Wkly Epidem. Rec. - Relevé epidèm. hebd.: 1980.55. 353*360
No. 46 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE
WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases Telegraphic Address: EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva with ZC ZC and ENGL for a reply in English Service de la Surveillance épidémiologique des M aladies transmissibles Adresse télégraphique: EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Service automatique de réponse Télex 28150 Genève suivi de ZÇZC e t FRA N pour une réponse en français
14 NOVEMBER 1980
55th Y EA R — 55e A N N É E
14 NOVEMBRE 1980
EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION Immunization Levels in California School Children — In recent years it has become apparent that rigorously enforced school and preschool/child care centre immunization laws are the most effective means of further reducing the incidence of vaccine-preventable diseases in the United States. School and preschool entry immunization requirements have the potential for ultimately eliminating these diseases as public health problems. In 1977 California passed legislation strengthen ing and systematizing its school attendance requirements for diphtheria, tetanus, pertussis, poliomyelitis and measles immuniza tion. In the ensuing three years, California schools, with very little outside financial assistance, have made a massive effort to bring all pupils into compliance with the requirements. This year, school entry im m u n iz a tio n requirements for rubella and mumps will take effect in California, focusing primarily on entrants at kindergarten level and below. U n it e d S t a te s o f A m e r ic a ,
PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Niveaux d’immunisation chez les écoliers californiens — Il est apparu ces dernières années que l’application stricte de la législation concernant la vaccination des enfants d ’âge scolaire et préscolaire était le moyen le plus efficace de réduire encore, aux Etats-Unis d ’Amérique, le taux d ’incidence des maladies qui peuvent être prévenues par la vaccination. Les vaccinations exigées à l’admission dans les établissements scolaires et préscolaires devraient théoriquement conduire à l’élimination de ces maladies en tant que problèmes de santé publique. C’est en 1977 qu’a été adoptée en Californie une législation renforçant et généralisant l’obligation de la vaccination des écoliers contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et la rougeole. Au cours des trois années suivantes, les écoles de Californie ont, avec une aide financière extérieure très réduite, fait un effort considérable pour amener tous les élèves à se conformer à ces règlements. Cette année, la vaccination contre la rubéole et les oreillons sera obliga toire en Californie à l’entrée dans les établissements scolaires et pré scolaires, l’accent étant mis plus particulièrement sur les admissions dans les écoles maternelles et les jardins d ’enfants. Certaines données témoignent des progrès réalisés dans l’applica tion de ces règlements. Entre 1977 et aujourd’hui, on s’est efforcé d'évaluer les taux de couverture vaccinale de plus de quatre millions d ’enfants inscrits Hans les écoles publiques et privées de l’Etat. Au 30 juillet 1980, les relevés de vaccination, de plus de 96% des élèves avaient été examinés. Les pourcentages d ’enfants ayant été correc tement vaccinés étaient les suivants: Dipbtérie/Tétanos/Coqueluche/ Tétanos/Dipbtérie (4 doses ou plus de DTC, ou 3 doses ou plus de Td): 91%; Poliomyélite (3 doses ou plus): 92%; Rougeole: 94%; Rubéole: 55% et Oreillons: 48%. La vaccination contre ces deux dernières maladies n'était pas obligatoire lorsqu’ont été établis ces pourcentages. En outre, les écoles n’ont pas toutes communiqué les taux de vaccination contre les oreillons et la rubéole. On évalue chaque année les taux de couverture vaccinale de plus de 330 000 enfants qui entrent à l’école maternelle. A l’automne de 1979, les pourcentages d ’enfants correctement vaccinés étaient les suivants: DTC/Td: 85%; Poliomyélite: 89%; Rougeole: 91%; Rubéole: 82%; Oreillons: 78%. Plusieurs enquêtes régionales ont fourni des estimations de la qualité des contrôles opérés sur les enfants qui n ’avaient pas reçu toutes les vaccinations requises lors de leur admission à l’école maternelle. Après ces contrôles, les pourcentages d ’élèves de maternelle correctement vaccinés ont atteint les chiffres suivants: DTC/Td: 93,5% ou plus; Poliomyélite: 95% ou plus; Rougeole: 98%. Si les pourcentages d ’enfants ayant reçu les vaccins DTC/Td et antipoliomyélitique ne sont pas plus élevés, c’est en partie parce que certaines écoles n ’ont pas, comme elles auraient dû légalement le faire, décidé l’éviction des élèves qui n ’avaient toujours pas été vaccinés. On ne dispose pas encore de chiffres comparables pour les vaccinations contre la rubéole et les oreillons. E t a t s -U n is d ’A m é r iq u e . Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:
Some data on our progress in implementing these laws are avail able. Between 1977 and the present, an effort was made to assess immunization levels for the more than four million pupils in the state’s public and private schools. As of 30 July 1980, immuniza tion records of over 96% of pupils had been reviewed. The per centages reported to be adequately immunized are as follows: D TP/Td (4 or more doses of DTP, or 3 or more doses of Td): 91% ; Polio (3 or more doses): 92%; Measles: 94% ; Rubella: 55 % and Mumps : 48 %. Immunization against the last two diseases was not required at the time of this assessment. Also not all of the schools reported on immunization levels for mumps and rubella. Annual assessments are made o f the state’s over 330 000 kinder garten entrants. In the fall of 1979, percentages of adequately immunized entrants were as follows: DTP/Td: 85%; Polio: 89%; Measles: 91 %; Rubella: 82%; and Mumps: 78%. Several regional surveys have provided estimates on the completeness of follow-up of inadequately immunized kindergarten entrants. After follow-up, the percentages of adequately immunized kindergarteners have risen to the following levels: DTP/Td: 93.5% or higher; Polio: 95% or higher; and Measles: 98 %. One reason why the levels for DTP/Td and polio are not higher is that some schools have not carried out the legal mandate to order exclusion of pupils remaining inadequately immunized. Comparable data are not yet available for rubella and mumps immunizations.
Epidemiological notes contained in this number:
Expanded Programme on immunization, Influenza Nomen clature, Influenza Surveillance, Yellow Fever in 1979. L ist o f Newly Infected A reas, p. 360.
Fièvre jaune en 1979, nomenclature de la grippe, programme élargi de vaccination, surveillance de la grippe. Liste des zones nouvellement infectées, p. 360.
Wkîy Epidem. Rue.: No. 46-14 Nov. 1980
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Relevé épidem. habd. ; N1 ’ 46 - 14 nov. 19&Q
While the overall effort of schools and local health departments has been excellent, problems have occurred. Occasionally, due to lack of staff or lack of understanding or commitment to enforcement of the im m u n iz a tio n laws, some school officials have not fully carried out the legal requirements for creation of school immuniza tion records and effective follow-up of inadequately immunized pupils. Uncooperative parents have sometimes posed significant problems. Implementation of the law has been particularly difficult at the high school level, since immunization records of teenage children frequently have been lost. Substantial pockets of under immunization at the high school level exist in some areas.
Bien que les écoles et les administrations sanitaires locales aient, dans l’ensemble, fourni des efforts remarquables, de problèmes &e sont posés. Ainsi, faute d ’effectifs ou parce que l’importance de La réglementation en matière de vaccination était mal comprise o u négligée, certains responsables scolaires ne se sont pas pleinement conformés à l’obligation qui leur était faite d ’établir des relevés d e s vaccinations et d ’organiser un contrôle efficace des élèves q u i n ’avaient pas été correctement vaccinés. Le manque de coopération de certains parents a aussi été source de difficultés. L’application d e s règlements s’est révélée particulièrement difficile au niveau de l’ensei gnement secondaire, les carnets de vaccinations des enfants a y a n t souvent été perdus à ce stade. Il existe encore dans certaines régions des écoles secondaires où le taux de la couverture vaccinale reste insuffisant. Un quart environ des enfants de l’Etat âgés de 2 ans et demi à Perhaps one-fourth o f California’s children ages 2Va through 4 ans sont inscrits dans des crèches ou garderies où sont norm alem ent four years are enrolled in child care centres or preschool programmes appliquées les règlementations de l'Etat en matière de vaccinations. covered by the state’s legal immunization requirements. Prekindergarten programmes are of particular concern in the spread of Les garderies pour enfants qui n ’ont pas encore l’âge d ’entrer à l a maternelle constituent un point particulièrement sensible du p o in t disease. In preschool programmes assessed as of the fall of 1979, de vue de la propagation des maladies. A ce niveau, des estim ations reported percentages of adequate immunized enrollees were effectuées à l’automne de 1979 ont donné les pourcentages suivants DTP: 83% ;Polio: 88%; Measles: 92%; Rubella: 81 %; and Mumps: 79 %. For a number of reasons, implementing the legal immuniza d’enfants correctement vaccinés: DTC: 83%; Poliomyélite: 88 tion requirements in pre-kindergarten programmes is more difficult Rougeole: 92%; Rubéole: 81%; Oreillons: 79%. Pour plusieurs than in schools, but this effort is just now getting well under way. raisons, l’application des règlements en matière de vaccination e s t plus difficile dans les garderies que dans les écoles mais les efforts entrepris sont maintenant en bonne voie. Continued rigorous enforcement of the school/preschool immun L'application rigoureuse et systématique de la législation relative ization law deserves the highest priority from all individuals and à la vaccination des enfants d ’âge préscolaire et scolaire doit rester agencies concerned. largement prioritaire pour toutes les personnes et institutions concernées. (Based on/D’après: California M orbidity, State Department o f Health Services No. 34 August/aoüt 1980.) INFLUENZA NOMENCLATURE The revised system of influenza nomenclature which was briefly described in the Weekly Epidemiological Record, No. 38 1 has now been published in the Bulletin o f the World Health Organization, Vol. 58, No. 4, the October issue for 1980. As mentioned in the Memorandum: “This revised system of nomenclature should be used universally from the date of publication of this Memorandum” . Reprints can be requested from the Virus Diseases unit, World Health Organization, CH-1211 Geneva, Switzerland. 1 See No. 38, pp. 294-295, 1980.
NOMENCLATURE DE LA GRIPPE Le système révisé de nomenclature des virus grippaux brièvement décrit dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire N° 3 8 1 vient d’être publié sous la forme d’un Mémorandum paru en anglais riai-ii le numéro d ’octobre du Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé (Vol. 58, N° 4,1980). Comme il est indiqué dans ce num éro, cette nomenclature devrait être universellement utilisée à partir d e la date de publication du Mémorandum. Des tirés à p art de c e Mémorandum peuvent être obtenus à l’unité des Maladies à V irus, Organisation mondiale de la Santé, CH-1211 Genève, Suisse. ■Voir N° 38, pp. 294-295,1980.
INFLUENZA SURVEILLANCE
SURVEILLANCE DE LA GRIPPE p o u r l a g r ip p e ,
WHO C o l l a b o r a t in g C e n t r e s on
for
R e fe r e n c e a n d R e se a r c h
— Among strains investig ated in October 1980 from the Southern Hemisphere, one strain from Australia and one from New Zealand were similar to A/Texas/ 1/77 (H3N2). Other strains from New Zealand were more closely related to A/Bangkok/1/79 (H3N2) or reacted equally well with sera prepared against both variants. From the Far East, two strains from Hong Kong were similar to A/Bangkok/2/79 (H3N2) while one strain submitted from India and one from Singapore showed low avidity and reacted poorly with sera prepared against current strains but presented some similarity with strains isolated in the United States of America earlier this year. In the Americas, strains of influenza A (H3N2) isolated from outbreaks in Colombia in Sep tember 1980, in Hawaii in August-September 1980 and from sporadic cases in Alaska in September 1980 have been found to be similar to A/Bangkok/1/79 (H3N2). One strain of influenza A (H1N1) isolated in Puerto Rico during an outbreak among young people in September 1980 was found to be similar to A/Brazil/11/78 (H1N1). I n flu en za , A tlanta a n d L o n d o n .
C e n t r e s c o l l a b o r a t e u r s OMS d e r é f é r e n c e e t d e r e c h e r c h e A t l a n t a e t L o n d r e s . — Parmi les souches isolées
dans l’hémisphère sud et étudiées en octobre 1980, une souche p r é venant d ’Australie et une de Nouvelle-Zélande se sont révélées a n a logues à la souche A/Texas/1/77 (H3N2). D'autres souches origi naires de Nouvelle-Zélande se sont montrées plus étroitement a p p a rentées à la souche A/Bangkok/1/79 (H3N2) et ont réagit également bien en présence de sérums préparés contre les deux variants. P o u r l’Extrême-Onent, deux souches originaires de Hong Kong se so n t montrées analogues au virus A/Bangkok/2/79 (H3N2) cependant qu’une souche venue d ’Inde et une venue de Singapour ont manifesté une faible avidité et ont réagi de façon médiocre en présence d e sérums préparés contre les souches actuelles mais ont présenté c e r taines similitudes avec des souches isolées plus tôt cette année a u x Etats-Unis d ’Amérique. Aux Amériques, des souches de virus g rippal A (H3N2) isolées lors de poussées survenues en Colombie e n septembre 1980, à Hawaï en août-septembre 1980 et à partir de c a s sporadiques observés en Alaska en septembre 1980 se sont m ontrées analogues à la souche A/Bangkok/1/79 (H3N2). Une souche du virus grippal A (H1N1) isolée à Porto Rico au cours d ’une épidémie s u r venue chez des jeunes en septembre 1980 s’est montrée analogue à l a souche A/Brazil/11/78 (H1N1). N o r v è g e (31 octobre 1980). — En septembre 1980, un p e tit garçon de cinq ans est tombé malade quelques jours après son re to u r d ’un séjour de 11 mois à l’étranger. Il a été hospitalisé et quelques jours plus tard, ce fut au tour d ’un autre petit garçon de deux ans d e tomber malade. Plus tard, le père et l’une des tantes du deuxième malade présentèrent également des signes de grippe. Des souches d u virus grippal A (H3N2) ont été isolées des deux petits garçons et d u père. La souche isolée du premier cas clinique a été confirmée comme étant analogue au virus grippal A/Bangkok/2/79 (H3N2) p a r le Centre collaborateur OMS de référence et de recherche pour l a grippe de Londres.
N o r w a y (31 October 1980). — In September 1980, a five-year old boy fell sick a few days after having returned from an 11-month stay abroad. The boy was hospitalized and a few days later another patient, a two-year old boy, fell sick. Later on the father and an aunt of the second case also showed signs of influenza. Strains of influenza A (H3N2) were isolated from the two boys and the father. The strain isolated from the index case was confirmed to be similar to influenza A/Bangkok/2/79 (H3N2) by the WHO Collaborating Centre for Reference and Research on Influenza in London.
( C ontinued on page 360)
(Suite page 360)
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YELLOW FEVER IN 1979
LA FIÈVRE JAUNE EN 1979
This concludes the report which began in W eekly Epidemiological Record No. 45, pp. 345-351. Ci-dessous la fin du rapport dont le début a paru dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire N ° 45, pp. 345-351. T H E AED ES AEG YPT1 SITUATION IN TH E AMERICAS LA SITUATION AEDES AEG YPTI DANS LES AMÉRIQUES A . aegypti has reinfested some regions from which it had been A . aegypti a réinfesté des régions d ’où il avait été éradiqué et en eradicated and has invaded other regions where it had not previously a envahi d ’autres où il n ’avait pas été décelé auparavant. L’infesta been detected. Infestation with A . aegypti has also appeared in tion par A. aegypti se manifeste ainsi dans de nombreux centres many urban centres in Colombia, El Salvador, Guatemala, Hon urbains en Colombie, El Salvador, Guatemala, Honduras, Mexico, duras, Mexico, Nicaragua, the United States o f America, Venezuela, Nicaragua, Etats-Unis d ’Amérique, Venezuela et de nombreuses and many of the Caribbean islands. Brazil and Bolivia have îles des Caraïbes. Le Brésil et la Bolivie ont été récemment réinfestés recently been reinfested (Fig. 5 ). A number of dengue epidemics (Fig. 5 ). Plusieurs épidémies de dengue se sont propagées rapide have spread rapidly in the Caribbean, northern South America ment dans les Caraïbes, le nord de l’Amérique du Sud et l’Amérique and Central America in recent years. In 1979, the epidemic of centrale au cours de ces dernières années. En 1979, l’épidémie de dengue 1 showed a tendency to spread northwards along the dengue 1 tendait à fuser vers le nord, le long de l’autoroute panaméri Panamerican Highway to Mexico. Reinfestation by A . aegypti caine au Mexique. La réinfestation par A . aegypti résulte d ’un relâ results from a relaxation of surveillance activities, and once it has chement des activités de surveillance et, une fois qu’elle est établie, il established itself it is difficult to remedy the situation. Some States, devient difficile d ’y remédier. Certains Etats sont cependant parvenus however, have managed to check the reappearance of infestation. à endiguer la réapparition de l’infestation. Le risque de fièvre jaune The risk o f urban yellow fever may be regarded as very high in urbaine peut être considéré comme très élevé en Colombie et au Colombia and Venezuela but not high in Bolivia, Brazil, Guyana, Venezuela etcomme moins important en Bolivie, au Brésil,en Guyane, French Guyana, Suriname and Trinidad and Tobago. This situa en Guyane française, au Suriname et à Trinité-et-Tobago. Cette tion was considered at a meeting organized by the WHO Regional situation a été envisagée lors d ’une réunion organisée par le Bureau Office for the Americas/Pan American Sanitary Bureau in régional pour les Amériques/Bureau sanitaire panaméricain à Washington in July 1979. The stocks of vaccine manufactured in Washington en juillet 1979. Les réserves de vaccin produit en Amé America were estimated at 2 500 000 doses, and it was recommended rique ont été estimées à 2 500 000 doses et il a été recommandé de Fig. 5 Status o f tbe Aedes aegypti Eradication Campaign in the Am ericas, 1980 Etat de la campagne d’éradication d’Aedes aegypti dans les Amériques, 1980
* Eradication carried out According te tho stAndorde established by the Pen American Health Organization. * Eradication réalisée suivant las normes de l'Organisation panaméricaine de la Santé.
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to increase them to 5-10 million doses so as to be able to deal with extensive epidemics. A programme was set up to strengthen sur veillance of the virus, laboratory diagnosis, surveillance of the vectors and emergency vector containment measures. OVERALL REVIEW OF YELLOW FEVER IN AFRICA AND AMERICA, 1965-1979
les porter à 5-10 millions de doses pour pouvoir faire face à des é p i démies étendues. Un programme a été établi pour renforcer la s u r veillance du virus, le diagnostic au laboratoire, la surveillance d e s vecteurs et les mesures d ’endiguement d ’urgence du vecteur. VUE D ’ENSEMBLE DE LA FIÈVRE JAUNE EN A F R IQ U E ET EN AMÉRIQUE, 1965-1979
Table 3. Yellow Fever Notified Cases in Africa and the Americas, 1965-1979 Tableau 3. Cas de fièvre jaune notifiés en Afrique et en Amérique, 1965-1979 1965 A ngola........................................... Equatorial Guinea Guinée équatoriale....................... Ethiopia — Ethiopie ................ Gambia — G a m b i e ................... G h a n a .......................................... Liberia — Libéria . . . . . . . Mali .......................................... Nigeria — Nigéria ................... Senegal — Sénégal....................... Sierra L e o n e ............................... Togo .................................. United Rep. of Cameroon Rép.-Unie du Cameroun . . . . Upper Volta — Haute-Volta . . Zaire — Zaïre . ............................ T o ta l............................................... 1966 1967 1963 1969 1970 1971 65 4 350 5 5 21 208 243 130 1 87 2 243 1965 Argentina — Argentine................ Bolivia — B o liv ie ....................... Brazil — B r é s i l ....................... ... Colombia — C olom bie................ Ecuador — E q u a t e u r ............... Guyana — Guyane. . . . . . . Panama. ....................................... Paraguay ....................................... Peru — P é ro u ........................... ... Suriname ............................... ... Trinidad and Tobago T rinité-et-T obago....................... V e n e z u e la ................................... T o tal........................................... * Provisional figures — Données provisoires. — sa None — Aucune.
1972
1973
1974
1975
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197*
12 4 2 1
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2
2
110
30 219
49411 3
2
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1
2
1
350 1966 51 69 167 3 — — __ 9 — — 5 304
5 1967 1 — 2 5 1 — _ _
322 1963 27 2 11 — 1 _ _
23 1970 2 2 7 — — 75 — — — 86
70 1971 8 11 9 —
7 1972 9 12 3 — — — 7 2 — 22 55
8 1973 86 70 16 — _ 33 — — 7 212
27 1974 12 13 36 — 4 9 2 — — — 76
134 1975 151 1 12 3 — 1 — — — 168
3 1976 19 1 22 1
110 1977 2 9 9 —
249 1978 11 27 105 1
508 197* 10 12 51 14— «a» 97 — 18 3
1969 8 4 7 —
2 19 14 2 — — 45 — — 5 87
3 — — — 12
5 1 — — 47
28 1 — — 48
__ — — — 28
1 — — 44
82 —
93 —
__ — 102
__ 3 240
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Fig. 6 Yellow Fever Cases Notified in Africa, 1965-1979 — Cas de fièvre jaune notifiés en Afrique, 1965-1979
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Fig. 7 Yellow Fever Cases Notified in the Americas, 1965-1979 Cas de fièvre jaune notifiés dans les Amériques, 1965-1979
* Up to 31 D ecem ber 1979 (provisional data). * J u sq u 'a u 31 décem bre 1979 (données provisoires)
The few cases where it was possible to carry out reasonably accurate epidemiological surveys show that, generally speaking, the officially notified figures for sporadic cases of jungle yellow fever or epidemics in Africa and America are far below the true figures. This is accounted for by the difficulty o f identifying all forms of yellow fever, including simple pyrexias and the nonjaundiced or non-haemorrhagic forms, by clinical examination. It is therefore essential to use laboratory tests, but this is not always possible. However, laboratory methods have recently made some progress, and the use of AP-61 cells or the inoculation of laboratorybred mosquitos have proved more sensitive for isolating the virus than the inoculation o f mice. Subject to the reservations which have to be made about the official notification figures, Table 3 and Figures 6 and 7 indicate the annual incidence of yellow fever in Africa and America during the last 15 years. Figures 8 and 9 show the countries affected. T he situations in America and Africa are not comparable. In America, urban yellow fever transmitted by A . aegypti has not been observed since Trinidad in 1954. The number o f cases of jungle yellow fever transmitted by Haemogogus mosquitos is increasing as forest clearance is stopped up. It should be noted, however, that sooner or later the resulting risk ought to decrease with the dis appearance of the monkeys, which are the amplifying hosts in the forests entered by man. A special situation was noted in Colombia in 1979, and should be followed very attentively. A change might be taking place there in the behaviour of the vector mosquitos, traditionally regarded as sylvatic. In some areas— -especially when the 1978 yellow fever epidemic spread in the vicinity of Cûcuta in the Catatumbo river valley, and in 1979 in the foothills o f the Sierra Nevada de Santa M arta, César Department—a rural type o f yellow fever has appeared. Cases have been observed in farm workers who had had no contact with the forest. It is therefore necessary to consider the possibility o f a reservoir other than the monkey and a new vector. T he immediate danger in Central America, in northern South America and in the Carribbean islands is the appearance of urban yellow fever as a result of the current high density o f A. aegypti in the urban centres. I n Africa, yellow fever seems to progress by episodes at intervals of about ten years, the epidemics affecting countries or regions which are often a long way apart. In reality, recent ecological research has shown that the epizootics of the jungle cycle have constantly been on the move in the forests of the Congo basin as a result of chance contacts between the many species o f vector mosquitos and bands of non-immune monkeys. Many cases of jungle yellow fever,
Les rares circonstances où il a été possible de conduire des enquê tes épidémiologiques assez précises indiquent que, d ’une façon générale en Afrique et en Amérique, les chiffres des notifications officielles de cas sporadiques de fièvre jaune de brousse, ou d ’épi démies, sont très largement en dessous de la réalité. Ceci s’explique par la difficulté d ’identifier par l’examen clinique toutes les formes de la fièvre jaune, y compris les simples pyrexies et les formes nonictériques ou non-hémorragiques. Le recours aux examens de labo ratoire est donc indispensable, mais il n ’est pas toujours possible. Les méthodes de laboratoire ont cependant fait récemment des pro grès et l’usage de cellules AP-61, ou l’inoculation de moustiques d ’élevage, se sont révélés plus sensibles pour isoler le virus que l’inoculation de souris. Compte tenu des réserves qu’il convient donc de faire sur les chiffres des notifications officielles, le Tableau 3 et les Figures 6 et 7 indiquent l’incidence annuelle de la fièvre jaune en Afrique et en Amérique pendant les 15 dernières années. Les Figures 8 et 9 montrent les pays atteints. La situation n ’est pas comparable en Amérique et en Afrique. En Amérique, la fièvre jaune urbaine transmise par A . aegypti n ’a pas été observée depuis 1954 à Trinidad. Le nombre de cas de fièvre jaune de brousse transmise par les moustiques Haemagagus est en augmentation avec l’accroissement du défrichement des forêts. Il faut cependant noter qu’à plus ou moins longue échéance le risque qui en résulte devrait diminuer avec la disparition des singes, qui sont les hôtes amplificateurs dans les forêts où l’homme pénètre. D ’autre part, une situation particulière a été notée en Colombie, en 1979, q u ’il convient de suivre avec beaucoup d ’attention. Il pourrait y avoir un changement dans le comportement des mousti ques vecteurs, traditionnellement considérés comme sylvatiques. Dans certaines régions, en particulier lorsque l’épidémie de fièvre jaune de 1978 s’est propagée dans les environs de Cûcuta dans la vallée de la rivière Catatumbo et, en 1979, dans les contreforts de la Sierra Nevada de Santa Marta, département de César, il est apparu un type rural de la fièvre jaune. Des cas ont été observés chez des agriculteurs qui n ’avaient aucun contact avec la brousse. Il faut donc considérer la possibilité d ’un réservoir autre que le singe et un nou veau vecteur. Le danger immédiat en Amérique centrale, dans le nord de l’Amérique du Sud et dans les îles des Caraïbes, est l’apparition de la fièvre jaune urbaine en raison de l’abondance actuelle d ’,4. aegypti dans les centres urbains. En Afrique, la fièvre jaune semble procéder par épisodes à inter valles d ’environ dix ans et les épidémies atteignent des pays, ou des régions, qui sont parfois éloignés les uns des autres. En réalité, les recherches écologiques récentes ont montré que les épizooties du cycle sylvatique se déplaçaient dans les forêts du bloc congolais en permanence et au hasard des contacts entre les nombreuses espèces de moustiques vecteurs et des bandes de singes non immuns. De
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Fig. 8 Reported Cases of Jungle Yellow Fever in the Americas, 1965-1979 * Cas de fièvre jaune de brousse dans les Amériques, 1965-1979 *
Shaded areas indicate political divisions that reported cases o f jungle yellow fever — Les zones en pointillé indiquent les divisions politiques qui ont notifié des c a s de fièvre jaune de brousse. • Up to 31 December 1979 (provisional data) — Jusqu'au 31 décembre 1979 (données provisoires).
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Relevé épidém. hebtL’ N° 46 * 14 nov. 1980
often in attenuated form, go unnoticed. The epidemics break out where the forest meets the savanna in human populations which have not been in contact with the virus for about ten years. They are spread either by forest mosquitos visiting the villages, such as Aedes of th t furcifer-taylorl group and A. luteocephalus in Gambia in 1978, or A. africanus in Ethiopia in I960,1 or by peri-domiciliary mosquitos such as A. simpsoni in Ethiopia and A . aegypti in West Africa, which
nombreux cas de fièvre jaune de brousse, souvent sous une forme atténuée, passent inaperçus. Les épidémies éclatent à la lisière de la forêt et de la savane dans les populations humaines qui n ’ont pas été visitées par le virus depuis une dizaine d ’années. Elles sont pro pagées, soit par des moustiques de la forêt qui visitent les villages, comme les Aedes du groupe furdfer-taylori et A. luteocephalus en Gambie en 1978, ou encore .4. africanus en Ethiopie en I960,1 soit par
Fig. 9 Yellow Fever Cases in Africa, 1965-1979 Cas de fièvre jaune en Afrique, 1965-1969
1 Séné.
c. et al., Bull. Wld. Htlh Org., 1968, 39, 835-884.
‘ Sérié, C. et al. Bull. Wld. tilth. O r g ««*, 3». 833-884.
W kly Epidem . N ee.: N o. 46 • 14 N ov. 1960
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Relevé épidem. iufbd.: N® 46 - 14 nov. 1980
is more specifically anthropophilic near to the Atlantic coast, as at Diourtel in Senegal in 1965. Unfortunately there are no ento mological data for the epidemic in Ghana in 1977-1979. In America, as in Africa, the clearance of the forests, increased travelling, the development of tourism, and the speed of air trans port are all new factors contributing to the circulation of the yellow fever virus. The two fatal cases observed in Paris in 1979 indicate the increased dimensions of the risk and argue in favour of the vaccin ation everyone entering an area where yellow fever is enzootic,
les moustiques péri-domiciliaires comme A. smpuani en Ethiopie et A. aegypti dans l’ouest africain, plus particulièrement anlhropophile à proximité de la côte Atlantique, comme à Diourtel au Sénégal en 1965. Il n 'y a malheureusement pas de données entomologiques pour l’épidémie au Ghana en 1977-1979. En Amérique, comme en Afrique, le défrichement des forêts, la multiplication des voyages, le développement du tourisme, la rapidité des transports aériens, sont autant de nouveaux facteurs favorisant la circulation du virus de la fièvre jaune. Les deux cas mortels observés à Paris en 1979 montrent la nouvelle dimension du risque et sont en faveur de la vaccination des personnes allant dans les zones où la fièvre jaune est enzootique. SURVEILLANCE DE LA GRIPPE (Suite de la p . 354) R oyaume-U n i (5 novembre 1980). — La première souche de virus grippal de la saison a été isolée à la mi-octobre 1980 chez un adulte qui toussait, se plaignait de douleurs thoraciques et était pris de frissons. Cette souche a réagi également bien en présence de sérums préparés contre des souches analogues à la souche A/Texas/1/77 (H3N2) et à la souche A/Bangkok/1/79 (H3N2).
INFLUENZA SURVEILLANCE (Continued from p. 354) U nited K ingdom (5 November 1980). — The first strain of influenza virus for the season was isolated in Mid-October 1980 from an adult case with cough, chest pain and rigors. The strain reacted equally well with sera prepared against A/Texas/1/77 (H3N2)-like and A/Bangkok/1/79 (H3N2)-like strains.
D ISEA SES SUBJECT T O TH E REGULATIONS — M ALADIES SO U M ISES AU RÈGLEM ENT N otifications Received from 7 to 12 November 1980 — N otifications reçues du 7 au 12 novembre 1980 C P A Cases — Cas Port Airport — Aéroport ... Figures not yet received — C itifies non encore disponibles / Imported cases — Cas importés r Revised figures — Chiffres révisés s Suspect cases — Cas suspects C D 19-25JC INDONESIA (contd) INDONÉSIE (suite) C ù 7-13 JX D Deaths — Décès
PLAGUE — PESTE America — Amérique BOLIVIA — BOLIVIE C D 7 .X I1
TANZANIA, UNITED REP. OF (could) TANZANIE, RÉP.-UNIE D E (suite)
................................... ................................... Asia — Asie DEMOCRATIC YEMEN YÉMEN DÉMOCRATIQUE INDIA — INDE INDONESIA — INDONÉSIE
246 315
36 54
9
0
La Paz Department Franz Tamayo Province 1 Date o f telegram / Date du télégramme.
12-18.X
3
0
CHOLERA t — CHOLÉRA f Africa — Afrique M OZAM BIQUE1 C D 19-25.X 1 0 12-18 X 11 1 Includes suspect cases j Cas suspects inclus. TANZANIA, UNITED REP. OF T a n z a n i e , r é p .-u m e d e 1
C D 25.X-7.XI
t The total number of cases and deaths reported for each country occurred m infected areas already pub lished, or in newly infected areas, see below / Tous cas et décès notifies pour chaque pays se soot produit» dans des zones infectées déjà signalées ou dans de> zones nouvellement infectées, voir ci-dessous.
32 5133 71 94 75
3 132 4 2 0
YELLOW FEVER — FIÈVRE JAU NE America — Amérique C PERU — PÉROU D
Up to / Jusqu’au U.> 28.IX-4.X 21-27.DC 14-20.DC
Junin Department Satipo Province San Martin de Pangoa District . . . . . VENEZUELA 1 1 No details / Pas de détails.
i 5-11 X
i
26.X-l.Xi
2
263
40
Newly Infected Areas as on 12 November 1980 — Zones nouvellement infectées au 12 novembre 1980 For criteria used m compiling this list» see No. 43, page 335 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N° 43, à la page 335. The complete list o f infected areas was last published in WER No. 44, page 343. It should be brought up to date by consulting the additional information pub lished subsequently in the WER, regarding areas to be added or removed. The complete list is usually published once a month. CHOLERA — CHOLÉRA Africa — Afrique Kilimanjaro Region Kilimanjaro District Moshi District Mbeya Région Chunya District Kyela District Shinyanga Region Bariadi District La liste complète des zones infectées a paru dans le REH N° 44, page 343 Pour sa mise à jour, ü y a lieu de consulter les Relevés publiés depuis lors où figurent les listes de zones à ajouter et à supprimer. La liste complete est généralement publiée une fois par mois. Tanga Région Korogwe District Asia — Asie
TANZANIA, UNITED REP. OF TANZANIE, RÉP.-UN1E DE Coast Region
Bagamayo District Dût es Salaam Region
DEMOCRATIC YEMEN YÉMEN DÉMOCRATIQUE Mahara Govemorate
Dar es Salaam District
Areas Removed from the Infected Area L ist between 7 and 12 November 1980 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre les 7 et 12 novembre 1980 For criteria used in compiling this list, see No. 43, page 335 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N9 43, â la page 335. CHOLERA — CHOLERA Asia — Asie THAILAND — THAÏLANDE Bangkok tdelropolh Bangkok Y ai District Chanlhaburi Province Ma Kham District YELLOW FEVER — FIÈVRE JAUNE America — Amérique COLOMBIA COLOMBIE Cesar (Magdalena) Department Ciénaga M iwicipio El Campano Municipio Fundacion Municipio Mtnca Municipio Rio de Oro Municipio Valiedupar Mumcipio Meta Jntendencia M cddlin de] Ariari Municipio San Martin Municipio Santander Department San Vicente de Chucuri Municipio