WORLD HEAL TH ORGANIZATION
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU RÉGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
COMITE REGIONAL Quarante-cinquième session Kuala Lumpur 19-23 septembre 1994 Point 11.1 de l 1ordre du jour provisoire
WPRIRC45/8 10 août 1994
ORIGINAL : ANGLAIS
VISITES DANS LES PAYS
Rapport du Sous-Comité du Comité régional pour les Programmes et la Coopération technique, première partie
Le
Sous~Comité
du Comité régional pour les Programmes et la
Coopération technique s'est réuni du 13 au 17 juin 1994 afin d'examiner et de parachever le rapport sur les visites effectuées par quatre de ses membres aux Iles Salomon, à Singapour et aux Philippines au titre du point 5 de son mandat, portant sur la coopération de l'OMS dans le domaine de la santé et du développement durable - salubrité de l'environnement. L'attention du Comité régional est attirée sur les conclusions et recommandations du Sous-Comité présentées dans le présent document, en particulier sur l'importance d'un engagement politique des Etats Membres envers les politiques de salubrité de l'environnement, d'une gestion complète des questions de salubrité de l'environnement par l'application d'une législation appropriée, et d'une participation directe du secteur privé dans le processus de gestion de l'environnement et de planification du développement.
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1. INTRODUCTION
Le Sous-Comité du Comité régional pour ·les Programmes et la Coopération ·technique s'est réuni pour la neuvième fois à Manille, du 13 au 17 juin 1994. reproduit en Annexe 1. La liste des membres du Sous-Comité présents à cette réunion figure en Annexe 2. Le rapport présenté au Comité régional concerne les visites effectuées par quatre membres du Sous-Comité aux Iles Salomon, du 30 mai au 2 juin, à Singapour, du 6 au 7 juin, et aux Philippines, du 9 au 10 juin. Il résume les observations, conclusions et recommandations du Sous-Comité. Ces visites ont été effectuées au titre du point 5 de son mandat, portant notamment sur la coopération de l'OMS dans le domaine de la santé et du développement durable- salubrité de 1'environnement. La réunion a été ouverte par le Dr Liu Xirong, Directeur, Gestion des programmes, au nom du Dr S.T. Han, Directeur régional, qui s'est joint à la réunion plus tard. Le Dr Han Tieru a été élu Président de la réunion et M. Lundy Keo et Le-Vaotogo Frank Smith, Rapporteurs. Le mandat du Sous-Comité est
2. EXAMEN ET ANALYSE DE LA COLLABORATION DE L'OMS AVEC LES PAYS : RAPPORT SUR LES VISITES EFFECTUEES AUX ILES SALOMON, A SINGAPOUR ET AUX PHILIPPINES
2.1
Perspectives et résultats obtenus aux cours des visites dans les pays Dans le cadre du point 5 de son mandat, le Sous-Comité a examiné et analysé la coopération
de l'OMS avec les Etats Membres dans le domaine de la santé et du développement durable salubrité de 1' environnement. En étudiant le rapport de ses membres sur les visites qu'ils avaient effectuées, le Sous-Comité a formulé un certain nombre de remarques, de conclusions et de recommandations, qui se trouvent reflétées dans le texte final du rapport sur les visites dans les pays, adopté par le Sous-Comité et présenté en Annexe 3 du présent document.
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Dans la limite du temps imparti et des informations disponibles, les membres du Sous-Comité ont examiné des exemples de lutte pour la salubrité de l'environnement aux Iles Salomon, à Singapour et aux Philippines, et ont donné leur appréciation des stratégies élaborées et appliquées dans ces pays. Le Sous-Comité a noté trois grandes caractéristiques particulières, communes aux trois pays : 1) L'efficacité des politiques en faveur de la salubrité de l'environnement dépend, avant tout,
d'un engagement politique sérieux de la part des gouvernements. 2) La résolution de problèmes complexes de salubrité de l'environnement nécessite une approche
générale et l'application d'une législation appropriée ; de ressources, financières ou autres, suffisantes ; et la participation et l'éducation de l'ensemble de la population. 3) Le secteur de la santé doit participer directement aux processus de gestion de 1'environnement Des organes spécifiques de coordination intersectorielle
et de planification du développement.
doivent être établis à tous les niveaux gouvernementaux et dotés de mandats clairs et de pouvoirs suffisants ; ces organes sont essentiels pour mettre en évidence et résoudre les problèmes.
2.2.
Conclusions et implications régionales
2.2.1 A moins d'un engagement des plus hautes instances gouvernementales face aux questions de la santé et du développement durable, et d'actions pertinentes, les problèmes liés à la salubrité de l'environnement ne feront qu'empirer. 2.2.2 L'OMS a un rôle important à jouer dans l'information du public, l'élaboration et l'application d'une approche générale vis-à-vis des questions de salubrité de l'environnement, et la promotion d'une coordination intersectorielle à tous les niveaux. 2.2.3 Bien que l'OMS tienne toujours le premier rôle dans certaines activités relatives à la salubrité de l'environnement, certains secteurs de programme relèvent aujourd'hui davantage d'autres institutions. Dans ces secteurs, l'OMS devrait apporter un appui technique. 2.2.4 Certains pays de la Région disposent d'un savoir-faire considérable en matière de salubrité de l'environnement; ce savoir-faire pourrait être utilement appliqué dans d'autres pays, au moyen d'activités de collaboration avec l'OMS.
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2.2.5 Les Etats Membres doivent être encouragés à prendre en compte les impacts que les projets de développement peuvent avoir sur la santé. soient davantage informés.
Il est important, par exemple, que les décideurs
2.3
Recommandations
L'OMS devrait : 1) modifier les modalités d'application de son programme de salubrité de 1'environnement pour
pouvoir, au besoin, apporter un appui technique aux activités d'autres institutions et d'autres programmes de 1'organisation ; 2) faciliter 1'utilisation des compétences nationales dont est dotée la Région, s'appuyant, pour ce
faire, sur les cadres de collaboration existants et des activités conjointes de salubrité de 1' environnement et, en 1' absence de tels cadres, rechercher d'autres formes de coopération ; et 3) s'attacher à la mise en oeuvre des activités prioritaires formulées dans la Stratégie régionale
pour la santé et 1'environnement, en particulier 1' intégration de questions sanitaires et écologiques dans le cadre d'un développement durable. Les Etats Membres devraient : 1) grâce à 1'engagement des plus hautes instances politiques, parvenir à un développement
durable et écologiquement rationnel ; 2) renforcer la participation du secteur de la santé dans les processus de gestion de
1' environnement et de planification du développement ; et 3) assurer une coordination intersectorielle pour mettre en évidence et résoudre les problèmes
liés à la santé et au développement durable. Le Sous-Comité propose que, sous réserve d'une mise au point définitive d'ici à la session du Comité régional en septembre 1994, le sujet de son examen en 1995, dans le cadre du point 5 de son mandat, soit la collaboration de l'OMS dans le domaine des modes de vie sains, notamment les activités Tabac ou Santé. Le Sous-Comité propose également d'effectuer une visite en Australie, en Chine et à Singapour en 1995, sous réserve de l'accord des gouvernements concernés.
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3. REMERCIEMENTS
Les
membres
du
Sous-Comité
souhaitent
exprimer
leur
profonde
gratitude
aux
Gouvernements des Iles Salomon, de Singapour et des Philippines pour l'excellente organisation de leurs programmes de visite et pour la généreuse et chaleureuse hospitalité de leurs hôtes.
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ANNEXE 1
MANDAT
Le mandat du Sous-Comité du Comité régional pour les Programmes et la Coopération technique est le suivant : 1) Passer en revue, analyser et formuler des recommandations pour l'élaboration et la mise en
oeuvre du programme général de travail dans la Région du Pacifique occidental, en particulier pour définir les priorités et s'occuper des questions de politique générale. 2) Examiner et approuver, avant de les soumettre au Comité régional, les rapports régionaux
périodiques sur la surveillance continue et l'évaluation de la stratégie régionale de la santé pour tous d'ici à l'an 2000. 3) Etudier des problèmes spécifiques relatifs à la stratégie de la santé pour tous, selon le désir
exprimé éventuellement par le Comité régional, et émettre son avis à ce sujet. 4) Faire des recommandations au Comité régional sur les mesures à prendre dans la Région du
Pacifique occidental pour encourager l'auto responsabilité en matière de santé par le renforcement de la coopération technique entre pays ou zones de la Région et d'une manière qui soit pertinente pour la population concernée. 5) Effectuer des visites dans les pays pour analyser et passer en revue l'impact de la coopération
de l'OMS avec les Etats Membres et observer les développements intervenus dans la mise en oeuvre des stratégies régionales de la santé pour tous.
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ANNEXE2
LISTE DES MEMBRES
AUSTRALIE
M. Lundy Keo Assistant Director - Acting Director The International Health Section Department of Human Services and Health G.P.O. Box 9848 Canberra, A.C.T. 2600 Australie Dr Han Tieru Chef Division des Organisations internationales Département des Affaires étrangères Ministère de la Santé publique Beijing République populaire de Chine M. Jefferson Benjamin Administrator for Health Care Services Department of Health Services Federated States of Micronesia P.O. Box PS 70 Palikir Pohnpei FM 96941 Dr George Koteka* Secretary of Health Ministry of Health P.O. Box 109 Rarotonga Iles Cook Dr Linda L. Milan Assistant Secretary of Health Department of Health San Lazaro Compound Rizal A venue, Sta. Cruz Manil a Philippines
CHINE
ETATS FEDERES DE MICRONESIE
ILES COOK
PHILIPPINES
*visites aux Iles Salomon (30 mai-2 juin), à Singapour (6-7 juin) et aux Philippines (9-10 juin).
WPR/RC45/8 page 10 Annexe 2
REPUBLIQUE DECOREE
M. Choong-Kil Han* Directeur général Département de la Recherche Institut coréen pour la santé et les affaires sociales San 42-14, Bulgwang-dong, Eunpyung-ku Séoul 122-040 République de Corée Dr Lamngeunh Uprajay* Consultant Département d'hygiène, des soins curatifs et de la réadaptation Ministère de la Santé publique Vientiane République démocratique populaire lao Le-Vaotogo Frank Smith* Acting Medical Superintendent Health Department Apia Samoa
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE LAO
SAMOA
*Visites aux Iles Salomon (30 mai-2 juin), à Singapour (6-7 juin) et aux Philippines (9-10 juin).
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ANNEXE3
RAPPORT SUR LES VISITES DANS LES PAYS
1. INTRODUCTION
Les membres du Sous-Comité se sont rendus aux Iles Salomon, à Singapour et aux Philippines du 30 mai au 10 juin 1994. Le but de ces visites était de passer en revue et d'analyser la coopération de l'OMS avec ces pays dans Je domaine de la santé et du développement durablesalubrité de l'environnement. Le Dr George Koteka (Iles Cook) a été élu Président pour les visites dans les pays et Le-Vaotogo Frank Smith (Samoa), Rapporteur. D'autres membres du Sous-Comité ont participé à ces visites dans les pays, parmi lesquels le Dr Lamngeunh Uprajay (République démocratique populaire lao) et M. Choong-Kil Han (République de Corée).
1.1
Rôle du Sous-Comité Le Sous-Comité du Comité régional pour les Programmes et la Coopération technique fournit
des informations, effectue des analyses et fait des recommandations au Comité régional sur les aspects techniques du développement sanitaire dans la Région. Le mandat exige du Sous-Comité, entre autres, de faire rapport sur les développements intervenus dans la mise en oeuvre des stratégies nationales de la santé pour tous, de soumettre des rapports régionaux périodiques, de donner son avis sur les stratégies, de formuler des recommandations et d'entreprendre des visites dans les pays.
1.2
But de la mission Pour l'année 1994, le Sous-Comité avait choisi d'orienter ses visites dans les pays sur
l'examen des questions liées à la santé et au développement durable - salubrité de l'environnement, aux Iles Salomon, à Singapour et aux Philippines. L'objectif spécifique de cette mission était d'examiner comment ces pays intégraient les préoccupations d'ordre sanitaire dans leur processus de planification du développement ; de passer en revue les activités intérieures de collaboration avec l'OMS en matière de salubrité de l'environnement; et d'étudier les moyens d'utiliser la coopération
WPRIRC45/8 page 12 Annexe 3
de l'OMS pour encourager et faciliter une meilleure intégration des questions de développement, d'environnement et de santé.
1.3
Collaboration de l'OMS Le programme de salubrité de l'environnement de la Région du Pacifique occidental s'efforce
de renforcer les capacités des pays à identifier et à évaluer les risques (actuels ou potentiels) pour la santé liés à l'environnement, et à prendre les précautions nécessaires pour éviter ces risques ou les réduire. L'OMS apporte une coopération technique aux Etats Membres pour le développement
d'institutions, l'élaboration de politiques, de stratégies et de législations, la formation de ressources humaines, l'information et la promotion d'une technologie appropriée afin de résoudre les problèmes de salubrité de l'environnement.
Les activités du programme peuvent être
regroupées sous cinq grands
secteurs :
l'approvisionnement public en eau et l'assainissement ; l'hygiène de l'environnement dans l'aménagement rural et urbain et l'habitat ; l'évaluation des risques pour la santé liés aux substances chimiques potentiellement toxiques ; la lutte contre les risques pour la santé liés à l'environnement ; et la salubrité des aliments. Une liste d'activités spécifiques couvertes par ces secteurs est reprise dans le Tableau 1, Appendice 1. En outre, on met globalement l'accent sur la coordination des
activités avec d'autres institutions et la mobilisation de ressources extrabudgétaires, la planification écologique, l'échange d'informations et la sensibilisation du public. Certaines activités de salubrité de l'environnement sont exécutées dans le cadre de programmes de pays, tandis que d'autres sont mises en oeuvre par le Centre régional du Pacifique occidental pour la salubrité de l'environnement (EHC), au titre d'un programme interpays.
1.4
Initiatives de l'OMS à l'échelon mondial et dans la Région du Pacifique occidental pour la promotion de la santé et de l'environnement En 1990, la Commission OMS Santé et Environnement, organe totalement indépendant, a été
constituée par le Directeur général de l'OMS.
Son rapport, Notre planète, notre santé, a été la
principale contribution de l'OMS à la conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED). Ce rapport soulignait l'importance de la santé dans le cadre d'un développement durable et écologiquement rationnel. Bien que le souci de la santé ait été presque partout sous-jacent aux travaux de réunions internationales précédentes, (par exemple, rapport de la Commission mondiale pour l'Environnement et le Développement publié en 1987), les relations
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Annexe 3
avec la santé n'ont pas été étudiées de façon détaillée et, par conséquent, la Commission OMS a été priée d'apprécier les conséquences pour la santé des changements environnementaux. Comme le montre l'étude de la Commission OMS, santé et environnement renvoient aussi aux conséquences sur la santé des interactions entre les activités de l'homme et son environnement physique et social (voir Tableau 2, Appendice 1). biologiques. L'environnement physique est constitué d'éléments à la fois naturels et liés aux activités humaines, et d'agents physiques, chimiques et L'environnement social renvoie à des conditions sociales (valeurs, coutumes, croyances, etc.) et à des structures affectant l'accès à l'emploi et à l'éducation et déterminant la répartition des risques pour la santé ou des avantages pour une santé durable. En juin 1992, lors de la CNUED, plus de 150 Etats Membres ont négocié et adopté le programme "Action 21", un plan d'action concerté aux plans national et international pour les années à venir. L'Assemblée mondiale de la Santé en mai 1992 a prié Je Directeur général de l'OMS de "formuler une nouvelle stratégie mondiale OMS de l'hygiène du milieu qui s'appuie sur les conclusions et recommandations de la Commission OMS Santé et Environnement ainsi que sur les résultats de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement". Sous le nom de Stratégie mondiale OMS pour la santé et l'environnement, cette stratégie a été approuvée par 1' Assemblée mondiale de la Santé en mai 1993. Elle offre un cadre commun à l'action de J'OMS, prenant en compte Je projet de programme général de travail pour 1996-2001, sur lequel Je Siège de l'OMS, les bureaux régionaux et les programmes de pays peuvent s'appuyer pour mettre en place leurs plans de travail destinés à la mise en oeuvre des activités santé et environnement prévues dans Action 21. Ainsi que définis par la Commission OMS Santé et Environnement, les objectifs mondiaux en matière de santé et d'environnement sont les suivants :
*
établir une base durable pour la santé pour tous ; assurer un environnement propice à la santé ; et faire prendre conscience à tous les individus et organisations de leurs responsabilités à l'égard de la santé et les conditions d'environnement qui lui sont nécessaires.
* *
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Annexe 3
En s'attachant à la réalisation de ces objectifs, la Stratégie mondiale pour la santé et l'environnement propose également que l'OMS poursuive des objectifs spécifiques à l'échelon de l'organisation-même (voir Tableau 3, Appendice 1). La réalisation de ces objectifs dépend d'actions stratégiques, comme le souligne la Stratégie
régionale pour la santé et l'environnement formulée récemment par le Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental et approuvée par le Comité régional du Pacifique occidental en septembre 1993. Face au constat que l'OMS ne dispose pas de toutes les ressources requises, un accent particulier sera mis sur la réalisation d'activités stratégiques susceptibles d'évoluer et d'aboutir à des résultats durables à long terme. La Stratégie régionale pour la santé et l'environnement du Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental couvre deux domaines essentiels : 1) les activités traditionnelles (recentrées) ; et 2) les activités stratégiques. En termes de répartition générale des ressources, on envisage d'allouer un pourcentage plus important, au fil des ans, aux interventions stratégiques. La nécessité d'aboutir à une meilleure collaboration est particulièrement soulignée, notamment avec les autres institutions d'aide extérieure concernées par les questions de santé, d'environnement et de développement. Le terme "activités stratégiques" utilisé dans la Stratégie régionale pour la santé et l'environnement du Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental renvoie à des activités destinées à maximiser l'impact des ressources de l'OMS ; il peut s'agir d'activités prenant naissance au sein de l'OMS ou d'activités lancées initialement par d'autres organisations, auxquelles l'OMS apporte son appui. Les questions essentielles concernent leur mise en oeuvre opportune et leurs chances de succès. Un certain nombre de ces activités ont été mises en évidence, notamment dans les domaines suivants :
*
évaluation de l'impact du développement sur la santé ; contrôle des émissions des véhicules à moteur ; révision des directives OMS de qualité pour l'eau de boisson ; développement de plans d'action pour la salubrité de l'environnement dans certains pays;
* * *
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Annexe 3
* * *
sécurité et contrôle des substances chimiques toxiques et des déchets dangereux ; recueil, analyse et diffusion de données spécifiques pour une planification et une gestion meilleures des activités relatives à la salubrité de l'environnement ; et extraction, traitement et combustion du charbon en Chine.
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Annexe 3
2. ILES SALOMON
2.1
Aperçu général Les membres du Sous-Comité se sont rendus aux Iles Salomon du 30 mai au 2 juin 1994. Généralités L'archipel des Iles Salomon, indépendantes depuis 1978, est constitué de six îles principales
et de nombreuses petites îles réparties sur 1500 kilomètres, avec une superficie terrestre totale de 27 556 kilomètres carrés. La population s'élevait à 318 000 habitants en 1990, avec un taux de croissance estimé à 3,2 % par an. Le produit intérieur brut par habitant était de US$ 624 en 1988. Les Iles Salomon sont bien dotées en ressources naturelles, mais ces dernières n'ont pas été complètement développées. La sylviculture et la pisciculture représentent d'importantes ressources et les possibilités d'exploitation des minerais semblent excellentes. Politique et stratégie en matière de santé Les politiques et stratégies nationales actuelles en matière de santé n'ont jamais été plus explicites et plus clairement définies qu'aujourd'hui. santé sont les suivants : a) un accès convenable aux services de santé, en particulier dans les régions isolées, grâce à un renforcement du système d'orientation ; b) la réduction de la morbidité et de la mortalité dues aux maladies transmissibles et non transmissibles ; c) d) la promotion du concept de santé familiale et d'aide sociale ; la mise à l'essai de formes potentielles de recouvrement des coûts dans le cadre des services de santé et l'institution de l'une d'entre elles qui soit compatible avec Je principe d'équité ; e) le développement et la gestion des ressources humaines pour la santé ; Les points principaux du Plan national de
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Annexe 3
f)
la promotion de l'éducation pour la santé et de la participation communautaire ; l'amélioration des systèmes d'information et de surveillance sanitaires à tous les niveaux.
g)
Système de santé Il existe une large acceptation et compréhension du concept des soins de santé primaires aux trois niveaux de prestation des services : au niveau central, au niveau provincial et au niveau périphérique. Cependant, ce concept n'est pas encore très bien compris à l'échelon local. La difficulté provient essentiellement du fait que par le passé, les soins de santé communautaires consistaient principalement en soins curatifs et, par conséquent, le grand public n'est pas encore très familier avec le concept des soins de santé primaires. A l'heure actuelle, l'Unité des soins de santé primaires s'occupe de programmes de mobilisation et d'éducation communautaires, impliquant des personnel sanitaires et autres. Processus gestionnaire L'instauration d'une Unité de planification sanitaire a considérablement contribué à l'élaboration d'un Plan national de santé pour 1990-1994. L'exécution d'un Plan de développement des ressources humaines a permis de prévoir les besoins en formation pour cette période. L'Unité de planification du Ministère de la santé et des services médicaux travaille en collaboration avec le Ministère des finances et de la planification économique et le Bureau du Premier Ministre. programmes. programmes. Le Ministère de la santé et des services médicaux est responsable de l'application et du maintien des Il est souvent demandé aux consultants d'aider à l'évaluation extérieure des Les infirmiers(ières), d'autres personnels sanitaires et des organisations par l'intermédiaire d'une série d'ateliers qui utilisent des approches intégrées et intersectorielles,
non gouvernementales ont activement participé à des ateliers de gestion intégrée en soins de santé primaires. L'Unité des soins de santé primaires, sous la direction du Ministère de la santé et des services médicaux, est activement engagée dans la planification, l'élaboration et la mise en oeuvre de cours de gestion au niveau des centres de santé régionaux, provinciaux et centraux. approche multisectorielle est utilisée dans tous les ateliers sur les soins de santé primaires. Une
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Annexe 3
Engagement communautaire La politique sanitaire stipule un engagement direct et actif de la communauté dans la planification et la mise en oeuvre des stratégies sanitaires nationales. Certaines communautés ont lancé leurs propres programmes de santé. Le Ministère de la santé et des services médicaux Les continue cependant de jouer un rôle actif dans la planification et 1'exécution des programmes, car de nombreuses communautés ne sont pas encore prêtes à s'engager dans de tels programmes. passer le message aux villageois et encourager leur participation. Des programmes sanitaires importants, en particulier les programmes à assise communautaire comme l'établissement d'Agents de santé de village, sont souvent discutés avec les communautés concernées afin d'obtenir leur approbation officielle avant que les secteurs sanitaires nationaux et provinciaux ne débutent leur exécution. la santé et des services médicaux. de formation. Coopération intersectorielle Des mécanismes de surveillance continue, d'analyse et d'évaluation de 1' impact particulier des divers programmes sont en cours de développement. Des relations ont été établies avec le Le développement de tout Ministère des finances et de la planification économique afin de surveiller tout développement socio-économique dans le cadre de l'infrastructure gouvernementale. programme sanitaire est dirigé vers le développement socio-économique et cela doit être considéré comme une composante intégrale des politiques et programmes en matière de santé. Les organisations non gouvernementales sont invitées à participer à tous les niveaux du système de santé et la plupart d'entre elles sont activement impliquées dans des programmes à assise communautaire. Le gouvernement continue également à fournir des subventions, en particulier aux églises, dans un effort de soutien aux services de santé et au développement des ressources humaines. Il est demandé aux communautés de sélectionner leurs propres candidats pour une formation initiale, sur la base de critères déterminés par le Ministère de De nombreuses associations religieuses et associations non religieuses de femmes jouent également un rôle actif dans la mise en oeuvre de certains programmes chefs de village sont invités à participer à tous les ateliers sur les soins de santé primaires pour faire
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L'instauration de l'Unité de planification au sein du Ministère de la santé a facilité 1'élaboration de projets appropriés , en coordination avec les divers secteurs concernés. Situation sanitaire Les problèmes de santé courants demeurent principalement les maladies transmissibles. Dans les régions urbaines, les accidents et les maladies professionnelles sont en augmentation. Les infections respiratoires aiguës représentent le pourcentage le plus élevé des
hospitalisations en pédiatrie, suivies par le paludisme, d'autres infections et la malnutrition. Le paludisme est encore considéré comme le problème de santé communautaire le plus important. En 1987, 72 000 cas ont été déclarés. L'introduction de moustiquaires de lit imprégnées à la perméthrine dans des régions d'importante endémie a entraîné une réduction du nombre de cas chez les enfants. Le dévelvppement des programmes de vaccination, de lutte contre les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires aiguës observe de bons progrès, conjointement aux programmes de santé familiale et de santé maternelle et infantile soutenus par l'OMS, le FNUAP et Save the
Children 's Fund (Australie).
2.2
Visites et observations Le calendrier de la visite est repris dans l'Appendice 2. Divers ministères concernés par les
questions de santé et d'environnement ont été visités. Des visites sur le terrain ont été effectuées dans les régions rurales de Guadalcanal et de Malaita et dans la zone urbaine de Honiara. détails de ces visites et des observations sont repris dans l'Appendice 3. Les
2.3
Collaboration de l'OMS Les activités de collaboration de 1'OMS aux Iles Salomon ont en grande partie portées sur la
reconstruction des systèmes d'approvisionnement ruraux en eau. Outre un appui du budget de pays, un certain nombre d'autres activités ont été exécutées grâce au Centre pour la salubrité de l'environnement. Parmi ces activités, on peut noter l'élaboration d'un projet de loi en collaboration avec la Salomon Islands Water Unit (l'Unité
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chargée des questions d'approvisionnement en eau) ; des études sur les émissaires d'évacuation marins ; une évaluation de la contamination par le mercure ; un examen des infrastructures pour les activités de salubrité des aliments ; des services consultatifs pour l'amélioration de la gestion des déchets solides à Honiara ; un inventaire des déchets dangereux et la formulation d'un plan d'action.
2.4
Conclusions et recommandations Suite à leurs différentes visites et à leurs discussions avec les ministres et principaux
responsables des ministères concernés, les membres du Sous-Comité pensent que les pourvoirs publics des Iles Salomon ont la ferme volonté de surmonter les problèmes liés à la salubrité de l'environnement. L'instauration de deux nouveaux ministères en 1994 - le Ministère chargé des forêts, de l'environnement et de la préservation des ressources naturelles et le Ministère chargé de la planification du développement - a permis au Gouvernement de renforcer ses capacités face aux problèmes de l'environnement et du développement durable. Une Stratégie nationale pour la gestion de l'environnement a été préparée et un Projet de loi sur l'environnement sera bientôt parachevé. Il devrait être présenté au Parlement en juillet 1994. Pour ce qui est de la salubrité de l'environnement, la Division chargée de la salubrité de l'environnement au sein du Ministère de la santé et des services médicaux a préparé une Stratégie et un Plan d'action pour 1994-1998. Cette Stratégie et ce Plan d'action en appellent à un élargissement des activités relatives à la salubrité de l'environnement, visant au-delà d'un simple approvisionnement en eau sûr, et à un renforcement des ressources en termes de personnel et de formation des ressources humaines. Le Sous-Comité formule les conclusions suivantes : 1) Cinq Ministères au moins étant engagés dans des questions liées à l'environnement et au La
développement durable, une coordination des activités et des responsabilités devient urgente.
Loi sur l'environnement devrait apporter cette forme de coordination. En outre, l'absence d'une loi générale a laissé libre cours au développement de problèmes environnementaux graves, les autorités provinciales promulgant leurs propres arrêtés afin de répondre à leurs propres besoins et de satisfaire leurs propres exigences. La mise en vigueur de la Loi sur l'environnement devrait permettre de surmonter tous ces problèmes.
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2)
La garantie d'un développement durable et écologiquement rationnel aux Iles Salomon
connaît de sérieux problèmes et difficultés, parmi lesquels, un taux élevé de croissance de la population et la rapidité de 1'urbanisation. Il existe de nombreux villages éparpillés et isolés. En outre, le manque de systèmes d'éducation appropriés représente une barrière importante à la santé et au développement durable.
3)
Les problèmes écologiques majeurs des Iles Salomon concernent un abattage du bois et un
développement non maîtrisés, ne prenant pas sufisamment en compte l'impact de ces activités sur la salubrité de 1'environnement. De nombreux exemples illustrent les effets néfastes de 1'abattage du bois et d'autres activités de développement sur les approvisionnements en eau et les modes de vie des communautés. La rapidité de l'urbanisation a conduit à des problèmes de logement et à la naissance de bidonvilles. 4) A 1'heure actuelle, le secteur de la santé participe peu à la planification du développement et à Dans certains cas, des développements sont intervenus
la gestion de l'environnement. On espère que la mise en application de la Loi sur l'environnement permettra une plus grande participation. sans que les institutions sanitaires aient été préalablement consultées. Les procédures d'évaluation de l'impact de ces nouveaux développements sur la salubrité de l'environnement semblent ne pas avoir été utilisées. La surveillance continue des incidences réelles sur la santé des projets de développement est également minimale. 5) En matière de salubrité de l'environnement, un problème majeur réside dans la naissance, et de l'urbanisation, dans une couverture incomplète des systèmes
évitable, de gîtes larvaires pour les moustiques vecteurs du paludisme, conséquence du développement d'approvisionnement en eau et d'assainissement, et dans la fourniture insuffisante d'installations appropriées pour l'évacuation des déchets solides et liquides. L'existence de bandes sablonneuses à l' embouchuré des rivières et le site même de certaines activités de développement (riziculture à proximité des villages) ont aggravé le problème du paludisme. Le taux élevé de croissance de la population a entraîné une surcharge des systèmes d'approvisionnement en eau et, dans certains cas, une mauvaise gestion de ces systèmes et un gaspillage des ressources en eau. Certaines sources d'approvisionnement en eau sont très fortement contaminées. Les déchets solides et liquides sont traités de façon inappropriée. La fourniture d'installations adéquates semble ne pas être planifiée. L'engagement communautaire dans le processus de planification n'est pas suffisamment recherché et
il faudrait remédier à cette situation.
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Annexe 3
6)
On note, à l'heure actuelle, un manque de ressources humaines formées et capables de faire Les objectifs et les
face aux risques pour la salubrité de l'environnement aux Iles Salomon.
programmes de la Stratégie et du Plan d'action pour 1994-1998 de la Division chargée de la salubrité de l'environnement au sein du Ministère de la santé et des services médicaux bénéficient d'un appui solide. Seule la fourniture d'un personnel approprié et d'autres ressources (par exemple, logements, transport et formation) permettra à la Division d'élargir ses activités à des domaines comme 1' assainissement, la salubrité des aliments, la lutte contre les vecteurs, 1' élimination des déchets, la médecine du travail et la sécurité sur le lieu de travail, et la lutte contre la pollution de 1'environnement. 7) Les activités précédentes de collaboration de l'OMS en matière d'approvisionnement rural en Moins de progrès semblent cependant avoir été D'autres institutions sont maintenant impliquées dans les
eau semble avoir été couronnées de succès. accomplis en matière d'assainissement. Développement international).
projets d'approvisionnement en eau (par exemple, l'UNICEF et le Bureau australien d'Aide au L'OMS a seulement collaboré à quelques activités dans d'autres domaines de la salubrité de l'environnement aux Iles Salomon. Le Sous-Comité recommande à l'OMS, à l'avenir : 1) de maintenir sa participation dans les projets d'approvisionnement public en eau et
d'assainissement, en ne se contentant cependant plus de jouer le rôle d'un chef de file mais en apportant surtout un appui technique aux initiatives majeures d'autres institutions d'aide extérieure ; 2) d'élargir sa participation : afin d'inclure le développement et la mise en oeuvre des composantes salubrité de 1' environnement du programme de prévention et de lutte contre le paludisme ; de faciliter 1' élaboration et 1' exécution d'un programme d'évaluation de 1' impact sur la salubrité de 1' environnement dans le cadre de nouveaux projets de développement, y compris là sensibilisation des décideurs ;
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de renforcer les capacités gouvernementales pour la mise en application des lois et réglementations en faveur de la salubrité de l environnement ; et 1
de répondre aux besoins en matière de ressources humaines spécialisées dans les questions de salubrité de 1 environnement, face à un contexte identique dans d autres pays et zones insulaires du Pacifique sud. 1 1
WPR/RC45/8 page 24 Annexe 3
3. SINGAPOUR
3.1
Aperçu général Les membres du Sous-Comité se sont rendus à Singapour du 6 au 7 juin 1994. Généralités La République de Singapour est un territoire d'une superficie de 626,4 kilomètres carrés,
situé au sud de la Malaisie péninsulaire à laquelle elle est reliée par une chaussée longue de 1,2 kilomètres construite au dessus du détroit de Johore et composée d'une route, d'une voie ferrée et d'une conduite d'eau. En 1990, la population s'élevait à 2 700 000 habitants, soit une densité de population de 4250 habitants par kilomètre carré, ce qui correspond à 1'une des densités les plus élevées du monde. Le produit national brut par habitant a continué d'augmenter, passant de US$ 7576 en 1988 à US$ 9183 en 1989. Politique et stratégie en matière de santé Le Ministère de la santé a pour politique de construire une nation en bonne santé et forme, ainsi que de garantir le meilleur niveau de santé possible à 1'ensemble de la population. La stratégie à long terme consiste à promouvoir des modes de vie sains, réduire la prévalence des maladies évitables et améliorer les soins médicaux au niveau le plus élevé possible pour les malades. Les priorités du Ministère portent sur cinq programmes nationaux importants qui concernent à la fois les secteurs de santé privés et publics. ) '1
Ces programmes, mentionnés ci-après, feront
1' objet d'une attention particulière et de ressources supplémentaires au cours de la prochaine décennie : amélioration de la santé des personnes âgées ; prise en charge des principales maladies meurtrières, à savoir les cancers, les cardiopathies, les accidents cérébro-vasculaires, le diabète sucré et les traumatismes ; amélioration des soins de santé mentale ; promotion des services de santé infantile ; et éducation pour la santé. Des efforts seront faits pour améliorer davantage la qualité et les normes des soins médicaux. Cela se fera grâce à une meilleure coordination entre les services de santé publics et privés, des
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installations améliorées et des personnels correctement formés. Les Singapouriens auront la liberté de choisir entre des soins de santé privés ou publics. Système de santé Singapour possède un système de santé double, avec un système d'aide publique géré par le Gouvernement et un système privé assuré par des services de consultation et des hôpitaux privés. La population a la liberté de choisir entre des soins médicaux privés ou publics. Le Ministère de la santé est responsable de la prestation des services de santé préventifs, curatifs et de réadaptation à Singapour. travail, respectivement. Le Ministère de la santé a pour mission de promouvoir la santé en prévenant les maladies et les accidents et en éduquant la population sur les façons de rester en bonne santé. Il existe sept hôpitaux gouvernementaux assurant des soins secondaires et tertiaires, un centre des maladies de la peau et deux hôpitaux psychiatriques. Le Ministère dispose également d'un réseau de polycliniques, de dispensaires pour les malades ambulatoires, et de services de consultations externes en santé maternelle et infantile, assurant des soins médicaux généraux, des soins de santé maternelle et infantile, des soins infirmiers à domicile et des soins ambulatoires aux personnes âgées, ainsi qu'une éducation pour la santé et des services de conseils. hospitaliers et dentaires communautaires. un traitement. Processus gestionnaire Un Système complet d'information gestionnaire sanitaire a été mis en place afin d'aider à surveiller de façon continue les services de santé et d'évaluer les plans et stratégies en matière de santé. Divers indicateurs ont été mis au point pour la surveillance continue de l'utilisation des services sanitaires, des programmes de personnels et des résultats des hôpitaux et institutions en fonction des coûts. Le Ministère dispense également un large éventail de services dentaires par l'intermédiaire de ses Services scolaires, Les écoliers reçoivent des soins médicaux et dentaires gratuits qui comprennent un dépistage périodique, une vaccination, une éducation pour la santé et La lutte pour la salubrité de l'environnement et les accidents de travail sont sous la direction du Ministère de l'environnement et du Ministère du
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Annexe 3
Afin de mettre davantage en valeur le système de santé de Singapour, un réseau national informatique sur les soins de santé appelé MediNet a été instauré en 1990. Il associe les organisations gouvernementales et privées au sein de la communauté des soins de santé afin d'assurer un accès plus rapide aux informations médicales et de réduire les coûts et le temps consacré à la préparation et à la transmission des informations. Engagement communautaire Des mécanismes visant à impliquer la population dans la mise en oeuvre des stratégies ont été établis ou renforcés. Les besoins des personnes âgées, des malades chroniques et des handicapés ont extge l'adoption d'une approche intégrée de la part de la famille, de la communauté et de l'Etat. Les associations bénévoles et de clan continuent d'être encouragées à s'occuper des personnes âgées indigentes et de celles que les enfants pour des raisons indépendantes de leur volonté, ne sont pas à même de prendre en charge. Les progranunes d'éducation pour la santé combinent 1'utilisation des médias et des stratégies de conununication interpersonnelle. Des conférences, des cours, des séminaires, des productions de films, des expositions, etc. sont organisés pour infcrmer et motiver la population à rester en bonne santé. Des organisations populaires et communautaires ont choisi de participer ensemble à des campagnes nationales et des programmes de promotion de la santé. Coopération intersectorielle Une bonne coordination existe également au sein des organisations non gouvernementales, avec les médecins privés et les hôpitaux, ainsi qu'avec des organisations bénévoles comme la Singapore Cancer Society (Société singapourienne de lutte contre le cancer), la Diabetic Society
(Société de lutte contre le diabète), et la National Heart Association (Association nationale pour les maladies du coeur). La législation et les directives existantes permettent au Ministère de travailler en collaboration étroite avec d'autres Ministères, ainsi qu'avec des groupes bénévoles, communautaires et religieux. Cette législation et ces directives sont révisées périodiquement afin de garantir la prestation de soins de qualité et la protection de la santé et du bien-être social de la communauté.
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Annexe 3
Cela est illustré par l'interdiction de fumer élargie aux hôpitaux gouvernementaux et privés, aux services de consultation, aux fast foods, aux patinoires couvertes pour le patinage à roulettes et aux discothèques à pistes pour patins à roulettes. Situation sanitaire La situation sanitaire générale des Singapouriens demeure satisfaisante. L'espérance
moyenne de vie à la naissance en 1990 était de 72,1 ans pour les hommes et de 76,8 ans pour les femmes. Le taux de mortalité infantile en 1990 était de 6,7 pour mille naissances vivantes. Le schéma pathologique de Singapour a changé au cours des années avec les améliorations apportées dans les niveaux de vie et les services de santé. tuberculose et les maladies diarrhéiques. Avant et immédiatement après la Seconde guerre mondiale, les causes principales de décès étaient les maladies infectieuses comme la Aujourd'hui, on note principalement des maladies dégénératives comme les cardiopathies ischémiques, les cancers du poumon, du côlon et du rectum, de l'estomac et du foie, et les maladies cérébro-vasculaires. Parmi les maladies à déclaration obligatoire, la dengue et le dengue hémorragique sont les plus fréquemment déclarées, avec 1733 cas déclarés en 1990. Les autres maladies comprennent la tuberculose, l'hépatite virale, le paludisme, la fièvre typhoïde et paratyphoïde et la varicelle.
3.2
Visites et observations Le calendrier des visites est repris dans l'Appendice 4. Une réunion a eu lieu avec des hauts
fonctionnaires
du
Ministère de
l'environnement
afin de discuter
de
différents
aspects
environnementaux et sanitaires. installations environnementales. l'Appendice 5.
Des visites sur le terrain ont été effectuées dans diverses Les détails de ces visites et des observations sont repris dans
3.3.
Collaboration de l'OMS Les activités de collaboration de l'OMS à Singapour ont été exécutées au titre du programme
(interpays) du Centre régional du Pacifique occidental pour la salubrité de l'environnement et ont essentiellement portées sur l'évaluation des risques pour la santé liés aux substances chimiques potentiellement toxiques. D'autres activités ont, entre autres, abordé le problème du gaspillage des
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Annexe 3
ressources en eau et des fuites dans les systèmes d'approvisionnement public en eau, ainsi que les problèmes de toxicologie appliquée à l'environnement et au lieu de travail.
3.4
Conclusions et recommandations Le Sous-Comité s'est entretenu avec certains hauts fonctionnaires du Ministère de
l'environnement et s'est rendu dans quelques installations.
Il a été fortement impressionné par le
succès du Gouvernement de Singapour dans ses efforts visant à pallier et à prévenir la dégradation de l'environnement. L'engagement politique solide des pouvoirs publics envers un développement durable et écologiquement rationnel explique en très grande partie ce succès. D'autres pays
utilisent le même modèle philosophique, à savoir que le développement ne devrait pas se faire aux dépens de l'environnement. Le Gouvernement a reconnu que l'élimination d'un problème
environnemental après son apparition coûte beaucoup plus que l'instauration même de mesures de prévention appropriées.
Singapour est aujourd'hui 1'une des villes les moins polluées du monde.
Cela est dû aux
mesures efficaces prises par l'Unité anti-pollution, établie au sein du Département du Premier Ministre et du Ministère de 1'environnement, pour la protection et 1'amélioration de
l'environnement.
L'intervention du Ministère consistant à faire de Singapour une Ville verte En raison des caractéristiques uniques de Singapour, notamment sa faible
modèle est louable.
superficie terrestre, certaines solutions aux problèmes environnementaux, par exemple 1'élimination des déchets solides, ne sont pas nécessairement applicables dans d'autres pays. Cependant, il est un principe universel, à savoir, même si les solutions techniques apportées sont onéreuses, l'économie d'un pays ne doit pas en pâtir. Dans le cas de Singapour, l'économie a prospéré.
L'adoption d'une structure organique plaçant la salubrité de l'environnement et tous ses aspects sous la responsabilité du Ministère de l'environnement, plutôt que sous celle du Ministère de la santé, s'est révélée un très bon choix pour Singapour. Quelques autres pays pourraient suivre son exemple. Le point important est que le Ministère de l'environnement est un ministère solide, opérationnel et doté d'un bon budget, qui, grâce à un soutien politique, a pu faire concurrence avec efficacité avec les ministères chargés de la planification économique, etc.
WPRIRC45/8 page 29
Annexe 3
Le Sous-Comité formule les conclusions suivantes :
1)
Il est heureux d'observer que les administrateurs chargés de l'environnement demeurent
vigilants, appliquant des mesures solides aux nouvelles propositions concernant leur mise en vigueur, la surveillance continue et la prévention des risques. Le Plan adopté récemment par
Singapour, Singapour ville verte, illustre les préoccupations actuelles. Les actions menées au titre de ce Plan reconnaissent la nature changeante de la salubrité de l'environnement et insistent plus particulièrement sur l'éducation du public.
2)
Une caractéristique particulièrement frappante de la gestion de l'environnement à Singapour
réside dans le principe consistant à instaurer des activités aussi autonomes que possible au plan financier. Les taxes appliquées pour le traitement des eaux usées et l'élimination des déchets
solides en sont des exemples. Les politiques visant à limiter la circulation des véhicules à moteur peuvent apparaître draconiennes par rapport à certaines parties du monde mais sont devenues essentielles à Singapour. Certaines autres grandes villes congestionnées pourraient tirer profit de
politiques similaires à condition, cependant, d'être dotées d'un réseau large et efficace de transports publics.
3)
L'approche singapourienne envers les questions de développement, d'environnement et de
santé est particulièrement applicable à certains autres pays asiatiques. La mission du Ministère de l'environnement, à savoir mettre en valeur l'image internationale et la coopération de Singapour, est, par conséquent, chaudement accueillie.
4)
Seules quelques activités de collaboration en matière de salubrité de l'environnement ont été Cela est plus que suffisant étant donné le savoir-faire des La plupart des activités ont porté sur la sécurité Le cas
entreprises entre Singapour et l'OMS.
responsables singapouriens dans ces domaines. chimique.
Les autorités sont pleinement conscientes des possibilités offertes par l'OMS.
échéant, des demandes seront formulées, à la fois au titre des programmes de pays et interpays.
Le Sous-Comité recommande que l'OMS facilite l'utilisation des approches et du savoir-faire de Singapour en tant qu'outils de collaboration pour d'autres pays et zones de la Région, et s'appuie sur les cadres existants de collaboration, par exemple, l'Institut chargé de l'épidémologie de l'environnement (lnstitute for Environmental Epidemology).
WPR/RC45/8 page 30 Annexe 3
4. PHILIPPINES
4.1
Aperçu général Le Sous-Comité s'est rendu aux Philippines du 9 au 10 juin 1994. Généralités La superficie terrestre totale de la République des Philippines s'élève à 300 000 kilomètres
carrés. La population des Philippines était estimée à 62 millions d'habitants en 1990. Le taux de croissance annuel moyen de la population est de 2,45 %, soit l'un des taux les plus élevés d'Asie. Le produit national brut par habitant en 1992 était de US$ 855. Depuis 1986, l'approche générale du Gouvernement, telle qu'elle a été exposée dans le Plan de développement à moyen terme, souligne trois principes clés : une attention plus grande aux activités de lutte contre la pauvreté et l'injustice sociale : l'accélération de la croissance et l'augmentation du rendement économique ; et la réduction de l'engagement du Gouvernement sur le plan économique et l'encouragement des initiatives privées. Le Gouvernement est perçu comme un intervenant dans le domaine économique, là où le secteur privé ne peut pas satisfaire les besoins sociaux et où une action publique est comparativement avantageuse. Le pays doit encore faire face à de nombreux autres obstacles au maintien de la croissance à moyen terme. Ces obstacles comprennent une lourde charge de la dette extérieure, un degré élevé de pauvreté et de chômage, le caractère inapproprié des infrastructures et un taux insuffisant d'épargne nationale. La production agricole continue à subir les conséquences néfastes de la détérioration progressive des ressources terrestres et forestières émergeant de la croissance rapide de la population dans les régions des hautes terres et de la mauvaise gestion des finances publiques. Politique et stratégie en matière de santé La taille, la complexité et l'importance accrues du secteur des soins de santé nécessitent une analyse détaillée de ses mécanismes et activités. Une analyse de ce type est requise afin de procurer aux décideurs des informations stratégiques pour la détermination de la direction future du secteur de la santé et l'élaboration de politiques et directives appropriées qui formulent des initiatives en soins de santé et influencent les efforts de réformes, tout en élaborant des programmes spécifiques de soins de santé.
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Annexe 3
Dan$ la limite des ressources disponibles, il y a eu des efforts permanents visant à utiliser les fonds de façon plus efficace et à axer 1'attention sur des programmes et activtté~ d'un impact important. Le rendement et 1'efficacité des services constituent les nouvelles réfénmoes pour les programmes. Si la stratégie et le plan d'action à 1'échelon national restent essentiellement inchangés, on insiste davantage sur un meilleur ciblage de la population et sur 1'élargissement de la couverture, en particulier dans les zones ignorées et mal desservies. On note un besoin permanent d'améliorer les mécanismes de rétro information, en particulier vers les partenaires non gouvernementaux et la communauté. /:)ystème de santé Le système de santé des Philippines est caractérisé par des dépenses de santé partagées pratiquement de façon égale entre les secteurs public et privé. Jusqu'en 1992, le système de santé public était centralisé, le Département de la santé, étant responsable d'une structure nationale de prestation des servîces (opérationnelle çiepuis les installations sanitaires et hospitalières de base au niveau des villages jusqu'aux niveaux municipaux, provinciaux, régionaux et nationaux). La politique gouvernementale de décentralisation a délégué la responsabilité des services de santé aux unités gouvernementales locales en leur accordant plus de pouvoirs pour la planification et la gestion des programmes de santé dans leurs secteurs respectifs. L'approche d'une planification sanitaire fondée sur les secteurs a été adoptée mais cette méthode nécessitera vraisemblablement un certain temps avant d'être complètement assimilée. Le Département de la santé est ainsi passé de la préservation des buts nationaux en matière de santé, à la prise en compte particulière des besoins par secteur, des objectifs nationaux en matière de santé publique et des conventions internationales. Pratiquement tous les barangays (98 %, villages) se sont organisés en fonction des soins de santé primaires, lesquels sont largement acceptés et compris à tous les niveaux du système de santé. Cependant, les rapides renouvellements de personnel rendent nécessaires une orientation et une formation continues. Les mécanismes d'orientation reliant différents niveaux des soins de santé sont en place. On procède à un renforcement des liens avec des organismes situés en dehors du Département de la santé, comme on peut le remarquer dans la composition multisectorielle et multi-institutions des comités directeurs des divers programmes de santé. D'autres types de liens sont décrits ci-dessous.
WPR/RC45/8 page 32 Annexe 3
Processus gestionnaire Le pivot du processus national d'évaluation et de surveillance continue réside dans un système d'information sanitaire complet à tous les niveaux admimstratifs, à savoir du niveau national au niveau du barangay. L'un des sous-systèmes est le système d'information des services de santé sur le terrain, opérationnel à l'échelon national depuis 1991. Les autres sous-systèmes, recouvrant les services hospitaliers, la logistique, les finances et les ressources humaines pour la santé, sont encore en cours de développement, avec cependant des mécanismes de déclaration moins complexes dans ces domaines pour répondre aux besoins actuels. En outre, il existe des équipes interinstitutions de surveillance continue, également à tous les niveaux, et un soutien informatique est assuré jusqu'au niveau provincial. Des ateliers consultatifs périodiques et des revues de La déclaration et la rétroinformation programmes complètes, outre les enquêtes sanitaires nationales, sont organisés. D'autres enquêtes et activités de surveillance sont entreprises, le cas échéant. sont intégrées au système. Engagement communautaire L'engagement communautaire a été officialisé par l'intégration de représentants de la communauté dans le comité des soins de santé primaires au niveau du barangay. Des volontaires locaux se sont engagés dans 1'élaboration de projets de santé communautaire par l'intermédiaire d'une "analyse de la santé communautaire", en vertu de laquelle les projets approuvés doivent avoir un homologue au sein de la communauté pour des raisons d'équité et prévoir un plan communautaire pour les soutenir lorsque 1' aide prend fin. Coopération intersectorielle La reconnaissance croissante de l'interdépendance et le renforcement mutuel des programmes de développement ont encouragé des consultations et des dialogues continus entre tous les secteurs. Cependant, lorsque différents secteurs se font concurrence pour des fonds en faible quantité, des priorités conflictuelles peuvent résulter, nécessitant des négociations et des compromis. Cela tend à diminuer l'efficacité de l'allocation et de l'utilisation des ressources. Sur la voie d'un environnement plus sûr et plus salubre, la collaboration intersectorielle a observé des progrès dans des domaines comme 1) la surveillance du mercure, en association avec le Département de 1'environnement et des ressources naturelles, le Département de 1'agriculture et le
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Annexe 3
Département des sciences et de la technologie ; 2) la salubrité de 1'environnement, en association avec un Comité sur la salubrité de 1'environnement constitué de huit institutions ; et 3) la salubrité des aliments, en particulier en matière de niveaux de radioactivité, en association avec le Bureau des produits alimentaires et des médicaments, 1'Institut philippin sur la recherche nucléaire, le Service des risques pour la santé associé aux radiations et d'autres institutions. La protection de l'environnement a en particulier attiré l'attention du public, avec des groupes pro-environnement prenant la tête d'activités de défense et d'initiatives publiques en matière d'information, d'éducation et de communication. Situation sanitaire Environ 23,8 millions d'habitants, soit 38,6 % de la population des Philippines, étaient âgés en 1990 de moins de 15 ans, et près de 14,6 millions (approximativement un quart de la population) étaient des femmes en âge de procréer (âgées entre 15 et 49 ans). Seulement un dixième de la population (6,8 millions d'habitants) était âgé de plus de 50 ans. Le taux brut de natalité en 1989 était de 30,3 pour 1000 habitants, contre un taux brut de mortalité de 7,4 pour 1000 habitants. La mise en oeuvre de la stratégie nationale a entraîné une amélioration de la situation Le
sanitaire dans le pays. Les indicateurs d'impact, comme le taux de mortalité infantile, de 51,5 pour 1000 naissances vivantes en 1989, indiquent une amélioration continue au cours des années. taux de mortalité maternelle a diminué de près de 50 %, passant de 14,2 pour 10 000 naissances vivantes en 1983 à huit pour 10 000 naissances vivantes en 1989. L'espérance moyenne de vie a augmenté, passant de 62,8 ans en 1984 à 64,3 en 1989. Parmi les causes principales de morbidité, il faut citer les infections respiratoires et les maladies diarrhéiques. L'incidence de la tuberculose et de la rougeole est élevée tandis que celle de la diphtérie, de la coqueluche, du tétanos et de la poliomyélite est relativement faible, bien que des épidémies localisées soient survenues de temps en temps.
4.2
Visites et observations Le calendrier des visites est repris dans 1'Appendice 6. Des visites ont été effectuées au
Département de la santé, à l'Autorité nationale pour 1' économie et le développement, et à 1' Autorité de développement de Laguna Lake. Des visites sur le terrain ont été effectuées aux alentours de
Laguna Lake. Les détails des visites et des observations figurent dans l'Appendice 7.
WPR/RC45/8 page 34 Annexe 3 4.3 Collaboration de l'OMS Les activités menées au titre du programme de pays aux Philippines ont été entreprises dans les secteurs de l'approvisionnement public en eau et de l'assainissement, de l'évaluation des risques pour la santé liés aux substances chimiques potentiellement toxiques et de la lutte contre les risques pour la santé liés à l'environnement. Les domaines traités ont compris la gestion de la qualité de l'air, l'hygiène du milieu, la sécurité et le contrôle des produits chimiques toxiques et des déchets, la lutte contre la pollution de l'air, les politiques et la législation en faveur de la salubrité de l'environnement, la gestion des déchets solides, les procédures d'évaluation de l'impact sur l'environnement et la salubrité des aliments.
4.4
Conclusions et recommandations Les Membres du Sous-Comité, après s'être entretenus avec les principaux responsables au
sein du Département de la santé, de l'Autorité nationale pour l'économie et le développement, du Gouvernement de la Province de Rizal et de l'Autorité de développement de Laguna Lake, et s'être rendus dans la région de Laguna Lake pensent que le Gouvernement philippin centre aujourd'hui ses activités sur les problèmes du développement durable et de la santé. L'instauration du Conseil philippin pour un développement durable, au sein duquel sont représentées 16 institutions et sept organisations non gouvernementales, témoigne de ce nouveau centre d'intérêt. La fonction essentielle de ce Conseil est de coordonner la réalisation des activités auxquelles les Philippines se sont engagées lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement. Le Département de la santé prend des initiatives en matière de santé, d'environnement et de développement. L'une d'entre elles renvoie au concept des zones HEAD (health, environment and
development- santé, environnement et développement) dont sept sont actuellement en place. Cette initiative implique le regroupement des 15 bureaux sanitaires régionaux en sept zones HEAD. Ces bureaux travaillent ensemble à la santé, au-delà des frontières géopolitiques, en termes de : a) secteurs (femmes, enfants, autochtones, communautés défavorisées) ; b) biorégions (bassin hydrographique, îles, zones protégées) ; et c) zones de croissance (sites de développement industriel et énergétique). Une Division indépendante, chargée d'évaluer l'impact sur la salubrité de l'environnement, a été mise en place sous l'égide du Service de la salubrité de l'environnement, en réponse à la reconnaissance croissante des liens entre santé, développement et environnement.
WPR/RC45/8 page 35 Annexe 3
Le Sous-Comité formule les conclusions et les recommandations suivantes : 1) Les approches adoptées aux Philippines vis-à-vis de la gestion de l'environnement sont plutôt Au niveau national, le Conseil philippin pour un développement durable devrait De nombreuses responsabilités opérationnelles d'institutions comme le
fragmentées.
coordonner les activités.
Département de l'environnement et des ressources naturelles et le Département de la santé, incombent aux unités gouvernementales locales. La formation de conseils régionaux ou locaux pour un développement durable devrait permettre une coordination intersectorielle au niveau local. 2) Des problèmes importants entravent la mise en place de programmes sur la salubrité de
l'environnement aux Philippines. Parmi ces problèmes, il faut citer le taux élevé de croissance de la population, la rapidité de l'urbanisation, les lois agraires, des catastrophes naturelles fréquentes, le besoin de créer des ressources financières (notamment pour assurer le service de la dette), un manque d'équité en matière d'éducation et des difficultés dans la mise en vigueur des lois existantes en matière d'environnement. 3) Les Philippines sont confrontées à des problèmes majeurs en matière de salubrité de
l'environnement : la pollution de l'air, la pollution de l'eau, un approvisionnement insuffisant en eau et des systèmes d'assainissement inappropriés, l'élimination des déchets solides, et une planification incomplète du développement. Le taux élevé de croissance de la population et la rapidité de l'urbanisation ont donné naissance à des bidonvilles. Dans les régions rurales, l'absence de tout contrôle sur l'abattage du bois a aggravé les problèmes de salubrité de l'environnement. La fréquence des catastrophes naturelles a entravé la prestation de services préventifs pour la salubrité de l'environnement, et a épuisé les ressources financières et autres. 4) Le concept des zones HEAD (santé, environnement et développement), mis en place par le Les initiatives prises pour 1994, notamment le
Département de la santé, bénéficie d'un appui.
plaidoyer en faveur de la mise en application des lois sur l'environnement et la participation des secteurs chargés de l'environnement et du développement dans la planification sanitaire, sont louables. Des initiatives simultanées doivent être prises concernant la participation du secteur de la santé dans les processus de planification du développement et de gestion de l'environnement. Il est essentiel que les évaluations de l'impact sur l'environnement des nouveaux projets de développement comprennent une prise en compte appropriée des impacts potentiels sur la santé. 5) La délégation de responsabilités opérationnelles aux unités gouvernementales locales a
entraîné des difficultés, notamment en termes de ressources humaines. Les ressources humaines des
WPRIRC45/8 page 36 Annexe 3
unités gouvernementales locales doivent être développées pour que ces unités puissent assumer de façon adéquate leur rôle en matière de gestion de ta salubrité de l'environnement. Les ressources fournies et les capacités des institutions nationales doivent aussi être renforcées. naturelles et du Département de la santé. Cela concerne également les bureaux centraux et régionaux du Département de l'environnement et des ressources Une sensibilisation des pouvoirs publics à tous les niveaux est une condition préalable à tout développement durable et écologiquement rationnel. 6) Plus de 65 activités de collaboration de l'OMS ont été entreprises aux Philippines dans le
domaine de la salubrité de l'environnement depuis 1978. Ces activités ont concerné les secteurs de programme suivants : l'approvisionnement public en eau et l'assainissement, l'hygiène de l'environnement dans l'aménagement rural et urbain et l'habitat, l'évaluation des risques pour la santé liés aux substances chimiques potentiellement toxiques, la lutte contre les risques pour la santé liés à l'environnement et la salubrité des aliments. Ces visites ayant été courtes, il est difficile de formuler des conclusions. Le Sous-Comité formule les recommandations suivantes : 1) les activités futures de collaboration de l'OMS aux Philippines devraient comprendre une
participation permanente de l'Organisation dans les secteurs traditionnels de salubrité de l'environnement mais recentrées sur l'intégration de questions sanitaires et environnementales dans le cadre du développement durable ; 2) la coopération devrait soutenir des domaines spécifiques comme la formation à l'évaluation de
l'impact sur la salubrité de l'environnement et des campagnes de sensibilisation à l'intention des décideurs.
5. REMERCIEMENTS
Les
membres
du
Sous-Comité
souhaitent
exprimer
leur
profonde
gratitude
aux
Gouvernements des Iles Salomon, de Singapour et des Philippines pour l'excellente organisation de leurs programmes de visite et pour la chaleureuse hospitalité de leurs hôtes.
WPR/RC45/8 page 37
APPENDICE 1
Tableau 1 ACTIVITES DU BUREAU REGIONAL DE L'OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL DANS LE CADRE DU PROGRAMME DE SALUBRITE DE L'ENVIRONNEMENT
Secteurs de programme généraux
Principales activités
Promotion d'une eau de boisson saine et de systèmes d'assainissement corrects APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU ET ASSAINISSEMENT Amélioration de la couverture et de la qualité des services d'approvisionnement en eau dans les pays et zones de la Région Développement d'une technologie appropriée pour le traitement des eaux usées HYGIENE DE L'ENVIRONNEMENT DANS L'AMENAGEMENT RURAL ET URBAIN ET L'HABITAT Amélioration de la salubrité de 1'environnement au sein des établissements humains et des zones urbaines Gestion des déchets solides Evaluation de l'impact sur l'environnement/évaluation de l'impact sur la salubrité de 1'environnement Appréciation des conditions écologiques concernant les substances dangereuses et toxiques Formulation/amélioration de la législation relative à la production, au transport, à 1'utilisation et à 1'élimination des substances dangereuses Elaboration et renforcement des programmes de gestion en matière de sécurité chimique Gestion de la qualité de 1'air LUTTE CONTRE LES RISQUES POUR LA SANTE LIES A L'ENVIRONNEMENT Gestion de la qualité de 1'eau Contrôle et réduction du bruit Epidémiologie de 1'environnement Elaboration de programmes nationaux de salubrité des aliments SALUBRITE DES ALIMENTS Elaboration d'une législation et de normes en matière de produits alimentaires Renforcement des programmes de surveillance continue de la contamination des aliments
EVALUATION DES RISQUES LIES AUX SUBSTANCES CHIMIQUES POTENTIELLEMENT TOXIQUES
Tableau 2 INTEGRER DEVELOPPEMENT, ENVIRONNEMENT ET SANTE PRINCIPAUX PROBLEMES A TRAITER A L'ECHELON NATIONAL ET MONDIAL
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.... Problèmes internationaux Conservation de l'énergie et amélioration de l'efficacité
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Alimentation et agriculture Régimes nutritionnels équilibrés, sains et d'un coût abordable Politiques agricoles intégrant des objectifs de santé Réduction des pertes alimentaires Réduction de la demande générale en produits du tabac Recherches sur la production, la préservation, la distribution et la consommation alimentaires
Eau Renforcement des capacités locales par la conception, la mise en oeuvre et la gestion des systèmes Lutte contre les maladies parasitaires et bactériologiques d'origine hydrique Métaux lourds et autres substances chimiques Meilleure coordination interinstitutions
Energie Utilisation judicieuse des combustibles fossiles Evaluation de J'impact sur la salubrité de l'environnement Risques écologiques liés à la production et l'utilisation de l'énergie Pollution de l'air des villes par les combustibles fossiles Formation appropriée et transfert de technologie
Industrie Intégration des questions de santé et d'environnement dans toute décision Principe du "pollueur payant" Surveillance continue accrue des rejets industriels Priorité accrue aux activités d'éducation et de formation Problèmes liés aux petites industries Respect des accords mondiaux
Etablissements humains/ urbanisation Fourniture de logements salubres et adéquats
Structures de planification à assise Approches "économie d'énergie" communautaire, fondées sur la participation Réduction importante des émissions de gaz à effet de serre Le personnel de santé devrait
jouer un rôle actif et approprié Réduction importante des dans les projets de développement émissions des communautaire chlorofluorocarbures (CFC) Réduction de la surconsommation et des déchets et promotion de la conservation des ressources Coordination de la planification et de la mise en oeuvre des projet~ de développement Changements climatiques mondiaux
Technologie appropriée de Fourniture d'eau douce contre paiement lutte anti-pollution (combustibles fossiles) Pollution intérieure des habitations par les produits de la biomasse Meilleure éducation pour la conservation d'énergie Transports publics et privés plus efficaces Amélioration des réglementations anti-pollution Amélioration des méthodes d'évaluation des risques pour la santé Etudes épidémiologiques des effets sur la santé
-
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Appendice 1
Tableau 3
OBJECTIFS DE LA STRATEGIE MONDIALE OMS POUR LA SANTE ET L'ENVIRONNEMENT
Catégorie générale
Objectifs spécifiques
soutenir les pays dans la fourniture des éléments nécessaires permettant de répondre aux besoins sanitaires de base promouvoir une prise de conscience et une compréhension accrues des interactions entre la santé, l'environnement et le développement parmi les dirigeants et la population, afin de renforcer l'action communautaire en faveur de la santé et du développement durable collaborer avec les autorités nationales et locales à la création d'environnements propices à la santé encourager l'adoption de méthodes et de technologies solides et écologiquement rationnelles pour un contrôle, une prévention et un traitement efficaces des maladies et des incapacités renforcer les capacités de préparation et de réponse aux situations d'urgence afin de couvrir les aspects relatifs à la santé publique en cas de catastrophes naturelles et de conflits violents renforcer les capacités nationales de développement des ressources humaines dans les activités liées à la santé, à l'environnement et au développement améliorer les capacités techniques de surveillance continue et d'évaluation des risques pour la santé liés à l'environnement améliorer les capacités techniques de gestion des risques pour la santé liés à l'environnement, à savoir leur prévention, leur réduction et leur contrôle renforcer les systèmes locaux, nationaux et internationaux d'information en matière de salubrité de l'environnement, pour un échange et une utilisation appropriée de l'information encourager le rôle central de la santé dans la prise de décisions et les programmes concernant l'environnement et le développement, ainsi que le partenariat entre le secteur de la santé et d'autres secteurs dans ces processus PROMOTION promouvoir et soutenir d'autres capacités institutionnelles et sectorielles pour l'amélioration progressive des politiques, des plans, de la législation et des actions en matière de santé, d'environnement et de développement
SENSIBILISATION ET APPUI TECHNIQUE
RENFORCEMENT DES CAPACITES
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APPENDICE 2
CALENDRIER DE LA VISITE AUX ILES SALOMON 30 mai- 3 juin 1994
Lundi 30 mai Visites de politesse et séances d'information auprès des ministères concernés par les questions de santé et d'environnement : 0800 0900 0930 1100 1130 1230 1330 1400 1500 1530 1900 Réunion d'information au Bureau de l'Attaché de liaison de l'OMS Visite de politesse au Ministre de la santé et des services médicaux Réunion d'information avec le Secrétaire permanent, Ministère de la santé et des services médicaux, et certains hauts fonctionnaires du Ministère Visite de politesse au Ministre chargé de la planification du développement Réunion d'information auprès des principaux responsables du Ministère de la planification du développement Déjeuner Visite de politesse au Ministre des forêts, de l'environnement et de la préservation des ressources naturelles Réunion d'information auprès des principaux responsables de la Division chargée de 1'environnement, Ministère des forêts, de 1'environnement et de la préservation des ressources naturelles Visite de politesse au Ministre du commerce, de l'emploi et des échanges Réunion d'information auprès des principaux responsables de la Division du travail, Ministère du commerce, de l'emploi et des échanges Réception à l'Hôtel Honiara, à l'invitation du Ministre de la santé et des services médicaux
Mardi 31 mai Visites sur le terrain à Guadalcanal afin d'étudier les services sanitaires ruraux, les projets de salubrité de 1' environnement et les activités de lutte antipaludique 0800 0930 1200 1400 1500 1630 1700 Départ de l'Hôtel Mendana Visite des villages de Maravovo et Visale et étude des conditions d'habitat, d'assainissement général, d'approvisionnement en eau et des activités de lutte contre le paludisme Déjeuner au centre de villégiature de Tambea Visite de la Pacifie Timbers Limited et discussion des aspects sanitaires et environnementaux de ses activités Visite de la Salomon Islands Plantations Limited et observation des installations (huile de palme, récolte et traitement) Visite d'un centre de consultation de la Salomon Islands
Plantations Limited Retour à l'Hôtel Mendana
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Appendice 2 Mercredi 1er juin Visites sur le terrain à Malaita afin d'étudier les projets d'approvisionnement ruraux en eau et d'assainissement, ainsi que les activités de lutte antipaludique 0545 0700 0800 0900 1130 1200 1330 1430 1500 1600 Départ de l'Hôtel Mendana Départ du vol pour Auki Réunion d'information avec le Responsable sanitaire au niveau provincial, Malaita Visite du village d'Arabala, Malaita Visite de la ville d'Auki, Malaita Déjeuner Inspection du système d'approvisionnement en eau de l'Hôpital de Kilu'ufi, Malaita Visite du Pensionnat d' Aligegea, Mal ai ta Visite des villages de Gwanaru'u et Kirusakioalo, Malaita Vol de retour à Honiara
Jeudi 2 juin Visites sur le terrain à Honiara et étude des conditions de salubrité de l'environnement en milieu urbain 0800 0900 1000 1100 1200 1300 1330 1400 1630 1930 Réunion d'information avec le personnel de la Mairie de Honiara Inspection des émissaires d'évacuation des eaux usées et de la décharge, Honiara Visite de la May lee Cream Plant, Zone industrielle de Ranadi Rencontre avec la Responsable du Bureau des pesticides, Dodo Creek Déjeuner Visite du dispensaire de Mataniko, Honiara Visite de la Salomon Apparel Factory, Honiara Visite du bidonville de Koahill, Honiara Retour à l'Hôtel Mendana Dîner au South Seas Restaurant, à 1' invitation de 1'Attaché de liaison de l'OMS
Vendredi 3 juin Bureau de l'Attaché de liaison de l'OMS dans le pays 0800 1500 Rapport des activités Rapport de fin de mission auprès du Secrétaire permanent et du Sous-Secrétaire chargé de l'amélioration des conditions sanitaires, Ministère de la santé et des services médicaux
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APPENDICE3
DETAILS DES VISITES ET OBSERVATIONS - ILES SALOMON
1.
Rencontre avec le Ministre de la santé et des services médicaux et certains hauts fonctionnaires de son Ministère Les membres du Sous-Comité ont effectué une visite de politesse auprès du Ministre de la
santé et des services médicaux, Son Excellence Nathaniel Waena.
Le Ministre a souligné
l'engagement de son Gouvernement envers un développement durable et écologiquement rationnel. Les secteurs prioritaires de son Ministère ont été exposés. Une séance d'information détaillée sur les activités du Ministère de la santé et des services médicaux a été organisée avec le Secrétaire permanent, le Dr Nathan Kere. Etaient également présents le Sous-Secrétaire chargé de 1'amélioration des conditions sanitaires, le Dr Ezekiel Nukuro, et l'Inspecteur sanitaire principal, M. Tom Lolemae. Un accent particulier a été mis sur la Stratégie et le Plan d'action pour 1994-1998, élaborés par la Division chargée de la salubrité de 1'environnement. Ce document reconnaît 1'évolution des problèmes de salubrité de 1'environnement aux Iles Salomon et la nécessité d'élargir les activités au-delà de la seule question de 1'approvisionnement en eau. Pour ce faire, les ressources doivent être renforcées, en particulier les ressources humaines et la formation, besoins traités dans le cadre de la nouvelle Stratégie. Les
problèmes de 1'abattage du bois non contrôlé et du taux élevé de croissance de la population sont bien sûr considérés comme prioritaires. Le Ministère partage l'avis des membres du Sous-Comité selon lequel le paludisme est un problème touchant la salubrité de 1'environnement.
2.
Rencontre avec le Ministre chargé de la planification du développement et certains
hauts fonctionnaires de son Ministère Une visite de politesse a été effectuée auprès du Ministre chargé de la planification du développement, Son Excellence George Kejoa. Son Ministère a été créé cette année seulement et a essentiellement pour fonction la surveillance continue des plans de développement des autres ministères. Pour ce faire, des personnels ont été affectés à ces autres ministères. Les Membres du Sous-Comité ont été informés des activités du Ministère par M. George Kiraiau, Sous-Secrétaire au développement macroéconomique. De nombreuses
fonctions, notamment l'évaluation de l'impact sur l'environnement, viennent à peine d'être créées.
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3.
Rencontre avec le Ministre des forêts, de l'environnement et de la préservation des ressources naturelles et les principaux responsables de la Division chargée de l'environnement Au cours d'une visite de politesse au Ministre des forêts, de l'environnement et de la
préservation des ressources naturelles, Son Excellence Ezekiel Alebua, le Sous-Comité a été informé du Projet de loi sur 1'environnement devant être présenté au Parlement en juillet 1994. Ce Projet de loi reflète 1' engagement du Gouvernement envers les problèmes environnementaux et le développement durable. M. James Saliga. Les membres du Sous-Comité ont ensuite été informés des travaux du Ministère. Etaient Etait également présent aux côtés du Ministre, le Secrétaire permanent,
présents la Sous-Secrétaire, Mme Ruby Titiulu, le Responsable en chef de 1'environnement et de la préservation des ressources, M. Moses Biliki, et la Conseillère technique de la Division chargée de 1'environnement, Mme Sango Mahindi. La Stratégie nationale pour la gestion de l'environnement et le Projet de loi ont été discutés en détail. Les impacts sur l'environnement de 1'abattage du bois et d'autres projets de développement ont été perçus comme des problèmes environnementaux majeurs.
4.
Rencontre avec le Ministre du commerce et de l'emploi et les principaux responsables de la Division du travail Une visite de politesse a été effectuée auprès du Ministre du commerce et de l'emploi, Son
Excellence Joses Tuhanuku. Ce dernier a exposé les fonctions importantes de son Ministère. Tous les développements industriels doivent faire l'objet d'une autorisation. L'une de ses responsabilités est la présidence du Conseil des investissements à 1'étranger. Selon le Ministre, les ressources forestières actuelles ne permettent pas 1'exploitation de plus de deux entreprises de bois de construction et de vernissage, bien que de nombreuses propositions lui aient été soumises. Il s'est solidement prononcé en faveur d'une réduction du rythme de déforestation. Les membres du Sous-Comité ont été informés par les principaux responsables de la Division du travail, Ministère du commmerce et de 1' emploi. Les porte-parole principaux étaient M. Cain Kaieti et M. John Foteliwate, respectivement Chef et Responsable de la sécurité sur le lieu de travail. Etait également présent le Révérend Philip Pupuka, Représentant de Greenpeace aux Iles Salomon. (M. Foteliwate et le Révérend Pupuka ont accompagné les membres du Sous-Comité de temps en temps, au cours des jours suivants). sur le lieu de travail, promulguée en 1982. La réunion d'information a consisté en un bref exposé des problèmes rencontrés par la Division lors de la mise en oeuvre de la Loi sur la sécurité Avec un effectif de quatre personnes seulement, la
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tâche se révèle extrêmement difficile.
La formation représente une pric'rité majeure, et des
matériels pédagogiques sont mis au point au niveau local.
5.
Visites de villages à Guadalcanal et étude des problèmes sanitaires en milieu rural Les membres du Sous-Comité se sont rendus dans deux villages, Maravovo et Visale, afin
d'étudier les conditions de logement, d'assainissement général et d'approvisionnement en eau. Les villages sont construits dans le style mélanésien traditionnel, en bois léger recouvert de feuilles de palmiers. Ces villages sont en général propres, mais les conditions d'assainissement sont rudimentaires, avec peu de toilettes. A la place, on utilise le bush et la plage. En raison de la déforestation auprès de la source d'eau, les capacités d'approvisionnement en eau de Maravovo sont désormais insuffisantes. Les membres du Sous-Comité se sont rendus près de la source d'eau et ont pu constaté en toute évidence les activités de déforestation menées à grande échelle. Les conditions de vie et le bien-être de 1'ensemble des villageois sont affectés par l'abattage du bois. Le ruisseau a pratiquement cessé de couler. L'alimentation en eau de Visale est correcte, mais en raison d'un conflit terrien, l'une des colonnes d'alimentation a été rompue et on note un gaspillage permanent de 1'eau. Les mares d'eau qui en résultent sont des gîtes larvaires idéaux pour les moustiques. L'un des membres du Sous-Comité a suggéré de placer un bâton en bout de colonne, mais on ne sait combien de temps il restera en place. Outre un excellent réseau, le village de Visale est doté d'une pompe manuelle. En raison de la proximité de la mer, l'eau pompée a une teneur saline considérable. On a très peu recours au système de captation des eaux coulant des toits galvanisés et déversées dans des réservoirs.
6.
Visite de la Pacifie Timbers Limited Les membres du Sous-Comité ont rendu une brève visite à 1'entreprise de bois de
construction, la Pacifie Timbers Limited. généralement bonnes.
M. Kokia Riare, le Directeur de l'usine, a dirigé leur
visite. En raison d'une forte pluie, la fabrique ne fonctionnait pas. Les conditions de travail étaient M. Riare n'a pas été en mesure de répondre aux questions concernant 1' abattage du bois et le développement durable aux Iles Salomon. L'entreprise est la propriété d'un groupe malais, et la plupart des produits sont exportés. Les déchets sont récupérés par les habitants locaux.
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7.
Visite de la Solomon Islands Plantations Limited En raison de la pluie, les membres du S.:ms-Comité n'ont pas été en mesure d'assister à la
récolte du fruit des palmiers à huile. Cependant, les processus de production, de récolte (fondée sur l'apparition des charançons) et de traitement ont été expliqués par la direction, à savoir, M. Mike Castely, Directeur général, M. John Adifaka, Directeur de l'usine, et M. Jimmy Hilly, Ingénieur en chef. Les deux produits de 1'usine de traitement sont les grains et l'huile de palme brute. Les grappes de feuilles vidées sont renvoyées à la plantation où elles servent de paillis, et les fibres sont utilisées comme combustible pour les chaudières à vapeur. Des étangs de De sédimentation receuillent les effluents liquides et se déversent dans la mer. Malgré les affirmations de la Compagnie, il ne fait aucun doute que cela a des effets néfastes sur 1'environnement. entraînant une contamination des approvisionnements en eau d'un village voisin. L'usine de traitement a été visitée. Les mesures de sécurité semblaient être adéquates. La Société s'est déjà diversifiée avec la même, le Sous-Comité a appris que les effluents issus des stérilisateurs s'infiltrent dans le sol,
M. Castely a exposé les plans d'agrandissement de la Société. Le but est de produire 25 000 tonnes d'huile du palme et 50 000 tonnes de grains par an. production de cacao. moustiques et la pulvérisation des mauvaises herbes. La Direction a répondu aux questions concernant la lutte contre les
8.
Visite d'un centre de consultation sanitaire de la Solomon Islands Plantations Limited Les membres du Sous-Comité ont visité 1'un des centres de consultation de la
Solomon Islands Plantations Limited. fournir un large éventail de services. inspectés.
Ce centre traite les patients employés par la Société et Les dossiers concernant les cas de paludisme ont été
extérieurs. Les installations semblent être d'un haut niveau. Le centre est très bien équipé pour
9.
Rencontre avec le Responsable sanitaire provincial de Malaita Les membres du Sous-Comité se sont rendus à Malaita par avion, acompagnés de trois
hauts fonctionnaires du Ministère de la santé et des services médicaux, à savoir, le Sous-Secrétaire chargé de l'amélioration des conditions sanitaires, le Dr Ezekile Nukuro, l'inspecteur sanitaire principal, M. Tom Lolemae, et le responsable en chef de la planification, M. Ivan Ghemut, ainsi que de l'Attaché de liaison de l'OMS dans le pays. A Malaita, les membres du Sous-Comité ont été rejoints par M. Barry Marshall, un Volontaire néo-zélandais travaillant en tant qu'Ingénieur
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Appendice 3
spécialisé dans les questions d'approvisionnement en eau pour la province, et M. Bobby Patterson, Responsable principal des approvisionnements en eau. La première visite a été effectuée à l'Hôpital de Kilu'ufi, pour une séance d'information par le Dr Graham McBride-Stewart, Directeur de la santé et des services médicaux. Le Dr McBrideStewart a exposé en détail la situation de Mal ai ta en matière de salubrité de 1'environnement. Environ 65 % de la population bénéficient d'un approvisionnement en eau adéquat. Les autres 35 % sont des villages isolés, où l'approvisonnement en eau sera beaucoup plus difficile et onéreux. Des problèmes majeurs existent dans 1'entretien du système, tant pour 1'approvisionnement que pour 1'ensemble du réseau. Il a été fait mention des travaux actuels d'élargissement de la route, entrepris en vue d'une réunion importante en juillet ou août 1994, et au cours desquels les bulldozers ont détruit le système de canalisation. Certaines conduites d'approvisionnement en eau ont été fortement contaminées, en particulier celles de 1'hôpital (numération des coliformes atteignant 16 000 colonies par litre). En 1993, quatorze nouveaux projets d'approvisionnement en eau ont été menés à bien, desservant 23 villages ou 159 foyers, pour une population totale de 992 habitants. Les conditions d'assainissement sont encore très insuffisantes dans les régions rurales en raison de problèmes culturels associés à 1' utilisation de latrines communales. Les écoles sont les cibles de projets plus importants d'assainissement, et on espère que les enfants apprendront quels sont les avantages à tirer de tels systèmes et appliqueront ces enseignements chez eux. Dans les circonstances actuelles, il a été considéré approprié d'éduquer les habitants à u:1e utilisation correcte des toilettes traditionnelles du bush ou de la plage, en particulier dans les zones moins densément peuplées. Là où la densité de la population est élevée, des latrines devront être installées en raison de la surcharge de 1'écosystème et de la pollution importante qui s'ensuit. En 1993, un effort a été fait pour mettre en vigueur des arrêtés concernant les locaux alimentaires. Cela n'a pas eu un grand succès, et des boulangeries non autorisées ont pu, par De exemple, poursuivre leurs affaires impunément. Cela a découragé les inspecteurs sanitaires.
même, des projets ont été proposés, par exemple la riziculture à proximité des villages, sans consultation préalable avec les autorités sanitaires et sans prendre suffisamment en compte 1' impact sur 1'environnement de ces projets.
10.
Visite du village d'Arabala, Malaita Ce village est situé sur la côte et la plupart des maisons sont construites à 1'aide de
matériaux traditionnels. L'eau provient d'une source située à environ sept kilomètres, qui ne suffit
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plus aujourd'hui.
Cela est dû à l'augmentation de la population du village.
Le système
d'approvisionnement a été conçu pour 300 habitants, alors que le village en compte aujourd'hui 600. Certaines maisons, construites avec des matériaux plus stables et dotées d'un toit en acier, ont conçu des systèmes de captation des eaux à partir des toits et des réservoirs afin de compléter le réseau. Davantage de systèmes de ce type sont nécessaires, en particulier des réservoirs surélevés qui permettront d'alimenter les foyers grâce à un système de gravité. Il existe une ou deux latrines mais la plupart des villageois utilise la plage, comme le veut la tradition.
11.
Visite de la ville d'Auk.i, Malaita Auki est une ville en expansion rapide, sans aucun plan d'urbanisme. Un fossé à ciel
ouvert, recueillant les effluents liquides des domiciles, est bloqué par des détritus et donc stagnant (et malodorant). La décharge est située juste devant la ville. Elle est mal couverte et pratiquement pleine. Elle a aussi atteint les bords d'une rivière. Un réservoir à essence a été construit près de cette décharge. Le Département des travaux publics semble conscient du besoin urgent d'une nouvelle décharge mais aucun progrès n'a apparemment été fait en ce domaine.
12.
Inspection des systèmes d'approvisionnement en eau de l'Hôpital de Kilu'ufi, Malaita L'inspection des systèmes d'approvisionnement en eau de l'Hôpital de Kilu'ufi a confirmé
les craintes du Directeur de la santé et des services médicaux de Malaita. La prise d'eau est située au flanc d'une colline, amenée jusqu'à un réservoir situé sur une autre colline au moyen d'une pompe et dirigée par un système gravitaire vers l'hôpital. Une partie de cette eau est redirigée vers le village propriétaire du terrain où est située la prise d'eau. La localisation immédiate du village au-dessus de la source d'admission pose un problème, les pratiques d'assainissement locales ayant conduit à une numération très élevée des coliformes. Il est urgent de percer un trou de forage à proximité, afin d'alimenter l'hôpital avec une eau de bonne qualité. Une fosse septique est utilisée pour l'assainissement de 1'hôpital. Malgré son adéquation, les déchets solides sont éliminés dans une décharge au flanc d'une colline. Cette décharge n'est pas couverte et on procède au brûlage à l'air libre.
WPRJRC45/8
page 49 Appendice 3
13.
Visite du Pensionnat d'Aligegea, Malaita L'eau provient d'une source, amenée dans un réservoir aérien au moyen d'une pompe et
dirigée selon un système gravitaire vers l'école et les villages avoisinants. L'approvisionnement en eau est de bonne qualité. Le dortoir des garçons semble surpeuplé. Des moustiquaires sont utilisées. Des cas de
paludisme ont été observés car les moustiques piquent tôt dans la soirée.
14.
Visite des villages de Gwanaru'u et Kirusakioalo, Malaita Ces villages importants ne sont que deux exemples des nombreux villages situés le long de
la route reliant Auki à l'aéroport et dont les systèmes d'approvisionnement en eau ont été détruits par les travaux d'élargissement de la route. été affectés. Cela est un exemple classique de développement sans planification correcte des moyens impliqués et de la façon dont la vie des habitants sera affectée. La responsabilité des réparations des canalisations incombent apparemment au Département des travaux publics. attendre. Personne ne semble savoir combien de temps cette situation continuera. C'est deux villages n'ont pas de toilettes. broussailles. A la place, les habitants ont recours aux Etant donnée la priorité actuellement accordée à l'élargissement de la route, le remplacement du réseau devra Les habitants, en particulier les femmes, doivent désormais aller chercher l'eau aux rivières. Les conditions de vie et le bien-être des habitants ont
15.
Visite de la mairie de Honiara Les membres du Sous-Comité ont été informés en détail sur la situation de la ville en
matière de salubrité de l'environnement par le Dr Lesley Mosely, Directrice de la santé et des services médicaux pour Honiara. Inspecteur sanitaire principal, M. A ses côtés étaient également présents M. Gilbert Levi, John Fafale, Responsable de la lutte antipaludique,
Soeur Gwen Dolaiasi, Directrice des services infirmiers urbains, et M. Ben Fa'ana, Responsable principal de l'éducation pour la santé. Les services d'inspection sanitaire ont été présentés, et l'accent a été mis sur les systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement, la salubrité des aliments et la lutte antivectorielle. Un arrêté contre le dépôt d'ordures vient d'être promulgué. Les établissements paient une redevance d'eau à Honiara (SI$ 1, 15 pour 1000 gallons).
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La rapidité de l'urbanisation à Honiara entraîne de graves problèmes de salubrité de l'environnement. De nombreux développements interviennent sans consultation préalable avec les autorités sanitaires.
16.
Inspection des émissaires d'évacuation des eaux usées et de la décharge sauvage, Honiara Les membres du Sous-Comité ont inspecté les émissaires d'évacuation des eaux usées et la
décharge sauvage en compagnie du personnel de la mairie de Honiara et du Ministère de la santé et des services médicaux. Les eaux usées ne sont pas traitées. Un émissaire n'est situé qu'à 20 mètres au large de la côte, et un garçon a été vu en train de pêcher au point de déversement. L'eau aux alentours provient en grande partie d'eaux usées primaires. L'accès à la décharge a été limité en raison des mauvaises conditions de la route suite à une pluie récente. Cette décharge semble manquer de couverture adéquate, mais être autrement bien gérée. Elle est située loin des autres locaux.
17.
Visite de la May lee Cream Plant, Zone industrielle de Ranadi Une visite a été effectuée à la May lee Cream Plant, Zone industrielle de Ranadi, et le
produit du jour (une glace à la fraise) a été testé. Les membres du Sous-Comité ont été présentés au propriétaire, M. F. H. Chin, et au Directeur de l'usine, M. Loti Matakivaka, lequel a dirigé leur visite. Cette usine est bien gérée et propre.
18.
Rencontre avec la Responsable du Bureau des pesticides Une réunion d'information a eu lieu avec Mme Ruth Liloqula, Responsable du Bureau des
pesticides, à Dodo Creek. Les pesticides semblent faire l'objet d'un bon contrôle. Les institutions gouvernementales sont les principaux contrevenants en termes de non respect des normes de déclaration. Le DDT et d'autres produits chimiques restent d'activités précedentes, y compris la production de riz. Les formules combinant cuivre, chrome et arsenic ne sont plus utilisées pour le traitement du bois de construction.
19.
Visite du dispensaire de Mataniko, Honiara Les membres du Sous-Comité se sont rendus au dispensaire de Mataniko, l'un des huit
dispensaires de Honiara où les infirmiers(ières) assurent des services de soins de santé primaires, y compris la planification familiale. Le Dr Lesley Moseley, Directrice de la santé et des services
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médicaux à Honiara, assume des fonctions cliniques. Elle a informé les membres du Sous-Comité des activités des dispensaires. Etait également présente Mme Joana Daiwo, Responsable infirmière assistante. Le dispensaire est bien géré, propre et est doté des médicaments de base. L'Hôpital central est situé à environ un kilomètre du dispensaire, et les cas plus graves sont envoyés au service de consultation externe de l'hôpital. Le taux élevé de croissance de la population (cinq enfants par famille au moins) pose de lourdes contraintes aux services de santé. Les membres du Sous-Comité pensent que le service, dans son état actuel, ne peut pas être maintenu.
20.
Visite de la Solomon Apparel Factory, Honiara Une visite a été effectuée à la Solomon Apparel Factory à Honiara. L'éclairage est bon, de
même que les conditions d'aération, et le personnel semble bénéficier d'un bon environnement de travail. Les membres du Sous-Comité ont rencontré le Directeur, M. Ronald Kevisi, et le Superviseur, M. B. Dipak. Les membres du Sous-Comité ont été impressionnés par la qualité des produits de l'usine et par les conditions de travail. apparemment similaire. D'autres usines de vêtements existent en ville, de qualité
21.
Visite du bidonville de Koahill, Honiara Pour terminer, les membres du Sous-Comité se sont rendus au bidonville de Koahill,
accessible par un sentier assez pentu.
Bien que les conditions de logement aient semblé
raisonnables, et les systèmes d'approvisionnement en eau relativement satisfaisants, les conditions d'assainissement étaient rudimentaires. Il existe de nombreuses eaux stagnantes, qui représentent des gîtes larvaires idéaux pour les moustiques. Des moustiquaires de lit sont utilisées, du moins dans quelques-unes des habitations.
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APPENDICE 4
CALENDRIER DE LA VISITE A SINGAPOUR 6- 7 juin 1994 Lundi 6juin
0915 0930 0945 1000 1100 1200 1400 1530 Mardi 7 juin
Accueil ; film vidéo sur le Ministère de 1'environnement Film vidéo sur le programme de nettoyage de la rivière de Singapour, Ministère de 1'environnement Réunion d'information à 1'Institut chargé de 1'épidémiologie de 1'environnement, Ministère de 1' environnement Présentation au Secrétaire permanent, Ministère de 1'environnement ; discussion générale Visite de la Salle des commandes du Système de surveillance de la qualité de 1'air, Ministère de 1'environnement Déjeuner au Tsui Hang Village Restaurant, à l'invitation du Secrétaire permanent, Ministère de 1'environnement Visite de 1' Usine de traitement des eaux usées de Seletar Visite de l'Usine d'incinération de Senoko
0930 1100 1145 1230 1330 1930
Inspection de la rivière de Singapour Inspection des installations de retrait des détritus de Kia Seng sur la rivière Kallang Visite de la zone de loisirs de la rivière Kallang Déjeuner au Tambuah Mas Restaurant, à 1'invitation du Commissaire par intérim en santé publique, Ministère de 1'environnement Discussion avec certains personnels du Ministère de l'environnement Dîner au Cherry Garden Restaurant, Hôtel Oriental, à l'invitation du Représentant de l'OMS
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APPENDICE 5
DETAILS DES VISITES ET OBSERVATIONS- SINGAPOUR
1.
Visite du Ministère de l'environnement Les membres du Sous-Comité ont tout d'abord été acueillis au Ministère de l'environnement
par le Dr Au Koh Kay, Médecin, Département d'épidémiologie et des services de la quarantaine. Un film vidéo sur les activités du Ministère a ensuite été présenté, suivi d'un film sur le nettoyage de la rivière de Singapour. Le Dr Au Koh Kay a informé les membres du Sous-Comité des
fonctions et stratégies de l'Institut chargé de l'épidémiologie de l'environnement. Les membres du Sous-Comité ont ensuite été présentés à M. Tan Guong Ching, Secrétaire permanent du Ministère de l'environnement. Une discussion générale a suivi. Outre M. Tan, des hauts fonctionnaires du Ministère étaient également présents, parmi lesquels le Dr Goh Kee Tai, Directeur, Département d'épidémiologie et des services de la quarantaine, également Commissaire par intérim en santé publique, M. Loh An Tuan, Directeur du Départment de la lutte contre la pollution, M. Chia Mia Chiang, Directeur du Département de la recherche et de la planification stratégique, M. Richard Lim, Directeur du Département de la salubrité de l'environnement, M. Yap Kheng Guan, Directeur du Département de l'assainissement, M. Low Kong Hon, Directeur par intérim du Département des services d'ingénierie, et M. Yeo Seou Eng, Directeur du Département des eaux usées. Le Secrétaire permanent a exposé les facteurs ayant contribué au succès des programmes de gestion de l'environnement à Singapour. Il a souligné que le facteur le plus important résidait dans la direction solide des pouvoirs publics. L'historique de la création du Ministère de
1'environnement et les raisons pour lesquelles la salubrité de l'environnement a été incluse dans les fonctions de son Ministère (et non dans celles du Ministère de la santé) ont été décrits. La politique des Ministères en matière de gestion des déchets solides est que cette activité devrait être aussi autonome au plan financier que possible. Chaque foyer paie S$ 16 par mois pour la collecte des ordures (S$ 7 par mois en appartement). Une partie importante des activités du Département chargé de la lutte contre la pollution consiste en la surveillance continue des locaux industriels et en une évaluation de l'impact et la délivrance d'autorisations pour les nouveaux locaux industriels. formation du personnel. On insiste beaucoup sur la
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Appendice 5
Les politiques appliquées au contrôle des véhicules ont été exposées, y compris les taxes, la délivrance de permis par zone et les réglementations en matière de certificat d'autorisation. maximum. La politique actuelle est de permettre une croissance du parc automobile à Singapour de 3,5 % par an
2.
Visite de !a Salle des commandes du Système de surveillance continue de la qualité de
l'air Les membres du Sous-Comité ont été informés à l'aide de diapositives sur le programme de surveillance de la qualité de l'air par M. Tok Gek Chong, Responsable scientifique principal du Département de la recherche et de la planification stratégique. Une démonstration pratique du système de télémesure a été donnée par Mme Sharon Ong, Directrice du Programme de surveillance continue de la qualité de l'air. Des données de surveillance continue en temps réel ont été fournies. On procède à l'heure actuelle à une expansion du système afin d'inclure des données par inventaire des sources. Des images graphiques des concentrations, produites par un système de Un exemple de l'utilisation de ce modélisation des dispersions, peuvent ensuite être générées. système a été présenté à 1'aide de données fictives d'émissions.
3.
Visite de l'Usine de traitement des eaux usées de Seletar Accompagnés du Dr Au Koh Kay, les membres du Sous-Comité se sont rendus à l'Usine de
traitement des eaux usées de Seletar.
Une réunion d'information a eu lieu en présence de
M. Tan Boon Tee, Directeur de l'usine, et une visite de l'usine a été effectuée. L'Usine de traitement des eaux usées de Seletar est l'une des six usines existantes à Singapour, chacune desservant une population équivalente à près d'un demi million d'habitants. Chaque jour, 114 000 mètres cubes d'eaux usées sont traités, selon le procédé classique des boues activées. En phase finale, la charge en demande biochimique en oxygène de l'effluent est de 20 mg/litre, avec une teneur en matières en suspension de 30 mg/litre . Le gaz produit à partir des digesteurs est brûlé pour les besoins énergétiques de l'usine. Singapour applique des taxes de S$ 3 par toilette et de 10 c par mètre cube d'eau, ce qui couvre les frais de fonctionnement et de dépréciation des usines de traitement des eaux usées. En raison de la nécessité de développer les terres situées à proximité, et de prévenir toute plainte concernant les mauvaises odeurs, il a été proposé de couvrir tous les réservoirs à ciel ouvert, pour un montant total de S$ 51 millions. Ce montant est comparable aux frais d'équipement de 1'usine (construite en deux phases), d'un montant total de S$ 116 millions.
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4.
Visite de l'Usine d'incinération de Senoko L'Usine d'incinération de Senoko est l'une des trois usines existantes à Singapour et est la
plus récente.
Les membres du Sous-Comité ont été informés sur les activités de l'usine par
M. Poh Soon Hoang, Directeur. Une visite de l'usine a été effectuée en compagnie de M. Poh et de M. Goh Chin Aik, Directeur-Adjoint. L'usine a une capacité de 2400 tonnes de déchets par jour. A Singapour, en raison de la faible superficie terrestre, 100 % des déchets ménagers et 70 % des déchets industriels sont incinérés. Les 30 % restant de déchets industriels, y compris les déchets dangereux, sont traités
par des opérateurs autorisés. Les déchets ne sont pas séparés avant leur combustion, mais environ 40 tonnes de métaux sont récupérés après combustion. Les cendres de la chaudière sont envoyés sur des sites de décharge contrôlée, tandis que les cendres volantes sont utilisées à la place du ciment pour la fabrication de pavés. sont exportés. La taxe perçue pour la collecte des déchets ménagers (maisons et appartements) et industriels, et la vente excédents d'électricité et de la ferraille, couvrent plus qu'il n'en faut les frais de fonctionnement des incinérateurs. Trente-six mégawatts d'électricité sont produits, dont 60 %
S.
Inspection de la rivière de Singapour et des installations de retrait des détritus de Kia Seng Accompagnés par M. Ong Seng Eng, Ingénieur en chef du Département de
l'assainissement, Ministère de l'environnement, et par M. P. Jothieswaran, Ingénieur en chef du Département chargé de la lutte contre la pollution, les membres du Sous-Comité ont passé toute une matinée à étudier les différents aspects du programme de nettoyage de la rivière de Singapour et du bassin de Kallang. Il semble que jusqu'en 1977, la rivière était extrêmement polluée, sans aucune ou presque pas de vie marine. Les déchets organiques et non organiques étaient déversés dans la rivière, et l'odeur nauséabonde envahissaient les régions avoisinantes. La campagne "nettoyer la rivière" a
débuté en 1977, impliquant le Ministère chargé du développement national, le Ministère du commerce et de l'industrie, le Ministère des communications et de l'information, le Ministère de la justice et le Ministère de l'environnement. Les activités comprenaient l'élaboration de projet d'infrastructures (logement, ateliers, usines de traitement des eaux usées et centres d'alimentation) ; un déplacement massif des squatters,
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des marchés pour la vente des produits de jardin, des industries et des fermiers ; une relocalisation des colporteurs et leur installation dans les centres d'alimentation ; et la réduction des activités polluantes. L'objectif d'une rivière propre a été atteint en dix ans. La vie aquatique a réapparu. Les rives autrefois encombrées de chantiers de construction navale, de marchés pour la vente des produits du jardin et de squatters sont devenus de ravissantes allées piétonnières et des parcs paysagés. Les bancs de vase ont été transformés en plages de sable. Les membres du Sous~Comité
se sont promenés le long des rives de la rivière pendant La digue est progressivement
quelque temps et ont pu observer les nouveaux aménagements, par exemple les restaurants et les magasins, situés le long de River Quay et de Clarke Quay. remplacée. La rivière est nettoyée de toute feuille et autre objet flottants par des canotiers organisés par les autorités du Port de Singapour. Sur la rivière de Kallang est installé le système de retrait des détritus de Kia Seng, qui à l'aide d'un filet en métal traversant la rivière, sépare les matériaux solides des eaux de la rivière. En aval de la rivière de Kallang se trouve une zone de loisirs pour sports aquatiques.
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APPENDICE 6
CALENDRIER DE LA VISITE AUX PHILIPPINES 9 - 10 juin 1994 Jeudi 9 juin 0930 1000 1200 1430 Visite de politesse au Secrétaire de la santé Réunions/discussions avec le Secrétaire de la Santé et certains hauts fonctionnaires du Département de la santé Déjeuner avec le Secrétaire de la Santé et certains hauts fonctionnaires, Conférence de presse Réunion avec le Directeur général-Adjoint, Autorité nationale pour 1'économie et le développement (également Coordinateur du Conseil philippin pour un développement durable) Présentation du film vidéo : Philippines 2000 : Perspectives de développement Réunion d'information sur les activités du Conseil philippin pour un développement durable ; discussion générale
1500 1530
Vendredi 10 juin 0900 0930 1000 1030 1100 1115 1200 1400 Réunion d'information sur les projets/programmes du Gouvernement provincial de Rizal Réunion d'information sur les perspectives, plans et programmes de 1'Autorité de développement de Laguna Lake Réunion d'information sur les mesures de lutte contre la pollution de 1'Autorité de développement de Laguna Lake Discussion générale avec le Gouvernement provincial de Rizal et le personnel de 1'Autorité de développement de Laguna Lake Brève visite au Gouverneur de la Province de Rizal Visite du laboratoire de surveillance continue de la qualité de l'eau de 1'Autorité de développement de Laguna Lake Déjeuner au Fish-landing Restaurant, Taguig, Rizal, à l'invitation de 1'Autorité de développement de Laguna Lake Film vidéo et visite des industries légères du parc scientifique des Philippines, Cabuyao, Laguna, notamment visite de Ohtsuka Po/y-tech Co. et de 1' installation de traitement des eaux usées Visite en voiture des villages de Bifian et San Pedro, Laguna Lake
1600
Samedi 11 juin 0800 Rédaction de la version définitive du rapport
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APPENDICE 7
DETAILS DES VISITES ET OBSERVATIONS - PHILIPPINES
1.
Visite au Département de la santé Les membres du Sous-Comité ont passé toute une matinée avec le Secrétaire de la Santé, le
Dr Juan Flavier, et certains hauts fonctionnaires de son Département. Le Représentant de l'OMS était également présent. Le Dr Flavier a exposé la situation sanitaire générale des Philippines et les nombreux problèmes de salubrité de 1' environnement (pollution de 1'air, pollution de 1'eau, conditions inappropriées d'approvisionnement en eau et d'assainissement, problèmes d'élimination des déchets solides, etc.). Le Dr Flavier a été rejoint pour une discussion plus large par le Dr Linda Milan, Secrétaire-adjointe à la santé, le Dr Susan Pineda, Directrice-Adjointe du Bureau du Secrétaire, le Dr Consuelo Aranas, Directeur du Bureau sanitaire régional VII, et par les différents responsables du Service de salubrité de l'environnement : Vic Sabandeja, Ingénieur, Chef de la Division chargée de l'hygiène du milieu, Rose Tuazon, Ingénieur, même Division, et le Dr Mario Villaverde, Chef de la Division chargée de 1'évaluation de l'impact sur la salubrité de 1'environnement. développement aux Philippines. Le Dr Pineda a présenté en détail la situation en matière de santé, d'environnement et de Au cours de son analyse, elle a particulièrement insisté sur les problèmes démographiques du pays, 45 % des habitants étant âgés de moins de 18 ans et un enfant naissant toutes les 18 secondes. La délégation de la responsabilité des services sanitaires a causé des difficultés, notamment des déficits financiers, et a affecté le moral des personnels de santé. L'application partielle des lois existantes en matière d'environnement est un problème fondamental. Une initiative a été lancée par le Département de la santé, le concept des zones HEAD (santé, environnement et développement). A l'heure actuelle, sept de ces zones existent. Deux des défis pour 1994 sont le plaidoyer en faveur de la mise en application des lois sur l'environnement et la participation des secteurs de l'environnement et du développement dans la planification sanitaire. Le Comité interinstitutions sur la salubrité de 1' environnement, présidé par le Secrétaire de la Santé, a été créé en 1987 avec pour mandat la formulation de politiques, la promulgation de directives et 1'élaboration de programmes pour la protection de la salubrité de l'environnement.
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M. Sabandeja a présenté les travaux de la Division chargée de 1'hygiène du milieu, en insistant plus particulièrement sur les activités passées de collaboration avec l'OMS. Dr Mario Villaverde a décrit les objectifs de sa Division nouvellement créée. Le
2.
Visite de l'Autorité nationale pour l'économie et le développement/Conseil pour un développement durable Les membres du Sous-Comité ont été acueillis à 1'Autorité nationale pour 1' économie et le
développement par le Director général-Adjoint, M. Aniceto Sobrepeiia. Ce dernier est également le Coordinateur du Conseil philippin pour un développement durable. M. Sobrepeiia était accompagné de Mme Geron, Directrice du Secteur agricole, et de Mme Arleen Ruiz, Développement social. Etaient également présents les Drs Milan et Pineda, du Département de la santé, et le Représentant de l'OMS. Un film vidéo sur le thème "Perspectives de développement" a été présenté. L'objectif
général en matière de développement est d'améliorer la qualité de vie de chaque Philippin en donnant à chacun plus de responsabilités. Le développement des ressources humaines, destiné à
améliorer les services de base en matière de santé, de nutrition et d'environnement et orienté en particulier sur les pauvres, est 1'un des objectifs principaux de la stratégie de développement. Le décret-loi No. 15 a donné naissance au Conseil philippin pour un développement durable. Ce dernier est composé de représentants de seize institutions et sept organisations
non gouvernementales. Sa fonction essentielle consiste à coordonner les activités entreprises suite aux engagements pris par les Philippines lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement. L'une des initiatives prises par le Conseil réside dans le )
1
soutien aux mesures en faveur d'un air non pollué. Au cours de la discussion, M. Sobrepeiia a dit l'intérêt qu'il portait aux techniques d'évaluation de l'impact sur la salubrité de 1' environnement et a indiqué qu'il attendait les résultats de l'étude PNUD/OMS sur l'intégration des questions de santé et d'environnement dans le développement et la mise en oeuvre de plans nationaux pour un développement durable.
3.
Visite au Capitole de la Province de Rizal et de l'Autorité de développement de Laguna Lake Les membres du Sous-Comité ont participé à une réunion conjointe du Gouvernement de la
Province de
Rizal
et de l'Autorité de développement de Laguna Lake,
présidée par
Maître Fernando
Cabitac, Administrateur provincial.
Etaient également présents au nom du
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Gouvernement provincial, le Dr Felipe Vital, Président du Comité pour la protection de l'environnement, et Crispino Pablo, Ingénieur, Responsable de la planification. L'Autorité de développement de Laguna Lake était représentée par son Directeur général, M. Ariel Almendral, Harriet Velasco, du Bureau du Directeur général, Maître Theresa Oledan, Présidente du Comité d'action antipollution, Maître Alberto Hidalgo, Conseiller juridique principal, Reena de Leon Buena, Division de la gestion, Derlyn Geminiano, Ingénieur, Responsable de la Division chargée de la protection de l'environnement, Aida Samiano et Beth Juagan, Division chargée du développement communautaire. Dr Susan Pineda, Le Département de la santé était représenté par le Dr Linda Milan, le le Dr Ethelyn Nieto, Directrice du Bureau sanitaire régional IV, le
Dr Cirila Jorvina du Bureau sanitaire provincial de Laguna, le Dr Efren Soriano du Bureau sanitaire provincial de Rizal, et le Dr Mario Baquilod du Service de salubrité de l'environnement. Après une courte introduction de M. Cabitac, le Dr Vital a exposé quelques politiques du Gouvernement provincial de Rizal. Il semble que ces politiques dépendent beaucoup des services de l'Autorité de développement de Laguna lake. M. Almendral a appuyé cette affirmation. Atty Hidalgo a exposé le programme général de travail de 1'Autorité de développement de Laguna
lake. Il a en particulier mentionné un Protocole d'accord signé en décembre 1993 par l'Autorité, 50 industries et les unités gouvernementales locales, (en présence du Président Fidel Ramos) et concernant une réduction des polluants dans les effluents liquides émis par ces industries. Derlyn Geminiano a décrit les mesures de lutte antipollution de 1'Autorité de développement de
Laguna lake. Au cours de la discussion générale qui a suivi ces présentations, le processus de délégation des responsabilités a été mentionné et des questions ont été posées concernant la framentation des responsabilités et le manque de coordination. appliquable à d'autres parties du pays. Il était intéressant de noter que le Gouvernement provincial de Rizal· considère l'Autorité de développement de Laguna lake comme un modèle Les membres du Sous-Comité, relatant leurs visites à Singapour, ont souligné la nécessité d'une direction solide des pouvoirs publics. Ils ont rendu une courte visite de politesse au Gouverneur de la Province de Rizal, M. Casimiro Ynares, Jr.
4.
Visite du laboratoire de surveillance continue de la qualité de l'eau de l'Autorité de développement de Laguna lake Les membres du Sous-Comité ont pu visité le laboratoire de surveillance de la qualité de
l'eau de l'Autorité de développement de Laguna lake, accompagnés de Derlyn Geminiano. nombreux équipements sont obsolètes.
De
Un spectrophotomètre à absorption a été fourni il y a
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environ un an mais n'a pas été utilisé car la climatisation de cette salle est tombée en panne à cette époque. Par conséquent, le personnel n'a pas été en mesure d'analyser les échantillons d'eau et leur teneur en métaux lourds. Mme Adelina Borja, Zoologiste, Autorité de développement de Laguna lake, a présenté des diapositives sur les techniques d'échantillonnage utilisées.
S.
Visite du Parc scientifique de Cabuyao, Laguna, et de ses industries légères Les membres du Sous-Comité se sont rendus au parc scientifique de Cabuyao, Laguna,
accompagnés du personnel de l'Autorité de développement de Laguna Lake (Derlyn Geminiano, Mme Aida Samiana et Mme Beth Juagan) et du Département de la santé (les Drs Linda Milan, Susan Pineda et Mario Baquilod). Ils ont rencontré Renato Torres, Directeur des opérations, lequel leur a présenté un film vidéo sur le parc. Ouvert en mars 1992, le parc devait devenir un centre industriel spécialisé, procurant un espace de travail aux industries légères, aux services de conseil industriel et aux industries de la technologie, dans le cadre d'un environnement planifié. Actuellement, le parc compte onze industries établies dans des domaines comme 1'électronique, les produits pharmaceutiques, le traitement des métaux, etc. De nombreuses autres usines sont en cours de construction et d'autres terrains sont préparés. A l'heure actuelle, les services de santé sont dispensés par les établissements eux-mêmes, mais on prévoit de construire un hôpital pour le parc. L'ensemble du parc a été visité, y compris la société Ohtsuka Po/y-Tech Co., fabriquant des anneaux en caoutchouc, des joints d'étanchéité, etc. L'usine était particulièrement bruyante et poussiéreuse, et les ouvriers ne portaient pas de protection contre le bruit. Les membres du SousComité ont également visité 1'usine centrale de traitement des eaux usées, composée de bassins d'aération, de clarificateurs et d'équipements de chloration, (hypochlorite de calcium). L'usine vient seulement d'être implantée, et M. Torres n'a pas pu expliquer ce qu'il était advenu des déchets liquides des industries depuis ces deux dernières années. L'Autorité de développement de Laguna lake se dispose à délivrer une autorisation à l'usine. Les eaux usées ont une haute teneur en
huile, mais le débit vers la rivière paraît satisfaisant. Sur leur chemin de retour à Manille, les membres du Sous-Comité ont circulé dans les villages de Biiian et de San Pedro, Laguna Lake. Derlyn Geminiano a informé les membres du Sous-Comité des sources majeures de pollution de l'eau dans ces villages. Ces derniers ont noté que les eaux usées était déversées dans la Rivière de San Pedro sans avoir été préalablement traitées.