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Rapport annuel 1999 : étude la ré-colonisation de l’entomofaune aquatique après l’arrêt des traitements larvicides

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eI 7 \ PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRTQUE DE L'OUEST UNTTE DE LUTTE ANTTVECTORIELLE SERVTCE D'EVALUATTON HYDROBIOLOGTQUE Eruo= DE LA RE-GoLoNIsATloN DE L'ENToMoFAUHE AGIUATIGIUE APRES L,ARRET DEg TRATTEMENTS LARYTGTDEg Rapponr ArruEL 1999 \ ./ ., INTRODUCTION Dans le but d'interrompre la transmission de l'onchocercose par les espèces du complexe Simulium damnosum, le Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest a entrepris depuis 1974,|'épandage hebdomadaire de larvicides biodégradables sur les cours d'eau de l'aire du Programme pour tuer la larve de simulie. Afin de protéger la faune aquatique non cible, un réseau de surveillance a été établi au début du Programme pour sonner l'alerte en cas d'effets néfastes des traitements sur l'environnement aquatique. Au cours de la période de surveillance, il a été constaté que la faune entomique non cible subissait au passage des larvicides un impact qui se traduisait non seulement par la réduction de la densité des organismes sur les dalles rocheuses et parfois la rarefaction de certains taxons dans les milieux d'échantillonnage. C'est ainsi qu'après l'arrèt des traitements larvicides sur certains cours d'eau comme la Léraba, le Nazinon, la Comoé et le Bandama blanc, le Groupe écologique qui est l'organe de conseil du Programme en matière d'environnement a préconisé l'étude du potentiel de recolonisation de ces cours d'eau. L'appréciation du potentiel de repeuplement des différents cours étudiés s'effectuera d'une part à partir de I'analyse de la richesse spécifique qui est le nombre de taxons échantillonné à une date donnée ou pendant une période définie et d'autre part à partir des indices de dérive (nombre d'individus/m3 d'eau filtrée et par seconde) et enfin à partir de la variation des occurrences taxinomiques. Pour mieux voir les modifications pouvant intervenir dans I'intensité de la dérive de la faune totale et des principaux groupes taxinomiques, nous avons utilisé le << Model de classification des abondances>> qui est une approche graphique d'analyse des variations biologiques et une forme conventionnelle de présentation des valeurs des indices de dérive aux différentes dates d'échantillonnage classés dans un ordre décroissant. En ordonné (y) on a les indices de dérive et en abscisse (x) le rang de chaque valeur. La courbe dessinée montre les variations des indices au cours d'une période et la comparaison des courbes permet de détecter les modifications de I'intensité de la dérive durant les différentes périodes d'échantillonnage indépendamment des variations saisonnières (Dr. G. Crosa, 1996). Le tracé des courbes d'évolution des indices de dérives de nuit des différents taxons a permis aussi d'observer les grandes tendances qui se dégagent à leurs niveaux au cours des différentes périodes de surveillance. Enfin, pour une meilleure interprétation des résultats de la surveillance aquatique, le Groupe a en outre décidé que des évaluations sur la qualité de l'habitat aquatique interne et \r 1, externe soient effectuées sur les différentes stations de surveillance à chaque date d'échantillonnage (voir les résultats de la cotation en annexe). I. ETUDE DE LA RECOLONISATION AU PONT DE PO La station de pont de Pô est située sur le cours d'eau Nazinon (ex Volta rouge) dans I'aire initiale du Programme au Burkina Faso . Les traitements larvicides ont débuté sur ce cours d'eau en juin 1977 et ont pris fin en octobre 1989. Au cours de la période de traitement, principalement le téméphos a été utilisé jusqu'en 1985 suivie de quelques rares cycles de B.t. H-14 (4 cycles) et du chlorphoxime (5 cycles) en 1988 et 1989. Les épandages de ces larvicides s'effectuent généralement à la saison des pluies de juin à novembre et la suspension des traitements en saison sèche de décembre à mai de chaque année. La surveillance aquatique a été entreprise en 1975 avant le début des traitements et s'est poursuivie jusqu'en 1986. En 1991, suite au constat de l'appauvrissement de certaines stations en faune entomique malgré l'anêt des traitements larvicides, une étude du potentiel de repeuplement du cours d'eau a été entreprise. 'l) Méthode d'étude et d'échantillonnage La méthode d'échantillonnage utilisée pour l'étude de la re-colonisation au pont de Pô est le filet de dérive triple pour la récolte des organismes dérivants en eau courante pendant la nuit à 20 heures. Par suite de la destruc{ion des dalles rocheuses du lit de la rivière à cause de la construction d'un nouveau pont, l'échantillonneur de type "Surbef' n'a pas été utilisé pour l'étude de la faune saxicole. L'étude du potentiel de re-colonisation du cours d'eau tentera à partir d'une étude comparative de la dérive de nuit récoltée pendant les trois périodes de la surveillance que sont la période post-traitement de 1975 à 1976, la période des traitements(1979-1986) et la période pré-traitements de 1991 à 1999 de répondre aux questions suivantes : la richesse taxinomique de la faune entomique est+lle plus élevée après les traitements larvicides ? - l'occurrence des taxons est-elle plus importante après l'arrêt des traitements ? - l'intensité de la dérive de nuit est-elle plus importante après les traitements ? Avant de répondre à ces différentes questions, une étude de la qualité de l'habitat aquatique a été réalisée sur la station en 1999 sur recommandation du Groupe écologique. 2) Qualité de !'habitat aquatique au pont de Pô en 1999 Cette station est située dans une réserve forestière qui semble être bien protégée. L'évaluation de la qualité de l'habitat aquatique basée sur l'étude de l'habitat interne du cours ) d'eau, suivies de celles de la morphologie du lit de la rrvière, des caractéristiques de ses rrves et de la végétation riveraine a donné les résultats suivants (Annexe) : L'analyse des critères d'évaluation pendant notre période d'échantillonnage fait ressortir un habitat interne du cours d'eau qui présente de bonnes conditions pour la faune aquatique et cela malgré une situation d'écoulement et une variation du plan d'eau qui changent rapidement. La morphologie du lit de la rivière , les caractéristiques tectoniques des rives et la largeur de la végétation riveraine sont globalement stables et favorables à une bonne dynamique de l'hydrosystème aquatique. 3) Variation des indices de dérive de nuit Les indices de dérive de nuit de la faune totale en période prétraitement sont dans l'ensemble légèrement supérieurs aux indices enregistrés en période post-traitements(1975 à1976) et en période de traitements larvicides(1979 à1986) (Fig.1). De 1991 à 1999, les indices sont compris entre 10,2 et 48,73 individus/m3/s alors que de 1975 à1976 ils étaient compris entre 6.4 et 71.7 individus/m3 et de 1979 à 1986 on enregistrait des indices de 1.1 àæ2 individus/m3 d'eau /s. Comme le montre la figure une, les indices de dérive de nuit de la faune totale de la période traitée ne sont pas significativement différents de ceux de la période post- traitements. Cette différence peu significative de ces indices est le résultat du faible impact du témephos ( organophosphoré) et du B.t.H-14 (insecticide biologique) sur la faune non cible pendant la période 1979 à 1986. La faible augmentation de la dérive de nuit après les traitements serait en partie due à la qualité de I'habitat aquatique au niveau de la station et certainement à I'absence des traitements Iarvicides sur ce cours d'eau. L'intense activité biologique noctume de la faune totale au pont de Pô après l'arrêt des traitements larvicides est surtout influencée par I'augmentation de la dérive des Ephémeroptères (Fig.2) et des Trichoptères (Fig.3). Les indices de dérive des Ephéméroptères après traitements sont dans la fourchette de 3.9 et29 individus/m3/s et en période de traitements ils étaient compris entre 0.5 et 23.6 individus/ m3/s. Leurs augmentations sont dues à I'amélioration des indices de dérive des Caenidae, des Tricorythidae et des Leptophlebiidae. La forte participation de ces organismes dans la dérive de nuit est un bon indicateur de la bonne santé biologique de ce cours d'eau qui, il faut le dire n'a pas été sensiblement affectée depuis le début des traitements larvicides. Comme dit plus haut, les Trichoptères ont contribué aussi à I'amélioration de la dérive de nuit de la faune totale, mais leur participation a été légèrement inférieure à celle des Ephémères. Après traitements les indices moyens des Trichoptères étaient compris entre 0.08 et 12.5 individus/m3/s. Ces valeurs sont supérieures aux indices enregistrés en période de Fig.l Variation des indices de dérive de nuit de la faune totale au pont de Po sur le Nazinon 80 970 .Ë 601' 50tæ Ego Ëzo810 0 's. *_ - ,+"'- AW(l975-1976) lr--{ 567891011121311 Rang Traitée({979-1gEG) * APT({991-1999} 35 930 Ezst o20ttll 15o .9 10tE5 0 Fig.2 Variation des indices de dérive de nuit des Ephemeroptera au pont de Po sur le Nazinon \ 1---:f .- -.-*-_ __l I ---r- --1 1 2 3 /t. 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Rang r"' AW(1975-1976) ïraitée(1979-1986) APT(1991-1999) 11 .Ë 12ôtoî, o8t06o .9 1tE' 0 Fig.3 Variation des indices de dérive de nuit des Trichoptera au pont de Po sur le Nazinon +-* l---* --r*. 1 2 3 /t 5 6 7 I 9 {0 11 12 13 11 Rang -.-AW(1975-1976) TraiÉe(1979-1986) -+-APT(1991-1999) 1234 'Ë--*----rr- -* 1 +a traitements larvicides pendant laquelle les valeurs dénombrées étaient comprises entre 0.15 et 5.78 individus/m3. Ont fortement contribué à I'augmentation de la dérive de nuit des Trichoptères : les Leptoceridae , les Ecnomidae et les Polycentropodidae. Comme au niveau des Ephémeroptères, les indices des Trichoptères enregistrés en période post{raitement et de traitements larvicides ne sont pas significativement différents et cela traduit Ia faible sensibilité de ce groupe d'organismes vis à vis du témephos et du B.t.H- 14 qui ont été les insecticides exclusivement utilisés de 1977 à 1986. Au niveau des autres groupes taxinomiques que sont les Diptères non-cibles, les Coléoptères et les Odonates aucune amélioration de leurs dérives n'est perceptible à la cessation des traitements larvicides. La dérive de ces groupes taxinomiques sont comparables d'une période à I'autre . 4) Variation de la richesse taxinomique De 1975 à 1976 avant le début des traitements larvicides, I'inventaire de la faune entomique avait dénombré en 13 éclrantillonnages 33 taxons et tous les différents groupes taxinomiques étaient représentés. Néanmoins certaines familles étaient absentes comme les Heptageniidae, les Polycentropodidae, les Sericostomatidae, les Gyrinidae et les Pyralidae. Six ans après le début des traitements larvicides, on a constaté que de 1982 à 1986, 33 taxons ont été également récoltés mais que parmi ceux de la période pré-traitement ,les Neoperla sp. et les Philopotamidae n'ont pas été récoltés. Les Heptageniidae, les Polycentropodidae et les Gyrinidae ont été retrouvés tandis que les Sericostomatidae et les Pyralidae sont demeurés absents des échantillonnages. Trois ans après la fin des épandages de Iarvicides, de 1991 à 1999, au total 36 taxons ont été échantillonnés. Les Néoperla et les Philopotamidae ont repeuplé la station de même que les séricostomatidae et les Pyralidae. Les Philopotamidae et les Sericostomatidae ont été récoltés en 1991 tandis que les Néoperla sp et les Pyralidae ont été échantillonnés en 1992 (Tab. 1). De 1991 à 1999, la présence de tous les taxons récoltés après I'arrèt des traitements n'est jamais constante d'un échantillonnage à I'autre et d'une année à I'autre. Les variations biotiques ou abiotiques pouvant intervenir dans les processus de colonisation et de re- colonisation des différents habitats aquatiques. Mais dans l'ensemble l'étude du potentiel de repeuplement trois ans et 10 ans après l'arrèt des traitements indique une bonne reolonisation du point de vue taxinomique. 5) Variation de I'occurence de la faune entomique Pendant la période des traitements larvicides de 1982 à 1986, on a dénombré 22 sur 33 taxons les plus inféodés au milieu et dont les occunences sont comprises entre 50 % et 1OO o/o des 13 échantillonnages réalisés au cours de cette période (Tab.2). Après l'arrêt des traitements les occurrences de ces taxons sont demeurées stables ou en légère augmentation. Parmi ces taxons on peu citer surtout les Baetidae, les Caenidae et les Tricorythidae pour le groupe des Ephemeroptères; les Ecnomidae, les Hydropsychidae, les Hydroptilidae et les Leptoceridae pour le groupe des Trichoptères. Les Chironomidae y sont Tab.l: Richesses taxinomiques dans la dérive de nuit au pont de Po Avant, pendant et après les traitements larvicides traitementsTraitementsAVT 1 9991992 19981 9911975-1976 1 982-1 986 TAXONS 1 1 1 1 0 1 0 0 0 1 1 1 0 1 I 1 1 1 I 0 0 0 0 1 1 1 1 1 I I 0 1 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 0 I 1 1 1 1 1 I 0 I I I 1 I 1 1 I 1 I 1 1 0 0 0 1 1 1 0 1 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 1 1 1 1 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 1 0 0 0 0 1 1 0 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 0 I 1 1 1 I 1 1 0 1 1 1 1 1 1 0 I 1 0 1 1 I 0 1 0 1 1 0 o. -: 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 ,1 ;-r;..:-.:1.ffi_11. .;, 1 I 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 I 1 I ...9 1 CARIDINA SP. BAETIDAE CAENIDAE LEPTOPHLEBIIDAE HEPTAGENIIDAE TRICORYTHIDAE OLIGONEURIIDAE EPHEMEROPTERA (OTHER) NEOPERLA SP. GOMPHIDAE LIBELLULIDAE ZYGOPTERA oDoNATA (OTHER) ECNOMIDAE HYDROPSYCHIDAE HYDROPTIL!DAE LEPTOCERIDAE PH!LOP-O-T-A[,UD-AE=--, -;.1= ; ;. : POLYCENTROPODIDAE TRTCHOPTERA (OTHER) CORIXIDAE NOTONECTIDAE HEMTPTERA (OTHER) CERATOPOGONIDAE lslMULllDAE (OTHER) lcntnoruoutut ORTHOCLADIINAE TANYPODINAE DTPTERA (OTHER) DYTISCIDAE ELMIDAE HYDROPHILIDAE GYRINIDAE coLEoPTERA (OTHER) PYRALIDAE SISYRIDAE lnvonncARtNA N Tab.2: Occurrences taxinomiques dans la dérive de nuit au pont de Po Avant, pendant et apês les traitements larvicides Avant traitements {975-1976 Traltements 1982-1986 Apês traitements 199{, 1992,1999 Taxons Nbres Fréq.(0,6) Nbres Fréq.(%) Nbres Fréq. CARIDINA SP. BAETIDAE CAENIDAE LEPTOPHLEBIIDAE HEPTAGENIIDAE TRICORYTHIDAE OLIGONEURIIDAE EPHEMEROPTERA (OTHER) NEOPERIâ SP. GOMPHIDAE LIBELLULIDAE ZYGOPTERA oDoNATA (OTHER) ECNOMIDAE HYDROPSYCHIDAE HYDROPTILIDAE LEPTOCERIDAE PHILOPOTAMIDAE POLYCENTROPODIDAE SERICOSTOMATIDAE TRTCHOPTERA (OTHER) CORIXIDAE NOTONECTIDAE HEMTPTERA (OTHER) CERATOPOGONIDAE srMULIDAE (OTHER) CHIRONOMINI TANYTARSINI ORTHOCLADIINAE TANYPODINAE DTPTERA (OTHER) DYTISCIDAE ELMIDAE HYDROPHILIDAE GYRINIDAE coLEoPTERA (OTHER) PYRALIDAE SISYRIDAE HYDRACARINA 4 13 3 1 0 6 1 1 1 3 11 10 0 10 11 10 6 3 0 0 4 11 6 5 I 12 13 3 6 13 10 12 I 1 0 5 0 3 13 31 100 23 8 0 46 8 8 8 23 85 77 0 77 85 77 46 23 0 0 31 85 46 38 62 92 100 23 46 100 77 92 69 I 0 38 0 23 100 \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ 2 13 10 2 3 13 2 0 0 5 7 6 I 10 10 I I 0 3 0 3 7 11 12 I 10 13 12 10 13 I 10 11 5 2 0 0 3 7 15 100 77 15 23 100 15 0 0 38 54 46 62 77 77 69 69 0 23 0 23 54 85 92 62 77 100 92 77 100 62 77 85 38 15 0 0 23 54 3 13 13 11 1 10 3 1 2 5 1'.! 12 0 11 13 12 11 7 10 3 0 I 2 5 I 13 12 4 12 13 1 I I 1 0 1 2 4 13 23 100 100 85 8 77 23 8 15 38 85 92 0 85 100 92 85 61 77 23 0 69 15 38 69 100 92 31 92 100 8 62 62 I 0 8 15 31 100 1 s II III II IIIIII I II I s II Nombres de taxons 33 33 36 \fréquemment représentés aussi bien en période d'absence de traitements que de traitements larvicides. Les autres taxons faiblements représentés de 1982 à 1986 comme les Leptophlebiidae, les Oligoneuriidae, les Philopotamidae, les Polycentropodidae se retrouvent assez fréquemment après l'arrèt des épandages de larvicides. La rareté des autres taxons comme les Heptageniidae, les Tricorythidae, les Neoperla sp, les Hydrophilidae et les Pyralidae dans la dérive au cours des différentes périodes de surveillance pourrait être liée à leurs habitats préférentiels que sont le dessous des blocs rocheux, les fonds sableux , le couvert végétal des dalles rocheuses. L'augmentation des indices de dérive de nuit de la plupart des organismes, l'amélioration de la fréquence de présence des taxons ainsi que la réapparition de certains taxons sont les signes de la qualité de l'habitat aquatique, de la capacité du cours d'eau à recouvrir toute sa faune à partir de ses différentes zones de refuge. II. ETUDE DE LA RECOLONISATION AU PONT FRONTIERE SUR LA LERABA La station pont frontière est située sur le cours d'eau Léraba dans l'aire initial du Programme au Burkina Faso, juste à la frontière avec la Côte d'ivoire sur l'axe routier Bobo- dioulasso - Bouaké. Les épandages de larvicides sur la station ont débuté en février 1975 et ont pris fin en décembre 1989. Les insecticides les plus utilisés ont été par ordre d'importance, I'Abate, le B.t.H-14, le chlorphoxime, la perméthrine et enfin le carbosulfan. La surveillance de la faune aquatique non cible a commené en juin 1975, pour s'arrêter en 1985 avant de reprendre en 1991 afin d'évaluer le potentiel de repeuplement du cours d'eau. En I'absence de données récoltées sur les dalles rocheuses par suite de la perturbation du lit de la rivière due à la construction d'un nouveau pont, l'étude du potentiel de repeuplement portera sur la dérive de nuit. 1) Méthode d'échantillonnage et d'étude. La surveillance de la faune entomique non cible en période de traitements sur cette station a été partiolièrement concentrée sur les quatre premières années de traitements (1975 à 1978) pendant les mois de lanvier et février puis de juin à décembre. De 1980 à 1985, période de traitements maximum, les échantillonnages ont été réalisés uniquement au mois de janvier. La période pré- traitement va de 1991 à 1999, période au cours de laquelle les diftérents échantillonnages ont été réalisés aux mêmes mois que pendant les quatre premières années de surveillance permettant ainsi une comparaison entre elles. La méthode d'échantillonnage retenue est l'utilisation du filet de dérive triple pour la récolte de la dérive de nuit à 20h, heure d'intense activité biologique de la faune entomique. (t Partant du fait qu'en période de traitements, les insecticides étant appliqués dans la journée avec pour effet l'augmentation de l'intensité de la dérive de jour et une réductron de la dérive nocturne par suite de cette pertubation (Yaméogo, 1994), l'étude du potentiel de re- colonisation de la Léraba sera analysée : en fonction d'une augmentation de l'intensité de la dérive de nuit des principales familles taxinomiques par rapport à celle observée en période de traitements larvicides et en fonction de la diversité taxinomique du milieu échantillonné. L'évaluation de la qualité de l'habitat aquatique en 1999 a également été faite pour une meilleure appréciation de l'intégrité de ce milieu si on sait que la station est sous l'effet d'une pression humaine constante. 2) Qualité de l'habitat aquatique au pont frontière sur la Léraba Bien que localisée dans une réserve forestière, il faut noter que la station est soumise à une forte pression humaine (pêche, activités pastorales, agricoles et ménagères). Pendant notre période d'échantillonnage, les critères d'évaluation de I'habitat permettent de constater que I'habitat inteme du cours d'eau est caractérisé par un substrat épifaunique qui est dans une situation semi - optimale même si la situation d'écoulement et la variabilité du plan d'eau connaissent des situations qui fluctuent rapidement mais moins qu'au pont de Po. Les caractéristiques tectoniques de ses rives et la largeur de la végétation riveraine semblent globalement sujet à des changements sur la rive gauclre par rapport à la rive droite. Les signes d'érosion et de coupe de la végétation riveraine sont visibles. 3) Variation des indices de dérive de nuit au pont frontière sur la Léraba. Les indices de dérive de nuit de la faune totale après la fin des traitements sont plus élevés que ceux enregistrés au début des traitements larvicides (1975-1978) période pendant laquelle seul le témephos était utilisé . De 1991 à 1999, les indices évoluent entre 6.5 et 58.2 individus / m3/s tandis que de 1975 à 1978 ils étaient compris entre 3.5 et 41.4 individus / m3 /s (Fig.4). Cette augmentation des indices de dérive de nuit de la faune totale est en partie due à l'augmentation de la dérive des Trichoptères qui est plus élevée en période post-traitement confirmant ainsi la résistance de ces organismes non seulement aux insecticides mêmes <<durs>> et aux pollutions d'origine humaine de faible amplitude comme s'est le cas au pont frontière sur la Léraba (Fig.s). En effet parmi le groupe des Trichoptères , les Polycentropodidae , les Hydropsychidae et les Leptoceridae ont des indices qui croissent dès l'arrêt des traitements larvicides (Fig.7). La présence des cailloux dans le lit de la rivière support de certaines plantes aquatiques comme les fn'sfrbhra sp. qui sont favorables au développement des Trichoptères pourrait également expliquer cette situation. Les Diptères non cibles (Ceratopogonidae), les Coléoptères (Elmidae), les Odonates et les neoprla sp. (Fig.8) ont également des indices plus élevés à l'anèt des traitements i Fig.4: Variation des indices de dérive nuit de la faune totale au pont frontière pendant et après les traitements larvicides 70 60 50 40 30 20 10 0 oà{,tt ot oo .9tE - -" ^- ,-_-_* 1 2 3 4 5 6 7 I I 101112 1314 151617 1819 Rang '*-- Traitements (1975 - 1978) Après taitements (1 991 -1 999) Fig.5: Variation des indices de dérive de nuit des Trichoptères au pont frontière pendant et après les traitements larvicides I o8 .=7 €6 o5]e8362s1 0 T I t- .-: ll -"<{[;;S=;_S-*** 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1011 Rang 12 13 11 15 16 17 18 19 . *'- Traitements (1975-197E) Après traitements (1991 -1999) I Fig.6: Variation des indices de dérive de nuit des Ephemeroptères au pont frontière pendant et après les traibments larvicides o {,t ot oo .9t E 35 30 25 20 15 10 5 0 x I t 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 11 15 16 17 18 19 Rang -- §r ' Traltements (1975-1978) , Après traltements (1991-19991 + I i I tO rf, (O @ i- t- O O) () r N N (!, S q,h h F [ \ a\ É É @ o) 6) cD cD o, o)âg'ËËËËàâà'-=eEÈÈE tO tO (o (O l'- F- O ol (? ç N c-.1 () S ol\ h F § h i\ r.- r.- (o (t) (» o) o) (» o)ËE'ÈËËËàËàËàsÈËE I ro rrl (o (o i- F- @ ol (.) E N q.l () § aË Ë É É i\ l.- t- F- c) o) o, (» q, Q q)i-ô.r*,h*9+j*iôiÊô1sËEE'ËE3_A1A8IÉ8 ts Fig.7 Evolution des indices de dérive de nuit au Pont frontière de certaines familles de Trichoptères de 1975 à 1999 Polycentropodidae Dates d'échantillonnage Hydropsychidae Dates d'échantillonnage Leptoceridae 2.0 1.5 50. 0.0 1.0 o {,t otl .h o .9tt s I o7 {r6t-o4tâ o.JOâ(jla EiEI -0 l l l o 3'5 .= 3.0 8 2.5o 2.Oi 1.5 .Ë 1.0 E 0.5 0.0 Dates d'échantillonnage I I ï I ! ô ! : i I Fig.8 Evolution des indices de dérive de nuit au Pont frontière de certaines familles d'insectes de 1975 à 1999 Ceratopogonidae Dates d'échantillonnage Elmidae Dates d'échantillonnage Neoperla sp. 0.25 0.20 0.15 0.10 0.05 0.00 I iili lr I II' .lo PPPP§§RRE5SôEôEËg'ÈËËEe=ËËàsÈËg roro@«ot-F-@o!QçN§()§QlËËËÉa\a-ÈÉc,oo,orolq)q)âE'ÉËËçàËÈâeEÈËE rO tO (O (o t- i* @ ol «) ç N Ôl (1) S q)Ë Ë É É i- i- Fa F* co o» o) o q, A AËë'ËËËEàâàËàEÈàE 1 1.2 1.0 0.8 0.6 0.4 0.2 0.0 o {,t ot o o .9t, s o 5o .Èl{,t, oJt o2o(.t tIÊ -0 o {,tt ot oo .9t s I Dates d'échantillonnage 7qu'au début des traitements larvicides. Ces groupes d'organismes sont faiblement sensibles aux différents larvicides et sont aussi inféodés à des milieux riches en sédiments d'origine organique comme au pont frontière où la pression humaine est source de pollution d'origine organique. Bien que les éphémeroptères constituent le groupe dominant dans la dérive de nuit au cours des différentes périodes d'échantillonnage, les indices de dérive de ce groupe après traitements sont comparables à ceux de la période des traitements larvicides (Fig.6). En période de traitements les indices étaient compris entre 1.48 et 30.81 individus / m3 et après l'anèt des traitements ils sont compris entre 0.75 et 27.01 individus / m3. Cette stabilité relative des indices des Ephemeroptères est le témoin d'une mauvaise re- colonisation de ces.organismes qui serait due à l'impact de pollution d'origine humaine sur ces organismes les empêchant de se proliférer suffisamment comme au pont de Po. 4) Variation de la richesse spécifique au pont frontière. L'observation de la richesse spécifique de la période pré-traitement aux mois de novembre et décembre entre 1991 et 1999 montre des valeurs comprises entre 19 et 33 taxons / échantillonnage soit une légère augmentation par rapport aux richesses dénombrées de 1975 à 1977 période pendant laquelle on a enregistré des richesses allant de 17 à 24 ta»<ons (Tab.3). Les meilleures richesses ont été observées après l'arrèt des traitements dès novembre 1991 avec 27 taxons puis 29 taxons en novembre 1993 et 33 taxons en décembre 1999(Tab.4). Cette différence entre les richesses spécifiques des deux périodes de surveillance est le fait d'une re-colonisation de taxons rares dans la dérive tels les Corixidae, les Notonectidae, les Gyrinidae et des Sisyridae. Quant à I'analyse des richesses spÉcifiques du mois de janvier, on constate également des richesses élevées après l'anêt des traitements (Tab.S) de 1992 à 1994 comparativement à la période traitée de 1983 à 1985. Pendant ce mois il est noté une réapparition des caidina sp, des Hydrophilidae, des Gyrinidae et des Pyralidae qui sont des taxons rares dans les échantillons de dérive. Les tableaux (3;4 et 5) donnent la liste des différents taxons généralement récoltés pendant les différentes périodes d'échantillonnages au niveau de la station. D'autres taxons comme les Euthyplociidae, les Polymitarcidae, les Veliidae, les Pleidae et les Helodidae sont également rencontrés dans la dérive de nuit. L'étude de la variation de la riclresse spécifique au regard des résultats observés ci- dessus porte à croire que les traitements larvicides n'ont pas entraîné une disparition des organismes dont les sensibilités aux insecticides utilisés ont été prouvés. 5) Variation de l'occurrence des taxons au pont frontière sur la Léraba A partir de six échantillonnages de dérive réalisés en novembre et décembre après l'arrêt des traitements 15 taxons sur 37 taxons au total ont une occurrence de 100 % contre 9 taxons en période d'épandage de larvicides (Tab.3 et 4). Tab.3: Richesse taxinomique de la dérive de nuit au Pont frontière au début des traitements larvicides (1975 à19771: mois de novembre et décembre Taxons 11t1975 12t1975 1 1/1976 12t1976 11t1977 12t1977 Occurrence % CARIDINA SP. BAETIDAE CAENIDAE LEPTOPHLEBIIDAE HEPTAGENIIDAE TRICORYTHIDAE EPHEMERIDAE OLIGONEURIIDAE EPHEMEROPTERA (OTHER) NEOPERI.A SP. GOMPHIDAE llraellut-rDAE 1 1 1 1 1 1 1 1 1 OPTERA ECNOMIDAE HYDROPSYCHIDAE HYDROPTILIDAE LEPTOCERIDAE PHILOPOTAMIDAE POLYCENTROPODIDAE TRTCHOPTERA (OTHER) CORIXIDAE NOTONECTIDAE HEMTPTERA (OTHER) CERATOPOGONIDAE STMULilDAE (OTHER) CHIRONOMINI TANYTARSINI ORTHOCLADIINAE ITANYPODTNAE IDTPTERA (OTHER) lowtsctone 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 ELMIDAE HYDROPHILIDAE GYRINIDAE coLEoPTERA (OTHER) SISYRIDAE HYDRACARINA 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 I 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 21 17 20 24 22 19TOTAL ,Tab.4: Richesse taxinomique de la dérive de nuit au Pont frontière après les traitements larvicides (1991-1999) mois de novembre et décembre Taxons I 1/1991 12t1992 1 1/1 993 1 2/1 993 1 1/1999 1 2/1 999 Occurrence ÿo CARIDINA SP BAETIDAE CAENIDAE LEPTOPHLEBIIDAE HEPTAGENIIDAE TRICORYTHIDAE EPHEMERIDAE OLIGONEURIIDAE EPHEMEROPTERA (OTHER) NEOPERLA SP. GOMPHIDAE LIBELLULIDAE ZYGOPTERA ECNOMIDAE HYDROPSYCHIDAE InvonoprLrDAE lmproceRrDAE 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 PHILOPOTAMIDAE POLYCENTROPODIDAE TRTCHOPTERA (OTHER) CORIXIDAE NOTONECTIDAE HEMTPTERA (OTHER) CERATOPOGONIDAE STMULilOAE (OTHER) CHIRONOMINI 1 1 1 1 ANYTARSINI ORTHOCLADIINAE 1 1NYPODINAE DTPTERA (OTHER) DYTISCIDAE ELMIDAE HYDROPHILIDAE GYRINIDAE coLEoPTERA (OTHER) SISYRIDAE HYDRACARINA 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 I 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 27 23 29 19 25 33TOTAL I Tab.S: Richesse taxinomique de la dérive de nuit au Pont frontière pendant et après les traitements larvicides aux mois de janvier I I traitementsTraitements 1/1993 1t19941/1985 1t19921/1983 1t1984Codes Taxons 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 I 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1l 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 CARIDINA SP. BAETIDAE CAENIDAE LEPTOPHLEBIIDAE HEPTAGENIIDAE TRICORYTHIDAE EPHEMERIDAE OLIGONEURIIDAE EPHEMEROPTERA (OTHER) NEOPERLA SP. GOMPHIDAE LIBELLULIDAE ZYGOPTERA ECNOMIDAE HYDROPSYCHIDAE I IHYDROPTILIDAE LEPTOCERIDAE PHILOPOTAMIDAE POLYCENTROPODIDAE CORIXIDAE NOTONECTIDAE HEMTPTERA (OTHER) CERATOPOGONIDAE STMULilDAE (OTHER) CHIRONOMINI ORTHOCLADIINAE TANYPODINAE DTPTERA (OTHER) DYTISCIDAE ELMIDAE HYDROPHILIDAE GYRINIDAE PYRALIDAE SISYRIDAE HYDRACARINA N 28 2732 1 3022 361 g7 38 39 41 43 44 45 46 47 48 49 50 51 53 54 55 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 25 26 27 28 29 30 Total après ti a Les organismes dont l'occurrence s'est améliorée en période pré-traitement sont les Zygoptera, les Philopotamidae, les Polycentropodidae, les Corixidae et surtout les Oligoneuridae dont la constante présence dans les échantillons mème en période d'étiage fanvier) est signe d'une qualité appréciable de l'eau de la rivière au niveau de la station. La fréquence des Tricorythidae, des Neoperla sp et des Caridina sp est également le témoin de la faiblesse du niveau de pollution pour la faune entomique de la rivière due à la pression humaine. III. ETUDE DE LA RECOLONISATION A GANSE SUR LA COMOE Les traitements larvicides de la Comoé à Gansé se sont étalés de 1975 à 1993 soit 19 ans d'épandage d'insecticides. La station a subit I'impact de tout l'ensemble des insecticides utilisés par le Programme de lutte de l'onchocercose allant des moins nocifs aux plus nocifs pour la faune non cible. 1) Méthode d'échantillonnage et d'étude En ce qui concerne la surveillance de la faune non cible on peut distinguer trois périodes au cours desquelles la surveillance a été intense. La période du début des traitements de 1975 à 1977 caractérisée par I'utilisation exclusive du téméphos à grande échelle ; la période allant de 1988 à 1990 pendant laquelle les insecticides les plus répandus étaient à l'étiage le B.t.H-14 et aux hautes eaux le chlorphoxime, la perméthrine , le carbosulfan ; la période pré-traitement de 1995 à 1999. Les échantillonnages réalisés en 1995 et en 1999 ont eu pour objectif d'évaluer la capacité de la rivière a reconstituer sa faune aquatique après la fin des traitements larvicides. La faiblesse du nombre d'échantillonnages de dérive et de Suber réalisés en période pré-traitement (5 échantillonnages) ne permet pas I'usage de la méthode de classification des indices selon leurs abondances relatives en vue des différentes comparaisons. A partir uniquement de l'évolution des indices de dérive de nuit récoltés pendant ces différentes périodes de surveillance, on tentera de voir si la dérive de nuit a connu une variation quelconque tant au niveau de son intensité que de sa richesse taxinomique. 2) Qualité de l'habitat aquatique à Gansé sur la Comoé Cette station de surveillance aquatique est située dans une réserve forestière et elle n'est pas soumise à des pressions humaines diverses, hormis quelques activités de pèche constatées sur les lieux. Pendant notre période d'échantillonnage, l'évaluation de l'habitat inteme du cours d'eau montre un substrat épifaunique dont la situation est moyenne mais par contre la situation de l'écoulement et la variabilité du plan d'eau sont plutôt dans une situation semi - optimale et présentent globalement une situation assez favorable pour la faune aquatique. La morphologie du lit de !a rivière serait plutôt caractérisée par une allure rectiligne alors que les caractéristiques tectoniques de ses rives et de la végétation riveraine sont dans une situation optimale et stable favorisant ainsi la vie aquatique. 93) Variation des indices de dérive de nuit à Gansé La pression des insecticides <<durs>> ayant été particulièrement forte de 1988 à 1990, les indices de dérive de nuit de septembre à décembre étaient comprises entre 1.8 et 15.1 individus / m3 soit une légère réduction par rapport aux trois premières années de traitements (1975-1977) où les indices fluctuaient entre 3.3 et 28.8 individus / m3/s. Après l'arrèt des traitements , on a enregistré des indices totaux de nuit compris entre 10.1 et 16.8 individus /m3 de septembre à décembre 1999. Bien que ces valeurs sont dans l'ensemble supérieures à celles de 1990, il n'en demeure pas moins vrais qu'elles sont pour le moment inférieures à celles du début des traitements particulièrement celles d'avril à juillet 1977 période pendant laquelle les indices étaient supérieurs à 20 individus / m3/s. Deux ans après la cessation des traitements larvicides, la structure de l'entomofaune aquatique est toujours dominée par les Ephéméroptères (4Ùo/o) dont les indices varient entre 3.42 et 9.3 individus / m3 suivis des Trichoptères (2OVol aux indices compris entre 1.2 et 5.1 individus /m3. Ces valeurs sont comparables aux indices observés lors des dernières années d'épandage aérien de larvicides. Si, sur le plan des groupes taxinomiques , il n'y a pas de modification de la dérive, au plan taxinomique , la dérive des Tricorythidae subit une baisse qui persiste malgré l'arrêt des traitements (Fig.9). Par contre on note une augmentation de la dérive des Leptoceridae et des Polycentropodidae (Fig.9). Les Coléoptères, les Diptères et les Odonates participent régulièrement à cette dérive mais à un niveau relativement faible. Les indices de dérive de ces groupes taxinomiques n'ont pas connu une variation perceptible liée à I'absence des traitements larvicides. L'importance de ces indices de dérive de nuit de la faune totale ainsi que de ceux des principaux groupes taxinomiques traduisent une intense activité biologique noctume au niveau de la station quelque soit la période d'échantillonnage. Les différents épandages de larvicides n'ont pas induit une réduction de la dérive de beaucoup d'organismes et cela pounait s'expliquer d'une part, par la bonne qualité de l'habitat aquatique au niveau de la station ,et d'autre part par I'importance de la largeur et du niveau d'eau de la rivière . Ces deux paramètres physiques de la Comoé à Gansé permettent d'un coté une forte dilution des larvicides en atténuant leurs toxicités vis à vis des organismes et de l'autre coté favorisent vite le repeuplement des insectes aquatiques après le passage des insecticides. 4) Variation de la richesse taxinomique sur la Comoé à Gansé. Au début des traitements larvicides en 1975, la richesse taxinomique "de la dérive nocturne était constituée de 32 taxons représentant les différents groupes de l'èntomofaune aquatique (Tab.6). Seuls les Polycentropodidae, les Philopotamidae, les Ecnomidae, les Corixidae et les Gyrinidae n'avaient pas été échantillonnés. Pendant cette période, la richesse taxinomique variait entre 19 et 27 taxons aux diftérentes dates d'échantillonnage. Fig.9: Evolution des indices de dérive de nuit à Gansé de certaines familles d'insectes de 1975 à 1999 Tricorythidae Dates d'échantillonnage 3.0 2.5 ., I 2.0 r o {,!, ot .tt o .9!, E 1.5 1.0 0.5 0.0 (r,o oC .ô ..) @ (o tO .O l\ t\ È F .o e Ot ê{ .D el e e+ + + + + + rr t: h \ \ h rr ? ? ? ? ?eEËàaEËàaEËtEÈÈEEE a 2.5 2.0 .5 .0 0.5 0.0 Leptoceridae Dates d'échantillonnage 1 1 o {,!t ot ûog !, E oq otr ot or oÊ .ô rô aO (O cO aO a\ È È È aO 6 At N tlt (D e et- h h h \ q- h \ h h !:' \ h G? ? ? q eaEËàeEËàeEÈreÈÈEEE rô rD tO (O @ (o È i\ È È aô O O c{ 6 (E e e+ r- + + + F F,- h h h h t- q- o? ? ? ? IaEËàeEËàeEÈEaÈÈâEE o 2.0 1.5 1.0 0.5 o {,!, oE oo .9t,s 0.0 I Dates d'échantillonnage aTab.6 Variation de la richesse taxinomique de la dérive de nuit à Gansé sur la Comoé pendant et après les traitements larvicides Traitements la rvicides Après traitements Codes TAXONS 1975 5 échant 1989-1990 5 échant. 1 995 1 échant 1 999 4 échant 10 11 12 13 14 15 17 18 19 20 21 22 25 28 29 30 35 36 38 39 41 43 44 45 46 47 48 49 '50 51 52 54 55 CARIDINA SP. BAETIDAE CAENIDAE LEPTOPHLEBIIDAE HEPTAGENIIDAE TRICORYTHIDAE OLIGONEURIIDAE EPHEMEROPTERA (OTHER) I INEOPERLA SP. I IGOMPHIDAE LIBELLULIDAE PTERA ECNOMIDAE HYDROPSYCHIDAE HYDROPTILIDAE LEPTOCERIDAE PHILOPOTAMIDAE POLYCENTROPODIDAE TRTCHOPTERA (OTHER) CORIXIDAE HEMTPTERA (OTHER) CERATOPOGONIDAE SrMULIDAE (OTHER) CHIRONOMINI TANYTARSINI ORTHOCI.ADIINAE TANYPODINAE DTPTERA (OTHER) DYTISCIDAE ELMIDAE HYDROPHILIDAE NIDAE coLEoPTERA (OTHER) PYRALIDAE SISYRIDAE HYDRACARINA 1 1 1 1 1 1 1 1 I 1 1 1 0 1 1 1 0 0 1 0 I 1 1 I 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0. ..-:0 -:: 0 0 1 1 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 1 1 1 0 1 1 0 1 1 0 1 0 1 0 1 1 I 1 1 1 1 1 1 1 1 I 1 I 1 I 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 0 1 Total 32 29 27 34 l l0 Après 15 ans de traitements larvicides, la richesse taxinomrque dénombrée en 1989 et 1990 est de 29 taxons et le nombre de taxons compté à chaque échantillonnage était compris entre 18 et 23 taxons. Cela dénote une réduction du nombre de taxons pendant les traitements larvicides. Les taxons dont la disparition a été constatée sont les Caridina sp., les neoperla sp., les Notonectidae, les Hydrophilidae, les Gyrinidae et les Pyralidae. A l'arrêt des épandages d'insecticides, la richesse taxinomique comptée est de 34 taxons comme au début des traitements et elle varie entre 22 et 30 taxons par échantillonnage. On constate le rétablissement des Gyrinidae, des Néoperta sp. et des Pyralidae en 1995 soit deux ans après I'anèt des traitements aériens sauf les Notonectidae et les Hydrophilidae (Tab.6) Outre les taxons listés, les Ephemeridae, les Euthyplociidae, les Veliidae et les Helodidae sont également présents dans la rivière. En conclusion, bien que les traitements larvicides n'ont pas entraîné la disparition des taxons reconnus sensibles aux larvicides comme les Baetidae, les Caenidae et les Tricorythidae on note une amélioration relative de la richesse taxinomique après l'arrêt des traitements anti-simulidiens. 4) Variation de I'occurrence des taxons à Gansé Sur les cinq échantillonnages réalisés en 1995 et 1999 après les traitements larvicides 25 taxons sur 34 au total ont une occurence de 60 à 100 016 tandis que vers la fin des traitements en 1990 seulement 20 sur 32 taxons apparaissaient à ces fréquences. En effet après la fin des traitements on remarque une augmentation de I'occunence des Heptageniidae qui passent de 40 o/o à 80 % , puis des Philopotamidae et des Zygoptères de 2Oo/o à lO0o/o et surtout les neoperla sp. qui passent de 0% à 8006 (Tab.7). De ce constat on peut affirmer qu'en l'absence d'épandages d'insecticides, les taxons sont plus fréquemment rencontrés dans les échantillonnages. IV. ETUDE DE LA RE€OLONISATION A NIAKA SUR LE BANDAMA BLANC La station de Niaka est située au pont routier sur le Bandama blanc entre Niakaramadougou et Tortya en Côte d'lvoire. L'épandage des insecticides anti-simulidiens ont débuté sur cette rivière en février 1975 et s'est anêté en mars 1993. Pratiquement tous les insecticides utilisés par le Programme ont été répandus sur cette rivière même à titre expérimental. 1) Méthode d'échantillonnage et d'étude Le contrôle de I'impact des larvicides sur les invertébrés aquatiques, a commencé enjuillet 1975 de manière intense jusqu'en 1979. De 1980 à 1985, seulement un échantillonnage ponctuel était effectué au mois de janvier. Ce n'est qu'à partir de 1987, que la surveillance soutenue à repris mais préférentiellement aux mois de janvier, février, mars, novembre et décembre. I aTab.7: Occunences taxinomiques dans la dérive de nuit à Gansé pendant et après les traitements larvicides Traitements Après traitements 1995 et 19991975 1989 à 1990 NbresNbresNbres & 40 80 80 60 80 00 æ 0 20 I 1 1 I 1 20 loo 100 100 80 0 20 100 100 100 40 0 100 100 80 100 100 100 100 100 s s s , , , , s , S , , , s s s S S , , , , , 80 00 /rc 80 40 20 80 0 20 20 20 60 1 1 1 I «) 100 100 100 60 80 20 0 0 100 0 80 60 100 40 100 100 0 5 5 5 2 4 2 3 0 3 4 1 4 5 5 4 1 4 0 2 0 1 5 5 5 1 5 5 1 4 5 0 0 0 0 2 5 100 100 100 \20 100 100 40 60 0 60 80 20 80 \ \ \ 00 80 20 80 0 40 0 0 0 0 \ \ \ \ \ 1 00 40 1 1 1 \ \ 0 100 100 100 «t 1 5 5 5 4 5 2 2 4 4 5 5 4 5 5 5 5 5 3 1 0 1 5 5 5 2 5 5 3 4 5 2 0 1 2 0 5 LEPTOPHLEBIIDAE HEPTAGENIIDAE TRICORYTHIDAE OLIGONEURIIDAE EPHEMEROPTERA (OTHER) ECNOMIDAE HYDROPSYCHIDAE HYDROPTILIDAE LEPTOCERIDAE NOTONECTIDAE HEMTPTERA (OTHER) CERATOPOGONIDAE STMULilDAE (OTHER) CHIRONOMINI DTPTERA (OTHER) DYTISCIDAE ELMIDAE GYRINIDAE HYDROPHILIDAE coLEoPTERA (OTHER) LIBELLULIDAE IDAE tNl IDAE SP (oTHER) DAE ANTYPODINAE DAE CARIDINA SP BAETIDAE SISYRIDAE HYDRACARINA 2 5 5 5 3 5 4 5 2 4 2 1 0 5 4 1 0 0 5 0 1 4 4 3 5 2 5 5 4 3 4 0 1 1 1 3 5 29 34Nombres de tarons il Ce contrôle porte sur l'évaluation des indices de dérive, de la richesse taxinomique et de la densité des insectes aquatiques sur les dalles rocheuses. Après l'arrêt des traitements larvicides en mars 1993, 1 1 échantillonnages ont été effectués de 1993 à 1999 aux mois de janvier, mars, novembre et décembre en vue d' apprécier le niveau de repeuplement de l'entomofaune aquatique tant au niveau de l'intensité de la dérive, que de la richesse spécifique et de la densité sur les dalles rocheuses. En 1999, une étude de la qualité de l'habitat aquatique au niveau de la station a été faite pour une meilleure compréhension de l'état de l'entomofaune aquatique. 2) Qualité de I'habitat aquatique à Niaka sur le Bandama blanc Cette station hydrobiologique est en dehors d'une réserve forestière et elle est soumise à des pressions humaines diverses (activités agro - pastorales, proximité du village, pêches) et on note aussi la présence d'un pont et d'un radier qui traversent la station d'échantillonnage. Pendant notre période d'échantillonnage, le substrat épifaunique est dans une situation optimale. La variation du plan d'eau et la situation d'écoulement connaissent une tendance à la baisse dans le temps, mais avec un changement moins rapide par rapport au pont de Po et au pont Léraba. Les critères permeftant l'appréciation de la morphologie du lit de la rivière et des caractéristiques tectoniques des rives et de la végétation riveraine dénotent une stabilité de la rive gauche par rapport à la rive droite qui présente des signes d'érosion. 3) Variation des indices de dérive de nuit à Niaka Aussi bien en période de traitements qu'en l'absence de traitements larvicides, les indices de dérive de nuit de la faune totale sont élevés et sont dans les mêmes ordres de grandeur (Fig.10). Pendant les traitements on observait des indices de dérive entre 16 et 120 individus / m3 /s et à l'arrèt ils sont compris entre 20 et 132 individus / m3/s. Sont également comparables d'une période à l'autre les indices de dérive des Diptères non - cibles dont les valeurs sont généralement inférieures 15 individus / m3 , des Coléoptères représentés surtout par les Elmidae et des Odonates. Quand aux indices des Trichoptères, ils sont plus élevés après I'arrêt des traitements(Fig.11). Les familles qui présentent des signes de repeuplement sont les Hydropsychidae, les Philopotamidae et les Leptoceridae . Les Ecnomidae, les Hydroptilidae et les Polycentropodidae ont des indices de dérive relativement stables durant toute la période considérée. Les indices de dérive des Ephémeroptères sont globalement faibles après I'arrêt des traitements(Fig.12) et cela à cause des Caenidae dont la dérive est toujours en baisse malgré la fin des traitements en février 1993. Par contre on note une augmentation de la dérive des Leptophlebiidae et des Tricorythidae à la fin des épandages de larvicides comme celle des neoperla sp. 1 Fig.l0: Varlatlon des indices de nuit de la faune totale à Nlaka o LûIt ot oollts 1 50 00 50 E a .-t'ott.. 1 r.i\ --ô- *rs ---?--Ê-.. -.-_ r-__-I- - +..}- .r_..__! 0 1 2 3 4 5 6 7 8 I 1011 Rang -o- - Traitements (1 98&1 993) t Non üaité (199$1999) Fig.l1: Variatlon des indices de dérive de nuit des Trlchoptèrcs à Nlaka 940 L €30 €zo eû Ë10EEO a t t iz- L q o ---a .I --a-.-- --ô_ ..._+ _ _ _) ._ - 1 2 3 4 5 6 7 8 I 1011 Rang '-+- Traitements (1 98&1 993) Non haité (199$1999) Flg.12: Variatlon des indlces de dérive de nult des Ephémeroptères à Niaka g 100 5BoEo60t o40o Ë20Eo , .T ----+.. "*'' --'l----.-- - ' F--." +' É4 -rt 1 2 3 1 5 6 7 I I 1011 -+-Traitements 98e1993) ( Non taité (199$1999) Rang a ql2 4) Variation de la richesse taxinomique et de !'occurrence des taxons à Niaka La richesse taxinomique de la dérive de nuit à Niaka est diversifiée et n'a pas été fondamentalement modifiée avec l'arrêt des trâitements larvicides. Le nombre de taxons compté pendant les traitements étart de 34 contre 35 après l'arrêt des épandages. Les listes des taxons sont données aux (Tab.8 et 9) et permettent de constater surtout la re- colonisation des neoperla sp. en décembre 1993 après avoir disparu depuis 1978. Les différents taxons sont dans l'ensemble assez fréquents dans les échantillons aussi bien eh période de traitements qu'en l'absence de traitements. 28 taxons sur 34 ont une fréquence d'apparition de plus de 50 o/o êî 11 échantillonnages. Parmi ces taxons les fréquences des Oligoneuriidae passent de 36 % à 64 o/o, celles des Néoperla de 0 à 55 % et celles des Tricorythidae de36 à91 o/o après la fin des traitements larvicides (Tab.9). Sur la station de Niaka , la remarque qui peut être faite est que les traitements larvicides n'ont pas entraîné une modification importante de la richesse taxinomique et de l'occurrence des différents taxons. Tab.8: Variation de !a richesse taxinomique de la dérive de nuit à Niaka pendant et après les traitements sur le Bandama blanc TAXONS Traitements larvicides Après traitements larvicides 1975-1976 1 1 échant. 1992-1993 1 1 échant 1993 4 échant. 1994 3 échant 1995 2 échant. 1999 2 échant BAETIDAE CAENIDAE LEPTOPHLEBIIDAE HEPTAGENIIDAE TRICORYTHIDAE OLIGONEURIIDAE EPHEMEROPTERA (OTHER) NEOPERI.A SP. GOMPHIDAE LIBELLULIDAE ZYGOPTERA ECNOMIDAE HYDROPSYCHIDAE HYDROPTILIDAE LEPTOCERIDAE PHILOPOTAMIDAE POLYCENTROPODIDAE TRTCHOPTERA (OTHER) CORIXIDAE NOTONECTIDAE HEMTPTERA (OTHER) CERATOPOGONIDAE S|MULIDAE (OTHER) CHIRONOMINI TANYTARSINI ORTHOCI.ADIINAE TANYPODINAE DTPTERA (OTHER) DYTISCIDAE ELMIDAE HYDROPHILIDAE GYRINIDAE coLEoPTERA (OTHER) PYRALIDAE SISYRIDAE HYDRACARINA 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 I 0 1 1 1 1 I 1 1 1 1 I 1 1 I I 1 1 1 1 1 I 1 1 1 1 1 I 0 1 1 1 1 1 1 I 1 1 0 1 1 1 1 1 1 1 I 1 I I I 1 1 1 1 I 1 1 1 I 1 1 1 1 1 1 I I 1 I I 1 1 1 0 1 1 1 1 I 1 I 1 1 1 0 1 0 0 I I 1 I 1 I 1 I 1 1 1 1 I I 1 1 I 1 1 I 1 0 1 I 1 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1 0 0 I 1 I 1 1 1 1 1 1 1 1 1 I 1 1 1 I I 1 1 0 I 0 1 1 1 1 0 1 I 1 0 1 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 I 1 I 1 I 1 0 1 0 1 I I I 0 1 I 1 I 1 1 1 1 0 1 1 34 34 32 31 29 32Total Tab.9: Occurrences taxinomiques dans la dérive de nuit à Niaka Pendant et après les traitements larvicides a TÆ(ONS Traitements traitements 1975 à 1976 1992 à 1993 1993 à 1999 Nbres Freq.(0,6) Nbres Freq.(%) Nbres BAETIDAE CAENIDAE LEPTOPHLEBIIDAE HEPTAGENIIDAE CORYTHIDAE OLIGONEURIIDAE EPHEMEROPTERA (OTHER) NEOPERLA SP. GOMPHIDAE LIBELLULIDAE ZYGOPTERA ECNOMIDAE HYDROPSYCHIDAE HYDROPTILIDAE LEPTOCERIDAE PHILOPOTAMIDAE POLYCENTROPODIDAE TRTCHOPTERA (OTHER) CORIXIDAE NOTONECTIDAE HEMIPTERA (OTHER) ICERATOPOGONIDAE I ISTMULilDAE (OTHER) CHIRONOMINI IN ORTHOCLADIINAE TANYPODINAE DTPTERA (OTHER) DYTISCIDAE ELMIDAE HYDROPHILIDAE GYRINIDAE coLEoPTERA (OTHER) PYRALIDAE SISYRIDAE HYDRACARINA Nombres de tarons 1 1 1 1 9 5 1 1 4 0 4 6 7 4 0 11 1 1 6 0 1 0 1 6 6 0 1 1 1 1 5l 111 I 11 8 5 6 1 1 2 3 I 11 33 100 100 8 45 91 36 91 36 55 36 1001 ell el 55 o 100 0 I 55 55 91 100 45 100 100 73 45 I 9 18 27 73 100 100 100 100 27 100 0 100 100 73 55 82 82 73 100 0 91 45 11 11 11 9 \4 3 11\o 11 11 1 6 10 I 11 6 11 11 91 6 1 9 I 8 1 0 1 I 1 27 18 73 64 100 100 55 100 100 82 18 1 2 1 3 3 2 I 7 1 1 I v 111 111 111 1ol 10 7 11 6 11 I 10 10 11 11 11 11 10 0 7 2l 6l 9 11 11 3 11 11 10 21 ,l 2 2 3 4 I 1 35 1 1 100 100 100 91 91 1 1 00 82 91 91 001 I I 1 00 91 0 64 18 55 82 100 1 100 100 91 18 100 I 18 36 73 100 , , s s s s S s s s s ga 6 E EË-ËîEr ,-gE E-ho) 'E>ô-oo= ^og= o lrJl- o o I z o F =Eo lIJa utÀ F ! z o F Fo 6o =o s) UJ 11, z, (9 C')ol (l' o o oa oa tr) o CD (o oa @ o OC\ UJ rr) oo O) O)ô(9É. É. oo OO ô(9É. É- oo ooc! c!ô(9É. É. 6.1(o C')6l o o;§t o =@ oU) oa r.c, o =t- o oôl o oC\ u-l .<f oo oo ê(9É. É. oo OO ô(9É. É. oo ooôl Ôlê(9É. É. rt)@ 1o z, N z,_ o o- =o o- C')C') C') oa oa (o o t\ oa (f) LlJ = r.r) oa (o o = CD oo ==§ Cr)â(9É. É. oo O) O)ôc9É. É. oo ooC\ C\ o(9É. É. C')(iI C')ol (É' o =o oa oCI' |.r) oa (o oa @ o oC! UJ =lr) oo o, o)ô(9É. É. oo OO ô(9É. É. oo ooôl ôlô(9É. É. 6â(CI ao É. IJJJ z,o o- co É. ut cnol o oi§t o @ oa oa |r) o 1- o oôl o o§t UJ = =f oo oo ô(9É. É. oo oo ô(9É. É. oo ooc\ ôlâ(9É. É. rô(C) C') cl) æ o =o oa o =o o =o o =o oa§ o CO o[u ==l\!- a(9É. É. o[ua>, ;=ô(9É. É. og -@ap ôt =ô z, o Y z, êoo§{ q o oa o(o o =o o =o o =o o =o o (o ûô ==§l (ÿ)ô(9É. É. at t-ll6= ;§ o(9É. É. go vcO co- a(9É. É. ôt (n ol t- o l() o =o o €o o =o o =r- o (o ul = r.c) oo ==(f)(o ô(9É. É. I.JJ O ==§i\ô(9É. É. ea ;= êrnÉ.É C') t- F6 :J IUo o uJÉ,t- lrJ =É, À o) _ocoo- .9EË o))o(J c) .gc (u =o- .(l) (E ü,o =U) ; =(§ _oE C GI o- =1C (o L a -o J(tt Jt, C .9(oÎt L -o) (-)(§ L(§ c) c.i =«l _(I)E c(E o- =E' -G) =-o(§ (\, c"j t, c o) Ea -o) th (l) T' .o o- -o)ê + co E o))oC) 1(DE C, .e(§ = -a r.i o) ;(l) (§ (DE = =E C .e(§ -o) = <i (l) L :!u (! (l) E U' o C) E -o):(h o) .EU) F- o) -oLE o) o) -c,(-) =(§ o, C"(l) L 1r, o)E .o) =-o(§ U) cÉ; U' o) L at, 0)E 0)(§ .(l) o) -o) C .e o c) oL o- o; (I) C, '6 o) L C, .e (E -(l) o, -(l) (l) E(l)CoN(§ o)E L =o)O)L(E _t C; o À a lIJlo F- f o ,- u,ks iER<: - u.t î'=oY uiF= JF s6 qH ao lJJHo; 2t- o l- fJ UI I

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