coÎ.{rTE coNsulTAlrF SCTENTTFTQUE ET TECHNTQUE ocP/srAc3.3 ORIGINAL : ANGIAIS Février 1976 Genève 2-4 mars 1976 Point 6 de 1'ordre du jour PROGRAI,IME DE LUTTE CONTRE LIO}ICHOCERCOSE DAI{S LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA RAPPORT SIJR LES ACTIIÆIES DE RECHERCHE EPIDE}îIOLOGIQUES ET CHI}(IOfiIERAPEUTTQT'ES ET PROJET DE PROGRAMME POT]R 1976 Le prograurme exposé ci-après de recherches épidémiologiques, parasiÈologiques, irnmunolo- glques eÈ chimioËhérapeutiques pour 1976 est accompagné drune brève revue des activiËés de recherche épidémiologiques et chimiothérapeuciques déJà exécutées dans le cadre du Prograrune. EPIDEMIOLOGIE EÈudes sur la dynamique de t,ransmission de lronchocercose dans une zone de savane du Des accorda onÈ été conclus avec le Medical Research Council, de Londres (Royaune-Uni), et avec Le lropennedizinlsches InstituÈ der ÛniversiEât., de Îübingen (République fédérale drA1le- uragne), en \ re drétudes parasiEologiques et enÈonologiques longitudinalee à effecÈuer dans une zone de Bavane du Cameroun septenËrional. Ces études, eepère-È-on, pentrettronÈ drobtenir des données épidémiologiques indispensables pour mieux comprendre 1a dynamique de la transmisalon de L ronchocercoae eE pourront servir pour évaluer et interpréter correcEement lee résultats du progratrme de 1uÈEe actuellenrent en cours. Dans le cadre de ces études, on cherchera aussi à EeÈtre au poinE eE à essayer un modèle rnathéraaÈique qul pourrait avoir une grande uÈilité pour Ia planificaÈion des campagnes de lutEe conEre Lronchocercose ailleurs dans le monde. Le Dr Anderson eÈ Ie Dr FugLsanS, du Medical Research Council, sonE arrivés au Cameroun à La fin de 1975 eÈ y ont été rejolnts par M. A. Renz, entomologiste de lrUniversité de lUbingen, l-e 22 janvier L976. Lréquipe êsÈ mainËenanË dans Ie nord du Caméroun, où elle choisira des vil- lages indicaceura qui feront Ltobjet drenquêtes longiÈudinales et cherchera à résoudre Les pro- b1èmes logistiques que pose lrexécuÈion de ces enquêtes. Si Lrétude de Ia dynamique de 1a Eransnission resÈe le premier objectif des accord6, ceux-ci prévoient aussi des travaux de recherche dans les dooaines de la paEhogénle et de la chimlothérapie de lronchocercose. La pos- sibilité dréÈabLir une relaÈion enËre les manifesËaEions cliniques et oculaires de lronchocer- coae eÈ les observaÊions iutrunopathologiques, pour parvenir à une meiLleure compréhension fon- damenLale de la maladie eE pour meÈtre au poinÈ un Èest drirmunodiagnostic ayant rraleur de pro- nostic, sera étudiée. Les accords prévoienE également de6 éEudes sur Ies médicaEents confirmée tels que la diéthylcarbamazine et la suramine, et aur des médicaments nouveaux, co[trle le métri- fonaËe (trichlorphon) et 1e nlfurtimox (Lampit), qui auronÈ pour objet de metËre au point un traltemenE pLus satisfaisanÈ de lronchocercoae oculaire. Ces études doivenË se poursuiwe pendant au moins Erois ans eE comporteront des bilane périodiques des progrès accomplis. 2. Examen histologique des lésions cuEanées dues à lronchocercose LridentificaËion, la classification des lésions cutanées dues à lronchocercose et donc lrenregisEremenÈ des données se sont heurÈés à cerEainee difficuLtés sur le terrain, particu- lièremenÈ en ce qui concerne les premiers stades de ltaltération de Ia peau. Une étude spéciale a été prérnre pour résoudre ce problème. WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ A 1 Cameroun sepÈenErional The i6sue of this document does not con8titute formal publication. lt should not be reviewed, abstracted or quoted wrthout the agreemont of the World Health Organrzation. Authors alone are responsible for views expressed in signed articles Ce document ne constitue pas une publrcation. ll ne doit farre l'objet d'aucun compte rendu ou résumé ni d'aucune citation aans I'autorisation de I'Organisation Moncliale de la Santé. Les opinions exprimées dans les articles signée n'engagent que leurs auteurs. B1 ocP/srAc3. 3 Page 2 Drune Part on pratiquera, sur 1e terrain, des biopsies cuEanées sur des sujets présenËant des Iésions cuEânées drorigine onchocerquienne supposée, on fera des examens parasit.ologiques eE on prendra des photographies des lésions cutanées. Drautre parE, des fragments de peau pré- levés sur les mêmes sujets seront Eransmis à ltlstituÈo di Istologia et AnaËorûia patologica, de Rome (ftatie), où ces fragments seronE soumis à un examen histologique. Les résultaËs de lrexamen seront comparés avec les documenËs photographiques. On espère quravec quelque 4OO- 5OO examens hisÈologiques et images, ou plus si cresË nécessaire, on possédera un naEériel suf-fisant Pour reconnaîEre clairement les 1ésions cutanées dues à lronchocercose,àleursdiverses phases de développemenË. PARASI1OLOGIE Amé1ioraËi on eE simp lificaËion de la technique des biopsies dermiques Les méthodes utilisées pour détecÈer et dén@brer les microfilaires dans la peau ont éLé examinées lors de Ia deuxième réunion du CorniÈé consultatif scienrifique eE Eechnique (3-5 juin 1975) et il a été reconnu alors que la néthode consistanE à prariquer deux biopsies à la crête iLiaque étaiE saËisfaisante dans Le cas drune enquête générale. IL est cependanE apparu par la suiEe que la Eechnique des biopsies dermiques nrétait ni assez sensible pour permeÈtre dedéPister des infeccions 1égères, en parÈiculier dans les groupes drâge les plus jeunes, ni suf- fisanrmenÈ précise Pour mesurer correcEement lrintensité de lrinfection, eË cfest la raison pourlaquelle on sremploie mrintenant, sur le Èerrain, à améliorer, simplifier eÈ affiner les techniques de diagnostic parasitologique. Une méthode de fiLtration sur membrane, récemrenE mise au point pour mesurer la microfilarémie due à I,I. bancrofti a été essayée par les équipes lisé à cet effet des plaquesde lrUnité drévaluarion épidémiologique du Progrnrnme, qui ont uEiMicroÈiter de Polystyrène recouverEes de sérum physiologique ou dreau distillée. La uréthode dela fiLtration ne paraît guère pratique pour Ie Èravail drévaLuation de routine, rnais 1es résul-tats préLiminaires onË déjà montré quron peuÈ 6e passer de Ia filÈration sur membrane Milli-pore, à condiËion de déposer une gouÈte de soluÈion de formol à 10 7. dans les cupules de Laplaque ÈlicroÈiter 24 heures après lrismersion de La biopsie. Les recherches se poursuivenË eE des plans onE déjà été élaborés en vue de comparer les effets respectifs du sérum physiolo-gique, de lreau disciLtée eË des soluEions salines équiLibrées de Hanks sur la sorÈie des rnicrofilaires des biopsies dermiques quand ces Liquides sonE utilisés sur uneplaqueMicrotiter. 2. DisËribution de D tolonema s tocerca dans la zone du Progranrne LrimporLance des éEudes concernanE La distribuÈion des infections à D. sÈrepÈocerca ainsique drauÈres filarioses(dues à A. persEans, à Loa loa et à tI. bancrofËi) dans des Cctrantillons de population de zones déterminées du Programe a été bien conprise, et certaines drentre el1es ont déjà donné des résultats. Ainsi, aucun Dipetaloneoa sEreptocerca nra éEé observé dans 6O0 étalemenÈs Provenant de rnalades de différenÈs viLlages du nord du Ghana. On compte effec-tuer de tels examens, drune manière plus systématique, dans toutes les zones géographique6 cou- verÈes par le Progranme. Des enquêEes hérnaÈologiques nocturnes seront égalernent faices lorsque ltexamen clinique des rnalades fera penser à une présence possibLe de ÿJ. bancrofti. C. IMMUNOITOGIE 1. Isolement drun anËigène spécifique purifié dt0. volvulus LrOltS a accordé en 1975 une bourse de fornation à la recherche à un chercheur de LrIns- EiEut de Recherche médicale Minerva à Helsinki (Fintande) pour lrisolemenE drantigènes spéci- fiques purifiés à parEir de vers adultes drO. voLnrlus.. DuranE ceËEe période, plusieurs carac- térisciqueÀ physio-chimiques ainsi que le ""rlîGe.rt ae lranÈigène d-ro. voLrnrlus ont étéétudiés dans dlfférentes soLuE ions et il a été possibLe drétudier le problème corplexe de lran-ti8énicité croisée de divers extraiËs du parasiÈe. 11 résulte des Ëravaux préliminaires que les anÈigènes spécifiques dr0. volvulus peuvenE êcre isolés par des E.echniques drimmuno-adsorprion en phase sollde eE quron peut envisager une production à grande échelle de sérums spécifiques hyperimuns tanE pour le diagnostic que pour drauÈres utilisaÈions. CourpÈe tenu de ces aocP/srAca.3 Page 3 résulEaEs encourageants, La bourse de formation à Ia recherche a été prolongée pour un an grâce à des fonde fournis par le Progranme. 2. Evaluatiqn druJre épreuve aux anËicorps fluoreacents Une collaboration s resE instituée entre le Programe et le Center for Disease ConÈrol drAtlanËa (Etats-Unis drAmérique) en \ re de 1révaluation drune épreuve aux anEicorps fluores- cente uËilisée pour doser Les anÈigènes d r0 volvulus Des échantillons de sérum prélevés sur des sujets de diverses catégories - oalades pré- sentant différents slgnes dronchocercose, individus vivant dane des zonea non endémiques eE individus aÈtelncs drautres filarioses (dues à A. persÈans, D. etreptocerca, t{. bancrofti) - seront recueillia dans la zone du Programne et envoyés à At,lanta, où on procédera aux épreuves driutunofluoreacence en utilisant cotrme antigène des coupes drO. volvulus de 3 microns. 3. Eplegve E.L.I.S.A. La méthode de titrage avec irmruno-adsorbant lié à une enzyne a été appliquée, avec des résultats trèe prooeEteursr- a'afauÈres parasitoÀes tel1es que la trichinose, le paLudisme, 1a bilharziose eÈ la trJpanosoniase, eE des préparatifs sonË en coura en vue de lrapplication de ce nouveau procédé à lronchocercose. On pense que Le Dr Voller, du DéparÈeoent deMédecine clinique tropicaLe de La London School of Hygiene and Tropical Medicine, visitera la zone du Programme dans Les prochains uois en vue dressais qui seront faits en collaboratlon avec Le pereonnel du Progranrne. CHIMIOTIIERAPIE Eesais sur le terrain de médicaoents exisEanta - euramine eE diéthylcarbaoazlne Des accords onE été conclus en 1975 avec le Groupe ophtalnologique mobile du ltinistère de 1a Santé de la llaute-Volta et avec lréquipe de La Royal Cmornrealth SocieÈy for Èhe Blind staÈionnée à Bolgatanga, dans Le nord du Ghana, en vue dressals sur le terrain drartnlnistrationde suramine eÊ de diéËhylcarbauazine aux habitants de villages hyperendémiques. llalheureuse- EenÈ, le principal chercheur du Groupe ophtaLmologique mobile a dû être rapatrié en octobrepour raisons de santé, eÈ lrophtalmologiste de 1téquipe de la RCSB a donné sa déuission en septembre. Le Groupe ophtalmoLogique moblle a effectué au cours des dernières arurées des essais deËraitement de nosse par La diéthylcarbamnzine dans quelques vlllages de 1a zone de Banfora(Eaute-vo1ta) ainsi qurun essai de EraltemenÊ par 1a suramine dans un uilLage près de la VoltaNoire. Lraccord a été prolongé en 1975 en vue dressais de traiÈeoenÈ par Ia diéÈhylcarbamazine et la suraoine dans des vtllages hyperendémiques de la zone de Diébougou-Gaoua. Les oaladeetraiÈés ont été contrôlés à lntervalles réguLiers eÈ une attention partlculière a été consacréeà l raction dee médlcamenÈs eur Les lésions ocuLaires. It a fa1lu ,.1he,r..,r"emenÈ interrompre cetravail au aujet duquel on nra reçu jusqutici que des rapporÈs fraguenÈalres. Les habitanÈs deg wilLages EraLÈés sonE suivis par lrun des épidéntologistee du progiame qui, espère-t-on, Pourra produire prochainenent un docuoent illustrant 1révolutlon du Èablàau paràsitologiiue. Le Dr Sowa, de Lréquipe de La RCSB, a ËraiÈé deux groupes dfenfants âgés de 5 à 15 ans enleur administrant quotldiennemenÈ, pendant quatre mois, L215 ng et 25rO mg de dléthylcarba- rnazine, avec des résultats inÈéressants. La noitié des suJeÈs sonÈ devenus négatifs après lesdeux ou trois premières senraines de traltemenL, et, ceux qui sont resçés positifs onÈ préeentédepuis une falble concenËration de microfiLaires dans la peau. Dèe les preoiers exarnens de contrôle, pratiqués sepE semaines après 1e traitemenÈ, on a puconstafer une nette améLioration des slmptômes oculalres subjectifs, avec disparition de laphotophobie, de 1rh1ryerénie conjoncÈivale eE du larmoieaent. 11 y a eu disparition ou réductiondes signes observés à la Lanpe à fente, en particulier dans 1e gioupe tralté par 25ro ug deDEC. cerÈains suJets de ce ErouPe ont EouEefois présenté des réÀctiàns aiguës, qui auraienr pu D 1 ocP/srAca.3 Page 4 être la cause drun Èaux éLevé drabsentéisme si un contrôle quotidien nravait pas été institué dès le débuE de lressai. Drautre part, il y a eu dans les deux groupes des réactions bénignes,principalenenË des érupÈions cutanées, qui ont persisté pendanÈ plus drun mois, et pLusieurs sujets onE eu des abcès importanÈs et douloureux, même au cours du deuxième mois de Eraitement. 2, Essais de aédicanents nouveaux Un accord a été réceurenE concLu avec ltOrganisaEion de CoordinaEion et de Coopérationpour La Lutte contre les Grandes Endémies en vue dressais chiuiothérapeuËiques à effectuer par 1a secÈion parasitoLogique du Centre Muraz, à Bobo-Dioulasso,1 sur des malades sélectionnés. Des sujets, aÈteinÈs drinfection modérée ou forEe, seront traités par 1a diéthylcarbamnzinerpar 1e lévamisole, par lradministraÊion slmulcanée de diéthylcarbamszine et de lévamisoLe oupar le nifurÈimox. De6 tests parasiÈologiques, sérologiques eE biologiques seront effectués à inEervalles réguliers sur tous les malades ÈraiÈés et un ophcalmologisce du Progranrme suivra 1 reffet de ces divers médicaments sur les lésions oculaires. 3. CenÈre de recherches chimiothérapeutiques dans 1a zone du Prograure Lors de sa deuxième réunion, le Cmité consuLÈatif scientifique et Ëechnlque a fortement reconrnandé de créer dans La zone du Prograrrrre un centre clinique qui, en appliquant des techniques biochimiques et inmunologiques modernes, enEreprendrait des études de pharmacologie clinique sur des nalades choisis traités par des médicamencs existants ou nouveaux, ainsi qurune vaate enquête sur 1es effets secondaires de 1a suramine et de la diéEhylcarbaroazine. Après une éÈude préliuinaire visant à déEerminer sril convenait dtéËablir le cenÊre en question en Côte drlvoire ou au Ghana, et après une soigneuse évaluaEion des ressources LocaLes exlstantes, tanÈ en peraonnel quren maÈérieL, le choix srest porté sur Taoalé, dans Ie nord du Ghana. Le Gouvernement du Ghana, vivement désireux de voir Le centre installé aur son territoire, a offert à ceÈ effet des Locaux dane 1lhôpical de Tanalé, nouveLlement construit, qui présenÈe par ailleurs lravantage considérable de posséder un Laboratoire asaez bien équipé eÈ une uniÈé de radlologie ooderne eÈ fonctionnelle. Une équipe médicale naEionaLe de soutien cornprenanË un chirurgien, un biochimiste, un radiologisÈe eE un ophtalaologiste sera à la dlsposiEion du centre quand ceLui-ci en aura besoin. Le GouverneoenÈ est égalemenE dlsposé à fournir aux deux consultants de 1fO,îS - un médecin pharoacologisEe, qui sera responsable de 1a planification de La conduite et de la coordinaEion des études, et un Èechnicien de Laboratoire expérimenté - des logemenÈs, quril nrest pas possible de se procurer en viLIe. Le seul problème qui reste à résoudre est celui de Ia sélection eÈ du recruEement des deux consulÈants, et 1e Programre met, acÈuellement touÈ en oeuvre pour I rassurer Les services des deux experts requis dane les délais Ies plus brefs. E. EIT'DE DE IA LIT1ERA1IIRE CONCERNANT IA ST'RAMINE ET Iâ DIETTTI:I,CARBAMAZINE La recherche de la littéraËure parue entre 196O eÈ 1975 au sujet de la pharuacodynamie et de La Ëoxicité de La suramine eÈ de la diéÈhylcarbarnazine a été effectuée par le Bureau des derüicés de Bibliothèque eË de DocumentaÈion de 1iOMS. Un accord a été conclu avec lrlnstitut de Parasitologie de LrUniversiÈé Justus Liebig à Giessen, République fédérale drAlleoagne, pour LrexpLoitaËion de 14OO références sur la sura- mine qul onE éEé récement rassembLées par cetËe Université. Un consultant, qui a éÈé recruté, achèvera La recherche de la littéraÈure concernanE les deux médicaments et fera 1 ranalyse et le claasement de tous les documents examinés. On pense quril terrinera son EravaiL dans Ies trois mois à venir. a 1 Haute-Vo1 ta. aa ocP/srAca.3 Page 5 AUIR.ES ACTT\ITIES DE RECHERCHX DistribuÈion de Lronchocercose aniunle et identificaEion des larves filarlennes infec- Le CqriÈé consulcatif scienEifique et technique a reconnandé, lors de sa deuxième réunion, drentreprendre des recherches pour déterminer la distribuËion des onchocerques animales dans la zone du Prograune et égalemenÈ, si possible, celle de leurs vecEeurs. 11 nra pas été possible de Erouver dans 1a zone du Progranlne des instiËuÈions qui puissent entreprendre une üeL1e étude, ni des enquêËeurs à qui on puisse confier cetÈe sorte de recherche. On a envisagé de charger des laboraEoires bien équipés, siEués à lrextérieur de 1a zone du Programre, driden- tifier 1es larves filariennes infecEantes, mais il semble bien qurà présenÈ, du moins à notre connaissance, le problème drune conservation satisfaisante du natériel coLlecté sur 1e terrain reste à résoudre. 2, Modèles aniroaux Lrune des preoières prioriËés en matière de recherche vise à découvrir des modèIes animaux PeraeEÈanÈ dans des conditions expérimentales des éÈudes imunologiques et chimiothérapeu- Eiques. Un accord a été récenrmenË'conclu avec le CDC, drAtlanta, en vue dressais drinfecÈion de gerboises (Meriones unguiculaËus) par.0. cervicalis. C. variipennis, quron a déjà pu coloniser au Laboratoire eÈ dont on saiÈ quril e6Ê vecEeur confirmé d r0 cervicà11s, sera uEiIisé comne source de larves infecÊanEes. 3. Culture de microfilaires in vitro Le Professeur E. Schiller, de lrUniversité Johns Hopkins,l a rérssi à entretenir des cul- tures de nicrofilaires in viEro, souvent pendanÈ des périodes aLlanË jusqurà 6O jours, eË cela dans de bonnes conditions de viabiliËé. On a observé dans ces culÈures, de 21 à 24 jours après lrinÈroduction des ulcrofilaires dans le uilieu, Ltapparition de larves qui onÈ pu être consi- dérées, Pour des raisons morphologiques, corme des larves infectanËes, eE donË certaines ont conEinué à se développer jusqurà un sÈade de développement neÈÈemenË au-delà de celui qurelles peuvenË aEteindre chez lrinsecÈe hôte. La possibilité de cultiver des microfilaires dr0. voLrnrLus jusqurau troisième stade larvaire, drune menière régulière et en grand nombre, Peut faciliter considérablemenE Les recherches irmunologiques et chiniothérapeuÈiques; e1le permeEÈraiÈ éventuellement, ce qui esË peuE-être encore plus imporEant, drobtenir des larves capables drinfecter Lranlnal - ce qui supprioerait la nécessiÈé drétablir des colonies de slmulies ou de se procurer des mouches sauvages - et drobEenir aussi du rnaEériel porrt les essais drantigènes eE de vaccins. Euégardà ltimportance de ces éÈudes et aux résuIÈaÈs très PromeEteurs qureLles ont donnés jusqurici, le Progranrne prépare acEuellement un accord dont lrobjet sera draméliorer 1a culÈure in viEro de microfilaires apparEenant à la souche dr0. volvuLus de Ia savane drAfrique occidentale. F 1 a EanEes chez §-_dAnngsgn I 1 Baltimore, Maryland, Etats-Unis drAmérique.
World Health Organization (WHO) · Technical Documents
Rapport sur les activités de recherche épidémiologiques et chimiothérapeutiques, et projet de programme pour 1976
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World Health Organization (WHO)
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World Health Organization