World Health Organization (WHO) · Journal articles

WHO VIRAL HEPATITIS PROGRAMME = PROGRAMME HÉPATITE VIRALE DE L’OMS

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W HO VIRAL HEPATITIS PROGRAMME

PROGRAMME HÉPATITE VIRALE DE L’O M S

Viral hepatitis is a major public health problem in many parts of the world and exists in at least 3 different forms: hepatitis A, hepatitis B and hepatitis non-A, non-B. It may be transmitted by the faecal-oral route, by inoculation o f blood and certain blood products or by intimate personal contact In addition, when superinfecting persistent carriers o f hepatitis B virus, the recently detected delta virus causes severe disease and a high frequency of rapidly progressive chrome liver disease.

L’hépatite virale consume un grave problème de santé publique dans de nombreuses régions du monde. Elle existe sous 3 differentes formes au moins — l’hépatite A, l’hépatite B et l’hépatite non-A, non-B — et peut être transmise par la voie oro-fëcale, par transfusion de sang ou de cer­ tains produits sanguins, ou encore par contact intime. De plus, en cas de surinfection des porteurs permanents du virus de l’hépatite B par le virus delta, récemment découvert, la maladie prend une forme grave se tra­ duisant fréquemment par une affection hépatique chronique en évolution rapide.

Wkly Epidenu Rec. No. 38 - 21 September 1984

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Relevé épidém. hebd,. N° 38 - 21 septembre 1984

Tens of millions of people are infected with these viruses each year, with an enormous impact on health and the national economy. Hepatitis B poses a particular problem because it may lead to chronic liver disease and to primary hepatocellular carci­ noma which is one of the most common cancers in the world. There are over 200 million persistent carriers of hepatitis B virus and many of them may eventually die from the long-term sequelae of chronic infection. Proposals for a WHO programme for viral hepatitis were drafted last year by a consultative group. The report of the group was endorsed by the Executive Board, and a Technical Advisory Group on the WHO Viral Hepatitis Programme was established. The Technical Advisory Group, which comprises experts in clinical medicine, virology and epidemiology from each o f the WHO Regions, met in Geneva from 2 to 6 July 1984 to review the programme and to advise WHO on priorities in services and research.1 The Group noted that safe and effective vaccines against hepa­ titis B are already available and that vaccines against hepatitis A are under development. Vaccination o f high-nsk groups against hepatitis B is at present practised in many industrialized countries. The available vaccines are, however, expensive. The Group stressed the need for further operational and basic research, and expansion of WHO’s role in information exchange, training and the production and distribution o f diagnostic re­ agents. It noted, specifically, the need to increase the production of hepatitis B vaccines on a regional basis, to reduce their cost to a level which developing countries could afford, and to support research mto alternative methods of vaccine production. As it is now confirmed that hepatitis B infection can be con­ trolled by immunization, the Group encouraged WHO to assist countries in devising and evaluating immunization strategies and to train personnel who will be involved in control programmes. The Group noted the need for a number of pilot studies in countries in which the disease is common, in order to provide a basis for developing optimal vaccination strategies, and to evalu­ ate the possibility of incorporating vaccination into the Expanded Programme on Immunization. Progress should be evaluated in the short term according to the reduction in the number o f HBV carriers, and in the long term according to the reduction of the frequency of chronic hepatitis, cirrhosis and primary hepatocel­ lular carcinoma. The Group also urged WHO to support studies aimed at identi­ fying the etiological agent(s) of hepatitis non-A, non-B and defining the epidemiology, mode o f spread and outcome o f infec­ tion with the delta virus. In addition, it recommended that WHO develop programmes to stimulate the local or regional production of vaccines and diagnostic reagents and to assist in training the personnel required. ‘ The report of the meeting will be available upon request from the Virus Diseases Unit, World Health Organisation, 1211 Geneva 27, Switzerland.

Des dizaines de millions de personnes sont contaminées chaque année par ces virus, avec les très graves conséquences qui en découlent pour la santé et pour l’économie nationale. L’hépatite B pose un problème par­ ticulier car elle peut déboucher sur une affection hépatique chronique et entraîne l’apparition d’un épitélioma hépatocellulaire primitif qui est l’un des cancers les plus répandus dans le monde. Il existe plus de 200 millions de porteurs du virus de l’hépatite B, dont un grand nombre mourront probablement des séquelles à long terme de l'infection chronique. Un Groupe consultatif a présenté l’année dernière des propositions en vue de la création d’un programme OMS de lutte contre l’hépatite virale. Le rapport du Groupe a été adopté par le Conseil exécutif et un Groupe technique consultatif pour le programme hépatite virale a été constitué. Ce Groupe, composé d’experts en médecine clinique, virologie et épidé­ miologie venant de chacune des Régions de l’OMS, s’est réuni à Genève du 2 au 6 juillet 1984 afin d’étudier le programme envisagé et de donnera l’OMS des avis sur les priorités en matière de prestations de services et de recherche.1 Le Groupe a noté qu’il existait déjà des vaccins sûrs et efficaces contre l’hépatite B et que les recherches sur les vaccins contre l’hépatite A se poursuivaient. La vaccination contre l’hépatite B des groupes à haut risque est désormais pratiquée dans de nombreux pays industrialisés. Les vaccins existants restent cependant coûteux. Le Groupe a souligné la nécessité de poursuivre les recherches opéra­ tionnelles et fondamentales et de développer le rôle de l’OMS en ce qui concerne l’échange d’informations, la formation des personnels comme la production et la distribution de réactifs pour le diagnostic. Plus précisément, il a souligné la nécessité d’accroître la production de vaccins contre l’hépatite B à l’échelon régional, d’en réduire le coût afin de les mettre à la portée des pays en développement et d’appuyer les recher­ ches sur d’autres méthodes de production. Etant donné que l’efficacité de la vaccination contre l’hépatite B est maintenant un fktt acquis, le Groupe a encouragé l’OMS à aider les pays à concevoir et à évaluer les stratégies de vaccination ainsi qu’à former le personnel chargé de la mise en œuvre des programmes de lutte. Le Groupe a noté qu’il M a il procéder à des études pilotes dans les pays où la maladie est courante, afin de jeter les bases de stratégies de vacci­ nation optimales et de voir si ces stratégies ne pourraient pas être inté­ grées au programme élargi de vaccination. A court terme, les progrès devraient être appréciés par la baisse du nombre de porteurs du virus de l’hépatite B et à long terme par la baisse de la fréquence des hépatites chroniques, des cirrhoses et des cancers primitifs du foie.

Le Groupe a également vivement encouragé l’OMS à soutenir les études visant à identifier l’agent (ou les agents) de l'hépatite non-A, non-B et à préciser l’épidémiologie, le mode de transmission et l’issue de l’infec­ tion par le virus delta. B a également recommandé que l’OMS élabore des programmes en vue de stimuler la production locale ou régionale de vaccins et de réactifs pour le diagnostic et d’aider à la formation des personnels. ' Le rappon de la réunion pourra être obtenu sur demande auprès du Service des Maladies à Virus, Oi&anisanon mondiale de la Santé, 1211 Genève 27 (Suisse).

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization