World Health Organization (WHO) · Technical Documents

Rapport du groupe écologique

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JOINT COORDINATING COMMITTEE Onchocerciasis Control Programme in the Volta River Basin Area Office of the Independent Chairman c/o World Health Organization l2ll Geneva 27, Switzerland rcl 34 60 6l Tclcx iEM 27 82I COMITE CONJOINT DE COORDINATION Si-xi-ème session Genève, 3-5 décembre 1979 COMITÉ CONJOINT DE COORDINATION Programme de Lutte Contre I'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta Bureau du Président lndépendant c/o Organisation Mondiale de la Santé l2l I Genève 27, Suisse Tél 34 60 6l Télcx 2)0!X 27 821 rcc6.+ 24 octobre 1979 J.C.C.-C.C.C. Poi.nt 6 de I 'ordre du jour provisoire Le Pri'sident indépendant présente au Comité conjoint de Coordination pour étude, à sa sixième session, le rapport du Groupe écologique, après son examen par le Comité d'Orientation. llIr':o:.'s and cr::.lrents iici'c l'c. :c -: tt'r,u,ibcL v'ras i ricor.r.ec'L rilr'liitr-'r,ti l, i.'rI s:h..:c t »holrltl be dct;rclrabl-e l .,l!_ jl -- r\citul'b_i i.:r. te lii '-; : tl:r: vrcr.d. 'rapp:r::.er:trr shorrL<l luve l,rcn d,:l;ti:d. JCC6.4 PSgl-o1.1-qi"_L _,....'_l- :ia -, tI r e_l-üL ltg_L,:.i_, I l: j-rrthe s.-cond. cat,:1':ory f ish is mi-:sin6 : 'cilar:ti1-l oulages de pr:ir.rcorisrr . :,r]'rli.C. I : rrlc s I )r .! I I ,1i,(ll r"r-i : -1.-i:rc I : lr,. .àr3Lish rcercls :rt.l,kery effort shoul-d be :r,u11,:rt : 1,j.c i..'i:lrcit 'Lr-ir::slation says : Itno el'forts L:]-L_fS. s1,â1',;, ir r . JI : r;..c:i'id T'i': - 1i-r:^e 4 : should read t'pi.rcs narti(rrraux'r. B3 JCC6.3 Page 2 RAPPORT DU GROUPE ECOLOGIQUE PROGRAMI'IE DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LA RECION DU BASSIN DE T,A VOLTA A. OUVERTURE DE LA SESSION 1. La neuvième session du Groupe écologique s'est déroulée à l'University of Salford (Joule Ilal1) 1es 27 et 28 sePtembre 1979. E11e faisait inrnédiatement suite à la réunion tenue par les équipes d'hydrobiologistes avec l'équipe de la Salford University qui était engagée dans Le ras- semblement et l'analyse des données de surveillance du miLieu aquatique issues des investiga- tions de terrain de 1'OCP. 2. La session a été présidée par le Professeur Dr J. H. Koeman qui, en ouvrant 1a réunion, a souhaité 1a bienvenue aux membres du Groupe, aux consultants indépendants et aux responsables techniques de 1'OCP et des institutions parrainantes. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR L'ordre du jour suivant a été adopté Ouverture de la session Adoption de 1'ordre du jour Etat d'avancement des opérations antivectorielles de I'OCp Surveillance hydrobiologique - recueil, traitement et analyse de données i) rapport de la réunion d'hydrobioLogistes ii) traitement et analyse des données Insecticides - larvicides - Abate - Chlorphoxime - AuEres larvicides prospectifs - imagocides Ampleur future des dispositifs de surveillance et des structures corrélatives AuEres quesrions - Xi:i*::.f;.:,:i;;,ïit.i'ffffi". Commission indépendanCe de 1'OCP Adoption du rapport Clôture de Ia session C. ETAT D'AVANCEMENT DES OPERATIONS ANTIVECTORIELLES DE L'OCP 4. Le Groupe a été informé que les opéraEions antivectorielles s'étaient poursuivies dans La totaliEé de 1'aire de 1'OCP, y compris dans son extension dans le sud de la Côte d'fvoire. Le degré de réduction obtenu à 1'ouest de la ligne tracée par Ia rivière Oti a été très satisfai- sanÈ, le poEentiel de transmission annuelle et les taux d'agressivit.é annuels ayant été dans 1'ensemble ramenés à des valeurs conformes aux critères adoptés en 1977. Les traitements prati- qués par semaine intéressaient 18 OOO km de cours d'eau à 1'acmé de la saison des pluies et environ 4OOO km en saison sèche. On a pu cesser de traiEer plusieurs tronçons de la Volta Noire et Blanche, en Haute-Volta, enEre octobre 1978 et mai L979 sans qu'il n'en résulte la moindre expansion de populations de simulies. Dans 1e Togo central et au Béni.n, des études détaillées ont révé1é un retour de S. damnosum dans la région mais il est possible que la réinvasion de Ia t 2 3 4 5 6 7 8 9 zone assainie soit plus limitée que cela n'avait été 1e cas dans 1e sud-ouest. JCC6 .3 Page 3 5. Le GrouPe a noté a'/ec satisfaction que les études épidémiologiques n'avaient pas fait apparaltre de signes de transmission de la maladie dans les régions satisfaisant aux critèrcs entomologiques Prescrit.s. I1 a néanmoins partagé l'avis du Comiré consultatif scientifique ettechnique coflrne quoi I'ocP ne devrait pas se laisser griser par ce succès apparent, attendu qrieles conditions environnementales et climatiques ont pu être exceptionnellement favorables en L919. 6. Forêts riveraines de cours d' eau Le Groupe a reconnu que le succès du Progranrne pouvaiË conduire rapidement à une mj-se en valeur accrue des vallées fluvi.a1es. or, 1e retour de populations dans ces régions fluviatiles entralnera un danger très réel, à savoir que l'on détruise 1a galerie forestière Ie long descours d'eau Pour augmenter 1es surfaces cultivables. Les conséquences écologiques pourraient enêtre désastreuses, notamment en ce qui concerne 1'érosion des sols, Ie débit des cours d,eau,la richesse nutritive des cours d'eau, 1es températures de 1'eau (affectant les conditions deprolifération de quelques espèces de poissons d'intérêE économique) et 1'appauvrissement dessols par effet de lessivage. Le Groupe, rappelant ce qu'avait enrrainé dans de nombreusesparties de I'Afrique la destruction des forêts riveraines, a fortement recofimandé qu,ons'attache à préserver des galeries forestières étendues et variées s,rr chaque côté des coursd'eau. 7. Le Groupe a reconnu que 1es galeries que 1a tsé-tsé ainsi que des prédateurs età être étudié d'urgence. forestières hébergeaient des vecteurs de maladie t.els a exprimé l'avis que cet aspect du problème demandait D' SURVEILLANCE HYDROBIOLOGIQUE - Recueil, traitement et analyse de données 8' En examinant le raPport de la réunion des hydrobiologistes, le Groupe a noté que la sur-veillance du milieu aquatique, menée selon le protocole étab1i, s'était poursuivie tout au longde I'année' Les données de surveillance recueillies depuis 1e démarrage des opérations du pro-grame dans un vaste échantillon représentatif de cours d'eau répartis sur la totalité de Iazone d'opérations ont maintenanE été stockées dans I'ordinateur de ra salford university. La dis-cussion se poursuit sur 1es méthodes d'analyse mais l'étude préliminaire faic d,ores et déjàapparaltre clairement que 1'effet de I'Abate a é.té minime. curieusement, si 1'on excepte le cas l:,1+94=*, il n'a rien été observé qui puisse suggérer qu'un organisme quelconque aireEe cletavorablement af fecEé. 9' Le Groupe a été d'accord avec les hydrobiologistes pour estimer que les données,,pré-traitement, avaient été insuffisantes dans 1a plupart des sites de traitement prospectifs. rl adonc souscrit à leur proposition à 1'effet que 1e prograrrme d'échantillonnage soit réorganisédans 1e sens indiqué à l'appendice r. cela assurerait 1'acquisition de données'rpré-traitement,'en provenance des cours d'eau qui viendront probablemenE à être couverts par 1e progranrne delutte et Ia poursuiEe de 1'échantillonnage de ceux pour lesquels on dispose déjà de données dece genre. 10' on ne saurait trop insister sur f importance que revêt, pour tout progranmelutte contre l'onchocercose, 1e recueil de données';pré-traitementrr. Le Groupe afallait prendre très sérieusement en considération 1'avis des statisticiens quantde réunir des données de ce genre portant sur des périodes d'au moins quaEre ans,dans la Perspective de 1'expansion de Ia lutte antisimulienne à d'aurres régions, futur de estimé qu'i1 à 1a nécessité spéc ia lement de I'Afrique. 11' Le Groupe a appuyé les suggesEions d'organisation d'une étude coopérative entre les hydro-biologistes et 1'équipe de Salford destinée à réunir des données de caribrage additionnellespour accroître 1'utilité de I'ensemble de données existant. JCC6 . ] Page 4 12. Ilien que des observations Crustacea (crevettes), 1e Groupe faiL quc la catégorie considérée larvicides. 13. l'raitement et analyse des données l-,,Groupe a été informé de l'énormité de la tâche incombant à L'équipe de Salford, en coL- laborat ion avec les unités de statistique et de calcul du Siège de 1'O1"1S à Genève, d'assurer la ('orrl)JL rl>ilité et I'exactitude des données de surveillance stockées. I1 a souligné combien ce Lravall était important pour permettre une analyse en remps utile des données et a reconrnandé 1'adoption du système de manipulation des données Ee1 qu'i1 se présente actuellement. 14. l,e Groupe a noté que 1'analyse des données relative aux poissons n'a pas fait apparaitre d'effcts du progrannne sur la diversité ou les effectifs de la faune aquatique. Considérant toutefois qu'une partie des données en question n'avaient pas encore été intégrées dans 1'enscmble des données à cause de changements apportés aux méthodes d'enregistrement, 1e (irr;upe a fortement préconisé que ces données soient acquises le plus rapidement possible en raison de l'importance des poissons pour la surveillance des modifications à long terme. 15. Le Groupe a recofltrnandé que 1'on analyse en tant qu'ét,rlc, dislr.lcte la cholinestérase céré- bralc de poissons pour mieux êtayer l'évaluation gLobale résuILanr du progranrne de surveillance continuc. Le titrage de 1a cholinestérase présente I'avantage de permettre une claire discrimi- nation entre 1'exposition des poissons aux composés organo-phosphorés et leur exposition à d' autres composés . éparses suggèrent que 1'Abate soit sans effet sur Decapod a recorTnnandé qu'une surveillance soit exercé" à .Z-îffi au pourrait prendre de f importance en cas drintroduction d'autres E I NSECT]CIDES l.arvicides16 Le Groupe a été informé des dispositions actuelles pour 1'évaluation de larvicides Prospec- tifs. l,es laboratoires du CDC à Atlanta ont opéré des évaluations tant physiques que chimiques des propriétés d'insecticides envisageables. Le New York Museum effectue des tests sur les rLouvelles formulâtions à I'aide d'un système de gouttières fixes. Les Riverside Laboratories, de lerri- coLé, procèdent à des évaluations d'insecticides au moyen d'un système de bocaux et exécutcnt des tests de terrain dans de petits cours d'eau. Un quatrième laboratoire, celui de l'oRS'l'Ol\l à Ilorraké, teste de nouvelles formulations d'insecticides sur place à I'aide d'un systèmr de gouttières flottantes puis effectLre des essais à grande échelle dans des cours d'eau sur les composés prometteurs. Un certain nombre de composés se sont révé1és prometteurs ' notamment la chlorphoxime, le méthoxychlor, la dimiline, le chlorpyriphos-méthyl, 1e pirimi- phosmétlryl et Baclllus thuringiensis var israe lens is L7. Le laboratoire de Bouaké a en ()utre évalué I'effet de la plupart de ces composés sur les organismes non visés. Il est apparu que la chlorphoxime était quelque peu plus toxique que 1 'Abate , tandis qu' en revanche Bacillus thuringiensis semblait inoffensif pour la faune non visée. l,e méthoxyclrlor est prometteur; sous sa forme actuel1e, i1 est impuissant à tuer 1es individus du dernier stade larvaire de S. damnosum. Comme 1es températures ambiantes influent sur I'efficacité de certains composés (corrélation négative avec quelques composés organo- chlorés et les pyréthroîdes et corrélation positive avec les organophosphorés), les résultats obtenus en climat tempéré sont souvent non extrapolables aux régions tropicales. 18. L'OMS a demandé au Groupe de proposer des critères d'acceptation d'un insecticide prospec- tif à fin d'essai sur le terrain. Le Groupe a évoqué à ce propos les travaux du grouPe éco- toxicologique de IrOCDA et ceux du groupe consultatif d'experts FAO pour les pesticides et I'environnement. Le second prépare actuellement des prescriptions pré- et post-enregistrement pour de nouveaux pesticides et formulations. Ce travail pourrait se révé1er rtltérieurement utile pour I 'OCP. JCC6 .3 Page 5 19. Le Groupe a suggéré que 1'on adopte comme critères fondamentaux d'acceptation d'un composé sa spécificité à 1'ég ard de Simulium damnosum ses faibles effets sur 1es organismes non visés et son faible risque potentiel pour 1'homme, les poissons et les oiseaux. Une fois que les risques inhérents à 1'utilisation dtun composé ont été clairement identifiés, c'est au gouvernement qu'il appartient de statuer en consultation avec 1'OCP sur 1'emploi du produit en caus e . 20. Abate Le Groupe a pris connaissance avec beaucoup d'intérêt du projet de bilan critique des données toxicologiques relatives à 1'Abate préparé par 1e président. I1 a recommandé que 1'on développe davantage le document de façon à mieux en conformer 1e titre et 1a teneur au thème "1'Abate considéré dans son utilisation dans les opérations antivectorielles en Afrique occi- dentalerr. I1 faudrait ajouter des paragraphes décrivant 1es méthodes d'évaluation, les techniques d'application et les fréquences d'application. Mis à jour lorsque 1e besoin s'enfera sentir, un tel document offrirait une précieuse source de renseignements corrects à ceuxqui s'intéressent à 1'utilisation de 1'Abate pour Ia destruction des larves de simulies. 21. Le Groupe s'est convaincu que 1'Abate satisfaisait actuellement aux critères fondamentaux exposés au paragrâphe 19 ci-dessus et pouvait donc servir d'élément de référence pour 1'éva-luation d' autres pesticides. 22. Imagocides Bien qu'i1 soit douteux que 1a lutte contre les adultes puisse jamais se substituer aux opérations antilarvâires dans le Programme, e11e pourrait parfois 1a compléter utilement. Lebesoin se fait cependant sentir de plus de renseignements sur les lieux de repos des mouches. Le Groupe a souligné qu'i1 faudrait prévoir des mesures de surveillance terrestre pré- et post- traitement au cas où serait lancé un programme de lutte contre les adultes. F. AMPLEUR FUTURE DES DISPOSITIFS DE SURVEILIANCE ET DES STRUCTURES CORRELATIVES 23. Le Groupe a noté que le risque d'une interruption dans le recueil de données hydrobiolo- giques dans 1'ouest de 1'aire du Programme avait été temporairement évité grâce au fait que 1'ORSTOM a accepté de maintenir en place son groupe de Bouaké pendant deux ans. On s'emploie entre-temPs à former un corps d'agents locaux qui puisse ultérieurement se charger de 1'essen- tiel du travail de surveillance de routine. A ce propos, le Groupe a été informé qu'il se tiendrait à Ouagadougou, les 9 et 10 octobre 1979, une réunion de représentants des institu- tions hydrologiques concernées d'Afrique occidentale. I1 existe déjà plusieurs hydrobiologistes et techniciens locaux auxquels on pourrait faire appel dans une nouvelle structure du genre envisagé. Le besoin se ferait cependant sentir de s'adjoindre et de former des techniciens supplémentaires recrutés parmi de nouveaux diplômés dtéco1es secondaires. L'OCp devra peut-être envisager d'engager un hydrobiologiste chargé d'assurer la coordination entre les groupes de surveillance et de promouvoir des actions de formation. G. AUIIRES QUESTIONS 24. Le Groupe s'est penché sur la résolution N'5 de la 14ème session de 1'Assemblée généra1e de 1'Union internationale pour 1a Conservation de la Nature et de ses Ressources (appendice III) relative à 1'éradication des vecteurs de maladies. Le Groupe a eu f impression que 1'UICN était insuffisamment renseignée sur f importance du travail de surveillance des modifications hydro-biologiques mené par le Programme de lutte contre I'onchocercose. Aussi a-t-i1 adressé une lettre d'explications à 1'UICN (appendice III); i1 encouragera d'autre part 1'ocp à mieux faire connaltre à 1'extérieur, par des communiqués de presse et des articles dans 1es revues scienti-fiques, 1'accent particulier qu'i1 met déjà sur les activités de surveillance. JCC6 .3 Page 6 ÀPPEND]CE I PROGRAMME D, ECHANTILLONNAGE RECOMMANDE LORS DE I,A REUNION D.HYDROBIOLOGIE TENUE A SAIXORD DU 24 AU 26 SEPTE]'{BRE 1979 Les échantillonnages s'opéreront une fois par mois, tous les trois mois ou une fois par an seulement selon le calendrier ci-après où 1es nombres de sites sont indiqués entre paren- thèses: Echant i 1 lonnages Echa nti 1 1 onna Be s EchantaI lonnages mensue ls tr ime s tr ie 1s annue ls Marahoué (8 et 16) Sassandra (17) oti ( r1) Pru Asukawkaw Bagoué (7) Volta Blanche (9) Volta Rouge (f3) volta Noire (12 ) Leraba ( l) Comoé (2) Nzi (5) Bandama (3) savol-rDans tous les sites suivants, les échantillonnages s'opèreront une fois par an (à en début et en fin de saison des pluies) : Marahoué (f8) Volta Noire (12) Sassandra (17) Leraba (l) Oti (ff) Comoé (2) Bagoué (7) Nzi (5) Volta Blanche (9) Bandama (3) Dans le cas de 1a Rivière Pru, on pré1èvera des échantillons de poissons tous les deux mois pour obtenir des données "pré-traitementrr. Aucun effort ne sera épargné pour poursuivre les opérations de surveillance sur la VoIta Rouge tout au long de L'année 1979. JCC6 . 3 Page 7 APPENDICE II I'NION INTERNATIONALE POUR LA CONSERVATION DE LA NATT]RE ET DE SES RESSOURCES QUATORZIE}M SESSION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DE L'UlCN ASHKHABAD (URSS), 26 SEPTEMBRE-5 OCTOBRE 1978 RESOLUTIONS Résolutions sur les questions ma j eures 5, Eradication des vecteurs de maladi ES RECONNAISSANT que 1a présence de vecteurs de maladies, spécialement de ceux qui véhiculent1a trypanosomiase et 1'onchocercose, a sérieusement restreint I'occupation et I'utilisation par 1'homme de vastes territoires en Afrique et que ces territoires sont d'une extrême importancepour les populations des pays concernés, en particulier du fait de Ia faune et de la flore naturel 1e qu' i 1s abritent ; PREOCCUPEE par le triple fait que 1es propositions tendant à 1'éradication généra1isée de vecteurs de maladies dans de vastes aires de 1a savane africaine couvrent des parcs et des réserves nationaux, que les opérations ont déjà commencé à affecter les marais d'Okavango(Botswana) conme aussi les parcs naturels de Haute-volta, du Niger et du Bénin et que ces opé- rations recèlent des menaces directes pour 1'avenir des parcs en question, L'Assemblée généra1e de 1' IUCN, à sa quatorzième session, tenue à Ashkhabad (URSS), du26 septembre au 5 octobre 1978, RECOMMANDE aux gouvernements et aux organismes d'aide multilatéra1e et bilatérale des pays concernés de veiller à ce que 1'on s'abstienne de tenter 1réradication de vecteurs de maladiestels que la tsé-tsé dans des territoires marginaux et qu'ai11eurs des opérations d'éradication ne soient menées que dans des zones clairement dél-imitées et dans le cadre d'un programme de mi-se en valeur intégrée conçu en accord avec les principes agréés de conservation de la nacure et de ses ressources; RECOMMANDE en outre que, 1à où des tentatives d'éradication sont faites à proximité de zones Protégées et de zones de valeur écologique comparable, 1es mesures 1es plus strictes soient appliquées Pour s'assurer qu'e11es n'entralnent pas dtaltération des caractéristiquesdes zones protégées. JCC6 . 3 Page 8 APPEND1CE III cfo oCP ORGANISATION MONDIALE DE 12ll Genève 27 Suisse 28 septembre 1979 ùlonsieur Ie Directeur généraI Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources l,lorge s Suisse Monsieur le Directeur général, Nous soussignés, membres du Groupe écologique du Progranrme de Lutte contre l'Onchocercose de l'Organisation mondiale de la Santé, avons été émus par la résolrrtion N' 5 de la qLraIor-ziè'me session de l'Assemblée générale de cette Organisation car nous avons le sentiment qu'elle pro- cède <1'une vue inexacte de la situation en Afrique occidentale. I,A SANTE Notre GrouPe, qui est l'OMS, a été institué pour au couranL de toul ce qui a un corps indépendant de scientifiques sans liens d'a11égeance avec surveiller l'impact écologique de 1'ocP. Nous sommes donc pleinement été accompli et de la surveillance extensive actuellement engagée. Nous pouvons vous assurer que Les actions de Iutte contre les simulies conduites dans la aqrratique et les animaux sauvages, celaRégion n entralnent aucun effet mesurable sur La faune bien qu'elles remontent à Plus côté, corTtrne Simulium damnosum, de quatre ans dans le cas de certains cours d'eau' D'un autre vecteur de I'onchocercose, est capable de voler sur des cen- taines de kilomètres, il est essentlel de traiter des zones entières pour maîtriser la maladie Il n,est donc pas possible de s'abstenir de traiter des sections quelconques de cours d'eau. Vous n'r,gnorez certainement pas qu'actueLlement La sertLe façon efficace de maîtriser l.onclrorcrcosc est de s'attaquer à La mouclre vectrice et que la prévaLence de la cécité cllez les adulLes dans des régions infectées oscille entre lO'/' et 40 /"" si nous n,avons pas réagi plus tôt, c'est parce que nous ne nous réunissons qu'une fois par an, maiS nous espérons que cette Lettre dissipera ce qui est celtainement un malentendu' Nous attac5ons le plus haut prix à 1a préservati()n de l'environnement" VeuilLez agréer, Monsieur le Directeur généraI, I'assurance de notre considération très d is t ingué e. I . H, Koeman (Prés iden t ) Université agricole Wageningen (Pays-Bas) H. Gi1les Liverpool School of Tropica I Medicine Royaume-Uni H. B. N. Hynes University of Waterloo Canada Copie arr COmité d'Orientation OCP-OMS JCC6 .3 Page 9 APPENDICE IV LISTE DES PARTICIPANTS Membres du Groupe écologiqug Professeur C. H. M. Gi1les, Professeur de Médecine tropicale, Liverpool School of Tropical Medicine, Pembroke Place, Liverpool L35 QA, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord Dr H. B. N. Hynes, Département de Biologie, Université de lalaterloo, Waterloo, Ontario, N2L 3c1, Canada Professeur Dr J. H. Koeman, culture, De Dreyen 12, Directeur du Département de Toxicologie, Université d'Agri- Wageningen, P ays- Bas (Prés ident) Consei 1 lers temporaires Dr C. Déjoux, Directeur d'hydrobiologie de I'ORSTOM, B.P. L43l+ Bouaké, Côte d'Ivoire Dr F, J. H. Fredeen, Entomology Division, Canada Agriculrrrral Research Station, 17 Science CrescenE, Saskatoon, Saskatchewan S7N OX2, Canada Dr Robert E. Lennon, P.O. Box 74, Lincoln, Maine 04457, Etats-Unis d'Amérique Professeur S. Ulfstrand, Département de Zoologie, Université d'Uppsa1a, Boîte 561, S-751 22 Uppsala, Suède Université de Salford Dr C. P. Fairhurst, Department of Biology, University of Salford, ÊaEold M5 4l^/T, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord Dr S. Frost, Department of Biology, University of Salford, Salford M5 4l,JT, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord Dr M. Pugh Thomas, Department of Biology, Université of Salford, Salford M5 4WT, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'frlande du Nord Secrétariat technique du Groupe écologique C. G. Groom, Administrateur principal (Politiques et Plans), Division des Services agricoles, Organisation des Nations Unies pour 1'Alimentation et 1'Agriculture, Via de1le Terme di Caracalla, OO1OO @, Italie F. Henderson, Organisation des Nations Unies pour 1'Alimentation et 1'Agriculture, Via delle Terme di Caracalla, OO1OO Rome, Italie J. D. M. Marr, Chargé de Liaison OCP, Organisation mondiale de la Santé, IzLl Genève 27, Suisse Dr J. Odetoyinbo, Organisation mondiale de 1a Santé, Bureau régional de 1'Afrique, Bolte postale 6, Brazzaville , Congo Dr G. Quélennec, Développement et Sécurité d'emploi des pesticides, Division de 1a Bio- logie et de 1a LuEte antivectorielle, Organisation mondiale de 1a Santé, avenue Appia, lzLL Genève 27, Suisse M. J. F. Idalsh, Chef de 1'unité de la Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, B.P. 549, Ouagadougou, Haute-VoIta Dr G. Zerbo, unité de La LutEe antivectorielle, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, , Haute-Vo1ta M Dr M B. P. 549 , Ouagadougou

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization