RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE MARS 2020 PROCÉDURES OPÉRATIONNELLES STANDARDISÉES VERSION 3.1
MARS 2020Version 3.1 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE PROCÉDURES OPÉRATIONNELLES STANDARDISÉES Publié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au nom de l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP). Procédures opérationnelles standardisées: riposte à un évènement ou à une flambée de poliomyélite, version 3.1 [Standard operating procedures: responding to a poliovirus event or outbreak, version 3.1] ISBN : 978-92-4-000780-2 (version électronique) ISBN : 978-92-4-000781-9 (version imprimée) © Organisation mondiale de la Santé 2020 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo/deed.fr). 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Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformément au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (http://www.wipo.int/amc/en/mediation/rules/). Citation suggérée. Procédures opérationnelles standardisées: riposte à un évènement ou à une flambée de poliomyélite, version 3.1 [Standard operating procedures: responding to a poliovirus event or outbreak, version 3.1]. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2020. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. 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Édition et conception graphique réalisées par Inis Communication iiiRIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Table des matières Acronymes et abréviations iv 1. Aperçu général 1 2. Cadre stratégique de riposte 4 3. Évènements et flambées de poliomyélite 5 Définitions 5 Classification des poliovirus dérivés d’une souche vaccinale 5 Évènement ou flambée 6 Détermination du « jour 0 » aux fins du suivi de la riposte 6 4. Détection, notification et enquête 9 Détection 9 Notification 9 Enquête 9 5. Évaluation des risques 14 Évaluation initiale des risques 14 Poliovirus de type 2 14 Prise en compte des évènements sentinelles dans l’évaluation des risques 15 Évaluation régulière des risques 15 6. Normes de riposte – aperçu 16 Normes minimales de riposte aux évènements et aux flambées liés à la poliomyélite 16 Classification de la flambée 18 Chronologie type d’une riposte à une flambée 19 7. Riposte vaccinale 20 Chronologie et ampleur des activités de vaccination 20 Campagnes de haute qualité 29 Planification pour les populations mobiles, spécifiques et difficiles à atteindre 30 Circulation concomitante de différents types de poliovirus 30 Intégration à d’autres interventions sanitaires 30 Vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) 31 Requête de vaccins 31 Gestion des vaccins et notification 32 Vaccination de routine : Rétablissement et renforcement 32 8. Surveillance à la suite d’une enquête 33 Renforcement de la surveillance 33 Surveillance environnementale 34 Stratégies pour les populations spécifiques et les zones à sécurité compromise 35 9. Communication et mobilisation sociale 36 Cadre stratégique de la C4D pour la riposte à une flambée de poliomyélite 36 Préserver les acquis et renforcer la vaccination de routine. 37 Collecte de données pour guider les activités de C4D 37 Stratégies de communication 37 Atteindre les populations spécifiques et les zones touchées par le conflit 38 10. Appui de l’IMEP 39 Coordination 40 Budgets et financement 40 Renfort en ressources humaines 40 Normes de performance de l’IMEP 41 11. Suivi et évaluation de la riposte 42 Monitorage de la qualité des AVS 43 Suivi du renforcement de la surveillance 44 Évaluation des interventions de riposte aux flambées de poliomyélite [Outbreak Response Assessment] – OBRA 44 La flambée est-elle interrompue? 45 Règlement sanitaire international 46 Synthèse des enseignements tirés des données de la flambée épidémique 47 Bibliographie 48 Annexes 50 Annexe 1.Vue d’ensemble de l’évaluation des risques : résumé des éléments d’une évaluation systématique des risques liés à l’isolement d’un nouveau PVDV, PVS ou SL2. 50 Annexe 2.Chronologie et responsabilité à l’égard des activités de riposte à une flambée à compter du jour 0 jusqu’à clôture de la flambée 50 iv RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Acronymes et abréviations ACD Atteindre chaque district AVS Activité de vaccination supplémentaire C4D Communication pour le développement COU Centre d’opérations d’urgence EOMG Groupe chargé de la gestion de l’éradication et des flambées épidémiques (Eradication and Outbreak Management Group) EVNP Entérovirus non poliomyélitique IMEP Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite IR Immunisation de routine LQAS Échantillonnage par lot pour l’assurance de la qualité MI Monitorage indépendant OBRA Evaluation des interventions de riposte aux flambées de poliomyélite [Outbreak Response Assessment] OMS Organisation mondiale de la santé ONG Organisation non gouvernementale OPRTT Équipe spéciale chargée de la préparation et de la riposte aux flambées [Outbreak Preparedness and Response Task Team] PFA Paralysie flasque aiguë PFANP Paralysie flasque aiguë non poliomyélitique POS Procédure opérationnelle standardisée PVDV Poliovirus dérivé d’une souche vaccinale PVDVa Poliovirus ambigu dérivé d’une souche vaccinale PVDVc Poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale PVDVi Poliovirus dérivé d’une souche vaccinale associé à une immunodéficience PVS Poliovirus sauvage PVS1 Poliovirus sauvage de type 1 PVS2 Poliovirus sauvage de type 2 PVS3 Poliovirus sauvage de type 3 RMLP Réseau mondial de laboratoires pour la poliomyélite RR Riposte rapide RSI Règlement sanitaire international (2005) SAGE Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination SE Surveillance environnementale SIAD Dose supplémentaire dans un intervalle court SIG Système d’information géographique SIMR Surveillance intégrée des maladies et riposte STOP Programme pour arrêter la transmission de la poliomyélite UNDSS Département de la sécurité et de la sûreté des Nations Unies UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance VPI Vaccin antipoliomyélitique inactivé VPIf Vaccin antipoliomyélitique inactivé en doses fractionnées VPO Vaccin antipoliomyélitique oral VPOb VPO bivalent (contient des souches Sabin de types 1 et 3) VPOm2 VPO monovalent de type 2 (contient des souches Sabin de type 2) VPOt VPO trivalent (contient des souches Sabin de types 1, 2 et 3) WHE Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire [WHO Health Emergencies Programme] 1 Aperçu général Contexte En juillet 2018, le poliovirus sauvage de type 1 était encore endémique dans trois pays, à savoir l’Afghanistan, le Nigéria et le Pakistan. En 2015, le PVS de type 2 (PVS2) a été déclaré éradiqué, et le PVS de type 3 (PVS3) a été signalé pour la dernière fois en novembre 2012. En 2016, le vaccin contenant le poliovirus oral de type 2 a été retiré de tous les programmes de vaccination de routine partout dans le monde, et le vaccin antipoliomyélitique oral trivalent (VPOt) contenant les sérotypes 1, 2 et 3 du poliovirus atténué a été remplacé par le vaccin antipoliomyélitique oral bivalent (VPOb) ne contenant que du poliovirus atténué de types 1 et 3. Si les efforts déployés pour éradiquer le PVS1 se poursuivent dans les pays d’endémie, le monde doit être préparé à une propagation internationale du PVS et aux sérotypes 1, 2 ou 3 du poliovirus dérivé d’une souche vaccinale (PVDV), qui peuvent toujours réapparaître dans différents contextes. Des évènements liés à la poliomyélite ou des flambées épidémiques de cette maladie peuvent survenir en raison d’un certain nombre de facteurs, au nombre desquels une faible immunité de la population, une importation du virus ou une rupture de confinement dans un laboratoire ou une usine de fabrication de vaccins. But Le but des procédures opérationnelles standardisées (POS) est d’offrir des orientations politiques et de fournir des normes de performance de riposte à tout type d’épidémie ou d’évènement lié au poliovirus de manière rapide et efficace, et en particulier, d’arrêter une épidémie dans les 120 jours. Ce guide a été élaboré à l’intention des autorités nationales et des décideurs qui, , coordonnent la riposte en cas d’évènement ou de flambée épidémique lié à la poliomyélite, ainsi qu’à celle de leurs partenaires aux niveaux mondial, régional et national. Portée Ces POS de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP) établissent des normes d’intervention et une chronologie des actions à mener afin de stopper la transmission lorsque le PVS se propage dans un pays où il n’est pas endémique, ou lorsque des évènements liés au PVDV et/ ou des flambées de tout type de PVDV (PVDV1, PVDV2 ou PVDV3) sont détectés, quel que soit le contexte, qu’il s’agisse d’une apparition récente ou d’un poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale (PVDVc). Les POS résument les rôles et les responsabilités des pays et des partenaires de l’IMEP lors d’une flambée ou d’un évènement lié à la poliomyélite. Le PVS2 étant aujourd’hui considéré comme un agent pathogène éradiqué, des mesures spécifiques y sont décrites pour faire face à des évènements et à des flambées en lien avec le poliovirus de type 2, notamment les modalités à suivre pour demander des vaccins antipoliomyélitiques oraux monovalents de type 2 (VPOm2) du stock mondial de vaccins d’urgence et pour en rendre compte. Les orientations données dans ces POS s’appuient sur des preuves scientifiques et sur le consensus dégagé par les experts, tout en tenant compte des réalités opérationnelles et du contexte de baisse de l’immunité mondiale contre le poliovirus de type 2. Certains aspects cruciaux des procédures opérationnelles standardisées résultent d’une large consultation de groupes consultatifs d’experts, dont le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), et de l’aval du Groupe chargé de la gestion de l’éradication et des flambées de l’IMEP. Les présents POS ne couvrent pas les aspects suivants : la riposte aux cas PVS1 dus à une transmission locale dans un contexte d’endémie, les orientations opérationnelles au niveau du terrain ou les outils de planification des activités de vaccination supplémentaire (AVS) de haute qualité, ou les méthodes détaillées pour une surveillance renforcée. Ce que cette version apporte comme nouveautés Ce document est une mise à jour de la version la plus récente des « Procédures Opérationnelles Standardisées : Riposte à un évènement ou à une flambée de poliovirus », version 3, publiée en janvier 2019. La version 3.1 intègre les enseignements tirés des activités de riposte aux flambées épidémiques et prend en compte le contexte actuel du programme mondial. Ce document est une traduction de la version anglaise. Les révisions sont mises en évidence tout au long du document et résumées ci-dessous. 1RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 2 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 1. Révision de la portée de la riposte par la vaccination contre le poliovirus de type 2 Bien que le nombre de flambées épidémiques de PVDVc2 dues à l’utilisation du VPOt avant la transition ait diminué conformément aux attentes, le nombre de nouvelles émergences a fortement augmenté à partir du second semestre 2018 et, en 2019, s’est révélé bien plus élevé que ce qui était prévu au moment de l’arrêt de l’utilisation du tOPV. Les nouvelles émergences se sont concentrées autour de zones d’Afrique subsaharienne dans lesquelles le VPOm2 avait été récemment utilisé, mais les récentes flambées confirmées dans d’autres régions du monde (par exemple dans le Pacifique occidental et en Méditerranée orientale) montrent qu’il existe aussi un risque ailleurs. La persistance des flambées épidémiques nécessite d’améliorer la rapidité et la qualité de la riposte afin que toute transmission en cours dans les zones de riposte par le VPOm2 soit arrêtée. En outre, la forte augmentation du nombre de flambées épidémiques de PVDVc2 est peut-être due au déplacement de populations d’enfants récemment vaccinés vers des zones de faible immunité ou à l’utilisation erronée du VPOm2 en dehors des zones de riposte. Il est probable que cette tendance s’intensifie au cours de l’année à venir, car une plus grande quantité de VPOm2 est utilisée en riposte à des flambées nouvelles et en cours, tandis que l’immunité mucosale contre le poliovirus de type 2 continue de diminuer. Les flambées de PVDVc2 nécessiteront toujours l’utilisation du VPOm2, qui reste le seul moyen de les stopper dans les zones où l’assainissement est médiocre. Cependant, l’utilisation du VPOm2 reste associée au risque de générer de nouvelles flambées épidémiques, jusqu’à ce qu’un autre vaccin, qui ne provoque pas de nouvelles flambées, soit disponible. Dans l’intervalle, une stratégie de riposte révisée pour les détections de PVDV2 sera nécessaire, en équilibrant le risque accru de propagation du PVDVc2 et le risque accru associé à l’utilisation du VPOm2. Étant donné que le nombre de flambées épidémiques de PVDV1 et de PVDV3 reste minime et que le risque associé au vaccin VPOb utilisé dans le cadre de la riposte par les AVS est moindre, il convient de continuer à appliquer les recommandations relatives à ces flambées décrites dans la version 3. Le détail des révisions est fourni dans le texte correspondant du « Chapitre 7 – Riposte vaccinale ». Toutefois, pour la riposte au PVDV2 seulement, les principales modifications proposées sont résumées ci-dessous Version 3 Version 3.1 Observations Mener une riposte rapide (RR < 14 jours) ciblant 200 000 à 500 000 enfants Mener une riposte rapide (<14 jours) ciblant 100 000 à 400 000 enfants pour RR La riposte initiale (RR) doit être rapide, ciblée et à petite échelle ; l’intention doit être de mener des interventions de qualité dans les zones à haut risque proches du lieu où le poliovirus a été détecté. Si elle ne peut être mise en œuvre rapidement (dans un délai de trois semaines), l’équipe nationale peut envisager de procéder directement aux AVS1 ciblant la population appropriée comme indiqué ci-dessous. Cette décision doit être prise en concertation avec les partenaires de l’IMEP. La portée de la riposte contre le PVDVc2 devrait être de 1 à 2 millions* d’enfants pour R1 et R2 La portée de la riposte pour les zones nouvellement infectées par le PVDVc2 doit être celle de R0 (100 000 à 400 000 enfants), R1, R2 (1 à 4 millions* d’enfants) avec un ratissage Pour les détections supplémentaires de PVDVc2 (qu’elles soient ou non liées à une zone où l’infection est déjà établie ou nouvelle) dans les zones où au moins 2 AVS utilisant le VPOm2 ont été conduites après R0 au cours des 6 derniers mois, mener au moins 2 AVS supplémentaires mais en réduire la portée à < 2 millions d'enfants. Pour les détections supplémentaires de PVDVc2 (qu’elles soient ou non liées à une zone où l’infection est déjà établie ou nouvelle) dans les zones où au moins 2 AVS utilisant le VPOm2 ont été conduites après R0, il y a plus de 6 mois, la portée de la riposte doit être R0 (100 000 à 400 000 enfants), R1, R2 (1 à 4 millions d'enfants) avec un ratissage Augmenter éventuellement la portée des ripostes R1 et R2 (dans l’idéal, lorsque la qualité des interventions peut être appuyée par une assistance technique adéquate) afin d’augmenter les chances d’arrêter rapidement la transmission. Une transmission malgré la vaccination dans des zones où des interventions ont déjà eu lieu peut signifier que les AVS initiales étaient de médiocre qualité et qu’une assistance technique supplémentaire est nécessaire. Les AVS à renouveler dans ces zones de transmission connue doivent être de petite envergure pour permettre d’améliorer la qualité des interventions et de réduire le risque d’une nouvelle émergence du poliovirus dérivé d’une souche vaccinale. 3RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Version 3 Version 3.1 Observations La détection d’un PVDVa2 (un seul isolement) ne requiert PAS de riposte vaccinale immédiate, à moins que l’on estime qu’il s’agit d’un scénario à haut risque (voir chapitre 5, Évaluation des risques). La détection d’un seul PVDV2 nouvellement apparu (p. ex. un PVDVa) dans une zone où le VPOm2 a été utilisé au cours des 12 derniers mois ne requiert PAS de riposte vaccinale immédiate, à moins que l’on estime qu’il s’agit d’un scénario à haut risque en raison de la virologie, du contexte ou d’une propagation internationale possible.^ La détection d’un seul PVDV2 nouvellement apparu (p. ex. un PVDVa) dans une zone où le VPOm2 n’a pas été utilisé au cours des 12 derniers mois requiert une riposte vaccinale immédiate ciblant 100 000 à 400 000 enfants, à moins que l’on estime que l’épidémiologie et la situation du programme nécessitent une évaluation plus approfondie. Pour ce type de détection, la portée des ripostes R1 et R2 supplémentaires peut être réduite à une population de 100 000 à 400 000 enfants ; toutefois, il convient de mener des AVS supplémentaires de plus grande envergure si une transmission ultérieure est avérée (c’est-à-dire un PVDVc2 confirmé). La version 3.1 modifie les critères de déclenchement d’une riposte par les AVS en cas de détection d’un PVDVa2, car la grande majorité des PVDVa2 trouvés à la fin 2018 et en 2019 dans des zones subsahariennes où le VPOm2 n’avait pas été utilisé récemment se sont révélés être des PVDVc2. Les circonstances locales peuvent nécessiter de faire des exceptions qui doivent être discutées avec les partenaires de l’IMEP. La détection de PVDVa dans des zones où le VPOm2 n’a pas été utilisé au cours des 12 derniers mois doit déclencher le même nombre d’AVS (p. e.g. R0 + R1 + R2) que pour la détection du PVDVc2, mais à une échelle initialement réduite. Maintenir une riposte très ciblée autour de la détection du PVDVa, à moins qu’une surveillance/évaluation supplémentaire ne révèle une transmission communautaire persistante dans cette même zone, ce qui signifierait la nécessité éventuelle d’étendre la portée de la riposte. * Les portées des ripostes sont des recommandations générales et doivent être basées sur l’épidémiologie locale et d’autres facteurs de risques déterminés par une évaluation locale et en concertation avec les partenaires de l’IMEP. ^ Voir SOP, version 3, Tableau 3 pour plus de détails. REMARQUE : Le nombre total de ripostes par les AVS n’a pas changé. Deux campagnes doivent être menées après la dernière détection du virus. Une campagne de ratissage de qualité peut être considérée comme l’une de ces campagnes, si la zone de détection du virus a été couverte deux fois. Les autres révisions sont: 2. Correction concernant le processus de notification au titre du RSI (chapitre 4) et informations supplémentaires sur les critères établis dans le RSI pour déterminer que les pays ne sont plus infectés par le PVS ou le PVDVc2 (chapitre 11). 3. Clarifications sur la collecte des échantillons chez les contacts des cas de PFA et la collecte ciblée de selles chez les enfants sains, y compris sur la manière de les réaliser et les circonstances dans lesquelles cela doit être effectué (chapitre 4). 4. En raison de l'amélioration de l’approvisionnement mondial en vaccins, les recommandations sur l’utilisation du VPI dans un contexte de flambée épidémique et la procédure de demande de VPI ont été mises à jour (chapitre 7). 5. La portée et la fréquence de l’évaluation des interventions de riposte aux flambées de poliomyélite (OBRA) ont été révisés pour refléter les changements apportés au programme et les retours d’information des équipes régionales et nationales de l’OMS et de l’UNICEF (chapitre 11). Documents de référence Les ressources référencées dans ces POS sont disponibles sur le site Internet de GPEI http://polioeradication.org/tools-and- library/resources-for-polio-eradicators/gpei-tools-protocols-and- guidelines/ et/ou sont répertoriés dans la bibliographie. 4 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 2 Cadre stratégique de riposte Ce cadre oriente la riposte nationale aux évènements liés à la poliomyélite ou aux flambées épidémiques, fournissant la base de la coordination et de la collaboration entre les partenaires pour garantir un appui total aux activités nationales de riposte à la poliomyélite. Les éléments essentiels à une riposte efficace à un évènement lié à la poliomyélite ou à une flambée sont les suivants : i) la participation pleine et entière des autorités nationales et infranationales ii) la détection rapide, la notification, l’enquête et l’évaluation des risques iii) un plaidoyer, une communication et une mobilisation sociale solides iv) une riposte vaccinale efficace, le cas échéant v) une surveillance renforcée et de grande qualité. Tous les pays doivent prévoir l’éventualité d’une importation ou d’une détection en leur sein du poliovirus, en particulier ceux dont la couverture vaccinale est faible et ceux qui sont exposés au risque d’importation, ou encore ceux qui disposent de structures qui manipulent le poliovirus (laboratoires, centres de recherche, usines de fabrication de vaccins). Un plan de préparation doit être élaboré et testé dans le cadre d’un exercice de simulation de flambée épidémique de poliomyélite afin de s’assurer que les agents de santé publique et les systèmes d’urgence sont prêts à réagir rapidement et efficacement au cas où un isolat de poliovirus venait à être détecté. Les pays abritant des populations à haut risque et/ou en proie à des conflits, à l’insécurité ou à des problèmes d’accès doivent réfléchir à comment accorder la priorité à ces populations et à ces zones, tout en adaptant les stratégies au contexte local. 5RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 3 Évènements et flambées de poliomyélite a Les virus 2 Sabin et de type Sabin ne devraient plus être détectés, sauf dans le cas où le VPOm2 a récemment été utilisé dans le cadre d’une riposte. Tout virus de type 2 Sabin ou de type Sabin détecté en dehors de ce cas de figure appelle de toute urgence une enquête. b Voir « Classification et notification des poliovirus dérivés d’une souche vaccinale (PVDV) ». Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2016 (http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2016/09/Reporting-and-Classification-of-VDPVs_Aug2016_FR.pdf) consulté dans sa version anglaise le 8 novembre 2018). Définitions Les isolats de poliovirus détectés chez l’homme ou dans l’environnement peuvent appartenir à trois grandes catégories : sauvage, Sabin et de type Sabin ou dérivés d’une souche vaccinale. La détection d’un nouvel isolat de poliovirus peut constituer une situation d’urgence sanitaire, que l’on peut classer comme un évènement ou une flambée, en fonction des caractéristiques de l’isolat et du contexte dans lequel il apparaît (voir ci-dessous). 1. Poliovirus sauvages. À ce stade du programme d’éradication, chaque cas ou isolat de poliovirus sauvage doit faire l’objet d’un examen approfondi, dans la mesure où il peut s’agir d’une importation, d’une rupture de confinement local ou d’une transmission continue dans les pays d’endémie. 2. Virus Sabin. Le virus Sabin est le poliovirus vivant atténué contenu dans le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO). Cette catégorie comprend également les poliovirus de type Sabin, qui sont génétiquement très proches des souches du VPO, mais ne s’en sont pas encore suffisamment éloignés pour correspondre à la définition de poliovirus dérivé d’une souche vaccinale (voir ci-dessous). Les virus Sabin et de type Sabin sont généralement détectés après l’administration du VPOa. 3. Poliovirus dérivés d’une souche vaccinale (PVDV). Dans les populations sous-immunisées, si les virus de type Sabin continuent à se transmettre d’un sujet à une autre, ils peuvent continuer à subir une modification génétique et, dans de rares cas, devenir des PVDV, susceptibles d’évoluer et retrouver finalement la capacité à provoquer la paralysie. Les PVDV sont identifiés en fonction de leur degré de divergence génétique par rapport à la souche parentale du virus contenu dans le VPO. Les virus présentant une divergence supérieure à 1 % (c’est-à-dire 10 différences nucléotidiques ou plus, pour les types 1 et 3) ou une divergence supérieure à 0,6 % (c’est-à-dire, 6 différences nucléotidiques ou plus, pour le type 2) par rapport à la souche correspondante du virus contenu dans le VPO sont étiquetés PVDVb. Classification des poliovirus dérivés d’une souche vaccinale Les PVDV sont classés en trois catégories : i) Le poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale (PVDVc) est un PVDV démontrant une transmissibilité interhumaine au sein de la communauté, au regard des preuves apportées par la détection de virus apparentés chez l’homme et/ou dans l’environnement. ii) Le poliovirus dérivé d’une souche vaccinale associé à une immunodéficience (PVDVi) est un PVDV isolé d’un sujet présentant des signes d’immunodéficience primaire. Contrairement aux sujets immunocompétents qui excrètent le virus vaccinal pendant une période limitée, les sujets immunodéficients peuvent, dans de rares cas, excréter un virus vaccinal génétiquement différent pendant une période prolongée après avoir reçu le VPO. iii) Le poliovirus ambigu dérivé d’une souche vaccinale (PVDVa) est une catégorie d’exclusion lorsque l’enquête ne parvient pas à établir une classification dans la catégorie PVDVc ou PVDVi. Les isolats peuvent provenir de sujets ne présentant pas d’immunodéficience connue ou d’un échantillon détecté dans l’environnement, sans preuve de la circulation du virus. Ces définitions s’appliquent aux isolats de tous les sérotypes de poliovirus (à savoir 1, 2 ou 3). 6 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Les lignes directrices de l’IMEP, intitulées Classification et notification des poliovirus dérivés d’une souche vaccinalec, fournissent des définitions et décrivent les enquêtes épidémiologiques à mener en laboratoire et sur le terrain pour classer un isolat. L’enquête et le séquençage génétique d’un PVDV peuvent parfois prendre un certain temps. Un nouvel isolat non lié à un PVDV connu est considéré comme un PVDV « en attente de classification » et peut nécessiter des mesures de riposte. Un virus précédemment classé peut également être reclassé sur la base de nouvelles informations. Évènement ou flambée Le tableau 1 classe l’isolement nouveau ou continu du poliovirus comme évènement ou flambée afin d’aider à décrire l’ampleur de la transmission interhumaine et de déterminer une riposte appropriée. Le terme « flambée » est réservé aux situations où la transmission interhumaine est clairement établie. Les évènements peuvent évoluer et devenir des flambées. c Voir « Classification et notification des poliovirus dérivés d’une souche vaccinale (PVDV) ». Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2016 (http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2016/09/Reporting-and-Classification-of-VDPVs_Aug2016_FR.pdf), consulté dans sa version anglaise le 8 novembre 2018). Détermination du « jour 0 » aux fins du suivi de la riposte Tous les évènements liés à la poliomyélite et toutes les flambées déclencheront le même train de mesures de riposte, à savoir : enquête, évaluation des risques, renforcement de la surveillance, plaidoyer stratégique et communication, avec ou sans riposte vaccinale. À des fins de surveillance des performances, un « jour 0 » est déterminé afin que l’évolution de toutes les mesures de riposte puisse être suivie par rapport aux normes définies dans les présentes POS. Le jour 0 correspond au jour de réception par le Siège de l’OMS des résultats du séquençage génétique en laboratoire. Les PVDV précédemment isolés, classés dans la catégorie « ambigus » ou « en attente de classification », peuvent être reclassés dans la catégorie « circulants » (ce qui revient à une flambée) si un autre poliovirus apparenté est détecté, indiquant une preuve de transmission. Pour les flambées ou les évènements à risque moyen à élevé (considérés comme nécessitant une riposte vaccinale), le jour 0 reste le même aux fins du suivi de la riposte opérationnelle, même si l’on obtient de nouvelles informations confirmant la transmission. Dans le cas d’un évènement à faible risque, ne nécessitant pas de riposte vaccinale, il est possible que les informations relatives au séquençage génétique de nouveaux isolats confirment ultérieurement une transmission. Dans ce cas, l’IMEP pourrait envisager de modifier le jour 0 et l’établir à la date à laquelle les nouvelles informations sur le séquençage ont été reçues. 7RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Tableau 1 : Définition d’évènements lié à la poliomyélite et de flambée Typologie Définition Événement (aucune preuve de transmission) Humain Détection de : • PVDV chez : - un cas unique de paralysie flasque aiguë (PFA) ou un sujet asymptomatique (un contact, par exemple), ou - un ou plusieurs sujets1, sans preuve de circulation du virus au sein de la communauté (isolats de PVDVi ou de PVDVa) OU • un isolat de virus Sabin de type 2 ou de virus de type Sabin dans un ou plusieurs échantillons prélevés chez un sujet plus de quatre mois après l’utilisation de tout VPO contenant le virus Sabin de type 2 (c’est-à-dire VPOm2 ou VPOt) OU • PVS1, PVS2 ou PVS3 chez un sujet infecté présentant une exposition présumée ou établie à un virus d’un type précis dans un laboratoire ou dans une unité de production de vaccins. Environnemental Détection de : • PVS dans un échantillon unique prélevé dans l’environnement sans preuve ultérieure d’excrétion du virus2 ; OU • PVDV sans preuve de transmission ultérieure, telle que : - un échantillon unique détecté dans l'environnement sans preuve de circulation prolongée; ou - un PVDVa OU • un isolat de virus Sabin de type 2 ou de virus de type Sabin dans un ou plusieurs échantillons prélevés dans l’environnement plus de quatre mois après l’utilisation de tout VPO contenant le virus Sabin de type 2 (c’est-à-dire le VPOm2 ou le VPOt) Flambée (preuve de transmission) Humain Détection de : • tout sujet infecté par le PVS1 (sauf dans des zones d'endémie ou chez des sujets avec une exposition au PVS établie dans un laboratoire ou une unité de production de vaccins) ; OU • tout sujet infecté par le PVDVc1. Environnemental Détection de : • deux ou plus échantillons3 environnementaux distincts positifs pour PVS dont le séquençage génétique indique une transmission local soutenue; OU • un échantillon unique prélevé dans l’environnement présentant un résultat positif au test de dépistage du PVS avec une preuve ultérieure d’excrétion du virus2 (et aucune exposition établie dans un laboratoire ou une unité de production de vaccins) ; OU • tout échantillon environnemental présentant un résultat positif au test de dépistage du PVDVc. 1 Le sujet infecté peut être un cas de PFA ou un sujet asymptomatique/en bonne santé. 2 Preuve d’excrétion du virus établie lors d’une enquête de suivi communautaire. 3 Par distincts on entend des échantillons qui ont été recueillis sur plusieurs sites environnementaux de collecte d’échantillons (sans chevauchement des zones de captage), OU échantillons d'un même site mais dont la collecte a été faite à plus de 2 mois d'écart. 8 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ty pe 2 Ty pe S ab in hu m ai n ou en vi ro nn em en t PV S hu m ai n Av ec e xp os iti on p os si bl e ou é ta bl ie à un p ol io vi ru s sa uv ag e (d an s un la bo ra to ire o u un e un ité d e pr od uc tio n de v ac ci ns ) PV S hu m ai n PV D Vc h um an PV D Vc e nv ir on m en t FIN DE LA FLAMBÉE PV S en vi ro nn em en ta l PV S en vi ro nn em en ta l • ≥2 d eu x éc ha nt ill on s di st in ct s pr él ev és d an s l’e nv ir on ne m en t p ré se nt an t u n ré su lta t p os iti f a u te st de d ép is ta ge d u PV S, d on t l e sé qu en ça ge g én ét iq ue in di qu e un e tr an sm is si on lo ca le • 1 éc ha nt ill on u ni qu e pr él ev é da ns l’ en vi ro nn em en t pr és en ta nt u n ré su lta t p os iti f a u te st d e dé pi st ag e du PV S av ec p re uv e ul té ri eu re d ’e xc ré tio n du v ir us PV D Va PV D Va PV D Vi ÉV ÉN EM EN T FL AM BÉ E Po lio vi ru s de ty pe 1 , 2 ou 3 FLAMBÉE OU ÉVÈNEMENT À HAUT RISQUE JO U R 0 : N ot ifi ca tio n de s ré su lta ts de la bo ra to ir e Te m ps é co ul é de pu is la no tifi c at io n de s ré su lta ts de la bo ra to ir e PV D V hu m ai n PV D V en vi ro nn em en t PV S Fi gu re 1 : Le s PO S en b re f : é vè ne m en ts e t f la m bé es 9RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 4 Détection, notification et enquête d Voir « Règlement sanitaire international » (2005), 2e édition. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2008 (https://www.who.int/ ihr/9789241596664/en/, consulté dans sa version anglaise le 8 novembre 2018). Détection Les échantillons prélevés sur des sources humaines (biologiques) ou environnementales au cours d’une surveillance de routine ou d’une enquête sur un évènement ou une flambée sont envoyés à un laboratoire du Réseau mondial de laboratoires pour la poliomyélite (RMLP) afin de déterminer la présence du poliovirus. Le virus peut être identifié par culture, par différenciation intra-typique et par séquençage génétique. Notification Dès que le poliovirus est identifié, le RMLP informe les autorités sanitaires du pays concerné et l’OMS au niveau du pays, de la région et du siège. En vertu du Règlement sanitaire international (2005) (RSI)d, tous les poliovirus à déclaration obligatoire (ou à notifier) (voir l’encadré 1) doivent également être immédiatement rapportés par les autorités nationales au point focal RSI du bureau régional concerné de l’OMS. Le Siège de l’OMS informera les partenaires de l’IMEP lorsque ces informations auront été reçues et validées. Le RMLP et le Siège de l’OMS communiqueront plus de détails, concernant les liens avec d’autres poliovirus, dès qu’ils en disposeront. La notification à l’OMS peut donner lieu à la publication sur son site Web d’un bulletin d’information sur la flambée épidémique, selon le cas, en fonction du type de virus, de l’évaluation des risques et de l’évolution de la flambée. Enquête Le pays doit mener des enquêtes sur tout isolat de poliovirus à déclaration obligatoire en vertu du RSI, que cet isolat soit issu de cas de PFA, de contacts de cas de PFA ou d’une surveillance environnementale. L’IMEP apportera son soutien au pays au besoin. Les autorités sanitaires locales devraient lancer une enquête dans les 24 heures suivant la déclaration d’un isolat de poliovirus. La démarche la plus efficace consiste en une enquête épidémiologique et sociale conjointe, avec un soutien national, sur tout cas et/ou communauté touchés, accompagnée de la collecte de données nationales pertinentes. Tous les cas de figure nécessitent une enquête détaillée et exhaustive, qu’il s’agisse de l’isolement d’une souche de poliovirus connue dans une zone précédemment infectée ou dans une zone non encore infectée, ou de la détection d’une nouvelle souche de poliovirus. Les informations fournies par le RMLP et l’enquête épidémiologique et sociale sont utilisées pour décrire les caractéristiques du virus et déterminer s’il existe une preuve de transmission interhumaine. Ces informations éclaireront l’évaluation et la classification des risques. L’enquête et la classification pouvant durer des jours ou des semaines, il faut absolument savoir que les activités de riposte sont souvent nécessaires avant que la classification finale du virus ne soit établie. 10 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Le tableau 2 décrit le champ d’application et les objectifs d’une enquête. Tableau 2 : Enquête sur les isolats de poliovirus provenant de cas de PFA, de contacts ou de la surveillance environnementale Volets de l’enquête Objectifs Partie A : Enquête sur le cas ou l’isolat issu de l’environnement et le contexte local 1. Enquête épidémiologique détaillée d’un isolat de poliovirus issu d’un cas de PFA ou d’un contact positif 2. Enquête sur le site de détection d’un isolat issu de la surveillance environnementale 3. Description du contexte de la communauté au sein de laquelle a été détecté l’isolat, quelle qu’en soit la source : • Statut immunitaire de la population • Résultats des récentes AVS • Caractéristiques, déplacements et routes migratoires de la population • Cartographie sociale de la communauté • Recueillir des informations pour confirmer l’évènement ou la flambée • Déterminer la source possible d’infection ou les causes de l’évènement ou de la flambée • Déterminer le nombre et les caractéristiques des cas, ainsi que le contexte des isolats environnementaux Partie B : Détermination de l’étendue géographique de la transmission 4. Recherche de nouveaux cas de PFA et de preuves de la transmission du virus au sein de la communauté : • Données de surveillance • Collecte d’échantillons chez les contacts des cas de PFA • Collecte ciblée d’échantillons de selles chez les enfants en bonne santé • Recherche de cas de PFA dans les ménages au sein des communautés • Recherche de cas de PFA dans les établissements de santé locaux • Autres activités au sein des communautés • Déterminer l’étendue géographique et évaluer le risque de nouvelles transmissions Encadré 1. Règlement sanitaire international 2005 (RSI) et obligation de notification Au titre du RSI, la notification est requise pour tous les événements pouvant constituer une urgence de santé publique de portée internationale. Pour la poliomyélite, cela comprend la détection des virus de sources humaines ou non humaines suivantes : • PVS ; • PVDV (type 1, 2 ou 3) ; • et virus Sabin / de type Sabin de type 2. Virus Sabin/ de type Sabin de type 1 ou 3 ne sont pas à notifier. Le point focal national RSI doit notifier à l’OMS, dans les 24 heures, par l’intermédiaire de l’interlocuteur RSI du Bureau régional de l’OMS concerné, tous les poliovirus à notification obligatoire, sans attendre la classification finale. 11RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Partie A : Enquête sur le cas ou l’isolat issu de l’environnement et le contexte local 1. Enquête épidémiologique détaillée d’un isolat de poliovirus issu d’un cas de PFA ou d’un contact positif Pour tout poliovirus isolé chez un enfant ou un adulte (cas de PFA ou contact), procéder à un examen clinique et neurologique détaillé, obtenir un historique détaillé du traitement, des injections et de la vaccination (y compris toutes les doses de vaccins antipoliomyélitique reçues en vaccination de routine ou dans le cadre des AVS, la date de la dernière vaccination et les raisons de la non-administration des doses manquantes). Les antécédents cliniques et familiaux doivent inclure tout signe ou symptôme d’immunodéficience primaire et un dosage quantitatif des immunoglobulines, le cas échéant. Une enquête épidémiologique (axée sur le sujet, le lieu et le temps) et sociale sur le cas de PFA et ses contacts proches doit être menée d’urgence. Il est important de recueillir des informations détaillées sur les antécédents de voyage, le contexte socioéconomique et communautaire, la distance par rapport à la formation sanitaire ou d’autres obstacles à la vaccination, ainsi que d’autres informations pertinentes. Le formulaire d’enquête épidémiologique détaillée sur le cas de l’IMEP constitue un modèle de référence pour une enquête épidémiologique et sociale conjointef. 2. Enquête sur le site de détection d’un isolat issu de la surveillance environnementale Décrire la zone de prélèvement du site dont est issu l’échantillon infecté et des autres sites de collecte de la région, en fournissant notamment des informations sur la démographie (en particulier sur les groupes à haut risque), les mouvements de population et les institutions pertinentes (formations sanitaires, écoles, gares de bus ou autres centres de transport). Décrire le système d’évacuation des eaux usées ou de drainage vers le site de collecte, en complétant la description par de l’imagerie provenant du système d’information géographique (SIG) lorsque cela est possible (profil d’altitude, liens avec les’autres sites et densité de logements, par exemple). Consigner par écrit l’historique du site, le calendrier de collecte des échantillons, la promptitude et la complétude de e Voir « Detailed epidemiologic case investigation form ». Ligne directrice de l’IMEP. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2011 (retrouver le document dans la bibliothèque de l’IMEP http://polioeradication.org/tools-and-library/resources-for-polio-eradicators/gpei-tools- protocols-and-guidelines/, consulté le 8 novembre 2018). f Des outils d’enquête sur la détection d’un poliovirus, propres à chaque pays, devraient être mis au point lors de la préparation et la planification de la riposte contre la flambée. Une équipe nationale chargée de mener l’enquête devrait être formée à titre d’activité de renforcement des capacités de base pour la mise en application du RSI ou la surveillance intégrée de la maladie et la riposte (SIMR). g Voir « Public Health Management of Facility-Related Exposure to Live Polioviruses: Interim guidance in managing exposed persons for countries hosting facilities that maintain live polioviruses » retrouver le document dans la bibliothèque de l’IMEP, http://polioeradication.org/tools-and-library/ resources-for-polio-eradicators/gpei-tools-protocols-and-guidelines/). la collecte, ainsi que la proportion d’échantillons positifs pour les entérovirus non poliomyélitiques (EVNP). Enregistrer tout poliovirus détecté, y compris le virus Sabin. Pour l’isolement du virus Sabin de type 2, mener immédiatement une enquête en se référant au guide du terrain et au formulaire d’enquête disponibles (sauf si l’isolement intervient dans les quatre mois suivant une riposte au VPOm2 dans les environs immédiats). L’enquête sur un isolat de PVS dans un pays où celui-ci n’est pas endémique doit prendre en compte la mise en circulation accidentelle possible par un laboratoire ou toute autre structureg, ou l’importation (par exemple par un voyageur entrant), en particulier lorsque les résultats du séquençage génétique pour déterminer l’origine est encore en attente. 3. Description du contexte de la communauté au sein de laquelle a été détecté l’isolat, quelle qu’en soit la source Les informations décrites ci-dessous devraient être recueillies à la suite de la détection du poliovirus au sein d’une communauté non infectée auparavant. Pour toute détection ultérieure dans la même zone, mettre l’accent sur des mises à jour importantes des informations générales recueillies précédemment. Statut immunitaire de la population. Dresser un profil immunitaire à la lumière des informations disponibles, telles que le statut vaccinal spécifique des cas de PFA non poliomyélitique, les données relatives à la couverture vaccinale, pour la vaccination de routine comme pour les AVS, et les enquêtes sur la vaccination au sein de la communauté. Déterminer les caractéristiques des enfants non vaccinés et partiellement vaccinés, des populations à haut risque ou des populations spécifiques, et étudier les habitudes locales en matière de soins. Pour les isolats de type 2, bien faire la distinction entre l’immunité au poliovirus de type 2 et les poliovirus de types 1 et 3, et prêter une attention particulière aux cohortes de naissance depuis le passage au VPOb ou depuis la dernière utilisation du VPOm2. Faire l’estimation de la population non immunisée contre le vaccin antipoliomyélitique oral trivalent ou protégée uniquement par le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) contre le poliovirus de type 2. Recueillir des preuves épidémiologiques de détections antérieures du poliovirus (PVS ou PVDV) au sein des communautés touchées ou environnantes. Étudier l’incidence 12 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE et les schémas de transmission des maladies transmissibles, y compris les maladies évitables par la vaccination, tout en accordant une attention particulière aux maladies à transmission par voie féco-orale telles que le choléra et la diarrhée sanglante aiguë. Résultats des récentes AVS. Utiliser les indicateurs de couverture vaccinale, de monitorage indépendant (MI)) et d’échantillonnage par lot pour l’assurance de la qualité (LQAS) des récentes AVS pour déterminer les éléments suivants : i) le nombre et les caractéristiques des enfants non vaccinés ; ii) les raisons de leur non-vaccination ; et iii) toute intervention ayant réussi à atteindre les enfants non vaccinés. Pour tout poliovirus de type 2, outre les informations sur toute détection du virus Sabin de type 2 après le passage au VPOb ou toute détection antérieure de PVDV2, recueillir de plus amples renseignements sur la dernière utilisation connue du VPOt ou du VPOm2, la qualité de la gestion du VPOm2, et les mesures prises pour rechercher tout flacon de VPOt ou de VPOm2. Caractéristiques, déplacements et routes migratoires de la population. Obtenir un aperçu général de la population touchée, y compris des informations sur la densité de population, la structure sociale et ses réseaux, la présence de populations minoritaires ou de résidents non-locaux, d’habitants allogènes ou appartenant à des minorités, et le degré de sensibilisation de la communauté à la poliomyélite et à la vaccination. Relever toute contrainte liée à la sécurité et à l’accès. Prendre note des principaux mouvements de population dus à la migration économique, saisonnière ou nomade, à un pèlerinage religieux, à l’insécurité ou à une catastrophe naturelle. Cartographie sociale de la communauté S’appuyer sur des sources formelles ou informelles pour mieux comprendre les pratiques de vaccination et l’acceptation des vaccins dans la communauté. Rassembler des informations générales sur la couverture médiatique, les personnes d’influence au sein de la communauté et les groupes sociaux importants. Partie B : Détermination de l’étendue géographique de la transmission 4. Recherche de cas supplémentaires de PFA et de preuves de la transmission du virus au sein de la communauté Une fois qu’un poliovirus a été détecté à partir d’une source quelconque, des mesures supplémentaires doivent être prises pour déterminer avec certitude l’étendue géographique de la transmission possible. Ces activités peuvent inclure un examen des données de surveillance, une enquête sur les contacts de cas de PFA, sur d’autres membres de la communauté et sur les établissements de santé utilisant des stratégies faisant souvent partie de la surveillance systématique du poliovirus, mais également utiles dans certaines circonstances après la confirmation du poliovirus (voir aussi la section 8 sur le renforcement de la surveillance de routine). Données de surveillance. Procéder à un examen approfondi de situation de la poliomyélite dans tout le pays afin d’analyser le risque et de déterminer la qualité et la sensibilité du système de surveillance actuel. Inclure la revuedes indicateurs de PFA au niveau administratif le plus bas, notamment la détection de PFA, l’adéquation de selles et le profil vaccinal des cas de PFA non poliomyélitique (PFANP) chez les enfants âgés de 6 à 59 mois, pour les trois à cinq dernières années . Examiner également les éléments montrant la mise en œuvre des recommandations relatives au renforcement de la surveillance issues des programmes récents ou de la revue des données de surveillance. Les enquêtes approfondies dans les communautés et dans les établissements de santé requièrent beaucoup de temps et de ressources, et nécessitent donc une coordination étroite avec les collègues chargés de la surveillance et des laboratoires concernés pour se préparer à d’éventuels besoins d’urgence. Sauf indication contraire, les stratégies ci-dessous ne doivent être mises en œuvre que dans le cadre des enquêtes sur le terrain menées après la détection d’un nouveau cas d’infection par un PVDV non classé ou d’un échantillon environnemental nouvellement positif (PVDV ou PVS) dans une zone exempte de transmission avérée au cours des 12 derniers mois. Des stratégies d’enquête éventuellement applicables sont présentées ci-dessous. La collecte d’échantillons chez les contacts des cas de PFA (on parle aussi de collecte sur contacts directs ou de contacts proches) doit être effectuée au cours de l’enquête initiale ou de suivi sur la PFA, lorsqu’on ne dispose pas d’échantillons de selles adéquats pour le cas de PFA afin de confirmer en laboratoire la présence du poliovirus. Il s’agit de la collecte et de l’analyse en laboratoire d’un échantillon de selles chez trois enfants en contact avec un cas de PFA pour étayer le diagnostic d’infection par le poliovirus chez le cas de PFA. Les enfants en contact avec des cas de PFA (appelés cas contact de PFA) ont une probabilité plus élevée d’infection asymptomatique et d’excrétion du virus. Si l’on isole le poliovirus dans un échantillon de selles d’un contact d’un cas de PFA, cela confirmera également la présence du poliovirus chez le cas de PFA. La collecte d’échantillons chez les cas contacts de PFA ne doit pas être effectué pour les cas d’infection par le poliovirus confirmés en laboratoire. Il convient de recueillir des échantillons chez les enfants (de préférence âgés de moins de 5 ans) qui ont été en contact avec le cas de PFA dans la semaine précédant et/ou deux semaines après l’apparition de la paralysie. L’objectif est d’identifier les enfants qui ont eu des contacts avec le cas de PFA (par exemple, en se touchant, en partageant 13RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE des jouets ou de la nourriture) qui peuvent avoir entraînés une infection par le poliovirus, si celui-ci est la cause de la paralysie. Il s’agit par exemple des frères et sœurs et d’autres enfants vivant au sein du même ménage, et des enfants voisins qui ont joué avec le cas de PFA pendant la période concernée. Ces contacts sont appelés « contacts proches ». Dans certaines circonstances spécifiques lors d’une flambée épidémique de poliovirus, la collecte d’échantillons chez les contacts d’un cas de PFA peut être étendue à tous les cas de PFA pendant une période limitée. Par exemple, pour les cas de PFA se trouvant en dehors de la zone de l’épidémie afin de détecter la poursuite de la transmission, ou pour les cas de PFA situés dans une zone où la sécurité est compromise ou difficile d’accès afin de profiter des possibilités limitées d’atteindre ces communautés. Les décisions relatives à cette extension doivent être prises au niveau national avec les collègues des laboratoires. Voir le document AFP contact sampling job aid et le site Web de l’IMEP pour obtenir plus d’informations sur la collecte d’échantillons et leur étiquetage. La collecte ciblée d’échantillons de selles chez les enfants sains (on parle aussi de collecte d’échantillons de selles chez les contacts communautaires, ou dans la communauté ou chez les enfants asymptomatiques) peut être effectuée après un nouvel isolement de PVDV lorsque la transmission communautaire n’a pas été confirmée. La décision de procéder à la collecte ciblée d’échantillons de selles chez les enfants sains doit être prise en étroite coordination avec les équipes nationales de surveillance et de laboratoire. Il s’agit de la collecte et de l’analyse en laboratoire d’un échantillon de selles provenant de 20 enfants asymptomatiques (c’est-à-dire des enfants sans PFA) pour déterminer la présence du poliovirus et donc la transmission au sein de la communauté. S’il existe déjà des preuves d’une transmission à l’échelle de la communauté, la collecte ciblée d’échantillons de selles chez les enfants sains ne doit pas être effectuée. h Voir « Use of AFP contact sampling and targeted healthy children stool sampling: GPEI Job Aid », Genève, Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2019. (Recueil de documents de l’IMEP disponible à l’adresse http://polioeradication.org/tools-and-library/resources-for-polio-eradicators/ gpei-tools-protocols-and-guidelines/). Les enfants (âgés de moins de 5 ans, mais de préférence de moins de 2 ans) ne présentant pas de signes de PFA et n’ayant pas eu de contact avec le cas de PFA, doivent être ciblés pour la collecte d’échantillons. L’objectif est d’identifier les enfants qui résident dans la même communauté mais qui ne sont pas des contacts proches. Toute décision de procéder à une collecte ciblée d’échantillons de selles chez les enfants en bonne santé doit être prise au niveau national, en consultation avec les collègues de laboratoire. Voir le document AFP contact sampling job aidh et le site Web de l’IMEP pour obtenir plus d’informations sur le recueil d’échantillons et leur étiquetage. Recherche dans les ménages de la communauté. Pour toute zone où un PVDV a été nouvellement détecté ou un échantillon prélevé dans le cadre de la surveillance de l’environnement (SE), une recherche porte-à-porte pour identifier toute personne ayant présenté un début soudain de faiblesse ou de paralysie d’un ou plusieurs membres au cours des 60 derniers jours peut aider à déterminer si le poliovirus a été transmis à d’autres personnes au sein de la communauté. Le nombre de ménages à visiter dépendra de la densité de la population locale et d’autres facteurs de risques. Les autorités nationales et/ou les organes consultatifs techniques d’experts de l’IMEP peuvent fournir de plus amples orientations. Recherche dans les établissements de santé locaux. Effectuer des recherches rétrospectives de cas dans les établissements de santé (formels et informels) et documenter les résultats. Inclure au moins six mois d’examen des dossiers pour les cas de PFA non détectés/non signalés, et enquêter sur les cas de PFA non signalés. Évaluer les connaissances des cliniciens en matière de surveillance des PFA et les performances et capacités de vaccination antipoliomyélitique, et les y sensibiliser si nécessaire. Rechercher les flacons de VPOt ou de VPOm2 le cas échéant. Autres activités de sensibilisation dans la communauté. Dans le cadre de la recherche de tout cas de PFA, y compris lors de la recherche dans les ménages, les enquêteurs devraient collaborer avec les dirigeants locaux et les personnes influentes de la communauté et les sensibiliser à la détermination des cas de PFA et à l’importance de signaler rapidement les cas de PFA. 14 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 5 Évaluation des risques Évaluation initiale des risques L’isolement d’un poliovirus dans une zone précédemment non infectée constitue un évènement ou une flambée qui nécessite que les autorités nationales procèdent à une évaluation immédiate des risques afin de déterminer la nature et l’ampleur de la riposte. L’évaluation des risques a pour objet d’examiner les caractéristiques virologiques et épidémiologiques du virus, évènement ou flambée nouvellement détecté et de déterminer le niveau de risque de propagation locale ou internationale (élevé, moyen ou faible). L’évaluation des risques est présentée par les autorités nationales et/ou les bureaux nationaux ou régionaux de l’OMS aux partenaires de l’IMEP dans les 72 heures suivant la réception du résultat du séquençage génétique ou de la confirmation de la flambée. L’évaluation passe en revue les facteurs cruciaux qui détermineront la nature et l’ampleur de la riposte et permettront à l’IMEP de recommander les mesures qu’il convient de prendre. Une évaluation des risques porte sur trois éléments de risque : risque virologique, risque contextuel et risque de transmission au niveau international (voir le tableau 3). Un résumé détaillé des éléments permettant aux pays de préparer une évaluation fiable des risques est fourni, ainsi que des ressources et outils supplémentaires (voir l’annexe 1 intitulée « Vue d’ensemble de l’évaluation des risques » pour de plus amples orientations). Poliovirus de type 2 Tout isolement du virus de type 2 appelle une attention particulière lors de l’évaluation des risques et de la détermination de la nature et de l’ampleur de la riposte. Après le retrait au niveau mondial du VPO contenant une souche atténuée du poliovirus de type 2 des programmes de vaccination de routine en avril et mai 2016, il existe un risque croissant de propagation très rapide du virus associé à la baisse de l’immunité mucosale chez les enfants. Pour la détection du poliovirus de type 2 (PVDV2 ou PVS2), la consultation des partenaires de l’IMEP est systématique et aboutira souvent à une discussion avec le Groupe consultatif sur le VPOm2 afin d’examiner l’évaluation des risques et de déterminer s’il y a lieu d’apporter une riposte éventuelle par le vaccin antipoliomyélitique oral monovalent de type 2 (VPOm2). Tableau 3 : Éléments permettant d’évaluer le risque de propagation du poliovirus qui détermineront la nature et de l’ampleur de la riposte Élément de risque Exemple de facteurs de risque considérés (non exhaustif) Risque virologique1 Degré élevé d’éloignement génétique par rapport au Sabin parent, nombre et nature des modifications nucléotidiques et interprétation par des virologues, etc. Risque contextuel Détection récente de poliovirus ou autres évènements sentinelles, sensibilité du système de surveillance de la PFA, forte densité de population, faiblesse de la couverture vaccinale et de l’immunité de la population, accès géographique, conflit, populations inaccessibles ou difficiles à atteindre, mouvements de population, etc. Risque de transmission au niveau international Zone frontalière à forte mobilité de la population, populations nomades ou réfugiées, conflits transfrontaliers, itinéraires de déplacements internationaux, etc. 1 Le risque virologique est considéré comme élevé pour tout PVS ou PVDVc 15RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE La détection du virus Sabin de type 2 ou du virus de type Sabin dans une zone où le VPOm2 n’a pas été utilisé au cours des quatre derniers mois doit être déclarée en vertu du RSI. Un tel constat peut traduire la poursuite de l’utilisation et/ou une utilisation non autorisée du VPOt ou du VPOm2, étant donné que les enfants auxquels on a administré du VPO continuent à excréter le virus Sabin pendant environ trois mois. Pour cette raison, la détection du virus Sabin de type 2 ou du virus de type Sabin à partir de n’importe quelle source quatre mois ou plus après la dernière utilisation du VPOm2 appelle une enquête, une évaluation du risque et une notification à l’OMS en vertu du RSI. Prise en compte des évènements sentinelles dans l’évaluation des risques Un évènement sentinelle est une information ou un fait de toute nature, lié ou non à la poliomyélite, qui laisse penser que la communauté ou la région géographique en général peut être exposée à un risque de flambée de poliomyélite. Au nombre des évènements sentinelles, on citera par exemple : 1. l’apparition d’une maladie évitable par la vaccination (par exemple, la rougeole, la diphtérie et/ou le PVDV de tout type) indiquant un faible niveau de vaccination de routine en général (par exemple la rougeole) ou un risque de transmission spécifique de la poliomyélite en raison du mode de transmission interhumaine (par exemple, le choléra) ; 2. le déplacement rapide ou en cours de populations sous-vaccinées ; 3. la détection du virus Sabin de type 2 d’une source biologique ou environnementale en l’absence de l’utilisation du VPOm2 ; 4. la découverte de flacons de VPOt ou de VPOm2 au sein de la communauté. Les communautés ou les zones administratives enregistrant des évènements sentinelles devraient être prises en compte dans l’enquête et l’évaluation des risques. Évaluation régulière des risques Après l'enquête initiale et l'évaluation des riques, les autorités nationales doivent continuer à collecter des informations détaillées pour mettre à jour l’analyse de la situation et l’évaluation des risques (c.-à-d. résultats des enquêtes en laboratoire, informations détaillées sur les populations touchées, etc.). Les pays/régions voisins doivent également continuer à mettre à jour leur évaluation des risques avec l’appui des bureaux régionaux de l’OMS. Les facteurs de risque pertinents à prendre en compte dans l'évaluation régulière des risque sont notamment les suivants : • analyse quantitative et qualitative détaillée et cartographie des mouvements de population (par ex., commerce, migration, déplacements, voies de circulation et de migration telles que routes, lacs et rivières) ; • nombre de populations spécifiques à haut risque ou difficiles à atteindre (par ex., en raison de l’inaccessibilité géographique ou culturelle, des zones d’insécurité, du rejet de la vaccination et d’évènements sentinelles); • modélisation de l'immunité de la population aux types de poliovirus des flambées/événements ; • évaluation détaillée de tous les indicateurs de surveillance au niveau infranational ; • cartographie à l’aide d’un système d’information géographique (SIG), mettant l’accent sur les populations à haut risque, les zones urbaines, les zones frontalières et les régions difficiles d’accès pour une raison ou une autre. Les analyses régulières devraient exploiter les informations provenant de toutes les sources possibles, y compris des données allant au-delà des informations types du programme de lutte contre la poliomyélite. Des entités telles que l’Organisation internationale pour les migrations, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies et le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire peuvent fournir des informations cruciales sur les migrations de population et l’insécurité. 16 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 6 Normes de riposte – aperçu L’étendue de la riposte à un évènement ou une flambée épidémique détectés sera déterminée par le type et la classification du poliovirus et l’évaluation des risques. La clé du succès de la riposte et de l’interruption de la transmission réside dans l’adaptation des stratégies en fonction de l’évolution de la situation, au cours de l’enquête et de la riposte. Normes minimales de riposte aux évènements et aux flambées liés à la poliomyélite La notification d’un nouveau poliovirus ou la propagation du poliovirus dans une nouvelle zone géographique ou population, nécessite que les autorités nationales et les partenaires de l’IMEP s’impliquent vivement et prennent rapidement les mesures suivantes : 1. Enquête détaillée et évaluation des risques (voir les chapitres 4 et 5) 2. Surveillance renforcée pour accroître la sensibilité et l’assurance que toute transmission interhumaine du poliovirus sera rapidement détectée (voir les parties consacrées à l’enquête dans les chapitres 5 et 8) 3. Planification d’une riposte vaccinale. Les fonctions de base et d’appui sont illustrées à la figure 2. Une coordination, une planification, une budgétisation, une participation de la communauté et un suivi constituent des fonctions d’appui essentielles à une riposte réussie. Les initiatives de communication sur les risques et de mobilisation sociale doivent être adaptées à l’évènement ou à la flambée et soutenir le renforcement de la surveillance, les activités de riposte vaccinale et la vaccination de routine. Pour toutes les ripostes à une flambée et à un évènement, il est nécessaire de suivre et de signaler toutes les interventions et tous les renforcements concernant la surveillance, la vaccination et la communication (voir le chapitre 11). Étendue de la vaccination. L’étendue des campagnes de vaccination variera en fonction du type d’évènement lié au poliovirus ou de flambée, de la source de la détection et du contexte. Toutes les flambées (PVDV ou PVS) exigent une riposte vaccinale en faisant recours à un type de VPO spécifique dans les 14 jours suivant la notification du laboratoire. Dans certaines circonstances, des évènements survenant dans des contextes à haut risque peuvent également justifier une riposte vaccinale, tenant compte de l’évaluation des risques et des échanges avec les autorités sanitaires du pays et les experts techniques de l’IMEP. Cette riposte englobe les PVDV en attente de classification ou les PVDV ambigus (PVDVa). L’isolement d’un PVDVi nécessite une évaluation minutieuse pour s’assurer que tous les membres du ménage et les contacts proches avec la communauté sont immunisés par le VPI. Les AVS à plus grande échelle ne sont pas nécessaires à moins que la circulation du poliovirus au sein de la communauté ne soit établie. Un porteur de PVDVi devrait recevoir un traitement approprié contre le syndrome d’immunodéficience qu’il présente et se voir proposer un traitement anti-poliovirus optimal, le cas échéant. Figure 2. Fonctions essentielles et d’appui pour une riposte de qualité à une flambée Enhance surveillance Faire un plaidoyer, communiquer et mobiliser les c ommuna utés Suivre, évaluer et assurer la qualité Notifier, investiguer et évaluer les risques Vacciner : atteindre chaque enfant Renforcer la surveillance Déterminer le grade et déployer les moyens d’appui Planifier, budgétiser et mobiliser les ressources 17RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Fi gu re 3 : St ra té gi es d e ri po st e à la s ui te d e la d ét ec tio n d’ un is ol at d e po lio vi ru s dé ri vé d ’u ne s ou ch e va cc in al e R és ul ta ts d e l’e nq uê te ap pr of on di e su r le te rr ai n et d u sé qu en ça ge Co nt ac t i nf ec té a u se in d e la de la c om m un au té h or s m én ag e En qu êt er Év al ue r le r is qu e Pr is e en c ha rg e cl in iq ue in di qu ée po ur l’ im m un od éfi c ie nc e pr im ai re e t VP I p ou r le s m em br es d u m én ag e et le s co nt ac ts p ro ch es au s ei n de la c om m un au té Ex am in er m en su el le m en t l es éc ha nt ill on s ju sq u’ à ce q ue d eu x éc ha nt ill on s co ns éc ut ifs s oi en t n ég at ifs Pa s de P VD V; p as d ’im m un od éfi c ie nc e = PV DV a D ép en d de la s itu at io n lo ca le . Su r la b as e d’ un e év al ua tio n pl us a pp ro fo nd ie e t d ’a ut re s dé te ct io ns , l e vi ru s pe ut ê tr e re cl as sé e t/ ou n éc es si te r un e ri po st e va cc in al e. Co nt in ue r av ec le s AV S3 + si n éc es sa ir e « No uv ea u » PV DV n on cl as sé 2 Ri po st e va cc in al e ay an t r ec ou rs a u VP O Pa ss ag e de r ip os te r ap id e (2 00 0 00 à 5 00 0 00 en fa nt s de m oi ns d e 5 an s da ns le s 14 jo ur s3 ) AV S1 à g ra nd e éc he lle (1 à 2 m ill io ns d ’e nf an ts da ns le s 4 à 6 se m ai ne s su iv an t l e jo ur 0 ) AV S2 à g ra nd e éc he lle (1 à 2 m ill io ns d ’e nf an ts da ns le s 8 se m ai ne s su iv an t l e jo ur 0 ) R at is sa ge (d an s le s 12 s em ai ne s su iv an t l e jo ur 0 ) Él ev é Fa ib le En qu êt er Év al ue r le r is qu e Év al ua tio n de la ri po st e à la fl am bé e Fl am bé e de P VD Vc 1 O U év èn em en t à h au t r is qu e lié a u PV DV Tr ou bl e im m un ita ire = P VD Vi PV DV Ca s su pp lé m en ta ir es lié s au P VD V = PV DV c ou pl us ie ur s gr ou pe s de c as P VD V no n lié s ou a ut re sc én ar io à r is qu e él ev é = év èn em en t à ris qu e él ev é Tr ai te r co m m e un P VD Vc e t po ur su iv re la r ip os te c on tr e le PV D Vc 1 gé né ti qu em en t lié à u n PV D V c co nn u ou à u n PV D Va a nt ér ie ur 2 éc ha nt ill on p ré le vé d an s le c ad re d e la s ur ve ill an ce e nv ir on ne m en ta le ( SE ) ou c as is ol é de p ar al ys ie fl as qu e ai gu ë no n lié à u n PV D Va c on nu 3 to ut es le s pé ri od es p ar te nt d u jo ur 0 , j ou r de la r éc ep ti on p ar le S iè ge d e l’O M S de s ré su lt at s du s éq ue nç ag e gé né ti qu e du P V D V 2 18 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Les stratégies de riposte à la suite de la détection d’un isolat de poliovirus dérivé d’une souche vaccinale sont illustrées à la figure 3. Déterminer et planifier une riposte de haute qualité à une flambée. Une riposte complète à une flambée comprend les enquêtes, la surveillance et la vaccination, le tout appuyé par des activités de communication et de mobilisation sociale, y compris la coordination transfrontalière entre pays. Des activités coordonnées et de grande qualité apporteront de l’assurance quant à la capacité du pays à détecter rapidement toute circulation du poliovirus et à interrompre la transmission par la vaccination. Pour la surveillance, il est nécessaire de suivre attentivement aussi bien le processus (par exemple, les taux de notification de cas de PFA, la qualité du travail du laboratoire) que les résultats (par exemple, la détection précoce du virus grâce à toutes les stratégies de surveillance appliquées au sein des populations spécifiques présentant un risque élevé). Classification de la flambée L’OMS classera toutes les flambées et, dans certains cas, les évènements survenant dans des contextes à haut risque, suivant le Cadre d’action d’urgencei. La classification est une procédure qui déclenche les politiques de riposte aux flambées de l’OMS et du ou des pays touchés. La classification indiquera le niveau de risque et déterminera les mesures à prendre pour gérer l’évènement ou la flambée dans le contexte du pays. Voir le chapitre 10 pour l’intensification de la riposte en cas de flambée et des informations détaillées sur i Voir « Cadre d’action d’urgence ». Organisation mondiale de la Santé, 2017 ( https://www.who.int/emergencies/grading, p. 28 de la version anglaise, consultée le 8 novembre 2018). le soutien apporté par l’IMEP en fonction de la classification. La classification a pour buts de : • informer tous les partenaires de la nature de l’évènement ou de la flambée, de la riposte requise et de la nécessité de mobiliser des ressources internes et externes ; • activer les mécanismes de riposte l’IMEP ; • inciter les autorités locales et les partenaires de l’IMEP à tous les niveaux à mobiliser des ressources pour apporter du soutien, y compris des ressources humaines immédiates. L’OMS classera une flambée aux niveaux 1, 2 ou 3 dans les 72 heures suivant le jour 0. Une classification est valable durant trois à six mois, pendant la phase initiale de la riposte à une flambée, et devrait être revue à la lumière de nouvelles informations et/ou au fur et à mesure que les activités progressent. Les critères utilisés dans la classification d’une flambée incluent : 1) les possibilités de transmission dans le pays et au-delà des frontières nationales au regard de l’évaluation des risques (risque virologique, risque contextuel, risque de propagation internationale) ; et 2) le niveau de capacité du pays à faire face à la flambée et à la contenir, y compris la capacité de gestion des vaccins. En fonction des circonstances, l’évaluation des risques peut inclure un examen de l’urgence et de la complexité de l’évènement et du risque de réputation qu’il peut créer. La capacité du pays est une évaluation subjective qui s’appuie sur l’infrastructure sanitaire et les défis en cours liés à la sécurité ou à l’accès. La figure 4 présente une matrice générale des risques pour classer un évènement ou une flambée. Figure 4 : Matrice générale des risques pour la classification d’un évènement ou d’une flambée Capacité de riposte du pays Risque de transmission au niveau local ou niveau international Forte Moyenne Faible Faible Niveau 1 Niveau 1 Niveau 2 Moyen Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Élevé Niveau 2 Niveau 3 Niveau 3 19RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Chronologie type d’une riposte à une flambée Le tableau 4 présente les mesures essentielles à prendre et les délais en matière de riposte à un évènement ou à une flambée (voir l’annexe 2 pour une liste détaillée, du jour 0 à la clôture de la flambée). Il est indispensable d’établir rapidement des mécanismes de coordination entre les pays et les partenaires de l’IMEP à tous les niveaux. Cela peut inclure des appels à plusieurs niveaux avec des bureaux de coordination sous- régionaux, régionaux et partenaires mondiaux de la riposte à la flambée. Après la consultation initiale, les opérations sont appuyées par l’Équipe spéciale chargée de la préparation et de la riposte aux flambées épidémiques (OPRTT ) afin de gérer la coordination avec tous les partenaires.. Tableau 4. Principales étapes et chronologie des jalons cruciaux de la riposte à un évènement et à une flambée Chronologie Mesures de riposte ciblant tous les isolats Dans les 24 heures Ouvrir une enquête Le pays et chaque organisme partenaire devront entamer des consultations internes Dans les 48 heures Lancer la coordination des partenaires via l’OPRTT 1 Dans les 72 heures Notification du pays à l’OMS à travers le RSI Analyse du risque et classification Groupe consultatif sur le VPOm2 et demande de vaccins (le cas échéant) Déclaration du pays de l’urgence de santé publique nationale 72 heures pour procéder au lancement Élaborer le plan de riposte de la surveillance, de la vaccination et de la mobilisation sociale L’OPRTT devra coordonner et déployer une équipe de riposte rapide au besoin Dans les 14 jours Riposte vaccinale rapide (passage zéro) Dans les 90 jours Les résultats du monitorage indépendant et du LQAS seront communiqués dans les 14 jours suivant chaque campagne Premier passage de vaccination à grande échelle, deuxième passage à grande échelle et ratissage Évaluer la qualité de la vaccination : • Monitorage indépendant requis3 • LQAS4 à commencer le plus tôt possible Évaluations de la riposte à la flambée (OBRA) 1. Première évaluation dans les trois mois suivant la notification du laboratoire (jour 0) 2. Évaluations trimestrielles de suivi 3. Évaluation finale après au moins six mois sans détection du poliovirus 1 OPRTT = Équipe spéciale chargée de la préparation et de la riposte aux flambées [Outbreak Preparedness and Response Task Team] 2 Voir le chapitre 4, partie B (Détermination de l’étendue géographique de la transmission) et le chapitre 8 (Surveillance à la suite d’une enquête). 3 Le monitorage indépendant ne remplace et n’équivaut pas à la supervision 4 LQAS = échantillonnage par lots pour l’assurance de la qualité 20 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 7 Riposte vaccinale j Voir « 15th Meeting of the Strategic Advisory Group of Experts (SAGE) » Polio Working Group, – Conclusions and recommendations, Note for the Record, avril 2018. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2018(who.int/immunization/sage/meetings/2018/april/2_WHO_Polio_SAGE_Apr2018. pdf?ua=1 , consulté le 8 novembre 2018). L’objectif principal de la riposte vaccinale est d’interrompre rapidement la transmission interhumaine du poliovirus. Le choix du moment et la qualité de la riposte vaccinale sont d’une importance cruciale. Pour pouvoir interrompre la propagation du virus, une riposte vaccinale rapide est nécessaire au sein d’une population et d’une étendue géographique suffisamment grandes. Une vaccination de haute qualité protégera les personnes contre l’infection à poliovirus et préviendra des flambées à l’avenir en cas d’importation. Le vaccin antipoliomyélitique oral approprié à la souche de poliovirus induit une immunité des muqueuses intestinales et reste le vaccin de choix pour interrompre rapidement la transmission et mettre fin à des flambées de poliomyélite. Le vaccin le plus approprié est choisi avec l’appui technique de l’OMS et des partenaires de l’IMEPj. Chronologie et ampleur des activités de vaccination L’IMEP a approuvé une stratégie de vaccination en quatre étapes pour les flambées et les évènements survenant dans des contextes à haut risque pour tous les types de poliovirus (types 1, 2 et 3) (voir la figure 5). La riposte consiste en une riposte rapide, puis des AVS1, des AVS2 et un ratissage ciblé obligatoire, avec l’option de réaliser d’autres AVS si des isolats sont identifiés malgré la vaccination, des cas ou d’autres preuves de transmission continue le justifient. Cette stratégie a pour but d’assurer : 1) riposte dans les délais; 2) deux passages de vaccination à grande échelle de haute qualité ; 3) la revaccination dans toutes les zones où la qualité était insuffisante ; et 4) l’élimination de tous les VPOm2 sur le terrain dans les meilleurs délais (uniquement pour la riposte au poliovirus de type 2). Campagne de riposte vaccinale rapide (RR) Pour une flambée ou un évènement à haut risque, une campagne de riposte vaccinale rapide constituera la première riposte vaccinale à déployer dans les 14 jours suivant la réception du résultat du séquençage en laboratoire (jour 0). Cette riposte rapide (RR) cible la zone immédiate d’isolement du virus, afin d’empêcher toute propagation (même si la source demeure inconnue). La riposte doit être rapide, ciblée et à petite échelle ; l’intention doit être de mener des interventions de qualité dans les zones à haut risque proches du lieu où le poliovirus a été détecté. Si elle ne peut être mise en œuvre rapidement (dans un délai de trois semaines), l’équipe nationale peut envisager de procéder directement aux AVS1 ciblant la population appropriée. Cette décision doit être prise en concertation avec les partenaires de l’IMEP. AVS1 et AVS2 Deux campagnes de vaccination de haute qualité à grande échelle (plus de 90 % des enfants vaccinés) devraient être complétées dans les huit semaines suivant le résultat du séquençage en laboratoire (jour 0). La riposte sera adaptée au type de virus et au contexte local. La durée de la campagne d’AVS1 et d’AVS2 peut être prolongée ou l’effort peut être redoublé par d’autres moyens, tels que le déploiement de personnel et de superviseurs supplémentaires, afin de mener à bien la campagne et atteindre les enfants non vaccinés dans les zones où les résultats sont médiocres, recensées par le monitorage pendant la campagne ou dans les observations du superviseur. Campagne de vaccination de ratissage ou AVS supplémentaire Une campagne de ratissage est nécessaire comme étape supplémentaire partout où le monitorage indique que des enfants n’ont pas été couverts dans certains districts de santé ou zones sanitaires, afin de garantir l’interruption de la transmission (même en l’absence de nouvelles détections de poliovirus). Les informations permettant d’orienter la sélection des districts en vue d’une campagne de vaccination de ratissage peuvent inclure : le monitorage pendant la campagne, le monitorage indépendant, les récits de témoins oculaires et les contrôles ponctuels, le LQAS, les enquêtes post-campagne, ou de nouveaux évènements tels que les mouvements de population, et les isolats identifiés malgré la vaccination. Une campagne de vaccination de ratissage devrait être incluse dans le plan de riposte initial à la flambée, correctement calibrée et 21RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE mise en œuvre après l’AVS2, et annulé uniquement si TOUTES les zones sanitaires ont fait preuve d’une mise en œuvre et une couverture vaccinale de haute qualité. Lorsque la qualité à l’évidence est médiocre dans une vaste zone géographique, que des isolats sont identifiés malgré la vaccination, ou que la flambée continue de se propager à des zones non vaccinées, de nouvelles AVS devraient être envisagées et planifiées. Deux campagnes doivent être menées après la dernière détection du virus. On peut envisager qu’une vaccination de ratissage de haute qualité soit l’une de ces campagnes si la zone de détection du virus a été couverte deux fois. Population cible Évènements ou flambées épidémiques de types 1 et 3 : La première riposte rapide (ou round zéro) peut porter sur 200 000 à 500 000 enfants, et environ 2 millions pour les campagnes suivantes à plus grande échelle. Évènements ou flambées épidémiques de type 2 : La première riposte rapide (ou round zéro) peut porter sur 100 000 à 400 000 enfants, et environ 1 à 4 millions pour les campagnes suivantes à plus grande échelle. Voir les Tableaux 5 et 6 pour plus d’informations. Il est possible d’envisager d’élargir davantage l’étendue géographique, dans les zones à forte densité de population, ou s’il existe des preuves ou un risque de circulation extensive du poliovirus (par exemple, une population touchée par une flambée bien connectée à une grande zone urbaine). L’étendue géographique de la riposte est évaluée au cas par cas au moyen d’une évaluation détaillée des risques, reposant sur des discussions avec des experts techniques (épidémiologistes, virologues et spécialistes dans le pays), afin de s’assurer de couvrir toutes les zones à haut risque. Pour parvenir à une large couverture, il faudrait que les capacités du programme soient à la hauteur de la population cible. En fonction du contexte et des capacités locales, on peut envisager un échelonnement des campagnes afin d’assurer la qualité dans chaque région géographique et démographique couverte. Groupe d’âge cible Pour les AVS, il s’agit des enfants de moins de cinq ans. Un groupe d’âge élargi (jusqu’à 10 ou 15 ans, ou l’ensemble de la population en fonction du contexte local) devrait être envisagé s’il existe des signes de circulation du virus parmi les groupes d’âge plus avancé. Campagnes à intervalles courts L’intervalle entre les cycles d’AVS peut être aussi court qu’une semaine. Cette norme s’applique à tout type de VPO utilisé. Par exemple, une campagne par le VPOm2 pourrait être suivie une semaine plus tard par une campagne vaccination par le VPOm2 ou le VPOb si nécessaire. Une stratégie axée sur une dose supplémentaire à intervalle court (SIAD) peut être utilisée dans des circonstances spécifiques lorsqu’on est en présence de plusieurs poliovirus en circulation et/ou lorsqu’une brève possibilité d’accès ou une possibilité de vaccination se présente (par exemple, pour les enfants mobiles ou difficiles à atteindre). Les stratégies de riposte recommandées pour les pays utilisant le VPO pour chaque type de poliovirus sont décrites dans les tableaux 5 (évènements) et 6 (flambées). Figure 5. Représentation visuelle de la chronologie et ampleur des activités de vaccination Intensifi cation ou extension des activités de campagne avant la fi n des AVS1 et AVS2 pour balayer ou « ratisser » les zones de piètres résultats recensées au cours de la campagne. Riposte rapide Vaccination de ratissage AVS 1 AVS 2 22 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Encadré 2. • Le poliovirus de type 2 se propage maintenant rapidement en raison d’une baisse de l’immunité contre ce poliovirus. Dans les pays où le PVS1 est endémique, la riposte au PVDVc2 doit être immédiate. • Lors de flambées simultanées de PVDVc2 et PVDVc1 ou PVDVc3, la riposte immédiate au PVDVc2 est également prioritaire. • Pour des raisons opérationnelles, la co-administration de VPOm2 et de VPOb n’est pas recommandée pendant les campagnes • Un évènement ou une flambée de poliomyélite dans un pays qui n’utilise que le VPI dans son programme de vaccination de routine nécessite une concertation immédiate avec l’OMS, comme pour tout évènement ou toute flambée de poliomyélite partout dans le monde • Quels que soient les plans de riposte à une flambée, la vaccination de routine au VPOb et au VPI doit se poursuivre sans interruption Vaccination de routine Le renforcement de la vaccination routine reste un pilier central de l’éradication de la poliomyélite. La vaccination au VPOb/VPI et autres antigènes doit se poursuivre comme à l’accoutumée et être renforcée, même si les séances de vaccination ont lieu le même jour que la riposte à une flambée ou quelques jours après. Des stratégies d’atténuation de tout effet néfaste de la riposte à une flambée sur la réalisation de la vaccination de routine doivent être planifiées (par exemple, si le personnel est réaffecté à des AVS, reprogrammer immédiatement les séances de vaccination de routine). Riposte au poliovirus de type 2 Pour les évènements ou flambées en lien avec le poliovirus de type 2, lorsque l’utilisation du VPOm2 est nécessaire pour protéger les enfants de la paralysie et stopper la transmission, il est encore plus essentiel d’intervenir rapidement et d’entreprendre ensuite des campagnes à large échelle et de ratissage. Le VPO contenant le sérotype 2 du poliovirus atténué n’étant plus utilisé dans la vaccination de routine, les campagnes de vaccination au VPOm2 constituent une dernière occasion d’assurer la protection mucosale contre le poliovirus de type 2. 23RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ta bl ea u 5. S tr at ég ie s de ri po st e à un é vè ne m en t p ar ty pe d e po lio vi ru s Is ol at So ur ce Ri po st e gé né ra le Ri po st e va cc in al e Dé la is PV S PV S de ty pe 1 o u 3 En vi ro nn em en ta le • Re ch er ch e de c as e t d e si gn es d e la tr an sm is si on d u vi ru s au s ei n de la co m m un au té • Év al ua tio n du s ta tu t i m m un ita ire d e la p op ul at io n • Re nf or ce m en t d e la s ur ve ill an ce • Év al ua tio n de la ri po st e à l’é vè ne m en t si d es A VS o nt é té m en ée s - Le p la n et la m is e en œ uv re d es A VS d ép en de nt d e la si tu at io n lo ca le , c om m e l’i nd iq ue nt l’ OM S et le s pa rt en ai re s de l’ IM EP PV S2 En vi ro nn em en ta le (s an s pr eu ve d e su je ts e xc ré ta nt le vi ru s) • Re ch er ch e de c as e t d e si gn es d e la tr an sm is si on d u vi ru s au s ei n de la co m m un au té • Év al ua tio n du s ta tu t i m m un ita ire d e la p op ul at io n • Re nf or ce m en t d e la s ur ve ill an ce • Év al ua tio n de la ri po st e à l’é vè ne m en t si d es A VS o nt é té m en ée s Le p la n et la m is e en œ uv re d es A VS d ép en de nt d e la s itu at io n lo ca le . P as d ’A VS s au f s i l e ris qu e es t é le vé . D an s le s cé na rio d e ris qu e él ev é, p ré vo ir de ux to ur s d’ AV S de q ua lit é - Âg e ci bl e : 0 à 5 a ns - Va cc in V PO m 2 - Re qu êt e de v ac ci ns a u Di re ct eu r G én ér al d e l’O M S Ci bl ag e d’ en vi ro n 1 à 2 m ill io ns d ’e nf an ts Da ns u n sc én ar io de ri sq ue é le vé : Pr em iè re AV S da ns le s 14 jo ur s su iv ie s de c am pa gn es su cc es si ve s de gr an de q ua lit é PV DV PV DV 2 (n ou ve l i so le m en t sa ns li en ) da ns u ne zo ne o ù le VP Om 2 n’ a pa s ét é ut ili sé a u co ur s de s 12 d er ni er s m oi s H um ai ne o u en vi ro nn em en ta le • En qu êt e ép id ém io lo gi qu e et s oc ia le • Re ch er ch e de c as e t d e pr eu ve s de la tr an sm is si on d u vi ru s • Év al ua tio n du s ta tu t i m m un ita ire d e la p op ul at io n • Re nf or ce m en t d e la s ur ve ill an ce • Av is d e l’I M EP s ur le ri sq ue vi ro lo gi qu e • Re nf or ce m en t d e la v ac ci na tio n sy st ém at iq ue a u VP I • Év al ua tio n de la ri po st e à l’é vè ne m en t si d es A VS o nt é té m en ée s Le p la n et la m is e en œ uv re d es A VS d ép en de nt d e la s itu at io n lo ca le . L a dé te ct io n d’ un P VD V2 d an s un e zo ne o ù le V PO m 2 n’ a pa s ét é ut ili sé a u co ur s de s 12 d er ni er s m oi s né ce ss ite u ne ré po ns e ra pi de im m éd ia te , d es A VS 1 et A VS 2 de q ua lit é et u n to ur de ra tis sa ge - Âg e ci bl e : 0 à 5 a ns - Va cc in V PO m 2 - Ri po st e ra pi de : Ci bl ag e d’ en vi ro n 10 0 00 0 à 40 0 00 0 en fa nt s - La p or té e de s AV S1 e t A VS 2 in fé rie ur e à 2 m ill io n pe ut ê tr e ré du ite à u ne p op ul at io n de 1 00 0 00 à 4 00 0 00 e nf an ts ; to ut ef oi s, il c on vi en t d e m en er d es A VS s up pl ém en ta ire s de pl us g ra nd e en ve rg ur e si la tr an sm is si on e st a vé ré e (c ’e st - à- di re u n PV DV c2 ). - Ca m pa gn e de ra tis sa ge s i n éc es sa ire - Re qu êt e de v ac ci ns a u Di re ct eu r G én ér al d e l’O M S 24 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Is ol at So ur ce Ri po st e gé né ra le Ri po st e va cc in al e Dé la is PV DV 2 (n ou ve l i so le m en t sa ns li en ) da ns u ne zo ne o ù au m oi ns 2 A VS ut ili sa nt le V PO m 2 on t é té m en ée s au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s H um ai ne o u en vi ro nn em en ta le • En qu êt e ép id ém io lo gi qu e et s oc ia le • Re ch er ch e de c as e t d e pr eu ve s de la tr an sm is si on d u vi ru s • Év al ua tio n du s ta tu t i m m un ita ire d e la p op ul at io n • Re nf or ce m en t d e la s ur ve ill an ce • Av is d e l’I M EP s ur le ri sq ue vi ro lo gi qu e • Re nf or ce m en t d e la v ac ci na tio n de ro ut in e au V PI • Év al ua tio n de la ri po st e à l’é vè ne m en t si d es A VS o nt é té m en ée s Le p la n et la m is e en œ uv re d es A VS d ép en de nt d e la s itu at io n lo ca le . N ’e xi ge P AS d e rip os te v ac ci na le im m éd ia te , à m oi ns q ue l’ on es tim e qu ’il s’ ag it d’ un s cé na rio à h au t r is qu e" PV DV i2 H um ai ne • En qu êt e ép id ém io lo gi qu e et s oc ia le Le s AV S ne s on t p as n éc es sa ire s: - Im m un og lo bu lin e in tr av ei ne us e po ur le c as (+ a nt ic or ps m on oc lo na ux o u an tiv ira ux s i d is po ni bl es ) - VP I p ou r l es m em br es p ro ch es d u m én ag e et c on ta ct s pr oc he s de la c om m un au té PV DV d e ty pe 1 o u 3 (e n at te nt e de cl as si fic at io n) H um ai ne o u en vi ro nn em en ta le • En qu êt e ép id ém io lo gi qu e et s oc ia le • Re ch er ch e de c as e t d e pr eu ve s de la tr an sm is si on d u vi ru s • Év al ua tio n du s ta tu t i m m un ita ire d e la p op ul at io n • Re nf or ce m en t d e la s ur ve ill an ce • Év al ua tio n de la ri po st e à l’é vè ne m en t si d es A VS o nt é té m en ée s De s AV S pe uv en t ê tr e en vi sa gé es PV DV a de ty pe 1 o u 3 H um ai ne o u en vi ro nn em en ta le • En qu êt e ép id ém io lo gi qu e et s oc ia le • Re ch er ch e de c as e t d e pr eu ve s de la tr an sm is si on d u vi ru s • Év al ua tio n du s ta tu t i m m un ita ire d e la p op ul at io n • Re nf or ce m en t d e la s ur ve ill an ce • Év al ua tio n de la ri po st e à l’é vè ne m en t si d es A VS o nt é té m en ée s De s AV S pe uv en t ê tr e en vi sa gé es PV DV i d e ty pe 1 o u 3 H um ai ne • En qu êt e ép id ém io lo gi qu e et s oc ia le Le s AV S ne s on t p as n éc es sa ire s 25RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Is ol at So ur ce Ri po st e gé né ra le Ri po st e va cc in al e Dé la is Sa bi n De ty pe S ab in d e ty pe 2 H um ai ne o u en vi ro nn em en ta le (p lu s de q ua tr e m oi s ap rè s la de rn iè re ri po st e au m oy en d u VP Om 2 da ns la ré gi on im m éd ia te ) • En qu êt e ép id ém io lo gi qu e et s oc ia le • Év al ua tio n du s ta tu t i m m un ita ire d e la p op ul at io n • Re nf or ce m en t d e la s ur ve ill an ce Le s AV S ne s on t p as n éc es sa ire s à m oi ns q u’ il ne s oi t j ug é qu e le sc én ar io s oi t à ri sq ue é le vé Ta bl ea u 6. R ip os te v ac ci na le à u ne fl am bé e pa r t yp e de p ol io vi ru s po ur le s pa ys u til is an t l e VP O Ty pe d e vi ru s ob je t de la fl am bé e St ra té gi e de ca m pa gn e Am pl eu r d e la ca m pa gn e Gr ou pe d ’â ge Va cc in Dé la i d ’o rg an is at io n de la ca m pa gn e à co m pt er d u jo ur 0 (r és ul ta t d u sé qu en ça ge e n la bo ra to ire ) PV DV c PV DV c2 Hu m ai n ou en vi ro ne m en ta l Zo ne n ou ve lle m en t in fe ct ée o u zo ne da ns la qu el le le VP Om 2 n’ a pa s ét é ut ili sé d ur an t l es de rn ie rs 6 m oi s Ri po st e ra pi de (R R) 1 Pe tit e zo ne g éo gr ap hi qu e im m éd ia te à ris qu e (é pi ce nt re d e la fl am bé e) En vi ro n 10 0 00 0 à 40 00 00 en fa nt s 0- 5 an s VP Om 2 Re qu êt e ad re ss ée au D ire ct eu r G én ér al de l’ OM S pa r l’i nt er m éd ia ire d u Gr ou pe c on su lta tif su r l e VP Om 2 Da ns le s 14 jo ur s La ra pi di té d e l’i nt er ve nt io n es t cr uc ia le AV S 1 M ic ro p la ni fic at io n de h au te q ua lit é Au m oi ns 1 à 4 m ill io ns d’ en fa nt s pr en an t e n co m pt e to ut es le s zo ne s à ris qu es 0- 5 an s VP Om 2 Da ns le s 28 jo ur s AV S2 En a m él io ra nt d av an ta ge la q ua lit é Au m oi ns 1 à 4 m ill io ns d’ en fa nt s pr en an t e n co m pt e to ut es le s zo ne s à ris qu es 0- 5 an s VP Om 2 Da ns le s 6 à 8 se m ai ne s Ra tis sa ge 2 Re qu is d an s to ut es le s ré gi on s/ zo ne s sa ni ta ire s ne ré po nd an t p as a ux n or m es de q ua lit é : p . e x. c ou ve rt ur e in fé rie ur e à 90 % , r ej et p ar le L QA S, e nf an ts n on at te in ts p ar le s AV S1 /A VS 2 Se lo n le s be so in s 0- 5 an s VP Om 2 Ra tis sa ge d an s le s 3 m oi s (9 0 jo ur s) su iv an t l es ré su lta ts in iti au x du sé qu en ça ge d u vi ru s, d an s to ut es le s zo ne s sa ni ta ire s ne ré po nd an t pa s au x no rm es d e qu al ité 26 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ty pe d e vi ru s ob je t de la fl am bé e St ra té gi e de ca m pa gn e Am pl eu r d e la ca m pa gn e Gr ou pe d ’â ge Va cc in Dé la i d ’o rg an is at io n de la ca m pa gn e à co m pt er d u jo ur 0 (r és ul ta t d u sé qu en ça ge e n la bo ra to ire ) PV DV c2 h um ai n ou en vi ro nn em en ta l Is ol at s id en tif ié s m al gr é la va cc in at io n Le s dé te ct io ns s up pl ém en ta ire s ou le s is ol at s id en tif ié s m al gr é la v ac ci na tio n da ns d es z on es o ù pl us d e 2 AV S ut ili sa nt le V PO m 2 on t é té m en ée s au c ou rs d es 6 de rn ie rs m oi s né ce ss ite nt d ’e ffe ct ue r au m oi ns d eu x AV S su pp lé m en ta ire s ou se lo n le s be so in s ju sq u’ à ce q ue d eu x AV S so ie nt a ch ev ée s ap rè s la d er ni èr e dé te ct io n de p ol io vi ru s( 3) Po rt ée ré du ite à < 2 m ill io ns d’ en fa nt s 0- 5 an s VP Om 2 Co ns ul ta tio n ré gu liè re d e l’I M EP e t du g ro up e co ns ul ta tif s ur le V PO m 2 po ur e xa m in er la s tr at ég ie e t l a po rt ée d es a ct iv ité s PV DV c de ty pe 1 ou 3 h um ai n ou en vi ro nn em en ta l Ri po st e ra pi de (R R) 1 Pe tit e zo ne g éo gr ap hi qu e im m éd ia te à ris qu e (é pi ce nt re d e la fl am bé e) En vi ro n 20 0 00 0 à 50 0 00 0 en fa nt s 0- 5 an s VP Ob Da ns le s 14 jo ur s La ra pi di té d e l’i nt er ve nt io n es t cr uc ia le AV S 1 M ic ro p la ni fic at io n de h au te q ua lit é 2 m ill io ns d ’e nf an ts , p re nd re en c om pt e to ut es le s zo ne s à ris qu e 0 à 5 an s (o u gr ou pe d ’â ge él ar gi s i né ce ss ai re ) VP Ob Da ns le s 28 jo ur s AV S2 En a m él io ra nt d av an ta ge la q ua lit é 2 m ill io ns d ’e nf an ts , p re nd re en c om pt e to ut es le s zo ne s à ris qu e 0- 5 an s VP Ob Da ns le s 6 à 8 se m ai ne s Ra tis sa ge (2 ) Re qu is d an s to ut es le s ré gi on s/ zo ne s sa ni ta ire s ne ré po nd an t p as a ux n or m es de q ua lit é : p . e x. c ou ve rt ur e in fé rie ur e à 90 % , r ej et p ar le L QA S, e nf an ts n on at te in ts p ar le s AV S1 /A VS 2 Se lo n le s be so in s 0- 5 an s VP Ob Ra tis sa ge d an s le s 3 m oi s (9 0 jo ur s) su iv an t l es ré su lta ts in iti au x du sé qu en ça ge d u vi ru s, d an s to ut es le s zo ne s sa ni ta ire s ne ré po nd an t pa s au x no rm es d e qu al ité Po ur su ite d u ra tis sa ge o u él ar gi ss em en t de s AV S si la fl am bé e n’ a pa s ét é m aî tr is ée d an s le s 12 0 jo ur s. A VS 3/ AV S4 se lo n le s be so in s, ju sq u’ à l’a ch èv em en t de d eu x AV S ap rè s la d er ni èr e dé te ct io n du p ol io vi ru s3 Co ns ul ta tio n ré gu liè re d e l’I M EP p ou r r ev oi r l a st ra té gi e et la p or té e PV S PV S 1 ou P VS 3 hu m ai n ou en vi ro nn em en ta l Ri po st e ra pi de (R R) 1 Pe tit e zo ne g éo gr ap hi qu e im m éd ia te à ris qu e (é pi ce nt re d e la fl am bé e) Au m in im um 50 0 00 0 en fa nt s 0- 5 an s VP Ob Da ns le s 14 jo ur s La ra pi di té d e l’i nt er ve nt io n es t cr uc ia le AV S 1 M ic ro p la ni fic at io n de h au te q ua lit é Au m in im um 2 m ill io ns d ’e nf an ts , p re nd re en c om pt e to ut es le s zo ne s à ris qu e 0- 5 an s VP Ob Da ns le s 28 jo ur s 27RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ty pe d e vi ru s ob je t de la fl am bé e St ra té gi e de ca m pa gn e Am pl eu r d e la ca m pa gn e Gr ou pe d ’â ge Va cc in Dé la i d ’o rg an is at io n de la ca m pa gn e à co m pt er d u jo ur 0 (r és ul ta t d u sé qu en ça ge e n la bo ra to ire ) AV S2 En a m él io ra nt d av an ta ge la q ua lit é Au m in im um 2 m ill io ns d ’e nf an ts , p re nd re en c om pt e to ut es le s zo ne s à ris qu e 0- 5 an s VP Ob Da ns le s 6 à 8 se m ai ne s Ra tis sa ge (2 ) Re qu is d an s to ut es le s ré gi on s/ zo ne s sa ni ta ire s ne ré po nd an t p as a ux n or m es de q ua lit é : p . e x. c ou ve rt ur e in fé rie ur e à 90 % , r ej et p ar le L QA S, e nf an ts n on at te in ts p ar le s AV S1 /A VS 2 Se lo n le s be so in s 0- 5 an s VP Ob Ra tis sa ge d an s le s 3 m oi s (9 0 jo ur s) su iv an t l es ré su lta ts in iti au x du sé qu en ça ge d u vi ru s, d an s to ut es le s zo ne s sa ni ta ire s ne ré po nd an t pa s au x no rm es d e qu al ité Po ur su ite d u ra tis sa ge o u él ar gi ss em en t de s AV S si la fl am bé e n’ a pa s ét é m aî tr is ée d an s le s 12 0 jo ur s. A VS 3/ AV S4 se lo n le s be so in s, ju sq u’ à l’a ch èv em en t de d eu x AV S ap rè s la d er ni èr e dé te ct io n du p ol io vi ru s3 Co ns ul ta tio n ré gu liè re d e l’I M EP p ou r r ev oi r l a st ra té gi e et la p or té e PV S 2 Hu m ai ne - Dé pe nd de la si tu at io n lo ca le e t d e la dé te ct io n év en tu el le d' un e ru pt ur e de co nf in em en t o u de la ré ap pa rit io n d’ un e so ur ce in co nn ue Ré po ns e ra pi de (R R) (1 ) Pe tit e zo ne gé og ra ph iq ue im m éd ia te à ri sq ue (é pi ce nt re d e la fl am bé e) En vi ro n 20 0 00 0 à 50 0 00 0 en fa nt s 0- 5 an s VP Om 2 De m an de a dr es sé e au D ire ct eu r g én ér al de l’ OM S pa r l’i nt er m éd ia ire d u Gr ou pe c on su lta tif su r l e VP Om 2 Da ns le s 14 jo ur s. L a ra pi di té d e l’i nt er ve nt io n es t c ru ci al e AV S 1 M ic ro p la ni fic at io n de h au te q ua lit é Au m oi ns 1 à 2 m ill io ns d’ en fa nt s, p re nd re e n co m pt e to ut es le s zo ne s à ris qu e 0- 5 an s VP Om 2 Da ns le s 28 jo ur s AV S 2 En a m él io ra nt d av an ta ge la q ua lit é Au m oi ns 1 à 2 m ill io ns d’ en fa nt s, p re nd re e n co m pt e to ut es le s zo ne s à ris qu e 0- 5 an s VP Om 2 Da ns le s 6 à 8 se m ai ne s Ra tis sa ge (2 ) R eq ui s da ns to ut es le s ré gi on s/ zo ne s sa ni ta ire s ne ré po nd an t p as au x no rm es d e qu al ité : p. e x. c ou ve rt ur e in fé rie ur e à 90 % , r ej et p ar le L QA S, en fa nt s no n at te in ts p ar le s AV S1 /A VS 2 Se lo n le s be so in s 0- 5 an s VP Om 2 Ra tis sa ge d an s le s 3 m oi s (9 0 jo ur s) su iv an t l es ré su lta ts in iti au x du sé qu en ça ge d u vi ru s, d an s to ut es le s zo ne s sa ni ta ire s ne ré po nd an t pa s au x no rm es d e qu al ité 28 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ty pe d e vi ru s ob je t de la fl am bé e St ra té gi e de ca m pa gn e Am pl eu r d e la ca m pa gn e Gr ou pe d ’â ge Va cc in Dé la i d ’o rg an is at io n de la ca m pa gn e à co m pt er d u jo ur 0 (r és ul ta t d u sé qu en ça ge e n la bo ra to ire ) Po ur su ite d u ra tis sa ge o u él ar gi ss em en t de s AV S si la fl am bé e n’ a pa s ét é m aî tr is ée d an s le s 12 0 jo ur s. A VS 3/ AV S4 se lo n le s be so in s, ju sq u’ à l’a ch èv em en t de d eu x AV S ap rè s la d er ni èr e dé te ct io n du p ol io vi ru s3 Co ns ul ta tio n ré gu liè re d e l’I M EP p ou r r ev oi r l a st ra té gi e et la p or té e PV S2 Ru pt ur e de co nf in em en t Co ns ul te r le s di re ct iv es co nc er na nt la ge st io n da ns le c ad re d e la sa nt é pu bl iq ue de l’ ex po si tio n à de s po lio vi ru s vi va nt s lié e à de s in st al la tio ns k In fe ct io n au P VS o u ca s de P FA : vé rif ie r le s ta tu t v ac ci na l ; e t a dm in is tr er d u VP O/ VP I a ux p er so nn es /c as e xp os és , a ux m em br es d e la fa m ill e et a ux c on ta ct s pr oc he s Ex am in er le s op tio ns p ou r u ne ri po st e pl us la rg e Co ns ul te r l ’O M S, le s pa rt en ai re s de l’ IM EP e t l e Gr ou pe c on su lta tif s ur le V PO m 2 PV S2 en vi ro nn em en ta l M en er u ne e nq uê te e n pr iv ilé gi an t la p is te d ’u ne p os si bl e ru pt ur e de co nf in em en t ; la ri po st e dé pe nd d e no m br eu x fa ct eu rs Co ns ul te r l ’O M S, le s pa rt en ai re s de l’ IM EP e t l e Gr ou pe c on su lta tif s ur le V PO m 2 1 U ne r ip os te r ap id e (R R ) es t ég al em en t pa rf oi s ap pe lé r ou nd z ér o po ur s ou lig ne r qu e la r ap id it é es t la p ri nc ip al e pr io ri té . 2 U ne r at is sa ge e st n éc es sa ir e en c as d e pr eu ve d ’u ne c ou ve rt ur e in fé ri eu re à 9 0 % , d ’u n LQ A S re je té ( se ui l d e 90 % ), d ’e nf an ts m an qu és d e fa ço n ré pé té e (r év él és p ar e xe m pl e pa r un m on it or ag e in dé pe nd an t ci bl é da ns de s gr ou pe s di ffi ci le s à at te in dr e, d es v ill ag es r éc em m en t dé co uv er ts o u de s re fu s ch ro ni qu es ) o u de t ou te a ut re p re uv e in di qu an t l’i ns uf fis an ce d e la p or té e ou d e la q ua lit é de la c am pa gn e. L es in di ce s po in ta nt d es la cu ne s da ns la v ac ci na ti on d oi ve nt ê tr e fa ir e l’o bj et d ’u ne e nq uê te c om pl èt e. 3 L’a m pl eu r et la p or té e de s AV S dé pe nd ro nt d es c ir co ns ta nc es lo ca le s. P ar e xe m pl e, d an s ce rt ai ne s si tu at io ns , u ne A V S et u n ra ti ss ag e ob lig at oi re p eu ve nt s uf fir e si c e de rn ie r co uv re la z on e du d er ni er is ol at d e po lio vi ru s dé te ct é. k Vo ir « P ub lic H ea lt h M an ag em en t of F ac ili ty -R el at ed E xp os ur e to L iv e Po lio vi ru se s: I nt er im g ui da nc e in m an ag in g ex po se d pe rs on s fo r co un tr ie s ho st in g fa ci lit ie s th at m ai nt ai n liv e po lio vi ru se s » di sp on ib le d an s la bi bl io th èq ue d u si te W eb d e l’I M E P ; h tt p: // po lio er ad ic at io n. or g/ to ol s- an d- lib ra ry /r es ou rc es -f or -p ol io -e ra di ca to rs /g pe i- to ol s- pr ot oc ol s- an d- gu id el in es /. 29RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Campagnes de haute qualité Conformément aux objectifs de performance des POS, toutes les flambées de poliomyélite et tout évènement de poliomyélite de type 2 présentant un risque élevé de propagation rapide nécessitent une RR vaccinale dans les 14 jours suivant la notification, suivie de la conduite de campagnes de vaccination de haute qualité (c.-à-d. des AVS). Lors de la mise en œuvre de la stratégie de vaccination en quatre étapes en riposte à une flambée, il existe une tension entre la tenue d’une riposte en temps voulu (c’est-à-dire dans les 14 jours) et la couverture vaccinale souhaitée (plus de 90 %). Dans les contextes où le poliovirus est détecté, la RR (round 0) peut ne pas être à la hauteur de toutes les attentes sur le plan de la qualité (par exemple, des problèmes de sécurité ou d’accès, des difficultés opérationnelles, des sous-groupes de populations difficiles à atteindre et/ou résistantes à la vaccination, ou tout simplement le manque de temps pour la planification). Cet état de fait est acceptable du moment où la riposte arrive à temps. Qu’à cela ne tienne, des campagnes de qualité sont essentielles pour interrompre la transmission du poliovirus d’un enfant à un autre enfant. Il est donc indispensable de veiller à ce que les première et deuxième campagnes de vaccination à grande échelle (AVS1 et AVS2) touchent chaque enfant. Il est particulièrement important d’atteindre chaque enfant lorsqu’on utilise le VPOm2 en raison de la baisse rapide de l’immunité mucosale contre le poliovirus de type 2 partout dans le monde depuis le retrait du VPOt. Une microplanification de qualité, le suivi de l’état de préparation et le monitorage pendant et après la campagne sont autant de stratégies essentielles à la préparation et à la conduite de campagnes de haute qualité. Microplanification de qualité. La préparation de plans et de budgets au niveau macro en fonction de la population cible, des conditions locales et des coûts opérationnels permet aux parties prenantes de discuter des stratégies et d’obtenir des ressources. Une telle planification descendante doit rapidement s’accompagner d’une microplanification ascendante efficace (c’est-à-dire l’élaboration et la validation de plans au niveau de la communauté). La formation et la supervision formative aident à garantir la qualité des microplans. Des innovations telles que les images de SIG sont utiles pour valider les plans dans des contextes qui posent des problèmes ou difficiles à atteindre (par exemple des zones urbaines densément peuplées, des zones de peuplement éloignées pour lesquelles les AVS sont peu consignées par écrit ou n’ayant bénéficié d’aucune AVS précédemment, et les populations inaccessibles l Voir « Microplanning Guidelines ». Ligne directrice de l’IMEP. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2011 (retrouver le document dans la bibliothèque de l’IMEP http://polioeradication.org/tools-and-library/resources-for-polio-eradicators/gpei-tools-protocols-and- guidelines/, consulté le 8 novembre 2018). m Voir « Best practices in microplanning for polio eradication ». Lignes directrices de l’IMEP. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2018 (https://www.who.int/polio-transition/documents-resources/best-practices-microplanning.pdf?ua=1 , consulté le 8 novembre 2018). n Voir « Best Practices for Monitoring the Quality of Polio Eradication Campaign Performance », Lignes directrices de l’IMEP. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2018 (http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2018/12/Best-practice-for-monitoring-the-quality-of-polio- eradication-campaign-performance.pdf, consulté le 8 novembre 2018). ou mobiles). Voir « Microplanning Guidelines »l et « Best Practices in Microplanning for Polio Eradication »m pour éclairer l’élaboration de microplans. Suivi de l’état de préparation. Un tableau de bord de la préparation et/ou une liste de contrôle et un calendrier sont nécessaires pour suivre l’état de préparation des pays au lancement des AVS et soutenir une mise en œuvre de qualité. Il faut un état de préparation détaillé avant la campagne et un suivi de la qualité pendant la campagne pour toutes les ripostes vaccinales. Des ressources consacrées au suivi de la préparation sont disponibles. Suivi de la campagne. Une campagne de haute qualité doit viser un taux de couverture supérieure à 90 % pour les AVS1 et AVS2, sans qu’aucun enfant ne soit continuellement oublié. Un suivi pendant et après la campagne est essentiel pour garantir la qualité des AVS à toutes les phases. Toutes les sources de données relatives aux phases pendant et après la campagne doivent être examinées et recoupées pour évaluer la qualité de la campagne, notamment les aspects suivants, sans s’y limiter pour autant : • la couverture administrative • le monitorage rapide pendant la campagne, les enquêtes de convenance et les contrôles inopinés • le monitorage indépendant : suivi porte-à-porte et suivi en dehors des ménages (enquêtes dans les marchés) • LQAS en grappes • la cohérence globale des sources de données • Mouvements de populations nouveaux et continus • la gestion des vaccins, le suivi et le rapportage des taux de perte de vaccins, les doses restantes et le nombre de flacons non comptabilisés (en particulier ceux du VPOm2) • les observations du personnel de campagne, des superviseurs, des agents chargés du suivi et des observateurs sur le terrain. Pour toutes les zones ou populations où la planification et la conduite de la campagne sont sous-optimales (couverture inférieure à 90 %, enfants continuellement oubliés, résistances et refus à l’égard de la vaccination, par exemple), le ratissage doit être réalisée rapidement. Pour de plus amples informations sur les approches de suivi, voir Best Practices for Monitoring the Quality of Polio Eradication Campaign Performancen et le chapitre 11 ci-après. 30 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Planification pour les populations mobiles, spécifiques et difficiles à atteindre Les populations spécifiques sont des groupes mal desservis ou non desservis par le système de santé ordinaire pour des raisons telles que l’insécurité, une infrastructure inadéquate et/ ou des difficultés d’accès. Ces groupes de population peuvent être mobiles (par exemple, des migrants économiques, des déplacés internes, des réfugiés, des populations nomades) ou sédentaires (par exemple, des communautés isolées et difficiles à atteindre, dont des pêcheurs ou des populations insulaires, ou des populations urbaines difficiles à atteindre, dont celles vivant dans des quartiers informels, des communautés religieuses ou appartenant à des groupes marginalisés). Tous les aspects de la riposte aux flambées, y compris les stratégies de surveillance, de vaccination et de communication, doivent être adaptés de manière à atteindre les populations spécifiques. Les stratégies pour les populations spécifiques devraient être élaborées en collaboration avec les leaders de la communauté, des experts en communication et mobilisation sociale, et un personnel qui a une bonne connaissance du contexte local, ainsi que des prestataires de services ayant des compétences spécifiques (organisations non gouvernementales (ONG), services publics, groupes de femmes, organisations confessionnelles). Des stratégies appropriées pour vacciner chaque enfant peuvent nécessiter de la créativité et pourraient inclure des tactiques telles que des postes de transit, des équipes d’intervention ponctuelles, les vaccinations dans les marchés et/ou des stratégies combinant sensibilisation et vaccinations vétérinaires ou animales ou d’autres stratégies spéciales. Toutes les stratégies et tactiques doivent être bien consignées par écrit afin de s’assurer de la collecte des données relatives au nombre d’enfants vaccinés et à la bonne gestion des vaccins, et d’autres informations pertinentes. Circulation concomitante de différents types de poliovirus Si des poliovirus de différents types circulent concomitamment, la riposte au poliovirus de type 2 sera prioritaire, car l’immunité de type 2 s’affaiblit dans le monde. Les plans de riposte détaillés doivent être examinés au cas par cas en consultation avec les experts techniques de l’IMEP. À titre d’exemple on citera : i) Évènement ou flambée liés au poliovirus de type 2 avec transmission endémique concomitante du PVS1. Le VPOb et le VPOm2 sont nécessaires. Les deux campagnes peuvent avoir lieu séparément à deux semaines d’intervalle (ou moins si cela est faisable du point de vue opérationnel). Par exemple, une AVS ayant recours au VPOm2 pourrait être suivie 10 à 14 jours plus tard par une AVS ayant recours au VPOb. L’utilisation du VPOm1 peut être envisagée exceptionnellement. ii) Transmission continue de deux PVDVc, par exemple le PVDV1 ou le PVDV3 et le PVDV2. La riposte au PVDVc2 est prioritaire. Les tours de vaccination au VPOm2 et au VPOb pourraient être échelonnés en fonction de la faisabilité opérationnelle. Les décisions relatives à la stratégie de riposte reposeront sur un examen attentif de l’épidémiologie, des zones géographiques touchées, d’une capacité de riposte solide et de la disponibilité de vaccins. Intégration à d’autres interventions sanitaires Lors de la planification de la riposte à une flambée, on pourrait envisager une intégration à d’autres interventions sanitaires (par exemple, une campagne de vaccination antirougeoleuse déjà prévue, l’administration de la vitamine A, etc.) dans les cas suivants : • Une concertation approfondie a lieu avec tous les partenaires dans le pays et aux autres échelons pertinents. • À la suite d’une riposte à une flambée de type 1 et/ou 3 : des tours de RR, d’AVS1 et d’AVS2 ont été réalisés avec succès. Pour les tours ultérieurs d’atténuation des risques, on pourrait envisager l’intégration comme une mesure d’économie. • Durant une riposte à une flambée de type 2 : possibilité supplémentaire d’administrer du VPOb au milieu d’une flambée de type 2, appropriée si la campagne de vaccination au VPOb devait autrement être différée, afin d’éviter que les activités de riposte à une flambée de type 2 ne fassent concurrencent à celles d’atténuation du risque au moyen du VPOb et ne créent un déficit immunitaire par rapport aux poliovirus de types 1 et 3. • Des plans sont en place pour assurer une intervention de haute qualité pour tous les antigènes considérés. • Les mécanismes de surveillance sont convenus à l’avance. 31RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) Le VPI confère un niveau élevé d’immunité individuelle et de protection contre la paralysie. Le VPI n’induit pas d’immunité mucosale chez les personnes qui n’ont pas été préalablement vaccinées par le VPO pour le sérotype correspondant. Chez un enfant infecté par le poliovirus sans vaccination préalable par le VPO, le VPI n’arrête pas la transmission ultérieure du virus. Inversement, le VPI renforce l’immunité mucosale chez les personnes qui ont déjà reçu le VPO. Dans certaines circonstances, le VPI peut être utilisé dans le cadre de mesures de riposte immédiate, dont la portée et la classe d’âge cible seront déterminées en fonction de la situation locale et après discussion avec les partenaires de l’IMEP. Lorsque les campagnes de VPI sont jugées utiles, il convient d’utiliser le VPI à doses fractionnées (VPIf). Des matériels de formation sur l’administration du VPIf à l’intention des agents de santé sont disponibles. Requête de vaccins Requêtes de VPOb Les demandes de VPOb suivent les procédures d’approvisionnement usuelles du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Requêtes de VPOm2 Conformément à la résolution de l’Assemblée mondiale de la Santéo, des procédures spécifiques sont en place pour accéder au VPOm2 ou l’utiliser. Les pays doivent présenter une évaluation des risques et une requête de vaccins pour examen par le Groupe consultatif sur le VPOm2 (Groupe consultatif). Seul le Directeur Général de l’OMS peut autoriser le prélèvement de VPOm2 sur le stock mondial de vaccins ou l’utilisation des stocks de VPOm2 restants dans un pays, sur recommandation du Groupe consultatif. o Voir « Utilisation du vaccin antipoliomyélitique inactivé en doses fractionnées (VPIf) dans les activités de vaccination supplémentaires (AVS) ». Aide- mémoire de l’IMEP, 2017 (http:// http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2017/11/polio-fipv-in-sias-aide-memoire-01092017-fr.pdf, consulté dans sa version anglaise le 8 novembre 2018). p Voir « Résolution WHA68. Poliomyélite. Dans : Soixante-huitième Assemblée mondiale de la Santé », p. 11. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 26 mai 2015. https://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA68-REC1/A68_2015_REC1-fr.pdf version anglaise, consultée le 8 novembre 2018). Pour toute flambée ou évènement à haut risque pouvant nécessiter une riposte vaccinale, le pays doit soumettre une demande de VPOm2, signée par les autorités nationales, dans les 72 heures suivant le résultat du séquençage du poliovirus de type 2 (jour 0). Le Groupe consultatif examinera rapidement l’évaluation des risques et la demande de vaccin et recommandera une ligne de conduite au Directeur général de l’OMS. Une fois l’approbation donnée, le stock de VPOm2 ayant la durée de conservation la plus courte sera prélevé par l’UNICEF sur le stock mondial en vue d’une utilisation immédiate. (Voir le formulaire de demande de vaccins et le modèle d’approbation d’importation sur le site Web de l’IMEPp). Requête de VPI Tout pays qui envisage d’utiliser le VPI dans le cadre d’AVS doit le justifier pleinement dans l’évaluation des risques et le plan de riposte. Un plan de riposte par le VPI doit présenter la justification, la zone géographique et la population cibles, les préférences en matière de stratégie de vaccination, les interventions de préparation pour une utilisation efficace du vaccin, les plans de suivi et d’évaluation et les estimations des coûts opérationnels. Ce plan doit être appuyé par le groupe consultatif technique national ou son équivalent et approuvé par le comité national de coordination inter institutions ou son équivalent avant d’être soumis à l’IMEP/l’Alliance GAVI pour un financement. Les autorisations ne seront accordées qu’à titre exceptionnel, en fonction des circonstances locales, des stocks dans le pays et de la disponibilité des stocks mondiaux de VPI. Le pays peut également demander des fournitures/dispositifs pour l’administration intradermique du VPIf (par exemple, des seringues de 0,1 ml et/ou des adaptateurs). 32 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Gestion des vaccins et notification La gestion des vaccins est essentielle pour assurer une campagne de vaccination de haute qualité et revêt une importance primordiale à tous les niveaux et à tous les stades de la riposte. Le mouvement de tout vaccin utilisé dans le cadre de la riposte à une flambée doit être surveillé. Tous les vaccins reçus, distribués et administrés doivent être enregistrés, par exemple à l’aide d’outils de gestion des stocks et/ou de registres d’utilisation des vaccins. Tous les flacons et toutes les doses utilisés, partiellement utilisés ou non utilisés, doivent être entièrement enregistrés (qu’il s’agisse d’une utilisation partielle, d’une contamination ou de la modification des pastilles de contrôle des vaccins) et les flacons retournés doivent être entièrement comptabilisés pour chaque AVS. Un plan de logistique des retours et d’élimination des flacons doit être intégré au plan de riposte à la flambée, indiquant : a) que les établissements de santé et les entrepôts de vaccins de district disposent d’un stock d’un mois (à l’exception de tous les VPOm2, qui sont immédiatement retirés) ; b) comment les excédents de vaccins non utilisés seront retournés vers les stocks central ou régionaux dans une chaîne du froid passive ; c) (pour le VPOm2 uniquement), comment tous les flacons seront retournés vers des sites de stockage sûrs (flacons utilisés, partiellement utilisés, non utilisés, jetés à cause de la modification de la pastille de contrôle des vaccins ou de leur contamination). Pour toutes les campagnes de vaccination au VPOm2 et les campagnes de ratissage, il est essentiel que chaque flacon et chaque dose de vaccin inutilisés soient comptabilisés et déposés dans un magasin central de manière sûre et sécurisée. Un rapport sur la situation des vaccins utilisés, récupérés et stockés est requis après chaque AVS, y compris la RR immédiate. Tous les flacons perdus et manquants doivent être signalés.q q Voir : Guide technique : gestion, suivi et validation du retrait du VPOm2 ». Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2016 (http:// polioeradication.org/wp-content/uploads/2016/11/Technical-guidance-mOPV2-management-monitoring-removal-and-validation_Oct2016_ FR.pdf, version anglaise consultée le 8 novembre 2018). r Voir « Atteindre chaque district (ACD) », révision de 2017. Brazzaville : Organisation mondiale de la Santé. 2017 (http://apps.who.int/iris/bitstream/han dle/10665/260112/9789290233954-eng.pdf?sequence=1&isAllowed=y, consulté le 8 novembre 2018). Vaccination de routine : Rétablissement et renforcement L’épine dorsale de l’éradication de la poliomyélite et de la riposte aux flambées reste la vaccination de routine contre la poliomyélite, conformément au calendrier national de vaccination des enfants. En général, les flambées de PVDVc se produisent dans des zones où la couverture de la vaccination de routine est sous-optimale. Bien que la priorité doit être accordée à une riposte de haute qualité, les ressources dans le cadre de la riposte, peuvent être utilisées pour soutenir la reprise de la vaccination de routine dans les meilleurs délais. La reprise de la vaccination devrait commencer pendant la période de riposte à la flambée, afin de maximiser l’utilisation des capacités supplémentaires pour renforcer la gestion du programme, la micro planification, la mobilisation communautaire et le suivi des résultats. Il est également essentiel de capitaliser l’attention politique suscitée par le PVDVc pour assurer la responsabilité à l’égard de la prestation des services de vaccination de routine. Le Centre d’opérations pour les situations d’urgence (COU), en collaboration avec le PEV, devrait maximiser efficacement les avantages d’un soutien à la vaccination de routine limité dans le temps, grâce à une analyse approfondie des raisons de la faiblesse de la couverture vaccinale dans les zones touchées par le virus, suivie par des actions de renforcement de certains systèmes de vaccination à court et à moyen terme dans le droit fil des composantes opérationnelles de l’approche « Atteindre chaque district » (ACD)r, notamment : 1. optimisation des services de vaccination (accent mis sur l’élargissement et le rétablissement de la stratégie de vaccination avancée) 2. supervision de soutien pour l’assurance de la qualité de la vaccination 3. rapprochement des services de vaccination et des communautés 4. suivi et utilisation des données afin d’agir 5. planification et gestion efficaces des ressources dédiées à la vaccination. 33RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 8 Surveillance à la suite d’une enquête s Voir « Best practices in Active Surveillance for Polio Eradication », 2018. Lignes directrices de l’IMEP. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2018 (http:// polioeradication.org/wp-content/uploads/2018/08/best-practices-20180810-01.pdf, consulté le 8 novembre 2018). t Voir « Plan d’action mondial pour la surveillance de la poliomyélite, 2018-2020 », 2019. Lignes directrices de l’IMEP. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (http://polioeradication. org/tools-and-library/resources-for-polio-eradicators/gpei-tools-protocols-and-guidelines/). Les lignes directrices pour la surveillance de routine du poliovirus, y compris la surveillance des PFA et la surveillance environnementale, sont énoncées dans d’autres documents de l’IMEP, notamment : « Best Practices in Active Surveillance for Polio Eradication »s et « Plan d’action mondial pour la surveillance de la poliomyélite »t. (Si le chapitre 4 (ci-dessus) décrit les étapes initiales de la surveillance requises dans le cadre d’une enquête approfondie, le présent chapitre se focalise quant à lui sur le renforcement de la surveillance à la suite de l’enquête initiale. Renforcement de la surveillance Après l’enquête initiale portant sur tout évènement ou toute flambée de poliomyélite, il est essentiel d’évaluer et d’améliorer la surveillance du poliovirus. Des efforts énergiques sont nécessaires pour mettre le système de surveillance en alerte maximale et améliorer la sensibilité afin d’identifier rapidement tout nouveau virus, cas de PFA ou transmission continue, même en dehors de la zone immédiate du foyer épidémique. Le plan de riposte à une flambée doit inclure des initiatives de surveillance à compter du jour 0 de l’évènement/de la flambée, la poursuite de la surveillance parallèlement à d’autres aspects de la riposte et le maintien de certaines stratégies complémentaires pendant une période de six mois ou plus après la dernière détection de poliovirus. Un objectif clé de la surveillance de la PFA, après l’identification d’un évènement dans une zone à haut risque ou de toute flambée, consiste à atteindre un taux annualisé supérieur à trois cas de PFA non poliomyélitique pour 100 000 enfants âgés de moins de 15 ans dans chaque subdivision administrative infranationale équivalente à un district, pendant une durée d’au moins 12 mois après le dernier cas ou isolat. S’il est possible que des districts de moins de 50 000 enfants âgés de moins de 15 ans ne détectent pas de PFA chaque année, la qualité de la surveillance de la PFA doit être tout de même vérifiée pour tout district silencieux, quelle que soit la taille de sa population. Les pays devraient entreprendre les activités suivantes pour améliorer la surveillance de la PFA : • aviser immédiatement toutes les unités de surveillance nationales et infranationales de l’évènement/de la flambée de poliovirus ; • sensibiliser rigoureusement tous les travailleurs de la santé aux exigences de surveillance et de notification de la PFA, y compris la notification de zéro cas; • examiner et reclasser (si nécessaire) les sites de notification dans le réseau de surveillance active de la PFA dans la zone immédiate de la flambée et dans les districts environnants (zones à haut risque), et veiller à ce que les établissements de santé secondaires et tertiaires soient pleinement associés à la surveillance de la PFA ; Encadré 3. Le but de la surveillance lors d’un évènement ou d’une flambée de poliovirus à haut risque est d’accroître la sensibilité afin de détecter tout poliovirus. Pour ce faire, il est également nécessaire de veiller à une gestion appropriée des données et de consigner méticuleusement par écrit les indicateurs d’activité et de résultat. Un plan de surveillance de la flambée devrait comporter : l’évaluation de la promptitude et de l’exhaustivité des recueils effectués sur les réseaux de surveillance des PFA (PFA et SE), le suivi de la recherche active de cas, la cartographie des populations non couvertes par le réseau de surveillance et l’augmentation du niveau de sensibilisation des personnels de santé et de la communauté.Toutes les ressources nationales et internationales requises (ressources humaines, financières et logistiques) devraient être incluses dans le plan. 34 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE • veiller à ce que des stratégies supplémentaires de détection des cas de PFA soient en place dans la zone de la flambée et dans les zones à haut risque, y compris la recherche active ponctuelle lors des campagnes menées par les équipes de vaccination, les enquêteurs indépendants et les équipes d’enquête du LQAS ; • surveiller et s’assurer qu’au moins 90 % de toutes les visites de surveillance active prévues sont effectuées, et le consigner par écrit ; • envisager des stratégies supplémentaires, telles que le renforcement de la surveillance environnementale, en consultation avec les experts nationaux et les experts en surveillance de l’IMEP. • Veiller à ce que le laboratoire national participe à la planification en cas de flambée et à ce que les capacités soient renforcées pour faire face à une charge de travail supplémentaire et à un traitement rapide des échantillons. Surveillance environnementale La surveillance environnementale (SE) complète la surveillance de la PFA, mais elle ne la remplace en aucun cas. Elle consiste à surveiller les eaux usées ou les eaux d’égout provenant d’endroits désignés dans le but de détecter la présence de poliovirus. Dans le contexte d’évènements et de flambées, la surveillance environnementale peut fournir des informations sur l’étendue géographique et la durée de la circulation du poliovirus, ainsi que sur l’excrétion du poliovirus après la vaccination. Au début d’un nouvel évènement ou d’une nouvelle flambée, les actions énumérées ci-après devraient être menées. • Évaluer les résultats de tous les sites de surveillance environnementale existants dans la région. • Augmenter la fréquence de collecte des échantillons à toutes les deux semaines, lorsque cela est possible, pendant au moins six mois après la dernière détection d’isolat ou la dernière utilisation du VPOm2, la date la plus tardive étant retenue. • Envisager de nouveaux sites de collecte à l’intérieur et à l’extérieur de la de la zone de la flambée ou de l’évènement, si les capacités techniques et de laboratoire le permettent. • Évaluer les zones urbaines voisines de 100 000 habitants ou plus comme candidates à un échantillonnage environnemental nouveau ou amélioré. Figure 6. Processus décisionnel pour le renforcement de la surveillance environnementale à la suite d’un nouvel isolement de PVDV2 Source : Polio Environmental Surveillance Enhancement Following Detection of Vaccine-Related Type-2 Poliovirus. 2018 Isolement d’un nouveau PVDV • Augmenter la fréquence de collecte des échantillons à toutes les deux semaines immédiatement et/ou, • Envisager d’accroître le nombre de sites après évaluation par le Bureau régional et les partenaires II. Si la faisabilité est établie/le besoin est confirmé, procéder à un dépistage par la SE dans au moins trois sites deux fois par semaine (idéalement dans les 2 à 4 semaines suivant chaque riposte) et poursuivre cette opération pendant au moins 6 mois après la dernière campagne de vaccination par le VPOm2 III. Appliquer une méthode d’échantillonnage en fonction de l’évaluation des facteurs locaux, de la faisabilité de l’expédition des échantillons, des capacités du laboratoire de référence et de la situation épidémiologique I. Immédiatement : évaluer la faisabilité et la nécessité du déploiement de la SE (dans les 2 semaines suivant l’isolement du poliovirus de type 2), par le Bureau régional et les partenaires. Non Oui Pas de changement dans le nombre de sites ou la fréquence Adéquate ? SE en place ? Non Oui 35RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Toute proposition visant à renforcer la SE doit prendre en compte la capacité du laboratoire à soutenir l’effort, et ne doit pas compromettre la surveillance des PFA. Des lignes directrices détaillées sur le renforcement de la surveillance environnementale de la poliomyélite après la détection du poliovirus de type 2 de souche vaccinale sont disponibles et illustrées à la figure 6u. Stratégies pour les populations spécifiques et les zones à sécurité compromise Des stratégies de surveillance supplémentaires peuvent être nécessaires dans des situations concernant des populations extrêmement vulnérables (par exemple, des nomades ou d’autres populations n’ayant pas systématiquement accès aux services de santé) et/ou dans des zones inaccessibles situées au-delà du champ de couverture habituel des services, même améliorés, de santé ou de surveillance. Les activités devront être adaptées à la situation particulière, mais il faudrait envisager les approches suivantes : 1. si ce n’est pas déjà fait, identifier des chefs communautaires ou des guérisseurs, parmi lesquels des femmes, comme points focaux et leur fournir une formation et les outils nécessaires pour faciliter l’accès aux cas suspects de PFA et la notification de ceux-ci. 2. Accroître la sensibilisation de la communauté à la surveillance de la poliomyélite et de la PFA, en utilisant des outils adaptés à la culture locale. 3. Mettre à contribution des partenariats innovants avec d’autres groupes ou services ayant accès aux populations spécifiques (par exemple d’autres ministères ou directions de l’administration publique, d’autres organismes des Nations Unies, des ONG, des groupes de la société civile, des vétérinaires, etc.). u Voir « Polio Environmental Surveillance Enhancement Following Detection of Vaccine-Related Type-2 Poliovirus ». 2018. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (http://polioeradication.org/tools-and-library/resources-for-polio-eradicators/gpei-tools-protocols-and-guidelines). 4. Utiliser de manière sélective d’autres stratégies complémentaires qui ne sont généralement qu’un volet d’une enquête initiale sur le terrain. Étant donné le rendement relativement faible et les importants besoins en ressources que présentent ces stratégies lorsqu’elles sont mises en œuvre sur le long terme, ces dernières ne devraient être envisagées qu’en consultation avec les partenaires à l’IMEP et les homologues des laboratoires. • Le prélèvement d’échantillons chez les contacts parmi les populations à haut risque ou situées dans des zones à sécurité compromise ou difficiles à atteindre peut être recommandé exceptionnellement pour chaque cas de PFA pour une durée limitée uniquement, comme par exemple dans les zones récemment couvertes. En tant que stratégie de surveillance continue, le prélèvement régulier d’échantillons chez les contacts ne peut pas être maintenu plus de six mois. • Une fois que la transmission a été établie dans une région, les enquêtes sur la santé des enfants ne sont plus nécessaires ni recommandées. Cependant, de telles enquêtes peuvent parfois aider à évaluer une éventuelle propagation de la flambée (par exemple, vers d’autres zones géographiques où le poliovirus peut circuler sans être détecté par la surveillance de la PFA, ou le long des voies de passage des groupes mobiles). Dans des situations exceptionnelles, un examen des selles peut constituer un outil de dépistage pour les groupes quittant une zone touchée par un évènement/une flambée pour une nouvelle zone (par exemple, populations déplacées à l’intérieur de leur propre pays, réfugiés). 5. Si le poliovirus est retrouvé dans une population mobile à haut risque (par exemple, populations déplacées, réfugiées ou nomades) ou dans une zone fréquentée par des populations en mouvement, évaluer immédiatement les sites de surveillance le long des routes de migration connues pour rechercher des indices de transmission. 36 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 9 Communication et mobilisation sociale v Voir « Lignes directrices sur la communication pour le développement en riposte à des évènements et flambées de poliomyélite , Après la transition ». 2016. Genève : Initiative mondiale pour http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2016/12/C4DGuidelines_OutbreakPostSwitch_Nov2016_FR.pdf consulté le 8 novembre 2018). La communication pour le développement (C4D) est une stratégie systématique, planifiée et fondée sur des données factuelles, visant à promouvoir des comportements et des changements sociaux positifs et mesurables. Une mobilisation sociale efficace, mettant l’accent sur les populations à haut risque, est un élément clé de la riposte à une flambée de poliomyélite. L’approche de la C4D en cas de flambée de poliomyélite est conçue pour rectifier les perceptions et les normes sociales qui dissuadent personnes chargées des enfants de les faire vacciner, et pour rétablir l’engagement en faveur de la vaccination, y compris la vaccination de routine. Une stratégie de communication solide renforcera les résultats de toutes les activités de riposte, augmentera le nombre de vaccinations dans tous les groupes de population et soutiendra une surveillance efficace avec notification précoce des PFA. Les étapes cruciales de la C4D incluent : • la sensibilisation aux dates de la campagne • l’amélioration de l’idée que la communauté se fait de la vaccination en renforçant la confiance en la capacité des agents de santé, la sécurité et l’efficacité des vaccins • l’élévation du risque perçu de poliomyélite • la prise en compte des goulots d’étranglement dans la décision de vacciner. Dans le contexte des poliovirus dérivés d’une souche vaccinale, il est particulièrement difficile de faire connaître le risque, en particulier lorsque le virus est détecté uniquement dans l’environnement. Si le volet C4D de la riposte à une flambée de PVDV suit les mêmes principes que ceux appliqués au PVS, il est tout de même important de renforcer le message sur le caractère sûr des vaccins et de prendre en compte les craintes ou les idées fausses spécifiques au contexte concernant les vaccins. Pour le PVDV détecté uniquement dans des sources environnementales, il est indispensable d’expliquer que la faible immunité en est la cause première. Cadre stratégique de la C4D pour la riposte à une flambée de poliomyélite La C4D immédiate dans le cadre de la riposte à une flambée est lancée dès que cette dernière est déclarée et doit être intégrée à tous les aspects de la planification et de la riposte à une flambée ou à un évènement à haut risque. Le résultat de l’enquête épidémiologique et sociale conjointe sur le cas/la zone infecté(e) est essentiel pour comprendre l’environnement social des zones ou des groupes touchés par le virus. Les interventions doivent être fondées sur la compréhension de tous les obstacles sociaux pertinents et promouvoir la vaccination. (Pour plus d’orientations, voir Strategic Framework dans Communication for Development Guidelines for Responding to Polio Events and Outbreakswv). Au cours de cette phase, l’accent est mis sur la sensibilisation (ou la resensibilisation) cruciale sur la poliomyélite des personnes chargées des enfants, au VPO et le fait qu’il existe une flambée au sein de la communauté qui met les enfants en danger. L’objectif principal est de sensibiliser au moins 90 % du public à la flambée. Les méthodes de communication doivent être simples, claires et susciter une réaction urgente de la part des parents et de la communauté en général. Les plans pour les campagnes ultérieures, notamment les AVS1, AVS2 et le ratissage, devraient inclure des interventions de C4D pour atteindre les enfants non vaccinés et limiter les refus à la vaccination. Les activités devraient continuer à améliorer la perception du public au risque présenté par la flambée et à son impact, en particulier auprès des groupes ou des communautés qui ne se plient pas aux règles. Pour les campagnes utilisant l’approche SIAD, il est important que des messages adaptés au contexte local permettent aux familles de cerner le processus et de comprendre pourquoi les enfants peuvent être vaccinés plus d’une fois à des intervalles rapprochés. 37RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Riposte prolongée en cas de flambée. Lorsqu’une flambée dure plus de quatre mois (120 jours), il peut y avoir un ou plusieurs obstacles sous-jacents à la communication. Comme le public cible peut inclure des personnes qui acceptent la vaccination, des personnes vulnérables qui l’acceptent, des groupes transitoires ou même des personnes qui s’opposent à la vaccination, la démarche efficace consistera à effectuer une analyse des causes profondes afin de déterminer ces obstacles, qu’ils soient d’ordre social ou liés à l’accès au service ou à la qualité de ce dernier. Les raisons de la non-vaccination de certains doivent faire l’objet d’une enquête et d’une analyse rondement menées afin d’adapter les stratégies à des problèmes tels que la lassitude à l’égard de la répétition de campagnes ou la méfiance à l’égard des vaccins ou des agents de première ligne. Lors d’une flambée prolongée, les obstacles à l’acceptation sont spécifiques à chaque communauté, culture et région et peuvent être uniques et complexes. Avant de concevoir des solutions de communication, il est important de surveiller systématiquement et de comprendre la tendance générale des raisons de la non-vaccination de certains enfants. L’objectif est de maintenir ou d’augmenter le pourcentage de sensibilisation à 90 % ou plus et de maintenir le taux total de refus à la vaccination en dessous de 2 %. Préserver les acquis et renforcer la vaccination de routine. Quelle que soit l’évolution de la flambée, les stratégies de C4D devraient se déplacer vers un appui à la vaccination de routine dès que possible et à mesure que l’on tend vers la fin de la flambée. Les plans de riposte aux flambées doivent indiquer comment se fera la promotion des services de vaccination de routine, en particulier dans les zones faiblement couvertes. La coordination en cas de flambée devrait également permettre d’élaborer des plans de préparation pour atténuer le risque de flambées futures. L’évaluation des interventions de riposte aux flambées de poliomyélite (OBRA) examine les plans du pays en matière d’amélioration de la vaccination de routine et de préparation à long terme. Les réalisations et les enseignements tirés de la mobilisation sociale, du plaidoyer, des médias et des activités de partenariat aux niveaux national, provincial et des districts devraient être consignés par écrit. Collecte de données pour guider les activités de C4D Au début d’une flambée, il est important de passer en revue les sources de données existantes sur les connaissances, les attitudes, les pratiques et les comportements, ou, si elles ne sont pas disponibles, de procéder à une évaluation sociale rapide des normes pouvant avoir une incidence sur la vaccination. Les questions de genre devraient être intégrées dans l’analyse des données afin de s’assurer de leur prise en compte et que les interventions dans le cadre de la communication répondent aux différents besoins, défis, préférences et perceptions de tous les membres de la communauté. Cet examen devrait être effectué avant le début de la riposte et avoir pour but de guider le développement des interventions de C4D. Après chaque campagne, les données de MI/LQAS et/ou d’autres sources devraient être analysées en temps utile, en particulier en ce qui concerne les indicateurs de base pour la C4D, afin de modifier les stratégies de communication selon les besoins. Les indicateurs de base incluentnotamment : le pourcentage global d’enfants non vaccinés ; le pourcentage d’enfants non vaccinés par motif (regroupés en groupes sociaux, opérationnels et absents) ; le pourcentage de refus ; le pourcentage de refus par motif ; le pourcentage d’absence par motif ; le pourcentage de parents au courant de la campagne avant la visite de l’agent de vaccination ; et le pourcentage de personnes atteintes par différents canaux de communication. Ces données doivent être ventilées par sexe et analysées en conséquence. Au terme de la flambée, il est important d’évaluer l’acceptation par la communauté de la vaccination et son engagement envers celle-ci, par exemple au moyen d’enquêtes à petite échelle ou d’une analyse de données secondaires, et de consigner par écrit les résultats des activités de C4D. Stratégies de communication Le déploiement de diverses stratégies garantit la participation des communautés et des décideurs aux niveaux local, national et régional à la promotion de la vaccination. Les interventions de communication pour le développement doivent toujours précéder la conduite de campagnes afin de sensibiliser le public et de faire accepter la vaccination. La création ou la redynamisation immédiates d’un comité national de communication ou de mobilisation sociale est essentielle. Le comité a pour rôle de planifier, de coordonner et d’assurer la bonne mise en œuvre des interventions dans les médias et celles relatives à la communication pour le développement. 38 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Dans de nombreux contextes, le plaidoyer politique constitue une urgence pour attirer l’attention nécessaire pour soutenir les efforts de riposte et renforcer la confiance du public envers la vaccination. Au début de la flambée, le plaidoyer auprès des médias est également essentiel pour s’assurer de la clarté et de la maîtrise de l’information. Le ministère de la Santé et l’OMS, qui sont généralement les premiers à annoncer une flambée, devraient jouer un rôle de premier plan dans ce domaine. Dans le cadre de la stratégie de C4D/communication, il est recommandé d’indiquer aux média l’organisme chargé de cette communication. Ce rôle prépondérant dépendra des capacités de chaque pays, sachant que l’UNICEF dirige généralement la C4D et soutient la riposte via les médias. Les médias de masse et les réseaux sociaux jouent un rôle crucial lorsqu’il s’agit de toucher très rapidement un large public cible, en particulier dans les cas où les réseaux de communication interpersonnels sont moins efficaces. Dans les zones de conflit, les radios constituent un excellent outil de canalisation. La collaboration avec les chefs religieux et communautaires, les prestataires de santé, les parlementaires, les groupes de femmes et de jeunes ou tout autre membre influent du réseau social représente une stratégie importante pour créer un consensus public fort autour de l’urgence de la flambée et de la nécessité de prendre collectivement la décision de vacciner. La formation des travailleurs de première ligne et des mobilisateurs communautaires est essentielle à une riposte de qualité, en particulier lorsque la stratégie de C4D repose sur la communication interpersonnelle. Des normes globales de formation sont disponibles pour la formation des agents vaccinateurs et autres volontairesw. w Voir le manuel de formation à la poliomyélite à l’intention des encadreurs d’agents de santé. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélitehttps://s3.amazonaws.com/gpei-tk/reference_links/fr/Healthworker_Supervisor_Training_Manual-_French.pdf consulté le 8 novembre 2018). Atteindre les populations spécifiques et les zones touchées par le conflit Les populations spécifiques difficiles à atteindre ou se trouvant dans des zones de conflit peuvent être particulièrement vulnérables aux flambées de poliomyélite. La conception des interventions et messages stratégiques de C4D à l’intention de ces populations devrait toujours être basée sur le profilage social des cas confirmés de poliomyélite et des cas de PFA non poliomyélitiques n’ayant reçu aucune dose de vaccin ou encore des cas contact, ainsi que sur toute autre recherche sociale disponible pour ces groupes. Les mobilisateurs communautaires devraient être choisis au sein des communautés cibles et des efforts devraient être faits pour inclure les femmes. Pour renforcer la confiance de la communauté, le mobilisateur communautaire devrait être formé aux messages clés et faire partie de l’équipe de vaccination. Les personnes influentes/groupes au sein de la communauté devraient être consultées et associées à la phase de planification de la campagne et cela jusqu’à la fin de la flambée. Ces personnes influentes peuvent être un chef de clan, un maire, une grand-mère, un enseignant ou une personne âgée au sein de la communauté. Il serait important de sensibiliser les communautés aux PFA et d’encourager la notification, notamment à travers les réseaux communautaires, le cas échéant. Des défis géographiques, sécuritaires ou démographiques pourraient limiter l’accès. L’utilisation de moyens non traditionnels tels que les SMS sur mobile, la sensibilisation autour de points d’eau, l’intervention les jours où une population se déplace d’un endroit à autre, l’impression de messages relatifs à la poliomyélite sur des sacs alimentaires ou l’insertion de messages dans des emballages de pain et autres innovations peut complémenter les stratégies de communication standards. Encadré 4. Les détails des activités de C4D et de communication classique, y compris la cartographie sociale, la formation des mobilisateurs sociaux, la participation de personnes influentes, le suivi des refus de vaccination, etc. devraient tous être inclus dans les microplans opérationnels. 39RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 10 Appui de l’IMEP Les autorités nationales ont la responsabilité et le devoir ultimes d’apporter une riposte robuste et globale aux flambées de poliovirus et d’assurer la prise en main tout au long de la riposte. Les partenaires de l’IMEP appuient des fonctions clés d’une intervention en cas de flambée, notamment : • la préparation aux flambées • l’évaluation des risques et la planification de la riposte en cas d’évènement/flambée • les activités de plaidoyer et la coordination • les ressources techniques et humaines, dont : – la gestion de l’information – la communication, la mobilisation sociale et le changement de comportement – les activités de vaccination – le renforcement de la surveillance – la sécurité et l’accès • les aspects financiers et la logistique, y compris la mobilisation coordonnée des ressources • l’évaluation de la riposte à la flambée Le tableau 7 présente un résumé de la nature du soutien que l’IMEP est censée fournir, en fonction du niveau de gravité de la flambée tel que déterminé par l’OMS ou modifié en vue de l’accroissement du soutien de l’IMEP. Chaque flambée est unique, de même que les besoins en appui. Les responsables de la coordination des interventions face aux flambées aux niveaux national, régional et mondial devront réévaluer en permanence les besoins en assistance afin de garantir une riposte efficace et en temps utile. Tableau 7. Intensification et soutien de la riposte à une flambée en fonction du niveau de gravité Type de soutien Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Direction de la riposte Coordonnateur national Coordonnateur désigné par l’IMEP Coordonnateur désigné par l’IMEP et travail de plaidoyer de haut niveau selon les besoins Liaison technique Mission d’experts en poliomyélite partenaires de l’IMEP pour soutenir l’élaboration d’un plan de riposte Mise sur pied d’une équipe pluridisciplinaire de riposte rapide Mise sur pied d’une équipe pluridisciplinaire de riposte rapide Renfort en ressources humaines Appui du Programme pour arrêter la transmission de la poliomyélite (STOP) si nécessaire • Déploiement de l’équipe de renfort1 : équipe pluridisciplinaire de consultants à déployer pendant au moins six mois • Appui du programme STOP • Déploiement de l’équipe de renfort1 : équipe pluridisciplinaire de consultants à déployer pendant au moins six mois • Appui du programme STOP Financier Financement type d’activités de vaccination dans le cadre d’une riposte à une flambée (une avance pouvant aller jusqu’à 500 000 USD)2 Politique de finances« sans regrets » (avance pouvant aller jusqu’à 500 000 USD) avant l’achèvement du budget de riposte Politique de finances« sans regrets » Soutien financier aux mesures de sécurité, si nécessaire Sécurité et accès Coordination avec les Nations Unies et les organismes d’aide humanitaire sur le terrain Coordination avec les Nations Unies et les organismes d’aide humanitaire sur le terrain Déploiement d’un ou plusieurs responsables de la sécurité sur le terrain, le cas échéant Coordination avec les Nations Unies et les organismes d’aide humanitaire sur le terrain 1 La composition de l’équipe et le nombre d’experts déployés pour les équipes d’intervention rapide et de renfort seront accrus pour répondre aux besoins du pays. 2 Le financement type est soumis à des conditions de remboursement, déterminées au cas par cas. 40 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Coordination Les mécanismes de coordination de la riposte à la poliomyélite sont déclenchés par la notification par un laboratoire (jour 0) d’une nouvelle flambée ou d’évènement à haut risque. La coordination sera assurée aux niveaux national, régional et mondial pour appuyer l’enquête, l’évaluation rapide des risques et la détermination des prochaines étapes. Le Groupe de travail mondial de gestion et de l’éradication (OPRTT) dirigera la coordination des interventions liées à la flambée avec les autorités nationales, l’OMS, le Bureau régional de l’UNICEF et tous les partenaires de l’IMEP. OPRTT organisera une réunion de coordination dans les 48 de 72 heures avec les partenaires afin de répondre aux besoins du pays, surveiller la fourniture immédiate de financements sans regrets, et planifier les ressources nécessaires et les interventions initiales d’appui à la riposte. OPRTT comprendra toutes les compétences nécessaires pour coordonner la riposte à la flambée, y compris un point focal pour la mobilisation des ressources. OPRTT fera régulièrement le point au Groupe chargé de la gestion de l’éradication et des flambées épidémiques de l’IMEP. Pour les flambées de niveau 2 et 3 (et les évènements à haut risque), les Bureaux régionaux de l’OMS et de l’UNICEF, en consultation avec OPRTT, désigneront un coordonnateur de riposte à déployer au niveau du pays dans les 14 jours suivant le jour 0. Le coordinateur de riposte de l’IMEP sera déployé en qualité de renfort des autorités nationales, venant s’ajouter aux cadres supérieurs de l’IMEP, pour assurer une coordination complète et en temps voulu et la gestion de la flambée aux niveaux national et infranational. Budgets et financement Approche coordonnée L’objectif du financement de la riposte à la flambée est de s’assurer que les problèmes de trésorerie n’entravent pas le déploiement des activités de riposte, sur la base d’un modèle « budget-mobilisation-financement-reconstitution ». Les autorités nationales devraient élaborer rapidement un budget détaillé en collaboration avec l’OMS, l’UNICEF et d’autres partenaires. Le budget devrait inclure une estimation complète des coûts de l’ensemble des activités (coordination, vaccination, surveillance, communication et mobilisation sociale) et fonctions d’appui (opérations de laboratoire, formation et transport). Un plan de travail et un budget exhaustifs communs communiqués à tous les échelons concernés aideront à mobiliser des fonds auprès des donateurs pour assurer le financement des activités de riposte. Le Siège de l’OMS fournira des orientations et des délais spécifiques pour la budgétisation des interventions liées à la flambée. Politique de finances « sans regrets » La politique de finances « sans regret » (une avance pouvant atteindre 500 000 dollars) permet de débloquer des fonds sans entrave, dans les délais voulus, afin de soutenir la riposte à la flambée, même s’il s’avère plus tard qu’une contribution plus modeste aurait pu suffire. Cette politique affirme qu’il est préférable de fournir aux fonctions cruciales plus de ressources que nécessaires plutôt que de risquer un échec du fait de retards dans la mise à disposition des ressources. Le déblocage des fonds par les partenaires de l’IMEP pourrait être antérieur à la classification de la flambée par l’OMS, tenant compte de l’évaluation initiale des risques et des discussions entre les échelons national, régional et mondial. Si en général l’OMS décaisse les fonds, l’UNICEF ou un autre partenaire à l’IMEP peut, à l’occasion, fournir les financements nécessaires. Renfort en ressources humaines Les objectifs du renfort apporté par l’IMEP sont les suivants : i) activation rapide du déploiement de professionnels qualifiés, en particulier pour les flambées de niveau 2 et 3 ii) afin de soutenir l’équipe nationale de riposte dans les principales fonctions de riposte à la flambée ; et assurer une transition en douceur vers une dotation en effectifs à long terme. Il est important de veiller à un recrutement équilibré entre femmes et hommes pour les fonctions techniques et opérationnelles à tous les niveaux. L’activation la plus précoce est le déploiement dans les 72 heures d’agents et de consultants via un mécanisme interrégional auquel participent tous les partenaires à la suite de la notification des résultats de laboratoire (jour 0). OPRTT coordonne les renforts et l’assistance technique dans les domaines suivants : • Détermination des rôles clés, en fonction du niveau de gravité de flambée et des besoins évalués du pays. Les compétences proposées incluent les compétences techniques (communication, vaccination, surveillance, gestion de données) et les compétences opérationnelles (coordination, finances, ressources humaines). • Calibrage de la composition de l’équipe en fonction des besoins, par exemple un coordonnateur des interventions liées à la flambée, un responsable des opérations, un responsable de la communication et des experts techniques en vaccination et surveillance. • Du personnel possédant des compétences spécialisées peut également être disponible pour appuyer les stratégies innovantes visant à améliorer la qualité de la riposte, telles que la cartographie SIG de la zone de la flambée. • Déploiement de l’équipe de riposte rapide composée d’agents des organismes participant de l’IMEP, y compris les bureaux régionaux. Le recrutement d’un soutien actif peut aller au-delà des équipes de riposte à la flambée au 41RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE sein de chaque organisme. La période de déploiement va de la notification de la flambée jusqu’à l’AVS dans le cadre de la riposte rapide, le cas échéant. • L’équipe de renfort est une équipe interinstitutions d’astreinte pour le déploiement à long terme via l’aide d’une plateforme centrale qui facilite la visibilité et la documentation. L’équipe de renfort devrait être en place dans les trois semaines suivant la confirmation de la flambée. La période de déploiement attendue va de l’AVS au titre de la riposte rapide jusqu’à la fin de la flambée. Les équipes de riposte viseront au moins une semaine de chevauchement entre le travail de l’équipe de riposte rapide et celui de l’équipe de renfort afin d’assurer une passation complète et détaillée. • Détermination des besoins et plaidoyer en faveur d’un soutien spécialisé et de l’innovation lorsque le contexte le justifie (par exemple, microplanification reposant sur un SIG, recensement détaillé, administration et finances). Normes de performance de l’IMEP Les partenaires de l’IMEP entreprendront un ensemble d’activités pour appuyer la riposte dirigée par le pays. Les normes de performance en matière de riposte à une flambée décrivent les résultats attendus des partenaires de l’IMEP à chaque niveau par rapport aux principales fonctions de la riposte. Les actions et les produits attendus des pays et des partenaires de l’IMEP selon un calendrier précis (dans les heures, jours et semaines suivant la notification du séquençage du virus) sont décrits à l’annexe 2. Ces normes de performance s’appliquent aux flambées de poliomyélite de tous les niveaux. Le délai de riposte attendu commence à courir à partir de la date des résultats initiaux de séquençage en laboratoire. Ces normes ne sont pas exhaustives et peuvent être modifiées au besoin en fonction du contexte spécifique du pays et de la flambée. Le Groupe de travail de gestion et de l’éradication fournira un soutien pour la coordination et la surveillance de la riposte à la flambée. 42 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE 11 Suivi et évaluation de la riposte x Voir GPEI tools, protocols and guidelines (site Web). Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite,(http://polioeradication.org/tools- and-library/resources-for- polio-eradicators/gpei-tools-protocols-and-guidelines/, consulté le 8 novembre 2018). L’assurance de la qualité de la riposte à la flambée est essentielle et devrait inclure des méthodes quantitatives et qualitatives pour tous les aspects essentiels de la riposte. Les pays sont encouragés à mettre au point des outils et des indicateurs permettant de surveiller au mieux toutes les étapes et tous les volets de l’enquête et de la riposte en cas de flambée. Consulter la bibliothèque de l’IMEP pour les outils et documents d’orientation.x Le tableau 8 présente les approches et les indicateurs suggérés, mais non exhaustifs, applicables au suivi. Le recueil par voie électronique de données, à l’aide d’appareils mobiles, et leur téléchargement en toute sécurité en temps réel sont recommandés dans la mesure du possible afin de permettre une notification complète et opportune de toutes les activités de riposte (surveillance, vaccination, indicateurs sociaux). L’utilisation de méthodes électroniques de recueil de données nécessite une bonne formation, le nettoyage et l’analyse des données, ainsi que des contrôles réguliers de la qualité. Tableau 8. Évaluation de la qualité de la riposte : facteurs à prendre en compte avant, pendant et après la mise en œuvre Surveillance Vaccination Communication et mobilisation sociale Planification et préparation • Examen rapide des données de surveillance disponibles • Augmentation de la fréquence de prélèvement d’échantillons pour la SE à toutes les deux semaines • Lancement d’une nouvelle SE si nécessaire • Validation des cas PFA et collecte d’échantillons d’eaux usées pour la SE • Indicateurs du tableau de suivi de la préparation supérieurs 90 % • Preuve de formation pour tout le personnel • Microplans ascendants précis avec cartographie détaillée, complétés par des innovations telles que l’imagerie SIG et la validation croisée lorsque cela est possible • Preuve de la participation de la communauté, des groupes de femmes et des chefs religieux • Participation des autorités nationales, apportant un soutien actif à la riposte • Stratégies ciblées détaillées et mises à jour pour les populations spécifiques • Enquête sociale approfondie sur le ou les cas et/ou la communauté en vue d’identifier les populations spécifiques ou les enfants sous-vaccinés Mise en œuvre • Taux annualisé de PFA supérieur à 3 cas/100 000 enfants de moins de 15 ans dans la zone de flambée et dans la zone de risque immédiate • Impact du renforcement de la surveillance (par exemple, source et nombre de cas de PFA signalés, recherche active) • Processus de SE et indicateurs de performance1 • Couverture vaccinale >90% vérifiée par le monitorage indépendant en intracampagne • Couverture vaccinale >90% vérifiée par des contrôles ponctuels et enquêtes (par exemple dans les marchés, les centres de transit) • Utilisation de stratégies pour s’assurer que les frontières sont couvertes (par exemple, passage de relais par « poignée de main » entre les équipes) • Stratégies ciblées utilisées pour optimiser les activités de riposte au sein des populations spécifiques • Preuve d’une sensibilisation globale accrue de la communauté à la PFA et importance de la vaccination • Soutien actif de la part de la communauté, y compris des groupes de femmes et des chefs religieux actifs lors des campagnes de vaccination • Pas de refus collectif de la vaccination 43RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Monitorage de la qualité des AVS L’indicateur principal de l’AVS dans le cadre de la riposte rapide est le délai en jours écoulé entre la notification de la flambée (jour 0) et le premier jour de vaccination (cible moins de 14 jours). Le suivi de la campagne peut être effectué si les moyens le permettent, mais il ne devrait pas réduire les ressources afin de bénéficier d’une micro planification de haute qualité pour l’AVS1 et l’AVS2 à grande échelle. L’AVS1 et l’AVS2 doivent faire l’objet de suivi et être entièrement évalués, et les résultats communiqués aux partenaires de l’IMEP dans les 14 jours suivant chaque campagne. Le but du suivi est d’identifier toutes les zones ou tous les groupes de populations présentant une couverture inférieure à 90 % ou des enfants régulièrement oubliés afin que des mesures correctives puissent être prises. Les zones présentant des résultats insuffisants doivent faire l’objet d’un examen détaillé afin de déterminer des stratégies spécifiques, des efforts supplémentaires (prolongation de la campagne, équipes de communication et/ou de vaccination supplémentaires, ou un ratissage assorti d’une stratégie de communication adaptée) et les ressources nécessaires. Les stratégies requises pour surveiller les campagnes de toutes les AVS (AVS1, AVS2), toutes les activités de ratissage et les autres AVS à grande échelle incluent, au minimum, le MI et le sondage en grappes (LQAS). Monitorage pendant et après la campagne. Le monitorage pendant et après la campagne utilise des méthodes d’enquête avec échantillonnage ciblé dans les zones où la couverture serait insuffisante, et devrait être mise en œuvre suivant le protocole établi. Le monitorage pendant la campagne a pour objectif de garantir la prise sans délai de mesures correctives y Voir « Assessing vaccination coverage levels using clustered lot quality assurance sampling: field manual ». 2012. Genève, Global Polio Eradication Manual (http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2016/09/Assessing-Vaccination-Coverage-Levels-Using-Clustered-LQAS_Apr2012_EN.pdf, consulté le 8 novembre 2018). (par exemple le jour même ou le lendemain, y compris des stratégies prévoyant de nouvelles visites) afin d’améliorer les résultats de la mise en œuvre. Le suivi après la campagne permet une analyse approfondie et rigoureuse des zones oubliées ou n’atteignant pas les couvertures cibles , ainsi qu’un examen des motifs pour lesquels des enfants ont été oubliés ou n’ont pas été vaccinés. Des enquêtes par grappes de LQAS portant sur un échantillonnage proportionnel à la taille de la population sont recommandées pour toutes les zones couvertes par la riposte à la flambée. Pour que les résultats soient valides, il faut bien veiller à planifier et mettre en œuvre suivant le protocole établi. Des orientations spécifiques sont disponiblesy. Les contrôles ponctuels, les enquêtes de convenance et les rapports verbaux des moniteurs, des superviseurs et des observateurs indépendants des campagnes (par exemple, le personnel international de l’IMEP ou d’organismes tiers) constituent un volet très utile qui vient compléter le suivi des AVS, et doivent être accueillis favorablement et utilisés librement pour confirmer ou remettre en cause la notification concernant la couverture. La sélection et la formation des moniteurs indépendants sont importantes. Des termes de référence clairs indiquant l’indépendance des enquêteurs par rapport aux activités de vaccination sont utiles pour tous les moniteurs. En principe, les moniteurs devraient être recrutés et formés pour chaque campagne d’AVS. Il est déconseillé de déployer le même personnel pour des campagnes successives. Les universités et les collèges (par exemple, des étudiants en soins infirmiers ou en médecine), les ONG communautaires ou les organismes de prestation de services (par exemple, les agents de santé n’intervenant pas directement dans la riposte) constituent Surveillance Vaccination Communication et mobilisation sociale Suivi après la campagne • Surveillance des PFA supérieure à 3/100 000 pendant au moins 12 mois après la dernière détection du poliovirus • Analyse spécifique du taux de PFA pour toutes les populations à haut risque • Preuve de l’impact de la surveillance sur les populations difficiles à atteindre, inaccessibles et à haut risque • Couverture >90% dans le monitorage post campagne et plus de 80 % des lots de LQAS acceptés au seuil de 90 % • Aucune preuve d’enfants ou de zones géographiques régulièrement oubliés • Notification efficace et en temps voulu, au moyen de méthodes et outils innovants tels que la collecte de données mobiles et/ ou les coordonnées du système de positionnement mondial (GPS) pour la couverture lorsque cela est possible • Preuve que la sensibilisation à la campagne a couvert plus de 90 % de l’ensemble des ménages (MI et/ou LQAS) • Couverture des populations spécifiques supérieure à 90 % • Analyse des données ventilées pour les populations à haut risque et par sexe pour les enfants non vaccinés ou les refus de vaccination, afin de guider les interventions 1 Pour plus de détails, se référer Global Polio Surveillance Action Plan and Polio Environmental Surveillance Enhancement Following Detection of Vaccine-Related Type-2 Poliovirus in GPEI library (http://polioeradication.org/tools-and-library/). 44 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE des sources de recrutement de moniteurs indépendants et devraient être sélectionnés en fonction du contexte local. La rapidité de communication des résultats du monitorage est importante pour assurer la responsabilisation, l’identification rapide du problème et la rectification du tir, le cas échéant. Les résultats du monitorage doivent être communiqués aux partenaires de l’IMEP aux niveaux national, régional et mondial dans les 14 jours suivant la fin de la campagne. Suivi du renforcement de la surveillance Les pays devraient suivre les indicateurs de surveillance hebdomadaires et les rapports de toutes les unités de notification infranationales en accordant une attention particulière aux groupes de populations à haut risque, ainsi qu’aux résultats et à l’impact de tous les renforcements. En plus des indicateurs de surveillance systématique de la PFA, détaillés au niveau de la notification infranationale, des informations concernant les indicateurs de processus doivent être communiquées régulièrement, y compris concernant la rapidité des enquêtes, la collecte des échantillons et leur réception par le laboratoire. La notification devrait se faire de manière adéquate afin de permettre aux autorités d’identifier rapidement les problèmes, de proposer des solutions appropriées pour améliorer les résultats et de renforcer la confiance dans le fait que les résultats sont suffisamment bons pour pouvoir détecter une transmission en cours du virus. Par exemple, les résultats des recherches rétrospective et actives ad hoc de cas dans la communauté et les établissements de santé devraient être résumés de manière exhaustive et communiqués en temps utile. Le laboratoire devrait également présenter régulièrement un récapitulatif des problèmes de moyens auxquels il est confronté et des solutions envisagées. Évaluation des interventions de riposte aux flambées de poliomyélite [Outbreak Response Assessment] – OBRA L’objectif de l’OBRA est d’évaluer si la riposte par la vaccination et la surveillance sont suffisamment solides pour détecter et arrêter la transmission du poliovirus, et de déterminer ce qui est nécessaire pour combler les lacunes. L’OBRA pour la poliomyélite doit être réalisée en temps utile, être efficace, pratique et indépendante. z Voir « Évaluation des interventions de riposte aux flambées de poliomyélite (Outbreak Response Assessment - OBRA): Aide-mémoire ». 2018 (http:// polioeradication.org/wp-content/uploads/2016/07/Evaluation-de-la-r%C3%A9ponse-%C3%A0-une-%C3%A9pid%C3%A9mie-de-polio-Aide-Memoire- Version-2-December-2019-201912.pdf) La première OBRA est effectuée 3 à 4 mois après la notification du virus ; une étude sur documentation sera effectué 6 à 9 mois après la dernière détection d’un isolat, ou selon les besoins au vu des circonstances. Les épidémies prolongées peuvent justifier une OBRA ou un une analyse sur dossiers intermédiaires. Une équipe externe d’experts évaluera la qualité de la riposte, les preuves de transmission du poliovirus et la qualité de la surveillance. Plus précisément, les objectifs sont les suivants : 1. évaluer et accentuer les efforts visant à accroître l’immunité de la population ; 2. évaluer les progrès accomplis en vue d’interrompre la transmission du poliovirus ; 3. évaluer et renforcer la sensibilité de la surveillance. OPRTT et le Bureau régional de l’OMS faciliteront l’organisation de l’OBRA et l’examen du programme en coordination avec les équipes nationales. Pour toute riposte par le VPOm2, l’équipe chargée de l’OBRA recommandera des options de gestion des vaccins restants à l’issue de toutes les campagnes. Pour les évènements à haut risque pour lesquels des activités de vaccination ont été menées, on peut aussi entreprendre une évaluation de la riposte à l’évènement ou un examen externe. Le chef de l’équipe chargée de l’OBRA fera un compte rendu avant son départ et soumettra un rapport à l’équipe nationale, au président de OPRTT, au Bureau régional de l’OMS et au directeur du programme OMS de lutte contre la poliomyélite. Le Bureau régional de l’OMS confirmera la fin de la flambée épidémique sur la base du rapport d’évaluation de la riposte et des recommandations. Le pays doit fournir un plan d’action post-OBRA dans le mois qui suit la fin de l’OBRA. Des orientations détaillées, des outils et des matériels pour l’évaluation de la riposte à une flambée épidémique et pour la gestion des vaccins sont disponiblesz. 45RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE La flambée est-elle interrompue? Les critères permettant de déclarer la fin d’une flambée épidémique sont décrits dans le tableau 9. Tableau 9. Critères permettant de déclarer la fin d’une flambée épidémique Critères permettant de déclarer la fin d’une flambée épidémique 1 Aucun poliovirus du sérotype de la flambée d'aucune source (PFA, contact, environnement) détecté pendant au moins six mois depuis la détection du dernier virus ET 2 Critères de surveillance remplis au cours des 12 derniers mois dans les zones infectées/à haut risque (foyer de flambée épidémique) et dans les autres zones à risque, y compris les zones transfrontalières1 : i) PFANP ≥3 pour 100 000 enfants de moins de 15 ans (ou selon l'objectif national, selon celui qui est le plus élevé des deux) ii) >=80% des selles collectées des cas de PFA sont adéquates. ET 3 Preuves convaincantes que des zones à haut risque ou zones de conflit, de déplacement, à accès difficile et à population réduite ont été identifiées et font l’objet d’une planification et que des stratégies adaptées2 ont été mises en œuvre avec succès pour : i) stopper la transmission du poliovirus; ii) détecter toute transmission de poliovirus en cours. Après examen complet des indicateurs, de la qualité des données et des informations dans le contexte local, l’équipe OBRA a la responsabilité d’émettre son meilleur avis possible quant à savoir i) si la flambée semble terminée, même si tous les critères ne sont pas strictement remplis, ou ii) si la flambée ne peut être déclarée terminée même en l’absence d’un isolat de virus détectable. 1 Critères à remplir au premier niveau administratif, ou encore au second niveau administratif pour les pays peuplés (par ex. l’Inde, le Pakistan, le Nigeria) et pour d’autres zones à haut risque d’après l’équipe d’évaluation OBRA 2 Les stratégies sont : les activités innovatrices de vaccination avancées, la recherche active de cas, la surveillance communautaire, l’estimation de la population non encore atteinte par la vaccination ou par la surveillance Les OBRAs doivent se poursuivre jusqu’à ce que les critères de fin d’épidémie soient remplis. Si les critères de « fin d’épidémie » ne sont pas remplis dans un pays ou une zone, l’équipe chargée de l’OBRA recommandera la marche à suivre : • Après une période de six mois sans détection de poliovirus, renforcer l’appui interne et externe à la riposte et poursuivre l’OBRA et/ou l’examen externe, selon les besoins. • Après une période de 9 à 12 mois sans détection de poliovirus, mettre en place un plan d’urgence supplémentaire de 3 mois pour : a) la surveillance, par exemple la recherche active intensive de cas dans la zone de la flambée épidémique ou d’autres mesures visant à améliorer la surveillance ; b) la vaccination supplémentaire, par exemple des stratégies innovantes pour atteindre tous les enfants parmi les populations mobiles ou à haut risque ; c) la vaccination de routine, par exemple des stratégies éprouvées pour atteindre tous les districts (approche ACD). • Réitérer l’examen du programme au bout de 3-4 mois, ou selon les besoins. Lorsque les critères sont remplis et/ou que l’équipe chargée de l’OBRA est convaincue que la riposte à la flambée épidémique a été suffisante, en suivant l’arbre de décision ci-dessous (Figure 7), l’équipe recommande de déclarer la fin de l’épidémie. Le Bureau régional de l’OMS examine les résultats de l’OBRA en concertation avec l’OPRTT, partage le rapport avec les commissions de certification nationale et régionale et peut confirmer que l’épidémie est terminée et peut être « clôturée ». Le pays est informé en conséquence. La figure 7 illustre un arbre de décision permettant de déterminer si une flambée épidémique est terminée. 46 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Règlement sanitaire international La poliomyélite a été déclarée urgence de santé publique de portée internationale le 5 mai 2014. Selon les recommandations temporaires émises par le Directeur général de l’OMS, les critères permettant de considérer qu’un pays n’est plus infecté par le PVS1 ou le PVDVc sont les suivants : • Cas d’infection par le poliovirus : 12 mois après la date de survenue du dernier cas recensé PLUS un mois pour tenir compte du délai nécessaire à la détection des cas, à l’enquête, aux tests en laboratoire et à la période de notification OU lorsque tous les cas de PFA notifiés dont la maladie est apparue dans les 12 mois suivant le dernier cas ont été testés pour le poliovirus et ont donné des résultats négatifs au PVS1 ou au PVDVc, et que les échantillons environnementaux recueillis dans les 12 mois suivant le dernier cas ont également donné des résultats négatifs (le plus long de ces deux délais). • Isolement de PVS1 ou de PVDVc dans l’environnement (pas de cas d’infection par le poliovirus) : 12 mois après la collecte du dernier échantillon environnemental positif au poliovirus PLUS un mois pour tenir compte du délai nécessaire aux tests en laboratoire et à la période de notification. Tous les trois mois, le comité se réunit pour examiner l’état d’urgence et déterminer à quels pays les recommandations temporaires doivent s’appliquer. Toutefois, si un pays est considéré comme n’étant plus infecté selon les recommandations temporaires, cela ne signifie pas toujours que la flambée épidémique est terminée, car il peut être nécessaire de poursuivre les activités de riposte. Figure 7. Arbre de décision de l’évaluation de la riposte à une flambée Flambée de poliovirus Preuve satisfaisante de : • riposte vaccinale effi cace de haute qualité • surveillance sensible des PFA Preuve peu satisfaisante de : • Vaccination de haute qualité • surveillance sensible des PFA Aucun poliovirus détecté d’aucune source pendant au moins 6 mois Flambée probablement terminée La fl ambée n’est probablement pas terminée, La riposte se poursuit Flambée probablement terminée 1ère OBRA 3 à 4 mois après la notifi cation du virus L’étude sur documentation après 6 à 9 mois sans détection de poliovirus L’étude sur documentation se poursuit tous les 3 mois ou selon les besoins • mise en œuvre d’un plan d’action supplémentaire de surveillance en situation d’urgence de trois mois, et 12 mois – plus un mois pour effectuer les tests de laboratoire et communiquer les résultats – à compter de la date du dernier isolat de poliovirus, et • résultats des tests de tous les échantillons collectés disponibles 47RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Synthèse des enseignements tirés des données de la flambée épidémique Les pays ont grand intérêt à examiner les résultats de la riposte à une flambée ou à un évènement et à consigner les enseignements qui en ont été tirés. La documentation relative à la flambée devrait, entre autres, porter sur les éléments suivants : a) une enquête épidémiologique détaillée et une évaluation des risques b) une épidémiologie descriptive (y compris l’enquête sur le cas index) c) la riposte par la surveillance pour assurer le suivi de l’évolution jusqu’à la fin de la flambée d) la riposte vaccinale décrivant les étapes clés de l’assurance qualité et les innovations (micro planification, formation, suivi de l’état de préparation, gestion de la logistique, mobilisation de la communauté et suivi/supervision) e) la coordination de la riposte à la flambée, y compris le calendrier et l’efficacité des moyens de renfort. Généralement, les meilleures pratiques en matière de riposte d’urgence comprennent une analyse après action formelle. Les enseignements tirés sont utiles pour améliorer la planification de la préparation aux situations d’urgence et peuvent éclairer la riposte à des évènements ou flambées futurs. La documentation relative à flambées devrait également décrire les enseignements tirés et les meilleures pratiques décrites par les OBRAs comme étant stratégiques pour permettre une interruption réussie des flambées de poliomyélite. Plusieurs documents pertinents sur les meilleures pratiques ont été publiés récemmentaa. Les pays peuvent obtenir un appui pour consigner par écrit les enseignements tirés de l’éradication de la poliomyélite. aa Voir Capturing and sharing lessons learned [site Web] Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (http://polioeradication.org/ polio-today/preparing-for-a- polio-free-world/transition-planning/lessons-learned-from-polio-eradication/, consulté le 8 novembre). 48 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Bibliographie Pour de plus amples informations, les utilisateurs du présent ouvrage sont priés de consulter les ressources suivantes : AGORA. UNICEF’s Global Hub for Learning and Development (https://agora.unicef.org/index.php, consulté le 4 décembre 2018). Assessing immunization coverage with clustered lot quality assurance sampling (clustered-LQAS). Field Manual. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2012 (http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2016/09/ Assessing- Vaccination-Coverage-Levels-Using-Clustered-LQAS_Apr2012_EN.pdf, consulté le 8 novembre 2018). Best Practices for Monitoring the Quality of Polio Eradication Campaign Performance. Lignes directrices de l’IMEP. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2018 (http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2018/08/best- practices-20180810-03.pdf, consulté le 8 novembre 2018). Best practices for planning a vaccination campaign for an entire population: supplement to Best practices in microplanning for polio eradication. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2018 (OMS/POLIO/18.04). Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. (http:// polioeradication.org/wp-content/uploads/2018/08/best-practices-20180810Ð01.pdf, consulté le 12 novembre 2018). Best practices in microplanning for polio eradication. Lignes directrices de l’IMEP. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2018 (http:// polioeradication.org/wp-content/uploads/2018/08/best-practices-20180810Ð03.pdf, consultée le 8 novembre 2018). 15th Meeting of the Strategic Advisory Group of Experts (SAGE) » Polio Working Group, – Conclusions and recommendations, Note for the Record, avril 2018. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2018 (http://www.who.int/immunization/sage/ meetings/2018/april/2_WHO_Polio_SAGE_Apr2018.pdf?ua=1, consultée le 8 novembre 2018). Guidance note on cold chain logistics and vaccine management during polio supplementary immunization activities. Lignes directrices de l’IMEP. New York : UNICEF, 2017 (http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2017/10/Cold-chain-logistics- and- vaccine-management-during-SIA_May2017_EN.pdf, consulté le 8 novembre 2018) Global guidelines. Independent monitoring of polio supplementary immunization activities. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, 2016 (http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2016/08/ IndependentMonitoringGuidelines_20101124.pdf,consulté le 8 novembre 2018. Réseau mondial de laboratoires pour la poliomyélite (RMLP) [site Web]. Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, (http://polioeradication.org/polio- today/polio-now/surveillance-indicators/the-global-polio-laboratory-network- gpln/, consulté le 4 décembre 2018). GPEI Polio outbreak response assessment (OBRA) : Aide-mémoire. (http://polioeradication.org/tools-and-library/ resources-for-polio-eradicators/gpei-tools-protocols-and-guidelines/). 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Relevé épidémiologique hebdomadaire. 2016 ; 91(12) : 145–168 (http://www.who. int/wer/2016/wer9112.pdf?ua=1), consulté le 8 novembre 2018). Poliomyélite : intensification de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite Rapport A67/38. Dans : Soixante- septième Assemblée mondiale de la Santé. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2014(https://apps.who.int/iris/bitstream/ handle/10665/24399/B130_19-fr.pdf?sequence=1&isAllowed=y, version anglaise consultée le 12 novembre 2018) Public Health Management of Facility-Related Exposure to Live Polioviruses : Interim guidance in managing exposed persons for countries hosting facilities that maintain live polioviruses » disponible dans la bibliothèque du site Web de l’IMEP ; (http:// polioeradication.org/tools-and-library/ resources-for-polio-eradicators/gpei-tools-protocols-and-guidelines/, consulté le 4 décembre 2018). Atteindre chaque district (ACD), révision de 2017. 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Genève : Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite,(http://www.polioeradication. org/ Dataandmonitoring/Surveillance.aspx, consulté le 4 décembre 2018). Guide technique : gestion, suivi et validation du retrait du VPOm2. Octobre 2016. polioeradication.org/wp-content/uploads/2016/11/ Technical-guidance-mOPV2-management-monitoring-removal-and-validation_Oct2016_FR.pdf, version anglaise consultée le 30 octobre 2018). Utilisation du vaccin antipoliomyélitique inactivé en doses fractionnées (VPIf) dans les activités de vaccination supplémentaires (AVS). Aide-mémoire de l’IMEP, 2017 (http://polioeradication.org/wp-content/uploads/2017/11/polio-fipv-in-sias-aide-memoire- 01092017-fr.pdf, consulté dans sa version anglaise le 8novembre 2018). Vaccine-associated paralytic polio (VAPP) and vaccine-derived poliovirus (VDPV). Fiche d’information de l’IMEP. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/immunization/diseases/poliomyelitis/endgame_objective2/oral_polio_vaccine/ VAPPandcVDPVFactSheet-Feb2015.pdf, consulté le 8 novembre 2018). Assemblée mondiale de la Santé. Résolution WHA68 sur la poliomyélite. Dans : Soixante-huitième Assemblée mondiale de la Santé. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 26 mai 2015. https://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA68-REC1/ A68_2015_REC1-fr.pdf#page=1 10.consulté le 8 novembre 2018. Plan d’action mondial de l’OMS visant à réduire au minimum le risque d’exposition au poliovirus associé aux établissements après l’éradication par type des poliovirus sauvages et l’arrêt progressif de l’utilisation du vaccin antipoliomyélitique oral. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2015 (https://apps.who.int/iris/handle/10665/208873, consulté dans sa version anglaise le 8 novembre 2018). 50 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Annexes Annexe 1. Vue d’ensemble de l’évaluation des risques : résumé des éléments d’une évaluation systématique des risques liés à l’isolement d’un nouveau PVDV, PVS ou SL2. Annexe 2. Chronologie et responsabilité à l’égard des activités de riposte à une flambée à compter du jour 0 jusqu’à clôture de la flambée 51RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Annexe 1. Vue d’ensemble de l’évaluation des risques : résumé des éléments d’une évaluation systématique des risques liés à l’isolement d’un nouveau PVDV, PVS ou SL2 Catégorie de risque Risque élevé Risque faible Remarques Virologie PVDVc Automatiquement défini comme une situation à haut risque Facteurs virologiques • Éloignement génétique par rapport au Sabin parent (modifications nucléotidiques) • Lien, le cas échéant, avec des virus isolés par le passé • Description/interprétation virologique • Circulation concomitante avec le PVS • Détection d’autres PVDV (non liés) dans la région Source humaine • Isolement concomitante avec d’autres Sabin ou entérovirus • Preuve d’immunodéficience primaire Source environnementale • Nombre/densité de virus dans les échantillons • Présence combinée de poliovirus, de virus Sabin et autres virus entériques dans l’échantillon Substantiel Lié Oui Oui Oui Oui Non Élevé Oui Pas substantiel Pas lié Non Non Non Non Oui Moyen/faible Non Obtenir l’avis d’un virologue Contexte Caractéristiques du cas • Membre d’une population connue « à haut risque »/mal desservie (bidonvilles, minorités, réfugiés, populations mobiles, déplacés internes, etc.) • 0 dose ou « sous »-vacciné • Âgés de plus de 5 ans Oui Oui Oui Non Non Non Examen et discussion par des experts techniques entre les niveaux national, régional et mondial Données sur la couverture • Couverture de la IR (VPI si disponible – à défaut diphtérie-tétanos-coqueluche (DCT3) dans les zones infectées du niveau admin 1 • Qualité des AVS antérieures (plus de 5 % des enfants manqués d’après les données du MI) Faible Faible Bonne/élevé Assez bonne/ bonne L’« immunité de la population » contre les poliovirus de type 2 devrait tenir compte du temps écoulé depuis le "switch" et l'utilisation du VPI pour estimer la population non immunisée contre le type 2. Qualité de la surveillance • Lacunes dans la surveillance (p. ex. indicateurs de la PFA inférieurs aux normes, SE rare ou absente, virus orphelin) dans les zones infectées du niveau admin 1. • Autre détection récente du poliovirus Évident Oui Assez bonne/ bonne Non 52 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Catégorie de risque Risque élevé Risque faible Remarques Contexte du niveau admin 1 • Zone vaste densément peuplée • Populations à haut risque connues (populations mobiles, réfugiés, commerce, pèlerinage, déplacements, etc.) • Zone non sécurisée et/ou inaccessible ayant un impact sur la surveillance et/ou la vaccination • Tout type d’évènements sentinelles suggérant un risque plus élevé de propagation rapide • Preuve de rupture de confinement • VPOt/VPOm2 trouvés lors de la vérification de la chaîne de distribution du vaccin • Conditions environnementales associées à des niveaux élevés de transmission féco-orale Oui Oui Oui Oui Oui Oui Eau et assainissement de piètre qualité Non Non Non Non Non Non Eau et assainissement de qualité assez bonne/bonne Propagation internationale Liens avec la frontière internationale • Liaison de transport contiguë ou directe avec la frontière internationale (surtout si le risque est élevé dans l’autre zone) • Liens entre le site ou le sujet infecté par le poliovirus et d’autres pays (par exemple, marchés, voies de transport) • Historique des déplacements du cas de poliovirus ou du ménage (par exemple, réfugié, nomade, pèlerinage, apatride) • Historique de tout autre évènement sentinelle survenu par-delà les frontières • Antécédents de schémas de transmission de la poliomyélite et de flambées entre pays Mobilité-migration de la population • Points de service communs entre la zone infectée et les zones voisines comme les marchés, les sites de pèlerinage, les points d’eau pour les nomades • Signes de niveaux de migration élevés (données de séquençage, données de téléphonie mobile disponibles, schémas de migration antérieurs, etc.) Contexte des zones environnantes • Preuve de lacunes dans la surveillance ou d’autres facteurs à haut risque dans les zones environnantes susceptibles d’être importés depuis la zone touchée • Immunité de la population dans les pays voisins • Conflit Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Faible Présent Non Non Non Non Non Non Non Non Bonne/élevé Aucun Enquête de cas locale/basée sur les données disponibles Examen et discussion par des experts techniques de l’IMEP en consultation avec les niveaux national et régional An ne xe 2 A : C al en dr ie r e t r es po ns ab ili té d es a ct io ns à e nt re pr en dr e au co ur s du p re m ie r m oi s su iv an t l a dé te ct io n du p ol io vi ru s Ac tio ns Jo ur s ap rè s le s éq ue nç ag e 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 –3 0 30 + No tif ic at io n Le R M LP in fo rm e le s au to rit és s an ita ire s du p ay s to uc hé e t l ’O M S au n iv ea u du b ur ea u pa ys , du B ur ea u ré gi on al e t d u Si èg e Le p ay s in fo rm e le s au to rit és s an ita ire s, le S iè ge d e l’O M S in fo rm e le s pa rt en ai re s de l’I ni tia tiv e m on di al e po ur l’ ér ad ic at io n de la p ol io m yé lit e (IM EP ) c on ce rn és Le p oi nt fo ca l R SI in fo rm e l’O M S En qu êt e L’é qu ip e pa ys o uv re u ne e nq uê te é pi dé m io lo gi qu e/ so ci al e Co or di na tio n M et tr e en p la ce d es m éc an is m es d e rip os te a ux é vè ne m en ts e t a ux fl am bé es d an s le s bu re au x ré gi on au x et a u si èg e, y co m pr is O PR TT p ou r l a co or di na tio n de s pa rt en ai re s de l’ IM EP Ac tiv er le re nf or t d e la ri po st e ra pi de e t l e dé pl oy er d ès q u’ il es t d is po ni bl e Ac tiv er le re nf or t e t l e dé pl oy er d ès q u’ il es t d is po ni bl e Év al ua tio n de s ri sq ue s et p la n de ri po st e L' éq ui pe p ay s pr és en te u ne é va lu at io n de s ris qu es e t u ne p ro po si tio n de ri po st e au x pa rt en ai re s de l' IM EP (G ro up e co ns ul ta tif s ur le V PO m 2, A D G, G ro up e ch ar gé d e la g es tio n de l' ér ad ic at io n et d es fl am bé es é pi dé m iq ue s (E OM G) ) L’é qu ip e pa ys s ou m et u ne d em an de d e VP Om 2 (le c as é ch éa nt ) Le s pa rt en ai re s de l’ IM EP (G ro up e co ns ul ta tif /E OM G) s e re nc on tr en t e t f ou rn is se nt d es re co m m an da tio ns à l’ éq ui pe d e pa ys La fl am bé e es t c la ss ée p ar le P ro gr am m e OM S de g es tio n de s si tu at io ns d ’u rg en ce s an ita ire (W H E) a u Si èg e, e n ap pl ic at io n du C ad re d ’a ct io n d’ ur ge nc e L’é qu ip e pa ys fi na lis e et s ou m et le p la n et le b ud ge t d e la ri po st e à la fl am bé e Ge st io n de s va cc in s Le D ire ct eu r g én ér al d e l’O M S au to ris e le p ré lè ve m en t d e VP Om 2 du s to ck (l e ca s éc hé an t) Le s va cc in s VP Om 2 et s er in gu es s on t e xp éd ié s au p ay s (le c as é ch éa nt ) Le s va cc in s VP Om 2 so nt e nv oy és s ur le te rr ai n (le c as é ch éa nt ) Ac tiv ité s de ri po st e Fi na nc es (à c on cu rr en ce d e 50 0 00 0 US D) dé ca is sé es O R Fi na nc em en t « s an s re gr et s » (à co nc ur re nc e de 5 00 0 00 U SD ) d éc ai ss é po ur le b ur ea u ré gi on al /b ur ea u pa ys p ou r f in an ce r le s ac tiv ité s de ri po st e in iti al e Dé cl ar er la fl am bé e de p ol io m yé lit e co m m e ur ge nc e de s an té p ub liq ue n at io na le Él ab or er e t m et tr e en œ uv re u ne p ol iti qu e na tio na le d e pl ai do ye r e t d ’u n pl an d e co m m un ic at io n La nc er d es a ct iv ité s du re nf or ce m en t d e la s ur ve ill an ce Pr oc éd er a u de v ac ci na tio n Bu dg et d e rip os te à la fl am bé e ap pr ou vé e t f on ds d éb lo qu és p ou r l e pa ys M et tr e en œ uv re le s AV S1 , A VS 2 et le ra tis sa ge 53RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE An ne xe 2 A : C al en dr ie r e t r es po ns ab ili té d es a ct io ns à e nt re pr en dr e au co ur s du p re m ie r m oi s su iv an t l a dé te ct io n du p ol io vi ru s Ac tio ns Jo ur s ap rè s le s éq ue nç ag e 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 –3 0 30 + No tif ic at io n Le R M LP in fo rm e le s au to rit és s an ita ire s du p ay s to uc hé e t l ’O M S au n iv ea u du b ur ea u pa ys , du B ur ea u ré gi on al e t d u Si èg e Le p ay s in fo rm e le s au to rit és s an ita ire s, le S iè ge d e l’O M S in fo rm e le s pa rt en ai re s de l’I ni tia tiv e m on di al e po ur l’ ér ad ic at io n de la p ol io m yé lit e (IM EP ) c on ce rn és Le p oi nt fo ca l R SI in fo rm e l’O M S En qu êt e L’é qu ip e pa ys o uv re u ne e nq uê te é pi dé m io lo gi qu e/ so ci al e Co or di na tio n M et tr e en p la ce d es m éc an is m es d e rip os te a ux é vè ne m en ts e t a ux fl am bé es d an s le s bu re au x ré gi on au x et a u si èg e, y co m pr is O PR TT p ou r l a co or di na tio n de s pa rt en ai re s de l’ IM EP Ac tiv er le re nf or t d e la ri po st e ra pi de e t l e dé pl oy er d ès q u’ il es t d is po ni bl e Ac tiv er le re nf or t e t l e dé pl oy er d ès q u’ il es t d is po ni bl e Év al ua tio n de s ri sq ue s et p la n de ri po st e L' éq ui pe p ay s pr és en te u ne é va lu at io n de s ris qu es e t u ne p ro po si tio n de ri po st e au x pa rt en ai re s de l' IM EP (G ro up e co ns ul ta tif s ur le V PO m 2, A D G, G ro up e ch ar gé d e la g es tio n de l' ér ad ic at io n et d es fl am bé es é pi dé m iq ue s (E OM G) ) L’é qu ip e pa ys s ou m et u ne d em an de d e VP Om 2 (le c as é ch éa nt ) Le s pa rt en ai re s de l’ IM EP (G ro up e co ns ul ta tif /E OM G) s e re nc on tr en t e t f ou rn is se nt d es re co m m an da tio ns à l’ éq ui pe d e pa ys La fl am bé e es t c la ss ée p ar le P ro gr am m e OM S de g es tio n de s si tu at io ns d ’u rg en ce s an ita ire (W H E) a u Si èg e, e n ap pl ic at io n du C ad re d ’a ct io n d’ ur ge nc e L’é qu ip e pa ys fi na lis e et s ou m et le p la n et le b ud ge t d e la ri po st e à la fl am bé e Ge st io n de s va cc in s Le D ire ct eu r g én ér al d e l’O M S au to ris e le p ré lè ve m en t d e VP Om 2 du s to ck (l e ca s éc hé an t) Le s va cc in s VP Om 2 et s er in gu es s on t e xp éd ié s au p ay s (le c as é ch éa nt ) Le s va cc in s VP Om 2 so nt e nv oy és s ur le te rr ai n (le c as é ch éa nt ) Ac tiv ité s de ri po st e Fi na nc es (à c on cu rr en ce d e 50 0 00 0 US D) dé ca is sé es O R Fi na nc em en t « s an s re gr et s » (à co nc ur re nc e de 5 00 0 00 U SD ) d éc ai ss é po ur le b ur ea u ré gi on al /b ur ea u pa ys p ou r f in an ce r le s ac tiv ité s de ri po st e in iti al e Dé cl ar er la fl am bé e de p ol io m yé lit e co m m e ur ge nc e de s an té p ub liq ue n at io na le Él ab or er e t m et tr e en œ uv re u ne p ol iti qu e na tio na le d e pl ai do ye r e t d ’u n pl an d e co m m un ic at io n La nc er d es a ct iv ité s du re nf or ce m en t d e la s ur ve ill an ce Pr oc éd er a u de v ac ci na tio n Bu dg et d e rip os te à la fl am bé e ap pr ou vé e t f on ds d éb lo qu és p ou r l e pa ys M et tr e en œ uv re le s AV S1 , A VS 2 et le ra tis sa ge 54 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE An ne xe 2 B : C hr on ol og ie e t r es po ns ab ili té à l’ ég ar d de s a ct iv ité s d e rip os te à u ne fl am bé e à co m pt er d u jo ur 0 ju sq u’ à cl ôt ur e de la fl am bé e Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al N ot ifi ca tio n du v ir us p ar le la bo ra to ire – Jo ur 0 Co or di na tio n de s in te rv en tio ns li ée s à la fl am bé e M et tr e su r p ie d un e éq ui pe d e ge st io n de la fl am bé e co m po sé e de re pr és en ta nt s de to us le s or ga ni sm es co nc er né s. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Re ss ou rc es Tr ou ve r l e pl an n at io na l d e pr ép ar at io n et d e rip os te à u ne fla m bé e de p ol io m yé lit e (p eu t s e tr ou ve r d an s l’a nn ex e du ra pp or t d u Co m ité n at io na l d e ce rt ifi ca tio n (C N C) ). Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c l’a pp ui de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Re ss ou rc es Id en tif ie r l es p er so nn es fo rm ée s ou e xp ér im en té es e n rip os te à u ne fl am bé e de p ol io m yé lit e da ns le p ay s/ la ré gi on Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c l’a pp ui de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s bu re au x r ég io na ux /s iè ge s de l’O M S et d e l’U N IC EF fo ur ni ss en t r ap id em en t l es d oc um en ts re qu is Re ss ou rc es Li re to us le s ra pp or ts e t d oc um en ts re la tif s au x ac tiv ité s de ri po st e pr éc éd en te s. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c l’a pp ui de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Da ns le s 24 h eu re s su iv an t l a no tif ic at io n Re ss ou rc es S’ as su re r q ue l’ éq ui pe p ay s di sp os e de d oc um en ts d’ or ie nt at io n te ch ni qu e po ur a pp uy er le s en qu êt es e t la ri po st e (P OS c on ce rn an t l es fl am bé es é pi dé m iq ue s, m od èl e d’ en qu êt e, m od èl e d’ év al ua tio n de s ris qu es , e tc .). Bu re au x ré gi on au x et S iè ge s de l’ OM S et d e l’U N IC EF En qu êt e Ou vr ir u ne e nq uê te é pi dé m io lo gi qu e et s oc ia le co nj oi nt e (v oi r l e ch ap itr e 4 et le m od èl e po ur p lu s d’ in fo rm at io ns ) : P ar tie A : En qu êt e su r l e ca s/ l’i so la t is su d e l’e nv iro nn em en t e t l e co nt ex te lo ca l P ar tie B : D ét er m in er l’ ét en du e gé og ra ph iq ue d e la tr an sm is si on (p ré lè ve m en t d ’é ch an til lo ns c he z le s co nt ac ts , r ec he rc he a ct iv e, e tc .). Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c l’a pp ui de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Av ec l’ ap pu i d es b ur ea ux ré gi on au x et s iè ge s de l’O M S et d e l’U N IC EF Co m m un ic at io n In fo rm er le s au to rit és n at io na le s et le s au tr es pa rt en ai re s co nc er né s. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, Le S iè ge d e l’O M S in fo rm e le s pa rt en ai re s de l’I M EP (O PR TT , E OM G, C om ité S tr at ég iq ue (C S) ) Da ns le s 24 h eu re s su iv an t l a no tif ic at io n Co or di na tio n de s in te rv en tio ns li ée s à la fl am bé e et pl ai do ye r In fo rm er le m in is tr e de la S an té , l e ch ef d u go uv er ne m en t/l e ch ef d e l’É ta t e t d ’a ut re s re sp on sa bl es co nc er né s de s m es ur es s pé ci fiq ue s re qu is es p ou r u ne rip os te u rg en te v is an t à e nr ay er la fl am bé e : 1. Dé cl ar er la p ol io m yé lit e ur ge nc e na tio na le d e sa nt é pu bl iq ue d an s le s 72 h eu re s en c as d e fla m bé e ou si gn al er la n éc es si té é ve nt ue lle d e dé cl ar er u ne u rg en ce si le v iru s es t r ec la ss é en fl am bé e. 2. M et tr e en p la ce u n ce nt re d ’o pé ra tio ns d ’u rg en ce (C OU ) n at io na l s i a uc un e st ru ct ur e de c oo rd in at io n de s si tu at io ns d ’u rg en ce n ’e st e n pl ac e, d iri gé p ar un h au t r es po ns ab le d u go uv er ne m en t e n qu al ité d e po in t f oc al d és ig né e n ca s de fl am bé e et a pp uy é pa r d u pe rs on ne l d an s le s do m ai ne s de l’ ad m in is tr at io n, d e la c om m un ic at io n st ra té gi qu e, d es o pé ra tio ns , d e la lo gi st iq ue , d e la g es tio n de s fo ur ni tu re s et d es fi na nc es . N at io na l h ea lth a ut ho rit ie s, w ith s up po rt fr om W H O an d UN IC EF c ou nt ry o ffi ce s W ith s up po rt fr om G PE I p ar tn er s to e ns ur e th e na tio na l h ea lth a ut ho rit ie s ha ve th e ne ce ss ar y in fo rm at io n to c om m un ic at e ef fe ct iv el y w ith co un tr y st ak eh ol de rs . Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al 3. M et tr e en œ uv re le s op ér at io ns d e rip os te re qu is es p ou r ar rê te r l a tr an sm is si on d u vir us c on fo rm ém en t a ux M ON , au ty pe e t à la c la ss ifi ca tio n du vi ru s (v oi r c ha pi tr e 7) . 4. S’ as su re r d e la m is e en p la ce d ’u n m éc an is m e de s ui vi sy st ém at iq ue à to us le s ni ve au x (n at io na l, ré gi on al e t di st ric t) po ur s ui vr e l’é vo lu tio n de la p la ni fic at io n, d e la m is e en œ uv re e t d es a ct io ns d e su ivi to ut a u lo ng d e la c on du ite d es a ct ivi té s de ri po st e. 5. Co m pt es re nd us ré gu lie rs e t e n te m ps u til e su r l’é vo lu tio n de s ac tiv ité s de ri po st e à la fl am bé e au c he f du g ou ve rn em en t/c he f d e l’É ta t e t a ux p ar te na ire s de l’I M EP . Da ns le s 24 h eu re s su iv an t l a no tif ic at io n Co m m un ic at io n Al er te r l a Di vi si on d es a pp ro vi si on ne m en ts d e l’U N IC EF s’ il s’ ag it de p ol io vi ru s de ty pe 2 Si èg es d e l’O M S et d e l’U N IC EF Co or di na tio n de s in te rv en tio ns li ée s à la fl am bé e In iti er d es m éc an is m es d e rip os te a ux é vè ne m en ts / fla m bé es a u ni ve au d u bu re au ré gi on al e t d u si èg e. Co m m un iq ue r t ou te in fo rm at io n di sp on ib le à l’ éq ui pe pa ys (r ap po rt p ré lim in ai re s d' an al ys e de ri sq ue s, év al ua tio ns d e la s ur ve ill an ce , c ou ve rt ur e hi st or iq ue , év al ua tio ns d e la s éc ur ité , g ro up es à h au t r is qu e, e tc .). Co or di na tio n de s in te rv en tio ns li ée s à la fl am bé e L’É qu ip e sp éc ia le c ha rg ée d e la p ré pa ra tio n et de la ri po st e au x fla m bé es (O PR TT ) o rg an is e de s té lé co nf ér en ce s he bd om ad ai re s en tr e l’O M S, l’ UN IC EF et le s pa rt en ai re s de l’ IM EP L’O M S et l’ UN IC EF p ar tic ip en t L' OP RT T in iti e et p ré si de le s té lé co nf ér en ce s Re nf or ts e n re ss ou rc es hu m ai ne s Év al ue r l es c ap ac ité s su r l e te rr ai n en re ss ou rc es hu m ai ne s du s ys tè m e de s an té n at io na l, de l’ OM S, d e l’U N IC EF e t d ’a ut re s pa rt en ai re s da ns le p ay s po ur la m is e en œ uv re d es o pé ra tio ns d e rip os te . Le s au to rit és s an ita ire s na tio na le s et le s bu re au x pa ys l’ OM S et d e l’U N IC EF Re nf or ts e n re ss ou rc es hu m ai ne s De m an de r d es p ro cé du re s ac cé lé ré es p ou r l es v is as a u po in t d ’e nt ré e po ur to us le s in te rv en an ts in te rn at io na ux de va nt p ar tic ip er à la ri po st e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s Le s bu re au x ré gi on au x/ si èg es d e l’O M S et d e l’U N IC EF fo ur ni ss en t r ap id em en t l es d oc um en ts re qu is Re nf or ts e n re ss ou rc es hu m ai ne s Ac tiv er la p ro cé du re d e re nf or t ; le d ép lo ye r d ès q u’ il es t di sp on ib le (C ib le 7 2 he ur es - Ri po st e ra pi de ; Ci bl e 21 jo ur s - R en fo rt s) . Le s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF pr en ne nt le s di sp os iti on s né ce ss ai re s da ns le p ay s L’O PR TT a ss ur e la c oo rd in at io n Ev al ua tio n de s ris qu es e t r ip os te Re m pl ir le m od èl e d’ év al ua tio n de s ris qu es e n y in té gr an t u ne p ro po si tio n de s tr at ég ie d e rip os te va cc in al e (v oi r l e m od èl e et le c ha pi tr e 7) . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Av ec l’ ap pu i d es b ur ea ux ré gi on au x et s iè ge s de l’O M S/ l’U N IC EF Co m m un ic at io n Id en tif ie r u ne p er so nn e- re ss ou rc e da ns le s m éd ia s et po rt e- pa ro le p ou r l a fla m bé e. Le s au to rit és s an ita ire s na tio na le s et le s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF s’ ac co rd en t s ur la n om in at io n 55RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al 3. M et tr e en œ uv re le s op ér at io ns d e rip os te re qu is es p ou r ar rê te r l a tr an sm is si on d u vir us c on fo rm ém en t a ux M ON , au ty pe e t à la c la ss ifi ca tio n du vi ru s (v oi r c ha pi tr e 7) . 4. S’ as su re r d e la m is e en p la ce d ’u n m éc an is m e de s ui vi sy st ém at iq ue à to us le s ni ve au x (n at io na l, ré gi on al e t di st ric t) po ur s ui vr e l’é vo lu tio n de la p la ni fic at io n, d e la m is e en œ uv re e t d es a ct io ns d e su ivi to ut a u lo ng d e la c on du ite d es a ct ivi té s de ri po st e. 5. Co m pt es re nd us ré gu lie rs e t e n te m ps u til e su r l’é vo lu tio n de s ac tiv ité s de ri po st e à la fl am bé e au c he f du g ou ve rn em en t/c he f d e l’É ta t e t a ux p ar te na ire s de l’I M EP . Da ns le s 24 h eu re s su iv an t l a no tif ic at io n Co m m un ic at io n Al er te r l a Di vi si on d es a pp ro vi si on ne m en ts d e l’U N IC EF s’ il s’ ag it de p ol io vi ru s de ty pe 2 Si èg es d e l’O M S et d e l’U N IC EF Co or di na tio n de s in te rv en tio ns li ée s à la fl am bé e In iti er d es m éc an is m es d e rip os te a ux é vè ne m en ts / fla m bé es a u ni ve au d u bu re au ré gi on al e t d u si èg e. Co m m un iq ue r t ou te in fo rm at io n di sp on ib le à l’ éq ui pe pa ys (r ap po rt p ré lim in ai re s d' an al ys e de ri sq ue s, év al ua tio ns d e la s ur ve ill an ce , c ou ve rt ur e hi st or iq ue , év al ua tio ns d e la s éc ur ité , g ro up es à h au t r is qu e, e tc .). Co or di na tio n de s in te rv en tio ns li ée s à la fl am bé e L’É qu ip e sp éc ia le c ha rg ée d e la p ré pa ra tio n et de la ri po st e au x fla m bé es (O PR TT ) o rg an is e de s té lé co nf ér en ce s he bd om ad ai re s en tr e l’O M S, l’ UN IC EF et le s pa rt en ai re s de l’ IM EP L’O M S et l’ UN IC EF p ar tic ip en t L' OP RT T in iti e et p ré si de le s té lé co nf ér en ce s Re nf or ts e n re ss ou rc es hu m ai ne s Év al ue r l es c ap ac ité s su r l e te rr ai n en re ss ou rc es hu m ai ne s du s ys tè m e de s an té n at io na l, de l’ OM S, d e l’U N IC EF e t d ’a ut re s pa rt en ai re s da ns le p ay s po ur la m is e en œ uv re d es o pé ra tio ns d e rip os te . Le s au to rit és s an ita ire s na tio na le s et le s bu re au x pa ys l’ OM S et d e l’U N IC EF Re nf or ts e n re ss ou rc es hu m ai ne s De m an de r d es p ro cé du re s ac cé lé ré es p ou r l es v is as a u po in t d ’e nt ré e po ur to us le s in te rv en an ts in te rn at io na ux de va nt p ar tic ip er à la ri po st e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s Le s bu re au x ré gi on au x/ si èg es d e l’O M S et d e l’U N IC EF fo ur ni ss en t r ap id em en t l es d oc um en ts re qu is Re nf or ts e n re ss ou rc es hu m ai ne s Ac tiv er la p ro cé du re d e re nf or t ; le d ép lo ye r d ès q u’ il es t di sp on ib le (C ib le 7 2 he ur es - Ri po st e ra pi de ; Ci bl e 21 jo ur s - R en fo rt s) . Le s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF pr en ne nt le s di sp os iti on s né ce ss ai re s da ns le p ay s L’O PR TT a ss ur e la c oo rd in at io n Ev al ua tio n de s ris qu es e t r ip os te Re m pl ir le m od èl e d’ év al ua tio n de s ris qu es e n y in té gr an t u ne p ro po si tio n de s tr at ég ie d e rip os te va cc in al e (v oi r l e m od èl e et le c ha pi tr e 7) . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Av ec l’ ap pu i d es b ur ea ux ré gi on au x et s iè ge s de l’O M S/ l’U N IC EF Co m m un ic at io n Id en tif ie r u ne p er so nn e- re ss ou rc e da ns le s m éd ia s et po rt e- pa ro le p ou r l a fla m bé e. Le s au to rit és s an ita ire s na tio na le s et le s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF s’ ac co rd en t s ur la n om in at io n 56 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Da ns le s 24 h eu re s su iv an t l a no tif ic at io n Co m m un ic at io n Tr av ai lle r a ve c le s pa rt en ai re s et le s ho m ol og ue s go uv er ne m en ta ux p ou r : • ef fe ct ue r u ne a na lys e du p ay sa ge m éd ia tiq ue • or ga ni se r u n po in t d e pr es se /p ub lie r u n co m m un iq ué de p re ss e • in iti er u n m on ito ra ge d es m éd ia s Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Av ec l’ ap pu i d es b ur ea ux ré gi on au x et s iè ge s de l’O M S/ l’U N IC EF Si tu at io ns d’ ur ge nc e co m pl ex es (le c as é ch éa nt ) In fo rm er le c oo rd on na te ur ré si de nt d es N at io ns U ni es e t l’É qu ip e hu m an ita ire d an s le p ay s. Bu re au d e pa ys l’ OM S Co or do nn er a ve c le D ép ar te m en t d e la s éc ur ité e t d e la sû re té d es N at io ns U ni es le s m is si on s su r l e te rr ai n Re pr és en ta nt s de l’ OM S et d e l’U N IC EF Év al ue r l a sé cu rit é et l’ ac cè s da ns la z on e d’ is ol em en t du v iru s et le s zo ne s en vi ro nn an te s. D em an de r a u co ns ei lle r e n sé cu rit é de m en er u ne é va lu at io n su r l e te rr ai n. UN DS S, e n co lla bo ra tio n av ec le s au to rit és na tio na le s Le s co ns ei lle rs e n m at iè re d e sé cu rit é de s bu re au x ré gi on au x et d u Si èg e de l’ OM S au be so in Da ns le s 72 he ur es (3 jo ur s) s ui va nt la n ot ifi ca tio n Év al ua tio n de s ris qu es e t pl an ifi ca tio n de la rip os te 1) F in al is er la p ro po si tio n d’ év al ua tio n de s ris qu es e t de p ro po si tio n de ri po st e, a ve c to ut es le s in fo rm at io ns di sp on ib le s, y c om pr is c el le s ve na nt d es p ay s vo is in s 2) P ré se nt er l’ év al ua tio n de s ris qu es e t l a pr op os iti on à l’O PR TT /E OM G (p ol io vi ru s de ty pe 1 o u de ty pe 3 ) o u au Gr ou pe c on su lta tif s ur le V PO m 2 (p ol io vi ru s de ty pe 2 ) au x fin s de re to ur d ’in fo rm at io n et d e re co m m an da tio ns . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au x ré gi on au x et S iè ge s de l’ OM S/ UN IC EF av ec le s ou tie n de l’ OP RT T Pl an ifi ca tio n de la lo gi st iq ue Ét ab lir u n pl an lo gi st iq ue c om pr en an t : le s pr év is io ns co nc er na nt le s va cc in s, le s ch am br es fr oi de s, l’e nt re po sa ge , l a di st rib ut io n, la s ur ve ill an ce d e l’u til is at io n, la re sp on sa bi lit é à l’é ga rd d es va cc in s et le ur é lim in at io n (v oi r l es o rie nt at io ns s ur la g es tio n de s va cc in s. ) Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le S iè ge d e l’U N IC EF fo ur ni t u n ap pu i De m an de d e va cc in s So um et tr e au D ire ct eu r g én ér al d e l’O M S le fo rm ul ai re de d em an de d e VP Om 2 po ur a ut or is at io n de d él iv ra nc e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s ec ré ta ria t d u Gr ou pe co ns ul ta tif s ur le V PO m 2 ex am in e la d em an de e t l a tr an sm et à la D ivi si on d es ap pr ov is io nn em en ts d e l’U N IC EF Ri po st e à la fla m bé e Dé cl ar er la fl am bé e de p ol io m yé lit e co m m e ur ge nc e de sa nt é pu bl iq ue n at io na le Au to rit és s an ita ire s na tio na le s N ot ifi ca tio n du Co m ité d u RS I So um et tr e la n ot ifi ca tio n du C om ité d u RS I à l’ OM S ; u n ré su m é pe ut ê tr e re nd u pu bl ic s ur le s ite W eb d e l’O M S po ur s er vi r d ’a vi s de fl am bé e de m al ad ie . Po in t f oc al n at io na l p ou r l e RS I Le S iè ge d e l’O M S fo ur ni t u n ap pu i Cl as si fic at io n Pr ép ar er e t p ar tic ip er à la té lé co nf ér en ce à tr oi s ni ve au x de l’ OM S po ur la c la ss ifi ca tio n pa r l e Pr og ra m m e W HE , l’U ni té d e la p ol io m yé lit e du S iè ge d e l’O M S, le b ur ea u ré gi on al e t l e bu re au p ay s, c on fo rm ém en t a u Ca dr e d’ ac tio n d’ ur ge nc e. Le s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF av ec le c on co ur s de s au to rit és s an ita ire s Le S iè ge d e l’O M S as su re la co or di na tio n, le P ro gr am m e W HE a u Si èg e pr oc èd e à la cl as si fic at io n en co ns ul ta tio n av ec le b ur ea u ré gi on al Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Fi na nc em en t Dé bl oq ue r u n fin an ce m en t « s an s re gr et s » (à co nc ur re nc e de 5 00 0 00 U SD ) p ou r l e bu re au ré gi on al / bu re au p ay s af in d ’a pp uy er le s ac tiv ité s de ri po st e in iti al e Le S iè ge d e l’O M S as su re la c oo rd in at io n et dé bl oq ue le s fo nd s Lo gi st iq ue Am or ce r l a pr oc éd ur e d’ ex pé di tio n gr ou pé e du m at ér ie l de ri po st e va cc in al e co nf or m ém en t à la p ro po si tio n de rip os te . Bu re au p ay s de l’ UN IC EF Di vi si on d es a pp ro vi si on ne m en ts d e l’U N IC EF Da ns le s 72 h eu re s (3 jo ur s) s ui va nt la n ot ifi ca tio n Ri po st e à la fla m bé e Co m m un iq ue r l e pl an p ré lim in ai re à to ut es le s pr ov in ce s et à to us le s di st ric ts p ar tic ip an t a ux a ct ivi té s de ri po st e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF La nc er l’ él ab or at io n du p la n de ri po st e à la fl am bé e (v oi r l e m od èl e po ur d es o rie nt at io ns d ét ai llé es ). • Co nt ex te e t r is qu e de tr an sm is si on u lté rie ur e • St ra té gi e pr op os ée p ou r l es A VS (p or té e, c al en dr ie r, et c. ) • Ac tiv ité s d’ am él io ra tio n de la s ur ve ill an ce • Ac tiv ité s de p la id oy er , c om m un ic at io n et m ob ili sa tio n so ci al e • Co or di na tio n et p ar te na ria ts • Év al ua tio n de s re ss ou rc es h um ai ne s • Su rv ei lla nc e et é va lu at io n de s in te rv en tio ns d e rip os te a ux fl am bé es d e po lio m yé lit e (O BR A) • Bu dg et So lli ci te r l es c om m en ta ire s et le s co nt rib ut io ns d es éq ui pe s in fr an at io na le s Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e l’e xa m en e t l a fo rm ul at io n de re co m m an da tio ns fo ur ni es p ar le s pa rt en ai re s de l' IM EP Ac tiv er le c en tr e d’ op ér at io n d’ ur ge nc e na tio na l ( CO U) ou la s tr uc tu re d e co or di na tio n d’ ur ge nc e ex is ta nt e po ur dé pl oy er le s ac tiv ité s re qu is es p ou r l a pr em iè re ri po st e va cc in al e et le s ac tiv ité s ul té rie ur es d u pl an d e rip os te à la fl am bé e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S et d e l’U N IC EF fo ur ni ss en t u n ap pu i Pl ai do ye r e t co m m un ic at io n La nc er l’ él ab or at io n d’ un p la n na tio na l d e pl ai do ye r e t de co m m un ic at io n m et ta nt l’ ac ce nt s ur la p ar tic ip at io n de la c om m un au té , l a m ob ili sa tio n so ci al e et le s st ra té gi es g én ér al es d e di ffu si on d e l’i nf or m at io n to ut au lo ng d e la p ér io de d e la ri po st e à la fl am bé e. (V oi r l e ch ap itr e 9 po ur p lu s d’ or ie nt at io ns .) In cl ut : • Sé an ce s de s en si bi lis at io n pr éa la bl es à la c am pa gn e à l’i nt en tio n de s po pu la tio ns à h au t r is qu e et d iff ic ile s à at te in dr e • Co m m un ic at io n pr oa ct iv e as su ra nt la s en si bi lis at io n de s co lle ct iv ité s et d es a ge nt s de s an té a ux d an ge rs de la m al ad ie e t a ux b ie nf ai ts d u va cc in Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S et d e l’U N IC EF fo ur ni ss en t u n ap pu i 57RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Da ns le s 24 h eu re s su iv an t l a no tif ic at io n Co m m un ic at io n Tr av ai lle r a ve c le s pa rt en ai re s et le s ho m ol og ue s go uv er ne m en ta ux p ou r : • ef fe ct ue r u ne a na lys e du p ay sa ge m éd ia tiq ue • or ga ni se r u n po in t d e pr es se /p ub lie r u n co m m un iq ué de p re ss e • in iti er u n m on ito ra ge d es m éd ia s Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Av ec l’ ap pu i d es b ur ea ux ré gi on au x et s iè ge s de l’O M S/ l’U N IC EF Si tu at io ns d’ ur ge nc e co m pl ex es (le c as é ch éa nt ) In fo rm er le c oo rd on na te ur ré si de nt d es N at io ns U ni es e t l’É qu ip e hu m an ita ire d an s le p ay s. Bu re au d e pa ys l’ OM S Co or do nn er a ve c le D ép ar te m en t d e la s éc ur ité e t d e la sû re té d es N at io ns U ni es le s m is si on s su r l e te rr ai n Re pr és en ta nt s de l’ OM S et d e l’U N IC EF Év al ue r l a sé cu rit é et l’ ac cè s da ns la z on e d’ is ol em en t du v iru s et le s zo ne s en vi ro nn an te s. D em an de r a u co ns ei lle r e n sé cu rit é de m en er u ne é va lu at io n su r l e te rr ai n. UN DS S, e n co lla bo ra tio n av ec le s au to rit és na tio na le s Le s co ns ei lle rs e n m at iè re d e sé cu rit é de s bu re au x ré gi on au x et d u Si èg e de l’ OM S au be so in Da ns le s 72 he ur es (3 jo ur s) s ui va nt la n ot ifi ca tio n Év al ua tio n de s ris qu es e t pl an ifi ca tio n de la rip os te 1) F in al is er la p ro po si tio n d’ év al ua tio n de s ris qu es e t de p ro po si tio n de ri po st e, a ve c to ut es le s in fo rm at io ns di sp on ib le s, y c om pr is c el le s ve na nt d es p ay s vo is in s 2) P ré se nt er l’ év al ua tio n de s ris qu es e t l a pr op os iti on à l’O PR TT /E OM G (p ol io vi ru s de ty pe 1 o u de ty pe 3 ) o u au Gr ou pe c on su lta tif s ur le V PO m 2 (p ol io vi ru s de ty pe 2 ) au x fin s de re to ur d ’in fo rm at io n et d e re co m m an da tio ns . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au x ré gi on au x et S iè ge s de l’ OM S/ UN IC EF av ec le s ou tie n de l’ OP RT T Pl an ifi ca tio n de la lo gi st iq ue Ét ab lir u n pl an lo gi st iq ue c om pr en an t : le s pr év is io ns co nc er na nt le s va cc in s, le s ch am br es fr oi de s, l’e nt re po sa ge , l a di st rib ut io n, la s ur ve ill an ce d e l’u til is at io n, la re sp on sa bi lit é à l’é ga rd d es va cc in s et le ur é lim in at io n (v oi r l es o rie nt at io ns s ur la g es tio n de s va cc in s. ) Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le S iè ge d e l’U N IC EF fo ur ni t u n ap pu i De m an de d e va cc in s So um et tr e au D ire ct eu r g én ér al d e l’O M S le fo rm ul ai re de d em an de d e VP Om 2 po ur a ut or is at io n de d él iv ra nc e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s ec ré ta ria t d u Gr ou pe co ns ul ta tif s ur le V PO m 2 ex am in e la d em an de e t l a tr an sm et à la D ivi si on d es ap pr ov is io nn em en ts d e l’U N IC EF Ri po st e à la fla m bé e Dé cl ar er la fl am bé e de p ol io m yé lit e co m m e ur ge nc e de sa nt é pu bl iq ue n at io na le Au to rit és s an ita ire s na tio na le s N ot ifi ca tio n du Co m ité d u RS I So um et tr e la n ot ifi ca tio n du C om ité d u RS I à l’ OM S ; u n ré su m é pe ut ê tr e re nd u pu bl ic s ur le s ite W eb d e l’O M S po ur s er vi r d ’a vi s de fl am bé e de m al ad ie . Po in t f oc al n at io na l p ou r l e RS I Le S iè ge d e l’O M S fo ur ni t u n ap pu i Cl as si fic at io n Pr ép ar er e t p ar tic ip er à la té lé co nf ér en ce à tr oi s ni ve au x de l’ OM S po ur la c la ss ifi ca tio n pa r l e Pr og ra m m e W HE , l’U ni té d e la p ol io m yé lit e du S iè ge d e l’O M S, le b ur ea u ré gi on al e t l e bu re au p ay s, c on fo rm ém en t a u Ca dr e d’ ac tio n d’ ur ge nc e. Le s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF av ec le c on co ur s de s au to rit és s an ita ire s Le S iè ge d e l’O M S as su re la co or di na tio n, le P ro gr am m e W HE a u Si èg e pr oc èd e à la cl as si fic at io n en co ns ul ta tio n av ec le b ur ea u ré gi on al Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Fi na nc em en t Dé bl oq ue r u n fin an ce m en t « s an s re gr et s » (à co nc ur re nc e de 5 00 0 00 U SD ) p ou r l e bu re au ré gi on al / bu re au p ay s af in d ’a pp uy er le s ac tiv ité s de ri po st e in iti al e Le S iè ge d e l’O M S as su re la c oo rd in at io n et dé bl oq ue le s fo nd s Lo gi st iq ue Am or ce r l a pr oc éd ur e d’ ex pé di tio n gr ou pé e du m at ér ie l de ri po st e va cc in al e co nf or m ém en t à la p ro po si tio n de rip os te . Bu re au p ay s de l’ UN IC EF Di vi si on d es a pp ro vi si on ne m en ts d e l’U N IC EF Da ns le s 72 h eu re s (3 jo ur s) s ui va nt la n ot ifi ca tio n Ri po st e à la fla m bé e Co m m un iq ue r l e pl an p ré lim in ai re à to ut es le s pr ov in ce s et à to us le s di st ric ts p ar tic ip an t a ux a ct ivi té s de ri po st e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF La nc er l’ él ab or at io n du p la n de ri po st e à la fl am bé e (v oi r l e m od èl e po ur d es o rie nt at io ns d ét ai llé es ). • Co nt ex te e t r is qu e de tr an sm is si on u lté rie ur e • St ra té gi e pr op os ée p ou r l es A VS (p or té e, c al en dr ie r, et c. ) • Ac tiv ité s d’ am él io ra tio n de la s ur ve ill an ce • Ac tiv ité s de p la id oy er , c om m un ic at io n et m ob ili sa tio n so ci al e • Co or di na tio n et p ar te na ria ts • Év al ua tio n de s re ss ou rc es h um ai ne s • Su rv ei lla nc e et é va lu at io n de s in te rv en tio ns d e rip os te a ux fl am bé es d e po lio m yé lit e (O BR A) • Bu dg et So lli ci te r l es c om m en ta ire s et le s co nt rib ut io ns d es éq ui pe s in fr an at io na le s Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e l’e xa m en e t l a fo rm ul at io n de re co m m an da tio ns fo ur ni es p ar le s pa rt en ai re s de l' IM EP Ac tiv er le c en tr e d’ op ér at io n d’ ur ge nc e na tio na l ( CO U) ou la s tr uc tu re d e co or di na tio n d’ ur ge nc e ex is ta nt e po ur dé pl oy er le s ac tiv ité s re qu is es p ou r l a pr em iè re ri po st e va cc in al e et le s ac tiv ité s ul té rie ur es d u pl an d e rip os te à la fl am bé e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S et d e l’U N IC EF fo ur ni ss en t u n ap pu i Pl ai do ye r e t co m m un ic at io n La nc er l’ él ab or at io n d’ un p la n na tio na l d e pl ai do ye r e t de co m m un ic at io n m et ta nt l’ ac ce nt s ur la p ar tic ip at io n de la c om m un au té , l a m ob ili sa tio n so ci al e et le s st ra té gi es g én ér al es d e di ffu si on d e l’i nf or m at io n to ut au lo ng d e la p ér io de d e la ri po st e à la fl am bé e. (V oi r l e ch ap itr e 9 po ur p lu s d’ or ie nt at io ns .) In cl ut : • Sé an ce s de s en si bi lis at io n pr éa la bl es à la c am pa gn e à l’i nt en tio n de s po pu la tio ns à h au t r is qu e et d iff ic ile s à at te in dr e • Co m m un ic at io n pr oa ct iv e as su ra nt la s en si bi lis at io n de s co lle ct iv ité s et d es a ge nt s de s an té a ux d an ge rs de la m al ad ie e t a ux b ie nf ai ts d u va cc in Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S et d e l’U N IC EF fo ur ni ss en t u n ap pu i 58 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Da ns le s 72 h eu re s (3 jo ur s) s ui va nt la n ot ifi ca tio n Pl ai do ye r e t co m m un ic at io n • M ob ili sa tio n de p er so nn es in flu en te s et d e pa rt ie s pr en an te s cl és (d on t d es p ol iti qu es , r el ig ie ux , c he fs co m m un au ta ire s, c él éb rit és ) p ou r q u’ el le s fa vo ris en t l’a cc ès a ux c om m un au té s di ffi ci le s à at te in dr e • Él ab or at io n d’ un p la n sp éc ia l d e co m m un ic at io n de cr is e po ur tr ai te r l es ru m eu rs e n ca s de ré si st an ce à la v ac ci na tio n et m en er d es in te rv en tio ns ra pi de s en c as d e m an ife st at io ns p os tv ac ci na le s in dé si ra bl es (M AP I) • Or ga ni se r u ne ré un io n d’ in fo rm at io n av ec le s pl us ha ut es a ut or ité s go uv er ne m en ta le s (m ém or an du m du C ab in et o u no te p ré si de nt ie lle , p ar e xe m pl e) et a ve c le s au tr es p ar te na ire s st ra té gi qu es in di sp en sa bl es a u su cc ès d e la ri po st e (m in is tè re s co nc er né s, p ar le m en ta ire s, d iri ge an ts p ol iti qu es / re lig ie ux /c iv iq ue s, a ct eu rs d e la s an té e t O N G pa rt en ai re s da ns l’ ép ic en tr e) . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Co m m un ic at io n Fa ire le p oi nt a ve c le s m éd ia s su r l es p la ns e t l es pr op os iti on s po ur fa ire fa ce à la fl am bé e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i C4 D, m ob ili sa tio n so ci al e et co m m un ic at io n Pa rt ag er la b oî te à o ut ils d e la C 4D re la tiv e à la po lio m yé lit e et la li st e de s ac co rd s à lo ng te rm e qu e le bu re au p ay s pe ut im m éd ia te m en t u til is er p ou r a cc él ér er le s ac tiv ité s de ri po st e. Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Dr es se r l e pr of il so ci al d u ca s et d u co nt ex te e n ut ili sa nt de s ou til s d’ en qu êt e sp éc ifi qu es a u pa ys p ou r g ui de r l a co nc ep tio n de s in te rv en tio ns d e C4 D. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Da ns le s 7 jo ur s su iv an t l a no tif ic at io n Re nf or t e n re ss ou rc es hu m ai ne s Dé te rm in er le s be so in s en re nf or t e n re ss ou rc es hu m ai ne s av ec l’ OP RT T en fo nc tio n du n ive au d e la fla m bé e et d es b es oi ns d u pa ys . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e le s ou tie n de s pa rt en ai re s à l’I M EP Ri po st e à la fla m bé e Él ab or er u n ta bl ea u de s ui vi de la p ré pa ra tio n po ur é va lu er l’é ta t d e pr ép ar at io n po ur le « p as sa ge 0 » . L an ce r l e su ivi de s ac tiv ité s (p ar e xe m pl e, ta bl ea ux d e bo rd d is po ni bl es à tit re in di ca tif ). Au to rit és s an ita ire s na tio na le s Am él io ra tio n de la su rv ei lla nc e La nc er d es a ct iv ité s d e re nf or ce m en t d e la su rv ei lla nc e (V oi r l e ch ap itr e 8 po ur p lu s d’ or ie nt at io ns ) : • In fo rm er e t s en si bi lis er le s ag en ts d e sa nt é de s un ité s de s ur ve ill an ce n at io na le s et in fr an at io na le s au x ex ig en ce s en m at iè re d e no tif ic at io n • M et tr e en œ uv re d es a ct ivi té s su pp lé m en ta ire s de dé pi st ag e de s ca s de P FA Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s pa rt en ai re s de l’ IM EP fo ur ni ss en t u n ap pu i 59RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al • Ex am in er e t r ec la ss er le s si te s de n ot ifi ca tio n da ns le ré se au d e su rv ei lla nc e ac tiv e de la P FA • Ve ill er à c e qu e le la bo ra to ire n at io na l p ar tic ip e à la pl an ifi ca tio n en c as d e fla m bé e po ur s’ as su re r q ue le s ca pa ci té s so nt re nf or cé es • Au gm en te r l a fré qu en ce d es p ré lè ve m en ts en vir on ne m en ta ux e ffe ct ué s su r l es s ite s ex is ta nt s, lo rs qu e ce la e st ré al is ab le e t a pp ro pr ié . Pl ai do ye r e t co m m un ic at io n Él ab or er u n pl an d e pl ai do ye r e xt er ne p ou r o bt en ir l’e ng ag em en t p ol iti qu e de h au t n ive au d u pa ys to uc hé e t co m pl ét er le s in iti at ive s de p la id oy er d an s le p ay s Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF OP RT T, B ur ea ux ré gi on au x et S iè ge s de l’O M S/ l’U N IC EF Pl ai do ye r e t co m m un ic at io n Le s di re ct eu rs ré gi on au x de l’ OM S et d e l’U N IC EF éc riv en t a u m in is tr e de la S an té p ou r s ou lig ne r l ’u rg en ce et l’ ap pu i t ot al d es re pr és en ta nt s de s pa ys e t d es or ga ni sm es e n m at iè re d ’o rie nt at io n et d e so ut ie n. Le s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF jo ue nt u n rô le d e fa ci lit at io n Di re ct eu rs ré gi on au x de l’ OM S/ l’U N IC EF Co m m un ic at io n Am or ce r l ’é la bo ra tio n d’ un ra pp or t d e si tu at io n co nj oi nt OM S/ UN IC EF (S IT RE P) a fin d e te ni r l es p ar te na ire s de l’I M EP in fo rm és c ha qu e se m ai ne s ur l’ ét at d ’a va nc em en t de l’ en qu êt e, d e la p la ni fic at io n et d es a ct ivi té s de ri po st e (m od èl e di sp on ib le à ti tr e in di ca tif ). Bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Av ec l’ ap pu i d es b ur ea ux ré gi on au x et s iè ge s de l’O M S/ l’U N IC EF Da ns le s 7 jo ur s su iv an t l a no tif ic at io n Co m m un ic at io n In fo rm er la c om m un au té d es d on at eu rs p lu s la rg e de la n ot ifi ca tio n du p ol io vir us e t d e l’é ta t d es a ct ivi té s de rip os te à la p ol io m yé lit e, y co m pr is la va cc in at io n et la su rv ei lla nc e. Bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF a ve c le s do na te ur s et m éd ia s pr és en ts d an s le pa ys Co m m un ic at io n Fi na lis er le k it de p ro to co le m éd ia a ss or ti de s m es sa ge s cl és , r éd ig er d es n ot es d ’in fo rm at io n m éd ia tiq ue s et d’ au tr es p ro du its d e co m m un ic at io n pe rt in en ts re la tif s à la fl am bé e, d es tin és à u ne u til is at io n lo ca le , r ég io na le o u m on di al e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le bu re au p ay s de l’ UN IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Co m m un ic at io n Or ga ni se r d es ré un io ns h eb do m ad ai re s av ec le s m éd ia s su r l e pl an d e rip os te e t l ’é ta t d ’a va nc em en t d es a ct ivi té s de va cc in at io n et d e su rv ei lla nc e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le bu re au p ay s de l’ UN IC EF Si tu at io ns d’ ur ge nc e co m pl ex es (le c as é ch éa nt ) La nc er l’ él ab or at io n d’ un p la n d’ ac cè s co m pr en an t : • la c ar to gr ap hi e de s le ad er s co m m un au ta ire s, d es ac te ur s cl és , d es p ar tie s pr en an te s et l' id en tif ic at io n le s pe rs on ne s d’ in flu en ce • Pl an ifi ca tio n de s tr at ég ie s po ur le s po in ts d e va cc in at io n pe rm an en ts /d e tr an si t a ut ou r d es z on es in ac ce ss ib le s • Pl an ifi ca tio n de s tr at ég ie s de v ac ci na tio n op po rt un is te s po ur a tte in dr e le s po pu la tio ns d es zo ne s in ac ce ss ib le s. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec l’ ap pu i de l’ UN DS S Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S 60 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Co or di na tio n de s pa rt en ai re s La nc er la c oo rd in at io n av ec d ’a ut re s or ga ni sm es d es N at io ns U ni es e t o rg an is m es d ’a id e hu m an ita ire s ur le te rr ai n Bu re au p ay s de l’ OM S Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S Da ns le s 14 jo ur s su iv an t la n ot ifi ca tio n Pl an d e rip os te et b ud ge t p ou r l a fla m bé e Fi na lis er le p la n de ri po st e à la fl am bé e et le b ud ge t co rr es po nd an t p ou r 6 m oi s (v oi r l e m od èl e et le s PO S co nc er na nt le b ud ge t p ou r d es o rie nt at io ns e t l e ca le nd rie r) ; l 'é qu ip e pa ys fi na lis e en u ne s em ai ne Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT c oo rd on ne l’ ex am en e t l a fo rm ul at io n d’ ob se rv at io ns p ar le s pa rt en ai re s de l’ IM EP , e t l e bu dg et Co or di na tio n de s pa rt en ai re s Or ga ni se r u ne ré un io n he bd om ad ai re a ve c le s pr in ci pa le s pa rt ie s pr en an te s da ns le p ay s po ur co or do nn er e t s ur ve ill er la m is e en œ uv re d u pl an d e rip os te à la fl am bé e Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Pl an d ’o pé ra tio ns de ri po st e à la fla m bé e La nc er l' él ab or at io n du p la n op ér at io nn el n at io na l à l’é ch el le m ac ro p ou r l e « pa ss ag e 0 », d ét ai lla nt la st ra té gi e, la s tr uc tu re d e co or di na tio n, le s va cc in s, la lo gi st iq ue , l es re ss ou rc es h um ai ne s, la s up er vis io n, la m ob ili sa tio n so ci al e, le s be so in s en c om m un ic at io n et e n fo rm at io n, e tc . Ré vis er le p la n m ac ro p ou r l es A VS 1/ AV S2 u lté rie ur es e t le p as sa ge d e ra tis sa ge d e va cc in at io n Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S/ l’U N IC EF Da ns le s 14 jo ur s su iv an t la n ot ifi ca tio n Él ab or at io n de m ic ro pl an s M et tr e au p oi nt d es o ut ils e t u ne fo rm at io n po ur é la bo re r de s m ic ro -p la ns p ou r l e « pa ss ag e 0 », d ét ai lla nt le s st ra té gi es , l a st ru ct ur e de c oo rd in at io n, le s va cc in s, la lo gi st iq ue , l es re ss ou rc es h um ai ne s, la s up er vis io n, la m ob ili sa tio n so ci al e, la c om m un ic at io n et le s be so in s de fo rm at io n, e tc . ( De s gu id es d e m ei lle ur es p ra tiq ue s de m ic ro p la ni fic at io n so nt d is po ni bl es à ti tr e in di ca tif ). Ré vis er le s m ic ro p la ns p ou r l es A VS 1/ AV S2 u lté rie ur es et le p as sa ge d e ra tis sa ge d e va cc in at io n Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S/ l’U N IC EF C4 D, m ob ili sa tio n so ci al e et co m m un ic at io n M et tr e en œ uv re le p la n de p la id oy er e t d e co m m un ic at io n po ur a ss oc ie r t ou te s le s pa rt ie s pr en an te s co nc er né es a ux n ive au x na tio na l e t in fr an at io na l a ux a ct ivi té s de ri po st e à la fl am bé e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e le s ou tie n de s pa rt en ai re s Co m m un ic at io n Ve ill er à c e qu ’u n ra pp or t d e si tu at io n co nj oi nt O M S/ UN IC EF (S IT RE P) s oi t p ro du it et c om m un iq ué a ux pa rt en ai re s. Bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Si tu at io ns d’ ur ge nc e co m pl ex es (le c as é ch éa nt ) La nc er la p ro cé du re p ou r p ou rv oi r l es p os te s va ca nt s da ns le s zo ne s in fe ct ée s et à h au t r is qu e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S et d e l’U N IC EF fo ur ni ss en t u n ap pu i Dé pl oy er u n ch ar gé d e la s éc ur ité s ur le te rr ai n. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s Le S iè ge d e l’O M S fo ur ni t u n ap pu i t ec hn iq ue Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al M et tr e en œ uv re u n pl an d ’a cc ès (e xe m pl es d e st ra té gi es én um ér ée s ci -d es so us ) : • M ob ili se r c he fs c om m un au ta ire s et le s pe rs on ne s in flu en te s id en tif ié es • N ég oc ie r l ’a cc ès p ar l’ in te rm éd ia ire d ’a ct eu rs c lé s, pe rs on ne s in flu en te s et p ar tie s pr en an te s • M et tr e en œ uv re u ne s tr at ég ie p ou r l es p oi nt s de va cc in at io n pe rm an en ts /d e tr an si t a ut ou r d es z on es in ac ce ss ib le s • M et tr e en œ uv re d es s tr at ég ie s de v ac ci na tio n op po rt un is te s po ur a tte in dr e le s po pu la tio ns d es zo ne s in ac ce ss ib le s Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au ré gi on al d e l’O M S Da ns le s 14 jo ur s su iv an t la n ot ifi ca tio n Va cc in at io n Da ns le s 1 4 jo ur s, m et tr e en o eu vr e la ri po st e va cc in al e du « p as sa ge zé ro » Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x p ay s de l’ OM S et d e l’U N IC EF Bu re au ré gi on al e t s iè ge d e l'U N IC EF Ge st io n de s va cc in s Po ur la ri po st e au V PO m 2, a ss ur er u ne g es tio n co m pl èt e de to us le s f la co ns . L e su ivi e t l a no tif ic at io n dé ta ill és c on ce rn an t l es fl ac on s dé pl oy és , r éc up ér és , re st an ts e t n on c om pt ab ili sé s à la fi n de c ha qu e ac tiv ité de va cc in at io n so nt o bl ig at oi re s. (V oi r l es o rie nt at io ns co nc er na nt la g es tio n de s va cc in s. ) Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l'O M S et d e l'U N IC EF Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le s ou tie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF 14 jo ur s ju sq u' à ac hè ve m en t de s ac tiv ité s de va cc in at io n (7 5– 90 jo ur s) Fi na nc em en t L’O PR TT e t l ’E OM G ap pr ou ve nt le p la n et le b ud ge t d e la rip os te à la fl am bé e (d an s le s 20 jo ur s) e t m et te nt e n pl ac e de s m éc an is m es p ou r d éb lo qu er d es fo nd s. L es fo nd s de vr ai en t ê tre d is po ni bl es d an s le p ay s da ns le s 28 jo ur s. L’O PR TT fa ci lit e le p ro ce ss us Su iv i de la p ré pa ra tio n Ét ab lir d es ta bl ea ux d e bo rd p ou r l e su ivi d e la pr ép ar at io n de s AV S à ut ili se r p ou r é va lu er l’ ét at d e pr ép ar at io n de s AV S au x ni ve au x na tio na l e t i nf ra na tio na l. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Su iv i de la p ré pa ra tio n M en er d es é va lu at io ns d e l’é ta t d e pr ép ar at io n de ux se m ai ne s, u ne s em ai ne e t t ro is jo ur s av an t l a m is e en œ uv re d ’u ne A VS p ou r g ui de r l ’a pp ui te ch ni qu e ci bl é su r l’a ss ur an ce d e la q ua lit é de s AV S. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Su iv i d u pl ai do ye r Su ivr e la m is e en œ uv re d es p la ns d e pl ai do ye r i nt er ne e t ex te rn e. P re nd re n ot e de s in te rv en tio ns c ou ro nn ée s de su cc ès e t c om m un iq ue r l es a ut re s be so in s à l’O PR TT Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e le s ou tie n de s pa rt en ai re s de l’I M EP Su iv i d e la va cc in at io n Ét ab lir le su iv i d e ca m pa gn e po ur le s A VS : • Su pe rv is io n • M on ito ra ge in dé pe nd an t ( pe nd an t e t a pr ès la ca m pa gn e) • Ré un io ns d ’e xa m en q uo tid ie nn es (p er fo rm an ce d es éq ui pe s, n ot ifi ca tio n qu ot id ie nn e) Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al /S iè ge d e l’O M S fo ur ni t u n ap pu i 61RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Co or di na tio n de s pa rt en ai re s La nc er la c oo rd in at io n av ec d ’a ut re s or ga ni sm es d es N at io ns U ni es e t o rg an is m es d ’a id e hu m an ita ire s ur le te rr ai n Bu re au p ay s de l’ OM S Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S Da ns le s 14 jo ur s su iv an t la n ot ifi ca tio n Pl an d e rip os te et b ud ge t p ou r l a fla m bé e Fi na lis er le p la n de ri po st e à la fl am bé e et le b ud ge t co rr es po nd an t p ou r 6 m oi s (v oi r l e m od èl e et le s PO S co nc er na nt le b ud ge t p ou r d es o rie nt at io ns e t l e ca le nd rie r) ; l 'é qu ip e pa ys fi na lis e en u ne s em ai ne Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT c oo rd on ne l’ ex am en e t l a fo rm ul at io n d’ ob se rv at io ns p ar le s pa rt en ai re s de l’ IM EP , e t l e bu dg et Co or di na tio n de s pa rt en ai re s Or ga ni se r u ne ré un io n he bd om ad ai re a ve c le s pr in ci pa le s pa rt ie s pr en an te s da ns le p ay s po ur co or do nn er e t s ur ve ill er la m is e en œ uv re d u pl an d e rip os te à la fl am bé e Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Pl an d ’o pé ra tio ns de ri po st e à la fla m bé e La nc er l' él ab or at io n du p la n op ér at io nn el n at io na l à l’é ch el le m ac ro p ou r l e « pa ss ag e 0 », d ét ai lla nt la st ra té gi e, la s tr uc tu re d e co or di na tio n, le s va cc in s, la lo gi st iq ue , l es re ss ou rc es h um ai ne s, la s up er vis io n, la m ob ili sa tio n so ci al e, le s be so in s en c om m un ic at io n et e n fo rm at io n, e tc . Ré vis er le p la n m ac ro p ou r l es A VS 1/ AV S2 u lté rie ur es e t le p as sa ge d e ra tis sa ge d e va cc in at io n Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S/ l’U N IC EF Da ns le s 14 jo ur s su iv an t la n ot ifi ca tio n Él ab or at io n de m ic ro pl an s M et tr e au p oi nt d es o ut ils e t u ne fo rm at io n po ur é la bo re r de s m ic ro -p la ns p ou r l e « pa ss ag e 0 », d ét ai lla nt le s st ra té gi es , l a st ru ct ur e de c oo rd in at io n, le s va cc in s, la lo gi st iq ue , l es re ss ou rc es h um ai ne s, la s up er vis io n, la m ob ili sa tio n so ci al e, la c om m un ic at io n et le s be so in s de fo rm at io n, e tc . ( De s gu id es d e m ei lle ur es p ra tiq ue s de m ic ro p la ni fic at io n so nt d is po ni bl es à ti tr e in di ca tif ). Ré vis er le s m ic ro p la ns p ou r l es A VS 1/ AV S2 u lté rie ur es et le p as sa ge d e ra tis sa ge d e va cc in at io n Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S/ l’U N IC EF C4 D, m ob ili sa tio n so ci al e et co m m un ic at io n M et tr e en œ uv re le p la n de p la id oy er e t d e co m m un ic at io n po ur a ss oc ie r t ou te s le s pa rt ie s pr en an te s co nc er né es a ux n ive au x na tio na l e t in fr an at io na l a ux a ct ivi té s de ri po st e à la fl am bé e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e le s ou tie n de s pa rt en ai re s Co m m un ic at io n Ve ill er à c e qu ’u n ra pp or t d e si tu at io n co nj oi nt O M S/ UN IC EF (S IT RE P) s oi t p ro du it et c om m un iq ué a ux pa rt en ai re s. Bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Si tu at io ns d’ ur ge nc e co m pl ex es (le c as é ch éa nt ) La nc er la p ro cé du re p ou r p ou rv oi r l es p os te s va ca nt s da ns le s zo ne s in fe ct ée s et à h au t r is qu e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le s Bu re au x ré gi on au x de l’ OM S et d e l’U N IC EF fo ur ni ss en t u n ap pu i Dé pl oy er u n ch ar gé d e la s éc ur ité s ur le te rr ai n. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s Le S iè ge d e l’O M S fo ur ni t u n ap pu i t ec hn iq ue Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al M et tr e en œ uv re u n pl an d ’a cc ès (e xe m pl es d e st ra té gi es én um ér ée s ci -d es so us ) : • M ob ili se r c he fs c om m un au ta ire s et le s pe rs on ne s in flu en te s id en tif ié es • N ég oc ie r l ’a cc ès p ar l’ in te rm éd ia ire d ’a ct eu rs c lé s, pe rs on ne s in flu en te s et p ar tie s pr en an te s • M et tr e en œ uv re u ne s tr at ég ie p ou r l es p oi nt s de va cc in at io n pe rm an en ts /d e tr an si t a ut ou r d es z on es in ac ce ss ib le s • M et tr e en œ uv re d es s tr at ég ie s de v ac ci na tio n op po rt un is te s po ur a tte in dr e le s po pu la tio ns d es zo ne s in ac ce ss ib le s Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au ré gi on al d e l’O M S Da ns le s 14 jo ur s su iv an t la n ot ifi ca tio n Va cc in at io n Da ns le s 1 4 jo ur s, m et tr e en o eu vr e la ri po st e va cc in al e du « p as sa ge zé ro » Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x p ay s de l’ OM S et d e l’U N IC EF Bu re au ré gi on al e t s iè ge d e l'U N IC EF Ge st io n de s va cc in s Po ur la ri po st e au V PO m 2, a ss ur er u ne g es tio n co m pl èt e de to us le s f la co ns . L e su ivi e t l a no tif ic at io n dé ta ill és c on ce rn an t l es fl ac on s dé pl oy és , r éc up ér és , re st an ts e t n on c om pt ab ili sé s à la fi n de c ha qu e ac tiv ité de va cc in at io n so nt o bl ig at oi re s. (V oi r l es o rie nt at io ns co nc er na nt la g es tio n de s va cc in s. ) Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l'O M S et d e l'U N IC EF Au to rit és s an ita ire s na tio na le s, a ve c le s ou tie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF 14 jo ur s ju sq u' à ac hè ve m en t de s ac tiv ité s de va cc in at io n (7 5– 90 jo ur s) Fi na nc em en t L’O PR TT e t l ’E OM G ap pr ou ve nt le p la n et le b ud ge t d e la rip os te à la fl am bé e (d an s le s 20 jo ur s) e t m et te nt e n pl ac e de s m éc an is m es p ou r d éb lo qu er d es fo nd s. L es fo nd s de vr ai en t ê tre d is po ni bl es d an s le p ay s da ns le s 28 jo ur s. L’O PR TT fa ci lit e le p ro ce ss us Su iv i de la p ré pa ra tio n Ét ab lir d es ta bl ea ux d e bo rd p ou r l e su ivi d e la pr ép ar at io n de s AV S à ut ili se r p ou r é va lu er l’ ét at d e pr ép ar at io n de s AV S au x ni ve au x na tio na l e t i nf ra na tio na l. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Su iv i de la p ré pa ra tio n M en er d es é va lu at io ns d e l’é ta t d e pr ép ar at io n de ux se m ai ne s, u ne s em ai ne e t t ro is jo ur s av an t l a m is e en œ uv re d ’u ne A VS p ou r g ui de r l ’a pp ui te ch ni qu e ci bl é su r l’a ss ur an ce d e la q ua lit é de s AV S. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Su iv i d u pl ai do ye r Su ivr e la m is e en œ uv re d es p la ns d e pl ai do ye r i nt er ne e t ex te rn e. P re nd re n ot e de s in te rv en tio ns c ou ro nn ée s de su cc ès e t c om m un iq ue r l es a ut re s be so in s à l’O PR TT Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e le s ou tie n de s pa rt en ai re s de l’I M EP Su iv i d e la va cc in at io n Ét ab lir le su iv i d e ca m pa gn e po ur le s A VS : • Su pe rv is io n • M on ito ra ge in dé pe nd an t ( pe nd an t e t a pr ès la ca m pa gn e) • Ré un io ns d ’e xa m en q uo tid ie nn es (p er fo rm an ce d es éq ui pe s, n ot ifi ca tio n qu ot id ie nn e) Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al /S iè ge d e l’O M S fo ur ni t u n ap pu i 62 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al • Éc ha nt ill on na ge p ar lo ts p ou r l ’a ss ur an ce d e la qu al ité (L QA S) • Ex am en s de s AV S, y co m pr is le s re fu s de va cc in s, le s pr ob lè m es li és à la m éf ia nc e, e tc . Su iv i d e la co m m un ic at io n As su re r u n su ivi d es in te rv en tio ns d e co m m un ic at io n Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Él ab or at io n de m ic ro pl an s M et tr e au p oi nt d es o ut ils e t u ne fo rm at io n po ur é la bo re r de s m ic ro -p la ns d ét ai lla nt le s st ra té gi es , l a st ru ct ur e de co or di na tio n, le s va cc in s, la lo gi st iq ue , l es re ss ou rc es hu m ai ne s, la s up er vis io n, la m ob ili sa tio n so ci al e, la co m m un ic at io n et le s be so in s de fo rm at io n, e tc . ( de s gu id es d e m ei lle ur es p ra tiq ue s de m ic ro pl an ifi ca tio n so nt di sp on ib le s à tit re in di ca tif ). Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Fo rm at io n Or ga ni se r d es fo rm at io ns à l’ in te nt io n de s tr av ai lle ur s de p re m iè re li gn e (a ge nt s de v ac ci na tio n, s up er vi se ur s et m o bi lis at eu rs s oc ia ux ) s ur le s co m pé te nc es te ch ni qu es , l es c om pé te nc es e n co m m un ic at io n et le s co m pé te nc es in te rp er so nn el le s po ur le s zo ne s ci bl ée s pa r l es A VS 1 et A VS 2. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Ge st io n de l’ in fo rm at io n As su re r l a lia is on a ve c le s ge st io nn ai re s de d on né es d an s le p ay s po ur id en tif ie r e t r és ou dr e le s pr ob lè m es li és a u fo rm at e t à l’ ex ha us tiv ité d es d on né es Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au ré gi on al d e l’O M S Ge st io n de s va cc in s Év al ue r l a ca pa ci té d e la c ha în e du fr oi d et le s ca pa ci té s de g es tio n de s va cc in s et p re nd re d es m es ur es u rg en te s po ur c om bl er le s la cu ne s av an t l ’A VS 1. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Co or di na tio n de s pa rt en ai re s Or ga ni se r d es ré un io ns ré gu liè re s av ec le s do na te ur s et de s ac tiv ité s de p la id oy er . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Co or di na tio n de s pa rt en ai re s Ve ill er à a vo ir un e di sc us si on a pp ro fo nd ie a ve c le s au tr es p ar te na ire s de la s an té e t à s’ ac co rd er a ve c eu x po ur e nv is ag er d es in te rv en tio ns s up pl ém en ta ire s pa ra llè le m en t a u VP O, te lle s qu e l'a dm in is tr at io n de vit am in e A et d e co m pr im és ve rm ifu ge s, lo rs qu e ce la e st po ss ib le , e n pa rt ic ul ie r p ou r l es fl am bé es d e ty pe s 1 et 3 . (L ’in té gr at io n po ur le s fla m bé es d e ty pe 2 n e de vr ai t ê tr e en vis ag ée q u’ à tit re e xc ep tio nn el .) Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF OP RT T ap po rt e un a pp ui Va cc in at io n Ré al is er le s a ct iv ité s d e va cc in at io n su bs éq ue nt es (A VS 1, A VS 2, ra tis sa ge ) c on fo rm ém en t a u pl an d e rip os te à la fl am bé e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e le s ou tie n de s pa rt en ai re s de l’I M EP Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Va cc in at io n M en er d es a ct iv ité s p ou r a m él io re r l a qu al ité d es A VS à ch aq ue p as sa ge su iv an t : • Re co up em en t d e do nn ée s co uv ra nt : le s zo ne s au x ré su lta ts p eu s at is fa is an ts , l es d on né es s oc ia le s su r l es re fu s/ en fa nt s m an qu és o u au tr es b ar riè re s so ci al es o bs er vé es , d on né es d e su rv ei lla nc e, e tc • Or ga ni se r u ne fo rm at io n su pp lé m en ta ire à l’ in te nt io n de s ag en ts d e va cc in at io n et d es s up er vi se ur s po ur dé ve lo pp er le ur s co m pé te nc es in te rp er so nn el le s • Re nf or ce r l a su pe rv is io n, la s ur ve ill an ce e t l es ré un io ns d ’e xa m en ré gu liè re s pe nd an t l a ca m pa gn e • In iti er d es s tr at ég ie s sp éc ia le s po ur a tte in dr e le s po pu la tio ns o ub lié es , à ri sq ue é le vé o u m ob ile s • M en er d es a ct iv ité s vi sa nt à a m él io re r l a qu al ité de s AV S, y c om pr is u ne m ic ro pl an ifi ca tio n dé ta ill ée ap pu yé e pa r u ne c ar to gr ap hi e SI G, lo rs qu e ce la e st ap pr op rié e t r éa lis ab le . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF OP RT T, B ur ea ux ré gi on au x et S iè ge s de l’O M S/ l’U N IC EF Pl an d e rip os te à la fl am bé e Ex am in er e t a da pt er le p la n de ri po st e à la fl am bé e, y co m pr is le s ac tiv ité s de va cc in at io n, d e su rv ei lla nc e et d e co m m un ic at io n po ur le s ph as es u lté rie ur es . S ui vr e le s pr og rè s ré al is és e t/o u le s ou tie n né ce ss ai re p ou r c om bl er le s la cu ne s re st an te s. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fo rm ul e de s re co m m an da tio ns Ge st io n de l'i nf or m at io n Ve ill er à c e qu e le s do nn ée s su r l a su rv ei lla nc e, le s AV S et le s ui vi so ie nt c om pl ét ée s et e nv oy ée s au x Bu re au x ré gi on au x et a u Si èg e de l’ OM S et d e l’U N IC EF , d an s le s dé la is c on ve nu s (d an s le s 14 jo ur s po ur to ut es le s AV S et he bd om ad ai re m en t p ou r l es d on né es re la tiv es a ux P FA ). Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF N ot ifi ca tio n et re sp on sa bi lit é à l’é ga rd d es va cc in s Ét ab lir d es ra pp or ts s ur l’ ut ili sa tio n et la re de va bi lit é de s va cc in s ap rè s ch aq ue to ur , y c om pr is le p as sa ge 0 (v oi r l es o rie nt at io ns s ur la g es tio n de s va cc in s) . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Él im in at io n de s va cc in s Él im in at io n de s fla co ns d e va cc in u til is és o u pa rt ie lle m en t u til is és p ou r l a rip os te va cc in al e de ty pe 2. L es fl ac on s no n ou ve rt s do ive nt ê tr e st oc ké s de m an iè re s éc ur is ée d an s de s en tr ep ôt s st ra té gi qu es do té s d’ in st al la tio ns d e co nt rô le d ’a cc ès ju sq u’ à ce q ue la fl am bé e so it co ns id ér ée c om m e en di gu ée (v oi r l es or ie nt at io ns c on ce rn an t l a ge st io n de s va cc in s) . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Ju sq u’ à cl ôt ur e de la fl am bé e An al ys e de s do nn ée s An al ys er e t r ec ou pe r t ou te s le s do nn ée s po ur év al ue r l ’im m un ité d e la p op ul at io n, la s en si bi lit é de la s ur ve ill an ce e t l es p ro gr ès a cc om pl is e n m at iè re d’ in te rr up tio n de la tr an sm is si on Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e le s ou tie n de s pa rt en ai re s à l’I M EP 63RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al • Éc ha nt ill on na ge p ar lo ts p ou r l ’a ss ur an ce d e la qu al ité (L QA S) • Ex am en s de s AV S, y co m pr is le s re fu s de va cc in s, le s pr ob lè m es li és à la m éf ia nc e, e tc . Su iv i d e la co m m un ic at io n As su re r u n su ivi d es in te rv en tio ns d e co m m un ic at io n Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Él ab or at io n de m ic ro pl an s M et tr e au p oi nt d es o ut ils e t u ne fo rm at io n po ur é la bo re r de s m ic ro -p la ns d ét ai lla nt le s st ra té gi es , l a st ru ct ur e de co or di na tio n, le s va cc in s, la lo gi st iq ue , l es re ss ou rc es hu m ai ne s, la s up er vis io n, la m ob ili sa tio n so ci al e, la co m m un ic at io n et le s be so in s de fo rm at io n, e tc . ( de s gu id es d e m ei lle ur es p ra tiq ue s de m ic ro pl an ifi ca tio n so nt di sp on ib le s à tit re in di ca tif ). Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Fo rm at io n Or ga ni se r d es fo rm at io ns à l’ in te nt io n de s tr av ai lle ur s de p re m iè re li gn e (a ge nt s de v ac ci na tio n, s up er vi se ur s et m o bi lis at eu rs s oc ia ux ) s ur le s co m pé te nc es te ch ni qu es , l es c om pé te nc es e n co m m un ic at io n et le s co m pé te nc es in te rp er so nn el le s po ur le s zo ne s ci bl ée s pa r l es A VS 1 et A VS 2. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Ge st io n de l’ in fo rm at io n As su re r l a lia is on a ve c le s ge st io nn ai re s de d on né es d an s le p ay s po ur id en tif ie r e t r és ou dr e le s pr ob lè m es li és a u fo rm at e t à l’ ex ha us tiv ité d es d on né es Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Bu re au ré gi on al d e l’O M S Ge st io n de s va cc in s Év al ue r l a ca pa ci té d e la c ha în e du fr oi d et le s ca pa ci té s de g es tio n de s va cc in s et p re nd re d es m es ur es u rg en te s po ur c om bl er le s la cu ne s av an t l ’A VS 1. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Co or di na tio n de s pa rt en ai re s Or ga ni se r d es ré un io ns ré gu liè re s av ec le s do na te ur s et de s ac tiv ité s de p la id oy er . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Co or di na tio n de s pa rt en ai re s Ve ill er à a vo ir un e di sc us si on a pp ro fo nd ie a ve c le s au tr es p ar te na ire s de la s an té e t à s’ ac co rd er a ve c eu x po ur e nv is ag er d es in te rv en tio ns s up pl ém en ta ire s pa ra llè le m en t a u VP O, te lle s qu e l'a dm in is tr at io n de vit am in e A et d e co m pr im és ve rm ifu ge s, lo rs qu e ce la e st po ss ib le , e n pa rt ic ul ie r p ou r l es fl am bé es d e ty pe s 1 et 3 . (L ’in té gr at io n po ur le s fla m bé es d e ty pe 2 n e de vr ai t ê tr e en vis ag ée q u’ à tit re e xc ep tio nn el .) Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF OP RT T ap po rt e un a pp ui Va cc in at io n Ré al is er le s a ct iv ité s d e va cc in at io n su bs éq ue nt es (A VS 1, A VS 2, ra tis sa ge ) c on fo rm ém en t a u pl an d e rip os te à la fl am bé e. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e le s ou tie n de s pa rt en ai re s de l’I M EP Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Va cc in at io n M en er d es a ct iv ité s p ou r a m él io re r l a qu al ité d es A VS à ch aq ue p as sa ge su iv an t : • Re co up em en t d e do nn ée s co uv ra nt : le s zo ne s au x ré su lta ts p eu s at is fa is an ts , l es d on né es s oc ia le s su r l es re fu s/ en fa nt s m an qu és o u au tr es b ar riè re s so ci al es o bs er vé es , d on né es d e su rv ei lla nc e, e tc • Or ga ni se r u ne fo rm at io n su pp lé m en ta ire à l’ in te nt io n de s ag en ts d e va cc in at io n et d es s up er vi se ur s po ur dé ve lo pp er le ur s co m pé te nc es in te rp er so nn el le s • Re nf or ce r l a su pe rv is io n, la s ur ve ill an ce e t l es ré un io ns d ’e xa m en ré gu liè re s pe nd an t l a ca m pa gn e • In iti er d es s tr at ég ie s sp éc ia le s po ur a tte in dr e le s po pu la tio ns o ub lié es , à ri sq ue é le vé o u m ob ile s • M en er d es a ct iv ité s vi sa nt à a m él io re r l a qu al ité de s AV S, y c om pr is u ne m ic ro pl an ifi ca tio n dé ta ill ée ap pu yé e pa r u ne c ar to gr ap hi e SI G, lo rs qu e ce la e st ap pr op rié e t r éa lis ab le . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF OP RT T, B ur ea ux ré gi on au x et S iè ge s de l’O M S/ l’U N IC EF Pl an d e rip os te à la fl am bé e Ex am in er e t a da pt er le p la n de ri po st e à la fl am bé e, y co m pr is le s ac tiv ité s de va cc in at io n, d e su rv ei lla nc e et d e co m m un ic at io n po ur le s ph as es u lté rie ur es . S ui vr e le s pr og rè s ré al is és e t/o u le s ou tie n né ce ss ai re p ou r c om bl er le s la cu ne s re st an te s. Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fo rm ul e de s re co m m an da tio ns Ge st io n de l'i nf or m at io n Ve ill er à c e qu e le s do nn ée s su r l a su rv ei lla nc e, le s AV S et le s ui vi so ie nt c om pl ét ée s et e nv oy ée s au x Bu re au x ré gi on au x et a u Si èg e de l’ OM S et d e l’U N IC EF , d an s le s dé la is c on ve nu s (d an s le s 14 jo ur s po ur to ut es le s AV S et he bd om ad ai re m en t p ou r l es d on né es re la tiv es a ux P FA ). Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF N ot ifi ca tio n et re sp on sa bi lit é à l’é ga rd d es va cc in s Ét ab lir d es ra pp or ts s ur l’ ut ili sa tio n et la re de va bi lit é de s va cc in s ap rè s ch aq ue to ur , y c om pr is le p as sa ge 0 (v oi r l es o rie nt at io ns s ur la g es tio n de s va cc in s) . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Él im in at io n de s va cc in s Él im in at io n de s fla co ns d e va cc in u til is és o u pa rt ie lle m en t u til is és p ou r l a rip os te va cc in al e de ty pe 2. L es fl ac on s no n ou ve rt s do ive nt ê tr e st oc ké s de m an iè re s éc ur is ée d an s de s en tr ep ôt s st ra té gi qu es do té s d’ in st al la tio ns d e co nt rô le d ’a cc ès ju sq u’ à ce q ue la fl am bé e so it co ns id ér ée c om m e en di gu ée (v oi r l es or ie nt at io ns c on ce rn an t l a ge st io n de s va cc in s) . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le B ur ea u ré gi on al e t l e Si èg e de l’ UN IC EF ap po rt en t u n ap pu i Ju sq u’ à cl ôt ur e de la fl am bé e An al ys e de s do nn ée s An al ys er e t r ec ou pe r t ou te s le s do nn ée s po ur év al ue r l ’im m un ité d e la p op ul at io n, la s en si bi lit é de la s ur ve ill an ce e t l es p ro gr ès a cc om pl is e n m at iè re d’ in te rr up tio n de la tr an sm is si on Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT fa ci lit e le s ou tie n de s pa rt en ai re s à l’I M EP 64 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Va cc in at io n de ro ut in e: Ré ta bl is se m en t e t re nf or ce m en t Et en dr e le s ou tie n au x ac tiv ité s de va cc in at io n pe nd an t la p ér io de d e rip os te à la fl am bé e, a fin d e m ax im is er l’u til is at io n de s ca pa ci té s de re nf or t s up pl ém en ta ire s po ur la g es tio n du p ro gr am m e, la m ic ro pl an ifi ca tio n, la m ob ili sa tio n de s so ci al es e t l e su ivi d es p er fo rm an ce s. L e CO U de vr ai t m ax im is er e ffi ca ce m en t l es a va nt ag es d ’u n ap pu i l im ité d an s le te m ps a ux a ct ivi té s de va cc in at io n de ro ut in e, e n m en an t c er ta in es a ct io ns q ui c ad re nt a ve c le s co m po sa nt es o pé ra tio nn el le s de l’ ap pr oc he « A tte in dr e ch aq ue d is tr ic t » (A CD )* . ( Vo ir le c ha pi tr e 7 et la s tr at ég ie po ur l’A CD p ou r p lu s d’ or ie nt at io ns ) : Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Am él io ra tio n de la su rv ei lla nc e Po ur su ivr e le s ac tiv ité s d’ am él io ra tio n de la s ur ve ill an ce (v oi r l e ch ap itr e 8 po ur d es o rie nt at io ns d ét ai llé s) : • In fo rm er e t s en si bi lis er le s ag en ts d e sa nt é de s un ité s de s ur ve ill an ce n at io na le s et in fr an at io na le s au x ex ig en ce s en m at iè re d e no tif ic at io n • Ex am in er e t r ec la ss er le s si te s de n ot ifi ca tio n da ns le ré se au d e su rv ei lla nc e ac tiv e de la P FA " Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Gr ou pe d e tr av ai l s ur la s ur ve ill an ce OB RA - 3 m oi s Ef fe ct ue r u ne é va lu at io n de s in te rv en tio ns d e rip os te a ux fla m bé es d e po lio m yé lit e (O BR A) (O BR A) (d e pl us a m pl es or ie nt at io ns d an s l’a id e- m ém oi re d e l’O BR A) . P ou rs ui vr e le s ac tiv ité s d’ am él io ra tio n de la s ur ve ill an ce (v oi r l e ch ap itr e 8 po ur d es o rie nt at io ns d ét ai llé s) : • In fo rm er e t s en si bi lis er le s ag en ts d e sa nt é de s un ité s de s ur ve ill an ce n at io na le s et in fr an at io na le s au x ex ig en ce s en m at iè re d e no tif ic at io n • Ex am in er e t r ec la ss er le s si te s de n ot ifi ca tio n da ns le ré se au d e su rv ei lla nc e ac tiv e de la P FA 1. É va lu er e t r en fo rc er le s ef fo rt s dé pl oy és p ou r ac cr oî tr e l’i m m un ité d e la p op ul at io n ; 2. É va lu er e t r en fo rc er la s en si bi lit é de la su rv ei lla nc e. 3. É va lu er le s pr og rè s ac co m pl is ve rs l’ in te rr up tio n de la tr an sm is si on ; Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT a ss ur e la c oo rd in at io n OB RA - 6, 9 a nd 1 2 Ét ab lir d es ra pp or ts s ur l’ ut ili sa tio n et la re de va bi lit é de s va cc in s ap rè s ch aq ue p as sa ge , y c om pr is la p as sa ge 0 (v oi r l es o rie nt at io ns s ur la g es tio n de s va cc in s) . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT a ss ur e la c oo rd in at io n Re vu e de la cl as si fic at io n - 3 m oi s Un e re vu e de la c la ss ifi ca tio n es t c on du ite to us le s tr oi s m oi s; s i l a cl as si fic at io n ch ag es , l a re sp on se s er a ad ap té e en c on sé qu en ce Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le S iè ge d e l’O M S as su re la co or di na tio n, le Pr og ra m m e W HE a u Si èg e pr oc èd e à la cl as sif ica tio n en co ns ul ta tio n av ec le b ur ea u ré gi on al En se ig ne m en ts tir és Co ns ig ne r l a rip os te p ar é cr it et p ar ta ge r l es en se ig ne m en ts ti ré s Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Ch ro no lo gi e Fo nc tio n Ac tiv ité s Re sp on sa bi lit é Pa ys Ni ve au ré gi on al /m on di al Va cc in at io n de ro ut in e: Ré ta bl is se m en t e t re nf or ce m en t Et en dr e le s ou tie n au x ac tiv ité s de va cc in at io n pe nd an t la p ér io de d e rip os te à la fl am bé e, a fin d e m ax im is er l’u til is at io n de s ca pa ci té s de re nf or t s up pl ém en ta ire s po ur la g es tio n du p ro gr am m e, la m ic ro pl an ifi ca tio n, la m ob ili sa tio n de s so ci al es e t l e su ivi d es p er fo rm an ce s. L e CO U de vr ai t m ax im is er e ffi ca ce m en t l es a va nt ag es d ’u n ap pu i l im ité d an s le te m ps a ux a ct ivi té s de va cc in at io n de ro ut in e, e n m en an t c er ta in es a ct io ns q ui c ad re nt a ve c le s co m po sa nt es o pé ra tio nn el le s de l’ ap pr oc he « A tte in dr e ch aq ue d is tr ic t » (A CD )* . ( Vo ir le c ha pi tr e 7 et la s tr at ég ie po ur l’A CD p ou r p lu s d’ or ie nt at io ns ) : Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Am él io ra tio n de la su rv ei lla nc e Po ur su ivr e le s ac tiv ité s d’ am él io ra tio n de la s ur ve ill an ce (v oi r l e ch ap itr e 8 po ur d es o rie nt at io ns d ét ai llé s) : • In fo rm er e t s en si bi lis er le s ag en ts d e sa nt é de s un ité s de s ur ve ill an ce n at io na le s et in fr an at io na le s au x ex ig en ce s en m at iè re d e no tif ic at io n • Ex am in er e t r ec la ss er le s si te s de n ot ifi ca tio n da ns le ré se au d e su rv ei lla nc e ac tiv e de la P FA " Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Gr ou pe d e tr av ai l s ur la s ur ve ill an ce OB RA - 3 m oi s Ef fe ct ue r u ne é va lu at io n de s in te rv en tio ns d e rip os te a ux fla m bé es d e po lio m yé lit e (O BR A) (O BR A) (d e pl us a m pl es or ie nt at io ns d an s l’a id e- m ém oi re d e l’O BR A) . P ou rs ui vr e le s ac tiv ité s d’ am él io ra tio n de la s ur ve ill an ce (v oi r l e ch ap itr e 8 po ur d es o rie nt at io ns d ét ai llé s) : • In fo rm er e t s en si bi lis er le s ag en ts d e sa nt é de s un ité s de s ur ve ill an ce n at io na le s et in fr an at io na le s au x ex ig en ce s en m at iè re d e no tif ic at io n • Ex am in er e t r ec la ss er le s si te s de n ot ifi ca tio n da ns le ré se au d e su rv ei lla nc e ac tiv e de la P FA 1. É va lu er e t r en fo rc er le s ef fo rt s dé pl oy és p ou r ac cr oî tr e l’i m m un ité d e la p op ul at io n ; 2. É va lu er e t r en fo rc er la s en si bi lit é de la su rv ei lla nc e. 3. É va lu er le s pr og rè s ac co m pl is ve rs l’ in te rr up tio n de la tr an sm is si on ; Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT a ss ur e la c oo rd in at io n OB RA - 6, 9 a nd 1 2 Ét ab lir d es ra pp or ts s ur l’ ut ili sa tio n et la re de va bi lit é de s va cc in s ap rè s ch aq ue p as sa ge , y c om pr is la p as sa ge 0 (v oi r l es o rie nt at io ns s ur la g es tio n de s va cc in s) . Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF L’O PR TT a ss ur e la c oo rd in at io n Re vu e de la cl as si fic at io n - 3 m oi s Un e re vu e de la c la ss ifi ca tio n es t c on du ite to us le s tr oi s m oi s; s i l a cl as si fic at io n ch ag es , l a re sp on se s er a ad ap té e en c on sé qu en ce Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF Le S iè ge d e l’O M S as su re la co or di na tio n, le Pr og ra m m e W HE a u Si èg e pr oc èd e à la cl as sif ica tio n en co ns ul ta tio n av ec le b ur ea u ré gi on al En se ig ne m en ts tir és Co ns ig ne r l a rip os te p ar é cr it et p ar ta ge r l es en se ig ne m en ts ti ré s Au to rit és s an ita ire s na tio na le s av ec le so ut ie n de s bu re au x pa ys d e l’O M S et d e l’U N IC EF 66 RIPOSTE À UN ÉVÈNEMENT OU À UNE FLAMBÉE DE POLIOMYÉLITE www.polioeradication.org