World Health Organization (WHO) · Journal articles

VECTOR CONTROL = LUTTE ANTIVECTORIELLE

World Health Organization
View original document

The full text is hosted by the publishing organisation. lawenc.com indexes the metadata and links to the official source.

Full text

m y Eputem. Rec. No. 1 4 -8 Apnl 1983

-

103

-

Relevé epidém. hebd.. N« 14 - 8 svnl 1983

VECTOR CONTROL Revision o f Guide to Chemical M ethods for the Control o f Vectors and Pests

LUTTE ANTIVECTORIELLE Révision du recueil des méthodes chimiques de lutte contre les vecteurs et autre animaux nuisibles

The fourth revision1 of the Guide to the Chemical Methodsfo r the Control o f Vectors and Pests o f Public Health Importance, edited by Dr. A. Smith, was reviewed by the Expert Committee on Vector Control in December 1982. This fourth revision contains concise and detailed information on chemical insecticides for arthropod vector control: microbial insecticides are not included. Observations, under each method o f control, for each group o f arthropods, are considered under 3 headings: (a) target area; (b) insecticides; (c) application procedure ; (d) treatment cycle, and (e) précautions. The revised guide is presented in 13 sections: General Observations

La quatrième révision1du Recueil des méthodes chimiques de lutte contre les vecteurs et autres anim aux nuisibles importants en santé publique, publié sous la direction du Dr. A. Smith, a été examinée par le Comité d’experts de la lutte antivectorielle en décembre 1982. Cette quatrième révision donne sous forme concise des renseignements détaillés sur les insecticides chimiques applicables à la lutte contre les arthropodes vecteurs, mais n’envisage pas les insecticides microbiens. Les observations pour chaque méthode de lutte et chaque groupe d’arthropodes sont présentées sous S rubriques: a) secteurs traités; b) insecticides; c) modes d’application; d) cycle de traitement et e) pré­ cautions nécessaires. Le guide révisé comporte 13 parties: Généralités

The need for an updated version o f the guide is given. Prohibitive costs to the pesticide chemical industry in developing new classes of compounds for public health use have ensured that the 3 major classes of insecticides, the organochlorines, organophosphates and carba­ mates have remained the main compounds for chemical control of arthropods over the last decade. Nevertheless a sufficient number of important changes in chemical methods of control have taken place to j ustify an updated version o f the guide. A shift to more economical use of pesticides has led to modifications in methods of application and in formulations in order to achieve target dosage efficiency, i.e. use of the smallest quantity of active ingredient consistent with getting the high­ est proportion onto the target organism. With the resurgence of mal­ aria and of other vector-borne diseases in the developing countries in recent years, highly cost-effective control measures have had to be implemented. The relatively low cost insecticides DDT and HCH have therefore continued to be used on a large scale and, on a global basis, DDT has remained the cheapest and most widely used insec­ ticide for malaria control.

In the last 5 years, in areas where vector resistance has excluded the use of organochlonne insecticides, there has been an increase in the use of organophosphate insecticides, particularly malathion. The mounting records of insecticide-resistant arthropods of public health importance, as shown by 155 resistant species in 1980 compared with 102 in 1968, and the limited number of alternative insecticides to fall back on, has promoted closer scrutiny of the operational effectiveness of insecticides currently in use. The need for changing one insecticide for another has been increasingly guided by epidemiological impact following detection o f resistance. Chemical methods of control, within the present major classes, have also been extended by the finding that while resistance to one particular organophosphate insecticide may confer resistance to some others in the same class, it does not necessarily imply resistance to all organophosphate insecticides. The synthetic pyrethroids have been used on an increasing scale during the last decade, and insect devel­ opment inhibitors such as methoprene and diflubenzuron have found Limited operational use. The challenge of finding a fundamentally new class of vector control agents has been taken up by the World Health Organization through its Special Programme for Research and Train­ ing in Tropical Diseases m collaboration with the Division of Vector Biology and Control. Promising microbial insecticides such as Bacil­ lus thuringiens 'is and B. sphaericus are under development, but as they have only recently reached the stage for inclusion in operational pro­ grammes, they are not reviewed in the present document

In the case of several vectors, environmental sanitation through source reduction and health education is the fundamental means for vector control ; other methods should serve as a supplement, not as a substitute. In recent years, less reliance has been placed on the use o f a single method of chemical control in operational programmes and there has been a shift towards more integrated control involving sev­ eral types o f environmental management supplemented by more than one method of chemical control and use of drugs. More attention has also been paid to community participation in eliminating breeding sites of vectors and reducing vector densities. This involves, in addi­ tion to the health sector, all related sectors and aspects o f community development.

Le document expose les raisons pour lesquelles une mise à jour du recueil s’imposait. Le coût exhorbitant que représente pour l’industrie chimique des pesticides la mise au point de classes nouvelles de composés utilisables en santé publique explique que les trois grandes classes d’insecticides — organochlorés, organophosphorés et carba­ mates — soient restées ces 10 dernières années les principaux instru­ ments de la lutte chimique contre les arthropodes. Néanmoins, il y a eu suffisamment de changements importants dans les méthodes chi­ miques de lutte pourjustifier une révision du recueil. La tendance à un usage plus économique des pesticides a entraîné des modifications au niveau des méthodes d’application et des formulations dans le sens d’un meilleur rendement dose-cible, c'est-à-dire l’emploi de la plus petite quantité de produit actif compatible avec une application maxi­ male sur l’organisme cible. Face à la recrudescence récente du palu­ disme et d’autres maladies transmises par les vecteurs dans les pays en développement, il a fallu mettre en œuvre des mesures de lutte de très bon rapport coût-efficacité. Aussi le DDT et le HCH, qui sont des insecticides relativement peu coûteux, ont-ils continué à être large­ ment utilisés; au niveau mondial, le DDT reste l’insecticide le meil­ leur marché et le plus couramment employé dans la lutte anti-paludique. Ces 5 dernières aimées, dans les zones où la résistance des vecteurs excluait l'emploi d’insecticides organochlorés, on a eu davantage recours aux oiganophosphorés, en particulier le malathion. Etant donné le développement d’une résistance aux insecticides chez des arthropodes importants en santé publique — il y avait 155 espèces résistantes en 1980 contre 102 en 1968 — et le nombre limité d’in­ secticides de remplacement utilisables, les spécialistes se sont mis à étudier de plus près l’efficaciié opérationnelle des insecticides actuel­ lement employés. Le remplacement d’un insecticide par un autre a été de plus en plus déterminé par l’impact épidémiologique après détec­ tion d’une résistance. Toujours dans les grandes classes actuelles, les méthodes chimiques de lutte se sont également développées dans la mesure où l’on a constaté que, si la résistance à un insecticide organophosphoré parti­ culier pouvait conférer une résistance à certains autres de la même catégorie, elle n’impliquait pas nécessairement une résistance à tous les insecticides oiganophosphorés. Les pyréthroïdes de synthèse ont été de plus en plus utilisés ces 10 dernières années et des inhibiteurs du développement des insectes tels que le métboprène et le diflubenzuron ont parfois été employés pour des opérations. Le défi que constitue la mise au point d’une classe fondamentalement nouvelle d’agents de lutte antivectorielle a été relevé par l’Organisation mondiale de la Santé, plus précisément par son Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales, en collaboration avec la Division de la lutte contre les vecteurs et lutte antivectorielle. On est en train de mettre au point des insecticides microbiens prometteurs comme Bacillus thuringiensis et B. sphaericus mais, comme ils vien­ nent tout juste d’atteindre le stade d’utilisation opérationnelle, ils ne sont pas envisagés dans le document. Pour plusieurs vecteurs, l’assainissement du milieu par une action de réduction des gîtes à la source et d’éducation pour la santé constitue le principal moyen de lutte, que les autres méthodes devraient venir compléter et non remplacer. Ces dernières années, on a peu à peu abandonné l’idée d’utiliser une seule méthode de lutte chimique dans les programmes opérationnels au profit de la lutte intégrée impliquant plusieurs types de gestion de l’environnement complétés par des méthodes de lutte chimique et par l’emploi de médicaments. Un intérêt plus soutenu s’est manifesté pour la participation communau­ taire aux actions visant à éliminer les gîtes larvaires de vecteurs et à en réduire la densité. Outre le secteur de la santé, ces activités font intervenu tous les secteurs connexes et divers aspects du développe­ ment communautaire. 1 Le premier recueil OMS des méthodes chimiques de lune cootre les arthropodes elles routeurs «mpnnam* en santé publique est paru en 195$, dans le N° 153 de la Séné de Rapports techniques de TOMS et a ensuite été révisé en I960,1963 et 1970. Le document de

1The first WHO guide to chemical methods lor the control of arthropods and rodents of public health importance was published in 19S8 m WHO Technical Report Senes No. 153 and revised in I960,1963 and 1970. The 1982 document retains some similarity in format with the previous revision, but the section on rodents has been omitted as this aspect has recently been revised in detail in document WHO/VBC/79.726.

Iorê»tfiKÎHwwnnt la mwnfp»W H»tatinn qwnrfm A »HTftirMÎ

la partir»mlatw

aux routeurs a été supprimée, la question ayant été récemment revue en détail dans le document WHQ/VBC/79.726.

m iy Eptdem Rec No. 1 4 -8 Apnl 1983

-

104

-

Relevé êpidêm. hebd. *N° 14 - 8 avnl 1983

Although pesticide treatment should be considered as a supplement to basic sanitation, it must continue to be employed as the principal measure for obtaining rapid and maximum control o f a vector or pest, especially during epidemics. A brief review is made o f methods o f control o f principal insect vectors and pests including recent advances in Ultra Low Volume applications. In a section on insecticide resistance it is pointed out that before a decision is made to discontinue using an insecticide because of resistance, entomological and/or epidemiological field evaluations must be earned out to confirm the results o f susceptibility tests and failure of insecticidal control measures. M osquitos

Si l’application de pesticides doit venir compléter l’assainissement de base, elle doit néanmoins rester le principal moyen de combattre rapidement et avec une efficacité maximale un vecteur ou un animal nuisible, singulièrement en cas d’épidémie. Le document présente un rapide bilan des méthodes de lutte contre les principaux insectes vecteurs et animaux nuisibles, y compris les progrès récents en matière d’application à volume ultra-faible. La partie relative à la résistance aux insecticides souligne qu’avant de décider d’abandonner un insecticide à cause de l’apparition d’une résistance, il faut faire sur le terrain des évaluations emomologiques et/ou épidémiologiques pour confirmer les résultats des épreuves de sensibilité et l’échec de la lutte par les insecticides. M oustiques

Methods of control for Anopheles, Aedes, Culex and Mansoma spp. are described with reference to interior and exterior residual treat­ ments, interior and extenor space treatments, larvicides and herbi­ cides, where appropriate. Tables list insecticides, chemical types and dosages, and indicate mammalian toxicity, carefully pointing out that toxicity and hazard are not necessarily parallel. Twelve insecticides (2 oiganochlorines, 5 organophosphates, 3 carbamates and 2 pyrethroids) are listed as suitable for residual spray applications. Thirteen insecticides (8 organophosphates, 1 carbamate and 4 pyrethroids) are listed as suitable for cold aerosol sprays and 16 (9 organophosphates, 2 pyrethroids, 2 oils, 2 insect growth regulators and Paris green) as larvicides. Flies

Les méthodes de lutte contre les genres Anopheles, Aedes, Culex et Mansoma sont décrites pour les traitements rémanents intérieur et extérieur, les traitements spatiaux intérieur et extérieur et les larvici­ des et herbicides, selon les cas. Des tableaux énumèrent les insectici­ des, les caractéristiques chimiques et les doses et indiquent la toxicité pour les mammifères en soulignant que toxicité et risque ne sont pas nécessairement parallèles. Douze insecticides (2 organochlorés, 5 organophosphorés, 3 carbamates et 2 pyréthroïdes) figurent comme substances à utiliser pour des pulvérisations rémanentes. Treize insec­ ticides (8 organophosphorés, 1 carbamate et 4 pyréthroïdes) sont indiqués pour les pulvérisations d’aérosols à froid et 16 (9 organo­ phosphorés, 2 pyréthroïdes, 2 huiles, 2 régulateurs de la croissance des insectes et le vert de Paris) sont indiqués comme larvicides. M ouches

Methods of control are described for Musca spp. and other genera of domestic flies as well as for Glossma, Sim ulium, Phlébotomus, Culicoides and Chrysops spp. Domestic fly control should be reduced or eliminated wherever possible by sanitary measures such as controlled tipping, burying of garbage and proper management of privies. Since houseflies are resist­ ant to DDT and related compounds in most parts of the world as well as to organophosphates in certain areas, it is necessary to determine the insecticide susceptibility o f local housefly populations before applying chemical control measures. When using pyrethroids account should be taken of the possibility o f cross-resistance occurring between pyrethroid— and DDT—resistant field strains, and that build-up o f resistance to residual pyrethroids may occur where rela­ tively confined populations o f houseflies are exposed to residual applications of pyrethroids. Fourteen compounds are listed for resi­ dual treatments (9 organophosphates, 4 pyrethroids and 1 carbamate) and 12 insecticides for space treatments (9 organophosphates and 3 pyrethroids). Tsetse flies (Glossma) are susceptible to oiganochlorine insecticides and consequently HCH and dieldrin are still widely used for ground applications of residual deposits to the natural resting places o f tsetse. Ultra Low Volume aerial applications of non-residual insecticides are used against savannah species with endosulfan still the insecticide of choice. Challier-Laveissière biconical traps impregnated with insecti­ cide have recently shown promising results in tsetse controL Temefos is the main larvicide used for blackfly (Simulium) control, and has been used successfully for 5 years in the Onchocerciasis Control Project in the Volta River Basin area o f West Africa. Ground or aerial application o f DDT, malathion and naled have given satis­ factory temporary control o f adult blackflies. Sandflies (Phlebotomus), which include the vector of leishmaniasis, have been found susceptible to oiganochlorine, with the exception of P. papatasi in Bihar State, India, in which resistance has recently been recorded to DDT. Insecticide control measures largely comprise treatment of interior wall surfaces with a residual insecticide such as DDT or HCH with special attention being given to getting the spray into cracks and crevices in walls. Biting midges (Culicoides) are vicious pests and certain species are also vectors o f the filarial worm Acanthoceilonema perstans in Africa. They breed in mud and moist sand, and engineer­ ing methods such as water level management, drainage and irrigation should be adopted in the first instance for midge controL Chemical methods principally comprise treatment of breeding sites such as inter-tidal zones with DDT, malathion, diazinon or dieldrin applied as larvicides.

Chrysops and other tabanids can cause severe annoyance and two species o f Chrysops are vectors o f Loa loa in Africa. Chrysops are difficult to control in the adult and larval stages. Insecticides used for residual and space treatments for housefly control may be used. Lar­ val control may be achieved by treatment of the breeding areas with

Le document expose les méthodes de lutte pour l’espèce Musca et d'autres genres de mouches domestiques, tout comme pour les genres Glossina, Sim ulium, Phlébotomus, Culicoides et Chrysops. Il faudrait restreindre ou supprimer la lutte contre les mouches domestiques autant que possible en appliquant des mesures sanitaires telles que comblement salubre, enfouissement des ordures et bon entretien des cabinets. Comme les mouches domestiques sont résis­ tantes au DDT et aux composés du même type dans la plus grande partie du monde, ainsi qu’aux organophosphorés dans certaines régions, il est indispensable de déterminer la sensibilité des popula­ tions locales de mouches domestiques aux insecticides avant d’appli­ quer des mesures de lutte chimique. Si l’on se sert de pyréthroïdes, il faut prendre en compte la possibilité d ’une résistance croisée de sou­ ches de terrain aux pyréthroïdes et au DDT et du développement rapide d’une résistance aux pyréthroïdes rémanents dans les cas où des populations relativement confinées de mouches domestiques sont exposées à des applications rémanentes de pyréthroïdes. Quatorze composés sont énumérés pour le traitement rémanent (9 organophos­ phorés, 4 pyréthroïdes et 1 carbamate) et 12 pour le traitement spatial (9 organophosphorés et 3 pyréthroïdes). Les mouches tsé-tsé (Glossina) sont sensibles aux organochlorés, de sorte que le HCH et la dieldrine continuent d’être largement employés pour les applications au sol de dépôts rémanents dans les lieux de repos naturels de la mouche tsé-tsé. Les épandages aériens à volume ultra-faible d’insecticide non rémanent sont utilisés contre les espèces de savane, Pendosulfan restant l’insecticide de choix. Les pièges à double cône de Challier-Laveissière imprégnés d’insecticide ont ré­ cemment donné des résultats prometteurs dans la lutte contre la mouche tsé-tsé. Le téméfos, principal larvicide utilisé contre les simulies (Simuhum) a fait ses preuves depuis $ ans pour le projet de lutte contre l’onchocercose dans le bassin de la Volta, en Afrique occidentale. Les épandages terrestres ou aériens de DDT, de malathion et de naled ont permis temporairement de lutter avec succès contre les simulies adultes. Les phlébotomes (Phlébotomus), qui comprennent le vecteur de la leishmaniose, se sont révélés sensibles aux organochlorés, à l’exception de P. papatasi dans l’Etat du Bihar, en Inde, où l’on a récemment découvert une résistance au DDT. La lutte insecticide consiste principalement à traiter les murs à l’intérieur des habitations avec un insecticide à effet rémanent comme le DDT ou le HCH, en veillant à ce que le produit soit pulvérisé dans les fentes et les fissures. Les moucherons piqueurs (Culicoides) sont des nuisibles très désa­ gréables et certaines espèces sont vectrices de la filaire Acanthoceilo­ nema perstans en Afrique. Ils trouvent des gîtes larvaires dans les terrains boueux et le sable humide, de sorte que la lutte contre ces moucherons devrait commencer par l’application de mesures de génie de l’environnement — aménagement du niveau des eaux, drainage ou irrigation. Les méthodes chimiques consistent surtout à traiter les gîtes larvaires, dans les zones intertidales par exemple, au DDT, au malathion, au diazinon ou à la dieldrine, qui sont alors utilisés comme larvicides. Les mouches du genre Chtysops et autres tabanides peuvent être très harcelantes et deux espèces de Chrysops sont des vecteurs de Filaria loa en Afrique. Il est difficile de lutter contre ces mouches au stade larvaire et adulte; on peut se servir des insecticides utilisés pour les traitements rémanent et spatial dans la lutte contre les mouches

Wkty Epidem Ret No. 1 4 -8 April 1983

-

105

-

Relevé epidem. hebd. N® 14 - 8 avril 1983

dieldrin, with due care being taken to minimize the hazard to non­ target organisms. Fleas Methods are described for control of plague fleas Xenopsylla spp., the human flea Putex irritons and the common fleas of cats and dogs, Ctenocephalides spp. It is pointed out that during an outbreak of bubonic plague the first step is to control the vector fleas and that this should precede any measures against rodents. Otherwise a further increase in plague cases may occur due to large numbers of fleas leaving their dead rodent hosts to seek new sources of blood, espe­ cially man. A table is given showing 12 insecticides, formulated as dusts (2 organ ochlorines, 5 organophosphates, 3 carbamates and 2 pvrethroids) which are commonly employed for control of fleas. Also tabulated are 9 insecticides formulated as dusts, dips, sprays or sham­ poo for control of fleas on pets.

domestiques. On peut éliminer les larves en traitant les gîtes larvaires à la dieldrine, mais il faut veiller à minimiser les risques pour les organismes non cibles. Puces Le document expose les méthodes de lutte contre les puces vectrices de la peste des espèces de Xenopsylla, la puce de l'homme Pulex irritons et les puces courantes du chat et du chien du genre Ctenoce­ phalides. H est signalé qu’en cas d'épidémie de peste bubonique, on doit commencer par lutter contre les puces vectrices avant même de prendre des mesures contre des roDgeurs. Autrement, les cas de peste risquent de se multiplier car les puces abandonnent alors en très grand nombre les cadavres des rongeurs hôtes pour trouver du sang ailleurs, en particulier chez l’homme. Un tableau énumère 12 insecticides se présentant sous forme de poudre sèche (2 organochlorés, S organophosphorés, 3 carbamates et 2 pyréthroïdes) qui sont couramment utilisés conue les puces. Il énumère aussi 9 insecticides se présentant sous forme de poudre sèche, de liquide pour immersion, de liquide à pulvériser ou de shampooing pour éliminer les puces chez les animaux de compagnie. Punaises de lit La punaise de lit courante Cim ex lectularius et la punaise de lit tropicale C. hemipterus peuvent êue éliminées chimiquement à l’aide de pulvérisauons rémanentes qui garantissent la pénétration de I’msecticide là où le nuisible se cache. La lutte conue les punaises de ht fait souvent problème car elles sont maintenant résistantes à de nom­ breux insecticides. Toutefois, le DDT reste l’insecucide de choix là où elles sont encore sensibles. Parmi les autres insecticides utilisables figurent 5 oiganophosphorés, 3 carbamates et 1 pyréthroîde. La litene infestée doit être lavée ou nettoyée à sec et il faut prendre des pré­ cautions pour la literie des nourrissons qui, berceau y compris, ne doit pas êue traitée avec des insecticides à effet rémanent. Avant de remetue des draps, il faut attendre que les matelas traités soient tout à fait secs. Il faut procéder aux pulvérisations rémanentes au tout début de la matinée pour permettre aux produits de sécher avant la nuit. Réduviides

Bedbugs The common bedbug Cim ex lectutarius and the tropical bedbug C, hemipterus are chemically controlled by residual sprays in order to ensure penetration of the insecticides into their hiding places. Their control is often a problem as they have developed resistance to many insecticides. However, DDT remains the insecticide o f choice where bedbugs are still susceptible to this compound. Other suitable insec­ ticides include 5 organophosphates, 3 carbamates and 1 pyrethroid. Infested bedclothes should be washed or dry-cleaned and precautions should be taken with infant bedding which, including the cnb, should not be treated with residual insecticides. Treated mattresses should be dned completely before being covered with sheets for re-use. Residual spraying should be undertaken early in the day so that the insecticide will dry before the room is again used for sleeping. Seduviid Bugs Methods of chemical control are given for species o f Triatoma, Panstrongylus and Rhodnius which include vectors of Chagas’ disease in Mexico, and Central and South America. Residual treatment of walls and ceilings and other interior surfaces of sleeping quarters, dwelling rooms and outhouses should be carried out with special attention to cracks m the surface. HCH and malathion are widely used for residual applications. Perifocal spraying, developed in South America, is also widely used. This method and the insecticides used are described.

Le document expose les méthodes de lutte chimique contre les genres Triatoma, Panstrongylus et Rhodnius, qui comprennent le vecteur de la maladie de Chagas au Mexique ainsi qu’en Amérique centrale et du Sud. Lorsqu’on procède au traitement rémanent des murs, plafonds et autres parois intérieures des pièces où vivent et dorment des gens ainsi que des communs, il faut insister tout parti­ culièrement sur les fissures. Le HCH et le malathion sont largement utilisés pour les applications rémanentes. La pulvérisation périfocale, méthode mise au point en Amérique du Sud, est très souvent utilisée. Le document donne une description de cette méthode et des insecti­ cides employés. Poux Si l’hygiène est importante pour prévenir l’infestation par le pou du corps (Pediculus humanus), le pou de tête (P. capitus), et le pou du pubis (Phthtrus pubis), il est nécessaire d’appliquer un insecticide pour éliminer les poux, notamment en cas d’épidémie de maladie trans­ mise par ces vecteurs. On a signalé des cas de résistance au DDT, à la dieldrine/HCH et au malathion chez le pou du corps et à la dieldrine/HCH chez le pou de tête, mais il n’a pas encore été noté de résis­ tance chez le pou du pubis. Le document indique dans un tableau les insecticides (2 organochlorés, 3 oiganophosphorés, 2 carbamates et 3 pyréthroïdes) couramment employés contre les poux qui parasitent l’homme; ces produits se présentent sous forme de poudre sèche, de shampooing, de lotion ou d’aérosoL Blattes

Lice While cleanliness is important in preventing infestation by the body louse Pediculus humanus, the head louse, P. capitus, and the crab louse, Phthints pubis, insecticide application is required for control of lice especially during louse-borne disease epidemics. Cases o f resis­ tance to DDT, dieldrin/HCH and malathion in the body louse and to dieldnn/HCH in the head louse have been recorded, but no resistance has yet been noted in the crab louse. The insecticides are tabulated (2 organochlorines, 3 organophosphates, 2 carbamates and 3 pyrethroids) which are commonly employed in the control of human lice and applied as dusts, shampoos, lotion or as an aerosol formula­ tion. Cockroaches O f over a thousand species o f cockroach relatively few are o f con­ cern to man. Some common domiciliary cockroaches are Blattela germanica, the German cockroach, Blatta orientalis, the oriental cockroach, Periplaneta americana, the American cockroach, P. australasiae, the Australian cockroach and Supella longipalpa, the brown banded cockroach. Cleanliness is the key to domestic cockroach con­ trol: insecticides unsupported by sanitation give only temporary relief. Twelve insecticides (7 organophosphates, 3 carbamates and 2 pyTethroids) are tabulated as commonly employed in the control of cockroaches. Care when applying insecticide must be taken to avoid contamination of food and food preparation areas. Ticks and Mites Methods of control are described for (i) Ixodid or hard ticks which include the vectors of Rocky Mountain spotted fever, tick-borne encephalitis and haemorrhagic fevers, and species responsible for tick paralysis through their toxic secretions to man and other animals, (ii) Argasid or soft ticks including Ornithodoros spp. which are vectors of

Il existe plus d’un millier d’espèces de blattes, mais seules quelquesunes sont nuisibles pour l’homme. Parmi les blattes courantes dans les habitations, on peut citer la blatte germanique (Blattela germanicd), la blatte orientale (Blatta onentalis), la blatte américaine, (Periplaneta americana), la blatte australienne (P. australasiaé) et la blatte Supella longipalpa. La propreté est déterminante pour la lutte contre les blat­ tes dans les maisons; l’emploi d'insecticides s’il ne s’accompagne pas de mesures d’hygiène, n’apporte en effet qu’un répit temporaire. Le document énumère 12 insecticides (7 oiganophosphorés, 3 carbama­ tes et 2 pyréthroïdes) couramment employés contre les blattes. Lors­ qu’on applique les insecticides, il faut soigneusement éviter de con­ taminer les aliments et les endroits où ils sont préparés. Tiques et acariens Le document expose les méthodes de lutte contre (i) les ixodes ou tiques dures, qui comprennent les vecteurs de la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, de l’encéphalite à tiques et de la fièvre hémorragique, et les espèces responsables de paralysie à cause de leurs sécrétions toxiques pour l’homme et les animaux, ii) les argasides ou

H'kly Eputem. Rec.. N a 1 4 - 8 Apnl 1983

-

106

-

Relevé epidem. hebd.. N° 14 - 8 avnl 1983

relapsing fever, (tit) Trombiculid vector mites (Chiggers) of scrubtyphus, and (iv) the causative agent of human scabies, Sarcoptes seabaei. Repellents Repellents are chemicals that prevent or deter arthropods from attacking humans or other animals. They are used primarily in situ­ ations where other chemical methods are not feasible and where individual protection is essential. Repellents are applied directly to the skin or clothing. Deet or dimethyl pthalate, applied to the skin, are effective against mosquitos and other biting Diptera. For blackilies it is often necessary to apply the repellent to the inside of collars, sleeves and trouser legs as well as to the skin, and for chigger mites repellent impregnated clothing provides the best protection. Venomous Arthropods Methods of control are described for scorpions, spiders and wasps which, while not disease vectors, may inject man with toxins that cause serious discomfort and occasionally death. Control measures are confined to a particular dwelling or area where these arthropods constitute a nuisance. They have not so far developed any resistance to insecticides. Safe Use of Pesticides Recommendations on the safe use of pesticides are given with the intention of their being used as a guide to those responsible for use of pesticides in public health programmes of vector control. The general principles of safety measures are outlined in respect of toxicity and hazard, supplies and equipment, responsibility for safety, training for safety, medical surveillance, protective equipment and personal hy­ giene and disposal o f empty or nearly empty containers. Safety pre­ cautions during operative procedures are described with regard to preparation o f spray materials and to house treatment with residual sprays, including summaries of specific precautions required for sev­ eral insecticides commonly used. Recommendations for safe use are also outlined for larvicide treatments, application by motorized equipment and aircraft, fumigation and application to people. The section is completed by a short description of the diagnosis and treat­ ment of poisoning by organophosphorus compounds and carbamate pesticides.

Pesticides and their Formulations, Application Rates and Conversion Factors In this section information is provided for easy reference of health authorities in purchasing appropriate pesticides for public health use, and to enable the operator to prepare formulations properly and to convert the specific percentage concentrations of spray, or quantities to be applied for a given area or volume, into metric, US or UK equivalents. An annotated list is given of comparatively common pesticides with some of their proprietary or commercial names. Types of insecticide formulation are briefly described and a quantitative guide made available, through tables and formulae, for use in various aspects of spraying operations. Editorial N ote. - The revised guide will be published by WHO later this year. A notice will appear in a subsequent issue of the WER concerning the date of publication.

tiques molles y compris les espèces d 'Ornuhodoros, vecteur de la fièvre récurrente, iii) les trombiculides vecteurs du typhus des brous­ sailles et iv) l'agent étiologique de la gale chez l’homme, Sarcoptes scabaei. Répulsifs Les répulsifs sont des substances chimiques qui repoussent les arthropodes ou les empêchent d’attaquer l’homme et les animaux. On les emploie surtout lorsque d'autres méthodes chimiques sont impra­ ticable et qu’il est cependant indispensable d’assurer une protection individuelle. Le produit est appliqué directement sur la peau ou sur les vêtements. Le deet (NN-diéthyl m-toluamide) ou le phtalate de diméthyle, appliqués sur la peau, sont efficace contre l e m oustique et a u tre diptères piqueurs. Pour l e sim ulie, il faut souvent appliquer le répulsifsur l’intérieur d e cols, des m anche et des ja m b e de pantalon ainsi que sur la peau; contre l e trombiculides, c’est l’imprégnation d e vêtements avec un répulsif qui assure la meilleure protection. Arthropode venimeux Le document expose l e méthodes de lutte pour l e scorpions, l e araignée et les guêpes, qui sans être d e vecteurs de maladie, peuvent inoculer à l’homme d e toxine provoquant de graves m alaise et parfois la mort. On limite généralement l e opérations de lutte à une habitation ou un secteur donné dans lesquels c e arthropode sont une cause de désagrément. On n’a pas noté de résistance aux insecticide jusqu’à présent Sécurité d’emploi d e pesticide Des recommandations sont form ulée sur la sécurité d’emploi d e p e tic id e , en vue d’aider l e responsable de l’utilisation de c e pro­ duits dans l e programme de santé publique consacrés à la lutte anüvectonelle. L e principe généraux d e m e u r e de sécurité sont exposés du point de vue de la toxicité et d e risques, d e fourniture et de l’équipement de la responsabilité en matière de sécurité, de la formation aux règle de sécurité, de la surveillance médicale, de l'équipement de protection, de l’hygiène individuelle et de l’élimina­ tion d e récipients v id e ou quasiment vides. Vient ensuite une des­ cription d e précautions à prendre durant le déroulement d e opéra­ tions pour la préparauon d e produits à pulvériser et pour l'applica­ tion d’insecticide rémanents à l’intérieur d e habitations; un para­ graphe résume notamment les précautions spéciale à prendre pour plusieurs insecticide couramment employés. D e recommandations quant à la sécurité d’emploi sont également form ulée pour l e trai­ tements larvicides, l’application de produits au moyend’un matériel à moteur ou par aéronef, la fumigation et l’application d’insecticide à la population. En conclusion figure une brève description du diagnostic et du traitement d e intoxications par les composés oiganophosphorés et l e carbam ate insecticide. Formulations de peticides, taux d’application et facteurs de conversion Cette partie donne des renseignements qui devraient aider les auto­ rités sanitaire à se procurer des pesticide utilisable en santé publi­ que et permettre aux opérateurs de préparer correctement les formu­ lations et de convertir l e teneurs en pourcentage de substance à pulvériser ou l e quantités à appliquer dans un secteur ou pour un volume donné en unités d e systèm e métrique, américain ou britan­ nique. Une liste annotée énumère l e p e tic id e l e plus courants en donnant certains de leurs noms commerciaux. L e ty p e de formula­ tion d’insecticide sont brièvement décrits, et il e t présenté sous forme de tableaux et form ule un guide quantitatif d etin é à faciliter l e opérations de pulvérisation. Note de la rédaction - Le guide révisé sera publié par l’OMS un peu plus tard dans l'année. Un avis signalant la date de publication paraîtra ultérieurement dans le REH.

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization