ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST GROUPE ECOLOGIQUE Quatorzième session Cotonou. 18-22 ianvier 1993 ocP/vcu/HYBro/93.E ORIGINAL: Français RAPPORT DâCTIVITES DU SERYICE DE SIJRVEILIÀNCE AQUATIQTJE DU PROGRAMME (Résumé) Généralités Outre la surveillance des cours d'eau en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso, le service de surveillance aquatique (SSA) a assuré la récolte et le dépouillement des échantillons de la faune benthique des cours d'eau de la Sierra léone jusqu'en février 1992.l*s données ont été communiquées à l'équipe nationale pour la rédaction du rapport annuel. Par ailleurs, le service (SSA) a évalué la toxicité pour la faune aquatique non-cible du Trebon (OMS 3002) lors de différents tests en rivières. [-e service a également préparé des contrats et des protocoles pour différents travau( en relation avec la surveillance aquatique, et assuré la coordination des activités des équipes engagées dans la surveillance mise en place par le Programme. Résultats de la surveillance Sur l'ensemble des cours d'eau surveillés en Côte d'Ivoire, l'analyse des données disponibles indique un impact des larvicides sur la densité et l'abondance relative des organismes. Cet impact est notable surtout sur les Tricorythidae qui sont devenus rares dans les échantillons alors que les Baetidae qui sont plus sensibles à court terme se maintiennent relativement bien dans le milieu. D'autres insectes tels que les Spalidae et Philopotamidae connaissent une reduction de leur abondance entre 1980 et 1986, période de sécheresse qui pourrait être considérée comme la cause essentielle de cette situation même si un impact des larvicides n'est pas à exclure. En effet, 1980 correspond au début de l'utilisation du chlorphoxime, insecticide auquel les Philopotamidae sont fortement sensibles (Yaméogo, 1983 ; Yaméogo et al., 1986). Il faut noter que les densités des Philopotamidae sont ma:rimales en mars-avril période où les cours d'eau étaient à sec. "!r I( L) I L 2L'évolution dans le temps des coordonnées factorielles des relevés sur I'a:re FL (Fig. 6) présente surtout pour Entomokro, une rupture nette entre, d'une part la période pré-traitement caractérisée par des coordonnées positives fortes et associée à des densités élevées de Tricorythidae, et celle post-traitement d'autre part caractérisée par des coordonnées presque toujours négatives et associée à des densités élevées de Chironomidae et d'Hydropsychidae. C'est surtout après le début de l'utilisation du chlorphoxime que les coordonnées sont les plus faibles. Puis, la longue période de suspension intervenue en 85 a entraîné un retour des Trycorithidae matérialisé par un pic en décembre 85 sur la figure 6. L'allure de la courbe n'est pas fondamentalement modifiée par l'introduction de la permethrine et du carbosulfan dans les traitements en 1986 et 1987. I-a structure des peuplements d'insectes qui colonisent les rochers semble être relativement stable à Entomokro. Tout se passe comme si l'on avait atteint une situation d'équilibre entre les traitements réalisés chaque année aux hautes eaux avec des larvicides peu sélectifs, et les recolonisations qui s'opèrent aux basses eaux pendant l'utilisation du B.t. H-14. A Danangoro, l'effet de pêches traditionnelles interfère avec l'impact du B.t. H-1,4 et perturbe quelque peu l'installation d'une typologie de saison sèche reproductible d'une année sur l'autre. La typologie n'est donc pas aussi stable que celle d'Entomokro mais les grandes tendances restent les mêmes. A Bèma sur le Bandama blanc, la typologie observée est fonction de la toxicité des larvicides utilisés, même si on ne remarque pas une différenciation nette entre les relevés des périodes traitées au B.t. H-14 mais qui suivent des traitements au pyraclofos et celles traitées au B.t. après utilisation de carbosulfan. S'agissant des études de recolonisation entreprises au Pont de Pô et au Pont-I*raba, la situation n'a fondarnentalement pas évoluée depuis janvier 92. Il faut toutefois signaler une plus grande richesse faunistique en décembre 92 au Pont-Iérba bien que la forte présence d'algues indique une pollution organique persistante. Evaluation de la toxicité au Trebon (voir document N" gz.Lz ot 93.z) La toxicité du Trebon sur les insectes semble être comprise entre celle de l'Abate et celle du Chlorphoxime. Sur les poissons, la dose de 0,03 mg/l x 10 mn n'a pas provoqué de traumatisme même à des débits inférieurs à 10 m3/sec. Par contre, les jeunes crevettes sont légèrement affectées mais l'impact est réversible. Coordination des activités des équipes de surveillance Avant l'établissement du contrat pour la surveillance aquatique en Sierra Iéone, une rencontre avec les membres de l'équipe et leurs supérieurs hiérarchiques a permis de discuter des problèmes pratiques et d'enüsager les solutions qui s'imposent. Cela a permis 3également de préparer la mission du Dr Guégan pour le démarrage de Ia surveillance ichtyologique (cf. 93.1 et document sur les poissons de la Sierra léone). Les installations de pisciculture de I'IDESSA à Bouaké ont été visitées dans le cadre du contrat passé avec cet institut pour les tests de toxicité sur les poissons, et un protocole a êté établi, soumis au président du Groupe Ecologique pour observations avant transmission à l'institut. Un protocole pour l'étude de la durée de vie larvaire des insectes a également été établi et envoyé aux invertébristes (Ghana et Guinée). Des contrats ont été préparés pour la surveillance des cours d'eau traités en Côte d'Ivoire, au Ghana, en Guinée et en Sierra-Léone. [-es données ont été contrôlées, saisies à l'ordinateur et des tableaux et graphiques produits pour les rapports annuels des équipes.
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Rapport d’activités du service de surveillance aquatique du programme : résumé
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