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DRACUNCULIASIS = DRACUNCULOSE

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DRACUNCULIASIS Ivory C oast. — Since the end of 1982, the National Health

DRACUNCULOSE C ôte D’I voire . — Depuis la fin de 1982, le Service national d’Educa-

Education Service of the National Public Health Institute (INSP), a part of the Ministry o f Public Health and Population of the Ivory Coast, has been engaged in a health education programme to accompany a vigorous effort to provide safe drinking-water sources in rural areas of the Ivory Coast. The health education programme is intended to help reduce the incidence of certain diseases in association with the provision of safe drinking-water, by encouraging local populations to use and help maintain the hydraulic wells provided. The programme covers one-third of the country and is based on specially-trained development workers (Map 1). The health education programme is conducted by a new cat­ egory of health workers called agents de développement sanitaire. After training, each of these workers visits about 50 villages at regular intervals of 1-2 months. They are supervised by the Rural Health Sectors (ex Grandes Endémies). Their role is io inform the local population about water-relaied problems, to help the resi­ dents organize improved sanitation in the villages and to teach them to maintain and carry out minor repairs to their wells, as necessary. From the start, a continuous evaluation procedure was incor­ porated into the programme, using 2 illnesses as health indicators : dracuncuhasis and diarrhoea. The evaluation also seeks to measure the condition of the wells and the status of sanitation m the villages. It consists of collecting very simple information, mainly in primary schools. This information is collected by the agents de développement sanitaire and by other health department workers. Results of the initial evaluation have allowed the estab­ lishment of baseline levels of the 2 diseases and of associated school absenteeism. They also provide the basis for comparison between the different health sectors studied. Of 1 770 villages visited in the zones covered by the programme during the first survey, 228 (12.9%) experienced cases of dracunculiasis m 1982. These villages are distributed unevenly, with the departments of Bondoukou, Bouaké, Ferkéssédougou, Bouna, and

tion pour la Santé de l’Institut national de Santé publique (INSP), qui fait partie du Ministère de la Santé publique et de La Population de la Côte d’ivoire, exécute un programme d’éducation pour la santé qui accom­ pagne un vigoureux effort d’alimentation des populations rurales en eau potable. Le programme d’éducation pour la santé se propose, en liaison avec le programme d’alimentation en eau potable, de réduire l’incidence de certaines maladies en encourageant les populations locales à utiliser et à entretenir les puits hydrauliques qui sont mis en place. Le programme couvre un tiers du pays et fait appel aux services d’agents de développe­ ment spécialement formés (Carte 1). Le programme d’éducation pour la santé est exécuté par une nouvelle catégorie de travailleurs sanitaires appelés «agents de développement sanitaire». Après avoir reçu la formation appropriée, chacun de ces agents visite une cinquantaine de villages à intervalles réguliers de 1 à 2 mois. L’encadrement est assuré par les secteurs de santé ruraux (ex Grandes Endémies). Le rôle des agents est d'informer la population locale des problèmes liés à l'eau, d’aider les habitants à s’organiser pour amé­ liorer les conditions d’hygiène dans les villages et leur apprendre à entre­ tenir les puits, et d’entreprendre eux-mêmes de petites réparations des puits lorsque c’est nécessaire. Dès le départ, on a incorporé au programme une méthode d'évaluation continue qui utilise comme indicateurs sanitaires 2 maladies; la dracun­ culose et la diarrhée. On cherche aussi à déterminer l’état des puits et le niveau d’hygiène dans les villages. L’évaluation consiste à rassembler des informations très simples, principalement dans les écoles primaires. Ceue collecte est effectuée par les agents de développement sanitaire et par d’autres travailleurs du département de la santé. Les résultats de l’évaluation initiale ont permis d’établir des niveaux de référence pour les 2 maladies et pour l’absentéisme scolaire qui leur est associé. Ils consti­ tuent en outre la base de comparaisons entre les différents secteurs sani­ taires étudiés. Sur les 1 770 villages visités dans les zones couvertes par le programme au cours de la première enquête, 228 (12,9%) signalaient en 1982 des cas de dracunculose. La distribution des villages touchés est inégale, le pour­ centage le plus élevé se trouvant dans les départements de Bondoukou,

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Korhogo having the largest percentage of affected villages, while some other departments appear to be unaffected. O f the areas surveyed, the subprefectures most affected are those of Sandegué and Kounfao in the department of Bondoukou

Bouaké, Ferkéssédougou, Bouna et Korhogo tandis que d’autres dépar­ tements paraissent indemnes. Dans les régions soumises à l’enquête, les sous-préfectures les plus touchées sont celles de Sandegué et de Kounfao dans le département de Bondoukou.

Map l. Geographical coverage of the health education programme promoting the utilization o f safe drinking-water, Ivory Coast, 1984 Cane l. Couverture géographique du programme d’éducation sanitaire pour l’utilisation de l’eau de boisson saine, Côte d’ivoire, 1984

Area covered by the programme Zone couverte par le programme

In the zones involved, this initial survey took place at the end of the period of peak transmission of dracunculiasis. Absenteeism due to guinea worm was reported m 573 primary schools during 1 month o f the second quarter of 1983 (Table 1) Throughout the survey area, dracunculiasis was responsible for the loss of 1 222 student-days out o f a total of 1 814 850 (0.07%). As with the overall prevalence of the disease, the proportion o f absenteeism attribut­ able to dracunculiasis varied greatly among the different depart­ ments and among different villages within those departments. Overall, diarrhoea was responsible for a rate o f absenteeism (0.27%) 4 limes that o f the overall rate attributable to dracuncu­ liasis. This cumulative predominance o f diarrhoea-related absen­ teeism is not surprising, since diarrhoea occurred in all the areas surveyed, while dracunculiasis did n o t In general, a statistically significant direct relationship (cor­ relation coefficient = 0.87) is documented between rates o f school absenteeism and the average number o f inhabitants per available source of safe drinking-water (Table 1). In another investigation conducted under the auspices o f the INSP in April 1984, the health-related behaviour and medical condition of dracunculiasis patients was studied in 4 villages in the subprefecture of Gohitafla in the Bouailé health sector (Soliboualla, Zrabiseifla, Bongofla, and Donfla). In 2 of the 4 villages, marigots (stagnant water) were the only source of drinking-water, in the other 2 villages they were the alternate source because of convenience, tradition, or breakdown of the pump. Annual inci­ dence rates of dracunculiasis among these villagers varied from

Dans les zones concernées, cette enquête initiale a coïncidé avec la fin de la pénode de transmission maximale de la dracunculose. L’absen­ téisme dû au ver de Guinée a été signalé dans 573 écoles primaires pendant 1 mois du second trimestre de (Tableau 1). A travers toute la région enquêtée la dracunculose a été responsable de la perte de 1 222 joumées/élève sur un total de 1 814 850 (0,07%). Comme pour la préva­ lence globale de la maladie, la proportion d'absentéisme attribuable à la dracunculose variait considérablement d ’un département à l’autre et dans les départements d ’un village à l’autre. D’une manière générale, la diarrhée était responsable d'un taux d’absentéisme (0,27%) 4 fois supé­ rieur à celui qui était attribué à la dracunculose. Cet écart n'est pas surprenant, puisqu’à la différence de la dracunculose, la diarrhée sévissait dans toutes les régions enquêtées. D’une manière générale, on constate une relation directe statistique­ ment significative (coefficient de corrélation — 0,87) entre les taux d’absentéisme scolaire et le nombre moyen d’habitants par source d’eau potable (Tableau 1). Une autre enquête menée sous les auspices de l’INSP en avril 1984 se proposait d’étudier le comportement sanitaire et l’état des personnes atteintes de dracunculose dans 4 villages de la sous-préfecture de Gohi­ tafla dans le secteur sanitaire de Bouafié (Solibouafla, Zrabiseifla, Bon­ gofla et Donfla). Dans 2 des 4 villages, des mangots (eau stagnante) constituaient la seule source d’eau de boisson; dans les 2 autres villages, ils constituaient pour des raisons de commodité, de tradition ou de défaillance de la pompe, la source de remplacement. Les taux annuels d’incidence de la dracunculose parmi ces villageois allaient de 6 à 55%.

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6 to 5S%. When this study began, 92% o f the villagers who were ill admitted drinking from the stagnant water source. Even after being informed o f the hazard involved, 26% o f the patients said they continued to drink from such sources, which illustrates the difficulty in making the connection between drinking-water and dracunculiasis understood.

Quand l’étude a commencé, 92% des villageois malades ont reconnu qu’ils avaient bu l’eau des marigots. Même après avoir été informés du risque encouru, 26% des malades ont déclaré qu’ils continuaient de boire à ces sources, ce qui montre combien il est difficile de faire comprendre la relation entre l’eau de boisson et la dracunculose.

Table 1. Dracunculiasis and diarrhoea in the departments covered by the health education programme, Ivory Coast, 1983 Tableau 1. Dracunculose et diarrhée dans les départements couverts par le programme d’éducation sanitaire, Côte d’ivoire, 1983 Boundou- Ferkessè» kou dougou No. of villages visited - Nombre de villages v is ité s ................. Total no. o f student days Nombre total de jours de classp .............. Dracunculiasis - Dracunculose

Yamous­ Bouna Korbogo soukro 432 162 186 223 106192

Bounriiali 36 38 582

Tengrela

Touba

BianIrnnina 37

Man

rfenaiw

Total

237

49

42 38 900

43 31038

255

68

1770

361 302 11482 565 853 212 677

378 531 70293 1814850

Villages affected - Villages atteints ................................... % o f villages affected — % de villages a tte in ts ..................... Number o f student days lost — Nombre de jours d’absence . Rate of school absenteeism (%) — Taux d’absence scolaire ( % ) ......................................... D iarrhoea — D iarrhée

69 29 660 0.18

8 16 18 0.16

68 16 496 0.09

28 17 48 0.02

25 13

25 11

4 2

1 1

228 13 1222

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0.07

(All villages affected — Tous les villages atteints) Number o f student days lost — Nombre de jours d’absence . Rate of school absenteeism (%) — Taux d’absence scolaire < % ) ......................................... Number o f inhabitants per available source o f safe drinking-water — Nombre d’habitants par source d’eau p o ta b le ................................... ...N o data. — Pas de données — Zero — Zéro,

943 0.26

9 0.08

1302 0.23

205 0.10

110 0.10

67 0.17

17 0.04

16 0.05

1209 0.32

998 1,42

4876 0.27

355

210

285

391

272

300

436

400

270

697

486

755

E d i t o r i a l C o m m e n t : The ambitious programme undertaken by the Government of the Ivory Coast to make safe drinking-water sources available to all its rural citizens, and the relative neglect, until recently, of associated efforts to educate village residents in the proper use, maintenance, and repair of the wells was noted in an earlier issue.1The health educauon efforts and the early evalu­ ation measures reported here are vital components of the struggle being waged in the Ivory Coast to eliminate dracunculiasis. It is also noteworthy that the departments o f Boundiali, Tengrela, and Touba appear to have nd themselves of dracunculiasis sometime after an epidemiological study confirmed the presence of the dis­ ease there in 1971. The documented impact of dracunculiasis on school attendance in the Ivory Coast confirms similar findings reported in recent years by different investigators from Anambra, Kwara, and Oyo States in Nigeria. This type of data, as well as comparable studies (still in preparation) of the impact of dracunculiasis on agricultural production in affected areas, will help to provide justification for the measures needed to control and eventually eradicate the dis­ ease. 1 Sec No 42, 1984, pp 326-327.

C o m m e n t a i r e d e l a R é d a c t i o n : Un numéro antérieur1a fait état du programme ambitieux exécuté par le Gouvernement de la Côte d’ivoire pour mettre de l’eau potable à la portée de tous les ruraux et de l’effort d’information insuffisant accompli jusqu’à une époque récente pour apprendre aux villageois à utiliser correctement, à entretenir et à réparer les puits. Il est capital que les actions d ’éducation pour la santé et les mesures d’évaluation précoce mentionnées ici soient partie intégrante de la lutte actuellement menée en Côte d’ivoire pour éliminer la dracuncu­ lose. Il iàut également noter que les départements de Boundiali, Tengrela et Touba paraissent s’être débarrassés de la dracunculose après qu’une étude épidémiologique au confirmé la présence de la maladie en 1971.

L’impact de la dracunculose sur la scolarité en Côte d’ivoire confirme des résultats analogues rapportés ces dernières années par différents cher­ cheurs dans les Etats d’Anambra, de Kwara et d’Oyo au Nigéria. Ce type de données, ainsi que des études comparables (encore en préparation) pour déterminer l’impact de la dracunculose sur la production agricole dans les régions touchées, contribueront à justifier les mesures qui s’imposent pour combattre et finalement éradiquer la maladie. 1 Voir N» 42, 1984, pp, 326-327,

(Based on/D’après: A report from the National Public Health Institute, Ministry of Public Health and Population/Un rapport de l'Institut national de Santé publique, Ministère de la Santé publique et de la Population, 1984.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization