Wkiy epidtm. Sec.: No. 16 - 19 April 1974
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Relevé ipldtm. hebd.: N° 16 - 19 avril 1974
FOLLOW-UP ON SALM ONELLA EASTBOURNE OUTBREAK COMPLÉMENT D ’INFORMATION SUR LA POUSSÉE D ’INFECTIONS À SALM O NELLA EASTBO U RNE U nited States o f A m erica , C anada . — The outbreak of Sal monella eastbourne infection that has been occurring in the United States and Canada since September 1973 has been reported pre viously.1 A telephone case-control survey conducted in late January 1974 suggested Christmas-wrapped chocolate balls as the vehicle o f infection, and shortly thereafter, results o f the epi demiological investigation of cases and then the recovery of S . eastbourne from chocolate balls manufactured by a company in Canada indicated that chocolate from that company was the vehicle of the epidemic. Since the last published report of this outbreak, 22 additional cases were notified from California (1), Florida (1), Georgia (2), Kansas (1), Maine (2), Maryland (1), Michigan (1), Missouri (3), New York (3), Pennsylvania (1), Tennessee (1), and Wisconsin (5), which gives a total of 76 cases from 23 states. The median age for 73 of these ill persons was three years (range one day-79 years). Dates of onset for 54 symptomatic cases were between 4 December 1973 and 15 February 1974, with peak incidence occurring 19-20 December. At least 18 people were hospitalized for gastro enteritis, one with severe complications. E tats -U nis d ’A m érique , C anada . — La poussée d ’infections 4 Salmonella eastbourne qui sévit aux Etats-Unis et au Canada depuis septembre 1973 a déjà fait l ’objet d ’une communication.1 D ’après une enquête par téléphone faite vers la fin de janvier 1974, des bonbons au chocolat présentés sous emballage de Noël paraissaient être le véhicule de l’infection. Cette hypothèse s’est trouvée peu après confirmée par les résultats de l’étude épidémiologique des cas et par l’isolement de S. eastbourne dans des bonbons au chocolat fabriqués par une firme canadienne.
To date, 50 o f those affected are Christmas-wrapped chocolate balls chocolate item (6) within three days additional cases in family members have resulted from secondary spread.
known to have eaten either (44) or a similar seasonal prior to onset of illness; ten o f these persons appear to
In 49 of the 50 cases, the stores where the consumed chocolate was purchased have been identified. Thirty-one o f them were supplied by the incriminated company, one was not, and in 17 cases, the supplier has not been determined. Canada has recently reported 39 cases of S. eastbourne infec tion from seven of its ten provinces. The median age of cases was between one and four years, and the months of onset for 32 symptomatic cases ranged from September 1973 to February 1974. Of 17 ill persons known to have eaten chocolate within three days of onset, 12 ate items from the incriminated company. Canadian and both State and Federal US laboratories have isolated S. eastbourne from at least 11 different chocolate items manufactured by this company. The US Center for Disease Control collaborated with a team from the Health Protection Branch, Canada National Health and Welfare, in an investigation of the plant in Canada. Inspection of the factory revealed numerous opportunities for cross-contamination of materials processed at high temperature by raw ingredients. For example, beans that had been roasted were exposed to airborne particles from raw beans. Moreover, heat exposure at the moulding plants was not sufficient to lull salmonella. Extensive environmental sampling revealed four S. eastbourne isolates from the two rooms where cocoa beans are processed, two isolates from one of the five moulding plants and one isolate from beans cooling after roasting in the second bean room. No salmonella were isolated from the chocolate production rooms, the storage area for raw ingredients, samples of chocolate in the production process, or from samples of raw ingredients. How ever, no ingredient lots used during Christmas production were available for sampling. No salmonella other than S. eastbourne have been isolated from the plant.
On 12 February 1974, the plant voluntarily halted production to attempt to eliminate contamination and to modify several production processes. On 26 February 1974, Canada’s Health Protection Branch announced a total recall o f chocolate produced by the company and marketed within Canada. A recall intiated by the Food and Drug Administration of all chocolate products from that company distributed in the United States was announced on 5 March 1974. 1 See No. 7, p. 60.
Depuis la parution du dernier rapport sur cette poussée épidé mique, 22 nouveaux cas ont été signalés par 12 Etats (Californie (1), Floride (1), Géorgie (2), Kansas (1), Maine (2), Maryland (1), Michigan (1), Missouri (3), New-York (3), Pennsylvanie (1), Ten nessee (1) et Wisconsin (5)), ce qui porte le total des cas à 76 et celui des Etats affectés à 23. L ’âge médian de 73 des sujets s’établit à trois ans (intervalle: un jour-79 ans). Pour 54 des cas, la date d ’apparition des symptômes se situe entre le 4 décembre 1973 et le 15 février 1974, l’incidence ayant atteint un maximum les 19 et 20 décembre 1974. Dix-huit personnes au moins ont été hospitalisées pour une gastro-entérite, dont une avec de sévères complications. A l’heure actuelle, on sait que 50 des sujets atteints avaient consommé soit des bonbons au chocolat sous emballage de Noël (44), soit une autre confiserie au chocolat préparée à l ’occasion des fêtes de fin d’année (6) dans les trois jours précédant le début de la maladie; dix autres cas, sans doute secondaires, se sont produite dans des familles de personnes déjà atteintes. Dans 49 des 50 cas, les magasins qui avaient vendu le chocolat consommé ont été identifiés. Trente et un d ’entre eux étaient cliente de la firme incriminée, un ne l’était pas et le fournisseur des 17 autres reste inconnu. Le Canada a récemment signalé 39 cas d ’infections à S . east bourne, dans sept de ses dix provinces. L’âge médian des sujets s’établit entre un et quatre ans et, dans 32 cas, le mois d ’apparition des symptômes se situe entre septembre 1973 et février 1974. Dans le cas de 12 des 17 sujets dont on sait qu’ils avaient consommé des confiseries au chocolat dans les trois jours précédant le début de la maladie, les confiseries provenaient de la firme incriminée. Les recherches entreprises par des laboratoires des Etats-Unis (Laboratoire fédéral et Laboratoires d ’Etat) et du Canada ont per mis d ’isoler S. eastbourne dans au moins 11 articles de confiserie au chocolat fabriqués par cette firme. Le Center fo r Disease Control des Etats-Unis a procédé, de concert avec une équipe de la Direction générale canadienne de la Protec tion de la Santé (dépendant du Ministère national de la Santé et du Bien-être social), à l ’inspection de la chocolaterie canadienne. Cette inspection a révélé de nombreuses possibilités de reconta mination de matières traitées à haute température par des ingrédients bruts. Par exemple, des fèves de cacao torréfiées étaient exposées à des particules de fèves brutes véhiculées par l’air. D ’autre paît, la température des installations de moulage n ’était pas assez élevée pour tuer les salmonella. Un échantillonnage poussé a permis d’isoler S. eastbourne dans quatre prélèvements provenant des deux ateliers de traitement des fèves, dans deux échantillons provenant de l’une des cinq installa tions de moulage et dans un échantillon des fèves mises à refroidir après torréfaction dans le deuxième atelier de traitement. Aucuns salmonella n ’a été isolée dans les locaux de fabrication du chocolat, ni dans l’entrepôt d ’ingrédients bruts, ni dans les échantillons de chocolat prélevés en cours de fabrication, ni enfin dans les échantil lons d’ingrédients bruts. Cependant, comme les lots d ’ingrédients ayant servi à la fabrication des confiseries de fin d ’année étaient épuisés, il n ’a pas été possible d ’en examiner des échantillons. Aucune autre salmonella que 5. eastbourne n ’a été isolée Hans la chocolaterie. Le 12 février 1974, la firme a, de son propre chef, arrêté la produc tion afin d'essayer d ’éliminer la contamination et de modifier plu sieurs éléments du processus de fabrication. Le 26 février 1974, la Direction générale canadienne de la Protection de la Santé a annoncé que tous les produits chocolatés fabriqués par la firme et commer cialisés au Canada étaient retirés de la vente. Le 5 mars 1974, la Food and Drug Administration a annoncé qu’une mesure analogue était prise pour les Etats-Unis. * Voir N" 7, p. 60.
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Relevé iptdèm. hebd.: N" 16 -1 9 avril 1974
Current evidence suggesting that a raw ingredient, possibly the cocoa beans, was the source of contamination o f the chocolate includes: 1) the variety of contaminated finished chocolate pro ducts, from several o f the separate moulding plants, and 2) the finding o f environmental cultures positive for S . eastbourne only in a moulding plant and in an early stage of the chocolate process, in the rooms where beans were processed. Cross-contamination between raw and roasted beans could have allowed recontamina tion after the roasting step. The dryness of chocolate apparently protects salmonella from heat: exposure at 70 °C for 12 hours is required to achieve 90% die-off of Salmonella typhlmurium blended into milk chocolate. The chocolate in this plant did not reach 70 °C in the conching stage and was often conched for less than 12 hours. The remixture and recirculation of old and newly produced chocolate may have contributed to the pro longed duration of contamination.
Les éléments d ’information qui permettent actuellement de penser qu’un ingrédient brut, sans doute les fèves de cacao, aurait provoqué la contamination des bonbons au chocolat sont les suivants: 1) divers produits finis provenant de plusieurs installations de moulage étaient contaminés; 2) S. eastbourne n ’a été isolée que dans les échantillons provenant d ’une seule installation de moulage et au début du processus de fabrication, dans les ateliers de traitement des fèves. Des fèves brutes pourraient avoir recontaminé des fèves déjà torréfiées. Apparemment, le fait que le chocolat constitue un milieu sec protège les salmonella de la chaleur: une exposition à 70° C pendant 12 heures est nécessaire pour tuer 90% des Salmo nella typhlmurium introduites dans du chocolat au lait. Or, la tempé rature à laquelle était porté le chocolat dans la firme en question pendant le coulage n ’atteignait pas 70e C et la duiée de l’opération était souvent inférieure à 12 heures. Le mélange et la remise en circu lation de chocolat de fabrication ancienne et de chocolat frais expliquent sans doute en partie la durée de la période de contami nation. 73,23, No. 9; US Center for Disease Control.) N ote de la R é d a c tio n : Depuis le lancement du Programme OMS de Surveillance des Salmonella en 1967, aucun cas de contami nation de fèves de cacao par des salmonella n ’avait encore été signalé. Cependant, la poudre de cacao a été mise en cause lors d ’une épidémie associée à S. durham qui s’est produite en Suède: de novembre 1970 à avril 1971,109 cas confirmés ont été enregistrés à Stockholm et dans de nombreuses autres régions à la suite de l’utilisation d ’un lot de cacao contaminé pour la fabrication de confiseries.1 En outre, des isolements de salmonella dans de la poudre de cacao importée ont été signalés par Israël au cours du quatrième trimestre de 1971 (3 S. lim gsto ne) 2 et par les Pays-Bas au cours des deuxième et troisième trimestres de 1968 (12 S. senften berg, 2 S. montevideo).3 D ’autre part, il n ’est pas sans intérêt du point de vue épidémio logique de rappeler que S. eastbourne, dont la présence chez l’homme n ’a été signalée que six fois au cours des neuf dernières années par des pays participant au Programme OMS de Surveillance des Sal monella (Algérie: 2; Pays-Bas: 3; Haute-Volta: 1), a été isolée au cours de la même période dans des prélèvements provenant des sources non humaines suivantes: reptiles: cinq fois (Algérie: 2 vi pères; Pays-Bas: 1 iguane, 1 tortue, 1 agame, tous animaux de zoo); poudre d'os: trois fois (Algérie); singe: une fois (Pays-Bas: animal de zoo). 1 Voir N» 34, 1971 et N“ 39, 1973. • Voir N" 39, 1973. •V oir N» 19, 1969.
(Based on/D 'après: Morbidity and M ortality, E d it o r ia l N ote : Although reports of salmonella contamination in cocoa beans have not been received since the start of the WHO Salmonella Surveillance Programme in 1967, cocoa powder has been implicated as a cause of an epidemic associated with S. durham reported in Sweden from November 1970 to April 1971, when 109 confirmed cases were notified in Stockholm and numerous regions o f the country, following the wide distribution of a con taminated consignment of cocoa for the preparation of confec tionery.1 Isolations of salmonella from imported cocoa powder were also reported from Israel during the fourth quarter 1971 (3 S . livingstone)3 and from the Netherlands during the second and third quarters 1968 (12 S. senftenberg, 2 S. montevideo).8
On the other hand, it m ay be o f epidemiological interest to recall that S . eastbourne, which was reported only six times in man over the past nine years by countries participating in the WHO Salmonella Surveillance Programme (Algeria: 2; Netherlands: 3; Upper Volta: 1), was isolated during the same period from the following non-human sources : reptiles : five times (Algeria : 2 vipers ; Netherlands: 1 iguana, 1 tortoise, 1 agama, all zoo animals); bone meal: three times (Algeria); monkey: once (Netherlands: zoo animal). 1 See No. 34, 1971 and No. 39, 1973. •See No. 39, 1973. • See No. 19, 1969