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Surveillance du milieu aquatique en Guinée, ichtyofaune : résumé

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PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA ECOLOGICAL GROUP Vingtième session Lomé. 3-5 mars 1999 ocPA/cu/HYBto/99.2 ORIGINAL: Français SURVEILLANCE DU MILIEU AQUATIQUE EN GUINEE. ICHWOFAUNE Moussa Elimane Diop Résumé Grâce aux efforts des uns et à la volonté des autres, le calendrier de travail (1997 1998) a été respecté comme prévu par le protocole de la lettre d'accord. Toutes les missions de terrain ont été accomplies conformément aux normes fixées. La physico-chimie de I'eau a été régulièrement appréciée à travers ses principaux facteurs : température, salinité, conductivité, turbidité, teneur en nitrates et en phosphates, etc. (tableaux l, ll et lll). Les séquences des traitements larvicides (tabl. lV, V et Vl) mettent en lumière une application rigoureuse de la stratégie globale de I'OCP en la matière : alternance des différents larvicides afin de minimiser les risques de résistance du vecteur, adaptation des doses d'insecticides aux conditions hydrologiques des rivières traitées, limitation du nombre de cycles annuels des larvicides dits "durs" (permethrine, ...). Dans ce cadre, la réduction du nombre de cycles consécutifs de pyraclofos et de phoxime cette année a retenu notre attention. Les données hydrologiques indiquent une crue tardive avec une amplitude plus faible par rapport aux années 1996 et 1997 , plus évidente sur le Dion et le Milo (ftg. 1 , 2 et 3). Le décalage de la crue pourrait résulter de l'irrégularité des pluies surtout en début de saison. Quant aux résultats des pêches, les prises par unité d'effgrt (p.u.e.) totales obtenues en 1997-1998 dominent nettement celles des trois dernières années à Mandiana et toutes les années antérieures à Boussoulé ; elles restent cependant inférieures à celles enregistrées à Baranama en 1996-1997 (fig. 4 et 5). llen découle une tendance générale à la hausse des p.u.e. à Baranama et à Boussoulé et inversement à Mandiana. Les variations saisonnières sont, dans l'ensernble, conformes au schéma d'évolution classique des années antérieures à savoir: des p.u.e.totales élevées en étiage et faibles pendant la crue (fig. 6 et 7). On remarque que pour les pêches effectuées en zone d'inondation, le pic d'abondance tend à se décaler de l'étiage vers la décrue (novembre). oGP / lrcU / 00lttltlE I CoURRTER ARRIVÉ'E i ï:.:z+t*tes+l -#.'.s.# )Les p.u.e. par catégories de mailles (tabl. Vtl, Vlll et lX) montrent que tes petites mailles ont pêché le plus grand nombre de poissons en comparaison aux deux autres types de mailles tandis que les mailles moyennes ont été les plus efficaces en terme de biomasse (p.u.e. en poids). Les p.u.e. de la majorité des espèces principales ont globatement augmenté au cours de la campagne actuelle ; à titre d'exemple, on peut citer: Brycinus macrolepidotus dans toutes les stations (fig. 15), Marcusenius mento, Chrysichthys auratus, et Brycinus leuctbcus à Boussoulé (fig. 8, 10 et 12), Petrocephalus ansorgiià Mandiana et à Baranama (fig. 9), Petrocephalus bovei et Petrocephalus soudanensis à Baranama (fig. 10 et 11). D'autres espèces, par contre, ont été moins pêchées comme Hyppopotamyrus pictus au niveau des trois stations (fig. 13), M. mento et Hydrocynus forskalii respectivement à Mandiana et à Baranama (fig. 8 et14), P. ansorgiià Boussoulé (fig. 10), Chrysichthys auratus à Mandiana (fig. 20). llfaut reconnaître cependant que la diminution de certaines espèces dans les captures est due, selon la période, à des fluctuations naturelles soumises à des contingences environnementales saisonnières ou interannuelles. La richesse spécifique évolue et se maintient à un niveau suffisamment élevé dans toutes les stations. En dépit d'une baisse relative observée à Mandiana en 1998, la richesse spécifique présente une tendance générale à la hausse (fig. 23, 24 et 25). Nous n'avons pas constaté de disparition totale et durable d'espèces. Les coefficients moyens de condition des principales espèces montrent une certaine constance au fil des ans; on en déduit que leur condition est stable et, pour quelques unes d'entre elles, a même tendance à s'améliorer sensiblement. Ceci est vrai par exemple pour P. bovei à partir de 1989 à Baranama et Boussoulé (fig. 26), B. Leuclscus à Boussoulé (fig. 31) Petrocephalus pallidomaculatus et Distichodus engycephalus au niveau de toutes les stations (fig.27 et 32). En conclusion, nous dirons que les résultats enregistrés au cours de la campagne 1997-1998 de surveillance aquatique sont globalement bons par rapport à ceux des années antérieures. Autant que nous le sachions, ils ne mettent pas en évidence un effet drastique quelconque des larvicides utilisés sur la faune des poissons. Par ailleurs, un seul cas de mortalité de poissons a été signalé cette année et les investigations qui ont suivi ont montré que les larvicides n'étaient pas impliqués (voir rapport en annexe). A notre avis, la réduction du nombre de cycles de pyraclofos et de phoxime cette année, surtout en période d'étiage, a considérablement amoindri les risques de mortalité de poissons.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization