SYNOPSIS OF THE WORLD MALARIA SITUATION, 1980 In 1980, more than 8.2 million malaria cases were reported to WHO, compared with 7.0 million cases m 1979 and 8.9 million m 1978. Data from Africa south of the Sahara, where an average of S.S million cases has been reported annually in recent years, are not mcluded in this global figure. Regarding the data presented in this annual review n should be borne in mind that the reported figures are in all probability an underestimate of the true parasite reservoir exist ing in the affected countries because: (1) countries do not report on all their malarious a r m , and (2) case detection activities have been reduced drastically in some countries due to the high costs of main taining a full surveillance system on a total coverage basis. The most important points to be stressed are: (a) the real risk of malaria being reintroduced as an endemic disease in areas which were freed from malaria but which are still recep tive to the disease, in view of the fact that international travel is ever on the increase; (bj the danger for the non-immune person to be infected when trav elling in malarious countries. Providing advice to international travellers is a joint responsibility of the countries of origin and destination of the traveller. Africa North of the Sahara (Total Population: 90 million) Malaria risk is very limited in most of the originally malarious areas, inhabited by 71 million people ; 883 malaria cases were reported in 1980 compared with 1 084 in 1979. In Egypt, intensified control activities reduced the incidence in the Fayoum Govemorate, where the majority of cases originate. An increase in the number of cases was recorded from Kafr El Sheikh Province. In Morocco, cases continued to be reported from the focal outbreak in Khémisset Province, although their number decreased from 346 in 1979 to 295 in 1980, the majority having their origin in Ezzhiliga, H ad Ghoualem and Jemaa Moul Bled sectors. However, indigenous and/or cryptic cases were In subsequent issues o f the Weekly Epidemiological Record, the malaria situation by large epidemiological areas will be presented in tabular form. There will also be a world map giving the position as o f 1980 and data will be presented concerning the semestrialfollow-up o f registration o f malaria eradication, the importation o f malaria cases and details concerning the resistance o f Plasmodium falciparum to chloroquine. Those readers particularly interested in this subject may obtain reprints consolidating the above-mentioned malaria information from the Malaria Action Programme, World Health Organization, Geneva.
SOMMAIRE DE LA SITUATION DU PALUDISME DANS LE MONDE EN 1980 En 1980, plus de 8,2 millions de cas de paludisme ont été notifiés à l’OMS, contre 7,0 millions de cas en 1979 et 8,9 millions en 1978. Ce chiffre mondial ne comprend pas les données en provenance de l’Afri que au sud du Sahara, où 5,5 millions de cas en moyenne étaient notifiés annuellement ces dernières années. En ce qui concerne les données présentées dans cette étude annuelle, on doit considérer qu’elles constituent très probablement une sous-estimation du réser voir de parasites qui existe véritablement dans les pays impaludés, et ce pour les raisons suivantes : 1) les rapports des pays ne couvrent pas toutes les zones impaludées, et 2) les activités de dépistage ont été sévèrement réduites dans certains pays en raison du coût élevé d’une surveillance complète assurée sur la base d’une couverture totale. B convient de souligner plus particulièrement les points sui vants: a) il existe un risque réel de réintroduction du paludisme sous forme endémique dans des zones déjà libérées de la maladie mais encore réceptives, du frit que les voyages internationaux ne cessent de se développer; b) les personnes non immunes sont exposées à un risque d’infection lorsqu’elles voyagent dans des pays impaludés. Donner des avis aux voyageurs internationaux est une responsabilité qui incombe à la fois aux pays d’origine et aux pays de destination. Afrique au nord du Sahara (Population totale: 90 millions) Le risque de paludisme est très limité dans la plus grande partie des zones originellement impaludées, où vivent 71 millions de personnes ; 883 cas de paludisme ont été notifiés en 1980 contre 1 084 en 1979. En Egypte, des mesures de lutte plus poussées ont permis de réduire l’incidence dans le gouvemorat de Fayoum, où la plupart des cas ont leur origine. Une augmentation du nombre des cas a été signalée dans la province de Kafr El Sheikh. Au Maroc, des cas ont encore été notifiés dans le foyer épidémique de la province de Khémisset, quoi que leur nombre soit tombé de 346 en 1979 à 295 en 1980, la majorité ayant leur origine dans les secteurs d’Ezzhiliga, de H ad Ghoualem et Dans les prochains numéros du Relevé épidémiologique hebdoma daire, la situation du paludisme dans le monde sera présentée sous forme de tableaux. On trouvera également une carte du monde indi quant la situation en 1980 et des données concernant le contrôle semestriel de l'enregistrement de l'éradication du paludisme, l'impor tation de cas de paludisme, ainsi que des détails sur la résistance de Plasmodium frlciparum à la chloroquine. Les lecteurs qui s'intéressent tout particulièrement à ces questions peuvent demander au Programme d'Action paludique, Organisation mondiale de la Santé, Genève, des tirés à part où sont rassemblées toutes les informations mentionnées ci-dessus.
Epidemiological notes contained m tins number
Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro.
Influenza Surveillance, Haemophilus influenzae Infections, Malaria, Sexually Transmitted Diseases, Surveillance of Peripheral Neuropathies. List of Infected Areas, p. 216. _______________
Infections à Haemophilus influenzae, maladies transmises par voie sexuelle, paludisme, surveillance de la grippe, surveillance des neuropathies périphériques. Liste des zones infectées, p. 216. _________
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detected in 11 other provinces. In Algeria, due to the construction of the Trans-Sahara road the number of imported cases from the south has increased ; 29 were reported in 1980 compared with 14 and 13 in 1978 and 1979, respectively. The foci ofOuargla (1977) and Annaba (1979) were eliminated. However, three indigenous cases were de tected at Timimoun (Adrar Wilaya). From the Libyan Arab Jamahir iya, 103 malaria cases were reported, 12 of them (P, vivaxj classified as indigenous from a locality towards the western border. The situation was brought under control. In Tunisia, seven cases were reported and all classified as imported. Africa South of the Sahara (Total Population: 378 million) Lesotho, the Seychelles, St Helena, and the major part of South Africa have always been considered as malaria free. Malaria was eradicated from Réunion and risk is limited in Cape Verde, South Africa and Swaziland. In Mauritius, the number o f cases reported reached 470. In Somalia, malaria prevalence remained low in areas where control activities were systematically carried out, and no out breaks were reported from refugee camps. In Sudan, the malaria sit uation in areas with regular antimalaria activities improved, and the slide positivity rate of 0.8% in Gezira Province is the lowest during the last 10 years. In other countries south of the Sahara, malaria activities, if applied, are generally carried out by the primary health care, ser vices and usually aim at preventing mortality and reducing morbidity. At present, vector control activities are limited to some urban and sub-urban areas, and communities of particular socioeconomic im portance. The number of cases reported certainly represent only a small portion of the true figures.
de Jemaa Moul Bled. Cependant, des cas autochtones et/ou para doxaux ont été dépistés dans 11 autres provinces. En Algérie, le nom bre des cas importés du sud a augmenté par suite de la construction de la route transsaharienne ; 29 cas ont été notifiés en 1980 contre 14 en 1978 et 13 en 1979. Les foyers d’Ouargla (1977) et d’Annaba (1979) ont été éliminés. Toutefois, trois cas indigènes ont été dépistés à Timimoun (Wilaya d’Adrar). La Jamahiriya arabe libyenne a signalé 103 cas de paludisme, dont 12 (P. m a x) classés comme indigènes dans une localité située à proximité de la frontière occidentale. Les opéra tions de lutte ont permis de frire free à la situation. En Tunisie, sept cas ont été signalés, tous classés comme étant importés. Afrique au sud du {Sahara (Population totale: 378 millions) Le Lesotho, les Seychelles, Sainte-Hélène et la plus grande partie de l’Afrique du Sud ont toujours été considérés comme exempts de paludisme. L’éradication du paludisme a été réalisée à La Réunion et le risque est faible au Cap-Vert, en Afrique du Sud et au Swaziland. A Maurice, le nombre des cas notifiés a atteint 470. En Somalie, la prévalence du paludisme est demeurée faible dans les zones où la campagne de lutte était menée systématiquement, et aucune flambée n’a été signalée dans les camps de réfugiés. Au Soudan, la situation du paludisme s’est améliorée dans les zones où les activités antipaludi ques sont menées régulièrement et, dans la province de Gezireh, le taux de positivité des lames de sang, soit 0,8%, est le plus faible qu’on ait enregistré depuis 10 ans. Dans d’autres pays au sud du Sahara, les activités antipaludiques, là où elles existent, sont généralement du ressort des services de soins de santé primaires et visent habituelle ment à prévenir la mortalité et à réduire la morbidité. A l’heure actuelle, la lutte anti vectonelle est limitée à quelques zones urbaines et suburbaines et à des collectivités qui revêtent une importance parti culière sur le plan économique. Il est certain que le nombre de cas notifiés représente seulement une fraction infime du chiffre réel. Amérique au nord du Mexique (Population totale: 252 millions) Toute la région est exempte de paludisme. Amérique centrale (Population totale: 124 millions) Les zones originellement impaludées comptent 72 millions d’habi tants, dont 21 millions dans les zones libérées du risque et 23 millions dans celles où la transmission a été interrompue ; 28 millions de per sonnes vivent dans des zones où le degré de couverture de la popu lation par les activités antipaludiques est variable. Presque toutes les îles des Caraïbes, à savoir Cuba, la Dominique, Grenade, la Guadeloupe, la Jamaïque, la Martinique, Porto Rico, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago et les îles Vierges des Etats-Unis d’Amérique demeurent exemptes de paludisme autochtone. Dans la Répubhque dominicaine, la transmission du paludisme a réapparu dans plusieurs zones avec tendance à une nouvelle aggrava tion du point de vue de l’extension et de l’intensité de la maladie : on a relevé une augmentation prononcée du nombre des cas de paludisme observés ces dernières années (4 780 cas en 1980 contre 159 en 1975). En Haïti, la stratification des zones impaludées a permis de recenser les principaux foyers de transmission. Diverses mesures antipaludi ques sont en cours d’application en vue de déterminer les plus effi caces. Au Costa Rica, le programme s’est révélé très efficace pour dépister les cas importés et éliminer les foyers sans trop de retard. Au Panama, la Zone du Canal relève désormais du Service national d’Eradication du Paludisme. La situation n’a guère évolué, les foyers de transmis sion étant toujours dans les provinces de Darien, Bocas del Toro et La Camarca de San Bias. Au Mexique, l’analyse des renseignements épi démiologiques recueillis depuis une dizaine d’années, localité par localité, a permis de recenser les zones ou localités où s’effectue la transmission afin de mieux utiliser les ressources disponibles. Le Belize a réorganisé ses services antipaludiques et l’on a pu observer pendant le deuxième semestre de 1980 une amélioration des activités sur le terrain. En El Salvador, au Guatemala, au Honduras et au Nicaragua, la situation se détériore depuis 1975 en dépit des mesures antipaludiques qui sont appliquées. La résistance des vecteurs à tous les insecticides courants demeure le problème le plus grave, surtout sur le littoral du Pacifique. Le nombre total des cas dans ces pays est passé de 188 000 en 1979 à 227 000 en 1980. Amérique du Sud (Population totale: 241 millions) La plus grande partie de l’Argentine, le Chili, la pointe méridionale du Brésil, l’Uruguay et les zones situées au-dessus de diverses altitudes sont naturellement exempts de paludisme. Quatre-vingt-dix-sept mil lions d’habitants vivent dans des zones originellement impaludées, dont 31 millions ne sont plus exposés au risque et 35 millions habitent des zones où la transmission a été interrompue. En Argentine, le nombre des cas est tombé de 936 en 1979 à 341 en 1980, la plupart étant enregistrés dans les zones en phase d’attaque situées dans le nord de la province de Salta. Au Paraguay, le nombre des cas autochtones a légèrement augmenté dans les zones à récepti vité et vulnérabilité élevées, mais les foyers ont été rapidement éli-
America North of Mexico (Total Population: 252 million) The whole area is malaria free. Central America (Total Population: 124 million) The originally malarious areas are inhabited by 72 million people of which 21 million five in areas freed from nsk and 23 million in areas where transmission has been interrupted; 28 million people live in areas where antimalaria activities are carried out with varying degrees of population coverage. Nearly all the Caribbean, namely Cuba, Dominica, Grenada, Guad eloupe, Jamaica, Martinique, Puerto Rico, Saint Lucia, Trinidad and Tobago and the United States Virgin Islands remained free from autochthonous malaria. In the Dominican Republic, malaria transmission has been reesta blished in several areas with a tendency to further aggravation in extension and intensity : there has been a serious increase in malaria cases observed in recent years (159 cases in 1975 compared with 4 780 m 1980). In Haiti, the stratification o f malarious areas has allowed the identification of the principal foci o f transmission. Various antimal aria measures are being applied to determine the most efficient among them. In Costa Rica, the programme has been very efficient in detecting imported cases and in eliminating foci without too much delay. In Panama, the Canal Zone was incorporated into the National Malaria Eradication Service. No major changes were observed m the situation, and transmission continued to be focalized in the Provinces o f Darien, Bocas del Toro and La Camarca de San Bias. In Mexico, the analysis o f the epidemiological information over the last ten years, locality by locality, has made it possible to identify' the areas or localities with transmission for better utilization of the available resources. Belize reorganized its antimalana services and an improvement in the field activities was observed during the second semester of 1980. In El Salvador, Guatemala, Honduras, and Nicaragua, the situation has been deteriorating since 1975 in spite o f the antimalaria measures applied. Vector resistance to all common insecticides commues to be the most serious problem especially along the Pacific coast. The total number of cases in these countries increased from 188 000 in 1979 to 227 000 m 1980. South America (Total Population: 241 million) Most of Argentina, Chile, the southern tip o f Brazil, Uruguay and areas above various altitude levels are naturally malaria free. Ninetyseven million people live in originally malarious areas, 31 million of them are no longer at risk, and 35 million live in areas where trans mission has been interrupted. In Argentina, the number of cases decreased from 936 in 1979 to 341 in 1980, most o f them being recorded m the attack phase areas in the north of the Province o f Salta. In Paraguay, a slight increase in autochthonous cases occurred in areas of high receptivity and vulner ability, but the foci were quickly eliminated. A small outbreak in
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Chaco Paraguayo, which is a low receptivity area m maintenance phase, originated from cases imported from Bolivia. Venezuela is the only country with a steady decrease in the number of cases since 1977. In Ecuador, malaria is focalized mainly in two provinces. In Napo Province, malaria incidence was reduced by 62% and P. falciparum infections were practically eliminated; however, in Esmeraldas Pro vince, transmission increased in intensity and extension—63% of all cases and 85% of all falciparum infections were registered in this province. In Brazil, areas with 58 000 inhabitants were transferred to maintenance phase and DDT spraying operations were suspended in an area with 681 000 inhabitants, awaiting the transfer to consolida tion phase. However, a further increase in the number of cases was observed (from 148 000 cases in 1979 to 176 000 cases in 1980) due principally to the exacerbation o f malaria transmission in the Amazon Region (mainly Rondonia, Para, Roraima, and Mato Grosso) where 95% of the total number of cases occur. This has indirectly affected the malana situation in the coastal areas, although no serious deteriora tion has been observed in the latter. In Colombia, the number of cases was reduced from 61000 in 1979 to 57 000 in 1980. Fifty thousand of them were registered in the attack phase areas and of these 25 000 originated from areas under intensive agricultural colonization.
minés. Une flambée de faible ampleur dans le Chaco Paraguayo, zone à faible réceptivité en phase d ’entretien, avait pour origine des cas importés de Bolivie. Le Venezuela est le seul pays où le nombre des cas a diminué régulièrement depuis 1977. En Equateur, les foyers palustres se situent principalement dans deux provinces. Dans la Province du Napo, l’incidence du paludisme a diminué de 62% et les infections à P. falciparum ont été pratique ment éliminées; en revanche, dans la Province d’Esmeraldas l'inten sité et l’extension de la transmission ont augmenté — 63% de tous les cas et 85% de toutes les infections à P. falciparum ont été enregistrés dans cette province. Au Brésil, des zones comptant 58 000 habitants ont été transférées à la phase d’entretien et les opérations de pulvéri sation de DDT ont été suspendues dans une zone de 681 000 habitants en attendant le transfert à la phase de consolidation. Toutefois, on a observé un nouvel accroissement du nombre des cas (passant de 148 000 cas en 1979 à 176 000 en 1980) principalement par suite de l’exacerbation de la transmission du paludisme en Amazonie (surtout dans les régions de Rondonia, Para, Roraima et Mato Grosso) où se produisent 95% du nombre total de cas. Cela a influé indirectement sur la situation du paludisme dans les régions côtières, quoiqu’aucune détérioration prononcée n’y ait été observée. En Colombie, le nombre des cas a été ramené de 61000 en 1979 à 57 00Q en 1980. Cinquante müled’entreeuxontétéenregistrésdansleszonesenphased’attaque.dont 25000 cas originaires de zones à colonisation agricole intensive. En Bolivie, 16 600 cas ont été enregistrés en 1980 contre 14 700 en 1979. Le programme a fait l’objet d’un examen approfondi en mai 1980, mais des retards ont été observés dans la mise en œuvre du plan recommandé. La totalité de la Guyane était en phase de consolidation ou d’entretien jusqu’en 1975. Par suite d’une surveillance défectueuse la transmission a repris, d’abord dans le district du Rupununi en 1975 pour s’étendre ensuite vers les districts Nord-ouest et Mazaruni/Cuyuni/Potaro en 1976. Les activités antipaludiques, qui ont repns en 1977, ont été passées en revue en 1980, mais les recommandations n’ont été appliquées que lentement. La situation s’est aggravée encore davantage, en particulier dans le district du Rupununi, et un nouveau foyer a fait son apparition au voisinage de Linden City non loin de la côte où la transmission était interrompue depuis le début des années 1950. Au Suriname, la situation s’est considérablement détériorée (4 445 cas en 1980 contre 903 en 1979). Une petite flambée (P falci parum) observée sur les rives du Haut-Sunname en 1979 s’est rapi dement étendue à l’ensemble du bassin hydrographique où un cas avait été enregistré en 1978,puis 42 en 1979et2 817 en 1980, outre 71 cas exportés vers d’autres régions. Par suite de divers problèmes, les efforts et les fonds investis pour corriger la situation se sont révélés en grande partie inefficaces. En Guyane française, l’mcidence a continué de s’accroître, passant de 266 cas en 1978 à 604en 1979 et 831 en 1980. Le Pérou a intégré son programme de lutte antipaludique dans les services généraux de santé en 1978 et aucune mesure antipaludique systématique n’a été prise depuis lors. La situation s’est beaucoup aggravée ces dernières années. Bien que 4,4 millions d’habitants (76% de la population des zones originellement impaludées) vivent dans des régions qui sont encore officiellement en phase de consolidation ou d’entretien, la transmission se produit dans de nombreuses loca lités de ces régions. Europe y compris la Turquie et l’URSS (Population totale; 795 millions) En Turquie, après l’épidémie de 1977 avec 115 000 cas, le nombre des cas est tombé à 88 000 en 1978 et à 29 000 en 1979. Cependant, cette évolution favorable ne s’est pas maintenue en 1980, 34 000 cas étant notifiés cette année-là. Dans la région de Çukurova, 24 256 cas ont été observés en 1980 contre 18 928 en 1979. Dans le sud-est de l’Anatolie, des cas autochtones se sont produits dans la totalité des 13 zones (principalement à Diyarbakir, Mardin, Sun, Urfa et Adiya man). Des foyers actifs ont été signalés dans les provinces de Nigde, Kayseri, Aydin, Antalya, Manisa, Konya, Çanakkala, Çorum, Edirne et quelques autres, ce qui indique une détérioration notable de la situation du paludisme en Turquie. Le nombre total de cas importés signalés en Europe était de 3 852 en 1980 contre 4 039 en 1979. En Hongrie, deux infections à P. falciparum dépistées chez des Tanzaniens se sont révélées résistantes à la chloroquine. Un autre cas de P. falciparum résistant à la chloroquine, également importé de la République-Unie de Tanzanie, a été signalé aux Pays-Bas. Asie à l’ouest de l’Inde (Population totale; 186 millions) Cent soixante-deux millions de personnes vivent dans des zones originellement impaludées, dont 12,5 millions dans des régions libé rées de la maladie et 32 millions dans des zones où la transmission a été interrompue. Bahram, Chypre, Israël, la Jordanie, le Liban, le Koweït et le Qatar sont demeurés exempts de paludisme indigène, seuls des cas importés étaient signalés dans ces pays. En Iraq, où 2 800 cas ont été dépistés (contre 4 000 en 1979), la
In Bolivia, 16600 cases were recorded m 1980 compared with 14 700 in 1979. The programme was thoroughly reviewed m May 1980, but delays were observed in the implementation of the recom mended plan. Guyana was entirely in consolidation or maintenance phase till 1975. Defective surveillance led to renewed transmission, first in the Rupununi District in 1975 and then spreading to North West and Mazaruni/Cuyum/Potaro Districts m 1976. The antimalana activities, re-initiated in 1977, were reviewed m 1980 but the implementation of the recommendations has been slow. The situation deteriorated further, particularly in the Rupununi District, and a new focus appeared in the vicinity of Linden City m the coastland where transmission had been interrupted in the early 1950’s, ha Suriname, the situation deteriorated considerably (4 445 cases in 1980 compared with 903 cases in 1979). A small outbreak (P. falciparum) observed on the Upper Suriname Raver in 1979 spread rapidly over the whole river area where one case was recorded in 1978, 42 in 1979, and 2 817 in 1980, as well as 71 cases which were exported to other areas. Due to various problems, the efforts and funds invested to control the situ ation were largely ineffective. In French Guiana, the incidence con tinued to increase from 266 cases in 1978 and 604 cases in 1979 to 831 in 1980. Peru integrated its malaria programme in the general health services in 1978, and since then no systematic antimalaria measures have been applied. The situation has deteriorated considerably in recent years. Although, 4.4 million inhabitants (76% of the population in originally malarious areas) live in areas which are still officially in consolidation or maintenance phase, many localities in these areas have transmission.
Europe Including Turkey and USSR (Total Population; 795 mil lion) In Turkey, after the 1977 epidemic with 115 000 cases, the number of cases decreased to 88 000 in 1978 and to 29 000 in 1979. However, this favourable trend did not continue in 1980, when 34 000 cases were reported. In the Çukurova area 24 256 cases were observed in 1980 compared with 18 928 in 1979. In south-east Anatolia autoch thonous cases occurred in all of the 13 zones (mainly in Diyarbakir, Mardin, Siirt, Urfa, and Adiyaman). Active foci were reported from the provinces of N i|de, Kayseri, Aydin, Antalya, Manisa, Konya, Çanakkala, Çorum, Edirne and some others; thus showing a consid erable deterioration of the malaria situation in the country. The total number of imported cases reported m Europe was 3 852 in 1980 compared with 4 039 cases in 1979. Two P. falciparum infections detected in Tanzanians were found resistant to chloroquine in Hungary. Another chloroquine-resistant falciparum case also imported from the United Republic of Tanzania was reported in the Netherlands. Asia West of India (Total Population: 186 million) A hundred sixty-two million people live in originally malarious areas, 12.5 million of them in areas freed from the disease and 32 million in areas where transmission has been interrupted. Bahram, Cyprus, Israel, Jordan, Lebanon, Kuwait, and Qatar remained free from indigenous malaria, only imported malaria cases being reported from these countries. In Iraq, where 2 800 cases were detected (compared with 4 000 in
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1979), transmission persisted in the Northern Region and some active foci occurred in the Central and Southern Regions (Qadisiya, Meisan, Theqar, Muthana, Basrah). In the Syrian Arab Republic, the number of cases was further reduced to 1 500 in 1980 (from 2 500 in 1979 and 3 400 in 1978). However, information is scarce about the most impor tant focus, the Ghab Valley area (Hama Province), and indigenous cases continue to be reported from Dera’a, Lattakya and Hassakeh Provinces. In Saudi Arabia, the eastern areas (Qatif, Al Hassa, A1 Jouf) remained free from local transmission. Some residual foci persisted in the valleys of the Western Province and the Asir plateau. A small outbreak (16 cases) which occurred in Arafat Valley (near Mecca) in February, was quickly eliminated. Passive case detection improved considerably; 87% o f all cases were found through this method. Malaria control activities have been progressing in the Democratic Yemen, Oman, the United Arab Emirates and Yemen. In 1980, the slide positivity rates repotted from these countries were generally lower than in 1979. In Afghanistan, according to incomplete reports the malaria inci dence increased by 38% from 34 000 in 1979 to 47 000 in 1980; however, the percentage of blood specimens found positive was even three times higher in 1980 (7.9%) than in 1979 (2.5%). A major epi demic with 16 000 cases occurred in Khost unit and incidence higher than in 1979 is reported from 10 other units out o f 33. In Iran, the number o f cases reached nearly 33 000, after 22 000 in 1979. In the provinces of Hormozgan, Sistan and Baluchestan as well as part of Kerman an outbreak occurred involving a populanon of nearly one million. In some localities 10% o f the population were affected. In Pakistan, 18 000 cases were repotted after 12 000 m 1979. Although surveillance coverage improved slightly, it is still below standard, and the “true” number of malaria infections has been estimated to be in excess o f 45 000 in 1979 and of 60 000 in 1980.
transmission a persisté dans la région septentrionale et quelques foyers actifs se sont manifestés dans les régions centrale et méridionale (Qadisiya, Meisan, Theqar, Muthana, Bassora). Dans la République arabe syrienne, le nombre des cas a de nouveau diminué, tombant à 1 500 en 1980 (contre 2 500 en 1979 et 3 400 en 1978). Toutefois, les renseignements sont rares au sujet du foyer le plus important, la plaine du Ghab (province de Hama), et l’on continue à signaler des cas indigènes dans les Provinces de Dera’a, Lattaquié et Hassakeh. En Arabie Saoudite, les régions orientales (Qatif, Al Hassa, Al Jouf) sont demeurées exemptes de transmission locale. Quelques foyers rési duels persistaient dans les vallées de la Province occidentale et sur celles du plateau d’Asir. Une petite poussée ( 16 cas) qui s’était produite dans la Vallée d’Arafat (près de La Mecque) en févriera été rapidement maîtrisée.Ledépistagepassifs’estamélioréconsidérablement,87%dela totalité des cas étant découverts selon cette méthode. Les activités de lutte antipaludique ont progressé dans les Emirats arabes unis, en Oman, au Yémen et au Yémen démocratique. En 1980, les taux de positivité des lames de sang signalés dans ces pays étaient généralement plus faibles qu’en 1979. En Afghanistan, d’après des rapports incomplets, l’mcidence du paludisme a augmenté de 38%, le nombre des cas passant de 34 000 en 1979 à 47 000 en 1980; cependant, le pourcentage des échantillons sanguins positifs était trois fois plus élevé en 1980 (7,9%) qu’en 1979 (2,5%). Une grave épidémie comportant 16 000 cas s’est produite dans la circonscription de Khost et une incidence plus forte qu’en 1979 est signalée dans dix autres circonscriptions sur 33. En Iran, le nombre des cas a presque atteint 33 000, contre 22 000 en 1979. Dans les provinces de Hormozgan, de Sistan et du Béloutchistan, ainsi que dans une partie de la provmce de Kerman, une poussée épidémique s’est produite au sein d ’une population de près d’un million d’habi tants. Dans certaines localités, 10% de la population étaient atteints. Au Pakistan, 18 000 cas ont été notifiés contre 12 000 en 1979. Bien que le degré de couverture assuré par les opérations de surveillance se soit légèrement amélioré, il reste inférieur aux nonnes et l’on a estimé que le nombre «réel» d’infections palustres dépassait 45 000 en 1979 et 60 000 en 1980. Zone comprenant le Bangladesh, l’Inde, les Maldives, le Népal et Sri Lanka (Populanon totale: 780 millions) Il existe quelques zones naturellement exemptes de paludisme en haute altitude en Inde, au Népal et à Sri Lanka. Sept cent trente-huit millions de personnes dans des zones origi nellement impaludées sont exposées au risque à des degrés divers. En Inde, où 630 millions d’habitants vivent dans des zones origi nellement impaludées, le nombre des cas de paludisme notifiés a continué à baisser, n’étant plus que de 2,8 millions en 1980 contre 3,1 millions en 1979 et 4,1 millions en 1978. Le pourcentage des infections à P. falciparum a légèrement augmenté, passant de 18 à 19%. On observe une résistance de P. falciparum à la chloroquine dans de nombreuses régions du nord-est de l’Inde. Les équipes de surveillance ont confirmé l’extension de ces foyers de résistance dans les Etats et Territoires de l’Union de l’Arunachal Pradesh et de Mizoram, dans les îles Andaman et Nicobar et, vers l’ouest, dans les Etats d’Onssa, d'Uttar Pradesh et de Madhya Pradesh. Dans les Maldives, 52 cas seulement ont été dépistés en 1980 contre 390 en 1979. Près de 77% des cas étaient signalés dans deux îles de l’Atoll de Shaviyani et le restant dans trois autres atolls. Au Népal et à Sri Lanka, la situation du paludisme ne s’est guère modifiée. Au Bangladesh, l’incidence a augmenté, le nombre des cas passant de 33 000 en 1978 à 50 000 en 1979. En 1980, le dépistage s’est con sidérablement amélioré, tout en restant inférieur aux normes. Soixan te-huit mille cas ont été notifiés, mais la diminution du taux de posi tivité des lames de sang, qui esttombé de 3,6% en 1979à2,6%en 1980, semble indiquer une évolution de la situation. Toutefois, les deux tiers de la totalité des cas étaient encore enregistrés dans les zones primi tivement à faible risque et le nombre et la proportion des infections à P. falciparum ont augmenté, passant de 10 400 (21%) en 1979 à 22 000 (33%) en 1980. Asie de l’Est et Océanie (Population totale: 1 524 millions) Les zones originellement impaludées de cette région comptent 1 203 millions d’habitants, dont 285 millions vivent dans des zones libérées de la maladie et 43 millions dans des zones où la transmission a été interrompue. L’Australie, Brunéi, Hong Kong, le Japon, Macao, la République populaire démocratique de Corée, Singapour, de vastes régions en Chine et la majeure partie de l’Océanie sont naturellement exempts de paludisme ou bien ont réalisé l'éradication de cette maladie. Aucun cas de paludisme indigène n’a été signalé dans ces régions. En Aus tralie, le nombre des cas importés a continué d’augmenter, atteignant 625 en 1980 contre 474 en I979et320en 1978. Deux cas introduits se sont produits dans les îles de Moa et de Damley (Détroit de Torres), mais aucun autre cas n’a pu être dépisté dans ces fies. Une évaluation
Areas Including Bangladesh, India, Maldives, Nepal and Sri I.an k a
(Total Population: 780 million) Some naturally malaria free areas exist at high altitudes in India, Nepal and Sn Lanka. Seven hundred thirty-eight million people in originally malarious areas are exposed to various degrees of risk. In India, where 630 million people live in originally malarious areas, the number of malaria cases reported continued to decrease, attaining 2.8 million in 1980, compared with 3.1 million in 1979 and 4.1 million in 1978. The percentage of P. falciparum infections increased slightly from 18 to 19%. Chloroquine resistance of P. falci parum exists in many parts of north-east India. Monitoring teams confirmed the focal extension of this resistance into the States and Union Territories o f Arunachal Pradesh and Mizoram, the Andaman and Nicobar Islands, and westwards into Onssa, Uttar Pradesh and Madhya Pradesh. In the Maldives, only 52 cases were detected in 1980 compared with 390 in 1979. Nearly 77% of the cases were repotted from two islands in Shaviyani Atoll, the rest from three other atolls. In Nepal and Sn Lanka, the malaria situation showed little chan ge. In Bangladesh, incidence rose from 33 000 cases in 1978 to 50 000 m 1979. In 1980, case detection improved considerably, although it is still below standard. Sixty-eight thousand cases were reported, but the fall of the slide positivity rate from 3.6% in 1979 to 2.6% in 1980 seems to indicate a change in the situation. However, two thirds of all cases continued to be recorded in the formerly low risk areas and falciparum infections increased both in number and proportion from 10 400 (21%) in 1979 to 22 000 (33%) m 1980.
Eastern Asia and Oceania (Total Population: 1 524 million) The originally malarious areas o f this region have a population of 1 203 million, 285 million of them live in areas freed from the disease and 43 million in areas where transmission has been interrupted. Australia, Brunei, the Democratic People’s Republic of Korea, Hong Kong, Japan, Macau, Singapore, large areas of China and most of Oceania are either naturally malaria-free or have eradicated mal aria. No indigenous malaria has been reported from these areas. In Australia, the number of imported cases continued to increase attain ing 625 in 1980 compared with 474 in 1979 and 320 in 1978. Two introduced cases occurred in M oaand Damley Islands (Torres Strait), but no more cases could be detected in these islands. An independent evaluation of the malaria situation was carried out in 1980 in Aus-
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tralia in view of its entry in the Official Register o f achieved malaria eradication. In Hong Kong, one single isolated P. vivax infection occurred, possibly to be classified as “introduced'*. In Singapore, five introduced cases were detected; the focus was promptly eliminated and no further cases could be found. In Malaysia (Peninsular), the number o f cases fell to 9 100 compared to 10 500 m 1979. P. falciparum represented 71% o f all cases. Areas inhabited by nine tenths of the population are free from transmission. In Malaysia (Sarawak), the lowest incidence ever has been reported, i.e. 767 cases, which represents 0.6 per 1000 popula tion. In Viet Nam, incidence in the northern regions remained low, and m the southern regions the slide positivity rate declined further from 5.1% in 1979 to 3.0% in 1980. In the Lao People’s Democratic Republic the programme was strengthened and a marked improve ment was reported in Champassak Province. In China, malaria incidence increased from 2.3 million cases in 1979 to 3.3 million in 1980, part o f them being confirmed by blood slide examination. O f the 881 million people living in originally mal arious areas, 238 million have been freed from the risk of the disease, and 326 million live m areas where malaria incidence is lower th a n 0.5 per 1 000. In areas with a population of 91 million the incidence is higher than 10 per 1 000. The increase in the number of cases in 1980 was observed mainly in the plains between the Huang He (Yellow River) and the Huai River. Compared with 1979, a 30% nse in the incidence was reported from Anhui, Henan, Hubei, and Shandong provinces as well as from Xuzhou District in Jiangsu Province. This increase was related to unusual heavy rain fall. There was not much change in the malaria situation in Malaysia (Sabah), Papua New Guinea and Vanuatu. In the Solomon Islands, the malaria upsurge continued with 35 000 cases reported in 1980 compared with 26 000 in 1979 and 20 000 in 1978. The slide positivity rate increased similarly from 13% in 1979 to 20% m 1980. In Burma, the estimated malaria morbidity was approximately 50 per 1 000 and the percentage of falciparum infections increased further to 82% (76% in 1979). In Indonesia, the number of cases reported from Java and Bali more than doubled. The prevalence of malaria in the other islands varied greatly. In Thailand, incidence increased substantially from 303 000 cases in 1979 to 397 000 cases in 1980. The increase, common to all regions, was most pronounced in the centre and in the south, and the proportion of P falciparum infections reached 70% in 1980 (56% in 1979). The situation m the Philippines deteriorated: the number of cases reported increased by 21%, from 87 000 in 1979 to 106 000 in 1980.
indépendante de la situation du paludisme a été effectuée en 1980 en Australie en vue de l’inscription de ce pays au registre officiel des pays ayant réalisé l'éradication du paludisme. A Hong Kong; il s’est produit un seul cas isolé d’infection à P. vivax, à classer éventuellement comme cas «introduit». A Singapour, cinq cas introduits ont été dépistés ; le foyer a été rapidement éliminé et l’on n’a pu trouver aucun autre cas. En Malaisie occidentale, le nombre des cas est tombé de 10 500 en 1979 à 9 100. Les infections à P. falciparum représentaient 71% de la totalité des cas. La transmission a cessé dans les régions habitées par les neuf dixièmes de la population. En Malaisie orientale (Sarawak), l’incidence est la plus faible qu’on ait jamais signalée, à savoir 767 cas, ce qui représente 0,6 pour 1 000 habitants. Au Viet Nam, l’incidence est demeurée faible dans les régions septentrionales, tandis que dans les régions méridionales le taux de positivité des lames de sang a de nouveau baissé, tombant de 5,1% en 1979 à 3,0% en 1980. Dans la République démocratique populaire lao, le programme a été renforcé et une nette amélioration a été signalée dans la province de Cham passak. En Chine, l’incidence du paludisme a augmenté, le nombre des cas passant de 2,3 millions en 1979 à 3,3 millions en 1980, dont une parue confirmée par l’examen d'échantillons sanguins. Sur les 881 millions d’habitants vivant dans des zones originellement impaludées, 238 millions ont été libérés du risque de paludisme et 326 millions habi tent des zones où l’incidence de cette maladie est inférieure à 0,5 pour 1 000. Dans des régions comptant une population de 91 millions d’habitants, l’incidence est supérieure à 10 pour 1 000. L’augmenta tion du nombre des cas en 1980 a été observée principalement dans les plaines situées entre le Huang He (Fleuve Jaune) et le fleuve Huai. Par rapport à 1979, on a signalé un accroissement de 30% de l’incidence dans les provinces d’Anhui, de Henan, de Hubei et de Shandong, ainsi que dans le district de Xuzhou (Province de Jiangsu). Cet accroisse ment était en rapport avec une pluviosité anormalement forte. La situation du paludisme n’a guère évolué en Malaisie orientale (Sabah), en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Vanuatu. Dans les îles Salomon, la remontée du paludisme s’est poursuivie, 35 000 cas étant notifiés en 1980 contre 26 000 en 1979 et 20 000 en 1978. Le taux de positivité des lames de sang a également augmenté, passant de 13% en 1979 à 20% en 1980. En Birmanie, la morbidité palustre était estimée à environ 50 pour 1 000 et le pourcentage des infections à P. falciparum a de nouveau augmenté pour atteindre 82% (76% en 1979). En Indonésie, le nombre des cas signalés à Java et à Bah a plus que doublé. La prévalence du paludisme dans les autres îles était extrêmement variable. En Thaï lande, l'incidence s’est fortement accrue, passant de 303 000 cas en 1979 à 397 000 cas en 1980. Cette augmentation, commune à toutes les régions, était surtout prononcée dans le centre et dans le sud et la proportion des infections à P. falciparum a atteint 70% en 1980 (56% en 1979). La situation s’est détériorée aux Philippines où le nombre des cas notifiés a augmenté de 21%, passant de 87 000 en 1979 à 106 000 en 1980.