World Health Organization (WHO) · Journal articles

SUICIDE = SUICIDE

World Health Organization
View original document

The full text is hosted by the publishing organisation. lawenc.com indexes the metadata and links to the official source.

Full text

SU ICID E — The national health authorities have maintained surveillance for suicide and have collected data for that cause of death since 1976. The number of deaths due to suicide by ingestion of agricultural insecticides and chemicals and other methods between 1976 and 1983 is shown in Table 1. Deaths due to the ingestion ofa pesticide, paraquat, are also indicated for 1980-1983. In recent years a change has been observed in the methods used for suicide. Whereas before 1979 hanging and ingestion of undiluted acetic acid were common, the latter practically disappeared as a method of suicide after the Government banned the sale o f the substance. However, various toxic substances and chemical pes­ ticides are readily available in stores, and they are commonly found in homes and on small farms throughout the country. A secondary effect of the ready availability o f agricultural pesticides has been the increasing use of these substances for suicide (Table 1J. In 1978, only 11% of the total number of suicidal deaths were due to toxic agricultural compounds. By 1981, however, this pro­ portion had risen to 63.5% and 23 out of 33 fatal poisonings were caused specifically by paraquat. Su r in a m e .

SU IC ID E Suriname . — Depuis 1976, les autorités sanitaires du Suriname effec­

tuent une surveillance des suicides et rassemblent des données sur cette cause de décès. Le Tableau 1 indique, pour la période 1976-1983, le nombre de suicides par ingestion d’insecticides ou de substances chimi­ ques destinés à l’agriculture et par d’autres méthodes. Il donne aussi, pour la pénode 1980-1983, les chiites de décès dus à l’ingestion de paraquat. Au cours de ces dernières années, on a observé une évolution des modes de suicide. Alors qu’avant 1979, la pendaison et l’ingestion d’acide acé­ tique pur étaient des méthodes courantes, cette dernière a pratiquement disparu après que le Gouvernement eut interdit la vente de cette subs­ tance. Toutefois, on peut se procurer facilement dans le commerce des substances toxiques et pesticides chimiques et bien des foyers et des petites exploitations agricoles en sont pourvus dans l’ensemble du pays. U ne conséquence de cette facilité d’accès aux pesticides pour l'agriculture a été leur utilisation accrue pour les suicides (Tableau 1) En 1978, le pourcentage de suicides par ingestion de composés toxiques destinés à l’agriculture ne dépassait pas 11% du total. En 1981, la proportion est passée à 63,5% et, sur 33 empoisonnments mortels, 23 étaient dus au paraquat.

Table 1. Deaths due to poisoning and other methods of suicide in Suriname, from 1976 to 1983 Tableau 1. Décès par empoisonnement et autres méthodes de suicide au Suriname, de 1976 à 1983 Ingestion o f toxic substances Ingestion de substances toxiques Year Annee Paraquat Other insecticides and chemicals Autres insecticides ou substances chimiques 5 —

Oiher methods Autres méthodes

Total number o f deaths Nombre total dedeces

1976 . . . 1977 .............. 1978 _____ 1979 . . . 1980 _____ 1 9 8 1 _____ 1982 .............. 1983 ..............

_ _

_ — 12 23 35 59“

4 12 5 10 — . ..

28 22 32 37 41 19 29

33 22 36 49 58 52 64

9 Répons from 2 hospitals. — Rapports de 2 hôpitaux. ... Data not available - Pas de données.

The alarming increase in suicide by poisoning prompted an intensification of the surveillance programme for intoxications. Sentinel stations were established to report all such cases, and a specific questionnaire was introduced to collect data on paraquat intoxications. The ultimate purpose of the intensified surveillance programme was to collect the information necessary for the devel­ opment of regulations on the distribution and use o f toxic agricul­ tural products. Table 2 summarizes the results o f poisoning surveillance at the Nickerie Hospital in 1983. This hospital serves a population of about 30 000 persons, most of them of East Indian origin. In 1983, Epidemiological noies contained w tins usuel

L’augmentation inquiétante du nombre des suicides par empoisonne­ ment a conduit à intensifier le programme de surveillance des intoxica­ tions. Des postes sentinelles ont été mis en place pour notifier tous ces cas et l’on a préparé un questionnaire spécial pour réunir des renseignements sur les intoxications par le paraquat. Le but final de ce programme intensifié de surveillance est de rassembler les données nécessaires pour réglementer la distribution et l’utilisation des produits toxiques destinés à l’agriculture. Le Tableau 2 résume les résultats de la surveillance des empoisonne­ ments à l’hôpital de Nickerie en 1983. Cet hôpital dessert une population d’environ 30 000 personnes, pour la plupart descendants d’indiens Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:

Comparative virology data bank, rabies, suicide, yellowfever vaccinating centres. List of newly infected areas, p. 248.

Banque de données en virologie comparée, centres de vaccination contre la fièvre Jaune, rage, suicide. l iste des zones nouvellement infectées, p. 248.

HklvEpidem /ta

No 32 - 8 Auxua 1986

-

246

-

Releva epideni hebd

3 2 -8 août 1986

of a total of 35 cases of intoxication treated at the hospital, 28 were attempted suicides. Six o f the attempts resulted in death. Among the 6 persons who successfully committed suicide, 4 were females (3 housewives and 1 schoolgirl). Table 2 reveals that almost 70% of the patients who attempted suicide by poisoning were younger than 25 years. The male-to-female ratio in this age group was 1:2. Herbicides and pesticides used in 18 o f the 28 suicide attempts included paraquat, endrine, azodrine, and other substances.

d’Asie. Sur 35 cas d’intoxication traités dans cet hôpital en 1983, 28 étaient des tentatives de suicide, dont 6 réussies. Quatre des 6 personnes ainsi décédées étaient de sexe féminin (3 ménagères et 1 écolière). Le Tableau 2 révèle que près de 70% de ceux qui ont tenté de se suicider par empoisonnement avaient moins de 25 ans. Le rapport de masculinité dans ce groupe d’âge était de 1:2. Parmi les herbicides ou pesticides utilisés pour 18 des 28 tentatives de suicide figurent notamment le para* quat, l’endrine et l’azodrine.

Table 2. Attempted and successful suicides seen at Nickerie Hospital, by sex and age, Suriname, 1983 Tableau 2. Tentatives de suicide et suicides vus à l'hôpital de Nickerie, selon le sexe et l’âge, Suriname, 1983 Age group (years) Groupe d'âge (années) 10-14 15-19 20-24 25-34 35-44 45-54 T o tal Attempts - Tentatives de suicide Male Hommes Female Femmes Tond Male Hommes — —

Deaths — Décès Female Femmes T out _

i i 4 5 1 1 13

i 9 4 1 1 15 10 8 6 2 1 28

i 2 —

— 2 —

i — 4

—

1 2 2 1 — 6

2

In January 1984, poisoning surveillance was extended to the Academic Hospital o f Paramaribo. Between 1 January and 17 May 1984 a total o f 140 patients were treated in the emergency ward for intoxications. Thirty-six, or 25.7% o f these patients had ingested paraquat. Because o f lack of information on 29 patients who were hospitalized during this period, and on the nature of their intoxication (whether suicidal, accidental, or homicidal), a retrospective study o f the records o f the Academic Hospital was performed for the year 1983. The records of 70 patients admitted to the hospital for paraquat poisoning were reviewed. O f these, 56 (80%) had died and 14 had recovered. Accidental paraquat poi­ sonings accounted for 6 cases, and I ofthem died. Again half o f the total num berof patients were younger than 25 years of age. Table 3 shows the age and ethnic composition o f the 70 patients hospital­ ized for paraquat intoxication. Fifty-five (79%) o f the patients were o f East Indian origin. The reasons for the reversal of the malefemale ratio at this hospital compared to the Nickerie Hospital are unknown.

En Janvier 1984, la surveillance des empoisonnements a été également assurée par l’hôpital universitaire de Paramaribo. Entre le 1"janvier et le 17 mai 1984, 140 patients au total ont été traités pour intoxication au service des urgences. Trente-six malades, soit 25,7%, avaient ingéré du paraquat. Etant donné que l’on n’avait aucun renseignement sur 29 des malades hospitalisés pendant cette période et que l’on ignorait l’origine dé leur empoisonnement (suicide, accident ou homicide), on a entrepris une étude rétrospective des dossiers de l’hôpital universitaire pour l’année 1983. Les dossiers de 70 patients hospitalisés pour empoisonnement par le paraquat ont été examinés. Sur ce nombre, 56 (80%) étaient décédés et 14 s’étaient rétablis. Il y a eu 6 cas d’empoisonnement accidentel parle paraquat, dont 1 mortel. IA encore, la moitié des patients avaient moins de 25 ans. Le Tableau 3 donne la distribution par âge et par ethnie des 70 patients hospitalisés pour intoxication par le paraquat Cinquante-cinq (79%) étaient descendants d’indiens d’Asie. On ignore les raisons de l’inversion du rapport de masculinité entre cet hôpital et celui de Nic­ kerie.

Table 3. Number of patients with paraquat intoxication treated at the Academic Hospital, Paramaribo, Suriname, 1983 (by age, sex, and ethnic group) Tableau 3■ Nombre de cas d’empoisonnement par le paraquat traités à l’Hôpital universitaire de Paramaribo, Suriname, 1983, (selon l’âge, le sexe et l’ethnie) Hast Indians — Indiens d’Asie Age (years) Age (années) Male Hommes 2 _ 8 7 5 4 3 4 2 3 38 Female Femmes Unknown Inconnu _ i 3 3 2 _ _ 3 _ 1 1 14 i _ — i _ — — i — Total 2 2 iî 10 8 4 3 7 3 4 1 55 Other ethnic groups - Autres ethnies Male Hommes Female Femmes — 2 Unknown Inconnu _ — _ — — — — _ i — Total _. i 5 5 — 2 — — 1 1 i 15 Total (Ail groupa) (Tous groupes) 2 3 16 15 8 6 3 7 4 5 1 70 Recovered Guéris Nonsuicide Autres que les suicides 2 — i — — 3 1 1 — —

- 9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-54 55-64 65 + T otal

.

. . . . . . .

3

i 3 4 — 1 — — — 1 10

ï — i — — — —

i 7 1 — 3 — 2 — —

4

-

14 8

Discussion The relatively sudden appearance in 1980 o f paraquat as a major means of suicide in Suriname coincides with its introduction and ready availability throughout the country. At the moment, para­ quat can be freely obtained. It can be found on the shelves of general stores, often next to groceries, and is frequently sold in soft drink and beer bottles. Moreover, bottles and other containers of paraquat carry no labels with warnings or directions for its use. Sometimes these bottles are stored in refrigerators, and the con­ tents are accidentally ingested when mistaken for beer and soft drinks. Suriname's previous experience with the ban on the sale of undiluted acetic acid demonstrates that the use of toxic substances for suicide can be controlled by vigorous regulation o f the sale and distribution of such products. The data described here suggest that similar regulations should be instituted for the sale and use of agricultural pesticides.

Discussion L’apparition relativement soudaine, en 1980, de l’ingestion de para­ quat parmi les principaux modes de suicide au Suriname coïncide avec l’introduction et la diffusion de cette substance dans tout le pays. Actuel­ lement, le paraquat est en vente libre. On le trouve sur les étagères des bazars, souvent à côté d’articles d’épicerie, et il est fréquemment vendu dans des bouteilles de bière ou de limonade. De plus, les bouteilles et autres récipients contenant du paraquat ne sont pas munis d’une éti­ quette portant une mise en garde ou l'indication du mode d’emploi. Ces récipients sont quelquefois rangés dans le réfrigérateur et leur contenu risque d’être ingéré accidentellement par suite d’une confusion avec de la bière ou des boissons non alcoolisées. L’expérience du Suriname en matière d’interdiction de la vente d’acide acétique pur montre que l’on peut maîtriser le problème des suicides par ingestion de substances toxi­ ques en réglementant sévèrement la vente et la distribution de ces subs­ tances. Les constatations qui précèdent donnent à penser que l’on devrait réglementer de façon analogue la vente et l’utilisation des pesticides des­ tinés à l’agriculture.

(Based on/D’après: PAHO Epidemiological Bulletin, Vol. 7, No. 1,1986.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization