MILK-BORNE INFECTION U nited K ingdom. — The dangers of drinking infected miik have been recognized for many years. The introduction of eradica tion campaigns against tuberculosis and brucellosis and the pas teurization of milk has helped considerably in reducing the trans mission of disease. Milk-borne infections can be divided into two categories: (1) Primary zoonotic infections of “milch” animals, such as brucellosis, Q fever, or salmonellosis; (2) other infections, such as typhoid or dysentery, following the contamination of milk by man, or else from the environment. In Scotland, in recent years, milk-borne salmonellosis has occur red particularly frequently, with extensive outbreaks being reported: for example in 1970 in urban communities in Lanarkshire and in the Dundee area and in semi-rural areas of Midlothian and Peebles shire in 1972 and 1973. Altogether 11 milk-borne outbreaks involving over a thousand persons have been reported since 1970 in Scotland. In the majority of these episodes, bacteriological exa mination confirmed epidemiological evidence that milk was the vehicle of infection. With one exception in 1974, the responsible serotype in every instance was Salmonella typhimurium, although organisms belonging to several different phage types were involved. Premium grade raw milk was involved on four occasions and standard grade milk on five; in the remaining two episodes, milk which normally went for pasteurization was also being consumed raw by farm workers and their families.
MALADIES TRANSMISES PAR LE LAIT R o y a u m e -U n i . — On sait depuis longtemps déjà qu’il est dange reux de boire du lait infecté. Toutefois, les campagnes d ’éradica tion lancées contre la tuberculose et la brucellose ainsi que la pasteu risation du lait ont beaucoup contribué à réduire le risque de trans mission de maladies par le lait. Les maladies transmises par le lait peuvent se répartir en deux catégories: 1) les infections essentiellement vétérinaires affectant les animaux laitiers, telles que la brucellose, la fièvre Q ou les salmonelloses; 2) d ’autres infections telles que la typhoïde ou la dysenterie dues à la contamination du lait par l’homme ou encore par l’envi ronnement.
Over the past year or so, there has been further evidence in Scotland incriminating milk in the transmission of Q fever, although
En Ecosse, les salmonelloses transmises par le lait ont été parti culièrement fréquentes ces dernières années. Des poussées épidé miques importantes ont été signalées, par exemple, dans des com munes urbaines du Lanarkshire et de la région de Dundee, en 1970, ainsi que dans des zones semi-rurales du M id lo th ia n et du Peebles shire, en 1972 et en 1973. En tout, 11 poussées épidémiques de mala dies transmises par le lait frappant au total plus d ’un m illie r de personnes ont été signalées en Ecosse depuis 1970. Dans la majorité des cas, l’examen bactériologique a confirmé les constatations épi démiologiques incriminant le lait comme véhicule de l ’infection, A une exception près relevée en 1974, le sérotype responsable était dans chaque cas Salmonella typhimurium m a is les micro-organismes appartenaient à plusieurs lysotypes différents. Le lait incriminé était, dans quatre cas, du lait cru de première qualité, dans cinq cas, du lait ordinaire et, dans les deux autres épisodes, du lait qui nor malement était pasteurisé mais que les ouvriers agricoles et leurs familles consommaient également cru. Au cours de l’année écoulée, on a encore constaté des cas de transmission de fièvre Q incriminant le lait bien que le rôle de cette
witty Epidan. gee.: Mo. 18-2 May 1975
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Relevé ipidem. hebd.: N“ 18 - 2 mai 1975
the role o f milk in this respect is not yet clear. It was only as recently as 1967 that the first milk-borne outbreak of Q fever was reported in the United Kingdom among boys and staff at a deten tion centre in England, following the drinking of milk from an infected dairy herd. An increasing number of reports have been received, over the past 12 months in particular, concerning infected dairy herds and contaminated milk supplies in several dif ferent areas o f Scotland, although much more still requires to be (mown about the extent or nature of Q fever infection in cattle. During the same period of time, several human cases in Scotland have also been associated with the drinking of non-pasteunzed milk. Some doubt has also been expressed concerning the efficacy of pasteurization in destroying Coxiella burneti, although generally the heat-treatment of milk at 71.6 °C for 15 seconds in the hightemperature short-time process has been regarded as being satis factory. However a raising of the pasteurizing temperature might be advisable to ensure greater safety to the consumer; for although the cream line of the milk may be affected, this would nevertheless be a small price to pay. Evidence involving other pathogenic organisms has also been obtained on occasion, although in most instances this has followed the contamination of milk from human sources. In the autumn of 1971 for example, over 300 persons in a rural community in Lanarkshire developed bacillary dysentery following the drinking of premium grade raw milk from a local farm; Shigella sonttei was isolated from 100 of those affected, includmg several persons residing or working on the farm. In the summer of 1973, a small milk-borne outbreak of staphylococcal food-poisoning, affecting 17 persons, occurred on a small island in Orkney. In the course of investigations in recent years in the north-east of Scotland, and also in Dumfriesshire during 1974, several different enteropathogenic serotypes of Escherichia coli, such as types 026, 055, 0112, 0125 and 0128, have been isolated from various samples of milk, although no associated cases of human illness have been discovered.
It is o f some concern that in Scotland approximately 18% of liquid milk is consumed without being heat-treated, in contrast to 3% only in England and Wales. In addition, the average daily herd size on farms in Scotland which produce and retail raw milk is twice as large as in England and Wales, while the number of con sumers o f milk supplied by producer/retailer dairy herds is six times greater in Scotland. Some remote rural areas o f the high lands and islands, which many persons visit on holiday, have par ticular difficulties in getting milk transported, but nevertheless pasteurization should be much more universal throughout more areas of Scotland.
denrée ne soit pas encore clairement déterminé. Ce n ’est qu’en 1967 que la première poussée de fièvre Q transmise par le lait a été signalée au Royaume-Uni parmi les enfants et le personnel d’un centre d ’internement d’Angleterre qui avaient bu du lait provenant d ’un troupeau infecté. Un nombre croissant de rapports signalant des troupeaux infectés et des distributions de lait contaminé dans plusieurs régions différentes d ’Ecosse ont été envoyés aux services compétents, particulièrement au cours des 12 derniers mois. Toute fois, il faudrait encore en savoir beaucoup plus pour déterminer l’étendue et la nature de la fièvre Q chez les bovins. Pendant la même période, plusieurs cas de fièvre Q humaine observés en Ecosse ont également été associés à l’ingestion de lait non pasteu risé. Certains doutes ont également été émis quant à l’efficacité de la pasteurisation vis-à-vis de Coxiella burneti bien qu’en général le traitement thermique du lait par le procédé du bref passage à haute température (15 secondes à 71,6° Q ait été considéré comme satis faisant, Toutefois, il pourrait être recommandé d ’accroître la tem pérature de pasteurisation afin de mieux protéger le consommateur car, même si la « ligne de crème » du lait pouvait s’en trouver affec tée, ce ne serait là qu’un inconvénient mineur. Des indications concernant d ’autres agents pathogènes ont éga lement été obtenues de temps à autre mais, dans la plupart des cas, il s’agissait de sources de contamination humaines. Ainsi, à l’au tomne 1971, plus de 300 personnes d ’une commune rurale du Lanarkshire ont contracté une dysenterie bacillaire après avoir bu du lait cru de première qualité provenant d ’une ferme locale; on a isolé Shigella sonnei chez 100 sujets infectés parmi lesquels se trou vaient plusieurs personnes résidant ou travaillant à la ferme. Au cours de l’été 1973, une petite poussée d ’intoxications alimentaires à staphylocoques transmises par le lait a atteint 17 personnes dans une petite lie des Orcades. Au cours des recherches entreprises ces dernières années dans le nord-est de l’Ecosse ainsi que dans le Dumfriesshire en 1974, plusieurs sérotypes entéropathogènes diffé rents d'Escherichia coli. tels que les types 026, 055, 0112, 0125 et 0128, ont été isolés dans divers échantillons de lait bien qu’on n’ait découvert aucun cas de maladie humaine susceptible de leur être associé. Il est quelque peu inquiétant de constater qu’en Ecosse environ 18% du lait liquide est consommé sans traitement thermique préa lable, contre 3 % en Angleterre et au pays de Galles. En outre, la taille moyenne du troupeau de bovins des fermes écossaises qui pro duisent et vendent du lait cru est deux fois plus importante en Angleto re qu’au pays de Galles tandis que le nombre de consommateurs de lait approvisionnés par des producteurs négociants est six fois plus grand en Ecosse. Certaines régions rurales isolées des monta gnes et des lies dans lesquelles beaucoup de gens passent leurs vacances éprouvent des difficultés particulières pour faire trans porter le lait. Toutefois, la pasteurisation devrait être beaucoup plus universelle dans un plus grand nombre de régions d ’Ecosse.
(Communicable Diseases Scotland, 1975, 75/10.)