Ila I -{ t'ÿ I I I I i'., , l l l l WORLD HEALTH ORGANIZATION ÔRGANISATION MONDIALE DE tA SANTÉ t., Programe de Lutte eontre lt0nchocercose tlans Ia RégC.on èu Sassin tte la ÿo1ta IIrÉté cle Développem,ent Eoonoje.uc oÇP/æofi1.14 IA AffiP0NS.{3IIII'E DE [' 0I{CHOCffiCOSE DANSI I,E S0US-PEUPÏ,8@'Ï[ qr .!E_ QPë[prE\l4gr pæ_ vArr,qE !u 3as§nE !E traJptEâ R.C. SAtr{ADOGO ouasadougour.,',tlÀi11 et Lÿ18 ''tï' -' ,,i. ' ,{' t3;', iï'Titr, "**,*, - s_- § \u1 ;.,Y i:;/ t '1' I. §ot ole\ê-\ \.\ rurrE o o ,^CA "'i,"- .?, ..} :ty:i:": SCû{MATNE 1. Arrant-Bropos 2. Intz.odrrction ]. Irtemrnen crl.ttque tlu problèroe J.1. IIne thèee et une antithèse 1.2. Les argr.uaents d.e l'anti.thàse 1.5. Quelques obserrrations sur lr€Jttlxitlrès€ 4. Le, position actuelle ctu problè,ne 4.1. Cbé416i1ité d.es pr&ices ttu re,lrport PAG 4.2, T,re fa.ctorrr srrohooeroos€ eat-il ürtüeroiæ.u, daps 1tétBt ôu peuple- ment et sr:ffisant pour 1es perspectives èe mise en rraleur ? 4.5. b quegtion ôtun peuplement su cltun non-peuplement cles lrallées dans Ie passé peut oonasrÿer u:re lrryorteuoe sooioS-ogÉ.qr1e daos ung perspective cle mise en valeur avec traü.Efert êe population. 4-4. l;crs autrês consictérations èu groblène : Ies faæteurs B§reiqueg,, 4.5. OCP et la question des prlorités rp,tioroles. 4.6. OCP s un acquis d.e { ansr l. Référenoes bibliographiques 6. Arurexes : cas lntents où ltonchocercose est Ie facteur principal cles . retraits de populations. 6.1. Àu Gharp 6.2. Au t{aIl 6.r. lùt lh,ute-ÿolta -1- 1. Àrrant-propos Ia version originale de cette étucLe a constitrré lrun des clocrments tle travail d.e 1a mj-ssion cLt évaluation des aspects économiques du Progname de Lutte contre 1tonchocercose da.ns Ia Région du Bassin de la Volta (OCe), é1aboré à ','ashington 1e L2 }lai Lÿ78. &r exemplaire urrique d,ans cette version originale, elle est reprise cla,ns cette série ôes èocurrents de lrUrÉté de Dével-oppenent Eoonomique clu Programe pour en faciliter 1a ooneultation. El1e ne ccmporte pas d,e changeroent notable par rapport à La version origi-naIe. EL1e y ajoute si.mpleroent Ia partle tles arxrexes, d.ont 1es éIénents nt étaj.ent pas clisponibles à Uashlng:bon. -4- 2. JEEg@@ Une d.es prémices d.e base tle ltactuel Prog:a.me tle lutte contre Itonchocercose de,ns Ia région du bassin de Ia Volta est que cette enclfoie est à lrorig:ine de Ia d.ésertion des terres fertiles des pays consernés, obligeant ai-nsi d.es populations à se reBlier sur d,es tertes hautee aujourdr - huj. arides et appauvries, i.ncapables de fouznir une protluction éconmique suffj.sante aux populations et arrx Eüatsr Ia mission d.révaluation6ls aspects éconcmiqttes d.e ce Programe cloit vérifi.er 1a véracité d.e ltaffi:mation de base et voir clrans quel].e mesure Ia seule lutte contre llonchocercose rouvtirait autcmatiquenent et cle fagon certaitre les vaLlées au repeuplement et à la mise en ve,ler:r éconmique. f,e tLébat ne mançtrue pas d,télénents dans La littéraülre actuellernent clisponibls : 1e rapport de Ia mission PAG a repri.s ce que maints auteurs avaient affi:mé avant t9711 rrne étucle hi.storique tLe géog:raphle hr:maine da,ns les Va11éeg des Volta rou€:e et blanche soutientr enlÿll, guten fait iI nry avait pas cLe peuplenent c!.e ces rrallées avant le êébut ttu )Q(è sièc1e et que 1nr ailleurs les mouvæents de poprrlation qul Bty sont développés dans Ia première noitié d.e ce siècIe ont été Ie fait du ca:rcan colonial et cles cond.itions d.e vj-e qutil voulut imposer arr:r populations. &:fiq lrexécution rlu Prog::a.nme OCP a apporté d.es contre-erpériences à cette antLthèse. Au-d.elà de ce ilébat, Ie problème du repeuplement tl.es vaIlées des zones OCP se pose aujourtLrhui avec des interrogations au plan d.es facteurs ptrysiques du tléveloppement agricole (eau et sols) et à celui. d.es priorités d.e tléveloppenent des pays. J. Ecanen critique tlu problème J.1' De lrensemble c!.e 1a littérature actuellment consacrée au thèrae de d.épeuplement et d.e sous-peuplement ôes vallées d.es volta aveo référence à lronchocercose, J.P. Ee:nrouët est ltauteur qui a scutenu une très forte antlthèse à la thèse génér.alernent admise jusque 1à et qui foncle ltaction tl,e lractuel Programre d.e Lutte contre ltQrchocercose da,ns Ia région êu Sassin cle la Volta r -5- à savoir, por:r 1r essentielr eue 1r onchocercose est Ia raison princip'aIe clu sous-peuplement voire tltr:n ilépeuplæent tl.es vaIlées du Bassin tle Ia Ïolta d.tune part et cltautre lnrt que la, campagne antivectorielle par épandage d.tinseoticide pe:metti:ait, par Iibération des vallées, une mise en valeur éconæique de oes mêrnes val1ées, mise en valeu:r inportante pour les éconolies nationales d.es pays concerrrég. Jean Pie:eree Herrouët développe 1es éLénents d.e son antithèse grâce à un excellent travail d.e te:r:ain très ninitieux qui a porté su! une enquête de 2BJ v111a6les et B0! quartiers plus L11 à 118 ÿ sites drhabitat abanclon- nés d.es valIées tles Yo1ta rouge et blanche en ltraute-Vo1ta. Portant sur t'leur origine socio-tristorique ,et géogzeplrique et sur les motnrements cLe population qu,iLs ont corunus'? ce+te enquête a été appuyée par Ia collectel Itchez 1es populations 1es plus proches et auprès de leurs ranoiens habitants, dtinfomations relatives aux sites d.thabitat aband.onnés't9 ) enfin un travail tLe ooulÉlation d'archives dtsponibles à Ouagadsu€:ou et su:tout à Abittjan a pe:mis d.e contrôler les preruières info:mations. Clest sur cette base quril apporte une critique très sérieuse aulc principaux auteurs antérieur"rT* les études de mouræents d.e pogrLation en relaiion avec ltonchocercose Ü . Les prirrcipaux élt5uents de cette antithèse peuvent ainsi être résrmés : i) 3ans 1es valLées des Volta rouge et blanche, on ne peut parler cte d.épeuplanent, nais d.e non-peuplernent. On Iit le chiffre 111 à Ia pa6e 6 et le chjJfre 118 à la trnge d6. J.P. Herrouët : op. cit., ga6,e 2. Ces auteurs sont nota,mment : - Eilton, T.E. : Accroissement et répartition de Ia population tlans 1a régi.on haute du Ghana. in e Ia poprrlation d.e ltAfrique trropicale. The Population Council. New Tork, L968, J.M. : River Blintlness in lüangodLi. A hypthesis of clinical advance and. retrai.t. Geographical revien. : Les mourrements d.e population srr Ia rive gauche tle 1a \roIta rouge (négion cle Nobéré). i-n : Cahiers de lr0RS[CI{, Série Sc. Ifi.u. VoI. V rlo, 2" l%8. T/ ?/il - Hunter, - Rernyl G. -6 - ii) Iti-mportants mouvecnents cl.e population'se sont prorlui.ts clians 1e site tles valIées rouge et blanche à partir de ta fin du XD( siècle : iI y eut à la fois peuplement prrls tlépeupLeroent. iii) Le peuplement cles vallées a été effectué sulte au refus du iloa,rcan colonial'r et d.es nouvelLes cond.itj.ons d.e vie qutil ctéa. iv) Un dépeuplement qui ntaffecta pas que 1es vallées, a été ensuite obse:sré vers trois «firections t Ies villages d.t origine, d.es terres nouvelles, lrinrmigration en GoItL Coast (actuel Ghar:a). v) }ans Ie d.épeuplement cles rra11ées, outre les raisons comnunes au mouvernent généraI, la trytrnnosæiase a pu jouer rrn rôIe rlans lfabanclon des villages mais Ie rôIe cle Itonchocercose est très d.ifficile à évaLuer. 1.2. Les arslrments tle 1tantithèse - Ecarninons rapid.æent chacune d.es positions ci-d.essus résumées : i) Danlles vql_Iées des ÿolta rouge et llfu ne peut parler d.ç èépeuplreme{b. nais. rle non-peuplement : r'à partir ti.t étucLes (par enquêtes) de la répartition de lthabitat et d.es temes cultivées clepuis 1e XD( sièc1e, il stavère impossible cle parler cle dépeuplenent d.es rralIées d.es ÿoIta blanche et rouge'i (p. Zf). Selon ltauteur, d.es euquêtes sr:r 1e ter"ralrq ses d.épouillements d.rarchives et cles écrits d.es premiers voyageurs a1rant traver- sé Ia réglon, rrattestent ltineristence d.tun peuplement de ces rég:ionstr. Porr e:çliquer Ie non-peuplement, J.P. Hervouët évoquê a) Ies ::azzias ("si les forêts avaient été forteroent peuplées, teq æ,zzias ntauraient pu sry d.éveLopper. Si elles ont pu avoir une action marquante, crest que les cLensités de population y étaient quasi.ment nu1lesrt. (p. 72) ; b) Ia peur êe Ia brousse rrqui, cotuae 1e prouvent les ctéfrichements actuels, cl.emeure Le lieu prlvi}églé pour Ia fourniture de produits vivriers (et ntest donc) pas slmonünne de mort, rnais au contraire dtabondance en céréaIes et en vi.and.e" (p.72). Irtauteur, aIors, estimant dtr.ure part ttqqron ne peut (...) manquer d.tévoquer d.es faoter:rs sanitaires ayrant ernpêohé de mettre cee! zones en valerr puisque les conditions pétLologiques et hydriques ne sernblent d.étem,i- nantes"e d.tautre part que "lrespace cultivé (gtaft) suffisant pour faire vivre Ia population (sans q.util 1rl.i soit) nécessaire de stexposer à ctes risques sanitaires inutiles en stinstallant à proxinité d.es sj.tes à glossi- nes ou à si-rnuliest' (page 72), pense que 1e non-peuplement t'ser:ait alors la conjonction d.e ltabsence cle besoi.n en terres nouvelles et d.es plus grands risques eanitaires existant à Broxinité des rivj.ères" (pa6es 72-71). -7 - Cependant iI écarte ltorrchocercose, estimant que 1es homes ont ltprornré que les fortes d.ensités d.e population Ii-mitaient 1es dangers de lronchocercoge -stentend d.ans ler.lr esprit- et qurils rre craignaient p,as cette malaC.ie à évolution lente" (p. 72). Pour 1ui, rtla tr'S4ranoscr:aiase, encore très présen- te dans 1es années trente, est peut-être le facteur extrrlicatift' (page 72). J.P. Hervouët est nent cles vallées d.es Volta premier à poser cette hypothèse du non-peuple- XD( siècl,e i on ne peut donc 1e comparer à un 1e au autre auteur. Cependantr coulne il Ie reconnaît Iui.æême, (B.71), on ne peut préjuger dtr:n habitat beaucor:p plus ancien : d.es meules domantes ont été nrises à jor:r par Ie surcreusement actuel cle 1a Yolta blanche à ltavaI cl.e lYakala. Seule ltarchéologie précisera à 1a fois Itétendue et 1répoÊge cle ceI I peuplement. ElLe info:merait du nême coup sur wr possible peuplæent moins ancj.en que ne pense Eersrouët, 1e vide de peuplment que ses enquêtes ont con^staté pounant correspondre à la phase d.e reflux d.e lrhSrpothèse cycli.que cle J.Mo Hunter V. Cette hyl»othèse nuancée se fond.e sur 1e fait qur on ne saisj.t 1ns très bien chez ltauteur Ie rapport final entre les facteurs sanitaj.res et Ie non peuplement ou Ie rlépeuplenent : - fci les facteurs sanitaires sont censés e:cpliquer Ie non peuple- ment des vaIIées ; 1a trypanosomiase est sollicitée g nais en fonction cle ce qurelle a pu être dans Ies années trente ; plus loin, recherckra,nt Ies causes ttu dépeuplement d.es vaIlées, ltauteur estime que des endémo-épidtlmies ont causé d.es revages dans Ia région jusque dans les années 194% que 1a tr54nnosmiase, à cause d.e laqueIle Itd.es villages peuvent cl.isparaltre en quelques mois'r (p*gu 66) rrra cepen&ant pas connu rlepuis 1e d.ébut clu siècIe, une épid.émie clévastatrice qui soit cause dtun rraste mou\rement d.e reflu:c : on se d.emand.e en fin d.e ccrnpte quelle influence il attribue à ces facteurs sarritaires. : an hlipothesis vo1. 56 (t%6),J.M. Eunter : rtRiver bl-j-ndness in Narrgod.i, Norther Ghana of cyclical advance ancl retrai.trr in Geographical Rerriew, Pases ,99 à 416. ÿ t,l -8- - Les propos ne sont ni stables rri convaincants, mêne dans Ie rôIe attribué à 1a tr"Spanoscrniase. - Ltargr:mentation recèle wr d,ésortlre cl.es te:mes et des époques et se revè1e finalement faible : à Ia page 72 où ltauteur traite clu non-peuple- ment cLes va1lées au XD( siècle, ctest 1a tqqpanosomiase d.es arurées trente qui est prise cormre facteur explicatif, alors qurà Ia page 66 où il aborde 1e d.épeuplæent iI utilise les doruaées sarultaires d.e 1a périod.e pour sa ciémonstration rnais d.a,ns sa conclusior5 i1 revient brusquenent au terme de Itn611-pêuplementrr alors que Iog:iquæent, i1 d.evrait stagir d.e d.épeupleroent. A supposer que, dans ce paragraphe, ltauteur ne fasse gutune analyse documen- taire, ltargtmentation basée sur un alalga.me cle ter"nes et d.tépoques, se revèIe finalenent faible. ii) Dri-mportants roouv.ements de population se sont prodqlEgllan§-Ie site cl.es vallÉes d.es Volta blanche et rouee à partir d.e 1a fin du XD( siècIe : 191 créations d.e nouveaux villages ont été obse:rrées par lrauteur entre Le d.ébut de la périod.e coloniale et l92B; 128 sites <Ithabitat aban- d.onnés ont été localisés ; d.e ttfortes turbulences d.es populations" (BAe 11) ont été constatéeso Ie, nise en éviôence d.e ce d.ouble mouvement d.e peuplenent et ile cLépeuplement des anciennes aires inlrabitées constitue ltune iLes originalités du travail d.e J.P. He:rrouët e elle est ltillustration en moweroent clu thème central de sa recherche, t'14 rlyna.raique de ltoccupation d.e ltespace darrs les bassins nériclionaux voltaîques des Volta blanche et rougetr (pag" 2). ...\ -ili) ,Le peUplem_eryt,êeg_vaUées est_e:tqCc-UL{ ' nlrespace occupé clans Ies valIées des Volta blanche et rouge nta cessé d.e crottre cLeprris Ie d.ébut du sièc1e et d.ifférentes phases peuvent être d.j.stinguées, Sous lrinfluence d.e Ia pression d.e lraction coloniale, 1es aires d.thabitat ont éclaté et atteint lerrr extension maxima16, A 1a suite de certaines rcesurss imposées par lradministration, on assist- à wr resserrernent d.e lrhabitat acccntrngné de nombreuses fuites vers la Go1d. Coast et ce, jusqut en !946t' (p. 1) : cltabord utilisé come provinces de refuge d.e princes mossi. (créations d.es cantons d.e Nobéré, Guiaro, Sapoqy) crest Ie refus d.u t'carcan colorrialrt (p"S" fi) .f("ttuumatismeil d.e la conquête, impôts trop lourds, rapidement augmentés surtout entre l)OJ et 1910 et perçus avec la bmtalité conjug\réê d.es gard.es coloniarr:c et de certains chefs trad.itiorurels, recrutements militai- res à partir de 1ÿ20 et j.nstauration tlu trarrail forcé à partir d.e l)22 t -9- erL Lg22e 6 0OO travailleurs sur }a voie fe:rée Thiès-Kayes, 2 0C0 en Côte d.t lvoire, plus pour cha,que persorule active d.e Ia population, ] iours de travail par an d.e prestations diverses en sus d.es irnpôt=ÿ g"i obligea les populations à stisoler et à faire des vallées ancie'rueernent non habitées, tLes forêts refuges. }es trois d.j.rections alors emprrrntéesr ctest celle d.es rraIlées des Volta rouge et blanche (1es autres directions étant Ies routes d'e Fac[a et'cle Po-I{obéré) qui était d.cninante car les terees libres y étai.ent nmbreuses et d'accès tlifficile aux gard.es coloniaux. lrAinsi pour dchapperl autant que faire se peute aux réq.rrisitions et aux irnpôts, (fes) populations ont constamnent jotré sur les marges cles circonscriptions adnj.nistratives et tenté de stisoler au ma:rimun : des Mossi stinstallèrent chez Ies Bisa et les Gurunsi cl.e 1a rive d.roite de Ia Volta blanche, des Bisa chez les Mossi tandis que 1es Gu:nrlsi pénétraicnt dans les aires de repeuplernent d.es deurc cthnies préeéd,entes" (page J6) : on obserra ainsi 191 créations de village entre 1e début de la conquête coloniale et ltannée L928. iv) Up noweuent dc' dépeupleroent a été éga : d'es 191 créations cle nouveau)c vi.l1ages, 1l2B abandons ont été enregistrés. Ce moureurent de population ntaffecte pas seuleroent Ies valLées ; iL est une lmrtie d.rrrn "dépeuplement génér:alisé" (page 5e) gui affecte tout Ie centre sud. d.e 1a itraute Volta et se poursuirra jusq.u r en L946 e d,e lg21 à 1928, les sous-préfectrres d.e Léo, Po, Tiebelé, Za"bré, Manga, Ga,rango et Ter:kodogot ctestè-d.ire ltensærble de Ia région des VoLta rolrge et blanchett perdi.rent, d.raprès 1es receinsæents, près cle 100 000 pcrsorules alors qutavec un taux de croissance moyen de Lsf/oe elles auraient iit en gagner plus de 50 000r' (pae;e ]8). v) Les raisons du mouvement généra1 d.e d.épeuplement reIèvent, selcn J.P. He:srouêt, d.ertlréchec d.e l-a politique cte d.éveloppement menée par 1e gouvernelrr Hesling:" (prgu 19) qu| en dema,nda trop a1u populations en exig:eant "à Ia fois (..) main-dtoeuvre et (...) production agricolert (page 19). &camlnant Ie cas particulier d.es vaI1ées d.es Volta rouge et blanchet J.P. Herrouêt i a) estine que d.iverses end&o-épid.énies, non alors éradiquées "ravagèrent cette région jusgue dans les arurées 1940t' : méningite cérébro- spinale en 19U et 1ÿIBe grippe en 1ÿ18 avec 8.000 décès dans 1e cercle de Tenkoclogo, variole et typtnrs en lÿ21 i que cependant leur distribution géogæ,phique nr étant pas confinée aux aires voisines d.es vaIIées, rril est ( . . . ) diff icile d.e leur attriTmer cles responsabilités quelconques dans Le non peuplement d.es va1Iées" (page 66). -10- t)Zsa,PJtBttrypanosomiase et lronchocercose, 1;ûurce qe Ietlr d.éveloppement nécessite 1a proximité d.e gttes glossinaires et sj.Elulidiens et ceI1e d r intli- vidus infestés, ne peuvent être ainsi écartées ; 1a trypanosomiase, guir à Ia dijférence de ltonchocercose rrest urr ma1 à évolution::api.der'à cause ôe laque1le ttdes vj.lIag:es peuirent d.isparaître en lrespace d.e "iuelques moisr', a pu jouer un rô1e dans lrabandon de villages (page 66) (cas dtépidéroie dans six villages «lu cercle d.e Ouaga,d.ougou en Lÿ2{ avec 1.600 d.écès), c) parlant tle lronchocercose, J.P. Ec:srouët pense a - gutil est beaucoup plus difficile dc juger de lri.upact de lronchocerco- se sur 1es mouvernents de population, cax 1es réponses apportées aux questionnaires portent la marque profoacle du travail effectué par ltOUSrl (paee 66) : iI y aurait, sel-on lrauteur, un effet d-e publici.té qui, jointe aux émissions radiophoniques d.e rcc:rrtsrcnt dc ltAV\I, d.éveIop- pent une I'psychose de Ia cécité des rivièrest' (1nge 75) et fait quten L977t 'tltonchocercose est généraleurent accusée du d.ipeuplementtt (p"g 67) ?, - çtrue par Ie p,assé, trles populations ne jugeaient pas ltonchocercose cofirrre responsable iles aband.ons et 1ui d.onnaient C.rautres causes que Ia sirrulie" (page 67) i cas des habitants du village de Kounou, proche de la Sissili qui, en 1ÿ]0, trpresque tous aveuglestt, pensai.ent que leur cécité était causée i».r leurs techniques d.e pêche et ltabsorption d.es poissons alors qu,j.Is empoisonnaient lteau avec Itécorce d.tr:n épi- neux (sossopoua) rnéIangée à d.es gousses cle néré ; - sigrrale 1e non succès d.tune ca&pa€De menée au norcl Ghana pour inciter les populations à transférer dans un' zone plus salubre g - analysant d.es cas d.tespèces qutil cite, ltauteur pense quron ne peut accuser Ie taux élevé d.raveug:Ies du d.épeuplesrent tlrrrn village mais plutôt Ie cont::aire, et que trle d.épeupleraent d.es villages nt est pas une caractéristique d.es sites d.t habitat proches d.es grancl.s basdond.sfr (pase 69) ; - qutil y a t'impossibilité de rnettre en rapport lt6rolution dérnographique et ltonchocercose" (1uge 6ù 3 cas dtun écha,ntillon drenquête où J.P. Henrouët cite deux cas de villages contraints au clépeuplemcnt à 1a suite cLu d.épart d.e 1a rnajorité d.es homnes d.e 20 à J0 a^ns (Zounna tte Zægat près d.e Zabré)r 2O-5O ans (Zerbogor à 1a frontière du Ghana), et de l'accroissenent du taru de cécité (ÿA po* Zourua, 2rll/o potar Zerbogo) 9 -11 - - ccrtrparaison enfj-n entre de nombreuses régions du pays bisa qui sont en forte croissance d.émographique alors que le pourcentage draveugles y est supérj.eut à 5A/o, d.tautres en d.écroissance dfoographique avec un taux rltaveugles inférieur à 27%, conme en pays mosi. a) Firuetement, J.P. Herrrouëi estj-me que 1es populations bisa et surtout mosi 'tressentc'nt La brousse cosme rrn railleu socialenent hostile" (page 5ÿ) et la quittent à 1a recherche d.es grand.s ensembles sociaux. 1.]" Quelques obse_ryelieq@ Première obsqrvation Drabord, au plan des qualités physiques, lthypothèse d.e leur non- peuplement, au Xlï siècle, ne signifie pas que 1es va11ées des Volta roug:e et blanche étaj-ent inhabitables : le fait qutelles aient été 1e lieu privilé- gié des regroupffrents cltisolernent en est une illustration i pat ailleurs ctest J.P. Je:srouët, géographec gui écarte les conditions péd.ologiques et hydriques jugées non d.éte:gninantes pour 1e non peuplement i dans la recherche des éIéments d.e d.émonstration du d.épeuplenent ultérieur des val1ées ales Volta, nulle part iI nrinvoque ces condi-tions physilues ; ce sont les condi- tlons sani.taires d.tune part et de ltautre une certaine peur d.e la brousse, rrmilieu socialenent hostilerr qui sont incriminées ; erfin 1es inclices archéo- Iog:iques, reconnus par lîauteur lrri-nême, interd.isent tout refus catégorique de Itexistence d.run peuplement sirr les vallées pend.ant ou avant Ie Xn( siècl# 0r si r.m teI refus d.evient injustifiable, porrrquoi ne pas admettre que dtar.tres recherches sur les textes anciens et d.rautres découvertes d.ti-ndices de peuplenent (fouiIles d.e cimetières, autres vestiges) peuvent révéIer llexistence d.rrrn peu;:lerncn'L moins ancien que ne Ie pense He:srouët ? ÿ Ctest 1e lieu de recoruoaÎtre certes Ia ni.nuti-e du trairail d.e He:srouêt(enquête s'.:r Ie terrain, interrogation d.es populations, d.épouillament d.rarchives) nais égaleurent d.e ne pas lui refuser d.es linites, aussi bien dans 1e volurne et 1es origines d.es archives qutil a pu consulter que da.ns ltabser:ce d.e 1>rofond.eur d.e Ia mémoire historique de ses info:mateurs et dans la qualité de sc.s moyensi d.t obse:sration du paysage : d.ans quelle mesu-re sont encore visibles d,es vestiges physiques (ruines, poterie, eto) vieur d.run siècle et l-aissés dans un r'-',eu où Ies forces tle camoufla6:e sont ncrnbrellecs (VAgetation, remblaienent) ? nans d,e tel1es condi.tions d.e renivellement des choses par Ia natarre o la téléd.étection e11eaêmepeut eI1e encore d.étecteur quelque chose ? _ .2/Iua-. -L2 - Der-xi.ème obse:sration Elle a trait à Itopinion d.e lrauteur sur les écrits antérier.rrs à Pour lressentiele les reproches suivants leur sont faits : - La faiblesse d.e leur échantillon : t'1técha.ntiIlon choj.si est toujours lj-mité" (page 61) : troj-s villages de 91 habitants, de 102 habitants et de 16 habitations pour J.M. Hunter, 9 villages dont 4 aband.orucées pour A. Rolland. et G. 3a1ayr recensement du Nord. Ghana pour 'I.8. IÏilton, canton d.e Nobéré au ItrôIe particulier au niveau géographico-politique, pour ç. Rémy. - leur manque d.e profond.eur h:istorj-que 3 rrTa, perspective tristorique manque constarnment" (page 61) : Ies enquêtes des auteurs, même lorsqutelles ont porté sur ltabanôon tles si^tes d.thabitate trne se sont pas interrogées sltr 1es causes d.e 1a création d.e ces vi11a6:esrt (paee 61)" - d.es contrad.ictions d.es dates tle peuplernent : por:r J.M. Ihrntere Ie d.épeuplement aurait conmencé vers 1918 pour le Norcl Ghana alors que T.E. IIilton 1e place vers 1947 -1948 porr les rives cLes ÿoIta blanche et roug:e ; G. Rémy situe Ie d.épeupl-ement des Volta rouge et blanche depuis la fin du Xü siècle i pour A, Rolland. et G. 3a1ay, I{e:srouët note que ttsur 2J villages dont on connait 1a tlate de fondation, 19 ont été créés entre 1918 et tgl}" ssil 32i5 ; et surtrl8 d.ont on a pu préciser lrori.gine, 74 étaient d.e création récentet' soit 5816%, - enfin et surtout, le fait selon J.Pn He:srouët, que "1e problème d.e ces étud.es est souvent uTaI posé : trgua,nd., comenÇ por:rquoi la va1Iée d.e la Volta Rouge a-t-el}e été abantioru:ée ?r' Voilà Ia question généralernent posée. Ceci sans se demand.er, au d.emeurrantt si les vaIlées ntont jamais été réeIlement peuplées ou de quand. d.atait ce peuplernent, ni porr'quoi el-les avaient éveutuellement été peupléest' (page 61). Son verdict . t'1r1.1ée de dépeuplment est d.émentie par 1es faits enregistrables, ...tt (page 64) i t'ce nt est alors pas Ie problème du d.épeuplenent ctes vaIlées qui se pose, rnais celui d.e son non peuplement" (prg" 55). ?/ Revoir la note 1 d.e la page t ,i' _t, _ Dans cette critique des auteurs antérieurs, i1 faut recoruraitre .lue J.P. He:srouët d.ispose d.tun atout roajeux 3 une iualité clt ensemble dtun t::avail- qrri a pu mettre à contribution trntiencee mr::ritie et précision d.ans une en- quête qui a couvert une région entière, a concerné 2BT villages et 80! quar- tiers, interrogé sur 191 créations et 128 abandons de villager- et a fouiIlé des archives historiques importantes. Ceci, cependa,nt, ne doit pas faire oublier les lirnites internes de son étud.e (cf , pa6e 11), ni refuser cl.taclmet- tre, à 1a d.écharge des autres auieurs, que toute recherche, surtout porrr Ie cas dtespèce (géog@phie, hi.stoire, sociologie), ilemeure relative et porte ses propres limites. Quant aux contradictions, une lectr:re plus attentive des auteurs concernés pemet d.e savoir que les dates avancées ne conærnent trlas les mêmes aires géographiques ni ne recoulrrent Ies mfues réa1ités B J.M. Hunter consiclè- re Ie reflu:c d.es populations d.e lraire ldangoùi-Selcoti sur 1a Volta rouge vers 1918, des anciens réfugiés voltaïques installés d.ans les frar:ges frontalières. Par ailleurs J.P. I{ervouët recorgatt que les d.ates tLe & Rollantl et G. h,lay trne sont pas vralment cont::adictoirest' (pug" 6!) atrec les sienries. Ehfin nous avons relevé plus haut rrn arialge.me des te:mes et d.es époques qu^i stap- parentent étroitement à cles contrad.ictions. Les limites de lthypothèse du non peuplenent des 'raLlées d.es Volta au XIX siècIe ont également été relevées. Trois_iène obs ervati on_ EIIe fait lranalyse interne d.es arguments cLe 1tantithèse sur Ia base d.es faits antérieurs à L971 et sur ce11e de 1'e:çérience dtOCP, Ï1 ntest pas nécessaire d.e revenir iei sur ltffirothèse du non peuple- ment ôes val1ées, ni sur les reproches d.tétroitesse d.réchantillons et d.e d.éfaut cle profon<].eur historique d.es étud.es antérieures a)rant traité tlu d,épeu- plementr rri enfin sur les raisons cqruirunes d.r ordre socio-politique et adninis- tratif oue lrau'beur attribue comme cause du ffd.épeuplenrent généra1isért du centre sud de 1a ltraute-Volta. 11 stagit d.e vérifier la solid.ité d.e deux séries drarguments : - ceurc qui attribuent aux effets d.rune certaine publicité 1e que eue ttlronchocercose (soit) généralement accusée du d.épeuplement" (prgu 67) et affi:ment quril est "dlfficile cle juger d.e lt j.npact d.e 1r onchocercose sllr 1es mouvements d.e population car 1es réponses apportées ar:rc questionnaires portent 1a marque profond.e d.u t::avail effectué par 1'O,tS (1)" (page 66). ÿ CItS stentend. ici toutes 1es actions de ca.npagne contre Itonchocercosepâr- ralnrSes par cette agence ou par d.rautres, ctest-à-clire Ia cal,pagne FEi d.e 1966 d 1974, la présente canTpagne OCP et 1es actions sectorielles menées clans certains pays (Cfrana par exemple, vers 1970 (?), AVltr : Autorité des Au'rénageuren+,s des Va11ées d.es Volta - Eaute Yo1tal -)4 - - celr:( du genre : rrroa,lgré le fort tauc d.taveug:les on ne peut accuser cette malad.ie end.émique d.u d.épeuplement. Ct est en eff et ce clernier phénornène qui a accru relativeraent 1e nombre dfaveuglesrr : _a._- Eff et cle publicité o n. Âu village no. 100 des évaluations épiiléniologiques faites 1nr 1e Progra.mure 0CP, Idakong-Saboro, d.u Ghana, Ie quartier Yelirria, acttrellement situé à plus d.e quinze kn d.e la -issilirest 1e d.éménagement d.run premier site sitrré à plus proche proximité ôe Ia rivière, d.éménagement décidé vers 1970 à Ia suite de passa6:e de médecins qui avaient invité les habitants à le faj.re. De mêrne, Ie village cle NtGapié, en Côte-d.'Ivoire, visité en L976 à son site d.e lrancienne route de Bond.iali à Mand.inani., se retrouvexa, pour 1a prochaine visite, à son nouveau site d.e Ia nouvelle route : ve?s 1969, des agents de la ca,ropagne FED leur aya.nt fait savoj.r qurils pounaient tous devenir avcug:Ies stils restaien'L 1à, ils ont d.ernand.é et obterm de ltaclmini-stration ltautorisation d.e d.éménager i ceIIe-ci avait déjà réa1isé Ies premiers éléments du village : d.éblaiement d.u terrai.n, forage d.tun puits. 11 nry a d.onc pas de d.oute : 1es carnpagnes d.e lutte contre lt onchocercose ont contribué, au niveau tLes populatior:s touchées, à faire prendre conscience du ma1, d.e ses causes, tle 1a façon dont on lrattrape, de Ia mar::ière d.ont i.I évo1ue dans le corps et se manifeste, d-e ses effets et, par voie d.e conséquence, ont parfois recomand.é ou laisser comprend.re aux populations, que 1a manière r"adicale d.téviter ce fléau était d.e stéloigner d.e son gite infestant. b-Maisilyqg caIIIDaEne COnnUe# 0n ne saurait, peu sarls faut, attribuer aux seules ca,lnpagnes actuel- Ies, 1e fait que d.es populations de cultures diverses, da.ns d.es régions d.ifférentes et à d.es époques antérieures à toute campagne à caractère publici- taire, avai.ent un répertoire varié d.e faitsdus à lronchocercosêo Citons à titre dr exernples : - CARO eui, alors nédecin chef du secteur spécial no. !1 (Sikasso, MaIi) signale en 1949, ltonchocercose conme r.m "réel et grave fléau social qui. sril ntest pas jugulé, mettra obstacle à la nj.se en valeur de régions au so1 manjfestement fertile et souvent, au sous- so1 aurifère, car eIle constitue un facteur dratteinte gpave d.e 1a vitalité et de Ia vigueur des autochtones et cle e+gglgjion rapiae" { ÿ (s.e.r.M.P.) t9+9, cité par l'I. Agouâe Oir. cit. page 12. 'ttr Le village de Darrgouadorrgou (ilaute-Vo1ta), étab1i antérieurenent sur un site d.istant seulement d.e 7 km de 1a Léraba et proche dtun d.e ses tributaires, a d.éplacé son habitat da,ns Ie sens drun recul par rapport à ltaxe d.e 1a rivière. De nême celui de Tiercoura a êéménagé de son ancien site situé à moins d.tun Im tle 1a rivière avec polrx motif "quelque chose qui nous affaiblissaittr (tes pay- sans) ; Dans 1e nord. Ghana, outre les travaux de J.IvI. Eunter sur Nangodi et Sekotie 1es abandons de quartiers ou d.e villages obserrés à rili (villase 0ÿ1 de æI/ocP), à Sekoti (ogz), à llid.inab, (o91)t à Danugu-sheshie (Oge) sont tous ttceux qui se trouvaient les plus proches de la rivière, 1es réinstallations ccnstatées à Selcoti comme à Danqu-Shestrie se sont faites dans Ie sens drun plus grand. éIoignement d.e Ia rivièreoÿ, "Iri-mportance quantitative et les d.ates approximatives en ont été livrées par 1es paysans parni 3.es- quels se trouvent dtanciens émigrés cLe la rivièrerr(iaem) t ces d.éplacerrents se sont prod.uits j-I y a 20 à {0 ans, d.onc avant toute câ-mIraê,-ne publique corrnrrêr Dans 1a valIée du Koulpeologo, en lïaute-Volta, A. Tada a constaté qutau noins une qrrinzaine de villages ont changé dc sites ou ont dispa:ru, à d.es époques srétalant entre 100 et 20-11 ans. Ltun cltentre eux porte Ie ncm sSrmbolique cLe Zuinsé-Babogo, ctest-à- dire ltancien vi11a8e des aveug:Ies (zuinæ E aveuglesr Ip@8.9 = vi11a6e aband.oru:.é). Pour A.A. Yad.a, 1es ..trdésertions sont imputa- bles à ltonchocercose surtout. Les habitants d.es villages près ile 1a rivière cnt peur d.e d.evenir aver:gIe r" 4 0r t'1a cause principale d.e cécité d.ans Ia ira1Iée du Korlpeo§o est lronchocer- "rra" il. Soixante-trois d.es cent-vingt-quatre villages abandor:nés, relatés dans lrétudl,e de A, Rolland et G. Ba1ay, ltont été avant lÿlf e+ "tous Ies habitaats ont iirsisté sur le g?arrd. nombre de cas d.e cécité d.ans 1es vilIa.ges aband.oru:és : rrSi on part 1à-bas, on perd Ies yeudt (paysans de Zoursa) (pree 5l). ftrfin dans sa propre étutle, J.P. Hervouet recon:ealt que rrsr:r les 102 villages créés degris la conquête colcaiale et qui sercnt abandorurést 52 àleparattroat eatre 1928 et L948" (pa.ge 41), crest- à-Cire, toujours arrant toute cainpagne publicitaire. ÿ R,C. Sawadogo, qr. cit.r page 14. Voir également 1es Arulsrces du présent d.ocr.ment !'rA, Yadar sp. oit, pages 99 et 100"D/ -16- 11 faut également signaler que les populations cles régions af- fectées par ltonehocercose ntont pas seulement eu. d.es attitudes d.t évj.tement : elles ont parfois essayé d.es théraples n té- moins : a) le t'fétiche du ca,méléont' au village d.e Tili au Gharra (cf R.C. Sawadogo, op. eit., pages 16 et U), b) 1e couple sta- tuette de la cécité, g:urunsi, dont lreffigie arbore maints d.ocu- nents actuels d.e 1'OMS relatifs à lrcnehocercose. - Des populations vont jusqutà porter 1e ténoignage d.e sance de 1r onchocercose dans un véhicule culturel par socio-hi.storique : 1er.r langage : d.es populations ont d.istinctif : a) ae la simulie (i<arfissé pour les Mosi, pour 1es Sisa : (cf A. Rolland et G. 3a1ay, pag.e 54 ; ben-ya chez les ldabdans d.e Sekoti, tlurnp-Si chez les Lobi de Kpanga, 1esl,hrorrs chez les tugomba de Saharé, @]igg, chez/Goud.ja de Murugu,(cf. R.C. Sawadogo, page 1J) 9 r) ae 1a cécité parti-culière de ltcnchocercose trcécité tLu canéliont' à [ili, gouo pour les bisa, Tissé pour 3-es Mosi ; c) d.es lqlstes s pigi, dæ et sj3æ, respectivenent chez 1es Na:nbd.a d.e Sehoti, Dagcmrba cle Sabaré et Gondja t[êegq1tlg11 ; ô) enfin i1s décrivent pa,rfaitmrent le mal : tf1-es y'eux piquent, grattent, avec quelque chose iui circule dedans i1s ne coulent pal et 1a cécité intervient progressivernent, mais sûrrementrt (R.c. Sawadogo, pase 16). Cet ensemble d.e témoigr:ages d.raires géographiques et culturelles ôifférentes, d.t époques variées, interd.isent hor:nêtement, en fin de cornpte, d.taccuser les d.iverses câmpa8:nes de lutte ccntre ltonchocercose d.ravoir été à ltorigine drune conscience de ltonchocercose B beaucoup de cas d.rabanclons se sont prod.uits avant toute campagne connue; la cécité et drautres signes cliniques d.e Itonchocercose en sont les causes souvent inyoquées, d.iversee largues véh:iculent d.es mots propres à Ia mouche, à 1a maIad.ie, à ses raanifes- tations; les plus grand.es d.ensités d.e ces abondons se retrouvent dans 1es vallées infectées. Ce ne sont donc pas les actuelles ca,mpe€Tles d.e ]-utte qui ont créé cette conscience t elles 1r ont sirnpleroent accentudaet ont surtout clarifié la relation cécité-simulie-rivière d.ont, par ailleurs, beaucoup de populations connaissaient les te::mes. lerrr connais- 'excellence lu1 nom GOZr-3e -u- c - Ltonchocercose d.emeuxe Ie facteur historiquement imBortant dans 1a d.ésertion d.e maintes vaIIées (i) Dans Ies vaIIées cLes ÿoIta rouge et blanche J.P. ilervouet reconnalt implicj-tement cette part d.e responsabilité de lronchocercose lorsque recherckrant les causes d.u d.épuplenent dans 1es va11ées d.es Volta rouge et blanche, i1 adnret successivement : - euton ne peut alors nanquer d.tjavoquer 1es facteurs sanitaires ayant empêché de nættre ces zones en valer:r, les cond.itions pérlologiques et g4driques ne (semblant) pas déterninantes (p"e" 78), - que les autres épidémo-end.émies ntayant pas une distribution géographique confinée ar-lx seules vaIIées, ce sont lronchocercose et la trypaaosorniase quie |tsi ler:rs manifestations sont d.ifféren- tes, présenteht d.es caæactàres de transmission communsr' (p"g" 66). Nous savons que ltauteur refuse à ltonchocercose r.m rôIe d.irect et important sur 1a base des argr:ments suivants : - les effets rlrune certai.ne publicité d.e ca.mpagne OIilS : 1a critique en a été déjà faite" - tiavant r:ne périod.e récente Ies populations ne jugeaient pas Ia cécité d.es riviàres comflre responsable des abandons ("..)tt : cet argurnent est d.émenti par 1a même critique. - e1Ies 1ui tlorueaient d.tautres causes que 1a simulie (pug" 6Z) : ce qui, en partie, est exact : frles paysans des villages ci-des- sus mentionnés ntétablissent pas toujours les corrélations nécessairestt (R.C. Sawad.ogo, pagp U). M;ais cela ne signifie null-ernent qurelles j.gnoraient Ie maI, ses effets et Ie lieu écologiqr:e où on 1tattrapait. LtimFortant crest dmc que lcs populatio:s établissent 1a relation entre Ie mal d.ont iIs souf- frent et 1a pro:cimité de lteau ou des galeries forestières, biotope du vecter:r onchocerquien. nès 1ors, toute attituile dtévitement ou d.e fuite de ce lieu autorise suffisarnnent à adxnet- tre que même avant lme période récente, 1es populations ju6paient 1a ttcécité des rivièreset -ou, d.ans Ie'"lrs expressions, rrla cécité d.u poisso:eu pour 1e village d.e Koumou qr:e cite J.P. Hervouet, ou encore 1a t?maladie d.es arbresrt- conmrc responsable des abandoes d.e site d.rhabitat. Ctest 1e lieu de clire que ltaffirnation ttles efforts entrepris porrr inciter les populations à transférer d.ans une zcf,le plus solubre nront eu aucun succèsrt (prg" 6J) nrest pas fondée ou si el1e concerne un cas :t;ois, demande à Stre circonscrite : dans 1e même nord. Glrana, 1es cas d.taband.onsci-tés ei;rdqssqs sont vérifiables, -18- (ii) - Ai11er.us Le facter:r doninarrt du d.ouble mouvement d.u peuplerent et d.u d.épeuple- ment d.u centre-ouest voltalque, est, dans ltétude d.e J.P. Ilervouët d.rordre politico-adninistratif = entre L)OJ et 1946, Ie refus du I'carcan colo:ial" et d.es cond.itions de vie qutil voulut imposer ar.ix populations est, après A" Rolland et G. Ba1ay, particulièrement développé. Ces argunents ne iaanquent pas de force de conviction pour 1e contex- te. Mais, les aband.ons de sites drhabitat otr lron soupçorure ltonchocercose ne sont pas le propre du seul contexte écologique et socj.o-historique d.écrit par J.P. Hervouet. - E: Haute-Yo1ta, 1a va1Iée d.u Kou]péo1go dont A. yad.a rapporte 1es cas drabând.ons et géogaphlquement éIoignée des centres de Ouaga- d.ougou et de Fada pour qr.re 1es pressions d.e ltadmjnistratioe colonial-e aient pu exercer une influence d,étermjnante. Par ai1- leurs, la majorité des aband.ors constatés se sont fai.ts, non par rapport atx grands a)ces eb aux grand.es aires d.thabitations, mais plutôt par rapport à Ia rivière. - Ai11eurs, Ies villages de Kakoumana et d.e Dangouadougou, à 1a frontière entre 1a Haute-Vo1ta et 1a Côte-d.rlvoire, sont égaleuent d.tun contexte d.ifférent. Au d.emer:rant, Dangouadougou a fait son d.éplacement en restarrt sur 1a glîand.e route. - Au Ghana, 1es d.éplacements à Tili, à VJidinaba, à sekoti et à Danugu-Sheshie ne se solt faits ni por.rc se rapprocher des grands axes, ni pour stéloigner d.e ltadrnjnistration : 1e souci principal a toujor:rs été de gagner quelque distance par rapport à la rivière (R,C. Sawad.ogo, pages 14 et 15). - &i Côte d.tlvoire, Ie cas d.u village Sénoufo d.e Bémakaha a été r:n d.éplacement d.e 1a zone dense, d.onc riche d.u poj-ret d.e vr:e d.es relations sociales, vers une zone riche et 1ibre, mais onchocer- quieri::e. I,e résultat s ttmai-ntenant nous sosrmes tous averrgles. Avant ctétaiL 1es vieux seulement, maintenant mêre 1es enfants d.evien:'rent aveugrestt (1es paysans : cf c. pairault, op. cit.). Dtautres cas pourraient probablement être cités au Plali, au [ogo et au Bénin. Les cas présents suffisent à circonscrire spatialement 1es conclu- sions d.e J.P" Ilervouët et à reconnaltre quee pa^raIlèlement éventuellement à des circonstarices historiques précises qui ont pu jouer ça et 1à (les ggerres cle Samory en Côte d.tfvoiree 1es mesures atlministratives dans le centre sud. d.e 1a Haute-Yo1ta, d.es guerres intertribales ailIeurs, ou tout autre facteur, lronchocercose a été historiquement un facteur important d.e sous-peuplement et d'e d.épeuplement de maintes valIées d.e 1a sous région ouest-africaine. #-t9 - d.) Ies effets d.émopaphlques d.e ltonchocercose sont certains ttActuellement, ltaugmentation d.u pourcentage d.raveugles dans les villages, si e1le est 1iée à Ia proxinité d.es gîtes à simulies, est sr.utout d.épend.ante du d.épart d.e nombrer,rx jer.mes, é1éments non onchocerquiens ou plutôt pas encore d.evenus aveugles qui, en vieillissant Ia population présen- te, augmente relativement 1e nombre d.taveugles dans 1es populations villageoi- sestr ; trmalgré Ie fort tar:x c1 raveugles, on ne peut accuser cette maladie end.émique d.u dépeuplement (du village dê Bourma d.e Zoaga)'t (page 68) ; 't(dans Ie village de Zabogo qui, avec 2r7% a' aveugles par rapport à 1a population totale et 5% pâ,r rapirort à la population présente en matrs L977, est en dé- croissance rapide depuis 20 a,ns, 1e vieiLlissement cle Ia populatio:e) d.evient, à moyen terme, un facter.æ d.e d,épeuplement" (page 69) ê rrlrimpossibilité d.e mettre en rappcrt ltévolution d.énographique et ltonchocercose (d"ont le d.egré d.tinfestation est estirné à travers 1es pourcentages dtaveugles) ne se limite pas à ces vi.llages (...)" (prg" 69) ô rrsril ne fait aucr:i: d,oute que la gravité d.e lronchocercose est Iiée à 1a proximité d.es vallées et des gttes à simuliest 1e d.épeuplement d.es villages ntest pas uie caractéristique d.es sites tlthabitat proches des grands bas-fonds, Ioi.n de là""(pr,eu 69), etc. Ce sont 1à une série d.tassertions dont 1e principal roérite est gu'- eIles constituent une recoru:aissance plus qutexplicite d.u rôle d.e lronchocer- cose d.ans les faits d,e populati.ons. Consid.érées dans 1er:r clétail, elles relèvent malher:reusement ou dtune mauvaise foi, ou d.tur: raisoru:ement illogiquet ou d,rune corulaissance insuffisante des faits onchocerquiens. La prenaière assertion inférant que Ie d.épart d.es jeunes, effet des risques de cécité, eux, fait de ltonchocercoseo soit 1a cause d,u fort tau:r d.e cécité d.ans les viIlages, inverse 1es relations entre une cause (ltoeeho- cercose) et son effet (1a eécité) et fait croire qutun départ a pu rendre aveugle ! Ler:r d.épart a précisément por:r objet d.e leur éviter d.e clenenlr aveugles en d.emeurant plus longtemps dans i.nr site infesté. 11 nty a nul c[oute otune fois.lc Drocessus d.e d.éoarts imoortants enclanché.,i1,lr-a une inter-act]-on recLproque entre l.racclolssemefit d.u taux cLe cec].te et-l'amenuLssemenl progressif d.e la tai11e d.émographique d trxr village affecté par les d.éparts. Mais ce n'est 1à que 1es effets d.tr.m cercle vicieux créé. Tant que 1e point d.e d.épart d.e celui-ci est la cécité, lrcmchoce?cose en est, dans ce contexte préci-s, la cause première, Tes deuc assertions suivantes relèvent du mêrne ttrpe de raisorurement illogique. Le, troisième assertion souffre certainernent d.turre connaissance in- suffisarrte d.e ltonchocercose sur les structures dénograptriques des régions forteraent infestées c .trois référenôes : -20- - A, Rolland, et G. Balay ont mcrrtré dans leur travail, sur Ia base d,une étud.e d.e 1a mortalité dans d,es villages de 10, 20 et )o lignesr qutttind.iscutablement, Ia mortalité est plus forte dans les villages d.e première ligne à forte end.émio onchocerquj.eru:e et an:x nombreux troubles oculaireee que d.ans 1es villages en retraitet (p"ge 4+) B une comparaison d.es pframides dtâAe montrerait celle des vj-Ilages de première ligne plus étriquée par Ie haut que ce11e d.es villages en retrait ç - Ï,e bilan des évaluations épidémiologiques faites par le hogra.rre OCP d.ans une quarantaj.:ae de village d.u Nord. d.u Ghana a co:rstaté que 'tquelle soit ltinfluence possible (atautres facteurs : niveau économique et cultr:rel, épid.émies sélectives, état d.e fécond.ité), iI d.emer:re frappant d.e constater que les faits démographi.ques ar.ortr€tlu( observés correspond.ent à des villages en situation d.thy- perend.émie onchocerquieru:e : tranches drâges basses étriquées (wa.tong-Saboro, lOO), tranches drâges supérieures à 50 ans étri- quées voire nulles d.u côté des femmes(tt1*lid.lnaba: 0ÿJ, Apodabogo: Oÿ1, Sugu s 107, Kulh:n: I11,?) (n.C. Sawadogo, page 1O). Ie même bilaa établit, apràs une analyse de Itévolution démographiqr:e cles quartiers de sekoti entre 1ÿ{B et t%jt que "1es pourcenta8es d.e d.écroissance d.e 1a population sont patents i 216% pour lrensemble de sekoti, et lJrJ/o por:r 1e quaætier de Nyoga. res raisons d.e cette d.écroissance peuvent être variées. T1 demer:re que 1e quar- tier 1e plus attejr:t est celui qui est Ie plus exposé d.u point d.e vue d.e lronchocercosett (page 16) ; - Ie rapport drévaluation des activités clu Progra,rnme OCP établit que 'rdans certains ca.s, on a assi.sté à rm.e sorte d.teffritement ou dt jnstabilité d.émographiqr:e affectant d.es vaI1ées conta.ninées (pase 20). 4. L Bo=ition actrr"lI. d* ploblè* d.,, p"upl"rent de* *l1énq Ïe hogramme de Lutte contre ftOnchocercose d.ans Ia Êégion d.u Bassin d'e Ia Volta concerne sept Etats, peuplés d.tenviron 10 nillions d.thonxnes, couure 700 0OO kmZ dont 65 000 1su2 étaient esti-qée récuBérables por:= uuâr.qise en valeur économique et sociale et co:soüme un budget annuel important. ET1 cette arueée 1978 où il faut faire le bilan d.es activités de ce programme et dresser les perspectives de son avenir, 1e problème d.u peuplement d.es va11ées de 1a région d.u Progra,une dépasse le cad.re d.tr:n d.ébat historico-acad.éndqr.le, si intéressant et si riche soit-il. -21 - 4.1. Une première question importante est d.e pouvoir apporter une ap- préciation critique ar»r bases du Programre : sont-elIes, oui ou ncnr fond.ées en rnatière d"e responsabitité de ltonchocercose dans 1e sous-peuplenent et le d,épeuplement d.es vallées ? En effet, dans Itanalyse d.es déséquilibres nombreur quton observe d.ans les pays concerrrés, (répartitim tle la population, prod.uctionr jnfra- structure et revenus), Ie rapport de 1a ÿfi.ssion dtAssistance Préparatoire anr:c Gouverrrements estirne guerrle point capital est 1e r81e joué pa,:e l'onchocercose d.ans Ie dépeuplement des va11ées"4 Ltanalyse des cLorurées actuellement disponibles reste interrogative sr:r Ie peuplement d.e certaines régions avant 1e l0(èrne, siècle (région du centre sud de 1a Haute.,Volta). ELle constate que des raiso:s politico-administratives ont été à lrorjgine d.tr.:n ttd.épeuplement généraliséî'dans le centre sud voltaÏ- que ; des raisons d.u m6me ord,re (guerres tribales, conquête d.e Sa,noory) peuvent avoir joué ailleurs. Mais la localisation particulière d.es aband.onsr dcnt Ia majorité, d.ans tous les paÿsr se trouve d.a;rs 1es seuls couloirs d.e rivièrest lieu d.e prédilection de lronchocercose (et,le 1a tryaanosomiase, mais oelle-ci a été considérablernent réduite à Ia suite de plusieurs carnpagnes) inaique }a 'tcéci.té des rivièreste comue Ie facteur important, historiqr:enent et jusqut- avant 1es récentes câ.mpagres de traitement antisimu-Lidieng (campagnes oCCGE-trED de t966 àJ/t4 et actuel Progra.ruæ OCP), du sous-peuplement et du d.épeuplement d.e rnaintes valLées et de leurs régions bord.ières. 4.2. Ie facter.r onchocereose est-iI déterminant dans 1tétat du peuplement et suffisant porrr les perspecti.ves d.e mise en valeur ? Cette importance d.u facteur onchocercose est-eIIe déterminante et suffisante da;rs une perspective d.e d.éveloppement économique d.es régions ? Dans 1es régions qui font partie d.u Progra.mme OCP, lronchocercose n'est 1a seule raison ni drun sous-peuplemente ni d.tun dépeuplement : Ia peur des animar:rc sauvages carrrassiers (f5rèneol Iio:s) ou déprad.ateurs d.es cul-tr.res (éfépnants, sineBs) font partie cles motifs avancés par certai-:res populations du centre-sud voltalque et d.u nord. Ghana (Set<oti, Ti1i, Danugg) por:r expliquer certajns aband.ons d.e sites dthabitat. La trytrlanosoiniase se surajoutant à drautres endémo-épidén-ies (méning:ite cérébro-spinale de 19U et 1ÿ18, gippe espagnole d.e 1918 avec B"OO0 d.écès d.ans 1e cercle d.e Tenkodogo dans le centre sud voltaîque, le typhus originaire de Gold Coast/$à+agpa 1e Sud. de Ouaga- d.ougou en 1921)r a pu accélérer, d.ans les vallées, des abandons d.e sites jugés harités. ÿ naBport PAG, Aru:exe VI-5r page 6. -22- Lranalyse faite sur ces d.ifférents facteurs a montré, pour 1a périod.e récentel que ces facter:rs or:t maintenant disparu ou cart 1er:rs effets fortement atté- nués (a4funar:x sauvages carnassiers ou d.épra.d.ater:rs);qr.re les end.émo-épid.émies oet été por:r Ia plupart objet d.e carnpagnes, et qurenfin d.e compte'r1a cécité d.es rivièrêsr,e souvent assinulée, dans ltesprit tle majsrtes populatiors, à cltautres facter:rs que l-a simulie (eIIe est Ia'rmaladie de I'eau", 1a'tcécité d.es arbres'?, ou ce1le des ttgéniestr) est 1e facteur historique 1e plus per- nranent et 1e plus répand.u du sous-Inuplement et du d^épeuplement d.es abord.s d.e grancls bas-fca:d.s. A ce titre, el1e a constitué et peut toujours deær:rer u1 grave problème d.e santé publique qui avec 1es autres naladies qui derneu- rent, étio1e 1es énergies hr:maines d.ans l-a sous-région' § une Der ,ve de mise en vaLeur' é-copomigrre avec ,transfert_cle popr:lation : Celui-ci sera-t-iI un xepeuplenent ou ltrle colonisation ? Avec queI1e propagand.e ? Sril est d.émontré que les poprüations ri.veraines des vaIlées nto:t pas souvenance dty avoir habité, on ne sauxait en tout état cle cause parler de ttrepeuplementlr. O: ne d.errrait alors pas srattendre à ce que ctes argurents de réveil d.e nostalgie affective et sociale (revenir pour occuper les terres et retrouver Ies mânes iles ancêtres) soient cer:x qui d.éterminent leur acceptatio:. Il- sragira plut8t de colonisaticnr et les stratégies de transfert d.e paysans denza stappuyer sur d.tautres éIéments jaugeant Ies motivations économiques et ce1les sociales, selon d.es proportlons en rapport avec Ia sensibilité cLes populatiorrs auxquelles on stadresse : Ia recherche d.twr mier:x-être économique (argent, récoltes) et 1es opportr-urités drrxr noc-isolerænt social (chanees de retrouver des siens d.ans 1es couJ-oirs de migration déjà fréquentés pa,r d.es gens d.e Ia région ou de lretlmle). Ia voie d.u repeuplement ou celle cle 1a colcnrisation ne d.errrait pas évei1ler des inquiétudes particulières : a) d.ans 1a plupart des vallées du Programme 0CP, iI sragira en fait dtr:n oélange cle repeupleraent et d.e colonisa- tion c sauf rares exceptions de va}Iées très étend.ues, les franges riverajnes sont toujours occupées par des commwrautés ou qui y mt d.éjà habité, ou qui y ont ouvert des clranps a\rec éventuellenent d.es ca^npements saisoruriers de cultr:re ; b) fa mise en place d.e d.ivers projets d.e d.évelop-lrenent ensej-gne que mêuê 1à où ra: Etat décid.e d.e faire rure colonisatior, 1es populations auto- chtones i:nméd.iates ou avoisinantes rnanifestent peut-être des résistances au d.ébut mais fjnissent par iler.rander d.têtre acceptées et intégréeÉ alans lês projets ; vaIlée du Kou, périmètre sucrier d.e Banfora en Haute Voltar projet trED d.e tlla Karatt au Togo, complexe sucrier d.e Ferkesséd.ougou en Côte d.rlvoire, office du lÏiger au l,Izt1i. lement ou d.t4.1. La| -21 - 4.4. ]1es autres considérfations du . Iê problème de savoir si la lutte contre ltonchocel:cose est suffisante pour une perspective d'e d'éveIop- penent économique renvoi à dtautres consitlérations : 1es te:res quron libére- rait d.e ltonchocercose nronLelles pas dtautres contraintes ptrysiques qui en limitent }es possibilités d.e mise en valerrr ? Ce sont essentiellement Ies problèmes de lteau et des sols qui sont ici posés. La partie péciologique, hyd.ro-géologiclue et agrcn-romique du rapport apporte d'es éIéments d'e réflexior sur ces thèrres. Les reférences aux situations d.u passé rLevtaientr en tout que état d.e causee être nuancées : aucune étuile nra réve1é q.r:e Ie sous-peuple- m.x.t ou 1e d.épeuplement observés dans le passé étaient déterminés par d.es motifs dtordre physique de qualité d.es terres ou d.e d.ispcrribilité de lteau : Ie cas d.es vallées d.es Volta rouge et blanche, sites d.timportants mouverents de population entre 1906 et L946 et aujourdthui temes d.e ltAutorité des Aménagements d.es Vallées d.es Vo]ta, en est une illustration. 4.5. oGp et Ia question d.es priorj-tés nationales. Si les condj-tions physi- ques des zones d.u Programme ne sravéraj.ent pas très brillantesrune autre question se poserait : peut-on poursuivre le Progra,nme OCP d.ont on sait quril est très cotteux ? IÊ, question renvoie au problème des priorités natiqlales d.es Etats, laquelle peut ê'bre considérée sous d.er.lx aspects: i) ltaspect sanitaire et lraspect éccn:onique ; OCP en tant qutaction sanitaire, répond'- i1, dans 1es plans nationaux rle développeinent, aux priorités des d.épenses publiques d.es Etats ? (chiffres)" A supposeï que ce ne soit pas encore Ie cas, a) ox devrait se rappeler que, d.ans 1es plans natj-onarrx d.e d-éveloppenent de tous 1es pays, Ia majn-d.toerf,vre hurnaine d.emer:re la source essontielle de 1a force d.e travail d,es plus gros projets, qutils soient pastoratrx, agricoles ou agro-industriels. 19d*l9r a1o1s atx populations les meilleure:-cort.!iliTg s3nitallgg :t écongmioles dg. rec_o11vrer toutes leurs énergies pour jouir du d.1oit à ]ir. ganté_ et jnvestir ces énergies d.ans Ia production, demeure urrej-ustification capitale por:r un Progra.urme qui s'altaOue à lrrl.r tt3s nlus grand's problèrnes de santé publique cles Pays,- b) aans Itéventail d.es rrgences du d.évelopperrænt ar:xquelIes doivent faire face les Etats d.rOCP d.ont on cormalt 1a paurrreté conrnwre des ressorlrces flnancj-ères (exception faite de la Côte d.rlvoire)1 1a santé est, iI faut 1e recoru:aître, 1e domaine auquel lrori affecte généralerænt Ie moins de créd.its B en ce1a, tous Ies planificateurs d.u monde se reconnaitraient. Compte tenu drune part clu fait que 1a santé d.es populations est ltune d.es conditions principales d.e 1er:r pleirre partici- pation ar»c actions des projets d.e d.éveloppement, que ltonchocercose est reconnue comme étant ltun d.es problères majeurs de santé publiquer Que d.rautre part et surtout, elIe est pratiquement la seule d-ont la bio-écologie et 1es capacités d.e transnission d.éfient les frontières nationales, -24- lrassistance internationale est ici r:ne des mier:x requises pour aid-er des Etats à économie pauvre à lutter contre wr na.I coüüun qui étio1e leurs res- gources hurraines, précieuses, et d.ont par ailleurs, aucull d.rentre eux ne peutt isolé, nieneï r.me lutte efficace. 11 faut bien str, stassurer d'e cette ef- ficacité. Sous lrangle économi.que, i.l sragit d.e savoi-r si. les aires d'rO0Pt dont on ambitiorure d.e réaliser 1a mise en valeur, répond.ent ar:x potentialités économiques les meilleures des pays. La répcrnse à cette question d.erEait d.istinguer d.tur:e part 1es potentialités théoriques, d.tautre part 1es spécuIa- tions pïatiquées ou envisagées dans te1 ou te1 projet, afln d.e ne pas cmd.a.m- ner lravenir sur Ia base dtune option temporaire ou sr:r celle d.es viscissitud.es dtune gestion. §ous ltan6ç1e d.es potentialités théoriques, trois cas se présentent : - en République Populaire d'u Bénin, au Togo, au Glrana, en Côte d.tlvoire, les zones OCP sont les régions septentrionales d.e pays côtiers : elles ne représentent peut-être pas leo potentialités éconorniques théoriques lcs meiller:res si lrcrr oonsidère chaque eirsernble national, mais régions nord de pays côtiers, elIes ont des potentialités spécifiques : iI nrest pas question d.e faire d.u café ou clu cacao à Natiti:gou ou à Ferkesséd.ougou, mais 1e coton et 1e boeuf ne se font pas non plus à Takorad.i, à Àgboville ou à Palimé" - Au ÿlali, 1a région d.e Sikasso, où se trouve la zc».te OCP9 est comnunérnent d,énomjnée 'r1e Mali utiIefi. À ce titre, cette région regoit Ies investissements a6ricoles prioritaires de ltEtat et d.emer:re pour ltavenir Ie pôle d.e d.éveloppement d.u pays. Au Nigert 1a région cle Say, zone drOCP, ne bénéficie pas dtrxre clénominatior semblable, mais fait partie d.u Sud.-ouest Niger q.ui a 1es raeilleures potentialités en sols et en pluviométrie. - Eo Haute Vo1ta, le Programme OCP couræe les 9/tæ ilu pays comprenant à la fois le plateau llosi, appauræi et surpeuplé, et les réSions ouest, sud, et sud.-ouest où se trouvent 1es réserves écononiques du pays, sur le plan d.e 1a qualité générale d.es sols et de 1a pluvlométrie. C,est 1à que se localisent 1es plus grand.s projets agricoles d.u pays avec ltAutorité deE Ànénagementsdes vallées des Volta (=oug", blanche et noire,, ia Société Sucrière d.e Banfora, Ie projet coton de Bobo-néd.o1rgou etc., lesquels apparais- sent avant tout comme des opérations de sauvegarde et de ccrrserva- tion d.u patrimoine national encore récupérabIe. )v. -25- Au regard. donc d.e ltensemble des paÿsr i1 est d.ifficile de ne pas reconnaître que les zones OCP correspond.ent à d.es potentialités dconomiqr:es prioritaires générales ou spécifiques, Ceci adnis, i1 reste à savoir si les projets des pays stexécutent d.ans lrord.re d.e p:riorité de plans d.irecter:rs dtaménagement des territoires nationaux. Oe sait malheureusernent que beau- coup d.e pays d.u Frogramrae ntont pas d.e tels plans dtensemble. Ctest tlans le caùre d.es grands projets que se coaçoivent en fait des plans directeurs dra,ménagement sous-régional : ainsi ltAVV d.ispose aujoi;rrirhui d.rrm plan directer:r, sa.ns qua lrensemble iies bassins du fleuve Volta ou le te:ritoire national Voltaïque en aient. &: la matière, 1e Programme OCP apparalt plutôt comme ltopporturité her:reuse, pour 1es pays de la zortee de d.éfinir d.es plans directeurs dtaménagement sous-régiona1, ré§ionaI, national et jsrter-Etats. Ia. rentabilité d.es spéeulations pratiquées ou envi-sagdes d.ans tel ou tel projet actuel est évaluée ai11eurs. Ee tout état d.e cause, 1e taux de rentabilité des spéculations actuelles, même sr il était jug6 insuffisantr ne d.evrait pas induire une attitude négative à ltencontre d.es potentialités théoriques, 11 ne faud.ra 1)as non plus oublier que le problème des priorités -tout coflrre celui de Ia rentabilité économique jusqutà un certain taux- est relative et que maints projets relèvent de d.écisions politiques d.es Etats. 4.6. Oæ; i:r: acquis d.e 4 ans. E:fjrl toute ciécision sur lravenir d.rOCP rievrait ne pas oublier r.irr fait, celui d.e lrexistence d.e OCP. Ce progra^rnmet d.ont on connatt l-e nombre d.e pays ct d.es étendues d.e superficie qutil courrre, 1e chiîfre cle population malade et d.e population totale quril intéresse, Ies espérances de vie nneiLleure et les projets d.e d.éveloppement que sa présence a suscités, est quelque chose qui existe et existe sr.rr le terrain d.epuis 1974 et est le premier projet sanitaj-re cle cette envergure soutenu par Ia conmürrâu- té internationale c qll mininn-m /0.000 nralad.es attendent d.e recouvrer 1a santé, de voir leurs progénitures à ltabri d.e ce fléau dont er»c ont souffert ; r.r: minimum de 1.200"O00 persorures sont déjà engagées dans des dizaines de projets de d.éveloppernent pastoral, agricole ou agro-ind.ustrie1, lesquels totalisent quelque BO0 milliards dtj:rvestissement pour 1es prochaines aru:ées. Aussi bien à ltégard. des populations que des Etats et sous réserve de certaines modifications d.e structures, les pariies engagées dans le Progranrme OCP nront- e1les pas maintenant ul clevoir moral énorme ? -26 - !. B,éférences Sibliographiques 1969 Ro11and., A. et Ba1ay, G. ; Lt carchocercose dans Ie Foyer bissa Rapport OCCGE, Centre !$traz, no. ll1/Oecho du to/5/69, l97l Zorre, P. l Aspects d.e ltonchocercose en ltraute Volta. [hèse pour 1e d.octorat en Méd.ecine. Itr:iversité d.e Sord.eaux. L971 0I{S, BEID, FAO, P},IrJD ; ContrôIe d.e lronchocercose dans 1a région d.u bassin de la Volta : rapport central et annexe ïrf.5. ly76 Sar,radogo, R.C. : Ltonchocercose et ses effets dénographiqr:es et humains dans 1es villages éva1ués au Ghana. oCP/8Pfn6.72. 1976 Sawadogo, R.C. : les résultats sociologiques d.e 1réiraluation épidénrio- logique àu Pragramnç Ocohocercose au Gl"^acia. oælWTfi7.ZL. l9TT Hervouët, J.P. : Peuplernent et Mouvements d.e population dans 1es Va11ées d.es Volta blanche et rouge. 0liSTOM, Centre d.e Ouagad.ougou. 1977 Yada, A.A. : Itonchocercose dans Ia vallée d.u Koulpeclgo en llaute Volta. Thèse por:r 1e d.octorat en Médecjne. Université de Mo:tpel1ier. 1978 016, OCP : Rapport dtactivités, Année A977. -27 - 6. Annexes c cas Batents où. llgrlSho..cercose est le factelr p retraits d.e populations. Iæs exemples ci-dessous sont donnés pour inviter à éviter rrn excès tout comme son jsverse s pas plus qutil nlest rrrai qulaucun re§ponsable d.e ltactuel Prograr:me d.e Lutte contre ltOnchocercose d.arr.s 1a Ii.égion du Bassin d.e la Volta nrr-l pu écrire que 1tO:chocercose est partout et toujours ltunique factelr d.e sous-peuplement ou d.e dépeuplei:nent des régions, il nrest pas non p]us irrai d.e vou-l-oir prétenche que lronchocercose nta jamais été qutun é1ément marginal dans 1e sous-peuplement ou 1e d.épeuplement des régions : 1es cas ci-après, authentiques et vérifiables, lrjnterd.isent tout simplement. Stil stagit d.rintroduire dans le d,ébat r:ne questiq: tle proportion d.e cas concernés, le d.éveloppernent fait ar-:x pages 15 et suivantes a montré que 1a cécité d.es rivlàres degleure 1e facteur hi.storiquenent important d.ans Ia d.ésertion de maintes vaLlées de Ia région. Dans certains d.e ces cas, eI1e a été ind.ubita- blement Ie facter:-:: d.éterminant. 6.1. @ tl Ainsi, dans Ic l{ord. d.u Gyûna\ à Widilaba comme à Ti1i, Ies sites aband.onnés sont cerrn qui se trouvaient être 1es plus proches d.e la rivière" Les réjsstallations constatées à Sekoti coulne à Danugu-Sheshie, se sont faites dans Ie sens drun plus 6gand éloignement de 1a rivière. Darrs les ind.ications qui suivent, les approximations de d.ate et de nombre de personnes ou d'e con- cesgions concernées onb été faites paï les paysans eux-mêrnes, parmi lesquels, se trouvent d.ranciens émigrés d.e 1a rivière 3 - A Tili r - Zoroto : certains de ses habitants se sont repliés à Tilir i1 Y a {0 ans environ. - BuIl : certajrts replis sur lÿidinaba, 2J ans envircn:' - Azontott :ïr:::Iis sur sapolgo et Gbantoso ", 2J ans - Sawko : ruines encore visibles, d.es replis sur Tr:ka'néat Binaba. - Krualsako ; d,es replis sur' lfidinaba, J{ ans environ, Ces anciens gros quartiers cle Tili étaient à une d.istance maximale d.e 1 km d.e 1a rivière (Votta Rouge et Abukuloga). 1es q-,:artiers Korbaga, Kalensi II et Àrukuaga d.isparu il y a environ 15 ans" -Al,Iidinaba:- q'rt ÿ Sawadogo, R.C. : op. déjà cit. -28 - - A Sekoti : les guaætiers EuivantE qui existaient près de la rivière, ort dt faire les tLéménageuents strivants après L?iÿ. - Topene avait au moins 20 concessions noninalenent cl.ésignées d.ont 1O smt naintenant au centre, Ia d.ernière amivée tlatant d.e 6 ans. - Nyonga en anait plus cle 12 doet une est venue à Sekoti - Kparcboo z 2) dont 5 à Sekoti - Taklspae : 28 cl.ont I à Sekoti, ur 6tant actrrellenent en vie. A Steshie : - L5 famllLes ont dû clénéna€er de lerrr lmemi.er emplace- raent c 4 se sont réinstaIlées d.ans le nÊne vilLagp rnais en gagrant quelqr.re 500 à 800 n cle plus par rapport à la rivière Morage" 6 se sont ctéplacées à Danugu, vil1a,ge situé à 1r5 Im. 2 sont allées à Nalerigu. 4 scnt parties respectivement à Nasr:nie Narikabo et Banrl«r. 6.2. §p§ Au l4ali, r.rr montage ftlné montre à souhait le mouvement cl.e fluc et cle reflrx quteffectrre une commurzauté villageoise entre 1es riches eols riverains d.e Ia rivière et 1es hautes te:res paurm€s, selol ur certain cycle d.e fla,nrbée et cle baisse de Ia présence simrlldj.erme. 6.1. Er Haute-Volta - Lr irragp de ce vieillard. d.e soixante ans, cl.u village cLe ïakala et rencontré lors d.e la mission PAG, reste troublante 3 rrctestr d.isait . il, son vieux bras tendu et trenblant et d.tune volx cassée, 1à- bas qrre nous étions, près cle Ia rivi.ère. Lee piqtnes de ce moucheron noir étaient teIles que nous nren pouvicrrs plus ; alors nous noug somlps repliés icii'. ! to, présentes informations sur Le retrait progreseif d.es habitations àSekoti o:t été obtenr.res uniquement par voie cLtentretien alec 1es paysans. E1les présentent cepend.ant wre étq:nante sjrilitude qrra.litative avec les travar:n basés sur des documents cartographiques d.e i.M. HIrI\llIER, notanrosnt}e tableau rtRetreat before river blindness in Sekotitt voj.r HTIIWI'EAr J.M. River blindness in Nangodi, Northen Gtrana : a trypothesis of oycLical adnarrce and retreat, in the C,oogtaphical Review, (L966), 56, ,98-4L6. -29 - Au village cle Kiécoura, d.ans Ia région cle Niangolodougou, Ies paysans nous montraient en 1975 Les anciennes uaLsons et 1es an- ciens cha,nps abandonnés et qui étaient situés à r:n kilonètre d.e 1a rivière. Dans Ia va}lée clu Kou1péo1ogo, un d.es anciens sites porte Ie nom slmbolique d.e Zujnsé-Rabogo, cfest-à-d.jre ltancien vi11a6e des anreugles (d.e zuinsÉ r aveugles et E3@gg = villaEê abanctonné), Ïea paysans d.e Zourma so:t égaIerent clairs : rrsi o: part Ià-basr or perd les yeux"V A Ia plaine a,ménagée en 1956-1957 cl.e Lonnana, ce sont les mod.iftca- tions cle régine hyclrologique des rivières d.ues à tl.es a,nénagérents riziooles qui, qjoutées arr:c nouveaux rapports d.es honmes avec leur nouvel espace d.e viq proluquè:rent rnae flaebée insupportable cle ltOrrclrooeroosê eatne 1959 et ].965 et Ia d.ésertion des lieur par Ies paysans, Ecfin, l,e viILaeB è" Sajot,+lerre constitue ls e,ae drerlÈoe s créé en l%7 sr:r Ies bord,s tle Ia ICéraILé, affluent de 1a Volta Noi:ee, près de Tansila, réglon de §oLenzo, la présence d.u sujet hr:main à c0té d.tr.rr glte tte saissr d.e plui.es jusque-Ià anod.in, a provoqué dès 1%9, u:e teIIe flambée de lr0achooercose (9t6 ae préiralence onchocerquierune a\rec rlr1 chiffre extrêrement éLevé de conplications oculajses) q.utà Ia fin de ltanriée 1972, le site d.es elcagcades d.e Ia Koumbarr est complètement d.éserté. Prois ans d.e traiternent ilu vecteur et en flüt 1974, une nouvelle vague d.e col-ons Bwa se ré- installe sux 1e site t v Ro11and., A. et Balay, G. = ll.onchocercoge d.ans 1e foyer Bissa. Rapport OCCGE, Centre Nhtraz, no. 111/Orcho du ,0/5/69. So-ixante trois d.es cent vj::gf qr.ratre villages aband.or:nés relatés d.ans cette étr:de, ltoet été avant 1947 et tftous les habitants oct insisté sur Le grantl nombæ de oas de cécité dans 1es villages aband.or:nés3, (page !J).
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La responsabilité de l'onchocercose dans le sous peuplement et le dépeuplement des vallées du bassin de la Volta
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