produit sur la faune invertébrée non-cible. Les essais ont été réalisés en gouttières (Dejoux 1980), en parallè1e avec des essais utilisant du téméphos. Les dosages emfloyées pour 1es deux insecticides ont été 0,2 et 0,07 mg/l pendant 10 minutes Dans les conditions des gouttières qui ne se superposent pas exactement aux conditions naturel- les, mais qui permettent cependant de se faire une idée de lreffet probable des produiEs sur Ia faune non-cible il a été trouvé (Gibon et Troubat, 1982) que : a) 1'action du téméphos sulfone est plus rapide et moins éta1ée dans 1e temps que ce11e du téméphos. b) 1es effets globaux sur la faune benthiquesontdu même ordre de grandeur que pour 1e téméphos. L'effet d'un 1éger surdosage est plus faible avec le téméphos sulfone qu'avec Ie téméphos. c) 1a toxicité du téméphos sulfone pour 1es Ephémères Baetidae est plus importante que ce1le du téméphos. I1 ne semble cependant pas, au vu de ces résultats préliminaires, que 1e téméphos sulfone pose de graves problèmes au niveau de 1a faune benÈhique. ii) Le méthoxychlore ayant montré une bonne activité sur 1es simulies en Amérique du Nord, ses effets sur 1a faune aquatique non-cible Africaine ont été évalués au cours dtun essai en rivière à 0,3 mg/l/l0nn. On constate un effet toxique inrnédiat important sur 1es invertébrés. Toutefois, 1es poissons ne semblent pas souffrir drun traitement unique. Le rapport draugmen- tation instantanée maximale de la dérive: valeur maximale de lrindice de dérive a rès traitement indice de dérive normal avant tra tement esr important, 461 alors qu'il est de 43 pour lrAbate 200CE à 0,05 mgl1/10mn (Paugy et Coulibaly, L9824) iii) Les effets d'un traitement en rivière au propoxur à 0,05 mg/1/l0rnn ont été également évalués sur la faune non-cib1e. On a constaté une augmentation de la dérive naturelle, mais pas de changement dans la composition qualitative de cette dérive. Le rapport dtaugmentation instan- tanée maximale de 1a dérive défini. ci-dessus, est faible 9,7. IL est inférieur à celui du téméphos au même dosage (Paugy et Coulibaly, 1982b). Page 13 iv) Les rivières traitées à ItOMS 3002 ont fait ltobjet de prélèvements de faune non-cible A 0,2 mg/1/10rnn 1'effet de cet insecticide semble comparable à celui du méthoxychlore, effet innnédiat et très important. À 0,05 mg/1/10mn Itaction de IiOMS 3002 ntapparait sur la faune non-cib1e qutau bout d'une demi-heure. A ce dosage la toxicité de 1'OMS 3002 est encore très forte. Les crustacés semblent touchés dans les 2 cas. On nta cependant pas remarqué draction immédiat sur 1es poissons. Le dépouillement des récoltes ntétant pas achevé ces informations sont données à titre préliminaire (Coulibaly, com. pers.). 3.5.2 Agents biologiques Les formulations de B.t. H-14 suscitent de gros espoirs pour 1e contrôle des espèces ré- sistantes du complexe Simufium damnosum. Des études préliminaires (Dejoux, 1979; Gibon et al., 1980) ont montré Itinnocuité de ce produit pour la faune aquatique non-cible. Le B.t. H-14 ayânt été introduit dans 1e Programme Onchocercose pour des traitements opérationiâ1s, un programme systématique de surveillance de ses effets sur 1a faune non-cib1e a été mis en place. Parallèlement 1es hydrobiologistes de t'ORSTOM, Bouaké, Côte d'Ivoire ont mené une étude concernant lrimpact sur lrenvironnement de ce produit au cours dtun essai réa1isé dans la Marahoué en Côte d'Ivoire. Le traitement a été fait par voie aérienne à 1a dose de 1,6 mg/l pendant 10 minutes dans les condition dtétiage. Cette expérimentation (Troubat et al., L982) a confirmé que le décrochement de la faune benthique est Èrès faible, inférieur à 1a valeur maximum nocturne de 1a dérive témoin. On constate une absence dteffet sur 1es Hydropsychidae et les Chironomidae. On note par contre une forte mortalité chez 1es Simuliidae. Crest dtail- leurs le seul effet mis en évidence lors de ltexpérimenEation, en précisant toutefois qutaucune conclusion ne peut-être avancée vis-à-vis des Ephéméroptères, ceux-ci se trouvant alors en nombre trop faibte. Cependant ltabsence drEphéméroptères dans 1a dérive laisse supposer qu'i1 nty a pas dreffet toxique sur ce groupe. 3.6 Recherche d'équipement pour l t application DAr aéronefs de formulations de B.t. H-14 La formrrlation de Teknar actuellement utilisée en opération présente une viscosité impor- tante, malgré ltadjonction de 2OZ d,leau avant son emploi. Appliquée avec le système vide-vite utilisé pour le téméphos, la formulation ne se disperse pas et coule au fond de la rivière. Sa portée est très faible à nu11e. 11 convenait donc de mettre au point un système qui disperse 1e produit avant que celui-ci n',atteigne I t eau. Le personnel dtOCP et 1a compagnie Viking Helicopter ont réa1isé un appareillage constitué d'une rampe munie de buses qui a donné des résultat,s satisfaisants pour 1es traitements gîte par gîte au moyen d'hélicoptères. Le système débite 51 par seconde et grâce à des vols station- naires les hélicoptères peuvent traiter des rivières ayant un débit a11ant jusqutà 40m3/sec. Un système semblable a été monté sur avion, son débit est de 151 par seconde. Ceci néces- site le traitement longitudinal en bandes para11èles en arnont des gîtres sur des distances plus ou moins grandes selon les débits. Un essai en rivière a démontré que Iton pouvait obtenir une portée de 3 à 4 Km pour un débit de 51m3/sec. I1 convient dtajouter 2O7" à 1a quantité nécessaire d'insecticide de façon à compenser les pertes dues à la dispersion d'une partie de la formulation sur les berges. D'autres équipements sont en cours drétude par OCP/Viking. OCP a en outre passé un contrat avec une firme spécialisée pour 1a recherche dtéquipemenEs mieux adaptés. Un représentant de cette firme stest récemment rendu sur place pour stinformer des problèmes. 4. CONCLUSIONS Grâce à 1'effort concerté d'OCP et de ses Centres Collaborateurs ainsi que de VBC et grâce à La coopération active de ltindustrie un nombre important de nouveaux composés et de nouvelles page 14 formulations ont pu être testés en laboratoire et sur le terrain, à petite et grande échelle. 11 apparait déjà que certains composés présentent 1es qualités de larvicide anti-simulies. Parmi ceux-ci on peut citer 1'azaméthifos, la cypothrine, 1'OMS 3002, le B.t. H-14 et probable- ment 1e méthiocarb. 11 est certain que des recherches supplémentaires seront nécessaires avant 1a mise au point définitive de formulations opérationnelles. C'est pourquoi lreffort ne doit en aucun cas se relacher. Des relations constantes, faites essentiellement dtéchange dtinformations et de circulation des données, doivent donc être entretenues avec ltindustrie de façon qutelle continue à apporter son assistance au Programme et à ltOrganisation. Dans cette optique, les membres du Comité seront certainement satisfaits d'apprendre que VBC organise une réunion avec 1es représentants de ltindustrie tant au niveau de la direction des compagnies qutau niveau technique. Cette réunion se tiendra à Genève en juin 1983. En ce qui concerne 1es recherches plus fondamentales telles que 1tétude du comportement alimentaires des larves et les recherches sur les caractéristiques physico-chimiques des formu- lations actives sur les simulies, 1e recrutement de consultants et 1rétablissement de contrats avec des organisàes de recherches sont à 1tétude. REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier les chercheurs de 1?Institut de Ræherches sur 1a Trypanosomiase et 1'Onchocercose de Bouaké et du Service d'hydrobiologie de IfORSTOM de Bouaké ainsi que tous nos col1ègues du Progranrne de lutte contre 1'Onchocercose dans la Région du Bassin de 1a Volta qui ont bien voulu mettre à notre disposition toutes 1es données susceptibles d'être utilisées dans le présent rapport et qui nous ont apporté lrassistance matérie11e sans 1aque11e cette mission n'aurait pu être accomplie. page 15 REFERENCES Agoua, H., Ocran, M. et Aitchedji, C., 1982 - Etude de la portée du Teknar 2x sur 1a Bagbé Rapport 1/QÇ!4!l.l/Pg=§t l2g?, 6p. Cheke, R.4., 1982 - Experimental treatment with Bacillus thur iensis H-14, temephos and chlorphoxim for the control of Simulium damnosum s.1. and the d str bution of larvae of the S. soubrense/S. sanctipauli subgroup in Togo Benin and Eastern Ghana. Rep. 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II Effets d'un Action du Bacillus thur ig i ens i s Développement et 1 , 23 p. w}J:o/vBc/82.854, 1982 - Rapport sur la consultation rnformelle sur 1e tion de Larvicides Anti-simulies pour 1a Lutte contre ltonchocercose, I Evalua- s 1982, 11 p. Genève 16-18 mar i page 16 Annexe I Méthode de laboratoire d'essais en gouttière (Jamnback, H., 1982) Le système utilise trois jeux de gouttières: 1. gouttières pour 1a fixation des larves 2. gouttières pour ltexposition à lrinsecticide 3. gouttières pour lrobservation après traitement Bien que ces 3 types de gouttières aient des fonctions différentes, elles sont de construction semblable. E1les sont toutes en bois peint en blanc ayant 80 cm de 1ong, 15cm de large et 8cm de profondeur. Lreau esÈ pompée à 1a partie supérieure s'écoule à la partie in- férieure par une languette de bois de 14cm de long et 9cm de large. La languette est recouverte drune plaque amovible servant à Ia fixation des larves. Les larves accrochées à la végétation, placées dans Ia gouttière migrenÈ vers 1a plaque amovible de fixation où 1e courant dteau est le plus rapide. Lteau circule en circuit fermé à partir dfun réservoir grâce à une pompe é1ec- trique. Le réservoir en plastique de Ia gouttière de fixation contient environ 60 litres dteau et la gouttière eIle mâme environ 6r4 litres.Les larves migrent vers la languette de fixation et sont prêtes pour le test en 24h environ, quoique la gouttière dtexposition ait 1es mêmes dimensions que la gouttière de fixation, son réservoir est un récipient émai11é de 10 litres. Au total 15 litres dteau sont placés dans la gouttière drexposition et la circulation est mise en route. Le larvicide à tester est ajouté, à 1a pipette, à lreau du réservoir où i1 est mis en circulation pendant cinq minutes afin d'assurer un bon mélange. Une plaque amovible d'une des gouttières de fixation est transférée sur 1a languette de 1a gouttière dtexposition. Les larves sont exposées pendant un temps fixe à une concentration donnée du larvicide. Ensuite la plaque de fixation est transférée dans Ia gouttière dtobservation pour une période de 24 heures. Les populations des plus petites larves sont esËimées selon le système +, ++, +++ avant et après le traitement.
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Programme de recherche accélérée sur les larvicides anti-simulies
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Key facts
Organisation
World Health Organization (WHO)
Document type
Technical Documents
Source
World Health Organization