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EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION The Relationship between the Incidence of some EPI Diseases and immunization Coverage Levels U nited K ingdom. — In England and Wales, the childhood immunization schedule includes diphtheria, pertussis and tetanus (DPT) vaccines and oral poliomyelitis vaccine during the first year of life, measles vaccine during the second year and BCG vaccine for tuberculin negative or weakly tuberculin positive (e.g. Heaf grade 1) children from 11-13 years of age. In this brief summary the develop ments in immunization coverage are described along with an assess ment of its impact on some of the diseases. Immunization with diphtheria toxoid was introduced in the early 1940’s in a mass immunization programme. The reported incidence
PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Relation entre l’incidence de certaines maladies relevant du programme PEV et la couverture vaccinale Royaume-U ni. — En Angleterre et Galles, le calendrier de vacci nation des enfants prévoit l ’administration des vaccins antidiphté rique, anticoquelucheux et antitétanique (DCT) et du vaccin anti poliomyélitique oral au cours de la première année, du vaccin antirougeoleux au cours de la deuxième année et du BCG entre i l et 13 ans pour les enfants présentant une réaction négative ou faible ment positive à la tuberculine (par exemple, degré 1 de Heaf). Le présent résumé expose brièvement l’évolution des taux de vaccina tion et leur impact sur quelques-unes des maladies. La vaccination par l’anatoxine diphtérique a été introduite au début des années 40 dans le cadre d ’un programme de vaccination de masse. L’incidence a commencé à décliner presque immédiate ment. Avec des taux de vaccination atteignant 70 à 80%, la maladie clinique est devenue rare (Fig. 1 A ), même si les taux varient très largement d ’une région à l’autre.
almost immediately started to decline. With immunization cover age levels of 70%-80%, clinical disease has become a rarity (Fig. 1 A ) even though the immunization coverage rates show quite a wide variation from area to area.
Fig. 1 Diphtheria, Poliomyelitis, Measles and Whooping Cough, England and Wales, 1930-1979. Reported Incidence per 100 000 Population and Immunization Coverage Rate Diphtérie, poliomyélite, rougeole et coqueluche, Angleterre et Galles, 1930-1979. Incidence enregistrée pour 100 000 habitants et taux de vaccination
Arrows indicate the date o f introduction o f mass i m m u n i z a t io n . —— incidence per 100000, im m u n i z a ti o n coverage rate in percentage. (a) Percentage o f completed immunization by 2nd calendar year after birth (b) Percentage o f children below 5 years o f age immunized by the end o f the year (c) Percentage o f children below 15 years o f age im m u n iz e d by the end o f the year (d) Percentage o f children o f 6 months-15 years o f age who have had at least 2 doses o f vaccine by the end o f the year (e) Percentage o f completed immunization in calendar year o f birth
Des fléchés indiquent la date d'introduction de la vaccination de masse. i incidence par I X (X X ) habitants; — •—•— •— taux de vaccination expri mé en pourcentage. a) Pourcentage de vaccinations complètes à l’âge de deux ans b) Pourcentage d ’enfants de moins de 5 ans vaccinés à la fin de l’année c) Pourcentage d ’enfants de moins de 15 ans vaccinés 4 la fin de l’année d) Pourcentage d ’enfants de six mois a 15 ans qui avaient eu au moms deux doses de vaccin 4 la fin de l’année e) Pourcentage de vaccinations complètes à l’âge d ’un an.
Immunization against poliomyelitis with inactivated (Salk) vaccine began in England and Wales in 1956. In 1962 killed vaccine was replaced for routine use by oral (Sabin) vaccine. Since the early 1960’s, national acceptance rates of 70%-80% have been maintained with this vaccine. This coverage rate has proved to be adequate to produce and maintain a low incidence level of paralytic disease (Fig. 1 B ), although cases still occur from time to time. A higher and perhaps more uniform coverage would be desirable.
La vaccination antipoliomyélitique au moyen de vaccin inactivé (Salk) a commencé à être pratiquée en Angleterre et Galles en 1956. Dès 1962, le vaccin tué a été remplacé pour la vaccination de routine par le vaccin oral (Sabin). Depuis le début des années 60, les taux nationaux d ’acceptation se sont maintenus aux alentours de 70 %80% avec ce vaccin. Le taux de vaccination s’est révélé suffisant pour obtenir et maintenir un taux d ’incidence faible de la forme paralytique (Fig. 1 B ), bien que des cas se produisent encore de temps à autre. Un taux plus élevé et peut-être plus uniforme de vaccination serait souhaitable.
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With two other infections, measles and whooping cough, the decrease in incidence has been less (Fig. 1 C and 1 D ). The reasons for this differ between the two diseases. Although the national immunization programme against measles started in 1968, the immunization coverage level has remained low, at around 50%. In the nine years following the introduction of immunization (1969 to 1977) the total number of notifications was 60% less than for the previous nine years (1960 to 1968) (Fig. 1 C ). Immunization with pertussis vaccine was introduced in 1957. Until 1974 the coverage level was as good as with diphtheria toxoid and resulted in a downward trend in incidence which continued until 1976. This downward trend was not, however, as marked as with diphtheria and polio. The public controversy surrounding the safety of pertussis vaccine led to a dramatic fall in immunization coverage rates from 70%-80% between IQ 65-1974 to about 30% in 1978 (Fig. 1 D ). This fall in the acceptance of pertussis immuni zation was mainly due to largely unsubstantiated comments in the lay and medical press and other mass media concerning the dangers of the vaccine. Subsequently pertussis incidence showed a consider able increase in 1977-1979; the incidence in 1978 was the highest for over 20 years.
Editorial N ote: The experience of England and Wales shows that substantial reduction of morbidity from diphtheria and poliomye litis can be achieved through a well-developed immunization pro gramme using effective vaccines, even though coverage of less than 100 % of the population at risk has been attained. Nevertheless the experience with whooping cough and measles show that with presently available vaccines, vaccine uptake levels of greater than 80% and 40-50% respectively are necessary, although some degree of reduc tion in incidence can still be attained with such coverage rates. Other effects, such as shifting the age distribution of measles cases towards the older age groups, may occur. In both developed and developing countries, improvement of the immunization coverage levels, and strengthening of the reporting system, are necessary to achieve the EPI objectives: this should include the routine notification of cases and some measurement of disease severity, collection of data on immunization uptake, and continuous assessment o f the side effects, acceptability and efficacy of the vaccine.
Pour deux autres infections, la rougeole et la coqueluche, la dimi nution de l’incidence a été moindre ( Fig. 1 C et 1 D ). Les raisons de cette évolution sont différentes pour l'une et l’autre maladie. Bien que le programme national de vaccination contre la rougeole ait commencé en 1968, le taux de vaccination est resté bas, puisqu’il est de l’ordre de 50%. Pour les neuf annés qui ont suivi l'introduction de la vaccination (1969-1977), le nombre total des notifications était de 60% inférieur à celui des neuf années précédentes (1960-1968) (Fig. 1C) . La vaccination contre la coqueluche a été introduite en 1957. Jusqu’en 1974, le taux de vaccination était aussi bon que pour la vaccination par l’anatoxine diphtérique et il en est résulté une dimi nution de l’incidence qui s’est poursuivie jusqu’en 1976. Toutefois la tendance décroissante n ’a pas été aussi marquée pour la diphtérie et la poliomyélite. La controverse publique sur la sécurité d ’emploi du vaccin anticoquelucheux a entraîné une régression spectaculaire des taux de vaccination qui sont passés de 70-80% pour les années 1965-1974 à environ 30% en 1978 (Fig. 1 D ). Cette régression de l’acceptation de la vaccination anticoquelucheuse était due essen tiellement à des commentaires largement infondés concernant les dangers du vaccin dans la presse médicale et générale et les autres médias. Par la suite, l’incidence de la coqueluche a considérablement augmenté en 1977-1979; l’incidence de 1978 était la plus élevée que l’on ait observée en plus de 20 ans. N ote de la R édaction: L’expérience de l’Angleterre et Galles montre que l’on peut obtenir une diminution substantielle de la mor bidité par diphtérie et poliomyélite avec un programme de vaccina tion bien conçu et utilisant des vaccins efficaces, même si le taux de vaccination n ’atteint pas 100% de la population exposée. Toutefois, les observations faites pour la coqueluche et la rougeole montrent qu’avec les vaccins dont on dispose actuellement les taux de prises doivent être supérieurs à 80% et 40-50% respectivement, bien que l’on puisse encore obtenir une certaine réduction de l’incidence avec ces pourcentages. D ’autres effets, tels que le déplacement de la distribution par âge des cas de rougeole vers les groupes plus âgés peuvent être observés. Tant dans les pays développés que dans les pays en développement, l’amélioration des taux de vaccination et le renforcement des systèmes de notification sont nécessaires pour atteindre les objectifs du PEV, et notamment la notification systématique des cas, une mesure de la gravité de la maladie, la collecte de renseignements sur le pourcentage de prises des vaccinations, ainsi qu’une évaluation continue des effets secondaires, de l’acceptation et de l’efficacité des vaccins.
(Based on/D ’après : Rrif. J. Hosp. Med., 1980,2: 533-536 and/et Brit. M ed. J., 1980,2: 489-492 and/et 546-549.)