tI a i C I ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÊ Abidia n Novembre 1984 L,IMPACT SOC IO ECO N OMIQUE PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L,ONCHOCERCOSE DANs LE BASSTN DE LA Volra Par LEOPOLD KEHIN SOCIO - ECONOMISTE EN TERTIE DE R,EPEUPTETIENT ET D'UTIIISAIION DES TER.RES LIBER.EES DE L'ONGHOGERGOSE EN COÏE D'IVOIRE sUR LES lO PREmIERES ANNÉES (t974 - 1984) DU PR,OOR,A'NME ) 1 at t a ORGANISATION }IONDIALE DE LA SANTE PROGRA}DIL] DE LUTTE CONTRE L ' ONCHOCERCOSE DAIIS LE BASSIN DE LA VOLTA LII M P A C T S O C I O ECONOMTQUE EN TERME DE REPEUPLEMENT ET DIUTILISATION DES TERRES LIBEREES DE LIONCHOCERCOSE EN COTE D'IVOIRE SUR LES IO PREMIERES ANNEES (I974 - I984) DU PROGRAMME PAR LEOPOLD KEHINABIDJAN a a t NOVEMBRE 1984 SOCIO - ECONOMISTE at o a SOMMAIRE 1 PAGES Avant-propos. . I Zone onchocercosée 2 Présentation de 1'EEude:. .. . I - InEroduction. 3 I l.- Le Problème 3 1.2. Les Termes de références. 4 1.3. Méthodologie ...... 5 1.3. l. L'Analyse documentaire 5 1.3.2. Le Questionnaire fermé 6 I .3.3. Les Entretiens semi-directifs 6 I .3.4. Evaluation critique..... 7 II - Analyse critique des activités socio-économiques situées dans 1'aire du Programme de Lutte contre 1 tonchocercose 8 2.1.- Les activités agricoles ou agro-industrie11es...9 21.1. Le Progranrne Sucrier... 21.2. Le programme maraîcher ou fruitier 2l .3. Le programme des vivriers 21.4. Le prograutrne coton 2.2.- Les Activités de 1'Elevage et de la Pêche.. -o .....10 .....il .....t4 .....18 III - EvoluÈion démographique et sa réparËition dans la Zone du Progranrne de l,utÈe contre l'onchocercose .....21 IV - Incidence du Programme Oncho sur 1es activités socio- professionnelles de la population : Cas de Touba Borotou. ......28 4. l. Présentation Touba-BoroEou. ...28 a a i a1 4.2 Incidence du Programme de lutte conÈre 1 t onchocercose 32 o .a ( i t a 4 .2.1. L'Homme 33 4 .2.2 Incidence sur 1es acEivités socio- professionnelles 34 Conclusion générale eE propositions 39 Liste des institutions et personnès rencontrées 4l Annexe I at o a ( ', I AVANT PROPOS La présente étude a êtê commandiEée par la Direction du prograflme de Lutte contre ltonchocercose dans le Bassin de la Volta- Organisation Mondiale de 1a Santé. El1e a été réalisée dans sa phase de terrain du l0 Septembre 1984 au l0 Octobre 1984. Nous exprimons notre gratitude et nos vifs remerciements à tous ceux qui y ont parEicipé d'une manière quelconque. Nos remerciements vont plus particulièrement à Messieurs : - le Dr SERIE Félix, Inspecteur Général de la Santé-Abidj an - le Dr KOI.IE IBRAHII"I, Directeur de I'institut d'Hygiène Abidjan - KRAMO Préfet de Touba - BERTHE ALASSAIIE Sous-Préfet central de Touba - KOUASSI KOUASSI Sous-Préfet de Borotou - Le Dr AKPOBOUA Chef de Secteur Oncho de Bouaké - les chefs des villages visités : OUASSIKO, MAHANA, NrGOLODOUGOU, KOLTNTIGUISSO et 1es Responsables du complexe sucrier Borotou-Koro. - les responsables de la SOITEPRA - Bouaké et de la CIDT (Bouaké). a a-r CARTE ZONE HYDROGRAPHIOUE ONCHOCERCOSEE Lr'robo t a ( of-l I N t I ) .) I \ I 2onl onchocarco3aaI E:î?11 lt2Lz.!L, Zînr ron onchotulcotrr o 30 IOO Km Ell o m [_ ) ( o oâ -3- a t a a a PRESENTATION DE LIETIIDE 1. INTRODUCT]ON 1.1 LE PROBLEME La mission APG qui a réa1is6 Irétude d.e base trnur 1e l-ancement du progrernme de lutte contre ltonchocercose, a fix6 comme objectifs fonda.nentaux d.u programme, 1e contrôIe d.e ltoncho- cercose et subséquenrment, 1'ùtilisation d.es temes ainsi Iibérées en vue d.u développement économique et social. f 1 s I agit, d.ix ans après 1e d.émarrage du progrâmme d.e lutte contre lronchocercose, de faire le bilan d.es activités d.e d.6veloppe- ment socio-économique d.ans ltaire ivoirienne du progrgmme. ce problème est d.tautant plus important por:r 1a Direction d.u prograYnme que des succès importants ont ét6 renport6s dans Ie d.onaine entomologique. En effet, selon un rapport établi par lrorganisation Mon6iare de Ia SANTE, agence drex6cution d.u progrâmme onchocercose, 1es popu- lations vectrices ont 6t6 réduites dans d.es proportions telles que Ia transmission d.e ltagent pathogène est pratiquement interrompu d.ans 90 /' d.es 65h ooo km2 de lraire initiale du programme (avec l-es exten- sions, nous sommes à -764 OOO l@2 pour ltensemble des sept pays). . Crest dire que 1e premier objectif est largement atteint. Quren est-iL d.u second. ? Que11e est 1a part d.u prpgramme oncho d.ans 1e dévêl-oppement socio-économique que connaît 1es sept paÿs membres, plus particulièrenent Ia Côte d.'fvoire ? ctest ce que tente d.e cerner l-es te:mes d.e référence d.éfini par 1a Direction du Programme. t a ll t )+ a t t t t a 1 .2 LES TERIUES DE BEFERENCE TERI\MS DE REFERENCE POUR LI SSM4ENT DU B]LAN DES ACT]VTTES DE DEVELOPPEMENT SOCÏO-ECONOMIQI.[E Participer à Ia réarisation dtune étud.e sur lrinpact socio- économique en te:mes de repeuplement et dtutilisation d.es temes libérées d.e l-ronchocercose en Côte d.tfvoire sur 1es 10 prenières années(lgl\-l98l+) au progrâmme. DESCRIPTION DES TACHES t ) anatyser d.'une manière critique ltensemble des activit6s (projets ou progrâmmes) ae développement soci-6cononique menées d.ans lraire du Programme ONCHO d.epuis 1e d[marrase (19T1+). ' 2) Analyser l-es inter-actions entre ces aetivités d.e l-fonchocercose 3) anaryser 1'évolution de Ia dénographie et sa répartition dans lraire d.u programme. h) .q,u regard d.es r6sultats acquis par 1e progra.rrme ONCHO, analyser d.ans 1es zones d.u Band.ama Blanc et/ou Sassandra, lr§volution de lrincidence d.e lronchocercose sur toutes Ies activités socio- professionnelles de la popuration (agriculture, é1evage, pêche, forêts, ind.ustrie, ete.). Cette évol-ution sera ana'lysée aux travers d.es indi- catèurs tels que : a CADRE GENERAL -r- a t I t - niveaux et systèmes d.rexploitation d.es ressources naturelles, - accroissement de 1a capacit6 de travail_ d.es groupes d.tâges et des individus par réduction d.es manifestations cliniques de lronchocercose et notamrnent de Ia cecité. - amél-ioration d.u cadre de vie (revenus, habitat, etc.) - amélioration du niveau de sant6 et des infrastructures socio- économiques (sanitaires, scolaires, routières et autres équipement écononiques ) . - degré actuel ou potentiel de participation d.es conmunautés du progra'nme (sr:rveillance entomologique, traitements d.es zones, d.istribution d.e nédicaments) et technologies utili- sabl-es par Ies populations dans Ie cadre d.rune d6volution de certaines activités d.u progrâmme. Par rapport à ces termes de référence, queIIe néthode avons-nous utilisé pour 1a réalisation C.e 1tétud.e ? 1.3 METHODOLOGIE Compte tenu des thènes centraux d.es termes d.e référence, nous avons donn6 une orientation à Ia fois qualitative et quantitative à 1rétude. Ces deux néthod.es conpl6mentaires nous permettront de saisir l-es faits sociaux, 6conomiques... d.e façon satisfaisante. por:r ce faire nous aÿons utilis6 l-es techniques suivantes : 1 .3. 1 L'ANALYSE DOCUMENTAIRE lous les d.ocuments 6crits disponibles tlans 1es Admi- nistrations publiqueset privées ivoiriennes. Nous avons 6vité d.e cor- riger certaines erreurs relatives ar:x statistiques qui nous ont été fournies mais nous 1es avons interpret6cSeon-e i1 se d.oit. t i a at a a t a t 6 1.3.2 LE QUESTIoNNAIRE FERME Il a été appliqu6 à la zone de Touba-Borotou koro (conplexe sucrier). Cette zone sur Ie haut Sassand.ra choisie en coll-a- boration avec Ie responsabl.e de ItUnité Economi que, constitue un cas qui mettrait en évidence et de façon significativer f impact d.u pro- gralnlne d.e l-utte contre ltonchocercose en Côte d.tlvoire. Crest une zone ititialenent peu peuplée. .,"'.* Le questionnaire utilisé sur Ie terrain comprend. 31 Questions rrelatives: I - à lrid.entification des enquêtés, ÏI - au mouvement d.e peuplenent-repeuplement, rrr - à Ia mise en valeur des terres libérées de lronchocer- cose. 1.3.3 LES ENTRETTENS SEMT .DIRECTIFS f1s ont permis de completer à Ia fois 1e question- naire ferm6 et Itanalyse d.ocumentaire. Les prineipar»< thènes abord.és sont : 1 - Etat sanitaire de Ia population avant et après j97\. 2 - Mouvement d.e 1a population constaté 3 - Les revenus monétaires des paysarls l+ - le problène de Ia mécanisation et d.u rend.ement d.es super- ficies exploitées a 5 - Attitudes et opinions des enquêtés. ia -7 - I t ,1 1 .3 . l+ EVALUATION CRITIQUE Lrimportance de f'étud.e signal6e plus haut mérite que lton srintéresse ai:x limites qui ltont marqu6es. La plus irnportante qui cond.itionne d.tailIer:rs toutes les autres, est Ie d.6tai inposé : 2 mois. Un ami, chercheur de LrUniversit6 Nationale d.rAbid.jan à qui jrai montré 1es tezmes d.e r6férences mra d.emand.6 sl je'd.isposais drun an pour réaliser cette étud.e. En effet, au regard. d.e lfaire du progrn'nme z Z7O OOO km2, lr6volution d.émographique et sa répartition absoibe 1es der:x mois im- posés. 11 est d.ifficil-e d.e disposer d.es d.onnées statistiques fiables d.ans nos pays sous-développés. Lrunit6 écononique aurait cIû établir ses .p:opres statistiques en effectuant un r,ecensement. Ce travail reste à faire. Les d.onnées que nous d.isposons sont d.e LtAdministration terri- toriale qui réatise l-e recensement d.ans rure autre optique (éIection, paienent d.e carte PDCI-RDA ( 1 ). Cela influence éno:ménent la fiabilit6 des résultats. De p1us, i1 est quasiment imposÈible de trouver d.es chiffres réclnts. Bref, six mois au moinsrnous auraient peruis d.ta11er au fond. des choses. Ainsirpensons-nous que 1a présente étude revêt un caractère essentiellement expérimental. (t) pncr-RDA = parti Démocratique de côte arlvoire Rassemblement Dénocratique Africain. a a aa 8 II - ANALYSF CP.ITIOUE DES ACTIVITES socro-EcoNou{QIIES SITUEES DANS a L'AIRE DU PROGRAMÈIE DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE (l) Le plan l97l-1975 posaic déjà coume 1'une des grandes options : 1"'élaboration de choix particuliers, favorisanE temporairement des groupes dthommes, des régions, des sect,eurs d'activité, de façon à atceindre les objectifs globaux et 1'équilibre final recherché par des opérations intégrées de développement." Cette optionestârattacher à celle qui vise la satisfaction du bien-ôtre de la population ivoirienne. Ces deux objectifs ont été repris par 1es plans quinquennaux suivants. Ils ont été complétés par drautres objectifs notarnment ceux du plan l98l-1985 : . priorité à 1a modernisation de 1'agriculture . promotion et modernisation des activités artisanales et traditionnelles recherche d'un développement mieux êquilibré de 1'ensemble du territoire national. Ces différents objectifs ont été à la base de 1a mise en valeur de la zone libérée de lronchocercose, qui correspond grosso modo à la savane défavorisée du point de vue de 1'équipement collectif et du revenu annuel par comparâison à la zone forestière. Tôutefois, lrensemble des efforts déployés ntaurait pas connu de succès si le lrograrure de lutte n'avait pas existé. 11 convient d'examiner les différentes réalisaÈions intervenues depuis 19J4, date de la création du prograrime de lutte, dans la zone onchocerÆÆ.*a"a examen nous permetEra, d'une parÈ, de vérifier si les objectifs rappelés ci-dessus ont été atteints, et drautre.part, de savoir s'il y a eu une influence quelconque du progrartrne Oncho sur 1è dérouleurent de ces activités. L I analyse starticule sur trois ttprograrrnesmajeurdt 2. I- Les activités agricoles ou agro-industrielles 2.2- Les activités d'élevage et de pêche 2.3- Les infrastructures sociales et économiques. I I l I ( I ) Cet examen a été effectué Economique dans la zone de à partir du document : Développement Socio- luEte contre 1'onchocercose, Ministère de 1'Economie et des Finances, Direction des Investissements, Abidjan, I 983. a I I i I I I I i I t -9- a t a I 3 a ,j I 2.1 - Les activités agricoles ou agro-industrielles 2,1.1 - Le prograrme sucrier Outre le complexe de Ferkessédougou l, d'une superficie de 5 O0O ha irrigués avec uhe capacité de production de 50 OOO tonnes de sucre raffinê, la Côte drlvoire a lancé ea 1974 un programne sucrier de 12 complexes dtune capacité moyenne plus ou moins égale à celle de Ferké l. Ce programne, plus qu'ambitieux a été réduit à la construction de 5 complexes : FerLê .2, Bgq_oj9§r Sérébou, Katiola "t 3É991a. Les objeetifs globaux de production ont été ramenés à 280 OOO tonnes. Une sociêté dfEtat, SODESUCRE, créêe en I97l lors de la réalisation du complexe Ferké t, gère l'ensemble des complexes. Le coût des invesÈissements pour la période 1976-1982, s'élève U ,:! milliards de francs courants dont _t7O millards dremprunts'. 11 convient de préciser que ce prograrme sucrier a connu une évolution importante. De 12 complexes prévus, il a été réalisé 5 complexes dont 2 viennent drêËre supprimés en 1984 : Sérébou et Katiola. Ces deux complexes montraient dès le début des signes de faiblesse quant à une amêlioration dratteinte des objectifs initiaux. Si lron ne peut pas affirmer, du point de vue financier, gue les com- plexes sucriers ivoiriens sont rentables, il importe de rnettre en êvidence tous les effers induirs qu'ils genèrenr. -. .- L\ , *:*j,t "' -z /6V, / Au plan social eE de 1'emploi :25O OOO personnes (salariées plus leur famille) vivent direetement ou indirecteuent des complexes sucriers. La masse salariale des ernplois ainsi crêés srélève à ll rnilliards de francs en 1983. De plusr rL besoif, dp fgqEaliqn* résultant de ces emp_Lois a été_ e--s-tiqé* à 5 600 p"rroorr"".'*1 Ï Au plan de ltenvironnement et de la lutte contre lrexode rural : n["es conplexes sucriers ont contribué à lressor de certaines villes très modestes initialemenÈ corrEoe Ferkessédougou création de nouvelles villes : Borotou, Sérébou ,J Ils onE aussi permis la e Grâce aux complexes sucriers, il a été possible de réduire ltexode l a1 la création dtinfrastructures socia les et administratives., Dans 1e cas de Borotou-Koro, plus de I 5OO logements modernes ont été construits sans comPÈer les bureaux et lrusine réservés à la zone industrielle.t uénou1a $r'ÿ IO - a I a D a t Les complexes sucriers onÈ égalemenÈ joué un rôle importanE sur 1'envi- p1 b ir'.ruu ;, . o; ronnement par 1e développement de Ia culture villageoise de canne ,à sucre, par le développemenE des cultures vivrières et par 1'utilisation des sous- produits de sucrerie (melasses et déchets végétaux) pour 1'embouche animale. Au plan économique, les complexes sucriers constituent des pôles de développement importants qui srintègrent dans la straÈégie globale adoptée par Ia Côte d'Ivoire : réduction des disparitês régionales et recherche drun développement national équilibré. ces divers effets induits seraient nuls stil nty avait pas eu le pro- gralme de lutte contre lronchocercose. Ces complexes se trouvent, en effet, dans des zones moyennement ou forteuent infestêes par lronchocercose. Lrexistence de certains complexes sucriers seraient même compromise si une lutte à une échelle très vaste ntétait pas menée. Le cas de Borotou que nous analyserons Par la suite, montrera de façon auplifiée Itinpact du progrrnme de luËte contre 1'onchocercose sur la plupart des activités socio-économiques. 2.1.2. - Le programme maraîcher et fruiti er Outre les premières zones maraîchères mécanisées et irriguées (N'zi-Bandama, Rubino, Nrdakro et Ferkessédougou), on dénote deux autres zones : celle de Marabadiassa et celle de Sinénatiali. Ces deux unités de production de légumes sont de grosses unités onéreuses. Elles ont coûté 7r9 milliards de FCFA couranÈs dont 4r3 milliards de.francs sur emprunt. Pour éviter d'alourdir la dette de lrEtaÈ, il semtte opportun que les nouveaux périmètres soient réduits à de petites exploitations (dinension familiale) et pris en charge par 1es paysans. Actuellement 1a SODEFEL, société drencadrement pour les fruits et 1égumes ne semble pas storienter dans cetEe voie. Elle travaille en régie et utilise les paysans cornne des manoeuvres. Le résultat est très net : abandon des parcelles par des paysans. t aa Le périmètre de N'Dakro, situé à Bouaké a été abandonné par des paysans depuis 1a fin de 1'année 1982. Actuellement des manoeuvres recrutés par la SODEFEL y travaillent. La raison fondamentale évoquée, est f insuffisance des ressources perçues dans 1'année. En effet, à la vente des récoltes de légumes, la SODEFEL !i reEire le coût des facteurs de production (tracteur, motopompe, engrais t'' :, ,.' ; et divers autres outils). Le revenu net distribué au paysan est alors '' I Pour minimiser ce.t aspect, 1a SODEFEL devrait travailler de i concert avec les autres sociétés d'encadrement des paysans afin que le Ij t".r".r,, provenant des 1égumes soit complémentaires des autres revenus. lC'est 1'objeçÈif assigné par le plan quinquennal en cours, l98l-1985.rf ,I i, Quant aux projets fruitiers : production drananas, d'avocats, Ils'-ont' exploités en rêgie. Tous ces programmes, réalisés le tong des cours dfeau, nrauraienl pas de développement stil nty avait pas eu le progranrne de lutte contre 1 t onchocercose. 2.1.3.- Le Prograrmre des vivriers I1 sragit des tubercules, des céréales eÈ dé 1'arachide qui servenE à lralimentation de Ia population ivoirienne. Les vivriers sont traditionnellement opposés aux produits de spéculation tels : le coton le café et le cacao, destinés uniquement à lrexportation. 2.1.3.1 - Les Tubercules On ne retiendra ici que le projet expérimental de la culture mécanisée de manioc à Toumodi. Lrobjectif de plantations annuelles a été ramené de IOOO à 600 ha en période de croisière pour le cenÈre industriel. Le manioc devra ",rÜir des transformations industrielles (farine, atÈiéké..' Le coût total s'élève à 3, 052 milliards de FCFA courants dont. l,052 milliard de prêr de la Caisse cenErale de coopéraEion économique. 0v' \j e:- a-' \ '- Jrr t:1 \I" | .t r\, ç: \ \(\'" .,.} \,F ' pr' ,t, Ii .\i c,itP'\' 1l tl .l' i1. i' I t "/- Lu, gr , ll aI t2 Le prograrnrne manioc, comrne tous les auEres prograflunes, vise à 1'amélioraEion des revenus des paysans de la région centre. Toutefois, 1a vulgarisation de cette culture mécanisée en milieu paysan reste à faire. 2.1.3.2 - Les céréales et 1'arachide Dans la zone de savane, c'est la compagnie ivoirienne de textile (CIDT) qui encadre les surfaces des vivriers à la suite des changements inEervenus en 1977. Le problème, au départ semble celui de la négligeance des vivriers au profit de la culture du coton. La comparaison des surfaces encadrées du cotôn et des vivriers, montre un accroissement des superficies de ces derniers. Le tableau Nol ci-après en donne une idée précise. a a T , t O a aTABLEAU N. I EVOLUTION DES SURFACES ENCADREES SOURCES CIDT COTON ET VIVRIERS ) r3 - ANNEES Désignation culture Surface (ha) Rendement kg/ha 1982 - r 983 r983 - r984 Coton 128 384 r 36 353 t 223 I O44 I I r982 - r983 1983 - 1984 Riz irrigué ler cycle 2e cycle I er cycle 2e cycle t 466) s r33) ro) t7) 6 599 7 827t464 1982 - 1983 1983 - r984 Riz fluvial 26 031 32 840 r982 - r983 1983 - 1984 Mais 46 022 58 63r 1982 - I 983 r983 - r984 Arachide 25 658 26 l8t a t t. aI t t , 1)+ De ce tableauril'ressor:f qre 1a surface des vivriers atteint sensiblemenÈ 50 Z des surfaces encadrées alors que le coton se réserve les autres 50 Z. Le coton constitue en effet la source principale des revenues des paysans de la région de savane, entièremenE située dans la zone de luEte contre 1'onchocercose. Son examen nous permeÈEra de voir 1tévolution de ltimpor- tance du programme et des revenus monétaires. 2.1.4 - Le programme coton. Ce programme a démarré en 1974, à la même année que celui de lutte contre 1'onchocercose. 11 aurait été intéressant de savoir si la progression de la surface cultivée dépendant des résultats de la lutte contre lronchocercose et si cette progression a suivi les différentes extensions du programme oncho que 1a Côte d'ivoire a obEenues. Pour pouvoir mesurer cette^corrélation en terres précis, i1 aurait fallu disposer du teurps nécessaire. Des indications peuvent cepen- dant permetEre à nos successeurs d'approfondir 1a question. - La culture du coÈon existe avant 1974. Elle esÈ connue des paysans du Nord ivoirien. La principale raison de 1'évolution des superficies cultivées semble résider dans les moyens importants que 1'Etat ivoirien a nis à la disposition des paysans concernés : forte subvention, gratuité de lten- grais, augmentation des prix drachat du coton d'annêe en année, centrali- saEion des strucEures de coumercialisation (C.I.D.T.' achète tout le coton aux paysans) , mécanisation des surfaces et animation Coutenue en milieu rural. - Toutefois, la dimension onchocercose nrest pas à négliger Le programe coton'ntaurait pas connu l tessor actuel s til nty avait pas eu sur une .grande échelle, la lutte contre ltonchocercose. - 11 y a lieu de faire la part des différents facËeurs avant de déterminer celle qui revient au prograrmne de lutte conEre 1'oncho- cercose. De façon générale 1e prograrme coton a atteint les objectifs assignés, y compris ceux de 1'accroissement des revenus monétaires des paysans. ù 3 a 1r- a Le tableau suivant montre non seulement 1'évoIuÈion des surfaces depuis 1972-1973 mais aussi celle des rendements et des revenus. En valeur absolue Tableau No2. ( (a 7 2 / 7 3i 7 3 / 7 67 4 1 7 5 .7 5 1 7 6 :7 6 / 7 7 277 / 78 278 1 79.79 180:80/8 t 8t / 82 82 1 8383 1 8+ Surface moyenne Rendement Prix d'achaE Revenu 935 39,77 44,94 30865' 38305 ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( 0, 83 0,85 005 0, 85 r 020 90 0,83 994 69,gg s7 660 0, 9l 0,97 l,l4 I 07t 1,26:t,3t'1,37 r r69'r081'1086 :1,4t )) ) ) 6 4 4 4164 79,86 84590 t76 65 79,92 9 223 0 99, ) n 605 69, 60 79,95 976t4 7 9 ,95 27 9 ,957 9 ,96 z7 9 ,93 tt75t'1t407 r I æ02: 1384il' l5 n ) q ) ) )t 3 En valeur relative (bâse lA0=72/73 ( 72/73:73/74:74/75 275176276177277/78:78179:79180:80/8tïtl82z82l83:83/84) 6 ( ( ( ( ( ( ( ( ( (I )Surface moyenne Rendement Prix d'achat Revenu 100 t02 t02 100 100 z 107 109 : 106 100 I13 t76 176 201 r00 t'24 196 187 : 274 il0 t t7 t24 t26 201 295 t37 I r5 201 3r6 152 158,'r65 r70 t76 125 il6 l3t lll zot t2ot 201 201 251 382 :370 384 492 \ 448 ) ) ) ) ) ) tt1 ) En douze années, le revenu brut par planteur a été multiplié par près de 5 ce qui stexplique en premier lieu par les augmentations successives du prix dfachat (x2,5 et celle de Ia surface. Cependant, cette année nous remarquons une baisse de rendemenE par rapporE à 1'année dernière. Cette progression sur l2 ans seraiE plus sensible encore si on considérait non pas les revenus bruts, mais 1es revenus nets: en'effeE les engrais sonÈ intégralement subventionnés par l tEtat depuis 1977 . a I 16- o a I a De ftavis d.es responsables de Ia CIDT, en douze années, Ie revenu brut par planteur a été muJ-tiplié par r. Cela s'explique par lraugmentation successive d,es prix d.rachat (x 2r5) et ce1Ie de Ia surface. Les responsables de Ia CIDT estiment que cette progression sur 12 années serait plus sensibte encore si lron considerait non pas 1es revenus bruts mais les revenus nets car 1es engrais ont ét6 int6gralement subventionnés par l-'Etat d.epuis 1977. La répartition des paysans par unité agricole et des tranches de revenus agricoles permet d.rappr6cier lr6volution de ces revenus.corme lrind.ique Ie tableau ci-d.essous. a a ȧ. Èq l-- \oJ È,- JCn@@ cn c\t@@O\ O\ H ê H (J oo o èq ȧ. §q O-J - cn o\ot-rO /cd h a) .À ÊlSr -E\q)0J)HÀÉ',l ZIODÈ]azo<) P 'rlô a N C\l L.\ U\ cn o\ I I I I I J... I I I I I I Il.r\ o c\l Il. I I I I I I I I I Itr\ @ c\l I I I I I I I I I I I I I I I o\ CU I I I I I I \o \o I I I I I I o\ lr\ I I I I I I -sl I ! I I IolFl I I .J lr\ ! IJ\ CN I IÉtFl I I ..,!. I I Itr\l Fl I I ..t. 01 I I\ol Fl I I J LA lr\ tr- C\I ( I IL.\ cnl coI '-\ Ic\l IcolO\l IÈlHIÀl4. 1Él I CN CN F OJ I Icol I I I -Lt- Oc) I I I I I I t\ O I I I I I .,t. I I I I I I é . .: Lr\ O o l.r\ o r) I I I I I I ,!. I I I I I rÀ o\ I I I I I I l'r\ C\J LA J .. .. .. .t lr\ J + I I I I I ,!. I I I I I I I Y I I I I I I ,!. @ C\I @ F c\l tnÉ FIztrl JJ Ll-\ l.r\ r.^ Iâll'r\l I I I I I I IÈ.- | I I I C\I I -JI Fl I I I I I I\olFl I I I .. I cn I IO\lFt I I I I I It^Irl I I CN C\J I I I@ Lr\ \o H U) r4 lr\r\ cvC\l I I I I I I lf\ 'ÀF I I I I I J. I I I I I L I I ?(n I I I I I I I \o J Ilr\lrl I I I .. ..{(n I IO\l Fl I I t_ ....J. I I\olFl I I\o CN L.\ ! oo/do J O/do o C\J ot I I Iotrl I I I I\ot I I Io ,l I -JI I I ....J. ÊÉ () o CJ .d m) r-lÊr oo Lr\ cn ooO cf) oo tf\ /d ôt oo/do ot tdoot\ oo/do ooooo/d Lr\ oo/d o oo/d o l.r\ o O,)Odlf\ tr1ËO() HÉ F]HH? ;f ûÉ .rl oE a trlÈo C)HÉ(5 Da f'1 ÈÉ t*1 Ff Hz H D u) a tt oOO x a CN oà adq) -ip dH I I I I I I I 1... H H H (J o I Ir8 Malgré 1a relative réussiEe du programrne,des problèmes majeurs subsisÈent ; celui de la mécanisation demeure le plus impor- tant. Le problème de la mécanisation n'esE pas spécifique à la culture du coton mais concerne toutes les cultures encadrées par la CIDT. En effet, Ia mécanisaEion demeure lrun des moyens privilégiés pour réaliser la modernisation de 1'agriculEure, définie par le plan quinquennal 1980-1985 cormne objectif prioriEaire. On comprend pourquoi 1e recours systématique i 1a motôrisâtion demeure la règle des sociétés dtencadrement. CIDT, SODEPALM etc, selon que 1'on a affaire à la savane ou à Ia forêt. Toutefois, de sérieuses contraintes subsistent : défrichement, faiblesse du rendeuent, coût élevé du matérie1. I1 faut distinguer la motorisation conventionnelle, dont 1e püissance vraie entre 65 et 185 CV, alors que la notôrisâtion inter- médiaire a une puissance moindre. De 1'avis des Responsables de la CIDT, un défrichement coûte 4 rnillions par hectare, ce qui est très élevé car le rendeuenE moyen est de ltordre de 2t/ha pour 1e maîs.- En Occident, le rendement est de 9-l?tlha pour la même culture. 11 y-a certainemenÈ des problèmes agronomiques à résoudre. Par ailleurs, la Côte d'Ivoire ne maîtrise pas le coût du matérieI qui §télève davantage. Lrensemble de ces paramètres (dêfrichement, faiblesse du rendement et coût du matériel) font que lremploi de la motori- sation est à 1'heure actuelle plus onéreux que les autres formes d' exploitation agricole. I1 convienE cependant d'initier des études approfondies à partir des,premières expériences menées à divers endroits (savane, forêt) pour définir un type de mécanisaÈion à vulgariser. 11 serait également opport,un drenvisager, dans 1e cadre de 1a coopération interafricaine (CEAO ou CEDEA0), la création d'unité de fabrication de matériel agricole. Parallèlement à cette démarche, une autre en direction des petites exploitations correspondanE à des réalités sociales, doit être enEreprise. On pourrait éviter ainsi les désaffections des paysans dans le travail des cultures vivrières. , a o I I a I t9 )) LES ACTIVITES DE LIELEVAGE ET DE LA PECHE Elles constituent 1'un des facteurs de réequilibrage des revenus entre la zone de savane eE de forêt. I1 s'agit draméliorer par tous les moyens disponibles le cadre de vie des paysans. I1 s'agit aussi de réduire la dépendance excessive de la Côte d'Ivoire dans ce domaine : 80 Z de la viande de boeuf consorunée, proviennent de La zone soudano- sahélienne. Lrélevage totalise t3 projets dont deux ont écé réalisés entre 1972 eË 1974, c'est-à-dire avant le démarrage du prograuune de lutte conEre I'onchocercose. La lutte contre 1e vecteur a permis le développement de 1rélevage ivoirien en éliminanÈ la hantise d'être atteinE par 1a maladie des yeux. Ces treize projets totalisent un coût de 25 894 Millions de francs CFA. Les objectifs de combler les déficits protéiniques dtorigine, animale restent encore éloignés mais 1a tradiction d'éleveur contrtrence à s'installer. De plus, il y a de plus en plus dtassociation élevage-agriculture, ce qui évite les oppositions éEernelles d'agriculteurs et d'éleveurs. En ce qui concerne la pêche, elle concerne uniquement la pêche continentale eE la pisculture. Deux projets ont été initiés en I 978 et I 980. Le premier projet. concerne la crêation d'étangs, de station d'alevinage. I1 esE localisé à Aboisso, Bondoukou, BouakérDaloa, Korhogo, Man, Gagnoa, Touba pôur un coût total de 1,5 }filliard CFA. Le deuxième a vu le jour sur le lac de Buyo. eÈ a coûté 1,325 Milliard CFA. o o a . Ces deux projets ntauraient pas été possibles sril pas eu le progranrne de luÈEe conEre 1'onchocercose. En effet, 1e lac de Buyo, sur Ie fleuve Sassandra, se dans la zone classée cornane ayant un taux élevé drinfestation. La carte ci-contre, produite par 1a DirecÈion du développement met en relief les différenEês zones d'infest.ation ainsi que les traitées. cela guide énormémenÈ 1es initiateurs des diffêrents projets surtout près des cours d'eau. n'y avait trouve régional rivières rl LUTTE CONTRE Mai U ONCHOCERCOSE 1981 -20- I o a o r-{ Ç a Toul d'inltrtotlon loibh o 50 IOO Km -> Rôlnvorion Villogr -trrt I W to ". r l",tt;i,lloïliioîi or. " E rour d'infrrtotlon lmportonr D.D.R t98r 'i I I I - Rlvlrrr trollû ii,' ta - zt Toutes ces activités économiques, agriculture, élevage et pêche, ne peuvent se réaliser sans les activités d.rappui ou d.raccom- pagnement : santé, hyd.raulique hr:maine et energie. La construction d.es barrages est prée6tl6 par lrintervention d.e 1a lutte contre ltonchocercose, notamment l-tétud.e d.es gîtes larvaires et lr6pandage d.es prod.uits larvicid.es. Ctest le cas d.e Buyo et sur- tout du projet de barrage de Soubré. Au terme de ce premier survol, iI apparalt - quril y a eu un effort inportant d.e mise en valer:r d.es terres situées dans la zone d.e lutte contre lronchocercose. - que Ie développement de ces activités socio-économiques répond.ent aux objectifs ties d.ifférents plans quinquennaux successifs qui se résument ainsi : réd.uction des tiisparités nationales, r6equili- brage national d.u point de vue monétaire. - que 1t'irnFact du prograrrme oncho sur ces aetivités reste d.iffus. cela tient à lrinexistence d,rind.icateurs propre à "rtuaité Eeonomique" pour mesurer au fil d.u temps cet impact pourtant ind.é- niable d.ans lressor des programmes ivoiriens de d.éveloppement. III EVOLUTION DM4OGRAPHT Q.UE ET SA REFARTTTION DANS I,A ZONE DU PROGRA}4ME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCMCOSE Le tableau nol+ d.onne 1a répartition d.e Ia population par sous-secteur (recensement de 19Tr). une constation srimpose : 1a population totale tle Ia côte drfvoire sfestime actuellement à près de ÿ ni11ions. La population initiale dans Itaire du program'ne oncho avant Ies d.ifférentes exten- sions srélevait à environ 1 nillion. , a a I CONCLUSION PATTIELLE tTABLEAU NO )+ -lz- ANNEE 1975 er.Pr BOUAKE KATIOLA DÏMBOIGO N IBAHIA}GO TIEBISSOU YAMOUSSOIGO BOUAT'LE OUME TIASSALE TOTAL: a It tt S/SECTEUR BOUA]G I /pS BoB o)+8 TT 8T' \r> oz> l+T 21, fi 6+o 1oo l+38 2æ 609 8, l+86 80 3)+5 1 890 821+ S/SECTELTR BONDOUKOU : - Pr6f. BoNDoUKoU - Dept. ABENGOUROU - s/P ALEPE - s/P BETÏE 296 55t * 177 692 \z 9>s 1 592 91 '22 768 55 723 $ 58 'tz a il BONGOUANOU GROUMANIA BOUNA ADZOPE TOTAL: il Dept il 723 721 - I il I -)? - S/SECTEUR SEGUELA ) - Préf. - s/P - Préf. SEGUELA DUEKOUE I"IAN lt DALOA 1l GUIGLO SOUBRE BIANKOIN,IA - S/P },IANKoNo TOTAL t57 53 278 369 t37 6r 75 38 539 484 6s9 6lo 672 848 7tl 981 * t r 08r 039 a .: a : - Préf. TOUBA - : 77 796 . - s/p BoRorou - : ll 224 + :: : - Préf. ODIENNE - : tZ4 OtO S/SECTEUR oDIENNE ! ; : .- s/p BouNDrALr - : t3Z Z7g a. '' DIoULATEDoUGoU - : 578 !.t . 3 - ,' I,IADTNANT - : Ig 357 * .: : TOTAL : 334074 :: -)+- a O S/SECTEUR KORHOGO - Préf. - S/P - (a) - a/o KORHOGO FERKE TAT'IRE BB,IA (aSUl4A) TINGRELA 276 816 90 \23 T 953 386 35 829 l+t t l+o7 Les nombres marqués clrun ast6rix ne sont pas pris engornpte d.ans Ie calcuL des sonmes. a , I il -25- o TABLEAU RECAPITULATTF -=-=-=-=-=-=-=_=_=_Ë_E_ Année 1975 S/SECTEUR POPULATION TOTA],E o BOUAIG BONDOUKOU SEGUELA OD]ENNE KORHOGO TOTAITX 1 890 821+ 723 721 1 081 039 331+ 071+ )+r r hof l+ l+l+1 06, a D a ,a a a ZO 11 y a done augnentation de 1a population corol-lairement avec 1télargissement d,e Ia zone onchocercosée. Toutefois, d.epuis 19'f5, nous ne disposons pas de statistiques officielles. A ltheure actueIle, 1e n:inistère d.e lrintérierrr est en train d.e réaliser un recensement en une des électibns 1985. Ces sta- tistiques ne seront disponibles que vers le nilieu de lrannée 198r. De p1us, en ce qui concerne lr6volution d.émographique (tableau no5 ) nous ne pouvons rien affimer en lrabsenee des statis- tiques fiables. Les chiffres d.es d.épartements situés d.ans Ia zone onehocercosée que nous avons obtenus d.e 1a Direction des statistiques rurales ne sont pas du tout fiables. Le cas de Korhogo, zone habi- tuellement peuplée semble édifiant à cet égartl. Au totaI, iI faut attendre Ie recensenent national de 1985 pour effectuer d.es eomparaisons entre 1975 et 1985 et voir ai.nsi ltévolution dénographique d.ans lraire du progrernme. a È tÉ ri 14 c z o \n E, o tr Fl Hoz U tr, o CJ E ts HD r{ U z U) Dctl,Foc tr, U) t, 14Èü F FJ t4 rdzH cn t, Èd FË r'l Ez FJ a Utrl zz r4tll U) \o{ Ln \o{\o \o @ oo5o{ôoIt l..P.OHrOl+rOr3oooa v l-f ^HoÊrtÉ X à-t -t a a oô r-l oÇË a c,â t{O\CJ0acÉrtl o\ t{P> PJ (J) t-/l N) o\{ @ (, @ +§ o. §' (.rl o\ o\ or a (,/) o o ft oÉ B (/) >O\Z0axÉoO\ZPO 0) lJ) @ \o @ \o ! \o !tJt !(, r§næ\, @\o\ov§ o\o l.J (n (n o o r? oÉ{ Flooê.cl-' lÉo> 5 o\ !{{ @ o\ ; @ o\ o\t, ,y' *a {(, uro\\ co æ ! O)\o (Jl§ 7oF o 6)o lh a o o rt oÉ{ ,§ o n o 0a o l.J ! o\ 99 orr N) o\\o ,\o\æ\r-=- t \I(, Or \-\Iæ\o(rv (Jl l..J Lrl(, , a rt t a aa t a 28 IV - Incidence du progranrne oncho sur les activités socio- professionnelles de la population : Cas de Touba-Borotou Une présentation de la zone d'enquêEe s'impose avanÈ de voir lrincidence de I'onchocercose sur les différentes activités de Ia population qui s'y trouve. 4.1 - Présentation de Touba-Borotou 11 sragit du département de Touba coïîme I'indique la carte (l) ci-après et plus particulièrement la sous-préfecture de Touba et de BoroEou. 4.1.1 - La sous-préfecture de Touba Le milieu physique, humain et socio-économique retiendront notre aÈ Èent ion. 4. I l. I l- Le rnilieu physique et humain La sous-Préfecture couvre une superficie de 2002 kn2. ElLe est traversée par deux principaux cours dteau : la Férédougouba et 1e BAFTNG. Elle connaît deux sâisons : une saison de pluieTde février à Novembre et une saison drharmaÈtan qui commence en décembre. Elle est donc suffisanrnent arrosée et la végétation y revêt deux aspects : la forêt dans sa partie sud, sud-ouest et la savane arborée dans sa partie Nord Nord-Est. Les conÈreforts du mont nimba se prolongent ici par-le !{ont ZAALA qui culmine à 1000 m-d'altitude. La sous-Préfecture dispose d'un importanÈ réseau routier : route A (bitumée) = nationale = 75 kns routes B: relient les départenents = 46 kms rouÈe C: relient les villages = 333 krns En ce qui concerne la popülation, la sous-préfecture compte 25 677 habitants selon 1e recencenent de 1980, ce qui fait une densité de l2 habitants au km2. (l) Cette carte délimite La zon.e onchocercose et la densiÈé de la popula- tion. Elle est produiEe par la Direction du Développement régional (D.D.R) MinisEère du Développement Rural - 1983. a DENSITE DE POPULATION PAR DEPARTEMENT ESTIMATION Ieso -)o-a a aa aa aa aaaaa a'a a oaa ABIDJAN a A 0 E0 t00l(n ,' _1 L_- __l [::îrl L--'.-::l MOINS 0E 5 ,ob /*.t oe s è lo Hob /Ktt DE rO ô 20 Hob/ Kma DE 20 ri soxob/Kma Not/ LIMITE ZONE / ONCHOCERCCSEE: DU TRAIT AU LITTORAL a taa a a a D.D.R 1983 BOUNA o aa aaa oa aa a a a aa a a a a a a aa aaaa aa, aa aa rOl aa a aa aaa aa aaaaa aa aa aa roO aaaaaaaaa aaa a a a a a a a a a 'a a a a a a a a a a a a aaaaaa a a a a a a a aaa a oaa a aa aa a aaa aa aa aa a aa aa o a aa a a aaa aaa aa aaaa a aaa aaaaaa aaa a a aaaa aa aa aaaa a aaa aaa aa aaaaa aa aaoaI aaaaoa a aaaaa aa aaa a aaaoa a aaa a aaaa aaaa aaa aaaa aa a aa oa a aa aoo a oo a aa a aa aaaa aa aa aa ar aa a aa a a a a a oa a aoa aaa aa aa a a aa a a a a a a a a a a a aa aa aa aa a aa a a a aaa a a a a a a o a a a a aa aa o aa a aa a a O a aa a aaa a aa a aaa a aaa a aa aa aa oaa aI aa oaaa aaaaaaa aar aa oa raa aa aaaa a aa aa aa a a a aa aa aa O. aa aaa aaa aa aa ,OO a a a a a a o a a aa aa aa ar aa a aa a a aO aa aa aaa a - aa a aa a a oa !'ao a a a a aa aa aoa oa aaa a aa o aa a a a a aaaa a aoa |'] n a a a o aa aa aaa a aa aooaaa aaa aa a aa a 30- 411.2 - Lraspect soc io-économi que La sous-préfecture connaît une vaiiété de cultures industrielles eE produit même du café (606t en 1983-1984), ce qui semble rare pour 1es Zones de savane. El1e produiE du coton (516, 345t en 1983). du soja (242,708t en 1983 et du tabac. Du poinE de vue culture vivrière, le riz (1921,362t) semble de loin la plus importanÈe. on relève toutefois, la cult.ure du mais, du manioc. L'élevage y eist également pratiqué, essentiellemenÈ : bovins, ovins et caprins. Du point de vue infrastrucEures sociales, très peu d'écoles primaires et trois établissemenÈs secondaires dont un privé sont à la disposition des élèves. Trois centres de santé et un hôpitaI assurent le maintien de la bonne sanEé de la population. Conment se présente alors la sous-préfecture de BoroÈou ? 41.2. I - La Sous-Préfecture de Borotou On disEingue le milieu physique, humain et socio-économique. 412.1 - Le milieu physi que et humain ' La Sous-Préfecture couvre une superficie de 2 087 km2 avec une population de 22 033 habitants, soit l0 habitants au km2. Les caractéristiques relatives au clirnat et à la végétation sonE identiques à celles de Touba. La Sous-Préfecture esÈ traversée par deux cours dteau. LABOA et la FEREDOUGOU déj à connue. 4t .2.2 L I aspect socio-économique En plus des culEures déjà citées pour la Sous-Préfecture de Touba, à lrexcepEion du café, il faut ajouter la canne à sucre. On y dénombre tréize écoles dont deux au chef-lieu de la sous-Préfecture, 1e reste se concentrant autour du complexe sucrier. ces écoles comptent 6l classes avec 2008 élèves dont 696 filles. En ce qui concerne Ie réseau routier, disÈingue : route A (bitumée) + nationale = 57 km a a a a 3l routes B : relienE les départements = 40 km routes relienE les villages = 68 km Les routes C ne sont pas praticables en toute saison. L'infrastrucEure se complète par lrexistence de deux cenEres de santé et de 3l puits. CONCLUSION PARTIELLE CeÈ ensemble Touba-Borotou est essentiellement peuplé de "maou", sous-groupe malinké. I1 esÈ abondarmnent arrosé et dispose de vastes plaines Erès fertiles. C'est dans cet ensemble que nous avons étudié ltincidence du programme de lutte contre lronchocercose.t a a a -32-t l Le choix du cas se justifie doubleruent : 1) ctest une zone située sur te haut sassand.ra et fortement infestée. 2) c'est une zone faiblement peuplée où lron peut facilement mesurer lrapport du progra..e oneho en teraes d.e repeuplement et d.ruti- lisation d.es terres. I+.2. INCIDENCE DU PROGRAI,IME DE LIJ:TTE CONTBE L '. ONCHOCERCOSE Les raisons évoquées .ci-d.essus nous ont permis d.e liniter notre échantillon à 5O personnes d.pnt 5 salariées. Cet échantillon se r6partit de 1a façon suivante : Tableau no ( REPATTITToN DE LTECHANTILLON (( zouns D,ENQUETE ( BOROTOU TOIIBA ) ) )ITES OU ES ( rotrlltrcursso 25 OUASSIKO 10/ COMPLffiE SUCRTER 10% 35 70% rcr NIGOLODOUGOU 10 20% 50r I( ( ( ( ( ( ( ( ( ( 5 5 ) ) ) ) ) ) ) ) ) )TOTA], MAHANA( ( ( ( ( ( ( ( TOTAT ) ) ) ) ) ) I 5 30 /, a 15 a a -33- I a Au regard de cet échantillon et en considérant les nombreux e4tretiens que nous avons eus avec les d.iff6rents responsables de la région (1), on peut analyser 1tincidence du progrott-e oncho sur lrlsrnms et ses activit6s socio-professionnelles. \ .z .l L ' Hol4,tE 11 sragit ici d.es d.errrc sexes. Tous les villages visités, à lrexception d.u complexe sucrier, existeut d.epuis Ie aétut du 19e siècIe. Les habitants d.e ces villages reconnaissent 1a forte nanifes- tation d.es sinulies depuis 1er:r instal-lation. fls avouent J-er.rr impuissan- ce à lutter contre Ltonchocercose qurils soigaaient avant le progra"r'ae avec d.es feuilles de manioc, d.e bananier etc. f1s reconnaissent quravec Ie progrâ'ïïme (identifié p"r Les véhicules Lentl. Rover sr:r J.esquels est écrit oncho), iI nry a presque plus d.e sinulies. Ils reprennent d.onc confiance (tous 1es enquêtés) et travaillent paisibl-ement. Toutefois, les persoDnes adultes atteintes et qui ne sont pas totaLement aveugles, expriment levoeurd.e se voir guérir. Psychol-ogiquement, le progr€um.e a une incid.ence positive. De Lreutretien que nous avons eu avec Ie Directeur pErr int§rim . de Iç'sod.esucre (un Français) iI ressort qutau début d.e Ia création du conplexe sucrier, en 1977, règnait r:ngcertain€p'sychose d.e Itonchocercôse. lout Le mond.e était piqué par des simr:lies et Lron sthabillait en conséguence : pantalon, manchellongues. Maintenant on est en cutotie et tee-shirt. IL ajoute : "si vous arrêtez Ie traitènent, alors iI nqy.aura plus d.e iomplexerr. Actuellement, selon notre interlocuteur, 1es gens srinstallent tout autour d.u conplexe. Nous avous pu constatei l-texistence d.run village intégré au ssmFl-exe. Une habitante de cette zone a affi:m6 qurelle srest installée en même tenps que ltusine crest-à-dire vers 19?9 et ses voisins sont arrivés il y a environ deuc ou.trois ans. Nous avons égalenent dénonbré plusier:rs shanFs d.e cultr:res virrrières : a a (t) rc d.épartement d.e Touba. ô a-31+- t roanioc, riz du bas fond.. Le manque ilrencatlrement de ces cu]-tures ne nous a pas permis de connaître leurs superficies. 0n estine, toutefois que Ie complexe compte 12 000 habitants alors quren 1977, iI nty avait personne à cet endroit. Ie complexe sucrier constitue d.onc un cas de repeuplement dû au contrôIe de l-ronchocercose. Toutefois, si ltincid.ence du prograrnme est ind.éniab1e, i1 semble difficile d.e 1a mesurer avec exactitude. En effet, plusieurs autres facteurs sont à consid.érer : - installation d.e lrusine et de lrinfrastructure ad:ninistrative. Cela inplique 1a cr6ation d.e nombresl emplois qui attirent beaucoup de jeunes en quête d.e travail. Cornme lraffime 1a quasitotal-ité d.e nos enquêtés d.u complexe, nous sommes venus ici parce qutil y a ctu trayail. - construction de logements décents constituant Ie village du complexe Borotou-koro. Cette difficulté d.risoLer ltincid.ence d.u progrâyïme de tutte contre lronchocercose apparaît 6galenent au niveau d.es activités socio- professionnelles d.e Ia population observée. \.2.2 INCIDENCE SIIR LES ACTTVITES SOCIO-PROFESSIONNELLES E11e apparaît nettenent d.ans la réductioh de Ia capacité d,e.travail. Dans un village coyrïme MAHANA, où près de l+O % aes habitants sont atteints cltonchocercose, 1a prod.uction agrieole y est moins abond.ante que 1e village NiGOLODOUGOU où lron compte environ 20 /, drha- bitants. Mais nême ici, iI est impossible de dire, dumoins àvec le teynFs que nous d.isposonsr euê par suite d.e Ia réd.uction des nanifestations cliniques de ltonchocercose, i1 y a accroissement de Ia capacité tle travail. a o a o -35- Un autre facteur important, ltexode rural continue d.e d6peupl-er les villa- ges des jeunes gens valides, ee qui réauit 1a capacité d.e travail. La situation reste stationnaire d.ans tous les villages visités, sauf bien sûr 1e conplexe sucrier où ltaccroissement est spectaculaire. Le tableau ci-dessous indique 1 | évolution des superficies d.e cannes récoI- t6es, de la production d.e cannes et du sucre raffiné. Tableau noJ Evolution d.es superficies d.e cannes récol- tées, de la prod.uction de canne et du sucre source : SODESUCBE B0R0{I0U-K0BO t PLÀNTATIONS DE CANNE A SUCRE ANNEES : SURFACES RE- COLTEES PRODUCTTON DE CANNES REI{DB,TMTT PBODUCTION DE SUCRE 1978-'t9 ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( 1979-80 1980-81' 1021,36 ha 8t SS6,220 t 79,85 tlna ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) 36t t ,elr ua 262 3Og,52O t, 72,63 tlh,a l+\29,63 ua 317 01B,6t\ 1"271,57 t/ha 30 006 t a 1981-82 \?63,3\ rra SU+ gOh,5l+O tzT2,l+1 t/na 39 l+60 t 1 982-83 l+Bt3 tra 3l+5 \07,880 t 71,76 tltla l+1 892 t 62,71+ t/rraz 37 582 t3O9 751,800 r1983-81+ l+937,\z na 19Bl+-8, 5057,8t tra a t o JO Il- faut noter qutau complexe sucrier, tous 1es moyens modernes d.e prod.uction sont util-isés : pr6pépinière, pépinière, semence, m6canisation etc Du fait d.e l-'implantation d.u complexe sucrier, des pistes ont été ouvertes, un centre de santé et une maternit6 ont été construits. Dans les autres vi1Iages, d.e type trad.itionnel , en I'absence drind.i- cateurs propres à "1tunit6 Economieüê", iI senble impossible d.e mesurer ltimpact du programme Oncho sur l-es d.ifférentes activités de prod.uction. Il- ar:rait fal1u choisir d.es villages tests d.epuis cinq ans au moins afin de mener une observation permanente. Toutefois, 1révolution de l-a culture d,u coton, nous permet d.e d.ire globalement quril y a eu accroissement d.e l-a capacité de travail d.ans la zone étud.i6e. Le tableau ci-d.essous en dorrne une id.ée. a a a -37- F:p d ts op Ë z o@ ! 14 o tr{cr{ Hoz U r4 vr, U' FI FI U'H lF{D r{ U' c)oFI ozzH r!,Ft{ U' ôHUFl Fl o E' ! I ! l\) ! N) I! U) {(, I !§ {§ I{ l-n {(, I{ c \.t o\ I !{ { \.1 I{ @ ! @ I{\o {\o I @o @o I @ @ I @ l.J @ N) I@ U) @(, I @ 5 N z tII Fl o tÉ F F ct'to{É5or1O. O. l-+rocÈ3ooor.ro3 F...rto. . a. (, @l§ L'to §{ o\ @\ONO9§ o\(, u) o\(, \J \O§\O§§.@ {§ æ -@\C, @NO |.,l o æl-n o UJ{o @o\{s!\o {\o{o\ vlNO\o (, (rl ! (, tl S§rô -rs. ro ulq\(,o o{\o co@@ -o\@ {§ CA (, o\ \f (, vr o\l§ vl {ut{\o \r \o -.@N(Jl§.oo @(, lrl \o\o@§.O\@O\-N) o\o @ @(Jl\f \Ool\) u) \o FJ -@ -N@§-O\oo\o s(, ul h0\f§ !'r \ONC -\o Noz :'l tËoFoFI o FrÉv)o{É506ÈÊ,rtroÉÀ)3oôofto , H.. rtO. \oo (r!-\o t§ ul O\ L,I N l'J(, @(rN)t§lJ!\o-\o \o ! N) @ o\ o\o(,Oo\§l.J { t§ o lJt l./tO\Ooo\ (, o O\ \O t.)NJ(.rr §o\o - o\ c'\ È.) È.)O\@\.1 (, tf,) @ \o §oo (, @o Oi N) N) l..n @(, §5 N) {\o Ln §,\o§ @(r§\o:l-@(rul {§(JrO-O o\\o @ ! {o\oo(Jr{ (,(,(, (r§ ! t\)t, \o @ N)§. (.rl(, --§ -\O\Ol.o - r.o {§. (J)!urOo\{\o§- Noz r{ z Hz § @ o\ \o\o§\oN@\f\r@ o\ oi\o \o\o{ -(rU)(,t§(, FtÉrnodtr50(O. Ê. ÊroÉg:3ooOrtO5 P..r1o. . a, (, ul\OO\OO {O\(Jr\.o(-IrOo§ (Jt o\o {N) N) UI@\o (, (,§ (rtO-J o\ o\ t) -§(Jloo (, tr)@@(r@ U) (.rl+-o\o \o @ o\ ttl(,§ æ@o\ uJl§§tJr \o o §o t\)\o @\J(,§O(Jt@@N) t\) co v!\oO\S@o o\§ ]..J § @§ oo N) ! o\ -\o N IJt O\co§o(J)!o { orr\o (.rt O\ \OO@o\ -\oo (, ! N) ÉÉN) -tOôur N) 1§ (Jl o (, \o N) V) rrl c) tsl F F,oaoÈiE30{Q- O. HroCÊr3.)(-)or1o rtO. .5. l\)(,§. §o§ \o o\ ! !(,@o\(, (, (, (/l @ \o§ O\ (, o\ N)§ (, o\ t\) N)sl.rl @-\O(r\O(, O-(,t ! Orl§{ o:\ O\ O\§@u) c!5 o\§t§ \j .r. <l \I lJr t-n (-tt \o Ln o o\ N)(, ! ! (,§ l\) \o§t, t\)tb o. æc\o N) o@o §, \o@(,O\f \O c,\ N)\o \f (, N) \O|-rr§ (,(, N) O\ \O5u)t-n cll §.(, t\) \ONN)!\O 1..) o\o\o @(JrI.oæ{@ NJ tJt§ \.o O\\r U)O\@ t§(, -oÈo !§- @(, l.J @ _o (, coO\ UJ o\ 1'.J o a - rt a Ç 38- CONCLUSION PARTIELLE Au regard du cas étudié, quaEre consEatation s'imposent. l" I La région Touba-Borotou étaiE fortement infestée et la population a souffert de 1'onchocercose. 2"/ De 1'avis des populations visitées, la regression de la maladie esÈ due à 1a'lutte menée contre le vecteur. 3o/ Une amélioration du cadre de vie et des activités de productiôn est amorcêe depuis quatre ans. La colonisation des terres, très fertiles, demande une organisation particulière de la part du Gouvernement ivoirien : insËa11ation des jeunes gens déscolarisés originaires ou non de cette région ; exploitation agro-induscrielle de type complexe sucrier.... Dans tous les cas, des précautions élémentaires devront être prises : avertissement des autorités traditionnelles, accomplissement de rites ancestratrx (sacrifices par exemple). 4"1 t a tI 39- CONCLUSION GENERALE ET PROPOSITIONS Nous reprendrons les conclusions partielles eE les arEiculerons façon logique. I1 ressort de ltanalyse effectuée l'/ Qutil y a eu un effort important de mise en valeur des terres situées dans Ia zone de lutte contre ltonchocercose. 2" / Que le développement de ces activités socio-économiques répond : objecÈifs des différents plans quinquenaux successifs qui résument ainsi : réduction des disparités nationales, rééqui- librage national du point de vue revenu monétaire. 3'/ Que f impact du progranme oncho sur ces activités reste diffus. cela tient à f inexistence drindicateurs propres à '1'unité Economiquet' pour mesurer au fil du teups cet impact pourtant indéniable dans 1'essor des progrâmrnes ivoirtens de développement. Dans cette perspective, le choix de villages tests dans chaque sous-secteur paraît adéquat à lrobservation périodique. de aux SEt a I1 faut donc définir rapidement tes ts . des indicateurs dans ces vi11 ages 4" / La colonisaEion une organisation des terres libérées de ltonchocercose, demande particulière de la part du Gouvernement ivoirien installation des jeunes gens déscolarisés ; exploitation agro- industrielle de type complexe sucrier... Que11e que soiE la forme adoptée, des précautions érémentaires devront être prises : avertissement sous forme de sensibilisation des Autorités traditionnelles des zones concernées ; accomplis- I sement de rites ancesEraux (sacrifices par exemple). tt I+O 5" / rl faut associer 1es paysans à la lutte contre le vecteur en utilisant les hommes des régions concernées. En outre i1 faut informer largement 1es Arrtorit6s préfectorales et sous-préfectorales afin qu'e11es suivent mieux les diverses activités du programme de lutte contre 1'onchocercose. cette associaËion peut se faire par la comrunication systématique des rapports effectués sur les zones onchoeerquiennes (rapport de consultation, rapport d'activité de la lutte anÈivectoriel- 1"). cela leur pernettrait de suivre les différentes phases du programme et de sensibiliser 1a population sur 1'utilisation des mddicaments, 1es précautions élementaires de protection : vestimentaire notasment. une te1le information semble très indiquée pour préparer les sept pays à prendre en main pro- gressivement les acquis du progranme. ra - L1 o LISTE DES INSTITUTIONS ET PERSONNES RENCONTREES l) Ministère de 1'Economie et des Finances : . Direction des Investissements Publics. . Direction de 1a staÈisEique. llinistère de la Santé Publique et de 1a Population . Direction de Ia Statistique . Direction des Relations extérieures . Inspection Générale de Ia SANTE Ministère du développement rural . Direction du Développement régional Ministère de 1'agriculture et des eaux et forêt . Direction des staÈistiques rurales Compagnie ivoirienne de textile (CIDT) Bouaké et Touba Société de produccion animale (SODEPRA) Bouaké Société pour Ie Développement du sucre (SODESUCRE) Borotou-Koro société pour le Développement des fruits et légumes (SODEFEL) Bouaké. 2) Entretiens avec Messieurs . 1e Préfet de Touba .. 1e Secrétaire Général de la Préfecture de Touba . 1e Secrétaire Général de Préfecture de Bouaké . 1e Sous-PréfeE cenEral de Touba . le sous-PréfeE de BoroÈou . le chef de secteur du Prograrnme de lutte contre 1'onchocercose Bouaké. . le chef du sous-secEeur du Programne de 1utÈe contre lronchocer- cose ODIENNE. .a a t tt ANNEXE I INDICES DES PRIX A LA CONSOMMATION (base 100 = 1960)' Pour les trois derniers mois SOURCE : DIRECTION DES STATISTIQUES / Juillet I 984 Septembre 1 984 t Août I 984 Type africain 617 ,3 599,7 599,3 563,7Type européen 550,4 549,0 a a =tÉrI l-.{D P. l! ao(,P. (t .o IJÔF.c) ={o i:) t(, {F{ -t<oo <HÈroP. ri, 3 aè11 oo- al o TJ u.è =oo =r- o rr:ao o o P. o o(r omu t, P. o o r? o ê. o 0) a O) U) ê o 6) o. o.T 0) o TE vr(Jt çE (- z, c -lo. H o. .o o o ,\)\o I t- I \oo C) x o L l! o tt) oT d H. o =a o o d o = o o 0) U.tî q) t- -:B 2. E' z.o tn r? o c o o-< o <OÈfi0) NF.F.O§ rJ)A)t1 Gd =r--?!P-oo = oFr.5 (1 )U)È{oaoÉcaFl TNo; æÈ ,l-to OP 5§ C'Icoè§ s + I (o è§ rllXtrl HH =o o ê- o 'alo .E .o .(r .o >r{ 'l1= ,§ t, l-{ }-{Ôc) > lîl z,olt! ^u)Ht,o7E! c) l-{DXa>o F>È o C)>ot- rtc)(,o z,d1 vU)ô.o< >=n3 o or-:T lrri00(- z, O. z,a1 v= r !-Ë Ë '11 r"l I rl c!r rrj C) C4 rl:F F. t t.J F a rrj z, -i -ilroz rçl U) F:lJ) =i -'LN C) 0) n cP ê. o P. ê n o o.)(D. 0) .o c)oo =oO. rlO. t+lFI êF.§oo P.oo= =n 'uT oèÉ a .o 0) Fl 6 F. o a C' coÀ a o T o @ A (rl(o(o 1., t§ rtt t-H = z, 'l ÈH z, (( ct! HlÈl fr, -)l-H rt:OOz, -lF ô Ë rl ôc3 iE U) -ll-{ @r r-J 1- tn o z, !cr'L/rs rttt rr,D q '\,t43 rll z. -; 3 rn z, L.l U)E ,et! Ht- tn= . rtj .z .Ë 4- H a oooooooooooooo q) -D I\OO O.o\o oo À o ô o ô. 00 o c o -lo -l r o H z. c) rl: c) z. rr,F t- (r{ F.OÈÀ Èp ÀÈoo'!(Jl -l t§ -.1 ,O t§ococrlq)À @ccÈo à o0 r+ coÈ o) -l -Oȧo §Nr A À O).q) (,r{t9-JON,À@(oo)§(oæo§o) a -§C.o IJæ=È:: (, I o\ oo o oo o,oo vr@æ!æOl,r§(,ooooo \o Oro (.I(.o (.o -t (.rr(o (o -J§ (rl q) gl o) (0È-I -l (o o (rl N)C})C,NÈÈg E i§ § C,n CO -J { (r) oÉ (o coÀ grr(o CO 1ü co OJ (,(, (,rl o) coÈco -IN oÀ t\ru)UrÀ§(ro)!Èôo -IÈ:t§ÈÀÈj"O)(o ;;o,-J; a a o t- H. ô o c ê o lJ. o -t :1 o ,o fî -t o P. th o -1 o a aa t a x F H o tEl rJ) OC ots. rt o. P.iloO.É 'll= .Oo.o T << H.TO XP.=oÉFIO T =F.rr\O g,o\ P.oB o 'ü c)oo =oêFno.À rnFlo ts.oo F.oo= =11 o) cr T o (o æÀ =P.ox -ac (- 0) F. =o a o- P :û .o JU z oæ\.lO\Lrl§(, l§!t.JO\Oæ!O\Ln§(rN)O\O N) 6)xo rn I l-H2 IE, z, -t -iHoz o I P. 0)) o a oî É o a a o a q) o. (DÈÊÿ o oÉ P. a è o o. o o r? o = ts. q))À o a o. o o. o oP 0) P.tsP o 'o o P. IJ' a oI a ht I 0) P. a -u 'ÉooP. P.oaa@oo ÈnaÇO.3(1O.!' o. o Ecno0lFl T P,À o=Éoxo ooî= rnCo.oOP,Ét1tsooa J v, F N P. :j "o oFl t1 o. F P. N P oô 0)ts 3 P. a 3 p -J T P. o o- o q) P.: a q) T o è o J -u 'u0), O11ts.OI a r?o00 fî 55P. ts. 0)o.o=Tfooo.a (p 0) =0) o P 0) (1 0) P. = E! I{ l- È!, tËrfj l§ ôt t-ô l- .u F 6)Fo .U rrj N)o§ Ht\,|. H t§ @È N) 9 §9qc3 ü 3B s 3 3g H 9P .o -r co (n 6') q; o) = Co crOco co -1 ü)Y § ggP P iÈJ"']O CP NrOO (t) n2cr) q) È\fN, { Àt (.o O)Co§O À qnO)§ C, æÀ-J H üro) O Co {OCO O (ON) o -.IOo (o È(o ÈE o FT ta o o\ iE P. o 00 x o æ l§rJH§.O\O\lJr(r§{(JrONUr@(})cr\æO o§N)+È.t§ t§§.o(r!r§§@ o@§o.ævrvr l\)(, t§{oroo ! (o q)È rJ rr t9 -J-IOÈ crr cjr !9 §\,ooÀo §., N'§O cJr -l CO È C.rl q) (O(.o -l q) ÉO ts o (o c9 -Jo oicn c.rr (o qrl N, À§, @ c, gnao -J(O r- @ OO) Crl C^)È c^) qr o, CJr crl È O)O) H (f,, o CJI(o -æ o Cr) -I co c.rl @O('l N) o) q) q,l H-Jü, Èt§HCe) (, - À t§È {() C^) r§l-r È O) -J O CDF| Co cocoPcnÈcr, q) (o o) OJ æ l§(rt o) lJ §.) (o t Iu ^) t§ À) ^.)\TÈ..\})I§J\, I\) N À) I\)O\Oæ\) ô\,J \! \! \, \, \, \, \rJCo \l O.\.r'à-\! N J à.urO\O o '{H P. C+ a) od a hT Ê,P. a P.çOoq(y=5(DÊr ôH aoao aP'A .OH) Tp ts) o -o a) Â)F 9, o, o CN of- P. C+ @ H) p P. a â- o I C) o P. =\U C+ C)'uOts. =lÿoo:,a- a aou)ooao .u) c) (n(J t- J=@(top HH <p o @ o". o ef. o Ê, c+. o a \, o I E' P. -- ô o B r5 a ,qT Êt a I0. P. oT @ to-TçÈ)tP'P.PP.(+Ê, efPP.FOo .olo5 .OC-P. .a,aa,-o_ . o -p o . p.p, I u) .loTp .ÊrÊDOO ' P! O Y Or . = Êr:rP. O .oPP.o.O =o,oTOO.c+ .P. .-o .- .o\ .o .t, o. o I l:o c)loolaPIc+ ÊDlq.U,.IH: lÊ,l5 Jct' 'Ë:5oo c+ t,P- g, cà It Q- -do. I eJ. P.oa É.5tDoÉT .T .o .9, .<+ .p .T .p .<+ xP.P oq J{æ\n(l\ Co@J\rr5\ N-I\){\^)tuæ\,190.J{\rr \n t^ }- OOJOJ\-rl -Vâ-O.+-æu) 'u) OOOO4\O rvO. O.Co æ J æ æ ,§ü)H D9 ,-s. O c": N,\oco -r x P.P oga x ts.P o @ cr o ÀÈo T ID(.+;{ O ç.'7ç1-P. P. P. F. =lJ+\clHc+ooTO!oaoooao r P.d @r \J\ N) \r) \O vIv{ HHÀ C.rgn È^r-O) o) -I = :- 5 SO9 :-Iâ§ Crl §9 O Ot; H t§(rl(, t§ È qr@o) o) co o)o)o)@ -J Ctt O) ÿ I \,$ JJaôE\Qruoffi{ \I O\O\ çrr i æà.8(rt' *I (JOJOJI\) §- æ 5 æ O.L (, @(o qn F Èr) (rt H (,r c.)coææ(o o)('rÈüro) (o o)NrÈ*rÈqno-JNCJI OF.æ(OO Cr, N)oÈooC^,\l ü)c-n ü) o) (.rr (, N' Cr'N) -l -l Cn ç,.l -l crOO À æ -È(O -J (rq)@æ c-n CO -J -.t Cn C,ü9EHC^, O) HNrÀgn (O N) @ À ÈÀ (,|æÈ o)o (ooqnrrc) o)Èqn (rro Gro§9 o t§ co -J )J t9o) (, o) (o -I o) t\, q) q't §g À(rr rÈ F- O O)rr cr)coo H @O)-f |J lr N)Èo')O) qt\l(ro@co (o{ cnNr-JN, o(Jl Co-JHCo o)È §cÈo)N)o o) co o tD F H o tr U) 0_ A, :J5P. er 6+Io.t'o É E85(Dp.h o.hTÈP.Ê,o o <+ P'P,Oo55<+ ri P. x I-I P. ç-f \oO.oo5 'U =ToP.kx o P.(+ -o r-.0r5 ct P' P.OOG - ll) U) -o 'u c+ Q- ots.Pc+(ta =o ts. a a- o lt) 'o s(D trtt ÈJ !D to bo 1§ , a t a Nrü NrS$È{' co È (o N N (o §-ôl §-oN n-.siôi aNO Ëolt- 611 oÈ.- co r(.) o) co cn \tt ôJ N -)ôl s N cOrooOO Êcô(o(ccoCO CO (O cr) (OÊcocôcôtô Ê È.- ôI rr) OOOOO corr)ooo o(od(oôlCO tif' (O (O Cô j co OJ -{ 0) t{ ü a o, \ .; = o coÈ(o (o @ co tr)rJ) f- -{OJN Nrr) o(oNc)oOcOC\l@ôlÈl r-{ Ê O) Cÿ) ri ac- :\ co \o€O\\C\OO. .rcco§ cîr\tn Fi,-)cîcccorn.o .1 §s.toOÈ-oF. c1 §o OO -lrÔ4., c o1a oÀ U)c ocqJ C 'É{Ert .-) .- æo0.,u or.li Jr-JO 'à ..1 .H f'. :zJl rJ) o ca C,,, U iJlJ..l -.1 }J C) ,oOr.!@ o0 0,) -iU(! '.{ +J 'OoÉFr o u U L i., tJ) o o OJ x) 'rlL .q) TJ o E x .r{ L OJ(,) ..{ C, . F.l ! oJ z.oHF FF co I H lrl o. =É C., OJoo. O. ti tr o0 co =! oFiU O 'Fi!) -C - -iq) !J L z o o0 oO +J .Ào'A)(!o(J 3q) Ed G. .:5uolaCcr cl ! vtv(utûl=CJe|r')lLo .,-{f É, ,a EOl .Éi ..{ .Êt I o'N co o\\T .t o !- ,.= L U_ o:q, o- '.t 0J cJ .:x>, . =>L t -., Or .C, ) !C gJ '\n = a i § I .Ï a , a æ- c (n P. o. o JÉ ts. e. 'r: 1lO-= T <o P.Ft< xP.oo= É ots. -= f1\o q)O\ P.OFI o !ôoo =oc-no. Ër -1 O- P.È oo(a ts.F.OOJ =(1 3F'CX z. o U] LA IA Uî LN LIIl,1§.(nNJpOO, ô O, C or, or. c:. or, O L^ L/î Ul Uîæ \] C\ t-n §.Lr r.; - C\CCC-t O x -U r:l t-tl-l t-t I i-iig .){ L.J 'I - 3 aÈ r t-J I Lr) 0) irl '!i- o-O(I() TÉo P.O o t1 o. o a ti T o o o P. a tn c) U I U- JV3ê-rrf:l ts' Az,ôPËo c-3 C-Cial Éz,æ L_r9É zLU u li r0 t- o. z. 00 I I =H. o P t-. H' J C) i =/. ô- a0 t- 3 o ='o O)t- 3 |-ô I o o = Cù a C) o fi ln o I P, r" o (- n cÉÔP. 0) o:l ô FJ. oo oo ln ra o o .1 l-. o =ô ts. (') C ; O--P. 0) ôP o 0aû37IOoc ^rP. H.P11 :oi(T3oc {-o (,c. 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L’Impact socio-économique Programme de lutte contre l’onchocercose dans le bassin de la Volta en terme de repeuplement et d'utilisation des terres libérées de l'onchocercose en Côte d'Ivoire sur les 10 premières années (1974 - 1984) du programme
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