PROGP,A},ITM DE IUTTN CO}.ITRE I I ONCHOCERCOSE DANS IA REGTON DU BASSIN D]] I.^. VOITA COiliIî]] CONSTItrIÂTIF SCIENTIFIQÛ]] Eî TECI{1TTQUfi C.lnqulène réqnljr.n Ouagatlougoul 1-4 Mars L977 ocP,/srAc.5 .L ONCHOCERCOSE CqI.I.ERES pE TIBERJ,TION pî SEUJI pE IoIERAIICE IITîRODUCTIOI{ tre but dtun prograrmre d.e contrôIe de lronchocercose tel que celui mené par OCP d.ans Ia région du bassin d.e Ia Volta est d.e rendre à lrhabitat et à lrexploitation par lthonrme d.es zones jusqutici d.éserbées à cause de la naladie, et économiquement lnportarrtes Bour 1es états participa.nts. Dans les meilleures conditions, et compte tenu de 1a longévité des parasites, Ia dj-sparition de la maladie ne pouma être constatée avant quinze ou vingt ans. Mais Ia réinstallatlon d.e populations devra se faire bien avant et sans risque si 1-ton peut estj.mer La zone [libéréertd.e Ia transmission de llonchocercose. Dans 1es conditions moins favorables d fun contrôIe seulement partiel de la tranmission, d.onc de Ia persistance de Ia naladie à r.m niveau plus faible, peut-on défltrrir un seull d.e toIérance ? Ia population parasltalre peut-elle être réduite à rm point te1 que cessent dtapparaltre les eomplications oculalres et générales de l-a maladie, d.onc ses conséquences socio-économj-ques ? Dans lrwr ou lrautre cas, 1réqruilibre recherché restera instable d.urant plusieurs ar:nées tant que surrrirrront les parasites transis avantLe d.ébut des opéra- tions de eontrôle. Si celles-ci sont intezrompues avant temee, à quel risque expose t-on les populations réinstall-ées ? Devarrt 1es progês réalisés dans Ie d.omalne du contrôIe du vecteur deputs 1974 par OCP, et avec Ia m:lse en chantj-er ou Ia réalisation de projets de développæent d.ans les zones concernéese le problème d.e définition d.e critères d.e }ibérati-on ou ceux cle Ia déte:mrination d.run ni-veau résid.uel d.e t::ansrni ssion tolérable sont d.evenus uzgents. Ils ont été soulevés lors de Ia 4ème session du Comité Conjoint de Coord.i- nati-on tenue à or.ngadou.gou en décembre 1976. CRITEBES DE ITBENATION 11 est manifeste que Ie seul critère formel de 1ibératlon drwre zone cle 1.ron- ctrocercose sera ltextinction d.e 1a maladie dans cette zone. les enquêtes méd.icales nty d.étecteraient plus aucun malade et les nigrants contam:lnés à tterbérieur pour- ralent être sor.ruis à r.ur traitenent individuel approprié. Cette vision ldéa1e ne peut résulter que clrun travail de longue haleine et clemar:deraj-t enrriron quinze ans drefforts ir::intemompus. Au Kenya, Roberts et coll.(lOæ) trouvaient eneore des filaires ad.ultes rrivantes et des microfilaires d.enrlques onze ans après ltélirnination du vecteur dar:s Ie foyer de la Kod.era. Dix-huit ans après cette élinination i1s ne trouvaient que des vers morts et concluaient que l-texbinction d.e Ia rraladie se prod.uit 13 à 1J ans après lri-nternrption totale de la tr"ansrni ssion. Sans attendre un tel délai, i1 est possible de rechercher et d.e aléfi:rir dès à présent Ies arguments permettant de penser que lron srachenlne rrers un tel but. On affirmera que la zone considérée est rfU-bérée de Ironchocercoseil sril y a disparition du risque pour 1es nouveaux irnnrfgrsmf,s et les enfants nés d.epuis 1e d.ébut des opé::a- tions. EIle 1e sera défin-itivenent lorsque se sera éteinte lraffection chez 1es malades précéder,rment contaninés. a) 1e d.e La llbération d.rune zone seza effective lorsque auront été constatés 4n entonologie: It j-ntern:ption conpl-ète de Ia tranm:tssiono Ctest à ce stade critère majeur et absolu en lrabsence d.uquel iI ne peut être question de parler LLbération. -2- b) pn épiaéniotogie: I,rinci-dence nulle lXe la jnaladie. Aucun cas nouveau d.ronchocer- cose ne peut être mis en évidence ni par Ia méthode parasitologique ni par lrexanen ophtalmologique, ni par lrirnnunologie éventuelle. Ceci est Ia conséquence no:male d.e lrarrêt de Ia tranmrlssion mais cette con-fin:ration est ir:dispensable pour certi- fler 1a valeur d.es résultats entonologi-ques. Techn:lques d.e mesure a) nr entouologiel Un grand. nombre ile points de capture clistrj-bué sur ltaire d.up@1tésurrmebasehebdoruadaj.re.laprocéd.urestarrdard'estune.3p- ture cle 11 heures, de OZH00 à 18HOO, crest-èr-dire pendant toute Ia durée dractj-rrité cles sj-m.rIies. EIIe est faj-te par une équipe cle d.er:x capturer.rrs t::avalI1ant alte:r- nativement. tre ni-veau d.e su:rreillance pendant la saison pluvieuse 1976 était le suivant : aott Nombre de polnts Nombre d.e jouznées % ae s:-urrfies cllsséquées JrullLet 227 1 2BB 72 256 1 425 7O septembre 295 1 600 77 octobre 29 1 524 75 N.B: trrefforb de capture a ar:gmenté entre jutJ-let et septenbre à cause cle nouveanrx points d.e capture tlevenus opérationnels en phase IIT (ouest). ?our 1révah;ation de cette gzande quantité de d.onnées, 1es paramètres str:irirarrts sont utilisés I - nombre de mouches par houne/;our - coroposition d.tâge d.e 1-a population simulldieruee 9, p*") - pourcentage de mouches infectarrtes - rronbre d.e lazves lnfectantes Des résunxés uensuels, saisonniers et annuels de ces clor,:nées sont régrr1ièrenentpréparés. Un exemrple d.lun résuné am-nuel est donrré en annexe Ir {ui donne d.esd.étails sur le point de capture d.e Bagré sur 1a Volta Blanche poi:r Ia p:remière aneée (phase II). Pour interrompre La, transrnisslon cle 1'onehocercose j-1 nlest pas nécessaire ôtéraAiquer 1e vecteur en tout cas, Plus imporüant est 1â réduction du nombre d.es lorves infectarrtes tr"angises jusqurà lm nlveau suffisamrent bas. Le potentiel anrruel de transmi ssi-on est considéré comoe 1e pa^::anètre Ie plus utile pour d.éte:miner 1a capacité veet:nlce d. rune population cle Slm.r]:ilur damnosum. 11 slagit du nombre estimé de larves inJectieuses reçues par un hor,me exposé pour 11 heures par jour pendant toute lraru:ée à lrr endroit d.étemo:iné. Dans ce conterte, seules les Ia:sres stade III t:rouvées dans 1a tête sont considérées corrme i.:cfectieuses. tre potentiel tte transnission est calculé pour chaque mois séparément; 1es totaux mensuels sont ensuj-te ad.ditioru:és. Dans le tableau (an:lexe I), une sormle des totar.lx uensuel-sdoruce un ?Aî tle'1151 alors que Ia noyenne simple d.onnerait seulenent 75. T,e PAT représente probablenent quelque chose cof,rne le maxj-m.ua possible de tranmrission pour rxr er:drolt détemiJr.é, pulsquril est inconoevable qutrrn vlllageols§oit ttalrantageexposé qurr.un captureur. En p1us, les points d.e oapture ont été ctroisis de nanlère à ma:ri:siser 1a capture. ?our cela, i1 est probable que lrinei- dence d.e lrinfeetion tonbe à zéro avant le PAT. -3 - ?lusieurs facteurs à action limitative sont impliqués. 11 est probable qurr.ure frraction seulenent des Ia:sres infectantes contenues clans Ia tête soit passée avec succès à 1thôte verbébré. 11- peut y avoir r.me réaction imtmologi-que de lrhôte tuaat lme parbie de ltinoculu. Sl Ie nombre d.es larves infectarrtes passées avec succès est t:op reduit, iI peut y avoir des conséquences sur les charrces dtaccouplenent. Pour que 1e Potentiel Annuel cle [zanmission (fÀl) soit suffisa,ment fiable, les captures et disséctions d.oivent être faites pendatrt toute Ia saison d.e transmis- sion ctrtm.e manière régulière. Trois captures par mois peuvent être considérées colme ad.éqr:ates, porrnru qurun échantillon statistiquenent représentatif es't disséqué par r:n technicien eompétent. Àctuellernent 1e réseau d.e surveillance entomologique retpli-t ees eondj-tions. II est ceperrdant i::rportant. gue ce niveau d.e surveillance soit meintenu d.ans des régions où. 1e programme d.e'contz.ôIe semble être un succès; ceci au moins jusqutà ce qué tes résultàts dtenquêtes épid.énioJ.ogiques (zème passage) aevieru:ent clisponl.bles. U) Ih épiaéuiotogie: 11 est nécessaire d.e confi:mer ltinter:rrpti-on de la tranm:ls- sfon-en conilatarrt que cette d.oru:ée d.tobse:rration entomologique cortespond. à r.me réa1lté médicale et constitue bien Ie critère majeur d.e libération de lronchocercosêo Ceci porr:=a être confi:mé ! Par 1e pa:rasitologue qui devra confirmer lrincidence nul1e de la maladie. Aucun nouveau cas dronchocercose nlétant d.éceIé. Ia trpopul-ati-on sensiblett sera constituée à ce stade par 1es enfants nés d.epuis 1e ôébut d.es opérations de contrôIe, por.r lesquels seuls iI por.rra être affl:mé qur ils ntont eu aucune chance d.e contracter 1a riralad.ie avarrt 1e aéUut de celles-ci. Une nention pa:ticulière doit être faite r1e Ia possibilité pour errx d.rhéberger des rrtcrofilaires tranmises in utéro ainsi que 1toàt nontré Brinkmarul et oo1l, (tgZe ). Dléventuels cas positifs seront d.iscutés en fonction de leur âge exact, du d.egré tirjrrfestation naternel et de 1a situation entonologique. Un autre échantillon vierge est consti-tué par lss ir.îirigrants install-és d.ans Ia zone ctepu:is Ie d.ébut des opé::ations et venarrt d.e régions.exemptes cltonchocercose(nord aà fa Haute-Vo1ta, au MaIi ou du }Iiger par exemple). Un contrôle parasitolo- gique et r:n interrogatoire sociologique élirnineront dtenblée cer:x qui ont d.es antéoé- tlents de séjour temporaire en zotle d.rendén:le. Au sein de Ia population autochtone, 1e devenir des individ.us positifs lors du prerrler exatnen devra être envisagé avec circonspection. le fait qurlls se posi-tivent après Ie début de Ia ca.urpagne anti-vectorj-eIIe ne signifie pas nécessairement qurils aient été contaluinés postérieurement à celul-ci. Ils peuvent révéIer une lnfection latente contractée auparavant et non décelée lors d.u prenier contrôle. Ce travait parasitologique dev::a alller en tout état de cause lrempLoi d.es néthodes 1es plus sensibles appliquées à 1téchantillon d.e population le plus réceptlf. Dans ce but, et stil est prouvé par d.es tr"avaux ultérieurs que la méthode sérologique est Ia plus sensible pour détecter 1es infections fzustes, 1ri-:mrn:riologj-e pourra tleven:ir l-réIénent 1e plus important du d.ia6nostic. Compte tenu de La du:ée dti-neubation d.e la naladie et de 1a cli-fficulté pour nos techniques dtexaraen à révéler rme infectlon faible, un intervalle de 5 ans parait un tni:rixnrn potrr parrenir à une certitude dans la sitr:ation actuelle. Par ]-tophtaLuologlste qu-i complètera 1es d.orinées d.u laboratoire en confirmarrt chez @rasito1ogiquementnégatifs]|absencedeparasitigreocu1aireet lrabsence de lésions ca::actéristiques d. I onchocercose" -4- Irorsqutr.me }ératite ponctuée serâ Ie seul signe dronchocercose, Ia certitude cliagnostlque sere, relatlve. Ia tératite ponctuée est considérée corme lm signe citi-nfectlôn précoce ots/et légère et sera par conséquent rrn éIénent lmportant d.e dia€- nostic *u cas or) 1e niveau cle tr"ansnni-ssion serai-t fortement abaissé. Toutefois ltopacité en e1le-nême ntest pas pathognonon:lque et peut, d.ans cerbaines circonstances, corrd.uire à r.rne emeur de cliagnostic étiologique. Chez les malad.es contnninés avant Itinterruption de la translission par contre, lronchocercose oculaire risque de contirruer à évoluer à c&use de lésions irréversibles et 1e risque d.e cécité ne sera pas nul dans cette population. BECA?ITUIÂIIOIV: e Iibération drune de 1r se et tation Après 15 ans d.e camPagne Au cours tle 1a canpagne §üTOMOIOGIE Potentiel Arrnuel de Trarimis- sion nu]. Persistance posslble de sinulies non infectéos' Potentiel Arueuel sion réd.uit à une proche d.e zéro de lransn{ valeur Popul"at ion si-rruIid. ier':ne très réduite PÀAASITOIOGIE Prévalence c1e. 1 I onchoeercose active nu].le Traces sérologiques d rune affection ancierrne [raitenent des nigraats contaminés Incid ence de 1r onchocereose nulle ?révalence et intensité régressant en fonctlon de 1a portalité spontanée des vers ad.ultes OTHTAIMOIOGIE ?révafence de 1r onchocercose oculaire active nu1le Risque d.e cécité onchocer- quj-enne linité à 1révolution autogène de cerbaj-:res lésions Incidence du Parasitisme oculaire mrlle dans 1| échantillon 'rierge Régression cIe la prévalence et cle ltintensité du Para- sitisre oculaire (Persistance des lésions irréversibles et dtun certain risque d.e cécité) -5- SEIIII DE TOIEEANC]I Si Ilérz.d.ication d.u vecteur nlest pas obtenue, si l-e contrôle d.e Ia population sLtruliatie1xre reste i-nparfait, si 1,1 tmnseission Bersiste nalgré ces efforbsr existe t-j.1 r:n seuil de tolérance de Ia na.1ad.le qui pe:mettra.it drautoriser la réimplanta- tion d.e populations ? Ce seu:il de tolérance de ltonchocercose sera défini par ltabsence de consé- quences nédicales dtinBorbalece socio-é . Sa définition sera essentiellenent s, accessoirerrent cliniques et entomologiques. Dor:nées opLrtalnologique s 1,ronchocercose oculaire peut être considérée eorrae to1érable slil nly a.qulr.tn nombre ljJrité de microfilaires dans lroei1 et aucune Iésion oculaire gtrave et/oa irréversible. Ceci i-nplique lrabsence cle risque de cécité ou d.ratteirrte de 1a vision qu5- soi-t dû à lronchocercose. les signes et Iésions oculaires peuvent être classées cor::ne suit : Réversibles riricrofilaires dans Ia chanbre a.retérieure ulcrofilaires dans Ia cornée, 'v:ivantes ou nortes kératite ponctuée * NB: Un iritis peut en lui-nême être réversible; nais sa coexistence avec Itonchocercose est 1e signe d.rune atteinte de lroei-l grave et prolongée. À cause d.e 1a possibilité cte sequelles graves dtuveite antérieure, (synéchiee; cata::acte secordàire et/ou glaucone), il doit être considéré cotrme tme Iésion potentiellement grave. 11 faut à ce stad.e définir quel est Ie niveau tolérabIe d.e pa::asiti,sne ocuaaire" Une prer-ière approxi:nation avait Ate srrggerée par Duke et Anderson (tglE/et 1976) conciqast q,r" plr" d.e 2O nf. d.ans Ia char:bre antérieure ou plus d.e 50 nf. clans lrune d.es cornées constituent ur: facteur d.e risque cle cécité. trrirnportance des microfi- Ialres d.ans La charrbre antérieure co?rïr1e facter.r cle risque avalt déjà été soulignée par Ro1]-and. (lll+) et Br.rdden (t975), tres chiffres nentionnés par ces auteurs àolvent être confi:més et iI pourrait être plus jud.icietlx de se baser sur Ie total d,es mierofilaires du segment antérieur d.e 1roeiI. tres facteurs iumtmologiques peuvent aussi jouer rrn rôIe i:rrportantr x1âis jusqulici aucune recherche ou presque nla été faite en ce d.ornaine. Différentes études peuvent être envisagées pour chercher à défirrtr un niveau toLé:rable tl I onchocercose oculaire : afird:tual 1ôrgitud.J-::.a1e drune population saine urigrant dans une zone c1e faible tragmlssj-on. Trtincld.ence et Ie n-i-veau qr:antitatif d.ri:evaslon uicrofilarienne de Itoeil y seront étuaiés avee soin pour confi-rrrer lrabsence de l-ésions graves. Cependant, une étuae d,e ce type d.enrandem clu teups, probablement 5 à 1O ansr ava.:lt que d.es résultats fiables trru:issent êtro obtenus; et iI peut être d.ifficile cle défTnir et de sqryeiller r.rn échantj-I1on de population dans r:ne aire clrintense rulgration. De plus Ie potentiel anrruel d.e t::anss:ri ssiott rLoit y être bien connu et stable. Irzéversibles - lceratite sclérosante - atroÿrie optique choriorétj-:eite - iritis * -6 b) Ïrlétude transversale de populrations stables soumises à un faible niveau de transmisslon peut apporter une^réponse plus raplde à 1a question du seuil- de transmisslon acceptàifee clest-à-âir" u,r"" existence dtonchocercose oculaire mais seulement sous fortre mod.érée. une longue série d.e données entomologiques fiables est nécessaire à cette étude, et 1à stabilité de la quantité-de trans- il;;j-;; Àoit gtre certairle depuis p1üsieurs années' A cause de lrinfluence cle ltactuelle campagne anti-Yectorielie, cette étude devrait probablement être envisagée iro""'à8"--il;it";-droô?. teÉ résultats du cameroun (lut<e et coI1. iôil)-i"àiq"""t qurir peut y avoir prévalence é1evée de lronchocercose sans cécités onchoeerquiennes torsque 1e potentiel annuel de transmission est dlen- vlron 5OO larves infectantes p'ar tromme et par an. cependant cette étude a con- cerné une population très limitée (tZ5^ personnes) "t-d'es 1ésions graYes deKératite sclérosante et atiriiis oàt etA trouvées. Iltabsence d'e céci'té peut être d.ue à 1a faible taj-lle de ltéchantillon et à ltespérance de vie réduite d.es aveugles. si un seuil de transmj-ssion pouvait être définir ce serait dlun_e impor- tance primordi"i" po"" la réinstallation de mlgrants et pour 1es populations des régions du prograrure soumises à un certain risque par persistance dlun faible niveau de transmission. c) i,lexistence d.tun niveau de transmission tolérabIe pour des populations pré- cédemment saines ou avec 1.rrr" ir,.f"ction d-ébutante et/ou Iégère, pourra cependant p=o"oq""r ft*gàr.""tio" de 1ésions sévères préexistantes chez Ies individus déjà sévèremeni attej-nts. le caractère p"ogruu"if des 1ésions oculaires ir- réversibles "-; ";;;;-ïg"àa"" tgl>), mai-s Iîévolution naturelle dtune KératitescIérosante au début ou dtune lésion du fond d.toeil peut être modifiée'par une réduction sensible ou une interruption de Ia transmission. Ceci doit être con- i:-rrO par ftétude longitudinale aè tésions graves au sein de populations dans Ia zone ocp, en relation avec 1e potentiel ànnuer de transnission résiduel-F' En lrabsence dtun schéna thérapeutique utilisable, i1 y aura une-ttgénéra- tion conclamnée'r en matière de cécitél à càuse de 1a tendance à lrauto-évoIu- tion des 1ésions oculaires onchocerquiennes Sraves' Ires résultats du Kenya(;;;";i; "t àoii, r:gài) inaiquent 1à persista"?g Itun_ta5. de cécité relative- à"rri ef"re a.r"-i""-uorr"" prËcédemmenl h1'perend'érniques, mêne 11 ans ou 18 ans àpre" itéti*iration du veeteur. Cependanly 11 sera très important de savoir de comblen Ie taux d.e cécité pouma êîre aoaissé par Ie contrôIe au vecteurr sPé- cialement lorsquril s!agirà de planifier Ie d.éveloppement économique des zones précéd.e.rnent hyperendémique s. Données' né-di-callqq I t essentiel sera Ia d.éf inition- d. t uq- ni,vear,r, de prév?lence et d'lune chalge mlcrofilarienne moyenne comp cl-clessu§, T,â relation entre charge parasitaire dermique et 1ésions oculaires nta pas encore été clairement défini-e' relation entre ]-lexistence cle 1ésions oculaires charge microfilarienne de Ia biopsie deruique externe de 1toeil. L[ais cette relation généraIe de critère d.e risque individuel. a) i1 exj-ste une certaine onchocerquiennes et 1a faite à la eommissure nla pas valeur absolue durant 15 ans a été étuaiée dans un foyer malien (tfryfêtors et Rolland l-976). Une réduction hautement significative de la prévalence des microfilc"ir'cs dans ItoeiI fut constatéee nais aucune conclusion certaine ne put en être tirée concernant les 1ésiôns graves à eause du manque de données initial-es antérieures à 1a camPagne. -7 - b) iI nty a pas de relation épldémiologique nette entre Ie taux de ' cécitÉ et ltimportance de 1a charge mierofilarlenne moyenne caL- cul-ée sur Ia base de 2 snips à 1a crête iliaque. c) ltassoeiation des trols données - ?révalence de 1a maladle - charge microfilarlenne moyenne par biopsie. Taux d.e cécité per- mettrait de dél-imiter un secteur à faible risque qui pourrait être celui du lrniveau tolérable'l de lrendémie pour 1a population: Ies villages homogènes où- 1a prévalence est inférieure à 30 % et 1a charge moyenne inférieure à tO microfilaires par biopsie orlt une proportlon dlaveugles nlexcédant pas eel1e qui est Ia con- séquence des affectations autres que llonchoeercose. IfB.l) 1,a notion clerrchargerr est ici ealcuI.ée par examen des biopsies en eau distillée après 7O m:inutes. Si lton se réfère à 1a charge caIcu1ée par examen en s-énrm physiologlque après 24 heures, ces valeurs doivent être mu1-tlpliées par 2r5 environ. . IIB.2) Ces valeurs sont des moyennes par village et ne peuvent pas être appJ.t- quées sans nuances aux individus. IIêne si une relation satisfaisante avec 1es critères ophtalnologiques étalt établie, 11 restera que sur un plan médical et cIj-nique un seuil de toLérance -ne pourra être considéré com.loe acquis que si : - La maladie résiduelle est exempte de complications générales ou Locales débilitantes. - 11 nlest pas constaté de microfi-larurie. Ce s;,mp1sme est un signe de gravité majeure traduisant llexistence dtune maladie généra1-e i-ncompatible avec la notion de trtoldrancerr. Donnj_es entomologiques Itentomologiste devra définir le Potentiel Ànnuel cle [ransmission compa- tible avec 1es critères ophtalmologiquesl elest-à-dire le nombre maximun de larves i-nfectantes qutun individu pourra recevoir dans llannée sans développer de 1ésions oculaires présentant un caractère de gravité. SEU-II D]I TOIX]]A1,TCJI] ET fITABII]TE 1,es notions de stabilité ou d,lnstabilité en écologie humaine peuvent stappli-quer soit au système écologique considéré, soit à chacun des états que ce système peut assumer. tra stabilité dtun s).stème peut conditionner l-rinstabilité des états ou sltuations parcourus par 1e système. Pour en cionner une illustration physique: un ballon d-e football gonflé peut être comparé à un s)'stème stable du fait de sa oapacité de reprenclre sa forme ori-ginale après une déformation infligée par Ie piôa du joueur*. T,a d.éformation passagère, d.onc instable, serait à comparer à Ia situation ou état du système sous ftinfluence dtun apport dlénergie externe. Dès Ia cessation de eet apport, la déformation cesse, 1e système rentre à son point de ddpart (Xlaus 1969), trtinstabilité dtune situation firest donc qulrrn aspect de 1a stabilité du sysl§Iae yi-s-à-vis d'rune déformation d.éfinie. est Ia définition de Ia stabilj.t drun système, voir G. KIAUS, !7ürter- buch d.er §bernetikz Frankf urt a.l,[- et ilamburg t 1969. -B- ûn strrs1§me instable seraii un système qui garde Ia déformation infligée, tel qutun ballon dégonf3-é. le sys.tè+e de transmission de Ltonqlocrgse comprg}:1d, llensemble des racte E- Parasiïê, et 1e vecteur, qul contlitionnàn{ leurs nombres respectifs et leurs contacts. 1,es états du système seraient 1es résultats d.e 1a campagne de lutte anti-veetorieIIe. faât que lthomrne et l-e vecteur gardent ou reprennent un con- ia"t u.vant 1téIinination au parasite dans Ia population htmaine, 1a si-tuation restera toujours instable. Clest donc d.ire qutune prévafence ou une charge microfilarienne rtol-érab1.err résultant dtune transmission résidue11e f'aible ne *"i pas être considérée comrce un acquis pertettant llarrêt pur et simple de 1a campagne anti-vectorieIle. ï1 est cepend.ant possible, au moins eii théorie, que 1e contrôIe efficace d.u vecteur fassè décrottre la transmissioû - sâi1s intcrrompre ce11e-ci -jrr"q,..tà un niveau qui soit insuffisant pour la reprod.uction du parasite, tlé- bouctrant sur un po{nt de non-retour. Seuf un nodè1e mathématique vraiment ià""tio"ne1 pourrait nous dire, à quel niveau Ia transmission et Ia prévalence cle ltonchocercose devraient être rdauites pour atteindre ce point de non-retour, et après combien de temps. 11 pourrait nous renseigner également sur Ia vitessgÀr""- J-aque11-e l-a prévalènce pourrait revenir à son niveau orlginal en cas dtlnterruption aes opérations de contrôIe du vecteur ou de d.éfaillance majeure. Cette vitesse doit être importante à en juger Ce quelques observations 3 l-ère 0bserva.tion tra première concèrne trois villages d.e la falaise de Banfora sur la ri'lère Cônoë en Iiaute-Volta. Cette région avaj-t été llobjet dlune campagne larricide fi-nancde par Ie Fonds Uuropéén de Développement (f'Up) entre janvier 11969 et octobre 1g71, avec des interruptions atavril à ;uin a972 et janvier àjuiffet L975. tra campagne avait été reprise avec Ie début des opdrations dIOCP en février 1975. 1,es interlrptions temporaj-res d,e 1-972 et L977 se sont traduites par une nette reprise des captures de Simulies; 1eu:: moyenne annuelle théorique est ;;-ià.ôôô7pàr". entbGT à 10.000 en 1969, 600 en 1970 puis remonte à 5.000 en 1972 et 4.000 en l977){. Itimpact de Ia campagne FDD ainsi que ceh.r-i de son interruption sont consignés âans 1e tableau suivant (lrost et Rollana 1975) : Taux faux ajust Oct. 19 L973 tro 5!.6 6l-"2 VTItrÂGES Déc. 19 Bodadiougou tr'abéd.ougou Kolokolo * Chiffres réunis pour 1es deux points de capture gou. 11 nty a pas de chiffres disponibles pour $çEn raison d. labsence des chiffres sur Ie nonbre J- t a justement nt a pas été possii:Ie. de Karfiguela et Bodadiou- t974. des examinds en 1968-69, 0n peut constater que lleffet évideirt en 1971e a été annulé 197, et par les interruptions 2ène Observation *)- bénéfique de 1a campagne IIDD 1968 -1972 - sipar ltinter-campagne dtoci;obre a975 à février temporaires des opérations de 1972 et 1975, En l-968, Rolland (tglZ) a visité 1e petit village hyperendémique de St. Pierre sur Ie Keral-ié, affluent de Ia rive gauche de Ia Volta }Ioire. Ce village avai-t été crdé en 1967. tres habitants avalent été recrutds dans pIu- sieurs villages des environs, notamment à Tansila, Iilous pouvons nous faire une id.ée sur Ia prdvalence de ltonchocercose d.ans leurs villages dlorigine en passant en revue les pourcentages cles porteurs de kystes , (l /" à Tansi]-ar LO % à felwée Lfunae Dogol Do]ru et 20 /, à fangouma). Voici 1es chiffres obtenuspar Ro1land. et ses commentaires : Infection pcr groupes dlâge et 1ésions oculaires St. Pierre c"oup"- o Ese-T- Exaei:r6 Positifs Irésions oculaires 5:9 7 7 5 10-14 5 4 7 L5-29 7 6 6 30- 20 20 16 rrI,texamen dermique consistait en deux biopsies cutanées ltune à 1lépau3-e; ltautre à 1a crête iIlaque. I,rexarrren d.e l-a cha.mbre antérj-eure d.e 1roeil fut effectué à 1.'. lanpe à fente, et celui de la chambre postérieure par ophtalmos- copi-e directe, après dilatation de 1a pupilIe. les résultats ont indiqué : 1) Ia prévalence dronchocercose (lO 61 était 1a plus forte que jtaie jamais constatée d.ans un village voltalque. Cette sittr.ation était pratiquement la même dans tous les groupes dlâge de 5 ans et au-dessus. 2) Ie nombre de complicatlons oculaires était extrêmement élevé, si- lton tient compte du bref déIai dtexposition à l-a malad.ie. 29 /" d.es sujets avaient d.es microfilaires dans 1a chambre antérieure î 18 /' étaient atteints d.e Kératlte ponctuée : des chiffres du nême orclre avaient 6té enregistrés à lliarba et ligré I 1es deux villages 1es plus fortement infestés de toutela Haute-Yo1ta. Conme on peut sty attend.rer les premiers stades de 1ésions oculaires prédominaient : Kératite ponctuée, microfilaires dans la chambre antérieure. Une femme prdsentait une iridoeyclite, et d.eu.-c sujets témoi- gnaient d.lune choriodo-retinite dlorigine probablement onchocerqulenne.tl Au sens stric-b, i1 nry a pas d.e moyen terne entre stabilité et instabili- té. 11 peut pourtant être permis cle parler de degré de stabilité ou dlinsta- bllité selon Ia vitesse plus ou rcoins grand.e de rctour au point de départ et selon 1a quantité dreffort plus ou moins grande qui est nécessaire pour main- tenir la transnission et l-a prévalence à un niveau réduit. tre degré d.rinstabilité drune sj-tuation particulière peut être influencépar plusieurs des facteurs suivants : -Lo- f-) Intenralle de ternps d.epuis Ie début des opérations de contrôIe. 11 entraf- ne une réduction de lliroportance du réservolr du parasite par - Une dininution du nombre de positifs par lleffet de Ia mortalitd hurnaine et du remplacement de 1a population par cle jeunes classes dlâges non infectées. - Un vj-eillisseraent de 1a population parasitaire et Ia mor- talité des vers adultes de plus en plus importants au f iI des annries. 2) Importance du réservoir du parasite. En cas drinterruptlon des opérations de contrôle, l-a vitesse de retour à la situation dlorigine sera fonction du nombre résiduel dronchocerques adultes et de Ia composition d.lâge d.e Ia population parasitaire. 3) Des changements éventuels d.ans 1e d.egré de toIérance lmmunologique 1lés à 1a diminution de 1a chargc parasitaire. 4) T,e potentiel de transmissioir annuel rdsiduel et ses fluctuations, 5 ) tres problèmes éventuels de réinvasion par mi-gration de sj-mulies provenantde llextérieur de l-a zone d.e contrôle. 6) trlimportance d.es mouvements de population entre zones contrôlées et zones ou persiste 1a transmj-ssion : immlgration, émigration temporaire. 7) ltapplication de mesures eoroplémentaires à la campagne larvicide : - Elimination de gttes naturels ou artificiels par moclifica- tion de l-t environnenent. - Construction de puits villageois diminuant 1a relation de llhomrne avec la rivière. - Possibilité de traitement anti-parasitaire des malacles. Dn conclusion, on peut dire que toute situation épidémiologique ne comespondant pas à ta tiUération difinitive de llonchocercose te1le qule11-e a été définierest une situation instable. Toute modification concernant llun ou llautre des paranètres suggérés ci-d.essus a.ur& des repercussions profondes, bénéfiques ou na1éfiques sur 1tévolution du système. Une lmportance accrue poumait être donnée aux mesures susceptibles dtaccrottre Ia stabilité de 1a situatlon épidémiologique résultant de Ia diminution d.e Ia transmissi-on. tr[ais toute interruption du contrôle sous prétex'üe qulun seuil de tolérance a été atteint aurait des conséquences dramatiques pour les populations réinstallées en confiance dans les zones en catlse. 0n peut seulement spécuIer sur 1a quantité dlrrj-nputrt permanent nécessaire pour maintenir Ia transmission en dessous du seuil dangereux. BIBtIOG,P:APHTE 1. ANDERSON J. &(tSl>) ocular ottcuo/vtp/75 .16 FUGISANG H. onchocerciasis, risk factors for bllndness. 2. 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OOOOOI'- u\N ôl oa oo 6@'OoÊr ,El r-{ .q 5do+)+Éo.oodlF.EA OOOt^(n!>stN(^Ôl ô,1 Lr\tr\ @\oN o o3{f{5 -al)rrEl o. oodE€O o\ q .d = É r-1 É4&&E-caE=lÉ&Éiijr'fEÉ@ÊqXtsir.iJ,-1ÊlcOE=D L'\ Êr À v)t-. o\ oro dil o oÉd r{o rl +, .<oF ;had >d .rl Êiril HI EI <:l f{l:tl BI HI o\oo o €o o od ot È1É(t É o{t u)
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Onchocercose : critères de libération et seuil de tolérance
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