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Tables rondes : enseignements tirés en matière de santé mondiale : Rapport du Secrétariat

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ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE CINQUANTE-DEUXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE Point 5 de l’ ordre du jour A52/DIV/10 24 mai 1999

Tables rondes : enseignements tirés en matière de santé mondiale Rapport du Secrétariat

1. Quatre tables rondes publiques de ministres de la santé ont été organisées au cours de la Cinquante-Deuxième Assemblée mondiale de la Santé sur les sujets suivants : C Fixation des priorités dans le secteur de la santé : les ministres face à une entreprise ardue, 18 mai (qui a fait l’ objet de deux réunions simultanées)1 C Investissements dans les hôpitaux : les ministres face à des dilemmes, 18 mai2 C Trouver de l’ argent : les ministres face à des dilemmes, 19 mai (qui a fait l’ objet de deux réunions 3 simultanées) C VIH/SIDA : stratégies propices à une réaction adéquate et durable face à l’ épidémie, 19 mai.4 2. On trouvera dans les paragraphes suivants un résumé des principaux points soulevés au cours des débats.5

FIXATION DES PRIORITES DANS LE SECTEUR DE LA SANTE : LES MINISTRES FACE A UNE ENTREPRISE ARDUE

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Document A52/DIV/4. Document A52/DIV/5. Document A52/DIV/6. Document A52/DIV/7.

Des procès-verbaux des tables rondes seront publiés ultérieurement et seront ensuite intégrés au document WHA52/1999/REC/3.

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3. La nécessité de se concentrer sur les éléments fondamentaux d’ une bonne santé publique et d’ assurer l’ équité d’ accès à ceux-ci a été reconnue dès le départ. Toutefois, la constatation qui a par la suite dominé les débats a été la suivante : l’ établissement des priorités est un processus complexe et essentiellement politique. Si des approches plus systématiques, plus rationnelles et plus transparentes sont nécessaires, les ministres ont à faire face à des demandes concurrentes de la part de différents groupes de la population. 4. Le débat a reposé notamment sur l’ hypothèse selon laquelle les ministres de la santé sont en mesure de fixer des priorités en ce qui concerne les dépenses. Mais on a reconnu qu’ ils étaient loin d’ être les seuls intervenants. Dans les pays où le fardeau de la dette est particulièrement lourd, par exemple, le niveau général des ressources destinées au secteur social doit parfois être limité. En outre, les conditions imposées par les bailleurs de fonds déterminent souvent la façon dont les fonds sont utilisés à l’ intérieur du secteur de la santé. On a noté également que, dans de nombreux pays, le ministère des finances est le principal arbitre en ce qui concerne les dépenses de l’ Etat et que les ministères de la santé n’ ont qu’ une marge de manoeuvre réduite à cet égard. Les priorités sanitaires doivent en fait être “vendues” aux ministères des finances et autres. 5. Les priorités reposent souvent sur des valeurs bien définies & telles que l’ accès universel aux soins de santé. Le problème se pose lorsque les ressources sont insuffisantes pour financer ces valeurs. Les pays doivent alors réfléchir à des priorités parmi les priorités. 6. Il est important de ne pas oublier que les priorités déclarées doivent être assorties de plans de dépenses effectifs. C’ est souvent plus difficile à réaliser dans les systèmes décentralisés où le gouvernement central exerce un moindre contrôle sur les autorités locales. 7. Dans les pays en développement, il y a non seulement pénurie de ressources, mais les circonstances sont imprévisibles. Il est difficile de s’ en tenir aux priorités convenues pour les dépenses publiques lorsque des situations d’ urgence surgissent & qu’ elles soient provoquées par l’ homme ou dues à des causes naturelles. Parfois, ces situations d’ urgence sont particulièrement aiguës lorsqu’ il s’ agit d’ une inondation grave, par exemple. Dans d’ autres cas, elles sont plus insidieuses & comme pour l’ épidémie d’ infection à VIH/SIDA en Afrique, qui a eu des répercussions sérieuses sur la structure des dépenses. Dans les pays touchés par des conflits, l’ amélioration des soins de santé ne sera une priorité pour les gouvernements que lorsque la paix aura été rétablie. 8. Bien que les plans gouvernementaux soient établis sur le long terme (5 à 10 ans), les besoins à court terme sont souvent plus urgents et conditionnent dans la pratique l’ affectation des ressources. Par exemple, si, dans un petit pays, le principal hôpital national est en mauvais état, il sera difficile de ne pas affecter des fonds à sa réfection & même si ces fonds doivent être prélevés sur le budget des services primaires. Seuls quelques pays ont reconnu la nécessité de revoir systématiquement et en permanence les priorités. 9. La crise financière qui a touché l’ Asie orientale a non seulement rendu plus difficile la fixation des priorités nationales, mais entraîné également pour certains pays un rapprochement avec les donateurs, dont beaucoup ont leur propre échelle de priorités. 10. Dans les pays de l’ ex-Union soviétique, le changement a été encore plus spectaculaire : il est difficile de réfléchir aux priorités lorsque le budget national de la santé a chuté de US $150 à tout juste US $0,40 par habitant. Il a été suggéré que, dans les anciennes économies dirigées, la première tâche devrait consister à modifier l’ attitude du public et des professionnels, qui étaient habitués à ce que l’ Etat dispense tous les services

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gratuitement. La fixation des priorités exige que chacun reconnaisse qu’ il a la responsabilité de participer aux décisions difficiles concernant l’ utilisation des ressources lorsque celles-ci sont comptées. 11. Dans la plupart des pays, les besoins sanitaires varient. La fixation des priorités au niveau national doit permettre une prise de décision au niveau local. 12. L’ instauration d’ un consensus autour des priorités nationales est déterminante, mais une direction claire est également capitale. Cela fait partie du travail des politiciens d’ expliquer et de défendre les décisions qu’ ils prennent en matière de dépenses. 13. Le débat a confirmé la suggestion selon laquelle il convenait de raisonner davantage en termes de procédure & en garantissant la capacité d’ exercer des droits, plutôt que de s’ attacher uniquement à définir précisément la nature de ceux-ci.1 Il est impossible de fixer des priorités sans une consultation efficace. 14. Les processus de consultation doivent être bien réfléchis et les consultations ne doivent pas seulement servir à faire entériner des décisions qui ont déjà été prises. 15. Il a été clairement reconnu que les donateurs ont une influence décisive sur l’ établissement des priorités. Deux difficultés ont été signalées. Premièrement, les donateurs ont leur propre programme d’ action, qui ne va pas toujours dans le sens des priorités nationales. Deuxièmement, les donateurs concentrent leur aide financière sur des types de dépenses particuliers, ce qui rend d’ autant plus difficile la prise de décision globale au niveau national. 16. L’ efficacité de l’ aide au développement pourrait être améliorée en faisant en sorte qu’ elle soit dispensée non pas au coup par coup, mais dans le cadre d’ un plan général de dépenses publiques qui désigne la santé comme secteur prioritaire. 17. On s’ est accordé à reconnaître que ces problèmes pouvaient être résolus à travers des accords de partenariat à plus long terme et plus solides. Certains ministres ont cité expressément les approches intersectorielles, tandis que de nombreux autres ont parlé de la nécessité d’ établir conjointement et de négocier les priorités.

INVESTISSEMENTS DANS LES HOPITAUX : LES MINISTRES FACE A DES DILEMMES 18. L’ une des premières responsabilités des gouvernements est de fournir des soins de santé de qualité à toute la population. L’ accès aux soins hospitaliers doit donc être universel, équitable et d’ un coût raisonnable. Les ministères ne doivent pas se décharger de cette responsabilité. 19. Il est d’ une importance capitale que la politique hospitalière soit énoncée explicitement dans la réforme du secteur de la santé, de même qu’ il est indispensable de mettre en place un réseau équilibré d’ installations sanitaires pour atteindre les populations des zones rurales ou reculées, et pour améliorer l’ interface entre les hôpitaux et les soins de santé primaires. Il n’ y a pas de solution unique et se contenter de copier des démarches étrangères risque d’ ajouter au fardeau existant. Les pays doivent être prêts à utiliser ce qu’ ils possèdent

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Voir document A52/DIV/4.

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effectivement. La restructuration des services doit être menée en fonction des besoins prioritaires d’ un pays et se dérouler dans le cadre des capacités et des ressources nationales dans un souci de pérennité. 20. Dans de nombreux pays, une grande partie de la prestation des soins de santé est assurée par le secteur privé, spécialement par des dispensateurs n’ ayant pas un but lucratif. Les ministères devraient coordonner l’ ensemble de la politique de santé nationale et fournir un cadre dans lequel le secteur privé peut participer et aider à la prestation des soins à toute la population. La difficulté, dans la fourniture de soins de santé optimaux, consiste à assurer la complémentarité entre les secteurs public et privé et les dispensateurs ayant un but lucratif et sans but lucratif. Si nécessaire soit une réglementation, elle ne doit pas empêcher l’ innovation, et un système d’ incitations appropriées doit être mis en place. 21. Pour ce qui est de savoir si les services hospitaliers doivent être dispensés ou achetés, les participants ont noté que, là où il existe des dispensateurs privés et que des contrats peuvent être passés, cette option peut aider à réduire les coûts et à améliorer la qualité. L’ équité et l’ accessibilité pour les pauvres demeurent cependant un sujet de préoccupation et la pertinence de cette question particulière pour les pays ayant un secteur privé limité est marginale. Les facteurs clefs dont dépend le bon fonctionnement des contrats, tant avec des établissements privés à but lucratif que sans but lucratif, sont la capacité institutionnelle, la volonté politique et la concurrence réelle dans l’ attribution des contrats. Les ministères doivent aussi disposer de mécanismes pour assurer la qualité et évaluer le travail accompli. 22. Vu la tendance à une autonomie accrue, une formation professionnelle dans une discipline sanitaire est un atout pour un administrateur d’ hôpital. L’ essentiel est toutefois qu’ il ait une formation spéciale en gestion et des compétences dans ce domaine. La bonne gestion doit en général s’ appuyer sur l’ éthique, la compétence technique et administrative, et le professionnalisme. Il est essentiel d’ associer la communauté à la gestion de ses hôpitaux. 23. La discussion a porté sur la question de savoir si les gouvernements doivent se décharger de la fourniture des services pour passer des accords contractuels avec des dispensateurs publics et privés, et sur les modalités optimales de la planification et de la gestion des hôpitaux et des ressources hospitalières, le rôle et les responsabilités des gouvernements dans l’ équilibrage entre secteur public et privé, et la coopération régionale et interpays dans la fourniture de services spécialisés. 24. Le fonctionnement efficace des hôpitaux peut se heurter à des obstacles tels que la perte de personnel qualifié faute de débouchés professionnels satisfaisants ou à cause de l’ insuffisance de la rémunération, et la charge que représentent l’ entretien des biens physiques et la technologie des soins de santé. Une planification, une acquisition et une utilisation rationnelles de la technologie, spécialement du matériel coûteux et perfectionné, et la fourniture de services d’ entretien satisfaisants sont indispensables. Entre autres mécanismes novateurs pour améliorer la pérennité des hôpitaux figurent les systèmes de recouvrement des coûts, les fonds spéciaux et de roulement, et les impôts spécifiques, dont l’ efficacité globale n’ a pas encore été entièrement évaluée. 25. Les nouveaux concepts, approches, techniques et méthodologies doivent être étayés par des données factuelles, et l’ absence de recherche hospitalière doit être corrigée d’ urgence. De nouvelles études devraient être faites sur la complexité des différents types de systèmes hospitaliers dans un environnement sociopolitique en pleine évolution, les nouveaux mécanismes de financement et les progrès des technologies sanitaires. Les défis de la mondialisation, de la redistribution et de la réglementation requerront de toute urgence une attention focalisée et des mécanismes et des compétences pour relever ces défis dans le domaine des investissements dans les hôpitaux et de la gestion hospitalière. L’ OMS, en collaboration avec les pays, devrait échanger des idées et des 4

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expériences, et réfléchir aux leçons retirées des réussites et des échecs. Un effort international concerté est indispensable pour soutenir les pays dans ce domaine critique.

TROUVER DE L’ ARGENT : LES MINISTRES FACE A DES DILEMMES 26. D’ un e m an i ère g énéral e, à m esu r e qu e l e PI B parhabi tan t a u g m en te, l a pa rt de cel ui -ciqu iest con sacrée àl a san té au g m en te au ssiet l a part des dépen ses de san té cou vertes par l e secteu r pu bl i c a u g m en te ég a l em en t. De n om br eu xsystèm es de san té son t com partim en tés et ca ra ctéri sés par l a coex i sten ce de pl u si eu rs “systèm es de s a n té” di fféren ts desserva n t di fféren ts g rou pes soci au x , ce qu i abou ti t sou ven t à offr i rl es soi n sl es pl us m édi ocr es au xpl u s pau vres.U n e a pproche n ova trice con si stera i t à aban don n er ce systèm e com pa rtim en té a u pr ofi t d’ un e or gan i sati onpl u s fon cti on n el l e du systèm e de san té recon n ai ssan tl es rôl es respecti fs des secteu rs pu bl i c et pr i vé dan sl ’ exécu ti onde di fféren tes fon cti on s. 27. Les sou rces de fi n an cem en t du secteu r de l a san té son tl es m éna g es, l es en trepr i ses, l es org a n i sati on s n ong ou ver n em en tal es et l es or gan i sm es don ateu rs; s’y ajou ten tl es fon ds col l ectés par l es g ou ver n em en ts, l es or gan i sm es de sécu r i té soci al e, l es cai sses d’ assu r an ce ou l es di spen sateu rs des soi n s eu x -m êm es.Les m i n i stres de l a san té en tren t encon cu rren ce a vec d’a u tres m i n i stres pou r l’a l l oca ti onde l eu r bu dg et a n n u el , et doi ven t être ca pa b l es de con va i n cre l eu r g ou ver n em en t de l ’ i m porta n ce de l a san té com m e i n vesti ssem en t dan sl e dével oppem en t. 28. Le fi n an cem en t ex téri eu r est i m porta n t dan s de n om breu x pa ys en dével oppem en t et pl u si eu rs pa rticipan ts on t fa i t m en ti on de l’établ i ssem en t de pa rten ar i a ts n ova teu rs en tre l eu r g ou ver n em en t et des don ateu r s avec, pa r ex em pl e, l a fou r n i tu re d’u na ppu isector i elpl u tôt qu e d’a ppu i s au xprojets ou l a créa ti on de “fon ds d’a ffecta ti on spéci al e” dan s l e dom a i n e de l a san té pou r fin an cer des i n tra n ts ou des servi ces spéci fi qu es. 29. Bi enqu e l es participan ts ai en t esti m é qu e l es pays devra i en t s’or i en ter davan ta g e vers des systèm es de prépa i em en t pa r l es u s a g ers, i l a été recon n u qu e l a fa i sabi l i té et l ’ opportu n i té des di vers systèm es de fi n an cem en t (assu r an ce-m al adi e ou systèm es à base com m u n a u ta i r e) dépen dai en t bea u cou p du con tex te l oca l . La qu esti onl a pl u s con troversée et peu t-être l a pl u s di ffi ci l e à résou dre pou r l es m i n i stres con cer n el a pl a ce à don n erau pai em en t di r ect des ser vi ces parl es u sager s.La pl u part des pays, m a i s pas tou s, fon t pa yer u n e pa rt a u xm a l ades dan sl es établ i ssem en ts hospi ta l i ers pu bl i cs.Certa i n s participa n ts y on t vu u n e recon n ai ssan ce du fai t qu e l es r even u s de l’Etat n e son t pas su ffi san ts pou r fin an cer tou s l es servi ces n écessai r es.D’a u tres on t n oté qu e l e fa i t de fa i r e pa yer l es servi ces pou va i t jou er u nr ôl e dan sl al i m i ta ti onde l a dem a n de de servi ces et i n fl u en cerl e com portem en t des con som m a teu rs (par ex em pl e en“or i en ta n t” l es g en s vers l es di spen sateu rs de soi n s de san té pr i m ai r es pl u tôt qu e vers l es hôpi ta u x ).Tou tefoi s, l es pays l es pl u s pau vres com m e l es pl us riches son t con sci en ts du fa i t qu e l a pra ti qu e con si sta n t à fa i r e pa yer l es servi ces tradu i t u ncon fl i t en tre l a n écessi té de m obi l i ser des recettes addi ti on n el l es et cel l e d’assu rer l’a ccès au xsoi n s pou r ceu xqu ienon tl e pl u s besoi n , d’a u ta n t pl u s qu e l es m esu res vi san t à ex on érer les pl u s pau vres son t sou ven t di ffi ci l es à m ettre en oeu vre. C’est l à peu t-être l e pr i n ci pa l di l em m e a u qu el on se trou ve con fron té dan s l a pol i ti qu e de fi n an cem en t des soi n s de san té. 30 . Pa rm i l es approches proposées pou r m i eu xg érer les fon ds et a ccroître l’effica ci té, i la n ota m m en t été su g g éré :

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C de m odi fi erl es ar r an g em en ts su r l a base desqu el s fon cti on n en tl es di spen sateu rs de soi n s de san té (pa r ex em pl e en don n an t davan ta g e d’a u ton om i e a u x hôpi ta u x ou en établ i ssan t des con tra ts l i és au x perform a n ces); C de m odi fi erl er ôl e des m i n i stères de l a san té (qu ii n tervi en dra i en t davan ta g e dan sl a fi x a ti onde règ l es et l a rég l em en ta ti onet m oi n s dan sl a fou r n i tu re de servi ces); C de su bven ti on n er l a dem a n de de servi ces (par ex em pl e pa r l a di stribu ti onde bon s) pl u tôt qu e l ’ offre; C de m odi fi er l e com portem en t des a g en ts de san té enr evoya n tl eu rs con di ti on s d’em pl oiet enm etta n t enpl a ce des systèm es d’ i n ci ta ti on , pa r ex em pl e pa r u n e “défon cti on n ar i sati on ” de l eu rs fon cti on s; C d’a ccroître l a coopéra ti on r ég i on al e en tre peti ts pays, pa r ex em pl e pou r l es systèm es d’assu ra n ce, l es m édi ca m en ts, etc. ; C de créer des “pa rten ar i a ts i n tel l i g en ts” en tre secteu r pu bl i c et secteu r pr i vé; C de pl afon n erl es coû ts dan s des dom a i n es com m e cel u ides m édi ca m en ts et de prom ou voi rl ’ u ti l i sati on de m édi ca m en ts g énériqu es; C de fai r e u nm ei l l eu r u s a g e des ressou rces eni n vesti ssan t dan sl a préven ti onet l es servi ces de soi n s de san té pr i m ai r es. 31. L’évol u ti ondes objecti fs de san té (a ppa r i ti onde n ou vel l es m a l adi es, vi ei l l i ssem en t de l a popu l a ti on , etc. ) fa i t qu ’ i l est di ffi ci l e au xm i n i stères de l a san té de trou ver u n ju ste équ i l i bre en tre m obi l i sati on des r essou r ces et dépen ses.I lest i m portan t de ten i rcom pte à l a foi s des con si déra ti on s sci en ti fi qu es et pol i ti qu es. La m on di al i sati oncrée des pr oblèm es pou rl es pays pau vr es, enpa rticu l i er du fa i t des accords de l i bre-écha n ge et de l am i g ra ti ondes tra va i l l eu rs de san té.Les pays r i ches porten tu n e pa rt de respon sabi l i té à cet ég a rd.

VIH/SIDA : STRATEGIES PROPICES A UNE REACTION ADEQUATE ET DURABLE FACE A L’ EPIDEMIE 32. Les défi s au x qu el s son t con fron tés l es m i n i stres son ti l l u strés par l a si tu a ti ondan s u npa ys d’Afriqu e a u stra l e, où l’éta t d’u rg en ce a été décrété pou r ce qu i est du VI H/SI DA .Le ta u x de séropréva l en ce a ttei n t désorm a i s 22% chez l es adu l tes, l es hôpi ta u x pl oi en t sou s l e fa rdea u et i ln ’ ex i ste a u cu n e stru ctu re com m u n a u ta i r e bi eni m pl an tée qu ipu i sse a i der l es person n es vi va n t a vec l e VI H/SI DA . 33. L’en g a g em en t des pl u s hau ts respon sabl es g ou ver n em en ta u x à l’ég a rd du VI H/SI DAest l e préa l abl e àu n er i poste n ati on al e effi cace et du r abl e.P ar m il es au tres élém en ts de r i poste essen ti el s fi g u ren t des acti vi tés com m u n a u ta i r es a n crées dan s u nbonsystèm e de san té pu bl i qu e; u n e a pproche m u l ti sector i el l e; u n e vaste acti ond’édu cati onde l a popu l ati on ;l a prom oti onde l ’ u ti l i sati ondu préserva ti f à 10 0 %, n ota m m en t pa rm il es g rou pes vu l n érabl es tel s qu e professi on n el (l e)s du sex e; et l a form a ti ondes écol i ers fa ce à l a vi e, pou r l eu r a ppren dre à se protég er.

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34. Refu s de l a réa l i té et a u tosati sfa cti onson t deu x a tti tu des qu i on t em pêché d’a g i r effi ca cem en t et en tem ps vou l u .L’u n e des pr i n ci pa l es respon sabi l i tés des au tor i tés est de prôn er l a fra n chi se et l a toléra n ce à l’ég a rd du VI H/SI DA à tou s l es n i vea u x .I l fa u t m en er u n e a cti ond’édu ca ti onà l a préven ti onde l ’ i n fecti on à VI H et des m a l adi es sex u el l em en t tra n sm i ssi bl es, de m êm e qu e pa r l er fra n chem en t de l a sex u al i té dan sl es écol es pou rdon n erau xjeu n es l es con n ai ssan ces et l es m oyen s techn i qu es n écessai r es pou r qu ’ i l s pu i ssen t se protég er. 35. La participati ondes per son n es vi van t avec l e VI H/SI DAà l ’ a cti onde pl ai doyer et d’édu ca ti ondu g ra n d pu bl i c s’est a vérée très u ti l e pou r fou r n i r u n a ppu i soci a l et com battre l a di scr i m i n a ti on et l e dé n i des problèm es. 36. Onn e sau ra i t tolérer l’ex i sten ce de deu x ca tég or i es de ci toyen s fa ce à l ’ a ccès au xtra i tem en ts avérés. Le Fon ds de Sol i dar i té théra peu ti qu e i n ter n a ti on al e récem m en t créé est u nprem i er pas vers l’ég a l i té d’a ccès au xtra i tem en ts an tirétrovi r a u xperm etta n t d’évi ter l a tra n sm i ssi ondu VI H de l a m ère à l ’ en fa n t et, enfi nde com pte, au xtrai tem en ts des m al adi es associées au VI H.L’appu ifi n an ci er et techn i qu e à cette i n i ti a ti ve ex i g era l a con sti tu ti onde parten ar i ats avec l a société civi l e, l es org a n i sati on si n ter n a ti on al es, l es g ou ver n em en ts et l e secteu r pr i vé. 37. La sol i dar i té i n ter n a ti on al e est n écessai r e pou r m ettre a u poi n t des m édi ca m en ts et des vacci n s.P ou r faci l i ter l’a ccès au xa n tirétrovi r au x ,l es pays doi ven t recevoi rl ’ a ppu id’org a n i sati on si n ter n a ti on al es afi nde n ég oci erdes pr i xpl usi n téressan ts avec l ’ i n du strie.Les pays d’u n e m êm e rég i ondevra i en tn ég oci er en sem bl e et n onpas enordre di spersé, de m a n i ère à a voi r pl u s fa ci l em en t a ccès au xm édi ca m en ts.La pa rticipa ti onde l ’ i n du strie est i n di spen sabl e si l ’ onveu t él a rg i rl ’ a ccès au xtra i tem en ts m édi ca m en teu xdu VI H/SI DA . 38. Sou ten i ru neffort con certé envu e de m ettre a u poi n t u nva cci na ppl i cabl e à tou tes l es sou ches de vi r us s’ i m pose su r l e pl a nm ora l com m e dan sl ’ i n térêt bi encom pr i s de tou s.I l fa u t i n vesti r pl u si eu rs m i l l i on s de dol l a rs dan sl am i se a u poi n t de va cci n s et de m i crobi ci des. 39. L’a ffecta ti ondes fon ds m i s àl a di sposi ti onde l ’ effort m on di a l de l u tte con tre l e VI H/SI DAdoi t être ex am i n ée de tou te u rg en ce pa r l es i n sti tu ti on si n ter n a ti on al es con cer n ées.Les m on ta n ts al l ou és au xa cti vi tés de con su l ta n ts, au xcon féren ces et a u xa tel i ers su r l es acti vi tés dan sl es pays devra i en t être éva l u és. 40 . La préven ti onde l a tran sm i ssi onde l a m ère à l ’ en fa n t est con si dérée pa r bea u cou p com m e l e secteu r où l ’ a ccès a u x a n tirétrovi r a u x doi t être assu ré enpr i or i té.Les participa n ts on t dem a n dé à l ’ OM S de col l aborer avec l es pays pou r a pporter tou t l ’ a ppu in écessai r e a u xi n terven ti on s pertin en tes :servi ces effi ca ces de soi n s prén a ta l s et de san té i n fa n ti l e, fou r n i tu re d’a n tirétrovi r au x , con sei l s et dépi sta g e vol on ta i r es, pl an i fi ca ti on fam i l i al e, et appu ià d’ au tres form es d’a l i m en ta ti ondes n ou rrisson s.Certa i n s participa n ts on t si gn a lé qu e des m ères séroposi ti ves éta i en ti n form ées du r i squ e de tra n sm i ssi onde l ’ i n fecti onpa r l’a l l ai tem en t a u sei nsan s qu ’ onl eu r fou r n i sse pou rau ta n tl es au tres élém en ts d’a ppu im en ti on n és ci -dessu s.Dan sl a pl u pa rt des cas, l a su r vi e de l ’ en fan t dépen dai t de l ’ al l ai tem en t a u sei n .M êm e l orsqu e l es fem m es peu ven t a cheter des su bsti tu ts du l ai t m a ter n el , el l es on t ra rem en tl es m oyen s (ea u propre et i n sta l l a ti on s pou r fa i r e bou i l l i rl ’ ea u ) de l es prépar ersan s dan g er .Les participa n ts on tl an cé u na ppelà l a com m u n a u té i n ter n a ti on al e pou r qu ’el l e a ppu i e des i n ter ven ti on s desti n ées à évi ter de dou l ou reu xdécès & don tl es m ères saven t bi enqu ’ i l s son t évi tabl es si l ’ ona ppl i qu e l es techn i qu es vou l u es.

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41. L’in form a ti ondu ou des parten ai r es, avec l ’ a ccord de l a person n e vi va n t a vec l e VI H, fa i t pa rtie des m éthodes de con sei l s dan s certa i n s pays.Dan s qu el qu es-u n s d’en tre eu x ,l orsqu ’onn e peu t pas obten i r cet a ccord, i l est recom m a n dé a u x m édeci n s de n e pas i n terven i r .Des l i gn es di r ectr i ces on t été pu bl i ées su r l es con di ti on s àr em pl i rpou rqu e l es pr ofessi on n el s de san té a vi sen tl es parten ai r es encas d’ i m possi bi l i té d’a voi r l e con sen tem en t ex pl i ci te.I l est évi den t qu ’ i ln e peu t y a voi r d’a ccord qu a n t a u si gn al em en tn om i n a l et à l ’ i n form a ti ondu ou des parten ai r es san sl e con sen tem en t ex pl i ci te des person n es i n fectées. 42. La con fi den ti al i té par ta g ée, où u na m iou pa ren t proche pa rticipe à l ’ a cti onde con sei la vec l ’ a ccord de l a person n e con cer n ée, est u n e dém a rche i n téressan te qu ifa i tm i eu xa ccepter, sem bl e-t-i l ,l a révél a ti onde l a si tu a ti onà des ti ers et perm et de m i eu xfa i r e fa ce à l a m al adi e et de prévoi rl ’ a ven i r . 43. Les participan ts se son ti n qu iétés du r i squ e qu e l e dr oi t au r espect de l a vi e pr i vée d’u n e person n e vi va n t avec l e VI H en tre encon fl i t a vec l e droi t des ti ers d’être protég és.La sol u ti onà ce problèm e rési de dan sun e bon n e acti onde con sei l , qu idébou che su rl ’ i n form a ti onvol on ta i r e des parten ai r es par l a person n e con cer n ée, ai n siqu e dan sl al u tte con tre l a di scr i m i n a ti onet l ’ ex cl u si on . = = =

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Key facts
Adoption date
Source World Health Organization