World Health Organization (WHO) · Journal articles

ACQUIRED IMMUNE DEFICIENCY SYNDROME (AIDS) : Workshop on AIDS in Central Africa Bangui, 22-25 October 1985 = SYNDROME D'IMMUNODÉFICIT ACQUIS (SIDA) : Atelier sur le SIDA en Afrique centrale Bangui, 22-25 octobre 1985

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WklyEpukm Rec No. 44- l November 198S

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Relevé èpidém. kebd *N°44 - 1er novembre 1985

ACQUIRED IM M UNE DEFICIENCY SYNDROME (AIDS) Workshop on AIDS in Central Africa Bangui, 22-25 October 1985 , The Central African Republic was the host of the first WHO workshop on AIDS in Africa held in Bangui from 22 to 25 October 1985. The workshop included participants from 9 central African countries <and international experts in the .fields o f clinical medi­ cine, microbiology, epidemiology and public health. The objectives of the workshop were to review the available information on the AIDS situation in central Africa, identify the clinical and epidemiological, features o f this syndrome and formu­ late recommendations for its surveillance, prevention and containment/control. Information available on AIDS and its distribution in this region is very limited due to the difficulties encountered in col­ lecting data in many African countries. There was general con­ sensus, however, that AIDS already constituted a public health problem in central Africa. To further define the extent o f the problem, a pro visional, uni­ form case definition o f AIDS in Africa, applied in the absence of laboratory diagnosis, was developed and will be subject to valida­ tion in a number o f countries with the support o f laboratory con­ firmation. In addition, countries will take steps to establish a sur­ veillance system to assess the risk factors in AIDS, evaluate trends and facilitate the regular relaying of information to WHO. In the current absence o f known therapeutic regimens or vac­ cines, preventive measures will have to be based on information and education programmes. Preliminary studies carried out in central African countries indicate, as everywhere else, 3 primary modes of transmission of the etiological agent o f AIDS (LAV/HTLV-III): sexual intercourse, parenteral exposure to blood and blood products and from infected mother to her infant. In Africa, AIDS primarily affects the heterosexual population, and as in other sexually transmitted diseases, a reduction in the number of partners in turn may reduce the risk o f infection. To reduce transmission by blood transfusion and injections, the workshop participants recommended the establishment, when­ ever feasible, of a viable transfusion service supported by the laboratory and the limitation o f blood transfusions to life-threa­ tening situations. In addition, the group also recommended that women in childbearing age shown to be antibody positive, should avoid pregnancy. The participants recommended that WHO help coordinate the establishment of necessary national surveillance systems, formu­ late the appropriate case definition and design a uniform case reporting format. In addition, WHO should collaborate in the preparation o f educational programmes designed for target groups as well as health care personnel at all levels. The participants in the workshop emphasized the important role o f WHO in establishing a laboratory service Jinked with the network o f WHO Collabo­ rating Centres already in existence in central Africa. In summary, this first meeting has initiated the process o f infor­ mation exchange on,AIDS in central Africa and has established the close collaboration between countries in this region and WHO. i Burundi, Cameroon, Central African Republic, Congo, Gabon, Rwanda, Uganda, United Republic o f Tanzania, Zaire.

SYNDROME DTMMUNODÉFICIT ACQUIS (SIDA) Atelier sur le SIDA en Afrique centrale Bangui, 22-25 octobre 1985 La République centrafricaine a accueilli le premier atelier sur le SIDA organisé par l’OMS en Afrique, qui a eu lieu à Bangui, du 22 au 25 octobre 1985. Cet atelier a réuni des participants de 9 pays d’Afrique centrale' ainsi que des experts internationaux en médecine clinique, microbiologie, épidémiologie et santé publique. L’atelier avait pour objectifs d’examiner les renseignements disponi­ bles sur la situation du SIDA en Afrique centrale, d’identifier les carac­ téristiques cliniques et épidémiologiques de ce syndrome et de formuler des recommandations sur la surveillance et la prévention ainsi que sur les moyens d'endiguer et de combattre la maladie. Les renseignements relatifs au SIDA et à sa distribution dans la région sont très limités en raison des difficultés auxquelles se heurte la collecte des données dans beaucoup de pays africains. Les participants ont tous admis que le SIDA constituait aujourd’hui un problème de santé publique en Afrique centrale. Afin de mieux délimiter l’ampleur du problème, et en l’absence de diagnostic de laboratoire, il a été établi une définition provisoire et uni­ forme des cas de SIDA en Afrique, qui sera ultérieurement contrôlée par un certain nombre de pays sur la base de confirmations en laboratoire. En outre, divers pays vont prendre les mesures nécessaires pour instituer un système de surveillance destiné à évaluer les facteurs de risque du SIDA ainsi que l’évolution de la situation et à faciliter la transmission régulière d ’informations à l’OMS. Etant donné que l’on ne dispose pas pour te moment de traitement ou de vaccin, les mesures préventives seront nécessairement fondées sur des programmes d’information et d’éducation. Les études préliminaires effectuées dans des pays d’Afrique centrale indiquent, comme partout ailleurs, 3 grands modes de transmission de l’agent étiologique du SIDA (LAV/HTLV-III) : les rapports sexuels, l’exposition parentérale au sang et aux produits sanguins, et la transmission de l’infection de la mère au nourrisson. En Afrique, le SIDA touche essentiellement la population hétéro­ sexuelle et, de même que pour les autres maladies à transmission sexuelle, une diminution du nombre de partenaires peut réduire le risque d’infec­ tion. Pour diminuer la transmission occasionnée par la transfusion san­ guine et les injections, les participants ont recommandé d’associer, dans toute la mesure du possible, les services de transfusion à un laboratoire et de limiter les transfusions aux cas où la vie du patient est en danger. En outre, les participants ont également recommandé que les femmes en âge de procréer ayant une réponse positive aux anticorps évitent toute gros­ sesse. Les participants ont recommandé à l'OMS d’aider à coordonner la création des systèmes nationaux de surveillance indispensables, à mettre au point une définition appropriée des cas ainsi qu’une formule norma­ lisée de notification. Il conviem en outre que l’OMS collabore à la pré­ paration de programmes éducatifs à l’intention des groupes cibles, ainsi qu’à la formation de personne] soignant à tous les niveaux. Les partici­ pants à l’atelier ont mis en relief le rôle important que l’OMS doit jouer dans la création d’un service de laboratoire rattaché au réseau de centres collaborateurs OMS déjà installés en Afrique centrale. En résumé, cette première réunion a posé les jalons d’un système d’échange d’informations sur le SIDA en Afrique centrale et instauré une collaboration étroite entre les pays de cette région et l’OMS. 1 Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Ouganda, République centrafricaine, République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Zaïre.

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Document type Journal articles
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Source World Health Organization