World Health Organization (WHO) · Journal articles

VECTOR CONTROL : Eradication of Aedes aegypti = LUTTE ANTIVECTORIELLE : Eradication d'Aedes aegypti

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H k h tp id e n i Rec No 20-15 Mav 1987

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Rett’ve epidem hebd Ny20 - 15 mai 1987

VECTOR CONTROL Eradication of Aedes aegypti Cuba. — The dengue epidemic that struck Cuba in 1981 caused a total of 344 203 reported cases and 158 deaths. The Cuban Government’s response to this emergency was to launch a major eradication campaign against the vector mosquito, Aedes aegypti. The campaign was divided into the following phases: (l) pre­ paratory phase (10-31 July 1981); (2) attack phase (3 August30 September 1981), (3) 1-year consolidation phase (beginning 1 October 1981); and (4) maintenance and surveillance phase (permanent, following Ae. aegypti eradication in each munici­ pality). Overall supervision has been provided by a national core consisting of 3 medical officers, an entomologist, 2 supervisors and clerical staff. A similar core was created in each province. Ultra-low-volume (ULV) insecticide applications using 95% malathion against adult mosquitos, elimination of suitable Ae. aegypti breeding places and focal treatment with temephos and perifocal treatment with fenthion of all actual or potentially posi­ tive breeding areas were utilized during the attack phase. In addi­ tion, Decree-Law 27 concerning removal of unsanitary conditions in houses and yards was enforced along with intensive health education and a nationwide sanitation campaign. These activities reduced the house infestation rate from 10.9% to 0.11%. During the consolidation phase all the elements o f the campaign were maintained. As this phase and the maintenance phase advanced, temporarily effective chemical spraying has given way to long-term environmental measures. Beginning with the second treatment cycle, inspectors began destroying useless containers so they would no longer hold water. Other measures included the following: a national ban was placed on the use o f water-holding containers in cemeteries; storage of water in containers without lids was forbidden throughout the country, and use of tyres for animal feeding or drinking troughs was prohibited. Larvivorous fish were offered for sale for biological control and community participation in all activities was encouraged. A key programme action was the creation of “vector con­ trollers” —teams of women organized to make weekly visits to find potential breeding sites, work in health education, and assess the technical quality of the health worker teams’ performance. Sur­ veillance consists of using ovitraps and larvitraps, capture of adult mosquitos inside houses or at fixed adult capture stations and inspection of potential breeding places for Ae. aegypti larva. In addition, the enforcement o f sanitary regulations prohibiting the maintenance of conditions suitable for Ae. aegypti breeding con­ tinues. These activities have further reduced the house infestation rate from 0.11% on 30 September 1981 to 0.007% on 16 April 1984. The campaign provides a good current example o f how Ae aegypti can be successfully controlled given sufficient funds, personnel, equipment, government backing and broad public support.

LUTTE ANTIVECTORIELLE Eradication d 'Aedes aegypti Cuba. — Lors de l'épidémie de dengue qui a frappé Cuba en 1981, 344 203 cas et 158 décès ont été enregistrés. Le Gouvernement cubain a réagi à cette situation d'urgence en lançant une campagne d’élimination du moustique vecteur, Aedes aegypti. Cette campagne a comporté 4 phases: 1) phase préparatoire (du 10 au 31 juillet 1981); 2) phase d’attaque (du 3 août au 30 septembre 1981); 3) phase de consolidation d’une année (à partir du 1er octobre 1981); et 4) phase d’entretien et de surveillance (permanente, après l’élimination d ’Ae. aegypti dans toutes les municipalités). La direction générale des opérations a été asssurée par une équipe nationale composée de 3 médecins, d’un entomologiste, de 2 inspecteurs et de personnel de bureau. Une équipe analogue a été constituée dans chaque province. Durant la phase d'attaque, on a procédé à des applications d’insecticide à volume ultra faible (VUF) avec une préparation à 95% de malathion contre les moustiques adultes ; on a éliminé les gîtes larvaires appropriés d 'Ae. aegypti et traité les foyers au téméphos et les alentours au fenthion, dans toutes les aires de reproduction existantes ou potentielles. En outre, le Décret-loi 27 relatif à la suppression des conditions insalubres dans les maisons et les cours a été mis en application tandis qu’était organisée une campagne nationale intensive d’éducation sanitaire et d’assainissement. Ces mesures ont fait passer le taux d’infestation des habitations de 10,9% à 0,11%. Tous les éléments de la campagne ont été maintenus durant la phase de consolidation. Dès ce stade et pendant la phase d’entretien, les pulvéri­ sations chimiques à effet temporaire ont été remplacées par des mesures environnementales à long terme. A partir du second cycle de traitement, les inspecteurs ont commencé à détruire les récipients inutiles pour qu’ils ne puissent plus constituer des réservoirs d’eau. D’autres mesures ont encore été prises, à savoir l’interdiction à l’échelon national d’utiliser dans les cimetières des récipients contenant de l’eau, de stocker de l’eau dans des récipients sans couvercle et d’utiliser des pneus comme man­ geoires ou abreuvoirs. Des poissons larvivores ont été mis en vente pour la lutte biologique, et la parucipation communautaire à toutes les acti­ vités a été encouragée. Une mesure-clé du programme a été la création d’équipes de « surveil­ lantes des vecteurs», chargées de faire des visites hebdomadaires afin de détecter les gîtes larvaires potentiels, de dispenser une éducation sanitaire et d’évaluer la qualité technique des prestations des équipes d’agents de santé. La surveillance consiste àutiliserdespondoirs pièges, àcapturerles moustiques adultes à l’intérieur des habitations ou à des postes de capture fixes, et à inspecter les gîtes larvaires potentiels d ’Ae. aegypti. En outre, l’application des règlements sanitaires interdisant de laisser subsister des conditions favorables à la reproduction d 'Ae. aegypti se poursuit Ces activités ont encore fait régresser le taux d’infestation des habita­ tions, qui est passé de 0,11% le 30 septembre 1981 à 0,007% le 16 avril 1984. Cette campagne montre comment on peut mener actuellement une lutte victorieuse contre Ae. aegypti pourvu que l’on y consacre les fonds, le personnel et l'équipement nécessaires et qu’elle bénéficie de l’appui du gouvernement et du grand public.

(Based on/D’après: Bulletin of the Pan American Health Organization, VoL 20, No. 2, 1986.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization