recommandations APersonas génériques indicateurs décisions scénarios exigences personas flux de travail données Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Exigences opérationnelles pour la mise en œuvre des recommandations de l’OMS dans les systèmes numériques LIGNES DIRECTRICES SMART
Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Exigences opérationnelles pour la mise en œuvre des recommandations de l’OMS dans les systèmes numériques LIGNES DIRECTRICES SMART Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale. Exigences opérationnelles pour la mise en oeuvre des recommandations de l’OMS dans les systèmes numériques [Digital adaptation kit: family planning. Operational requirements for implementing WHO recommendations in digital systems] ISBN 978-92-4-004295-7 (version électronique) ISBN 978-92-4-004296-4 (version imprimée) © Organisation mondiale de la Santé 2022 Certains droits réservés. La présente œuvre est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY-NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo/deed.fr). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci dessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation du logo de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. Si vous traduisez cette œuvre, il vous est demandé d’ajouter la clause de non-responsabilité suivante à la citation suggérée : « La présente traduction n’a pas été établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS ne saurait être tenue pour responsable du contenu ou de l’exactitude de la présente traduction. L’édition originale anglaise est l’édition authentique qui fait foi ». Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformément au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (https://www.wipo.int/amc/fr/mediation/rules/index.html). Citation suggérée. Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale. Exigences opérationnelles pour la mise en oeuvre des recommandations de l’OMS dans les systèmes numériques [Digital adaptation kit: family planning. Operational requirements for implementing WHO recommendations in digital systems]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2022. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse https://apps.who.int/iris/?locale-attribute=fr&. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir https://www.who.int/fr/copyright. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. L’utilisateur s’expose seul au risque de plaintes résultant d’une infraction au droit d’auteur dont est titulaire un tiers sur un élément de la présente œuvre. Clause générale de non-responsabilité. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’OMS aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’OMS a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue pour responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Traduction par Ocean Translations. L’OMS ne saurait être tenue pour responsable du contenu ou de l’exactitude de la présente traduction. En cas d’incohérence entre la version anglaise et la version française, la version anglaise est considérée comme la version authentique faisant foi. iii Sommaire Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iv Abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v Part 1. Aperçu Contexte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Composants d’un kit d’adaptation numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Comment utiliser le kit d’adaptation numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Liens avec l’écosystème plus large de la santé numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Part 2. Kit d’adaptation numérique pour les soins prénatals Composant 1. Interventions et recommandations en matière de santé 16 Composant 2. Personas génériques 18 Composant 3. Scénarios d’utilisation 23 Composant 4. Processus opérationnels et flux de travail 26 Composant 5. Éléments de données essentielles 51 Composant 6. Logique d’aide à la décision 58 Composant 7. Indicateurs et mesures de performance 65 Composant 8. Exigences fonctionnelles et non-fonctionnelles 67 Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73 Annexes Annexe 1. Exemple de persona détaillé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .76 Annexe 2. Scénario d’utilisation supplémentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 Annexe 3. Conseils pour ajouter ou modifier des éléments de données dans le dictionnaire de données . . . . . . . . . . . . . 78 Annexe 4. Directives pour chaque méthode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Références . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 Annexes web Annexe web A. Dictionnaire des données essentielles (en anglais seulement). . . . . . . . . . . . . . . https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/341998/WHO-SRH-21.13-eng.xlsx Annexe web B. Logique d'aide à la décision (en anglais seulement). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/341999/WHO-SRH-21.14-eng.xlsx Annexe web C. Indicateurs et mesures de performance (en anglais seulement) . . . . . . . . . . . . . . . .https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/342000/WHO-SRH-21.15-eng.xlsx Annexe web D. Exigences fonctionnelles et non-fonctionnelles (en anglais seulement) . . . . . . . . . https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/342001/WHO-SRH-21.16-eng.xlsx . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iv Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Remerciements L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est reconnaissante de la contribution de nombreuses personnes de différentes organisations. Le présent kit d’adaptation numérique a été coordonné par Mario Festin, Mary Lyn Gaffied et Tigest Tamrat du département de recherche et santé reproductive et sexuelle (SRH) de l’OMS ; Garrett Mehl et Natschja Ratanaprayul du département de l’innovation et de la santé numérique (DHI) de l’OMS ; Brian Taliesin, Jenny Thompson et Rachel Turkel de PATH ; Sylvia Wong et Jenny Greaney du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) et Leona Rosenblum de John Snow, Inc (JSI). Les personnes citées ci-dessous ont fait part de leurs commentaires tout au long du processus : Swapna Abhyankar (Regenstrief Institute) ; Ayman Abdelmohsen (FNUAP) ; Ayotunde Adegboyega (OMS) ; Martuza Ahmed (mPower Social Enterprises Limited) ; Avni Amin (OMS) ; Joseph Amlung (Regenstrief Institute) ; Ian Askew (OMS) ; Myo Myint Aung (PATH) ; Maria Barreix (OMS) ; Kidist Bartolomeos (OMS) ; Nino Berdzuli (OMS) ; Paul Biondich (Regenstrief Institute) ; Philippe Boucher (OMS) ; Martha Brady (PATH) ; Nathalie Broutet (OMS) ; Maurice Bucagu (OMS) ; Can Celik (OMS) ; Ram Chahar (OMS) ; Venkatraman Chandra-Mouli (OMS) ; Subidta Chaterjee (consultant indépendant) ; Gosbert Chobya (GIZ) ; Mridul Chowdhury (mPower Social Enterprises Limited) ; Theresa Cullen (Regenstrief Institute) ; Kate Curtis (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies [CDC]) ; Ramatu Daroda (FNUAP) ; Kristen Devlin (JSI) ; Chandra Mani Dhungana (FNUAP) ; Mary Rose Donaldson (OMS) ; Susan Duvall (consultante indépendante) ; Konrad Fenderich (GIZ) ; Carolyn Footit (Ona) ; Monika Frey (GIZ) ; Daniel Futerman (Jembi Health Systems) ; Claudia Garcia-Moreno (OMS) ; Lianne Gonsalves (OMS) ; Hallie Goertz (PATH) ; Kim Green (PATH) ; Clayton Hamilton (OMS) ; Celine Hazbun (OMS) ; Sarah Hodson (JSI) ; Esther Thea Inau (OMS) ; Robert Jakob (OMS) ; Emma Jones (Allscripts) ; Benoit Kalasa (FNUAP) ; James Kariuki (CDC) ; Elizabeth Katwan (OMS) ; James Kiarie (OMS) ; Nancy Kidula (OMS) ; Hillary Kipruto (OMS) ; Svetlin Kolev (OMS) ; Nenad Kostanjsek (OMS) ; Lisa Kowalski (JSI) ; Carl Leitner (PATH) ; David Lowrance (OMS) ; James Mukabi (PATH) ; Bernardo Mariano (OMS) ; Michael McCoy (Integrating the Healthcare Enterprise) ; Maria Michaels (CDC) ; Rosemary Muliokela (consultante indépendante) ; Guy Manners (Green Ink) ; Derrick Muneene (OMS) ; Irene Mwoga (OMS) ; Manjulaa Narasimhan (OMS) ; Gathari Ndirangu (consultant indépendant) ; Antoinette Nguyen (CDC) ; Mohammed Nour (OMS) ; Christopher Obong’o (PATH) ; Steve Ollis (John Snow, Inc) ; Pamela Amaka Onyiah (OMS) ; Marina Plesons (OMS) ; Lazasoa Raharimanjato (FNUAP) ; Filippa Pretty (consultante indépendante) ; Clotilde Rambaud-Althaus (Médecins Sans Frontières) ; Jennifer Reeves (CDC) ; Françoise Renaud (OMS) ; Bryn Rhodes (Dynamic Consulting Group) ; Derek Ritz (ecGroup Inc) ; Lale Say (OMS) ; Merrick Schaefer (Agence des États-Unis pour le Développement International [USAID]) ; Chris Seebregts (Jembi) ; Dykki Settle (PATH) ; Anuraj Shankar (Summit Institute of Development) ; Jennifer Shivers (Regenstrief Institute) ; Kay Khaing Aye lwin Soe (PATH) ; Renato Souza (Université de Campinas [UNICAMP]) ; Petrus Steyn (OMS) ; Md. Imtiaz Alam Tanim (mPower Social Enterprises Limited) ; Melanie Taylor (OMS) ; Hazim Timimi (OMS) ; Özge Tunçalp (OMS) ; Kavitha Viswanathan (OMS) ; Wambui Waithaka (JSI) ; Steven Wanyee (Intellisoft Inc) ; Teodora Wi (OMS) ; Roger Wong (Ona) ; Jameel Zamir (International Planned Parenthood Federation) et Philip Zuniga (Standards and Interoperability Lab – Asie). Le présent projet a été financé par le Programme spécial PNUD/FNUAP/UNICEF/OMS/Banque mondiale de recherche, de développement et de formation en reproduction humaine (HRP), un programme coparrainé exécuté par l’OMS, le FNUAP et Advancing Partners & Communities, un accord coopératif financé par l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID). vAbréviations 3TC lamivudine ABC abacavir AINS anti-inflammatoire non stéroïdien AMPR acétate de médroxyprogestérone retard ARV traitement antirétroviral AVP anneau vaginal à la progestérone AZT zidovudine CAM critères d’admissibilité médicale CHC contraceptif hormonal combiné CIC contraceptif injectable combiné CIM Classification internationale des maladies CIN cancer du col utérin in situ COC contraceptif oral combiné CPS contraceptif à progestatifs seuls CSU couverture sanitaire universelle CVR anneau vaginal contraceptif combiné D4T stavudine DDI didanosine DHIS2 District Health Information Systems (version 2) DIU dispositif intra-utérin DIU-Cu dispositif intra-utérin au cuivre DME dossier médical électronique DMO densité minérale osseuse EE éthinylestradiol EFV éfavirenz EP embolie pulmonaire ETG étonogestrel ETR étravirine FTC emtricitabine HEADSS H (home = domicile), E (education = éducation), A (activities = activités), D (drugs = drogues), S (suicide = suicide) et S (sex = sexualité) ID identification IDM infarctus du myocarde IM intramusculaire IMC indice de masse corporelle INNTI inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse INTI inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse IP inhibiteur de la protéase IST infection sexuellement transmissible KAN kit d’adaptation numérique LNG lévonorgestrel MAMA méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée MBCF méthode basée sur la connaissance de la fécondité MIP maladie inflammatoire du pelvis MND Decision Model and Notation (modèle de notations et décisions) MS ministère de la Santé MTEV maladie thromboembolique veineuse NCIOL Noms et codes des identificateurs d’observations logiques Abréviations vi Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale NET-EN énanthate de noréthistérone NVP névirapine OMS Organisation mondiale de la Santé ONUSIDA Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA PCU pilule contraceptive d’urgence PPS pilule à progestatifs seuls PVH papillomavirus humain RAL raltégravir RPV rilpivirine RR réponse rapide (par ex., code QR) SC sous-cutané SMS short message service (message texte) SNAD suivi numérique et aide à la décision SNOMED nomenclature systématisée de la médecine TBC température basale du corps TDF ténofovir TIC technologies de l’information et de la communication TVP thrombose veineuse profonde TVS thrombose veineuse superficielle UPA ulipristal acétate 1présentation Présentation PrésentationPartie 2pr és en ta tio n Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Contexte La santé numérique, globalement définie comme l’application systématique des technologies de l’information et de la communication (TIC), de l’informatique et des données, afin de soutenir un processus de prise de décisions informé de la part des personnes, du personnel de santé et des systèmes sanitaires, visant à renforcer la résilience face à la maladie et à améliorer la santé et le bien-être (1), est un mécanisme fondamental de plus en plus courant dans le cadre de la prestation et de la responsabilité des services de santé. Les ministères de la Santé (MS) ont reconnu la valeur de la santé numérique, comme stipulé dans la décision de l’Assemblée mondiale de la Santé (2) et la stratégie globale sur la santé numérique (3). Ainsi, les donateurs ont défendu l’utilisation rationnelle des outils numériques dans le cadre des efforts d’expansion de la couverture et de la qualité des services, ainsi que pour promouvoir l’utilisation des données et les efforts de surveillance (4–6). Malgré les investissements effectués et l’abondance des systèmes numériques, la transparence est souvent limitée en ce qui concerne les données cliniques et la logique contenues dans ces outils numériques ou par rapport aux recommandations de santé publique ou clinique basées sur des preuves, ce qui non seulement affaiblit la crédibilité de ces systèmes, mais empêche également les opportunités d’interopérabilité et menace le potentiel de continuité des soins. Les recommandations émises à partir de données probantes, telles que celles présentées dans les lignes directrices de l’OMS, visent à établir des normes de soins et à proposer un point de référence pour informer le contenu des systèmes numériques que les pays adoptent. Néanmoins, les lignes directrices ne sont souvent disponibles que dans un format narratif qui nécessite un processus exigeant en ressources pour être élaboré en spécifications nécessaires aux systèmes numériques. La traduction des lignes directrices pour les systèmes numériques peut souvent être interprétée de manière subjective par les exécutants et les vendeurs de logiciels. Cela peut créer des incohérences ou empêcher la vérification du contenu de ces systèmes, entraînant éventuellement des résultats cliniques négatifs et d’autres conséquences indésirables. Lorsque des systèmes numériques sont disponibles, la documentation concernant les données et les contenus sous-jacents peut s’avérer indisponible ou protégée par des droits d’auteur, ce qui amène les gouvernements à tout recommencer et à dépenser des ressources supplémentaires à chaque fois qu’ils souhaitent mettre en place un tel système. Ce manque de documentation des contenus sanitaires peut entraîner une dépendance envers un seul vendeur et des déploiements incohérents qui ne peuvent pas être échelonnés ou difficiles à répliquer dans différents contextes. Afin de garantir que les pays puissent tirer parti des investissements effectués dans le domaine de la santé numérique, des kits d’adaptation numérique (KAN) ont été conçus pour promouvoir une réflexion précise des lignes directrices de l’OMS en ce qui concerne l’utilisation des données cliniques et de santé publique au sein des systèmes numériques adoptés par les pays. Les KAN sont des documents opérationnels standardisés, compatibles avec tous les logiciels, qui compilent les orientations concernant l’utilisation des données cliniques et de santé publique en un format pouvant être clairement intégré aux systèmes numériques. Bien que les implémentations numériques prennent en compte plusieurs facteurs, y compris (i) les données et contenus du domaine de la santé, (ii) l’intervention ou fonctionnalité numérique et (iii) les canaux d’applications ou de communications numériques pour permettre l’intervention numérique, les KAN mettent principalement l’accent sur la garantie de la validité des contenus sanitaires (voir Fig. 1) (1,7). Par conséquent, les KAN présentent les exigences génériques en matière de contenu devant être intégrées dans les systèmes numériques, indépendamment de l’application dans un logiciel spécifique, dans l’intention de permettre aux pays de les personnaliser en fonction des besoins locaux. 3présentation Présentation Pour ce KAN en particulier, les exigences sont basées sur des systèmes qui fournissent les fonctionnalités de suivi numérique et d’aide à la décision (voir Encadré 1) et comprennent des éléments tels que des personas, des flux de travail, des éléments de données de base, des algorithmes d’aide à la décision, une logique de programmation et des indicateurs de rapport. Les résultats opérationnels, tels que les feuilles de calcul du dictionnaire de données et les algorithmes détaillés d’aide à la décision, sont inclus dans le KAN en tant que ressources pratiques que les responsables de la mise en œuvre peuvent utiliser comme points de départ lors du développement de systèmes numériques. De plus, les composants de données du KAN sont mis en correspondance avec une terminologie normalisée, telle que la Classification internationale des maladies (CIM), afin de faciliter l’interopérabilité. Les KAN suivent une approche modulaire en détaillant les exigences en matière de données et de contenu pour un domaine spécifique du programme de santé, comme les soins prénatals, le planning familial, les infections sexuellement transmissibles (IST), parmi les différents domaines de santé pour lesquels des KAN ont été développés. Le présent KAN met l’accent sur les exigences en matière de contenu pour un système de suivi numérique et d’aide à la prise de décisions utilisé dans des contextes de soins de santé primaires, effectués par les agents de santé dans le cadre des services de contraception/planification familiale. Il inclut également des éléments transversaux concentrés sur le client, comme les interventions d’autotraitement. Cependant, ces interventions sont décrites du point de vue de l’agent de santé, non de celui des clients. Couche fondamentale : TIC et environnement favorable DIRECTION ET GOUVERNANCE STRATÉGIE ET INVESTISSEMENT SERVICES ET APPLICATIONS LÉGISLATION, POLITIQUE ET CONFORMITÉ MAIN-D’ŒUVRE NORMES ET INTEROPÉRABILITÉ INFRASTRUCTURES Contenus liés à la santé Informations en conformité avec les pratiques de santé recommandées ou informations sanitaires validées Interventions en santé numérique Une fonction discrète de la technologie numérique pour atteindre les objectifs du secteur de la santé Applications numériques Des systèmes TIC et des canaux de communication qui facilitent la diffusion des interventions numériques et des contenus sur la santé + + Les kits d’adaptation numérique et leur rôle dans la mise en œuvre de la santé numérique FIG. 1 4pr és en ta tio n Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale En quoi consistent le suivi numérique et l’aide à la décision ? Le suivi numérique est l’utilisation des dossiers numériques pour saisir et stocker les données de santé des clients afin de permettre un suivi de leur état de santé et des services reçus(8). Il peut s’agir de formulaires numériques de registres sur papier et de registres de gestion de cas dans des populations cibles particulières, ainsi que de dossiers des patients électroniques liés à des personnes identifiées de façon unique(7,8). Le suivi numérique permet l’enregistrement et le suivi des services fournis aux patients et peut se faire au moyen d’un dossier médical électronique (DME) ou d’autres formes numériques de dossiers médicaux. Le suivi numérique vise à réduire les interruptions dans la continuité des soins en stimulant des visites de suivi opportunes et peut intégrer des outils d’aide à la prise de décisions pour guider les agents de santé dans l’exécution des protocoles cliniques pour fournir les soins appropriés, la programmation des services futurs et le suivi des listes de contrôle pour une gestion appropriée des cas du point de service. D’autres descripteurs incluent : « versions numériques des registres au format papier pour des domaines de santé spécifiques ; registres numérisés pour les programmes de santé longitudinale englobant le suivi des avantages et de l’état de santé des populations migrantes ; registres de gestion des cas dans des populations cibles spécifiques, notamment des populations migrantes »(8). L’aide à la prise de décisions des agents de santé se définit comme suit : « Aide-mémoires numérisés combinant les informations sur la santé d’une personne avec les connaissances et les protocoles cliniques de l’agent de santé pour aider ce dernier à établir un diagnostic et à prendre des décisions de traitement »(8). Par conséquent, un système numérique de suivi et d’aide à la décision (SNAD) centré sur la personne est un système utilisé par les agents de santé au point de service ; il comprend un enregistrement permanent des événements et des rencontres en matière de santé qui est relié aux systèmes d’aide à la décision clinique pour renforcer les bonnes pratiques. Il renvoie également à des outils de rapport et de gestion pour renforcer la responsabilité. Un dossier SNAD comprend toutes les informations nécessaires pour connaître précisément l’état de santé d’une personne et les interventions sanitaires dont elle a bénéficié. Un système SNAD est destiné à tous les cadres de prestataires de soins de santé opérant à tous les niveaux de soins, y compris ceux qui opèrent en dehors des établissements de soins de santé formels (par exemple, les agents de santé communautaires ou les volontaires dans le domaine de la santé). Les systèmes NAPD mettent l’accent sur l’utilisation « collecter une fois, réutiliser plusieurs fois »(9), d’après laquelle les données collectées dans le cadre de la prestation de services peuvent aussi être utilisées pour exiger une prise de responsabilité (c’est-à-dire, elles peuvent être utilisées pour calculer les indicateurs ajoutés requis pour l’étgablissement des rapports, notamment le contrôle du prestataire, du stock et du rendement du système). L’OMS a publié les recommandations spécifiques à un contexte suivantes pour l’utilisation d’un système intégré qui propose à la fois un suivi numérique de l’état de santé du client et une aide à la prise de décisions (7). ENCADRÉ 1 page xxiW H O g u i d e l i n e r e c o m m e n dat i o n s o n d i g i ta l i n t e r v e n t i o n s f o r h e a lt h s ys t e m s t r e n g t h e n i n g Expected Contribution to universal health coverage (UHC) Digital health intervention (accessible at a minimum via mobile devices) Rec mmendation Contact coverage Continuous coverage Targeted client communication Recommendation 6: WHO recommends digital targeted client communication for health issues regarding sexual, reproductive, maternal, newborn, and child health under the condition that potential concerns about sensitive content and data privacy can be addressed (Recommended only in specific contexts or conditions) Effective coverage Health worker decision support Recommendation 7: WHO recommends the use of digital decision support accessible via mobile devices for community and f cility- based hea th work rs in the cont xt of tasks that are already defined within the scope of practice fo the health worker. (Recommended only in specific contexts or conditions) Couverture effective Couverture de responsabilité Suivi numérique de l’état de santé des clients et des services (suivi numérique) combiné à l’aide à la prise de décisions RECOMMANDATION 8 : L’OMS recommande le suivi numérique de l’état de santé des clients et des services combiné à l’aide à la prise de décision dans ces conditions : Ⱥ dans les situations où le système de santé peut appuyer la mise en œuvre de ces composants d’intervention de façon intégrée ; et Ⱥ pour les tâches qui sont déjà définies comme faisant partie du champ d’activité du professionnel de la santé. (Recommandée uniquement dans des contextes ou conditions spécifiques) Effective coverage Accountability coverage Continuous coverage Digital tracking combined with: (a) decision support a d (b) targeted client communication Recommendation 9: WHO recommends the use of digital tracking combined with decision support and targeted client communication under these conditions: Ⱥ where the health system can support the implementation of these intervention components in an integrated manner; Ⱥ for tasks that are already defined as within the scope of practice for the health worker; and Ⱥ where potential concerns about data privacy and transmitting sensitive content to clients can be addressed. (Recommended only in specific contexts or conditions) Effective coverage Digital provision of educational and training content to health workers Recommendation 10: WHO recommends the digital provision of educational and training content to complement, rather than replace, traditional methods of delivering continued health education and post-certification training (Recommended) 5présentation Présentation Kits d’adaptation numérique dans le cadre d’une vision stratégique des lignes directrices SMART La documentation opérationnelle et standardisée contenue dans les KAN représente l’une des étapes d’une vision plus globale des lignes directrices SMART : S (standards-based = basées sur les normes), M (machine-readable = lisibles par une machine), A (adaptive = adaptables), R (requirements- based = basées sur les exigences) et T (testable = pouvant être testées). Les lignes directrices SMART visent à optimiser l’impact de la santé via une amélioration de la fidélité et de l’adoption des recommandations dans le cadre des systèmes numériques basés sur les normes, à l’aide d’un processus systématique de transformation de l’élaboration, de la publication et de l’application des lignes directrices (10, 11). Dans ce contexte, les KAN servent de préexigences pour le développement de lignes directrices informatiques ou lisibles par une machine, ainsi que des logiciels de référence exécutables et des techniques analytiques avancées pour des soins de santé de précision. La Fig. 2 propose une présentation des différentes couches du spectre des lignes directrices SMART et démontre où s’insèrent les KAN dans cette stratégie (10). Niveaux progressifs dans les composants des lignes directrices SMART FIG. 2 Narration Recommandations de lignes directrices fondées sur des données probantes et conseils d’accompagnement pour la mise en œuvre et les données Lignes directrices narrativesL1 Documents lisibles par l’humain et compatibles avec tous les logiciels sur les exigences opérationnelles et fonctionnelles (par ex., personas, flux de travail, metadonnées pertinentes, algorithmes documentés de manière transparente, jeux de données minimaux, indicateurs prioritaires, liste des interventions sanitaires pertinentes, exigences fonctionnelles) Kits d’adaptation numérique Lisible par une machine Spécifications, code, terminologie et normes d’interopérabilité structurés et neutres sur le plan logiciel Recommandations lisibles par une machine Exécutable Logiciel capable d’exécuter les algorithmes statiques et les composants numériques interopérables afin de proposer des exigences opérationnelles et fonctionnelles Logiciel de référence Dynamique Des algorithmes dynamiques exécutables, entraînés et optimisés à l’aide d’analyses avancées pour obtenir des résultats prioritaires Modèle de santé de précision Systèmes au format papier Systèmes numériques intelligents L2 L3 L4 L5 Department of Reproductive Health and Research World Health Organization Avenue Appia 20, CH-1211 Geneva 27 Switzerland Fax: +41 22 791 4171 E-mail: reproductivehealth@who.int www.who.int/reproductivehealth For more information, please contact: COCs Barrier methods IUDs Fertility awareness-based methods Lactational Coitus interruptus Copper IUD for amenorrhoea Patch Female surgical sterilization Intrauterine devices CICs emergency contraception POCs Patch Male surgical sterilization Ring ECPs COCs Barrier methods IUDs Fertility awareness-based methods Lactational Coitus interruptus Copper IUD for amenorrhoea Patch Female surgical sterilization Intrauterine devices CICs emergency contraception POCs Patch Male surgical sterilization Ring ECPs COCs Barrier methods IUDs Fertility awareness-based methods Lactational Coitus interruptus Copper IUD for amenorrhoea Patch Female surgical sterilization Intrauterine devices CICs emergency contraception POCs Patch Male surgical sterilization Ring ECPs COCs Barrier methods IUDs Fertility awareness-based methods Lactational Coitus interruptus Copper IUD for amenorrhoea Patch Female surgical sterilization Intrauterine devices CICs emergency contraception POCs Patch Male surgical sterilization Ring ECPs A WHO family planning cornerstone M edical eligibility criteria for contraceptive use Fifth edition ISBN 978 92 4 1549158 Fifth edition, 2015 Medical eligibility criteria for contraceptive use Contraceptive eligibility for women at high risk of HIV Guidance statement Recommendations on contraceptive methods used by women at high risk of HIV 2018 EDITION NEW 2018 2018 Opérationnel 6pr és en ta tio n Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Objectifs Le présent KAN met l’accent sur la planification familiale et vise à proposer un langage commun aux différents publics (responsables de la planification familiale et des autres programmes, développeurs de logiciels et exécutants des systèmes numériques) afin de garantir une compréhension globale des informations sanitaires appropriées dans le cadre d’un domaine spécifique du programme de santé, en tant que mécanisme visant à catalyser l’utilisation efficace de ces systèmes numériques. Voici les principaux objectifs du KAN : » assurer le respect des lignes directrices de l’OMS en matière de clinique, de santé publique et d’utilisation des données, et faciliter la cohérence du contenu sanitaire qui est utilisé pour informer le développement d’un système de suivi numérique et d’aide à la décision (SNAD) axé sur la personne ; » permettre à la fois aux responsables des programmes sanitaires et aux équipes de santé numérique (y compris les développeurs de logiciels) d’avoir une compréhension commune des contenus sanitaires présents dans le système numérique, grâce à un mécanisme transparent qui permet de revoir la validité et la précision des contenus sanitaires ; et » proposer un point de départ des éléments de données essentiels et de la logique d’aide à la décision qui devraient être inclus dans les systèmes SNAPD relatifs à la planification familiale. Les informations détaillées dans le présent KAN reflètent les processus de flux de travail génériques, les données et les algorithmes d’aide à la prise de décisions, comme stipulé dans Critères de recevabilité médicale pour l’adoption et l’utilisation continue de méthodes contraceptives (12), Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (13), Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (14) et d’autres documents de l’OMS décrits ci-dessous. Ce KAN comprend également des considérations techniques pour les interventions de soins autoadministrés du point de vue de l’agent de santé qui promeut ces interventions auprès d’un client. Il propose aussi des liens vers des services associés comme les infections sexuellement transmissibles (IST) et la violence exercée par un partenaire intime, ainsi que des considérations destinées aux adolescents. Veuillez noter que les résultats des KAN sont intentionnellement génériques et que ces derniers doivent être remis dans le contexte des politiques et des exigences locales. Des KAN ont également été élaborés sur les soins prénatals, le VIH et les IST et cette approche est en cours de développement afin d’englober d’autres domaines de la santé, comme la vaccination, les soins postnatals et la santé des enfants. Pour compléter ces documents, nous publierons prochainement un KAN sur les interventions d’autotraitement di point de vue du client. Ensemble, tous ces KAN visent atteindre une approche compréhensive des exigences standardisées en matière de logiciels dans des contextes de soins de santé primaires. 7présentation Présentation Composants d’un kit d’adaptation numérique Ce KAN comporte huit composants interdépendants : (1) interventions de santé et recommandations associées ; (2) personas génériques ; (3) scénarios d’utilisation ; (4) processus opérationnels et flux de travail ; (5) éléments de données essentielles ; (6) logique d’aide à la décision ; (7) indicateurs et mesures de rendement et (8) exigences fonctionnelles et non fonctionnelles de haut niveau. Le tableau 1 donne une vue d’ensemble de chacun des éléments contribuant au KAN, que le présent document élabore. Toutes les informations contenues dans le kit d’adaptation représentent un point de départ générique, qui peut ensuite être adapté en fonction du contexte spécifique. Tableau 1. Composants d’un kit d’adaptation numérique Composant Description Objectif Résultats Adaptation nécessaire 1. Interventions et recommandations en matière de santé Présentation des interventions sanitaires et des recommandations de l’OMS incluses dans le présent kit d’adaptation numérique (KAN). Les KAN sont censés être une restructuration et une intégration des lignes directrices et des documents d’orientation de l’OMS dans un domaine particulier de la santé. La liste des interventions sanitaires est extraite du menu des interventions de la couverture sanitaire universelle (CSU) compilées par l’OMS (15). Préparation du terrain – Comprendre comment ce KAN pourrait être appliqué à un système numérique de suivi et d’aide à la décision dans le contexte de programmes et d’interventions sanitaires spécifiques » Liste des interventions sanitaires connexes fondées sur les principales interventions de l’OMS liées à la CSU » Liste des recommandations de l’OMS connexes fondées sur les lignes directrices et les documents d’orientation » Mise en contexte afin de refléter les politiques nationales actuelles ou prévues 2. Personas génériques Représentation des utilisateurs finaux, des superviseurs et des parties prenantes qui interagissent avec le système numérique ou participent au parcours de soins. Mise en contexte – Comprendre les souhaits, les besoins et les contraintes des utilisateurs finaux » Description, compétences et interventions essentielles effectuées par les personas ciblées » Description détaillée et caractéristiques des utilisateurs finaux basées sur des personnes réelles (par ex., agents de santé) dans un contexte spécifique » Informations de haut niveau pour décrire le prestataire des services de santé (par ex., le contexte général, les rôles et responsabilités, les motivations, les défis et facteurs environnementaux) 8pr és en ta tio n Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Composant Description Objectif Résultats Adaptation nécessaire 3. Scénarios d’utilisation Récits décrivant comment différentes personas peuvent interagir entre elles. Les scénarios d’utilisation sont uniquement à titre d’illustration et conçus pour donner un aperçu d’un flux de travail typique. Mise en contexte – Comprendre comment le système sera utilisé et comment il s’intégrera dans les flux de travail existants » Exemple d’un récit décrivant comment des personas ciblées peuvent interagir entre elles pendant le flux de travail » Description détaillée et caractéristiques des besoins réels des utilisateurs finaux dans un contexte spécifique 4. Processus opérationnels et flux de travail Un processus opérationnel est un ensemble d’activités ou de tâches associées qui sont effectuées simultanément pour atteindre des objectifs du domaine du programme de santé, comme l’enregistrement, le suivi médical, le transfert (1,16). Les flux de travail sont une représentation visuelle de la progression des activités (tâches, points de décision, interactions) qui sont réalisées dans le cadre du processus opérationnel (1,16). Mise en contexte et conception du système : comprendre comment le système numérique s’intègrerait dans les flux de travail existants et quelle est la meilleure façon de le concevoir pour atteindre cet objectif » Matrice générale présentant les processus principaux de la planification familiale » Flux de travail des processus opérationnels identifiés, avec des notes » Personnalisation des flux de travail, qui peut inclure des ramifications supplémentaires, des parcours alternatifs ou des flux de travail entièrement nouveaux 5. Éléments de données essentielles Éléments de données requis aux différentes étapes du flux de travail. Ces éléments de données sont répertoriés dans les codes de la Classification internationale des maladies version 11 (CIM-11) et d’autres normes établies de cartographie conceptuelle afin de garantir la compatibilité du dictionnaire de données avec d’autres systèmes numériques. Conception du système et interopérabilité : savoir quels éléments de données doivent être enregistrés et comment ils sont schématisés d’après d’autres terminologies standards (par ex., la CIM, la nomenclature systématisée de la médecine [SNOMED]) afin de permettre l’interopérabilité avec d’autres systèmes basés sur les normes » Liste des éléments de données » Lien vers le dictionnaire des données avec des descriptions détaillées des données au format de feuille de calcul (Annexe Web A). » Traduction des étiquettes des données dans la langue locale et éléments de données supplémentaires créés en fonction du contexte 9présentation Présentation Composant Description Objectif Résultats Adaptation nécessaire 6. Logique d’aide à la décision Logique et algorithmes d’aide à la décision pour appuyer la prestation de services appropriés, conformément aux lignes directrices de l’OMS en matière de clinique, de santé publique et d’utilisation des données. Conception du système et adoption des pratiques cliniques recommandées : savoir quelle logique sous-jacente doit être codée dans le système » Liste des décisions qui doivent être prises tout au long de la rencontre » Lien vers les tableaux d’aide à la prise de décisions au format de feuille de calcul avec des entrées, des résultats et des déclencheurs liés à la logique d’aide à la décision (Annexe Web B) » Logique de planification de la prestation de services (Annexe Web B) » Changement de seuils ou de déclencheurs spécifiques dans une déclaration logique (SI/ ALORS) ; par exemple, seuil de l’indice de masse corporel (IMC), déclencheur d’âge pour les services destinés aux jeunes » Formules logiques supplémentaires d’aide à la décision en fonction du contexte 7. Indicateurs et mesures de performance Ensemble d’indicateurs de base qui doivent être agrégés pour la prise de décision, les mesures de performance et les rapports sous-nationaux et nationaux. Ces indicateurs et mesures se basent sur des données qui peuvent être, vraisemblablement, extraites à partir d’un système numérique de routine plutôt qu’à partir d’outils basés sur une enquête. Conception du système et adoption des pratiques de suivi médical recommandées : savoir quels calculs et quelle utilisation secondaire des données sont nécessaires pour le système, en fonction du principe « collecter une fois, réutiliser plusieurs fois »(9) » Tableau des indicateurs avec le numérateur et le dénominateur des éléments de données pour les calculs, ainsi que pour la ventilation appropriée (Annexe Web C) » Modification des formules de calcul des indicateurs » Ajout d’indicateurs » Modification de la définition des éléments de données primaires utilisés pour calculer l’indicateur en fonction des données disponibles 8. Exigences fonctionnelles et non fonctionnelles Liste des fonctions et capacités essentielles nécessaires au système pour répondre aux besoins des utilisateurs finaux et exécuter les tâches dans le cadre du processus opérationnel. Conception du système – Savoir ce que le système doit être capable de faire » Tableau des exigences fonctionnelles et non fonctionnelles avec l’utilisateur final cible pour chaque exigence, ainsi que le motif pour lequel cet utilisateur a besoin de la fonctionnalité en question dans le système (Annexe Web D) » Ajout ou réduction des fonctions et capacités du système en fonction du budget et des besoins et préférences de l’utilisateur final 10 pr és en ta tio n Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Guide de notation Tout au long du KAN, des numéros d’identification simplifient le suivi et le référencement de chacun des composants. Veuillez noter que le KAN représente un aperçu des différents composants, alors que les résultats exhaustifs et complets de chaque composant (par ex., dictionnaire de données, tableaux d’aide à la décision) sont inclus dans les feuilles de calcul en annexe. Le guide de notation comme suit. Composant 1 : Interventions et recommandations en matière de santé Aucune remarque utilisée. Composant 2 : Personas génériques Aucune remarque utilisée. Composant 3 : Scénarios d’utilisation Aucune remarque utilisée. Composant 4 : Processus opérationnels et flux de travail Chaque flux de travail doit avoir un « nom de processus » et une lettre correspondante. » Chaque flux de travail doit également avoir une « ID du processus » qui doit être structurée par le biais du « domaine de santé abrégé » (par ex., PF) et de la « lettre correspondante au processus » (par ex., A). » Chaque activité du flux de travail doit être énumérée par l’« ID de l’activité » qui doit être structurée par le biais de l’« ID du processus» à partir des éléments ci-dessus et du « numéro de l’activité” (par ex., PF.B7). Composant 5 : Éléments de données essentielles (dictionnaire de données) Chaque élément de donnée doit avoir numéro courant et une « ID de l’élément de donnée » qui doit être structurée par le biais du « domaine de santé abrégé » (par ex., PF), de l’« élément de donnée » et du « numéro séquentiel de l’élément de donnée » (par ex., PF.B7.DE.1, PF.B7.DE.2). Composant 6 : Logique d’aide à la décision Chaque tableau d’aide à la prise de décisions doit avoir un numéro courant et l’« ID du tableau d’aide à la décision » qui doit être structurée par le biais du « domaine de santé abrégé » (par ex., PF), « DT » et du « numéro séquentiel du tableau d’aide à la décision » (par ex., PF.DT.1, PF.DT.2). Composant 7 : Indicateurs et mesures de performance Chaque indicateur doit avoir une « ID de l’indicateur » qui doit être structurée par le biais du « domaine de santé abrégé » (par ex., PF), « IND » et du « numéro séquentiel de l’indicateur »(par ex., PF.IND.1, PF.IND.2). Composant 8 : Exigences de haut niveau du système » Chaque exigence fonctionnelle doit avoir une « ID de l’exigence fonctionnelle » qui doit être structurée par le biais du « domaine de santé abrégé » (par ex., PF), « REQ » et du « numéro séquentiel de l’exigence fonctionnelle » (par ex., PF.REQ.1, PF.REQ.1). » Chaque exigence non fonctionnelle doit avoir une « ID de l’exigence non fonctionnelle » qui doit être structurée par le biais du « domaine de santé abrégé » (par ex., PF), « NFXNREQ » et du « numéro séquentiel de l’exigence non fonctionnelle » (par ex., PF.NFXNREQ.1, PF. NFXNREQ.2). ENCADRÉ 2 11 présentation Présentation Comment utiliser ce kit d’adaptation numérique Public cible Le public cible principal du présent KAN est composé des responsables des programmes de santé au sein du ministère de la Santé, qui travailleront avec leurs homologues des systèmes d’information numériques ou sanitaires afin de déterminer les exigences en matière de contenus sanitaires pour un système SNAPD relatif à la planification familiale. Le responsable du programme de santé est responsable de la supervision et du suivi de la mise en place des politiques et pratiques cliniques du domaine du programme de santé ; dans ce cas, la planification familiale. D’autres parties prenantes, y compris les équipes de développement des logiciels et les exécutants du secteur privé, pourront également bénéficier des contenus du KAN pour une prise de décisions basée sur des preuves, afin d’améliorer la qualité des soins et renforcer la qualité des données. Le KAN fournit également aux personnes chargées de traduire les processus et les documents d’orientation des systèmes de santé, en vue de leur utilisation dans des systèmes numériques, les éléments nécessaires à l’initiation du processus de développement d’un système SNAD conforme aux normes. Ces personnes sont également connues sous l’appellation « analystes opérationnels » et jouent le rôle d’interface entre les experts en contenu de santé et les équipes de développement de logiciels. Plus précisément, le kit d’adaptation comporte des éléments clés, comme le dictionnaire de données et les algorithmes d’aide à la décision, afin de garantir la validité et la cohérence du contenu de santé avec le système SNAD. De plus, l’utilisation du présent KAN appelle à la collaboration entre les responsables des programmes de santé en charge de la planification familiale et leurs homologues en matière de systèmes de santé numérique et informations sanitaires. Bien que chaque KAN mette l’accent sur un domaine particulier du programme de santé (dans ce cas, la planification familiale), les KAN sont conçus pour utilisation dans un format modulaire en association avec d’autres domaines du programme de santé dans un contexte de soins de santé primaires, dans un effort de supporter l’intégration dans les services. Scénarios d’utilisation du présent KAN Le KAN peut être utilisé dans divers scénarios, dont certains sont indiqués ci-après. Scénario 1 : Intégration du contenu des lignes directrices de l’OMS dans les systèmes SNAPD existants Les pays qui ont déjà mis des systèmes numériques en place, comme les dossiers médicaux électroniques (DME) et des outils d’aide à la prise de décisions, peuvent utiliser les informations du KAN pour vérifier que les contenus et données sous-jacents à des domaines spécifiques du programme de santé sont conformes aux lignes directrices de l’OMS. Les utilisateurs du KAN peuvent identifier et extraire des algorithmes de décision spécifiques qui devraient être incorporés dans leurs systèmes numériques existants. En analysant cette documentation systématique, les responsables du programme de santé et les exécutants peuvent plus facilement identifier les différences entre les flux de travail, les données saisies et la logique d’aide à la décision, afin d’examiner le motif des déviations et de comprendre les adaptions locales du contenu des lignes directrices. 12 pr és en ta tio n Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Scénario 2 : Transition du format papier vers les systèmes SNAPD Certains pays disposent peut-être actuellement de systèmes sur papier qu’ils souhaiteraient numériser. Le processus d’optimisation des systèmes de clients basés sur le format papier vers des systèmes d’enregistrement numérique et d’aide à la prise de décisions peut se révéler accablant. Dans ce scénario, les utilisateurs peuvent examiner le KAN comme point de départ pour rationaliser les éléments de données nécessaires et l’aide à la décision qui devraient se trouver dans le système numérique optimisé au niveau du client. Ensuite, les utilisateurs peuvent consulter les outils au format papier afin de déterminer s’il existe des champs ou des contenus manquants qui doivent également être inclus dans le système numérique. Les utilisateurs doivent également consulter la publication Handbook for digitizing primary health care (17) de l’OMS, qui fournit des orientations par étapes pour savoir comment schématiser les données des formulaires au format papier dans un système numérique, notamment comment comptabiliser les éléments de données redondants ou qui n’ajoutent aucune valeur au système sanitaire. Scénario 3 : Association du Système d’information pour la gestion sanitaire (HMIS) globale (par ex., DHIS2) aux systèmes SNAPD dans les centres de soins Dans certains cas, les pays peuvent déjà disposer d’un système numérique pour les rapports globaux et le HMIS, mais n’ont pas encore mis en œuvre des systèmes numériques qui fonctionnent au niveau de la prestation de services. Le KAN peut guider le développement d’un système de dossier client numérique qui fonctionne au niveau du lieu où les soins sont prodigués, et garantir l’existence de liens entre le niveau global et le niveau de prestation de services (par exemple, au niveau de la communauté ou de l’établissement). De ce fait, un composant du KAN fournit des indicateurs agrégés dérivés de données au niveau individuel afin d’assurer le lien entre ces différents niveaux. Il convient de consulter également des orientations complémentaires dédiées plus particulièrement aux données globales, comme les outils Analysis and use of health facility data: guidance for RMNCAH programme managers (18) et WHO Survey Count Optimize Review Enable (SCORE) (https://www.who.int/data/data-collection-tools/score), afin de supporter l’utilisation de données de routine au niveau de la gestion de l’établissement et du district. Scénario 4 : Tirer parti des normes de données pour promouvoir l’interopérabilité et les systèmes intégrés Ce KAN comprend des éléments de données mis en correspondance avec les codes CIM et d’autres normes, afin de soutenir la conception de systèmes interopérables. Le dictionnaire des données que vous trouverez dans l’Annexe Web A décrit les codes nécessaires pour les différents éléments de données, réduisant ainsi le temps passé par les exécutants à intégrer ces normes globales dans la conception de leurs systèmes numériques. De plus, une étape essentielle de la prestation de services de tout domaine de la santé est l’interaction avec les clients. Les interventions numériques destinées aux clients eux-mêmes, comme les services d’information à la demande, la communication avec le client ciblé (par ex., transmission d’informations cliniques et rappels), l’enregistrement des commentaires des clients dans le système sanitaire par rapport à la qualité des soins, l’accès aux dossiers médicaux personnels/à domicile et l’autosurveillance des données de diagnostic et cliniques (8), constituent des approches de complémentarité des services fournis par les agents de santé. Les exigences en matière de contenus pour certains de ces outils numériques destinés aux clients seront incluses dans un prochain KAN concernant les interventions d’autotraitement. 13 présentation Présentation Liens avec l’écosystème plus large de la santé numérique Kits d’adaptation numérique dans l’écosystème plus large de la santé numérique FIG. 3 WHO core indicator sets Global digital health index WHO digital health atlas Digital health investment review tool HIS stages of continuous improvement + Réaliser un inventaire des applications logicielles, des systèmes TIC et des autres outils existants ou utilisés précédemment afin de mieux comprendre les exigences en matière de réutilisation et d’interopérabilité + Élaborer une stratégie nationale de santé numérique décrivant les besoins primordiaux, les activités et les résultats souhaités + Définir une vision de la manière dont le système de santé sera renforcé par l’utilisation de la technologie numérique + Formuler une feuille de route pour l’investissement dans la santé numérique afin de soutenir la stratégie nationale en la matière + Planifier et identifier les interventions numériques appropriées, ainsi que les contenus de santé et de données, afin d’améliorer les processus de système de santé et d’aborder les besoins en matière de programmes + Examiner l’état actuel et développer un plan d’architecture pour la conception des mises en œuvre de la santé numérique + Identifier les normes disponibles validées pour assurer l’échange de données, l’intégration du système et la future correction des implémentations de la santé numérique + Contrôler la mise en œuvre afin de garantir que les implémentations numériques fonctionnent comme prévu et produisent l’effet souhaité + Favoriser une gestion adaptative du changement fondée sur les données au sein du système de santé global + Identifier le contenu sanitaire validé et adapté au contexte de mise en œuvre + Assurer l’utilisation d’un contenu aligné sur les normes identifiées pour l’état futur + Maintenir et favoriser les mises en œuvre de la santé numérique + Identifier les risques et les mesures d’atténuation appropriées ÉVALUATION DE LA SITUATION ACTUELLE ET DE L’ENVIRONNEMENT FAVORABLE PHASE 01 DÉFINIR LE FUTUR ÉTAT PHASE 03 SE DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA SANTÉ NUMÉRIQUE ET PROMOTION DE L’UTILISATION DES DONNÉES PHASE 06 DÉTERMINATION DES EXIGENCES EN MATIÈRE DE CONTENU SANITAIRE PHASE 05 ÉTABLIR UNE COMPRÉHENSION COMMUNE ET UNE PLANIFICATION STRATÉGIQUE PHASE 02 MISE EN ŒUVRE, MAINTENANCE ET MISE À L’ÉCHELLE PHASE 07 PLANIFICATION DE L’ARCHITECTURE D’ENTREPRISE PHASE 04 Guide pratique sur les stratégies nationales en matière de cybersanté de l’OMS/ UIT WHO classification of digital health interventions WHO guideline: Recommendations on Digital Interventions for Health System Strengthening ITU digital health platform handbook UNICEF human- centred design toolkit World Bank digital identity toolkit WHO digital clearing- house Digital implemen- tation investment guide Asian Development Bank total cost of ownership tool WHO MAPS toolkit: mHealth assessment and planning for scale WHO handbook for digitalizing primary health care Be He@lthy, Be Mobile handbooks for non- communicable diseases Recomman- dations lisibles par une machine Kits d’adaptation numérique (ce document) PATH Defining and building a data use culture MEASURE data demand and use of resources WHO SCORE WHO M&E digital health interventions ITU SDG digital investment framework (eGov) Open Health Information Exchange (Open HIE) PDF à imprimer Environnement en ligne The Open Group Architecture Framework (TOGAF) Guidance for investing in digital health Digital Square Global goods guidebook Principles for donor alignment Principles for digital development Lignes directrices SMART de l’OMS Les KAN ne représentent qu’une partie des ressources constituant l’écosystème plus large de la santé numérique et devront être utilisés une fois que le ministère de la Santé aura mis en place une vision stratégique pour utiliser un système SNAPD. Dans les contextes où cette vision est peut-être inexistante, les utilisateurs doivent tout d’abord consulter le Guide pratique sur les stratégies nationales en matière de cybersanté de l’OMS-UIT (19), les lignes directrices de l’OMS par rapport aux interventions numériques de renforcement du système sanitaire (7) et le guide de mise en place et d’investissement numérique de l’OMS (1) pour permettre de mieux comprendre comment sélectionner et appliquer les interventions de santé numérique appropriées. La figure 3 situe les KAN dans l’ensemble plus large des ressources pour la planification et la mise en œuvre des systèmes de santé numériques. TIC : technologies de l’information et de la communication ; SE : suivi et évaluation. Source : Adapté à partir de la publication de l’OMS (1). ÉTAPES 14 pr és en ta tio n Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale 15Interventions et recommandations en matière de santé personas indicateurs flux de travail données décisions scénarios exigences recommandations Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Partie re co mm an da tio ns 16 Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale pe rs on as in di ca te ur s fl ux d e t ra va il do nn ée s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s Le présent KAN met l’accent sur les recommandations et interventions sanitaires suivantes associées à la contraception et à la planification familiale. 1.1 Les interventions mentionnées dans le présent KAN sont basées sur la liste des interventions essentielles de la couverture sanitaire universelle (CSU) de l’OMS Voici les principales interventions concernant la contraception et la planification familiale, telles que définies dans le recueil d’interventions de la CSU de l’OMS (15). » Dépistage, test et suivi médical relatifs au choix des méthodes contraceptives – Services de dépistage du VIH – Dépistage pendant la grossesse et admissibilité médicale – Examen des médicaments prescrits. » Gestion de la planification familiale et de la contraception – Évaluation des valeurs et des barrières du patient et conseils au patient sur les méthodes contraceptives – Conseils sur la planification familiale avec toutes les méthodes contraceptives et de barrière disponibles, notamment les méthodes non hormonales, hormonales à court terme, hormonales à long terme, et la stérilisation – Conseils sur les méthodes contraceptives autoadministrées – Obtention du consentement pour la procédure – Approvisionnement de préservatifs masculins et féminins, méthodes contraceptives hormonales, méthodes contraceptives non hormonales, dispositifs intra-utérins (DIU), implants contraceptifs sous-cutanés, stérilisation, vasectomie – Approvisionnement d’antirétroviraux oraux pour la prophylaxie avant exposition (PPrE) – Approvisionnement de contraceptifs après un avortement Interventions et recommandations en matière de santé Composant 17Interventions et recommandations en matière de santé personas indicateurs flux de travail données décisions scénarios exigences recommandations – Approvisionnement de contraceptifs post-partum – Retrait d’implant – Retrait de DIU – Contrôle des consultations de suivi médical. » Soins et soutien aux survivants de violence exercée par un partenaire intime et violence sexuelle, notamment un viol – Approvisionnement de médicaments hormonaux oraux fonctionnant comme contraception d’urgence. 1.2 Lignes directrices, recommandations et orientations de l’OMS Les KAN sont destinés à refléter les recommandations sanitaires et le contenu qui ont déjà été publiés dans les lignes directrices et les documents d’orientation de l’OMS. Les contenus et les interventions sanitaires décrits dans le présent KAN sont basés sur les documents de l’OMS suivants. Department of Reproductive Health and Research World Health Organization Avenue Appia 20, CH-1211 Geneva 27 Switzerland Fax: +41 22 791 4171 E-mail: reproductivehealth@who.int www.who.int/reproductivehealth For more information, please contact: COCs Barrier methods IUDs Fertility awareness-based methods Lactational Coitus interruptus Copper IUD for amenorrhoea Patch Female surgical sterilization Intrauterine devices CICs emergency contraception POCs Patch Male surgical sterilization Ring ECPs COCs Barrier methods IUDs Fertility awareness-based methods Lactational Coitus interruptus Copper IUD for amenorrhoea Patch Female surgical sterilization Intrauterine devices CICs emergency contraception POCs Patch Male surgical sterilization Ring ECPs COCs Barrier methods IUDs Fertility awareness-based methods Lactational Coitus interruptus Copper IUD for amenorrhoea Patch Female surgical sterilization Intrauterine devices CICs emergency contraception POCs Patch Male surgical sterilization Ring ECPs COCs Barrier methods IUDs Fertility awareness-based methods Lactational Coitus interruptus Copper IUD for amenorrhoea Patch Female surgical sterilization Intrauterine devices CICs emergency contraception POCs Patch Male surgical sterilization Ring ECPs A WHO family planning cornerstone M edical eligibility criteria for contraceptive use Fifth edition ISBN 978 92 4 1549158 Fifth edition, 2015 Medical eligibility criteria for contraceptive use Critères de recevabilité médicale pour l’adoption et l’utilisation continue de méthodes contraceptives (5ème édition, 2015) Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (3e édition, 2016) Contraceptive eligibility for women at high risk of HIV Guidance statement Recommendations on contraceptive methods used by women at high risk of HIV Contraceptifs appropriés pour les femmes à risque élevé d’infection par le VIH (2019) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (3e édition, 2018) Voici d’autres documents d’orientation de l’OMS inclus dans le KAN : » Guide pratique pour les soins aux adolescents : un outil de référence destiné aux agents de santé de premier niveau (2010) » Outil d’aide à la prise de décision à l’usage des clients et des prestataires de la planification familiale (2006) » Lutter contre la violence entre partenaires intimes et la violence sexuelle à l’encontre des femmes : recommandations cliniques et politiques (2013) » Lignes directrices consolidées pour les interventions d’autoprise en charge en matière de santé : santé sexuelle et reproductive et droits connexes (2019) » Recommandations de l’OMS relatives à la santé et aux droits des adolescents en matière de sexualité et de reproduction (2018) » Recommandations de l’OMS : optimisation des rôles du personnel de santé par la délégation des tâches pour améliorer l’accès aux interventions de santé maternelle et néonatale (2012). 2018 EDITION NEW 2018 2018 18 re co mm an da tio ns in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s pe rs on as Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s Une persona est une représentation d’une partie prenante ou d’un utilisateur final pertinent(e) du système. Bien que les rôles et les profils démographiques spécifiques des personas dépendent largement du contexte, les personas génériques sont basées sur les compétences et qualifications essentielles des différentes personas d’agents de santé de l’OMS. Veuillez noter que ces personas sont conçues en fonction d’un résumé de plusieurs contextes de départ et qu’une mise en contexte plus approfondie sera nécessaire en fonction des besoins, des motivations et des défis des personas ciblées dans chaque contexte. 2.1 personas génériques ciblées Dans le cas de la planification familiale, les infirmiers(ères)/sages-femmes auxiliaires et les sages-femmes sont les personas principales du système de suivi numérique et d’aide à la prise de décisions. Dans les systèmes sanitaires surveillés pour le présent KAN, la combinaison commune de prestataires de services était constituée d’un agent de santé formé, ainsi que d’un(e) infirmier(ère) également formé(e) en tant que sage-femme. Les principales compétences des infirmiers(ères)/sages-femmes comparées à celles des agents de santé formés sont définies par l’OMS (Tableau 2) (20). Personas génériquesComposant recommandations 19Personas génériques indicateurs décisions scénarios exigences personas flux de travail données Tableau 2. Descriptions des principales personas génériques Rôle Description Différents noms Code CITP (21) Infirmier(ère)/ sage-femme auxiliaire Les infirmiers(ères)/sages-femmes auxiliaires apportent leur soutien dans la prestation de soins de santé à la mère et au nouveau-né, particulièrement pendant l’accouchement, mais également pendant la période prénatale et post-partum. Les ISA reçoivent une certaine formation dans l’enseignement secondaire et une période de formation sous forme de stage peut être incluse, parfois formalisée dans des apprentissages. Tout comme l’infirmier/-ère auxiliaire, l’infirmier/-ère sage-femme auxiliaire possède des compétences de base en matière de soins infirmiers, mais n’est pas formé à la prise de décision dans ce domaine. Ces professionnels possèdent certaines compétences de sages-femmes, mais ne sont pas totalement qualifiés pour ce rôle (22). Sage-femme auxiliaire (par exemple, Bidan en Indonésie) 3221 (Infirmier associé professionnel) 3222 (Sage- femme associée professionnelle) Sage-femme Une personne qui a été évaluée et enregistrée par un organisme d’État de réglementation des sages-femmes ou un organisme de réglementation similaire. Elle propose des soins aux femmes enceintes pendant la grossesse, le travail et l’accouchement, ainsi que pendant la période post- partum. Elle s’occupe également du nouveau-né et aide la mère à allaiter. Leur formation dans une école infirmière dure trois ou quatre ans, ou plus, et débouche sur un diplôme universitaire, postuniversitaire ou équivalent. Une sage-femme enregistrée possède toutes les compétences d’une sage-femme (22). Sage-femme diplômée, sage-femme, sage-femme communautaire, infirmier(ère)/sage-femme 2222 (Sage-femme professionnelle) Infirmier/-ère Un(e) diplômé(e) qui a été légalement autorisé(e) (enregistré) à exercer après examen par un conseil d’État des infirmiers examinateurs ou une autorité réglementaire similaire. La formation dans une école infirmière dure trois ou quatre ans, ou plus, et débouche sur un diplôme universitaire, postuniversitaire ou équivalent. Un(e) infirmier(ère) diplômé(e) possède une gamme de compétences infirmières complète (20). Infirmier(ère) diplômé(e), infirmier(ère) praticien(ne), infirmier(ère) spécialiste clinique, infirmier(ère) en pratique avancée, infirmier pratiquant(e), infirmier(ère) autorisé(e), infirmier(ère) diplômé(e) en sciences, infirmier(ère) clinique 2221 (Infirmier/-ère professionnel/le) CITP : classification internationale type des professions. 20 re co mm an da tio ns in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s pe rs on as Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s Comme défini dans Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (14), de nombreux pays et programmes autorisent davantage de types de prestataires à proposer des méthodes contraceptives, et les politiques et règlementations en évolution permettent l’émergence d’autres acteurs. Pour encourager et orienter le partage des tâches, l’OMS a élaboré des recommandations concernant les types d’agents de santé pouvant proposer, de manière sûre et efficace, des méthodes de planification familiale spécifiques. Les recommandations de l’OMS sont représentées dans la Fig. 4. FIG. 4 Partage des tâches entre le personnel, tel que défini dans la publication de l’OMS Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (mis à jour en 2018) Source : OMS (14). 375 25F a m i l y P l a nni ng P r o v i s i o n W ho Provides Fam ily Planning? Méthodes et services de planification familiale généralement proposés par différents types de prestataires de services Les politiques nationales et les lignes directrices de prestation de services précisent quels cadres de prestataires peuvent offrir des services de planning familial spécifiques. Le tableau ci-dessous montre les méthodes de planification familiale qui sont généralement proposées par ces cadres de prestataires sur la base des recommandations de l’OMS. SERVICE DE CONTRACEPTION Agent de santé non professionnel (comme les ASC) Travailleurs en pharmacie Travailleurs en pharmacie Infirmiers/- ères auxiliaires Infirmiers/- ères/Sages- femmes Infirmiers/- ères Sages-femmes Associés/ Cliniciens associés expérimentés/ Médecin généraliste Médecin spécialiste • Conseil en matière de choix éclairé • Contraceptifs oraux combinés (COC) • Contraceptifs oraux à progestatif seul • Pilules contraceptives d’urgence • Méthode des jours fixes et méthode des deux jours • Méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (MAMA) • Préservatifs (masculins et féminins), diaphragmes, capes, spermicides 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 • Contraceptifs injectables (DMPA, NET-EN, injectables mensuels combinés) 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 • Pose et retrait d’un implant 4 6 6 4 4 4 4 4 4 4 • Dispositifs intra-utérins (DIU) 6 6 6 4 4 4 4 4 4 4 • Vasectomie (stérilisation masculine) 6 6 6 4 4 4 4 4 4 4 • Ligature des trompes (stérilisation féminine) 6 6 6 6 6 4 4 4 4 4 LEGEND 4 Recommended 4 Considered within typical scope of practice; evidence not assessed. 4 Recommended in specific circumstances 4 Recommended in the context of rigorous research Recommended against 6 Considered outside the typical scope of practice; evidence not assessed. All of the recommendations assume that the assigned health workers will receive task-specific training prior to offering services. Adopting task-sharing also requires functioning mechanisms for monitoring, supervision, and referral. The recommendations are applicable in both high- and low-resource settings. They provide for a range of types of health workers who can perform the task safely and effectively. The options are intended to be inclusive and do not imply either a preference for or an exclusion of any particular type of provider. The choice of the type of health worker for a specific task will depend upon local needs and conditions.6 JHU HBk18 - Chapter 25.indd 375 1/26/18 09:55 Toutes les recommandations partent du principe que les agents de santé concernés recevront la formation spécifique aux tâches avant de fournir les services. L’adoption du partage des décisions requiert aussi des mécanismes fonctionnels pour le contrôle, la supervision et l’orientation. Les recommandations sont applicables à la fois dans des contextes riches ou pauvres en ressources. Elles sont destinées à un large groupe d’agents de santé capables d’exécuter la tâche de manière sûre et efficace. Les options sont censées être inclusives et n’impliquent pas une préférence ou l’exclusion d’un type de prestataire en particulier. Le choix du type d’agent de santé pour une tâche spécifique dépendra des besoins et des conditions au niveau local. LÉGENDE ✓ Recommandé ✓ Considéré comme faisant partie du champ d’application clinique habituel ; les preuves n’ont pas été évaluées Recommandé dans des circonstances spécifiques ✓ ✓ Recommandé dans le cadre d’une recherche rigoureuse Recommandé par rapport à Considéré comme ne faisant pas partie du champ d’application clinique habituel ; les preuves n’ont pas été évaluées. ✘ ✘ LÉGENDE ✓ Recommandé ✓ Considéré comme faisant partie du champ d’application clinique habituel ; les preuves n’ont pas été évaluées Recommandé dans des circonstances spécifiques ✓ ✓ Recommandé dans le cadre d’u recherche igoureuse Recommandé par rapport à Considéré comme ne faisant pas partie du champ d’application clinique habituel ; les preuves n’ont pas été évaluées. ✘ ✘ R recommandations 21Personas génériques indicateurs décisions scénarios exigences personas flux de travail données 2.2 Personas associées Au-delà des personas ciblées décrites en détail dans le Tableau 2, il peut être intéressant d’explorer d’autres professionnels et personas appartenant au contexte des services de planification familiale, comme des médecins et des agents de santé formés. Cependant, ils n’ont pas été identifiés comme les personas centrales pour les données et le contenu d’aide à la décision détaillés dans ce KAN. D’autres personas associées au rôle d’infirmier(ère)-sage-femme auxiliaire ciblé(e) sont énumérées dans le Tableau 3. Tableau 3. Descriptions des personas associées Nom Description Différentes désignations (lorsque cela est pertinent) Code CITP (lorsque cela est pertinent) (21) Client Un homme ou une femme qui souhaite bénéficier des services de planification familiale de la part des agents de santé ciblés. Un client ayant moins de 19 ans est considéré un adolescent. Client de la planification familiale S/O Agent de santé non professionnel Un agent de santé qui exerce les fonctions associées à la prestation de soins de santé et qui a été formé dans le contexte de l’intervention, mais n’est pas titulaire d’un diplôme professionnel ou paraprofessionnel officiel ni d’un diplôme de l’enseignement supérieur (22). Bénévole de la santé communautaire, agent de santé du village, partisan du traitement, promoteurs, etc. 3259 (Professionnels de la santé non classés dans d’autres catégories) Agent de santé communautaire Les agents de santé communautaire proposent les services suivants à des communautés spécifiques : éducation sanitaire, transfert et suivi médical, gestion des cas, soins préventifs de base et visites à domicile. Ils aident et orientent les clients de la planification familiale et leurs familles respectives dans le cadre du système de services sociaux et sanitaires (20). Agent de vulgarisation sanitaire 3253 (Agents de santé communautaire) Pharmacien Souvent présents dans les magasins de vente au détail (par ex., une pharmacie ou parapharmacie), les pharmaciens stockent, préservent, composent et distribuent des produits médicinaux, notamment des contraceptifs. Ils conseillent le patient par rapport à l’utilisation appropriée et aux effets indésirables des contraceptifs dans le contexte d’une prescription émise par un médecin ou autre professionnel de la santé. En fonction des politiques nationales, les prescriptions pour les contraceptifs peuvent ne pas être obligatoires, auquel cas les pharmaciens peuvent distribuer les contraceptifs directement au client. Chimiste, pharmacien clinicien, pharmacien communautaire, pharmacien hospitalier, pharmacien de vente au détail, pharmacien distributeur 2262 (Pharmaciens) Médecin Un praticien de médecine légalement autorisé et qualifié dont le but est de maintenir ou de restaurer la santé humaine via l’étude, le diagnostic et le traitement de maladies et de lésions, via la science de la médecine et la pratique appliquée de cette science. Les médecins doivent être formés dans une école de médecine. En fonction de la juridiction et de l’université, il peut s’agir de formations ouvertes à des étudiants diplômés ou non diplômés. L’obtention d’un diplôme en médecine généraliste peut durer entre cinq et neuf ans, selon la juridiction et l’université proposant la formation. Médecin traitant, praticien généraliste, médecin, médecin spécialiste (par ex., gynécologue, obstétricien), médecin non spécialiste 2211 (Médecins généralistes) 2212 (Médecins spécialistes) CITP : classification internationale type des professions. 22 re co mm an da tio ns in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s pe rs on as Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s 2.3 Considérations supplémentaires pour mettre les personas en contexte Bien que cette section propose un aperçu des rôles génériques des personas ciblées, il sera important de mettre ces personas dans leur contexte spécifique. Le profil des personas génériques décrites ci-dessus peut être complété en réfléchissant à ces considérations supplémentaires. » Contexte et données démographiques (par ex., genre, âge, la persona appartient-elle à la communauté ?, familiarité avec les dispositifs numériques, la persona possède-t-elle un portable/smartphone ?). » Environnement local et toute information contextuelle pertinente sur le milieu environnant (par ex., caractéristiques du lieu de travail, rural ou urbain, disponibilité en électricité, eau et Internet, distance par rapport à l’établissement de transfert le plus proche). » Rôles et responsabilités attendus : Quels sont les rôles et les responsabilités attendus, en fonction du contexte national ? En quoi se distinguent-ils des rôles et des responsabilités définis par l’OMS ? » Rôles et responsabilités réels : Quels sont leurs rôles et responsabilités réels, existe-t-il une différence avec ce qui est attendu ? » Contexte : Quel est le niveau de connectivité à Internet ? Comment sont-ils rémunérés ? À quelle distance se trouve l’établissement de transfert le plus proche ? Avec quelles autres personas / agents de santé une interaction est-elle établie ? » Défis : Quels sont les défis quotidiens auxquels l’utilisateur final peut être confronté ? » Motivations : À quoi ressemble la réussite pour eux ? Ont-ils des objectifs à atteindre ? Consultez l’annexe 1 pour des exemples de personas mises en contexte.. Consultez le document Handbook for digitalizing primary health care de l’OMS (17) pour en savoir plus sur le développement des personas. recommandations 23 personas indicateurs décisions exigences scénarios Scénarios d’utilisation flux de travail données 3.1 Scénario d’utilisation pour un(e) infirmier(ère) Personas principales Infirmier/-ère : Aisha Cliente : Hope Hope est une femme âgée de 26 ans qui a amené son bébé de 6 semaines, Mosi, dans un établissement de soins de santé primaires pour l’administration de vaccins de routine. Alors que l’infirmière Aisha administre les vaccins à l’enfant, elle commence à discuter de l’avenir de Hope et de son désir d’avoir plus d’enfants. Étant donné qu’elle souhaite espacer la prochaine grossesse de plus d’un an par rapport à celle-ci, Aisha suggère qu’elles discutent toutes deux plus en détail de la planification familiale. Hope n’a pas encore été enregistrée dans le système électronique. Par conséquent, Aisha l’enregistre en tant que nouvelle cliente, recueille son numéro de téléphone et son adresse, puis elle lui remet un numéro d’ID unique. Étant donné que Hope n’a pas encore abordé le recours à la contraception avec son époux, elle hésite à donner son numéro de téléphone, car ils utilisent parfois tous deux le même téléphone. Aisha la rassure en lui garantissant que les informations demeureront confidentielles, qu’elle sera contactée uniquement si elle le souhaite et qu’elle peut changer ses préférences à tout moment. Aisha invite Hope à s’asseoir dans la salle d’attente et lui dit qu’elle reviendra dès qu’elle aura terminé de vacciner d’autres enfants. Aisha appelle Hope alors qu’elle se dirige vers la salle de consultation de planification familiale. Elles s’assoient à son bureau et Aisha recueille quelques informations supplémentaires à la suite de leur conversation précédente. Hope allaite son premier bébé et n’a pas d’autres questions de santé à poser. Elle a hâte d’agrandir sa famille, mais, pour le moment, elle se sent un peu dépassée par son nouveau rôle de mère. Pendant la conversation, Aisha prend la pression artérielle de Hope et constate qu’elle présente des valeurs régulières. Lorsqu’Aisha lui demande si elle a déjà pensé à une méthode contraceptive, Hope lui répond qu’elle a entendu parler des nouveaux contraceptifs injectables disponibles et se demande si ce serait une option appropriée pour elle. Aisha lui explique comment fonctionnent l’acétate de médroxyprogestérone (retard) (AMPR), les pilules à progestatifs seuls (PPS) et les dispositifs intra-utérins (DIU). Étant donné qu’elle allaite actuellement Mosi, Hope décide de commencer par une PPS et de surveiller ses effets, mais il est possible qu’elle choisisse un contraceptif injectable plus tard. Étant donné que c’est la première fois que Hope a recours à cette méthode, Aisha l’informe qu’elle peut commencer à prendre la pilule à n’importe quel moment. Elle lui prescrit et lui remet une plaquette de PPS pour un mois et l’encourage à utiliser une double protection, en lui demandant si elle souhaite également des préservatifs. Aisha suggère de planifier une consultation de suivi médical lorsqu’elle reviendra pour le prochain vaccin de Mosi, c’est-à-dire dans un mois, afin de discuter du choix de la PPS et de renouveler l’approvisionnement pour une année complète, le cas échéant. Aisha demande à Hope si elle souhaite recevoir un rappel pour la consultation de suivi médical sur son portable et la rassure en garantissant qu’aucune information confidentielle ne sera divulguée et que le message confirmera simplement la date du rendez-vous prévu. Aisha souhaite savoir si Hope a d’autres doutes ou questions. Quelques jours avant la consultation de suivi médical prévue, le système envoie automatiquement une série de rappels par SMS aux clientes qui ont un rendez-vous prévu dans la semaine et qui ont donné leur consentement pour être contactées. Processus opérationnels correspondants (voir Composant 4) Ce scénario fait référence aux processus opérationnels suivants : » Enregistrement » Conseils en matière de planification familiale » Prestation de services en relation avec la planification familiale. Scénarios d’utilisationComposant 24 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s ex ig en ce s sc én ar io s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s 3.2 Scénario d’utilisation pour une adolescente Personas principales Infirmière/sage-femme : Maria Cliente : Anna Préposé(e) à l’enregistrement : Zeinab Une adolescente s’est rendue à la clinique accompagnée d’une personne. Zeinab, la responsable de l’enregistrement formée en prestation de services de santé destinés aux adolescents, l’éloigne de la file d’attente. Après s’être suffisamment éloignée de la longue file d’attente de clientes, Zeinab l’interroge sur le motif de sa visite. La jeune fille lui répond ouvertement : « Je suis venue me renseigner au sujet de la contraception. » Elle s’aperçoit que c’est une nouvelle cliente. Elle s’appelle Anna, elle a 16 ans et elle est célibataire. Zeinab s’assure que le numéro de téléphone d’urgence qu’Anna a fourni par à la clinique n’appartient pas à ses parents ou à quelqu’un qui pourrait la juger. Elle rassure Anna, qui semble préoccupée, en lui disant : « Ne t’inquiète pas. Toutes tes informations contenues dans le système numérique sont protégées par un mot de passe, donc personne ne peut y accéder. » Pendant la consultation, l’agent de santé, Maria, interroge Anna à l’aide du questionnaire HEADSS : H (home = domicile), E (education = éducation), A (activities = activités), D (drugs = drogues), S (suicide = suicide) et S (sex = sexualité). Cela permet à Maria d’apprendre qu’Anna vit seule, a un petit ami et qu’elle est sexuellement active. Elle explique aussi qu’elle a eu d’autres petits amis. Anna demande à Maria de promettre de ne pas en parler avec ses parents. Après avoir approfondi la question, Anna dit à Maria qu’elle est venue demander conseil, car le préservatif s’est enlevé pendant le rapport sexuel la nuit précédente. Maria interroge Anna pour savoir si elle a des antécédents d’écoulement vaginal anormal. Avec le consentement d’Anna, Maria procède à un examen physique. Maria vérifie l’indice de masse corporelle (IMC), la pression artérielle et compresse l’abdomen d’Anna. Maria informe Anna sur la pilule contraceptive d’urgence et lui explique qu’elle doit la prendre aussitôt que possible, de préférence dans les 72 heures qui suivent l’incident. Cependant, elle lui explique également qu’il arrive parfois que la pilule contraceptive d’urgence ne fonctionne pas et que, par conséquent, elle devra faire un test de grossesse en cas d’absence de règles. Elle aborde d’autres méthodes de contraception à long terme. Anna souhaite savoir si le contraceptif injectable hormonal de trois mois ou le DIU au cuivre pourrait être une bonne solution. Maria explique à Anna qu’en raison de son âge et de la dose élevée d’hormones (progestogène) libérées par le contraceptif injectable intramusculaire, l’utilisation d’un injectable pendant une période prolongée (par ex., deux ans ou plus) peut réduire sa densité osseuse. De plus, étant donné qu’elle a eu de nombreux partenaires auparavant (ce que Maria a appris grâce à l’évaluation HEADSS), elle est également exposée aux infections sexuellement transmissibles (IST). Maria lui explique qu’une combinaison de pilules contraceptives orales (COC) et de préservatifs (double protection) est une bonne option pour la protéger à la fois d’une éventuelle grossesse et des IST. Elle prescrit à Ana une COC pour trois mois, puis elle planifie une consultation de suivi médical dans trois mois afin de vérifier que la COC convient à Anna ou si elle préfère choisir une méthode différente. Anna reçoit un SMS lui rappelant son prochain rendez-vous. Processus opérationnels correspondants (voir Composant 4) Ce scénario fait référence aux processus opérationnels suivants : » Enregistrement » Conseils en matière de planification familiale » Prestation de services en relation avec la planification familiale. recommandations 25 personas indicateurs décisions exigences scénarios Scénarios d’utilisation flux de travail données 3.3 Comment interpréter les scénarios d’utilisation dans le cadre des exigences fonctionnelles Les scénarios d’utilisation sont des outils utiles qui permettent non seulement de mieux comprendre le contexte dans lequel pourrait s’insérer un outil numérique, mais aussi d’obtenir un aperçu des éléments de données essentielles à enregistrer et à comptabiliser dans la base de données. De plus, le contexte dans lequel pourrait s’insérer l’outil, mis en exergue par les scénarios d’utilisation, fournit un aperçu de quelques exigences fonctionnelles et non fonctionnelles requises par le système. Par exemple, certains éléments de données essentielles devant être enregistrés et/ou calculés sont soulignés en jaune. Certains éléments de la logique d’aide à la décision pouvant être automatisés dans le système sont soulignés en bleu. Certaines exigences fonctionnelles et non fonctionnelles principales devant être incluses dans le système sont soulignées en vert et certaines considérations destinées plus particulièrement aux adolescentes qui doivent être prises en compte sont en caractères gras. Par exemple, l’interprétation du scénario d’utilisation pour une adolescente est représentée dans le Tableau 4. Tableau 4. Interprétation du scénario d’utilisation pour une adolescente Éléments de données à collecter Logique de décision à intégrer Exigences fonctionnelles et non fonctionnelles Considérations destinées plus particulièrement aux adolescentes qui doivent être déclenchées si la cliente est âgée de 19 ans ou moins » Date de naissance » Âge » Nouvelle cliente ou cliente déjà enregistrée » État civil » Date du premier jour des dernières règles » Facteurs de risque » Taille » Poids » Calcul de l’âge en fonction de la date de naissance » Logique de décision pour déclencher certaines fenêtres contextuelles et certains rappels selon l’âge de la cliente » Calcul de l’IMC en fonction du poids et de la taille » Protection par mot de passe » Gestion de l’utilisateur (système de connexion) » Messages contextuels (également désignés « rappels ») » Icône d’information pour des informations et des orientations plus détaillées » Enregistrement des données pour utilisation ultérieure » Évaluation d’orientation HEADSS : H (home = domicile), E (education = éducation), A (activities = activités), D (drugs = drogues), S (suicide = suicide) et S (sex = sexualité) (HEADSS) VPH : papillomavirus humain. 26 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s Un processus opérationnel, ou processus, est un ensemble d’activités ou de tâches associées effectuées conjointement afin d’atteindre les objectifs du domaine du programme de santé, comme l’enregistrement, le suivi médical et le transfert (1,16). Les flux de travail constituent une représentation visuelle du progrès des activités (tâches, événements et interactions) qui sont réalisées dans le cadre du processus opérationnel (16). Le flux de travail propose un récit du processus opérationnel schématisé et est utilisé pour améliorer la communication et la collaboration entre les utilisateurs, les parties prenantes et les ingénieurs. Le présent KAN met l’accent sur les principaux processus opérationnels menés par la persona infirmier(ère)/sage-femme dans le cadre de la prestation de services et de conseils en relation avec la planification familiale. Ces processus opérationnels sont décrits dans le Tableau 5. Pour chacun de ces processus opérationnels, les processus opérationnels correspondants, les éléments de données et les besoins d’aide à la prise de décisions sont décrits en détail dans les sections suivantes du présent document. Processus opérationnels et flux de travail Composant recommandations 27 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail Tableau 5. Aperçu des principaux processus opérationnels du module de planification familiale Nom du processus ID du processus Personas Objectifs Ensemble de tâches Titre ID utilisée pour référencer ce processus tout au long du KAN Personnes qui interagissent pour mener à bien le processus Une déclaration explicite décrivant l’objectif du processus L’ensemble d’activités générales effectuées pendant le processus A Enregistrement FP.A » Cliente » Prestataire de soins de santé ou secrétaire Vérifier que la cliente est enregistrée dans le système et que les données personnelles sont à jour ou, le cas échéant, enregistrer la cliente dans le système afin qu’elle soit mise en liste d’attente pour obtenir un rendez-vous Point de départ : La cliente arrive à l’établissement et se rend auprès de la secrétaire » Recherche du dossier de la cliente » Analyse et mise à jour du dossier de la cliente » Création d’un dossier pour les nouvelles clientes B Conseils en matière de planification familiale FP.B » Cliente » Prestataire de soins de santé (clinicien, infirmier(ère)/sage- femme ou agent de santé communautaire) Aborder les éventuelles méthodes de planification familiale avec le client. La cliente choisit une méthode appropriée à son état de santé Point de départ : La cliente a été enregistrée dans l’établissement de soins et s’y est rendue pour demander une consultation. La consultation de planification familiale peut être effectuée parallèlement à d’autres services de santé (par ex., nutrition, vaccination des enfants) » Obtenir l’historique de la cliente » Procéder à une évaluation des risques » Aborder les problèmes et les inquiétudes s’il s’agit d’une cliente déjà enregistrée ou d’une cliente déjà utilisant une méthode de contraception » Conseils à propos des éventuelles méthodes de planification familiale et intentions en matière de procréation » Vérification des critères d’admissibilité médicale » Choix de la méthode » Vérification du stock et des compétences l’administration de la méthode » Si l’établissement n’est pas équipé pour administrer la méthode, consultez C Prestation de services FP.C » Cliente » Prestataire de soins de santé Proposer la(les) méthode(s) ou le(s) service(s) que la cliente sollicite, en cas d’admissibilité médicale Point de départ : La cliente a sélectionné une méthode et elle est médicalement admissible ou admissible avec réserve clinique » Obtenir un consentement informé » Déterminer la date de début de la méthode » Administrer la méthode et/ou expliquer comment l’utiliser » Discuter de la double protection » Déterminer les exigences de suivi et planifier le suivi médical, le cas échéant 28 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s Nom du processus ID du processus Personas Objectifs Ensemble de tâches D Orientation FP.D » Cliente » Prestataire de soins de santé » Établissement d’accueil Orienter les clientes vers les services qui ne sont pas disponibles dans cet établissement Point de départ : Le clinicien a déterminé que la cliente nécessite des services qui ne sont pas disponibles dans cet établissement » Déterminer s’il s’agit d’un transfert urgent » Discuter des emplacements des établissements d’orientation » Contacter l’établissement d’orientation » Transmettre des informations à l’établissement d’accueil » Discuter de toute question avec la cliente E Rapport global et utilisation des données FP.E » Personnel de l’établissement » Personne en charge de l’établissement » Agent/personnel de santé du district Regrouper les données de la cliente dans des rapports globaux et validés, utiliser les données et envoyer les rapports à l’établissement Point de départ : Temps consacré aux rapports périodiques (généralement mensuels) » Vérifier la qualité des données » Corriger les erreurs rectifiables » Générer et examiner les rapports globaux » Envoyer pour approbation » Communiquer les commentaires et toute modification requise Les processus qui appartiennent à la prestation de services de planification familiale, mais qui ne sont pas inclus dans le présent KAN, comprennent : la configuration, la facturation, la distribution et la manière d’effectuer le suivi médical (même si les consultations de suivi médical font partie du flux de travail des consultations de planification familiale). Ces processus peuvent être requis, bien qu’ils dépendent largement du contexte national et spécifique. Le cas échéant, le processus opérationnel peut inclure la vérification de l’assurance ou de la couverture médicale, ce qui peut être fait à n’importe quel moment de la consultation de planification familiale. 4.1 Aperçu des principaux processus Cette section illustre les flux de travail des processus identifiés à l’aide de symboles normalisés pour la schématisation du processus opérationnel. Tout d’abord, le tableau 6 présente un aperçu de ces symboles. La Fig. 5 propose un aperçu des principaux processus de planification familiale. Tableau 6. Symboles des processus opérationnels utilisés dans les flux de travail Symbole Nom du symbole Description C o ul o ir 1 C o ul o ir 2 C o ul o ir 3 P is ci ne Piscine Une piscine est constituée de plusieurs couloirs de natation qui décrivent tous les personnes ou types d’utilisateurs impliqués dans l’exécution du processus opérationnel ou flux de travail. Les diagrammes doivent être clairs et précis et il doit être facile pour tous les lecteurs de comprendre la relation entre les différents couloirs. Par exemple, une piscine peut décrire un processus opérationnel consistant à effectuer une activité de diffusion, impliquant différentes parties prenantes représentées par divers couloirs de natation. C o ul o ir 2 C o ul o ir 3 P is ci ne C o ul o ir 1 Couloir de natation Chaque personne ou type d’utilisateur est attribué à un couloir de natation, une zone désignée pour noter les activités effectuées ou prévues par un acteur spécifique. Par exemple, un agent de santé spécialisé en soins prénatals peut être attribué à un couloir, le superviseur attribué à un autre couloir et les clientes/patientes à un autre couloir. recommandations 29 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail Symbole Nom du symbole Description Événement de début ou événement déclencheur Le diagramme du flux de travail doit contenir à la fois un événement de début et un événement de fin, lesquels définissent le commencement et l’achèvement de la tâche, respectivement. Événement de fin Il peut exister plusieurs événements de fin décrits via les différents couloirs de natation du diagramme du processus opérationnel. Cependant, pour que le diagramme soit clair, il ne doit y avoir qu’un seul événement de fin par couloir. Activité, processus, étape ou tâche Chaque activité doit commencer par un verbe, par exemple, « Enregistrer le client » ou « Calculer le risque ». Entre le début et la fin d’une tâche, il doit y avoir une série d’activités décrivant les actions successives effectuées par l’acteur dans le couloir de natation en question. Il peut également y avoir des sous-processus pour chaque activité. + Activité avec sous-processus Ce symbole désigne une activité qui a un sous-processus beaucoup plus long à détailler dans un autre diagramme. Si le diagramme commence à devenir trop complexe et inutile, le symbole de sous-processus doit être utilisé pour faire référence à un autre processus décrit dans une autre page. Activité avec règle opérationnelle Ce symbole désigne une activité de prise de décisions qui requiert une règle commerciale ou une logique d’aide à la décision à détailler dans un tableau d’aide à la prise de décisions. Cela signifie que la logique décrite dans le tableau d’aide à la prise de décisions entrera en jeu pendant cette activité, telle que décrite dans le processus opérationnel. Ceci est généralement réservé aux décisions complexes. Flux de séquence Cela indique la direction du flux d’un processus à un autre. L’événement de fin ne doit contenir aucune flèche de sortie. Tous les symboles (à l’exception de l’événement de début) peuvent comporter un nombre illimité de flèches d’entrée. Tous les symboles (à l’exception de l’événement de fin et de la passerelle) doivent comporter une seule flèche de sortie. Tous les autres symboles doivent comporter une flèche de sortie vers un nouveau symbole ou une boucle de retour vers un symbole utilisé auparavant ou vers le symbole de l’événement de fin. Les flèches de connexion ne doivent pas se croiser. Flux de message Ce symbole désigne le flux de données ou d’informations d’un processus à l’autre. Ce symbole est généralement utilisé lorsque les données sont partagées via les couloirs de natation ou les groupes de parties prenantes. Passerelle Ce symbole est utilisé pour désigner une fourchette, ou un point de décision, dans le flux de travail, ce qui peut correspondre à un simple filtre binaire (par ex., oui/non) avec deux flèches de sortie correspondantes ou à un autre ensemble de sorties. Il ne doit y avoir que deux sorties différentes qui partent du point de décision. Si vous estimez que vous avez besoin de plus de deux sorties ou flèches de flux séquentiel, vous essayez probablement de décrire une logique d’aide à la décision ou une règle commerciale. Ceci doit plutôt être décrit comme une activité avec règle commerciale (ci-dessus). Lien déclencheur Le lien déclencheur sert de départ à un connecteur hors page. Il s’agit de la fin du processus lorsqu’il n’y a plus de place dans votre page pour ce flux de travail. Il s’agit de la fin d’un processus dans votre page actuelle ou de la fin d’un sous-processus faisant partie d’un processus plus important. Le lien déclencheur doit être suivi d’un lien de rattrapage. Lien de rattrapage Le lien de rattrapage sert de fin à un connecteur hors page. Il s’agit du début d’un nouveau processus dans une page différente à partir du lien déclencheur ou du début d’un sous-processus faisant partie d’un processus plus ample. Il doit toujours y avoir un lien déclencheur associé à un lien de rattrapage. ~ Sous-processus ad hoc Un sous-processus ad hoc peut contenir plusieurs tâches. Une ou plusieurs tâches de cette forme doivent être exécutées, et elles peuvent l’être dans n’importe quel ordre. Cependant, il n’est pas nécessaire d’achever toutes ces activités avant de passer à l’activité suivante. 30 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s Fig. 5. Présentation des principaux processus de planification familialea PF : planification familiale. a Pour les mots clés, consultez le Tableau 6 (page 28). É ta b lis se m en t d e sa nt é G es ti o n d es ét ab lis se m en ts d e sa nt é P ha rm ac ie recommandations 31 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail 4.2 Flux de travail A. Processus opérationnel pour l’enregistrement Objectif : Vérifier que la cliente est enregistrée dans le système et que les données personnelles sont à jour ou, le cas échéant, enregistrer la cliente dans le système et s’assurer qu’elle est prête pour une consultation. Fig. 6. Flux de travail : Processus opérationnel d’enregistrement a Pour les mots clés, consultez le Tableau 6 (page 28). Source : Adapté à partir de PATH (23). É ta b lis se m en t d e sa nt é 32 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s REMARQUES ET ANNOTATIONS SUR LE PROCESSUS D’ENREGISTREMENT Remarque générale L’enregistrement peut être effectué en tant processus individuel par un secrétaire/administrateur en charge des données avant la consultation de planification familiale ou directement par le conseiller dans le cadre général de la consultation de planification familiale. 1. Arrivée à l’établissement » La cliente arrive dans l’établissement de soins de santé. » Il est possible que la cliente soit déjà enregistrée dans l’établissement de soins de santé pour un autre service. Par exemple, une consultation de planification familiale post-partum peut être organisée pour la cliente lors d’une consultation de soins prénatals. 2. Recueillir les coordonnées de la cliente » Demandez à la cliente si elle possède déjà un ID unique. » La cliente possède-t-elle une carte/un numéro/un code-barres ? » La cliente est-elle déjà enregistrée dans l’établissement ou a-t-elle été orientée par un autre établissement ? » S’il s’agit d’une cliente orientée, vérifiez la fiche de référence ou les données de la communauté. » Vérifiez si c’est la première fois que la cliente se présente à l’établissement de soins de santé / au centre de santé. » En ce qui concerne les clientes déjà enregistrées dans l’établissement, les données seront récupérées à partir du registre des clients de l’établissement ou, si possible, à partir du registre de clients central. 3. Recherche du dossier de la cliente » Ce processus de recherche peut être effectué de plusieurs façons, en fonction des mécanismes disponibles au niveau national. Par exemple, il est possible de rechercher une cliente par son nom, un ID unique, un code QR ou même des données biométriques. 4. Un résultat ? » Si vous trouvez plusieurs dossiers sans ID unique, proposez des options pour combiner les dossiers. 5. Créer le dossier de la cliente » Émettez un ID unique, si cette option existe et est utilisée dans l’établissement. 6. Valider les données de la cliente Analysez et mettez le dossier de la cliente à jour. 6.1. Examiner les données sociodémographiques avec la cliente » Examiner les informations non cliniques de la cliente : nom, adresse, numéro de téléphone, etc. 6.2. Une mise à jour est-elle nécessaire ? » La cliente a-t-elle déménagé ? Les données de contact ou toute autre donnée sociodémographique ont-elles changé ? 6.3. Mise à jour des données de la cliente » La cliente peut fournir des informations à jour en cas de déménagement ou de modification récente des données à caractère personnel. Fusionner / mettre à jour le dossiers de la cliente. Cela peut également être effectué pendant la consultation. REMARQUE : Les clients doivent être accompagnés vers un espace de consultation privé au moment où leurs données à caractère personnel sont collectées, afin d’éviter que d’éventuelles connaissances n’entendent la conversation. recommandations 33 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail 7. Enregistrement de la cliente » Enregistrez la mise à jour des données de la cliente dans le registre des clients. » Ajoutez la cliente à la liste d’attente pertinente pour obtenir une consultation. » Envoyez/divulguez les informations d’admission à l’établissement de transfert, le cas échéant. 8. Consultation » Après l’enregistrement de la cliente, passez au flux de travail de la consultation. Pour les adolescentes : Pour les adolescentes, il convient de noter quelques points particuliers. » L’adolescente est-elle mariée ? » Est-elle accompagnée d’une personne adulte (par ex. parent, membre de la famille ? » L’accompagnant est-il au courant du motif de la consultation ? » Les informations peuvent-elles être ultérieurement transmises à l’accompagnant ou aux parents ? » Tout numéro de téléphone d’urgence fournit par l’adolescente, en plus de son numéro de téléphone personnel, doit appartenir à une personne de confiance avec laquelle la clinique peut discuter de son état, le cas échéant. » L’adolescente a-t-elle déménagé récemment ? » Comment l’adolescente se sent-elle à la maison ? 34 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s B. Processus opérationnel de la consultation Objectif : Fournir des services d’orientation et de consultation à la cliente et décider du cours des actions. Fig. 7. Flux de travail : Processus opérationnel de la consultation a Pour les mots clés, consultez le Tableau 6 (page 28). É ta b lis se m en t d e sa nt é recommandations 35 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail 36 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s REMARQUES ET SYMBOLES DU PROCESSUS OPÉRATIONNEL DE CONSULTATION Remarques générales La consultation doit avoir lieu dans un espace privé. La divulgation des informations de groupe peut avoir lieu dans la salle d’attente avant la consultation. Les éléments essentiels des rappels de rendez-vous qui peuvent être intégrés à votre outil, en tant que suggestions de conseils, comprennent les rappels expliquant ce qui suit. » Quelle est la méthode contraceptive utilisée ? » Comment la méthode contraceptive utilisée fonctionne-t-elle ? » La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » Comment la méthode contraceptive est-elle utilisée ? /Quand utilisez-vous la méthode contraceptive ? » Quels sont les éventuels effets secondaires de la méthode contraceptive ? /Quels sont les éventuels effets indésirables de la méthode contraceptive ? » Quels sont les autres avantages de la méthode contraceptive ? » La méthode contraceptive est-elle compatible avec l’allaitement ? » La méthode contraceptive protège-t-elle contre les IST et le VIH/SIDA ? Lignes directrices et orientation : » Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (13) » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier – « Une séance de conseils réussie », page 370 (14) » Principaux repères sur la Planification familiale / Contraception (24). 1. Détermination du motif de la consultation » Recherchez les données de la cliente dans le système et déterminez le motif de la consultation. » Tableau d’aide à la prise de décisions pour orienter le flux de travail : – FP.DT.01 « Motif de la consultation ». Remarque : les étapes 2, 3, 4 et 5 peuvent avoir lieu simultanément. Il est possible que les étapes ne soient pas toutes achevées. 2. Contrôle des signes vitaux » Les signes vitaux, par exemple, la pression artérielle et le poids, peuvent être contrôlés et enregistrés. » Il est possible que vous deviez vérifier d’autres informations physiques dans le cadre de la sélection de la méthode contraceptive. 3. Saisir ou mettre à jour les antécédents de la cliente » Discutez de l’historique médical de la cliente et examinez les dossiers disponibles. » Incluez une recherche sur les antécédents contraceptifs, c’est-à-dire, les méthodes contraceptives utilisées antérieurement. 4. Procéder à une évaluation des risques » Cela n’est pas obligatoire, mais vous pouvez procéder à une évaluation des risques, en fonction des politiques nationales et des systèmes de support existants, à la discrétion de l’agent de santé. » Certaines évaluations des risques pouvant être effectuées impliquent de savoir si la cliente présente un risque élevé d’IST et si elle a été victime de violence exercée par un partenaire intime ou de violence sexuelle. » Éventuelles évaluations des risques à inclure : – FP.DT.03 « Évaluation des risques d‘IST » – FP.DT.04 « Évaluation de la violence exercée par un partenaire intime et soutien de première ligne ». » Fournir des renseignements généraux sur la santé sexuelle et reproductive. Pour les adolescentes : » Établissez un rapport avec l’adolescente. » En cas d’accompagnement par une personne adulte, expliquez que l’adulte peut devoir se tenir à l’écart. » Posez des questions qui ne soient pas menaçantes. » Effectuez une évaluation HEADSS pendant la consultation. recommandations 37 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail 5. Première consultation ou consultation de suivi ? » D’après le motif de la consultation, déterminez quels sont les conseils et les services nécessaires. 6. Discuter des problèmes et des préoccupations » Renseignez-vous sur les problèmes comme, par exemple, des effets secondaires observés par la cliente ou par rapport auxquels elle se pose des questions. » Des examens supplémentaires, voire un transfert, peuvent être requis dans une telle situation, en fonction de la complexité et de la gravité du problème de santé. » Lignes directrices et orientation : – Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (13) – Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier – « Prise en charge des problèmes : problèmes signalés comme des effets secondaires », « Nouveaux problèmes qui nécessiteront peut-être qu’elle change de méthode » et « Aider les utilisatrices suivies » (14). 7. Faut-il conserver la méthode contraceptive utilisée ? » La cliente est-elle satisfaite de la méthode contraceptive utilisée ? » La cliente souhaite-t-elle continuer à utiliser la méthode contraceptive actuelle ? » La cliente souhaite-t-elle utiliser une autre méthode contraceptive ? » Ou la cliente souhaite-t-elle interrompre complètement l’utilisation de méthodes contraceptives ? 8. Transmission des messages de renforcement » Transmettez des messages de renforcement concernant le choix de la méthode contraceptive de la cliente. 9. Besoin de réapprovisionnement ? » La cliente a-t-elle besoin d’un réapprovisionnement pour continuer la méthode contraceptive ? 10. Une procédure est-elle nécessaire ? » Faut-il mettre une procédure en place afin que le cliente continue à utiliser la méthode contraceptive, arrête d’utiliser la méthode contraceptive ou change de méthode contraceptive ? Par exemple, les prestataires ne sont pas tous en mesure de fournir ou de retirer certaines méthodes contraceptives, comme les implants et les DIU. 11. Sélection de la méthode contraceptive 11.1. Méthode contraceptive envisagée » Cherchez à comprendre si la cliente a déjà envisagé une méthode contraceptive. » Tableau d’aide à la prise de décisions pour orienter la consultation : – FP.DT.06 « Méthode contraceptive envisagée ». » Indépendamment de la réponse, passez au point 11.2 « Discussion des méthodes contraceptives et des options de contraception ». 11.2. Discussion des méthodes contraceptives et des options de contraception » Si la cliente a déjà envisagé une méthode contraceptive, vérifiez : – Si la méthode contraceptive convient aux besoins et aux préférences de la cliente – Les connaissances de la cliente en ce qui concerne la méthode contraceptive et si elle a besoin d’informations supplémentaires ; si la réponse de la cliente suggère une mauvaise compréhension ou des informations incorrectes, discutez de la méthode contraceptive et assurez-vous qu’elle acquiert une bonne compréhension. Pour les adolescentes : En ce qui concerne les adolescentes, il est obligatoire d’évaluer le risque de grossesse. En cas de risque, la méthode contraceptive administrée doit pouvoir être contrôlée par l’adolescente. L’évaluation HEADSS peut vous aider lors de cette étape. Le suivi est terminé lorsque : » La cliente sent qu’elle a reçu l’aide dont elle avait besoin » La cliente sait ce qu’elle doit faire et se sent en mesure de le faire » La cliente se sent respectée et estimée » La cliente peut revenir lorsqu’elle en a besoin » La cliente utilise les méthodes contraceptives de manière efficace et en est satisfaite. 38 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s » Si la cliente n’a pas encore envisagé une méthode contraceptive, discutez des méthodes contraceptives possibles en fonction de ses besoins/préférences et examinez les différentes options. » Le prestataire de soins de santé doit pouvoir renseigner la cliente et l’informer sur les points suivants : en quoi consiste la méthode contraceptive, comment l’utiliser correctement, quand commencer, ce dont il faut se rappeler lors de l’utilisation de la méthode contraceptive, les éventuels effets secondaires et comment les gérer, les éventuels risques et avantages pour la santé, corriger les malentendus, expliquer la différence entre les différentes méthodes contraceptives, et plus encore. Vous trouverez des informations additionnelles dans les sources suivantes : – Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (14) – Outil d’aide à la prise de décision à l’usage des clients et des prestataires de la planification familiale (25). 11.3. Sélection des méthodes contraceptives envisagées » Aidez la cliente à faire un choix éclairé. 11.4. Contrôle de l’admissibilité médicale » Vérifiez l’admissibilité de la cliente par rapport à la méthode contraceptive envisagée. » Ceci peut demander des analyses de laboratoire supplémentaires, en fonction de la complexité du problème de santé et de la méthode contraceptive. » Décisions à prendre : – FP.DT.08 « Critères d’admissibilité médicale (CAM) ». » Lignes directrices et orientation : – Critères d’admissibilité médicale pour l’adoption et l’utilisation d’une méthode contraceptive (12) – Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier – « Faire appel au jugement clinique dans les cas spéciaux » (14) – Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (13). 11.5. La cliente est-elle admissible sur le plan médical ? » En fonction des résultats de FP.DT.08, la cliente peut ou ne pas être admissible à une méthode contraceptive sur le plan médical. » Si la cliente n’est pas admissible à la méthode contraceptive sélectionnée sur le plan médical, poursuivez la consultation et proposez d’autres options de méthodes contraceptives. 11.6. Choix de la méthode contraceptive » Après que la cliente ait reçu les conseils nécessaires et que son admissibilité ait été déterminée sur le plan médical, elle décidera de sa méthode de choix. » La méthode de choix est la méthode contraceptive choisie par la cliente en fonction de ses préférences en matière de contraception et de son admissibilité médicale. 12. Vérifier le stock » L’établissement possède-t-il les articles nécessaires pour administrer la méthode contraceptive choisie ? » La méthode contraceptive est-elle disponible en stock ? » Des instruments médicaux connexes sont-ils requis et en stock pour administrer la méthode contraceptive (par ex., forceps, spéculum, gants) ? 13. Valider les compétences » Des agents de santé formés pour administrer la méthode contraceptive proposée (par ex., insertion d’un DIU) ou le service (par ex., enlèvement d’un DIU) sont-ils présents dans l’établissement ? » La mise à disposition de cette méthode contraceptive relève-t-elle des rôles et responsabilités de l’infirmier(ère)/sage-femme ? 14. Détermination du lieu de la prestation de services » En fonction de la disponibilité du stock et des compétences du prestataire de soins de santé, déterminez si la méthode ou le service peuvent être administrés sur place ou si un transfert est nécessaire : – FP.DT.09 « Détermination du lieu de la prestation de services ». Pour les adolescentes : » En général, les adolescentes sont admissibles à l’utilisation de toutes les méthodes contraceptives et doivent avoir accès à une variété de choix contraceptifs. » L’âge en soi ne constitue pas une raison médicale pour refuser une méthode contraceptive aux adolescentes. » Envisagez aussi de demander : « Est-ce que vous fumez, consumez de l’alcool ou prenez des drogues récréatives régulièrement ? » recommandations 39 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail 15. La cliente souhaite-t-elle conserver la méthode contraceptive choisie ? » Si la méthode contraceptive n’est pas disponible en stock, malgré l’ensemble de compétences du prestataire de soins de santé, la cliente peut décider de choisir une autre méthode contraceptive. » Si le prestataire de soins de santé ne possède pas l’ensemble de compétences nécessaire pour administrer la méthode contraceptive, la cliente pourra alors décider de choisir une autre méthode contraceptive. » Cependant, si la cliente ne souhaite pas choisir une autre méthode contraceptive, orientez-la vers un autre établissement ou planifiez un rendez-vous de suivi. 16. Prestation de services » Si la méthode contraceptive est disponible en stock et que le prestataire de soins de santé a les compétences nécessaires pour administrer la méthode contraceptive, passez ensuite au flux de travail de la prestation de services. 17. Orientation » S’il n’est pas possible que la cliente reçoive la méthode contraceptive dans l’établissement de soins de santé où elle se trouve actuellement, et qu’elle ne souhaite pas choisir une autre méthode contraceptive, orientez-la alors vers un autre établissement. FIG. 8 Comparaison de l’efficacité des méthodes contraceptives Source : OMS/RHR et CCP (14). 40 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s C. Processus opérationnel pour la prestation de services Objectif : Fournir les services, avec des instructions et des méthodes contraceptives, si la cliente est admissible sur le plan médical. Fig. 9. Flux de travail : Processus opérationnel de la prestation de servicesa MBCF : méthode basée sur la connaissance de la fécondité ; DIU : dispositif intra-utérin ; MAMA : méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée. a Pour les mots clés, consultez le Tableau 6 (page 28). É ta b lis se m en t d e sa nt é recommandations 41 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail 42 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s REMARQUES ET SYMBOLES DU PROCESSUS OPÉRATIONNEL DE LA PRESTATION DE SERVICES Remarques générales Que la cliente ait ou non reçu un suivi médical, elle peut bénéficier de la prestation de services au même moment, au même endroit. La cliente pourrait également recevoir les services dans un établissement d’accueil. Alternativement, la prestation de services pourrait également avoir lieu au même endroit, mais ultérieurement. 1. Examiner le dossier de la cliente » Recherchez les données de la cliente dans le système et examinez son dossier, notamment son admissibilité médicale. 1.1 Arrêt de la méthode contraceptive ? » Si la cliente souhaite arrêter la méthode contraceptive (par ex., retrait d’un DIU ou d’un implant), passez directement au point 6.1 « Obtention du consentement informé » et 9.1 « Réalisation de la procédure de retrait ». 2. La cliente a-t-elle choisi une méthode contraceptive ? » Indépendamment de la méthode contraceptive choisie, le prestataire de soins de santé doit tout d’abord déterminer si la cliente n’est pas enceinte (à l’aide d’une liste de vérification de la grossesse ou, le cas échéant, d’un test de grossesse). 3. Utilisation d’une liste de vérification de la grossesse » La liste de vérification de la grossesse est nécessaire pour les clientes qui commencent une méthode contraceptive hormonale et/ou qui souhaitent porter un DIU. » Logique d’aide à la décision pour calculer l’état de la grossesse : – FP.DT.10 « Liste de vérification de la grossesse ». 4. Possibilité de grossesse écartée ? » Si la possibilité de grossesse peut être écartée grâce à la liste de vérification de la grossesse, passez au point 6 « Obtention du consentement informé ». » Si la probabilité de grossesse ne peut pas être écartée, il faudra effectuer un test de grossesse (étape 5). 5. Effectuer un test de grossesse » En fonction de la sensibilité du test de grossesse, une consultation de suivi peut être requise. » Lignes directrices et orientation : – Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier – « Liste de vérification de la grossesse » (14). 6. Obtenir un consentement informé » Une consultation de suivi spéciale peut être requise. » Les politiques et exigences locales pour l’obtention d’un consentement informé doivent être appliquées lors de cette étape. 7. Effectuer des analyses et des tests » Selon la méthode contraceptive utilisée, des analyses et des tests additionnels peuvent être nécessaires afin de déterminer si la cliente est apte à recevoir la méthode contraceptive et/ou de déterminer le moment le plus approprié pour commencer la méthode contraceptive. D’autre part, certains tests et analyses sont effectués afin de garantir que la méthode contraceptive est administrée en toute sécurité. » Les analyses ou les tests envisagés pour chaque type de contraception s’appliquent à des personnes considérées saines. Les personnes qui présentent des problèmes médicaux connus ou d’autres problèmes spéciaux peuvent être soumises à des analyses ou tests additionnels. » Il est nécessaire d’évaluer la nécessité d’effectuer l’analyse ou le test. Par exemple, si l’établissement de soins de santé ne dispose pas des moyens pour effectuer un test de l’hémoglobine, il se peut alors que le test de l’hémoglobine ne soit pas nécessaire et le fait de ne pas l’effectuer ne doit pas empêcher la cliente de recevoir une méthode contraceptive. » Logique d’aide à la décision pour déterminer la nécessité des analyses et/ou tests : – FP.DT.11 « Analyses et tests ». recommandations 43 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail 8. Déterminer la date de début de la méthode contraceptive » Logique d’aide à la décision pour déterminer quand commencer, en fonction de la méthode contraceptive et de l’état de santé : – FP.DT.12 « Quand commencer ». 9. Fournir une méthode contraceptive » Expliquez à la cliente comment la méthode contraceptive fonctionne, comment l’utiliser, quand commencer et comment reconnaître et gérer les effets secondaires. De plus, certaines méthodes contraceptives, comme l’acétate de médroxyprogestérone (retard) sous-cutané (AMPR-SC), peuvent demander une formation d’orientation en cas d’autoadministration (26). » En ce qui concerne les méthodes contraceptives à long terme et permanentes, une procédure sera effectuée. » Lignes directrices et orientation : – Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (13) – Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (14). » Certaines méthodes contraceptives, comme les DIU et les implants, peuvent demander une période d’observation dans la clinique et une période de repos. 10. Discuter de la double protection » Encouragez la double protection afin de prévenir les IST, les infections de l’appareil génital et la grossesse. » Logique d’aide à la décision pour déterminer si une méthode contraceptive d’appoint est nécessaire : – FP.DT.13 « Méthode contraceptive d’appoint ». » Si une méthode contraceptive d’appoint est nécessaire, la cliente devra demander à son partenaire d’utiliser des préservatifs ou de s’abstenir d’avoir des rapports sexuels pendant le nombre de jours recommandé. » Si c’est approprié, fournissez des préservatifs, encouragez l’utilisation du préservatif et donnez des conseils sur la réduction du nombre de partenaires ou le retardement de l’activité sexuelle afin de réduire le risque d’IST. 11. Discuter de toute question avec la cliente » Transmettez les messages de renforcement. » En ce qui concerne la méthode contraceptive que la cliente a choisi de s’autoadministrer, assurez-vous que la cliente a reçu toutes les informations nécessaires sait qu’elle peut revenir à tout moment. » Si c’est approprié, orientez la cliente vers d’autres services (par ex., dépistage d’IST ou VPH). » Lignes directrices et orientation : – Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier – « ‘Revenez à tout moment’ : raisons de revenir » (14). 12. Détermination des exigences de suivi » Bien que les clientes soient encouragées à revenir à tout moment, certaines méthodes contraceptives requièrent un suivi plus régulier. » Logique d’aide à la décision de suivi : – FP.DT.14 « Exigences de suivi » – FP.S.1 « Planification de la consultation de suivi ». » Lignes directrices et orientation : – Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (13) – Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (14). » Mettez le dossier numérique de la cliente à jour. » Mettez la « carte bleue » à jour, si utilisée dans le pays. Les informations indiquées sur la carte doivent prendre en compte les exigences de confidentialité. Pour les adolescentes : Il est particulièrement important que les adolescentes reçoivent le suivi approprié en ce qui concerne la double protection afin de prévenir les IST. 44 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s 13. Suivi nécessaire ? » Si un suivi est nécessaire, planifiez une consultation de suivi. » Si le suivi n’est pas nécessaire, encouragez le suivi médical autant que possible. 14. Planification de la consultation de suivi » Expliquez l’importance du suivi médical. » Si la cliente accepte d’être contactée, confirmez ses données de contact et configurez l’approbation du suivi médical. » Lignes directrices et orientation : – Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier – « ‘Revenez à tout moment’ : raisons de revenir » (14). 15. Encouragement du suivi médical autant que possible » Bien qu’un suivi médical de routine ne soit pas obligatoire pour la méthode contraceptive choisie par la cliente, le prestataire de soins de santé doit spécifier que celle-ci est invitée à revenir à tout moment pour discuter des effets secondaires ou complications éventuels, si elle souhaite changer de méthode contraceptive et/ou si elle pense être enceinte. » Si c’est approprié, orientez la cliente vers d’autres services (par ex., dépistage d’IST ou du VIH). » Lignes directrices et orientation : – Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier – « ‘Revenez à tout moment’ : raisons de revenir » (14). recommandations 45 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail D. Processus opérationnel pour l’orientation Objectif : Orienter les clientes vers des services requis qui ne sont pas disponibles dans le point de service en question. Fig. 10. Flux de travail : Processus opérationnel pour l’orientationa a Pour les mots clés, consultez le Tableau 6 (page 28). É ta b lis se m en t d e sa nt é É ta b lis se m en t d e sa nt é d’ or ie nt at io n 46 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s REMARQUES ET SYMBOLES DU PROCESSUS D’ORIENTATION Remarques générales Voici quelques exemples de raisons pour lesquelles une orientation peut être nécessaire : » L’agent de santé ne peut pas administrer la méthode contraceptive en raison d’un manque de formation et de compétences » L’établissement ne dispose pas de la méthode contraceptive en stock ou ne dispose pas des instruments nécessaires pour administrer la méthode contraceptive disponible en stock » L’établissement n’est pas en mesure d’effectuer le service pour une raison quelconque » Il s’agit d’un cas d’urgence et la cliente doit être immédiatement transférée. 1. Orientation d’urgence ? » Si la cliente doit être immédiatement transférée en raison d’une situation d’urgence, ignorez les étapes de transfert standard. » En cas d’urgence, le transfert peut être effectué à tout moment, y compris pendant l’enregistrement, la consultation ou la prestation de services. 2. Orientation d’urgence 2.1 Stabilisation de la cliente et administration du traitement préalable au transfert » Nous considérons que la cliente doit être transférée d’urgence lorsque son état de santé requiert une attention médicale particulière. Par conséquent, stabilisez l’état de la cliente et administrez le traitement nécessaire. 2.2 La cliente est-elle assez stable pour être transférée ? » Lorsque la cliente est suffisamment stabilisée pour être transportée, procédez immédiatement à son transport. » Si la cliente n’est toujours pas stabilisée, administrez un traitement préalablement au transfert afin de la stabiliser. 2.3 Organiser le transfert » Organisez le transport d’urgence pour la cliente. » Pour les cas d’urgence, l’établissement de soins de santé organise le transfert, généralement en appelant une ambulance ou un autre véhicule. 3. Identifier et discuter des options de lieux d’orientation » En discutant avec la cliente et les membres de sa famille, décidez du lieu où elle sera transférée. La conversation doit aborder les points suivants : – Comment parvenir jusqu’à l’établissement d’accueil,notamment de l’emplacement et des moyens de transport – À qui s’adresser et ce qui va probablement se passer – Suivi médical au retour, le cas échéant. » Au cas où il existe plusieurs possibilités d’établissements d’accueil, il incombe à la cliente ou aux membres de sa famille d’indiquer le lieu d’accueil de préférence. 4. Contacter l’établissement d’orientation » Les agents de santé doivent contacter l’établissement d’accueil pour déterminer si l’établissement peut accueillir ce transfert. 5. L’établissement peut-il l’accueillir ? » Vérifiez si l’établissement peut accueillir la cliente et fournir les services nécessaires. » Si l’établissement peut accueillir la cliente, passez à l’étape 6 « Communication des informations à l’établissement d’accueil ». » Autrement, cherchez un autre établissement qui puisse accueillir la cliente. » Un système peut être configuré pour valider si un établissement possède à la fois le matériel médical et les compétences pour accueillir la cliente. recommandations 47 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail 6. Transmettre les informations à l’établissement d’accueil » Prendre rendez-vous, le cas échéant. » La cliente ou la famille organise le transport. » En ce qui concerne les transferts d’urgence, l’établissement de soins de santé organise le transport, généralement en appelant une ambulance ou un autre véhicule. » Remplissez le formulaire de transfert, lequel peut inclure une notification de l’établissement d’accueil. » Fournir les informations cliniques, sociodémographiques et d’identité nécessaires à l’établissement d’orientation. » Cela peut se faire par voie numérique si les systèmes appropriés sont en place. 7. Discuter de toute question avec la cliente » Traitez toutes les questions ou préoccupations que la cliente peut avoir. 8. Fournir une méthode contraceptive d’appoint et discuter de la double protection » Fournissez une méthode contraceptive d’appoint en fonction de la méthode contraceptive choisie et de la date de début d’administration, puis discutez de la double protection à l’aide de préservatifs. 9. Réception de la cliente » L’établissement d’accueil reçoit la cliente, ainsi que toutes les informations cliniques, sociodémographiques et d’identification nécessaires. » Une fois que l’établissement d’accueil a reçu la cliente, passez à la prestation de services dans l’établissement d’accueil (C. Processus opérationnel pour la prestation de services). Pour les adolescentes : Si un adolescente non-accompagnée doit être transférée, assurez-vous qu’un adulte responsable est envoyé en tant qu’accompagnant. 48 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s E. Processus opérationnel pour le rapport global et l’utilisation des données Objectif : Regrouper les données de la cliente dans des rapports globaux et validés, utiliser les données et envoyer les rapports. Fig. 11. Flux de travail : Processus opérationnel pour les rapports globauxa a Pour les mots clés, consultez le Tableau 6 (page 28). É ta b lis se m en t d e sa nt é recommandations 49 personas indicateurs données décisions scénarios exigences flux de travail Processus opérationnels et flux de travail NOTES ET ANNOTATIONS SUR LE PROCESSUS OPÉRATIONNEL RELATIF AUX RAPPORTS ET À L’UTILISATION DES DONNÉES 1. Vérification des données » L’établissement de soins de santé vérifie l’exactitude, la validité et l’exhaustivité des données dans le système. » Ce processus peut être automatisé et effectué par voie numérique. 2. Corriger les problèmes de qualité des données qui peuvent être résolus » Selon la politique locale, cette étape peut ne pas être nécessaire. 3. Générer des rapports globaux » Ce processus peut être automatisé et effectué par voie numérique. 4. Vérifier les rapports globaux » Selon la politique locale, cette étape peut ne pas être nécessaire. 5. L’examen du superviseur/responsable de l’établissement est-il nécessaire ? » Vérifier si le rapport doit être examiné par la personne responsable de l’établissement. » Certains responsables d’établissements n’examinent pas les rapports. 6. Examen du rapport » Les rapports sont examinés par la personne responsable. » Ce processus peut être effectué par voie numérique. 7. Modifications nécessaires ? » Déterminer si le rapport est exact ou s’il comporte des erreurs. 8. Fournir des commentaires » En cas de problèmes avec le rapport, la personne responsable transmettra les commentaires à la personne chargée de corriger les données des clientes. » Ce processus peut être effectué par voie numérique. 9. Transmettre les données par voie électronique » Les rapports et les données peuvent être utilisés par l’établissement à différents moments pendant le processus opérationnel comme, par exemple, ici, dans une phase précoce du processus ou en dehors du processus opérationnel. » Ce processus peut être automatisé et effectué par voie numérique. » En fonction des politiques locales, une saisie active peut ne pas être nécessaire et le ministère de la Santé peut accéder directement aux données à des fins d’établissement de rapports, au niveau du district, de la province et au niveau national. 10. Examen des données transmises » Utiliser les données du rapport pour examiner les progrès accomplis et prendre des décisions sur les améliorations à apporter et les mesures à prendre. 11. Des commentaires ? » Déterminer l’existence de commentaires après l’examen des données. 12. Fournir des commentaires à l’établissement » S’il existe des commentaires, la personne en charge devra les transmettre à l’établissement. En cas d’erreurs, l’établissement peut être tenu de recommencer le processus et de le transmettre à nouveau. 50 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s fl ux d e t ra va il Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale do nn ée s 4.3 Considérations supplémentaires concernant l’adaptation des flux de travail Nous rappelons que ces flux de travail sont conçus de manière générique et à un niveau élevé. Ils devront être personnalisés et adaptés lorsqu’ils seront intégrés dans le système numérique pour un contexte spécifique. Nous considérons que ces flux de travail sont complets à 80 %, les 20 % restants devant être achevés via une série de méthodes et de mécanismes de conception humaine afin de préparer la mise en œuvre des flux de travail. Par exemple, il peut s’avérer nécessaire de créer des flux de travail supplémentaires ou d’attribuer d’autres activités à un agent de santé de l’établissement. Certains flux de travail ne sont pas inclus en raison de leur niveau élevé de mise en contexte requis, notamment : la facturation, la distribution (au cas où il s’agit d’un concept séparé de la prestation de services), la configuration (des caractéristiques spécifiques à l’établissement) et le suivi médical (lequel peut être automatisé). Alternativement, il peut exister certaines activités et tâches que l’agent de santé n’est pas censé réaliser. Bien que ces flux de travail puissent être considérés comme un point de départ, il convient d’effectuer une validation plus approfondie à travers des entretiens avec les personas ciblées ou en détaillant leurs responsabilités de façon à obtenir une meilleure compréhension des différences qu’il faudrait refléter dans le système numérique. recommandations 51 personas indicateurs flux de travail décisions scénarios exigences données Éléments de données essentielless Cette section présente le jeu de données minimal correspondant aux différents points du flux de travail des processus opérationnels identifiés. Ce jeu de données peut être utilisé avec n’importe quel système de logiciel et énumère les éléments de données pertinents pour la prestation de services et l’exécution de la logique d’aide à la décision, ainsi que pour l’alimentation des indicateurs et mesures de rendement. Bien que cette section présente un aperçu de haut niveau des éléments de données, vous trouverez un dictionnaire de données plus complet sous forme de feuille de calcul détaillant les options de saisie, les vérifications de validation et les codes du dictionnaire de concepts dans l’Annexe Web A. L’inclusion d’un élément de donnée dans le tableau n’implique pas, en soi, que la collecte des données soit obligatoire. De plus, certains éléments de données dépendent d’autres éléments de données (par ex., les résultats d’une analyse sont saisis uniquement lorsque l’analyse a été effectuée). La collecte des données ne doit pas empêcher les clientes d’accepter une méthode contraceptive ni affecter la prestation de soins cliniques. Les données devront être analysées et adaptées. 5.1 Liste simplifiée des éléments de données essentielles Le Tableau 7 propose une liste simplifiée des éléments de données essentielles et constitue seulement un aperçu du dictionnaire de données que vous trouverez dans l’Annexe Web A. Tout comme pour les flux de travail, nous considérons que 80 % du dictionnaire est générique et nous espérons que les 20 % restants soient complétés et modifiés lors de l’adaptation au niveau national. Éléments de données essentielles Composant 52 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s do nn ée s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il Tableau 7. Éléments de données essentielles relatifs aux flux de travail pour les processus opérationnels identifiés ID de l’activité. Nom de l’activité ID de l’élément de données Nom de l’élément de données Description et définition Processus opérationnel PF.A : Enregistrement PF.A1. Arrivée à l’établissement N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité PF.A2. Recueillir les coordonnées de la cliente PF.A.DE1 Date de la consultation La date et l’heure de la consultation de la cliente PF.A.DE2 Espace administratif Ceci doit correspondre à une liste des espaces administratifs propres au contexte (villages, districts, etc.) afin de permettre le regroupement et le signalement des données des clientes dans la zone de capture d’un établissement particulier. PF.A.DE3-6 Orientation Si la cliente a été transférée pour recevoir des soins PF.A.DE7 Identification unique Identifiant unique généré pour les nouvelles clientes ou un identifiant universel, s’il est utilisé dans le pays PF.A.DE8 Prénom Prénom de la cliente FP.A.DE9 Nom de famille Nom de famille de la cliente PF.A.DE10 Date de naissance La date de naissance de la cliente, si connue PF.A.DE11-15 Âge Âge (nombre d’années) de la cliente calculé en fonction de la date de naissance ; si la date de naissance n’est pas connue, saisir l’âge estimé de la cliente PF.A.DE16-19 Genre Genre de la cliente PF.A.DE20 Adresse Adresse de résidence de la cliente ou adresse que la cliente accepte de divulguer PF.A.DE21-32 État civil État civil actuel de la cliente PF.A.DE33-39 Cohabitants Personnes cohabitant avec la cliente (par ex., parents, autres membres de la famille, partenaire, amis, aucune personne) PF.A.DE40-45 Niveau d’études le plus élevé Le niveau d’études le plus élevé atteint par la cliente PF.A.DE46-52 Profession La profession principale de la cliente PF.A.DE53-55 Numéro de téléphone portable Numéro de téléphone portable (et consentement pour être contactée) PF.A.DE56-63 Préférences de communication Comment la cliente souhaite recevoir les communications concernant la planification familiale PF.A.DE64-68 Paiement Comment la cliente payera les services et les produits de santé PF.A3. Recherche de clientes N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité, vous pouvez vous baser sur l’activité précédente PF.A2. Collecte des données de la cliente PF.A4. Résultat trouvé N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité, vous pouvez vous baser sur l’activité précédente PF.A2. Collecte des données de la cliente PF.A5. Créer le dossier de la cliente N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité, vous pouvez vous baser sur l’activité précédente PF.A2. Collecte des données de la cliente recommandations 53 personas indicateurs flux de travail décisions scénarios exigences données Éléments de données essentielless ID de l’activité. Nom de l’activité ID de l’élément de données Nom de l’élément de données Description et définition PF.A6. Valider les données de la cliente N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité, vous pouvez vous baser sur l’activité précédente PF.A2. Collecte des données de la cliente PF.A7. Enregistrement de la cliente N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité, vous pouvez vous baser sur l’activité précédente PF.A2. Collecte des données de la cliente Processus opérationnel PF.B : Consultation PF.B1. Détermination du motif de la consultation PF.B.DE1-11 Motif de la consultation Déterminez le motif de la consultation PF.B.DE12-15 Motif d’interruption de la contraception ou de la méthode contraceptive En cas d’interruption de la méthode contraceptive, cherchez à en connaître la raison PF.B.DE16-19 Intention de grossesse L’intention ou le désir de la cliente pour l’année à venir est soit de tomber enceinte, soit d’éviter une future grossesse PF.B2. Contrôle des signes vitaux PF.B.DE20-22 Taille/poids La taille actuelle de la cliente en centimètres et son poids actuel en kilogrammes PF.B.DE23-25 Pression artérielle Mesurez la pression artérielle de la cliente, si possible PF.B3. Saisir ou mettre à jour les antécédents de la cliente PF.B.DE26-29 Historique sexuel La cliente a-t-elle été ou est-elle sexuellement active et le nombre de jours écoulé depuis le rapport sexuel non protégé PF.B.DE30-35 Historique des grossesses Le nombre de grossesses (gravidité), actuelle et précédentes, en dépit du résultat de la grossesse, du nombre de grossesses ayant atteint la parité et de la durée du post-partum PF.B.DE36-40 État d’allaitement L’état d’allaitement de la cliente PF.B.DE41-46 Étape de la grossesse de la fausse couche ou de l’avortement Si la femme a récemment subi une fausse couche ou un avortement, à quel moment de la grossesse cela a eu lieu PF.B.DE47-50 Date de début des dernières règles normales Date du premier jour des dernières règles normales de la cliente PF.B.DE51-78 Méthode contraceptive utilisée au moment de l’admission Méthode contraceptive de planification familiale de la cliente au moment de l’admission PF.B.DE79-82 Date d’administration de la méthode contraceptive Date de l’insertion du DIU, de l’implant, de l’injection ou de la stérilisation, selon le cas PF.B.DE83-104 Motif de l’absence de méthode contraceptive Si la cliente n’utilise actuellement aucune méthode contraceptive, le motif doit être enregistré PF.B.DE105-132 Méthodes contraceptives utilisées auparavant Enregistrez l’historique complet de toutes les méthodes contraceptives utilisées par la cliente PF.B4. Procéder à une évaluation des risques PF.B.DE133-148 Évaluation des risques d’IST Cherchez à comprendre si une évaluation a été effectuée pour déterminer si la cliente présente un risque élevé d’infections sexuellement transmissibles (IST) Consultez les tableaux d’aide à la prise de décisions dans le Composant 6 et dans l’Annexe Web C. PF.B6. Discuter des problèmes et des préoccupations PF.B.DE149-208 Problèmes et préoccupations Effets secondaires ou symptômes associés à la méthode contraceptive actuelle, à l’administration, à l’oubli de la prise des pilules et au retardement des injections 54 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s do nn ée s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il ID de l’activité. Nom de l’activité ID de l’élément de données Nom de l’élément de données Description et définition PF.B7. Faut-il conserver la méthode contraceptive utilisée ? PF.B.DE209-214 Faut-il conserver la méthode contraceptive utilisée ? Cherchez à savoir si la cliente souhaite continuer avec la méthode contraceptive actuelle, OU arrêter d’utiliser la méthode contraceptive actuelle ET/OU changer de méthode contraceptive et si un réapprovisionnement ou une procédure sont nécessaires PF.B8. Transmission des messages de renforcement Consultez les tableaux d’aide à la prise de décisions dans le Composant 6 et dans l’Annexe Web C. PF.B11.1. Méthode contraceptive envisagée PF.B.DE215 Méthode contraceptive envisagée Cherchez à savoir si la cliente a déjà envisagé une méthode contraceptive avant la visite PF.B11.3. Sélection des méthodes contraceptives envisagées PF.B.DE216-241 Méthode contraceptive demandée Le premier choix de méthode contraceptive souhaité par la cliente, avant les analyses d’admissibilité médicale. Il peut s’agir de la méthode contraceptive envisagée par la cliente ou de la méthode contraceptive sélectionnée après avoir discuté de la gamme de méthodes contraceptives complète. PF.B11.4 Examen de l’admissibilité médicale PF.B.DE242-254 Médicaments actuels Médicaments actuellement pris par la cliente PF.B.DE255-410 Problème(s) de santé Problèmes de santé pertinents pour la détermination de l’admissibilité médicale en vue des méthodes contraceptives, PF.B.DE411-420 Catégorie d’admissibilité médicale Valeur de l’admissibilité médicale générée par le système pour les classifications numériques basée sur la logique d’aide à la décision des critères d’admissibilité médicale (CAM) PF.B.DE421-428 Préférences et considérations de la cliente Préférences de la cliente basées sur ses valeurs et préférences PF.B11.6 Choix de la méthode contraceptive PF.B.DE429-450 Méthode contraceptive choisie La méthode contraceptive choisie par la cliente à la suite de la discussion sur les méthodes contraceptives et les options avec l’agent de santé, ainsi que l’admissibilité médicale de la cliente pour les méthodes contraceptives demandées PF.B12 Vérification du stock N/A : aucune donnée enregistrée lors de cette activité ; ceci doit être enregistré lors de la phase de prestation de services si l’épuisement du stock explique pourquoi la méthode contraceptive n’a pas été administrée PF.B13 Validation des coordonnées N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité PF.B14 Détermination du lieu de prestation de services PF.B.DE451-454 Lieu d’administration de la méthode contraceptive Cherchez à savoir si la cliente recevra la méthode contraceptive. Ceci dépend de la disponibilité du stock et des compétences de l’agent de santé présent Processus opérationnel PF.C : Prestation de services PF.C1. Examiner le dossier de la cliente N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité PF.C2. Méthode contraceptive choisie N/A : aucune donnée enregistrée lors de cette activité, d’après les résultats du flux de travail B : Consultation PF.C3–5 Diagnostic de grossesse PF.C.DE1-8 Certitude raisonnable que la femme n’est pas enceinte Grâce aux réponses de la cliente à la liste de vérification de la grossesse, êtes-vous en mesure de déterminer que la cliente n’est pas enceinte avec une certitude raisonnable ? PF.C.DE9-11 Résultat du test de grossesse Résultat d’un test de grossesse recommandations 55 personas indicateurs flux de travail décisions scénarios exigences données Éléments de données essentielless ID de l’activité. Nom de l’activité ID de l’élément de données Nom de l’élément de données Description et définition PF.C6. Obtenir un consentement informé PF.C.DE12 Consentement informé La cliente a-t-elle donné un consentement informé pour recevoir les services ? PF.C7. Effectuer des analyses et des tests PF.C.DE13-16 Analyses et tests effectués Cherchez à savoir si un examen pelvien/génital et des analyses de laboratoires pour les IST/le VIH ont été effectués, le cas échéant PF.C9. Fournir une méthode contraceptive PF.C.DE17-46 Méthode contraceptive ou service administré Méthode contraceptive administrée à la cliente, notamment les instruments médicaux, et si vous avez expliqué/ démontré comment utiliser la méthode contraceptive. PF.C.DE47-53 Motif de l’absence d’une méthode contraceptive à la fin de la consultation Motif de l’absence d’enregistrement d’utilisation d’une méthode contraceptive à la fin de la consultation (au moment où la cliente quitte le prestataire de soins de santé) PF.C.DE54-59 Motif expliquant pourquoi la cliente n’a pas reçu la méthode contraceptive choisie Si la cliente avait choisi une méthode contraceptive, mais qu’elle n’a pas pu la recevoir, le motif doit être enregistré ici PF.C10. Discuter de la double protection et de la méthode contraceptive d’appoint PF.C.DE60-67 Méthode contraceptive d’appoint nécessaire Cherchez à savoir si une méthode contraceptive d’appoint est conseillée compte tenu de l’historique de la cliente, du choix de la méthode contraceptive principale et de la date de début de la méthode contraceptive principale PF.C11. Discuter de toute question avec la cliente N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité PF.C12. Détermination des exigences de suivi PF.C.DE68 Suivi médical recommandé Cherchez à savoir si un rendez-vous de suivi médical est recommandé PF.C13. Détermination des exigences de suivi PF.C.DE69 Date de suivi médical recommandée Date à laquelle le suivi médical est recommandé en fonction des exigences de suivi Processus opérationnel PF.D : Orientation PF.D1. Orientation d’urgence ? Orientation d’urgence Cherchez à savoir si le transfert est dû à une nécessité de soins urgents PF.D2. Orientation d’urgence N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité PF.D3. Identification et discussion des emplacements des établissements d’orientation N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité PF.D4. Contacter l’établissement d’orientation N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité 56 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s do nn ée s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il ID de l’activité. Nom de l’activité ID de l’élément de données Nom de l’élément de données Description et définition PF.D5. L’établissement peut-il l’accueillir ? N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité PF.D6. Transmettre les informations à l’établissement d’accueil PF.D.DE2-5 Motif de l’orientation Raison pour laquelle la cliente est orientée ; en cas de diagnostic, cela peut inclure le diagnostic PF.D.DE6-8 Date du transfert prévu et emplacement Date et emplacement du transfert de la cliente PF.D.DE9-11 Prestataire qui a procédé à l’orientation Le nom du prestataire qui a procédé à l’orientation PF.D.DE12-13 Notes relatives à l’orientation Tout autre détail pertinent d’importance clinique pour l’établissement d’orientation afin d’assurer la continuité des soins PF.D7. Discuter de toute question avec la cliente N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité PF.D8. Fournir une méthode contraceptive d’appoint N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité PF.D9. Accueil de la cliente N./A. : aucune donnée enregistrée lors de cette activité 5.2 Liste des éléments de données calculés La section ci-dessus présente les éléments de données essentielles qui doivent être inclus dans les systèmes numériques afin de simplifier la logique d’aide à la décision ou les indicateurs. Il existe des éléments de données dérivés supplémentaires qui sont basés sur les calculs des éléments de données essentielles. Tableau 8. Éléments de données calculées Étiquette de l’élément de données calculée Éléments de données essentielles utilisés pour le calcul (c’est-à-dire, les variables) Calcul Indice de masse corporelle (IMC) Poids Taille « Poids (kg) »/[(« Taille (cm) »/100^2] Post-partum Date de l’accouchement Date de la consultation SI « Date de la consultation » – « Date de l’accouchement » ≤ 6 semaines, ALORS « Post- partum » = VRAI Fausse couche ou avortement récent Date de la fausse couche ou de l’avortement Date de la consultation SI « Date de la consultation » – « Date de la fausse couche ou de l’avortement » ≤ 4 semaines, ALORS « Fausse couche ou post-avortement récent » = VRAI recommandations 57 personas indicateurs flux de travail décisions scénarios exigences données Éléments de données essentielless 5.3 Considérations supplémentaires pour l’adaptation du dictionnaire de données Certaines définitions peuvent demander l’inclusion d’éléments de données supplémentaires dans le jeu de données complet ou des modifications aux options de réponse en fonction des différences contextuelles. Par ailleurs, le passage des formulaires papier aux systèmes numériques peut nécessiter une réflexion sur la question de savoir si les éléments de données figurant actuellement sur les formulaires papier doivent être intégrés au système numérique. Le Tableau 9 constitue une liste initiale des considérations anticipées pour chaque mise en œuvre, laquelle doit être analysée et personnalisée en fonction des lignes directrices nationales et du contexte local. Tableau 9. Caractéristiques pour la personnalisation et la configuration locales Points de personnalisation et configuration Description ID unique L’ID unique de la cliente peut être basé sur un ID unique national, un ID de santé national, des données biométriques, une ID unique générée par le système ou autre chose. Services délivrés Services délivrés dans l’établissement. Ces flux de travail mettent principalement l’accent sur les services de planification familiale. Cependant, il faut probablement aussi inclure d’autres services et relations, par exemple, des tests d’IST, des soins prénatals et des soins post-partum. Consultation dispensée Au-delà de la consultation dispensée pour les services de planification familiale, il peut exister d’autres mécanismes de consultations intégrés. Cela peut inclure, sans s’y limiter, une consultation sur la santé reproductive, une consultation sur la nutrition et une consultation sur le VIH. Dans certains contextes, les consultations sur la planification familiale sont également effectuées en groupe. Cela peut aussi affecter les flux de travail qui devraient être considérés pour le système de suivi numérique et d’aide à la prise de décisions. Méthodes contraceptives administrées Liste des méthodes contraceptives disponibles dans le pays avec une personnalisation approfondie de la liste des méthodes contraceptives disponibles dans l’établissement. ID de l’établissement ID unique de l’établissement. Si possible, il convient d’inclure une référence à l’enregistrement de l’établissement ou à un système de rapport (par ex., DHIS2). Nom de l’établissement Si possible, il convient d’inclure le nom des différents établissements de soins de santé, en fonction de l’enregistrement de l’établissement ou d’un système de rapport (par ex., DHIS2). Propriété Indiquer si l’établissement est public ou privé, lorsque cela s’avère opportun. Type d’établissement de soins de santé Type d’établissement d’après la terminologie du pays (par ex., soins de santé, pôle de santé, dispensaire, hôpital). Coordonnées GPS Les coordonnées de latitude et longitude peuvent être incluses, lorsque cela s’avère opportun, à des fins de cartographie. Ceci peut s’avérer utile, plus particulièrement dans le contexte des agents de santé communautaires qui pourraient se voir attribuer des tâches de planification familiale d’après leur zone de desserte et l’historique des consultations de la cliente. Espaces administratifs Les espaces administratifs peuvent être basés sur l’emplacement géographique, la zone de captation ou tout autre mécanisme que le pays utilise pour gérer les établissements de soins de santé. Population desservie Si elle est connue, il peut être utile d’inclure la population desservie dans le calcul automatique des indicateurs. Analyses de laboratoire disponibles Savoir si certaines analyses de laboratoire (par ex., tests de l’hémoglobine, dépistages des IST/du VIH, mesure de la pression artérielle, autres tests de diagnostic rapides) pouvant être effectuées dans l’établissement de soins de santé risqueraient d’affecter ou non le flux de travail de l’agent de santé, ainsi que l’expérience du service de planification familiale de la cliente. Sensibilité du test de grossesse Selon les tests de grossesse qui sont obtenus au niveau national et ceux disponibles dans l’établissement de soins de santé, la sensibilité du test de grossesse pourrait affecter la planification et le flux de travail du suivi médical. Les directives fournies en ce qui concerne la sensibilité du test de grossesse sont les suivantes. Pour déterminer qu’une femme n’est pas enceinte : « si vous utilisez un test de grossesse hautement sensible (par ex., 25 mUI/ml) et qu’il est négatif, administrez la méthode contraceptive souhaitée. Si vous utilisez un test moins sensible (par ex., 50 mUI/ml) et qu’il est négatif pendant la période d’aménorrhée, attendez au moins 10 jours après la date prévue des règles et refaites le test. Conseillez à la femme d’utiliser des préservatifs ou de s’abstenir d’avoir des rapports sexuels pendant cette période. Si le test est toujours négatif, administrez la méthode contraceptive souhaitée. Si la sensibilité du test n’est pas indiquée, considérez qu’elle est faible » (14). 58 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s sc én ar io s ex ig en ce s dé ci si on s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s Le composant de la logique d’aide à la décision du KAN fournit une logique de décision et des algorithmes, ainsi que la planification de services, conformément aux lignes directrices de l’OMS. Dans le présent KAN, la logique de décision et les algorithmes décomposent les recommandations associées aux lignes directrices et à l’orientation en matière de planification familiale en un format qui étiquette clairement les données saisies et les résultats qui seraient utilisés dans un système numérique d’aide à la prise de décisions. 6.1 Présentation de la logique d’aide à la décision Le Tableau 10 présente les tableaux d’aide à la prise de décisions et les algorithmes utilisés pour les différents processus opérationnels du module de planification familiale. La structure des tableaux d’aide à la prise de décisions se base sur une adaptation du modèle de notations et de décisions (MND), une norme sectorielle pour la modélisation et l’exécution de la logique de décisions (27). Ces tableaux d’aide à la prise de décisions décrivent en détail les règles commerciales, la saisie des données et les résultats afin de soutenir les processus opérationnels du module de planification familiale. Logique d’aide à la décisionComposant recommandations 59 personas indicateurs scénarios exigences décisions Logique d’aide à la décision flux de travail données Tableau 10. Présentation des tableaux d’aide à la prise de décisions pour le module de planification familiale ID de l’activité. Nom de l’activité ID du tableau d’aide à la prise de décisions Description du tableau d’aide à la prise de décisions Référence/source PF.B1. Détermination du motif de la consultation PF.DT.01 Motif de la consultation » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.B4. Procéder à une évaluation des risques PF.DT.02 Évaluation HEADSS pour les adolescentes » Guide pratique pour les soins aux adolescentes (2010) (28) » Recommandations de l’OMS relatives à la santé et aux droits des adolescentes en matière de sexualité et de reproduction (2018) (29) PF.B4. Procéder à une évaluation des risques PF.DT.03 Évaluation des risques d’IST » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.B4. Procéder à une évaluation des risques PF.DT.04 Évaluation de la violence exercée par un partenaire intime et soutien de première ligne » Soins de santé pour les femmes victimes d’actes de violence commis par un partenaire intime ou d’actes de violence sexuelle (2014) (30) » Lutter contre la violence entre partenaires intimes et la violence sexuelle à l’encontre des femmes (2013) (31) » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.B6. Discuter des problèmes et des préoccupations PF.DT.05 Problèmes et préoccupations liés aux méthodes contraceptives » Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) » Lignes directrices consolidées de l’OMS pour les interventions d’autoprise en charge en matière de santé (2019) (26) PF.B11.1 Méthode contraceptive envisagée PF.DT.06 Méthode contraceptive envisagée » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.B6. Discuter des problèmes et des préoccupations PF.DT.07 Préférences de la cliente » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) 60 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s sc én ar io s ex ig en ce s dé ci si on s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s ID de l’activité. Nom de l’activité ID du tableau d’aide à la prise de décisions Description du tableau d’aide à la prise de décisions Référence/source PF.B11.4 Examen de l’admissibilité médicale Critères d’admissibilité médicale (CAM) » Critères d’admissibilité médicale pour l’utilisation des méthodes contraceptives (2015) (12) » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.DT.08.1 CAPM pour les dispositifs intra-utérins au cuivre (DIU-Cu) PF.DT.08.2 CAPM pour les dispositifs intra-utérins au lévonorgestrel (DIU-LNG) PF.DT.08.3 CAPM pour les implants à base d’étonogestrel (ETG) à un bâtonnet et à base de lévonorgestrel (LGN) à deux bâtonnets PF.DT.08.4 CAPM pour l’AMPR-IM, l’AMPR-SC et le NET-EN » Critères d’admissibilité médicale pour l’utilisation des méthodes contraceptives (2015) (12) » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) » Admissibilité à l’utilisation des méthodes contraceptives pour les femmes présentant un risque élevé d’infection par le VIH (2019) (32) PF.DT.08.5 CAPM pour la pilule à progestatif seul (PPS) » Critères d’admissibilité médicale pour l’utilisation des méthodes contraceptives (2015) (12) » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.DT.08.6 CAPM pour les contraceptifs oraux combinés (COC), les patchs contraceptifs combinés et les anneaux vaginaux contraceptifs combinés (CVR) PF.DT.08.7 CAPM pour les anneaux vaginaux à la progestérone (PVR), la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (MAMA) et le retrait PF.DT.08.8 CAPM pour les préservatifs masculins et féminins PF.DT.08.9 CAPM pour les pilules contraceptives d’urgence (PCU) PF.DT.08.10 CAPM pour les méthodes basées sur la connaissance de la fécondité (MBCF) PF.DT.08.11 CAPM pour la stérilisation masculine PF.DT.08.12 CAPM pour la stérilisation féminine PF.B14. Détermination du lieu de la prestation de services PF.DT.09 Lieu de la prestation de services » Sur la base des conseils d’un spécialiste PF.C3. Utilisation d’une liste de vérification de la grossesse PF.DT.10 Liste de vérification de la grossesse » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) recommandations 61 personas indicateurs scénarios exigences décisions Logique d’aide à la décision flux de travail données ID de l’activité. Nom de l’activité ID du tableau d’aide à la prise de décisions Description du tableau d’aide à la prise de décisions Référence/source PF.C7. Effectuer des analyses et des tests PF.DT.11 Analyses et tests » Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.C8. Déterminer la date de début de la méthode contraceptive PF.DT.12 Quand commencer » Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.C10. Discuter de la double protection et de la méthode contraceptive d’appoint PF.DT.13 Méthode contraceptive d’appoint » Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.C12. Détermination des exigences de suivi PF.DT.14 Exigences de suivi » Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) » Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) AMPR-IM : acétate de médroxyprogestérone (retard) intramusculaire ; AMPR-SC : acétate de médroxyprogestérone (retard) sous-cutané ; HEADSS : H (home = domicile), E (education = éducation), A (activities = activités), D (drugs = drogues), S (suicide = suicide) et S (sex = sexualité) (HEADSS) ; IST : infection sexuellement transmissible. 6.2 Tableaux d’aide à la prise de décisions Vous trouverez la logique de décision présentée dans le tableau à l’Annexe Web B. Ces tableaux d’aide à la prise de décisions comprennent les composants décrits dans le Tableau 11. Veuillez noter que la logique d’aide à la décision présentée ici est directement traduite des lignes directrices et des documents d’orientation de l’OMS et qu’elle a été revue par le groupe d’experts qui a créé ces lignes directrices. Nous considérons que la logique d’aide à la décision ne changera pas beaucoup, étant donné qu’elle a été créée et révisée par des experts cliniciens. Cependant, il peut s’avérer nécessaire d’effectuer une adaptation en fonction des changements des flux de travail et/ou du dictionnaire de données. Tout changement apporté à la logique d’aide à la décision doit être minutieusement envisagé, car un système d’aide à la décision intégré peut largement affecter la qualité des soins dans l’établissement. Bien que la logique d’aide à prise de décisions puisse être utile à l’agent de santé, une logique d’aide à la décision incorrecte peut également être préjudiciable. Par conséquent, toute nouvelle logique d’aide à la décision doit être minutieusement examinée et acceptée par des experts cliniciens du pays. 62 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s sc én ar io s ex ig en ce s dé ci si on s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s Tableau 11. Composants des tableaux d’aide à la décision ID de la décision Le nom de la décision, décrivant l’algorithme ou la logique représentée (par ex., suivi du risque de prééclampsie). L’ID de la décision doit correspondre au numéro du tableau dz la décision présentation (Tableau 10). Règle opérationnelle La description de la décision à prendre, en fonction des déclarations SI/ALORS avec le nom de l’élément de données approprié pour les variables. La règle doit démontrer la relation entre les variables saisies et les résultats attendus, ainsi que les actions constituant la logique d’aide à la décision. Par exemple, si la pression artérielle systolique est supérieure à 140 mmHg / pression artérielle diastolique est supérieure à 90 mmHg, alors la cliente doit être signalée comme présentant une grossesse à haut risque. Déclencheur L’événement qui indiquerait quand cette logique d’aide à la décision devrait apparaître dans le flux de travail, comme l’activité qui déclencherait la prise de cette décision. Entrées Résultat Action Annotations Ce sont les variables ou conditions à prendre en compte pour déterminer les actions ou les résultats qui en découlent. S’il existe plusieurs entrées saisies sur la même ligne, ces différentes entrées sont considérées comme « ET », c’est- à-dire des conditions qui doivent être en place simultanément. L’action ou la décision résultante, en fonction de la combinaison des entrées saisies. Il s’agit de la déclaration qui suit immédiatement le « ALORS ». Les résultats peuvent, par exemple, inclure un diagnostic ou des alertes/avis pour un transfert et/ou un suivi. Mesures concrètes à prendre en fonction des résultats (orientation, traitement et/ou conseil, examens, etc.). Dans certains cas, le résultat et l’action peuvent être identiques. Des explications ou des descriptions supplémentaires, y compris d’éventuels messages d’alerte contextuels et des informations générales pertinentes. Cette section peut également inclure le contenu du texte qui s’affiche dans les messages contextuels notifiant l’agent de santé des prochaines étapes appropriées, lesquelles peuvent englober le suivi, l’approche de prise en charge du cas ou l’orientation.Les saisies placées sur des lignes différentes sont considérées comme des conditions « OU » qui peuvent être considérées indépendamment des saisies des autres lignes. recommandations 63 personas indicateurs scénarios exigences décisions Logique d’aide à la décision flux de travail données Tableau 12. Exemple de tableau d’aide à la prise de décisions pour la l’admissibilité médicale aux dispositifs intra-utérins au cuivre (DUI-Cu) ID de la décision PF.DT.08.1 Admissibilité médicale aux dispositifs intra-utérins au cuivre (DUI-Cu) Règle commerciale PF.B11.4 Examen de l’admissibilité médicale Déclencheur SI « méthode requise » = « dispositif intra-utérin au cuivre (DUI-Cu) » Entrées Résultat Action Annotations Références « Méthode requise » = « dispositif intra-utérin au cuivre (DUI-Cu) » « Problème(s) de santé » = « tendance de saignement vaginal irrégulier » « Catégorie d’admissibilité médicale » = 1 « Admissibilité médicale » = VRAI Annoncez à la cliente qu’elle est admissible sur le plan médical à recevoir cette méthode contraceptive. La cliente est médicalement admissible sur le plan médical à recevoir cette méthode contraceptive avec une catégorie d’admissibilité médicale de 1 : Utilisation de la méthode contraceptive en toute circonstance. Critères d’admissibilité médicale pour l’utilisation des méthodes contraceptives (2015) (12) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) « Méthode requise » = « dispositif intra-utérin au cuivre (DUI-Cu) » « Problème(s) de santé » = « tendance de saignement vaginal prolongé ou important » « Catégorie d’admissibilité médicale » = 2 « Admissibilité médicale » = VRAI Annoncez à la cliente qu’elle est admissible sur le plan médical à recevoir cette méthode contraceptive. La cliente est médicalement admissible sur le plan médical à recevoir cette méthode contraceptive avec une catégorie d’admissibilité médicale de 2 : Méthode contraceptive généralement utilisée. « Méthode requise » = « dispositif intra-utérin au cuivre (DUI-Cu) » « Problème(s) de santé » = « tendance de saignement vaginal inexpliqué » « Méthode au moment de l’admission » ≠« dispositif intra-utérin au cuivre (DUI-Cu) » « Catégorie d’admissibilité médicale » = 4 « Admissibilité médicale » = FAUX Annoncez à la cliente qu’elle n’est PAS admissible sur le plan médical à recevoir cette méthode contraceptive. Discutez des méthodes contraceptives et des options de contraception afin de proposer d’autres options appropriées pour la cliente. La cliente n’est PAS admissible sur le plan médical à recevoir cette méthode contraceptive avec une catégorie d’admissibilité médicale de 4 : Méthode à NE PAS utiliser. Pour voir tous les tableaux d’aide à la prise de décisions disponibles pour le KAN sur la planification familiale, veuillez consulter la feuille de calcul associée : Annexe Web B. 6.3 Aperçu de la logique de planification Au-delà d’une logique d’aide à la décision spécifique et détaillée, il existe également une logique de planification qui peut être utilisée pour simplifier le suivi numérique des clientes. Par exemple, il est important pour l’agent de santé de savoir quand est prévue la prochaine consultation de la cliente en fonction des recommandations de suivi médical. Le programme de suivi est basé sur la méthode contraceptive de la cliente après la consultation ou la prestation de services. Vous trouverez la présentation des programmes de suivi médical dans le Tableau 13 et la logique correspondante dans l’Annexe Web B. 64 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s sc én ar io s ex ig en ce s dé ci si on s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s Tableau 13. Présentation de la logique de planification ID de la logique de planification Description de la logique de planification Référence/source PF.S.1-1 Suivi médical après insertion d’un dispositif intra-utérin au cuivre (DIU-Cu) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-2 Suivi médical après insertion d’un dispositif intra-utérin au lévonorgestrel (DIU-LNG) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-3 Retrait d’un dispositif intra-utérin au cuivre (DIU-Cu) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-4 Retrait d’un dispositif intra-utérin au lévonorgestrel (DIU-LNG) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-5 Suivi médical après insertion d’un implant à un bâtonnet à base d’étonogestrel (ETG) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-6 Suivi médical après insertion d’un implant à deux bâtonnets à base de lévonorgestrel (LNG) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-7 Retrait d’un implant à un bâtonnet à base d’ETG Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-8 Retrait d’un implant à deux bâtonnets à base de LNG Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-9 Suivi médical après injection intramusculaire profonde d’acétate de médroxyprogestérone (retard) (AMPR-IM) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-10 Suivi médical après injection sous-cutanée d’AMPR (AMPR-SC) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-11 Suivi médical après injection d’énanthate de noréthistérone (NET-EN) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-12 Suivi médical de pilule à progestatif seul (PPS) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-13 Suivi médical de contraceptif oral combiné (COC) Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-14 COC : consultation annuelle Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) PF.S.1-15 Suivi médical de patch contraceptif combiné Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) PF.S.1-16 Patch contraceptif combiné : consultation annuelle Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) PF.S.1-17 Suivi médical d’anneau vaginal contraceptif combiné (CVR) Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) PF.S.1-18 CVR : consultation annuelle Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) PF.S.1-19 Suivi médical d’anneau vaginal à progestérone (AVP) Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) PF.S.1-20 Suivi médical de stérilisation masculine Une sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives (2016) (13) PF.S.1-21 Suivi médical de stérilisation féminine Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14) recommandations 65 personas décisions scénarios exigences indicateurs Indicateurs et mesures de performance flux de travail données Cette section décrit en détail les indicateurs et mesures de performance qui sont ajoutés à partir des éléments de données essentielles contenus dans le Composant 5. La liste présentée dans le Tableau 14 regroupe l’ensemble d’indicateurs minimal qui peut être ajouté à la prise de décisions, aux mesures de performance et aux rapports sous-nationaux et nationaux, en fonction des données collectées à partir des systèmes de santé de routine individuels. Il est possible de grouper automatiquement ces indicateurs à partir de l’outil de suivi numérique pour renseigner un HMIS numérique, comme le DHIS2. Le tableau est présenté en détail dans l’Annexe Web C. Tableau 14. Indicateurs et mesures de performance ID de l’indicateur Nom de l’indicateur Définition Description du numérateur Description du dénominateur Désagrégations Références PF.IND.1 Nouveaux utilisateurs de méthodes contraceptives modernes Le nombre de femmes (ou de leurs partenaires) en âge de se reproduire qui commencent à utiliser une méthode contraceptive moderne NOMBRE de « N’a jamais utilisé de contraception » = VRAI constaté pendant la période OU NOMBRE de femmes n’ayant pas utilisé de contraception dans les 6 derniers mois OU NOMBRE de femmes ayant utilisé des méthodes contraceptives traditionnelles auparavant (retrait ou méthode basée sur la connaissance de la fécondité [MBCF]) NOMBRE total de nouveaux utilisateurs et d’utilisateurs déjà enregistrés pour des méthodes de contraception modernes » Sexe » Âge (10 à 14 ans, 15 à 19 ans, plus de 20 ans) » Méthode contraceptive » Lieu du service Measuring family planning service delivery (33) Outil d’aide à la prise de décision à l’usage des clients et des prestataires de la planification familiale (25) Family planning 2020 core indicators (34) PF.IND.2 Utilisateurs de méthodes contraceptives déjà enregistrés Nombre de clients qui reviennent à l’établissement pour obtenir des méthodes contraceptives NOMBRE de clients avec « Motif de la consultation » = « Continuité de la méthode contraceptive » NOMBRE total d’utilisateurs de méthodes de contraception modernes » Sexe » Âge » Méthode contraceptive » Lieu du service Measuring family planning service delivery (33) Outil d’aide à la prise de décision à l’usage des clients et des prestataires de la planification familiale (25) Indicateurs et mesures de performance Composant 66 re co mm an da tio ns pe rs on as dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s in di ca te ur s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s ID de l’indicateur Nom de l’indicateur Définition Description du numérateur Description du dénominateur Désagrégations Références PF.IND.3 Nombre de consultations Nombre de consultations pendant lesquelles les clients ont bénéficié des services de contraception Nombre de clients « Méthode contraceptive ou service administré » ≠ Aucune méthode contraceptive administrée NOMBRE total de clients enregistrés » Sexe » Âge » Méthode contraceptive » Lieu du service Measuring family planning service delivery (33) Outil d’aide à la prise de décision à l’usage des clients et des prestataires de la planification familiale (25) PF.IND.4 Changement de méthode contraceptive Nombre de clientes arrêtant la méthode contraceptive utilisée et choisissant une autre méthode NOMBRE de clientes « Changement de méthode contraceptive » = VRAI NOMBRE total d’utilisateurs de méthodes de contraception modernes » Âge » Méthode contraceptive » Motif » Lieu du service Measuring family planning service delivery (33) Outil d’aide à la prise de décision à l’usage des clients et des prestataires de la planification familiale (25) Family planning 2020 core indicators (34) PF.IND.5 Interruption de la méthode contraceptive Nombre de clientes arrêtant la méthode contraceptive utilisée NOMBRE de clientes « Interruption de la contraception » = VRAI NOMBRE total d’utilisateurs de méthodes de contraception modernes » Âge » Méthode contraceptive » Motif » Lieu du service Measuring family planning service delivery (33) Outil d’aide à la prise de décision à l’usage des clients et des prestataires de la planification familiale (25) Family planning 2020 core indicators (34) PF.IND.6 Administration de la méthode contraceptive de choix Nombre de clientes recevant la méthode contraceptive de leur choix NOMBRE de clientes où « Méthode contraceptive choisie » = « Méthode contraceptive ou service administré » NOMBRE total d’utilisateurs de méthodes de contraception modernes » Âge » Méthode contraceptive » Lieu du service Measuring family planning service delivery (33) Outil d’aide à la prise de décision à l’usage des clients et des prestataires de la planification familiale (25) Family planning 2020 core indicators (34) PF.IND.7 Contraception dans la période suivant un avortement Nombre de clientes pendant la période de soins suivant un avortement qui quittent l’établissement avec une méthode contraceptive NOMBRE de clientes « Méthode contraceptive ou service administré » ≠ Aucune méthode contraceptive administrée NOMBRE de clientes ayant subi une fausse couche/un avortement » Âge » Méthode contraceptive » Type d’établissement » Avortement médical ou chirurgical Avortement sécurisé : directives techniques et stratégiques à l’intention des systèmes de santé (35) PF.IND.8 Contraception pendant la période de post-partum Nombre de clientes commençant une méthode contraceptive moderne moins d’un an après un accouchement NOMBRE de clientes « Méthode contraceptive ou service administré » ≠ Aucune méthode contraceptive administrée NOMBRE de clientes qui étaient dans la période post-partum l’année dernière » Prévision (dans 48 heures, 6 semaines ou 1 an) » Lieu de l’accouchement : maternité, centre de vaccination, centre communautaire ou de planification familiale Stratégies de programmation pour la planification familiale du post- partum (36) recommandations 67 personas décisions scénarios indicateurs exigencesExigences fonctionnelles et non fonctionnelles de haut niveau flux de travail données Cette section fournit un aperçu d’exemples d’exigences fonctionnelles et non fonctionnelles qui peuvent être envisagées pour initier le processus de conception ou d’adaptation du système numérique de suivi et d’aide à la décision. Les exigences fonctionnelles décrivent les capacités essentielles nécessaires au système pour répondre aux besoins des utilisateurs finaux et exécuter les tâches dans le cadre du processus opérationnel. Les exigences non fonctionnelles fournissent les attributs généraux et les caractéristiques du système numérique afin d’en assurer l’utilisation et de surmonter les contraintes techniques et physiques. Parmi les exemples d’exigences non fonctionnelles, citons la possibilité de travailler hors ligne, les paramètres de langues multiples et la protection par mot de passe. Le Tableau 15 décrit certaines des principales exigences fonctionnelles pour l’exécution des processus opérationnels énumérés dans le Composant 4 du présent document, et vous trouverez l’ensemble complet des exigences fonctionnelles dans l’Annexe Web D. Le Tableau 16 présente les exigences non fonctionnelles en tant que caractéristiques globales du système en général. Veuillez noter que ces listes ne sont pas exhaustives et qu’elles doivent être modifiées en fonction du contexte et des besoins des utilisateurs. 8.1 Exigences fonctionnelles Tableau 15. Exigences fonctionnellesa ID de l’exigence ID et description de l’activité En tant que… Je dois… Afin de… Processus opérationnel A : Enregistrement PF.FXNREQ.001 Évaluation et prise en charge rapides Agent de santé ou préposé Contourner le flux de travail standard à tout moment du processus en cas d’identification d’un cas urgent Assurer la prise en charge immédiate de la femme PF.FXNREQ.002 Recherche du nom et du dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Effectuer une recherche pour déterminer si la cliente est déjà enregistrée dans le système (en utilisant au moins deux identifiants) Vérifier s’il s’agit d’une nouvelle cliente ou d’une cliente déjà enregistrée PF.FXNREQ.003 Recherche du nom et du dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Le système doit afficher des données suffisantes pour permettre d’identifier la cliente Pouvoir confirmer qu’il s’agit de la bonne cliente Exigences fonctionnelles et non fonctionnelles de haut niveau Composant 68 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s ID de l’exigence ID et description de l’activité En tant que… Je dois… Afin de… PF.FXNREQ.004 Recherche du nom et du dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Le système doit m’obliger (en tant qu’utilisateur) à vérifier si une cliente est déjà dans le système avant de commencer à saisir un nouveau dossier médical Pouvoir confirmer qu’il s’agit de la bonne cliente et mettre à jour les informations, le cas échéant PF.FXNREQ.005 Recherche du nom et du dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Utiliser le système d’identification des patientes (par ex., code QR, code-barres, impression digitale) et récupérer les données de la patiente Pouvoir confirmer qu’il s’agit de la bonne cliente et mettre à jour les informations, le cas échéant PF.FXNREQ.006 Recherche du nom et du dossier de la patiente Agent de santé ou préposé Fournir suffisamment de données pour écarter la possibilité selon laquelle cette patiente est déjà enregistrée dans le système Je peux éviter les entrées dupliquées PF.FXNREQ.007 Créer le dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Pouvoir saisir les informations d’identification Je peux saisir les nouvelles données de la cliente ou mettre à jour le dossier de la cliente déjà enregistrée PF.FXNREQ.008 Créer le dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Le système doit indiquer les champs obligatoires qui doivent être remplis pour que l’enregistrement soit valide Je peux m’assurer que toutes les informations nécessaires ont été saisies PF.FXNREQ.009 Créer le dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Générer un numéro de rendez-vous pour la consultation Je peux commencer les services de soins prénatals requis PF.FXNREQ.010 Créer le dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Créer ou associer le numéro du dossier médical à l’hôpital ou à la clinique existant(e)s Je peux vérifier et confirmer les informations PF.FXNREQ.011 Créer le dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Modifier les champs à l’écran avant que les informations ne soient validées Je peux m’assurer que les informations ont été vérifiées avant d’être envoyées PF.FXNREQ.012 Créer le dossier de la cliente Agent de santé ou préposé Saisir une identification temporaire dans des situations d’urgence lorsque l’identité complète est inconnue Je peux poursuivre l’enregistrement PF.FXNREQ.013 Valider les données de la cliente Agent de santé ou préposé Afficher les données de la patiente pour les valider (et pouvoir les modifier) Je peux m’assurer que les informations ont été vérifiées avant d’être envoyées PF.FXNREQ.014 Valider les données de la cliente Agent de santé ou préposé Pouvoir mettre à jour des informations démographiques Je peux enregistrer les informations les plus récentes concernant la cliente PF.FXNREQ.015 Valider les données de la cliente Agent de santé ou préposé Conserver l’historique des informations mises à jour Je peux examiner les informations antérieures PF.FXNREQ.016 Valider les données de la cliente Agent de santé ou préposé Pouvoir inclure plusieurs autres façons d’identifier la cliente (par ex., photo, données biométriques), si nécessaire et en respectant le consentement et les normes nationales Je dispose d’options supplémentaires pour identifier la cliente PF.FXNREQ.017 Valider les données de la cliente Agent de santé ou préposé Pouvoir confirmer l’identité de la cliente Je peux m’assurer qu’il s’agit de la bonne personne PF.FXNREQ.018 Valider les données de la cliente Agent de santé ou préposé S’il s’agit d’une consultation régulière, ajouter les informations à sa consultation précédente Je peux associer les informations des différentes visites PF.FXNREQ.019 Enregistrement de la cliente Agent de santé ou préposé Enregistrer une nouvelle consultation indiquant l’heure et la date (rendez-vous) Je peux confirmer les consultations de la cliente recommandations 69 personas décisions scénarios indicateurs exigencesExigences fonctionnelles et non fonctionnelles de haut niveau flux de travail données ID de l’exigence ID et description de l’activité En tant que… Je dois… Afin de… Processus opérationnel B : Consultation PF.REQ.020 Procéder à une évaluation des risques Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Avoir différentes questions et discours lorsque les clientes sont adolescentes Je peux mieux soutenir les adolescentes et leurs besoins uniques PF.REQ.021 Procéder à une évaluation des risques Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Avoir l’option d’effectuer un dépistage à différentes étapes de la consultation de la cliente, par exemple, pour les infections sexuellement transmissibles (IST) ou le VIH Je peux mieux soutenir la cliente PF.REQ.022 Discussion des méthodes contraceptives et des options de contraception Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Savoir quelles sont les méthodes contraceptives disponibles dans mon établissement Je peux mieux servir la cliente et administrer la méthode contraceptive de son choix ou l’orienter vers un autre établissement PF.REQ.023 Discussion des méthodes contraceptives et des options de contraception Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Avoir des informations scientifiques disponibles sur différents types de méthodes contraceptives Pouvoir mieux répondre aux questions de la cliente pour supporter le choix d’une méthode contraceptive PF.REQ.024 Discussion des méthodes contraceptives et des options de contraception Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Avoir accès à un graphique qui démontre en quoi consistent les méthodes contraceptives et dans quelles mesures elles sont efficaces Je dispose d’un outil visuel pour aider les clientes à choisir une méthode contraceptive PF.REQ.025 Discussion des méthodes contraceptives et des options de contraception Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Avoir des informations générales disponibles sur les méthodes contraceptives pour en discuter avec les clientes J’ai une référence rapide pour aider les clientes à choisir une méthode contraceptive PF.REQ.026 Discussion des méthodes contraceptives et des options de contraception Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Avoir des informations scientifiques et générales sur la santé sexuelle et reproductive disponibles Je ne dois pas chercher ailleurs pour trouver des informations PF.REQ.027 Contrôle de l’admissibilité médicale Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Avoir des questions qui m’orientent pour conseiller les clientes Je peux mieux faire correspondre les suggestions de méthodes contraceptives avec les besoins, les valeurs et les préférences de la cliente PF.REQ.028 Contrôle de l’admissibilité médicale Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Avoir l’option de vérifier l’admissibilité médicale d’une cliente déjà enregistrée en ce qui concerne sa méthode contraceptive actuelle Je peux réévaluer l’admissibilité de la cliente, mais ce n’est toutefois pas une obligation PF.REQ.029 Contrôle de l’admissibilité médicale Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Poser des questions sur les conditions qui pourraient empêcher une cliente d’utiliser une méthode contraceptive Éviter que la cliente reçoive une méthode contraceptive qui ne soit pas appropriée PF.REQ.030 Contrôle de l’admissibilité médicale Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Pouvoir utiliser mon jugement clinique lorsqu’une cliente a un problème de santé suggérant d’éviter une méthode contraceptive Je n’empêche pas les clientes de choisir une méthode de planification familiale lorsqu’elles sont admissibles, en raison de mon jugement clinique (par ex., lorsque d’autres méthodes contraceptives ne sont pas disponibles) PF.REQ.031 Contrôle de l’admissibilité médicale Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Avoir l’option de restreindre une femme considérée comme admissible sur le plan médical lorsque les ressources pour établir un jugement clinique sont limitées Les clientes sont mieux protégées, par exemple lorsqu’un jugement clinique est nécessaire pour déterminer la gravité du problème et la disponibilité, la fonctionnalité et l’acceptabilité des autres méthodes contraceptives PF.REQ.032 Contrôle de l’admissibilité médicale Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Enregistrer le motif expliquant pourquoi une cliente n’est pas admissible sur le plan médical à recevoir une méthode contraceptive Transmettre ces informations au prochain prestataire de soins de santé, mieux protéger la sûreté de la cliente et, lors d’une future consultation, faciliter la vérification de l’admissibilité de la cliente 70 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s ID de l’exigence ID et description de l’activité En tant que… Je dois… Afin de… PF.REQ.033 Contrôle de l’admissibilité médicale Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Consulter l’historique des examens antérieurs d’admissibilité médicale afin de savoir s’il y a des changements Je peux mieux protéger la cliente et réduire le temps passé à discuter des méthodes contraceptives auxquelles la cliente n’est toujours admissible en raison de problèmes connus PF.REQ.034 Contrôle de l’admissibilité médicale Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Être alerté(e) si une cliente a préalablement été considérée comme non admissible à recevoir une méthode contraceptive Je ne dois pas faire des recherches dans les dossiers, car le temps est limité Processus opérationnel C : Prestation de services PF.REQ.035 Obtenir un consentement informé Responsable du programme S’assurer que le système encourage l’agent de santé à obtenir un consentement informé de la cliente Respecter les exigences juridictionnelles et protéger les droits de la cliente PF.REQ.036 Planification de la consultation de suivi Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) S’assurer que le système calcule automatiquement la date de la prochaine consultation de la cliente en fonction de la méthode contraceptive, de la quantité fournie, etc. Je n’ai pas à calculer la date de la prochaine consultation PF.REQ.037 Encouragement du suivi médical autant que possible Prestataire des soins de santé (par ex., infirmier(ère)/sage-femme) Pouvoir continuer à communiquer avec la cliente, même si le suivi n’est pas nécessairement obligatoire Les besoins actuels de la cliente en termes de planification familiale doivent être mieux servis a Vous trouverez les processus opérationnels C, D et E complets dans la feuille de calcul intégrale « Exigences fonctionnelles et non fonctionnelles en matière de planification familiale ». b Le terme « client » est utilisé pour le flux de travail de l’enregistrement, car il s’applique à d’autres domaines de la santé, alors que le terme « femme » est utilisé pour les processus opérationnels spécifiques à la planification familiale. 8.2 Exigences non fonctionnelles Tableau 16. Exigences non fonctionnelles ID de l’exigence Catégorie Exigence non fonctionnelle PF.NFXNREQ.001 Sécurité – confidentialité Fournir un accès protégé par mot de passe aux utilisateurs autorisés PF.NFXNREQ.002 Sécurité – confidentialité Fournir un moyen de garantir la confidentialité et le caractère privé des informations personnelles sur la santé PF.NFXNREQ.003 Sécurité – confidentialité Permettre aux utilisateurs autorisés de consulter les données confidentielles PF.NFXNREQ.004 Sécurité – confidentialité Anonymiser les données qui sont exportées du système PF.NFXNREQ.005 Sécurité – confidentialité Empêcher la mémorisation du nom d’utilisateur et du mot de passe PF.NFXNREQ.006 Sécurité – confidentialité Déconnexion automatique de l’utilisateur après une période d’inactivité déterminée PF.NFXNREQ.007 Sécurité – confidentialité Permettre une communication chiffrée entre les composants PF.NFXNREQ.008 Sécurité – authentification Notifier l’utilisateur qu’il doit changer son mot de passe lors de sa première connexion PF.NFXNREQ.009 Sécurité – authentification Respecter les exigences en matière de mots de passe complexes PF.NFXNREQ.010 Sécurité – authentification Fournir un mécanisme permettant de modifier le mot de passe de l’utilisateur en toute sécurité PF.NFXNREQ.011 Sécurité – authentification Notifier l’utilisateur de la modification du mot de passe associé à son compte PF.NFXNREQ.012 Sécurité – authentification Réinitialiser le mot de passe d’un utilisateur de manière sécurisée recommandations 71 personas décisions scénarios indicateurs exigencesExigences fonctionnelles et non fonctionnelles de haut niveau flux de travail données ID de l’exigence Catégorie Exigence non fonctionnelle PF.NFXNREQ.013 Sécurité – authentification Verrouiller un utilisateur après un nombre déterminé de tentatives erronées de saisie du mot de passe PF.NFXNREQ.014 Sécurité – authentification Notifier un utilisateur si son compte est verrouillé en raison de tentatives erronées de saisie du mot de passe PF.NFXNREQ.015 Sécurité – authentification Fournir un accès au système basé sur les rôles PF.NFXNREQ.016 Sécurité – piste d’audit et registres Consigner les accès et fermetures de session du système PF.NFXNREQ.017 Sécurité – piste d’audit et registres Enregistrer toutes les violations d’authentification PF.NFXNREQ.018 Sécurité – piste d’audit et registres Enregistrer toutes les activités effectuées par l’utilisateur, notamment la date et l’heure PF.NFXNREQ.019 Sécurité – piste d’audit et registres Accès à l’affichage des dossiers individuels des clientes PF.NFXNREQ.020 Sécurité – piste d’audit et registres Accès aux résumés de données, aux rapports, aux fonctions d’analyse et de visualisation PF.NFXNREQ.021 Sécurité – piste d’audit et registres Consigner l’échange de données avec d’autres systèmes PF.NFXNREQ.022 Sécurité – piste d’audit et registres Générer des analyses de l’utilisation des différentes fonctionnalités du système et des rapports PF.NFXNREQ.023 Sécurité – piste d’audit et registres Consigner toutes les données et erreurs du système PF.NFXNREQ.024 Sécurité – gestion des utilisateurs Permettre à l’utilisateur bénéficiant d’une autorisation de créer un nouvel utilisateur et un mot de passe temporaire PF.NFXNREQ.025 Sécurité – gestion des utilisateurs Fournir un accès basé sur les rôles PF.NFXNREQ.026 Sécurité – gestion des utilisateurs Autoriser l’association des rôles à des zones géographiques et/ou à des établissements de soins de santé spécifiques PF.NFXNREQ.027 Sécurité – gestion des utilisateurs Permettre la gestion des utilisateurs en cascade et l’attribution des rôles PF.NFXNREQ.028 Sécurité – gestion des utilisateurs Autoriser l’utilisateur à changer son propre mot de passe PF.NFXNREQ.029 Sécurité – gestion des utilisateurs Autoriser l’utilisateur administrateur à demander la réinitialisation du mot de passe PF.NFXNREQ.030 Sécurité – gestion des utilisateurs Notifier l’utilisateur qu'il doit changer régulièrement son mot de passe PF.NFXNREQ.031 Sécurité – gestion des utilisateurs Permettre qu’un utilisateur soit attribué à un ou plusieurs rôles PF.NFXNREQ.032 Sécurité – gestion des utilisateurs Prendre en charge les définitions des rôles illimités et des niveaux attribués d’accès, visualisation, saisie, édition et vérification PF.NFXNREQ.033 Configuration requise – généralités Attribuer un numéro de version unique à chaque révision PF.NFXNREQ.034 Configuration requise – généralités Permettre la récupération des versions précédentes d’un dossier PF.NFXNREQ.035 Configuration requise – généralités Permettre le déploiement dans un environnement soumis à des coupures de courant PF.NFXNREQ.036 Configuration requise – généralités Travailler dans un environnement sujet à une perte de connectivité PF.NFXNREQ.037 Configuration requise – généralités Générer des identifiants uniques pour les différentes installations ou sites PF.NFXNREQ.038 Configuration requise – généralités Indiquer le numéro de la version lors de l’enregistrement des données dans la base de données PF.NFXNREQ.039 Configuration requise – généralités Conçu de manière à être suffisamment souple pour s’adapter aux changements nécessaires à l’avenir PF.NFXNREQ.040 Configuration requise – généralités Permettre des fonctionnalités hors ligne et en ligne PF.NFXNREQ.041 Configuration requise – généralités Afficher le nombre de dossiers qui ne sont pas encore synchronisés PF.NFXNREQ.042 Configuration requise – généralités Avoir la capacité de sauvegarder facilement les informations 72 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s ID de l’exigence Catégorie Exigence non fonctionnelle PF.NFXNREQ.043 Configuration requise – généralités Avertir l’utilisateur si aucune sauvegarde valide n’a été effectuée pendant plus d’un nombre de jours prédéfini PF.NFXNREQ.044 Configuration requise – généralités Pouvoir stocker des images et d’autres données non structurées PF.NFXNREQ.045 Configuration requise – évolutivité Être évolutif pour répondre à de nouvelles demandes PF.NFXNREQ.046 Configuration requise – évolutivité Être en mesure d’accueillir au moins [x nombre] établissements de santé PF.NFXNREQ.047 Configuration requise – évolutivité Être en mesure d’accueillir simultanément au moins [x nombre] utilisateurs PF.NFXNREQ.048 Configuration requise – facilité d’utilisation Être facile à utiliser pour les personnes ayant peu de compétences informatiques PF.NFXNREQ.049 Configuration requise – facilité d’utilisation Fournir des messages d’erreur et des infobulles informatifs PF.NFXNREQ.050 Configuration requise – facilité d’utilisation Alerter l’utilisateur lorsqu’il quitte un formulaire sans sauvegarder PF.NFXNREQ.051 Configuration requise – facilité d’utilisation Prendre en charge la validation de la saisie des données en temps réel et le retour d’information pour éviter que les erreurs de saisie ne soient enregistrées PF.NFXNREQ.052 Configuration requise – facilité d’utilisation Simplifier l’enregistrement des données grâce à des menus déroulants prédéfinis ou des listes consultables, des boutons radio, des cases à cocher PF.NFXNREQ.053 Configuration requise – facilité d’utilisation Prise en charge de plusieurs langues PF.NFXNREQ.054 Configuration requise – facilité d’utilisation Utiliser les pratiques d’interface d’utilisateur communes dans le secteur et les appliquer de manière consistante dans tout le système PF.NFXNREQ.055 Configuration requise – facilité d’utilisation Être facile à consulter et intuitif pour permettre à l’utilisateur de naviguer entre les pages PF.NFXNREQ.056 Configuration requise – facilité d’utilisation Fournir des conseils aux utilisateurs afin de mieux favoriser l’application des lignes directrices et des meilleures pratiques cliniques PF.NFXNREQ.057 Configuration requise – facilité d’utilisation Être fiable et solide (réduire au minimum le nombre de pannes du système) PF.NFXNREQ.058 Configuration requise – facilité d’utilisation Ajuster l’affichage aux petits écrans (par ex., téléphones portables) PF.NFXNREQ.059 Configuration requise – configuration Configurer le système de manière centralisée PF.NFXNREQ.060 Configuration requise – configuration Configurer les règles de gestion conformément aux lignes directrices et aux procédures standard d’exploitation (SOP) PF.NFXNREQ.061 Configuration requise – configuration Configurer les messages d’erreur PF.NFXNREQ.062 Configuration requise – configuration Configurer les flux de travail et les règles de gestion aux fins de tenir compte des différences entre les établissements PF.NFXNREQ.063 Configuration requise – interopérabilité Communiquer avec les systèmes externes par le biais de médiateurs PF.NFXNREQ.064 Configuration requise – interopérabilité Fournir l’accès aux données par le biais d’interfaces de programmation d’applications (API) PF.NFXNREQ.065 Configuration requise – interopérabilité Communiquer avec des systèmes externes par l’intermédiaire de médiateurs PF.NFXNREQ.066 Configuration requise – interopérabilité Échanger des données avec d’autres systèmes approuvés PF.NFXNREQ.067 Configuration requise – interopérabilité Accepter différentes méthodes de saisie de données, notamment au format papier et par géocodage via le système de positionnement mondial (GPS) PF.NFXNREQ.068 Configuration requise – matériel informatique et connectivité Permettre l’échange de données et une synchronisation efficace entre plusieurs installations et points de service lorsque l’Internet est disponible, même s’il est intermittent et lent recommandations 73 personas décisions scénarios indicateurs exigences flux de travail données Glossaire Remarque : les termes dans les définitions qui sont également définis dans ce glossaire sont indiqués en caractères italiques. Aide à la décision (pour les agents de santé) Aide-mémoires numérisés combinant les informations sur la santé d’une personne avec les connaissances et les protocoles cliniques de l’agent de santé pour aider ce dernier à établir un diagnostic et à prendre des décisions de traitement (7,8). Dictionnaire de données Un référentiel centralisé d’informations sur les éléments de données qcontient leurs définitions, leurs relations, leurs origines, leurs utilisations et le type de données. En ce qui concerne le présent kit d’adaptation numérique, vous trouverez le dictionnaire de données au format de feuille de calcul dans l’Annexe Web A. Élément de données Une unité de données qui a une signification spécifique et précise. Exigence fonctionnelle Capacités que le système doit avoir pour répondre aux besoins des utilisateurs finaux et exécuter les tâches du processus opérationnel. Exigence non fonctionnelle Les attributs généraux et les caractéristiques du système numérique afin d’en assurer l’utilisation et de surmonter les contraintes techniques et physiques. Parmi les exemples d’exigences non fonctionnelles, citons la possibilité de travailler hors ligne, les paramètres de langues multiples et la protection par mot de passe. Flux de travail Une représentation visuelle de la progression des activités (tâches, événements, points de décisions) dans un flux logique qui illustre les interactions au sein du processus opérationnel (16). Interopérabilité La capacité de différentes applications à accéder aux données, à les échanger, à les intégrer et à les utiliser de manière coordonnée grâce à l’utilisation d’interfaces et de normes d’application partagées, à l’intérieur et au-delà des frontières organisationnelles, régionales et nationales, dans le but d’assurer la portabilité des informations en temps utile et sans interruption et d’optimiser les résultats en matière de santé. Logique d’aide à la décision Un ensemble de règles de décision pour les cas standard et exceptionnels qui est distinct du processus opérationnel. Cela permet de réduire la complexité de la description du processus opérationnel sans perdre les détails nécessaires au codage des règles requises pour la fonctionnalité du système. Norme Dans le domaine des logiciels, une norme est une spécification utilisée dans le développement d’applications numériques qui a été établie, approuvée et publiée par une entité faisant autorité. Ces règles permettent de partager et de traiter les informations de manière uniforme et cohérente, indépendamment d’une application particulière. Glossaire 74 re co mm an da tio ns pe rs on as in di ca te ur s dé ci si on s sc én ar io s ex ig en ce s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale fl ux d e t ra va il do nn ée s Persona Description générique et globale d’une personne impliquée dans un programme de santé ou en bénéficiant. Processus opérationnel Un ensemble d’activités ou de tâches associées exécutées conjointement afin de réaliser les objectifs du domaine du programme de santé, par exemple, l’enregistrement, le suivi médical, les transferts (1,16). Santé numérique L’application systématique de technologies de l’information et de la communication, de l’informatique et des données pour aider les personnes, le personnel de la santé et les systèmes sanitaires à prendre des décisions informées et à renforcer la résistance aux maladies et améliorer la santé et le bien-être (1,37). Suivi numérique L’utilisation d’un dossier numérisé pour saisir et stocker les informations de santé des clients afin de permettre le suivi de leur état de santé et des services reçus. Il peut s’agir de formulaires numériques de registres sur papier et de registres de gestion de cas dans des populations cibles particulières, ainsi que de dossiers médicaux électroniques liés à des personnes identifiées de façon unique (7,8). Système d’information pour la gestion sanitaire (HMIS) Un système d’information spécifiquement conçu pour aider à la gestion et planification des programmes de santé, par opposition à la prestation de soins (38). Système d’information sur la santé (SIS) Un système qui intègre la collecte, le traitement, la saisie et l’utilisation des données nécessaires pour améliorer l’efficacité des services de santé par le biais d’une meilleure gestion à tous les niveaux des services sanitaires (38). Tableau d’aide à la décision Stratégie semi-structurée pour décrire chaque décision individuelle qui devra être intégrée dans le système. En fonction de la complexité des lignes directrices cliniques, il y aura probablement plusieurs tableaux d’aide à la décision. Tâche Une action spécifique dans un processus opérationnel. Terminologies En ce qui concerne les soins cliniques, les terminologies sont des vocabulaires structurés englobant les concepts associés à la santé (comme les maladies, les diagnostics, les analyses de laboratoire et les traitements), afin de permettre le stockage, l’analyse et l’échange de données de manière consistante et standardisée (39). 75Interventions et recommandations en matière de santé personas indicateurs flux de travail données décisions scénarios exigences recommandations Annexes 76 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Annexe 1. Exemples détaillés de personas « Il est essentiel de rester informée pour maintenir la confiance de -ma communauté. » Jamilla Grace 77 annexes Annexes Annexe 2. Scénario d’utilisation supplémentaire Scénario d’utilisation pour un agent de santé communautaire Personas principales Agent de santé communautaire : Jane Cliente : Safia Safia est une jeune femme de 20 ans qui a récemment accouché d’un bébé de 3 semaines, Saïd. Son agent de santé communautaire, Jane, lui rend visite à domicile (l’un des 25 foyers, environ, que Jane surveille) un jour sur deux, afin de voir comment Safia et son nouveau-né se portent. Après que Jane ait posé toutes les questions et terminé son suivi de soins postnatals, elle commence à aborder l’avenir de Safia et son désir d’avoir d’autres enfants. Étant donné qu’elle souhaite espacer la prochaine grossesse de plus d’un an par rapport à celle-ci, Jane suggère qu’elles discutent toutes deux plus en détail de la planification familiale. Puisque Safia est déjà enregistrée dans l’application de Jane en tant que membre de l’un des foyers dont elle est responsable, Jane consulte le profil de Safia. Jane pose quelques questions supplémentaires sur son intérêt pour la planification familiale. Pendant la conversation, Jane prend la pression artérielle de Safia et constate qu’elle est légèrement élevée. Safia utilisait des préservatifs dans le passé, mais elle n’utilise aucune méthode contraceptive actuellement. Lorsque Jane lui demande si elle a déjà pensé à une méthode contraceptive, Safia lui répond qu’elle a entendu parler des nouveaux contraceptifs injectables disponibles et se demande si ce serait une option appropriée pour elle. Après avoir lu dans son application que les méthodes contraceptives hormonales ne sont pas recommandées pour les personnes qui présentent une pression artérielle élevée, Jane déconseille les méthodes contraceptives injectables et informe Safia des pilules à progestatif seul (PPS), des dispositifs intra-utérins (DIU) et d’autres méthodes contraceptives non hormonales. Étant donné que Safia allaite actuellement Saïd, elle décide de commencer à utiliser les PPS et de surveiller ses effets, mais il est possible qu’elle choisisse un contraceptif injectable plus tard, lorsque sa pression artérielle sera redevenue normale. Bien que Jane n’ait de pilules à distribuer lors de cette visite, elle remet une fiche de transfert à Safia qu’elle peut apporter au pôle de santé le plus proche afin d’obtenir son approvisionnement. Jane prend note qu’elle devra aborder la question avec Safia lors de la prochaine visite, afin de s’assurer qu’elle est allée chercher les pilules. Jane informe Safia que, après qu’elle soit allée chercher les pilules, elle pourra commencer à les prendre à tout moment. Elle l’encourage également à opter pour la double protection et lui demande si elle souhaite également avoir des préservatifs. Jane informe Safia qu’elle effectuera un suivi de l’orientation lors de sa prochaine visite et elle demande à Safia si elle a d’autres préoccupations ou questions. Deux jours plus tard, alors que Jane se prépare pour ses visites à domicile, elle consulte l’application et voit la note concernant le suivi de Safia en ce qui concerne la prescription de pilules. Processus opérationnels correspondants (voir Composant 4) Ce scénario fait référence aux processus opérationnels suivants : » Conseils en matière de planification familiale » Orientation 78 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Annexe 3. Conseils pour ajouter ou modifier des éléments de données dans le dictionnaire de données Lorsque vous adaptez le dictionnaire de données, il se peut que des éléments de données doivent être modifiés ou ajoutés en raison de la structure des registres au format papier existants ou des exigences locales en matière de rapports. Si vous vous basez sur les registres et formulaires au format papier, vous trouverez des informations supplémentaires dans Handbook for digitizing primary health care (17) et, ci-dessous, vous pouvez consulter un aperçu de la schématisation des données servant de modèle pour la normalisation du dictionnaire de données. Si vous modifiez la formulation des éléments de données, il est important de vérifier que les codes de terminologie standard continuent à refléter les éléments de données comme prévu initialement. Ce qu’il est important de noter Description ID de l’activité Le numéro d’ID de la tâche dans le flux de travail dans lequel l’élément de données est collecté. Ceci désignera le moment de collecte de l’élément de donnée. Code de l’élément de données Chaque élément de donnée doit avoir un numéro d’ID ou un code unique tout au long du projet. Utilisez les numéros d’ID ou de série existants, lorsque disponibles. Si aucun identifiant n’existe, les champs doivent être énumérés dans un format logique. ID du formulaire et étiquette de l’élément de données du formulaire L’ID du formulaire est important pour garantir que la conception du système numérique a pris en considération tous les formulaires au format papier requis, ainsi que tous les éléments de données sur ces formulaires. Indiquez également le libellé de l’élément de donnée tel qu’il figure sur le formulaire original (ou traduit aussi fidèlement que possible). Cela sera essentiel pour savoir quels éléments de données des formulaires papier originaux sont dupliqués. Veuillez noter que les champs de données dupliqués peuvent être inclus de manière intentionnelle (les identifiants de la patiente, comme le nom, la date de naissance, le village, le numéro d’ID, etc., peuvent être inclus dans plusieurs instruments de données afin d’identifier une patiente individuelle). Étiquette de l’élément de données L’étiquette de l’élément de données est rédigée de manière à ce que les utilisateurs finaux puissent la comprendre facilement, par exemple : « niveau d’éducation », « poids », « taille », « raisons de l’arrivée dans l’établissement », « quel(s) médicament(s) votre cliente prend-elle ? » L’étiquette de l’élément de donnée sera utilisée dans le formulaire numérique. Le registre numérique ne doit pas simplement remplacer les registres papier, mais il doit aussi rationaliser les processus et relier les éléments de données dupliqués ; ainsi, l’étiquette des éléments de données énumérés ici doit être celle qui sera utilisée dans le système numérique. Nom de l’élément de données Le nom raccourci de l’élément de donnée (par ex., « niveau_format » pour « niveau d’enseignement »). Cela sera essentiel pour coder le système et déterminer les calculs nécessaires. Ce nom d’élément de données est ce qui permettra de faire le rapprochement entre tout élément de données dupliqué dans le système numérique. Description et définition La description du champ de données, notamment des unités qui définissent le champ (par ex., « poids en kilogrammes (kg) »). Fournissez une explication claire de ce que demande ce point de données, en supposant que le lecteur n’a jamais vu le formulaire. Veillez à utiliser une terminologie cohérente et facile à comprendre dans tous les formulaires. Ceci est particulièrement important si le nom de l’élément de données diffère d’un formulaire à l’autre, mais nécessite la même saisie. 79 annexes Annexes Ce qu’il est important de noter Description Type de donnée Le type de donnée doit être conforme aux types de données décrits dans les normes FHIR (de l’anglais, Fast Healthcare Interoperability Resources). Voici certains types de données courants : » Donnée booléenne (par ex., Vrai/Faux, Oui/Non) » Chaîne (une séquence de caractères Unicode, par ex., le nom) » Date (par ex., la date de naissance) » Heure (par ex., l’heure du rendez-vous) » ID (par ex., l’identifiant unique attribué à la cliente) » Nombre entier (par ex., le nombre de rendez-vous antérieurs) » Nombre décimal (nombres rationnels qui ont une représentation décimale, par ex., une durée exacte, les coordonnées d’un lieu, tous les pourcentages) » Observation (observations concernant l’état de santé de la cliente, par ex., taille, poids, couleur des yeux, pouls, pression artérielle, température, glycémie) » Concept codable (une valeur qui est généralement fournie en faisant référence à un ou plusieurs points de données, par ex., indice de masse corporelle [IMC], taux de prévalence contraceptive) » Signature (représentation électronique d’une signature qui est cryptographique, une image graphique qui représente une signature ou un processus de signature, par exemple l’approbation du superviseur) » Pièce jointe (données supplémentaires dans d’autres formats, par ex., images) » Veuillez noter que s’il existe des champs de données à choix multiple, le champ de donnée « parent » devra être étiqueté « Choix multiple – Sélectionner une option » ou « Choix multiple – Sélectionner tout ce qui s’applique ». Ensuite, chaque option individuelle doit être énumérée dans la colonne des options « Entrées » et classifiée selon l’un des types de données susmentionnés. Bien que la liste ci-dessus devrait être suffisante pour transmettre ces informations à un informaticien du domaine de la santé ou à un fournisseur de technologie, il existe de nombreux autres codes de données qui peuvent être appliqués pour parvenir à une classification plus précise. Pour connaître les autres types de données possibles, veuillez consulter le guide FHIR HL7 sur les types de données (40). Options de saisie Pour les champs à choix multiple uniquement ; autrement, laissez cette colonne vide. Rédigez la liste des réponses parmi lesquelles l’agent de santé peut choisir. Chacune des options de saisie doit être sur une ligne différente. Chacune de ces options doit être étiquetée avec un type de données comme indiqué ci-dessus. Calcul Pour les champs de type de données « concept codable », écrivez la formule qui définit le champ. Laissez cette colonne vide pour tous les autres types de données. Utilisez les symboles mathématiques standard et l’étiquette de l’élément de donnée des noms l’élément de donnée incluse dans la formule (par ex., pour le calcul de l’IMC : « poids_kg/([taille_m]^2) »). Validation requise « Oui » ou « Non » pour indiquer s’il doit y avoir une certaine forme de validation, compte tenu des contraintes posées par un éventail de réponses acceptables. Condition de la validation L’éventail de réponses acceptables, en cas de validation requise (par ex., pour un numéro de téléphone, uniquement 10 chiffres autorisés ; pour une date de naissance, uniquement des dates antérieures autorisées). Modifiable « Oui » ou « Non » pour indiquer si l’utilisateur final, ou l’agent de santé, peuvent modifier le champ après que celui-ci a été saisi dans le système. 80 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Ce qu’il est important de noter Description Obligatoire Veuillez noter si le champ est : » Obligatoire – O » Obligatoire, mais peut être laissé vide – OV » Facultatif – F » Conditionnel par rapport aux réponses d’autres champs de données – C » Conditionnel, mais peut être laissé vide – CV Raison pour laquelle les données sont requises Si le champ est obligatoire (O), décrivez la raison ici : » Responsabilité de l’établissement de rapports au niveau national » Prestation de services ou prise de décisions cliniques » Identification de la cliente. Le système numérique ne doit pas simplement remplacer les registres au format papier, mais il doit également rationaliser les processus ; il est donc important de comprendre pourquoi un certain champ de données est réellement nécessaire et de rechercher les possibilités d’optimiser les flux de données. Compte tenu du volume élevé de collecte de données exigé des prestataires de services de santé, il pourrait être préférable de supprimer un champ de saisie de données s’il n’a aucune utilité réelle pour le clinicien, pour les rapports de santé publique ou pour tout autre objectif identifié. Logique d’omission Si ce champ dépend des réponses des autres champs de données (C) ou est conditionnel, mais peut être laissé vide (CE), décrivez ici la logique d’omission. Ceci est courant pour les éléments de données qui font partie des questions de suivi. Si la saisie d’un champ d’élément de données a une valeur inférieure à un certain seuil, certaines saisies de données peuvent être ignorées. Ces éléments de données comprendront une logique d’omission définie par un seuil prédéfini. Association à un indicateur agrégé Les indicateurs agrégés doivent être énoncés et spécifiés. Si cet élément de donnée est associé à un indicateur de rapport agrégé, alors indiquez-le en conséquence. Remarques En cas de problème ou d’inconsistance dans la définition d’un champ de données, veuillez noter le problème ici. Les irrégularités et les incohérences devront être résolues à un stade ultérieur, par un processus de discussion en équipe et de triangulation. Cette colonne doit aussi être utilisée pour toute autre remarque, note ou message de communication dans l’équipe. Cartographies des concepts Selon les systèmes avec lesquels le système est censé opérer, d’autres colonnes devront probablement être ajoutées pour schématiser les concepts utilisés dans l’autre système (par ex., CIM-11, SNOMED). Utilisez une seule colonne pour chaque dictionnaire de concepts. 81 annexes Annexes Annexe 4. Directives pour chaque méthode Cette annexe a pour but de fournir des informations supplémentaires qui peuvent être utilisées pour développer davantage la logique d’aide à la décision et les outils de suivi médical. Ces informations sont extraites de Planification familiale : un manuel à l’intention des prestataires de services du monde entier (2018) (14). Dispositif intra-utérin au cuivre (DIU-Cu) De quoi s’agit-il ? » Le DIU-Cu est un petit dispositif en plastique souple entouré de gaines ou de fils de cuivre. Le dispositif est inséré dans l’utérus de la femme, via le vagin et le col de l’utérus, par un prestataire de soins de santé qualifié spécialisé. » Les types de DIU comportent pratiquement tous un ou deux fils attachés. Les fils sont suspendus à travers le col de l’utérus jusqu’au vagin. » Le DIU fonctionne en provoquant un changement chimique qui endommage le sperme et l’ovule avant qu’ils ne puissent se rencontrer. La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » C’est l’une des méthodes contraceptives les plus efficaces et durables : – Moins d’une grossesse pour 100 femmes utilisant un DIU-Cu au cours de la première année (6 pour 1 000 femmes qui utilisent le DIU parfaitement et 8 pour 1 000 femmes qui l’utilisent régulièrement). Cela signifie que 992 à 994 femmes sur 1 000 qui utilisent le DIU-Cu ne tomberont pas enceintes. – Un risque de grossesse minimal subsiste au-delà de la première année d’utilisation et persiste aussi longtemps que la femme utilise le DIU-Cu. – Au cours de 10 ans d’utilisation du DIU : environ 2 grossesses pour 100 femmes. – Des études ont démontré que le TCu-380A est efficace pendant 12 ans. Le TCu-380A est labellisé pour une utilisation jusqu’à 10 ans. (Les prestataires doivent suivre les normes nationales concernant le moment de retrait du DIU.) » Retour de la fécondité après le retrait du DIU : aucun retard. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? » Méthode contraceptive sûre et appropriée pour presque toutes les femmes. La plupart des femmes peuvent utiliser le DIU-Cu de manière sûre et efficace, notamment les femmes : – Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants – Qui sont mariées ou célibataires – Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans – Qui viennent de subir un avortement ou une fausse couche (en cas d’absence de signes d’infection) – Qui allaitent – Qui exercent un métier physiquement exigeant – Qui ont eu une grossesse ectopique – Qui ont eu une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) – Qui ont des infections vaginales – Qui présentent une anémie – Qui sont infectées par le VIH, de manière légère ou sans aucun symptôme, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Comment utiliser la méthode contraceptive ? Le DIU-Cu doit être inséré par un prestataire de soins de santé formé et qualifié. Une consultation de suivi après les premières règles ou 3 à 6 semaines après l’insertion du DIU est recommandée. Cependant, le DIU ne doit jamais être refusé à une femme pour la simple raison que le suivi soit difficile ou impossible. 82 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Quels sont les effets secondaires ? Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Changements des saignements (surtout dans les 3 à 6 premiers mois), notamment : – Saignement mensuel prolongé et important – Saignement irrégulier – Davantage de crampes et de douleurs pendant les règles. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : les risques de grossesse. » Peut aider à protéger contre : – le cancer de la muqueuse utérine (cancer de l’endomètre) – le cancer du col de l’utérus. » Réduit : le risque de grossesse ectopique. Risques connus pour la santé » Peu courants : peut contribuer à une anémie si la femme présente déjà un faible niveau de fer dans le sang avant l’insertion du DIU. Le DIU peut provoquer des règles plus abondantes. » Rares : une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) peut être constatée si la femme présentait une chlamydia ou une blennorrhée au moment de l’insertion du DIU. » Complications rares : – Perforation de la paroi de l’utérus par le DIU-Cu ou par un instrument utilisé pour son insertion ; guérison généralement sans traitement – Fausse couche, accouchement avant terme ou infection dans le cas rare où la femme tombe enceinte avec le DIU en place. Donner des conseils sur les effets secondaires Décrire les effets secondaires les plus courants » Changements des saignements : – Saignement mensuel prolongé et important – Saignement irrégulier – Davantage de crampes et de douleurs pendant les règles. Expliquer les effets secondaires » Les changements dans les saignements ne sont pas un signe de maladie. » En général, ils diminuent quelques mois après l’insertion du DIU. » La cliente peut revenir pour obtenir de l’aide si les effets secondaires la préoccupent ou en cas de doute. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux En général, une femme présentant l’un des problèmes énumérés ci-dessous ne doit pas être soumise à l’insertion d’un DIU. Cependant, dans des circonstances spéciales, lorsque d’autres méthodes contraceptives plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables, un prestataire qualifié, en mesure d’évaluer minutieusement le problème et la situation spécifiques de la femme, peut décider si elle peut utiliser un DIU-Cu. Le prestataire doit tenir compte de la gravité de l’état de la femme et, pour la plupart des affections, de la possibilité pour elle d’avoir accès à un suivi. » Entre 48 heures et 4 semaines après l’accouchement » Maladie trophoblastique gestationnelle non cancéreuse (bénigne) » Présence d’un cancer de l’ovaire » Risque individuel d’IST très élevé au moment de l’insertion » VIH, à l’état sévère ou avancé » Lupus érythémateux disséminé avec thrombocytopénie sévère. 83 annexes Annexes Aider les utilisatrices déjà enregistrées Lors de la consultation de suivi après l’insertion (3 à 6 semaines) 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Demandez à la patiente si elle a observé : – Une douleur abdominale croissante ou sévère ou des douleurs pendant les rapports sexuels ou la miction – Un écoulement vaginal inhabituel – De la fièvre ou des frissons – Des signes ou des symptômes de grossesse – Une sensation de plastique dur de DIU partiellement détaché Il n’est pas obligatoire de procéder à un examen gynécologique de routine lors de la consultation de suivi. Cependant, cela peut s’avérer approprié dans certains contextes ou pour certaines clientes. Procédez à un examen gynécologique, plus particulièrement si les réponses de la cliente laissent croire à une infection suspectée ou à un retrait partiel ou total du DIU. Lors de toutes les consultations 1. Demandez comment la cliente se sent par rapport à la méthode contraceptive et aux changements dans les saignements (voir les points 1 et 2 de la section « Lors de la consultation de suivi après l’insertion » ci-dessus). 2. Demandez aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé. Traiter les problèmes comme il convient. En cas de nouveaux problèmes de santé, un changement de méthode contraceptive peut s’avérer nécessaire. 3. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. 4. Rappeler à la cliente pendant combien de temps encore le DIU continuera à la protéger d’une grossesse et quand elle devra l’enlever ou le remplacer. DIU au lévonorgestrel (DIU-LNG) De quoi s’agit-il ? » Le DIU-LNG est un dispositif en plastique en forme de T qui libère régulièrement une petite quantité de lévonorgestrel par jour. (Le lévonorgestrel est une hormone progestative également utilisée dans certains implants contraceptifs et certaines pilules contraceptives orales.) » Le dispositif est inséré dans l’utérus de la femme, via le vagin et le col de l’utérus, par un prestataire de soins de santé qualifié spécialisé. » Également appelé système intra-utérin libérant du lévonorgestrel ou DIU hormonal. » Commercialisé par des marques comme Jaydess, Kyleena, Liletta, Mirena et Skyla. Les DIU-LGN de Jaydess, Kyleena et Skyla, et leurs dispositifs de pose, sont légèrement plus petits que ceux de Liletta et Mirena. » Ils fonctionnent en empêchant le sperme de fertiliser un ovule. 84 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » C’est l’une des méthodes contraceptives les plus efficaces et durables. – Moins d’une grossesse pour 100 femmes utilisant le DIU-LNG au cours de la première année (2 pour 1 000 femmes). Cela signifie que 998 femmes sur 1 000 utilisant le DIU-LNG ne tomberont pas enceintes. – Un risque de grossesse minimal subsiste au-delà de la première année d’utilisation et persiste aussi longtemps que la femme utilise le DIU-LNG. – Plus de 5 ans d’utilisation du DIU-LNG Mirena : moins d’une grossesse pour 100 femmes (5 à 8 pour 1 000 femmes). – Les marques Kyleena et Mirena sont approuvées pour une utilisation jusqu’à 5 ans. – Des recherches suggèrent que le DIU-LNG Mirena peut demeurer hautement efficace jusqu’à 7 ans. – Les marques Jaydess, Liletta et Skyla sont approuvées pour une utilisation jusqu’à 3 ans. » Retour de la fécondité après le retrait du DIU-LNG : aucun retard. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Presque toutes les femmes peuvent utiliser le DIU-LNG. Les DIU-LNG sont sûrs et efficaces pour presque toutes les femmes, y compris pour les femmes : » Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans » Qui viennent de subir un avortement ou une fausse couche (en cas d’absence de signes d’infection) » Qui allaitent » Qui exercent un métier physiquement exigeant » Qui ont eu une grossesse ectopique » Qui ont eu une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) » Qui ont des infections vaginales » Qui présentent une anémie » Qui sont infectées par le VIH, de manière légère ou sans aucun symptôme, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Comment utiliser la méthode contraceptive ? Le DIU-LNG doit être inséré par un prestataire de soins de santé formé et qualifié. Une consultation de suivi après les premières règles ou 3 à 6 semaines après l’insertion du DIU est recommandée. Cependant, le DIU ne doit jamais être refusé à une femme pour la simple raison que le suivi soit difficile ou impossible. 85 annexes Annexes Quels sont les effets secondaires ? Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Plus couramment, des changements des saignements, y comme : – Saignement moins abondant et plus court – Saignement peu fréquent – Saignement irrégulier – Aucun saignement mensuel – Saignement prolongé » Acné » Maux de tête » Seins endoloris ou sensibles » Nausées » Prise de poids » Étourdissements » Sautes d’humeur » Autres changements physiques possibles : kystes ovariens. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – une anémie ferriprive. » Peut aider à protéger contre : – le cancer de l’endomètre – le cancer du col de l’utérus. » Réduit : – les crampes menstruelles – les règles abondantes – les symptômes d’endométriose (douleurs pelviennes, saignement irrégulier) – le risque de grossesse ectopique. Risques rares connus pour la santé » À court terme, une MIP peut être constatée si la femme présentait une gonorrhée ou une chlamydia au moment de l’insertion du DIU. Complications » Rares : Perforation de la paroi de l’utérus par le DIU-LNG par un instrument utilisé pour son insertion. Guérison généralement sans traitement. » Très rares : Fausse couche, accouchement avant terme ou infection dans le cas très rare où la femme tombe enceinte avec le DIU-LNG en place. 86 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Donner des conseils sur les effets secondaires Décrire les effets secondaires les plus courants » Changements des saignements : saignement irrégulier suivi d’un saignement moins important, saignement plus court, saignement peu fréquent, puis, aucun saignement mensuel. » Acné, maux de tête, seins endoloris et autres effets secondaires possibles. Expliquer les effets secondaires » Les changements dans les saignements ne sont généralement pas un signe de maladie. » L’absence de règles ne signifie pas que la femme est enceinte. » L’irrégularité des règles diminue, généralement, 3 à 6 mois après l’insertion. De nombreuses femmes n’observent aucun saignement après l’utilisation du DIU-LNG pendant un ou deux ans. Les autres effets secondaires diminuent aussi quelques mois après l’insertion. » La cliente peut revenir pour obtenir de l’aide en cas de problèmes gênants ou toute autre inquiétude. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux En général, une femme présentant l’un des problèmes énumérés ci-dessous ne doit pas être soumise à l’insertion d’un DIU-LNG. Cependant, dans des circonstances spéciales, lorsque d’autres méthodes contraceptives plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables, un prestataire qualifié, en mesure d’évaluer minutieusement le problème et la situation spécifiques de la femme, peut décider si elle peut utiliser un DIU-LNG. Le prestataire doit tenir compte de la gravité de l’état de la femme et, pour la plupart des affections, de la possibilité pour elle d’avoir accès à un suivi. » Entre 48 heures et 4 semaines après l’accouchement » Caillots sanguins importants dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons » Cancer du sein il y a plus de 5 ans, sans récidive » Cirrhose ou tumeur hépatique grave » Maladie trophoblastique gestationnelle non cancéreuse (bénigne) » Cancer de l’ovaire, actuellement » Risque individuel d’IST très élevé au moment de l’insertion » VIH, à l’état sévère ou avancé » Lupus érythémateux disséminé avec des anticorps antiphospholipides positifs (ou inconnus) et pas de traitement immunosuppresseur. Aider les utilisatrices déjà enregistrées Lors de la consultation de suivi après l’insertion (3 à 6 semaines) 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Demandez à la patiente si elle a observé : – Une douleur abdominale croissante ou sévère ou des douleurs pendant les rapports sexuels ou la miction – Un écoulement vaginal inhabituel – De la fièvre ou des frissons – Des signes ou des symptômes de grossesse – Une sensation de plastique dur de DIU partiellement détaché. Il n’est pas obligatoire de procéder à un examen gynécologique de routine lors de la consultation de suivi. Cependant, cela peut s’avérer approprié dans certains contextes ou pour certaines clientes. Procédez à un examen gynécologique, plus particulièrement si les réponses de la cliente laissent croire à une infection suspectée ou à un retrait partiel ou total du DIU. Lors de toutes les consultations 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle a observé des changements dans les saignements. 2. Demandez aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé. Traiter les problèmes comme il convient. De nouveaux problèmes de santé peuvent nécessiter un changement de méthode contraceptive. 3. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. 4. Rappeler à la cliente pendant combien de temps encore le DIU continuera à la protéger d’une grossesse. 87 annexes Annexes Implant à un bâtonnet à base d’étonogestrel (ETG) De quoi s’agit-il ? » Un petit bâtonnet en plastique, d’environ la taille d’une allumette, qui libère une hormone progestative, similaire à l’hormone de progestérone naturelle présente dans le corps de la femme. » Un prestataire qualifié spécialisé réalise une procédure chirurgicale minimale afin de placer un bâtonnet sous la peau, dans la partie supérieure du bras de la femme. » Il ne contient pas d’œstrogène et il peut par conséquent être utilisé pendant l’allaitement et par toutes les femmes qui ne peuvent pas utiliser des méthodes contraceptives à base d’œstrogène. » Implanon NXT (Nexplanon) : un bâtonnet contenant de l’étonogestrel, labellisé pour une utilisation jusqu’à 3 ans (une étude récente a démontré que le dispositif peut être hautement efficace pendant 5 ans). Le substitut de l’Implanon, l’Implanon NXT peut être observé aux rayons X et son dispositif d’insertion est amélioré. » Il fonctionne principalement en : – empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation) – épaississant la glaire cervicale (ceci empêche le sperme d’atteindre l’ovule). La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » C’est l’une des méthodes contraceptives les plus efficaces et durables. – Beaucoup moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent l’implant au cours de la première année (1 pour 1 000 femmes). Cela signifie que 999 femmes sur 1 000 qui utilisent l’implant ne tomberont pas enceintes. Moins d’une grossesse pour 100 femmes pendant la période d’utilisation. – Un risque de grossesse minimal subsiste au-delà de la première année d’utilisation et persiste aussi longtemps que la femme utilise l’implant. » Retour de la fécondité après le retrait de l’implant : aucun retard. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? » Pratiquement toutes les femmes peuvent utiliser l’implant de manière sûre et efficace, notamment les femmes : – Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants – Qui sont mariées ou célibataires – Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans – Qui ont récemment subi un avortement, une fausse couche ou une grossesse ectopique – Qui fument, indépendamment de l’âge de la femme ou du nombre de cigarettes – Qui allaitent – Qui présentent ou qui ont présenté une anémie – Qui ont des varices – Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Comment utiliser la méthode contraceptive ? L’insertion de l’implant doit être effectuée par un prestataire qualifié. Il est important que l’implant soit retiré avant qu’il ne commence à perdre son efficacité. Un nouvel ’implant peut être inséré si la femme le souhaite. 88 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Quels sont les effets secondaires ? Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Changements des saignements, notamment : – Lors des premiers mois et jusqu’à un an : • Saignement moins abondant et plus court • Saignement prolongé • Saignement irrégulier • Saignement peu fréquent • Aucun saignement mensuel – Après environ 1 an : • Saignement moins abondant et plus court • Saignement irrégulier • Saignement peu fréquent • Aucun saignement mensuel Les utilisatrices d’Implanon, d’Implanon NXT et de Nexplanon sont plus susceptibles d’observer un saignement peu fréquent, un saignement prolongé ou aucun saignement mensuel plutôt qu’un saignement irrégulier. » Maux de tête » Douleurs abdominales » Acné (peut s’améliorer ou s’aggraver) » Changement de poids » Seins endoloris » Étourdissements » Sautes d’humeur » Nausées » Autres changements physiques possibles : croissance des follicules ovariens. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse, notamment une grossesse ectopique – une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) symptomatique. » Peut aider à protéger contre : une anémie ferriprive. » Réduit : le risque de grossesse ectopique. Risques connus pour la santé : aucun. 89 annexes Annexes Donner des conseils sur les effets secondaires Décrire les effets secondaires les plus courants » Changements des saignements : – Saignement irrégulier qui dure plus de 8 jours consécutifs au cours de la première année – Saignement retardé, régulier, peu fréquent ou inexistant. » Maux de tête, douleurs abdominales, seins endoloris et autres effets secondaires possibles. Expliquer les effets secondaires » Les effets secondaires ne sont pas un signe de maladie. L’absence de règles ne signifie pas que la femme est enceinte. » La plupart des effets secondaires s’atténuent ou disparaissent généralement au cours de la première année. » Les effets secondaires sont courants, mais certaines femmes n’en ont pas. » La cliente peut revenir pour obtenir de l’aide si les effets secondaires sont gênants ou si elle a d’autres préoccupations. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux En général, une femme présentant l’un des problèmes énumérés ci-dessous ne doit pas être soumise à l’insertion d’un implant. Cependant, dans des circonstances spéciales, lorsque d’autres méthodes contraceptives plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables, un prestataire qualifié, en mesure d’évaluer minutieusement le problème et la situation spécifiques de la femme, peut décider si elle peut utiliser un contraceptif à un bâtonnet à base d’ETG. Le prestataire doit tenir compte de la gravité de l’état de la femme et, pour la plupart des affections, de la possibilité pour elle d’avoir accès à un suivi. » Caillots sanguins importants dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons » Saignement vaginal inexpliqué avant l’évaluation, éventuellement associé à un problème sous-jacent grave » Cancer du sein il y a plus de 5 ans, sans récidive » Cirrhose ou tumeur hépatique grave » Lupus érythémateux disséminé avec des anticorps antiphospholipides positifs (ou inconnus) et pas de traitement immunosuppresseur. Aider les utilisatrices déjà enregistrées Important : Aucune consultation de suivi n’est obligatoire jusqu’au moment de retirer l’implant. Cependant, la cliente doit être explicitement invitée à revenir quand elle le souhaite. Lors d’une future consultation : 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Demander aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé depuis la dernière consultation. Traiter les problèmes comme il convient. 4. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. 5. Si la cliente souhaite continuer à utiliser l’implant et qu’aucun nouveau problème médical ne l’en empêche, rappelez-lui pendant combien de temps encore l’implant continuera à la protéger d’une grossesse. 90 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Implant à deux bâtonnets à base de lévonorgestrel (LNG) De quoi s’agit-il ? » Des petits bâtonnets en plastique, chacun d’environ la taille d’une allumette, qui libèrent une hormone progestative, similaire à l’hormone de progestérone naturelle présente dans le corps de la femme. » Un prestataire qualifié spécialisé réalise une procédure chirurgicale minimale afin de placer deux bâtonnets sous la peau, dans la partie supérieure du bras de la femme. » Ils ne contiennent pas d’œstrogène et il peuvent par conséquent être utilisées pendant l’allaitement et par toutes les femmes qui ne peuvent pas utiliser des méthodes contraceptives à base d’œstrogène. » Types d’implants : – Jadelle : deux bâtonnets qui contiennent du lévonorgestrel, hautement efficace pendant 5 ans – Levoplant (Sino-Implant (II)) : deux bâtonnets qui contiennent du lévonorgestrel, labellisés pour une utilisation jusqu’à 4 ans » Ils fonctionnent principalement en : – empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation) – épaississant la glaire cervicale (ceci empêche le sperme d’atteindre l’ovule). La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » C’est l’une des méthodes contraceptives les plus efficaces et durables : – Beaucoup moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent l’implant au cours de la première année (1 pour 1 000 femmes). Cela signifie que 999 femmes sur 1 000 qui utilisent l’implant ne tomberont pas enceintes. Moins d’une grossesse pour 100 femmes pendant la période d’utilisation. – Un risque de grossesse minimal subsiste au-delà de la première année d’utilisation et persiste aussi longtemps que la femme utilise l’implant. – Pour les femmes en surpoids, l’efficacité de Jadelle et de Levoplant peut diminuer vers la fin de la période d’utilisation indiquée sur l’étiquette. Ces utilisatrices doivent remplacer l’implant plut tôt. » Retour de la fécondité après le retrait de l’implant : aucun retard. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Pratiquement toutes les femmes peuvent utiliser l’implant de manière sûre et efficace, notamment les femmes : » Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans » Qui ont récemment subi un avortement, une fausse couche ou une grossesse ectopique » Qui fument, indépendamment de l’âge de la femme ou du nombre de cigarettes » Qui allaitent » Qui présentent ou qui ont présenté une anémie » Qui ont des varices » Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Comment utiliser la méthode contraceptive ? L’insertion de l’implant doit être effectuée par un prestataire qualifié. Il est important que l’implant soit retiré avant qu’il ne commence à perdre son efficacité. Un nouvel ensemble d’implants peut être inséré si la femme le souhaite. 91 annexes Annexes Quels sont les effets secondaires ? Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Changements des saignements, notamment : – Lors des premiers mois et jusqu’à un an : • Saignement moins abondant et plus court • Saignement prolongé • Saignement irrégulier • Saignement peu fréquent • Aucun saignement mensuel – Après environ 1 an : • Saignement moins abondant et plus court • Saignement irrégulier • Saignement peu fréquent • Aucun saignement mensuel » Maux de tête » Douleurs abdominales » Acné (peut s’améliorer ou s’aggraver) » Changement de poids » Seins endoloris » Étourdissements » Sautes d’humeur » Nausées » Autres changements physiques possibles : croissance des follicules ovariens. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse, notamment une grossesse ectopique – une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) symptomatique. » Peut aider à protéger contre : une anémie ferriprive. » Réduit : le risque de grossesse ectopique. Risques connus pour la santé : aucun. 92 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Donner des conseils sur les effets secondaires Décrire les effets secondaires les plus courants » Changements des saignements : – Saignement irrégulier qui dure plus de 8 jours consécutifs au cours de la première année – Saignement retardé, régulier, peu fréquent ou inexistant. » Maux de tête, douleurs abdominales, seins endoloris et autres effets secondaires possibles. Expliquer les effets secondaires » Les effets secondaires ne sont pas un signe de maladie. L’absence de règles ne signifie pas que la femme est enceinte. » La plupart des effets secondaires s’atténuent ou disparaissent généralement au cours de la première année. » Les effets secondaires sont courants, mais certaines femmes n’en ont pas. » La cliente peut revenir pour obtenir de l’aide si les effets secondaires sont gênants ou si elle a d’autres préoccupations. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux En général, une femme présentant l’un des problèmes énumérés ci-dessous ne doit pas être soumise à l’insertion d’un implant. Cependant, dans des circonstances spéciales, lorsque d’autres méthodes contraceptives plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables, un prestataire qualifié, en mesure d’évaluer minutieusement le problème et la situation spécifiques de la femme, peut décider si elle peut utiliser un contraceptif à deux bâtonnets à base de LNG. Le prestataire doit considérer la gravité du problème et, dans pour la plupart des problèmes, envisager si la femme aura accès à un suivi médical. Ces problèmes incluent : » Caillots sanguins importants dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons » Saignement vaginal inexpliqué avant l’évaluation, éventuellement associé à un problème sous-jacent grave » Cancer du sein il y a plus de 5 ans, sans récidive » Cirrhose ou tumeur hépatique grave » Lupus érythémateux disséminé avec des anticorps antiphospholipides positifs (ou inconnus) et pas de traitement immunosuppresseur. Aider les utilisatrices déjà enregistrées Important : Aucune consultation de suivi n’est obligatoire jusqu’au moment de retirer l’implant. Cependant, la cliente doit être explicitement invitée à revenir quand elle le souhaite. Lors d’une future consultation : 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Demander aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé depuis la dernière consultation. Traiter les problèmes comme il convient. 4. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. 5. Si la cliente souhaite continuer à utiliser l’implant et qu’aucun nouveau problème médical ne l’en empêche, rappelez-lui pendant combien de temps encore l’implant continuera à la protéger d’une grossesse. 93 annexes Annexes AMPR injectable intra-musculaire De quoi s’agit-il ? » Également désigné comme AMPR-IM ou contraceptif injectable à base de progestatif seul. » Le contraceptif injectable acétate de médroxyprogestérone retard (AMPR) contient une hormone progestative, similaire à l’hormone de progestérone naturelle présente dans le corps de la femme. (Par opposition, les contraceptifs injectables mensuels contiennent à la fois de l’oestrogène et des hormones progestatives.) » Il ne contient pas d’œstrogène et il peut par conséquent être utilisé pendant l’allaitement, à partir de 6 semaines après l’accouchement, et par toutes les femmes ne pouvant pas utiliser des méthodes contraceptives à base d’œstrogène. » Administrée par injection dans le muscle (injection intramusculaire), l’hormone est ensuite libérée progressivement dans le système sanguin. » L’AMPR est un contraceptif injectable à base de progestatif seul le plus utilisé et il est également désigné comme « l’injection », Depo, Depo-Provera et Petogen. » Il fonctionne principalement en empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de la régularité des injections : le risque de grossesse est plus élevé lorsque la femme manque une injection. – Selon l’usage courant, environ 4 grossesses pour 100 femmes utilisant des contraceptifs injectables à progestatif seul au cours de la première année. Cela signifie que 96 femmes sur 100 qui utilisent des contraceptifs injectables ne tomberont pas enceintes. – Lorsque les injections sont administrées dans les temps, moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent un contraceptif injectable à progestatif seul au cours de la première année (2 femmes sur 1 000). » Retour de la fécondité après l’arrêt des injections : une moyenne d’environ 4 mois de plus pour l’AMPR que pour la plupart des autres méthodes contraceptives. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode contraceptive sûre et appropriée pour presque toutes les femmes. Pratiquement toutes les femmes peuvent utiliser des contraceptifs injectables à base de progestatif seul de manière sûre et efficace, notamment les femmes : » Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans » Qui ont récemment subi un avortement ou une fausse couche » Qui fument, indépendamment de l’âge de la femme ou du nombre de cigarettes » Qui allaitent, dès 6 semaines après l’accouchement » Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Comment utiliser la méthode contraceptive ? Un prestataire formé et qualifié doit administrer 150 mg d’AMPR par injection intramusculaire. 94 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Quels sont les effets secondaires ? La plupart des utilisatrices observent des changements de l’abondance des règles. En général, ces derniers incluent : » Lors des 3 premiers mois : – Saignement irrégulier – Saignement prolongé. » Après un an : – Aucun saignement mensuel – Saignement peu fréquent – Saignement irrégulier. Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Prise de poids » Maux de tête » Étourdissements » Ballonnement et gêne abdominale » Sautes d’humeur » Diminution de la libido » Autres changements physiques possibles : perte de densité osseuse. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – le cancer de la muqueuse utérine (cancer de l’endomètre) – les fibromes utérins. » Peut aider à protéger contre : – une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) symptomatique – une anémie ferriprive. » Réduit : – les crises de drépanocytose chez les femmes présentant une anémie – le symptôme d’endométriose (douleurs pelviennes, saignement irrégulier). Risques connus pour la santé : aucun. 95 annexes Annexes Donner des conseils sur les effets secondaires Décrire les effets secondaires les plus courants » Pendant les premiers mois, saignement irrégulier, saignement prolongé, saignement fréquent. Ultérieurement, aucun saignement mensuel. » Prise de poids (environ 1 à 2 kg par an), maux de tête, étourdissements et autres effets secondaires possibles. Expliquer les effets secondaires » Les effets secondaires ne sont pas un signe de maladie. » Les effets secondaires sont courants, mais certaines femmes n’en ont pas. » La cliente peut revenir pour obtenir de l’aide en cas si les effets secondaires sont gênants. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux En général, une femme présentant l’un des problèmes énumérés ci-dessous ne doit pas utiliser les contraceptifs injectables à base de progestatif seul. Cependant, dans des circonstances spéciales, lorsque d’autres méthodes contraceptives plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables, un prestataire qualifié, en mesure d’évaluer minutieusement le problème et la situation spécifiques de la femme, peut décider si elle peut utiliser un AMPR-IM. Le prestataire doit tenir compte de la gravité de l’état de la femme et, pour la plupart des affections, de la possibilité pour elle d’avoir accès à un suivi. Ces problèmes comprennent : » Allaitement et moins de 6 semaines après l’accouchement (compte tenu des risques d’une autre grossesse et du fait qu’une femme peut avoir un accès limité aux contraceptifs injectables) » Hypertension artérielle sévère (systolique 160 mmHg ou supérieure ou diastolique 100 mmHg ou supérieure) » Caillots sanguins importants dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons » Antécédents de maladie cardiaque ou maladie cardiaque actuelle due à l’obstruction ou au rétrécissement des artères (cardiopathie ischémique) » Antécédents d’AVC » Facteurs de risque multiples de maladies cardiovasculaires artérielles, comme le diabète et l’hypertension artérielle » Saignement vaginal inexpliqué avant l’évaluation, éventuellement associé à un problème sous-jacent grave » Cancer du sein il y a plus de 5 ans, sans récidive » Diabète pendant plus de 20 ans ou lésions des artères, de la vision, des reins ou du système nerveux causées par le diabète » Cirrhose du foie ou tumeur hépatique grave » Lupus érythémateux disséminé avec des anticorps antiphospholipides positifs (ou inconnus) et pas de traitement immunosuppresseur, ou thrombocytopénie sévère. Aider les utilisatrices déjà enregistrées Consultations pour les injections répétées 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Administrer l’injection. L’injection de l’AMPR peut être administrée jusqu’à 4 semaines en retard. 4. Planifier la prochaine injection. Convenir de la date de la prochaine injection (dans 3 mois ou 13 semaines pour l’AMPR). Rappeler à la cliente qu’elle doit essayer de venir à la date prévue, mais qu’elle doit revenir quel que soit son retard. 5. Demandez aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé. Traiter les problèmes comme il convient. 6. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. 96 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale AMPR injectable sous-cutané De quoi s’agit-il ? » Également désigné comme AMPR-SC, il s’agit de contraceptifs injectables à base de progestatif seuyl, Depo-SubQ Provera et Sayana Press. » Le contraceptif injectable acétate de médroxyprogestérone retard (AMPR) contient une hormone progestative, similaire à l’hormone de progestérone naturelle présente dans le corps de la femme. (Par opposition, les contraceptifs injectables mensuels contiennent à la fois de l’oestrogène et des hormones progestatives.) » Il ne contient pas d’œstrogène et il peut par conséquent être utilisé pendant l’allaitement, à partir de 6 semaines après l’accouchement, et par toutes les femmes ne pouvant pas utiliser des méthodes contraceptives à base d’œstrogène. » L’hormone est administrée par injection juste sous la peau (injection sous-cutanée). Elle est ensuite libérée progressivement dans le flux sanguin. » Il fonctionne principalement en empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). » L’AMPR-SC peut être auto-injecté. » L’AMPR-SC est uniquement destiné à l’injection sous-cutanée (juste sous la peau), et non à l’injection intra-musculaire. » L’AMPR-SC est disponible en deux systèmes d’injections : le dispositif Uniject (Sayana Press) et en pré-remplissage, à dose unique ou en seringues conventionnelles (Depo-Provera). Les deux systèmes sont composés d’aiguilles courtes destinées à l’injection juste sous la peau. Avec le système Uniject, l’utilisatrice presse un réservoir flexible qui pousse le fluide à travers l’aiguille. Le système Uniject peut être particulièrement utile pour les programmes basés sur les communautés. De plus, les femmes peuvent facilement apprendre à s’autoadministrer les injections sous-cutanées avec ce système. La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de la régularité des injections : le risque de grossesse est plus élevé lorsque la femme manque une injection. – Selon l’usage courant, environ 4 grossesses pour 100 femmes utilisant des contraceptifs injectables à progestatif seul au cours de la première année. Cela signifie que 96 femmes sur 100 qui utilisent des contraceptifs injectables ne tomberont pas enceintes. – Lorsque les injections sont administrées dans les temps, moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent un contraceptif injectable à progestatif seul au cours de la première année (2 femmes sur 1 000). » Retour de la fécondité après l’arrêt des injections : une moyenne d’environ 4 mois de plus pour l’AMPR que pour la plupart des autres méthodes contraceptives. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode contraceptive sûre et appropriée pour presque toutes les femmes. Pratiquement toutes les femmes peuvent utiliser des contraceptifs injectables à base de progestatif seul de manière sûre et efficace, notamment les femmes : » Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans » Qui ont récemment subi un avortement ou une fausse couche » Qui fument, indépendamment de l’âge de la femme ou du nombre de cigarettes » Qui allaitent, dès 6 semaines après l’accouchement » Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Comment utiliser la méthode contraceptive ? Un prestataire qualifié doit administrer 104 mg d’AMPR par injection sous-cutanée (AMPR-SC) ou la cliente peut s’autoadministrer l’injection. Veiller à expliquer à la femme comment faire si elle le souhaite. 97 annexes Annexes Quels sont les effets secondaires ? La plupart des utilisatrices observent des changements de l’abondance des règles. » Lors des 3 premiers mois : – Saignement irrégulier – Saignement prolongé. » Après un an : – Aucun saignement mensuel – Saignement peu fréquent – Saignement irrégulier. Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Prise de poids » Maux de tête » Étourdissements » Ballonnement et gêne abdominale » Sautes d’humeur » Diminution de la libido » Autres changements physiques possibles : perte de densité osseuse. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – le cancer de la muqueuse utérine (cancer de l’endomètre) – les fibromes utérins. » Peut aider à protéger contre : – une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) symptomatique – une anémie ferriprive. » Réduit : – les crises de drépanocytose chez les femmes présentant une anémie – le symptôme d’endométriose (douleurs pelviennes, saignement irrégulier). Risques connus pour la santé : aucun 98 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Donner des conseils sur les effets secondaires Décrire les effets secondaires les plus courants » Pendant les premiers mois, saignement irrégulier, saignement prolongé, saignement fréquent. Ultérieurement, aucun saignement mensuel. » Prise de poids (environ 1 à 2 kg par an), maux de tête, étourdissements et autres effets secondaires possibles. Expliquer les effets secondaires » Les effets secondaires ne sont pas un signe de maladie. » Les effets secondaires sont courants, mais certaines femmes n’en ont pas. » La cliente peut revenir pour obtenir de l’aide en cas si les effets secondaires sont gênants. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux En général, une femme présentant l’un des problèmes énumérés ci-dessous ne doit pas utiliser les contraceptifs injectables à base de progestatif seul. Cependant, dans des circonstances spéciales, lorsque d’autres méthodes contraceptives plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables, un prestataire qualifié, en mesure d’évaluer minutieusement le problème et la situation spécifiques de la femme, peut décider si elle peut utiliser un AMPR-SC. Le prestataire doit tenir compte de la gravité de l’état de la femme et, pour la plupart des affections, de la possibilité pour elle d’avoir accès à un suivi. » Allaitement et moins de 6 semaines après l’accouchement (compte tenu des risques d’une autre grossesse et du fait qu’une femme peut avoir un accès limité aux contraceptifs injectables) » Hypertension artérielle sévère (systolique 160 mmHg ou supérieure ou diastolique 100 mmHg ou supérieure) » Caillots sanguins importants dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons » Antécédents de maladie cardiaque ou maladie cardiaque actuelle due à l’obstruction ou au rétrécissement des artères (cardiopathie ischémique) » Antécédents d’AVC » Facteurs de risque multiples de maladies cardiovasculaires artérielles, comme le diabète et l’hypertension artérielle » Saignement vaginal inexpliqué avant l’évaluation, éventuellement associé à un problème sous-jacent grave » Cancer du sein il y a plus de 5 ans, sans récidive » Présente un diabète pendant plus de 20 ans ou des lésions des artères, de la vision, des reins ou du système nerveux causées par le diabète » Cirrhose du foie ou tumeur hépatique grave » Lupus érythémateux disséminé avec des anticorps antiphospholipides positifs (ou inconnus) et pas de traitement immunosuppresseur, ou thrombocytopénie sévère. Aider les utilisatrices déjà enregistrées Consultations pour les injections répétées 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Administrer l’injection ou un donner un approvisionnement afin qu’elle puisse s’injecter le contraceptif. L’injection de l’AMPR peut être administrée jusqu’à 4 semaines en retard. 4. Planifier la prochaine injection. Convenir de la date de la prochaine injection (dans 3 mois ou 13 semaines pour l’AMPR). Rappeler à la cliente qu’elle doit essayer de venir à la date prévue, mais qu’elle doit revenir quel que soit son retard. 5. Demandez aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé. Traiter les problèmes comme il convient. 6. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. 99 annexes Annexes Énanthate de noréthistérone injectable De quoi s’agit-il ? » Également appelé « NET-EN », il s’agit d’un contraceptif injectable à base de progestatif seul, Norigest, Noristerat et Syngestal. » Le contraceptif injectable d’énanthate de noréthistérone (NET-EN) contient une hormone progestative, similaire à l’hormone de progestérone naturelle présente dans le corps de la femme. (Par opposition, les contraceptifs injectables mensuels contiennent à la fois de l’oestrogène et des hormones progestatives.) » Il ne contient pas d’œstrogène et il peut par conséquent être utilisé pendant l’allaitement, à partir de 6 semaines après l’accouchement, et par toutes les femmes ne pouvant pas utiliser des méthodes contraceptives à base d’œstrogène. » L’hormone est administrée par injection dans le muscle (injection intramusculaire). Elle est ensuite libérée progressivement dans le flux sanguin. » Il fonctionne principalement en empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de la régularité des injections : le risque de grossesse est plus élevé lorsque la femme manque une injection. – Selon l’usage courant, environ 4 grossesses pour 100 femmes utilisant des contraceptifs injectables à progestatif seul au cours de la première année. Cela signifie que 96 femmes sur 100 qui utilisent des contraceptifs injectables ne tomberont pas enceintes. – Lorsque les injections sont administrées dans les temps, moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent un contraceptif injectable à progestatif seul au cours de la première année (2 femmes sur 1 000). » Retour de la fécondité après l’arrêt des injections : une moyenne d’environ 1 mois de plus pour le NET-EN que pour la plupart des autres méthodes contraceptives. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode contraceptive sûre et appropriée pour presque toutes les femmes. Pratiquement toutes les femmes peuvent utiliser des contraceptifs injectables à base de progestatif seul de manière sûre et efficace, notamment les femmes : » Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans » Qui ont récemment subi un avortement ou une fausse couche » Qui fument, indépendamment de l’âge de la femme ou du nombre de cigarettes » Qui allaitent, dès 6 semaines après l’accouchement » Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Comment utiliser la méthode contraceptive ? Un prestataire formé et qualifié doit administrer 200 mg de NET-EN par injection intramusculaire. 100 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Quels sont les effets secondaires ? Le NET-EN affecte moins les règles que l’AMPR. Les utilisatrices de NET-EN observent une période de règles plus courte lors des premiers 6 mois et sont moins susceptibles de n’avoir aucune règle après 1 an que les utilisatrices d’AMPR. Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Prise de poids » Maux de tête » Étourdissements » Ballonnement et gêne abdominale » Sautes d’humeur » Diminution de la libido » Autres changements physiques possibles : perte de densité osseuse. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – Anémie ferriprive. » Le NET-EN peut offrir les mêmes avantages pour la santé que l’AMPR, mais cette liste d’avantages énumère uniquement les avantages pour lesquels il existe des recherches disponibles. Risques connus pour la santé : aucun. Donner des conseils sur les effets secondaires Décrire les effets secondaires les plus courants » Pendant les premiers mois, saignement irrégulier, saignement prolongé, saignement fréquent. Ultérieurement, aucun saignement mensuel. » Prise de poids (environ 1 à 2 kg par an), maux de tête, étourdissements et autres effets secondaires possibles. Expliquer les effets secondaires » Les effets secondaires ne sont pas un signe de maladie. » Les effets secondaires sont courants, mais certaines femmes n’en ont pas. » La cliente peut revenir pour obtenir de l’aide en cas si les effets secondaires sont gênants. 101 annexes Annexes Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux En général, une femme présentant l’un des problèmes énumérés ci-dessous ne doit pas utiliser les contraceptifs injectables à base de progestatif seul. Cependant, dans des circonstances spéciales, lorsque d’autres méthodes contraceptives plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables, un prestataire qualifié, en mesure d’évaluer minutieusement le problème et la situation spécifiques de la femme, peut décider si elle peut utiliser un NET-EN. Le prestataire doit tenir compte de la gravité de l’état de la femme et, pour la plupart des affections, de la possibilité pour elle d’avoir accès à un suivi. » Allaitement et moins de 6 semaines après l’accouchement (compte tenu des risques d’une autre grossesse et du fait qu’une femme peut avoir un accès limité aux contraceptifs injectables) » Hypertension artérielle sévère (systolique 160 mmHg ou supérieure ou diastolique 100 mmHg ou supérieure) » Caillots sanguins importants dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons » Antécédents de maladie cardiaque ou maladie cardiaque actuelle due à l’obstruction ou au rétrécissement des artères (cardiopathie ischémique) » Antécédents d’AVC » Facteurs de risque multiples de maladies cardiovasculaires artérielles, comme le diabète et l’hypertension artérielle » Saignement vaginal inexpliqué avant l’évaluation, éventuellement associé à un problème sous-jacent grave » Cancer du sein il y a plus de 5 ans, sans récidive » Présente un diabète pendant plus de 20 ans ou des lésions des artères, de la vision, des reins ou du système nerveux causées par le diabète » Cirrhose du foie ou tumeur hépatique grave » Lupus érythémateux disséminé avec des anticorps antiphospholipides positifs (ou inconnus) et pas de traitement immunosuppresseur, ou thrombocytopénie sévère. Aider les utilisatrices déjà enregistrées Consultations pour les injections répétées 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Administrer l’injection. L’injection de NET-EN peut être administrée jusqu’à 2 semaines en retard. 4. Planifier la prochaine injection. Convenir de la date de la prochaine injection (dans 2 mois pour le NET-EN). Rappeler à la cliente qu’elle doit essayer de venir à la date prévue, mais qu’elle doit revenir quel que soit son retard. 5. Demandez aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé. Traiter les problèmes comme il convient. 6. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. Pilules à progestatif seul (PPS) De quoi s’agit-il ? » Il s’agit de pilules qui contiennent de très faibles doses d’hormones progestatives, similaires à l’hormone de progestérone naturelle présente dans le corps de la femme. » Elles ne contiennent pas d’œstrogène et il peuvent par conséquent être utilisées pendant l’allaitement et par toutes les femmes qui ne peuvent pas utiliser des méthodes contraceptives à base d’œstrogène. » Les PPS sont également appelées « mini-pilules » et contraceptifs oraux à base de progestatif seul. » Elles fonctionnent principalement en : – épaississant la glaire cervicale (ceci empêche le sperme d’atteindre l’ovule) – Perturbation du cycle menstruel, notamment en empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). 102 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de l’utilisatrice : pour les femmes qui ont leurs règles, le risque de grossesse est plus élevé si la prise de la pilule est retardée ou complètement oubliée. – Femmes qui allaitent : • Selon l’usage courant, environ 1 grossesse pour 100 femmes utilisant des PPS au cours de la première année. Cela signifie que 99 femmes sur 100 ne tomberont pas enceintes. • Lorsque la pilule est prise tous les jours, moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent les PPS au cours de la première année (3 femmes sur 1 000). – Elle est moins efficaces pour les femmes qui n’allaitent pas : • Selon l’usage courant, environ 7 grossesses pour 100 femmes qui utilisent les PPS au cours de la première année. Cela signifie que 93 femmes sur 100 ne tomberont pas enceintes. • Lorsque la pilule est prise tous les jours à la même heure, moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent les PPS au cours de la première année (3 femmes sur 1 000). » Retour de la fécondité après l’arrêt de la PPS : aucun retard. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode contraceptive sûre et appropriée pour presque toutes les femmes. Presque toutes les femmes peuvent utiliser la PPS de manière sûre et efficace, notamment les femmes : » Qui allaitent (la femme peut commencer immédiatement après l’accouchement) » Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans » Qui ont récemment subi un avortement, une fausse couche ou une grossesse ectopique » Qui fument, indépendamment de l’âge de la femme ou du nombre de cigarettes » Qui présentent ou qui ont présenté une anémie » Qui ont des varices » Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. 103 annexes Annexes Comment utiliser la méthode contraceptive ? 1. Fournissez les pilules : fournissez autant de boîtes que possible, même un approvisionnement pour un an (chaque boîte contenant 11 plaquettes de 35 pilules ou 13 plaquettes de 28 pilules). 2. Expliquez le contenu de la plaquette. – Montrez le type de plaquette : 28 ou 35 pilules – Expliquez que toutes les pilules PPS sont de la même couleur et représentent toutes des pilules actives qui contiennent une hormone qui empêche une grossesse. – Montrez comment prendre la première pilule de la plaquette, puis comment suivre les directions ou les flèches sur la plaquette pour prendre les pilules restantes. 3. Donnez les instructions principales. – Prendre une pilule par jour, jusqu’à ce que la plaquette soit terminée. – Les femmes qui n’allaitent pas doivent prendre une pilule tous les jours à la même heure. La prise d’une pilule avec plus de 3 heures de retard peut la rendre moins efficace. – Donnez des conseils pour prendre la pilule tous les jours : associer la prise de la pilule à une activité quotidienne, comme se brosser les dents, peut aider la cliente à s’en souvenir. 4. Expliquez comment commencer la plaquette suivante. – Lorsque la cliente termine une plaquette, elle doit prendre la première pilule de la plaquette suivante dès le lendemain. – Il est très important de commencer la plaquette suivante au bon moment. Commencer une plaquette en retard représente un risque de grossesse. 5. Fournissez une méthode contraceptive d’appoint et expliquez-en l’utilisation. – Parfois, les femmes peuvent avoir besoin d’utiliser une méthode contraceptive d’appoint, par exemple, lorsque la prise de la pilule est oubliée ou retardée. – Les méthodes contraceptives d’appoint incluent l’abstinence, les préservatifs masculins ou féminins, les spermicides et le retrait. Informez la cliente que les spermicides et le retrait sont les méthodes contraceptives les moins efficaces. 6. Fournissez des préservatifs, si possible. 7. Expliquez que l’efficacité diminue lorsque la femme arrête d’allaiter. – Sans une protection supplémentaire ou l’allaitement, les PPS ne sont pas aussi efficaces que la plupart des autres méthodes contraceptives hormonales. – Lorsque la femme arrête d’allaiter, elle peut continuer à prendre la PPS si elle est satisfaite de la méthode contraceptive ou revenir pour une consultation afin de changer de méthode contraceptive. 104 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Quels sont les effets secondaires ? Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Changements des saignements, notamment : – En ce qui concerne le femmes qui allaitent, retour retardé des règles après l’accouchement (aménorrhée post-partum prolongée) – Saignement fréquent – Saignement irrégulier – Saignement peu fréquent – Saignement prolongé – Aucun saignement mensuel L’allaitement affecte également les saignements de la femme. » Maux de tête » Étourdissements » Sautes d’humeur » Seins endoloris » Douleurs abdominales » Nausées » Autres changements physiques possibles : Pour les femmes qui n’allaitent pas, croissance des follicules ovariens. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : les risques de grossesse. Risques connus pour la santé : aucun. Donner des conseils sur les effets secondaires Décrire les effets secondaires les plus courants » Normalement, les femmes qui allaitent n’observent aucun saignement mensuel pendant quelques mois après l’accouchement. Les PPS prolongent cette période. » Les femmes qui n’allaitent pas peuvent observer un saignement fréquent ou irrégulier pendant les premiers mois, suivi d’un saignement régulier ou d’un saignement irrégulier continu. » Maux de tête, étourdissements, seins endoloris et autres effets secondaires possibles. Expliquer les effets secondaires » Les effets secondaires ne sont pas un signe de maladie. L’absence de règles ne signifie pas que la femme est enceinte. » La plupart des effets secondaires s’atténuent ou disparaissent généralement dans les premiers mois d’utilisation de la PPS. Cependant, les changements de saignement persistent généralement. » Les effets secondaires sont courants, mais certaines femmes n’en ont pas. Expliquer ce qu’il faut faire en cas d’effets secondaires » Continuer la prise de la PPS. Oublier la prise de la pilule représente un risque de grossesse. » Essayer de prendre la pilule aux repas ou à l’heure du coucher pour éviter les nausées. » La cliente peut revenir pour obtenir de l’aide en cas de problèmes gênants ou toute autre inquiétude. 105 annexes Annexes Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux En général, une femme présentant l’un des problèmes énumérés ci-dessous ne doit pas utiliser la PPS. Cependant, dans des circonstances spéciales, lorsque d’autres méthodes contraceptives plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables, un prestataire qualifié, en mesure d’évaluer minutieusement le problème et la situation spécifiques de la femme, peut décider si elle peut utiliser une PPS. Le prestataire doit tenir compte de la gravité de l’état de la femme et, pour la plupart des affections, de la possibilité pour elle d’avoir accès à un suivi. » Caillots sanguins importants dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons » Cancer du sein il y a plus de 5 ans, sans récidive » Cirrhose ou tumeur hépatique grave » Lupus érythémateux disséminé avec des anticorps antiphospholipides positifs (ou inconnus) » Prise de barbituriques, carbamazépine, oxcarbazépine, phénytoïne, primidone, topiramate, rifampicine ou rifabutine. Une méthode contraceptive d’appoint doit également être utilisée, car ces médicaments réduisent l’efficacité des PPS. Aider les utilisatrices déjà enregistrées 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Demander à la cliente si elle a souvent des problèmes pour se souvenir de prendre la pilule tous les jours. Dans ce cas, donner des conseils pour rappeler la prise de la pilule, compenser un oubli, discuter de la pilule contraceptive d’urgence (PCU) ou choisir une autre méthode contraceptive. Les adolescentes peuvent avoir besoin d’un soutien supplémentaire. 4. Fournissez plus de plaquettes de pilules, au maximum un an d’approvisionnement complet (11 ou 13 plaquettes), si possible. Planifier la prochaine consultation de réapprovisionnement avant que la cliente n’ait besoin de renouveler la prescription. 5. Demander aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé depuis la dernière consultation. Traiter les problèmes comme il convient. 6. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. Pilule contraceptive orale combinée (COC) De quoi s’agit-il ? » Il s’agit de pilules qui contiennent de très faibles doses de deux hormones (progestérone et œstrogène), similaires aux hormones de progestérone et d’œstrogène naturelles présentes dans le corps de la femme. » Les COC sont également appelées « la pilule », les pilules combinées à faible dose, les pilules contraceptives orales et les contraceptifs oraux. » Ils fonctionnent principalement en empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de l’utilisatrice : le risque de grossesse est supérieur lorsqu’une femme commence une nouvelle plaquette de pilules avec 3 jours de retard ou plus, ou oublie trois pilules ou plus vers le début ou la fin de la plaquette. – Selon l’usage courant, environ 7 grossesses pour 100 femmes qui utilisent les COC au cours de la première année. Cela signifie que 93 femmes sur 100 qui utilisent des COC ne tomberont pas enceintes. – Lorsque la pilule est prise tous les jours, moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent les COC au cours de la première année (3 femmes sur 1 000). » Retour de la fécondité après l’arrêt de la COC : aucun retard. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucun. 106 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode contraceptive sûre et appropriée pour presque toutes les femmes. Presque toutes les femmes peuvent utiliser la COC de manière sûre et efficace, notamment les femmes : » Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans » Qui ont accouché et qui allaitent, après une certaine période » Qui ont récemment subi un avortement, une fausse couche ou une grossesse ectopique » Qui fument, si elles ont moins de 35 ans » Qui présentent ou qui ont présenté une anémie » Qui ont des varices » Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Comment utiliser la méthode contraceptive ? 1. Fournissez les pilules : fournissez un an d’approvisionnement (13 plaquettes) en fonction des préférences de la femme et de l’utilisation planifiée. 2. Expliquez le contenu de la plaquette. – Montrez le type de plaquette : 21 ou 28 pilules. – En ce qui concerne les plaquettes de 28 pilules, soulignez que les 7 dernières pilules sont d’une couleur différente et ne contiennent pas d’hormones (cela peut différer selon les marques). – Montrez comment prendre la première pilule de la plaquette, puis comment suivre les directions ou les flèches sur la plaquette pour prendre les pilules restantes. 3. Donnez les instructions principales. – Prendre une pilule par jour, jusqu’à ce que la plaquette soit terminée. – Donnez des conseils pour prendre la pilule tous les jours : associer la prise de la pilule à une activité quotidienne, comme se brosser les dents, peut aider une femme à s’en souvenir. – Prendre la pilule tous les jours à la même heure aide la femme à s’en souvenir. Cela peut également aider à réduire certains effets secondaires. 4. Expliquez comment commencer la plaquette suivante. – Plaquettes de 28 pilules : Lorsque la femme termine une plaquette, elle doit prendre la première pilule de la plaquette suivante dès le lendemain. – Plaquettes de 21 pilules : Après avoir pris la dernière pilule de la plaquette, la femme doit attendre 7 jours, pas plus, puis prendre la première pilule de la plaquette suivante. – Il est très important de commencer la plaquette suivante au bon moment. Commencer une plaquette en retard représente un risque de grossesse. 5. Fournissez une méthode contraceptive d’appoint et expliquez-en l’utilisation. – Parfois, les femmes peuvent avoir besoin d’utiliser une méthode contraceptive d’appoint, par exemple, lorsque la prise de la pilule est oubliée. – Les méthodes contraceptives d’appoint incluent l’abstinence, les préservatifs masculins ou féminins, les spermicides et le retrait. Informez la cliente que les spermicides et le retrait sont les méthodes contraceptives les moins efficaces. Fournissez des préservatifs, si possible. – Si la cliente oublie trois pilules hormonales ou plus, elle peut envisager la pilule contraceptive d’urgence (PCU). 107 annexes Annexes Quels sont les effets secondaires ? Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Changements des saignements, notamment : – Saignement moins abondant et plus court – Saignement irrégulier – Saignement peu fréquent – Aucun saignement mensuel » Maux de tête » Étourdissements » Nausées » Seins endoloris » Changement de poids » Sautes d’humeur » Acné (peut s’améliorer ou s’aggraver, bien qu’en général il s’améliore) » Autres changements physiques possibles : La pression artérielle augmente de quelques points (mmHg). Si l’augmentation est due à la COC, la pression artérielle diminue rapidement après l’arrêt de la COC. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – le cancer de la muqueuse utérine (cancer de l’endomètre) – le cancer de l’ovaire – une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) symptomatique. » Peut aider à protéger contre : – les kystes ovariens – une anémie ferriprive. » Réduit : – les crampes menstruelles – les problèmes de saignement menstruel – les douleurs pendant l’ovulation – un excédent de poils sur le visage ou sur le corps – les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques (saignement irrégulier, acné, excédent de poils sur le visage et sur le corps) – le symptôme d’endométriose (douleurs pelviennes, saignement irrégulier). Risques connus pour la santé » Très rares : Caillots sanguins dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire) » Extrêmement rares : – AVC – Arrêt cardiaque. 108 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Donner des conseils sur les effets secondaires Décrire les effets secondaires les plus courants » Dans les premiers mois, saignement imprévu par moments (saignement irrégulier). Ensuite, saignement mensuel plus léger, plus court et plus régulier. » Maux de tête, seins endoloris, changement de poids et autres effets secondaires possibles. Expliquer les effets secondaires » Les effets secondaires ne sont pas un signe de maladie. » La plupart des effets secondaires s’atténuent ou disparaissent généralement dans les premiers mois d’utilisation de la COC. » Les effets secondaires sont courants, mais certaines femmes n’en ont pas. Expliquer ce qu’il faut faire en cas d’effets secondaires » Continuer la prise de la COC. Oublier la prise de la pilule représente un risque de grossesse et peut aggraver certains effets secondaires. » Essayer de prendre la pilule aux repas ou au moment du coucher pour aider à réduire le saignement irrégulier, mais aussi aider à rappeler la prise de la pilule. » Prendre la pilule aux repas ou à l’heure du coucher pour éviter les nausées. » La cliente peut revenir pour obtenir de l’aide en cas de problèmes gênants ou toute autre inquiétude. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux En général, une femme présentant l’un des problèmes énumérés ci-dessous ne doit pas utiliser la COC. Cependant, dans des circonstances spéciales, lorsque d’autres méthodes contraceptives plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables, un prestataire qualifié, en mesure d’évaluer minutieusement le problème et la situation spécifiques de la femme, peut décider si elle peut utiliser une COC. Le prestataire doit tenir compte de la gravité de son état et, pour la plupart des affections, de la possibilité pour elle d’avoir accès à un suivi. » N’allaitant pas et moins de 3 semaines après l’accouchement, sans risque supplémentaire de développer un caillot sanguin dans une thrombose veineuse profonde » N’allaitant pas et entre 3 et 6 semaines après l’accouchement, sans risque supplémentaire de développer une maladie thromboembolique veineuse (MTEV) » Allaitant principalement entre 6 semaines et 6 mois après l’accouchement » Âgée de 35 ans ou plus et fumant moins de 15 cigarettes par jours » Hypertension artérielle (pression artérielle systolique entre 140 et 159 mmHg ou pression artérielle diastolique entre 90 et 99 mmHg) » Hypertension contrôlée, lorsqu’une évaluation continue est possible » Antécédents d’hypertension artérielle où il est impossible de mesurer la pression artérielle (notamment l’hypertension artérielle associée à la grossesse) » Antécédents d’ictère lors d’une utilisation antérieure de la COC » Maladie de la vésicule biliaire (actuelle ou traitée) » Âgée de 35 ans ou plus et souffrant de migraines sans aura » Âgée de moins de 35 ans et souffrant de migraines sans aura s’étant développées ou aggravées avec l’utilisation de la COC » Cancer du sein il y a plus de 5 ans, sans récidive » Présente un diabète pendant plus de 20 ans ou des lésions des artères, de la vision, des reins ou du système nerveux causées par le diabète » Plusieurs facteurs de risque associés à une maladie cardiovasculaire artérielle, comme un âge avancé, le tabagisme, le diabète et l’hypertension artérielle » Prise de barbituriques, carbamazépine, oxcarbazépine, phénytoïne, primidone, topiramate, rifampicine ou rifabutine. Une méthode contraceptive d’appoint doit également être utilisée, car ces médicaments réduisent l’efficacité des COC » Prise de lamotrigine. Les méthodes contraceptives hormonales combinées peuvent rendre la lamotrigine moins efficace. 109 annexes Annexes Aider les utilisatrices déjà enregistrées 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Demander à la cliente si elle a souvent des problèmes pour se souvenir de prendre la pilule tous les jours. Dans ce cas, donner des conseils pour rappeler la prise de la pilule, compenser un oubli, discuter de la PCU ou choisir une autre méthode contraceptive. Les adolescentes peuvent avoir besoin d’un soutien supplémentaire. 4. Fournissez plus de plaquettes de pilules, au maximum un an d’approvisionnement complet (13 plaquettes), si possible. Planifier la prochaine consultation de réapprovisionnement avant que la cliente n’ait besoin de renouveler la prescription. 5. Vérifier la pression artérielle, si possible, tous les ans environ. 6. Demander aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé depuis la dernière consultation. Traiter les problèmes comme il convient. 7. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. Patch contraceptif combiné De quoi s’agit-il ? » Il s’agit d’un fin petit carré en plastique souple posé sur le corps. » Il libère continuellement deux hormones (progestérone et œstrogène, similaires aux hormones de progestérone et d’œstrogène naturelles présentes dans le corps de la femme) directement à travers la peau dans la circulation sanguine. » La femme doit poser un nouveau patch toutes les semaines pendant 3 semaines, puis aucun patch pendant la quatrième semaine. Pendant la quatrième semaine, la femme observera un saignement mensuel. » Également appelé Ortho Evra et Evra. » Il fonctionne principalement en empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de l’utilisatrice : Le risque de grossesse est supérieur lorsque la femme retarde la pose du patch – Selon l’usage courant, environ 7 grossesses pour 100 femmes qui utilisent le patch combiné au cours de la première année. Cela signifie que 93 femmes sur 100 qui utilisent le patch combiné ne tomberont pas enceintes – Lorsque le patch est utilisé correctement, moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent les PPS au cours de la première année (3 femmes sur 1 000) – Les taux de grossesse peuvent être légèrement supérieurs chez les femmes d’un poids de 90 kg ou plus. » Retour de la fécondité après l’arrêt du patch : aucun retard. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode contraceptive sûre et appropriée pour presque toutes les femmes. Presque toutes les femmes peuvent utiliser la COC de manière sûre et efficace, notamment les femmes : » Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans » Qui ont accouché et qui allaitent, après une certaine période » Qui ont récemment subi un avortement, une fausse couche ou une grossesse ectopique » Qui fument, si elles ont moins de 35 ans » Qui présentent ou qui ont présenté une anémie » Qui ont des varices » Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. 110 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Comment utiliser la méthode contraceptive ? » Expliquez comment enlever le patch du sachet et retirer le support. – Expliquez à l’utilisatrice qu’elle doit déchirer le sachet en aluminium le long des bords. – Ensuite, elle doit retirer le patch et décoller le support sans toucher la surface adhésive. » Montrez-lui où et comment appliquer le patch. – Expliquez qu’elle peut l’appliquer sur la partie supérieure extérieure du bras, le dos, l’estomac, l’abdomen ou le fessier, à condition que la partie du corps en question soit propre et sèche, mais pas sur les seins. – Elle doit presser la partie adhésive et médicamenteuse contre la peau pendant 10 secondes. Elle doit glisser le doigt le long des bords pour s’assurer que l’adhésion est correcte. » Le patch restera en place placé même pendant le travail, le sport, les activités de natation ou le bain. » La femme devra changer le patch toutes les semaines pendant 3 semaines consécutives. » Elle devra appliquer chaque nouveau patch le même jour de la semaine (le jour de changement du patch). Par exemple, si la femme place son premier patch un dimanche, tous les autres patchs devront être appliqués un dimanche. » Expliquez que, pour éviter l’irritation, la femme ne doit pas appliquer le nouveau patch au même endroit sur la peau que le patch précédent. » La femme ne doit pas porter de patch pendant la quatrième semaine. Elle observera probablement un saignement mensuel pendant cette semaine. » Après la semaine sans patch, elle devra appliquer un nouveau patch. » La femme ne doit jamais passer plus de 7 jours sans patch. Cela engendre un risque de grossesse. 111 annexes Annexes Quels sont les effets secondaires ? Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Irritation ou rash cutané dans la zone d’application du patch » Changements des saignements : – Saignement moins abondant et plus court – Saignement irrégulier – Saignement prolongé – Aucun saignement mensuel » Maux de tête » Nausées » Vomissements » Seins endoloris et sensibles » Douleurs abdominales » Symptômes de grippe / infection des voies aériennes supérieures » Irritation, rougeur ou inflammation du vagin (vaginite). Les études de longue durée sur le patch sont limitées, mais les chercheurs considèrent que les avantages et les risques pour la santé sont similaires à ceux des contraceptifs oraux combinés. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – le cancer de la muqueuse utérine (cancer de l’endomètre) – le cancer de l’ovaire – une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) symptomatique. » Peut aider à protéger contre : – les kystes ovariens – une anémie ferriprive. » Réduit : – les crampes menstruelles – les problèmes de saignement menstruel – les douleurs pendant l’ovulation – un excédent de poils sur le visage ou sur le corps – les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques (saignement irrégulier, acné, excédent de poils sur le visage et sur le corps) – le symptôme d’endométriose (douleurs pelviennes, saignement irrégulier). Risques connus des COC pour la santé » Très rares : Caillots sanguins dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire). » Extrêmement rares : – AVC – Arrêt cardiaque. 112 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Donner des conseils sur les effets secondaires Aucune directive disponible. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux Aucune directive disponible. Aider les utilisatrices déjà enregistrées 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Demander à la cliente si elle a souvent des problèmes pour se souvenir de prendre la pilule tous les jours. Dans ce cas, donnez des conseils pour rappeler la prise de la pilule, compenser un oubli, abordez la pilule contraceptive d’urgence (PCU) ou optez pour une autre méthode. Les adolescentes peuvent avoir besoin d’un soutien supplémentaire. 4. Fournissez plus de plaquettes de pilules, au maximum un an d’approvisionnement complet (13 plaquettes), si possible. Planifier la prochaine consultation de réapprovisionnement avant que la cliente n’ait besoin de renouveler la prescription. 5. Vérifier la pression artérielle, si possible, tous les ans environ. 6. Demander aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé depuis la dernière consultation. Traiter les problèmes comme il convient. 7. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. Anneau vaginal contraceptif combiné (CVR) De quoi s’agit-il ? » Il s’agit d’un anneau flexible que la femme place dans son vagin. » Deux hormones (progestérone et œstrogène, similaires aux hormones de progestérone et d’œstrogène naturelles présentes dans le corps de la femme) sont libérées continuellement depuis l’anneau. Les hormones sont absorbées à travers la paroi du vagin directement dans la circulation sanguine. » L’anneau demeure en place pendant 3 semaines, puis est retiré pendant la quatrième semaine. Pendant la quatrième semaine, la femme observera le saignement mensuel. » Également appelé NuvaRing. » Il fonctionne principalement en empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? L’efficacité dépend de l’utilisatrice : Le risque de grossesse est supérieur lorsque la femme retarde la mise en place d’un nouvel anneau. » Selon l’usage courant, environ 7 grossesses pour 100 femmes qui utilisent le CVR au cours de la première année. Cela signifie que 93 femmes sur 100 qui utilisent le CVR ne tomberont pas enceintes. » Lorsque le CVR est utilisé correctement, moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent les CVR au cours de la première année (3 femmes sur 1 000). – Retour de la fécondité après l’arrêt d’utilisation de l’anneau : aucun retard. – Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. 113 annexes Annexes Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode contraceptive sûre et appropriée pour presque toutes les femmes. Presque toutes les femmes peuvent utiliser la COC de manière sûre et efficace, notamment les femmes : » Qui ont ou n’ont pas eu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Quel que soit leur âge, notamment les adolescentes et les femmes âgées de plus de 40 ans » Qui ont accouché et qui allaitent, après une certaine période » Qui ont récemment subi un avortement, une fausse couche ou une grossesse ectopique » Qui fument, si elles ont moins de 35 ans » Qui présentent ou qui ont présenté une anémie » Qui ont des varices » Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Comment utiliser la méthode contraceptive ? » Expliquez comment insérer l’anneau. – L’utilisatrice peut choisir la position qui lui semble la plus confortable, par exemple, debout avec une jambe en l’air, accroupie ou couchée. – Elle doit presser simultanément les côtés opposés de l’anneau et insérer délicatement l’anneau plié à l’intérieur du vagin. – La position exacte n’est pas importante, mais une insertion profonde de l’anneau permet de le maintenir en place et la femme est moins susceptible de le sentir. Les muscles du vagin maintiendront naturellement l’anneau en place. » Expliquez que l’anneau doit rester en place pendant 3 semaines. – La femme doit maintenir l’anneau en place à tout moment, tous les jours et toutes les nuits pendant 3 semaines. » Elle peut retirer l’anneau à la fin de la troisième semaine et le jeter dans une poubelle. » La femme doit retirer l’anneau lors de la quatrième semaine. – Pour retirer l’anneau, elle peut accrocher son index à l’intérieur, ou serrer l’anneau entre son index et son majeur, puis le retirer – Elle observera probablement un saignement mensuel pendant cette semaine. » Si la femme oublie et laisse l’anneau en place pendant la quatrième semaine, aucune action spéciale n’est nécessaire. » L’anneau ne doit jamais être enlevé pendant plus de 48 heures jusqu’à la quatrième semaine. » L’anneau peut être retiré pour les rapports sexuels, à des fins d’hygiène ou tout autre motif. Cependant, retirer l’anneau n’est pas nécessaire ni recommandé, car certaines femmes oublient de le remettre dans un délai de 48 heures. » Si l’anneau se retire tout seul, la femme doit le rincer avec de l’eau propre et le réinsérer immédiatement. 114 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Quels sont les effets secondaires ? » Les études de longue durée sur l’anneau vaginal sont limitées, mais les chercheurs considèrent que les avantages et les risques pour la santé sont similaires à ceux des contraceptifs oraux combinés. Jusqu’à ce jour, les recherches n’ont pas démontré d’effets indésirables. » Certaines utilisatrices de COC signalent les problèmes suivants : – Changements des saignements, notamment : • Saignement moins abondant et plus court • Saignement irrégulier • Saignement peu fréquent • Aucun saignement mensuel – Maux de tête – Étourdissements – Nausées – Seins endoloris – Changement de poids – Sautes d’humeur – Acné (peut s’améliorer ou s’aggraver, bien qu’en général il s’améliore) – Autres changements physiques possibles : La pression artérielle augmente de quelques points (mmHg). Si l’augmentation est due à la COC, la pression artérielle diminue rapidement après l’arrêt de la COC. Avantages connus des COC pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – le cancer de la muqueuse utérine (cancer de l’endomètre) – le cancer de l’ovaire – une maladie inflammatoire du pelvis (MIP) symptomatique. » Peut aider à protéger contre : – les kystes ovariens – une anémie ferriprive. » Réduit : – les crampes menstruelles – les problèmes de saignement menstruel – les douleurs pendant l’ovulation – un excédent de poils sur le visage ou sur le corps – les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques (saignement irrégulier, acné, excédent de poils sur le visage et sur le corps) – le symptôme d’endométriose (douleurs pelviennes, saignement irrégulier). Risques connus des COC pour la santé » Très rares : Caillots sanguins dans les veines profondes des jambes ou dans les poumons (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire) » Extrêmement rares : – AVC – Arrêt cardiaque. 115 annexes Annexes Donner des conseils sur les effets secondaires Aucune directive disponible. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux Aucune directive disponible. Aider les utilisatrices déjà enregistrées 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Lui demander notamment si elle est préoccupée par des changements dans les saignements. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Demander à la cliente si elle a souvent des problèmes pour se souvenir de prendre la pilule tous les jours. Dans ce cas, donnez des conseils pour rappeler la prise de la pilule, compenser un oubli, abordez la pilule contraceptive d’urgence (PCU) ou optez pour une autre méthode. Les adolescentes peuvent avoir besoin d’un soutien supplémentaire. 4. Fournissez plus de plaquettes de pilules, au maximum un an d’approvisionnement complet (13 plaquettes), si possible. Planifier la prochaine consultation de réapprovisionnement avant que la cliente n’ait besoin de renouveler la prescription. 5. Vérifier la pression artérielle, si possible, tous les ans environ. 6. Demander aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé depuis la dernière consultation. Traiter les problèmes comme il convient. 7. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. Anneau vaginal à progestérone (AVP) De quoi s’agit-il ? » Il s’agit d’un anneau souple et doux en silicone flexible placé dans le vagin pour prolonger l’aménorrhée lactationnelle (retardant le retour des règles) et aider les femmes qui allaitent à espacer les grossesses. » Une hormone de progestérone naturelle (similaire à celle présente dans le corps de la femme) est libérée continuellement depuis l’intérieur de l’anneau. L’hormone passe à travers la paroi du vagin directement dans la circulation sanguine. L’anneau ne contient pas d’œstrogène. » L’utilisation de l’anneau commence 4 à 9 semaines après l’accouchement. Chaque anneau est maintenu en place pendant 90 jours. La femme peut ensuite le remplacer immédiatement par un nouvel anneau. Il est possible d’utiliser jusqu’à 4 anneaux, l’un après l’autre, sans interruptions. » Il fonctionne en empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). La progestérone prolonge l’aménorrhée post-partum de la femme qui allaite. Autrement dit, elle retarde le retour des règles. » Option sûre et efficace pour une femme : – Qui a un bébé âgé d’au moins 4 semaines – Qui allaite son bébé au moins quatre fois par jour et planifie de continuer à allaiter – Qui n’a pas eu de retour de couches. La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » Une ou deux grossesses pour 100 femmes qui utilisent l’AVP par an. » Retour de la fécondité après l’arrêt d’utilisation de l’anneau : aucun retard. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode appropriée pour les femmes en période de post-partum qui allaitent activement au moins quatre fois par jour. Veuillez consulter Critères d’admissibilité médicale pour l’adoption et l’utilisation continue de méthodes contraceptives (12) pour obtenir plus d’informations concernant les femmes qui peuvent et ne peuvent pas utiliser la méthode contraceptive. 116 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Comment utiliser la méthode contraceptive ? » Expliquez comment insérer l’anneau. – L’utilisatrice peut choisir la position qui lui semble la plus confortable, par exemple, debout avec une jambe en l’air, accroupie ou couchée – Elle doit presser les côtés opposés de l’anneau l’un contre l’autre et, avec son index, pousser doucement l’anneau entièrement à l’intérieur du vagin aussi loin que possible ; il peut être utile de pousser vers le bas avec les muscles du vagin tout en insérant l’anneau. – La position exacte de l’anneau dans le vagin n’est pas importante, mais une insertion profonde de l’anneau permet de le maintenir en place et l’utilisatrice est moins susceptible de le sentir. Les muscles du vagin maintiendront naturellement l’anneau en place. – La femme ne devrait pas sentir l’anneau après l’avoir mis en place dans le vagin. Si elle sent l’anneau dans son vagin, qu’elle a l’impression qu’il glisse ou qu’il est inconfortable, il est possible qu’elle ne l’ait pas poussé assez loin dans son vagin ; demandez-lui d’utiliser un doigt propre pour pousser doucement l’anneau aussi loin que possible dans son vagin. Il n’y a aucun risque que l’anneau soit poussé trop loin dans le vagin, qu’il se déchire pendant l’insertion ou qu’il se perde. » Expliquez que l’anneau doit rester en pendant 90 jours. – L’anneau doit être maintenu en place à tout moment pour conserver son efficacité. » Pour continuer à éviter une grossesse, l’utilisatrice peut retirer l’anneau après 90 jours et le remplacer immédiatement par un nouvel anneau. Elle peut utiliser jusqu’à quatre anneaux pendant 1 an au maximum lors de la période post-partum. » L’anneau peut être jeté dans une poubelle. Il n’est pas recommandé de jeter l’anneau dans les toilettes. » L’anneau ne doit jamais être retiré pendant plus de 2 heures. – L’anneau doit toujours être en place. Certaines femmes peuvent retirer l’anneau pour avoir des rapports sexuels ou pour des questions d’hygiène, mais cela n’est pas nécessaire ni recommandé, car certaines oublient de le remettre dans un délai de 2 heures. » Si l’anneau se retire complètement tout seul, la femme doit le rincer avec de l’eau propre et le réinsérer immédiatement. » Expliquez que le partenaire peut sentir l’anneau. Généralement, ceci n’interfère pas lors des rapports sexuels et ne diminue pas le plaisir sexuel. Quels sont les effets secondaires ? Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Saignement ponctuel ou irrégulier » Douleurs dans le bas-ventre » Douleurs dans la poitrine » Écoulement vaginal. Avantages et risques connus pour la santé » Aucun changement dans la production ou composition du lait. La méthode contraceptive est compatible avec l’allaitement continu et une nutrition infantile saine. » Méthode sûre et efficace, basée sur plusieurs d’études d’une durée d’un an. Les risques peuvent être similaires à ceux des pilules à base de progestatif seul. » Les femmes qui allaitent activement et qui ont accouché depuis au moins 4 semaines peuvent utiliser l’AVP en toute sécurité. Donner des conseils sur les effets secondaires Aucune directive disponible. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux Aucune directive disponible. Aider les utilisatrices déjà enregistrées Aucune directive disponible. 117 annexes Annexes Méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (MAMA) De quoi s’agit-il ? » Il s’agit d’une méthode de planification familiale temporaire basée sur l’effet naturel de l’allaitement sur la fécondité. (« Lactationnel » signifie associé à l’allaitement et « aménorrhée » signifie absence de règles.) » La méthode MAMA requiert trois conditions obligatoires. 1. La mère n’a pas eu de retour de couches. 2. Le bébé est alimenté uniquement ou presque uniquement par allaitement régulier, jour et nuit. 3. Le bébé est âgé de moins de 6 mois. » L’« allaitement complet » implique à la fois l’allaitement exclusif (l’enfant n’ingère pas d’autre liquide ou aliment, pas même de l’eau, en plus du lait maternel) et l’allaitement quasi-exclusif (l’enfant ingère des vitamines, de l’eau, du jus de fruit ou d’autres nutriments de temps en temps, en plus du lait maternel). » L’« allaitement quasi-complet » implique que l’enfant ingère quelques liquides ou aliments en plus du lait maternel, mais la majorité des repas (plus de trois quarts du total des repas) sont composés de lait maternel. » Il fonctionne principalement en empêchant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). L’allaitement fréquent empêche temporairement la libération d’hormones naturelles qui provoquent l’ovulation. La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de l’utilisatrice : Le risque de grossesse est le plus élevé lorsqu’une femme ne peut pas allaiter complètement ou presque complètement son nouveau-né. – Selon l’usage courant, environ 2 grossesses pour 100 femmes qui utilisent la MAMA au cours des 6 premiers mois après l’accouchement. Cela signifie que 98 femmes sur 100 qui utilisent la MAMA ne tomberont pas enceintes. – Lorsque la MAMA est utilisée correctement, moins d’une grossesse pour 100 femmes qui utilisent la MAMA au cours des 6 premiers mois après l’accouchement. » Retour de la fécondité après l’arrêt de la MAMA : dépend de la période pendant laquelle la femme continue d’allaiter. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Toutes les femmes qui allaitent peuvent utiliser la MAMA en toute sécurité, mais une femme peut souhaiter envisager d’autres méthodes contraceptives si : » Elle est infectée par le VIH » Elle prend certains médicaments pendant l’allaitement (notamment les médicaments provoquant des sautes d’humeur, la réserpine, l’ergotamine, les antimétabolites, la ciclosporine, des doses élevées de corticostéroides, la bromocriptine, les produits radioactifs, le lithium et certains anticoagulants) » Le nouveau-né a un problème qui rend l’allaitement difficile (notamment, un bébé plus petit que la normale ou prématuré et nécessitant des soins néonatals intensifs, incapable de digérer normalement les aliments ou ayant une déformation de la bouche, de la mâchoire ou du palais). Comment utiliser la méthode contraceptive ? » Allaitement fréquent : le schéma idéal est l’l’allaitement à la demande (c’est-à-dire, à chaque fois que le bébé a faim) et au moins 10 à 12 fois par jour au cours des premières semaines après l’accouchement, puis 8 à 10 fois par jour, dont au moins une fois la nuit au cours des premiers mois. » L’allaitement pendant la journée ne doit pas être espacé de plus de 4 heures, et pendant la nuit de plus de 6 heures. » Il se peut que certains bébés ne souhaitent pas être allaités 8 à 10 fois par jour et souhaitent dormir toute la nuit. Ces bébés peuvent avoir besoin d’être gentiment encouragés à être allaités plus souvent. » Introduction de nouveaux aliments à 6 mois. – Commencez à donner d’autres aliments en plus du lait maternel lorsque le bébé a 6 mois ; à cet âge, le lait maternel ne peut plus nourrir complètement un bébé en pleine croissance. 118 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Quels sont les effets secondaires ? » Aucun. Tous les problèmes pouvant surgir sont similaires pour les autres femmes qui allaitent. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre les risques de grossesse. » Encourage à suivre les meilleures pratiques d’allaitement avec des avantages à la fois pour la santé de la mère et celle du bébé. Risques connus pour la santé : aucun. Donner des conseils sur les effets secondaires aucun Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux aucun Aider les utilisatrices déjà enregistrées Aider les clientes à choisir une méthode contraceptive continue 1. Une femme peut choisir une autre méthode contraceptive à tout moment lorsqu’elle utilise la MAMA. Si elle réunit toujours les trois critères associés à la MAMA, on peut affirmer raisonnablement qu’elle n’est pas enceinte. Elle peut commencer une nouvelle méthode contraceptive sans devoir effectuer un test de grossesse ou subir un examen ou une évaluation. 2. Pour continuer à éviter une grossesse, la femme doit choisir une autre méthode contraceptive dès le moment où l’un des trois critères associés à méthode MAMA ne s’applique plus. 3. Aider la femme à choisir une nouvelle méthode contraceptive avant qu’elle en ait besoin. Si elle souhaite continuer à allaiter, elle peut choisir parmi plusieurs méthodes contraceptives hormonales ou non hormonales, en fonction du temps écoulé depuis l’accouchement. Après 6 mois, si une femme souhaite continuer à allaiter, elle peut envisager l’anneau vaginal à la progestérone (AVP). Pilules contraceptives d’urgence (PCU) De quoi s’agit-il ? » La PCU est parfois appelée « pilule du lendemain » ou contraceptif postcoïtal. » Elle fonctionne en empêchant ou en retardant la libération d’ovules par les ovaires (ovulation). Elle ne fonctionne pas si une femme est déjà enceinte. (Il est également possible d’utiliser le DIU au cuivre en tant que contraception d’urgence.) » Quelles sont les pilules qui peuvent être utilisées comme PCU ? – Un produit spécial de PCU contenant du lévonorgestrel seul ou de l’acétate d’ulipristal (UPA) – Les pilules à base de progestatif seul avec du lévonorgestrel ou norgestrel – Les contraceptifs oraux combinés avec de l’œstrogène et un progestatif : lévonorgestrel, norgestrel ou noréthindrone (également appelée noréthistérone). 119 annexes Annexes La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » Si 100 femmes avaient chacune un rapport sexuel pendant la deuxième ou la troisième semaine du cycle menstruel sans utiliser un contraceptif, 8 femmes tomberaient probablement enceintes. – Si toutes les 100 femmes utilisaient la PCU contenant de l’acétate d’ulipristal, moins d’une femme tomberait probablement enceinte. – Si toutes les 100 femmes utilisaient une PCU à base de progestatif seul, moins d’une femme tomberait probablement enceinte. – Si toutes les 100 femmes utilisaient une PCU combinée à base de progestatif et d’œstrogène, 2 femmes tomberaient probablement enceintes. » Retour de la fécondité après la prise de la PCU : aucun retard. Une femme peut tomber enceinte immédiatement après la prise de la PCU. La prise d’une PCU empêche uniquement les grossesses découlant des rapports sexuels ayant eu lieu dans les 5 jours précédents. Elle ne protégera pas la femme d’une grossesse découlant de rapports sexuels ayant lieu plus de 24 heures après la prise de la PCU. Pour être protégée contre une grossesse, la femme doit commencer à utiliser une autre méthode contraceptive. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode contraceptivesûre et appropriée pour toutes les femmes. » Il n’est pas nécessaire d’ffectuer des tests et des examens pour utiliser la PCU. Comment utiliser la méthode contraceptive ? Quand faut-il prendre la PCU ? » Aussitôt que possible après un rapport sexuel non protégé. Plus la PCU est prise rapidement après un rapport non protégé, mieux elle empêche une grossesse. » Peut aider à empêcher une grossesse lorsqu’elle est prise à tout moment jusqu’à 5 jours après un rapport sexuel non protégé. Administration de la pilule (ou pilules) » La femme peut prendre la ou les pilules immédiatement. » Si elle prend un traitement à deux doses, dites-lui de prendre la seconde dose dans un délai de 12 heures. Quels sont les effets secondaires ? Certaines utilisatrices ont signalé les problèmes suivants : » Changements des saignements, notamment : – Saignement légèrement irrégulier pendant 1 à 2 jours après la prise de la PCU – Règles qui commencent avant ou après la date prévue. » Dans les premiers jours après la prise de la PCU : – Nausées – Douleurs abdominales – Fatigue – Maux de tête – Seins endoloris – Étourdissements – Vomissements. Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : les risques de grossesse. Risques connus pour la santé : aucun. 120 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Donner des conseils sur les effets secondaires » Décrire les effets secondaires les plus courants – Nausées, douleurs abdominales, éventuellement d’autres effets secondaires – Saignement léger ou changement de la date des règles – Les effets secondaires ne sont pas un signe de maladie et ils ne durent pas longtemps. La plupart des femmes n’observent pas d’effets secondaires. » Expliquer ce qu’il faut faire en cas d’effets secondaires – Nausées : • L’utilisation routinière de médicaments pour les nausées n’est pas recommandée. • Les femmes ayant eu des nausées lors d’une prise de PCU antérieure ou avec la première dose d’un régime à deux doses peuvent prendre un médicament antinauséeux, comme 25 à 50 mg de chlorhydrate de méclizine (par ex., Agyrax, Antivert, Bonine, Postafene), une demi-heure à une heure avant la prise de la PCU. – Vomissements : • Si la femme vomit dans les 2 heures suivant la prise de la PCU combinée ou à base de progestatif seul, elle devra prendre une autre dose. • Si elle vomit dans les 3 heures suivant la prise de la PCU d’acétate d’ulipristal, elle devra prendre une autre dose. (Elle peut prendre un médicament antinauséeux avec cette dose répétée, comme dans le cas ci-dessus.) • Si les vomissements persistent, elle pourra répéter la dose de PCU combinée ou à base de progestatif seul en plaçant les pilules au fond de son vagin. • Si les vomissents surviennent plus de 2 heures après la prise de la PCU combinée ou à base de progestatif seul, ou 3 heures après la prise de la PCU d’acétate d’ulipristal, il ne sera alors pas nécessaire qu’elle prenne des pilules supplémentaires. » Administrez une autre dose de PCU et aidez la femme à commencer une méthode contraceptive continue. Si possible, donnez-lui d’autres contraceptifs d’urgence à emporter chez elle au cas où elle en aurait besoin à l’avenir. » Suivi : encouragez la femme à revenir pour effectuer un test de grossesse précoce si les règles ont plus de 7 jours de retard. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux Toutes les femmes peuvent utiliser une PCU de manière sûre et efficace, notamment les femmes qui ne peuvent pas utiliser les méthodes contraceptives hormonales continues. Compte tenu de son caractère à court terme, il n’existe aucun problème médical rendant la PCU dangereuse pour la femme. Aider les utilisatrices déjà enregistrées Les PCU peuvent s’avérer nécessaires dans de nombreuses situations. Cependant, de nombreuses femmes ne connaissent pas la PCU. Les femmes qui utilisent des méthodes contraceptives qui dépendent de l’utilisatrice, comme la pilule et les préservatifs, bénéficient plus particulièrement des informations sur la PCU. Si possible, fournissez un approvisionnement en amont à toutes les femmes pouvant avoir besoin d’une PCU. S’il n’est pas possible de donner un approvisionnement anticipé, une prescription anticipée peut être donnée dans certains contextes, ou une femme peut être informée du lieu où elle peut obtenir des PCU localement. Un approvisionnement en amont est utile, car la femme peut le garder au cas où elle en aurait besoin. Les femmes sont plus susceptibles d’utiliser une PCU si elles en ont déjà une lorsqu’elles en ont besoin. De plus, avoir une PCU à disposition permet à la femme de la prendre le plus tôt possible après un rapport sexuel non protégé, lorsqu’elle est la plus efficace. Aucune visite de routine n’est nécessaire. Cependant, assurez chaque cliente qu’elle est invitée à revenir à tout moment, mais aussi lorsque : » Elle pense qu’elle peut être enceinte, plus particulièrement en cas d’aménorrhée ou de retard des prochaines règles de plus de 7 jours » Elle n’a pas immédiatement commencé une méthode contraceptive continue et en veut maintenant une. 121 annexes Annexes Méthodes contraceptives basées sur la connaissance de la fécondité (MCBCF) De quoi s’agit-il ? » La « connaissance de la fécondité » signifie qu’une femme sait comment déterminer le début et la fin de la période de fertilité de son cycle menstruel. (La période de fertilité est le moment où elle peut tomber enceinte.) » Parfois appelée « abstinence périodique » ou « planification familiale naturelle ». » Une femme peut utiliser plusieurs moyens, individuels ou combinés, pour déterminer le début et la fin de la période de fertilité. » Les méthodes basées sur le calendrier impliquent de suivre les jours du cycle menstruel pour identifier le début ou la fin de la période de fertilité. – Exemples : Méthode contraceptive des jours fixes qui évite les rapports sexuels vaginaux non protégés du 8e au 19e jour du cycle menstruel et la méthode du rythme du calendrier. » Les méthodes contraceptives basées sur les symptômes dépendent des signes d’observation de la fertilité. – Sécrétions cervicales : Lorsqu’une femme voit ou ressent des sécrétions cervicales, elle peut être fertile. Elle peut uniquement ressentir une humidité vaginale. – Température basale du corps (TBC) : La température du corps au repos d’une femme augmente légèrement après la libération d’une ovule (ovulation). Elle n’est pas susceptible de tomber enceinte à partir des 3 jours suivant cette augmentation de la température jusqu’au début des prochaines règles. Sa température demeure élevée jusqu’au début de ses prochaines règles. – Exemples : Méthode contraceptive des deux jours, méthode TBC, méthode de l’ovulation (également connue comme méthode Billings ou méthode des glaires cervicales) et méthode symptothermique. » Elles fonctionnent principalement en aidant la femme à savoir quand elle pourrait tomber enceinte. Le couple empêche une grossesse en évitant les rapports sexuels vaginaux non protégés pendant cette période de fertilité, généralement en s’abstenant ou en utilisant des préservatifs ou un diaphragme. Certains couples utilisent des spermicides ou le retrait, mais ceux-ci représentent les méthodes contraceptives les moins efficaces. La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de l’utilisatrice : le risque de grossesse est supérieur lorsque les couples ont des rapports sexuels pendant la période de fertilité sans utiliser une autre méthode . – Selon l’usage courant, environ 15 grossesses pour 100 femmes qui utilisent l’abstinence périodique au cours de la première année. Cela signifie que 85 femmes sur 100 qui se reposent sur l’abstinence périodique ne tomberont pas enceintes. (Dans le cadre de cette étude, la plupart des couples ont utilisé la méthode contraceptive du rythme du calendrier.) – Les taux de grossesse associés à une utilisation consistante et appropriée varient pour différents types de méthodes contraceptives basées sur la connaissance de la fécondité. – En général, l’abstinence pendant la période de fertilité est plus efficace que d’utiliser une autre méthode contraceptive pendant la période de fertilité. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? » Toutes les femmes peuvent utiliser les méthodes contraceptives basées sur le calendrier. Aucun problème médical n’empêche l’utilisation de ces méthodes contraceptives, mais certains problèmes peuvent les rendre plus difficiles à utiliser efficacement. » Toutes les femmes peuvent utiliser les méthodes contraceptives basées sur les symptômes. Aucun problème médical n’empêche l’utilisation de ces méthodes contraceptives, mais certains problèmes peuvent les rendre plus difficiles à utiliser efficacement. 122 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Comment utiliser la méthode contraceptive ? Important : La femme peut utiliser la méthode contraceptive des jours fixes si la plupart de ses cycles menstruels sont composés de 26 à 32 jours. Si elle observe plus de deux cycles plus longs ou plus courts au cours de l’année, la méthode contraceptive des jours fixes sera moins efficace et elle peut choisir une autre méthode contraceptive. » Méthode contraceptive des jours fixes – Suivez les jours du cycle menstruel. – Évitez d’avoir des rapports sexuels entre le 8e et le 19e jour. – Utilisez des aides-mémoire, si nécessaire. » Méthode contraceptive du rythme du calendrier – Suivez les jours du cycle menstruel. – Estimez la période de fertilité. – Évitez d’avoir des rapports sexuels pendant la période de fertilité. – Revoyez les calculs tous les mois. » Après avoir été éduqués, une femme ou un couple peut généralement commencer à utiliser à tout moment les méthodes contraceptives basées sur les symptômes. Les femmes qui n’utilisent pas une méthode contraceptive hormonale peuvent pratiquer le suivi des signes de la fécondité avant de commencer à utiliser les méthodes contraceptives basées sur les symptômes. Encouragez les clientes qui ne peuvent pas commencer immédiatement une autre méthode contraceptive à utiliser cette méthode entre temps. » Méthode contraceptives des deux jours – Vérifiez les sécrétions. – Évitez les rapports sexuels ou utilisez une autre méthode contraceptive pendant la période de fertilité. – Vous pouvez à nouveau avoir des rapports sexuels après 2 jours sans sécrétions. » Méthode contraceptive de la température basale du corps (TBC) – Prenez la température du corps tous les jours. – Évitez les rapports sexuels ou utilisez une autre méthode contraceptives jusqu’à 3 jours après l’augmentation de la température. – Vous pourrez à nouveau avoir des rapports sexuels jusqu’au début des prochaines règles. » Méthode contraceptive de l’ovulation – Vérifiez les sécrétions cervicales tous les jours. – Évitez d’avoir des rapports sexuels les jours de saignement mensuel plus important. – Vous pouvez à nouveau avoir des rapports sexuels jusqu’à l’apparition des sécrétions. – Évitez d’avoir des rapports sexuels entre le début des sécrétions et jusqu’à 4 jours après le « jour de pic ». – Vous pouvez à nouveau avoir des rapports sexuels. » Méthode symptothermique (TBC + sécrétions cervicales + autres signes de fécondité) – Évitez d’avoir des rapports sexuels pendant la période de fertilité. Quels sont les effets secondaires ? aucun Avantages connus pour la santé : aide à protéger contre les risques de grossesse. Risques connus pour la santé : aucun. Donner des conseils sur les effets secondaires aucun 123 annexes Annexes Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux aucun Aider les utilisatrices déjà enregistrées 1. Demander aux clientes si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elles sont satisfaites. Leur demander si elles ont des questions ou si elles souhaitent discuter de quelque chose. 2. Demandez plus particulièrement si elles ont des difficultés à identifier la période de fertilité ou à éviter les rapports sexuels pendant cette période. 3. Vérifiez si le couple utilise la méthode contraceptive de manière appropriée. Examinez les observations ou les registres des signes de fécondité. Planifiez une autre consultation, le cas échéant. 4. Demander aux clientes à long terme si elles ont eu des nouveaux problèmes de santé depuis la dernière consultation. Traiter les problèmes comme il convient. 5. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans leur vie qui pourraient modifier leurs besoins, notamment si elles envisagent d’avoir des enfants ou si elles sont exposées au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. Préservatifs masculins De quoi s’agit-il ? » Réservoirs ou protections qui permettent de recouvrir le pénis en érection de l’homme. » Également appelés « capote », « chapeau », prophylactiques et préservatifs, connus sous de nombreux noms de marque différents. » La plupart sont fabriqués en caoutchouc de latex fin. Les préservatifs masculins peuvent aussi être fabriqués dans d’autres matériaux, notamment le polyuréthane, le polyisoprène, la peau d’agneau et le nitrile. » Ils fonctionnent en formant une barrière qui empêche le sperme d’entrer dans le vagin, évitant ainsi une grossesse. Ils permettent également d’éviter que les infections du sperme, du pénis ou du vagin ne soient transmises à l’autre partenaire. La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de l’utilisateur : le risque de grossesse ou les infections sexuellement transmissibles (IST) est supérieur si le préservatif n’est pas utilisé lors de chaque rapport sexuel. Très peu de grossesses ou d’infections surviennent en raison d’une utilisation incorrecte, d’un glissement ou d’une rupture. » Protection contre une grossesse : – Selon l’usage courant, environ 13 grossesses pour 100 femmes dont les partenaires utilisent le préservatif masculin au cours de la première année. Cela signifie que 87 femmes sur 100 dont les partenaires utilisent le préservatif masculin ne tomberont pas enceintes. – Lorsqu’il est correctement utilisé lors de chaque rapport sexuel, environ 2 grossesses pour 100 femmes dont les partenaires utilisent le préservatif masculin au cours de la première année. » Retour de la fécondité après l’arrêt d’utilisation du préservatif : aucun retard. Protection contre le VIH et autres IST : » Les préservatifs masculins réduisent considérablement le risque d’infection par VIH quand ils sont correctement utilisés lors de chaque rapport sexuel vaginal ou anal. » Lorsqu’il est utilisé de manière consistante et correcte, le préservatif permet d’éviter 80 à 95 % des transmissions du VIH qui seraient observées autrement. » Les préservatifs réduisent le risque d’infection de nombreuses IST lorsqu’ils sont utilisés de manière consistante et correcte lors des rapports sexuels vaginaux ou anaux. » Ils protègent mieux contre les IST transmises par écoulement, comme le VIH, la blennorrhée ou la chlamydia. » Ils protègent également contre les IST transmises par contact de la peau, comme l’herpès et le papillomavirus humain (HPV). Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Tous les hommes et toutes les femmes peuvent utiliser des préservatifs masculins de manière sûre, excepté les personnes : » Qui présentent une réaction allergique sévère au latex de caoutchouc – Dans des circonstances spéciales, telles qu’un risque élevé d’IST ou de VIH, si les préservatifs non fabriqués en latex ne sont pas disponibles, un prestataire qualifié peut minutieusement évaluer le problème de l’homme ou de la femme, ainsi que le contexte, et décider s’il ou elle peut utiliser des préservatifs en latex. » Les préservatifs masculins qui ne sont pas fabriqués en latex ne provoquent pas de réactions allergiques. 124 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Comment utiliser la méthode contraceptive ? Important : Si possible, montrez aux clients comment placer le préservatif. Utilisez un modèle de pénis, si disponible, ou tout autre objet, par exemple une banane, pour effectuer la démonstration. » Expliquez les 5 étapes basiques de l’utilisation du préservatif masculin. 1. Utilisez un nouveau préservatif lors de chaque rapport sexuel. – Vérifiez l’emballage du préservatif. N’utilisez pas le préservatif s’il est déchiré ou endommagé. Évitez d’utiliser un préservatif au-delà de sa date d’expiration, à moins qu’un préservatif plus récent ne soit pas disponible. – Déchirez l’emballage avec précaution. N’utilisez pas les ongles, les dents ou toute autre chose qui puisse endommager le préservatif. 2. Avant tout contact physique, placez le préservatif sur la pointe du pénis en érection avec la partie enroulée vers l’extérieur. – Pour plus de protection, placez le préservatif avant tout contact génital, oral ou anal du pénis. 3. Déroulez complètement le préservatif jusqu’à la base du pénis en érection. – Le préservatif devrait facilement se dérouler. Forcer le déroulement pourrait provoquer le déchirement pendant l’utilisation. – Si le préservatif ne se déroule pas facilement, il se peut qu’il soit à l’envers, endommagé ou trop vieux. Jetez-le et utilisez un nouveau préservatif. – Si le préservatif est à l’envers et que vous n’avez pas d’autre préservatif disponible, retournez-le et déroulez-le sur le pénis. 4. Immédiatement après l’éjaculation, maintenez le bord du préservatif en place et retirez le pénis tant qu’il est encore en érection. – Retirez le pénis. – Faites glisser le préservatif en évitant l’écoulement du sperme. – Utilisez un nouveau préservatif en cas de nouveau rapport sexuel ou de changement d’acte sexuel. 5. Jetez le préservatif utilisé en toute sécurité. – Enveloppez le préservatif dans son emballage et jetez-le dans la poubelle. Ne jetez pas le préservatif dans les toilettes à chasse d’eau, car cela peut causer des problèmes de plomberie. » Ce que les utilisateurs du préservatif ne doivent pas faire : Certaines pratiques peuvent augmenter le risque de déchirement du préservatif et doivent être évitées. – N’essayez pas de d’abord dérouler le préservatif, puis de le mettre sur le pénis. – N’utilisez pas de lubrifiants à base d’huiles, ces lubrifiants peuvent endommager le latex. – N’utilisez pas un préservatif dont la couleur n’est pas uniforme ou est altérée. – N’utilisez pas un préservatif qui semble fragile, asséché ou très collant. – Ne réutilisez jamais un préservatif. – N’essayez pas d’avoir des rapports sexuels non lubrifiés. – N’utilisez pas plus d’un préservatif en même temps. – N’utilisez pas un préservatif masculin et féminin au même temps. – Utilisez un nouveau préservatif lorsque vous changez d’acte sexuel avec pénétration pouvant engendrer la transmission de bactéries et provoquer des infections (par ex., passer d’une pénétration anale à une pénétration vaginale). » Lubrifiants pour les préservatifs en latex : La lubrification aide à encourager l’utilisation du préservatif et à éviter qu’ils se déchire. Il existe trois façons de lubrifier : les sécrétions vaginales naturelles, ajouter un lubrifiant pouvant être utilisé en toute sécurité avec le préservatif ou utiliser des préservatifs lubrifiés. – L’eau propre et la salive peuvent être utilisées pour la lubrification. Les lubrifiants vendus avec les préservatifs sont généralement fabriqués en silicone. Les lubrifiants en silicone sont également vendus séparément. Les lubrifiants à base d’eau ou de glycol sont également disponibles et peuvent être moins chers. Ces derniers peuvent aussi être utilisés en toute sécurité avec les préservatifs. – Les lubrifiants peuvent être appliqués à l’extérieur du préservatif, dans le vagin ou dans l’anus. Les lubrifiants ne doivent pas être appliqués sur le pénis, car cela peut provoquer le glissement du préservatif. Une ou deux gouttes de lubrifiant déposées à l’intérieur de la pointe du préservatif avant son déroulement peuvent aider à accroître le plaisir sexuel pour certains hommes. Cependant, déposer trop de lubrifiant à l’intérieur du préservatif peut causer son glissement. – N’utilisez pas de lubrifiants à base d’huiles avec les préservatifs en latex. Ces derniers peuvent endommager le latex. – Les matériaux qui ne doivent pas être utilisés avec les préservatifs en latex comprennent : • Tout type d’huile (de cuisine, pour les bébés, à la noix de coco, minérale) ou produit à base d’huile • Vaseline • Lotions • Crèmes froides • Beurre • Beurre de cacao • Margarine. 125 annexes Annexes Quels sont les effets secondaires ? aucun Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – IST, notamment le VIH. » Peut aider à protéger contre : – Problèmes causés par les IST : • Maladie inflammatoire du pelvis (MIP) récurrente et douleurs pelviennes chroniques • Cancer du col de l’utérus • Infertilité (chez l’homme et la femme). Risques connus pour la santé » Extrêmement rares : Réaction allergique sévère (chez les personnes allergiques au latex). Donner des conseils sur les effets secondaires aucun Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux aucun Aider les utilisatrices déjà enregistrées 1. Demander aux clientes si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elles sont satisfaites. Leur demander si elles ont des questions ou si elles souhaitent discuter de quelque chose. 2. Demandez plus particulièrement s’ils ont rencontré des difficultés à utiliser les préservatifs de manière appropriée et lors de chaque rapport sexuel. Fournissez aux clients toutes les informations ou l’aide dont ils ont besoin. 3. Distribuez plus de préservatifs aux clients et encouragez-les à revenir pour se réapprovisionner lorsqu’ils n’en ont plus. Rappelez-leur où ils peuvent facilement obtenir des préservatifs. 4. Demander aux client(e)s à long terme si des changements importants sont survenus dans leur vie qui pourraient modifier leurs besoins, notamment s’ils envisagent d’avoir des enfants ou s’ils sont exposés au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. Préservatifs féminins De quoi s’agit-il ? » Réservoirs ou revêtements qui s’adaptent librement à l’intérieur du vagin d’une femme, faits d’un film fin, transparent et souple. – Ils sont composés d’un anneau flexible à chaque extrémité. – L’anneau sur l’extrémité fermée aide à insérer le préservatif. – L’anneau sur l’extrémité ouverte maintient une partie du préservatif en dehors du vagin. » Les préservatifs féminins sont fabriqués dans divers matériaux, comme le latex, le polyuréthane et le nitrile. » Ils fonctionnent en formant une barrière qui empêche le sperme d’entrer dans le vagin, évitant ainsi une grossesse. Ils permettent également d’éviter que les infections du sperme, du pénis ou du vagin ne soient transmises à l’autre partenaire. 126 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de l’utilisatrice : le risque de grossesse ou les infections sexuellement transmissibles (IST) est supérieur si le préservatif n’est pas utilisé lors de chaque rapport sexuel. Peu de grossesses ou d’infections surviennent en raison d’une utilisation incorrecte, d’un glissement ou d’une rupture. – Protection contre une grossesse : Selon l’usage courant, environ 21 grossesses pour 100 femmes qui utilisent le préservatif féminin au cours de la première année. Cela signifie que 79 femmes sur 100 qui utilisent le préservatif féminin ne tomberont pas enceintes. – Lorsqu’il est correctement utilisé lors de chaque rapport sexuel, environ 5 grossesses pour 100 femmes qui utilisent le préservatif féminin au cours de la première année. » Retour de la fécondité après l’arrêt d’utilisation du préservatif féminin : aucun retard. » Protection contre le VIH et autres IST : Les préservatifs féminins réduisent considérablement le risque d’infection par VIH quand ils sont correctement utilisés lors de chaque rapport sexuel. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Tous les hommes et toutes les femmes peuvent utiliser des préservatifs féminins, excepté les personnes ayant des réactions allergiques sévères au latex. Ces dernières ne doivent pas utiliser des préservatifs féminins en latex. » Dans des circonstances spéciales, telles qu’un risque élevé d’IST ou de VIH, si les préservatifs non fabriqués en latex ne sont pas disponibles, un prestataire qualifié peut minutieusement évaluer le problème de la femme ou de l’homme, ainsi que le contexte, et décider s’il ou elle peut utiliser des préservatifs en latex. » Les préservatifs qui ne sont pas fabriqués en latex ne provoquent pas de réactions allergiques. Comment utiliser la méthode contraceptive ? Important : Si possible, montrez à la cliente comment insérer le préservatif féminin. Utilisez un modèle ou une image, si disponible, ou vos mains pour effectuer la démonstration. Vous pouvez créer une ouverture similaire à un vagin avec une main et montrer comment insérer le préservatif féminin avec l’autre main. » Expliquez les 5 étapes basiques de l’utilisation du préservatif féminin. 1. Utilisez un nouveau préservatif féminin lors de chaque rapport sexuel. – Vérifiez l’emballage du préservatif. N’utilisez pas le préservatif s’il est déchiré ou endommagé. Évitez d’utiliser un préservatif au-delà de sa date d’expiration. Faites-le uniquement si un préservatif plus récent n’est pas disponible. – Si possible, lavez-vous les mains avec du savon doux et de l’eau potable avant d’insérer le préservatif. 2. Avant tout contact physique, insérez le préservatif dans le vagin. – Pour une protection maximale, insérez le préservatif avant tout contact du pénis avec le vagin. Il est possible d’insérer le préservatif 8 heures avant le rapport sexuel. – Choisissez une position confortable pour l’insertion : s’accroupir, lever une jambe, s’asseoir ou s’allonger. – Frottez les côtés du préservatif féminin l’un contre l’autre pour étaler le lubrifiant de manière uniforme. – Saisissez l’anneau de l’extrémité fermée et pressez-le pour qu’il devienne long et étroit. – Avec l’autre main, séparez les lèvres extérieures (labia) et localisez l’ouverture du vagin. – Poussez délicatement l’anneau intérieur dans le vagin aussi loin que possible. Insérez un doigt dans le préservatif pour le mettre en place. Environ 2 à 3 cm du préservatif et de l’anneau extérieur restent à l’extérieur du vagin. 3. Assurez-vous que le pénis entre dans le préservatif et reste à l’intérieur. – L’homme ou la femme doit délicatement guider la pointe du pénis à l’intérieur du préservatif, non pas entre le préservatif et la paroi du vagin. Si le pénis se place à l’extérieur du préservatif, retirez-le et réessayez. – Si le préservatif se retire accidentellement du vagin ou que l’anneau s’enfonce dans le vagin pendant le rapport sexuel, placez à nouveau le préservatif. 4. Après que l’homme a retiré son pénis, maintenez l’anneau extérieur du préservatif, tordez le préservatif pour sceller les fluides et retirez-le délicatement du vagin. – Il n’est pas nécessaire d’enlever le préservatif féminin immédiatement après le rapport sexuel. – Retirez le préservatif avant de vous lever pour éviter l’écoulement de sperme. – En cas de nouveau rapport sexuel, utilisez un nouveau préservatif. – La réutilisation des préservatifs féminins n’est pas recommandée. 5. Jetez le préservatif utilisé en toute sécurité. – Enveloppez le préservatif dans son emballage et jetez-le dans la poubelle. Ne jetez pas le préservatif dans les toilettes à chasse d’eau, car cela peut causer des problèmes de plomberie. 127 annexes Annexes Quels sont les effets secondaires ? aucun Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – IST, notamment le VIH. Risques connus pour la santé : aucun. Donner des conseils sur les effets secondaires aucun Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux aucun Aider les utilisatrices déjà enregistrées 1. Demander à la cliente si tout se passe bien avec la méthode contraceptive et si elle est satisfaite. Lui demander si elle a des questions ou si elle souhaite discuter de quelque chose. 2. Demandez spécialement si elle a rencontré des difficultés à utiliser les préservatifs féminins de manière appropriée et lors de chaque rapport sexuel. Lui donner des informations ou l’aide dont elle a besoin. 3. Distribuez plus de préservatifs féminins à la cliente et encouragez-la à revenir pour se réapprovisionner lorsqu’elle n’en a plus. Rappelez-lui où elle peut facilement obtenir des préservatifs féminins. 4. Demander aux clientes à long terme si des changements importants sont survenus dans sa vie qui pourraient modifier ses besoins, notamment si elle envisage d’avoir des enfants ou si elle est exposée au risque de contracter des IST et/ou le VIH. Assurer le suivi nécessaire. Stérilisation masculine De quoi s’agit-il ? » Également appelée « vasectomie » et « contraception chirurgicale masculine ». » Contraception permanente pour les hommes qui ne souhaitent plus avoir d’enfants. » Par une ponction ou une petite incision dans le scrotum, le prestataire localise chacun des deux tubes qui transportent les spermatozoïdes vers le pénis (canaux déférents) et les coupe ou les bloque en les coupant et en les attachant de manière fermée ou en appliquant de la chaleur ou de l’électricité (cautérisation). » Elle fonctionne en fermant chaque canal déférent, empêchant les spermatozoïdes d’entrer dans le sperme. Le sperme est éjaculé, mais il ne peut pas causer une grossesse. 128 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » Il s’agit de l’une des méthodes contraceptives les plus efficaces, mais elle comporte un risque d’échec minimal. – Chez les femmes dont les partenaires ont subi une vasectomie, bien moins d’une femme sur 100 tombe enceinte au cours de la première année d’utilisation de la méthode contraceptive. En fait, moins de 2 femmes sur 1000 tombent enceintes. Cela signifie que 998 ou 999 femmes sur 1 000 dont les partenaires ont subi une vasectomie ne tomberont pas enceintes. – Parfois, le sperme de l’homme peut être examiné 3 mois après la procédure pour savoir s’il contient encore des spermatozoïdes. Si aucun spermatozoïde n’est trouvé, 1 femme sur 1 000 dont les partenaires ont subi une vasectomie tombera enceinte au cours de la première année. – Chez les femmes dont les partenaires n’ont pas subi d’évaluation du sperme, les grossesses sont légèrement plus fréquentes, mais demeurent inférieures à 2 pour 1 000 femmes. » La vasectomie n’est pas complètement efficace pendant les 3 mois qui suivent la procédure. – Certaines grossesses surviennent au cours de la première année, car le couple n’utilise pas de préservatifs ou une autre méthode contraceptive efficace de manière consistante et appropriée au cours des 3 premiers mois, avant que la vasectomie ne devienne totalement efficace. » Un risque de grossesse minimal demeure au-delà de la première année après la vasectomie et persiste jusqu’à ce que la partenaire de l’homme atteigne la ménopause. – Après 3 ans d’utilisation : environ 4 grossesses pour 1 000 femmes. » Si une femme dont le partenaire a subi une vasectomie tombe enceinte, cela peut s’expliquer par : – Le couple n’a pas toujours utilisé une autre méthode contraceptive pendant les 3 premiers mois qui ont suivi la procédure – Le prestataire a commis une erreur – Les extrémités coupées des canaux déférents ont repoussé. » Le retour à la fertilité n’est pas possible, car la stérilisation masculine ne peut généralement être interrompue ou inversée. La procédure est censée être permanente. La chirurgie inversée est complexe, chère et indisponible dans la plupart des régions. Lorsqu’une chirurgie inversée est effectuée, elle n’entraîne souvent pas de grossesse. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Méthode contraceptive sûre pour tous les hommes. Avec le suivi approprié et un consentement informé, tout homme peut subir une vasectomie en toute sécurité, notamment les hommes : » Qui n’ont pas ou peu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Qui n’ont pas la permission de leur épouse » Qui sont jeunes » Qui présentent une drépanocytose » Qui présentent un risque élevé d’infection par le VIH ou toute autre IST » Qui sont infectés par le VIH, qu’ils suivent ou non un traitement antirétroviral Dans certaines de ces situations, un suivi médical minutieux est plus particulièrement important afin de s’assurer que l’homme ne regrettera pas sa décision. Comment utiliser la méthode contraceptive ? » La stérilisation masculine doit être effectuée par un prestataire qualifié. » Une consultation de suivi dans les 7 jours ou au moins dans les 2 semaines suivant l’intervention est fortement recommandée. Cependant, la stérilisation ne doit jamais être refusée à un homme par le simple fait que le suivi peut s’avérer difficile ou impossible. » Demandez au client de revenir après 3 mois pour une analyse du sperme, si disponible. 129 annexes Annexes Quels sont les effets secondaires ? aucun Avantages connus pour la santé : aide à protéger contre les risques de grossesse chez la partenaire. Risques connus pour la santé : aucun. Complications » Peu courantes ou rares : douleur sévère au niveau du scrotum ou des testicules qui dure plusieurs mois ou années » Peu courantes ou très rares : infection au niveau du site d’incision ou dans l’incision (peu courante avec la technique d’incision conventionnelle ; très rare avec la technique sans scalpel) » Rares : saignement sous la peau pouvant causer un gonflement ou une ecchymose (hématome). Donner des conseils sur les effets secondaires » Assurez tous les patients qu’ils sont invités à revenir à tout moment, par exemple, si le patient a des problèmes ou des questions ou si sa partenaire pense être enceinte. (Certaines vasectomies échouent et les partenaires des hommes peuvent tomber enceintes.) Également si : le client observe un saignement, des douleurs, du pus, de la chaleur, un gonflement ou une rougeur dans la zone génitale qui s’aggrave ou persiste. » Conseils de santé généraux : Tout client considérant avoir soudainement un grave problème de santé après une vasectomie doit immédiatement contacter un infirmier ou un médecin. Après une procédure chirurgicale, tout problème de santé doit être minutieusement évalué et considéré comme étant associé à la procédure, jusqu’à preuve médicale du contraire. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux Garantir le choix informé : un conseiller amical qui écoute les inquiétudes de l’homme, répond à ses questions et fournit des informations adéquates, claires et pratiques sur la procédure, spécialement sa pérennité, aidera l’homme à faire un choix informé et à devenir un utilisateur heureux et satisfait, sans regrets ultérieurs. Impliquer sa partenaire dans le processus de suivi peut être utile, mais n’est pas nécessaire ou obligatoire. Aider les utilisateurs déjà enregistrés Les problèmes liés à la vasectomie se répercutent sur le plaisir des hommes. Le prestataire de soins doit prêter attention à ces problèmes. Si le client signale des complications liées à la vasectomie, écoutez ses préoccupations, donnez-lui des conseils et, le cas échéant, traitez les problèmes. Veillez à ce qu’il comprenne et accepte les conseils. Stérilisation féminine De quoi s’agit-il ? » Contraception chirurgicale permanente pour les femmes qui ne souhaitent plus avoir d’enfants. » Voici les deux approches chirurgicales les plus utilisées : – La minilaparotomie implique une petite incision dans l’abdomen. Les trompes de Fallope sont amenées au site d’incision pour être coupées ou bloquées. – La laparoscopie consiste à insérer un long tube fin équipé de lentilles dans l’abdomen par une petite incision. Ce laparoscope permet au médecin d’atteindre et de bloquer ou de couper les trompes de Fallope dans l’abdomen. » Également appelée stérilisation des trompes, ligature des trompes, contraception chirurgicale volontaire, tubectomie, ligature des deux trompes, minilap et « l’opération ». » Elle fonctionne, car les trompes de Fallope sont bloquées ou coupées. Les ovules libérées par les ovaires ne peuvent pas se déplacer dans les trompes et, par conséquent, ne rencontrent pas les spermatozoïdes. 130 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » Il s’agit de l’une des méthodes contraceptives les plus efficaces, mais elle comporte un risque d’échec minimal. – Moins d’une grossesse pour 100 femmes au cours de la première année après la procédure de stérilisation (5 pour 1 000 femmes). Cela signifie que 995 femmes sur 1 000 qui ont subi une stérilisation féminine ne tomberont pas enceintes. – Un risque de grossesse minimal demeure au-delà de la première année après la procédure et jusqu’à ce que la femme atteigne la ménopause. – Après 10 ans d’utilisation : environ 2 grossesses pour 100 femmes (18 à 19 pour 1 000 femmes). – L’efficacité dépend légèrement de la façon dont les trompes sont bloquées, mais les taux de grossesse demeurent faibles, quelle que soit la technique utilisée. L’une des techniques les plus efficaces consiste à couper et à lier les extrémités des trompes de Fallope après l’accouchement (stérilisation féminine post-partum). – Le retour de la fécondité n’est pas possible, car la stérilisation est généralement irréversible. La procédure est censée être permanente. La chirurgie inversée est complexe, chère et indisponible dans la plupart des régions. Lorsqu’une chirurgie inversée est effectuée, elle n’entraîne souvent pas de grossesse. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut et ne peut pas utiliser la méthode contraceptive ? Avec le suivi approprié et un consentement informé, toute femme peut subir une stérilisation féminine en toute sécurité, notamment les femmes : » Qui n’ont pas ou peu d’enfants » Qui sont mariées ou célibataires » Qui n’ont pas la permission de leur époux » Qui sont jeunes » Qui ont accouché dans les 7 derniers jours » Qui allaitent » Qui sont infectées par le VIH, qu’elles suivent ou non un traitement antirétroviral. Dans certaines de ces situations, un suivi médical minutieux est plus particulièrement important afin de s’assurer que la femme ne regrettera pas sa décision. Comment utiliser la méthode contraceptive ? » La stérilisation féminine doit être effectuée par un prestataire qualifié. Il est possible d’effectuer deux types de procédures : la minilaparotomie ou la laparoscopie. » Cependant, la procédure ne doit jamais être refusée à une femme par le simple fait que le suivi peut s’avérer complexe ou impossible. Quels sont les effets secondaires ? aucun Avantages connus pour la santé » Aide à protéger contre : – les risques de grossesse – Maladie inflammatoire du pelvis (MIP). » Peut aider à protéger contre : cancer de l’ovaire. » Réduit : le risque de grossesse ectopique. Risques connus pour la santé » Peu courants ou extrêmement rares : complications liées à la chirurgie ou à l’anesthésie (voir ci-dessous). Complications liées à chirurgie » Peu courantes ou extrêmement rares : la stérilisation féminine est une méthode de contraception sûre. Cependant, elle implique une chirurgie et le recours à l’anesthésie. À l’image d’autres chirurgies mineures, la stérilisation féminine comporte quelques risques, comme une infection ou un abcès de la plaie. Les complications graves sont peu courantes. La mort provoquée par la procédure ou l’anesthésie sont extrêmement rares. » Le risque de complications avec l’anesthésie locale, avec ou sans sédation et analgésie, est considérablement moins élevé qu’avec l’anesthésie générale. Les complications peuvent être minimisées si les techniques appropriées sont utilisées et si la procédure est effectuée dans un contexte approprié par un prestataire qualifié. 131 annexes Annexes Donner des conseils sur les effets secondaires » Assurez la cliente qu’elle est invitée à revenir à tout moment, par exemple, en cas de problèmes ou de questions ou si elle pense être enceinte. (Certaines stérilisations échouent et la femme peut tomber enceinte.) Également si : – Elle observe un saignement, des douleurs, du pus, de la chaleur, un gonflement ou une rougeur dans la plaie qui s’aggrave ou persiste – Elle présente une température élevée (> 38 °C/101 °F) – Elle présente des évanouissements, des maux de tête légers persistants ou des étourdissements extrêmes au cours des 4 premières semaines et, surtout, au cours de la première semaine. » Conseils de santé généraux : Toute cliente considérant avoir soudainement un grave problème de santé après une stérilisation féminine doit immédiatement contacter un infirmier ou un médecin. Après une procédure chirurgicale, tout problème de santé doit être minutieusement évalué et considéré comme étant associé à la procédure, jusqu’à preuve médicale du contraire. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux Étant donné que la stérilisation féminine implique une procédure chirurgicale et l’administration d’une anesthésie locale (avec ou sans sédation et analgésie légères), la cliente doit être soumise à une évaluation clinique minutieuse, exhaustive et focalisée. Cette évaluation est importante dans tous les cas, mais elle est encore plus importante lorsque la procédure est effectuée dans des zones d’accès difficile, dans des zones inaccessibles ou dans des établissements éloignés d’un support de services de santé de haut niveau. L’évaluation doit inclure une analyse des critères d’admissibilité médicale et un examen gynécologique/génital. Aider les utilisatrices déjà enregistrées Les problèmes liés à la stérilisation féminine se répercutent sur le plaisir des femmes. Le prestataire de soins doit prêter attention à ces problèmes. Si la cliente signale des complications liées à la stérilisation féminine, écoutez ses préoccupations, donnez-lui des conseils et, le cas échéant, traitez les problèmes. Veillez à ce qu’elle comprenne et accepte les conseils. Retrait De quoi s’agit-il ? » Juste avant l’éjaculation, l’homme retire son pénis du vagin de sa partenaire et éjacule en dehors du vagin, empêchant le contact de son sperme avec les organes génitaux externes. » Également appelé coït interrompu. » Fonctionne en maintenant le sperme à l’extérieur du corps de la femme. La méthode contraceptive utilisée est-elle efficace ? » L’efficacité dépend de l’utilisateur : le risque de grossesse est supérieur lorsque l’homme ne retire pas son pénis du vagin de la femme avant d’éjaculer lors de chaque rapport sexuel. – Selon l’usage courant, c’est l’une des méthodes contraceptives les moins efficaces. Selon l’usage courant, environ 20 grossesses pour 100 femmes dont les partenaires utilisent le retrait au cours de la première année. Cela signifie que 80 femmes sur 100 dont les partenaires utilisent le retrait ne tombent pas enceintes. Lorsque la méthode contraceptive est correctement utilisée lors de chaque rapport sexuel, environ 4 grossesses pour 100 femmes dont les partenaires utilisent le retrait au cours de la première année. » Retour de la fécondité après arrêt de l’utilisation du retrait : aucun retard. » Protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : aucune. Qui peut utiliser la méthode ? Tous les hommes peuvent utiliser le retrait. Aucun problème médical n’empêche son utilisation. Comment utiliser la méthode contraceptive ? » Lorsque l’homme est sur le point d’éjaculer, il doit retirer son pénis du vagin de la femme et éjaculer à l’extérieur du vagin, empêchant le contact du sperme avec les organes génitaux extérieurs. » Si l’homme a récemment éjaculé : avant le rapport sexuel, il doit uriner et laver la pointe de son pénis afin d’éliminer toute trace de sperme. 132 an ne xe s Kit d’adaptation numérique pour la planification familiale Quels sont les effets secondaires ? Avantages connus pour la santé : aucun. Risques connus pour la santé : aucun. Faire appel au jugement clinique dans des cas spéciaux aucun Aider les utilisateurs déjà enregistrés » Apprendre à utiliser correctement la méthode contraceptive peut prendre du temps. Suggérez au couple d’utiliser une autre méthode contraceptive jusqu’à ce que l’homme soit capable d’utiliser correctement la méthode du retrait lors de chaque rapport sexuel. » Des méthodes contraceptives plus efficaces pour empêcher une grossesse sont disponibles. Suggérez une méthode de planification familiale supplémentaire ou alternative. (Les couples qui utilisent la méthode du retrait de manière efficace ne doivent pas être découragés à continuer.) » Certains hommes peuvent rencontrer des difficultés concernant le retrait : les hommes qui n’anticipent pas l’éjaculation de manière consistante, les hommes souffrant d’éjaculation précoce. » Il est possible d’utiliser la pilule contraceptive d’urgence (PCU). Expliquez comment fonctionne la PCU au cas où l’homme éjacule avant le retrait. Distribuez la PCU, si disponible. 133 Références 1. Digital implementation investment guide (DIIG): integrating digital interventions into health programmes. 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