World Health Organization (WHO) · Journal articles

POST DISASTER SURVEILLANCE = SURVEILLANCE POST-CATASTROPHE

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POST DISASTER SURVEILLANCE

SURVEILLANCE POST-CATASTROPHE

Saint L u c ia . — On the night of 3-4 August 1980, Hurricane Allen hit Saint Lucia causing ten deaths, leaving hundreds injured and over

Sainte-Lucie. — Dans la nuit du 3 au 4 août 1980, le cyclone Allen s’est abattu sur Sainte-Lucie faisant dix morts, des centaines de blessés et plus de 4000 sans abri et dévastant industries et cultures. Deux hôpitaux ODt eu leur toit soufflé et sept centres de santé ont été endommagés, dont deux gravement. Aussitôt après la catastrophe, le Permanent Secretary fo r Health and Local Government a mis en place un centre de contrôle chargé de diriger les opérations de secours du secteur sanitaire. Le Centre a entrepris une évaluation rapide de l’état des blessés ainsi que des dégâts physiques subis par les hôpitaux, les centres de santé, les logements, les installations d’assainissement, y compris les adductions d ’eau et les systèmes d’élimination des eaux usées et des déchets solides. Il a également étudié les besoins en vivres, en médi­ caments et autres fournitures. De plus, le personnel du centre a fait plusieurs émissions à la radio sur les problèmes de santé les plus urgents, donnant notamment des conseils sur la stérilisation de l’eau, la nutrition, l’hygiène alimentaire et la lutte contre les vecteurs, et indiquant le calendrier des visites des équipes médicales. Dans le cadre des mesures d’urgence, le Centre a donné la priorité à l’établissement d ’un système de surveillance d ’urgence ayant pour principal objectif de surveiller les maladies transmissibles. Le pays a été divisé en sept zones géographiques dotées chacune d ’une station de surveillance dirigée par un inspecteur de la santé publique. Les hôpitaux, les centres de santé et les camps d ’urgence ont été désignés comme unités de notification. Deux équipes médicales mobiles ont été organisées pour aller dans les zones éloignées donner des soins médicaux d’urgence. Les responsables des camps d'urgence ont été invités à soumettre des relevés quotidiens sur le nombre de personnes hébergées et de cas nouveaux de fièvre, de diarrhée, de toux, de maladie cutanée et sur tout autre problème médical ou sanitaire intéressant. Un formulaire spécial a été conçu à cette fin et distribué aux unités de notification. Les inspecteurs de la santé publique étaient chargés notamment de se rendre quotidiennement dans toutes les unités de notifications placées sous leur responsabilité, de recueillir les for­ mulaires, de conduire des enquêtes complémentaires limitées et de mettre en œuvre des mesures correctives si nécessaire. Deux inspec­ teurs exoérimentés, l’un dans le sud et l’autre dans le nord, regrou­ paient les relevés et les soumettaient à un examen préliminaire. Ensuite ils les envoyaient au Centre pour une analyse plus poussée. Les personnes avant besoin de soins médicaux étaient traitées par les équipes médicales mobiles ou envoyées au centre de santé local.

4 000 people homeless, and damaging industries and agriculture. Two hospitals had their roofs blown off and seven health centres were damaged ; two seriously. Immediately after the disaster, the Permanent Secretary for Health and Local Government set up an Emergency Control Centre to direct the relief operations of the health sector. The Centre undertook a quick assessment of the injured and of the physical damage to hospitals, health centres, homes, sanitation facilities including water supplies, sewage and solid waste disposal. The food supply situation and the requirements for drugs and other supplies were also assessed. The Emergency Centre staff also made several radio broadcasts covering the most pressing health topics including advice on water sterilization, nutrition, food hygiene, vector control and the time-table of the medical team visits, etc. Among the measures taken by the Control Centre, priority was given to the establishment of an Emergency Surveillance System aimed primarily at monitoring communicable diseases. The country was divided into seven geographical areas, each one covered by a sentinel station operated by a public health inspector, Hospitals, health centres and emergency shelters were selected as reporting units. Two mobile medical teams were organized to travel into remote areas and gave emergency medical care. The individuals responsible for the emergency shelters were instructed to submit daily reports on the number of sheltered persons and on the number of new cases o f fever, diarrhoea, cough, skin disease and any other relevant medical or sanitary problem. A special form to record these data was designed and distributed. The public health inspector’s duties included daily visits to all the reporting units under his responsibility, collecting the forms, conducting limited additional investigations and imolementing corrective measures whenever necessary. Two experienced ins­ pectors, one in the south and another in the north, received the daily reports for a preliminary scrutiny. Afterwards, the reports were sent to the Control Centre for further compilation and analysis. Individuals requiring medical care were treated by the mobile medical teams or referred to the local health centre.

Wkly Epuhfin. Bec : No. 12 > 27 March 1981

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Relevé epidéni. hebti ' Nu 12 - 27 mars 19SI

Initially, 73 reporting units were identified, including all emergency shelters, which housed an estimated 4 000 people. The numbers quickly decreased as more houses were made habitable. Seven days after the disaster, the sheltered population had diminished by as much as 80%. The speed with which people recovered from the disaster was a tribute to the people of St Lucia. The percentage of units submitting daily reports increased quickly during the first week and then stabilized around 75 %. Apparently, the importance of submitting negative reports was only understood by the end of the second week, when 100% of the reporting units were sending the forms even in the absence of cases. No major change in incidence of communicable diseases was detected by the emergency surveillance system. E d it o r ia l N o t e : This report from St Lucia demonstrates the utility of a simple but effective post-disaster surveillance system focussing on potential problem areas such as evacuation centres.

Au début de l’opération on a recensé 73 unités de notification, dont tous les camps d ’urgence qui hébergeaient au total environ 4000 personnes. Ce nombre a rapidement diminué au fur et à mesure de la remise en état des maisons. Sept jours après la cata­ strophe, la population des refuges avait diminué de 80%. La rapidité avec laquelle les sinistrés se sont remis de la catastrophe est à l’hon­ neur de la population de Sainte-Lucie. Le pourcentage d ’unités soumettant des relevés quotidiens a rapidement augmenté au cours de la première semaine puis s’est stabilisé aux environs de 75%. Il semble que l’utilité de soumettre des relevés négatifs n’a été comprise que vers la fin de la deuxième semaine, date à laquelle 100% des unités de notifications renvoyaient leurs formulaires même en l’absence de cas. Aucune modification majeure de l’incidence des maladies trans­ missibles n ’a été décelée par le système de surveillance d’urgence.

N o t e d e l a R é d a c t io n : Cette communication de Sainte-Lucie démontre l’utilité d ’un système de surveillance post-catastrophe simple mais efficace, axé sur les zones névralgiques potentielles telles que les centres d ’évacuation. De toute évidence, la notion de notification négative est difficile à Clearly, the concept of negative reporting is difficult for all field personnel to appreciate, especially when there are many visible comprendre par tout le personnel de terrain, surtout lorsqu’il y a de nombreux problèmes visibles dans la période qui suit immédiatement problems in the immediate post-disaster period. nne catastrophe. Pre-disaster training courses should therefore include special Les cours de préparation à la surveillance post-catastrophe devraient donc insister sur l’importance de la notification négative. reference to the importance of negative reporting. (Based on / D ’après: M inistry o f Health and Local Government, Department o f Medical Services, and/et CAREC Surveillance Report, Vol. 6, No. 10, October/octobre 1980.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization