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Projet de note de synthèse sur le treizième programme général de travail 2019-2023

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PROJET DE NOTE DE SYNTHÈSE SUR LE TREIZIÈME PROGRAMME GÉNÉRAL DE TRAVAIL 2019-2023 Préserver la sécurité mondiale, améliorer la santé, servir les populations vulnérables…. .............. 1 De quoi le monde a-t-il besoin ? ....................................................................................................... 2 En quoi l’OMS agit-elle différemment ? .......................................................................................... 3 La vision, la mission et la stratégie de l’OMS .................................................................................. 5 Comment l’OMS mettra-t-elle cette stratégie à exécution ? ........................................................... 10 Comment le processus de consultation se déroulera-t-il ? .............................................................. 14 AFR/RC67/17 25 août 2017 COMITÉ RÉGIONAL DE L’AFRIQUE Soixante-septième session Victoria Falls, République du Zimbabwe, 28 août-1er septembre 2017 Point 21 de l’ordre du jour provisoire ORIGINAL : ANGLAIS Préserver la sécurité mondiale, améliorer la santé,   servir les populations vulnérables  Projet de note de synthèse en vue du treizième programme général de travail  2019‐2023  Le Dr Tedros a été élu sur la base de cinq priorités qui incluent à la fois des initiatives majeures en santé  publique  et  supposent  une  transformation  de  l’OMS.  Reconnaissant  que  tout  changement  durable  trouve son origine au cœur d’une organisation,  le Directeur général a,  immédiatement après avoir pris  ses  fonctions,  sollicité  l’ensemble du  personnel  à  tous  les niveaux de  l’Organisation pour que  soient  recensées  les  initiatives  en  faveur  du  changement.  Les  réponses  ont  été  nombreuses  et  de  grande  qualité et  les  idées proposées ont été examinées par  le Dr Tedros en collaboration avec  les Directeurs  régionaux. Le Dr Tedros a également reçu des propositions de partenaires et d’experts extérieurs, et il a  aussi examiné le rapport sur la troisième étape de l’évaluation de la réforme de l’OMS.1   La  tâche  consiste  désormais  à  organiser  ces  idées  sous  la  forme  d’une  stratégie  qui  favorisera  la  cohérence dans  le travail aux trois niveaux de  l’OMS. Le présent projet de note de synthèse en vue du  treizième  programme  général  de  travail  2019‐2023 marque  le  début  du  processus  d’organisation  et  propose un cadre conceptuel pour organiser le travail de l’OMS et en mesurer les résultats positifs.2 Le  treizième programme général de travail portera sur la période 2019‐2023 et servira de cadre structurel  pour les deux budgets programmes 2020‐2021 et 2022‐2023, et de base stratégique pour la mobilisation  des ressources. En outre, des projets de changement concrets qui mobiliseront l’ensemble du personnel  de l’OMS sont actuellement en cours d’élaboration, sur la base des propositions émanant du personnel  et dans le respect des priorités fixées par le Directeur général.   Alors que la présente note est rédigée, six semaines se sont écoulées depuis le changement de direction  à  la tête de  l’OMS. À  la  lumière des questions soulevées plus haut,  les membres du Bureau du Conseil  exécutif comme les Directeurs régionaux ont reconnu et appuyé la nécessité de continuer à travailler sur  le  présent  projet  de  note  de  synthèse  et  de  parvenir  à  une  approbation  accélérée  du  treizième  programme général de travail en mai 2018. Ce projet de note de synthèse est par conséquent de facto  un produit préliminaire incomplet. Nous demandons au lecteur de bien vouloir nous excuser pour toute  omission éventuelle.   Il  est  essentiel  que  le  processus  repose  sur  la  consultation.  Ce  projet  de  note  de  synthèse  vise  par  conséquent à stimuler la discussion et les échanges en retour lors des réunions des comités régionaux,  et à susciter de larges consultations avec les États Membres, les acteurs non étatiques et le personnel du  Secrétariat. Le treizième programme général de travail reposera finalement sur vos idées novatrices, et  nous serons heureux de recevoir les observations que vous pourrez nous transmettre en retour.                                                                1 Evaluation of WHO Reform, Third Stage, April 2017  (http://who.int/about/evaluation/stage3evaluationofwhoreform25apr17.pdf?ua=1).  2 Selon l’article 28.g) de la Constitution de l’OMS, le Conseil exécutif est tenu de « soumettre à l’Assemblée  de la Santé, pour examen et approbation, un programme général de travail s’étendant sur une période  déterminée ».    2    De quoi le monde a‐t‐il besoin ?   En 1918, la grippe espagnole a tué entre 50 et 100 millions de personnes. Une telle pandémie grippale  pourrait  à  nouveau  survenir.  Localement,  les  autorités  combattent  les  flambées  de  maladie  à  virus  Ebola,  à  virus  Zika,  d’infection  par  le  MERS‐CoV  et  de  poliomyélite.  Le  monde  a  besoin  d’une  organisation qui prévienne et détecte les flambées et y réponde de sorte qu’elles ne deviennent pas des  épidémies – et qui termine le travail d’éradication de la poliomyélite.   Les conflits et  les catastrophes naturelles ont des conséquences sanitaires dévastatrices. Souvent, plus  nombreux sont  les décès dus aux conséquences sanitaires – telles que  le choléra ou  l’absence d’accès  aux  services  de  santé  essentiels  –  que  les  décès  dus  aux  conséquences  directes  des  conflits  ou  catastrophes.  Les personnes  vulnérables  sont  les plus durement  touchées,  les  femmes et  les enfants  payant souvent  le plus  lourd tribut. Ces crises sont un catalyseur puissant des mouvements massifs de  migrants et de  réfugiés.  Le monde a besoin d’une organisation dont  le mandat est de  coordonner  la  riposte  face  aux  catastrophes  dans  le  domaine  de  la  santé ;  d’assurer  et  restaurer  les  fonctions  des  systèmes de santé ; et de soutenir les pays pour garantir la résilience de ces systèmes de santé.   Seules 60 % des personnes dans le monde ont accès aux soins sans subir de difficultés financières.1 Selon  les estimations, 400 millions de personnes n’ont pas accès aux services de santé essentiels.2 Le monde a  besoin d’une organisation qui se batte pour ces populations, qui sont souvent les plus pauvres, de façon  à ce qu’elles puissent bénéficier de l’accès aux services de soins sans plonger dans de graves difficultés  financières.   Le monde est confronté à de multiples menaces simultanées, qu’il s’agisse des maladies transmissibles  (telles  que  le  VIH,  la  tuberculose,  le  paludisme,  l’hépatite  et  les maladies  tropicales  négligées) ;  des  maladies non transmissibles (telles que  les cardiopathies,  le cancer,  les pneumopathies et  le diabète) ;  des troubles de la santé mentale et de l’abus de substances ; ou des accidents et des traumatismes. Les  femmes, les enfants et les adolescents sont souvent les plus durement touchés ; les menaces auxquelles  est exposé le cerveau en développement des enfants au cours des 1000 premiers jours de leur existence  peuvent  limiter  leur potentiel à  tout  jamais ; et  les  inégalités entre hommes et  femmes  sont un  frein  pour les femmes et les filles. Les changements climatiques et environnementaux quant à eux mettent en  péril  les  progrès  accomplis  dans  le  domaine  de  la  santé  à  ce  jour  et  représentent  une  menace  existentielle.  Qui  plus  est,  ces  défis  influent  sur  les  politiques  et  les  mesures  prises  dans  différents  secteurs au‐delà de la santé et sont aussi influencés par celles‐ci. Le monde a besoin d’une organisation  qui  fournisse  des  conseils  faisant  autorité  aux  gouvernements  et  au  grand  public  pour  les  aider  à  dispenser des services de santé reposant sur les données les plus probantes, à assurer la prévention et à  promouvoir la santé.   Ces défis sanitaires mondiaux ne sont pas propres à certains pays et l’action collective peut bénéficier à  tous. Des acteurs divers  jouent des rôles  importants dans  la santé mondiale. Le monde a besoin d’une  organisation de confiance pour coordonner  l’action collective dans  le domaine de  la santé mondiale et                                                               1 Protection sociale : près de 40 % de la population mondiale privée de toute couverture santé  (http://www.ilo.org/global/about‐the‐ilo/newsroom/news/WCMS_326256/lang‐‐fr/index.htm, consulté le  12 juillet 2017).  2 Un nouveau rapport montre que 400 millions de personnes n’ont pas accès aux services de santé  essentiels (http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/uhc‐report/fr/, consulté le 12 juillet 2017).   3    d’une plateforme de gouvernance qui réunisse les pays afin qu’ils échangent les enseignements tirés de  l’expérience, s’engagent auprès des acteurs non étatiques et prennent des décisions collectives.   Tous  ces  besoins  sont  remplis  par  l’Organisation  mondiale  de  la  Santé  (OMS).  Les  scénarios  décrits  désignent  l’OMS, par son mandat constitutionnel, son rôle et ses valeurs, comme  la seule organisation  internationale  dans  le  domaine  de  la  santé  qui  rende  compte  de  ses  actions  devant  l’ensemble  des  gouvernements du monde. Ces rôles sont la raison d’être de l’OMS.   D’un point de vue historique,  la  relecture de  la Constitution de  l’OMS met en  lumière  la clairvoyance  dont ont  fait preuve  ses  fondateurs concernant  la  justice  sociale  (« La possession du meilleur état de  santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles  que  soient  sa  race,  sa  religion,  ses  opinions  politiques,  sa  condition  économique  ou  sociale »),  la  protection  sociale  (« Les  gouvernements  ont  la  responsabilité  de  la  santé  de  leurs  peuples  ;  ils  ne  peuvent y faire face qu’en prenant les mesures sanitaires et sociales appropriées ») et les déterminants  sociaux (« favoriser, en coopérant au besoin avec d’autres  institutions spécialisées,  l’amélioration de  la  nutrition, du  logement, de  l’assainissement, des  loisirs, des conditions économiques et de travail, ainsi  que de  tous autres  facteurs de  l’hygiène du milieu »). Ces valeurs  sont aussi  importantes aujourd’hui  qu’elles l’étaient lorsqu’elles ont été énoncées pour la première fois il y a plus de 70 ans.1  En quoi l’OMS agira‐t‐elle différemment ?   1. Donner  la priorité aux réalisations et à  l’impact, plutôt que principalement aux produits. Le  dernier programme général de travail comportait une chaîne de résultats, mais la priorité des  mesures  dans  la  pratique  était  davantage  donnée  aux  produits  qu’aux  réalisations  et  à  l’impact. En accordant la priorité à l’impact, on place les populations au centre des travaux de  l’OMS.  L’OMS  utilisera  un  cadre  de  résultats  mesurables  et  décrira  rigoureusement  sa  contribution  en  termes  de  réalisations  et  d’impact.  Il  est  plus  significatif  de  contribuer  à  hauteur de 10 % à une baisse de la mortalité maternelle que de contribuer à hauteur de 100 %  à un plan d’action pour lutter contre la mortalité maternelle (ces deux éléments ne s’excluent  pas mutuellement mais la mesure doit être orientée en premier lieu sur l’impact). Il importe de  noter que les réalisations résulteront de la combinaison des contributions de l’OMS, des États  Membres et de  leurs partenaires – et que  l’OMS ne peut rien  faire seule mais agit plutôt de  concert avec ses États Membres. Un tableau d’évaluation sera élaboré pour fournir des cibles  mesurables à l’OMS. Les résultats de l’Organisation feront aussi l’objet d’un examen extérieur.   2. Aligner l’action et orienter les progrès sur les objectifs de développement durable (ODD). Le  dernier programme général de travail était antérieur aux ODD, mais  il convient désormais de  saisir  la possibilité de s’aligner sur ce consensus mondial. La concordance entre  les ODD et  la  Constitution de  l’OMS est remarquable, celle‐ci énonçant : « La santé de tous  les peuples est  une  condition  fondamentale  de  la  paix  du  monde  et  de  la  sécurité  ;  elle  dépend  de  la  coopération  la  plus  étroite  des  individus  et  des  États. ».2  L’OMS  reconnaît  que  l’action  multisectorielle  est  au  centre  du  programme  des  ODD  et  que  bon  nombre  des  progrès  sanitaires  viennent  de  secteurs  extérieurs  à  la  santé,  la  santé  étant  en  particulier  liée  à  la                                                               1 Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé, 1946  (http://www.who.int/governance/eb/who_constitution_fr.pdf).  2 http://www.who.int/governance/eb/who_constitution_fr.pdf.    4    pauvreté,  à  l’environnement,  aux  droits  et  à  l’équité.  Puisqu’une  analyse  des  changements  mondiaux a été menée et les ODD adoptés au niveau international, nous ne reviendrons pas ici  sur le contexte dans lequel s’inscrit la santé mondiale.   3. Fixer des priorités. Bien que les priorités en matière de leadership aient été définies au cours  de  la  période  correspondant  au  dernier  programme  général  de  travail,  l’expérience  nous  apprend qu’il est nécessaire que le budget de l’Organisation les reflète. L’OMS aura le courage  de  prendre  des  décisions  difficiles  en  alignant  les  budgets  sur  les  priorités.  Elle  fixera  des  priorités  fondées  sur  l’adhésion  sans  réserve des États Membres aux priorités de  leadership  (situations  d’urgence  sanitaire ;  couverture  sanitaire  universelle ;  santé  de  la  femme,  de  l’enfant et de l’adolescent ; changements climatiques et environnementaux ; et transformation  de l’OMS).1 En outre, ce plan comprend les autres cibles de l’ODD 3 qui ne sont pas couvertes  par  les  cinq  priorités  ainsi  que  la  résistance  aux  antimicrobiens  et  l’éradication  de  la  poliomyélite.  L’OMS  se  trouve  parfois  confrontée  aux  tensions  fondamentales  découlant,  d’une part, de  la demande des États Membres en  faveur de  l’établissement de priorités et,  d’autre part, de  leurs requêtes dans une grande variété de domaines –  tensions qui devront  être explicitement reconnues et gérées en partenariat.   4. Devenir plus active sur le plan opérationnel, en particulier dans les États fragiles, vulnérables  et en situation de conflit. L’un des enseignements tirés au cours de la période couverte par le  dernier  programme  général  de  travail  est  la  nécessité  pour  l’Organisation  d’accroître  son  impact  en  adoptant  une  position  plus  active  sur  le  plan  opérationnel.  Tandis  que  l’OMS  deviendra plus opérationnelle, elle renforcera dans  le même temps ses fonctions normatives  et techniques.   5. Placer  clairement  les  pays  au  centre  de  l’action  de  l’OMS.  Les  résultats  sont  obtenus  au  niveau des pays. Les ODD sont pris en main par les pays et le rôle de l’OMS est d’aider les pays  à accélérer  la réalisation des cibles des ODD. En outre, en tant qu’organisation réunissant  les  États Membres à une époque où les ODD sont universels, l’OMS reconnaît qu’elle doit obtenir  des résultats qui bénéficieront à tous les États Membres et s’assurer que ses bureaux de pays  sont adaptés à leur objectif.   6. Assurer un leadership politique, en mettant solidement l’accent sur l’équité, qui est essentielle  à des améliorations significatives dans  le domaine de  la santé mondiale. L’OMS remplira son  mandat en  tant qu’autorité directrice et coordinatrice de  l’action  sanitaire  internationale en  travaillant  de manière  stratégique  et  proactive  en  partenariat  avec  les  États Membres,  les  autres organisations internationales et les acteurs non étatiques aux niveaux mondial, régional  et au niveau des pays. Le Directeur général a, par exemple, récemment participé au sommet  du G20 qui a été  l’occasion de  souligner  les défis majeurs auxquels est  confrontée  la  santé  mondiale devant un grand nombre de leaders politiques et de chefs d’État.                                                                1 http://www.drtedros.com/wp‐content/uploads/2017/03/DrTedros‐WHOVisionStatement‐March2017‐ DIGITAL‐EN.pdf.    5    La vision, la mission et la stratégie de l’OMS   La vision de l’OMS est ancrée dans l’article 1 de sa Constitution :   Un monde dans lequel tous les peuples sont amenés au niveau de santé le plus élevé possible.  L’OMS a pour mission de :    préserver la sécurité mondiale ;   améliorer la santé ; et    servir les populations vulnérables.   Sur la base de cette mission, la stratégie de l’OMS jusqu’en 2023 sera la suivante :  Priorité stratégique  Fonction de l’OMS Priorité   dans les pays  Cible en matière de  réalisation/d’impact1  Prévenir, détecter les épidémies et  riposter à celles‐ci   Normative,  technique et  opérationnelle  Niveau mondial    Zéro épidémie évitable    # épidémies stoppées et  xx vies sauvées   Éradiquer la poliomyélite  Fournir des services de santé dans les  situations d’urgence et renforcer les  systèmes de santé   Normative,  technique et  opérationnelle   États fragiles, en  situation de  conflit et  vulnérables    Traiter xx personnes    Sauver yy vies   Aider les pays à parvenir à la  couverture sanitaire universelle (CSU)  Normative et  technique   Niveau mondial,  la priorité étant  donnée à l’équité   Élargir la CSU à xx  personnes (ODD 3.8)  Jouer le rôle de leader pour les ODD  liés à la santé, y compris la santé des  femmes, des enfants et des  adolescents ; les changements  climatiques et environnementaux ; les  maladies transmissibles et non  transmissibles   Normative et  technique   Niveau mondial,  la priorité étant  de ne laisser  personne de côté   % des cibles des ODD en  bonne voie (ODD 3 entre  autres)   Fournir une plateforme mondiale pour  une prise de décisions collective dans  le domaine de la santé   Gouvernance  Niveaux mondial  et régional   À déterminer (ODD 16  et  17)  Ces priorités  stratégiques  sont étroitement  liées  les unes aux autres ; elles ne  s’excluent pas mais  se  renforcent mutuellement. Par exemple, la source d’une situation d’urgence peut être une épidémie, un  conflit  ou  une  catastrophe  naturelle  –  et  deux  voire  trois  événements  de  ce  type  peuvent  survenir  simultanément.  Les  épidémies  trouvent  fréquemment  leur  origine  dans  les  pays  à  revenu  élevé  ou  intermédiaire où il y a contact entre les êtres humains et les animaux (comme pour la grippe), dans des  contextes fragiles (comme pour  la maladie à virus Ebola) ou dans des zones de conflit ou touchées par  une catastrophe naturelle (comme pour le choléra ou la poliomyélite). Une riposte solide à la situation                                                               1 Ces cibles font actuellement l’objet de discussions avec les départements de l’OMS concernés.   6    d’urgence  est  indispensable  quel  que  soit  le  risque  –  épidémie,  catastrophe  naturelle,  accident  ou  conflit.  L’OMS assure  souvent  la  coordination  initiale de  la  riposte à  la  situation d’urgence mais peut  aussi veiller au  fonctionnement du système de santé. À  la suite d’une épidémie, d’un conflit ou d’une  catastrophe naturelle,  l’OMS peut contribuer à reconstruire  le système de santé en s’appuyant sur  les  principes de  la  couverture  sanitaire universelle.  La  couverture  sanitaire universelle  comprend aussi  la  préparation en matière de santé publique, sur  la base du Règlement sanitaire  international, et est par  conséquent essentielle pour empêcher que  les flambées ne deviennent des épidémies. La mobilisation  de l’OMS en faveur de la couverture sanitaire universelle et l’assistance technique offerte à cette fin ne  se  limitent  pas  aux  situations  d’urgence  sanitaire  et  se  concrétiseront  dans  de  nombreux  pays.  Les  efforts en vue de parvenir à la couverture sanitaire universelle et la réponse apportée par celle‐ci dans  les  situations  d’urgence  sanitaire  tirent  parti  des  compétences  techniques  de  l’OMS  dans  un  grand  nombre de domaines sanitaires qui ont leur place dans les ODD. L’OMS fournit aussi des orientations à  tous  les gouvernements, sur  la base de ses compétences  techniques, et peut contribuer à  l’obtention  des ODD. Pour conclure, l’ensemble de ces activités étroitement liées les unes aux autres s’appuient sur  une plateforme de gouvernance mondiale  sous  la  forme d’une prise de décisions par  l’ensemble des  États Membres, en consultation avec  les acteurs non étatiques. Ces priorités stratégiques, étroitement  liées les unes aux autres, sont décrites plus en détail ci‐dessous.   Situations  d’urgence  sanitaire  :  Prévenir,  détecter  les  épidémies  et  riposter  à  celles‐ci ;  fournir  des  services de santé dans les situations d’urgence ; et renforcer les systèmes de santé   Même si les flambées sont inévitables, les épidémies peuvent elles être évitées. L’objectif de l’OMS est  d’empêcher que les flambées ne se transforment en épidémies et de prévenir l’excès de mortalité et de  morbidité lorsque surviennent les situations d’urgence. L’éradication de la poliomyélite et la prévention  de  la résistance aux antimicrobiens reposent sur une approche similaire. L’OMS renforcera  la capacité  des  autorités  nationales  et  des  communautés  locales  à  détecter,  prévenir  et  gérer  les  situations  d’urgence sanitaire en adoptant une approche commune pour tous  les risques – que  la cause soit une  épidémie, une  catastrophe naturelle ou un  conflit.  Les  situations d’urgence  sanitaire  s’accompagnent  souvent de migrations massives de populations, et par conséquent la santé des migrants et des réfugiés  est  un  élément  fort  de  ce  programme.  Les  situations  d’urgence  sanitaire  et  la  couverture  sanitaire  universelle sont deux questions étroitement  réunies  lorsqu’il s’agit de protéger  les systèmes de santé  contre  l’effondrement et de reconstruire en améliorant dans  les États fragiles. Pour une riposte solide  face aux situations d’urgence sanitaire, un programme bien  intégré supposant une participation active  des Régions et des pays est indispensable.   Un  cadre de  résultats a été mis au point pour  le Programme de gestion des  situations d’urgence.1  Il  inclut les réalisations suivantes :    les  événements  sanitaires  sont  détectés  et  les  risques  évalués  et  communiqués  en  vue  de  mesures appropriées ;    les  populations  touchées  par  des  urgences  sanitaires  ont  accès  à  des  services  de  santé  essentiels permettant de sauver des vies et à des interventions de santé publique ;                                                                1 http://www.who.int/about/finances‐accountability/funding/financing‐dialogue/emergencies‐programme‐ results‐framework.pdf.   7     tous  les  pays  utilisent  des  stratégies  d’atténuation  des  risques  fondées  sur  des  données  factuelles pour la gestion des risques infectieux majeurs ;   tous  les  pays  évaluent  et  comblent  les  principales  lacunes  en  matière  de  préparation  aux  situations d’urgence sanitaire, notamment en ce qui concerne les principales capacités prévues  par le Règlement sanitaire international (2005) (RSI (2005)) ;   les programmes d’urgence nationaux  sont  appuyés par un Programme OMS de  gestion des  situations d’urgence sanitaire efficace doté de ressources suffisantes.   Finalement,  l’objectif en matière d’impact est de parvenir à zéro épidémie évitable et xx vies sauvées  dans les situations d’urgence (en liaison avec les ODD 13.1.2 et 16.1.2 – mortalité due aux catastrophes  naturelles et aux  conflits,  respectivement), ainsi qu’à  la diminution des décès dus à  la  résistance aux  antibiotiques et à l’éradication de la poliomyélite.   Aider les pays à parvenir à la couverture sanitaire universelle   L’OMS contribuera à garantir que chacun, à tout âge, ait accès aux services de santé dont il a besoin sans  risque  d’appauvrissement,  y  compris  en  favorisant  l’investissement  intérieur  dans  la  santé  et  en  renforçant  les  soins de  santé primaires.  La  couverture  sanitaire universelle  inclut  la promotion de  la  santé,  les services de prévention, de diagnostic et  les médicaments pour  les maladies transmissibles et  non transmissibles (qui sont un facteur déterminant des dépenses directes des ménages) et les services  curatifs  et  de  réadaptation.  Elle  s’appuie  sur  une  solide  compréhension  des  déterminants  sociaux,  environnementaux et  commerciaux de  la  santé, notamment  les déterminants  individuels  tels que  les  choix  de  mode  de  vie,  la  génétique,  l’éducation  et  la  pauvreté.  Bien  qu’elle  soit  initialement  une  préoccupation  à  l’échelle  des  gouvernements,  la  couverture  sanitaire  universelle  revêt  aussi  de  nombreux aspects transnationaux puisque la santé est au centre du développement ; qu’elle relève des  droits humains ; et que  son absence entraîne  troubles  sociaux et migrations.  L’OMS est d’avis que  la  couverture  sanitaire universelle  est  avant  tout un  choix politique  (puisque  des pays  se  situant  à des  niveaux  de  développement  économique  divers  y  sont  parvenus) ;  que  l’accès  aux  services  de  santé  essentiels, dont la prévention, est un droit humain ; qu’il sera utile pour les pays d’évaluer leurs progrès  par rapport aux autres ; et qu’ils souhaiteront tirer parti de l’expérience de leurs pairs.1  L’OMS  estime  que  les  investissements  pour  étendre  les  services  en  vue  de  parvenir  à  la  couverture  sanitaire universelle et d’atteindre  les autres cibles des ODD relatives à  la santé permettraient d’éviter  97  millions  de  décès  prématurés  dans  le  monde  d’ici  à  2030  et  d’ajouter  jusqu’à  8,4  années  à  l’espérance de vie dans certains pays. La réalisation des cibles des ODD relatives à  la santé nécessitera  de  nouveaux  investissements  qui  augmenteront  avec  le  temps  pour  passer  de  134  milliards  de  dollars (US $) par an au début à 371 milliards, soit 58 dollars par personne, d’ici à 2030. Si 85 % de ces  coûts  peuvent  être  assumés  par  les  ressources  nationales,  jusqu’à  32  des  pays  les  plus  pauvres  du                                                               1 Ghebreyesus TA. All roads lead to universal health coverage. Lancet Global Health 2017  (http://thelancet.com/journals/langlo/article/PIIS2214‐109X(17)30295‐4/fulltext).   8    monde seront cependant confrontés à un déficit annuel de financement pouvant atteindre 54 milliards  de dollars (US $) et continueront d’avoir besoin d’une aide extérieure.1  Des  systèmes  de  santé  solides  constituent  le maillon  qui  relie  la  couverture  sanitaire  universelle  et  l’ensemble  des  autres  priorités :  ils  représentent  la  première  ligne  de  défense  pour  prévenir  les  épidémies. La feuille de route pour la reconstruction des systèmes de santé après un conflit a aussi pour  objectif  la  couverture  sanitaire  universelle.  Et  il  s’agit  également  du  facteur  commun  aux  diverses  priorités des ODD liées à la santé. L’aide aux pays en vue de parvenir à la couverture sanitaire universelle  s’inscrit dans le cadre d’un modèle pleinement opérationnel, l’OMS se mobilisant activement aux côtés  des  pays  pour  l’obtention  des  réalisations  (selon  des méthodes  différentes  puisqu’il  n’existe  pas  de  modèle unique adapté à tous).   L’objectif  d’impact  repose  sur  l’ODD  3.8  (couverture  sanitaire  universelle)  et  l’OMS,  travaillant  avec  l’ensemble de ses partenaires, dont la Banque mondiale, veillera à améliorer le système de mesure pour  l’ODD  3.8  et  à  définir  une  cible  pour  la  couverture  sanitaire  universelle  en  termes  de  nombre  de  personnes couvertes. Les données devront être ventilées pour garantir l’équité, qui est aussi un élément  majeur de la couverture sanitaire universelle.   Jouer le rôle de leader pour les ODD liés à la santé   L’OMS reconnaît que certaines des avancées les plus significatives dans le domaine de la santé trouvent  leur origine dans des politiques de secteurs extérieurs à  la santé et, à cet égard,  l’ensemble des ODD  sont liés à la santé. En outre, les ODD sont tous étroitement liés les uns aux autres et il est important de  s’en souvenir  lorsqu’on évalue  les progrès réalisés concernant  les différentes cibles et  indicateurs. Les  deux  types  de  priorités  stratégiques  ci‐dessus  –  les  situations  d’urgence  sanitaire  et  la  couverture  sanitaire universelle – sont largement tributaires des compétences de l’OMS dans le domaine des ODD  liés à  la santé. Si  le rôle de  l’OMS est d’orienter  les progrès sur  les ODD,  les principaux  indicateurs de  performance pour l’OMS sont les cibles des ODD elles‐mêmes, moyennant une évaluation satisfaisante  de la contribution de l’OMS à leur réalisation en partenariat avec de nombreux autres acteurs, dont les  différents États Membres et partenaires.   Il convient ici de rappeler le point mentionné au début du présent projet de note de synthèse : l’OMS a  l’intention  de  renforcer  ses  fonctions  normatives.  L’OMS  reconnaît  que  sa  fonction  normative  est  stratégiquement une source essentielle d’avantage comparatif. Ainsi, au cours de  la période couverte  par  le  dernier  programme  général  de  travail,  l’OMS  a  renforcé  le  processus  d’élaboration  des  lignes  directrices.  Dans  le  même  temps,  certains  éléments  de  la  fonction  normative  de  l’OMS  restent  à  améliorer  –  et  une  évaluation  de  la  fonction  normative  de  l’OMS menée  récemment  constituera  un  guide  très utile en vue d’améliorations.2,3 La question essentielle pour  l’avenir est de savoir comment  tirer  le meilleur parti de  la fonction normative de  l’OMS de sorte qu’elle ait  le plus fort  impact sur  les  populations et qu’elle conduise à des progrès en ce qui concerne les cibles et les indicateurs des ODD.                                                                1 L’OMS estime les coûts pour atteindre les cibles sanitaires mondiales d’ici 2030  (http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2017/cost‐health‐targets/fr/).  2 Evaluation of the Impact of WHO publications, 2016 (http://who.int/about/evaluation/reports/en/).  3 Evaluation of WHO’s Normative Function, July 2017 (http://who.int/about/evaluation/reports/en).   9    Les cibles prioritaires des ODD1 sur lesquelles se focalisera l’attention de l’OMS sont décrites ci‐dessous.   o Faire  en  sorte  que  les  femmes,  les  enfants  et  les  adolescents  survivent  et  s’épanouissent.  L’accent  sera  mis  sur  les  domaines  prioritaires  de  la  Stratégie  mondiale2  élaborée  par  l’initiative Chaque femme, chaque enfant, parmi  lesquels  la santé sexuelle et reproductive et  les droits dans ce domaine ;  l’autonomisation des femmes, des filles et des communautés ;  la  santé  et  le  bien‐être  des  adolescents ;  le  développement  du  jeune  enfant ;  les  situations  humanitaires  et  les  environnements  fragiles ;  et  la  qualité,  l’équité  et  la  dignité  dans  les  services. Dans  certains  pays,  nous  devons  achever  le  programme  en  vue  de mettre  fin  aux  décès  évitables  chez  l’enfant,  et  la mortalité du  nouveau‐né doit  être une  priorité majeure  puisqu’elle n’a pas diminué autant que  la mortalité chez  les enfants de moins de cinq ans de  manière plus générale. L’OMS pourrait apporter un  soutien pour  la mise en œuvre dans  les  pays. Les résultats seront évalués par l’intermédiaire des ODD 3.1, 3.2, 3.7, 2.2.1, 4.2.1, 5.2 5.3  et 16.2 ainsi qu’en fonction d’un cadre de suivi convenu comportant des indicateurs, et à l’aide  du portail de données en ligne, dans le cadre de l’Observatoire mondial de la santé de l’OMS,  permettant de suivre les progrès dans les pays.3   o D’ici à 2030, mettre  fin à  l’épidémie de sida, à  la  tuberculose, au paludisme et aux maladies  tropicales négligées et combattre  l’hépatite. Les  résultats seront mesurés par  l’intermédiaire  de l’ODD 3.3.   o D’ici  à  2030,  réduire  d’un  tiers,  par  la  prévention  et  le  traitement,  le  taux  de  mortalité  prématurée due à des maladies non transmissibles ; promouvoir  la santé mentale et  le bien‐ être ;  renforcer  la  prévention  et  le  traitement  de  l’abus  de  substances  psychoactives,  notamment de stupéfiants et d’alcool ; et diminuer de moitié à  l’échelle mondiale  le nombre  de décès  et de blessures dus  à des  accidents de  la  route.  Les  résultats  seront mesurés par  l’intermédiaire des ODD 3.a, 3.4, 3.5 et 3.6.  o Assurer  une  protection  contre  les  changements  climatiques  et  environnementaux.  L’OMS  aidera  les  autorités  sanitaires  nationales  à  mieux  comprendre  et  prendre  en  compte  les  déterminants  sociaux  de  la  santé  et  les  effets  des  changements  climatiques  et  environnementaux  sur  la  santé ;  à  privilégier  les  établissements  de  santé  respectueux  de  l’environnement ;  à  réduire  nettement  le  nombre  de  décès  et  de  maladies  dus  à  des  substances chimiques dangereuses et à  la pollution et à  la contamination de  l’air, de  l’eau et  du  sol ;  à  améliorer  les  services  d’alimentation  en  eau  et  d’assainissement,  et  l’accès  à  l’énergie. L’OMS  luttera contre  la résistance aux antimicrobiens,  issue d’un usage  inapproprié  des antibiotiques chez l’animal et chez l’homme. Dans le domaine du climat, l’OMS accordera                                                               1 Pour une liste des indicateurs des ODD, veuillez vous reporter au document suivant :  https://unstats.un.org/sdgs/indicators/indicators‐list/.  2 Chaque femme, chaque enfant. La Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de  l’adolescent (2016‐2030). New York, Chaque femme, chaque enfant, Bureau exécutif du Secrétaire général de  l’Organisation des Nations Unies, 2015. Disponible à l’adresse  http://www.who.int/maternal_child_adolescent/documents/strategie‐mondiale‐femme‐enfant‐ado‐2016‐ 2030.pdf?ua=1.  3 http://apps.who.int/gho/data/node.gswcah.   10    une attention particulière aux communautés vulnérables telles que  les petits États  insulaires.  Les résultats seront mesurés par l’intermédiaire des ODD 3.9, 6.1.1, 6.2.1 et 7.1.2.  Fournir une plateforme de gouvernance mondiale pour la santé   L’OMS est la plateforme de gouvernance mondiale pour la santé et elle joue un rôle directeur vital pour  orchestrer des actions concertées entre un large éventail d’acteurs de la santé. Il convient de répondre  aux risques mondiaux par une action collective au niveau international et la production de biens publics  mondiaux. La plateforme de gouvernance de l’OMS est le lieu approprié. Cette fonction de gouvernance  est assurée au niveau mondial par  l’intermédiaire de  l’Assemblée mondiale de  la Santé et du Conseil  exécutif et, au niveau  régional, par  l’intermédiaire des  réunions des comités  régionaux de  l’OMS ; ces  organes s’appuient sur les travaux menés par de nombreux comités consultatifs et techniques qui sont  réunis sous l’égide de l’Organisation. L’OMS est le seul organe intergouvernemental couvrant la totalité  de l’éventail des questions de santé.   Dans  le même temps,  il convient de reconnaître que  la gouvernance mondiale a évolué et ne se  limite  plus  uniquement  à  une  gouvernance  intergouvernementale,  et  que  l’OMS  est  aussi  une  plateforme  émergente  pour  une  gouvernance  engageant  de  multiples  parties  prenantes  (c’est‐à‐dire  les  gouvernements,  les organisations non  gouvernementales,  les  entités du  secteur privé,  les  fondations  philanthropiques et  les établissements universitaires). L’OMS accordera aussi une plus grande priorité  aux  activités  intersectorielles  puisqu’elle  reconnaît  que  pour  la  plupart  des  défis  à  relever  pour  améliorer la santé, le succès dépend de la participation efficace d’autres secteurs extérieurs à la santé.  De même,  la gouvernance mondiale de  la  santé  se  situe de plus en plus  fréquemment au niveau des  chefs d’État et de gouvernement et, dans de nombreux cas,  les discussions et  les décisions  impliquent  aussi l’Assemblée générale des Nations Unies.   L’appui à la gouvernance de l’OMS se traduit par une structure de gestion unifiée au sein de laquelle le  Directeur général travaille étroitement avec les Directeurs régionaux par l’intermédiaire du Groupe de la  politique mondiale, avec  le  soutien de  structures  telles que  les  réseaux  interinstitutions et  la gestion  intégrée  du  Programme  de  gestion  des  situations  d’urgence  sanitaire.  Pour  renforcer  davantage  la  gouvernance,  l’OMS définira plus clairement  les rôles et  les responsabilités et  les  interactions entre  le  Bureau  du  Conseil  exécutif ;  le  Comité  du  programme,  du  budget  et  de  l’administration ;  le  Conseil  exécutif ; et l’Assemblée mondiale de la Santé.   Un autre aspect essentiel est  le  rôle de  l’OMS en  tant que plateforme de négociation et de mise en  œuvre de conventions, de règlements ou de cadres dans  le domaine de  la santé publique. Au cours de  notre siècle,  la communauté mondiale a convenu de deux accords  juridiquement contraignants  liés à  la  santé : la Convention‐cadre de l’OMS pour la lutte antitabac et le Règlement sanitaire international (2005).  Ces deux accords ont grandement contribué à la création d’un monde plus sûr et en meilleure santé.   Comment l’OMS mettra‐t‐elle cette stratégie à exécution ?  De  nombreux  plans  stratégiques  dorment  sur  une  étagère.  L’exécution  de  la  stratégie  est  aussi  importante que son élaboration. En mettant non seulement  l’accent sur  le contenu mais aussi sur  les  méthodes, ce plan stratégique pourra plus aisément être mis à exécution.    11    Dans  une  précédente  partie  de  ce  document,  nous  avons  abordé  six  principes  de  fonctionnement  décrivant en quoi l’OMS agira différemment : elle donnera la priorité aux réalisations et à l’impact ; elle  alignera et orientera  les progrès sur  les objectifs de développement durable ; elle fixera des priorités ;  elle  deviendra  plus  active  sur  le  plan  opérationnel tout  en  renforçant  ses  fonctions  normatives  et  techniques ;  elle  placera  clairement  les  pays  au  centre  de  son  action ;  et  assurera  un  leadership  politique.  En  outre,  nous  avons  aussi  décrit  comment  chacune  des  cinq  priorités  stratégiques  sera  poursuivie et soutenue par  l’intermédiaire des fonctions normatives, techniques et opérationnelles ou  des  fonctions de gouvernance. Dans  la présente partie, nous  revenons sur ces questions en précisant  comment l’OMS mettra à exécution sa stratégie.   Étant  donné  qu’un  changement  durable  doit  trouver  son  origine  au  cœur  d’une  organisation,  bon  nombre de ces nouvelles  façons de  travailler ont été  inspirées par  le personnel même de  l’OMS, à  la  suite de l’appel lancé en faveur de nouvelles idées.   Les pays au centre. L’OMS placera  les pays au centre de ses activités. L’empreinte de  l’OMS dans  les  pays est un avantage comparatif essentiel : l’impact a lieu au niveau des pays et les pays apprennent les  uns des autres. Toutefois, un changement important est nécessaire dans la structure de l’OMS au niveau  des  pays.  Les  représentants  de  l’OMS  sont  les  ambassadeurs  de  l’Organisation,  des  leaders  et  des  gestionnaires,  et  ils  allient des  fonctions d’expert  technique  et des  compétences dans  la  gestion des  programmes,  la  sensibilisation  et  la  diplomatie.  Les  stratégies  dans  les  pays  doivent  être  davantage  orientées  vers  la  demande  et  nous  augmenterons  le  niveau  d’autonomie  dans  les  domaines  de  la  programmation, des  finances, de  l’administration et de  la gestion au niveau des pays pour une action  efficace de l’Organisation à ce niveau. L’OMS améliorera la qualité des fonctions de direction au niveau  des pays moyennant un recrutement et une formation ciblés, en s’inspirant des enseignements tirés des  bureaux de pays les plus performants, et les rendra plus attrayantes – pour une nouvelle génération de  représentants de l’OMS dans les pays qui soient des leaders solides et efficaces et des diplomates de la  santé. L’OMS a besoin de son personnel  le plus compétent au niveau des pays, en particulier dans  les  pays où les défis sont les plus grands. Les représentants de l’OMS seront aussi des partenaires clés dans  la mobilisation  des  ressources  pour  nos  activités  au  niveau  des  pays.  L’OMS mettra  l’accent  sur  ses  priorités fondamentales dans tous les pays – mais un modèle unique ne peut être adapté à tous. Dans la  droite ligne de la priorité accordée par le Secrétaire général à la réforme du système de développement  des Nations Unies, l’OMS s’efforcera de travailler au sein de la famille des Nations Unies pour soutenir le  pays  tout  en  se  conformant  à  l’esprit  fondamental  des  réformes :  moins  de  discussions  au  niveau  mondial et plus d’action au niveau local.   Des  résultats  à  la  hauteur  des  investissements.  La  contribution  des  États Membres  à  l’OMS  est  un  investissement  et  ceux‐ci  sont  par  conséquent  en  droit  d’attendre  un  retour  optimal  sur  leur  investissement,  d’où  l’attention  portée  par  l’OMS  à  l’obtention  des  meilleurs  résultats  pour  les  ressources  investies.  Le plan  stratégique prévoit des  réalisations mesurables et  la mise au point d’un  tableau  d’évaluation  accompagné  de  cibles,  basées  sur  les  ODD.  C’est  là  le  fondement  d’une  autre  priorité essentielle dans  la manière dont  l’OMS exercera  ses activités : des  résultats à  la hauteur des  investissements. L’aspect le plus important à cet égard est le rapport coût/efficacité. Il s’agit simplement  de diviser l’impact par le coût. L’absence de mesures claires de l’impact et des réalisations pour évaluer  l’efficacité constitue généralement la pierre d’achoppement dans l’évaluation du rapport coût/efficacité.  Le  présent  plan  stratégique  comble  cette  lacune.  Des  résultats  à  la  hauteur  des  investissements  signifient aussi manifestement un bon  rapport coût/rentabilité  (division des produits par  les coûts) et  des mesures d’économie. L’OMS accordera une attention approfondie à ces questions et veillera à une  amélioration dans le domaine de la gestion des voyages et des réunions, des achats et d’autres moyens   12    d’optimiser le rapport coût/efficacité et l’usage rationnel des ressources. L’OMS estime que l’ensemble  de  ses  fonctions  (opérationnelles,  techniques, normatives, en matière de  gouvernance, etc.) peuvent  contribuer  aux  impacts  et  aux  résultats  au  niveau  des  pays.  Il  est  aussi  reconnu  que  l’impact  et  les  résultats à  la hauteur des  investissements doivent, au‐delà de  la  stratégie, appartenir à  la  culture de  l’Organisation : l’OMS construira une culture des résultats en privilégiant l’impact.   Un personnel d’excellence. Le bien  le plus précieux de  l’OMS est son personnel. Un personnel motivé,  engagé et compétent est la clé du succès et de l’impact de l’OMS. Même si l’OMS peut être diverse dans  son  ensemble,  elle  n’est  pas  différente  au  Siège  et  dans  les  Régions. Au‐delà  de  l’équité  qui  lui  est  inhérente, la diversité améliore les performances institutionnelles de trois façons majeures. En premier  lieu,  la diversité multiplie  la  somme des  talents.  En deuxième  lieu,  la diversité  apporte  de nouvelles  perspectives dans  les discussions et  les décisions. En troisième  lieu, elle permet souvent d’entendre  la  voix de personnes  ayant une  expérience  concrète  des défis  sanitaires  faisant  l’objet des discussions.  Pour prendre en main cette question de  la diversité,  le programme de mobilité sera mis en œuvre de  façon  équitable mais  vigoureuse. Une  attention  accrue  sera  portée  au  recrutement  de  femmes  aux  postes de direction et de  ressortissants de pays en développement aux postes de  responsabilité, et à  leur fidélisation. En outre, à l’heure actuelle, les performances institutionnelles de l’Organisation ne sont  pas étroitement liées à la gestion des performances des individus travaillant à l’OMS. Plus solide sera ce  lien, plus l’Organisation dans son ensemble sera axée sur les résultats. L’OMS améliorera son évaluation  des  performances  pour  que  celle‐ci  soit  plus  étroitement  liée  aux  résultats  institutionnels.  Les  compétences en matière de gestion seront améliorées en favorisant les observations en retour de tous  horizons. L’engagement aux côtés du personnel en faveur de  la vision et des valeurs de  l’Organisation  conduira à un environnement de travail plus respectueux et plus éthique et aidera l’OMS à améliorer sa  culture de la collaboration.   Restructuration  de  l’architecture  des  données.  Une  culture  des  résultats  et  l’orientation  sur  des  réalisations  et  un  impact  mesurables  présupposent  la  disponibilité  des  données.  L’OMS  est  le  « gardien » de nombreux  indicateurs de  l’ODD 3, mais  l’architecture des données doit s’étendre à tous  les indicateurs mentionnés ci‐dessus et à plusieurs ODD. Les données sont recueillies au niveau des pays  et  compilées  sous  la  forme  de  statistiques  mondiales.  En  s’appuyant  sur  les  Statistiques  sanitaires  mondiales  et  l’Observatoire  mondial  de  la  santé,  l’OMS  améliorera  l’architecture  de  ses  données   – y compris  l’acquisition,  la gestion et  la présentation des données –,  les efforts en ce sens étant plus  systématiques.  L’OMS  veillera  à un meilleur  alignement des  systèmes  d’information  spécifiques d’un  programme à l’autre. L’OMS mettra clairement l’accent sur le suivi et l’évaluation dans un souci d’équité  et sur la fourniture aux États Membres de données factuelles concernant les  lacunes éventuelles et les  domaines où l’action est nécessaire. Il conviendra de ventiler les données pour dégager les tendances en  matière d’équité, notamment – mais non seulement – en ce qui concerne  l’égalité entre  les sexes, et  aussi  de  continuer  à  encourager  la  collecte  de  données  ventilées.  L’OMS  exploitera  aussi  les  technologies les plus récentes pour offrir une plateforme pour la gestion et la visualisation des données,  et améliorer aussi sa propre approche de  la gestion des connaissances.  Il est également reconnu qu’il  existe  un  potentiel  pour  des  partenariats  dans  l’architecture  des  données.  En  dernier  lieu,  la  restructuration de  l’architecture des données doit être  considérée dans  l’optique des  indicateurs des  ODD qui seront essentiellement mesurés au niveau national. L’OMS fournira un soutien technique solide  aux  pays  pour  mesurer  les  indicateurs  des  ODD  et  améliorer  les  systèmes  d’information  sanitaire,  y compris les systèmes d’enregistrement des données d’état civil et de statistiques d’état civil.   13    Encourager  l’innovation.  L’OMS  misera  plus  largement  sur  l’innovation,  de  plusieurs  façons   –  reconnaissant  que  finalement  l’innovation  au  sein  d’une  organisation  est  une  caractéristique  institutionnelle souhaitable, davantage qu’une stratégie. L’innovation – y compris dans  les sciences et  technologies,  l’innovation sociale  (par exemple  les nombreux aspects de  la prestation des services) et  l’innovation  commerciale/financière  –  permet  d’accélérer  la  réalisation  des  ODD.1  L’OMS  sera  un  meilleur  partenaire  auprès  des  créateurs  d’innovation,  y  compris  les  fondations  et  les  programmes  publics d’innovation.  L’OMS dispose d’un avantage  comparatif en  contribuant à  l’intégration dans  les  systèmes de santé nationaux des innovations prometteuses qui ont été financées par ces partenaires, en  les  transposant  à  plus  grande  échelle  et  leur  permettant  de  devenir  viables  à  long  terme.2  L’OMS  continuera à exercer son rôle essentiel de réglementation dans le domaine de l’innovation moyennant la  préqualification des médicaments, des  vaccins et des produits diagnostiques,  ainsi que dans  celui de  l’information sanitaire par  l’intermédiaire de  l’élaboration de  la CIM 11. L’OMS a un  rôle à  jouer dans  l’encouragement  de  l’innovation,  l’identification  des  priorités  et  la  coordination  de  la  recherche‐développement dans des circonstances particulières telles que les épidémies ou les domaines  où  l’innovation  a  pris  du  retard.  L’Organisation  a  aussi  un  rôle  à  jouer  dans  le  renforcement  des  capacités pour  la  recherche et  l’innovation dans  les pays  à  revenu  faible ou  intermédiaire. En outre,  l’OMS elle‐même deviendra une organisation plus novatrice et mettra au point un mécanisme  interne  pour exploiter et financer les meilleures idées au sein de l’Organisation.   Renforcer la diplomatie de la santé, la mobilisation des ressources et la communication. L’OMS remplit  des  fonctions  essentielles  en matière de  relations  extérieures. Comme  il  a  été mentionné plus haut,  l’OMS  assurera  un  leadership  politique  en mettant  en  particulier  l’accent  sur  l’équité  en  santé  et  la  diplomatie pour  la santé occupera une place plus  importante dans  les bureaux de pays. Pour ce  faire,  l’OMS a besoin d’une fonction semblable à celle du Ministre des affaires étrangères dans un pays pour  soutenir  le  Directeur  général.  Parmi  les  autres  fonctions  clés  ou  connexes  en  matière  de  relations  extérieures  figurent  la  mobilisation  des  ressources,  la  communication  et  les  partenariats.  L’OMS  les  rassemblera  toutes  de  façon  à  ce  qu’elles  puissent  s’exercer  de manière  plus  cohérente.  Il  est  aussi  largement reconnu que l’OMS doit améliorer certaines de ses fonctions, notamment la mobilisation des  ressources  et  la  communication.  Pour  ce  qui  est  de  la  mobilisation  des  ressources,  en  tant  qu’organisation représentant ses États Membres,  le Secrétariat de  l’OMS ne devrait pas se positionner  d’un côté,  les États Membres étant de  l’autre.  Il conviendrait plutôt que  les États Membres collectent  des fonds pour l’OMS, et cela devrait se faire au niveau politique le plus élevé. L’OMS améliorera aussi le  lien entre ses  fonctions en matière de relations extérieures et ses programmes, puisque  les  initiatives  comme celle de  la santé pour tous sont à  la fois politiques et techniques ; et évidemment,  l’OMS doit  mobiliser  efficacement des  ressources pour  remplir  sa mission. Une  fonction  stratégique  solide pour  l’ensemble de  l’Organisation,  liée à un cadre d’évaluation fort, et une fonction en matière de relations  extérieures représentent les deux faces d’une même médaille. La meilleure stratégie pour mobiliser des  ressources consiste à énoncer clairement l’impact à obtenir.   Renforcer  et  élargir  les  partenariats.  L’OMS  existe  au  sein  d’un  écosystème  de  partenaires  qui  ne  peuvent atteindre les cibles des ODD que s’ils travaillent tous ensemble. Parmi ces partenaires figurent  les  organismes  des Nations Unies mais  aussi  les  organisations  non  gouvernementales,  les  entités  du                                                               1 International Development Innovation Alliance. Insight on Measuring the Impact of Innovation, 2017  (https://www.globalinnovationexchange.org/resources/insights‐measuring‐impact‐innovation).  2 International Development Innovation Alliance. Insights on Scaling Innovation, 2017  (https://www.globalinnovationexchange.org/resources/insights‐scaling‐innovation).   14    secteur  privé,  les  fondations  philanthropiques  et  les  établissements  universitaires.  L’OMS  utilisera  le  Cadre de collaboration avec  les acteurs non étatiques, qui n’est pas encore pleinement mis en œuvre,  comme un instrument catalyseur de partenariats responsables et fructueux. L’OMS fera tout ce qui est  en  son pouvoir pour  se montrer un partenaire de qualité,  collaborant pour  créer des  synergies, avec  humilité.   Promouvoir  la  cohérence  politique.  Les ODD  sont  intégrés  et  indivisibles  et  requièrent  une  réponse  cohérente  de  l’ensemble  du  système.  Par  conséquent,  l’OMS  renforcera  aussi  sa  cohérence  interne  entre  les programmes et  les géographies de  l’Organisation. L’OMS créera des mesures  incitatives pour  une  collaboration  entre  les  départements  et  prévoira  des  mesures  pour  décourager  les  approches  cloisonnées.  Cela  nécessitera  des  orientations  venant  du  niveau  supérieur  de  l’Organisation,  un  changement  dans  la  culture  institutionnelle  et  des  structures  et  outils  de  gestion  appropriés.  Cette  cohérence  accrue  dans  la  politique  interne  se  traduira  aussi  par  des  relations  extérieures  plus  cohérentes.   Administration  et  gestion  adaptées  aux  buts  poursuivis.  Même  si  les  réformes  récentes  dans  le  domaine de la gestion se sont traduites par des progrès dans certains domaines, les principaux éléments  de  l’administration et de  la gestion actuelles de  l’OMS sont souvent considérés comme un obstacle à  une  pleine  efficacité,  transparence  et  responsabilité  dans  la  mise  en  œuvre  des  programmes.  Les  principaux éléments de l’administration et de la gestion de l’OMS ont initialement été conçus pour servir  une  organisation  normative  et  technique,  avec  une  grande  marge  d’adaptation,  de  spécification  ou  d’exemption, et en général  le  recours à une approche opposée aux  risques. Dans  le même  temps,  le  travail de  l’Organisation évolue,  l’accent étant davantage mis sur  les processus dirigés par  les pays,  le  travail  en  synergie  avec  de  multiples  parties  prenantes,  l’amélioration  de  la  transparence  et  de  la  responsabilité  à  la  fois  au  niveau  interne  et  à  l’égard  des  partenaires  extérieurs,  et  l’expansion  des  capacités opérationnelles  sur  le  terrain.  Il devient urgent de  rationaliser et d’améliorer  les processus  d’administration et de  gestion pour  soutenir  le nouveau modèle opérationnel  appelé  à évoluer. Cela  peut  être  réalisé  moyennant  une  approche  combinée  alliant  des  mesures  immédiates  (priorité  à  l’alignement  entre  les  bureaux  et  simplification  dans  des  domaines  clés)  et  des mesures  à  plus  long  terme (basées sur une analyse approfondie et  l’examen des politiques, des procédures, des processus,  des  capacités  et  des  systèmes).  Conformément  à  la  recommandation  formulée  dans  le  cadre  de  la  troisième  phase  d’évaluation  de  la  réforme  de  l’OMS,  les  réunions  de  la  direction  seront  l’occasion  d’élaborer  des  plans  de  mise  en  œuvre  pour  les  recommandations  issues  des  vérifications,  des  évaluations et des examens.   Comment le processus de consultation se déroulera‐t‐il ?  L’objectif  proposé  est  que  le  treizième  programme  général  de  travail  soit  approuvé  par  l’Assemblée  mondiale de la Santé en mai 2018. Les avantages de cette échéance sont les suivants : 1) passage rapide  de la planification à la mise en œuvre ; 2) adoption du treizième programme général de travail à temps  pour formuler  le budget programme 2020‐2021 ; et 3) mise à disposition d’un cadre pour mobiliser  les  ressources nécessaires en temps voulu et de manière cohérente. Naturellement, les consultations sur le  treizième programme général de travail doivent être solides. Le Secrétariat est d’avis que  l’objectif de  mai 2018 est atteignable. À ce  jour,  le Bureau et  les Directeurs  régionaux ont convenu d’appuyer cet  objectif. Des consultations approfondies auront  lieu sur  la base du présent projet de note de synthèse  lors des réunions des comités régionaux, et plus largement au cours des mois d’octobre et de novembre,  et aboutiront à un projet de programme général de travail. Les consultations avec les États Membres se  poursuivront après les discussions initiales lors des réunions des comités régionaux – par l’intermédiaire   15    des  bureaux  de  pays  de  l’OMS  et  d’autres  mécanismes  –  et  des  discussions  approfondies  avec  les  partenaires et d’autres acteurs non étatiques auront également lieu – notamment une consultation sur  le Web. Il a été proposé de tenir une session extraordinaire du Conseil exécutif en novembre 2017 pour  examiner le projet de programme général de travail, dont la version finale sera présentée à la session du  Conseil exécutif qui se tiendra en janvier. Les consultations auront lieu en tenant compte des échéances  et réunions statutaires ci‐dessous :     Date du projet : 24 août 2017  Treizième programme général de travail – étapes des consultations 31/07/17 Réunion du Bureau du Conseil exécutif 20/08/2017-13/10/2017 Comités régionaux 2017 22-23 novembre 2017 Éventuelle session extraordinaire du Conseil exécutif Mi-décembre 2017 Publication des documents pour le Conseil exécutif 22/01/2018 EB142 Avril 2018 Publication des documents pour l’Assemblée mondiale de la Santé 21/05/2018 WHA71 31 juillet 2017 1er octobre 2017 1er janvier 2018 1er avril 2018 1er juin 2018

Key facts
Adoption date
Source World Health Organization