World Health Organization (WHO) · Journal articles

NOSOCOMIAL INFECTIONS SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DES INFECTIONS NOSOCOMIALES

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NOSOCOMIAL INFECTIONS SURVEILLANCE Norway. — A prevalence survey of infections was carried out among patients in 15 general hospitals on 28 November 1979. A total of 7 833 patients was included in the study, representing approximately 35% o f patients in general hospitals in Norway on that day. The prevalence rate for all infections was 17% and for hospital infections 9%. Hospital infections were most frequent in haematology and intensive care departments (23% and 22% respectively) while the lowest rates were found in ophthalmology and psychiatry (2%). Urinary tract infections played a major role both in overall (33.5%) and hospital infections (41.9%). In community acquired infections alone, lower respiratory tract infections were slightly more common than urinary tract infections (26.6% vs 24.1%). Patients with hospital infections had generally been subject to more bacteriological examinations than patients with community acquired infections (73% and 60% respectively). Patients on antibiotic treat­ ment also had an examination rate higher (73%) than the overall rate (67%). Eighty per cent of hospital infected patients who were on anti­ biotics had undergone bacteriological examinations. The examina­ tion frequently showed a wide variation according to type o f infection, being lowest for respiratory tract infections and highest for skin and wound infections, urinary tract infections and septicaemia. Indwelling catheters among the infected were more common in acute disease wards (51%) than in chronic disease wards (28%). Sixty six per cent of patients with urinary tract infections in acute disease wards had an indwelling urinary catheter, and in all wards altogether 62% had such catheters. The prevalence survey method was found to be an acceptable way of assessing infection rates among hospital patients in Norway. The greatest benefit of the survey is believed to be the ability to increase the awareness of infection problems in hospitals among health per­ sonnel. (Based on/D’après: N ational Institute o f Public h E d itor ia l N ote . — Despite various attempts to prevent the trans­

SURVEILLANCE DES INFECTIONS NOSOCOMIALES N o r v è g e — Une enquête sur la prévalence des infections nosoco­

miales a été effectuée dans 15 hôpitaux généraux norvégiens le 28 novembre 1979. Elle a porté sur 7 833 malades, soit 35% environ de l’effectif total des malades hospitalisés en Norvège ce jour là. Le taux de prevalence pour toutes les infections était de 17% et celui des infections nosocomiales de 9%. Les infections nosocomiales étaient les plus fréquentes dans les services d’hématologie (23%) et de soins intensifs (22%), et les moins fréquentes en ophtalmologie et en psychiatrie (2%). Les infections de l’appareil urinaire étaient prépondérantes tant parmi les infections générales (33,5%) que parmi les infections hos­ pitalières (41,9%). Pour les seules in&cüons d’ongine non hospitaliè­ re, celles du système respiratoire inférieur étaient légèrement plus fréquentes que celles de l’appareil urinaire (26,6% contre 24,1%). Les malades atteints d’infections d'origine hospitalière avaient généralement subi plus d’examens bactériologiques que les malades atteints d ’infections d’origine non hospitalière (soit 73% contre 60%). Les malades sous traitement antibiotique avaient également subi plus d'examens (73%) que l’ensemble des malades (67%). Quatre vingt pour cent des cas nosocomiaux traités aux antibiotiques avaient fait l’objet d’examens bactériologiques ; les taux enregistrés variaient con­ sidérablement selon le type d’infection étant tes plus faibles pour les infections de l’appareil respiratoire et les plus élevés pour les infec­ tions cutanées et associées à des blessures, pour celles de l’appareil urinaire et les septicémies. Il y avait plus de porteurs de cathéters à demeure dans les salles pour cas aigus (51%) que dans tes salles pour cas chroniques (28%). Soixante six pour cent des malades atteints d’infections de l’appareil urinaire étaient porteurs d’une sonde urinaire à demeure dans les salles pour cas aigus contre 62% dans l’ensemble des salles. L’enquête de prevalence a été jugée satisfaisante pour évaluer les taux d’infection chez les malades hospitalisés en Norvège. Le plus grand intérêt d’une telle enquête est qu’elle permet de faire prendre conscience aux personnels de santé des problèmes d’infection qui se posent dans tes hôpitaux. Ith (NIPH) Annals, Vol. 4, No. 2, 1981, Norway.) N o te d e l à R édaction . — Malgré diverses tentatives en vue d’em­ pêcher la transmission des infections dans les hôpitaux, les infections nosocomiales posent encore, de nos jours, un problème important. Depuis une trentaine d’années, la prise de conscience de ce problème a été à l’ongine de vigoureux efforts de lutte et de prévention contre ces infections. Ces tentatives ont parfois débouché sur des mesures ina­ déquates, source de gaspillages, telles que l’emploi non scientifique de multiples désinfectants. Depuis peu, grâce à la surveillance des infec­ tions nosocomiales, on dispose de données que l’on peut exploiter pour appliquer des mesures de lutte et de prévention plus rationnelles et plus efficaces. D ’après les données recueillies dans certains pays développés, 5% de l'ensemble des malades admis dans les hôpitaux généraux pour cas aigus contractent une infection nosocomiale durant leur hospitalisa­ tion. Les taux varient selon les salles et tes catégories de malades. Par exempte, il est plus élevé chez tes personnes âgées et chez tes malades

mission of infection in hospitals, hospital-acquired infections remain a significant problem today. Over the past 30 years, concern with this problem has led to vigorous attempts to control and prevent noso­ comial infections. These attempts, in turn, have sometimes led to the application of inappropriate control measures leading to waste, such as the widespread use o f multiple disinfectants applied in an unscien­ tific manner. More recently, surveillance o f nosocomial infections has provided data which can be used to apply more rational and effective control and preventive measures. Data from some developed countries show that 5% of all patients admitted to general acute disease hospitals will develop a nosocomial infection during their stay. The rate vanes among the various wards and categories o f patients. For example, it is higher for older people and those with more life-threatening, immunity-compromising con-

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dirions, such as cancer and diseases of immuno-suppression. The cost of nosocomial infections is very high since it is estimated that such an infection will double the average length o f hospitalization. In the United States of America, for example, the financial impact o f noso­ comial infections has been estimated at US $1,500 mülion per year, due to the additional days in hospital, the increased use of drugs, especially antibiotics, the use of isolation techniques, as well as addi­ tional laboratory and other diagnostic studies and specialist fees. Because of varying emphasis given to different health problems by different countries, data defining the nosocomial infection problem for all countries are not available. In addition, extrapolation of data from one country to another is not possible due to a number o f factors, such as differences between hospitals, patients, personnel practices and prevalent organisms. However, nosocomial infections occur in all countries—and the World Health Organization is planning a collabo­ rative prevalence survey in 1982-1983, in order to define the problem so that a comprehensive nosocomial infection control and prevention programme can be launched. The objectives of the survey are to measure the proportion of pat­ ients who have infections acquired in hospitals in all WHO Regions ; to provide the hospitals taking part in the survey with useful infor­ mation , and define the extent of those nosocomial infections for which prevention is possible in all WHO Regions. Further details about the prevalence survey can be obtained from the Bacterial and Venereal Infections Unit, Division o f Communic­ able Diseases, World Health Organization, 1211 Geneva 27, Switzer­ land.

dont les défenses immunitaires sont déprimées ou dont l’état est très grave (cancers et états d’immuno-suppression, par exemple). Le coût des infections nosocomiales est très élevé car, selon les estimations, il double la durée moyenne de l’hospitalisation. Aux Etats-Unis d’Amé­ rique par exemple l’incidence financière des infections nosocomiales a été estimée à US $ 1, S milliard par an, en raison des journées supplé­ mentaires d’hospitalisation, et des dépenses en médicaments (en par­ ticulier en antibiotiques), en techniques d ’isolement, examens de laboratoire et autres, et honoraires de spécialistes. Du fait de l’importance variable accordée aux differents problèmes de santé dans les differents pays, on ne dispose pas de données mon­ diales concernant les infections nosocomiales. En outre, on ne saurait extrapoler les données d’un pays à un autre pour toutes sortes de raisons, notamment les différences entre hôpitaux, malades, façons de soigner et agents pathologiques. Toutefois, les infections nosocomia­ les sont présentes dans tous les pays et l’Organisation mondiale de la Santé prévoit d'exécuter en 1982-1983 une enquête collective de pre­ valence en vue de définir le problème et de pouvoir ainsi lancer un programme complet de lutte et de prévention. Il s’agira de mesurer la proportion de malades atteints d’infections d'ongine hospitalière dans toutes les Régions de l’OMS, de fournir d’utiles informations aux hôpitaux qui participeront à l’enquête ; et de déterminer l’importance des infections nosocomiales qu’il serait pos­ sible de prévenir dans toutes les Régions. De plus amples renseignements sur l’enquête de prévalence peuvent être demandés à l'Unité des Infections bactériennes et vénériennes, Division des Maladies transmissibles, Organisation mondiale de la Santé, 1211 Genève 27, Suisse.

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization