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VIRAL HAEMORRHAGIC FEVER SURVEILLANCE1 = SURVEILLANCE DES FIÈVRES HÉMORRAGIQUES VIRALES1

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VIRAL HAEMORRHAGIC FEVER SURVEILLANCE * Marburg and Ebola Diseases

SURVEILLANCE DES FIÈVRES HÉMORRAGIQUES VIRALES1 M aladie de Marburg et maladie à viras Ebola

There are 2 relatively recent viral haemorrhagic diseases in Africa, Marburg and Ebola diseases, for which the reservoirs are unknown. The endemic areas o f these diseases overlap although the 2 viruses are not antigenically related. Morphologically and genetically, however, they fall together into a new family o f viruses for which the name Filoviridae is proposed. The first of these 2 new viral infections is Marburg disease, which caused an epidemic o f 31 cases in Europe in 1967, involving residents of the cities o f Marburg, Frankfurt and Belgrade who had contact with Cercopitkecus monkeys imported from Uganda. Sub­ sequently 4 cases occurred in South Africa (3 in 1975 and 1 in 1982), and 2 in Kenya in 1980, with no known monkey contact, except possibly the Kenya index case. Nine of these 37 cases died. In 1976, simultaneousoutbreaksofa highly lethal haemorrhagic disease occurred in north-western Zaire and south-western Sudan. During the course o f these epidemics over 500 cases occurred with approximately 400 deaths. Ebola virus was discovered to be the cause of this outbreak. It subsequently reoccurred in Sudan in 1979, and sporadic cases were seen in Zaire in 1978 and in Kenya in 1980. There was no known connection with monkeys. Three and possibly 4 countries in Africa have been associated with Marburg disease. In the first outbreak Cercopuhecus mon­ keys from Uganda were shown to harbour the virus. In the second, the primary case was believed to have acquired his disease in Zimbabwe. However, acquisition in northern South Africa could not be excluded. The 1980 index case acquired the disease m western Kenya, and the patient in South Africa m 1982 again may have acquired it in Zimbabwe where he was travelling prior to his illness. Serosurveys in the Central African Republic, Zaire, Gabon, Kenya (Table I) and Sudan have found individuals with antibody to Marburg virus, but patients with the disease have not been identified in all these countries, probably because ofthe absence of a surveillance system. Ebola disease has thus far been confirmed serologically in only 3 countries : Zaire, Sudan and Kenya. However, serosurveys in other countries suggest that Ebola virus, or a close relative, may occur m countries from Guinea through Nigeria, the Central African Republic and Ethiopia. Indeed, populations with antibody have been identified in the W eston Hemisphere, although the signifi­ cance o f this is not yet understood. The results o f a recent survey in Kenya are shown in Table 2. Surveillance

Il existe en Afrique 2 maladies hémorragiques virales de découverte relativement récente, la maladie de Marburg et la maladie à virus Ebola, dont les réservoirs sont inconnus. Les zones d’endémie de ces maladies se chevauchent, mais les 2 virus ne sont pas apparentés antigéniquement Toutefois, au point de vue morphologique et génétique, ils entrent tous les 2 dans une nouvelle famille de virus pour laquelle le nom de Filoviridae a été proposé. La première de ces 2 maladies est celle de Marburg, qui a provoqué une épidémie de 31 cas en Europe, en 1967, dans les villes de Marburg, de Francfort et de Belgrade, parmi des personnes qui avaient été en contact avec des singes Cercopuhecus importés d’Ouganda. Plus tard, 4 cas se sont produits en Afrique du Sud (3 en 1975 et 1 en 1982) et 2 au Kenya en 1980, pour lesquels il n’y avait pas de contact connu avec des singes, sauf peut-être pour le cas initial du Kenya. Il y a eu 9 décès parmi ces 37 cas. En 1976, sont survenues simultanément dans le nord-ouest du Zaïre et le sud-ouest du Soudan des épidémies d’une maladie hémorragique hau­ tement létale, au cours desquelles il y eut plus de 500 cas avec 400 décès environ. Le virus Ebola s’est révéle la cause de ces épidémies. Il est ultérieurement réapparu au Soudan en 1979 et des cas sporadiques ont été observés au Zaïre en 1978 et au Kenya en 1980. Aucun rapport avec des singes n’a été découvert. Trois ou peut-être 4 pays d’Afrique sont associés avec la maladie de Marburg Dans la première épidémie, il a été montré que des singes Cercopitkecus en provenance d’Ouganda hébergeaient le virus. Dans la deuxième, il semblait que le cas initial avait contracté la maladie au Zimbabwe. Toutefois, il était impossible d’exclure qu’il l’ait contractée dans le nord de l'Afrique du Sud. Le cas initial de 1980 a contracté la maladie dans l’ouest du Kenya ; quant au cas d ’Afrique du Sud en 1982, il peut lui aussi avoir contracté la maladie au Zimbabwe où il avait voyagé auparavant. Des enquêtes sérologiques réalisées en République centrafricaine, au Zaïre, au Gabon, au Kenya (Tableau 1), ainsi qu’au Soudan, ont permis de dépister des sujets possédant des anticorps à l’égard du virus de Mar­ burg mais il n’a pas été découvert de sujets atteints de cette maladie dans tous ces pays, probablement en raison de l’absence d’un système de sur­ veillance. La maladie à virus Ebola a jusqu’ici été confirmée sérologiquement dans 3 pays seulement: Zaïre, Soudan et Kenya. Toutefois des enquêtes sérologiques effectuées ailleurs donnent à penser que le virus Ebola, ou un virus étroitement apparenté, peut exister dans des pays allant de la Guinée jusqu’à l’Etiophie en passant par le Nigeria et la République centrafricaine. En effet, des populations possédant des anticorps ont été repérées dans l’hémisphère occidental, mais l’importance de cette cons­ tatation n’est pas encore connue. Les résultats d’une enquête récente au Kenya sont présentés au Tableau 2. Surveillance

Passive surveillance for human cases of Marburg and Ebola virus diseases is the minimum activity that countries adjacent to the areas of occurrence of the disease should maintain. This entails training the field medical personnel to recognize the salient fea­ tures of the 2 diseases. 1 See No 26.1984, pp. 197-199, No. 28,1984, pp. 213-214; No. 38.1984, pp. 276279.

La surveillance passive des cas humains de maladie de Marburg et de maladie à virus Ebola est l’activité minimale que les pays limitrophes des zones d’existence de la maladie doivent exercer en permanence. Cela implique la formation d’un personnel médical de terrain capable de reconnaître les caractères marquants de ces 2 maladies. 1 N * 28, 1984, pp. 197-199; N4-28, 1984. pp. 213-214; N» 36, 1984, pp 276-279

Wkiy EpuSem. Rec No. 39 - 28 September 1984

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Relevé éptdém, hebd. N° 39 - 28 septembre 1984

Table I. Distribution of Marburg Virus Antibodies by Age and Sex, Turkana District, Kenya, February 1984 Table 1. Distribution des anticorps à l’égard du virus de Marburg, par âge et par sexe, District de Turkana, Kenya, février 1984 Males — Hommes Age m Years Age en aimées < 10 . ... Tested Examines 36 56 72 . 48 37 249 Positive* Positifs* i 0 4 2 1 8 % Positive % positifs 2.7 0 5.5 4.1 2.7 3.2 Tested 31 54 101 72 41 299 Females — Femmes Positive • Posmfi* 0 1 0 1 1 3 % Positive % positifs 0 1.8 0 1.4 2.4 Tested pUflpipff 67 110 173 120 78 548 Total Positive* Positifs* i i 4 3 2 % Positive % positifs 1.5 0.9 2.3 2.5 2.5 2

11-20 . . . . . 21-30 . . . . . 31-40 . . . & 41 T o t a l .............

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* 11F Titre > 1:16 — positive — IFI Titre > 1 : 1 6 " positif! HF » indirect immunofluorescence test — IFI * épreuve d'immunofluorescence indirecte.

Active surveillance mechanisms are, however, advisable in countries where the disease is known or strongly suspected to occur. A competent virus laboratory back-up is essential. Acute and convalescent blood specimens from suspected cases should be taken with all the necessary precautions and forwarded to such a virus laboratory. In the event o f a case confirmed in the laboratory through virus isolation or serology, an appropriately constituted epidemiological team should mount on-the-spot investigations of the movements and contacts of the patients with a view to iden­ tifying the possible source(s) of infection. The support of a WHO Collaborating Centre can be sought if necessary.

En revanche, dans les pays où la présence de la maladie est connue ou fortement soupçonnée, il est conseillé de mettre en œuvre des méca­ nismes de surveillance active. Il est essentiel qu’ils puissent s’appuyer sur un laboratoire virologique compétent, auquel seront envoyés des échan­ tillons de sang prélevés avec toutes les précautions nécessaires sur des cas suspects en phase aiguë ou en convalescence. S’il arrive qu’un cas soit confirmé au laboratoire par isolemem du virus ou par la sérologie, une équipe épidémiologique constituée de manière appropriée doit organiser sur le champ des enquêtes sur les mouvements et les contacts du malade, en vue d’identifier la ou les sources possibles d’in&ction. Le soutien d’un Centre collaborateur OMS sera recherché si nécessaire.

Table 2. Distribution of Ebola Virus Antibodies by Age and Sex, Turkana District, Kenya, February 1984 Tableau 2. Distribution des anticorps à l’égard du virus Ebola, par âge et par sexe, District de Turkana, Kenya, février 1984 Males Age m Years Age en années < 1 0 ............. 1 1 -2 0 ............. 21-30 ............. 3 1 -4 0 ............. 3* —

Hommes % positive % positifs 5 5 4 10 0 5.2 Tested E x a m in é s

Females — Femmes Positive* Positifs* i %

Total Positive % positifs 3.2 3.7 3 1.4 4.8 3 Tested E x am in ée

Tested Examinés 36 56 72 48 37 249

Positive* Positifs* 2 3 3 5 0 13

Positive* Positifs* 3 5 6 6 2 22

% Positive % positifs

31 54 101 72 41 299

67 110 173 120 78 548

4.3 43 3.5 5 2.5 4

2 3 1 2 9

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. ,

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T o t a l .............

* IlFTiire > 1.16 " positive — IFI Titre 5» 1 : 1 6 " posiüL UF - indirect immunofluorescence test — IFI — épreuve d'immunofluorescence indirecte.

Prevention and Control Since the natural reservoir of Marburg and Ebola viruses is unknown, no control activities can be organized. Nosocomial spread has, however, been a marked feature o f both Marburg and Ebola virus diseases. Hospital management of patients therefore requires special attention. A national team versed in the tech­ niques of barrier nursing and management of infectious patients should be available to help and train on-the-spot peripheral health units in the management of such cases. Cases should preferably be nursed in medical units in the locality where they occur.

Prévention et lutte Du fait que le réservoir naturel des virus de Marburg et Ebola est inconnu, il est impossible de mettre sur pied des activités de lutte dirigées contre lui. Toutefois, une transmission nosocomiale consume un carac­ tère très net de la maladie de Marburg comme de celle qui est due au viras Ebola. La prise en charge hospitalière des malades exige donc une attenuon particulière. Une équipe nationale, familiarisée avec les techniques de traitement et de prise en charge des malades infecueux dans des con­ ditions d’isolement, doit être disponible pour aider à former immédia­ tement des unités sanitaires périphériques capables de traiter ces cas. Ces derniers devront de préférence être soignés dans des unités médicales situées dans la localité où il se sont produits.

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization